• L’Eveil de la Nuit

     

    Nue dans mon lit seule vit une Fleur

    Quant aux soirs tiédis mon corps somme ;

    Les vieilles heures de la nuit sourient…

    Le Rêve des Aubes fraiches s’est épris.

     

    Sur les rives blanches de l’Oreiller

    Tel un jeune ange je l’ai aimé

    Délaissant de la Lune le bruit ;

    Je suis le seul Dieu endormi.

     

    Ivresses de mes profonds sommeils

    Le bruit silencieux de vos ailes

    Entrouvrent la rive sombre de mes yeux

    Colorant mon heure pernicieuse ;

     

    La plus fragile de cent mille roses

    Est loin d’avoir sa frêle beauté ;

    Mon corps seul bruine mais jamais n’ose

    Souiller ce corps pur si léger.

     

    Mais le levé bleu m’a gommé

    Cette jeune rose noire née sans épine,

    Le jeune temps ne peut plus m’aimer ;

    Qu’importe puisque j’en suis la racine.

     

    Oh ! ma belle et vile branche sans vie

    Déplie mon souffle des maux moroses

    Puisque je veux, dans l’Ordre des seules choses,

    Devenir le sang de cette Vie.

     

    Jean-Pierre

     


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  • A mes tendres amis aujourd'hui disparus et

     

     

     

    pour ceux qui savent...

     

     Pour Fanfan et Christian...

    Je dépose ici ces quelques traces de vies parce qu'il y a des jours lesquels nés hier, lentement et ensemble nous ont tous, et cela qui que nous soyons, patiemment construit ou à défaut transformé. Jours très souvent emplis de nombreux souvenirs, que ces derniers soient des moments de tristesse ou de Bonheur, nous sommes donc tous le fruit de leurs existences même et ne pouvant de ce fait séparer le Bon grain de l'Ivraie. Il est vrai que pardonner est parfois la plus difficile des taches à réaliser mais à t-on seulement le droit de ne pas pouvoir le faire ? Le pardon n'est-il pas toujours ce qui seul peut guérir l'Âme ? Je dépose donc ici ces images, vous qui savez, en remerciement de tous ces instants ensemble partagés. Je les dépose aussi pour commencer mon propre pardon, pour ne pas oublier, pour toujours me rappeler tout un ensemble d'heures passées même si je suis sur que rien ne peut définitivement effacer de notre mémoire, et cela qui que nous soyons, les légers ou lourds passés affectifs même ceux qui par le temps quelques fois s'assagissent.

     

    En mémoire de Françoise et Christian Blanchouin aujourd'hui tous deux chers amis disparus lesquels, si naturellement, ont si grandement contribué eux aussi à ma propre construction affective eux qui ont tant aimé Dinan et sa région. Aujourd'hui, définitivement absent de mes côtés, je sais que sans leur soutien ce blog n'existerait probablement pas. Je garderai toujours de Fanfan le souvenir d'une femme extrêmement gentille, dévouée jusqu'à l'impossible envers quiconque croisait son chemin et ses mots toujours pour cela aussi résonnerons à jamais en mes plus profondes pensées. Je garderai de Christian le souvenir d'un homme sincèrement honnête dans les sentiments que toujours il me porta, un homme sur lequel je savais pouvoir compter avec une extrême confiance. Pourquoi n'ai-je pas su, personnellement, moi aussi être là et à leurs côtés à tous deux quant il il aurait tant fallu que je le sois ? Faisant tous deux partie intégrante de mes pensées, et cela à jamais, je leur devais aussi ce chapitre moi qui leur dois tant !

     

    Pour ceux qui savent...

    Pour vous deux, à jamais. Catherine.

     

     

    Pour ceux qui savent...

     Puisque aucun sentiment jamais ne meurt; pour ta maman aussi. Jean-Pierre

     

     

     

    Pour ceux qui savent...

     

     

    Pour ceux qui savent...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fanfan et Christian Blanchouin. Notre réelle amitié, commencée professionnelle,  est née en 1994 lors d'un séjour commun passé côte à côte à Grenoble.

     

    Pour ceux qui savent...

    Souvenir d'Hier. Françoise, Sébastien, Adeline, Christian et Gille Baron son beau-frère. Photo prise en notre maison en Septembre 2000.

    Pour ceux qui savent...

    L'Innocence. Le Mont-Saint-Michel, Juillet 2000

    Pour ceux qui savent...

    Le Soutien. Le Mont Saint-Michel juillet 2000

    Pour ceux qui savent...

    Les Géants. Le château de la Hunaudaie près de Dinan. Juillet 2008.

    Pour ceux qui savent...

    L'Assise. Photo prise en l'une des tours du château de la Hunaudaie. 2008.

    Pour ceux qui savent...

    Le Maintien. Le Mont-Saint-Michel en aout 2008

    Pour ceux qui savent...

    Mon fils. Christian et Sébastien,  mai 2009.

    Pour ceux qui savent...

    La Fierté. Françoise et Sébastien

    Pour ceux qui savent...

    L'Espoir

    Pour ceux qui savent...

    Régénération. Gérard et madame Baron, parents de Fanfan; Gille et Sylvain, frères de Fanfan; Fanfan et Christian parents de Sébastien; Sébastien et Adeline sa soeur. Le jour de la Communion de Sébastien en Mai 2009.

    Pour ceux qui savent...

    Le Bonheur famillial. Mai 2009.

    Pour ceux qui savent...

    L'Elue. Mai 2009.

    Pour ceux qui savent...

    Les jours heureux au Pavillon Chinois de L'Isle-Adam. Mai 2009.

    Pour ceux qui savent...

    Le Remplaçant. Juin 2009.

    Pour ceux qui savent...

    Les Générations. Avril 2010.

    Pour ceux qui savent...

    La Plage. Lancieux, avril 2010

    Pour ceux qui savent...

    Le Repos. Lancieux avril 2010.

    Pour ceux qui savent...

    Adeline et Baptiste. Promesse rendue au Mt-St-Michel en Aout 2010

    Pour ceux qui savent...

    Gille et Françoise, frère et soeur, au Mt-St-Michel en aout 2010 auprès de nous.

    Pour ceux qui savent...

    La Quête. La Fontaine aux souhaits dans la crypte du Mt-St-Michel. Nocture  aout 2010.

    Pour ceux qui savent...

    Le Crépuscule. Plage du Chevet en aout 2010.

    Pour ceux qui savent...

    L'Allée du bonheur. Pointe du Chevet à Saint-Jacut en 2010.

    Pour ceux qui savent...

    Le seul pas

    Pour ceux qui savent...

    L'Ann Ar Breiz

    Pour ceux qui savent...

    Détente. Le Puits du château de Nantes; aout 2010.

    Pour ceux qui savent...

    Le Sourire. Les Creneaux du château de Nantes

    Pour ceux qui savent...

    La Tranquilité; Noël 2010

    Pour ceux qui savent...

    C'était hier, à la Noël 2010.

    Pour ceux qui savent...

    Le Graal. Fanfan et la Coupe de bois. Janvier 2010.

    Pour ceux qui savent...

    La Réflection. Lancieux et sa plage. Avril 2012.

    Pour ceux qui savent...

    La Fontaine de Pau. Aout 2011

    Pour ceux qui savent...

    La Vie. Catherine Blanchouin mon amie, soeur de Christian

    Pour ceux qui savent...

    La Lumière. Aout 2010

    Pour ceux qui savent...

    Les Amants. Pau. Aout 2011.

    Pour ceux qui savent...

    La Réunification. Pau

    Pour ceux qui savent...

    L'Intruse

    Pour ceux qui savent...

    Ensemble. Sourires et Bonheur famillial à Pau

    Pour ceux qui savent...

    Les Sarthois

    Pour ceux qui savent...

    Pour ceux qui savent...

    L'Intégration

    Pour ceux qui savent...

    Les Arènes de Pouillon

     

    Pour ceux qui savent...

    L'Enfant assidu

    Pour ceux qui savent...

    Le tendre Mot

    Pour ceux qui savent...

     

    Pour ceux qui savent...

    Le Crépuscule.  Au Mont-Saint-Michel en 2011.

    Pour ceux qui savent...

    Le Passage

    Pour ceux qui savent...

    Les Amants de la Chair. L'Abbatiale du Mont-Saint-Michel. 2011

    Pour ceux qui savent...

    L'Unique. L'Abbatiale du Mont-Saint-Michel. 2011

    Pour ceux qui savent...

    Les Comparses. Ivignac la Tour. Avril 2012

    Pour ceux qui savent...

    L'Eglise Ivignac la Tour. Avril 2012.

    Pour ceux qui savent...

    Yvignac la Tour et l'Oeil de la Connaissance. Avril 2012.

    Pour ceux qui savent...

    Dialogue sous la tour du clocher d'Ivignac la Tour. 2012

    Pour ceux qui savent...

    La Complicité. Ivignac la Tour. Avril 2012

    Pour ceux qui savent...

    Pour ceux qui savent...

    Les Secrets d'Ivignac.

    Pour ceux qui savent...

     

    Le Grand Bé de Saint-Malo. Décembre 2011.

    Pour ceux qui savent...

     Les Eternités. 2011

    Pour ceux qui savent...

    L'Unité. 2011

    Pour ceux qui savent...

     Cannelle. 24/12/2011

    Pour ceux qui savent...

    Les Destinées. 24/12/2011

    Pour ceux qui savent...

    Regrets...

    Pour ceux qui savent...

    Les Patriaches. Noël 2009.

    Pour ceux qui savent...

    Le Dédale. Aout 2010

    Pour ceux qui savent...

    La Solitude. Avril 2010

    Pour ceux qui savent...

    Papa.24/02/2011

    Pour ceux qui savent...

    Pourquoi ? Saint-Malo le 25/12/2011

     

    Pour ceux qui savent...

    Fanfan à mes côté lors de la venue en la mairie de Lanvallay de Peter Sainclair, éditeur et ambassadeur de la paroisse anglaise de Walkern. 12/08/2012

     

    Pour ceux qui savent...

    L'ultime au revoir !

     

    Pour ceux qui savent...

    L'Eternité ne connait aucun début ni aucune fin puisque en elle tout est Continuité...

     

    Pour ceux qui savent...

    le Jardin le 27/04/2013

    Pour ceux qui savent...Pour ceux qui savent...

     

     

     


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  • Vers 1200 - 1787

    Les sires de Coëtquen seigneurs de Coëtquen, de Lanvallay...

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

     

    Armoiries des seigneurs de Coëtquen. 1 Bandé de 6 pièces d'Argent et de Gueules. Devise : Que mon supplice est doux

     

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    XII siècleLes éventuelles Origines

    Le premier seigneur de Coëtquen reconnu aujourd'hui est Olivier 1er du nom, premier seigneur dit de Coëtquen.  Olivier premier du nom doit voir le "jour" vers 1180. Pour mon travail il me semble personnellement être issu des premiers seigneurs de Lanvalei descendant qu'il était de son grand-père attesté nommé tout simplement Raoul  [Personnellement pour moi le dit Raoul, l'aieul du premier seigneur de Coëtquen cité, ne fut pas en effet un juveigneur de la maison seigneurial de Dinan et cela malgré certains propos tenus. Les liens très proches unissant dans ses toutes premières heures cette jeune famille seigneuriale à la paroisse de Lanvallay, leurs biens propres seigneuriaux étendus en la même paroisse dite de Lanvalei, les liens "politiques" l'unissant aussi à certains membres de cette même famille seigneuriale de Lanvalei, les limites ou les frontières communes seigneuriales délimitant leurs seigneuries l'une de l'autre du même côté de la Rance aussi, en l'évêché de Dol, bref, tous ces différents points réunis ont tendance à nous faire comprendre effectivement que la famille seigneuriale de Coëtquen serait plutôt issue de la famille seigneuriale de Lanvalei. Ce texte ici rédigé va essayer de nous faire comprendre le bien fondé de ma pensée].                                                                                                                      Olivier en tant que seigneur de Coëtquen est ainsi nommé dans une charte rédigée en 1223, charte en laquelle il annonce la mort de son père nommé Guillaume, mort survenue en le prieuré du Port de Dinan "Oliverius de Qoiqen filuis Guillelmi filii Radulfi" ou Olivier de Coëtquen fils de Guillaume enfant de Raoul". Cette charte est très intéressante à étudier dans la mesure où elle nous cite les prénoms du père et du grand-père du premier seigneur de Coëtquen cité en tant que tel. Elle est intéressante aussi à étudier dans la mesure qu'elle met aussi en évidence des liens étroits unissant déjà, et cela dès l'année 1223, le premier seigneur de Coëtquen connu de ce nom avec et la paroisse de Lanvallay et le prieuré du Pont à Dinan. Lors du vivant même de cet Olivier 1er de Coëtquen pouvons penser que la paroisse de Saint-Helen, paroisse en laquelle se dressera demain le château des seigneurs de Coëtquen, n'existait pas encore alors que l'existence de la paroisse de Lanvalei est quant à elle dument certifiée par cette même charte ? et haeres notum facio quod Guillelmi pater meus in infirmatate qua mortuus est vocavitad fe Abbatem Veteris villae apud Lanvalei...[si la commune de Lanvallay s'orthographie aujourd'hui "Lanvallay", nous savons par cette charte, laquelle fut donc rédigée en1223, que la paroisse de ce nom s'orthographiait LANVALEI tout comme d'ailleurs au XII siècle ses premiers seigneurs reconnus, à savoir Raoul 1er frère de  William 1, William II et Raoul II, Wiliam III, Robert, Alain Jean de Lanvalei etc.] Quelle pouvait être vers 1223 l'étendue géographique en le dit évêché de Dol de cette toute jeune seigneurie dite de Coëtquen ? Les biens de ce seigneur, assis qu'ils étaient pour certains en la dite paroisse de Lanvallay, sont-ils à même de nous faire comprendre que cette seigneurie relevait de la paroisse de Lanvallay  puisque l'actuelle commune de Saint-Helen n'existait alors probablement pas encore ? [Olivier 1er de Coëtquen était également en possession de dimes seigneuriales relevant de la "parrochia de Ploeguen" (ou l'actuelle paroisse de Saint-Pierre de Plesquen) puisque ces mêmes dîmes seront offertes par Olivier lui même à l'abbaye du Tronchet sous Dol, en 1221. Ce don sera fait par Olivier afin de témoigner sa reconnaissance aux moines de la dite abbaye de Tronchet. Ces derniers en effet avaient acheté en les murs de Dinan l'ancien manoir épiscopal de cette cité seigneuriale. Cette acquisition fut faite afin de permettre l'édification en les murs de Dinan d'un nouveau couvent, celui des Jacobins, couvent nommé aussi "Couvent des frères Précheurs", couvent voulu par Alain de Lanvallay lui-même lorsque ce dernier rentra de la croisade menée à l'encontre des Cathares en pays Albigeois. Nous voyons au travers de cette donation certains liens unissant eux aussi et Olivier de Coëtquen et Alain seigneur de Lanvallay. Quels pouvaient êtres exactement ces mêmes liens ? Etaient-ils des liens familiaux ? Il faut noter aussi le fait que la dite paroisse de Saint-Pierre de Plesquen touchait au plus près à la dite seigneurie de Coëtquen. Si Olivier 1er seigneur de Coëtquen était le seigneur de ce nom il était avant tout aussi seigneur et en la paroisse de Lanvallay et en la paroisse d'aujourd'hui de Saint-Pierre de Plesquen. Sa seigneurie, avec forte certitude, s'étirait donc sur ces deux mêmes paroisses alors déjà existantes quant à elles. Il est fortement probable aussi qu'Olivier 1er de Coëtquen fut possesseur de terres étendues en la paroisse de Pleudihen puisque le dit prieuré du pont sera lui aussi possesseur des terres dites de Quincoubre en Pleudihen. Comment ce prieuré entra-il en possession de ces mêmes terres ? Il faut ici faire remarquer que son descendant Guillaume sera lui aussi possesseur de terres étendues en la même paroisse de Pleudihen puisque Agnez sa fille donnera de son vivant, à l'abbaye du Tronchet sous Dol, l'ensemble de ses biens présents en la dite paroisse de Pleudihen. Comment Guillaume son père entra t-il en possession de ce même bien foncier ? La seigneurie originelle de Lanvalei, présumée être alors aussi en possession des actuelles terres de Saint-Helen, était-elle aussi possesseur de terres en Pleudihen ?  

    Tos ceuz qui verront et orront ces lettres, Robert Hervé, Seneschal Monsir Henri de Avaignor en la terre de Dinan en icel temps, salu en nostre segnior.
    Sachez que Agnez, la fille de Guillaume de Qouoiquem, o le assentement et o la volonté de Gefrey Le Blanc, son segnior, a vendu par devant nos, comme par devant cort, à l'abbaye du Tronchet, toi quand ele avait et poiet avoir en droiture et en saisine, en la paroisse de Pleudihen, au feu que l'en appelle le feu de Calpec, a aveir a Pabeie et à tenir toz, mes en pez, comme sa dresture sauve la dresture monsegnor et à ses hers, et cele vente furent les bans fez et les ventes paiez et en furent fait quant que deit estre fet de ventes et usages et as coutumes de Bretagne

    Donné en l'an de nostre segnor 1246.
                                                                      Tous ces éléments cités ci-dessus peuvent-ils nous permettre en effet d'identifier Raoul le dit grand-père d'Olivier 1er de Coëtquen avec Raoul de Lanvalei le propre frère attesté de William 1er de Lanvalei ? Cette éventuelle affiliation fut déjà proposée au 19ème siècle par la Comtesse de la Motte-Rouge, enfant descendant des derniers sires de Dinan. La Comtesse de la Motte Rouge en effet fut la première personne à dire que Raoul, grand-père d'Olivier de Coëtquen, était le propre frère du dit William de Lanvalei. Pourquoi sa certitude ? Cette affiliation nous la pensons être vérifiable aujourd'hui au travers et la réalisation de nos arbres de généalogie mais au travers aussi d'un acte de Donation lequel fut quant à lui rédigé en 1219, quelques années seulement avant l'acte relatif au décès de Guillaume père d'Olivier de Coëtquen [Quels étaient les liens unissant et ce premier seigneur de Coëtquen et le prieur du prieuré du Pont à Dinan ? En effet Olivier fera transporter son père Guillaume mourant en ce dit prieuré afin qu'il puisse recevoir en sa jeune église, déjà séculaire toutefois, les derniers Saint-Sacrements de la Saint église. L'abbé qui lui donnera le Céleste Pardon sera un religieux de l'abbaye de Vieuville sous Dol, religieux alors présent ce jour en la paroisse de Lanvallay. Il ne faut pas oublier non plus qu'en cette même période de l'Histoire Jean de Lanvalei, neveu de William 1er et ici frère supposé de Guillaume de Coëtquen, donnera aux moines de la dite abbaye de Vieuville la terre d'Harel alors en sa possession (la charte de cette donation nous dit très clairement que cette terre fut donnée à Jean par son neveu Hamon celui-ci la possédant par droit d'hérédité de son père Alain lequel, lui même, la possédait par droit d'aîné. Ce texte est ici très clair puisqu'il nous confirme que le dit Jean de Lanvalei avait un frère ainé lequel, nommé Alain, avait reçu de son père la dite terre d'Harel) Ici également il faut toujours avoir à l'esprit que Jean de Lanvalei était aussi le frère présumé d'Alain de Lanvallay lequel fit construire, rappelons le une nouvelle fois ici, avec l'aide d'Olivier de Coëtquen, le dit couvent des Frères Précheurs de Dinan (lire le chapitre consacré à Alain de Lanvallay et au couvent des Jacobins). Si nous avons raison d'affilier ici Olivier de Coëtquen à la maison seigneuriale de Lanvalei nous devons alors savoir que le dit père d'Olivier, le dit Guillaume, aurait donc eu en autre pour frères et Jean de Lanvalei et le dit Alain ci-dessus tous trois étant les enfants de Raoul que nous identifions nous aussi avec le propre frère de William 1er de Lanvalei)

    En cet acte de 1219 Olivier de Coëtquen donne et confirme au prieur du Pont à Dinan des biens étendus alors en sa possession et tous assis en la paroisse de Lanvallay (ou Lanvalei). Comment Olivier de Coëtquen obtint-il ces mêmes biens assis en la dite paroisse de Lanvallay s'il n'était pas "seigneurialement parlant" affilié à celle-ci ? L'affiliation supposée le reliant à Raoul de Lanvalei peut-elle seule répondre à cette même question ici posée ? Si cela est vrai nous pourrions alors envisager la possibilité que la seigneurie de Coëtquen fut créée à partir d'un "Détachement territorial" de la seigneurie originelle de Lanvalei [Jean de Lanvalei sera aussi possesseur de dimes proches de Dol, proche de Meillac aussi marié qu'il était avec une enfant affiliée à la nouvelle maison seigneuriale de Dol, la propre soeur de Radulfus de Flacheio ou Raoul de Flechet cette famille étant elle même issue de la famille seigneuriale de Subligny] .    

    Cette éventuelle affiliation est aussi renforcée par l'étude de la charte relatant en 1223 la mort de Guillaume fils de Raoul et père d'Olivier de Coëtquen. Reprendre la lecture de ces deux écrit...Le nom des seigneurs de Coëtquen a été écrit de moults façons tout comme d'ailleurs le fut celui des seigneurs de Lanvalei. Il nous faut savoir qu'en le pays de Rais, en Bretagne aussi, il existe une terre nommée depuis toujours Coet-ar-guen ce même terme signifiant littéralement, en langue bretonne, "le Bois blanc" Sachant cela peut-on ici même faire un rapprochement orthographique entre ce même terme et la multitude des différentes formes d'écritures latines utilisées hier pour désigner la dite seigneurie de Coëtquen ? nous avons ainsi rencontré, en l'intérieur même de plusieurs chartes rédigées, les écritures diverses suivantes : de Coiquen, de Coësquen, de Coyquien, de Couasquen, de Couesquen ou de Qoequen, de Quaiquen ou encore de Quoayquen ou Quesquian. Quant est-il alors du terme Coet-ar-guen ? Juveigneur que nous pensons être des seigneurs de Lanvalei cette famille seigneuriale est citée pour l'une des premières fois au travers de l'union contractée au XIII siècle entre Olivier [le dit fils de Guillaume et petit-fils de Raoul] et Havoise ou Hervoise de Coëtquen [en 1219 Olivier en cette charte établie entre lui même et le prieur du Pont à Dinan est présenté comme étant l'époux d'Haois de Coiquen ou Havoise de Coëtquen. La même charte dit que son frère Thomas est alors en pays Albigeois. Le patronyme de Coëtquen étant en cette charte donné à Havoise, son épouse, peut-on aussi à la lecture de cette même charte penser que la seigneurie de Coëtquen était alors déjà formée et détachée de la seigneurie originelle de Lanvallay ?].

     

    Les seigneurs de Coëtquen dans les siècles suivants...

     D'abord issue au XII siècle de Guillaume fils de Raoul; maitre ensuite au XVI siècle de la seigneurie de Combourg grâce au mariage établit en 1560 entre Jehan de Coëtquen et Phelippes (ou Philippe) d'Acigné, (Philippe était héritière de la chastellerie d'Acigné par ses parents Jehan sire d'Acigné et Dame Anne de Montejan, tous deux déjà décédés en 1599 puisqu'en cette même année Philippe et Jehan de Coëtquen sont dits "seigneurs d'Acigné". Par cette union la maison de Coëtquen effectivement entrera en possession de cette nouvelle châtellenie. Cette famille s'illustra entre les XII et le XIX siècles apparentée qu'elle sera aux maisons seigneuriales de Vitré, de Montejan. Proche de Vitré était la seigneurie d'Acigné laquelle possédait un droit de "Haute justice" ), la famille seigneuriale de Coëtquen donna de nombreux et illustres enfants à son pays, la Bretagne, et cela tout au long de plusieurs siècles. Maréchal de Bretagne, gouverneur de Dol, gouverneurs de Saint-Malo, ambassadeurs auprès du duc de Bourgogne ou auprès du roi de France, Chambellans des rois de France Charles VII et Charles VIII, Maître d'Hôtel du roi, Lieutenant général des armées du roi, sont parmis les différentes fonctions exercées pendant plusieurs siècles par ses différents enfants. Sur de leur droit, sur de leur noblesse et de leurs racines ancestrales aussi les seigneurs de Coëtquen refusèrent de paraitre lors de la Réformation de 1668;  leur terre d'ailleurs n'avait-elle pas été en 1575 érigée en marquisat ? Au XVI et XVII siècles il semble que malgré ses liens de parentés acquis avec la maison ducale de Bretagne que la justice du marquisat de Coëtquen releva encore de la Cour seigneuriale de Châteauneuf la Noë. Cette seigneurie importante des "Rochefort puis des Rieux" semble avoir eu en effet une prééminence seigneuriale certaines sur celle de Coëtquen (lire en bas de ce présent chapitre les lettres originelles relatives à ces deux familles) puisque les affaires juridiques de la famille seigneuriale de Coëtquen, dès le XIII siècle, étaient alors déjà traitées en la Cour seigneuriale de Châteauneuf de la Noë. Certaines dernières informations, toutes relatives aux moulins de Brachesac, assis en la paroisse de Lanvallay, laisseraient entrevoir elles aussi une éventuelle union possible faite au 13ème siècle entre cette noble famille dite de Coëtquen et les seigneurs de Lanvallay puisque Renault de lanvallay sera nommé tuteur de Raoulet de Coëtquen alors enfant mineur. Si cette union "était" alors elle viendrait d'elle même renforcer la dite origine des seigneurs de Coëtquen que nous pensons aujourd'hui être issue avec une certaine probabilité des dits seigneurs de Lanvalei (reprendre la réponse apportée à la question posée par Mr Philippe Bacquet d'Evran).

    Jehan 1er d'Acigné père de Phelippes, de son vivant Haut et Puissant sire d'Acigné, seigneur en autre de Combourg aussi (il était entré en possession par son mariage avec Anne de Montjean, fille de Jeanne du Chastel Dame de Combourg et de la Bellière, des dites seigneuries de Combourg et de la Bellière),  chevalier et capitaine de 50 hommes en armes laissa à son décès, survenu en 1570, pour héritiers directs nés de son épouse Anne de Montejean quatre enfants. Ces enfants seront Claude d'Acigné (cette dernière transmettra à son époux Claude du Chastel la seigneurie de la Bellière située géographiquement aujourd'hui en la commune de la Vicomté sur Rance. Cette commune fut un détachement administratif réalisé au XIX siècle détaché qu'il fut de la commune de Pleudihen. Dépendant de cette terre seigneuriale se trouvait au plus proche de celle-ci les terres et métairie de Quincoubre. Du prieuré du pont à Dinan releva jusqu'à la fin du XVI siècle les dites terres de Quincoubre), Phelippe d'Acigné laquelle prendra pour époux Jehan V de Coëtquen, Jehan d'Acigné fils ou "Jehan II" et François d'Acigné leur frère à tous trois. La seigneurie d'Acigné, laquelle comprenait donc la Châtellenie de Combourg aussi, était forte et puissante puisque qu'elle comprenait également la baronnie de Couetmen, les seigneuries de Montjean, de Sillé et Malestroit notamment ainsi que la vicomté de Loyat et celle de Tonquedec, seigneuries différentes toutes acquises par des unions contractées et successives. Lors du partage de l'héritage de Jehan 1er d'Acigné, époux d'Anne de Montejan (cette dernière était soeur de René de Montjean ou de Montejean, seigneur de Combourg lequel, baron de Montjean, lieutenant général en Piémont en 1537, puis maréchal de France 1538, meurt en 1539. Dernier seigneur de ce nom il est le dernier fruit direct de la maison seigneuriale de Montejean laquelle apparait au XI siècle au travers d'Alberic 1er, fidèle vassal de Foulque Nerra. Aujourd'hui cette seigneurie est formée de l'actuelle ville de Montjean sur Loire, ville située dans le Maine et Loire, arrondissement de Cholet, près de l'ancienne abbaye de Saint-Florent le Vieil. Les seigneuries de Coetmen et de Tonquedec, toutes deux situées en le pays de Tréguier, avaient toutes deux été réunies bien plus tôt à la famille d'Acigné par le remariage de Françoise Péan dame de Coëtmen laquelle, veuve en 1492 de Louis de Coetmen, pris alors pour nouvel époux, le 13/03/1494, Guillaume d'Acigné seigneur entre autre de Villemario en Saint-Quay-Portrieux. La famille seigneuriale de Coëtmen était-elle même une branche puisnée de la famille seigneuriale de Penthièvre et cela au travers de Geslin de Coëtmen lequel, fils d'Henry d'Avaugour comte de Penthièvre de Mathilde de Vendôme reçut, en partage, des terres de Penthièvre lesquelles allaient former une nouvelle seigneurie, celle dite de Coëtmen), un accord fut établit entre deux de ses enfants héritiers, Phelippes et Jehan II d'Acigné, Phelippes devant recevoir de son frère Jehan II d'Acigné une assiette de rente correspondant à 2400.00 livres de rentes à prendre sur les terres de la vicomté de Tonquedec. D'autres terres furent elles aussi intégrées à ce "contrat" si les dites terres de Tonquedec devaient se montrer êtres insuffisantes. François d'Acigné leur frère reçu quant à lui la seigneurie de Combourg et l'ensemble des différents fiefs attachés à celle-ci, fiefs constitués de terres en appartenance et dépendance. Peu de temps après l'accord établit entre Jehan II et Phelippes d'Acigné survient toutefois la mort de François d'Acigné. La mort de François d'Acigné permettra ainsi à Phelippes et à son époux, Jehan de Coëtquen, de receuillir la baronnie de Combourg alors bien hier du dit François d'Acigné. La passation de la dite seigneurie de Combourg se fit de cette façon et cela en accord avec le nouveau seigneur d'Acigné, à savoir Jehan II d'Acigné. Jehan de Coëtquen reçu de cette façon, autre la baronnie et seigneurie de Combourg, les différents fiefs relevant de cette même seigneurie à savoir les fiefs du Boullet, de Tremehin, le fief du Plessis l'Espine, de Goguerès, tout cet héritage comprenant de ce fait l'ensemble des terres, des métairies et bétails appartenant à chacun de ces mêmes fiefs, terres assises pour certaines en la seigneurie de Châteauneuf de la Noë. Cet acte est intéressant à lire dans la mesure ou il nous explique très clairement et l'origine de la possession de la seigneurie de Combourg, alors nouvellement déposée entre les mains des seigneur de Coëtquen, et le principe même des partages successoraux alors en vigueur au sein des famille seigneuriales au XVI siècle. C'est de cette façon que la famille seigneuriale de Coetquen entra en possession de la châtellenie de Combourg, par Anne soeur de René de Montjean. (Anne de Montjean soeur de René de Montjean prendra en effet pour époux Jean 1er d'Acigné donc tous deux parents de François, de Phelippes et de Jean II d'Acigné ci-dessus. Jean II d'Acigné ce dernier reçu lui même héréditairement la seigneurie de Combourg en 1517, cela via sa mère et ses oncles, Jean II étant lui même le petit fils de Jeanne du Chastel et de Louis de Montjean, Jeanne du Chastel ayant été par sa mère Jeanne Raguenel héritière de ces deux seigneuries). 

                                                                                                              

    Généalogie de la transmission de la seigneurie de Dol-Combourg

    Nous notons ainsi la transmission héréditaire suivante pour cette seigneurie, cela depuis son origine jusqu'au jour en lequel elle fut vendue:                                Roianteline vicomtesse laquelle, épouse d'Aimerici gouverneur des enfants du duc Alain III de Bretagne est dite en 1031, dans la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, être en possession de la terre de Coburn.                           Riwallon frère de Junguené archevêque de Dol, tous deux frères de Josselin de Dinan, Riwallon ayant eu pour épouse Innoguen. Riwallon fut donc, avec ses frères et sieurs Junguené de Dol, Josselin de Dinan, Haimon de Dol,Salomon du Guarplic,Hodiern abesse de Rennes et Innoguen de Chteaubriant  fils de Roianteline et de Haimeric respectivement vicomtesse et gouverneur des enfants du duc Alain III.                                                                                                    Jean 1er  fils de Riwallon ci-dessus, évêque de Dol en 1182 et époux de Basilie de Fougères fille de Main II; il fera édifier le château de Combourg.                        Riwallon II de Dol fils des précédents, sans enfants connus.                                 Gelduin de Dol, fondateur de l'abbaye de Vieuville et époux de Noga de Tinténiac; frère du précédents, ses enfants Noga, Jeanne, Hawise de Dol épouseront respectivement Conan 1er de Penthièvre, Raoul II de Fougères sénéchal de Bretagne mort en Terre Sainte et Geoffroy de Penthièvre dit de Nettlestead.            Jean II de Dol dont le nom de l'épouse n'est pas connu, tous deux parents de Denysia femme de Guillaume de Dinan auteurs des seigneurs de Coëtquen; fils des précédents.                                                                                                           Yseul de Dol soeur de la précédente et donc fille de Jean II de Dol laquelle épousa Harsculphe de Subligny, le propre oncle de l'épouse de Jean de Lanvallei.               Jean de Subligny lequel repris le nom de sa mère Yseul de Dol, la précédente; dit Jean III de Dol il épousera Alienor dont le patronyme n'est pas cité.                     Gelduin II de Dol, fils des précédents lequel épousa Alienor de Vitré fille d'André II et de Mathilde de Mayenne.                                                                                 Hascouët ou Hasculf de Dol frère de Jean; fils des précédents le nom de son épouse n'est pas connu.                                                                                         Jean IV de Dol lequel épousa Jeanne de Montfort, fils du précédent. Pour certain il serait le frère et non le fils d'Hascouët.                                                                      Jean V de Dol, fils du précédent le nom de son épouse n'est pas connu non plus.   Jeanne de Dol sa fille laquelle, prenant pour second époux Jean 1er de Châteaugiron, fils d'Hervé de Giron, amena la maison de Dol-Combourg en celle des dits seigneurs de Châteaugiron-Malestroit. De son premier mariage avec Jean de Tinténiac, seigneur de Montmuran aussi, elle eu pour enfant Isabeau laquelle, épousant Jean de Laval-Chatillon, apportera en la maison de Laval la seigneurie de Tinténiac-Montmuran. Son fils Hervé de Malestroit fut seigneur d'Uzel et capitaine de Vannes, en 1415.                                                                                Jean II de Châteaugiron-Dol lequel épousa Marguerite de Quintin;  fils des précédents, il aura aussi pour enfant Guillaume de Malestroit évêque de Nantes.     Jean III de Châteaugiron dit de Malestroit, fils des précédents lequel fut tué à la bataille d'Azincourt, frère de Guillaume de Malestroit évêque de Nantes.               Geoffroy de Châteaugiron dit de Malestroit frère de Jean III ci-dessus, donc fils lui aussi de Jean II et de Marguerite de Quintin ci-dessus il épousera sa parente Valence de Châteaugiron fille d'Armel et de Jeanne du Rougé; il sera héritier de l'ensemble des seigneuries détenues par son frère et il aura pour enfant légitimes Marguerite, Gilette et Jean IV dit de Malestroit de Châteaugiront.                             Jean IV de Châteaugiron de Malestroit dit aussi de Derval, fils du précédent, seigneur de Combourg, de Derval, du Rougé, de Fougeray, chambellan de Bretagne. Epoux d'Hélène de Laval (elle était la fille de Guy XIV de Laval et d'Isabeau de Bretagne elle même fille de Jean V duc de Bretagne) son fils naturel Georges de Malestroit héritera de son père mort en 1482 de la seigneurie de Combourg avant lui même de mourir, et cela sans enfant, en 1483. La mort de Georges transmettra l'ensemble de ses biens entre les mains de sa soeur Gilette de Châteaugiront.                                                                                                   Gilette de Châteaugiron dite Dame de Malestroit, soeur du précédent Jean IV et son héritière aussi puisque dite dame de Combourg, elle pris pour époux Jean IV Raguenel-Malestroit (autre seigneurie de malestroit, indépendante de la première) vicomte de la Bellière en Pleudihen unissant ainsi la dite seigneurie de la Bellière à celle de Combourg. Il aura pour enfant Jeanne ci-dessous laquelle épousera en première union Charles de Dinan fils de Rolland V de Dinan (Charles de Dinan épousera en première noce Jeanne de Beaumanoir de laquelle il aura pour enfant Jacques lui même père de Françoise de Dinan laquelle sera la gouvernante d'Anne de Bretagne). Sa seconde fille Françoise épousera Jean-René de Rieux seigneur de Châteauneuf la Noë.                                                                        Jeanne Raguenel ci-dessus fille des précédents dite aussi Jeanne de Malestroit, elle pris pour époux en seconde union Tanguy du Chastel seigneur de Derval.          Jeanne du Chastel Dame de la Bellière en Pleudihen et de Combourg par sa mère Jeanne Raguenel, enfant des précédents elle épousa Louis de Montjean faisant ainsi entré la seigneurie de Montjean au sein même de sa famille seigneur de Combourg. Jacques de Montjean enfant des précédents.                                       René de Montjean héritier de la seigneurie de Combourg à la mort de son frère Jacques ci-dessus (il reçut de François 1er les revenus de la baronnie de Fougères).                                                                                                            Anne de Montjean, soeur de René, laquelle pris pour époux Jean d'Acigné.              Jean d'Acigné ci contre seigneur de Combourg au nom de sa femme héritière. Il sera chevalier de l'Ordre du Roi, capitaine de 50 hommes en armes, baron de Coëtmen, de Montejean, de Combourg, de Sillé, de Malestroit, vicomte de Loyal.    François de Montjean-d'Acigné, fils d'Anne de Montjean et de Jehan d'Acigné ci-dessus et neveu du dit René, héritier de ce dernier de la seigneurie de Combourg, fils des précédents il épousa Anne de Montbourcher.                           Anne de Montbourcher ci-dessus et cela au titre de ses droits de Douaires.        Phelippes d'Acigné, soeur héritière de François de Montjean-d'Acigné ci-dessus et soeur germaine de Jehan ci-dessus aussi laquelle pris pour époux Jean V de Coëtquen.                                                                                                              Jean VI de Coetquen, fils des précédents lequel épousa Renée de Rohan.               Louis de Coëtquen fils des précédents, seigneur de Coëtquen, de Combourg, de Vaurufier, il pris pour épouse Henriette d'Orléans;                                                    Malo 1er de Coëtquen lequel, gouverneur aussi de la ville de Saint-Malo pris pour épouse Françoise de la Marzellière.                                                                        Malo II de Coetquen, gouverneur de Saint et fils des précédents, il épousa Renée-Charlotte de Rohan-Chabot.                                                                                 Malo-Auguste de Coëtquen, fils des précédent il épousa Marie-Loquet de Granville.                                                                                                            Louise-Françoise-Maclovie-Celeste, fille des précédents elle épousa le duc de Duras Emmanuel de Durfort lequel vendit la seigneurie de Combourg à la famille seigneuriale de Châteaubriant.                                                                                                 Emmanuel de Durfort duc de Duras par son épouse ci-dessus Louise-Françoise-Maclovie-Leleste de Coëtquen. 

     

    L'acte de succession étudié

    Voici maintenant cet acte de succession dans sa totalité lequel nous interesse donc et cela dans la mesure que c'est sous l'autorité seigneuriale des sires de Coëtquen que demain, au XVIII siècle, se trouvera être placée directement notre seigneurie de Saint-Piat ainsi que celle de Lanvallay. Les seigneurs de Coëtquen, issus au XII siècle qu'ils étaient de Ralf 1er de Lanvalei, entrèrent-ils ainsi au XVI siècle en possession de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint (Lanvallay-Tressaint et non pas de Lanvalei puisque au XVI siècle  la seigneurie originelle de Lanvalei en tant que telle n'existera plus. Etait en effet apparu au tout début du XIII siècle la seigneurie de Coëtquen celle-ci ayant été attribuée à Guillaume frère d'Alain et de Jean de Lanvalei. Alain recevra quant à lui l'autre partie de la seigneurie originelle existante, à savoir celle de Lanvallay-Tressaint. Les seigneurs de Lanvallay-Tressaint au XI siècles étaient en effet les decendants du dit Alain de Lanvalei ce dernier ayant été rappellons le une nouvelle fois le fondateur du couvent des Frères Précheurs de Dinan. Lors de l'acquisition de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint ) cela par le mariage qui unissa François de Coëtquen à Françoise de Malestroit. Françoise de Malestroit était simple parente de Louis de Malestroit le même qui pris pour épouse Marguerite de Rohan de Guemené celle-ci ayant perçue de ses parents, cela par voie d'héritage, la dite seigneurie de Lanvallay-Tressaint. Par cette voie la seigneurie de Lanvallay-Tressaint passa ainsi de Louis de Malestroit à sa parente Françoise de Malestroit puisque Louis de Malestroit  et Marguerite de Rohan Guéméné son épouse ne transmettront en effet à leurs deux enfants que la seule seigneurie de Pontcalleux cette dernière ayant été héritée par Louis de Malestroit lui même. Ainsi la seigneurie de Lanvallay-Tressaint, (cette dernière ayant donc été hier de Louis de Malestroit et de Marguerite de Rohan-Guéméné son épouse) ne fut point transmise aux enfants des dits Louis et Marguerite pourtant possesseurs tous deux hier de cette même seigneurie dite de Lanvallay-Tressaint. Comment la seigneurie de Lanvallay-Tressaint passa t-elle de Louis de Malestroit à sa simple parente Françoise de Malestroit la dite femme de François de Coëtquen ? Il semble y avoir eu un acte de vente puisque les deux enfants de Louis de Malestroit et de Marguerite de Rohan-Guéméné, son épouse, n'ont aucunement l'un ou l'autre receuillit cette même succession. Voir l'arbre de généalogie ci-dessous joint.La lecture de ce présent châpitre nous démontre au travers de ces lignes écrites que les seigneuries de Dol, de Combourg, de Châteuneuf la Noë, de la Bellière en Pleudihen, de Lanvallay et celle de Saint-Piat aussi étaient toutes très étroitement réunies par des liens de parentés, liens réalisés par des mariages successifs faits au sein même de ces familles seigneuriales. Cet acte de transmission héréditaire peut-être d'un abord difficile mais il mérite toutefois d'être lu une première fois même au prix d'un réel effort de compréhension.                                                                                                            Par lequel le dit sire d'Acigné baille la terre et seigneurie de Combour etc...Audit seigneur et dame de Couetquen pour demeurer quitte du partage et droit naturel appartenant à la dite Dame Philippe d'Acigné tant ès successsions de ses père et mère que aultres sucessions collatérales. Pour s'opposer, estaindre et deiecter les procès et disferans meuz et pendans en la Cour du Parlement de Bretagne entre haultz et puissans Jehan sire de Couesquen chevallier de l'Ordre du Roy et capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances de sa Majesté et dame Philipes d'Acigné sa compagne et espouze Vicompte et Vicomptesse de Rogez, seigneurs d'Uzel, le Vaurufier la Houssays, la Forays Mesange, etc demandeurs en exécution d'accord et partage, d'une part, et hault et puissant Jehan sires d'Acigné frère germain de la dite Dame Phelippes, aussi chevallier de l'Ordre du Royet cappitaine de cinquante hommes d'armes des Ordonnances de sa Majesté, baron de Couetmen, Montejan, Combour, Sillé et Malestroict, vicomte de Loyat etc deffendeur en la dite instance, d'autre part; sur la demande faicte par les dicts sire et dame de Couesquen demandeurs audict sire d'Acigné du partage et droit natuhrel competant et apartenant et qui compecte et appartient à la dicte dame d'Acigné, tant es successions de deffunct hault et puissant Jehan sire d'Acigné, aussi chevallier, et dame Anne de Montejan ses pères et mères vivans sieurs et dames des baronnyes et vicomté ci-dessus déclarées que aultres sucessions colletérales ja escheues et retournées en leur dicte tige, de la succession desdicts deffunctz sieurs et dame d'Acigné, pour raison de quoy, iceluy sires d'Acigné avoict promis et s'estoict obligé faire à la dicte dame Phelippes sa soeur, assiepte du numbre de deux mil quatre cent livres de rantes en la terre et vicompté de Tonquedec, et aultres terres à prendre de proche en proche, au cas qu'elle ne pourroict suffire, pour l'effet et exécution de laquelle promesse et accord, se seroict meu et poursuivy ledict procès auquel les dictes partyes désirent obvier...paix union et amityé entrelles nourrir, comme entre frère et soeur; lequel lyen d'amytiyé doibt par nathure estre entre eux perpétuel et indissoluble, et pour ce, sachent touz que par nostre court royalle de Nantes en droict par davant nous nottaires jurés et receuz en icelle ont esté présent et personnellement establiz : le dict sires d'Acigné de sa part et le dict sires de Couasquen et la dicte dame Phelippes d'Acigné sa compagne et espouze à sa requeste bien et deubment authorisée du sires de Couesquen son seigneur et mary d'autre part, faisant de présent leur plus contynuelle résidance, savoir : le dict sires d'Acigné en sa maison seigneurial de Fontenay evesché de Rennes et les dicts sire et dame de Couesquen au dict lieu de Couesquen evesché de Dol, lesquelles partyes et chacune après s'estre submisse et submettent eux et leurs biens à la jurisdiction seigneurye et obeissance de la dicte Court et y avoir prorogé et prorogent de juridiction ont esté cognoissans et confessans et par ces présentes cognoissent et confessent avoir fait en font en notz presences les paction transaction et accord qui ensuyvent pour lesquels presents estre et demeurer le dict sire d'Acigné quite générallement et enthierement dudict partage et droict nathurel appartenant à la dicte dame Phelippes d'Acigné sa soeur à cause des dictes successions et entièrement; et accomplissant le dict accord cy davant faict entre les dites parties touchant ledict partage et droit nathurel tant héritel que mobilier, que mesme des successions colletrealles et autres ja escheues lors et au temps dudict accord d'elles signé : Poisson et Chauvyn notaires en date du jour de l'an mil cinq cent soixante...et aussy de la succession de deffunct hault et puissant François d'Acigné leur frère commun mort et déseldé depuis le dict accord. Pour le regard des choses quy sont situées en ce pays et duché de Bretagne seullement, fruitz levées et revenus que pourroinct prétendre les dicts sire et dame de Couesquen jusques à ce jour, a icelluy seigneur d'Acigné baillé, cédé, quitté et délaissé et par ces présentes baille, cède, quitte et délaisse à jamais par heritage aux dicts sires et dame de Couesquen acceptant, la baronnye et seigneurye de Combour, Boullet, Tremehin, le Plessis l'espine, Goguerès et aultres appartenances et deppendances de la dicte terre de Combour génerallement et enthierement sans aulchune réservation en faire, pour en jouir, faire et disposser à l'advenir, comme bon leur semblera, et ainsi que en jouissoict le dit deffunct François d'Acigné lors de son deceix et avecques les charges qu'il estoict tenu faire et poier à cause de la dicte terre et seigneurie de Combour , et mesme a le dict sires d'Acigné baillé, et délaissé un acquestz faictz par le dict deffunct François d'Acigné et annéxez à la dicte terre de Combour sçavoir : la dicte terre de Tremehin et autres au Montz, de ce ont les dicts sires et dame de Couesquen semblablement baillé, rendu, quitté et délaissé audict sires d'Acigné la dicte terre et vicompté de Tonquédec quite et indempne de toutes charges et impositions qui pourroict avoir par eux mises et imposez sur icelle, moyennant toutte fois la somme de deux mil livres tournoys que le dict sires d'Acigné sera tenu et a promis payer aux dict sires et dame de Couasquen dedans trois mois prochains venans et ont voullu et accordé les dictes partyes jouir et disposer doresnavant au temps advenir des dictes choses, sçavoir: le dict sire d'Acigné de la dicte Vicomté de Tonquédec et les dicts sires de Couesquen de la dicte Baronnye et appartenance de Combour ensemble du bestail qui peult estre ès mestayries de chacune desdictes terres et seigneuryes, et pourront chacun d'eux faire prendre et enlever les fruictz et grains qui auront esté cy davant recueilliz et conservez esdits lieux s'auchuns sont et est dict et accordé entre les dictes partyes que ou le dict sire d'Acigné ne pourroict enthierement faire les dicts sires et dame de Couesquen desdicts acquestz faict par le dict deffunct François d'Acigné et damoiselle Anne de Montbourcher sa compagne s'auchuns sont et d'autant qu'elle y seroict fundée à prétandre aulchun droict, en ce cas lesdicts sires et dame de Couesquen n'en pouroict prétandre auchun dommage ne interestz contre le dict sires d'Acigné, ainsi sera seullement tenu leur faire assiepte sur sa terre et seigneurye de Guer de pareil nombre de rente et revenu annuel que la dame de Montboucher en pourroict emporter et ce à esgard de deux amys communs, lesquels ils choisiront d'un commun accord et consentement, ou par priseurs nobles et cordeleurs, sy le cas le requiert, et où ils n'en pouroinct autrement accorder et mesmes est convenu entre eulx, où cas que le dit sire d'Asigné seroict contrainct, ce qu'il évitera à son pouvoir, faite assiepte de douère à la dite Montbourcher en la dite terre de Combour, les dicts sires de Couesquen auront suellement par mains, pareil nombre de rente que elle en pourra prandre sur la dicte terre d'Acigné seta tenu leur bailler et assigner sur la recepte de la dicte terre et apartenance du Guer durant la vie de la dicte douairière, payable par les mains du fermier ou recepteur de la dicte terre de Guer et partant et moyennant ce que dessus sont et demeurent, les dictes partyes et chacunes respectivement quites les ungs envers les autres de touttes actions et demandes meues et à mouvoir touchant le dict partage droict naturel et enthierement d'accord et tous procès rejettez et assopiz mesme pour le regard des jouissances, fruictz, levées, revenuz et areraiges que eussent peu y pretandre les dicts sieur et dame de Couesquen a raison de ce que dessus. Lesquels ont prins et accepté la dite terre et seigneurie de Combour appartenances et deppendances d'icelle pour toutte prise reçeue et evalluée à la concurance et pour le partage et droict nathurel de la dicte dame Plelippe, tant heritel que mobilier des dictes successions des dicts deffuncts père et mère at aultres successions colletrealles escheues du temps du dict accord, ensamble de la dicte sucession du dict Françoys d'Acigné comme dict est : lesquels sire et dame de Couesquen ne seront et ne demeureront tenuz de payer et acquitter aulcunes debtes de la communetté desdicts deffunctz sieur et dame d'Apigné. Ainsi est et demeure tenu et chargé de dict sieur d'Acigné les paier et acquiter, ainsy qu'il voira, et a promis en acquiter et descharger des dicts sire et dame de Couesquen, ensemble leur faire et porter bon et loyal garantage vers et contre touttes personnes de la dicte terre et seigneurye appartenances et dépendances de Combour, à jamais par héritage ainsain qu'il auroict baillée et délaissée au dict deffunct François d'Acigné à usage ou autrement et d'icelle terre et appartenance s'est iceluy sire d'Acigné dès à présent desaisy et departy, tant de la proprietté que possession pour et au profit des dicts sire et dame de Couesquen et leurs hoirs successeurs et causéans et pour mes meptre et induire en la réelle possession d'icelle terre et appartenance a institué et estably son procureur apecyal noble homme Jehan de Quelmé sieur de Launay Bienassis, avecq tout pouvoir pertinant quant à ce et a le dict sire d'Acigné promis rendre et meptre entre les mains desdicts sire et dame de Couesquen les lettres, tiltres et renseignements concernans et faisant mention des rentes debvoirs et obeissances deues sur et par cause de la dicte terre et appartenances de Combour, et autres lettres faisant mention d'icelle. Et tout ce que dessus l'ont les dictes partyes et chacune ainsy voullu et consenty, promis et juré par leur serment et foy tenir et loyallement accomplir sur l'obligation de tous et chacuns leurs biens présents et advenir sans aller ny venir allencontre en manière que se soit, ainsi y ont respectivement renonczé et renonczent et au droict de faire généralle renoncziation non valloir fors en temps qu'elle seroict expressement spécifiée et divisée, mesme la dicte dame Phelipes d'Acigné au droit Velleyen, a l'espitre Divi Adriani, à l'autentique si quâ mulier et à tous aultres droictz faictz et introduictz pour et en faveur des femmes luy donné à entendre par nous notaires ce qui luy ayder ou nuyre, nous partant de leurs communs consentements et requestes y ont par nous estez jugez et condemnez, jugeons et condempnons. Donné de ce tesmoing le scel establys aux contractz de la dicte Court. Ce fuct faict et le gré prins au lieu et manoir noble de la Varainne paroisse dudict Mesangé, en présence de haute et puissante dame Jeanne du Plessix dame de la Bourgongnière, etc. compagne et espouze du dit sieur d'Acigné, et de nobles homme René Gaultier sieur de Chauvigner le dict Jehan Quelmé sieur de Launay Bienassis, Pierre Tremblaye sieur de la Jousselinays, Raoul de Goulayne, Jehan de la Tour, françois Le Gras sieur d'Herville, Maître Guillaume Le Large licencié en droict, prevost d'Ancenis et Gilles Bruneau aussy licencié en droict sénéchal d'Oudon, le seixiesme jour de Juing l'an mil cinq cent soixante et dix; ainsin signé au registre: Jehan d'Acigné, Jehan de Couesquen, Jehanne du Plessis, Phelippes d'Acigné, Jehan de Quelmé, Pierre Tremblay, Raoul de Goullayne, François Le Gras, Le Large, Gilles Bruneau, P.Gaultier, G.Bidon nottaire royal et Bruneau aussy nottaire royal vers lequel est demeuré ledict registre. Par copie et transcrimpt collation fidellement faict à l'aultant prins sur l'original de l'acocrd et transaction dont la copye est cy-dessus escripte, faicte par nous, notaires royaux à Dinan sur la présentation nous faicte de l'aultant dudit acord escript sur parchemyn, par escuyer Jehan Garnier sieur des Moulins porteur d'icelluy contract icelluy transcrimpt luy déclaré pour servir de copye aux seigneur et dame de Couesquen ou estre debvra. Faict par nostre dicte court soubz le scel d'icelle ledict Michel Duchesne notaire avecques le seing dudict sieur des Moulins le septième jour de décembre mil cinq cent quatre vingt dix neuff. Surligne Collation. Duchesne, J.Garnier, Jacques Delaunay.

     

    Quelques rappels...

     La seigneurie de Coëtquen apparait donc très vraisemblablement au tout début du XIII siècle et cela peu de temps avant le mariage ayant uni Olivier de Coëtquen à Havoise Olivier ayant donc eu pour parents attestés et Guillaume et Denise de Dol. Peut-on penser que Guillaume et Denise de Dol étaient donc déjà tous deux de leur vivant seigneurs de Coëtquen puisque la seigneurie de Coëtquen semble avoir été créée à partir d'un détachement réalisé en la chair même de la seigneurie originelle de Lanvalei ? Né vers 1180, peu de temps avant que meurt le roi Henry II d'Angleterre, Olivier doit très probablement prendre Havoise pour épouse vers 1200-1210 (Rappellons ici que le père attesté de Guillaume est Raoul celui-ci étant éventuellement le même Raoul que le Raoul de Lanvalei frère de William 1er de Lanvalei. Rappellons aussi que le fils attesté du dit Guillaume est Olivier de Coëtquen celui-ci donnant en 1219, au prieur du Pont à Dinan, des terres alors en sa possession et étendues en la paroisse de Lanvallay. Rappellons aussi que si Guillaume fut l'époux de Denise de Dol que son frère supposée, Jean de Lanvalei, eu pour épouse quant à lui une enfant Flachéio apparentée elle aussi à la nouvelle famille seigneuriale de Dol, à savoir les Subligny. Nous devons donc noter ici que les deux frères supposés, Guillaume père d'Olivier de Coëtquen et Jean de Lanvalei prirent tous deux poux épouse une enfant des nouveaux seigneurs de Dol. Havoise dans la charte de 1219 est dite "Havoise de Coëtquen" puisque qu'elle était femme d'Olivier seigneur de Coëtquen. Nous ignorons tout d'elle et par la force des choses de qui elle était l'enfant) années en lesquelles le roi Jean sans Terre régna. Cette période précéde de peu aussi celle en laquelle le roi de France menera la guerre en pays Albigeois, guerre menée contre les Cathares. La seigneurie de Lanvallay existe alors déjà depuis longtemps (La seigneurie de Lanvalei apparait au travers d'Alain fils de Henry le dit Alain étant le père attesté de William 1er de Lanvalei. William naissant vers 1140 la seigneurie de Lanvalei doit donc apparaitre au tout début du XII siècle) et c'est sur la limite de l'une de ses frontières naturelles que la nouvelle seigneurie de Coëtquen va présenter elle aussi l'une de ses propres délimitations géographiques (la frontière naturelle commune délimitant ces deux seigneuries semble à elle seule pouvoir confirmer l'origine de la seigneurie de Coëtquen laquelle serait alors bel et bien un simple détachement géographique volontaire oté de la chair même de la seigneurie de Lanvalei. Ce détachement géographique et seigneurial fut probablement éxécuté pour doter d'une seigneurie le dit Guillaume fils de Raoul de Lanvalei et père d'Olivier 1er de Coëtquen. Si cela "est" alors la seigneurie originelle des seigneurs de Lanvalei au XII siècle, celle d'Alain fils de Henri, aurait compris notamment les paroisses de Lanvallay, probablement celle de Saint-Pierre de Plesquen ainsi que les actuelles terres formant aujourd'hui la commune de Saint-Helen, commune en laquelle est assis encore aujourd'hui les ruines du château de Coëtquen)   Le nom de Coëtquen apparait pour la deuxième fois, et cela avec une grande certitude, dès l'année 1219 année en laquelle Olivier (dit Oliverius de Qoiquen) de Coëtquen triplera notamment les décimes du vin et du bled dues au prieuré du Pont à Dinan. (la première fois sera en effet en l'année 1203, année en laquelle le roi Jean sans terre fera assassiner son propre neveu, le jeune Artur, duc héritier de Bretagne. Le crime commis sitôt su les grands seigneurs du duché de Bretagne se réunir tous ensemble à Vannes afin de pouvoir déliberer sur l'état même du duché. Assistèrent en autre à cette assemblée Olivier de Dinan ainsi qu'Olivier dit de Coëtquen).                                                                                  Lors de l'écriture de ce don Havoise de Coëtquen est présentée comme étant son épouse, et son frère Thomas, loin de ses terres natales, est dit être en Albigeois. Olivier et Havoise sont donc déjà unis en 1219. Cette nouvelle famille semble avoir été relativement proche de ce même prieuré du Pont à Dinan puisque lorsque Guillaume son père rendra le dernier soufle de sa vie, en 1223, il le fera en ce même prieuré Olivier ayant fait venir en ce lieu prieural, cela afin de donner à son père mourrant les derniers Saints-Sacrements, l'abbé de l'abbaye de Vieuville sous Dol alors présent en la paroisse de Lanvallay. De nouveau ici encore apparaissent les liens unissant la paroisse de Lanvallay aux seigneurs de Coëtquen. Ces liens semblent donc confirmer que les seigneurs "possesseurs" de la paroisse de Lanvallay, au tout dédut du XIII siècle, en 1223, étaient bel et bien les seigneurs de Coëtquen et cela au travers d'Olivier 1er de Coêtquen le petit-fils attesté de Raoul (celui-ci étant dans cette pensée le Raoul 1er de Lanvalei frère de William 1er de lanvalei) . Son frère Rolland suivra de très près son père dans son dernier voyage puisque la même charte écrite en 1219 relate à la fois et le départ tragique de son père, à savoir Guillaume, ainsi que celle de son frère nommé Rolland. (En tant que jouveigneur de la famille seigneuriale de Lanvalei Olivier fils de Guillaume, petit-fils de Raoul, devenu au lendemain de son mariage Olivier de Coëtquen, ne semble donc pas avoir été un sujet féal de la seigneurie de Dinan  et cela malgrés le fait que certains auteurs présentent toujours aujourd'hui les seigneurs de Coëtquen comme ayant été des jouveigneurs des seigneurs de Dinan. Il ne faut pas oublier aussi qu'en 1295 sera tuteur de Raoulet de Coëtquen, alors enfant mineur de Raoul de Coëtquen, Renault de Lanvallay. Une nouvelle fois apparait en cette fin du XIII siècle un autre lien fort unissant encore et toujours et les seigneurs de Coëtquen et les seigneurs de Lanvallay-Tressaint).                        La seigneurie de Coëtquen au tout début du XIII siècle, vivant alors ses toutes premières heures, ne comprenait certainement à ce moment précis de son histoire que des étendues de terres sans aucun château fortifié (Si nous regardons de plus près les quelques ruines du château de Coëtquen, lequel est aujourd'hui en une propriété privée, nous ne pouvons que remarquer l'absence totale de toute archère comme celles que nous pouvons toujours appercevoir en le château-fort de Léhon. Cette absence suffit à elle même à démontrer que les murs, aujourd"hui en ruine, du château de Coêtquen, furent probablement édifiés en les premières heures du 15ème siècle, après l'apparition des premières armes à poudre. Ce château ayant été désarmé et partiellement déposé lors de la guerre de la Ligue, au XVI siècle, sous le "règne" de Laurent de Saint-Cyre d'Avaugour, alors l'un des hauts responsables en le pays de Dinan de cette même "Ligue" et propre gendre aussi de Jean V de Coëtquen, son logis fut probablement reconstruit peu après puisque l'histoire dit qu'il sera de nouveau partiellement détruit dans les heures sombres de la Révolution Française. Reconstruit une ultime fois il sera une dernière fois presque entièrement démonter, au XX siècle, dans les années 1950, par la comtesse de Bois-Hue de la Palys, Dame alors propriétaire de cette terre hier seigneuriale. Devant ce fait de démolitions et de reconstructions successives peut-on raisonnablement aussi penser qu'il ait pu y avoir un château féodal, en ces mêmes terres seigneuriales, cela avant même l'appartion du château lequel fut donc édifié au XV siècle sous les heures seigneuriales probables de Raoul de Coëtquen alors chambellan du roi de France Charles VII ? ) . Devait-elle déjà soumission à la puissance famille seigneuriale de Rochefort alors déjà en possession des terres et château de Châteauneuf de la Noë avant même que cette seigneurie passe aux mains de la famille seigneuriale de Rieux ? Nous pensons que la réponse est "Oui" puisque nous savons qu'au XIII siècle que les seigneurs de Coëtquen avait, pour cour de Justice première, la Cour seigneuriale de Chateauneuf puisque c'est en cette même cour seigneuriale que comparaitrons en 1295 Raoul de Coëtquen et son fils Raoulet ce même enfant comparaissant placé sous la tutelle de Renaut de Lanvallay, son parent probable (cette même comparution était relative à une dette ayant uni et les seigneurs de Coëtquen et le monastère prieural de Lehon, dette concerant les moulins de Brachassac tous assis en la paroisse de Lanvallay). Il existe un aveu d'Olivier de Coëtquen daté de l'année 1230, aveu rédigé à sa propre demande, aveu certifiant qu'il devait hommage et reconnaissance au roi de France Saint-Louis pour ces mêmes terres, pour cette même nouvelle seigneurie alors lui appartenant. Comment se fait-il qu'il devait lui Chevalier Breton, hommage au roi de France pour une terre Bretonne située au plus près des seigneuries de Dinan et de Lanvallay ? En cette même année 1230 le duc de Bretagne Jean 1er, lequel sera surnommé plus tard le Roux, est alors un enfant encore mineur et les rênes du pouvoir ducal sont alors déposées en les mains de son père, Pierre Mauclerc, prince de la maison Capétienne. Il est vrai que ce dernier fut choisi par le roi de France Philippe-Auguste, aieul du dit roi Saint-Louis, afin de devenir le nouvel époux d'Alix de Thouars, fille héritière de Constance duchesse de Bretagne veuve en première union de Geoffroy de Plantagenest, le propre fils du dit roi Henry II d'Angleterre et épouse en troisième union de Guy de Thouars Philippe-Auguste désirant très vivement par cette union un rapprochement pouvant réunir politiquement et le duché de Bretagne et la Couronne de France. Mais cela peut-il expliquer le simple fait qu'Olivier de Coëtquen reconnaissait tenir du roi de France, et cela avant même son propre duc, toute sa seigneurie de Coëtquen ? (Guy de Thouars, lequel en 1199 pris pour épouse la duchesse Constance de Bretagne devint, en 1203, cela au nom de sa fille Alix de Thouars née en 1201, fille de la duchesse Constance et donc demie-soeur du prince Artur aussi, régent du duché de Bretagne au lendemain de l'assassinat de ce même prince ce dernier étant, à l'âge de seulement 16 ans, lâchement assassiné par son oncle Jean sans Terre alors roi d'Angleterre. Alix de Thouars, fille héritière et de Guy de Thouars et de Constance de Bretagne était aussi petite-fille de Conan IV de Bretagne sa mère, fille du dit Conan IV, ayant eue de son première mariage avec Geoffroy Plantagenêt, fils héritier d'Henry II roi d'Anglettre, son demi-frère le prince Artur de Bretagne. Avant de se marier avec Guy de Thouars, en 1199, Constance s'était unie en seconde noce avec le baron Harnulf de Chester capitaine des châteaux-forts de Vire et de Barfleur mais de cette seconde union aucun héritier ne vit le jour. Le mariage organisé en 1212 d'Alix de Thouars, donc héritière du duché de Bretagne par sa mère Constance, et de Pierre Mauclerc, prince capétien de la maison de Dreux, fut voulu et organisé par Philippe Auguste, roi de France celui-ci désirant ardemment et politiquement un rapprochement unissant et la couronne de France et le duché de Bretagne et, à ce seul titre, organisa t-il aussi ce mariage. Héritière donc par sa mère Constance du duché de Bretagne Alix de Thouars épouse de Pierre Mauclerc eu, pour enfant, Jean 1er de Bretagne, fils héritier né en 1217. Pierre Mauclerc, prince capétien, ne possédait politiquement sur le duché de Bretagne qu'un droit de Tuteur appliqué sur son seul enfant lequel était le seul vrai héritier du duché et, en son nom, il n'était que duc ballistre de Bretagne. Un profond désaccord politique opposera en 1229 Pierre Maucler  au jeune roi de France Saint-Louis son parent. Ce désaccord fut emplifié aussi d'un autre désaccord opposant cette fois et le duc de Bretagne et l'Eglise. Pierre Mauclerc sur cela se rapprochera politiquement du roi d'Angleterre, à titre préventif, parent aussi de son enfant, en lui prêtant un hommage vassalique engageant ainsi et sa personne et celle de l'ensemble des grand seigneurs bretons déposant à cette fin, entre les mains du monarque anglais, un grand ensemble des places-fortes de Bretagne obligeant ainsi envers ce monarque et ses états et ses terres seigneuriales. Sur ce fait le roi Louis IX émettra aussitôt une sentence vive et sévère privant son parent de l'ensemble des biens acquis situés hors de Bretagne; le roi d'Angleterre traversera alors la mer afin de lui porter une aide militaire éventuelle. Pierre Mauclers, lequel de force avait engagé envers le roi d'Angleterre l'hommage vassalique de ses grands seigneurs bretons sera, et cela en très grande partie, désavoué personnellement par certains de ces seigneurs dont quelqu'uns aussitôt se dressèrent militairement contre le père de leur jeune duc, cela notamment en faisant renforcer la fortification militaire de leurs propres châteaux; cela fut fait à l'image de ce que fit André de Vitré. Devant cette nouvelle disposition des grand du duché de Bretagne le roi de France envoya en ce pays l'évêque de Paris afin de pouvoir rassurer ses seigneurs en leurs confirmant des aides ou versements financiers pour tous les domages militaires éventuels en cas de conflit aggravé envers leur duc. En contre-partie les grands seigneurs bretons s'engagèrent à recevoir, cela en leur propre seigneurie respectives, les gens de guerre du roi Saint- Louis mais ils promirent aussi de faire hommage vassalique au jeune roi de France engageant ainsi, envers sa personne royale, l'ensemble de leurs biens respectifs, ceux de leurs héritiers aussi, cela probablement en réponse de l'hommage rendu hier par leur duc au roi anglais. Parmi ses grands seigneurs de Bretagne, barons pour certains, il y eu notamment Raoul de Fougères, André de Vitré, Henry d'Avaugour, Geoffroy de Châteaubriant, Gilguin de Dol et Olivier de Coëtquen. Nous voyons très biens ici, dans cet aveu d'hommages rendus, toute l'importance seigneuriale déjà acquise par le seigneur de Coëtquen lequel, sans château et cadet de ses aînés était cependant à ce jour assez puissant seigneur pour rendre lui aussi, à leurs côtés, l'hommage vassalique au roi Saint-Louis. Voici l'aveu personne d'Olivier de Coëtquen, aveu qu'il fit rédigé en 1230) : Excellentissimo Domino suo Ludovico Dei gratia Regi Franciae Oliverius de Quoiquen miles, salutem et paratam ad ipsius beneplacita voluntatem. Excellentiam vestram scire volumus, quod nos et terram nostram, et feoda nostra ubicumque sint, subjecimus vestrae potestati et ditioni. Et promittimus bona side, quod vobis, sicut Domino nostro obediemus per omnia pro posse nostre; salva fidelitate haeredis Britanniae, quando legitimam pervenerit ad aetatem, et ad vos redierit , et de feodis Britanniae vobis fideliter servierit. Et ad hoc tenendum fideliter et servandum tenemur per sacramentum corporale. Quod ut ratum et stabile, praesentes litteras sigillo roboratas vobis mittimus in testimonium et munimen. Datum die Veneris proxima ante Purificationem Beatae Mariae Virginis.Anno gratiae millesimo ducentesimo trigesimo. Traduction : Son excellence seigneur Louis par la Grace de Dieu Roi de France, Olivier de Coëtquen chevalier, Salutation et près à faire le bon plaisir de votre volonté. Nous voulons que votre excellence sache que nous et notre terre, et tous nos droits, partout où ils se trouvent, relèvent de votre puissance et de votre juridiction. Et nous promettons de notre côté qu'à vous, notre seigneur, nous vous obéirons en toutes choses et de toute notre volonté; mes heritiers fidèles à la Bretagne, quant ils seront en âge légitime, seront vers vous, comme sujets bretons, fidèles à vous servir et à cela nous serons tenus fidélement de le maintenir par serment corporel. Que cela soit reconnu être immuable, par cette lettre présente renforcée de notre sceau que nous vous envoyons en témoingnage pour renforcer. Donné le Vendredi avant la prochaine Purification de la Bienheureuse Marie. Anné de Grace mil deux cent trente.  

                                                                   

    XVI siècle. Les seigneurs de Coëtquen, seigneurs de Lanvallay-Tressaint

     Les seigneurs de Coëtquen entreront aussi en possession de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint quant celle-ci fut probablement soit vendue ou soit rétrocédée à François de Coëtquen, seigneur et époux de Françoise de Malestroit. En effet, dans la première moitié du XVI siècle, vers 1530, la seigneurie de Lanvallay-Tressaint était le bien personnel, puisque bien hérité, de Marguerite de Rohan-Guéméné celle là même qui avait pris pour époux Louis de Malestroit seigneur de Pontcalleuc. Parent ou cousin proche de Françoise de Malestroit, marquise de Couesquen, Louis de Malestroit de Pontcalleuc et son épouse, la dite Marguerite de Rohan-Guéméné, ne transmettront à leurs deux enfants héritiers que la seule seigneurie de Pontcalleuc celle-ci ayant été héritée par Louis de Malestroit lui même. En effet leurs enfants héritiers à tous deux jamais ne seront possesseurs, et cela l'un comme l'autre, de l'héritage personnel de leur mère Marguerite à savoir la dite seigneurie de Lanvallay-Tressaint. Pourquoi cela ? La seigneurie de Lanvallay-Tressaint, que l'on dit avoir été fondue dans la famille seigneuriale de Coêtquen, fut donc très probablement soit cédée soit vendue à ce même moment, c'est à dire vers 1530. Cela  se fit probablement suite à un accord passé ou établit entre le dit Louis de Malestroit (et son épouse Marguerite de Guéméné-Rohan) et la dite Françoise de Malestroit sa parente supposée, à savoir la propre épouse du marquis de Coëtquen. Ainsi la maison de Coëtquen, au XVI siècle, entra-elle en possession de la seigneurie de "Lanvallay-Tressaint". Plus tard, à la veille de la Révolution Française, le marquis de Duras, époux de l'héritière de Coëtquen, sera ainsi à son tour possesseur, et cela en autre, de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint, seigneurie relevant des biens de son épouse qu'il vendra ensuite au marquis Baude de Vieuville. Le marquis de Duras vendra ainsi l'ensemble des biens venus de son épouse, à partir de 1746, à savoir :la baronnie de Vauruffier qu'il vendra en 1750 à Louis-René de Caradeuc de la Chalotais; la seigneurie de Coëtquen, très probablement accompagnée de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint qu'il vendra en 1746 à Estienne Baude de Vieuville, marquis de Châteauneuf; et enfin en 1787 la Baronnie de Combourg sera elle aussi à son tour vendue et cela au comte René-Auguste de Châteaubriant lequel fera grandement modifier le château de cette baronnie puisque la porte d'entrée de ce manoir se trouve être toujours surmontée aujourd'hui de ses Armoiries familiales. Ouvrir l'arbre de généalogie ci-dessous et reprendre aussi l'arbre de généalogie des seigneurs de Lanvallei.  Télécharger « Généalogie des seigneurs de Coëtquen et transmission aussi de la seigneurie de Lanvallay-Tressaint aux seigneurs de Coëtquen»

     

    Contestation de la naissance du "Marquisat" de Coëtquen

     En juin de l'année 1575 Jehan de Coëtquen, époux de Phelippes d'Acigné, voit ses terres et seigneuries de Coëtquen érigées en marquisat. Prenant ombrage de cette toute nouvelle puissance seigneuriale, assise au plus près de sa propre seigneurie et en sa seigneurie aussi, le seigneur de Laval, alors marquis de Châteauneuf, émis aussitôt une contestation rédigée au roi le 15/11/1575 afin de pouvoir contredire cette "soudaine élévation seigneuriale". Trois mois passèrent pendant lesquels Henry III dû très probablement étudier attentivement cette demande et, dans la continuité de sa réflection, un courrier du roi, rédigé le 23/02/1576, courrier adressé au seigneur de Châteauneuf, confirmait à ce dernier que le tout nouveau marquisat de Coëtquen érigé ne concernait nullement les terres que cette famille seigneuriale pouvait pousséder assises en sa propre seigneurie de Chateauneuf. Voici ci-dessous cette lettre de contestation émise par Guy de Rieux, seigneur de Châteauneuf et propre cousin par son épouse de Jean V de Coëtquen, contestation émise au Roi à l'encontre du ditt Jean V de Coëtquen mais avant voici toute de suite la lettre laquelle, écrite à la demande d'Henry III, érigeait la seigneurie de Coëtquen en marquisat et laquelle lettre fut à l'origine même de la dite réclamation du seigneur de Châteauneuf, lui même seigneur, et cela par droit de prééminence vassalique bien sur, du Marquis de Coëtquen, marquis nouvellement nommé par le roi :

    Henry, par la Grace de Dieu, Roy de France et de Pollonge à tous presens et advenir, salut. Comme l'estat de cestuy nostre royaume s'est maintenu en son entier principallement par le moyen et ayde de la noblesse, aussi nos prédécesseurs Roys, non seullement ont eu esgard d'entretenir et conserver les nobles de leur royaume, en leurs droietz, dignitez et prérogatives, amis aussi, selon qu'ils ont congneu iceux bien meriter d'eux et de leur couronne, ont pensé de les eslever en biens et honneurs; pour, par ce moien, accroistre leur bonne affection et augmenter leur desir de s'emploier pour la chose publique; Ce qu'à l'imitation de nos dit prédécesseurs désirans continuer et pratiquer envers les dits nobles, lesquels depuis le temps qu'il a pleu à Dieu nous appeler à ceste couronne nous avons cogneu s'en estre renduz dignes. Scavoir faisons que nous bien advertiz des bons et recommandables services que nous et nos prédécesseurs avons successivement receuz de nostre amé et féal Jehan , Sires de Coasquen, Seigneur du dit lieu, Chevalier de notre Ordre, Baron de Combour, Vicomte du Rougé, Seigneur d'Ussel, de Vauruffier, Laforayge Mesange, la Houssaye, le Marchez, et de ceulx de sa maison et semblablement de celle d'Acigné dont est yssue dame Philippe d'Acigné, sa femme. Et que leurs prédécesseurs de Couasquen ont toujours esté honorez des plus grandes charges et estats de nos pais et duché de Bretagne sous l'obéissance des Ducs dudit pais, comme es estatz de mareschaulx, gouverneurs et grands-maîtres d'icelluy pais ayant eu la conduicte et faict levée de gens de guerre pour le secours des dits Ducs et mesme le dit Seigneur de Couasquen qui s'y est vertueusement et fidellement employé en tant d'occasions qui s'en sont présentées, soit en batailles qui ont esté données assaux et princes de villes que aultres emploictz de guerres, aiant tant en cela qu'en plusieurs aultres manières assez démonstré et faict paraistre combien il est amateur et zélateur du bien de nostre dict service, au moien de quoy, il mérite d'estre recongneu et rémunéré de tiltre, d'honneur et quallité consigne et correspondant à sa vertu, et qui servant d'exemple à sa postérité, l'induise et provocque à ensuivre et imiter ses vestiges, deuement certifiez : comme la dicte terre et seigneurie de Couasquen dont il porte le nom et qui est de tout temps et antiquité tenue en tiltre de chastellenye; est de belle et grande estendue, décorée d'un beau château et bonne ville se consistant en foretz, estangs, moullins, dommaines, heritages, hommes subjectz et vassaux, avec tout droictz de justice sur dix-huit paroisses, droict de patronnage et de fondation de plusieurs églises, abbayes et monastaires et plusieurs beaux droictz, de coustumes sur les portz et havres de Mordreu. Lymel et infiniz aultres comme de foires et marchez en la dite ville de Couasquen tellement que ycelle terre de Couasquen avec la susdite Baronnie de Combourg en laquelle il y a quatre chastellenyes : scavoir Boullet, Guodeheust, Gaugueray, Mallestroict et seigneuries de Triendhin, seigneurie de Vauruffier a ornée d'une belle et antienne maison et où sont plusieurs hommes, vassaux et subjectz et vicomté de Royé, pareillement douée de beaux et grans dommaines et subjectz qui sont proches et joignantes quasy les unes aux autres et la pluspart desquelles sont tenues et mouvantes de nous en foy et hommage, y joinctes et unyes, et leurs appartenances et déppendances, feraient une belle terre digne d'estre décorée du nom et tiltre Marquisat et suffisantes pour entretenir son nom et tiltres de marquis ainsi qu'il appartient, et lequel marquisat pourroit estre décoré en ses membres de beaux et honorables tiltres de Baronnie, Comté et Vicomté. Pour ces causes et aultres bonnes et grandes considérations, avons, de notre propre mouvement, certaine science, plaine puissance et auctorité royale, créé et érigé, créons et érigeons par ces présentes en droict et tiltre de Baronnie la dicte terre et seigneurie de Vauruffier, et celle de Combourg qui soulloit estre baronnie en droict et en tiltre de Comté ayant icelles baronnie de Vauruffier, Vicomté de Rogé et Comté de Combourg leurs appartenances et déppendances unyes, jonctes et incorporées, joignons, unyssons et incorporons par les dites présentes à la dicte terre et seigneurie de Couasquen; Et icelle terre et seigneurie de Cousaquen, appartenances et déppendances érigé et érigeons en nom et tiltre et qualité de Marquisat et le dict seigneur de Couasquen décoré et décorons dudit tiltre de Marquis pour en jouir par luy et ses enffans masles et les masles descendans des masles selon l'ordre des progénitures audict tiltre de Marquisat à une seulle foy et hommage à nous et nos successeurs à cause de nostre Duché de Bretagne. Et ycelluy tiltre et honneur de marquis avoir tenir et posséder avec touz les droictz, prérogatives, prééminences tant en paix que guerre, en jugement et dehors; armoyries, écussons et enseignes et en toutes assemblées que les aultres marquis de ce royaume ont accoustumé de se trouver. A la charge que les masles jouyissant dudict marquisat seront tenuz d'appaner et doter les filles, selon l'estat et dignité de la maison. Et sans que la présente érection le droict de succéder ès dictes terres soit innové et changé à la charge aussi de garder par les successeurs et herres dudict Sire de Couasquen les coustumes des lieux où les héritages sont assis. Et de nous faire et porter par ledict Couasquen ses dicts hoirs et successeurs et descendans masles une seulle foy et hommage pout toutes les dictes terres, en ce qui est tenu de nous. Et tant que la ligne masculine durera, laquelle défaillant et les dictes terres et seigneuries tumbant par succession en mains de fille ou filles, lesdicts titres de dignité de Conte et Marquis seront et demeureront estainctz et suppriméz et abolliz. Et lesquels dès à présent comme dès lors et dès lors dès à présent, nous avons supprimé et supprimons, abolly et abolissons pour lesdicts Conté et Marquisat retournées en elur première quallité de baronnie et chastellenye estre tenuest et possédées et demourer aux filles à qui elles appartiendront comme leurs propres héritages à elles escheuz et donnez par la succession de leurs prédécesseurs. Nonobstant l'édict faict par deffunct de bonne et louable mémoire nostre très-cher seigneur et frère le Roy décédé, que Dieu absolve ! ou moys de juillet 1566. Auquel, en faveur du dict Couesquen et de ce que dessus, nous avons dérogéet dérogeons et à la dérogance de la dérogance y contenue pour ceste fois seulement et sans tirer à conséquence plus avant. Parce que autrement et sans ladicte dérogance lecit seigneur de Couasquen n'eust voullu prendre aucunement ny accepter nos présents honneurs, quallités, grâces, liberallités : voulant et entendant que tous ses vassaux et subjects recongnaissent en ceste quallité de marquis et quand le cas escherra, luy facent et prestent et à ses dicts sucesseurs les foy, hommage et autres recongnaissances, baillent adveux et denombrements, facent et paient les devoirs selon la nature des terres qu'ils tiennent de luy tiltres et quallité de Marquisat de Couesquen. Voullons aussi et entendonsque la justice y soit doresnavant administrée ès officiers en icelle instituez soubz le seul nom et auctorité de Marquisat de Couesquen, à la charge que toutes les causes qui seront intentées cy-après, tant à cause ducut marquisat qu'entre les subjects et vassaux d'icelluy, ressortiront par devant le bailly séneschal ou autre juge royal au ressort duquel la dicte terre de Couasquen est scituée, ainsi qu'elles avaient accoustumée, sans aulcune mutation de jurisdiction. Et générallement joir par ledict Seigneur de Couesquen de laducte dignité et prééminence de Marquis, tout ainsi qu'en joissent les aultres marquis de nostre royaume. Si donnons en mandement à nos amez féauls les gens tenans nostre Cours de parlement, chambre de nos comptes de Bretaigne. Et à touz nos autres justiciers et officiers et à chacun d'eulx, si comme lui appartiendra, que de nostre présente érection et réation didit Marquisat de Couesquen et de tout le contenu cy dessus, ils laissent ledict Couesquen Marquis susdicts, ses hoirs males, siccesseurs légitimes, vassaux et subjectz entretiennent, gardent, observent, fecent de point en point entretenir, garder et observer cessant et faisant cesser tous troubles et empeschements à ce contraire. Nonobstant, comme dict est , le dict esdict faict par deffunct notre dict seigneur et frère au mois de juillet 1566. Et quelconques ordonnances et restricitons, mandements, desdictz et deffens à ce contraires à quoy nous avons pour les considérations susdcites, dérogé et dérogeons et à la dérogance de la dérigance y contenue par ces dictes présentes signées de nostre main. Et affin que ce soit chose ferme et stable à touiours, nous avons faict mettre et apposer notre scel à icelles présentes, sauf en aultres choses nostre droict et l'aultruy en toutes. Donné à Paris au moys de juin, l'an de grâce 1575 et de nsotre règne le 2ème. Signé : Henry. le 10 octobre 1576. Lettre extraite des registres du Parlement : Veu par la Court les lettres patentes du Roy données à Paris au moys de juign mil cinq cens soixante-quinze signées Henry et sur le replis par le Roy de Neuville et scellées de cyre verte à lacs de soye obtenues par Jan sire de Couasquen par lesquelles et pour les causes y contenues, le Roy crée et érigeen tiltre de baronnye la terre du Vaurufyer, celle de Combour en droict et tiltre de Comté et unist icelle baronnye de Vaurufyer la vicomté de Rogé et comté de Combour et les joincts et incorpore à la terre et seigneurye de Couesquen, laquelle il erige ses apartenances en nom tiltre et qualité de Marquisat et décore ledict sieur de Couasquen du tiltre de Marquis, pour en jouir par lui et ses enfants masles et les masles dessendantz des masles, selon d'ordre de progéniture audict tiltre de Marquisat à une seule foy et hommage au Roy à cause de sa duché de Bretaigne et icelluy tiltre de Marquis avoir, tenir et poséder avec tous les droictz, prérogatives et prééminences mentionnées es dictes lettres et aux charges y contenues. La requeste présentée en la Court par le dict sieur de Couasquen par laquelle requeroict la lecture et publications dedcites lettres. Arrest de la dicte Court du 16ème aougst 1575 portant ordonnance de proclamer les dictes lettres aux paroisses et marchez prochains des lieux sont sittuez les terres mentionnées en icelles et renvoy de l'oposition formée par le sieur de Châteauneuf et toutes les aultres si aucunes se trouvaient par devant les juges de Rennes pour icelles mises en estat de juger et le tout rapportéen la dicte Court, y estre faict droict ainsi qu'il appartient droict et procès-verbaulx des dictes proclamations et bannyes des 1er, 3ème et 7ème de septembre et 5ème de novembre 1575. Certifications d'icelles du 24ème du moys de novembre oposition fromée par le comte de Laval et sieuyr de Châteauneuf au siège de Rennes le 15me du mesme moys de novembre. Moyens et escriptures fournies par les sieurs de châteauneuf et de Couesquen. Sentence des juges de Rennes du 17 janvier dernier par laquelle ils auroient ordonnés que les dictes partyes se pourvoiroient en la Court, suyvant l'arrest d'icelles, aultres et secondes lettres obtenues par le dict Couesquen, le 23me de février aussi dernier, par lesquelles, du consentement de l'impétrant d'icelles, le Roy déclare que en faisant la dicte création et érection de marquisat il n'entend comprendre la part de la dicte Seigneurye de Couesquen qui est située et assises terres et seigneurie de la Bellière chasteuneuf et la Bellière. Ains l'en distraict esclipse et excepte et icelle remet en son premier estat et quallité, la dicte érection de Marquisat sortissant au résidu son effect pour la ville, château et chastellenye de Couasquen sittuées au proche fieff du Roy, accompagnée de la dicte baronnye ou chastallenye de Combour érigé en Comté par lesdictes lettres leurs appartenances et dépendances. Arrest de la dicte Court du 9me d'avril 1576 par lequel est ordonné que lesdicts lettres et déclaration seront communicquées au sieur Laval et que les partyes seroient ouyes tant sur les dictes lettres que sur l'opposition formée par le dict sieur Laval contre les lettres de l'érection du dict marquisat le 15 nov. dernier, escriptures, faictz et moyens du dict conte de Laval et aultres fournies par ledict sieur de Couasquen par lesquelles il déclare, entre aultres choses, qu'il n'entend comprendre soubz son dict marquisat de Vauruffier et de Rougé;lesquelles il recognaist tenir du dict Comte de Laval, veult et entend lui faire les obéissances et redevances accoustumées, comme aussi il consent la terre du Boullet dépendante de la seigneurye de Combour estre distraicte et qu'elle ne soict aucunement comprinse en la dcite errection de marquisat; mesme ne veult aucunement préjudicier aux droictz du dict oposant, n'y entreprendre sur la grandeur, dignité et auctorité et tiltres d'honneur quy luy sont deuz et appartiennent justement, mays entend le respecter et luy defférer tousiours et en toutz lieux : Arrest de la dcite Court du 21 mars dernier par lequel elle auroict joinct l'incident formé sur les dictes secondes lettres, entre les dictz sieurs de châteauneuf et de Couasquen, à l'instence d'opposition entre eux pendante pour y faire droict conjoinctement ou séparément ainsi que de raison: Acte de comparution par devant certain conseiller et commissaire de la dicte Court du 16me aougst, an présent, par lequel les dictz Comte de Laval et sieur de Couasquen auroient été sur leurs requestes fins et conclusions appoinctez à produire, pour leurs estre faict droict et procéder. Certaine déclaration faicte par Maistre Michel Dugué, procureur de DamePhilippe d'Acigné, femme compaigne espouse du dict de Couasquen, qu'il veult et consent pour la dcite dame que la terre et seigneurye de Combour à elle appartenance soict unye et incorporée audict marquisat de Couesquen, anciens adveuz , mandements, tiltres et actes produictz par les dictes partyes. Et tout ce que a esté mys par devers la dicte Court. Requestes présentées par les dicts sieur de Laval et de Chasteauneuf tendant à ce que l'instruction et jugement du dcit procès fesut renvoyé en la Chambre my partye ordonnée par l'édict de passification. Aultre requeste dudict sieur de Couasquen par laquelle il requeroict qu'il pleust à la dicte Court lui faire droict sur la vérification de ses dictes lettres et ordonner qu'il jouira du bénéfice des dictes lettres du jour de l'impétration d'icelles; les dictes requestes mises au sacpar ordonnance de la dicte Court, conclusion du procureur général du Roy auquel le tout auroict esté communiqué et tout considéré : la dicte Court a ordonné et ordonne que les dictes lettres seront leües, publiées et enregistrées pour en jouir en l'impénétrant d'icelles aux charges y contenues pour le regard des terres tenues et rellevantes nuement du Roy seullement; et du jour de la présentation d'icelles lettres, sans préjudice touttefois des oppositions formées par le dictz Comte de Laval et sieur de Chasteauneuf tant en son nom que comme garde naturel de damoyselle Marie de Rieulx, sa fille, Dame de la Bellière. Incidents pendants entre les dictes partyes, requestes, demandes, fins et conclusions respectivement prinses par leurs escriptures, sur lesquelles les dictes partyes se pourvoiront ou et ainsy qu'il appartiendra...Et cependant ne sera aucune chose altérée, innovée ny immuée, au moyen de la dicte errection, des tenues féodales, debvoirs, obéissances et redevances, exercices ou ressort des juridictions, degré, ranc, ordre, presséances et honneurs pour le regard des dictz opposantz oultre la forme et faczon qui a esté tenue et gardée pour la passé. Ains demeura le tout en son premier et ancien estat jusques à ce qu'il soict faict droit sur les dictz oppositons et incidens. Prononcé à la barre de la Court le 10me jour d'octobre 1576

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

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    Bonjour,
    Je m'intéresse depuis longtemps à la famille Coëtquen, et bien sûr je m'interroge sur cet acte de 1295.
    Si à cette date Raoul de Coêtquen confie la tutelle et la curatelle de son fils, c'est qu'il n'était plus en état de régler ses affaires, d'ailleurs je ne retrouve rien sur lui après cette date...
    Qui est ce Renaut de Lanvalay, il ne peut-être qu'un parent très proche des Coëtquen ? (un oncle de coté maternelle peut-être !)
    Avez vous retrouvé une autre "trace" de ce Renaut?
    Toutes mes félicitations pour votre site qui m'a apporté beaucoup dans mes recherches.
    Philippe BACQUER (d'Evran)

     

     

                            Bonjour Philippe,

    Les différentes chartes toutes relatives aux moulins à Bras de Lanvallay (ou les moulins de Brachesac) sont pour nous importantes dans la mesure où elles nous permettent d’obtenir, en autre, un certain nombre d’éclairements sur la famille seigneuriale de Lanvallay dont la présence de certains membres, alors en notre paroisse, est donc attestée par certaines de ces mêmes chartes écrites.

    Ces mêmes chartes, toutes relatives à une même terre et à ses biens, (à savoir les dîmes attachées aux dits moulins de Brachesac), permettent ainsi, toutes réunies par ce même lien, les dits moulins, de relier généalogiquement certains enfants de cette même famille seigneuriale de Lanvallay puisque ces derniers sont cités individuellement d’une même charte à l’autre.                                  Il en va ainsi de Radolfus de Lanvallay lequel est donc cité en 1299 dans la première charte de Brachessac concernant sa famille, ce dernier étant alors déjà décédé, cette même charte nous présentant cette même famille seigneuriale dite de Lanvallay comme étant assise ici même en notre paroisse. Cette charte nous présente également et son épouse Oliva et leur fils à tous deux, nommé Thomas, lequel n’apparaît exclusivement que dans cette seule et unique charte et sans laquelle, et cela pour toujours, il serait entièrement resté inconnu de tous. Il en est de même pour une charte rédigée en 1223 laquelle met en scène, au prieuré du Pont à Dinan, Olivier de Coëtquen fils de Guillaume et petit-fils aussi de Raoul mais aussi et surtout les frères du dit Olivier, à savoir les personnes de Raoul et Thomas, tous trois fils de Denise de Dol. Sans cette  charte, laquelle fut donc rédigée en 1223, en effet l’existence même des frères d’Olivier de Coêtquen, celle deThomas et Raoul ci-dessus, ne nous aurait jamais été rapportée par l’Histoire. Nous voyons ici même, et cela très bien, que ce n’est pas parce qu’il n’existe aucune trace écrite d’un individu que celui-ci n’a pas pu être. Toute proposition, sous forme de supposition bien sur, peut alors être présentée au sein même d’un arbre de généalogie dans le seul but d’apporter un début de réponse à une question posée.

    Ainsi nous apprenons, par la charte rédigée en 1299, le prénom de l’épouse du dit Radolfus de Lanvallay et le fait même qu’il ait eu un fils Thomas, Clerc de son état. Radolphus étant né vers 1220-1230, Oliva étant présentée dans cette charte comme étant veuve de Raoul, en 1299, cette dernière doit être donc née plus tard que son époux, c'est-à-dire vers 1240.

    La seconde charte, rédigée quant à elle en 1295, toujours relative aux moulins de Brachesac, nous présente Renaut de Lanvallay, enfant présumé et de Radolfus et d’Oliva comme étant le Tuteur-Curateur légal de Raoullet de Coetquen, alors enfant encore mineur de Raoul de Coëtquen celui étant probablement âgé puisque son dit fils Raoullet fut placé sous la seule autorité de son parent présumé, Renaut de Lanvallay. Quels pouvaient-êtres les éventuels liens familiaux unissant ces deux familles seigneuriales, liens lesquels ont pu ainsi permettre, et cela à eux seuls, de placer sous la seule responsabilité de Renault de Lanvallay le dit Raoullet de Coëtquen ? Peut-on voir dans le prénom d’Oliva, mère présumée de Renaut, un début de réponse à cette question puisque la transmission d’un même prénom se transmettait souvent de parent à parent lors du baptême d’un même enfant ? Pouvons-nous aussi relier ce même prénom Oliva, celui de la femme de Radulfus de Lanvalaio, au prénom porté par Olivier seigneur de Coëtquen ? Serait-elle une enfant née de l'union d'Olivier et d' Havoise de Coëtquen ou bien leur petite-fille à tous deux, enfant née de l'union réalisée entre Guillaume leur fils et Jeanne de Rostrenen ?. [Reprendre toutefois la lecture du chapitre relatif à la transaction établie en 1219 entre Olivier de Coëtquen et le prieur du prieuré du Pont à Dinan. Cette transaction en effet établit formellement Olivier de Coëtquen comme ayant été, et cela de son vivant, un propriétaire terrien important en la paroisse de Lanvallay. Comment cela se fit-il ? Dit fils de Guillaume et petit-fils de Raoul, certaines informations laisseraient en effet penser aujourd'hui qu'Olivier de Coëtquen pourrait-être le petit-fils de Ralf de Lanvalei, le propre frère de William ou Guillaume 1er de Lanvalei lui même fils attesté d'Alain et Petit-fils attesté aussi d'Henri. Reprendre pour cela également le chapitre consacré aux sires de Coëtquen seigneurs de Lanvallay. Si nous avions ici raison, reprenant toutefois l'idée déjà avancée au XIX siècle par la Comtesse de la motte Rouge, nous aurions alors connaissance des parents d'Alain de Lanvallay celui-là même qui parti combattre en pays Albigeois et celui-là même aussi qui sera à l'origine de l'édification du couvent des frères Prêcheurs à Dinan. Cette ascendance d'Alain hier de nous inconnue nous serait ainsi     révélée ?].

     

    Voir l’arbre de généalogie téléchargeable ci-dessous. (Il faut noter aussi que l’existence même de Raoullet de Coëtquen n’aurait jamais été connue de nous, elle non plus, si cette charte de 1295 n’avait jamais été rédigée).

    Merci très sincèrement pour toute votre attention apportée à ce travail.

    Jean Pierre

     

     

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     Le village de Saint-Piat

     

      Ses Origines, ses seigneurs et son Histoire...

     

    Saint-Piat, ancienne seugneurie

    Le village de Saint-Piat, proche de la Rance, en 1811 et 1844


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     290

    Les Origines religieuses de Saint-Piat

    Originaire d’Italie et né dans le courant du 3ème siècle après J.C., à Bébévent, Saint-Piat fut l'un des Evangélisateurs de la région de Chartres, en France, envoyé vers 290 par Saint-Denis des mains duquel il avait reçu son sacerdoce, à Rome. Convertissant ensuite les païens, dans l’Est de la Gaule Lyonnaise, il sera martyrisé proche de Tournai, décapité en la partie supérieure de son crane par un soldat relevant de Rome. La légende veut qu'avant de mourrir il convertît à la nouvelle religion plus de 30.000 paiens vivant dans cette région du nord de la Gaule, ce qui serait aujourd'hui la Belgique; elle veut aussi qu’il se baissa sitôt éteté par le soldat romain afin de pouvoir ramasser le morceau de son crane tombé à terre; ceci-fait, portant sa demie tête entre ses mains, la légende explique une dernière fois qu'il repris sa marche laquelle devait le mener de Tournai à Arras et cela comme s'il ne s’était rien du tout passé. S'en allant donc sur Arras, ville en laquelle ses pas une dernière fois devaient le porter depuis Tournais, sa mission enfin presque terminée, et tenant toujours entre ses mains la partie de sa tête tranchée il tomba définitivement sur ce sol éloigné de sa terre natale, à Seclin, confiant ainsi son Âme à Celui qu'il avait avec tant de ferveur servit. Son sarcophage, formé d'une grande pierre presque noire et taillée en forme de lame se trouve toujours aujourd'hui en cette ville du Nord de la France et à l'intérieur même du dessous du transept de l'actuelle Collégiale Saint-Piat de cette ville, dans la cripte primitive édifiée par Saint-Eloi quand celui-ci fit édifier la basilique originelle. Une ville de Normandie, dans l'arrondissement de Chartes, fut fondée bien des années après, par l’évêché de Chartres et cela en son souvenir ; elle s’appelle aujourd’hui comme elle s'appelait déjà hier, St-Piat. Qu’en est-il alors de notre ancien bourg breton nommé lui aussi St-Piat ? Quel est exactement son origine patronymique quant à lui et quand ce village, notre village aussi, a t-il été fondé ?                                                                                                                      Le village de Saint-Piat forme aujourd’hui, avec les villages de Tressaint et de Saint-Solen, la commune de Lanvallay. Rattaché depuis le XIX siècle à notre commune de Lanvallay ce village a été pendant plusieurs siècles une terre relevant de la paroisse de Pleudihen sans pour autant avoir eu avec cette dernière une seule frontière commune. Coin enfoncé en notre paroisse, depuis les temps les plus anciens, elle fut échangée et ainsi cédée à notre commune le 08/06/1817.

     

    Saint-Piat, ancienne seugneurie

         La Lame tumulaire de Saint-Piat à Seclin; sa tête coupée est surmontée de la Main de Dieu

     

     

    1133 - 1701

    Les sires Hubert de la Massuë, les 1er seigneurs de Saint-Piat

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armoiries de la 1ère famille seigneuriale de Saint-Piat: "les Hubert de la Massuë"                     D'Argent à trois fasces immolées de Gueules = D'Argent à trois Jumelles de Gueules en Fasce

    Devise : Ecclesia Insignis et armis =  le Bras de l'Eglise

     

    La famille seigneuriale des Hubert de la Massuë, au XVII siècle, est toujours implantée seigneurialement par ses terres dites de Guguen, en l'actuelle région d'Ille et Vilaine, près de Rennes, mais aussi en notre village de Saint-Piat, village proche de Rennes lui aussi et séparé de la dite terre de Guguen de 35km (il faut donc noter au 15ème siècle, en la présence proche de Meillac, paroisse relevant alors de la seigneurie de Combourg, d'une châtellenie nommée de la Massue. Située à 16km au sud-est de Dol, elle est proche de la ville de Rennes, à 47km environ. Dans son environnement proche se trouvent la ville d'Epiniac à 8km, la ville de la Boussac à 8km, Trans la Forêt à 8km, Bazouges-la-Perouges à 9km ou Combourg à 8 km seulement. Ce fait est troublant d'être su dans la mesure ou les Armoiries de la famille seigneuriale de Beaufort, famille originaire de la terre de Plerguer, terre située à environ 19km de celles de la Massuë,  près de Combourg elle aussi, maison unie par alliance à la maison segnueriale de Châteaubriant avait, pour Armes dans leurs Armoiries également, les mêmes éléments que ceux composant les Armoiries des seigneurs de la Massuë de Saint-Piat, les mêmes Armoiries que celles ci-dessus. Pourquoi cela ? C'est de cette terre dite de la Massuë que seront originaires les 1er seigneurs dits de la Massuë, terre possédant droit de Haute, Moyenne et Basse justice, terre transmise par affiliation au sein même de cette famille jusqu'à la fin du XVII siècle. Au XI siècle, en 1099, l'église parroissiale de Guguen sera offerte au prieuré de Combourg et c'est sur les terres proches de Guguen que grandiront les seigneurs de Langan, alors grands bienfaiteurs de ce même prieuré.), trouve très probablement son origine patronymique en l'évêque de Rennes, Hubert de la Massue, à qui l'on prête à tors ou à raison, pour lieu de sa naissance présumée, en 1133, notre village de Saint-Piat. Evêque de Rennes en fonction entre 1184 et le 10/12/1198, jour qui fut celui de sa mort (Herbertus D.G. Redonensis Episcopus, premier seigneur de la Massuë puisque le premier à être cité par les pages de l'Histoire semble cependant être, pour d'autres historiens, originaire de la région du Mans. Béatifié "Bien-Heureux" par l'église, cela au lendemain de sa mort survenue en 1198, son rôle d'évesque de Rennes, exercé pendant plus de 14 longues années et son souvenir également restent tous deux entachés eux aussi de plusieurs miracles dont la résurection d'un enfant mort écrasé par un lourd charriot transportant de la pierre, certains de ses faits et gestes ayant étés rapportés dans la Nécrologie écrite de Saint-Pierre de Rennes; Dom Morice le cite aussi en ses preuves I colonnes 602 - 699 - 706 - 709 - 720 - 721 - 725 et 726.                                                              En 1186, au lendemain de la mort à Paris du duc de Bretagne Geoffrey Plantagenest, fils d'Henry II roi d'Angleterre, frère des  futurs rois Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre mais époux, et cela avant toute chose, de Constance de Bretagne enfant héritière du duc Conan IV, Henry II d'Angleterre revint en Bretagne afin de forcer la veuve de feu Geoffrey son fils à un remariage qu'il choisi d'office de réaliser avec Ranulf ou Raoul de Chester. Ce monarque décédant en 1189 la  Bretagne chassera Raoul de Chester profitant pour cela de l'absence du roi Richard parti en Palestine. Durant ces quelques années de paix retrouvée le duché de Bretagne proclamera comme héritier de son duché le prince Arthur, fils de la Duchesse Constance né de son union avec le dit Geoffrey Plantagenest, neveu de Richard d'Angleterre; les grands barons de Bretagne pour ce faire tiendront avec les évesques une assemblée à Saint-Malo de Beignon, proche de Malestroit, et parmi ces derniers sera présent en personne Herbert ou Hubert de la Massuë alors évesque de Rennes Se tirèrent les barons et les prélats devers ledit Arthur, qui lors séjournoit à Saint-Maclou de Beignon, et entre les autres Herbert evesque de Rennes, Alain comte de Penthièvre et de Goëlo, Guihomar et Hervé de Léon, André de Vitré, Geoffroi de Fougères, Alain de Rohan le Jeune, Juhel de Mayenne seigneur de Dinan, Guillaume de Louhéac, Geoffroi de Chasteaubriant, Péan de Malestroit, Amauri de Montfort, Alain et Philippe de Châteaugiron, Guillaume d la Guerche ainsi que les évesques de Nantes, de Vannes et de Saint-Brieuc lesquels aussitôt prétèrent foi à leur jeune duc. De retour de sa Saint-Croisade le roi Richard, apprenant cela, accourut en Bretagne très mécontent d'avoir été ainsi écarté  se prétendant être toujours héritier de son frère son neveu Artur étant encore un enfant mineur; il fit prisonnière la duchesse Constance lors d'une entrevue organisée en le château de Pontorson et l'a fit  retenir prisonnière en ce château de Normandie par le propre mari de Constance, à savoir le dit Raoul de Chester. L'évesque de Rennes, Herbert Hubert de la Massuë, sera dans la continuité de cette emprisonnement délégué par les grands du duché de Bretagne afin de "négocier" avec Richard les conditions de la libéralisation de leur duchesse), chancelier du duc Plantagenêt Geoffroy de Bretagne et de son épouse Constance de Bretagne aussi,  participeant à ce titre aux Assises de ce prince, il sera l'une des pièces maitresses de l'échiquier du duché de Bretagne de leur vivant à tous deux remplacé qu'il sera, sur le siège épiscopal de Rennes, en 1199, par Pierre de Dinan. Entré chez les Cisterciens probablement très jeune, issu donc d'une famille tout aussi probablement et déjà seigneuriale et déjà ancienne, il sera nommé 1er prieur de Clermont, près de Laval avant de devenir abbé de Fontaines les Blanches dans le diocèse de Tours. Louis Hubert de la Massuë , l'un de ses descendants, sera plus tard déclaré et maintenu noble d'extraction par un arrêt rendu par la Chambre de Réformation, le 18/02/1669, au rapport de Maître de Lopriac; la famille Hubert de la Massue dans son ensemble quant à elle sera reconnue et maintenue noble d'extraction à son tour le 05/01/1674.

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Le Manoir de Saint-Piat en Lanvallay

    Le Manoir de Lanvallay, hier bien seigneurial de la famille de Louis Hubert de la Massue. La porte à double ceintre est un élément architectural propre au 17ème siècle. La construction de ce manoir correspond, dans son architecture, à la première citation des seigneurs de Saint-Piat et cela au travers de Louis et François Hubert de la Massue lesquels seront cités en 1661. Famille seigneuriale présente en Saint-Piat dès 1598 Louis Hubert de la Massue, né au mois de Mars 1640, fut dit être, de son vivant, seigneur de la Massue et seigneur de Saint-Piat aussi. Ce logis du XVII siècle, représenté par une esquise dessinée en 1941 par le vicomte Henry de la Messelière, historien, lorsque celui-ci écrira son ouvrage lequel sera consacré aux manoirs bretons des Côtes du Nord fut, et cela depuis la réalisation de ce même dessin, depuis grandement modifié dans certaines de ses ouvertures même si les 2 portes en plein ceintre, positionnées à droite, sont toujours présentes la partie la plus modifiée étant le grand corps situé sur la gauche de cet ensemble comprenant alors une porte en plein cintre aujourd'hui remplacée ou effacée et de nouvelles ouvertures de fenêtres réalisées depuis. Hier domaine seigneurial ce bâti, dans son actuel ensemble, est aujourd'hui un élément parmi d'autres formant tous une immense exploitation agricole; le partie droite du manoir, laquelle fut donc très fortement modifiée, est aujourd'hui la maison d'habitation du l'exploitant de cette ferme la partie gauche originelle du manoir étant devenue, quant à elle, une simple et vulgaire dépendance de l'actuelle ferme.

     

    Les premiers seigneurs Hubert de la Massuë


    Petit et ancien village situé sur l'ancienne voie gallo-romaine unissant au temps de Rome la ville antique de Rennes à Aleth (la cité Aleth, située à l'embouchure de la Rance, sur un promontoire rocheux, est à l'origine même de la ville de Saint-Malo; se dresse aujourd'hui sur ce très ancien territoire l'actuelle ville de Saint-Servan), via hier l'ancienne seigneurie de Châteuneuf de la Noë, seigneurie située proche de Saint-Malo, le village de Saint-Piat est cité dès le 16ème siècle  et possédait, à ce moment précis de son histoire, avec ses titres de seigneurie bien sur, une haute, moyenne et basse justice et sa famille seigneuriale était alors la famille d’Hubert de la Massüe cette dernière étant déjà présente sur les marches de notre Histoire dès l’enlèvement par le roi Richard d’Angleterre de la duchesse Constante de Bretagne, celle là même qui fut la mère du jeune duc assassiné Arthur de Bretagne. La famille Hubert de la Massüe est représentée dès 1186 par l’évêque de Rennes puisque celui-ci se verra cette même année, et cela par les grands barons de Bretagne, ni plus ni moins que la "Négociation" avec le roi Richard Coeur de Lion de la libéralisation de Constance que Richard, son propre beau-frère, avait fait enlever sitôt le décès de Geoffroy de Bretagne, son frère, celui-ci s'étant uni à la dite Constance. Peu de temps après, en 1186, année en laquelle meurt à Paris Geoffroy Plantagenet (duc de Bretagne par son mariage avec Constance, fille de Conan IV duc de Bretagne, Geoffroy de Plantagenêt dit aussi de Bretagne s'était momentanément réfugié à la Cour de Paris auprès d u roi de France Philippe Auguste après qu'il se soit soulevé contre son père Henry II d'Angleterre lequel lui refusait toute autonomie gouvernementale en son duché. Philippe le recevra avec tous les honneurs dûs à son rang et lui organisera, le 19/08/1186, un tournoi à Paris en lequel malheureusement Geoffroy trouvera la mort. Il avait alors tout juste 27 ans.), l'évêque Herbert de la Massüe sera aussi chargé de présider les funérailles de ce jeune duc de Bretagne le faisant ainsi inhumer en la Cathédrale de Paris après avoir été présent à ses côtés quand ce jeune prince décidera de la tenue de l'Assise portant son nom (Herbertus semble avoir été à l'origine même de l'appelation de sa famille associant à son nom l'appelation de sa terre dite de la Massuë; peut-on voir au travers de la forme écrite de Hubert la déformation orthographique  laquelle très tôt a dû transformé  le nom d'Herbert en le nom d'Hubert ? Il faut ici repréciser le fait que le village ou la seigneurie de Saint-Piat ne seront cités pour la première fois que dans la seconde moitié du 16ème siècle; rien ne permet donc aujourd'hui de dire que le dit Evêque de Rennes, Herbert de la Massüe, était déjà possesseur de cette même seigneurie de Saint-Piat en cette même année 1186. De retour en son évêché, à Rennes, l'évesque Herbert ou Hubert de la Massüe entreprendra des travaux en sa cathédrale qu'il fera partiellement reprendre; cité Bienheureux le 10/12/1198, il meurt en cette même année). Cette famille seigneuriale est donc l’une des plus anciennes de notre région et elle a possédé, et cela très tard, certains droits particuliers dont notamment, avec le roi, le droit de Quintaine elle aussi, ce droit chez nous étant plus connu aujourd’hui sous l’appellation du Saut du Poissonnier ou saut du Prisonnier (Le droit de Quintaine était un droit de jeu toujours imposé par le seigneur du lieu, en principe une fois l’an et sur certains de ses vassaux lesquels, souvent, étaient les jeunes mariés. Ce jeu pouvait toutefois être quelques fois imposé aussi à certaines corporations professionnelles comme celles des bouchers par exemple, meuniers, pécheurs ou poissonniers ces deux derniers pratiquant quant à eux la Quintaine à l’eau lequel jeu consistait alors, debout à bord d’une barque, de battre un pieu planté fortement dans l’eau ou bien sur sa berge. Toutefois ce jeu restait bel et bien un impôt, ou une redevance, puisqu’il était toujours accompagné d’un versement numéraire ou en nature obligatoire, une sorte de contribution laquelle alors était versée soit par le couple de jeunes mariés soit par l’artisan et pour ce dernier toujours en fonction de son métier et de ses revenus professionnels. Pratiquée au 15ème siècle, la Quintaine perdura jusqu’au 18ème siècle mais sous des formes différentes et cela pour une même époque ; elle était donc propre à chaque région et propre aussi à la classe sociale telle la Quintaine dite de Chevaliers ou la Quintaine dite de Devoir que l’on rencontrait aussi chez les gens manipulant la plume. La plus courante restait la Quintaine roturière laquelle ici est citée cette dernière permettant souvent, lors de son application, le rachat par les meuniers, bouchers, poissonniers ou autre de reconduire leur franchise respectives ; pour les jeunes mariés, si la Quintaine était perdue, le jeune couple devait alors redevance et apres que chacun nouveau marié a couru et rompu sa lance, il doibt saillir de l’eau et est quitte de tout debvoir d’avoine pourvu que sa femme présente au seigneur baron d’Ancenis un bouquer de fleurs avec un baiser, s’il le désire, son mari estant soubs l’eau. En cas de refus de ce baiser le couple devait alors plusieurs boisseaux de froments. Les Jeux de la Renaissance de Philippe Aries et Jean Claude Margolin. 1982. Il ne faut pas oublier que pendant tout le moyen-âge, et beaucoup plus tard aussi, dans les villes franches et bourgeoises telles Liège ou Dinan, les corporations professionnelles ont détenu un réel pouvoir économique. Ainsi Dinan, ville financièrement très tôt émancipée de ses propres seigneurs, possédait tout un ensemble de corporations professionnelles lesquelles étaient toutes très bien représentées par leurs propres membres respectifs. Ainsi en l'église de Saint-Sauveur de Dinan chaque corporation possédait sa propre chapelle et son propre Saint-Patron et cela à l'image des métiers de la toile à Dinan cette ville ayant été très tôt reconnue dans toutes ses activités liées à la draperie. Reprendre à la rubrique des Chartes judiciaire le procès ayant opposé en 1306 le seigneur prieural du prieuré du pont à Dinan et l'ensemble de ses drapiers). Cette famille seigneuriale semble avoir posséder au 13ème siècle, et cela à l’image de certaines des grandes familles seigneuriales proches de Dinan, un enfeu prohibitif (ou emplacement privatif en l’intérieur d’une église, souvent une chapelle, destinée à recevoir les dépouilles charnelles que de certains membres d’une même famille seigneuriale, aucune autre personne étrangère à cette même famille ne pouvant prétendre y avoir un droit de sépulture) en le couvent même des Cordeliers de Dinan. Parmi ses autres droits nous pouvons aussi noter le fait que les seigneurs d’Hubert de la Massüe possédaient le privilège de recevoir le roi à l’extérieur des murs de la ville et de l’accompagner de l’autre côté de ses mêmes murs tout en marchant à ses côtés et tout en tenant aussi son cheval par sa bride ; le roi, sitôt descendu de sa monture, le cheval royal devenait, et cela par ce seul privilège, la propriété du seigneur possesseur de ce même droit. Les Hubert de la Massüe seront dit seigneur de Saint-Piat aussi dans les toutes dernières années du 16ème siècle, en 1598, année en laquelle en effet, dans une charte écrite, nous rencontrons le texte suivant : Sieur et Dame de la Massüe et de Saint-Piat. Près d’un siècle plus tard, en 1674, le 05/01/1674 plus exactement, un arrest de la Chambre Royale confirme l’ensemble de leurs droits seigneuriaux applicables à Saint-Piat, notamment le Droit de Haute, Moyenne et Basse justice. Gens seigneuriaux de Saint-Piat donc attestés entre 1598 et le 19 octobre 1701, année en laquelle leur seigneurie de Saint-Piat, par Gabriel, sera vendue à un dénommé Jacques de Beringhen, comte de Châteauneuf la Noë, (Gabriel-Théodore Hubert de la Massuë, né le 21/12/1666 à Guguen, en Ille et Vilaine, près de Dol, décèdera en ses terres de la Sillandais, en Chavagne (ville proche de Rennes, à quelques km seulement), aussi en Ille et Vilaine, le 13/04/1719. Son père Louis-Hubert de la Massuë lequel nait en la terre familliale de la Massuë, en Guguen aussi, au mois de Mars de l'année 1640, sera dit seigneur de la Massuë et de Saint-Piat. Il prendra pour épouse en 1665 Charlotte Geoffroy dite Dame de Launay; Louis décèdera à Trans la Forêt terre en laquelle sa mère Hélène de Boishardy verra le jour, le 22/09/1612, toujours en Ille et Vilaine (terre relevant du canton de Pleine-Fougères lequel aves ses polders longe la baie du Mont-St-Michel. proche de cette terre se situe Saint-Georges de Gréhaines dont je suis personnellement par ma grand-mère originaire aussi). Louis eu pour père, donc l'aieul de Gabriel-Théodore, Philippe Hubert de la Massuë lequel pris donc pour épouse, le 18/05/1636, la dite Dame de Boishardy l'union se faisant devant Dieu en la chapelle du château de Villeaudon, à Trans la Forêt ville natale de son épouse laquelle fut baptisée, toujours à Trans la Forêt, le 22/09/1612. Le père de Philippe de la Massuë, soit l'arrière grand père du dit Gabriel, celui-là même qui vendra la seigneurie de Saint-Piat à Jacques de Beringhen (celui-ci absent le jour de la vente sera représenté par l'Escuyer Pierre Bréal, Sieur des Chapelles alors sénéchal du comté de Châteauneuf), fut Mathurin Hubert de la Massuë lequel écuyer, seigneur de la Massuë aussi, prendra pour épouse Françoise Le Prevost. Les sieur Hubert de la Massuë étant cités comme seigneurs de Saint-Piat en 1598 nous pouvons voir au travers du dit Mathurin Hubert de la Massuë et de la dite Françoise le Prevost les premiers seigneurs de Saint-Piat. Comment celui-ci entra t-il en possession de cette même seigneurie ? Doit-on voir au travers de son union avec Françoise le Prevost l'origine même de cette possession ? La seigneurie de Saint-Piat fut ainsi transmise au sein même de la famille seigneuriale des Hubert de la Massuë entre la fin du 16ème siècle et la toute première année du 18ème siècle. Ainsi se sont succédés à cette même seigneurie Mathurin, Philippe, Louis et enfin Gabriel-Théodore Hubert de la Massuë. L'arrière petit-fils de Gabriel, nommé Joseph-Antoine Hubert de la Massuë lequel, seigneur de la Massuë, des Sollis et de la Sillandais, né en 1748, pris pour épouse Catherine La Flèche de Grand Pré, sera fait comte de la Massuë puisque son épouse sera dans un acte présentée comme étant Comtesse de la Massuë. Dit aussi Antoine Hubert de la Massuë se dernier sera le chef de la famille Hubert de la Massuë laquelle, au XIX siècle, sera présente à Paris en son appartement sise au 7 de la rue de la Bruyère. Comte, il participera au lendemain de la Révolution française, entre l'An I et l'An IV de la République française, aux guerres de Vendée et, accompagnés de deux de ses frères, il trouvera à leurs côtés à tous deux la mort sur un champ de bataille; de son vivant il fut Chevau-léger de la garde du Roi et fait aussi Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Beaucoup plus tard, dans les toutes premières année du XX siècle, Louis-Charles Hubert de la Massuë né à Paris le 03/09/1833, fils de Jules-Pierre employé au Ministère de la Marie et de Félicité-Louise-Théophile Berlin, Chevalier de la Légion d'Honneur attesté le 15/01/1883, retraité en tant que Chef de Bureau au Ministère de la Marine décédera, à l'age de 80 ans, le 04/11/1915, en son domicile de Paris rue de Barye; il avait pris pour épouse Marguerite-Marie-Agathe-Elisabeth Ferrand. Ecrivain des Colonnies du 19/05/1853 au 15/12/1854, Surnuméraire à la Direction des mêmes colonnies du 15/12/1854 au 07/05/1858, il participera du 30/08/1870 au 07/03/1871 au Siège de Paris, alors en campagne contre l'Allemagne recevant pour ce même fait militaire la Décoration de la Légion d'Honneur, le 28/12/1882. Les Armoiries ci-dessus sont les Armoiries de sa famille originelle.

    Châteauneuf de la Noë est une très vieille seigneurie importante située au dessus de Dinan et proche de Saint-Coulomb, Cancal ou Saint-Malo, région située entre terres et mer et connue aussi sous l'appellation dite du Clos Poulet ou Garplic. Seigneurie très étendue, pour une très grande partie de son importance elle relevait directement du duc de Bretagne si d'autres seigneuries, comme celle de Coetquen ou celle de Lanvallay relevaient d'elle; néanmoins certaines terres de ce Châteauneuf, et cela dans certaines paroisses, relevaient non directement du duc de Bretagne mais de l'évêché de Dol et de son Régaire, à savoir des terres situées en les paroisses de Hirel, de la Fresnaie, du Mont-Dol et du Vivier, toutes situées en bordure de mer et proches du Mont-Saint-Michel.), les seigneurs Hubert de la Massüe au 19ème siècle assisteront à l’élévation de l’un de leurs enfants quand Jacques Antoine Hubert de la Massüe, comte de la Massüe, se verra délivrer par le roi Louis XVIII les Lettres de Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis alors que cette famille ne possédait déjà plus Saint-Piat. Nous étions alors le 14/02/1815. Lors de la Réformation de la Noblesse faite de par le royaume de France, entre 1661 et 1669 (il y eu en Bretagne plusieurs Réformation dont celle de 1513), alors qu’ils étaient donc toujours seigneurs de Saint-Piat, les seigneurs Hubert de la Massüe ont pu prouver authentique leur prétention seigneuriale émise, et cela en présentant une généalogie s'étirant sur plus de 7 générations, l'ensemble des actes présentés ayant tous été reconnus véritables dans leur forme; à ce titre, et à ce titre seulement, il leur fut aussi accordé leur maintien dans la noblesse du royaume de France (Ce principe ou cette conception de la Noblesse de Sang n’allait pas durer encore très longtemps puisque sous le règne du roi de France Louis le 14ème , ce dernier ayant dans des sommes très importantes un besoin d’argent permanent afin de financer ses différentes guerres se déroulant toutes en Europe permettra, et cela à tout un ensemble de nouveaux "serviteurs du royaume" d'accéder par l'achat d'offices au second ordre ce fait par là même les anoblissants; certains toutefois, serviteurs fidèles et véritables, seront légitimement récompensés en accédant à ce même second ordre quand autres plus méritant encore seront élevés quant à eux aux plus hautes fonctions gouvernementales et cela à l'image de Jean-Bapiste Colbert, fils de Nicolas marchand drapier. Jean-Baptiste Colbert en effet, contrôleur général des finances, secrétaire de la Maison de roi puis secrétaire d'état de la Marine parviendra ainsi aux plus hautes fonctions du gouvernement du roi Louis XIV et permettra aussi et ainsi à ses enfants d'acquérir cette même noblesse Jean-Baptiste et Jean-Jusles Armand devenant respectivement Marquis et de Seignelay et de Blainville et Louis et Charles-Edouard devenant quant à eux comtes de Linière et de Sceaux. Le XVII et XVIII verront ainsi nombres de gens acquérirent certaines de ces offices puis, par elles enrichis, acheter des terres et attacher à leur propre patronyme le nom de leur terre nouvellement acquise et très souvent achetée à cette seule fin; certains allant même jusqu'à usurper privilèges et titres réservés à ce même second ordre. Afin de pouvoir lutter contre ses mêmes usurpateurs, lesquels alors ne payaient plus la Taille ou l'Impôt, une recherche de ces mêmes usurpateurs fut lancée le 08/02/1661 afin de les obliger à renoncer à tous signes "visibles" de noblesse, sous peine d'une amande financière importante, tels les titres portés à tors, que se soit celui de l'écuyers au un autre, ou les Armoiries quelles qu'elles soient, sculptées ou simplement dessinées. Toutefois, pour les titres de noblesse acquis depuis 1606 le gouverneur royal autorisait, mais moyennant finances bien sur, le maintient du titre depuis acquis. La vieille noblesse de Sang, hier rejoint par la noblesse dite de Robe, allaient bientôt toutes deux êtres ainsi rattrappées par une tout autre nouvelle noblesse mais celle-là souvent moins vertueuse que ses deux ainées).

      

     1701 

    Les sires de Berignhen, seigneurs de Châteauneuf et de Saint-Piat

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurieSaint-Piat, ancienne seigneurie

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armories des Beringhen

     

    D'Argent à trois pals de Gueules au Chef  d'Azur chargé de deux Quintefeuilles d'Argent

     

     

     Saint-Piat et le Marquisat de Châteauneuf de la Noë

    Jacques-Louis de B eringhen 1er écuyer du roi lequel fut marquis de Beringhen, comte puis marquis de Châteauneuf aussi après avoir acheté aux seigneurs de Rieux cette seigneurie en 1681; seigneur acquéreur de Saint-Père en 1689 également  il achetera en 1701 la seigneurie de Saint-Piat. Chevalier des Ordres du Roy, Premier escuyer de sa Majesté, son enlèvement près de Versaille, lequel se produisit en 1707, fut repris par Voltaire lui-même. Gouverneur des Citadelles de Marseilles il meurt le 1er mai 1723; il était le fils de Henry, le petit-fils de Pierre de Beringhen et le père de Jacques-Louis II de Beringhen. Toujours présent en la cour du Roi, à Versailles, toujours absent et loin de son marquisat de Châteauneuf il était alors en permanence également représenté en sa seigneurie de Saint-Piat par son sénéchal de Châteauneuf.                                                                                  On ne peut pas détacher l'histoire du village de Saint-Piat d'une partie de la propre histoire du marquisat de Châteauneuf de la Noë. Pourquoi donc cela ? Qui était le sieur de Beringhen comte de Châteauneuf déjà rencontré ci-dessus ce dernier ayant acquis des seigneurs Hubert de la Massüe la seigneurie ou le village de Saint-Piat ? Jacques-Louis 1er de Beringhen, marquis de Beringhen, mort le 01/05/1723, était par son grand-père, Pierre de Beringhen, originaire des Pays-Bas. Né vers 1550, présent en France sous le règne du roi Henry III, Pierre de Beringhen, son aieul, sera nommé à la charge de Premier Valet du Roi, charge qu'il occupera aussi après l'assassinat de ce roi, sous le règne de son successeur, Henry IV; son fils Henry, père de notre Jacques-Louis 1er du nom, avait acquit la seigneurie d'Armainvilliers de Tournan en Brie. Henry ne sera pas nommé Premier Valet du roi (responsable de l'ensemble des valets de chambre du roi, charge très importante et très enviée, cela par sa proximité avec les agissements relevant de la vie privée du roi, charge réservée à une noblesse certaine puisque certains hauts titrés furent en effet Valet de la Chambre du roi) , comme son père, mais il sera fait le 10/08/1645 Premier écuyer de Louis XIV (Dit aussi Premier Monsieur, l'écuyer du roi avait sous sa seule responsabilité la direction de la Petite Ecurie de Versailles, gérant aussi l'ensemble des voitures royales. Possesseur du Marquisat de Châteauneuf et possesseur aussi de la seigneurie de Saint-Piat qu'il acheta donc en 1701 celui-ci demeurait cependant très souvent absent loin de son marquisat de Châteauneuf, à Paris, puisque sa fonction le retenait auprès du roi à Versaille; il était en permanence représenté en cette même seigneurie de Châteauneuf par son sénéchal). Le 31/12/1661 il sera reçu aussi "Chevalier des Ordres". Jacques-Louis 1er avait pris pour épouse Dame Marie-Elisabeth-d'Aumont cette dernière ayant eu pour parents et Louis-Marie-Victor de Villequier, duc d'Aumont et Madeleine Fare le Tellier elle même ayant eue pour parents le très haut et puissant seigneur messire Michel le Tellier, marquis par ses titres de Barbezieux, chancelier de France, et Madame Elisabeth Turpin tous deux décédés respectivement en 1685 et 1698. Jacques-Louis de Beringhen, 1er du nom, chancelier des Ordres du roi, mourut à Paris le 18/10/1728 agé de 66 ans. Inhumé à Paris, rue de Saint-Honoré, il fut de son vivant Comte de Chateauneuf de la Noë, seigneur du Plessis-Bertrand en autre et donc aussi seigneur du village de Saint-Piat par l'acquisition financière qu'il fit de cette seigneurie en 1701. Comment le comté de Châteauneuf avait-il pu prendre possession de la seigneurie du Plessis-Bertrand ?  (Le Plessis Bertrand est un ancien fief seigneurial assis en la paroisse de Saint-Coulomb, près de Saint-Malo. Sa forteresse fut faite vers 1250 sur un ordre donné par Bertrand du Guesclin seigneur du Garplic (Du dit Bertrand du Guesclin seigneur du Garplic naitront deux enfants lesquels formeront deux nouvelles branches dynastiques, la première donnant à la 3ème génération Tiphaine laquelle cédera à son cousin la seigneurie de Plessis-Bertrand; la seconde donnant naissance, mais à la quatrième génération quant à elle, à notre Bertrand du Guesclin nationnal; Garplic et Guesclin étant deux termes désignant la même désignation, donc deux termes ayant tous deux une construction orthographique originelle identique. Située proche de l'ermitage de Saint-Malo, hier Aleth, cette terre faisait donc partie intégrante du Clos Poulet laquelle comprenait alors toute la région s'étirant entre la rivière de Rance et la Baie du Mont-Saint-Michel, hormi bien sur seigneurialement parlant la seigneurie de Dol et son Régaire; cette zone géographique, donc celle du Clos Poulet, intégrante alors notamment l'actuelle ville de Châteauneuf de la Noë. Le terme Clos Poulet provient de l'appellation Pagus Aleti lequel signifiait le Pays d'Aleth ), seigneur descendant de la famille seigneuriale d'Hamon le Gouverneur époux de Roianteline la Vicomtesse lesquels tous deux vécurent au 10ème et 11ème siècles, eux mêmes parents entre autre et de Josselin de Dinan et de Salomon ce dernier, enfant naturel de son père, ayant reçu de son vivant, et cela de son seul père puisqu'il était un enfant naturel, toute la zone géographique située entre l'actuelle ville de Châteauneuf et Saint-Coulomb compris, soit toute la région du Plou Aleti. Prenant le parti de Blois en 1364 cette seigneurie, dite du Plessis-Bertrand, sera occupée militairement par les hommes en armes d'Olivier de Clisson, connétable breton du roi de France pendant la guerre de succession de Bretagne. Peu avant 1367 l'héritier légitime du Plessis-Bertrand était Pierre du Guesclin ce dernier ayant pour soeur Tiphaine du Guesclin, elle aussi dite Dame du Plessis-Bertrand, laquelle pris pour époux Bertrand de Châteaubriant tous deux ayant eu, au lendemain de leur union, et pour enfant, Briand de Châteaubriant. Pierre de son côté, uni à Julienne de Denonval, eu lui aussi une enfant prénommée Tiphaine, prénom donc déjà porté par la dite tante de l'enfant. Cette seconde Tiphaine du Guesclin, nièce donc de la dite Tiphaine ci-dessus, va malheureusement être l'un des centres d'une triste histoire amoureuse laquelle assistera impuissante à l'assassinat de Jehan de Beaumanoir, alors époux de cette nièce prénommée elle aussi Tiphaine. Chevalier banneret Jehan de Beaumanoir, époux de Tiphaine fille de Pierre du Guesclin, est cité le 24/02/1369 pour avoir sous ses ordres directs 6 chevaliers, 60 écuyers ainsi que 27 archers. Portant des armoiries représentant six billettes positionnées en 4-3-2-1, il était alors un homme d'armes proche de Bertrand du Guesclin, parent de son épouse, lequels tous deux se battaient faits et causes pour le roi de France Charles V. Entre 1369 et 1379, soit dix longues années militaires, ils combattirent ainsi côte à côte. Toutefois, en cette même année 1379, Charles V, roi de France, demandera au Parlement de Paris de décréter par décret la réunification du duché de Bretagne à la couronne de France. Ce fait aussitôt connu souleva une très vive réprobation de l'ensemble de tous les grands barons bretons lesquels alors, eux aussi, luttaient pour le dit roi de France contre l'Angleterre. Devant le vote de ce décret inacceptable Jean de Beaumanoir et les siens, hormi Bertrand du Guesclin, retirèrent aussitôt leur soutien militaire au roi de France et rentrèrent-ils aussi en leur duché. Présent donc sur ses terres en 1385 Jean de Beaumanoir pris pour maitresse une jeunesse laquelle était fille de Rolland Moysan. Celui-ci, pour une raison personnelle, pris ombrage de cet épisode amoureux de sa fille et aussi décida t-il d'assassiner Jehan de Beaumanoir aidé pour cela par un borgne nommé Geoffroy Robin. Jehan tomba sous le coup traite et mortel donné par les deux comparses et rendit aussitôt vie à Dieu rendant ainsi sa liberté à son épouse, Tiphaine du Guesclin, laquelle aussitôt se remaria avec Pierre de Tournemine, frère de Jean, baron de la Hunaudaye. La rapidité de ce remariage fut trop brutal et donna t-il aussi naissance à une rumeur laquelle, se propageant comme toutes les rumeurs d'ailleurs, désignait pour principal commanditaire de ce crime odieux Pierre de Tournemine en personne. Pierre de Tournemine pour ce défendre, peut-être sincère dans sa pensée, accusa pour réel commanditaire de ce même crime Robert de Beaumanoir le propre fils de Jean, propos relayé d'ailleurs par Rolland Moysan lequel, il est vrai, était alors probablement sous la torture et sa question. Devant cette accusation portée presque aussitôt Robert, au nom de son père assassiné, demanda à son duc réparation devant Dieu. Dans la continuité de ce déroulement, le 10/11/1386, le choix des armes fut arrêté et le 20/12/1386, jour de la Saint-Thomas, le combat eu lieu au Bouffay de Nantes devant le duc Jean de Montfort. Très rudemment mis à terre Pierre de Tournemine ne put que demander grâce à Robert lequel lui accorda ainsi la vie, grand seigneur qu'il était. Pierre donc resté en vie à la fin de cette Réparation divine, et encore cité seigneur de Plessis-Bertrand en un acte rédigé le 28/11/1393, décèdera cette fois définitivement vers 1414 sans avoir cependant laissé d'héritier à son épouse, la dite Tiphaine du Guesclin, fille de Pierre. Cette dernière, devant l'absence de tout enfant, et cela avant de rendre elle aussi son âme à Dieu, le 12/02/1417, choisit-elle aussi pour héritier de ses biens, et donc de Plessis-Bertrand aussi, son propre cousin germain Briand III de Châteaubriant (le 16/06/1425, dirigeant un ensemble de bateaux, Briand combattit les anglais dans la baie du Mont-St-Michel, au Mont, et remporta sur ces dernier la victoire. Chambellan du roi de France Charles VII, en 1439, il est cité un peu plus tard, en 1446, comme étant chambellan du duc François 1er de Bretagne lequel lui accorda le droit de tenir, annuellement et donc 1 seule fois par an, une foire en sa ville de Plerguer. Décédé le 08/07/1462 c'est donc lui qui sera l'héritier de sa cousine Tiphaine du Guesclin laquelle sans enfant, épouse de feu Jehan de Beaumanoir et de feu Pierre de Tournemine, le choisira pour lui laisser la seigneurie de Plessis-Bertrand), le fils de sa tante Tiphaine et de son mari Bertrand de Châteaubriant déjà tous deux rencontrés ci-dessus. Rachetée en 1589 la seigneurie du Plessis-Bertrand deviendra ainsi la propriété seigneuriale de la famille de Rieux et cela au travers de Gilles de Rieux dont la famille était seigneur de Châteauneuf de la Noë depuis 1373, année en laquelle Jeanne de Rochefort s'était devant Dieu unie à Jean II de Rieux. En tant que seigneur de Rieux et de Rochefort aussi Jean de Rieux parait en 1387 dans un acte du prince Jean duc de Bretagne et comte de Montfort, il est alors présenté sous l'orthographe suivante :Johannes Dominus de Reux et de Rupeforti. En 1589, lors de l'achat de la seigneurie de Plessis-Bertrand, par Gilles de Rieux, la famille de Gilles de Rieux est donc déjà seigneur de Châteauneuf et de Rochefort aussi. Propriétaire de la seigneurie du Plessis-Bertrand depuis 1417 la famille de Châteaubriant de Beauford sera encore propriétaire du Plessis-Bertrand en 1586, soit 3 années avant son rachat, et cela par l'intermédiaire de Charlotte de Montmorency alors veuve du feu Christophe de Châteaubriant; le seigneur de Beringhen entrera en possession de cette seigneurie en 1681 en acquerant le marquisat de Châteauneuf de la Noë et de l'ensemble des différents fiefs en relevant et donc notamment de cette même seigneurie dite du Plessis-Bertrand. Les Du Guesclin et Châteaubriant auront été ainsi seigneur du Plessis-Bertrand, et cela sans interruption, entre 1250 et 1589 année en laquelle elle échouera à Gilles de Rieux; Les Rochefort et les Rieux auront été quant à eux seigneurs de Châteauneuf de la Noë du 13ème siècle au 17ème siècle, en 1681 exactement, année en laquelle donc le comté de Châteauneuf de la Noë sera vendu au sieur Beringhen lequel, 20 ans après, prendra par achat possession aussi de la seigneurie de Saint-Piat, seigneurie qu'il achetera le 19/10/1701 comme nous l'avons déjà vu un peu plus haut, seigneurie tenu avant son rachat par les sieur Hubert de la Massüe. Note : L'appellation Châteaubriant de Beaufort vient de l'union contractée entre Jeanne de Beaufort et Brient 1er de Châteaubriant son époux ci-dessus, Jeanne ayant eu pour père et mère et Alain de Beaufort et d'Havoise de Dinan cette dernière ayant été l'une des enfants d'Olivier III de Dinan, celui-là même qui sera en transaction judiciaire, en 1198, avec le prieur du prieuré du pont à Dinan. La généalogie ascendante d'Alain de Beaufort reste quant à elle entièrement inconnue à ce jour. Seigneur de Beaufort mais aussi de Dinan par son union, et possesseur de terre en la paroisse de Taden aussi, cela toujours par son épouse, Alain apparait dans certaines donations qu'il fit notamment celles qu'il offrit au prieuré de Saint-Malo de Dinan, donation de dîmes qu'il possédait en la dite paroisse de Taden et notamment celle applicable sur le transport du vin à l'hôpital. Voici cette charte : Omnibus Christi fidelibus ad quos presentes littere pervenerint, Alanus de Belloforti Dominus Dinanni perpetuam in Domino salutem. Universitati vestre notum volo fieri quod ego et Havis uxor mea pro salute animarum nostrarum et predecessorum nostrorum concessimus Prioris S.Maclovii de Dinanno et Monachis ibidem Deo servientibus, quod de cetero possint colligere per totam parochiam de Taden decimam per campos et vineas libere et sine consuetudine et quod non liceat cultoribus terrarum et vinearum frnctus deportare ad hospitia quoadusque. Monachi perceperint decimam. Et si contingeret quod aliquis, five miles, five alius presumeret dicto Monachos super dictis decimis molestare, ego fide corporali teneor garantire et defensare, et hoc etiam promisi pro successoribus meis. Et ut hoc perpetue firmitatis robur obtineat. Dominus R. Macloviensis Episcopus precibus meis ad hoc inductus huic cartule sigillo fuum apposuit, et ego eamdem meo sigillo roboravi actum est hoc anno gratie MCCXXII. Traduction :  

     Pour tous les fidèles du Christ a qui cette presente lettre parviendra. Alain de Beaufort seigneur de Dinan, salut pour toujours dans le Seigneur. Que soit su par toute votre communauté que je veux, moi et Havoise ma femme, pour le salut de nos âmes et celles de mes ancestres accorder, au Prieuré de Saint-Malo de Dinan et aux moines lesquels là servent Dieu qu'à l'avenir ils pourront recueillir toutes les dîmes de la paroisse de Taden relevant librement des champs et des vignes, sans coutumes, en ce que les ouvriers de la terre ne sont pas autorisés à faire, et sur le transport des vignes jusqu'à l'hospital les moines percevront les dîmes et s'ils leurs arrivaient que quelqu'un ou soldat ou un autre présumé viennent à les molester je suis lié par la garantie de mon corps de les défendre et cela aussi je le promets pour mes successeurs et comme cela, pour toujours, fut établit. A ma demande le Seigneur R. évesque de Saint-Malo, à cet effet a apposé son sceau sur cette charte, et pour renforcé j'ai fais de même avec mon sceau. Fait en l'an de Grâce 1222.

    Sa terre de Beaufort étant assise en la paroisse de Plerguer, près de Combourg, et à ce titre, pour cette terre seigneuriale dite de Beaufort, Alain de Beaufort relevait donc seigneurialement de Combourg tout seigneur de Dinan qu'il était aussi. Par conséquence il lui devait de droit des devoirs de vassalité tel le devoir d'hommage ou de devoir de fournir à cette même seigneurie de Combourg un ou des hommes en armes en cas de nécessité et cela malgré le fait que les seigneurs de Beaufort en leur seigneurie avaient un droit de Haute Justice lequel était appliqué au bourg même de Plerguer. Cette seigneurie, dans son avancée "seigneuriale", permettra plus tard au sire de Beaufort de sièger au Parlement de Bretagne en tant que Banneret du duché ayant de ce fait le droit de porter bannière et de conduire plusieurs chevaliers à la guerre (lors d'une enquête faite en 1226 sur le nombre des chevaliers dûs par l'evesque de Dol au duc de Bretagne, Alanus Bellifortis ou Alain de Beaufort est cité pour un chevalier quant Jean de Painel, seigneur de Landal et Pierre du Guarplic sont cités pour deux chevaliers chacun). Havoise et Alain de Beaufort eurent pour enfants la susdite Jeanne laquelle amenera donc la seigneurie de Beaufort dans la maison seigneuriale de Châteaubriand, et cela par son union contracté avec Brient 1er, et Clémencia aussi laquelle quant à elle pris pour époux Alain II d'Avaugour celui-là même qui fera édifier le couvent des Cordeliers à Dinan; de cette dernière union sortira Jeanne laquelle épousera Geoffroy de Dinan, fils de Roland, seigneur de Montafilan et de son château qu'il posséda. Brient II de Châteaubriant, né vers 1330-1340 et petit-fils du précédent, écrit aussi Briant de Chasteau-Brient, est cité quant à lui le 11/08/1389 lorsqu'il promis sur sa vie fidélité au duc de Bretagne promettant ainsi de vivre et de mourir pour lui et cela envers et contre tous; sont alors présents à ses côtés, cela pour tenir la même promesse, les tous premiers seigneurs de Plouer cités dans l'Histoire, à savoir les seigneurs Riwallon, Guillaume, Alain et Olivier de Plouer, tous parents. Brient II est toutefois cité un peu plus tôt, dès le 04/04/1381 exactement quant il ratifia le Traité de Guérande et cela avant de remporter une victoire éclatante contre les Anglais, en 1423, quand ces derniers assiegièrent le Mont-Saint-Michel et par voie de mer et par voie de terre après avoir armé pour ce faire leurs différents vaisseaux de guerre alors en rade en le port de Saint-Malo;Brient II de Châteaubriant, pour contrer ce projet fut nommé Amiral de la flotte française; quant à son père, Guy de Châteaubriant de Beaufort, fils donc de Brient 1er de Châteaubrient sire de Beaufort, il sera lui présent et témoin lorsque la duchesse Jehanne de Bretagne rédigera un courrier relatif à l'envoi d'un anbassadeur en Angleterre afin de demander la délivrance de Charles de Blois. Pour toute information relative à la généalogie de la dite Tiphaine Du Guesclin veuillez cliquer sur le lien ci-contre lequel vous mettra en rapport avec le travail d'Etienne Pattou. Merci. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/du_Guesclin.pdf 

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Gisant de Tiphaine du Guesclin en l'abbaye de Léhon, épouse de Jehan de Beaumanoir puis de Pierre de Tournemine. Les seigneurs de la famille seigneuriale de Beaumanoir, seigneurs pour certains de ses enfants du pays d'Evran aussi, possédaient en la chapelle accolée à l'église prieurale de l'abbaye de Lehon ses enfeux. Le gisant la représentant comporte les armoiries de son premier époux, Jehan de Beaumanoir, lesquelles sont de 10 Billettes rangées en 4.3.2.et 1. Son père, Pierre III du Guesclin, fut de son temps l'un des Grands de Bretagne; seigneur du Plessis, de Largentay, de Plancoët, il mit le 29/11/1352 son sceau sur le Traité de Jeanne de Bretagne quand celle-ci lutte pour la délivrance de Charles de Blois. Prenant le parti de ce prince, lors de la guerre de succession, il fut fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1354 par le capitaine anglais Latimer lequel demande alors une rançon de 1500 écus d'Or, rançon laquelle sera verser par le gendre de Pierre, Jehan de Beaumanoir lui même, moyennant toutefois un contrat de rente de 100 livres et des droits sur les villes de Cancale et de Plessis-Bertrand que Pierre du Guesclin alors possédait.

      

     

    1746

    Les sires Baude de Vieuville

    Seigneurs de Châteauneuf et possesseur de la Touche Baude en Saint-Piat; seigneur de Coëtquen en 1787 aussi.

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armoiries de la famille seigneuriale Baude du Val

    D'Argent à trois têtes de loup arrachées de Sable

     

    Ci-dessus les Armoiries de la famille seigneuriale des Baude seigneur du Val, famille de riches commerçants malouins, armateurs négriers en autre, et dont l'un des enfants, Etienne-Auguste Baude, fut marquis de Vieuville en 1713 et dernier marquis du marquisat de Châteauneuf la Noë qu'il acheta en 1746. Baron de Pont-l'Abbé, sieur du Pontharouart en la paroisse de Saint-Judoce, de Saint-Père en Marc en Poulet, de Plessis-Balisson en cette paroisse de ce nom, il fut maintenu dans ses titres par arrêts du Conseil d'Etat et lettres patentes en 1750 et 1788 après avoir été admis aux Etats en 1768;  Henry Baude de Vieuville, alloué de la ville de Saint-Malo en l'année 1668, sieur du Val né à Saint-Malo en 1631 fut son aieul. Etienne-Auguste Baude de Vieuville prendra pour 1ère épouse sa nièce présumée, âgée de seulement 14 ans, Anne-Andrée-Marie Baude laquelle verra le jour à Lanvallay en le manoir probable de la Ville es Olliviers alors détenu par son oncle Henry Baude. Etienne-Auguste deviendra t-il  possesseur de la seigneurie de Saint-Piat en héritant du Marquisat de Châteauneuf puisqu'il sera propriétaire de la terre et manoir de la Touche-Baude relevant de cette même seigneurie en 1789 ? Son oncle François-Joseph Baude père, aieul de son épouse et secrétaire du roy entré en sa charge en 1713, seigneur entre autre de la Touche aussi, semble pouvoir confirmer une entrée en possession de cette terre dite de la Touche Baude par voie d'hérédité directe et non pas par la transmission en elle même du marquisat de Châteauneuf puisque Etienne-Auguste Baude semble hériter de presque tout le bien de feu son oncle celui-ayant eu, pour seuls enfants, que deux filles dont Anne-Andrée-Marie ci-dessus laquelle deviendra donc sa première épouse.

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    L'Hôtel Baude de Saint-Malo, XVIII siècle, propriété de François-Joseph Baude lequel sera baptisé à Saint-Malo le 27/11/1682, écuyer, secrétaire du roi entré en sa charge le 12/02/1713, seigneur en autre de Saint-Tual, du Mesnil-Garnier après qu'il eu acheté au duc de Chaulnes, le 25/04/1759, ses fiefs de Ducey et du Mesnil-Garnier. Il semble être aussi possesseur de la Touche en Saint-Piat sur laquelle il fera probablement édifier, en 1713, la Chapelle de la Touche Baude et son manoir dit de la Touche.

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Acte de baptême de Guillaume Lorre comportant en autre la signature d'Henry Baude sieur du Colombier et du Bois Harouard en Lanvallay ainsi que celle de Baude de la Begassière, terre située en Saint-Helen et appartenant alors très probablement à Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf lui même puisque cette même terre, en l'an II de la Révolution, sera encore le bien de l'enfant du dit Etienne-Auguste; acte établit le 23/05/1631. Reprendre aussi la lecture du chapitre consacré et au Bois-Harouard et à la Ville es Olliviers.

     Saint-Piat, ancienne seigneurie

    La seigneurie de Touche-Baude ou Touche-Ferron en 1811

     

    La chapelle Baude et son manoir

    Après avoir enregistrez l'image cadastrale ci-dessus sur votre bureau d'ordinateur ouvrez la avec votre logiciel d'imagerie habituel puis zoomer. Ce plan vous montrera ainsi les différentes nobles demeures de ce petit village proche de Dinan dont le manoir du 18ème siècle de la Touche-Ferron lequel à appartenu, en 1833, au sieur de la "Ferron de la Touche". Ce sieur paraitra le 02/04/1833 dans une Ordonnance écrite du Roi, le dit sieur Ferron de la Touche ayant fait une donation de 3000.00 francs à l'Hospice de Dinan et cela pour la fondation, à perpétuité selon sa volonté, d'un lit dans ce même établissement afin de pouvoir recevoir certains indigents. Quant est-il aujourd'hui de ces lits offerts hier à cette même Perpétuité ? Ces mêmes lits, donc hier voulus, existent-ils toujours dans notre actuelle societé laquelle malheureusement, et trop souvent de nos jours, fait passer en priorité certaines valeurs, quelques fois mercantiles, avant même certaines valeurs Humaines ? Cette noble demeure prendra successivement les noms de ses différents occupants et, à ce titre, elle se nommera aussi la Touche Baude dans le seconde moitié du 18ème siècle, après 1746 en tout cas, la Touche-Ferron en 1811 ou la Touche Dutertre à la fin du XIX siècle les familles Baude, Ferron et Dutertre ayant été trois familles de notables Côtissois tout au long des XVIII et XIX siècles. Les autres nobles logis seront aussi étudiés en ce même chapitre. Il est cité la présente d'une chapelle dite aujourd'hui de la Touche Baude en Lanvallay laquelle, encore représentée sur le plan napoléonnien de 1811, fut probablement construite en cette seigneurie en 1713 puisque cette date était inscrite dans l'une des pierres de cette même chapelle laquelle aujourd'hui n'existe plus sur la propriété si ce n'est quelques traces de fondation encore présentes à l'extrémité de la Cour du château (cette chapelle est cependant de nos jours toujours référencée dans le patrimoine bâti de notre commune. Pourquoi cela ?) . Nous pensons personnellement qu'elle fut peut-être édifiée, ainsi que son château d'ailleurs, celui-ci nommé tantôt de la Touche-Ferron ou de la Touche du Tertre, par Jacques de Beringhen celui-là même qui acheta en 1701 la seigneurie de Saint-Piat à un enfant de la famille seigneuriale des Hubert de la Massüe. Il est plus grandement possible toutefois que cette même chapelle et manoir furent tous deux construit par François-Joseph Baude père lequel, écuyer et secrétaire du roi pourvu de cette charge le 12/02/1713, seigneur de Saint-Tual et du Mesnil-Garnier fut aussi dit seigneur de la Touche. Cette famille malouine, laquelle au XVIII siècle s'enrichie grandement notamment par le commerce maritime et négrier semble, et cela au travers d'Henry Baude seigneur du Val (l'époux de Pélagie-Celeste Picot de Premesnil, l'un des Directeurs de la Compagnies des Indes Orientales de Saint-Malo et frère aussi de notre François-Joseph Baude ci-dessus), être déjà assis en la paroisse de Lanvallay Henry Baude étant, en 1731, possesseur du manoir de la Ville es Olliviers en cette même paroisse. En effet il parait en tant que tel lorsqu'il assiste au baptême d'Henry Lorre fils de son métayer né en sa métairie de la Ville es Olliviers, enfant prénommé selon l'usage du prénom de son parrain. Le neveu du dit Henry Baude, fils de son frère François-Joseph Baude ci-dessus, nommé lui aussi François-Joseph, donc tout comme son père, aura de son épouse Anne-Marie Palomino, pour enfant née en 1741 à Lanvallay, et cela probablement à la Ville es Olliviers, manoir appartenant alors au dit Henry Baude, grand-oncle de l'enfant, un efille nommée Anne-Andrée Baude. Cette enfant, âgée de seulement 14 ans, prendra donc pour époux son propre oncle, Etienne-Auguste Baude, fils du dit Henry Baude lequel Etienne-Auguste Baude, achetant en 1746 le marquisat de Châteauneuf devint de ce fait le dernier marquis de Châteauneuf avant d'être guillotiné à Rennes, en 1794 (Henry Baude fut aussi l'un des Directeurs de la Compagnie des Indes Orientales de St-Malo. Celui-ci achetera donc le manoir de la Ville es Olliviers, en Lanvallay, sans que l'on connaisse aujourd'hui le nom du seigneur auquel il acheta ce même manoir. Pour plus de comprehension dans la lecture de la généalogie de cette famille seigneuriale veuillez lire l'arbre de généalogie ci-dessus. Travail réalisé d'après les informations données par monsieur Jamet, l'actuel propriétaire du manoir de la Ville es Olliviers. Télécharger « mod_article57582181_5096aedb81eb2.doc   »)

    La date de 1713 correspondant à la fois et à la réalisation de la chapelle dite de la Touche Baude et à l'entrée en fonction de Joseph-François Baude père, cela en sa charge de secrétaire du roy laquelle charge l'anoblira, peut-elle nous permettre de penser que celui-ci fut à l'initiative de la construction et de la chapelle Baude et de son manoir ? (cette chapelle, toujours présente en 1851 lorqu'écrivit Benjamin Jollivet était encore en bon état cette dernière ayant été, pour ce même auteur, presque entièrement restaurée 30 années plus tôt, cela vers 1850) Cette terre assise en le village de Saint-Piat, nommée de la " Touche " et assise géographiquement aussi en la paroisse de Pleudihen, jusqu'à la Révolution, ne doit pas être confondue avec une terre voisine, située au plus près de la ville de Pleudihen et nommée quant à celle-ci la "Touche Porée" dont sera possesseur la famille Porée et dont l'un de ces enfants, Charles Porée, sera dit sieur de la Touche ou de la Touche-Porée en 1752. Le manoir de la Touche Baude, assis sur les terres de la Touche, en Saint-Piat, porte encore aujourd'hui le nom de l'un de ses anciens propriétaires, à savoir celui d'un nommé Dutertre ce dernier ayant occupés les pièces de ce château au 19ème siècle; cette noble et ancienne demeure s'appelle donc toujours aujourd'hui: le château de la Touche du Tertre , appellation écrite maintenant en deux mots. Le XVIII siècle fut un âge d'or pour la ville de Saint-Malo et ses enfants dont certains, à l'image de de la famille Baude du Val, feront fortune très importante dans le marché négrier, tout comme la ville de Nantes aussi d'ailleurs laquelle aujourd'hui, en son château ducal, présente un travail très intéréssant sur toute cette période économique bretonne. Certaines de ces familles avaient déjà, et celà depuis le XVII siècle, fait fortume considérable dans la pêche à la Morue laquelle leur avait donc apportée une première richesse souvent importante. La traite négrière et son marché sera l'une des origines même du plein développement économique portuaire de ces deux villes, chaque armateur ayant son ou ses propres bateaux et sa propre société aussi. René-Auguste Châteaubriant réussira lui aussi à faire fortune dans ce commerce, aujourd'hui descrié, cette même fortume lui permettant plus tard d'acheter au duc de Duras, alors seigneur de Lanvallay et de Saint-Piat, sa seigneurie de Combourg que ce dernier avait acquit par son union contractée des années plus tôt avec l'héritière du marquis de Coëtquen, Malo-Auguste, qu'il épousera en 1739 (Malo-Auguste de Coëtquen, fils de Malo II celui-ci ayant été quelques années plus tôt gouverneur de la ville de Saint-Malo, était lui même probablement un armateur malouin sa famille étant présente en cette ville depuis déjà de longues années puisque plusieurs de ses enfants, effectivement, ont été successivement nommés gouverneurs de cette même cité corsaire. Les activités "professionnelles" ou commerciales exercées par cette famille seigneuriale, au XVIII siècle, sur les mers lointaines, étaient aussi probablement reliées pour certaines à cette même traite des Noirs puisque sortira du port de Saint-Malo, partant pour la Martinique, en 1726, un bâteau armé lequel naviguait sous leur nom et leur titre; ce bâteau, le Marquis de Coëtquen, bâteau toujours présent à la Martinique en 1728, sera définitivement désarmé en cette ile lointaine et cela 1 an seulement après la mort survenue de Malo-Auguste ou Malo III de Coëtquen. Les seigneurs de Coëtquen entrèrent en possession du comté de Combourg, au XVI siècle, lorsque Jean de Coëtquen pris pour épouse Philippe d'Acigné, Dame de Combourg et héritière de comté par son père Jean sire d'Acigné. Nommé par Lettre patente marquis de Coëtquen au mois de Juin de l'année 1575, Jean de Coëtquen sera nommé gouverneur de Saint-Malo aussi. Son petit-fils Louis, fils de Jean V de Coëtquen, sera également nommé gouverneur de cette ville trouvant la mort avec ce titre lors du siège de la Rochelle, en 1628. Malo 1er, le fils de ce dernier, capitaine des gendarmes du Cardinal de Richelieu, sera lui aussi nommé à ce même poste suivit en cela et par Malo II et par Malo-Auguste ou Malo III, lieutenant général des Armées du roi, tous deux respectivement fils et petit-fils du dit Malo 1er. Nous voyons donc très bien ici, par cette même affiliation seigneuriale, les différents liens lesquels ont pu unir, et cela sur plusieurs générations, la dite maison seigneuriale de Coëtquen et les activités de cette cité corsaire ouverte sur la mer laquelle fut maritime et cela avant toute chose ). Le marquis de Coëtquen, à ce titre, participera personnellement en 1763 à la course du Jean-Baptiste qu'il armera également, pour une hauteur importante de 181.000 livres (la construction d'un hôtel particulier pouvant alors représenté un coût de 35.000 livres). La noble famille Picot de Premenisle dont l'enfant Pelagie-Celeste sera choisi pour épouse par Henry Baude, seigneur du Val, tous deux propriétaires en autre du manoir de la Ville es Olliviers en Lanvallay aussi, ne sera pas non plus en reste puisque ses activités dans cette 'industrie" l'ameneront à financer elle aussi, en 1742, certaines courses participant ainsi aux armements des bâteaux de Saint-Luc, du Sage, du François, du Chasseur et du Maurepas, chaque vaisseau ayant sa propre société. Le bâteau de Saint-Luc, pour illustrer ce principe même de societé, sera ainsi le bien d'armateurs ou des familles seigneuriales lesquelles ainsi se partageront ainsi et la possession du dit bâteau et ses recettes, les familles possesseurs du seul Saint-Luc comprenant François-Joseph Baude lequel sera en autre possesseur de la Touche en Saint-Piat, sa belle-soeur Pélagies-Celeste Picot de Premesnil déjà citée ci-dessus, Henry Baude son frère et époux de la dite Pélagie tous deux seigneurs de la dite Ville es Olliviers, la famille le Fer, les familles Magon de la Lande et de la Baluë. Le XVIII siècle sera aussi de ce fait, et cela grâce à la même activité marchande maritime, un âge d'Or pour la ville de Saint-Malo laquelle verra ainsi s'édifier, entre ses murs, des hôtels particuliers tous édifiés pour ainsi dire par ces mêmes armateurs malouins. François-Joseph Baude ci-dessus, propriétaire et seigneur en autre de la Touche, écuyer, secretaire du roi lequel fut anoblit par ce même Office sera lui aussi, et cela au côté de sa belle soeur Pélagie-Celeste Picot de Premesnil ci-dessus, l'un de ces mêmes constructeurs intra-muraux. A ce titre ils acquieront tous deux et ensemble, pour la somme considérable de 52.000 livres, le 1er lot relatif au 3ème aggrandissement intra-muraux de la ville de Saint-Malo, lot représentant un peu près 170 toises carré sur lequel 3 ans après tous deux feront construire leur propre hôtel particulier, à savoir l'hôtel Baude pour une somme globale de 65.000 livres lesquels travaux seront tous réglés par le versement de piastres mexicaines (ce paiement à lui seul met en évidence les liens économiques unissant alors et la ville de Saint-Malo et les villes étrangères situées de l'autre côté de l'Océan Atlantique. En 1723 sera construit aussi l'hôtel l'hôtel Aslefd lequel sera édifié à la demande du corsaire François-Auguste Magon de la Lande, famille armateur du dit Saint-Luc avec la dite famille Baude). La ville de Saint-Malo, pendant le déroulement de la 2ème guerre mondiale, en 1940 fut la proie d'un immense incendie lequel ravagea l presque entièrement 'ensemble de la ville détruisant ainsi la ,presque totalité de ces mêmes hôtels particuliers construits par ces mêmes armateurs malouins. Deux seulement survècurent à l'enfer des flammes en 1940, ces deux seuls réscapés étant nos deux hôtels ci-dessus lesquels furent donc édifiés par François-Joseph Baude et sa Belle soeur Pélagie-Celeste Picot de Premesnil et par Magon de la Lande. Lire ou relire le chapitre consacré à la Ville es Olliviers et le Bois Harouard, rubrique : le Bâti et les terres.

       
    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Elisabeth-Baude de Vieuville, propriétaire de la Begassière en Saint-Helen et d'autres terres aussi, terres assises en Saint-Piat. Doit-on voir au travers de ces terres de Saint-Piat le manoir et la chapelle de la Touche-Baude ayant appartenu hier à son père ? Ses biens ici cités seront tous acquis, en 1799, par Jacques-Michel de la Morvonnais, juge à Châteauneuf. Epoux de Louis de Talhouet de Bonamour, mère d'Auguste-Frédérique de Talhouet ci-dessous, elle était en effet la fille d'Etienne-Auguste de Vieuville, marquis de Châteauneuf et propriétaire de la Touche-Baude en 1789.

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Auguste-Frédérique de Talhouet petit-fils d'Etienne-Auguste Baude, marquis de Châteauneuf

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Voici le Château de la Touche Baude, de la Touche-Ferron ou de la Touche du Tertre, en Saint-Piat, probablement édifié vers 1713 lorsque fut construite la chapelle nommée hier de la Touche-Baude. Ce château fut au 20ème siècle, en 1924, la propriété de Jean-René-Marie-Raymond Juin de Baisse et de son épouse née Germaine de la Motte de la Motte Rouge, Jean-René décédant en son château de Lanvallay; cette noble demeure dans sa totalité sera ensuite transmise entre ses deux enfants lesquelles prendront pour époux pour l'une Marc de Swarte et pour l'autre Jean-Marie-Joseph Canaux comte de Bonfils cette propriété etant alors entre ces deux enfants équitablement répartie. Monsieur le Comte Jean-Marie-Joseph de Bonfils décédera lui aussi en son château de la Touche le 05/02/2007  

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie
     

    Les anciennes et grandes écuries du château lesquelles aujourd'hui sont biens de madame de Swarte; à droite, attenante aux vieilles écuries l'ancienne maison du metayer.

     

     

    Les seigneurs de Beringhen et les Baude de la Vieuville

     

    Ayant donc acquit aussi la seigneurie de Saint-Père en 1689, huit années après avoir acquit le marquisat de Châteauneuf (ou la terre de Saint-Père en Poulet laquelle, vers 1750, sera le bien propre d'Henry Baude dit sieur du Pont après que celui-ci ait acheté en 1750 la baronnie du Pont à la famille seigneuriale d'Ernothon. La commune de Saint-Père est située au plus près de Châteauneuf cette même commune dite de Châteauneuf de la Noë, nommée au 12ème siècle Castrum novum de Noa, étant depuis toujours située à environ 12 km de Saint-Malo. Le comté de Châteauneuf de la Noë fut probablement érigé par la famille seigneuriale de Rochefort (cette famille possédait sa seigneurie en l'actuelle Rochefort en Terre, terre située en le Morbihan et surmontant des landes dites de Lanvaux. Aujourd'hui cette paroisse possèdent des frontières communes avec Pluherlin et Malansac paroisses relevant déjà, au 12ème siècle, de la seigneurie des seigneurs de Rochefort) laquelle en était possesseur dans la seconde moitié du 13ème siècle, plusieurs générations des Rochefort se la transmettant sur près d'un siècle et demie et cela depuis Thibaut 1er de Rochefort lequel pris pour épouse Emma de Donges. Seigneur de Donges par son épouse Emma, avec Thibaut apparait donc, et cela vers 1250, (nous étions alors sous le règne de Jean 1er de Bretagne de la maison de Dreux, fils de Pierre Mauclerc. Ce dernier eu de nombreux démêlés et avec le Clergé et avec la noblesse de Bretagne) le premier seigneur de Châteauneuf de la Noë malgré que ce château apparaisse écrit pour la première en 1118, cela sous le règne d'Henry 1er d'Angleterre puisque celui-ci fut roi d'Angleterre de 1100 à 1135, lorsque fut réalisée une enquête concernant les différents domaines temporels relevant de la seigneurie de Dol; d ans cette enquête ce château est présenté sous la forme orthographique suivante: Castellum de Noes. Des fouilles archéologiques réalisées hier, entre 1980 et 1983, dans la cour de l'actuel château, ont permis de retrouver le soubassement du donjon originel du premier castel ici édifié, soubassement lequel a dévoilé une architecture du type Anglo-normand. Pourquoi ici cette architecture anglo-normande alors que certains nobles seigneurs bretons étaient partis en Angleterre au lendemain de la bataille d'Hasting, possesseurs de fiefs étendus pour certains et acquis par leurs parents respectifs ? Les relations politiques unissant le duché de Normandie au duché de Bretagne ont très probablement été bouleversées au lendemain de la bataille d'Hasting, l'établissement des normands en Angleterre ayant très probablement favorisé des échanges "culturels" entre ces deux duchés déjà unis par une généalogie ducale commune et ancienne depuis les toutes premières heures du 11ème siècle. Bordé sur l'un de ses côtés par la rivière de Rance, faisant face aussi à l'immense plaine humide des marais de Dol proches de la Normandie, le castel originel, positionné en la pointe sud du pays d'Aleth, fut probablement édifié afin d'assurer une défense militaire de toute cette région positionnée presque en limite du duché de Bretagne et cela peut-être pour contrer une menace éventuelle pouvant venir jusqu'ici par la mer, le site naturel étant par voie de terre protégé naturellement et par les marais dolois et par la seigneurie de Dol. Il est impossible aujourd'hui de savoir quels furent les seigneurs possesseurs de ce premier castel avant la venue en ce lieu de Thibaut de Rochefort. Fils d'Alain de Rochefort et d'Anne de Rostrenen Thibaut était aussi le petit-fils de Jarnogon 1er seigneur de Rochefort celui-ci ayant possédé de son vivant, et autour de sa seigneurie de Rochefort en terre aussi, les paroisses d'Arzal, Marzan, Péaule, Limerzel, Caden, Malenzac et Pluherlin, paroisses situées à environ 35 km de Vannes. Comment ce petit-fils, seigneur morbihannais fut-il mit en possession de ce même château situé proche de Saint-Malo mais proche de Dinan aussi ? Jarnogon à ce titre, en tant que seigneur de Rochefort, parait vers 1190 dans le Cartulaire de Redon pour avoir à l'abbaye de Saint-Martin le Grand offert certaines de ses terres assises en sa seigneurie, seigneurie positionnée hier en l'actuelle commune de Rochefort en Terre quant Thibaut, quant à lui, parait en 1247 pour confirmer une donation faite par le chevalier Geoffroy le Pelou au prieuré de Donges. Theobaldus Dominus Rupisfortis Vicecomes de Dongia etc. Noverint universi quod ego gratum habeo et praesenti carta mea confirmo donum prati de Gamer quod Gaufridus le Pelous miles dedit in elemosynam Prioratui et Priori et Monachis B.Mariae de Dongia, salvo omni jure meo in dicto Prato, tenendo ipsum pratum a me et a meis, et faciendo mihi et meis talem redhibitionem qualem idem miles faciebat michi et antecef. meis fi vixisset, ratione dicti prati. Actum anno Dom.MCCXLVII En 1373 Jeanne de Rochefort, prenant donc pour époux Jean II de Rieux, fera ainsi entrer la seigneurie de Châteauneuf en cette nouvelle famille seigneuriale laquelle gardera cette grande seigneurie jusqu'en 1681,1681 étant l'année en laquelle en prendra donc possession, par achat fait sur adjudication, notre susdit Henry de Beringhen. Jean de Rieux, devenu le nouveau seigneur de Châteauneuf de la Noë et cela par son épouse Jeanne de Rochefort sera, de son temps lui aussi, l'un des grands militaires de son époque. Compagnon d'armes de Bertrand du Guesclin, il sera à èun moment donné de sa vie l'otage d'Olivier de Clisson auprès du duc de Bretagne Jean IV. Devenu maréchal de Bretagne, pour Charles VI roi de France, il meurt le 07/09/1417) donc elle aussi située en Bretagne, Jacques-Louis 1er de Beringhen obtint de Louis XIV, roi de France, cela par une lettre datée du mois de Juin 1702, l'érection du comté de Châteauneuf la Noë en Marquisat, alors puissante et ancienne seigneurie ayant encore toujours sous son autorité première toute la région de Châteauneuf et celle du marquisat de Coëtquen compris (Raoullet de Quoyquen en 1295, fils de Raoul 1er de Coëtquen, enfant mineur placé sous la tutelle de Renaut de Lanvallay, seigneur de ce lieu, paraitra en effet devant sa Cour seigneuriale de Châteauneuf au sujet d'une dette de 50 livres, somme financière que lui et son père, Raoul de Coëtquen, avaient tous deux perçu du prieuré de Léhon : Sachent tous que en nostre Court au chastel neuf de la Noe en dreit establit, Raoul de Quoyquen chevalier e Raoullet de Quoyquen fis audit Seignour, o lauctorite de Renaut de Lanvalay, Escuier...  Plus tard, en l'année 1439, Raoul V de Coëtquen, seigneur de Coëtquen et époux de Marguerite de Malestroit avait obtenu de son duc, Jean V de Bretagne, l'autorisation de procéder à la terminaison des murs de son chasteau, construction alors déjà commencée. Le sire de Châteaubriant, le seigneur Rieux de Châteauneuf écrivit aussitôt une missive au duc Jean afin que ce dernier revienne sur sa décision, demande laquelle sera aussitôt acceptée par un nouvel aveu contradictoire lequel cependant, l'histoire nous l'a démontré, n'aura aucune conséquence sur la dite terminaison des travaux puisque les ruines de ce même aggrandissement sont toujours visibles aujourd'hui. Voici ce second aveu rédigé en 1439: Jehan par la Grace de Dieu duc de Bretaigne a nos seneschaulz, allouez et procureurs de Rennes, de Dinan, leurs lieutenants et au premier sergent sur ce requis salut. Receu avons la supplication et complainte de nostre très cher et très aimé cousin féal le sire de Chasteuneuff contenant comme messire Raoul de Coëtquen aie encommancé et voullu edifier pres de sa maison en place tenue de nous, son chasteau et forteresse, par le congé et licence qu'il dict avoir de nous obtenu et que nostre dict cousin, voyant et considerant les grands prejudices qu'il pouroit avoir en son chasteau et chastelenye de Chasteauneuff, et autrement a faict plengements opposition et arrests contre le dict de Couesquen de nous faire ediffier le chasteau forteresse en iceux lieux et d'autres moians selon les dicts plegements et arrests. Cette prééminence seigneuriale, déjà de fait en 1295, confirmée en 1439 sera une nouvelle fois reconnue, beaucoup plus tard, le 10/11/1599, dans un nouvel aveu rédigé par Jean VII de Coëtquen, aveu écrit au seigneur Guy Rieux de Châteauneuf son parent par alliance, aveu en lequel il reconnaissait tenir de la seigneurie de Chateauneuf son château ancien de Coëtquen alors déjà en ruine:. Voici cet aveu : Jan de Couesquen, chevallier des deux ordres du Roi et l'un de ses deux lieutenants en Bretaigne, gouverneur des ville et chasteau de Saint-Malo, compte de Combour, baron de Vauruffier, vicompte de Rogé, seigneur chastelain d'Uzel etc. confesse entre homme vassal et subiect de hault et puissant Guy de Rieux syre de Chateauneuff etc. et de luy tenir l'hoste et manoir ancien de Couesquen o ses appartenances sys et sittué en la parouesse de Sainct-Ellan a present tout tombé en ruines...). Cette élévation seigneuriale, relative à la prééminence du marquis de Beringhen, cependant dut attendre pour être effective la réalisation d'une lettre de surannation laquelle fut faite le 20/08/1703 et enregistrée quelques années après, le 18/02/1709. Cette transformation du comté de Châteauneuf en Marquisat, réalisée pour Jacques-Louis 1er de Beringhen, assistera aussi à l'élévation au rang de Comté des seigneuries de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers lesquelles furent elles aussi enregistrées respectivement aux mois de Juin 1702 et 1704. Son fils, nommé lui aussi Jacques-Louis, Marquis donc de Beringhen, pris pour épouse, le 09/02/1708, Marie-Louise-Henriette de Beaumanoir, soeur cadette de feue la Maréchale de Chaulnes et fille du Marquis de Lavardin, enfant née le 01/02/1690. Décédé le 01/11/1713, quelques 10 années seulement avant son père, le Marquis de Châteauneuf Louis-Jacques de Beringhen fut élevé au rang de Maréchal de camps après avoir été aussi colonnel de Régiments et Brigadier des Armées du Roi. Parmi ses différents enfants nous devons noter l'existence de François-Charles de Beringhen lequel fut nommé évêques du Puy en Velay, le 24/03/1726, celui-ci ayant été aussi nommé au Marquisat de Châteauneuf, comte de Plessis-Bertrand et comte aussi d'Armainvilliers; mort le 17/10/1742, l'ensemble de cette seigneurie semble revenir en totalité à son frère, Henry-Camille de Châteauneuf, son puisné probable, Marquis de Châteauneuf, comte de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers, de Thenarre, d'Ones, seigneur d'Ivry, de Bussy, de Monthelie, né à Saint-Germain l'Auxerrois le 01/08/1693. Décédé en 1770 Henry-Camille fut chevalier de Malte, Commandeur de la Commanderie du Pieton, en Flandres, et colonel d'un régiment d'infanterie lequel porta son nom. Il fut nommé 1er écuyer du roi aussi, le 07/02/1724; en mai 1730 il est nommé Gouverneur de Châlons et l'année suivante, le 02/02/1731 exactement, il est nommé Gouverneur de la Meute, puis de Madrid en Novembre 1734. Son épouse sera Angélique-Sophie de Hautefort, fille de l'Ambasseur de Viennes. La famille de Beringhen laquelle avait pour Armoiries : d'Argent à trois Pals de Gueules au Chef d'Azur chargé de deux quintefeuilles d'Argent acheta judicièrement, le 23/08/1681, et cela par l'entremise d'Henry de Beringhen père du premier Jacques-Louis de Beringhen, la seigneurie de Châteauneuf de la Noë pour une somme adjugée et importante de plus 320.750, 00 livres. Henry de Beringhen, lequel était donc originaire des Pays-Bas, a donc transmis héréditairement et à son fils Jacques-Louis mais aussi à son petit-fils nommé lui aussi Jacques-Louis de Beringhen les terres seigneuriales de Châteauneuf de la Noue. Donc 1er écuyer du Roi Henry de Beringhen fut aussi et entre autre gouverneur de Marseille; il acheta en 1689 la seigneurie de Saint-Père acquisition suivie très peu de temps après, en 1690, des terres de la Tourniole en Saint-Suliac ainsi que de l'acquisition de plusieurs terres toutes positionnées au plus près ou en la paroisse de Pleudihen, paroisse dont relevait alors la seigneurie de Saint-Piat. Lors de la transformation du comté de Châteauneuf de la Noë, en marquisat, cette seigneurie monta en puissance puisqu'elle alla jusqu'à posséder, cela sous son autorité première et donc dans sa vassalité directe, plus de 50 paroisses dont celle de Tressaint, de Saint-Solen et ses terres de la Vairie, de Coëtquen (reprendre le chapitre consacré aux moulins de Brachesac), la Motte beaumanoir en Evran, la Bellière alors en Pleudihen ainsi que la seigneurie de Coëtquen laquelle avait alors pour seigneur Malo de Coëtquen. Henry-Camille de Beringhen ci-dessus vendit en 1746 l'ensemble de son Marquisat de Châteauneuf de la Noë à N. Baude de Vieuville lequel, officier aux Régiments des Gardes français, issu d'une famille de riches négoçiants de Saint-Malo, allait probablement aussi, et cela par cette même vente, entrer en possession de Saint-Piat et de sa terre dite de la Touche aujourd'hui en Lanvallay (Etienne-Auguste Baude son fils, dit aussi Etienne-Auguste de Baude de la Vieuville, prendra en 1755 pour première époux sa propre nièce présumée, Anne-Andrée-Marie Baude laquelle, fille de Joseph Baude et de Marie Palomino, était née en la seigneurie de la Ville es Olliviers en Lanvallay. Anne-Andrée-Marie décédera l'année suivante, en 1756 et sera inhumée en le caveau famillial de Chateauneuf. Le 10/04/1758, deux années après le décès de sa première épouse Etienne-Auguste prendra, pour deuxième épouse, la dite Françoise-Josephine Butler fille d'un capitaine de la Compagnie des Indes et époux de demoiselle Duvelaër). Pour une somme de 920.000,00 livres le dit N. Baude de Vieuville entra ainsi en possession de l'ensemble des biens ayant hier appartenus à la famille seigneuriale de Beringhen ces derniers ayant achetés cette même seigneurie, judiciairement il est vrai, pour une somme de 320.750,00 livres,(il s'agit en fait d'Henry 1er Baude  sieur de Val, terre située en Saint-Servant, lequel pris pour épouse Celeste Picot. Il était de son vivant secrétaire du roi. Certains historiens présentent son fils Etienne comme étant le réel acquéreur du Marquisat de Châteauneuf. Nous devons rappeler ici que le château de la Touche en Saint-Piat, aujourd'hui en Lanvallay et hier en la paroisse de Pleudihen eu, pour propritaire attesté, la famille seigneuriale le Baude de la Vieuville. La famille Baude, qui arma longtemps pour la course contre l'Angleterre, disent quelques personnes, aurait fait, vers le milieu du XVIII siècle, une fortune de 10 à 12 millions qu'elle employa à l'achat de terres considérables, comme celle de la Touche et celle de Châteauneuf près de Saint-Malo; elle avait aussi plusieurs hôtels en cette ville. Le Marquis de Vieuville, l'un des derniers représentants de cette famille, si ce n'est le dernier, a été chambellan de l'empereur Napoléon 1er et pair de France sous Charles X. Revue des Provinces de l'Ouest, volume 5, page n° 645, d'Armand Guérand, année d'édition 1857). Devenu par acquisition le nouvel marquis de Châteauneuf de la Noë la famille seigneuriale Baude de Vieuville était seigneurialement entrée en possession aussi, et cela par son autorité première, de l'ensemble des 50 paroisses et baillages détenus tout aussi seigneurialement hier par ses prédécesseurs. Né dans les jeunes premières années du 18ème siècle, en 1713, et à Saint-Malo, Etienne Baude de Vieuville son fils, secrétaire du Roi, fut aussi et entre autre Officier des Gardes du roi (En tant qu'héritier de son père il verra son marquisat de Châteauneuf de la Noë reconduit et cela en remerciement de ses faits et geste. En effet est cité en 1745 Baude de la Vieuville, Etienne-Auguste, dans un Etat nominatif des pensions devant êtres perçues sur le trésor royal et cela en ces termes : Y compris 144 livres d'intérêts d'arrérages, en considération de ses services, et pour ses blessures, en qualité d'ancien capitaine au Régiments des Gardes françoises. Dans un autre ouvrage il est dit aussi d'Etienne-Auguste Baude de Vieuville : Etienne-Auguste de Baude de la Vieuville est officier au Régiment des Gardes-Françoises; c'est en sa faveur, et en considération de ses services, que la Marquisat de Chateauneuf acquis par son père N.de Baude de la Vieuville, a été de nouveau érigé en Marquisat, par lettres du mois de juin 1746, enregistrées à Nantes le 23 novembre suivant). Famille importante et très influente laquelle cependant n'allait pas échapper au souffle violent de la Révolution, la plus part de ses enfants seront tous de riches nantis et pour illustrer cela sachons que Henry, le propre frère d'Etienne, était quant à lui entré en possession de la même seigneurie de Saint-Père, seigneurie détenue hier par les dits Beringhen. Acquise par Etienne, il recevra aussi de la part de son frère la seigneurie de Plessis-Balisson ainsi que le comté de Raiz. Arrêté au lendemain de 1789 Etienne sera à Rennes Guillotiné, le 04/05/1794 exactement; il avait alors 82 ans (Françoise-Joséphine Butler dite Veuve d'Etienne-Auguste, ne suivra pas son époux sur l'échaffaud rennais mais elle sera toutefois dépossédée de ses biens lorsque son fils prendra le chemin de l'exil. Auguste-Joseph Baude de Vieuville en 1828, de nouveau sur le sol du royaume de France une fois la royauté française rétablie, celle de Charles X, agissant en la qualité d'héritier de sa mère et pour moitié dans la succession de cette dernière, ancienne propriétaire de Châteauneuf en autre, sera cité comme Ayant Droit Réclamant dans l'un des différents dossiers ouverts pour les réclamations de tous les Dépossédés par la Révolution lesquels eurent droit alors à des indemnités financières. Henry son second fils, frère d'Auguste-Joseph, lequel nait le 26/03/1762 à Saint-Malo lui aussi, prendra également le chemin des Emigrés. Rentré très peu de temps après, devenu officier de la Chouannerie il sera tué le 29/03/1796 à Bazouges la Pérouse lors d'un combat mené contre les hommes en armes de la jeune République. Les Etats ci contre, formés en éxécution de l'article 21 de la loi du 27 avril 1825, comprennent: Les liquidations notifiées aux parties par le Ministre des finances, sans réserve d'appel, mais non encore consommée par l'inscription, et qui n'attendaient plus, pour recevoir cette dernière formalité, que l'adhésion des indemnités aux décisions de la Commission... ). Son fils Auguste quant à lui survivra à cette tourmente violente et trouvera la mort sous la nouvelle royauté de Charles X ; devenu Pair de France il sera inhumé en la Ville de Châteauneuf, ville possédée hier par son père Etienne et en laquelle sa propre mère se fit inhumer. Etienne de Baude de Vieuville avait aussi personnellement acheté des terres dont il était déjà, par droit de vassalité, l'un des premiers seigneurs et cela en tant que possesseur du marquis de Châteauneuf de la Noë; ainsi le 9 février de l'année 1787, deux années avant que n'éclatent les troubles de la Révolution française, Etienne de Baude de Vieuville acheta la seigneurie de Coëtquen (les terres seigneuriales de Coëtquen possédaient une frontière géographique commune avec la seigneurie de Saint-Piat ces deux seigneuries ayant toutes deux, pour 1ère Cour de Justice seigneuriale, la Cour seigneuriale de Châteauneuf de la Noë. Il est difficile d'affirmer avec certitude aujourd'hui la possession directe, à la veille de la Révolution Française, du village de Saint-Piat par le duc de Duras puisqu'à la veille de cette même Révolution, en 1789, le marquisat de Châteauneuf était toujours en la possession de la famille seigneuriales des Baude de Vieuvilles et cela depuis 1746, année en laquelle ils achetèrent donc le marquisat de Châteauneuf, et que les Baude de Vieuville avaient aussi en leur possession, toujours en cette même année 1789, les terres de la Touche en Saint-Piat, possession attestée par des actes écrits. Les mêmes Baude de la Vieuville seigneurs de Châteauneuf étaient aussi seigneurs directs de Coëtquen, et cela par droit de préhéminence, mais ils en étaient surtout propriétaires en cette même année 1789 puisque ces derniers l'achetèrent, le 09/02/1787, au duc de Duras. Alors comment et quand le duc de Duras entra-il en la possession de la seigneurie dite de Saint-Piat puisque cette dernière avait été vendue par ses 1er seigneurs Hubert de la Massuë aux tenants de la seigneurie de Châteauneuf lesquels, à leur tour, vendirent leur Marquisat de Châteauneuf aux Baudes de la Vieuville ? Aurait-il été possible que la terre de Saint-Piat ait été vendue par le dernier seigneur de Beringhen indépendament du Marquisat de Châteauneuf ? (l'historien géographe Ogée est cependant formel quant à la possession de la dite seigneurie de Saint-Piat par le duc de Duras. Effectivement quand il écrira son grand Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, lequel sera une seconde fois édité en 1853, ouvrage comprenant 4 volumes et écrit entre 1778 et 1780, il tiendra le propos suivant : Cette terre a haute, moyenne et basse justice et appartient aujourd'hui à Monsieur le Maréchal duc de Duras. Si le duc de Duras a donc bel et bien été en possession de cette terre dite de Saint-Piat, entre 1778 et 1780, 1780 étant la date en laquelle Ogée terminera son oeuvre écrite, il ne le sera plus en 1789 puisque le duc de Duras vendra en 1787, comme nous venons de le voir un peu plus haut, sa seigneurie dite de Coëtquen aux seigneurs Baudes de Vieuville lesquels alors en seront les légitimes propiétaires) Néanmoins, par sa proximité avec la seigneurie de Coëtquen, le Village de Saint-Piat pouvait-il directement et justicièrement relevé de cette même seigneurie de Coëtquen sans pour autant appartenir à ses seigneurs ? Il nous faut savoir que la terre noble de Bois-Fougères (en 1653 cette terre noble et son manoir semblent avoir été le bien de Guillaume de Ferron. Assise au plus près de la Sortie du village de Saint-Piat, aujourd'hui en Lanvallay, cette terre noble relevait religieusement hier de la paroisse de Pleudihen puisque Saint-Piat relevait de cette commune avant la rétrocession qui en fut faite à notre dite commune de Lanvallay. Les juges ou sénéchaux cités ci-dessous relevaient donc religieusement eux aussi de la paroisse de Pleudihen, paroisse dont les différents villages la constituant relevaient seigneurialement et justicièrement, quant à eux, des seigneuries proches et de Châteauneuf ou de Coëtquen avec toutefois un droit de préhéminence pour Châteauneuf), terre située directement à la sortie du village de Saint-Piat, appartenait au 17ème siècle, en 1657 et 1686 pour être très précis, aux nobles sires Jacques et Jean Houitte lequels furent respectivement par leur fonction sénéchaux de la propre seigneurie de Coëtquen. A noter aussi qu'en 1653 Guillaume Piron, lequel était sieur de Bois-Fougères aussi et cela avant même Jacques et Jean Houitte ci-dessus était alors le procureur fiscal de la même seigneurie de Coëtquen. Nous voyons très bien ici, et cela au travers de ces 3 personnages cités ci-dessus l'existence même de certains des liens seigneuriaux ayant pu unir hier géographiquement et la seigneurie de Saint-Piat et la seigneurie de Coëtquen Pour récapituler pour Saint-Piat:

    - En 1653, 1657 et 1686 les existences même des nobles sieurs Ferron, Piron et Houittes, tous possesseurs successivement du manoir noble de Bois-Fougères en Saint-Piat, tous ayant été sénéchal du Marquis de Coëtquen aussi, n'impliquent t-elles pas toutes ensemble que le village de Saint-Piat relevait en premier, justicièrement parlant, de la Cour du seigneur de Coëtquen et cela avant même de relever de celle de Châteauneuf de la Noë laquelle toutefois gardait son droit de préhéminence sur celle de Coëtquen ? - Entre 1598 et 1701 les seigneurs Hubert de la Massuë sont possesseurs de la seigneurie dite de Saint-Piat, en la paroisse de Pleudihen. - En 1701 le seigneur Gabriel Hubert de la Massuë vend sa seigneurie de Saint-Piat au seigneur de Beringhen alors marquis de Châteauneuf. La seigneurie de Saint-Piat est incorporée par cette vente au marquisat de Châteauneuf dont les seigneurs deviennent alors propriétaires fonciers à part entière. - En 1736 le duc de Duras semble déjà être en possession de la seigneurie de Lanvallay, cela par son union contractée avec l'héritière du seigneur de Coëtquen, Malo Auguste, lequel est alors gouverneur de Saint-Malo et seigneur de la vicomté d'Uzel laquelle fut érigée en 1488, par le roi Henry III, pour le marquis de Coëtquen du moment. Comment le seigneur de Coëtquen est-il entré en la possession de la seigneurie de Lanvallay ? Cette entrée en possession est probablement très antérieure en 1736 puisqu'elle fut probablement réalisée vers 1523 suite à un accord intervenu entre les seigneurs de Lanvallay-Tressaint et leur parente, Françoise de Malestroit, la propre épouse du marquis de Coëtquen. Le marquis de Duras entrera aussi en possession de la seigneurie dite de Saint-Piat amis comme est-il seulement entré en possession de cette seconde seigneurie ? La seigneurie d'Uzel érigée en 1480 par le roi Henry III en vicomté en faveur du marquis de Coëtquen, était entrée dans la Maison de Duras par le mariage de Mlle de Coëtquen avec M. de Duras. Il en fut donc de même de la seigneurie de Lanvalay. La chapelle et le village de Saint-Piat, paroisse de Pleudihen, avec titres de seigneuries, appartenait en 1780 à M. le Maréchal de Duras. Cette seigneurie venait de M. de la Massuë, avait haute, moyenne et basse justice. Précis Historique sur la famille Durfort-Duras; Jean Favre; année d'édition 1856.

    - En 1746 les Beringhen à leur tour vendent leur Marquisat de Châteauneuf à la famille malouine Baude de Vieuville  . La famille Baude de Vieuville ayant acquise la seigneurie de Châteauneuf, en 1746, elle ne semble pas pour autant avoir acheté avec ce même marquisat la seigneurie de Saint-Piat puisque celle-ci semble être déjà le bien du duc de Duras. L'édification en 1713 de la chapelle Baude, laquelle encore aujourd'hui porte leur nom, semble toutefois impliquer la présence de la famille Baude, sur cette terre de Saint-Piat, bien des années avant que cette même famille achète le marquisat de Châteauneuf. Les Beringhen, seigneurs de Chateauneuf entre 1701 et 1746, seigneur aussi de Saint-Piat jusqu'en 1736, année en laquelle le duc de Duras prendra possession de la seigneurie de Coëtquen, peuvent-ils êtres éventuellement les seigneurs ayant édifiés le manoir et la chapelle dite de la Touche-Baude cette dernière ayant été édifiée en 1713 ? - Lors de la vente du Marquisat de Châteauneuf, en 1746, alors acquis par les Baude de Vieuville, le duc de Duras est déjà seigneur de Lanvallay puisqu'il se maria avec Louise-Maclovie de Coëtquen en juin de l'année 1736. Mais est-il déjà aussi seigneur de Saint-Piat ?

    - François-Joseph Baude, décédé en 1739, lequel pris pour épouse d'Anne-Julienne Picot est seigneur de Saint-Tual et de Pontharouard; il est aussi de son vivant présenté comme étant seigneur de la Touche. Cette terre dite de la Touche est-elle la même que celle sur laquelle sera édifiée en 1713 la Chapelle dite de la Touche Baude ? - Baptisé le 27/11/1682, décédé en 1739, il sera pourvu du secrétariat du roi le 12/02/1713, la même année en laquelle sera édifiée la dite chapelle Baude. Cette même date de 1713 peut-elle lancer un pont entre ces deux mêmes événements ? - Son fils prénommé lui aussi Joseph-François Baude, seigneur de Saint-Tual, prendra pour épouse Anne-Marie de Palamino leur enfant à tous deux, née à Lanvallay, au manoir de la Ville es Olliviers, et prénommée Anne-Andrée Baude prenant quant à elle, pour époux, son propre oncle Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf. - La vente du marquisat de Châteauneuf aux Baude de Vieuville, en 1746, implique t-elle aussi, dans ce même acte de vente, l'accompagnement systématique de la seigneurie de Saint-Piat laquelle hier fut vendue en 1701 aux seigneurs Beringhen de Châteauneuf puis au Duc de Duras à une date laquelle reste à ce jour toujours entièrement inconnue ? Il semble bien que non puisque le duc de Duras semble être seigneur de Saint-Piat jusqu'à l'année de sa mort laquelle survient en 1789. - Propriétaire de la seigneurie de Saint-Piat, en 1780, soit le duc de Duras est entré en la possession de cette même seigneurie par l'acquisition de la seigneurie de Coëtquen, acquisition obtenue par son union réalisée avec l'héritière du seigneur de Coëtquen, soit le marquis de Coëtquen acheta aux Beringhen ou aux Baude de Vieuville, marquis successifs de Châteauneuf, cette même seigneurie dite de Saint-Piat. Cette seconde possibilité semble pourtant être peu probable dans la mesure où les dits seigneurs Baude de Vieuville achèteront un peu plus tard, en 1787, au même seigneur de Coëtquen, le duc de Duras, l'ensemble de sa seigneurie de Coëtquen. Nous voyons en effet mal les Baude de Vieuville vendre au duc de Duras leur seigneurie de Saint-Piat pour mieux la recheter un peu plus tard, en 1787, en acquérant du duc de Duras, seigneur de Coëtquen, l'ensemble de sa seigneurie propre au terres de Coëtquen cette même seigneurie comprenant alors, et cela depuis la seconde moitié du XVI siècle,également la seigneurie de Lanvallay. La première possibilité impliquerait systématiquement que le marquis de Coëtquen ait acheté à un marquis de Châteauneuf, quel qu'il soit, la seigneurie de Saint-Piat. Aucun écrit ne va dans ce sens. A t-il pu aussi y avoir eu confusion entre le fait que les terres de Saint-Piat relevait de la Cour seigneuriale de Coëtquen et le fait que son seigneur en soit alors systémmatiquement le possesseur foncier ?

     Le village de Saint Piat en 1780, année en laquelle écrivit aussi l'historien géographe Ogée, appartient donc ou relève du duc de Duras suivant cet auteur, seigneur de Coëtquen et de Combourg aussi, puisque cette possession est confirmée par le dit géographe Ogée et cela du vivant même du dit duc de Duras. Alors comment le duc de Duras est-il entré en la possession de la seigneurie de Saint-Piat laquelle en 1701relevait du marquisat de Châteauneuf par la vente même établie en 1701 entre les Hubert de la Massue et les Beringhen ? Cette possession de la seigneurie de Saint-Piat, par le seigneur de Coëtquen, sera plus tard de nouveau reprise en 1858 lorsque l'historien Jean Favre consacrera une oeuvre écrite aux seigneurs de Durfort. Quant est-il alors exactement ?

    - Le duc de Duras vers 1780 est présenté comme étant le seigneur du village de Saint-Piat, soit 7 années avant qu'il vendit au marquisat de Châteauneuf sa seigneurie de Coëtquen. Le village de Saint-Piat en 1780 et par ce même fait relevait-il aussi, sur le seul plan judiciaire bien sur, de la seule autorité première du Marquis de Coëtquen ou bien relevait-il de l'autorité première et justicière des seigneurs de Châteauneuf lesquels avaient été reconnu légitime dans leur droit de préhéminence envers la dite seigneurie de Coëtquen ? Né le 19/03/1715, décédé à Versailles le 06/09/1789, quelques mois à peine avant la Révolution française, le duc de Duras est déjà un homme vieillissant quant il vend en 1787 sa seigneurie de Coëtquen aux Baude de Vieuville. - En tant que propriétaire par son épouse de la seigneurie de Coëtquen, seigneurie qu'il vendra en février de l'année 1787, aux Baudes de la Vieuville, le duc de Duras était-il forcément possesseur foncier du dit village de Saint-Piat ou bien en était-il seulement le seigneur judiciaire premier dont les terres de Saint-Piat alors relevaient, et cela probablement déjà au XVII siècle au regard des existences des nobles sires Ferron, Piron et Houittes lesquels, sieurs de Bois-Fougères en Saint-Piat, ont tous été sénéchal du Marquisat de Coëtquen ? - En 1789 certaines terres du village de Saint-Piat appartiendront aux seigneurs malouins de Châteauneuf, les Baudes de la Vieuville, lesquels achetèrent donc au même duc de Duras la seigneurie de Coëtquen, en 1787. Comment les Baudes entrèrent-ils en possession de certaines de ces terres assises en le village de Saint-Piat ? Faut-il voir au travers de François-Joseph Baude, en 1713, le premier acquereur de ces terres assises en Saint-Piat mais cela en toute indépendance de l'achat même du marquisat de Chateauneuf lequel achat ne se fera qu'en 1746 ? - La possession par les Baude de Vieuville de la terre dite de la Touche, en Saint-Piat, est attestée par l'appellation du Château de la Touche-Baude lequel existe toujours aujourd'hui en le dit village de Saint-Piat; elle est attestée aussi par l'ouvrage qu'écrivit en 1857 Armand Guérand, ouvrage cité ci-dessus. Ce château s'appelera ainsi successivement : le château de la Touche Baude, puis le château de la Touche Ferron puis enfin le château de la Touche du Tertre.

     - A la veille de la Révolution française le sénéchal ou juge de Saint-Piat semble avoir être Jean Coupard lequel, en 1789, devint l'un des députés aux Etats de Bretagne ce dernier par sa fonction représentant alors la Sénéchaussée de Dinan. Etait-il à la veille de cette Révolution le sénéchal d'un duc vieillissant, presque toujours absent, ou bien le sénéchal des Baudes de Vieuville acquéreurs du duc de Duras en cette même année 1787 et toujours seigneurs de Châteauneuf en 1789 ?

    - Toujours en 1789, les sieurs Baudes de Vieuville seront plus que bousculés par la Révolution, Etienne-Auguste Baude de Vieuville étant guillotiné à Rennes en 1794. De ce fait il sera le dernier marquis de Châteauneuf. - En 1794 Jacques-Michel de la Morvonnais, du village de Saint-Pierre de Plesguen, d'abord procureur fiscal de la juridiction de la vicomté de la Bellière, sera installé au tribunal de Saint-Malo le 24/12/1790. Ancien homme d'affaire d'Estienne-Auguste Baude, il sera incarcéré le 28 Pluviose de l'an 5. Dirigé sur Paris avec ses frères, tous alors prisonniers, afin d'y êtres jugés, les gardes républicains apprennent, entrant en Avranches, la chute de Robespierre. Ammenés toutefois jusqu'à Paris ils seront relachés après leur comparusion devant le Comité de la Sureté Nationnale et l'acquittement qui s'en suivit. - 1799. Jacques-Michel de la Morvonnais acquière de Me Baude Talhouet, fille héritière de feu Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf, lequel fut guillotiné en 1794, ses terres de la Falaise et ses terres et château de la Bégassière tous situés en Saint-Helen. Il acquiera aussi, dans le même moment présent, les terres qu'elle possédait en l'ancienne seigneurie de Saint-Piat. Ces dernières sont-elles celles de la Touche-Baude ? - 1804. Sous le premier Empire, la Révolution terminée, Auguste-Joseph Baude de Vieuville, fils du marquis Joseph-Auguste Baude de Châteauneuf, est réhabilité dans certains de ses biens et devient ainsi Chambellan de l'Empereur Napoléon 1er. Il semble récupérer le château de l'ancien marquisat de Châteauneuf. - En 1811, sur les premiers plans Napoléoniens, l'ancien château de Saint-Piat ne s'appelle plus la Touche Baude mais la Touche Ferron; il n'appartient donc plus aux Baude de Vieuville. - Entre 1824 et 1830 Auguste Baude de Vieuville devient Pair de France sous le règne du roi Charles X. A sa mort il sera inhumé au côté de sa mère en l'église de leur ancienne seigneurie de Châteauneuf.

    - Pour en finir avec ces quelques questions il ne faut pas oublier, en lisant ici ces quelques lignes, qu'une même terre pouvait territorialement ou seigneurialement appartenir à un même seigneur et justicièrement relevée d'une autre cour seigneuriale aussi. Il en sera ainsi pour la terre dite de Beaufort laquelle, à un moment précis de son histoire, appartint au seigneur de Dinan Alain de Beaufort ce dernier ayant droit de Haute Justice sur ses terres lequel toutefois devait aussi, et cela pour cette même terre dite de Beaufort, des devoirs féodaux à la seigneurie de Combourg) alors en la possession du duc de Duras, Emmanuel-Félicité de Durfort lequel était entré en propriété de cette très ancienne seigneurie par son second mariage l'ayant uni à Louise-Maclovis de Coëtquen, la propre fille de Malo 3ème du nom (Un litige de prééminence éclatera entre le marquis de Châteauneuf et le marquis de Coëtquen; sortira vainqueur de cette discorde le marquis de Châteauneuf son autorité seigneuriale étant reconnue être positionnée au dessus de celle du Sieur de Coëtquen, le dit Malo-Auguste, marquis de Coëtquen et lieutenant général des armées du roi. Pour René-François de Chateaubriand ce même seigneur de Coëtquen serait mort en son château de Combourg et hanterait, la nuit venue, du seul bruit de sa jambe de bois, les couloirs de ce très vieux château féodal. Né le 07/06/1678, Malo-Auguste de Coëtquen fut nommé en 1717 gouverneur de la ville de Saint-Malo quelques années après avoir pris la défense de la citadelle de Lille, en 1708, bataille laquelle lui vaudra d'être nommé maréchal de Camp. La bataille de Malplaquet, bataille livrée le 11/09/1709, sur la frontière Franco-Belge, au cours de la guerre de succession d'Espagne, lui emportera l'une de ses jambes cette dernière étant remplacée peu de temps après par un pieu de bois. Malo-Auguste décèdera donc en son château de Combourg le 01/07/1727 avant d'être inhumé, le lendemain, aux Jacobins de Dinan. Lire ou relire les Mémoires d'outre-tombe). Son fils Auguste Baude de Vieuville lequel décédera le 26/04/1835 récupèrera au lendemain des troubles de la Révolution Française l'entière propriété de la seigneurie de Coëtquen puisque celle-ci sera distribuée entre ses différents héritiers, le 08/07/1840, quatre années après son décès ses biens ayant été tirés au sort par une sentence judiciaire rendue par le tribunal de Saint-Malo ce même jour de Juillet 1840. L'un de ses enfants héritera seul du domaine et terres de Coëtquen et ce dernier sera sa fille  prénommée Marie de Galifet de Martigny alors épouse du prince de Martigny. Cette Dame le 18/01/1844 vendra à son tour l'ancien domaine seigneurial à monsieur Leon de Guéheneuc de Boishue (famille probablement originaire de la terre seigneuriale dite de Boishue en la paroisse de Lanhelin, près de Combourg, seigneurie en laquelle était au XIX siècle les ruines d'un vieux manoir) et son épouse née Marie-Henriette Valleteau de Chabrefy alors possesseur du château de la Guerche sis en saint-Helen proche de Saint-Piat. 

     

     

    Vers 1550

    Les seigneurs de Coëtquen, seigneurs de Lanvallay

      Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, et Louise-Françoise-Celeste de Coëtquen, son épouse, tous deux seigneurs de Coëtquen, de Combourg, de Lanvallay et de Saint-Piat

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

      

    Armoiries des Durfort-Duras

    Ecartelé aux 1 et 4, d'Argent à la bande d'Azur; aux 2 et 3 de Gueules aux Lion d'Argent

     

    Le comte Emmanuel-Félicité de Durfort né en 1715, duc de Duras, est devenu marquis de Coëtquen par son mariage l'ayant en juin de l'année 1736 uni à Louise-Françoise-Celeste de Coëtquen son épouse, cette même union l'ayant aussi fait seigneur de Lanvallay;  tous deux seront également seigneurs de Saint-Piat (La seigneurie de Coëtquen fut vendue en 1787 par ces deux seigneurs au seigneur Baude de Vieuville alors seigneur de Châteauneuf de la Noë; le duc de Duras, hier marquis de Coëtquen, décédera à Versailles le 06/09/1789, presque deux mois entier après la prise de la Bastille, laissant seule la marquise de Coëtquen son épouse laquelle survivra plusieurs années après le décès de son mari puisqu'elle même, en 1802, rejoindra ses parents décédés. A sa mort son nom seul fut repris par les Coëtquen de Poilly et cela au travers de sa fille, seule héritière du nom de Coëtquen; les Coëtquen de Poilly étaient seigneurs en leur château de Folenfray, dans l'Aisne, château dans lequel se trouvaient êtres conservées hier encore les archives de cette ancienne famille seigneuriale. Peintures de Jean Valade, peintre ordinaire du roi, né en 1710 et décédé en 1787). Quand son épouse Louise-Françoise-Celeste meurt en 1802 son fils Emmanuel-Celeste-Augustin de Durford, né le 28/08/1741, est déjà décédé depuis 2 ans ayant rendu le dernier souffle de sa vie à Londres laissant pour héritier Amédée-Bretagne-Malo lequel, né à Versaille le 05/04/1771, Pair de France et duc de Duras comme son aieul prendra, pour femme,  Claire de Coëtnempren qu'il épousera en Angleterre ayant pris le chemin de l'émigration avec son père au lendemain du début de la Révolution Française.  Ambassadeur du roi en Espagne, entre 1752 et 1755, l'ensemble des activités politiciennes d'Emmanuel-Félicité de Durford le retiendront, elles aussi, souvent loin de ses terres seigneuriales formant et son marquisat de Coëtquen et de son comté de Combourg également. Né le 19/09/1715, Pair puis Maréchal de France, il embrassera très tôt le métier ou la carrière des armes puisqu'il remplacera son père, alors démissionnaire, de son poste de Mousquetaire, jeune duc âgé de tout suite 18 an. Adulte en 1714, sous le règne de Louis XV, il sera un fidèle soldat commandeur de ce roi prenant part à presque l'ensemble de toutes les batailles menées par ce roi entre 1733 et 1761. Il participera ainsi aux campagnes militaires d'Italies, du Rhin, de Bavière, de la Flandre ainsi que de celles menées en Allemagne. Nommé Maréchal en l'année 1775, il a alors un peu plus de 50 ans, il se verra confier qussi le commandement de toute la Bretagne. Homme cultivé et lettré il sera choisi en 1757 pour diriger la Comédie-Française avant de rentrer, le 02/05/1775 à l'Académie Française.

     

    Vers 1540 - 1787

    Les sires de Coëtquen seigneurs de Coëtquen, de Lanvallay etc.

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

     

    Armoiries des seigneurs de Coëtquen.

    1 Bandé de 6 pièces d'Argent et de Gueules. Devise : Que mon supplice est doux

     

    Voir le chapitre consacré à cette famille seigneuriale.


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