• - Les grandes maisons de la Croix-Verte

     

    La Grande maison de la Croix-Verte et

    sa pierre Tumulaire

     La maison de la Grande Croix-Verte

     La pierre tumulaire de la Magdelaine faite en l'année 1605; première moitié du XVII siècle.

     

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

                   

     

      La maison de la Grande Croix-Verte

    Son retrait de la Maison de la Rance.   Son élévation et sa mise en place rue de l'Abbaye au port.

      

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     Le quartier de la Magdelaine du Pont. Carte postale du début du XIX siècle, vers 1850. En rouge l'implantation des maisons composant ensemble le noble logis de la Grande maison de la Croix-Verte. Cette grande maison fut, vers 1570, le bien de Rolland Rolland et celui de Janne Ferron, son épouse, tous deux Sieur et Dame de la Croix-Verte mais Sieur et Dame des Salles, terre positionnée au dessus de la rivière et en face de l'extrémité des quais du port de Dinan .

     

    Les sieurs de Ferron du Chesne et le prieuré de la Magdelaine

    Annotation du 19/11/2013.    

    Avant d'aborder l'histoire de cette grande maison composée, ici un peu plus bas dans ce texte, certaines dernières informations aujourd'hui connues laisseraient "supposer" que l'un des premiers propriétaires probables" de ce même ancien et noble logis serait le premier membre de la famille seigneuriale des Ferron-du-Chesne. Le premier "sieur de la Croix-Verte" nommément cité par un acte écrit fut Roland Roland lequel, époux de Janne Ferron dame des Salles, fille de Julien Ferron sieur du Chesne, était aussi possesseur du manoir de Vauboeuf en Saint-Samson sur Rance. Celui-ci fut aussi très probablement sieur en les  "Croix", en Lanvallay, puisque son fils Pierre Roland sieur de Vauboeuf, né de la dite Janne Ferron, fut lui sieur des Croix aussi les Croix étant alors l'un des villages constituant la paroisse de Lanvallay, village ou lieu dit situé au dessus du prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan. La très jeune famille seigneuriale des seigneurs du Chesne-Ferron sera en effet, et cela dès la première moitié du XVI siècle, étroitement liée à la vie sociale et religieuse du quartier prieural de la Magdelaine. Cela semble devoir se faire sous l'existence de Julien Ferron fils de Simon Ferron et de son épouse, Catherine Dauly, tous deux nés vers 1490 [Symon Ferron eut pour père et grand-père Jehan et Olivier respectivement mariés à Marguerite Bouteiller et Janne-Anne Duval. Son père et aieul ayant été tous deux "Sieur de Beauchesne" il est possible que la construction ou reconstruction du Chesne-Ferron ait été réalisée par l'un de ces deux derniers puisque que le château du Chesne-Ferron semble être assis sur les XV et XVI siècles. Cependant le couple formé par Julien Ferron et Bertranne Ferré de la Ville es Blanc [elle était la fille de Bertrand Ferré et de Peronnelle de Guemadeuc tous deux seigneurs en autre de la Garaye en Taden], couple contemporain à l'année 1556 puisque tous deux naissent vers 1520, 1556 étant l'année en laquelle sera établi l'acte de Dénombrement de 1556, et bien ce couple ne sera nullement cité dans le dit acte de dénombrement de 1556. Cet acte reprendra cependant, et cela en autre, les présences de Jacques Tourandel et celle de Morice Mesnage aieul de Macé ce dernier étant alors sieur de la Salle en la rue du Four. Pourquoi cela si ce que nous pensons est vrai ? Dans ce cas présent Julien Ferron et Bertranne Ferré seraient donc entrés tous deux en possession de la dite "Grand maison de la Croix-Verte" qu'au lendemain de 1556. Cependant la dite Grande maison de la Croix est citée dès la dite année 1556; elle était donc à ce titre alors déjà existante....Quel couple en fut-il le constructeur au regard de cela ? Serait-ce les parents de Pierre et de Julien Ferron à savoir Symon Ferron et Catherine Dauly tous deux cités ci-dessus ? Notons que très longtemps la paroisse de Lanvallay relèvera du bailliage de Beaufort, bailliage placé sous l'autorité première des seigneurs de la Garaye. Serait-il possible que les parents de Bertranne Ferré, seigneurs de la Garaye en Taden, soient tous deux les dits constructeurs de la dite Grande maison de la Croix-Verte ?] . Ce couple aura en effet deux enfants dont le dit Julien Ferron lequel, époux de Bertranne Ferré, tous deux père et mère de la dite Janne Ferron, verra le jour à Saint-Coulomb, proche de Saint-Malo de l'Isle, cela vers 1520. Etabli à Calorguen, en ses terres du Chesnes, Julien semble créer la seigneurie du Chesne-Ferron. Le deuxième enfant de Simon et de Catherine est Pierre lequel, enfant puisné, sera en 1553 Pierre le prieur du prieuré de la Magdelaine du Pont à Dinan. Si la Grande maison de la Croix-Verte, bien de Roland Roland et de Janne Ferron son épouse, ne sera pas transmise héréditairement à Pierre Rolland, ce dernier héritant et des Croix et du dit manoir de Vauboeuf, elle restera cependant au sein même de la famille de Ferron puisque Catherine, la propre soeur de Janne, toutes deux nièces du prieuré Pierre ci-dessus, semble avoir héréditairement pu transmettre ce même noble logis à ces deux petits enfants, Gilles et Toussainte Lefrançois. Le principe même de cette "transmission héréditaire" laquelle passa de Janne à Catherine, toutes deux soeurs, laisse en effet supposer que ce même logis était probablement le bien de leurs père et mère, à savoir celui de Julien Ferron et de Bertranne Ferré. Ce couple aura aussi pour autres enfants, parmi d'autres enfants encore,  Bertrand et Hamon Ferron. Bertrand, mâle aisné, héritera de la seigneurie du Chesne quand Hamon, enfant puisné, lui entrera dans les Ordres religieux. Hamon semble prendre la "Direction" religieuse du prieuré au lendemain de son oncle Pierre puisque Hamon est son successeur direct au siège prieural du prieuré de la Magdelaine du Pont. Nés tous deux vers 1550 Bertrand, frère de Hamon, sera pendant plusieurs "baux", le fermier général du prieuré du Pont, à savoir le fermier général de son propre frère puisné. Au lendemain de Bertrand, en 1578, le nouveau fermier général sera de nouveau un autre frère de Hamon, Guillaume. Ayant financé les "éducations religieuses" de son frère Hamon Guillaume Ferron sieur de Beauchesne et de la Sigonnière en Saint-Juvat, époux de Julienne Gallier, obtiendra en compensation l'ensemble des revenus financiers propres aux fermes du prieuré. Cet acte établi le 02/03/1582 accordera ainsi à Guillaume, cela pour le temps de 6 parfaites cueillettes, les revenus ordinaires et extraordinaires du prieuré du Pont à Dinan [Guillaume Ferron et son épouse seront eux aussi tous deux présents sur le port de Dinan, en le quartier du prieuré, puisque Julienne Gallier en 1608 sera la "tutrice de Julienne Apuril, alors enfant mineur, la dite Julienne Apuril ou Avril possédant le noble logis de Grillemont, logis faisant face au prieuré et attenant à la Cour du Puits Tourandel. Guillaume financera de ses propres deniers les études scolastiques de son jeune frère Hamon; Hamon semble avoir été prieur du prieuré dès l'année 1568, Pierre son  oncle ayant été lui prieur de ce prieuré en 1556, puisque le 21/05/1568, alors sieur de la Mettrie, son frère Bertrand sous-afferme à Jan Ledean une partie du son fermage du prieuré; ce "sous-fermage" concernera alors les terres les biens prieuraux situés en la paroisse de Miniac ainsi que la terre et moulin de Quincombre biens situés en la paroisse de Pleudihen.                                                                                                       En conclusion, la transmission de la direction du siège prieural de Pierre Ferron à Hamon Ferron; la transmission de la charge de "Fermier général" du prieuré du Pont à Dinan de Bertrand Ferron à Guillaume Ferron, tous deux frère de Hamon le "prieur"; au faubourg la très proche proximité de la Grande maison de la Croix-Verte attenante à l'église prieurale; la transmission de ce même noble logis au sein même de la famille seigneuriale de Ferron; laissent toutes apercevoir ce même lien ayant pu unir dès la première moitié du XVI siècle et les dits Ferron et l'Histoire même de notre prieuré ainsi que celle de son bourg. Il en sera de même aussi avec la paroisse de Lanvallay. Ainsi rappelons que quand Pierre Ferron sera prieur du prieuré Julien son frère lui sera probablement en possession du noble logis de la Croix-Verte; Janne fille de Symon sera propriétaire de ce même logis; Catherine soeur de Janne transmettra elle ce même logis à ses deux petits enfants nés Lefrançois; Bertrand du Chesne et Guillaume de la Sigonnière, tous deux frères de Catherine et de Janne, seront respectivement en 1568 et 1578 "fermier général" du prieuré; Hamon en 1568, frère de Bertrand, de Guillaume, de Janne et de Catherine aussi, sera lui, au lendemain de son oncle Pierre, le nouveau  "Prieur"  du prieuré du Pont à Dinan. Pour terminer ici cette annotation sachons aussi que Catherine, soeur de Janne, épouse de Jan Lefrançois, sera propriétaire avant toute chose du noble manoir des Rochettes, manoir situé en la paroisse de Lanvallay. Notons aussi que Catherine et Jan seront tous deux également "Sieur et Dame" de la Herviais en Lanvallay, terres situées à la droite de celles des Croix].

     

     

     La maison de la Grande Croix-Verte

    La maison de la Grande Croix-Verte

    La maison de la Grande Croix-Verte Ci-contre l'escalier de l'embas menant à la cave de la Grande maison de Croix-Verte; escalier aujourd'hui à jamais obstrué.  Au dessus et à droite la pierre tumulaire de Macé Marot et de Guillemette Rolland lorsqu'elle fut découverte en ce même lieu, en l'année 2000. Réutilisée en réemploi elle servait d'assise, dans  l'embrasure de la fenêtre d'étal, pour un "chauffe-plat ou légumier" ici présent. Guillemette, fille de Rolland Rolland et de Janne Ferron, et cela par son union contracté avec Macé Rolland fils de Jean Marot sieur du Cheminneuf devint ainsi, dans les toutes dernières heures du XVI siècle, la première Dame du Chemin-Neuf. La petitesse de sa taille laisse sous-entendre qu'elle ne fut pas la "pierre  tumulaire"d'une concession familiale mais seulement celle de ce couple.

     

     

     

                                      Découverte d'une Sépulture

     

     

     La maison de la Grande Croix-Verte Le quartier de la Magdeleine possède encore quelques très vieilles et nobles demeures et l’une d’entre, en l’année 2000, fut l’objet d’une profonde réhabilitation. C’est pendant ces travaux, alors en cours de réalisation, que cette pierre tumulaire, ici représentée, fut découverte. Positionnée cependant sous un chauffe-plat ou légumier, elle fut trouvée relativement abimée, l’ensemble de sa surface noircie d’une cendre séculaire et ses lettres emplies d’un amalgame de sang séché et de chaux. Elle était très illisible, ses armoiries pratiquement aveugles. Afin d’éviter qu’elle soit vendue par le propriétaire Outre Manche et devant le refus de son acquisition par notre commune à laquelle nous avions proposé de l’acquérir, nous l’avons donc dû l'acheter entre amis afin quelle ne puisse pas quitter le lieu en lequel, il y si longtemps, elle avait été réalisée. Cette pierre est riche d’une histoire redécouverte après maintes recherches ; elle fera l’objet d’un chapitre lequel lui sera ici entièrement consacré.

    En Janvier 2011, conscient que cette pierre pouvait mettre en valeur, elle aussi, le contrebas de la rue de l'Abbaye, nous avons émis le souhait de la voir au bas de cette même rue; cela fut fait avec l'aide de monsieur Eric Lemoine, propriétaire indivisible de cette pierre tumulaire, et monsieur Delarocheaulion, maire de notre commune. Les papiers dument remplis et accompagnés de l'acceptation de l'architecte des bâtiments de France, cette pierre tumulaire quittera définitivement la Maison de la Rance et sera aussitôt positionnée dans le bas de la rue de l'Abbaye appuyée contre une maison à pans de bois. Elle est de nouveau aujourd'hui au plus près de pavés près desquels, si longtemps, elle s'était endormie.

     

     

     La maison de la Grande Croix-VerteCette maison, en laquelle elle fut découverte, âgée de plusieurs siècles et nommée dès le 16ème siècle le logis de la grande Croix Verte (cette maison appartiendra à  la fin du XVI siècle au sieur Rolland Rolland et à son épouse Janne Ferron, petite fille de Bertranne Ferré seigneur de la Garraye en Taden, tous deux Sieur et Dame de La Croix-Verte, des Salles et des Croix en Lanvallay aussi. Cette famille fera également l’objet d’un chapitre à part aussi. Sachez cependant que la famille  Ferron donnera au prieuré du Pont à Dinan deux prieurs, Pierre et Hamon Feron, respectivement oncle et neveu l'un de l'autre. Cette famille donnera aussi deux fermiers généraux à ce prieuré, Guillaume Ferron, ceux-ci étant tous deux les propre frère du prieur Hamon), fut très longtemps attenante au Prieuré de la Magdeleine et à son église. L’ensemble du prieuré après la Révolution, comme de très nombreux biens appartenant à l’Eglise aussi, sera saisi et vendu sous le Directoire. Le prieuré disparu puisque saisi et vendu et son l’église démolie probablement très peu de temps après aussi. L’ensemble des bâtiments conventuels seront un peu plus tard transformés en biens professionnels lorsqu'ils seront en 1821 acquis une nouvelle fois, par un charron de métier, Robert Remont. En 1811 l’ensemble de  la Maison de la Grande de la Croix-Verte formera une très grande auberge le tout acquis puis vendu par une seule et même famille, celle de monsieur François Marc. [Devenue "le 1er relais des Côches de Dinan" vers 1750, côches reliant Dinan à Rennes, il est possible que la transformation de ce noble logis en "auberge" ait été faite peu après l'établissement en son sein du dit relais de Côches et non pas après son acquisition laquelle fut obtenue par le dit François Marc. Les différents bâtiments conventuels du prieuré, biens dont la maison de la "Grande Croix-Verte n'a jamais fait partie" seront tous acquis par "Adjudication" le 20 Vendémiaire de l'an 2 de la République française. Cela sera donc fait le 13/10/1793. Les acquéreurs seront le sieur Yves-Guillaume Salmon du Bas-Frêne et son épouse Anne-Toussainte Tardif. Yves-Guillaume Salmon était le frère d'Hélène Salmon femme de Christophe Le Roux sieur des Aulnais. Par ce fait Yves-Guillaume Salmon était l'un des enfants de Pierre Salmon ce dernier ayant été avant la Révolution française, et cela pendant plusieurs baux fermiers, le fermier général du prieuré au Pont à Dinan. Veuve en 1821 Anne Tardif vendra les bâtiments conventuels, l'ancien four prieural compris, à François Remond charron de son métier en la Cour de Bretagne, cour sise rue du Cheminneuf, aujourd'hui rue de la Madeleine. N'en ayant aucune certitude  pouvons penser qu' Yves-Guillaume Salmon acheta aussi le dit 13/10/1793, et cela  avec les dits les anciens bâtiments conventuels, la dite Grande maison de la Croix-Verte et ses cours, l'Eglise, les quatre Ecuries dont la très grande etc. La maison de la Grande Croix-Verte n'ayant jamais relevée du prieuré il semble que la réponse soit non. Il ne semble pas non plus avoir acquis la vieille maison prieurale puisque celle-ci, pour le registre cadastral de 1811, semble alors être le bien de François Marc en même temps qu'il est propriétaire de la dite Maison de la Grande Croix-Verte. La Grande maison de la Croix-Verte et ses dépendances seront en effet acquises avant 1813 par le dit François Marc hier tenancier de l'auberge du Croissant. Ce dernier acheta t-il la dite Grande maison de la Croix-Verte lui aussi sur adjudication ? En 1813 Jacquemine Domalin, la propre veuve de François Marc, mettra en vente cette dite Grande maison de la Croix-Verte, toujours magnifique auberge comprenant deux cours au derrière et plusieurs écuries].                                                            La fin du 18ème siècle assiste en effet sur ce quartier, au lendemain de la Révolution, à la réalisation de grands travaux devant améliorer la desserte du port de Dinan afin de favoriser son essor économique (Ci-dessous un plan provisoire lequel représente, et vous montre ainsi, la répartition géographique des quelques quinze familles propriétaires se partageant entre elles l'ensemble de ce quartier au tout début du 19ème siècle. Ce plan reprendra par la suite sa place définitif dans un chapitre lequel sera consacré au développement économique du quartier de la Magdeleine). Fichier téléchargeable).  Plusieurs maisons seront ainsi transformées et réalignées suivant un nouveau tracé urbain et cela à l’image du logis de la Grande Croix Verte. Certaines pierres, pour la réalisation de ce grand chantier, seront réemployées sur place; l’église et son cimetière démolis seront tous les deux partiellement ou entièrement réutilisés en matériaux de réemploi. Notre sépulture, elle aussi, sera réemployée et servira de linteau à l’embrasure d’un soupirail de l’une des nouvelles ouvertures de l’ancien grand logis de la Croix-Verte transformé alors en hostellerie. Elle sera ainsi préservée de la destruction.

     Je remercie ici très sincèrement Mr et Me Philippe Busson, propriétaires de cette très ancienne maison lesquels ont bien voulu recevoir cette très vieille pierre aujourd'hui adossée à leur logis.

     

     

    Origine: un Prieuré, un quartier

    Le prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan fut fondé à la fin du 11ème siècle par la volonté de Geoffroy 1er, seigneur de Dinan, lequel demandait ainsi à Dieu, pour lui-même et sa famille, le pardon de toutes leurs fautes commises. Cette fondation a été faite avec l'assentiment de son frère puisné Riwallon dit le Roux; Geoffroy et Riwallon attribuant ainsi aux moines bénédictains de Saint-Florent le Vieil, près de Saumur, une terre pour bâtir une église et un bourg. Ces moines bénédictains, ici et ailleurs, sont de rudes travailleurs et ils vont s'atteler à défricher leurs terres, élever des églises et leurs différents bâtiments conventuels, construire des moulins et favoriser ainsi, tout autour de ces prieurés, la lente émergence de jeunes bourgs. L'un d'entre eux est encore nommé, ici et aujourd'hui, le Bourg de la Madeleine.

     

    La découverte de la sépulture

     Le quartier de la Madeleine possède encore quelques très vieilles et nobles demeures et l'une d'entre-elles, récemment, fut l'objet d'une profonde réhabilitation. C'est pendant ces travaux, alors en cours, que cette pierre tumulaire, ici présente, fut découverte. Cette maison, âgée de plusieurs siècles et nommée dès le 16ème siècle le Logis de la Grande Croix-Verte, fut très longtemps attenante au prieuré de la Magdelaine et à son église. La fin du 18ème siècle assiste, en effet sur ce quartier, à la réalisation de grands travaux devant améliorer la desserte du port de Dinan [Tout au moins à leur commencement. En effet ces travaux perdureront au regard de leur importance plusieurs dizaines d'années. L'actuelle maison sise au 39 de la rue de la Mageleine témoigne de ce fait puisqu'elle fut réédifiée qu'en 1827 portant en l'une de ses pierres cette date inscriteLa façade modifiée de la maison dite de la Croix-Verte fut très probablement réalisée en ce même début du XIX siècle]. Plusieurs maisons seront ainsi transformées et réalignées suivant un nouveau tracé urbain et cela à l'image du logis de la Grande Croix-Verte. Certaines pierres, pour la réalisation de ce grand chantier, seront réemployées sur place; l'église et son cimetières, vendus sous le Directoire comme Bien National, seront ainsi détruits et partiellement réutilisés. Notre sépulture, elle aussi, sera réemployée et servira de linteau à l'embrasure d'un soupirail de l'une des nouvelles ouvertures du Grand logis de la Croix-Verte. Elle sera ainsi préservée de la destruction.

     

    Les grandes familles de la Magdelaine

     Le bourg de la Magdelaine, aujourd'hui Madeleine, et ses Saints Fonds Baptismaux furent, tout au long des 16ème, 17ème et 18ème siècles, le point de rencontre de certaines des plus grandes et nobles familles de Dinan et de sa région. Certaines se fixèrent définitivement sur cette rive et y essaimèrent.     Jean Marot, père de Macé Marot et oncle de Raoul Marot des Alleux, sera présent sur le prieuré dès la seconde moitié du 16ème siècle. Personnage important, il est le premier sieur connu du Chemin Neuf, la rue actuelle dite de la Madeleine. En serait-il le concepteur ? D'autres nobles familles viendront s'établir ici aussi, tout au long de ce nouveau chemin, qu'elles soient issues de Dinan ou même d'Anjou. Les Apuril, les Feron, les Rolland, les Gicquel, les Mesnages, les Leroy, les Mouton-Gigot, les Serizay etc. seront tous de très grands notables dinanais, responsables de son économies paroissiale tout au long de ces mêmes siècles. Certains d'entre-eux seront mêmes "fermier général" du prieuré en ce lieu présent. Quelques vieilles et nobles demeures, situées sur cette même rive, possèdent encore des blasons aux armoiries effacées, ces dernières sont enfermées dans une figure géométrique appelée Quadrilobé. Et ce tracé en notre province, d'après certaines recherches en cours, semble être lié directement à l'art armorial propre à toutes ces grandes familles ayant pour chacune amplement participé à l'écriture de la ville de Dinan ainsi que de sa proche région.

     

    The Stone Tumulary

    La maison de la Grande Croix-Verte

    Representation of the scriptures of the Stone tumulary. Work done on  Photoshop.

    Dessin personnel réalisé sous Photoshop


    Télécharger « Généalogie de la Pierre Tumulaire »

     

    Origin: A Priory, a District

    - The priory of the Magdeleine at the bridge of Dinan was founded at the end of the 11th century by Geoffroy 1st, Lord of Dinan; the latter asked God to be forgiven for all his sins as well as his family. This establishment was endorsed by his younger brother Riwallon known as the “Red”; Geoffroy and Riwallon allocated a plot of land to the monks of St Florent du Vieil near Saumur in order to build a church and a town. These Benedictine monks are hard working so they slowly started to clear the ground, build churches and monasteries, mills and thus favored the emergence of small towns all around. One of these towns does still exist, known as the town of the Madeleine.    

     

     

    The discovery of the Grave

     - A few very old and noble houses belong to the district of the Magdeleine, one of them was lately massively rehabilitated. The tumulary stone shown here was discovered during these works. This house old of several centuries was named from the end of the 16th century “the high Green Cross House”. It was attached to the Priory of the Magdeleine and its church for a long time. Major renovations occurred at the end of the 18th century in order to enhance the service of the Port of Dinan. Thus several houses were transformed and relined according to a new urban concept inspired by the high Green Cross House. Some stones used for the achievement of this site were reused; the church and its graveyard sold during the Directory as National treasure were partially reused. Our grave stone was used as a structure beam for a cellar window in the high Green Cross House. It was finally spared form destruction.

    The big families of the Magdeleine

    - The town of the Magdeleine and its holy Baptismal bottoms, were all along the 16th, 17th, 18th century the meeting place of biggest and noblest families of Dinan and its surrounding. Some of them settled definitively on this bank.

     

    - Jean Marot, father of Macé Morot and uncle of Raoul Marot des Alleux, was frequently visiting the priory from the second half of the 16th century. As a very important, he is the first Sir known at the “Chemin Neuf” (New Road), the present road known as the Madeleine. Maybe was he the designer?

     

    - Several other families from Dinan or even from Anjou settled here later, along this new road. The Apurils, the Rollands, the Giquels, the Mesnages, the Leroys, the Moutons etc. were all very important notables from Dinan, managing the parish economy all along these centuries.

     

    - A few old and noble houses still have their arm visible with their coat erased. These latter are enclosed in a geometric shape called quatrefoil. According to the research in progress, this pattern seems to be directly linked with the armorial art, peculiar to these notable families who gave to Dinan and its surrounding all its nobility.   

     Traduction de : Nicolas Jego de Lanvallay   

          

     

     La maison de la Grande Croix-Verte

     Le quadrilobé de la cheminée de la

                      Grande maison de la Croix-Verte; armoiries martelées. Ce noble logis fut, en la première moitié de XVI siècle, vers 1550, le bien propre de Rolland Rolland et celui de son épouse aussi, Jeanne Feron, tous deux Sieur et Dame de la Croix-Verte nés vers 1530. Jeanne Ferron eut pour frère Pierre Feron prieur du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan en 1556. Leur fils à tous deux, Nicolas Rolland, sera en 1608 pour trois parfaites cueillettes le fermier général du dit prieuré du Pont. Nous avons ici probablement leurs armoiries à tous deux à moins qu'elles soient celles des précédents propriétaires présumés.

      

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

     

     

     

    Ci-dessus l'Escalier à Vis originel de la maison de la "Grande Croix-Verte" desservant hier l'ensemble des étages de cet ancien noble logis lequel, dès ses premières heures, comprenait associées deux ou trois maisons. Depuis un escalier extérieur, probablement exécuté au XVIII siècle, a permis par sa seule réalisation de diviser plus amplement ce même logis ce dernier étant aujourd'hui un immeuble composé de cinq appartement distincts locatifs. Après avoir été le bien du notable couple Rolland Rolland et Janne Ferron sieur et dame de la Croix-Verte [ces 2 derniers s'unissent devant Dieu en 1573. Avant d'être le bien de l'honorable sieur Rolland Rolland ici cité cette ancienne noble batisse fut probablement dès 1583 le bien de Jacques Rolland cité « sire Jacques Rolland » et « sieur des Croix en Lanvallay »  le 11 mai de la dite année 1583 puisque le dit Jacques Rolland  réside alors lui aussi au "Pont à Dinan".  Demeurant au Pont en effet il relève alors de l’autorité seigneuriale première de Guy de Rieux seigneur de Chateauneuf puisque la paroisse de Lanvallay relevait depuis longtemps de la « Cour seigneuriale de Châteauneuf la Noë ».  Jacques est ici soit l’oncle de Nicolas Rolland ci-dessuscité soit son aîeul direct], après avoir été celui de leur enfant Pierre Rolland sieur des Croix, sieur de Vauboeuf aussi [Pierre nait le 14/11/1596. Il prendra pour épouse Marguerite Bauldry et seront tous deux ici propriétaires en la rue du Four aussi], trésorier du prieuré de la Magdelaine en son vivant, ce bien ensuite sera en 1693 un bien établit en indivis entre  Macé Mesnage sieur des Morandais et Jean Lesné sieur de la Branche... Le dit sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné possède la maison cave cellier écurie de la Grande Croix Verte cy devant pocedée par le dit Rolland des Croix ...[Macé Mesnage sieur de la Salle en la rue du Four, né peu après 1600, semble être le petit-fils de Morice Mesnage ce dernier étant cité présent au Pont de Dinan en 1556 lorsque sera réalisé le Dénombrement de 1556. Macé sieur de la Salle eu pour père maistre Thomas mesnage et pour mère Macée Hamon soeur de Robert miseur de Dinan. Macée Hamon fut femme avant gardiste puisqu'elle se maria trois fois épousant successivement Vincent Desserville sieur de Belle-Isle en Taden et sieur aussi de la Villegrommil en le pays d'Evran. Elle sera par cette première union l'aïeule de Jacques Desserville sieur des Maretz toujours en la rue du Four celui-ci voyant le jour le 15/07/1628; la terre de la Villegrommil sera ainsi transmise demain au sein de la dite famille Mesnage. Né en 1672 Jacques Mesnage des Morandais fut "Procureur général aux Etats de Bretagne"; il avait pour père Macé Mesnage des Morandais ci-dessus lequel, fils de Macé Mesnage sieur de la Salle, prendra pour épouse Simone Lefrançois. Jean Lesné de son côté, prenant pour épouse Olive Lefrançois, sera le propre beau-frère de Macé Mesnage père de Jacques, leurs deux épouses étant les deux enfants de Gilles Lefrançois et de Jeanne Lesnée tous deux propriétaires du manoir des Rochettes, manoir aussi assis en la paroisse de Lanvallay; Gilles et Jeanne s'uniront l'un à l'autre avant 1630, 1630 étant l'année en laquelle leur premier enfant, Guillemette, sera baptisée en l'église prieurale de la Magdelaine . A la lecture de ces informations nous sommes bien obliger d'admettre que la Grande Maison de la Croix-Verte était bel et bien un bien tenu en copropriété et par le sieur Macé Mesnage des Maurandais et par le sieur Jean Lesné de la Branche. L'indivis de la Grande maison de la Croix-Verte trouvait-il son origine au travers de Macé Mesnage et Jean Lesné lesquels, mutuellement, étaient donc beau-frère l'un de l'autre ? La dite maison de la Grande Croix-Verte fut-elle aussi, avant ce même indivis, le bien des parents et de Symone et d'Olive Lefrançois ? Ou bien la Grande maison de la Croix-Verte était-elle déjà un bien commun possédé et par les parents de Macé Mesnages des Morandais et par les parents de Symone et Olive Lefrançois ?  Macé Mesnage sieur des Maurandais était le fils de Macé Mesnage 1er du nom lequel, sieur de la Salle en la rue du Four, au plus près de la dite Grande maison de la Croix-Verte, se maria deux fois. Une première fois avec Jaquette Chevrel et une seconde fois avec Carize Jan; Macé Mesnage des Morandais était le fruit de son deuxième mariage. Tout laisse penser que Macé Mesnage 1er du nom, sieur de la Salle en la rue du Four, était aussi propriétaire en commun de la Grande maison de la Croix-Verte. En effet, si son fils Macé des Morandais vend l'une des maisons formant la Grande maison de la Croix-Verte à Yvonne Turpin, avant 1718, son petit-fils Macé Mesnage du Val, 3ème du nom quant à lui, fils de Pierre et petit-fils de Macé Mesnage et de Jacquette Chevrel tous deux cités ci-dessus, sera lui, au lendemain de la dite vente "Mesnage-Turpin", toujours propriétaire et donc en la possession de la dite Grande maison de la Croix-Verte. Au lendemain de cette vente la dite Grande Maison de la Croix-Verte était donc un bien appartenant en commun et à Macé Mesnage du Val et à la dite Yvonne Turpin alors nouveau propriétaire succédant à Macé Mesnage des Morandais oncle du Macé Mesnage du Val. Macé Mesnage du Val prendra pour épouse Françoise-Jeanne Leroy dont l'arrière-arrière grand-père, de son vivant, fut possesseur de la maison et métairie de la Tandais en Quévert; Françoise-Jeanne Leroy en second mariage prendra pour époux noble homme René-Yves Lamoushe. Lire un peu plus bas]. En 1718 l'un des éléments de ce vieux et noble logis sera donc le bien d'Yvonne Turpin celle-ci l'ayant acquis du dit Macé Mesmage sieur des Morandais comme le stipule un acte notarial relatif à la succession de la dite Yvonne Turpin : A.D.C.A. série 3E 44/42 ...nous avons employez pour la première lottye la maison et logement de la Grand Croix-Verte joignant l'église et simetière du prieuré de la Magdelaine du Pont à Dinan à maison des enfens et héritiers du feu sieur de l'Aublette Martel [Les héritiers de Jean Martel possédaient une maison située en continuité de la Grande maison de la Croix-Verte; cette maison se nommait : la Petite maison de la Croix-Verte. En conséquence la Grande maison de la Croix-Verte était donc enfermée entre celle des héritiers du sieur Ruellan des Fontaines et la maison de la Petite Croix-Verte bien du dit sieur Jean Martel de Laublette] et à celle des héritiers du sieur des Fontaines Ruellan et femme...sont plus emplement explicqués dans le contract d'acquest fait par la ditte Turpin conventionnellement d'avec le sieur des Morandais Mesnages et consors [consorts : terme juridique servant à désigner l'ensemble des gens lesquels, en commun, sont propriétaires d'un même bien] à condition  à celuy à qui tombera cette lottye de tenir les dites choses de la seigneurye du Prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan, d'y paier par une part les deux articles traise sols nommois, quoy que ce soit les rentes seigneuriales suivant le rolle qui se serre, le jour de la Chandeleur deuxiesme feuvrier de chacun an, six livres deux à la fabrique de l'église du dit lieu du prieuré de la Magdelaine au jour Saint-Laurens, et huit livres au jour de la Magdelaine ce sont par chacun an aux héritiers du sieur des Portes Jan... le dit sieur de L'Aublette Martel était donc Jean Martel lequel nait en l'année 1658. Il possédait en effet la "Petite maison de la Croix-Verte", maison continue à la Grande maison de la Croix-Verte. Son bien est cité en 1693 en le rolle financier énumérant les différents tenanciers tenant biens en le bourg de la Magdelaine: ...monsieur de Laublette Martel pocede la maison de la petite Croix-Verte toute proche la suite. Le sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné pocèdent la maison, cave...]. Les héritiers d'Yvonne Turpins après 1718 se partageront en toute équité l'ensemble des biens de la dite feue madame Turpin leur mère l'un recevant une partie de cette grande maison formant la première lotie de la succession de feue madame Turpin. Ce bien immobilier ayant appartenu hier à feu Macé Mesnage des Morandais sera très probablement quelques années après une nouvelle fois vendu par l'héritier d'Yvonne Turpin puisque en 1786, lors de l'aménagement du port de Dinan, ce bien semble être en la possession du sieur Této; l'autre partie étant quant à elle, toujours en la dite année 1786, le bien du sieur Pierre Follen. Cette seconde partie de la Grande maison de la Croix-Verte sera en effet vendue par la dite Françoise-Jeanne Leroy ci-dessus laquelle, devenue veuve de Macé Mesnage sieur du Val, avait pris pour second époux le dit noble homme René-Yves la Moushe ci-dessus; Pierre Follen et Laurence Choméné acquieront en effet de Françoise-Jeanne Leroy et René-Yves la Mouche la partie de la Grande-maison de la Croix-Verte  laquelle, hier, était donc le bien de feu Macé Mesnage du Val en son vivant neveu de Macé Mesnage des Morandais et époux de la dite Françoise-Jeanne Leroy. Cette acquisition se fera le 05/01/1734 par contrat établi en l'Etude de maistre Jehanneau devant Pierre Follen et Laurence Chomené son épouse. Tous deux seront aussi possesseurs en leur vivant de la dite métairie de la Tandais à Quévert bien hier, vers 1560, de Guillaume Leroy sieur de la Tandais. Celui-ci, né vers 1530, était l'arrière-arrière-arrière grand-père de notre dite Françoise-Jeanne Leroy femme de René-Yves la Moushe [René-Yves Lamousche, noble homme, nait en 1673. Sieur de la Millière il sera avocat au Parlement de Bretagne, capitaine de la milice de Dinan et prendra pour épouse Françoise-Janne Leroy le 03/08/1700. Il décèdera le 15/09/1749 agé de 76 ans. Il eu pour soeur Marie laquelle, demoiselle du Placis, décèdera elle jeune enfant le 06/09/1681 âgée seulement de 11 ans. Leurs père et leur mère à tous deux furent noble homme René et Marie Halna sieur et dame de la Millière René ayant eu peut-être pour soeur demoiselle Renée de Lamoushe laquelle prendra pour époux le 28/07/1663, cela à Saint-André des Eaux, noble homme André des Coupeaux. Ils auront tous deux pour enfants quatre filles dont Marguerite-Thérèse laquelle sera soeur du Tiers Ordre de Saint-François;Françoise-Renée qui épousera le 04/06/1726 le noble homme Dominique-Raoul-Auguste Ernault et Rose-Jeanne laquelle, née le 02/04/1706, épousera le noble homme Joseph Mustel. Elle sera inhumée en la chapelle du Purgatoire, sise en l'église de St-Malo de Dinan, descendue en le tombeau de sa famille du chef des Saint-Cyre]. Pierre Follen et Laurence Chomené sont-ils tous deux entrés en la possession de la dite métairie de la Tandais, alors bien de Messire François Jamet,  lors de l'acquisition de la dite Grande maison de la Croix-Verte ? Il nous semble que non au regard du dit propriétaire Jamet...L'ensemble de ces deux ou trois maisons associées formant ensemble la dite Grande maison de la Croix-Verte, bien donc trouvé en "commun" en 1786 entre les sieurs Follen et Teto,  sera peu après la Révolution Française, sous le Directoire, le bien professionnel unique du sieur François Marc, Mars ou Marie lequel François établira ou reprendra ici même une très grande et magnifique auberge. Né le 24/01/1693 à Saint-Malo de L'Isle, possesseur de la dite métairie de la Tandais, marchant au port de Dinan, Pierre-Jean Follen sera dit veuf de Laurence Choméné le 07/05/1766. Il décèdera à Saint-Malo de Dinan le 10/06/1781. Citée sur l'acte du Plan des Alignement en 1786 comme étant la propriété de Pierre Follen il ne pourra alors s'agir, en cette même année 1786, que de la personne de Pierre Follen fils et héritier de feu son père; Pierre Follen fils semble devoir acquérir de sa mère Laurence Chomené, cela à la lecture d'un acte notarial, la petite forge et la cour de Bretagne hier bien de Pierre Baguelin père de sa troisième épouse Guillemette Baguelin ...plus a déclaré avoir acquis pendant leur communauté de honneste homme René Yves Le Mouche et Dlle Françoise le Roy son épouse un grand corps de maison avis l'église et simetière de la Magdelaine, cour au derrière dans laquelle il y a logements, écuries, appantit et jardin...[cette information est aujourd'hui connue grace à un acte d'inventaire très gentiment offerte par monsieur Joel Frehaut lequel, lui même, détenait cet acte de monsieur Frédérique Gaudin actuel propriétaire du logis de la Tandais à Quévert. Merci à eux deux]. Le 08/07/1766, lors de l'inventaire des biens de Pierre Follen, alors veuf de Laurence Chomené décédée le 07/05/1752 le noble logis de la Croix-Verte sera estimé pour un revenu annuel de 3100 livres ce même bien étant alors affermé "verbalement" à plusieurs particuliers. Cet inventaire, réalisé 14 années avant que meurt Pierre Follen premier du nom, fut réalisé afin de pouvoir partager entre les enfants survivant les biens ayant hier appartenu aussi à feue leur mère et à feu leur frère Ollivier lui aussi héritier de sa mère malgré sa mort à Haïti à cap François.

     

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    Annotation du 27et 28/11/2013 : Il en sera de même pour le logis et jardin de l'honnête homme Pierre Blondeau de la Villemenard et Marie Gigot sa femme, Marie étant la soeur de Catherine et de Janne Gigot femme d'André Lerenec. Pierre et Marie s'uniront tous deux l'un à l'autre le 09/01/1697 en l'église de Lanvallay. Ce logis sera acquis par Pierre Follen et Laurence Chomené le 06/07/1739. Bien  foncier comprenant maison et jardin, celui-ci était lui aussi dépendant de la Cour de Bretagne tout comme l'était aussi la dite petite forge laquelle fut vendue en 1733 à Pierre Baguelin par Catherine Gigot. Le bien de Pierre Blondeau père, commun à Jacques Porée, était desservi par la petite ruelle de servitude propre à la dite Cour de Bretagne Jacques Porée ayant pris pour épouse Marie Blondeau, à savoir la propre fille de Marie Gigot et de Pierre Blondeau ci-dessus nommés. Ainsi, au lendemain de la dite année 1739 dans cette cour étaient propriétaires Catherine Gigot en le logis de la Cour de Bretagne, Pierre Baguelin et Janne Teto pour la petite forge et la petite maison située en fond de la dite Cour [Pierre Baguelin épousera en secondes noces, le 26/09/1751, Rose Leforestier laquelle lui donnera pour enfant, en autre, Guillemette-Françoise Baguelin laquelle prendra elle pour époux Pierre Follen fils de Pierre Follen et de Laurence Chemené. En première union notre dit Pierre Baguelin épousera Jane Teto, cela le 03/07/1723.  Jane Teto , donc épouse de Pierre Baguelin lors de la vente de la petite forge, en1733, était la soeur de Guillemette Teto femme de Jacques Giffard tous deux de leur vivant sieur et dame du noble logis de la Cour de Bretagne. Lui le sera encore en 1781. Guillemette Teto femme de Jacques Giffard décèdera jeune, beaucoup plus tôt que son mari, le 01/01/1745 exactement; son époux décèdera très âgé, un peu plus de 80 ans, au lendemain de la dite année 1781. Au regard de ces dernières informations il est fort possible que Catherine Gigot ait vendu son dit logis de la Cour de Bretagne à Jacques Giffard lui-même tous deux étant donc présents aussi en cette dite Cour de Bretagne avant 1781 année du partage de leur biens. Guillaume Teto, frère de Guillemette et de Jane Teto ci-dessus lui épousera Françoise Briand laquelle était la fille d'Olivier Briand le propre maréchal-ferrant tenant la dite petite forge bien de Catherine Gigot puis, en 1733, celui de Pierre Baguelin époux de la dite Jane Teto. Pour faire "court" Guillaume Této épousera la fille du Maréchal-ferrant alors locataire de son beau-frère Pierre Baguelin. En 1781 Jan-Guillaume Teto, petit-fils de Guillaume Tetot et de la dite Françoise Briand sera possesseur du petit immeuble lequel, fut dans sa construction, adossé au dit logis de la Cour de Bretagne, logis appartenant en la dite année 1781 à Jacques Giffard alors veuf de Guillemette Této de son vivant grande tante de Guillaume-Jan Teto ci-dessus nommé. Ce petit immeuble était auparavant le bien du sieur Salmon de la Touche lequel était apparenté à Hélène Salmon femme du sieur Christophe Le Roux des Aulnais. A la mort de son Epoux le dit Jean-Guillaume Této Marie-Angot son épouse achètera la maison bien hier de la dite Hélène Salmon, maison alors mis en vente par la petite-fille de cette dernière, la dlle Turpin ], et puis Pierre Follen et Laurence Chomené pour la maison et jardin ayant été le bien de Pierre Blondeau et Marie Gigot ce même bien ayant été aussi le bien de leur fille Marie et de Jacques Porée l'époux de celle-ci. Etaient aussi propriétaires en la dite Cour de Bretagne les héritiers de Carize Bacheu alors tous en possession de la petite maison nommée "maison de la Cour de Bretagne". Pierre Baguelin, propriétaire aussi de l'auberge de l'Ecu lors de cette vente aura pour enfant Guillemette laquelle enfant épousera Pierre Follen fils 2ème du nom. En effet lors de la vente de la dite petite forge il sera précisé sur l'acte notarial relatant cette vente que Pierre Baguelin et Guillemette Teto tous deux résidaient alors à la Magdelaine du Pont. Lors de la succession de Pierre Follen père, laquelle eu lieu en la dite année 1766, le 8 juillet, la maison acquis de Pierre Blondeau faisait elle aussi partie intégrante du patrimoine référencé. Il sera stipulé dans cet acte que cette maison et son jardin étaient affermés à différents particuliers pour la somme de 1200 livres l'an. Il en était donc de même pour la Grande maison de la Croix-Verte. Pierre Follen père était alors domicilié en la rue du Petite-Fort, au port de Dinan en Dinan. Pierre Follen fils, deuxième du nom, était le seul fils héritier de son père depuis la mort survenue à Cap François de son frère aisné Ollivier Follen. Ainsi pierre Follen 2ème du nom héritera notamment en la paroisse de Lanvallay, au port de Lanvallay, et d'une partie de la Cour de Bretagne et d'une partie de la Grande maison de la Croix-Verte. Les autres biens, situés à Dinan et à Quévert, seront eux aussi appelés lors de l'inventaire des bien réalisé le dit jour du 08/07/1766. Cette annotation sera prochainement rappelée en le chapitre propre aux hostelleries de Tourandel et de l'Ecu. La maison et jardin de Pierre Blondeau de la Villeménard furent probablement acquis par Pierre Follen père suite à leur mise en vente "forcée". En effet Pierre Blondeau fils fut interné pour "dettes civiles" et ses soeurs, dont Marie Blondeau femme de Jacques Porée, mirent-elles aussi probablement en vente ce même bien afin de pouvoir faire face aux dites dettes civiles de leur frère [En effet quelques mois auparavant seulement, le 19/05/1740, Pierre Blondeau alors déjà emprisonné pour dettes civiles due à madame de Portecorvo, Jean Porée son beau-frère agissant au nom de sa femme Janne Blondeau, et Marie Blondeau veuve de Jacques Porée et soeur aussi des dits Pierre et Janne Blondeau ont, ensemble, avec promesse de garantie, vendus solidairement leurs terres situées en la paroisse de Saint-Juvat. Cette vente fut faite entre les portes de la prison de Dinan]. Marie Blondeau habitant elle rue de la Mitrie, Pierre Blondeau fils lui étant domicilié en la Grande rue à Dinan, Janne leur soeur habitant elle à Pleudihen avec son mari Jan Porée de la Soudrais [Jan était dit sieur de Fromontel, métairie  probablement assise en Lanvallay dont il était alors aussi possesseur], en effet leur bien commun assis en la rue du Chemineuf, en le port de Lanvallay, était affermé à des particulier bien avant qu'ils soient acquis, maison et jardin compris, par Pierre Follen père lui même [Pour vous aider dans la lecture de ce cheminement veuillez s'il vous plait bien vouloir relire ce texte en étudiant l'arbre de généalogie ci-dessous...].

     

     

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    Le Chauffe-plat ou Potager

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    La pierre tumulaire ne fut pas le seul élément retrouvé et réemployé sur le site même de l’ancien prieuré. En effet, lorsque nous avons découvert cette pierre tombale servant de linteau à l’un des soupiraux de la cave et positionnée en partie basse dans l’embrasure d’une grande fenêtre, elle était surmontée d'une grande étagère vêtue de bois. Quand celle-ci fut déshabillée, une grande pierre percée de plusieurs orifices apparue. C’était une pierre utilitaire très ancienne appelée aujourd’hui chauffe plat.

    Ces pierres utilitaires, utilisées hier dans les cuisines ou réfectoires, étaient très souvent présentes dans les demeures seigneuriales quelles qu'elles soient, manoirs nobles, châteaux ou couvents et monastères. Leurs surfaces de travail dépendaient en principe de l’importance de la demeure seigneuriale dans laquelle chacune d'elle se trouvait être et cela par rapport au nombre de couverts susceptibles d’êtres régulièrement servis. Les orifices carrés, fermés probablement à leur base par une grille, étaient emplis de braises chaudes et permettaient ainsi de garder les plats au chaud. Est-ce que les orifices ovalisés, beaucoup plus grands quant à eux, pouvaient aussi servir à maintenir de l’eau au chaud ? Il y a peu de chauffe-plats de nos jours en notre région. L’abbaye de Léhon en possède un très beau toujours positionné aujourd’hui dans l’ancien réfectoire des moines. L’ancien manoir de Bois-Fougères, en Lanvallay, en possède un mais malheureusement incomplet puisque brisé, hier, dans un temps déjà ancien; un chauffe-plat, plus petit il est vrai, est également présent en l'ancienne mairie de Saint-Solen dans une salle en laquelle on professait le Catéchisme. Ne serait-il pas très bien si nous pouvions ici même répertorier dorénavant l'ensemble de tous les chauffe-plats encore présents dans notre belle région de Dinan ?

    Lorsque cet ancien chauffe-plat fut aperçu, en même temps que la pierre tumulaire, notre réaction, dans le temps, ne fut pas assez rapide. Cet ancien outil culinaire, faisant parti de notre histoire et de tout notre passé aussi, fut inconsciemment cassé  à la masse le lendemain même par les ouvriers travaillant à la réhabilitation de cette maison. C'est ainsi qu’une nouvelle fois encore, parti en bris et en poussière, un élément attaché à notre culture et donc au patrimoine de notre commune définitivement nous échappa.

     

    La maison de la Grande Croix-VerteAncienne maison de forgeron.  

     Si la rue du Jerzual à Dinan, aujourd’hui, ne comprend plus que des activités professionnelles toutes liées au tourisme, il fut un temps, pas très ancien cependant, où nous pouvions encore rencontrer, dans cette même rue, des activités professionnelles artisanales, quelles soient de bouches ou autres, comme celles des forgerons ou des charrons lesquelles étaient présentes hier tout au long de la rue de l'Abbaye (il existe aussi une rue nommée le Jerzual, très belle également, en la commune de Saint-Suliac et positionnée en contre bas de l'église). Le registre des augmentations et des diminutions du XIX siècle, de Dinan, énumère ainsi l’ensemble des différentes professions descendant tout le long de la rue pentue du Jerzual. L’activité de la tannerie y était très importante, cela est vrai, mais différentes autres activités professionnelles y étaient également présentes comme les ferblantiers (ces derniers réalisaient, en fer blanc, tous les ustensiles de cuisine notamment, les casseroles etc.) par exemple. Je me souviens personnellement, en 1976, de la présence d’un boucher dans le bas même de cette rue ainsi que de la présence, jusque dans les années 90, d'un petit magasin alimentaire lequel entretenait encore certains liens sociaux entre les différents gens habitant le quartier du Vieux Pont de Dinan. Dans la rue du Four (cette dernière est appelée ainsi dès le début du dix septième siècle) se trouvait aussi, tout au long de la première moitié du vingtième siècle , un petit magasin général vendant un peu de tout ce qui pouvait être nécessaire à la vie de tous les jours. Toutes ces activités professionnelles et artisanales aujourd'hui ont entièrement disparu. Lorsque le prieuré fut vendu comme Bien National et ensuite transformé en une très grande Hostellerie, différentes activités professionnelles, elles aussi, vinrent s’établirent tout au long des rues formant alors le quartier de la Croix-Verte; certaines d'entres elles vinrent également à l’intérieur même de l’ancienne maison dite de la Grande Croix Verte.

    Certains de nos anciens d’hier, lesquels aujourd’hui ne sont plus, se souvenaient encore de la présence, en cette même maison, d’une ancienne boucherie ; placés devant cette grande fenêtre, au plus près de la pierre d’étal, ils achetaient leur viande laquelle était alors préparée au dessus de l’ancien chauffe-plat prolongeant ce même étal. C’est peut-être par la réutilisation de ce chauffe-plat, lequel fut positionné à la fin du 18ème siècle dans l’embrasure de cette fenêtre au travers de laquelle on faisait de la vente, que nous avons retrouvé cette pierre tumulaire recouverte de tout un amalgame durci et constitué probablement de sang séché aussi. Cette pierre chauffe-plat n’existe plus aujourd’hui, il ne reste d’elle, malheureusement, que cette simple photographie.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    Anciennes maisons associées formant encore aujourd'hui ce qui fut hier la maison de la Grande Croix-verte. Cette dernière est citée dès la seconde moitié du XVI siècle. Leur unique façade ici, à l'inverse de son derrière, est du début du dix neuvième siècle modifiée qu'elle fut peu avant 1827 [il est probable que cette modification de façade eu lieu très peu de temps aptès la réalisation en 1786 du plan dit "Plan des alignements à suivre". Cette même modification serait alors de la fin du XVIII siècle]. 

     

     La Grande Maison de la Croix-Verte est citée, quant à elle, dans l’un des registres des Augmentations et Diminutions de la Ville de Lanvallay. Présentée dans ce registre du XIX siècle comme étant une auberge, ce registre, néanmoins, de nous indique pas l’année en laquelle cette ancienne noble demeure  fut érigée en auberge (cette demeure est citée dès 1556 dans un acte de dénombrement relatif au prieuré. Elle est alors nommée la Maison de la Grande Croix-Verte jouxtant le cimetière. Ses propriétaires, à la fin du seizième siècle, furent le couple Rolland Rolland et Jeanne Feron, lesquels naissent tous deux vers 1580. Ils seront les parents de Guillemette Rolland dite la Dame du Cheminneuf. Pierre Rolland, leur fils, sera Trésorier du dit prieuré et son beau-frère nommé Macé Marot, époux de Guillemette Rolland, sera le procureur fiscal du prieur du prieuré du Pont. Attenante au cimetière du prieuré, elle sera néanmoins indépendante de celui-ci étant, dès son origine, une noble demeure privative). Est-ce depuis la transformation de l’ancien prieuré saisi sous le Directoire ou bien, avant, avec le développement économique du port de Dinan lequel se fit dès le début du XVIII siècle ? Cela fut-il fait lorsque fut ouvert en son sein, vers 1750,  le tout premier relais à Côches de Dinan ? Cela fut-il fait à la fin du XVIII siècle quant seront ensemble propriétaires de ce bien et Pierre Follen et le sieur Této ?

    Le quartier de la Magdeleine du Pont, très longtemps, fut la propriété d’un ensemble de grandes familles bourgeoises lesquelles payaient impôts seigneuriaux au prieur de ce prieuré ; nous pouvons suivre généalogiquement ces mêmes familles entre la seconde moitié du XVI siècle et tout le XVII  siècle dans sa totalité. Encore présentes, pour certaines d’entres-elles, dans la première moitié du XVIII siècle, elles finissent cependant par disparaître dans la seconde moitié de ce même XVIII siècle pour laisser la place à de nouvelles familles, aux nouveaux patronymes.  Cela coïncide étrangement avec le début du développement économique de ce port. Certaines d’entres-elles ont-elles réussi à survivre à un tel nouvel élan ?

     

     

    Charles Claude Pinot et le sieur André Lerenec

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    Charles Pinot sieur des Clos                                      

    Charles Pinot Duclos, homme de lettres et historiographe né à Dinan le 12/02/1704 et élu à l’ Académicien Française en 1747, protégé de madame de Pompadour et auteur du livre intitulé : Les Considérations sur les mœurs de ce siècle, fut l'initiateur en notre quartier d’une nouvelle activité professionnelle laquelle fut créée, sur ses seuls conseils, en l’année 1743. Charles Pinot sieur du Clos avait en effet, pour ami, un enfant de l’une de ces anciennes familles bourgeoises établies ici autour du prieuré depuis le 17ème siècle. Cet ami était le sieur Lerenec (très probablement Jean Baptiste Julien Lerenec, lequel, né le 20/06/1699, était propriétaire de la Ville-Ameline, terre alors située sur le grand chemin menant de Dinan à Rennes. Son fils, Laurent-Rose Lerenec né quant à lui à Tressaint en 1735 et sieur de la Ville Ameline aussi, fut échevin et major de la milice de Dinan. André Lerenec, né le 13/09/1678, père de Jean-Baptiste-Julien ci-dessus, fut, au nom de sa seconde épouse nommée Jeanne Gigot, propriétaire de l’actuelle maison sise au 18 de la rue de l’Abbaye. Cette dernière personne sera, avec sa sœur Catherine Gigot alors également propriétaire de cette même maison, en procès contre le prieur seigneur du prieuré  du Pont à Dinan tout à la fin du 17ème siècle. Cette ancienne noble demeure, nommée la Cour de Bretagne, est située toujours aujourd’hui au plus près de cette grande maison nommée hier : la maison de la Grande Croix-Verte. Cette nouvelle activité professionnelle née ici, sous le règne du roi Lois XV, a donc été voulue et créée lorsque le prieuré était encore présent en tant qu'établissement religieux. Nous avons donc, par cette première création de transport par Coches faite à Dinan,  la confirmation de la présence d'un tissus professionnel au plus près de ce prieuré lorsque celui-ci était encore existant) lequel reçu de son ami Charles Pinot un conseil ou une idée avant-gardiste ; celle de créer le 1er relais de Coches de Dinan pour permettre à certains Dinannais de ce rendre plus facilement à Rennes. Ce relais aussitôt fut créé sur le port de Dinan né de la seule initiative de ce grand penseur qu'était Charles Pinot Duclos, sieur du Clos. La première utilisation des carosses à deux roues  est née ainsi au plus près de notre prieuré puisque cette nouvelle entreprise de 'Transport ' fut installée dans l’intérieur même de l’ancienne maison dite de la Grande Croix-Verte. Cet établissement professionnel comprenait alors, à ses débuts et avec ses chevaux, deux coches à deux roues (diligences ou carosses. Charles Pinot  Duclos, devenu maire de Dinan en 1744, fit réaliser quelques années après la promenade dite des  Petits-Fossés; celle des Grands Fossés ayant été réalisée, quant à elle, que vers 1840). Son entreprise privilégiée, établie au Pont, près le Prieuré de la Madelaine, dans une grande maison appelée aujourd'hui l'Auberge de la Croix-Verte, eut tout le succès qu'il pouvait en attendre, et, plus tard, encouragea dans la ville l'éxécution d'entreprises semblables. Luigi Odorici dans Recherches sur Dinan et ses environs. 1857 page n°222

     

     

     

    Michel-Alexandre Marc et ses origines

     

    L'ancienne et noble "Grande maison de la Croix-Verte" sera avant 1813 achetée "usuellement" par un particulier. Celui-ci semble en effet avoir été propriétaire de ce bien dès l'an VIII de la République puisque les B.M.S. de Lanvallay le dise "Aubergiste" en notre commune en cette même année de l'an VIII, soit en l'année 1800 [Nous avons appris depuis que cette acquisition fut faite le 15/09/1794 exactement et cela pour une somme s'élevant à 4230.00 livres.  Le bien qu'attenant au prieuré ce noble logis ne faisait aucunement partie des biens relevant du prieuré. Il était un logis lequel, de tout temps, fut le bien de propriétaires successifs. A ce titre ce logis ne fut donc pas confisqué à la Révolution avec les biens ici religieux, alors tous propriétés du prieuré. L'église et la maison prieurale et ses biens, les jardins du prieuré aussi, à ce titre furent confisqués comme "Biens nationnaux" puis vendus aux enchères peu de temps après, sous le Directoire, gouvernement de la première République s'étirant du mois d'Octobre 1795 au mois de Novembre 1799. Monsieur Marc aussi acquit-il la Grande maison de la Croix Verte d'une façon normale même si, peu de temps après, ou bien en même temps, il semble avoir acheté comme bien nationnal, probablement aux enchères, la maison prieurale du prieuré].  Agé de 50 ans lors de la naissance de son enfant son épouse, prénommée Jacquemines Domalin, et cela par la force des choses, était donc beaucoup plus jeune que lui; l'enfant nouveau né fut prénommé François-Michel Mars. Lors de ce baptême il faut aussi noter au côté du père de l'enfant la présence de l'un des ses enfants aînés lequel, prénommé François comme son père, était lui déjà âgé de 26 ans. Ce dernier est alors "tanneur" de métier et doit exerçer son métier très probablement au port de Lanvallay lieu en lequel son père tient déjà "auberge".  Michel-Alexandre Marc   [Michel-Alexandre Mars en vérité s'appelait François-Michel-Alexandre Marc pour les B.M.S de Lanvallay. Ne sachant signer sur l'acte de baptême de son fils monsieur Guillaume le Turquis, alors maire "provisoire" de Lanvallay signera pour le père en écrivant : Michel Mary. Un parent alors présent lui signera : Marre. Dans d'autre actes écrit on rencontre aussi l'écriture : Mari. ] et son fils François Marc étaient tous deux originaire du Moulin La Marche, commune alors située en le jeune département de l'Orne, commune en laquelle François Marc fils vit le jour. Quelle a pu être la "raison" de leur venue à tous deux ici-même ? Ont-ils ensemble acquit ce grand ensemble bâti, religieux et non religieux, lors de la vente des nouveaux "biens nationnaux" ?  [Cette ancienne noble maison devenue auberge sera mise en vente le 19/04/1813 par licitation puisque cette dernière apparamment était un bien possédé par plusieurs tiers, en indivis. François Marc en était donc propriétaire avant]. Michel-Alexandre Mars, nommé aussi Marc dans la matrice cadastrale dite de "1811" [Nommé Marc en la matrice cadastrale de "1811" il sera  cependant nommé Mars lorsque sera affichée de cet immeuble la vente par licitation. Dite veuve de feu son mari Marc sur la matrice cadastrale dite de 1811, la vente par licitation ayant eu lieu à partir du 19/04/1813, la 1ère matrice cadastrale de Lanvallay est donc elle, par la seule force des choses, forcémment antérieure à 1813] , décédera avant l'année 1813 laissant ainsi à sa seconde épouse, beaucoup plus jeune, ainsi qu'à l'ensemble de ses enfants, cette très belle et vieille propriété devenue auberge probablement avant la Révolution Française quant en ses murs, André Lerenec, établira ici même les tous premiers "Côches" de Dinan. De son vivant le sieur aubergiste Michel-Alexandre Mars ou François-Michel-Alexandre Marc sera ici même sur le port un propriétaire très important puisqu'il achetera également semble t'il l'ancienne maison prieurale du prieuré du Pont. Ce dernier acheta-il la dite maison prieural lors de l'acquisition qu'il fit de la Grande maison de la Croix -Verte ou bien lors de la vente des biens religieux confisqués et vendus comme biens nationnaux ? [la matrice cadastrale de 1811 le donne en effet propriétaire aussi de la dite maison du prieur]. Ainsi la veuve Marc ou Mars était au lendemain du décès de son époux seule possesseur avec ses enfants de tout un bâti édifié entre la rue de l'abbaye et la rue du Four, maison prieurale et maison de la Croix-Verte donc toutes deux comprises [Sur cet acte de vente par licitation Dame Jacquelime Domalain est dite veuve "Communière de feu son époux. Elle devait donc au regard de ses enfants être elle aussi héritière à part entière de feu son mari ce même bien mis en vente par licitation leur appartenant à tous en une forme d'indivis. Son époux semble avoir peu de temps après son acquisition revendu la maison prieurale. En effet lorsque son épouse procédera en 1813 à la mise en vente de la Grande maison de la Croix-Verte il n'y a aucune mention relative à la dite maison prieurale] . Au lendemain de la mort de son époux Dame Jacquemine Domalain, donc épouse communière de ce dernier, demeurant toujours en cette auberge avec certains de ses enfants encore mineurs, mettra en vente cette même auberge et l'ensemble des biens y attenant aussi.Lors de cette mise en vente sera présent aussi, au côté de la dite Dame Jacquemine Domalain, le sieur Pierre Folen "tuteur spécial" de trois enfants toujours mineurs de feu Michel-Alexandre Mars, à savoir les demoiselles Françoise et Louise Mars et leur frère à toutes deux le sieur François Mars enfant mineur lui aussi [seul sera majeur un premier enfant nommé Michel. Majeur, propriétaire et cultivateur, Michel Mars pour ces soeurs et frère mineurs était de droit le subrogé tuteur de Pierre Follen. Quel lien pouvait bien relier et le dit Pierre Follen et le dit feu Mars pour que Pierre Follen ait été le tuteur des enfants mineurs retenu par la famille ? Pour information Pierre Follen était alors propriétaire du noble logis de la Cour de Bretagne, logis situé au plus près de l'immeuble dite de la Croix-Verte, juste positionné en son devant. Il possédait aussi tout un ensemble d'autres biens également batis et présents en le quartier de la Magdeleine du pont.             Rajout du 11/04/2014 : Pierre Follen était en vérité Pierre-Charles-Louis Follen le fils de celui ci-dessus lequel fils avait  avant l'an XI de la République, donc avant 1803, pris pour épouse Jeanne-Marie Merel. Au lendemain de cette vente  Dame Jacquemine Domalain semble avec l'argent de la vente acquérir la petite maison à pans de bois, maison toujours située aujourd'hui en le bas de la rue de l'Abbaye, laquelle maison était devenue vacante depuis le décès de son propriétaire Julien Merel, le propre beau-père de notre Pierre-Charles-Louis Follen, lequel Julien Merel effectivement décédera le 29/10/1812. En effet Dame Jacquemine Domalain, dite "veuve de Marc aubergiste à la Magdelaine", sera pour la matrice cadastrale du premier plan napoléonien propriétaire de cette maison à pans de bois vers 1820. Pierre-Charles-Louis Follen semble ensuite devoir récupérer  la possession de cette petite maison à pans de bois, bien hier de feu son beau-père julien Merel, puisque sa fille Jeanne-Marie Follen laquelle, née de la dite Jeanne-Marie Merel,  sera elle même propriétaire de cette même maison à pans de bois en l'année 1866 alors rentière de son état. Lire ou relire le chapitre consacré à la rue de l'Abbaye].

    Cet immeuble, en 1813, représentait un bien certain puisqu'il sera qualifié de "Superbe auberge" lors de la mise en vente. Jusqu'à quand perduera son activité d'Hostellerie en ses murs ? Nous n'avons pas de réponse à apporter à cette même question. L'acte de mise en vente de 1813 décrit cependant très succinctement le contenant contenu dans l'une de ses cours. Ainsi cet acte nous informe t-il aussi de la présence même en la cour de derrière de quatre écuries [dont deux grandes écuries "accolées" en formant une seule] comprenant mangeoires et rateliers, la présence aussi de toilettes ou latrines est spécifiée. Dans la cour se trouvent aussi un hangar, un grand pressoir [de pierres], une auge en pierre, tout un ensemble de cuves. Des outils sont aussi énumérés tels couteau, hache, un tour en pierre avec ses moulards en bois, la présence d'un puits avec son auge de pierre est cité aussi.  

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    1813. L'Acte de vente par licitation de l'auberge de la Croix-Verte [cette dernière était alors composée des petites maisons et de la Grande maison de la Croix-Verte]. Acte trouvé aux archives départementales lequel me fut offert le 04/06/2013 par Daniel Brandily de Pleudihen. Sans sa gentillesse extrême ce texte serait resté incomplet.

     

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

    La répartition des biens de François Marc ou François Mars entre 1811 et 1813

     

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

     

     

    1800. Acte de baptême de François-Michel Marc. B.M.S de Lanvallay

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    Plan de reconstitution du tissu urbain de la Magdelaine vers 1844. Travail réalisé d'après le plan napoléonien de 1844; travail personnel. Le bâti ici présent et dessiné vers 1844 est probablement différent du bâti énumé en 1813 lors de la mise en vente par licitation du l'Hostellerie de la Croix-Verte. Cette "superbe auberge" est ici sur ce plan de reconstitution positionnée par le X. La petite et la ou les grandes écuries sont le long bâtiment rectiligne prolongeant la dite auberge vers le vieux pigeonnier seigneurial. Les premiers actes de dénombrements du prieurés, actes rédigés au XVI siècle, ne citent aucunement les dites écuries. La petite écurie elle est citée en 1693. La grande écurie, se présentant là ou était hier l'église, semble donc être postérieure au Directoire, période gouvernementale post révolutionnaire en laquelle les biens du prieuré furent saisis puis vendus comme biens nationnaux

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    De nouveau l'escalier à vis désormais décentré dans la côtale occidentale de la maison de la Grande Croix-Verte. Cette côtale fut amplement avalée par une nouvelle maçonnerie lorsque les travaux d'aménagement du port firent reculer la façade de cette maison d'un retrait de presque 2 mètres de profondeur.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

    L'Auberge de la Croix-Verte et sa cour intérieure de devant en laquelle on apperçoit son pressoir de pierre. Photographie faite vers 1910.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

     Même vue. Travail réalisé au lendemain de 1850 à la pointe sèche [la photographie ci-dessus fut faite depuis les hauteurs du Viaduc enjambant ici la rivière, viaduc inauguré en 1854. L'actuelle maison construire à l'emplacement du cellier ici numéroté n°10 fut elle construite vers 1860. Ces deux informations assoient ainsi à elle seules la réalisation de ce dessin gravé]. Auteur inconnu... Les n°1 et 2 correspondent aux maisons de la Croix-Verte; le n°3 est la cour de devant ou de derrière; le n°4 est l'ancienne maison prieurale; le n°5 est l'ancien fournil faisant office aussi de prison prieurale; le n°6 était la grange à bois pour le fournier; le n°7 était un grand cellier relevant du prieuré et étirant sa longueur sur la cour de la Croix-Verte attenant qu'il était à l'église prieurale; le n°8 est l'une des deux écuries avec les latrines extérieures relevant de la maison de la Croix-Verte; le n°9 était l'un des celliers prieural; le n°10, aujourd'hui grande maison du début du 20 siècle, était lui aussi l'un des grands celliers prieurals; le n°11 était les dépendances de la maison prieurale et le n°11 était l'un des jardins du prieuré.

     

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche ci-dessus  une vue d'ensemble sur le derrière des maisons de la Croix-Verte. La "maison" de la Croix-Verte était formée d'un ensemble de maisons formant bloc ces dernières communiquant hier les unes aux autres. Ainsi la maison de la Petite Croix-Verte était continue à celle de la Grande Croix-verte. En comparant la photo de gauche, avec le croquis réalisé à la pointe sèche, on se rend très bien compte que la maison n° 1, représentée sur le dit croquis, a été depuis ététée de la moitié de sa hauteur originelle.  A droite l'une des deux autres écuries à laquelle sont toujours adossées les toilettes citées en 1813; toujours en comparant et le croquis et cette nouvelle photo nous pouvons remarquer le mur et sa porte désormais aveugle lequel mur fut édifié en cette cour, adossé aux latrines, lorsque cette immense propriété fut probablement divisée. La disparition du pressoir doit très probablement voir son origine lorsque fut édifié ce même mur de "division" ou de "séparation".

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche l'accès désormais aveugle de l'ancienne petite écurie contre laquelle s'appuient toujours les anciennes latrines de cette ancienne auberge. Se voit aussi à angle droit de cette ancienne petite écurie, à son orient, une ancienne porte d'entrée laquelle desservait  autrefois "la grande écurie". Celle-ci, encore citée le 06/09/1926, fut peut-être édifiée après la démolition de l'église prieurale; la ou les petites écuries quant à elles sont déjà présentes en l'année 1693 lorsque fut réalisé le Rolle relatif aux tenanciers du prieuré: le dit sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné possèdent la maison, cave, cellier, écurie de la Grande Croix-Verte cy devant pocedée par le dit Rolland des Croix...La porte de ces anciennes grandes écuries est aujourd'hui murée et effacée derrière un vieux lavoir, lavoir toutefois contemporain au XX siècle par ses materiaux. Au delà, positionnée à la gauche du dit lavoir, se trouve être une très vielle auge. Est-ce là l'auge de pierre laquelle est citée en 1813 dans l'acte du feu sieur    "Marc" ? A sa droite une petite dépendance, peut-être "soue à cochons" au pied de laquelle se trouve toujours aujourd'hui le puits depuis recouvré.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

    Plan de reconstitution du tissu urbain avant 1786. L'église prieurale et les petites maisons et Grande maison de la Grande Croix-verte aux XVII-XVIII siècles avant que disparaissent sous le Directoire l'église et peut-être aussi certains de ses bâtiments conventuels. Travail personnel.

     

     

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    Acte de décès de mathieu Lerenec, fils d'André Lerenec sieur de la Villeameline en Tressaint, acte de 1697 confirmant cette famille comme étant en possession de cette terre située en Tressaint, aujourd'hui commune associée de Lanvallay. Cet acte indique aussi d'une façon très claire et sans aucune ambiguité possible le fait  que le hameau de Tressain, alors hameau à part entière, faisait partie intégrante, en 1697, de la paroisse de Lanvallay.  Définition de paroisse : Une paroisse est une communauté composée d'un ensemble de paroissiens tous placés spirituellement sous la charge d'un même curé, ou pasteur, lui même placé directement sous l'autorité d'un évêque.                                                                                               Mathieu Lerenec âgé de trois ans et un mois, fils de noble homme André Lerenec sieur de Malaunay (terre située en Quévert) et de Dame Jeanne Gigot sa compagne, décédé au jour d'hier en leur maison de la Villeameline en cette paroisse (acte de décès de Tressaint) a été inhumé dans le cimetière d'icelle paroisse. Le dit sieur de Malaunay et le recteur de Saint-Sauveur de Dinan, qui signent,  Julien Monnier et Juliette Percevault qui ne signent le vingt et septiesme d'aout mil six cent quattre vingt dix sept. Nicolas Lerenec prestre recteur de Saint-Sauveur de Dinan, J.Fauchet prestre de Tressaint (Nicolas Lerenec, recteur de Saint-Malo de Dinan, sera aussi l'un des responsables de l'économa de l'Hospital de Dinan).

     

     

     

     

     

     La maison de la Grande Croix-VerteArbre de généalolgie de la transmission de la Ville Ameline en Tressaint.

     

     

     La Glacière

     Cette glacière fut très probablement construite aux XVIII-XIX siècles quand la "Grande maison de la Croix-Verte sera acquise le 15/09/1794 par François Marc ou Mari lequel ici même créera "l'Hostellerie de la Croix-Verte" cela probablement au lendemain de l'instauration du Directoire, vers la dite année 1794. Intérieurement elle est toujours recouverte de tout un ensemble de plaques de verre, immence mosaïque, assurant ainsi dans sa fonction la "réflection" du froid. Seule une toute petite trappe permettait en son orient d'y avoir accès. Il fallait alors se mettre à "genoux" afin de pouvoir y entrer. A ma connaissance c'est la seule "glacière" de cette époque en la région de Dinan. Il est aussi dommage qu'elle soit "inconnue" de tous. Au titre du patrimoine "industriel" de notre région, propre au XVIII-XIX siècles, elle aurait grandemement méritée d'être à ce titre référencée. Malheureusement depuis la réhabilitation de cet immeuble, réhabilitation survenue en 2000, la trappe originelle fut remplacée par une porte "normale" abimant ainsi à jamais l'authenticité cette petite"merveille". Il en a été de même pour le dit "Légumier" de cette auberge lequel en toute conscience fut volontairement cassé.

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

         Ancienne pierre de forge en la rue de l'Abbaye

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     En bleu les différentes possessions ayant appartenues au sieur Marc peu avant 1813.

     

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