• - L'Âge du fer. Les premières origines de Saint-Solain

     

     les premières origines de Saint-Solen

    ou les chemins gallo-romains de la région de Dinan

     

     

    La Bretagne, cela il y a  très, très, très longtemps, avant même la conquête de la Gaule par César, et donc par Rome aussi, faisait partie intégrante des pays celtiques. Région occidentale de la "Gaule lyonnaise" sous l'empire de Rome elle aussi va être rattachée à ce nom lorsque celui-ci sera par les romains donné à ce qui allait devenir demain, plus de mille ans après, le royaume de France. Du monde des "gaulois" et de leur "société ",  hier de nous presque entièrement ignoré, nous avons tous reçu enfants que des images d’Epinal. Formatées et préconçues qu'étaient leurs images en nos livres scolaires nous avons toujours vu  au travers de ce peuple, pourtant si étendu géographiquement, qu’un ensemble de villages peuplés d’hommes tribales et sauvages, sacrificateurs et combattant presque entièrement nus, habitant des villages de huttes alors dirigés par une seule caste religieuse; celle-ci  était reliée aux divinités de la terre et pratiquait les offrandes d'animaux il est vrai...                                                                                                  Cependant, et cela depuis une quinzaine d’années seulement, nous avons de cette civilisation un autre regard maintenant, fruit de recherches et de récoltes archéologiques enfin recoupées. Qu’elle était cette civilisation celtique ? Il ne nous appartient nullement de la définir aujourd’hui puisque cette définition en ce cas serait, et cela par la force des choses, toujours que le seul fruit de notre propre réflexion. César dans sa conquête de la Gaule et le récit qu’il en fit laissa ainsi tant sa pensée imprégnée la Vérité que jusqu’à hier encore on voyait la civilisation gauloise au travers de son seul regard. Ce peuple, peuplé donc que de barbares, semble pourtant avoir connu un certain degré de "civilisation" et cela au regard des dernières découvertes archéologiques mises à jour et étudiées enfin de nos jours cela sans aucun préjugé. Ainsi aujourd’hui, depuis quelques 20 années seulement, on reconnaissons tous enfin que ce peuple avait sa propre "société" établie elle avec ses propres règles hiérarchiques, possédant  aussi ses propres structures internes, un développement commercial également puisque monétaire etc. Nous reconnaissons que ce peuple celtique, commercialement étendu sur toute une partie de l’Europe et ceci au travers d’un commerce mis en évidence par des pièces de monnaies communes retrouvées notamment au Danemark connaissait, par exemple, l’exploitation agricole cela au regard des multiples céréales trouvés en une même fouille cette certitude impliquant par la force des choses des surfaces cultivées, ouvertes ou encloses,  probablement alternées de forêts diverses et naturelles, surfaces donc plantées de bled ou tout autre céréale pouvant alors déjà existé. Travaillant le fer des puits de mines ou des galeries, galeries ou puits en lesquels les minerais contenant des pépites d'or étaient exploités, ont été aussi en des zones géographiques bien précises dénombrés et comptés; cette activité minière liée à l'or met en évidence, et cela à elle seule, la présence même d'une certaine  industrialisation, artisanale il est vrai, liée à ce métal déjà précieux certains magnifiques bijoux ayant pu êtres retrouvés; l'Art ou l'art de l'orfèvrerie faisait parti intégrante de leur culture aussi. Il en va de même pour sa poterie même si celle-ci en sa terre cuite ne connaissait alors que de simples dessins géométriques. Des fosses mortuaires ont révélées des armures de cuir et de métal mettant ainsi à mal l'image même de ces hommes luttant nu. La culture du raisin et la fabrication du  "vin", au lendemain de la conquête de la Gaule tant apprécié par les Romains, est aussi l’un des facteurs certifiant lui aussi ce même "degré de civilisation". Au lendemain de cette Conquête gagnée par Rome les fameux livres scolaires, hier encore, asseyaient en ce même lendemain les premières heures de notre "propre et première civilisation " que nous avons si longtemps voulu que "Gallo-romaine". Avant de devenir gallo-romaine notre actuelle Bretagne, hier celtique, connue elle aussi cette même "civilisation celtique" enfin reconnue en tant que telle aujourd’hui et non pas en tant que simple ensemble  de "tribus gauloises" toutes ainsi regardées hier par nos pères.                                        Les nombreux enclos de l'âge du fer en la région de Dinan aussi découverts, cela par prospections aériennes il y a quelques années seulement, sont eux aussi antérieurs pour la plupart à cette même civilisation dite "gallo-romaine" puisque certaines villas "gallo-romaine" seront édifiées en l'emplacement même de certains de ces enclos hier par la force des choses alors tous desservis par des voies ou autres chemins naturels. Certaines des premières voies gallo-romaines en notre pays réalisées ont-elles pu êtres façonnées à l'emplacement même de ces chemins ayant hier, cela à l'age du fer, desservis ces mêmes enclos aujourd'hui répertoriés ?  Au regard de cela pouvons nous penser aujourd'hui  que certains d'entre nous portent encore au plus profond de certaines de leurs cellules les traces mêmes de cette "première" civilisation dite enfin  "civilisation gauloise" ? Que saurions nous d'elle aujourd'hui, que cela soit vérité ou mensonge, que serions nous, nous mêmes aujourd'hui, si César n'avait point pu dire un jour : Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu...

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Ci-dessus la carte d'implantation positionnant, sur le plan cadastral napoléonien de 1844, les différents enclos de l'âge du fer ainsi que les différents sites gallo-romains répertoriés par prospection aérienne sur notre commune de Lanvallay.       Nous pouvons suivre tracée en rouge, depuis ce qui était alors qu'un simple passage à gué, au pont actuel de Léhon, la 2ème voie gallo-romaine laquelle provenait de Corseul sortant en son dessous et passant alors au plus près du temple de Mars. Gravissant les hauteurs de Léhon, par l'actuelle rue Anne, elle traversait ensuite tout le plateau côtissois pour se diriger sur Rennes via Saint-Pierre de Plesquen et cela à la sortie du Mezeray, bourg relevant déjà hier partiellement de la commune de Saint-Solen (les bourgs et les communes énumérés ci-dessus et ci-dessous n'existant pas encore bien sur. Nous les citons seulement afin que vous puissiez mieux suivre le cheminement de cette même voie gallo-romaine sur les différents plans présentés dans cette rubrique). Pour pouvoir arriver à ce point géographique elle traversait les terres étendues de l'ensemble des lieux dits d'aujourd'hui que nous connaissons sous les appellations de la Bruyères, (à ce point géographique là une voie secondaire prenait la direction de Bel-Air, sur la gauche, afin de se diriger sur les Champs Hingant et sur la Ville es Olliviers terres en lesquelles ont été répertoriées deux enclos. Un peu en amont des Bruyères une autre voie secondaire prenait la direction quant à elle du Puits Harel, sur la droite, afin de retourner au plus près de la rivière via la Croix Gohel, tous points géographiques sur lesquels plusieurs sites et enclos ont été aussi répertoriés. La terre de Harel sera plus tard la propriété de Jean de Lanvallei , terre près de laquelle la seconde branche des seigneurs de Lanvallay fera construire plus tard, dans le courant du 14ème siècle, leur propre manoir nommé aujourd'hui de la Grand-Cour; certains assoient cette même terre ehier seigneuriale n la région proche de Dol...) de la Mercerie, de Saint-Nicolas, du Gué-Parfond, du Mezeray puis, à partir de cet autre point géographique précis elle continuait sur Rennes.    En amont du Mezeray, en ce même point géographique, une branche seconde tournait sur la gauche pour, descendant par Saint-Piat, rattraper les directions d'Aleth ou Saint-Malo, de Dol et d'Avranches. Une autre bifurcation, peu avant Saint-Piat, toujours sur la gauche, permettait de retourner sur Corseul via Taden et Dinan (laquelle ville de Dinan n'existait pas encore elle non plus) en passant à gué la Rance au Port Josselin (Toujours à Saint-Piat mais en son amont, depuis le point de géographie en lequel se rencontrait les deux voies gallo-romaines sortant de Corseul. Au dessus du Port Josselin une voie seconde retournait peut-être sur le plateau côtissois afin de se diriger vers le hameau actuel de la Lande-Boulou, elle même menant peut-être également à Pelineuc, terres sur lesquelles différents enclos ont eux aussi été répertoriés). Nous avons ici, en ce même point géographique en lequel hier se positionnait le port Josselin, la rencontre des deux voies principales lesquelles, toutes deux, quittaient Corseul en son côté Est. La première voie, celle dite de Lestra, celle là même qui passait par Dinan et Taden, permettait principalement de relier la cité des curiosolites à la mer, les différents produits venant par les eaux de la mer étant alors en effet déchargés au port actuel de la Providence avant d'êtres acheminés, par voie de terre, à Corseul (les marées et leurs niveaux d'eau empêchant à partir de ce point géographique de continuer le transport des marchandises par voie d'eau en toute régularité). Entre l'actuel port de la Providence positionné juste en face du port Josselin, près de l'Asile dit des Pécheurs, et la cale de dite aujourd'hui de Taden, s'est très tôt édifiée, et cela probablement dans la continuité de l'apparition de la ville capitale des Curiosolites, une petite "agglomération" ou cité gallo-romaine tout un ensemble de sites divers, dont quelques enclos quadrilatères aussi, ayant été très tôt répertoriés puis prospectés avec des trouvailles de tessons de poteries protohistoriques notamment; des tessons de céramiques sigillées et estimées avoir été réalisées entre le 1er et le 4ème A.P.J.C ont été également mis à jour, plusieurs monnaies datées de la même période aussi (la présence ici même de ce point de déchargement pour toutes les matières premières remontant de la "mer", en cet endroit de la rivière, impliquait forcément l'apparition d'une agglomération ou cité, si petite soit-elle, liée directement quant à elle à cette même activité "portuaire").

     

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Le Temple de Mars de la cité des Curiosolites

    Origine de Saint-Solain

     Reconstruction de l'empreinte du temple de Mars sur la photo aérienne

     

    Origine de Saint-Solain

    L'Asile des Pécheurs au port de la Providence positionné vis à vis du port Josselin

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Carte géographique aérienne reconstituée s'étirant entre Corseul et le Vicus de Taden. La temple de Mars est représenté par le second point rouge situé à la sortie Sud-Est de Corseul. Ont été représentés en bleu les différents sites gallo-romains et enclos assis en  la commune de Quévert; en jaune ceux de Taden, en orange ceux de Léhon et en violet ceux de notre commune de Lanvallay. Cette carte représente très bien les deux voies gallo-romaines sortant de la capitale des curiosolites, à l'Est,  pour se retrouver ou se rejoindre aux ports acteuls de Josselin et de la Providence là où hier s'élevait de Vicus de Taden, seconde concentration importante de notre actuelle région de Dinan après la capitale des Curiosolites. On pense généralement aujourd'hui qu'une autre voie secondaire était également raccordée sur le chemin de Lestra, peut-être à la hauteur du Pont aux Planches en Taden, et que cette dernière devait très probablement se diriger vers la ville actuelle de Plouer et desservant Pleslin, Langrolay etc. Cette voie seconde elle aussi devait se diriger vers Saint-Malo et enjamber la rivière de Rance à la hauteur de l'actuel Pont de Châteaubriant au près duquel fut prospecté un site relatif à une ferme très importante s'étirant sur plusieurs hectares et évoluant dans sa structure même tout au long de l'âge du Fer. Ainsi les communes de Pleslin, Langrolay et Plouer en autres contiennent, elles aussi, un nombre très importants d'enclos et de sites ayant tous révélés des objets que ces derniers soient de la tégulae, des tessons de poteries ou des objets divers. A noter qu'à l'ouest de Corseul une voie importante partait, opposée au chemin de Lestra allant au Port Josselin, sur la ville actuelle de Carhaix via Plancoët. On se rend très bien compte ainsi, en regardant ce plan, que toute la Bretagne était elle aussi très bien desservie par tout un réseau de voies et principales et secondaires lesquelles reliaient entres elles les différentes cités gallo-romaines.

     

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Les Ruines de Corseul Reprendre la rubrique : les Origines du duché; chapitre : le Calendaire du royaume de Bretagne

      

    Origine de Saint-Solain

    Tessons de poterie trouvés proche de Bois Fougères...

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

     Ci-dessus, tesson de Poterie peut-être fumigée. La poterie fumigée semble disparaitre en partie au 1er siècle après Jésus-Christ; elle possédait comme principale caractéristique un épiderme sombre lequel reçu, lors de la fin de sa cuisson, un dépôt de carbone dû à son type même de cuisson. Sa couleur sombre se rapprochait du noir de fumée...

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

    Calcaire coquillier ou pierre des faluns, collection privée. Dont de Rémi Montfort, menuisier d'Art.

     

    Les Prémices...

    La commune de Saint-Solen, elle aussi, renferme également une autre page reliée quant à elle à notre très vieille histoire. Au lendemain de la conquête des Gaules par Jules-César, notre Bretagne celtique en effet fut très fortement modifiée dans ses structures les plus profondes ce qui allait permettre l’émergence d’une nouvelle civilisation celle de la Gaule Romanisée. Avec l’émergence de Corseul, capitale des curiosolites, capitale aussi de toute une région désormais autant romaine que gauloise, va apparaître des voies nouvelles de communication principales tant à l’est que à l’ouest lesquelles vont très tôt, au lendemain de cette même émergence, relier à l’est notre actuelle région de Corseul-Dinan à d’autres villes également en train de naitre comme par exemple Aleth, Avranches ou Rennes pour ne citer que ces 3 mêmes régions. Au débouché oriental de la ville des curiosolites, deux voies gallo-romaines permettaient donc toutes deux de relier ces mêmes villes citées ci-dessus. L’une, située plus au nord, permettait par la zone des Alleux, zone artisanale actuelle située sur les communes de Taden et de Dinan, de relier Corseul à Aleth et, en passant près de Dol, d'aller aussi sur Avranche ; l’autre, située plus au sud, permettait de rattraper la ville actuelle de Rennes en franchissant la Rance à gué au pont actuel de Léhon. La première, s'écoulant de Dinan puis de Taden parvenait au plus près de la rivière de Rance au niveau de l’ancien port de la Providence lequel aujourd’hui, très agréable promenade en bordure de l’eau de Rance, est situé en contrebas de l’église paroissiale de Taden. Traversant cette rivière à gué, elle franchissait ensuite les hauteurs de l’actuel bourg de Saint-Piat, au Port Josselin, sur l’autre rive faisant face à ce même port dit de la Providence. Sortie des hauteurs surplombant en cet endroit la rivière, cette voie romaine, nommée la voie de Lestra, permettait enfin d’aller soit sur Aleth ou soit sur Rennes, rencontrant un peu plus haut l’autre voie de communication issue de Corseul laquelle, elle aussi, parvenait ici même et cela après avoir traversé la rivière de Rance en amont, légèrement en dessous de l’actuel très vieux château-fort de Léhon. Les hauteurs de la rivière en cet endroit gravies, cette seconde voie trouait dans sa continuité tout notre plateau Côtissois du moment en traversant les lieux dits formés aujourd’hui par les hameaux de Bel-Air, les Bruyères, la ferme de Saint-Nicolas, le Gué Parfond etc. Parvenue dans notre actuelle commune de Saint-Solen  cette même voie permettait, par deux directions distinctes, d’aller soit sur Rennes, via saint-Pierre de Plesguen, soit de retourner sur Aleht en prenant l’actuelle voie vicinale laquelle, chaque jour de l'année, continue de descend sur Saint-Piat tout en longeant au plus près l’ancienne terre seigneuriale de Bois-Fougères. Certaines des voies dite gallo-romaine, présentes notamment ici aussi, ont été réalisées sur d’anciennes voies de communication encore plus anciennes remontant, quant à elles, à un âge plus reculé, celui de l’âge du fer. En effet, sur notre plateau côtissois, cette même voie Gallo-Romaine dessine une immense arrête de poisson laquelle desservait ainsi, à l’âge du fer (L'âge du fer est une période de la protohistoire positionnée juste àprès l'âge du bronze. Période humaine élastique, l'âge du fer est donc propre à chaque région du monde et, pour le nord de l'Europe, cette même période commence au 8-7ème siècle AV.J.C. C'est pendant ce même âge qu'apparait les premières concentrations humaines ou villes, cela accompagné d'échange commerciaux au sein même de l'Europe. Ces échanges seront confirmées dès le 2ème avant J.C. par la présence, en différents lieux, d'une même poterie sigellée estampillée portant le sceau d'un même atelier)  et par ses différentes arrêtes perpendiculaire à son axe, tout un nombre d’enclos néolithiques situés de part et d’autre de ce même axe central que formera beaucoup plus tard la dite voie gallo-romaine. Ainsi, sur notre plateau côtissois, par des prospections aériennes réalisées pour certaines lors de la sècheresse de 1989, différents enclos datant de l’âge du fer ont été de cette façon répertoriés (Il existait avant la romanisation de notre Gaule, chez nous, de nombreux enclos dit de l'âge du fer. Ces derniers présentaient différentes structures et formes. Ces enclos avaient chacun leur propre fonction. Ainsi, certains de ces enclos servaient simplement à séparer les différentes parties réservées à l'habitation des champs ou des voies de communication quand d'autres enclos servaient, quant à eux,  à un usage funéraire culturel, d'autres aussi à un usage purement agricole. Les différentes formes photographiées nous montrent des dessins géométriques simples ou parfois très complexes, certains enclos allant jusqu'à s'emboiter les uns dans les autres; de formes ovales pour certains, rectangulaires pour d'autres, parfois de formes très irrégulières aussi. Dans leur réalisation ils étaient de simples talus de terre élevés pour certains quant d'autres étaient fait de fossés emplis de végétation; d'autres enclos pouvaient êtres aussi des élévations de terre plantées de poteaux régulièrement espacés, parfois même contenant un parement extérieur réalisé avec des pierres appareillées et montées à la terre sèche. Leurs dimensions étaient également très variables d'un enclos à un autre mais dépendaient généralement de leur propre utilisation. Ainsi, les enclos inférieurs à 150m² étaient probablement des enclos funéraires, les plus grands probablement des constructions à usages liés à l'habitat ou à l'exploitation agricole. Ceux de dimensions vraiment beaucoup plus importantes et de formes imparfaites ou irrégulières étaient très certainement des enclos séparatifs. Lire le livre suivant : Traces, Typologie et Interprétation des enclos à l'âge du Fer de O.Buchsenschutz-année 2000).  Il en est ainsi de la Ville es Oliviers où fut aperçu un enclos orthogonal ayant 80 m x80m, ces mêmes empreintes  laissant supposer l'implantation ici même d'une ancienne structure gallo-romaine ; à Saint-Nicolas fut aperçu un enclos ovale ayant pour dimension 80 m x 30 m, à la Lande-Boulou deux enclos distincts ont eux aussi été répertoriés.  A la Croix Gohel des empreintes, laissant supposées un établissement gallo-romain, ont été aussi signalées, elles dessinent elles aussi des traces orthogonales de 50 m par 80 m. Que dire encore ? A Pelineuc, trois enclos sur cette même terre ont été signalés dont deux courbes et un rectangulaire de 160m x 60 m ; aux Champs Hingants ont été aperçues aussi différentes traces géométriques laissant elles aussi évoquer un établissement romain.  Ces mêmes enclos ont souvent vu l’établissement, sous la gaule romanisée, l’implantation de villas gallo-romaines lesquelles sont ainsi venues se greffer sur ces mêmes anciens enclos de l’âge du fer, l’habitation gallo-romaine succédant ainsi à une implantation humaine beaucoup plus ancienne.       Il a en été ainsi à Tressaint, au plus près de l’actuelle église où ont été retrouvées, dès la seconde moitié du 19ème  siècle, des morceaux de Tegulae ou tuile romaine. Le Puits-Harel, toujours en Tressaint, est un site reconnu sur lequel différents objets ont été retrouvés, que ces derniers soient du mobilier de poteries ou autres tels ce gobelet et ce plat datant tous deux du 2ème siècle après Jésus-Christ Au bourg, près de l'église, fut trouvé aussi des fragments d'enduits peints.                      A la Mercerie, proche de la ferme de Saint-Nicolas, fut trouvé en 1853 un pot lequel contenait près de 300 petits objets tous réalisés en bronze lesquels, aussitôt, intégrèrent le musée de Dinan rachetés qu’ils furent par monsieur Odorici en personne. Au Haut Champ, en 1864, fut découvert un ensemble de 40 haches à douille (petites haches creuses, portées en pendentif. On suppose que les haches à douilles faisaient office de moyen d'échange ou de troc, au temps du néolithique en la période de l'âge du Bronze, et cela avant l'apparition du principe même de l'Argent. Elles seraient donc, en quelque sorte, un système pré-monétaire. D'une longueur de 8 à 11 cm à peu près, elles avaient un poids variable s'étirant de 100 à 350 grammes environ ). Au Mesezay fut trouvé des éléments de tegulae ; il en sera de même pour Saint-Solen sur la terre de laquelle fut découvert un trésor, en 1856, enfermé dans un vase lequel contenait un collier réalisé en cornaline (calcédoine rouge aux reflets orangés) accompagné en autre de monnaies gauloises diverses dont une en or. Entre notre église de Saint-Solen et l’ancienne mairie ou Presbytère fut trouvé aussi un sarcophage plein en calcaire coquiller (calcaire contenant des organismes fossilisés) dont le corps, replié sur son côté, reposait encore sur des branches de chênes, ces deux découvertes ayant été relatées le 10 décembre de l'année1856 (Monsieur Danjou présente un collier gaulois trouvé dans un champ à Saint-Solain, près de Dinan. Ce collier se composent de dix sept cornalines, longues d'environs deux centimètres, épaisse d'un centimètre, assez irrégulièrement taillées, percées dans le sens de leur longueur, et dont quelques unes ont conservé à l'intérieur des débris du cordon qui les rattachait entre elles. Elles étaient enfermées avec plusieurs pièces grossièrement taillées, que l'on suppose êtres des amulettes dans un vase de pâtre grossière, qui contenait en outrequinze monnaies gauloises, en potin, offrant le type armoricain, le cheval conduit et attelé, la lyre renversée, la tête à trois grosses boucles de cheveux ; le même vase renfermait une autre pièce gauloise, en or, marquée de signes symboliques. Monsieur Danjou ajoute à cette intéressante communication quelques renseignements sur la découverte  d'un cercueil au Châtellier, entre le Presbytère et l'Eglise. Ce cercueil, en calcaire coquillier, était orienté de l'Est à l'Ouest : l'ouverture fut faite en présence du vicaire, monsieur Gillot. Le squelette qu'on y trouva était couché sur le côté droit et reposait sur des branches de chêne. Il avait été enveloppé dans un suaire, dont on reconnaissait encore quelques débris. Société Archéologique d'Ille et Vilaine. Rennes.1857. Page n°183).         Par les différents enclos répertoriés nous savons que notre plateau côtissois fut donc très tôt lui aussi occupé par une population autochtone très ancienne et cela dès l’âge du fer, ces différents enclos ayant été très probablement reliés les uns aux autres d’une façon ou d’autre. Il en a été aussi ainsi pour notre commune de Saint-Solen laquelle doit voir, au travers de certains de ces multiples enclos répertoriés, la trace première de son habitation quelle que soit cette dernière, la plus part de ces mêmes enclos ayant été les fondations mêmes des différents villages côtissois ayant formés plus tard, beaucoup plus tard, notre commune associée d'aujourd'hui (nous avons personnellement découvert, aux abords de Bois-Fougères, l’implantation d’une villa gallo-romaine non répertoriée il nous semble, ayant trouvé dans un champ, après les labours, des éléments multiples de tégulae accompagnés, malheureusement, de quelques trop rares éléments de poterie, ci-dessus photographiés). 

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Enclos orthogonaux  multiples aperçus aux Champs Brunets en Léhon. Carte Archéologique de la Gaule par Catherine Bizien-Jaglin. Page 183

     

    Origine de Saint-Solain


    Reconstitution de la commune de Lanvallay en vue aérienne. travail réalisé depuis le site des Pages Blanches; travail Jean-pierre fournier.

     

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Implantation des différents sites reconnus ainsi que de leurs différentes voies de communication supposées;  (t) tégulae; (E) Enclos; (O) Objets divers; (C) habitation, tous  repositionnés sur une carte aérienne de notre commune. Carte réalisée depuis le travail de Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Galliou et Harvé Kerébel, Carte Archéoloqique de la Gaule; ouvrage édité en 2002 sous la responsabilité de Michel Provost.  L'ensemble de ces sites ont été repérés par des vols de prospections aériennes, vols réalisés en 1989 laquelle fut une année de grande sécheresse. En étudiant ou en regardant un temps soit peu cette carte et ses implantations de sites, nous sommes obliger de reconnaitre que ces mêmes différents sites étaient tous desservis depuis la voie principale reliant la cité de Curiosolites à la région de Rennes ainsi qu'à la région d'Avranches d'aujourd'hui, et cela par des voies que nous nommerons voies secondaires lesquelles voies secondaires  comportent sur leur parcourt respectif plusieurs sites répertoriés. Nous remarquerons également que ces mêmes voies existent toujours aujourd'hui...Aussi notre commune aurait-elle su garder, même partiellement, dans sa topographie d'aujourd'hui, l'image du maillage très ancien des différentes voies de communications originelles de l'époque des enclos, puis des premiers établissements Romain et Gallo-romains ? Toujours est-il que ces mêmes emplacements "d'enclos" attestent à eux seuls de la présence, et cela dès l'âge du bronze, de la présence d'une concentration de l'habitat sur notre commune, si petit soit cet habitat, présence également attestée aussi par la découverte de ces mêmes haches dites à douille.

     

     

     

    Origine de Saint-Solain

     La Ville es Olliviers et le Boays Harouard

     

     

    Origine de Saint-Solain

    La Ville es Olivier. Est-ce ici l'Enclos orthogonal (Orthogonal : à angles droits, perpendiculaire à...) ayant placé ce terrain en classification  des terrains protégés et non constructibles ou bien est-ce des traces naturelles dues à la nature géologique différente du terrain ? Il est parfois tentant de voir des traces d'enclos simples où, en effet, il n''existe que des veines de terres différentes. Toutefois, quant ces mêmes traces s'entre-maillent d'une façon multiple et très intime, le doute alors n'existe plus. Les terres de Pélineuc sur lesquelles plusieurs enclos ont été aussi répertoriés vont connaitre, à l'inverse de la Ville es Oliviers, la construction d'une future zone d'habitations gérée par la Codi. Pourquoi ? Il faut toutefois reconnaitre que même sans la présence de cet enclos répertorié sur cette terre de la Ville es Oliviers, que cette même terre serait restée de toute façon inconstructible, cela pour la simple raison qu'elle se trouve être positionnée à l'intérieur d'une zone protégée entourant de part et d'autre la rivière de Rance, zone dans laquelle, en principe, est interdite toute forme de nouvelle construction.                                                                                                                                                .

     

    Les premières origines de Saint-Solain

    Tracé d'un enclos répertorié sur le même terrain. Plan cadastral de Lanvallay.

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Haches à douille

    Origine de Saint-Solain

     

    Les premières origines de Saint-SolainLes premières origines de Saint-Solain

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Haches à Douilles ne sont pas propres à une région mais correspondent à une même époque et à une même civilisation. Ici les Haches à Douilles exposées en le musée du castel de Colchester, en Angleterre; reconstitution d'une éventuelle Haches à Douille dite d'apparat.

     

     

     

    Jean Pierre fournier

     

    http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article30411791_7.jpg http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article30411791_8.jpg

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