• - Vers 1000-1030. Les origines de la seigneurie de Dinan

    Les origines de la seigneurie de Dinan

     La rivière de Rance

     

     

    - Vers 1000-1030. Les origines de la seigneurie de Dinan

    Dinan fut en l'année 1781 la victime d'un incendie très important lequel ravagea moult maisons à pans de bois situées hier en l'actuelle rue de la Ferronnerie. Cet incendie fut à l'origine de toute une "reconstruction ". L'Histoire jour après jours lentement toujours se construit...

     

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     Avant toute chose...

     

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    Les origines de la seigneurie de DinanLes origines de la seigneurie de Dinan

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Rancia en amont du vieux Pont tous deux acteurs séculaires de l'Histoire de Dinan. A gauche et ci-dessous l'ancien chemin de halage, hier classé "Voie verte" ; ce chemin aujourd'hui fermé sera très bientôt remis aux promeneurs

     

    Les origines de la seigneurie de Dinan

     

     

    Les origines de la seigneurie de Dinan

    Ici la représentation de la Vallée de la Rance au 19ème siècle laquelle fut, il y a très longtemps déjà, au moyen-âge, l'un des berceaux de l'histoire de Dinan et de sa région proche. Ceci est une épure d'une grande carte réalisée à partir des différents plans dits napoléoniens, plans cadastraux tous exécutés soit en 1811 ou soit en 1844; dimension de la carte:  2,40m x 1,50m environ. La carte définitive et complète est consultable en la Salle du Conseil de la Mairie de la Vicomté sur Rance. Travail réalisé par nos soins. Pour celui ou ceux qui habitent notre si belle région, en la regardant de plus près, en cette même mairie, vous aurez ainsi  sous le regard une image  cartographique exacte de ce qu'était alors notre territoire accompagné de toute sa ruralité et cela dans la première moitié du 19 ème siècle. Ainsi sont représentés l'ensemble des détails qu'ils soient ruisseaux, rus, forêts, moulins de mer ou d'eau de rivières, le parcellaire souvent journalier des terres agricoles, l'habitat aussi et notamment la ville de Dinan laquelle est ici représentée dans toute son importance géographique. Les nobles domaines ou demeures autour de Dinan ont été également positionnés.

     

     

     

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    3ème tableau. Guillaume duc combat contre Dinan

     

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    Quatrième tableau. Le siège de la motte castrale de Léhon et Olivier remettant sa clef.

     

    MILITES WILLELM DUCIS PUGNANT CONTRA DINANTES...  Détail de l'un des tableaux de la Tapisserie de Bayeux montrant la prise de la motte castrale de Léhon relevant de la seigneurie de Dinan, tapisserie réalisée quelques années après la bataille d'Hasting. Hormis cette tapisserie, aucun acte écrit, contemporain à cet épisode de l'Histoire, quel qu'il soit, relève ou mentionne la prise militaire de cette motte féodale tous les écrits traitant le susdit épisode s'étant tous inspirés de cette même tapisserie. Un certain courant de pensée, aujourd'hui, laisserait  sous entendre que cet épisode de la vie de Guillaume de Normandie pourrait-être une extrapolation des mains ayant conçues  cette tapisserie ou bien une extrapolation faite à la demande de son commanditaire, Odon de Bayeux. Pour certains auteurs cette tapisserie aurait été réalisée proche de l'abbaye de Winchester, dans le Kent, vers 1080.  Pour d'autres têtes bien pensantes elle aurait été réalisée en l'abbaye de Saint-Florent le Vieil, dit aussi Saint Florent de Saumur, abbaye de laquelle relèvera très peu de temps après, édifié qu'il sera entre les deux dates butoirs de 1070 et 1118,  notre  futur prieuré du pont à Dinan. Note : Lors de la réalisation de la tapisserie de Bayeux il faut savoir que le maître abbé de Saint-Florent de Saumur était alors Willelme de Dol, le propre frère de Jean seigneur de Dol tous deux fils de Riwallon Chèvre-Chenu et neveux de Josselin de Dinan. Il est toujours aussi vrai que la tapisserie de Bayeux contient 4 épisodes propre à l'histoire de notre duché de Bretagne, à savoir les quatre tableaux, ici présents, le quatrième représentant  aussi à sa droite Olivier de Dinan remettant à Guillaume la clé de sa forteresse. Riwallon de Dol-Combourg participera lui au tableau n°3.

     

     

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    Premier et deuxième tableau. Le Mont-St-Michel et la fuite de Dol pour Redon

     

    Ci-dessus deux des épisodes accolés de la tapisserie. Guillaume de Normandie proche du Mont-Saint-Michel traversa la rivière du Couesnon (Cosnonis) et ses hommes s'enlisèrent en les sables mouvants. Ils ne durent leurs vies sauves tirés de la mort que parce que le duc Harold les retira  tous du sable. Puis Guillaume et ses hommes allèrent à Dol forçant le duc Conan II de Bretagne à prendre la fuite pour trouver refuge en les murs fortifiés de Rennes...

     

  • La Maison de Dinan; maison princière du XIV siècle.

     

    Le château de Dinan et la porte dite du Guichet murée ; dessin  de Peter Hawke (Peintre anglais né en 1801. Peu de temps après la Révolution française de 1830 il vint à Dinan ville en laquelle il fera quelques travaux, notamment des travaux préparatifs pour la réalisation de certains vitraux de l'église Saint-Malo de Dinan. Ayant émigré aux états-Unis d'Amérique, puis en Espagne, il décédera à Tunis en 1887 à l'âge de 86 ans) exécuté avant 1850 "Statistique illustrée de la ville de Dinan, Charles Lecoq". 1850.                                                                                                       L'édification de ce château fut décidée le 3 novembre de l'année 1382 sur commandement de Jean de Montfort, alors duc de Bretagne. Construit dans la dernière période du 14ème siècle ce château fut édifié à l'emplacement d'un bâti originel plus ancien lequel élevait ses murs au plus proche de la porte dite du Guichet laquelle, antérieure au donjon, fut très probablement construite quant à elle beaucoup plus tôt, au 13ème siècle. Ce bâti originel était-il un ancien premier château ? Formée de deux tourelles comprenant des archères, tourelles nommées encore aujourd'hui Lambaudaye (cela depuis le 17ème siècle temps en lequel elles sont ainsi nommées sur un plan et devis tous deux rédigés. La porte du Guichet semble contenir en son appareillage deux périodes bien distinctes, la partie supérieure ayant des pierres différentes et cela au dessus du cintre de pierre surplombant l'arc en ogive de la herse. Cette partie supérieure de la porte fut peut-être refaite lors de l'édification du donjon semble t'il), la porte du Guichet formait dans sa structure même un Châtelet protégeant dans sa fonction l'entrée alors principale de la ville de Dinan. La porte du Guichet fut murée sous la Ligue, vers 1590, l'année 1585 étant l'année en laquelle la ville de Dinan s'offrit aux gens en armes de la ligue du duc de Mercoeur et 1598 étant l'année de la fin des troubles que ce même mouvement avait forcément induit (le chasteau, fossez et pourprins dicelluy ou y avoit ung coulombier par pied avecq plusieurs maisons démolyes et abattues pres le lieu ou estoit, et est la porte du Guischet a present bouschée et furent de la manière abattue et démolye par ordonance et commandement de monseigneur le gouverneur Philippe Emmanuel de Loraine, duc de Mercoeur et de Penthièvre, pair de France, prince du Sainct empire et de Martigues, auquel a esté présenté requeste a ceste fin au moys de juin mil cinq centz quatre vingtz quinze estant lors en ceste ville ou il promis faire ladicte récompense...). Elle demeura ainsi fermé de très longues années puisque fut décidée en 1620, soit dans la première partie du 17ème siècle, la construction de la porte dite de Saint-Louis afin de permettre de nouveau l'accès en la ville de Dinan et cela depuis le chemin séculaire arrivant sous les murs du donjon depuis Rennes (cette porte séculaire sera de nouveau ouverte mais il faudra pour cela attendre 1932, plus de trois siècles après qu'elle fut emmurée) . A la droite de la dite porte du Guichet, porte plus tardive dans sa construction et à cette porte dite du Guichet et au château ou donjon, se dresse toujours aujourd'hui la tour dite de Coëtquen laquelle fut édifiée au 15ème siècle (la famille seigneuriale de Coëtquen, issue des seigneurs de Dinan au 12ème siècle, donnera au travers et de Raoul et de Jehan de Coëtquen deux gouverneurs ou capitaines à la ville de Dinan, tous deux respectivement entrés en charge et en 1449 et en 1476). Nous avons ainsi en cet endroit des remparts de Dinan et sur une distance très petite une suite d'édifications défensives s'étirant dans le temps cela du 13ème siècle au 17ème siècle.

     

     

    Avant,  quelques mots sur les origines du château de Dinan...

    Le Château de Dinan en 1807. Dessin de François-Agathon du Petit-Bois tirée du livre "La Fontaine des Eaux minérales de Dinan, livre réalisé en 2012 par Charles Montécot, écrivain-photographe. Remarquez la présence sur la gauche des anciens fossés secs alors présents ainsi que la présence d'un corps de logis originel au devant du château, corps de logis déjà absent en 1840. Ces dessins, réalisés au 19ème siècle, peuvent nous interpeller dans le fait qu'ils nous montrent tous deux et très clairement la présence d'un fossé sec encore étroit et profond sous les murs même du Donjon, interpellation due au fait que ce fossé fut nivelé et planté pour la première fois au 18ème siècle, en 1745, et cela sous la mandature du Charles Duclos-Pinot. Ce travail sera réalisé afin de permettre la création d'une nouvelle promenade autour des remparts de Dinan (au tout début du 18 siècle, lors de la venue à Dinan en 1701 de l'architecte militaire Garengeau, le fossé sec était toujours présent au pied du château. Celui-ci allait alors au delà de la porte du Guischet puisque le dit Garengeau le présenta comme s'étirant jusqu'au socle même de la Tour de Coëtquen). Le château fut probablement tout au long de sa vie déjà passée l'objet de plusieurs temps fort de travaux et cela quels qu'ils aient été. Toujours est-il que les dits travaux mentionnés ci-dessus, ceux-là mêmes qui furent réalisés au mois de Juin 1595, furent la cause d'un litige lequel opposa et la Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan  et le représentant de l'autorité ducale alors en fonction en cette ville. En effet la démolition des différentes maisons ordonnée par le duc de Mercoeur supprimait de ce fait à cette Fabrique, laquelle percevait sur ces mêmes maisons des rentes seigneuriales la Fabrique de la paroisse de St-Sauveur de Dinan étant propriétaire de ces mêmes biens bâtis, des revenus annuels réguliers. L'église de St-Sauveur n'étant toujours pas terminée en 1595 le duc permit de verser en compensation, pour la continuité de son édification, une rente de 40 sous d'indemnité. Cette rente, 30 ans après, en 1624, était toujours revendiquée par la même Fabrique. Ce procès peut être intéressant d'être su dans la mesure où il nous indique clairement l'étendue foncier de cette même Fabrique laquelle était donc propriétaire de biens juxtaposant le dit château de Dinan le fief de la "Trinité Saint-Sauveur" étant la juridiction même de la Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan, juridiction dont la dota Charles de Blois vers 1344  (pour estre la dite fabrique réparée des torts et préjudices de la perdition de rentes au nombre de plusieurs qui étaient deues sur les maisons, cours et jardrins sus lez le chasteau et la porte du Guischet a Dinan, lesquels terrains ont esté prins pour les fortifications du chasteau et pourpris par les capitaines et gens de guerre du duc de Mercoeur. Lesdites maisons, jardrins et coulombier a pigeons volants sous la juridiction de la Trinité et a debvoir de rente et d'obeissance...).

     

     

    Avant,  quelques mots sur les origines du château de Dinan...

    Ci-dessus la Porte du Guischet et ses deux appareillages de pierre distincts, la partie supérieure ou en surélévation de la porte ayant une pierre identique à celle utilisée pour le donjon. La porte originelle étant probablement du 13ème siècle, le pont levis n'apparaitra que plus tard la porte du Guichet ayant eu dès son édification, pour élément principal de sa défense, qu'une herse intégrée dans l'épaisseur même de la porte, herse coulissante entre les deux arcs en ogive ici visibles. Le nom de Guichet doit probablement trouver son origine dans le terme Guichet lequel servait à désigner une petite porte laquelle était insérée dans une plus grande porte, l'ensemble faisant ainsi un tout.                                                                                                                                               Cette porte semble avoir de tout temps "ouvert ou fermé" la voie principale desservant la ville seigneuriale de Dinan, cela depuis la ville Rennes, desservant aussi en cela l'un des grands marchés de Dinan. En effet au moyen-âge, cela au travers de ses seigneurs, une partie de la ville de Dinan était aussi possesseur de Léhon et de son château; cela était vrai en l'année 1168, année en laquelle Henry II roi d'Angleterre fera mettre à bas le premier château-fort de Lehon alors bien de Rolland de Dinan seigneur de Léhon et de Becherel. Il est vrai qu'au XII siècle l'un des grands marchés ou foires de Dinan pour sa draperie avait peut-être régulièrement lieu au plus près de la place fort de Léhon [nous pensons cela au seul regard de tous les moulins de Brachessac lesquels au XII siècle, moulins à feulon pour les draps ou tissus étaient, en quantité importante, tous présents au plus près de l'abbaye de Saint-Magloire de Lehon et pour la plus part d'entre eux relevant de cette même abbaye. En 1286, lors d'une donation faite à l'abbaye de Saint-Albin, par Gervaise Dame de Dinan et de Lehon, il sera indirectement précisé que les foires avaient lieu à Dinan. Cette donation correspondait alors à une valeur financière offerte à la dite abbaye et applicable et sur les draps vendus lors de ces foires mais aussi aux taxes imposées aux usuriers prêteurs d'argent. Lire la charte ci-dessous... ]. Mis à mal après l'ingérence de 1168 et la destruction du castel ce même marché plus d'1 siècle après semble, cela à défaut d'avoir disparu,  avoir "intégré" dès l'année 1286 les murs même de Dinan même si le château actuel de Lehon fut peu de temps après 1168 reconstruit sur le mandement de Roland de Dinan lui même. Roland, la paix retrouvée, en effet, était lui devenu le nouveau sénéchal de Bretagne pour le même roi Henry II d'Angleterre. Y eut-il au XII siècle au pont de Dinan aussi un marché  puisque la navigation fluviale elle aussi pouvait desservir un tel marché ici établi ? Universis Christi fidelibus a quos litterae istae pervenerit, Gervasia Domina Dinanni salutem in Domino. Noveritis quod ego in viduitate mea post mortem bonae memoriae Richardi Marescalli quondam mariti mei, pro salute animae mea et pro salute parentum et haeredum meorum dedi, et confirmavi in puram et perpetuam eleemosinam Abbatiae Sancti Albini Cisterciensis Ordinis, Briocensis Diocesis, ad victum et vestitum unius monachi, qui in honore beate MarieVirginis, in eadem Abbatia celebrabit , pro mea et pro mei haeredibus, duodecim libras annui redditus et eas assignavi omni anno recipiendas in Draperia de Dinanni de primis redditibus meis, libere, pacifice et quiete. Et nisi duodecim illae librae infra nundinas Dinanni solverentur, marcham argenti pro poena cum duodecim illis libris praepositi mei reddant dictae abbatiae sine contradictione.  Et ut donatio ista rata et inconcussa in futurum permaneat, litteras istas sigillo meo sigilli, et ad majorem confirmationem dominus Gaufridus Macloviensis episcopus ad petitionem meam his litteris suum sigillum apposuit in testimonium et munimen . Actum anno gratiae 1236 die martie proxima post festum beati Thomas Apostoli

    Traduction :  Pour tous les fidèles du Christ à qui cette présente lettre parviendra, Gervaise seigneur de Dinan salut en le Seigneur. Sachez que moi dans mon veuvage, après ma mort [et pour ] la bonne mémoire de Richard Marechal [ou Richard le Marechal seigneur de Longueville, puis de Dinan aussi par son union avec Gervaise.], autrefois  [ici je ne comprends pas très bien puisque nous sommes en l'année 1236 et que 1 an plus tard, en 1237 exactement, Richal le Marechal et Gervaise feront tous deux une  nouvelle donation mais à l'abbaye de Savigny cette fois. Il s'agit peut-être ici de ses deux premiers veuvages Richard étant lui son troisième mari. Mais alors pourquoi dit-elle ici du dit Richard : autrefois mon mari ? Cependant à défaut d'être une fausse charte la dite date de 1237 est très probablement une erreur  puisque Richard semble en effet mourir en Irlande en l'année 1234. Il semble avoir été l'époux de Gervaise dès l'année 1224 puisque en cette même année 1224 il fera à l'abbaye de Beaulieu une donation en tant que "seigneur de Dinan". Richard était l'un des cinq fils de Guillaume comte de Pembroc en son vivant "grand maréchal" d'Angleterre; de son vivant Richard sera lui aussi seigneur de Longueville, comte de Pembroc et maréchal d'Angleterre] mon mari, pour le salut de mon âme et pour le salut [de celles de mes] parents et mes héritiers donne, [Gervaise de Dinan après ses veuvages successives, elle avait en effet successivement épousé et Juhel baron de Mayenne et Geoffroy vicomte de Rohan, épousera en troisième noce Richard le Marechal seigneur de Longueville en Normandie. Guillaume de Pembroc père de ce dernier, lequel de son vivant sera considéré comme étant le meilleur cavalier du monde, sera choisi pour être le tuteur de Henry d'Angleterre dit le Jeune pendant sa minorité celui-ci étant l'un des fils légitime d'Henry II. Guillaume épousera Isabelle de Clare fille de Richard comte de Pembroke ou de Pembroc  et de Buckingham. Agé de 68 ans William le Marechal sera au côté de William III de Lanvallei lorsque sera signée la Magna Carta en l'année 1215; il meurt quatre ans après, en 1219 ayant été aussi régent d'Angleterre en 1217. Le "gisant" de William de Pembroke est toujours aujourd'hui visible en l'église du temple à Londres] et confirme en pure et éternelle aumosnes [a] l'abbaye de Saint-Albin de l'Ordre des Cisterciens, diocèse de Saint-Brieuc, les moyens d'existence et de vêtement [pour] un moine qui honorera la bienheureuse Vierge-Marie en la même abbaye pour moi et pour mes héritiers,  et leur affecter chaque année la réception de12 livres de loyer annuel en les draps de Dinan [la perception des premières taxes appliquées sur les draps de Dinan] sur mes premiers revenus, libres, pacifiques et tranquilles. Et à moins [et nisi = et en plus ?]  douze livres acquittées dans les foires de Dinan, [par les] marchands d'argent pour la punition, ces douze livres que mes superviseurs rendront à la dite abbaye sans opposition. Et que cette charte soit ratifiée et incontestablement poursuivie dans l'avenir, cette lettre scellée de mon sceau, et pour une plus grande confirmation Geoffroy évesque de Saint-Malo à ma demande [sur] cette lettre a apposé son propre sceau en témoignage et protection etc. Acté [promulgué] en l'année de Grâce 1236 en mars après la fête de Saint-Thomas l'apôtre.

     

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    Le donjon fortifié de Dinan fut réalisé au lendemain du conflit ayant opposé et Olivier V de Clisson, (Olivier 1er de Clisson, né vers 1205 et mort en l'année 1265, sera en lutte contre Jean 1er duc de Bretagne, fils de Pierre Mauclerc. Olivier 1er aura pour enfant Olivier II lequel aura lui aussi, pour 1er souverain, Jean 1er de Bretagne dit le Roux. Jean 1er  entrera en conflit important avec l'évêché de Nantes provoquant ainsi une très forte réprobation de l'ensemble des évêchés bretons, ces derniers l'excommuniant et l'obligeant ainsi, en 1256, 3 ans après cette sentence religieuse, de se rendre à Rome afin de lever cette même excommunication. Le pardon lui sera donné le réintégrant ainsi dans la Communion de l'Eglise avec, toutefois, des lois et des obligations à faire appliquer et à faire respecter en son duché. Ne respectant pas ses obligations imposeés, Jean le Roux se brouillera de nouveau et avec l'évêché de Nantes et avec certains grands de son duché aussi lesquels vont se dresser contre leur souverain. Dinan au cours de ce conflit sera la proie des flammes et la Chronique rapportera simplement que cette ville fut brulée. Le fut-elle dans sa totalité ?)  ce dernier étant breton et ancien lieutenant de Charles V roi de France, et le duché de Bretagne Ollivier s'étant emparé de la ville de Dinan y emmenant moultes fortes luttes et désolations (Charles V décédant le 16/09/1380; son fils Charles VI sera couronné roi de France  à l'âge de 12 ans. Deux mois à peine après son couronnement, Bertrand du Guesclin ayant trouvé la mort, Charles VI sacre Olivier de Clisson "connétable de France"). Jean de Montfort, réfugié en Angleterre et époux de Jeanne de Hollande, arrière petite-fille d'Edouard 1er roi d'Angleterre, est rappelé par les bretons (Ou Jean IV de Bretagne  lequel, né en 1339, eu pour parents Jean III de Montfort et Jeanne de Flandre. A la mort de son père survenue en 1345, il hérite de l'Honneur de Richemont et du comté de Montfort ainsi que de la couronne ducale de Bretagne cette dernière lui étant disputée par Charles de Blois. Cette guerre civile va durer de nombreuses années pour prendre fin à la bataille d'Auray au cours de laquelle Charles de Blois trouvera la mort, le 29/09/1364. Quelques mois après, en 1365, Jean signe un traité de paix à Guerande avec Jeanne de Penthièvre, Jeanne étant la veuve du feu Charles de Blois. Ce traité donnera pleinement la couronne ducale à Jean IV. Durant le déroulement de cette guerre civile, Jean de Montfort ira à plusieurs reprises trouver refuge en Angleterre prenant même pour 1ere épouse, en 1355,  Marie d'Angleterre, fille du roi Edouard III et propre soeur du Prince Noir lequel sévit déjà en France puisque la guerre dite de 100 ans, guerre longue ayant opposée et le royaume de France et le royaume d'Angleterre est déjà commencée depuis 1337. Cette première épouse décédant en 1362, Jean épousera en seconde noce  Jeanne de Hollande, fille de la comtesse de Kent et belle-fille du même prince Noir hier son beau-frère par sa première épouse Marie. Quand Jean est reconnu seul duc de Bretagne, en 1365, Jeanne de Hollande, née de mère anglaise, par ce fait devient duchesse consort de Bretagne à part entière. Nous voyons très bien ici les liens tissés entre ces deux royaumes, l'un duché et l'autre royal.  le Royaume de France et  le royaume d'Edouard III d'Angleterre, ce dernier étant l'ancien beau-père de Jean de Monfort, sont alors tous deux déjà entrés en guerre. Les liens de protections ayant unis hier Jean à l'Angleterre vont perdurer et Jean ira jusqu'à confier certaines places fortes à des capitaines anglais comme le sera, par exemple, la ville de Brest soulevant ainsi un certain mécontentement parmi ses grands vassaux mais aussi à la propre cour de roi de France. Attaqué par Charles V, ce dernier lui reprochant d'avoir des liens trop tissés avec la couronne d'Angleterre,  et sans être défendu par son propre pays, Jean s'en retourne outre-Manche afin de fuir les coups portés par le roi de France. En 1379, aidé par certains grands capitaines Bretons dont notamment le Connétable du Guesclin, le vicomte de Rohan, Olivier de Clisson et le sire de Laval, Charles V tentera, en l'absence de Jean, de confisquer le duché de Bretagne afin de pouvoir l'annexer à sa couronne. Révoltés par ce dessein d'unification qu'ils jugent contre-nature, les grands de Bretagne forment un ligue laquelle est alors placée sous les Ordonances directes des sires de la Hunaudaye, de Montafilant, de Beaumanoir et de Montfort, ligue formée peu avant que les bretons fassent savoir à Jean de Montfort leur souhait à tous de le voir revenir en son duché. Le 22/07/1379, avec des promesses militaires faites par Richard roi d'Angleterre, à savoir  notamment 2000 hommes en armes et 2000 archers, Jean s'embarque  a Soutampton en direction de Saint-Malo. A peine arrivé, il est acceuillit par ses grands capitaines déjà cités ci-dessus  ces derniers ayant aussi à leur côté le vicomte de Dinan; 300 lances ainsi l'accuillirent. Le 06/08/1379, Jean arrive à Dinan et s'en alla trouver logis chez les Frères Prêcheurs de Dinan; le 20 août il est devant les murs de Rennes.                                                             Décidés en 1382, les travaux de construction du château de Dinan connaitront le décès de Jeanne de Hollande puisque cette dernière meurt en 1384; en 1386 pour une 3ème fois Jean de Montfort va prendre femme et il choisira pour faire cela Jeanne de Navarre cette dernière étant l'enfant de Charles le Mauvais et de Jeanne de France celle-ci ayant eu pour père Jean II dit le Bon roi de France. Jeanne de Navarre donnera à Jean IV de Montford 9 enfants dont Artur III futur duc de Bretagne. Jean IV de Monfort décédant en Novembre de l'année 1399, Jeanne son épouse épousera 4 ans plus tard, en 1043, Henry IV roi d'Angleterre prétendant à la couronne de France.) quant Olivier de Clisson parmi d'autres, accédant à la demande du roi de France, oeuvra pour réunir la Bretagne au royaume de France, ce conflit ayant positionné Olivier de Clisson peu de temps après, dans la tête des bretons, du seul côté de la traitrise. Vainqueur d'Olivier de Clisson, ce dernier étant obligé de quitter la Bretagne, Jean de Montfort est présent à Dinan dès le 06/08/1379 ville en laquelle il tint alors un conseil au cours duquel il déclara son dessein de faire la guerre au roi de France;  quelques jours après il franchit triomphalement les murs fortifiés de Rennes entrant ainsi dans cette ville le 20/08/1379 (En 1372, avant cette date de 1378 en laquelle Jean revient en Bretagne, ce dernier, alors duc de Bretagne, passe de nouveau un accord avec le roi d'Angleterre soulevant ainsi un grand élan de colère chez la plus part des capitaines du duché de Bretagne. De ce fait les familles seigneuriales de Beaumanoir, les Laval et  les Rohan, en autres, se soulevèrent contre ce traité et donc contre Jean de Montford lui même; parmi ces grands capitaines se trouve également Ollivier de Clisson lequel, peu de temps après, prend fait et cause pour le royaume de France. Devant ce mouvement de rebelion Jean de Montfort revient très vite sur ses dispositions prises précédemment permettant ainsi, à la Paix, de revenir en Bretagne. Ce prince néanmoins, autant angloiz dans ses penseés qu'il est breton de sang, oublie ses dernières promesses nouvelle attitude pouvant, de ce fait, représenter une nouvelle menace pour le royaume de France dont une très grande partie de son armée était alors placée sous le commandement direct de Bertrand du Guesclin. Devant ce nouveau revers du duc de Bretagne Bertrand du Guesclin, dirigeant  toujours l'armée du roi de France, accourt aussitôt en Bretagne, puis assiège et prend Dinan. Devenu le maitre de cette ville en laquelle il avait combattu précédemment Thomas de Cantorbery, un chevalier du duc de Lanclastre lors d'un champ, il parvint une nouvelle fois à repousser l'armée anglaise au plus près de la mer. C'est dans la continuité de cette lutte qu'Ollivier de Clisson prétendit unir le duché de Bretagne à la couronne de France. Duguesclin, incompris lui aussi par les siens bretons, suite au siège de la ville de Dinan, passera désormais pour un traite, fidèle vassal du roi de France).  Le 05/03/1380, quelques mois seulement après son entrée triomphante dans Rennes, Jean de Montfort est de nouveau devant les murs de Dinan et, revisitant cette ville, il décide en autre de l'édification d'un chastel  ainsi que de la reconstruction ou re-fortification des remparts de la ville, remparts alors déjà existants. Il semble en effet, à la lecture d'une charte relative à l'édification de ce même château, que ce dernier fut édifié à l'emplacement d'une récente demeure déjà en la possession de la maison ducale de Bretagne.  Le texte toutefois reste très vague quant à cette première demeure; tout réside dans la tournure d'une phrase écrite. Quant est-il alors exactement ? Pour permettre cette réalisation certaines propriétés furent aussitôt confisquées, déposées ou détruites, et certains maistres de corps d'état appelés aussitôt.                                                                                                      Le château de Dinan fut construit à l'extérieur des remparts et positionné au plus près du grand chemin principal reliant la ville de Dinan à la ville de Rennes et son emplacement fut peut-être décidé en fonction de l'importance stratégique que représentait alors cette même voie de communication, vieille et ancestrale. Il ne fait pas de doute en effet, aujourd'hui,  que les premières heures et la fonction du débouché de ce grand chemin pénétrant en la ville de Dinan, après avoir franchit ses remparts, aient été antérieures à l'édification même de ce château.  La voie principale et actuelle permettant aujourd'hui de traverser Dinan et d'en sortir, en son Orient, se dirigeant vers Rennes, n'existait alors pas dans sa présente totalité puisque cette percée de Dinan, en amont de l'actuelle porte de Saint-Louis,  ne sera réalisée que dans la seconde moitié du 18ème siècle, en août 1781, lorsque sera décidée la réalisation d'un nouveau grand chemin devant relier  et le port de Dinan et le château; ce nouveau chemin sera nommé le "Grand Chemin des Vaux" (Venant du castel de Léhon, la dite Place du Champ était desservie intra-muro par l'amont du grand chemin tourné vers Rennes lequel prenait naissance au plus près du château, à la sortie de la porte du Guichet; il est toutefois possible que ce même champ, au 13ème siècle (malgrè la vente de la seigneurie de Dinan faite en 1283 à Jean 1er de Bretagne, vente réalisée par Henry d'Avaugour, cette famille seigneuriale conserva toutefois, en cette même ville de Dinan, des droits de dimes appliqués sur les marchés et les foires, certains de ces droits s'appliquant ainsi au dit Champ. La présence de ce Champ est donc attesté dès le 13ème siècle et ce fait est confirmé par une doléance faite par Henry d'Avaugour, fils du précédent, protestation déposée pour non respect de ces mêmes droits de foires et marchés. Voici une partie de cette protestation rapportée par Monier, page n° 432 : come le champ ez chevaux de Dynan soit quemun entre le duc de Breteigne  e le devant dit Henry et le duc de Breteigne qui mort est de nouvel, ait baillé places et feit fere meisons es leux ou ledit Henry aveit sa quemunauté  e sesine de i tenir les batailles quant ils estoient jugiées, et de lever ses coustumes es feires e ez marchiez...), ai été beaucoup plus grand que la surface que nous lui connaissons aujourd'hui et qu'il se soit étiré jusque dans le prolongement de la dite porte du Guichet. Cela reste toutefois qu'une éventualité devant être confirmée; dans cette supposition, et seulement dans cette supposition, le champ serait alors venu se terminer sur les enclos religieux du couvent des Jacobins (L'enclos de la communauté des Jacobins était immense. Dans son entier, il allait jusqu'au jardin des frères La Mennais, de celui de la Victoire et du Collège communal actuel. Ces libéralités furent...Odoricci, page n° 314) séparé de ces derniers, au 15ème siècle, par la rue de Léhon laquelle est citée dans un acte d'expropriation rédigé en l'année 1481 lorsque fut fondé le couvent des Clarisses. Quoi qu'il en soit, lorsque le château fut construit, le dit Champ au tout début du 15ème siècle allait finir son étendue au pied de celui-ci, ce fait était lui même confirmé par une autre charte relative, quant à elle, à un aveu rédigé le 08/01/1420 par la fabrique de l'église de Saint-Sauveur de Dinan. Voici patiellement cet aveu lui aussi relevé par Monier, page n°252 : l'emplacement fons et deport ou est a present esdifie les chasteau, porte, muraille, coulombier et belle (belle: nom donné au cour fermée en lesquelles se déroulaient les jouxtes, dite place d'Armes aussi) dudict chasteau de ceste ville jouxte le Champ comme il se poursuyt ...                                                                   Le chemin intra-muro lequel depuis la place du Marchix desservait le dit Champ venait, quant à lui,  mourrir sur la même porte du Guichet, la descente ou son prolongement actuel que nous lui connaissons vers la rivière et nommé lors de sa réalisation "Route Royale n°176" , n'existant pas encore. Reprendre le plan du Quartier des Jocobins de 1778 à la rubrique consacrée à Alain de Lanvallay pour mieux comprendre ce sujet ici abordé. Jusque dans le courant du 18ème siècle, en direction de la rivière de Rance, seulement deux voies possibles existaient donc alors. La première était la rue dite du Jerzual laquelle, dans son prolongement, divisait déjà la ville de Dinan en deux paroisses, celle dite de Saint-Sauveur de Dinan et celle dite de Saint-Malo de Dinan. L'accès de cette première voie se faisait principalement par le débouché oriental de la Grande rue, cette dernière étant  déjà citée au 15ème siècle lors de l'édification de la nouvelle église de Saint-Malo de Dinan; un autre de ses accès se faisant au derrière de l'église de Saint-Sauveur de Dinan par la rue du Coignet cette dernière permettant de rejoindre  le dit Jerzual, peu avant la porte dite du Jerzual aussi, par l'actuelle rue nommée aujourd'hui "Trois-Quart" (la partie basse de la rue Haute-Voie et l'actuelle rue Michel n'existant alors pas encore). La seconde voie quant à elle était celle qui, franchissant la porte du Guichet, au plus près du Château, redescendait sur la rivière via le bourg et le pont de Léhon).                                La rue du Jerzual quant à elle, reliant la ville haute à la rivière, permettait surtout un accès direct à la dite rivière et donc au port de Dinan pour le chargement et le déchargement des différents produits venant et partant par la Rance mais ne permettait, en aucun cas, de rattraper la direction de Rennes par le versant oriental de la vallée de la Rance, le pont de Dinan franchit. En effet l'actuelle rue de la Madelaine elle non plus n'existait pas encore ; le cheminneuf, sa toute première dénomination connue, n'ayant été réalisé que dans la seconde moitié du 16ème siècle.  Au port de Dinan, de l'autre côté de la rivière, une fois le dit pont franchit, seule l'actuelle rue de l"Abbaye existait alors mais très probablement avec un aspect entièrement différent que celui que nous lui connaissons aujourd'hui et avec une fonction toute aussi différente également. Hors de la seigneurie de Dinan et desservant le fief religieux du prieuré du Pont à Dinan, le cheminement de cette voie prieurale était probablement mal habile, elle se présentait tout aussi probablement sous la forme d'une  servitude ayant pour role essentiel que la desserte haute de la vallée de Bretagne laquelle étirait ici même sa terre large et étendue au dessus du dit prieuré. En conséquence, l'arrivée à Dinan, par voie de Terre, pour toute personne ou toute marchandises provenant de la ville de Rennes, se faisait donc essentiellement ou uniquement par ce chemin lequel, peu de temps après avoir franchit la rivière de Rance au pont à Léhon, entrait en Dinan. Un aveu rédigé en 1420, quelques 60 années après que fut prise la décision de la construction du château, nous apprend que ce dit château, proche du Champs sur lequel Bertrand du Guesclin lutta pour défendre l'honneur de son frère puisné, contenait une cour ou place d'arme proche le séparant du dit champs. Un acte plus tardif, rédigé en 1526 et retrouvé dans le Pouillé de l'église de Saint-Sauveur de Dinan, nous donne d'autres informations notemment le fait que la porte du Guichet, sous laquelle parvient et passe le dit grand chemin reliant Dinan et Rennes, fut reconstruit lors de l'édification du Château (ont confessé plusieurs capitaines soubz les princes qui en celly temps la capitainerie y ceulx lieu ou a este rediffié le dit chausteau  et muraille et porte du Guischet et ung emplacement aioingt  de celle servante a une poterne...).                                                                                                              Cet acte, pour nous, est également important dans la mesure où il nous présente le premier sieur de la Landeboulou, terre assise en Lanvallay, à savoir le sieur  Guillaume Guiton.  Voici ce que Luigi Odorici disait en 1857 sur ce château quant il écrivit son ouvrage consacré à l'Histoire de Dinan :   En consultant la copie d'un vieux plan des fortifications, nous avons pu nous faire une idée sur la physionnomie de cette place d'armes, de ce château. C'était un rectangle tronqué dont la face ou base s'étendait du donjon parallèlement au fossé jusqu'à une faible distance de la Porte Saint-Louis. La porte du Guichet en occupait presque le milieu; elle était défendue par deux petites tourelles d'un oval irrégulier, comme celui du donjon lui-même. Le tout était relié par une maçonnerie épaisse, appuyée sur le terre-plein formant terrasse, en dessous duquel était percées une route, passage sombre et étroit : venait ensuite le pont-levis, débouchant dans une cour; ce pont conduisait  aux diverses parties du bâtiment et en facilitait l'entrée et le service. Plus élevé que toutes les constructions environnantes, entouré de fossés et d'un terrain d'un abord fort difficile, le donjon contenant la chapelle... Du château proprement dit, il ne reste rien...     

                                         

    Suite...ou quelques mots sur les origines du château de Dinan

    Plan de dessus du château de Dinan en 1770.

                                                        

    Voici maintenant le texte originel d'une charte décrétant l'expropriation de certaines maisons afin de permettre la continuation de l'édification de ce château laquelle fut donc probablement décidée en mars de l'année 1380 : Texte pris dans le livre écrit par M.E.Monier intitulé : Dinan mille ans d'Histoire.    A touz ceulx qui ces presentes lectres verront et orront. Patry sire de Chasteau-Giron chevalier commissaire quant ad ce de très puissant nostre souverain seigneur le duc, salut, certifie que jay veu les lectres et commission de mondit seigneur contenant la forme qui suyt : "Jehan duc de Bretaigne, compte de Montfort et de Richemont a nostre bien ame et feal Patry de Chasteau-Giron garde de nostre ville de Dynan salut : Comme soit chose utille et necessaire que pour l'augmantacion et edifice de nostre meson (maison) que nous avons ordonne en commencer puix naguyeres (Naguere: Que nous avons ordonné et fait commencer récemment)  en nostre dite ville  que aucunes places et mesons à aucuns de soz subguetz (sujets)  appartenants ils soint mises et emploieez, (demande d'expropriation de certaines maisons appartenant à certains sujets et ici et en ce lieu alors présentes, moyennant une indemnisation financière)  lesquelles ne voullons que ilz  soint mises se n'est pas en desdomageant ceulx a qui elles sont ainsi comme par l'avisement (à notre demande) de nous et de nostre conseil sur ce garde et delibere que ce doibt estre (decidons que ceci doit être)  , pour ce vous mandons et commandons nommer si mestier est que vous appeliez nostre procureur de nostre dite ville et Estienne le Turc maistre de notre dite oeuvre  (ici le futur architecte de ce projet) et aultres que vous verres qui devront estre appelez, (et d'autres que vous veillerez à faire appeler) vous faictes les dictes choses prises tant en fond que édifices de présent et aussi  tant par meuble que par heritaige (?) par vous choissizans gens dignes de foy, maistres charpentiers et aultres loyaux gens en ce eux cognoessans  (connaissant leur metiers) et dudit prisaige (et des relevés, mesures, compte rendus)  tout ce que vous en ferez  nous faites voir bon sougz sceau (vous nous rendrez compte, sous notre sceau et autorité susdite) et authorité ou  dessusdit  ou soubz authorité   ou aultres affin que nous en ordonnions  en la maniere  et comme dessus et dict (afin que nous puissions vous donner nos directives, comme il est dit ci-dessus) et de ce faire avecques toutes les choses et chascunes ad ce necessaires et leurs dependances (et afin de pouvoir faire ainsi les choses necessaires et tout ce qui y est attaché,  je vous donne)  vous avons donne et donnons plain povoir (nous vous donnons pleins pouvoirs) et mandement espret, mandons et commandons a touz et chascuns nos subjetcz en ce faisant vous obeir et diligemment entendre .(et demandons expressement et ordonnons à tous et à chacun de nos sujets, ce faisant, de vous obeir et de vous ecouter)   Donne  (fait) en nostre ville de Vennes (Vannes) le III jour de novembre l'an mil IIIC quatre  vingt deux. (1382) Ainsi signe par le duc de son commandent. R.Roll                                                    Sa construction décidée en mars 1380, l'expropriation de certaines maisons ayant ayant ordonnée novembre 1382, le château est probablement terminé quelques années plus tard, en 1393, puisque le Pouillé de Saint-Sauveur de Dinan le cite à propos d'un impôt ou fouage lequel alors est dû par une maison assise au Champs  (M.E.Monier, Dinan mil ans d'Histoire)   et de ladite baillée (fouage)  le dessessirent les diz thésauriers, transportans saesine audict Derian et doyvent et sont tenuz lesdiz thesaurierrs  garantir ladite baillée de touz et contre touz à la coustume sauff et excepte que si les gienz tenaz le chastel de Monseigneur par leur puissance vouloint occuper aucune quantité du courtil, que ceulx thesauriers nen feroint point de garanty...


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    Avant propos repris et déposé ici depuis un autre chapitre : 

    La vicomté d'Aleth ou d'Alet

     

    La chronologie des faits. Avant de commencer cet "avant-propos" rappelons une nouvelle fois toute l'extrême importance que peut posséder la lecture des chartes anciennes. Est aussi également  très importante la "logique de la chronologie des faits" cette logique pouvant à la lecture de ces mêmes chartes être recoupée, confirmée,  mettant ainsi souvent à "mal" certaines "idées de généalogie"  avancées comme étant "absolument vrai" et cependant entièrement erronées. Seule la lecture des chartes anciennes, et encore, puisque certaines ont été moult fois recopiées, peut nous permettre d'avancer un proposition portant sur une " généalogie bien précise" comme étant une vérité certaine. En dehors de l'existence même de ces chartes il nous faut toujours parler alors "au conditionnel". Ainsi la généalogie ascendante proposée de Hamon époux de Roianteline, cela en l'absence de toute charte connue,  ne peut pas être présentée comme étant une vérité absolue mais comme étant une simple possibilité [Hamon premier du nom, époux de Roianteline dite "la Vicomtesse", né vers 960-70, très probable vicomte d'Alet,  serait pour certain en effet le "petit-fils" de Wicohen archevêque de Dol . Le prénom "Hamon" au sein de cette famille illustre que furent les premiers vicomtes d'Aleth fut au cours des premières générations transmis en effet aux fils aisnés. Si Hamon né vers 960-970 et  époux de Roianteline, dite "la vicomtesse", fut réellement le "petit-fils de Wicohen pouvons alors penser que son père inconnu à ce jour,  fils ou parent de Wicohen, fut lui aussi nommé Hamon ?           Il existe cependant un "tout" premier Hamon antérieur d'une seule et même génération à notre dit "Hamon époux de Roianteline",  dit lui aussi "Hamon le "vicomte" lequel meurt lors de la bataille de Conquereuil en 992;  celui-ci voyant le jour très probablement vers 940 ne pourrait-il pas être le réel "père" de notre dit Hamon pour nous vicomte d'Alet ? Il nous faut cependant en effet  faire ici même remarquer que l'Histoire n'a cependant retenu de Wicohen qu'un seul enfant lequel fut Gaultier qui fut  évesque de Nantes entre 1005 et 1041.  En dehors de tout lien familial avec Wicohen il est donc toutefois très  probable que le père de "Hamon époux de Roianteline"  fut lui même "vicomte d'Alet",  En ce cas Hamon époux de Roianteline dite "la vicomtesse" doit être considéré comme étant Hamon II et non pas comme ayant été Hamon I. Rappelons que Hamon au lendemain de 1008, cela dès la mort du duc Geoffroy, fut nommé "Gouverneur" des enfants de feu Geoffroy. Il apparait ainsi en effet en 1008 lors de la confirmation par Alain et son jeune frère Eudes du "rétablissement" de l'abbaye de Saint-Meen; à ses côtés se trouvent alors son jeune fils déjà "archevêque de Dol", Junguené,et  Roaldi vicaire peut-ête de Nantes cité lui comme "donateur d'une terre"... sunt ipsi comites et Hadegiuisa eorum mater, et magister eorum Aymo, Junkeneus archiepiscopus Dolensis... Né vers 970, son père lui voyant le jour vers 940, en la dite année 1008  il s'agit donc ici très probablement de Hamon II lequel, époux de la dite Roianteline, était donc aussi Vicomte et maitre ou gouverneur"  d'Alain et de Eudes tous deux fils héritiers du dit duc Geoffroy de Bretagne. Nommé "Gouverneur" des enfants de feu son époux par la duchesse de Bretagne Hamon devait, à ce seul titre, posséder en la cour ducale une  position seigneuriale certaine. Comment l'acquit-il ? Quels furent en ces temps troubles de la féodalité ses faits et gestes du moment qui lui permirent d'atteindre cette même position seigneuriale de tout premier plan? N'importe qui n'obtenait pas la charge de gouverneur ou tuteur des enfants héritiers du duc défunt; il fallait obtenir de la duchesse une confiance sans faille].  A nous alors d'argumenter pour ainsi mieux  "renforcer" cette même possibilité ou proposition. Cependant  depuis un autre personnage est venu compléter notre recherche; il s'agit de Junguené Laïcus lequel parait au côté de Conan 1er en l'année 998.   Quel est le lien de généalogie ayant pu éventuellement réunir et le dit Junguenus Laïcus et Junguené lequel, archevêque de Dol, sera plus tard le fils de Hamon d'Alet et de Roianteline ci-dessus cités ? Et si Junguenus Laïcus, personnage important puisque cité au côté du duc Conan 1er , était lui le véritable père de Hamon époux de Roianteline ? Junguené Laïcus aurait-il pu avoir pour frère de dénommé Hamon que nous pensions pouvoir avoir été le père du dit Hamon époux de Roianteline ?  Junguenus le Laïc en ce cas, lui aussi fils de Wicohen, aurait-il pu être "vicomte de la Domnonée" quand son frère supposé, Hamon, lui aurait été vicomte d'Aleth  deux régions seigneuriales hier placées toutes deux sous la seule autorité première du dit Wicohen fils ou jeune frère supposé de Juhel Beranger comte de  Rennes ?

    La seigneurie de Dinan s'étirait entre la rivière de l'Arguenon et celle de la Rance, cela au débouché de cette dernière ; n'oublions pas qu'Olivier 1er de Dinan, né lui vers 1030, ainsi que son oncle Riwallon de Dol-Combourg, étaient tous deux possesseurs de biens communs établis eux en la paroisse de Saint-Suliac. Le propre frère de Josselin de Dinan, Hamon III, fut lui très probablement "vicomte d'Aleth" héritant cette charge de son père Hamon II époux de Roianteline. En la seconde moitié du X siècle en effet toute l'étendue géographique s'étirant du nord au sud depuis la mer jusqu'au limite de la forêt antique, et de l'ouest à l'est entre la rivière de l'Arguénon et celle du Couesnon, relevaient entièrement de la seule vicomté du dit Hamon  époux de Roianteline très probablement vicomte "d'Aleth". Faisant peut-être politiquement ombrage au comté de Rennes lequel proche alors était le bien propre du duc de Bretagne, Alain III, ce dernier sitôt "son vicomte d'Aleth" décédé procèdera au démembrement de la vicomté d'Aleth la distribuant ainsi entre les différents enfants héritiers du dit Hamon II affaiblissant alors d'autant cette puissance vicomtale hier très importante. Il est toutefois possible que ce même démembrement trouve son origine en une autre raison, celle de la répartition équitable due à tout enfant héritier de son père. Hamon III son fils recevra ainsi par ce partage une nouvelle " vicomté d'Aleth" affaiblie par cette même répartition Josselin de Dinan son frère lui recevant les terres s'étirant en effet entre les rivières de l'Arguénon et de la Rance; Riwallon quant à lui il recevra le pays de Dol. Salomon leur frère à tous trois, enfant naturel de Hamon II époux de Roianteline, lui il héritera d'une seigneurie moindre, le Guarplic, seigneurie comprenant l'ensemble de terres  bordant la mer, terres assises entre Saint-Malo et Cancale, seigneurie cadette relevant toutefois de la dite nouvelle vicomté d'Aleth elle déposée entre les mains du dit Hamon III fils de Roianteline. Vicomte d'Aleth le nouveau seigneur d'Aleth était donc seigneur en Saint-Malo de l'Isle possesseur de Dimes assises en cette ville également [Cependant un peu plus tard son petit neveu Geoffroy 1er de Dinan lui sera "seigneur" en des terres assises elles en la seigneurie du Garplic. Comment Geoffroy entrera t-il en possession de ces mêmes terres ? Cela se fit-il par son épouse Orieldis ?] Les enfants puisnés d'Hamon III d'Aleth fils de Roiantelie, enfants supposés pour certains, entreront très probablement en possession de charges seigneuriales héréditaires, telle celle du "Vicaria", ainsi que de droits seigneuriaux perçus héréditairement telles les dimes assises pour certaines en l'église de Saint-Pierre d'Aleth. La vicomté de cet Hamon, cela depuis Saint-Malo de l'Isle, étirera quant à elle son étendue au plus près de la seigneurie de Dinan, à savoir jusqu'à l'actuelle ville de Plouer, donnant naissant ainsi au "pays d'Aleth" englobant  de la sorte également la totalité de l'ancienne paroisse primitive de Plouer. Vicaire d'Aleth Guigon  fils de Herbadi est ainsi probablement un fils de Hamon III d'Aleth puisque Guegon fils de Herbadi sera possesseur de droits seigneuriaux assis en l'église de Saint-Pierre d'Aleth; Bressel père de Robert de Plouer" lui aussi sera très probablement "parent" du dit Hamon III d'Aleth puisque son fils Robert, probable 'vicaire de Plouer", possédera lui aussi, cela par droit d'hérédité, de droits seigneuriaux eux aussi assis en la dite église de Saint-Pierre d'Aleth, droits que Guegon et Robert se disputeront la possession. En lisant cela nous comprenons très bien que la dite "vicomté" d'Aleth étirait effectivement son étendue au plus près des murs de la seigneurie de Dinan. La vicomté d'Aleth semble devoir disparaitre en la moitié du XII siècle Geoffroy 1er de Dinan recevant par droit d'hérédité ou par son mariage contracté avec Orieldis son épouse, cette même vicomté. Geoffroy ainsi sera cité "possesseur" de terres en Saint-Ideuc, ancienne paroisse aujourd'hui assise en Paramé-Saint-Malo, puisse qu'il donnera son accord lorsque Clamarhoc son vassal offrira aix moines de Saint-Michel une terre assise en Saint-Ideuc. Ainsi Bressel de Plouer ou son fils Robert étaient-ils probablement "descendants" du premier vicomte d'Aleth époux lui de Roianteline.  Robert de Plouer eu un fils lequel, nommé Hingannus,  est cité lui aussi par l'Histoire.   Apparait cité aussi vers 1140 Hingannus fils de Gosbert celui-ci donnant à Saint-Florent de Saumur 1/4 de l'église de Miniac-Morvan, 1/4 de son cimetière et 1/4 de ses propres dîmes alors en sa possession. Il donnera aussi ce même jour ses droits de pêcherie détenus en rivière de Rance et assis en la paroisse de Langrolay commune assise aujourd'hui au plus près de Plouer ce dernier don étant lui accompagné de la moitié de la chapelle dédiée à Saint-Méen et  Saint Judicaël; sera présent à ses côtés notamment Guemaroc fils de Brient. Accepteront pour les dons de Miniac son frère Gaultier et le fils de celui-ci aussi prénommé Gaultier.; donnera aussi son acceptation le futur sénéchal de Dol Jordan fils d'Alain lesquels tous deux en conséquence étaient aussi possesseurs d'une partie de ces mêmes biens. Le bien de Miniac était très probablement un bien "familial hérité" puisque donnera son acceptation aussi Hugues fils de Guillaume Normand le propre neveu de Hingan. Il est fortement possible de Higannus fils de Gosbert soit la même personne que Hingannus fils de Robert de Ploer ou de Plouer le script ayant "confondu le G et le B; en ce cas nous serions obliger d'admettre que les premiers seigneurs de Plouer étaient aussi possessionnés en les paroisses de Miniac et de Langrolay cette dernière paroisse étant aujourd'hui une commune assise au plus près de l'actuelle ville de Plouer. Il nous faut savoir aussi que les paroisses de Langrolay et de Miniac, au dit XII siècle, relèveront elles aussi des seigneurs de Dinan puisque Geoffroy 1er de Dinan fils d'Olivier lui donnera son "assentiment seigneurial " pour "valider" ces mêmes dons fait à l'abbaye de Saint-Florent. Pour le don de Langrolay donneront aussi leur acceptation respective et Quemarhoc fils de Briand et ses deux frères; par cette acceptations donnée ces derniers étaient-ils eux aussi apparentés à Hingannus fils de Gosbert ?

    Fin de l'avant propos

     

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    Les origines de Goscelinus de Dinan

     Carte géographique de Bretagne positionnant, aux 9ème et 10ème siècles, les différents comtés de Bretagne.

    En la première partie du X siècle qu'elle pouvait-être l'étendue de la Domnonée lorsque interviendra la personnalité de Wicohen né vers 920 ? La seigneurie de Dol, qui est citée en la Chronique de Nantes pour un épisode se déroulant vers 919, cela au travers de son seigneur du moment, Alain de Dol, relevait-elle alors de la Domnonée ou bien relevait-elle déjà de la puissante maison comtale de Rennes ? [La Chronique de Nantes . En ce tout début X siècle Rollon et ses viking interviennent en effet en Bretagne; au cours de cet épisode, déroulé vers 919, Alain comte de Dol et le seigneur Béranger ne pouvant faire face à la force de cette invasion prêteront ensemble "hommage vassalique" au dit Rollon. Alain le futur duc de Bretagne lequel sera surnommé nommé Barbetorte  est alors toujours en exil, en Angleterre, puisque parti enfant avec son père Mathudoï  le comte du Porher tous deux partis au lendemain de la venue du dit Rollon, vers 919; Alain de Bretagne ne retournera sur ses terres que vers 936 combattre à son tour Guillaume le fils successeur du dit Rollon. L'utilisation du prénom "Alain",  utilisé et pour désigner Alain Barbetorte et Alain comte de Dol,   a entrainer la confusion de ces deux personnages en une seule et même personne. Alain futur duc de Bretagne, encore jeune adolescent vers 919, présent en exil en Angleterre, pouvait-il en effet être alors présent sur le sol de Bretagne et prêter hommage vassalique à Rollon aux côtés de Béranger de Rennes ?] Ce qui allait être demain  la "vicomté d'Aleth, Dol compris, cela vers 960,  relevait-il en les premières heures de la Domnonée de Wicohen  de Wicohen lui même ou bien de la dite maison comtale de Rennes ? Les comtés du Goëlo et du Penthièvre, tous deux apparaissant en les premières heures du XI siècle, sont-ils tous deux issus du "démembrement de la Domnonée hier bien du dit Wicohen, démembrement imposé semble t-il un peu plus tard par Conan le propre "neveu" du dit Wicohen quand Conan parviendra à se dégager de la tutelle forcée de son dit parent ? En parlant de l'origine de l'apparition des comtés dits de Goëlo et Penthièvre  en a t-il été aussi ainsi  pour la dite grande vicomté d'Aleth ci-dessus citée ?

     

    Au regard de l'histoire du pays de Dol et d'Alet, très vieilles et "seigneurie" et "cité", j'aurai tendance à penser que la Domnomée du X siècle s'étirait entre la rivière de Morlaix et l'Arguenon, le tout limité à cela, alors qu'au haut moyen-âge elle occupait très probablement, cela avant même l'apparition des comtés, toute la Bretagne située au dessus de l'ancienne grande forêt ancestrale prenant je pense naissance aux rives même du Couesnon et s'étirant jusqu'à la rivière de Morlaix. Aussi pouvons nous faire une distinction entre l'étendue géographique première et naturelle de la Domnonée et la seigneurie temporelle de la Domnonée par elle même telle que nous la connaitrons au X siècle c'est à dire celle qui fut spoliée par Thibault de Blois au nom de son seul tutorat ? [Thibault de Blois, au lendemain de 952 et moyennant finance et serment vassalique probablement, en restituera la jouissance et au comte Béranger de Rennes et à Wicohen alors archevêque de Dol. Wicohen, archevêque de Dol,  sera nommé aussi Juthoven en un acte écrit de l'abbaye de Landevenec dressé vers 950. En la dite année 952 Wicohen ou Juthoven est donc déjà "archevêque" de Dol. Juhel Beranger, maitre de la maison de Rennes, cela au côté de son jeune frère, fils naturel ou parent supposé Wicohen, obtint-il ainsi au lendemain de cette rétrocession, au lendemain de cette vente et serment, toute la Domnonée hier spoliée par Thibault de Blois quand celui-ci fut choisit comme "tuteur de Drogon prince héritier né vers 950. Drogon fut l'enfant princier héritier en 952 d'Alain Barbetorte et de Roscille de Blois la propre soeur de Thibault. Nommé en 952 tuteur de l'enfant par Alain mourant Thibault va unir aussitôt par les liens du mariage sa soeur devenue veuve, mère de Drogon, avec Foulque II d'Anjou aïeul du futur Foulque Néra. La Bretagne ainsi va être "partagée" au lendemain de ce remariage entre les dites maisons de Blois et d'Anjou Thibault gardant pour lui toute la partie nord de la Bretagne Foulque lui recevant notamment le comté de Nantes et le tutorat de l'enfant puisque étant le nouvel époux de sa mère, Roscille de Blois. D'après la Chronique de Nantes, cela en 958, afin de rester probablement le seul maitre du duché dont il avait la garde, Thibault fera semble t-il assassiner l'enfant. L'Histoire reste très évasive sur ce sujet puisqu'elle laisse sous entendre que Foulque II d'Anjou aurait pu être lui aussi l'auteur de cet infanticide.Toujours est-il que le comte Béranger et Wicohen, prêtant probablement hommage vassalique à Thibault devenu nouveau maitre de Bretagne, avec paiement probablement aussi, prirent tous deux des mains de Thibault possession de toute la Domnonée. La maison comtale de Rennes va ainsi du jour au lendemain entrer en possession d'une terre immense laquelle va étirer son étendue de Rennes jusqu'à la rivière de Morlaix. Plus tard, profitant de la vieillesse et de la faiblesse de son aisné, l'archevêque de Dol Wicohen étouffera politiquement son parent jetant ainsi sur toute cette partie du duché sa seule main gantée le comté de Rennes alors compris. Conan, fils héritier du comte Béranger, enfant très probablement naturel de Juhen Béranger puisque né vers 950 son père étant lui alors âgé de près de 60 années,  retrouvera sa pleine indépendance politique par rapport à son tuteur archevêque que vers 970 étant en effet pour la première fois nommé "comes de Bretagne" qu'en l'année 979. Conan avant l'année 979 était alors déjà entré en possession et du comté de Rennes et de toute la Domnonée hier bien de Wicohen. Au lendemain du décès d'Alain Barbetorte le comte Béranger Juhel et Wicohen obtinrent-ils ainsi toute la Domonée étirant alors son étendue en la dite rivière de l'Arguénon et la dite rivière de Morlaix toute la partie de la Domnonée originelle se situant à l'orient, c'est à dire entre les dites rivières de l'Arguenon et du Couesnon étant déjà, personnellement je pense; bien seigneuriale de la Maison comtale de Rennes. Furent ainsi maitres de Bretagne au lendemain du retour en ses terres de Thibault de Blois et la très puissante maison seigneuriale d'Anjou et la maison comtale de Rennes].                                             Existant probablement déjà dès le début du X siècle le pays de Dol en ce contexte politique, en les premières heures de la Domnonée de Wicohen, qu'en allait-il pour ce dernier ? Qu'elle était son étendue du moment ? Le pays de Dol, bien du comte de Dol, comprenait-il également le pays d'Aleth ? [En lisant la Chronique de Nantes certains auteurs ont assimilé  Alain dit "comte de Dol " à Alain Barbetorte. En ce cas vers 940, en la lutte que livrèrent communément contre les vikings en le pays de Dol et le comte Juhel Beranger et le comte de Dol il nous faudrait voir et Alain Barbetorte et le comte Beranger de Rennes.  Si cela était "vrai" alors la maison comtal de Dol, cela en tant que seigneurie de Dol, en ce X siècle n'aurait point "été" ]. La seigneurie probablement déjà puissance du pays de Dol et la cité d'Aleth relevaient-elles toutes deux de la Domnonée de Wicohen ou bien relevaient-elles de la proche maison comtales de Rennes et donc du comte Juhel Béranger ? Le comté de Rennes aux IX - X  siècles semble avoir étiré son étendue de Rennes jusqu'à la rivière de l'Arguénon et à ce titre les seigneurs de Dol et la cité d' Aleth relevaient donc probablement de son autorité première et non de celle de la dite Domnonée celle-ci étant alors d'autant réduite limitée qu'elle devait être en effet entre la rivière de Morlaix et celle de l'Arguenon.  Cependant au X siècle Wicohen, possesseur de la Domnonée, était aussi "archevêque" de Dol alors la plus puissante entité religieuse de Bretagne. Il y eu aussi l'emprise que Wicohen exerça sur tout le comté de Rennes cela pendant la vieillesse de Juhel Beranger comte de Rennes. Au regard de cela Wicohen en les dernières heures du comte Beranger fut donc  très probablement aussi le maitre  et de Dol et d'Aleth. Donc Wicohen au nom de la puissance de son archevêché, au nom de son main mise jeté sur Juhel Beranger surtout, je pense devint en effet à un moment de sa propre histoire "maitre" du comté de Rennes, maitre de Dol et maitre aussi d'Alet cela surtout que la seigneurie première de Dol au X siècle semble devoir s'être éteinte très tôt au travers de Salonias lui qui est très brièvement cité dans le roman du Rou.                                                                                              Il est possible que la 1ère grande vicomté d'Aleth, celle la même qui contiendra la seigneurie de Dol, [donc celle d'Hamon 1er du nom frère supposé de Junguené Laicus],  ait été formée au lendemain même de la disparition de la dite seigneurie première de Dol cela à la mort de Ripe de Dol ou bien à la mort aussi du dit Salonias lequel, pour certains historiens, était le fils héritier du dit Alain comte de Dol [En vérité nous pensons que Salonias, cela au titre de son rôle d'Avoué, n'était ni le fils du dit Alain comte de Dol, ni même son petite-fils. Il n'était pas non plus nous le pensons le fils héritier du dit Ripe de Dol. En effet la dite fonction" d'Avoué" , celle de Salonias, ne convient pas à un enfant héritier d'un comte et cela à l'inverse d'un vicaria puisqu'il est vrai que certains enfants puisnés nés de Hamon d'Aleth, fils de Roianteline, eux ont été "vicaires d'Alet et de Plouer pour certains. Cependant Salonias de noble lignage à l'inverse aurait-très bien pu prendre pour épouse une enfant née de Ripe de Dol fils supposé du dit Alain comte de Dol. Au travers de son rôle d'Avoué Salonias n'a t-il pas pu être la souche des futurs "sénéchaux de Dol " ? Junguenus Laïcus lui aussi n'aurait-il pas pu prendre pour épouse une enfant née elle aussi du dit Ripe de Dol cité lui en la chanson d'Acquin ?] .                                                                                               Salonias ou Salomon semble devoir mourir proche de Combourg tué qu'il sera par les vikings. Pour revenir à sa charge "d'Avoué", à son ascendance et descendance, nous pouvons effectivement penser ainsi, cela au travers d'Ewarius son fils "présumé" puisque celui-ci, en 1032, sera dit être le père "d'Alain de Dol".                                             Héritant de la Domnonée par leur père supposé, le dit Wicohen, ainsi Junguené Laicus puis son frère Haimon 1er du nom devinrent-il peut-être respectivement et seigneur d'Aleth et seigneur de Dol l'un héritant de l'autre. Cela en ce cas se fit-il avec l'assentiment du duc Geoffroy petit-fils du dit Juhel Beranger ci-dessus cité ? Probablement.                      L'existence de Junguené 1er du nom, ici cité, [le deuxième étant Junguené de"Combourg" qui deviendra archevêque de Dol. Celui-ci par son Père Hamon vicomte d'Aleth était donc le petit-fils de Hamon 1er et le petit-neveu du dit Junguené le Laïc; cela bien sur sur les dits Junguené le Laïc et Hamon 1er d'Aleth étaient tous deux frère l'un de l'autre. Ainsi par cette fratrie ici supposée on peut comprendre la transmission de ce même prénom "Junguené"]   est en effet confirmée par une charte laquelle, rédigée en 990, concerne les donation faite par Conan aux moines du Mont-Saint-Michel. Rédigée en présence de Conan, celui-ci décédant en 992, seront présents au côté de Conan plusieurs personnalité religieuses et un laïc seulement. Pourquoi 1 seul laïc et pourquoi ce dit laïc ? Celui-ci, présent ici même au coté de Conan, devait posséder une position seigneuriale importante. Ce personnage sera le dit "Junguené le Laïc"...

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     Carte territoriale montrant la grande seigneurie vicomtale détenue par Hamonnis et Roianteline dite Vicomtesse, tous deux parents en autre de Goscelinus de Dinan [certains informations trouvées en certaines chartes laissent penser aujourd'hui que Riutal, le père de Roianteline, était probablement le "bouteiller" de Dol. Au regard de cette information Roianteline était donc dite "Vicomtesse" par son mariage contracté avec Hamonnis ou Hamon; au regard de cela Hamon son époux était donc avant toute chose "Vicomte" de cette même et grande étendue. Hamon sera aussi le précepteur "ou le gouverneur" des enfants de Geoffroy 1er duc de Bretagne, fils de Conan 1er. Au lendemain de 1008, cela à la mort de Geoffroy duc de Bretagne fils de Conan sa veuve, Hawise de Normandie, fille du duc Richard 1er de Normandie, pouvait-elle confier la garde et l'éducation de ses propres enfants à un homme n'ayant aucun antécédent seigneurial ? ]. Cette seigneurie et charge militaire était comprise entre les rivières de l'Arguénon et du Couesnon en son amorce, arrêtée qu'elle était au nord par la mer et au sud par les reste de la grande forêt antique sise face aux comtés de Rennes, Vannes et Cornouailles [Cette immense vicomté relevait alors du comté de Rennes celui-ci venant de sa terre border la rivière de l'Arguenon le dit comté de Rennes étant lui alors déposé entre les mains des seuls duc de Bretagne. La vicomté d'Amonnis relevait ainsi directement et du comte de Rennes et du duc de Bretagne ces deux "entités seigneuriales" ne formant finalement qu'une seule et même personne ou autorité. Au lendemain du décès de Hamonnis, vers 1024, sa grande "vicomté " fut partagée ou divisée entre ses différents enfants laissant ainsi naitre une nouvelle petite vicomté. Pourquoi ce "séquençage" ici voulu au lendemain du décès de Amonnis ? Il est possible que cette grande entité est pu représentée une épine dans le talon de la maison comtale de Rennes maison seigneuriale détenue alors par Alain III duc de Bretagne lui même, maison  géographiquement tout proche cette dernière désirant réduire ainsi de plus de la moitié l'autorité vicomtale de cette grande région hier détenue  par le seul Amonnis hier "gouverneur" du dit Alain quand ce dernier était enfant. Cette nouvelle vicomté sera "elle" délimité par la rivière du Coueson à l'est, par la mer au nord, par la rivière de Rance à l'ouest et toujours par l'antique vieille forêt au sud. Cette nouvelle vicomté héréditaire toutefois assez importante, laquelle fut déposée entre les mains de son fils aisné supposé Hamon deuxième du nom, lequel lui doit naitre vers l'an 1000, comprendra donc de fait aussi la ville seigneuriale de Dol hormis bien sur le "Régaire de Dol lequel lui relevait du seul archevêché de Dol, archevêché alors dirigé par Ginguené leur frère à tous deux. La seigneurie de Dol-Combourg en tant que"seigneurie" apparait "elle" en même temps lorsque Ginguené détachera de son dit Régaire épiscopal toute la région de Combourg, la ville de Dol comprise, afin de pouvoir les donner à Riwalon son frère puisné certaines de ces terres relevant toutefois aussi de la dite "vicomté" placées qu'elles étaient sous l'autorité première de Hamon leur frère à tous deux aussi.  Cette "suprématie territoriale"  de la nouvelle petite vicomté sur la seigneurie de Dol sera confirmée un peu plus tard, en 1078, cela lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. En effet Jean 1er seigneur de Dol lorsqu'il offrira la terre sur laquelle il avait prévu l'édification de la dite abbaye obtiendra pour ce faire l'acceptation de son parent  nommé "Hamon le vicomte", probablement Hamon troisième du nom lequel, né vers 1060, sera le fils de Herbadi fils de Hamon II. Herhadi ou Herbadi ne semble jamais avoir été "vicomte d'Aleth" puisque quand Conan II de Bretagne viendra avant 1065 assiéger Riwallon seigneur de Dol-Combourg en son château Conan se fera aider de Hamon le vicomte son "gouverneur". Il ne peut s'agir donc ici que de Hamon II  lequel nait vers 1000 - 1010 puisque son petit-fils, celui-là qui sera cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol nait  lui vers 1060. Donnant pour le principe sa dite "acceptation" Hamon III "vicecome" était donc de fait  "le seigneur direct " de Jean seigneur de Dol et donc par la force des choses Jean lui son vassal direct cela pour certaines de ses propres terres seulement. Lors de cette même division, très probablement survenue dès 1024, Josselin le frère de Hamon II "vicomte" lui reçu  l'ensemble des terres étirant leurs étendues, cela d'est en ouest, entre la dite rivière de Rance et la rivière de l'Arguénon l'ensemble de sa jeune seigneurie étant elle entièrement indépendante de la dite "vicomté" de Hamon II son frère. Au lendemain de la mort de Hamon troisième du nom, décédé sans enfant "héritier" mâle,  mort survenue après 1078, année de la fondation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol, Geoffroy de Dinan son parent, né lui vers 1060,  semble lui  prendre possession de cette même vicomté puisqu'il sera en les terres de Saint-Coulomb "seigneur" en ces terres seigneur qu'il sera de Clamaroch assis lui en Saint-Coulomb. Comment le dit Geoffroy obtint-il donc ces mêmes terres assises en la dite vicomté d'Alet ? En était-il héritier ? Son épouse Orieldis aurait-elle pu naitre "d'Alet" et non pas de Chateaugiron ? La vicomté de Hamon III s'éteindra ainsi reçue qu'elle sera par la jeune seigneurie de Dinan ].

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     Carte géographique de Bretagne montrant toute l'étendue, au 10ème siècle, de la Domnonée, alors fief de l'archevêque de Dol Wicohen et  immense terre s'étirant entre la rivière de Morlais et la rivière du Coueson.  très jeune frère du comte de Rennes  ou son neveu à défaut Wicohen possédait avec ce dernier tout le nord du duché ayant tous deux acquis cette immense région de Thibault de Blois au lendemain même de l'assassinat de l'enfant Drogon dont le comte de Blois-Chartres, frère de la duchesse, était le tuteur. De cette région, quelques années plus tard, allait bientôt surgir la seigneurie de Dinan laquelle, enfermée entre les eaux de l'Arguénon et celle de la Rance, prendra plus tard le nom de Poudouvre.

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    Les différents paroisses des évêchés de Saint-Malo et de Dol aux 11et 12ème siècles relevant des seigneuries de Dinan [Un nombre important de ces paroisses n'apparaitront cependant "écrites"qu'au 13ème siècle; il en sera ainsi de la paroisse de Lanvallay dont la charte la plus ancienne fut établie en 1205, au tout début de ce même 13ème siècle, quant le nom du premier seigneur de Tressaint apparaitra quant à lui en 1189. L'existence même du patronyme d'un 1er seigneur donné implique t-elle pour autant l'existence même d'une paroisse sous ce dernier ? Pour illustrer cette question la paroisse de Tressaint existait-elle en 1185 quand fut cité Payen de Trecent ? ]. Nous comprenons ou voyons très bien ici que les deux évêchés de Dol et de Saint-Malo étaient tous deux séparés l'un de l'autre par la rivière de Rance celle-ci étant prolongée en son orient par les eaux nommées aujourd'hui "le Linon",  petite rivière prenant sa naissance au plus près du château de Combourg dans le petit lac s'étirant aux pieds de ce dernier cette paroisse relevant, et cela dès son origine, de l'évêché d'Aleth ou de Saint-Malo de l'Isle.  Si Dinan et Léhon notamment relevaient eux aussi tous deux de l'évêché de Saint-Malo nous apercevons très bien ici l'implantation hier, en l'évêché de Dol, des paroisses de Lanvallay, de Tressaint et de Saint-Solen paroisses lesquelles aujourd'hui forment à elles trois la nouvelle commune dite "Le grand Lanvallay". Le Régaire de Dol par définition, et par sa nature même, a appartenu dès son origine au siège épiscopal de l'archevêché de Dol puis de son simple évêché quant Dol perdit son archevêché placé que fut son autorité sous l'autorité première de l'archevêché de Tours [il faut faire ici une distinction entre le Régaire de Dol lequel relevait de la seule autorité seigneuriale de l'archevêque de Dol et la ville de Dol laquelle elle relevait de la seigneurie de Dol-Combourg cette dernière, au 11ème, étant vassale de la Vicomté d'Aleth et des comtes de Bretagne. Ainsi Riwallon de Combourg puis Jean 1er de Dol, son fils, seront tous deux au 11ème siècle vassaux directs et des vicomtes d'Aleth pour certaines terres assises en leur seigneurie et d'Eudes de Penthièvres frère du duc Alain III de Bretagne pour l'ensemble de leur terre].  Jean 1er de Dol fils de Riwallon de Combourg et neveu de Josselin de Dinan fut détendeur et du Regaire de Dol et de la seigneurie de Combourg quant il fut nommé archevêque de Dol; ses héritiers successifs héritant de la seigneurie de Combourg seront dits seigneurs de Dol-Combourg.

    De fait Jean de Dol fils de Riwallon seigneur de Combourg sera nommé dans une charte : Jean dit de Dol Seigneur de Combourg. Il sera dit aussi, et cela dans une autre charte : Jean dit de Dol-Combourg [La seigneurie de Combourg sera dès sa première heure "mélangée" avec la ville seigneuriale de Dol  puisque Riwallon sera dit, cela lors d'une donation qu'il fit à Saint-Nicolas d'Angers avec son frère Josselin de Dinan : "Riwallon de Dol: Notum etc. Goscelinus de Dinam dedit S.Nicholao suam partem de decima terrae S.Paterni...De hac eadem terra dedit S.Nicholao Rivallonus frater ejus de Dolo suam partem decimae S.Nicholao. Les seigneurs de Dol-Combourg, tous issus de Riwallon, ne furent jamais ni comtes de Dol-Combourg ni vicomtes non plus puisque toutes les chartes les disent simplement : Seigneur de Dol. Il est vrai aussi que Riwallon en ces premières heures seigneuriale fut probablement vicaire de Combourg pour Junguené son frère puisque lorsque celui-ci fera une donation à l'abbaye de Redon Riwallon, alors témoin de cette donation, sera nommé : "Riwallon vicarius". Pour finir de commenter tout cela Riwallon sera dit : Rivallonius homo militaris ex britannia de castello Combournio; Jean sera dit : Johannes Dol. Dominus Rivalloni dignum haeredem...quod ego Johannes Dominus Dolensis...Joannes dictus Dolensis Dominus Combournia...Johannes dictus Dolensis Comburnii...Dans une charte Jean de Dol, et cela en tant qu'archevêque de Dol, sera cité en 1095 lors d'une donation que fera Hamon fils de Main et dont sera alors témoin Riwallon fils de Jean 1er de Dol : Dominus suus Rivallonus Dominus Doli Castrum filius Johannis Archiepiscopi. Actum anno ab Incarnation Dominus MXCV. Traduction :Seigneur Riwallon seigneur du château de Dol fils de l'archevêque Jean. Etabli en l'année 1095 ].

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    En rouge et en bleu les dénominations de ces différents paroisses. Plan ou carte téléchargeable pour plus de lisibilité...

     

     

     

    Les Origines de Goscelinus de Dinan,  premier seigneur de Dinan

     

     

     

      Les origines de Goscelinus de Dinan 

     

    Ci-dessus le Donjon de Dinan ou la tour dite de la duchesse Anne, dernier élément du château dont la construction fut voulue et décidée par le duc Jean IV de Bretagne le 03/11/1382 [La pièce intérieure éclairée par la grande et belle fenêtre ogivale, ici à droite, aux arcatures trilobées, aujourd'hui entrée principale du château, était hier la chapelle seigneuriale de ce château. Ce château dans son ensemble comporte plusieurs périodes d'édification. Ainsi si la porte du "Guichet est probablement de la fin du XIII siècle le "donjon est lui de la fin du XIV siècle quant la tour dite de "Coëtquen est-elle de la fin du XV siècle. Le "chemin circulant de part et d'autre de la porte du "Guichet est-lui du XVI siècle quant le petit pont à arches lequel enjambe le décaissé est lui du XIX siècle puisque ayant été réalisé vers 1833. La passerelle en bois, desservie par le dit pont de pierre fut elle réalisée dans la première moitié du XVIII siècle.].

     

     Dans ce présent chapitre nous allons maintenant mettre sur le papier quelques informations toutes relatives aux parents proches de Goscelinus de Dinan. Si l’histoire est relativement claire et connue par rapport à ses enfants il n’en va pas de même pour ses parents lesquels, en ce jour encore, sont tous deux entourés d’une auréole pleine de pénombre. Si nous savons aujourd’hui que le premier seigneur de Dinan fut Goscelinus de Dinan, qui étaient exactement son père et sa mère et quels furent aussi leurs faits et gestes ? Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils et comment la seigneurie de Dinan fut-elle réalisée ? Nous n’avons pas toutes les réponses à ces questions que des réponses morcelées, d’ailleurs avons-nous envers nous une seule réponse sure et certaine à apporter à une seule de ces mêmes questions ? La seule chose que nous pouvons essayer de faire, aujourd'hui, c’est un complément d’informations et lever, en autre, une fausse idée concernant Roianteline dite vicomtesse. Cette dernière est présentée comme étant vicomtesse de Dol bien qu’aucune charte ne précise la terre dont relevait sa vicomté et celle de son époux lequel, il faut ici le noter, n’a jamais été nommé vicomte dans aucune charte., quelle qu'elle soit. Toutefois la transmission de son bien et de celui de son époux implique forcément la région située géographiquement entre la rivière de l’Arguenon et celle du Couesnon. Certains l’ont présenté, à tors, comme étant la fille de l’archevêque de Dol, le dit Wicohen, ce propos étant d’une façon certaine formellement contredit par la charte de fondation de l’abbaye de Saint-Georges de Rennes ; l’historien Victor Huet, dans son livre intitulé "Les Appartenances du Pays de Dinan à Travers Les Ages", l'a présenté éventuellement comme pouvant être sa nièce ce même propos ne pouvant se révéler être exacte cela suite à un écart générationnel trop important, écart générationnel confirmé par la réalisation d’un autre arbre de généalogie. La lecture des chartes anciennes alliée à la réalisation d’un arbre de généalogie respectant une chronologie, dite générationnelle, ont la particularité, tous deux, de pouvoir mettre en évidence certaines erreurs énoncées et de repositionner généalogiquement et correctement un ensemble d’individus différents. Ainsi Roianteline dite Vicomtesse, laquelle est citée dans une charte rédigée en 1031, noble Dame née vers 980, peut-elle être la nièce de Wicohen, archevêque de Dol, lequel est cité vivant quant à lui lors de la rédaction d’une charte rédigée vers 950, sachant que presque 60 années séparent les naissances de ces deux parents supposés ? N’aurait-elle pas été plutôt sa petite-nièce si un lien de parenté réel les a réuni ? Etait-elle en ce cas apparentée à l'archevêque de Dol par son père certifié ou bien par sa mère toujours encore inconnue aujourd'hui ? Wicohen n’aurait-il pas été plutôt l’aïeul de son époux Hamon ? [Nous savons par une charte religieuse qu'elle était la fille de Riwall lequel d'ailleurs n'a jamais été personnellement cité dans aucune charte, quelle qu'elle soit. Son titre de Vicomtesse vient très probablement de son union contractée avec Hamonnis gouverneur des enfants de Geoffroy 1er duc de Bretagne la charge de Vicomté étant au tout début du 11ème siècle une charge militaire dévolue et non encore héréditaire]. La lecture d’un arbre de généalogie, commenté, permet ainsi une meilleure compréhension de différents événements lesquels relient, par l’Histoire, différents individus. Voici maintenant ces différents personnages accompagnés d’une partie de leurs faits et gestes. 

     

    Wicohen (ou encore Juthoven, Iuthoen, Ivthoven ou Uicohen)

    [Outre que son nom décèle l’éclat de son origine, il est vraisemblable qu’il soit le frère du comte Juhel Beranger. De Jud ou ud signifiant seigneur ; d’O signifiant très ; de Ven signifiant beau. Juthoven signifie très beau seigneur : Histoire ecclésiastique de Bretagne écrite par Gilles Deric.1847]

    Né vers 910-20. En 944, peu de temps après l’assassinat par le comte de Flandre de Guillaume Long-Sword, 1er duc de Normandie, les normands entrent en Bretagne et prennent la ville de Dol par les armes et les tueries ; les princes bretons, réunis à nouveau devant cette nouvelle invasion normande, livrèrent combats mais sans succès les normands restant ainsi maitre de tout le pays Dolois (Chronicon de Frodoardi et de St.Michaelis).

    Dans la continuité de cette invasion le clergé de l’église de Dol se réuni et choisi, pour remplacer l’évêque du diocèse de Dol tué, d’élire un nouvel évêque ; leur choix se portera sur Wicohen lequel devint, par ce fait, le nouvel évêque du clergé de Dol.

    Né vers 920 Wicohen accède très probablement à la dignité épiscopale peu après 944. Il est en effet cité, comme témoin, sur une charte relative à une donation faite à l’abbaye de Landevenec par Alain Barbetorte lequel, au lendemain de la victoire remportée sur les Normands, voulait remercier l’abbé Jean de Landevenec. Cette même charte laisse aussi apparaître très clairement que la maison comtale de Rennes est alors entièrement réconciliée avec Alain Barbetorte. Juhel Beranger, en effet, est cité présent aux côtés d’Alain et cela avant même que soit énoncé le nom de l’archevêque de Dol et que soit énoncé aussi les noms des autres grands du royaume.

    Tous laissent supposer que Wicohen est un parent très proche de Judhaël Béranger. A défaut d’être son jeune frère il serait alors son propre neveu, neveu d'un homme dont la vieillesse avait déjà été annoncée. En effet en parlant de ce lien de parenté, lors du départ du comte de Blois lequel est alors le tuteur choisi de Drogon (Drogon est l’enfant mineur légitime et orphelin d’Alain Barbe-Torte et de Gerberge de Blois, enfant héritier aussi par son père des comtés de Nantes et de Vannes. Sur son lit de mort, en 952, Alain Barbetorte choisi son beau-frère, Thibaut dit le Tricheur, comte tuteur de son fils Drogon. La mère de ce dernier, sœur du comte de Blois, se remarie peu de temps après avec Foulque, comte d’Anjou. Celui-ci, au nom de son mariage, réclame aussitôt à Thibault de Blois la tutelle de Drogon, enfant de sa nouvelle épouse, attiré qu’il semble être par l’héritage de cet enfant. Ce dernier trouvera la mort peu de temps après, il mourrut étouffé dans son bain. Thibault, débarrassé de son tutorat, semble conclure aussitôt un accord avec Foulque d’Anjou lui laissant les comtés de Nantes et de Vannes; puis il cède, avant ou après peu importe, moyennant finance très probablement, toute la moitié nord du duché de Bretagne, y compris le comté de Rennes, à Judahël Beranger et à Wicohen lequel est alors déjà archevêque de Dol puisqu’il parait dans une charte avec ce titre aux côtés d’Alain en 945. La nouvelle répartition financière du duché réalisée Thibaut abandonne son filleul et s’en retourne sur ses propres terres familliales ; les constructions de certaines places fortes en sont comté sont alors aussitôt commencées ; les châteaux de Chartres, de Chinon et de Blois vont bientôt s’élancer sur leurs mottes castrales respectives) il nous faut savoir que Wicohen et Judaël Beranger sont ensemble, de manière presque indivisible, propriétaires communs de toute la moitié nord du duché de Bretagne (Wicohen, quelques années après, prenant de l’ascendance sur son aîné vieillissant et le plaçant sous sa protection autoritaire première deviendra le seul véritable possesseur des évêchés de Treguier, de St-Brieuc, de Dol et d’Aleth soit toute l’ancienne Domnonée. Voir l’un des plans joints ici).

    Wicohen ne semble pas recevoir cette nouvelle possession territoriale en tant qu’archevêque de Dol mais bien à titre personnel cette possession échappant ainsi à son Régaire de Dol. A ce moment de son histoire, peu après 952, le duché de Bretagne, réparti ou divisé en presque deux parties distinctes n’a plus de duc mais trois premiers puissants seigneurs : Foulques II d’Anjou, alors maitre de la partie méridionale et Wicohen et Judhaël Beranger tous deux maitres en indivisi de la partie septentrionale du duché.

    En tant qu’archevêque de Dol, et seigneur de son Régaire temporel, Juthoven devient un seigneur plus grand que son parent Judhaël chef pourtant de la maison comtale de Rennes.

    Cette propriété commune laisse donc en effet penser que ces deux seigneurs étaient très probablement de très proches parents. La Chronique de St-Brieuc précise que souvent Judaël était à la table de Wicohen en tant que convive, ce fait laissant ainsi supposer que Wicohen était plus grand seigneur que Judaël. Ce dernier, plus âgé, semble donc avoir été, à la fin de sa vie, évincé par son jeune cadet lequel, alors, semble être devenu l’unique véritable seigneur de toute cette moitié nord du duché.

    Wicohen, élu en 945, est remplacé sur son siège épiscopal par Gingonev ou Ivnkennevs lequel fut élu en 987, année de la mort de Ivthoven, Roianteline, sa petite-nièce éventuelle n'étant pas encore née (Ivthoven fut eleu l’an 945 sous le pape Martin III, l’empereur Otton II et du duc Alain II dit Barbetorte…il mourrut l’an 987 La vie des Saints de la Bretagne Armorique page 229 par Albert Le Grand. 1659).

    Wicohen [Josselin de Dinan et ses frères voyant le jour respectivement autour de l'an 1000 Roianteline en effet doit naitre au plus tôt vers l'année 970, soit près de 15 années après le décès de l'archevêque de Dol], malgré son statut d’Archevêque, eu au moins un enfant reconnu ; il s’agit de Gautier que Wicohen parviendra à faire asseoir sur le siège épiscopal de Nantes. On a longtemps pensé que Roiteline pouvait être sa nièce ou petite-nièce à défaut d’être sa fille, quel serait alors leur lien de parenté ? Est-ce que Wicohen n’aurait pas pu avoir en la personne de Riutall, père de Roianteline, un neveu non connu aujourd’hui et cela au travers de son frère supposé Judhaël Béranger comte de Rennes ? Ne doit-on pas plutôt rattacher l'ascendance directe de Roienteline à Ripe lequel, dernier vicomte de Dol, fut probablement la souche des "sénéchaux de Dol" au travers des Flaad et des enfants et descendants de ce dernier ?                                                                       A l'inverse pour contredire cela les liens de généalogie unissant Wicohen aux enfants de Hamon et de Roianteline ne seraient-ils pas plutôt une parenté elle établie entre le dit Wicohen et Hamon époux de Roianteline ? Wicohen seigneur hier de toute la Domnonée, neveu ou très jeune frère de Juhel comte de Rennes, ne pourrait-il pas être l'aïeul de Hamon époux de Roianteline lui même ?  

     

    Junguené ou Junkenus ou Ginguené 1er du nom dit Junkenus laïcus.  L'existence de Junguené 1er du nom, ici cité, [le deuxième étant Junguené de"Combourg"  lequel, né vers 980, sera dit en 1008, "archevêque de Dol". Celui-ci par son Père Hamon vicomte d'Aleth était donc le petit-fils de Hamon 1er et le petit-neveu du dit Junguené le Laïc; cela bien sur si les dits Junguené le Laïc et Hamon 1er d'Aleth étaient tous deux frère l'un de l'autre. Ainsi par cette fratrie ici supposée on peut comprendre la transmission de ce même prénom "Junguené". Cependant la transmission de ce même prénom peut très bien aussi supposer que notre dit Junguené Laicus ait été non pas l'oncle d'Haimon époux de Roianteline mais plutôt son père propre. Il est vrai que Junguené le Laïcus, au côté de Conan, lui est nommément cité en une charte alors que Haimon 1er d'Aleth lui ne l'ait pas du tout. La position sociale élevée de Junguené le Laïc dans la féodalité de Conan ne va t-elle non plus dans ce sens ? Par la position sociale de ce Junguené 1er du nom ne pourrait-on pas ainsi mieux comprendre comment Hamon époux de Roianteline obtint la vicomté d'Aleth ? ]  est en effet confirmée par une charte laquelle, rédigée en 990, concerne les donation faite par Conan aux moines du Mont-Saint-Michel. Rédigée en présence de Conan, celui-ci décédant en 992, seront présents au côté de Conan plusieurs personnalité religieuses et plusieurs laïcs. Pourquoi parmi ces différents témoins laïcs la présence de Junguené Laïcus  ? Celui-ci, présent ici même au coté de Conan alors "Comes Britanniae" , devait posséder une position seigneuriale importante voir même très importante. Etait-il comte ou Vicomte ? Et en ce dernier cas de quelle vicomté était-il Vicomte ? Et pourquoi cette appellation "laïcus" ? Ce personnage sera le dit "Junguené le Laïc"... Aurait-il pu avoir été un enfant naturel de Wicohen lui même

     

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    Riutall.                 

     

    Ce Rialtus, Riutal, Riutall ou Riwall, à défaut d'être le fils de Wicohen ce dernier voyant son premier jour vers 920, nait lui très probablement vers 940-950;  son nom est cité vers 1032, cela en tant que "père" de Roianteline, au sein d'une charte religieuse non datée laquelle reprendra les différents dons offerts au Mont-St-Michel par Alain III et notamment celui de la donation de Cancavena ou Cancale  [Dom Morice colonnes 380-381].                                                                     Riutall ou Riuual était-il issu de la terre du Pays de Dol ou bien était-il un puissant "vassal" venant de l'extérieur du dit pays de Dol ? Etait-il seigneur en des terres assises proches de Rennes, telle Chavagne,  mais assises aussi proche de l'Abbaye de Redon telle la paroisse de Guernidell.  Sa terre de naissance en effet était-elle proche du Pays de Redon puisque trois de ses petit-fils, Josselin de Dinan, Riwallon de Combourg et Hamon le vicomte, tous trois  personnellement donneront leur accord respectif à leur frère archevêque de Dol Ginguené lorsque celui-ci donnera à l'Abbaye de Redon la dite paroisse de Guernidell ?  Riutall semble en effet avoir été "Bouteiller" de Dol; au cas où sa terre de naissance aurait été en effet assise à l'extérieur du pays de Dol Riwall ou Riutall serait est-il entré en possession de cette charge seigneuriale en épousant une noble enfant née elle "de Dol" ? Qui pouvait bien être cette enfant mère de la future Roianteline Vicomtesse ? Etait-elle issue des derniers "comtes ou vicomtes  de Dol" ? Son père était-il Ripe de Dol et de ce fait était-elle aussi la tante d' Ewarius de Dol lequel, père d'Alain, sera l'aïeul de Flaad premier sénéchal de Dol? De noble lignée a t-elle pu apporter à son époux la charge de Bouteiller de Dol puisque les premiers sénéchaux de Dol eux mêmes, à savoir les "Fils Flaad",  trouvent en effet leur origine commune en la même maison comtale ou vicomtale de Dol ?  [Riuutal ou Riwall né vers 940-950 semble avoir été en effet "possessionné" en le pays de Dol puisque Roianteline sa fille sera elle citée comme tenant quelques terres assises notamment en Combourg. Certaines informations nous laisseraient penser qu'il ai pu être "Bouteiller de Dol" puisque quand Junguné confirmera à l'abbaye de Redon une donation sera alors présent à ses côtés Riwaldus Butellarius; sera aussi présent Willelmus ou Guillaume Butellarius parent probable du précédent et tous deux vassaux de l'archevêque de Dol. Riwaldus Butellarius ici cité en cette charte était-il l'aïeul du dit Ginguené ? Willelmus et Guillaume Butellarius ici cités étaient-ils tous deux oncles ou parents du même Ginguené ? Roianteline fille de Riwall ou de Riutall possédait-elle ces dites terres de son dit mari Hamon ou bien par héritage de son dit père Riutall ? Roianteline  donnera en effet certaines de ces mêmes terres à la toute jeune abbaye de Saint-Georges de Rennes; cela se fera en la dite période proche de 1032. A ce seul titre et au seul nom de cette même supposition pouvons nommer notre dit Riwaldus ou Riwall  "Riwall de Dol " ?]. La charte citée ci-dessus énumère en autre, parmi les différents témoins orthographiés au côté du nom de Riutall, Roiantelen [Ou Roianteline autre orthographie de Roiantelen. Il en est de même pour Riutall lequel s'écrira aussi Riuutall ou plus tard Riwall et même Rigal, Riwall donnant  lui même au siècle suivant le prénom Riwallon, puis plus tard encore le prénom Rolland] laquelle est présentée dans cette charte comme étant la fille de Riutall et la sœur d’Hugonis; elle est présentée comme étant aussi la tante de Gauffredi puisque celui-ci est présenté dans cette même charte comme étant l'enfant du dit Hugonis. ...signum Alanis comitis, S.Adhugis comitisses matris ejusdem comitis, S.Eudonis fratris ejudem Comitis, S. Gingonei Dolensis Archiepiscopi... Roiantelen filia Riutall. Hugonis filius ejus. Gauffredi filli ejus…Traduction : Signe Alain comte; signe Havoise comtesse mère du même comte; signe Eudes frère du même comte; signe Jinguené archevêque de Dol; ...Roianteline fille de Riutall; Hugues fils du même; Geoffroy enfant du même... (Si Hugues et Geoffroy avaient été tous deux frères l'un de l'autre et non pas respectivement le père et le fils nous aurions alors eu écrit en latin : Hugonis et Gauffredi filli ejusdem ou Hugonis filius ejus et Gauffredi fratre ejusdem, ejusdem signifiant l'expression "du même", filli signifiant "enfants ou enfant" et filius "fils de". Il nous aurait alors fallu lire ici "Hugues et Geoffroy enfants du même ou Hugues fils du même et Geoffroy frère du même" . Dans le haut du Vannetais oriental, au 9ème siècle, parent probable du machetiern Iarnhitin, Iarnwocon 1er du nom, lequel sera possesseur de terres situées dans la région de Plancoët aura, pour fils, un héritier nommé Riuuall. Sachant cela peut-on voir aussi ici, au travers même de la personne de ce Riuuall ou Riwall lequel était fils de Iarnwocon un éventuel ancêtre de Roianteline dite fille de Riutall ? Regarder prochainement cet arbre de généalogie lequel sera bientôt joint).  Cette charte religieuse rédigée vers 1032 a donc été réalisée  après la majorité atteinte  d’Alain III puisque ce dernier est né en 997; ce dernier est présenté cependant comme  étant comte de Bretagne "tout court"; pourquoi cela ? Cette charte de toute façon est antérieure avec grande certitude à 1034 puisque 1034 est l’année du décès de la Duchesse Havoise, année en laquelle Alain deviendra duc de Bretagne à part entière celui-ci ayant laissé la "gouvernance" du duché de Bretagne à sa mère [en effet même une fois sa majorité pour régner atteinte les décisions du "royaume ducal" seront en vérité prises collégialement entre Alain, Eudes et leur mère à tous deux. Cela se fera ainsi tant que cette dernière sera en vie tant était alors grande l'harmonie les unissant tous trois].    Le fait que la duchesse signe au côté de ses deux enfants cette charte de "confirmation" suffit donc à positionner la rédaction de cet acte avant 1034; tous les trois en cet acte rédigé sont dits respectivement comtes et comtesse de Bretagne ni Alain ni sa mère ne seront dits respectivement duc et duchesse. Etant présent aux côtés de ces trois personnes princières signe également le propre frère de Josselin de Dinan, à savoir l’archevêque de Dol nommé Junguené. Il est possible que Riutall père de Roianteline ai eu un petit-fils nommé Rialtus Bultellarius ou Roialt Botellarius lequel fondera sa propre famille seigneuriale ; la similitude orthographique entre Roianteline et Roialt peut en effet nous permettre de le supposer [De son vivant et avant de mourir, le 20/11/1008, Geoffroy fils de Conan le Tors, alors duc de Bretagne, offrit Belle Isle à l'abbaye de Redon. Cette donation, faite par la seule force des choses avant 1008, fut confirmée un peu plus tard, en 1026, et c'est lors de cette confirmation que sera cité soit pour la première ou seconde fois, et cela toujours en tant qu'archevêque de Dol, Junguené le fils de Roianteline celui-ci ayant à ses côté Riuual Butellarius ou Rialtus Bultellarius; ce dernier associé à sa fonction apparaissant ainsi pour la toute première fois. Cette confirmation, faite en 1026, implique la naissance du dit Junguené vers 990-1000 et celle de sa mère Roianteline vers 970. Si Rialtus Bultellarius signant en 1026 ne peut pas être Riuuall le dit père de Roianteline, père né lui vers 940-950, il peut à l'inverse être le petit-fils de ce dernier et être aussi par conséquence le neveu de Roianteline laquelle nait elle vers 970. Pouvons nous en effet penser que Roianteline ait eu pour neveu le dit Rialtus Bultellarius "bouteiller" de Dol comme son nom l'indique ? En ce cas Riuuall père de Rialtus et de Roianteline aurait-il été lui aussi "bouteiller" de   Dol ?] .                                                                                          Né vers 1000 il sera donc cité en 1026 au côté d’Alain III de Bretagne lorsque ce dernier confirmera à l’abbaye St-Sauveur de Redon la donation de Belle-Isle que fit son père Geoffroy (cartulaire de l'abbaye de Redon en Bretagne;

    Aurélien de Courson, page 246 : Ad utilitatem tam praesentium quam futurorum placuit describere, ut facilius ad memoriam reducatur, qualiter Gaufredus Conani Curvi filius qui eum Andegavensibus apud Concuruz praelium commisit, in quo et occisus suit, Divina ordinante clementia totius Britanniae Dux et Princeps, nutu Dei, et admonitione Catualloni monachi, qui ipsuis frater esse perhibebatur, pro salute animae sui Patris, qui, ut superius praelibavimus, occisus fuerat, necnon suamet salute et conjugis filiorumque, et pro stabilitate sui imperii, dedit et concessit in perpetuum S.Salvatori suisque servientibus totam insulam Guedel integre sine sencu et fine tributo ficuti ipse possedebat haereditario jure et habebat. Quod Abbas S.Salvatoris Mainardus videlicet, benigne suscipiens, praefatam insulam ilico Catuallono monacho commendavit... Factum est hoc in die Dominica in plenario Capitulo in villa sancti Salvatoris Rotonensis coram multis nobilibus anno ab. Incarnat. Domini MXXVI…Alanis comes in primis.qui donum dedit . Heudo frater ejus..Junkeneus Archiepiscopus ...Rialtus Bultellarius…Traduction : Dans l'intéret du présent et du futur il a été décidé d'écrire , car il est facile de perdre la mémoire, comment Geoffroy fils de Conan le Tors qui en Anjou a combattu à la bataille de Concuruz et la façon de laquelle il a été tué, ordonné par toute la clémence divine de Dieu, Duc et prince de Bretagne et par la volonté de Dieu, a alerté le moine Catwallon, qu'il a donné à ses frères, pour le salut de l'Âme de son Père ayant précédemment été touché et tué, et pour la propre sécurité de sa femme et celles de ses fils et de la stabilité de son gouvernement, (et) donné et concèdé à perpétuité à Saint-Sauveur et à tous ses serviteurs en l'Isle de Guedel (le fait) de mettre fin dans leur intégralité à toutes taxes comme il les possédait héréditairement (et) qu'il avait eu par ses droits; à l'abbé Mainardus [Main] d'aimablement recevoir ladite Isle immédiatement recommandée par le moine Catwallon...c'est ce qui arriva le jour de Saint Dominique en la séance plenière du Chapitre dans la ville de Saint-Sauveur de Redon devant beaucoup de nobles de l'année précédente, en l'année 1026, de l'Incarnation du Seigneur. Le comte Alain qui a donné le premier le don, Eudes son frère, Jungueneus Archevêque, Riutal le Bouteiller...                                       Un peu plus tard, au lendemain de 1032, cela sous le règne d’Alain III, Roialt Botellarius est à nouveau cité témoin lors de la confirmation des droits de bouteillages, droits accordés hier au chapitre de Rennes par Geoffroy 1er, confirmation faite alors par son fils Alain III (Roialt, Riuutal ou Riutall ont tous trois la même origine orthographique que  Riwall le W ayant remplacé les doubles  U pour ces deux derniers. Le surnom Botellarius proviendrait de la fonction du palais alors appelée bouteiller. Cette fonction était responsable, au haut moyen-âge, de la perception des taxes liées notamment au vin le bouteillage étant dans les chartes du moyen-âge, par définition, le droit de lever ces mêmes taxes. Cette fonction évoluera par la suite pour désigner également le responsable des signatures apposées sur les chartes royales et de l’apposition des sceaux royaux aussi ; c’était alors une des fonctions royales les plus importantes). En 1086 nous continuons de noter la présence d’un Botellarius en la personne de Herveus Botellarius lequel, né vers 1030-40, petit neveu ou parent éventuel de Roiantelen, fils très probable du dit Riuutal Butellarius, échanson héréditaire de l'archevêché de Dol, fut l’un des témoins présents lors de dons faits par les seigneurs de Château-Giron à l’abbaye de St-Florent le Vieil, près de Saumur, le dit Herveus Butellarius ou Hervé le Bouteiller possédant en propre sur les terres de Dol la seigneurie dite de la Chesnaye au Bouteiller. Ce patronyme Bultellarius ou Botellarius peut-il être mis en rapport avec le surnom que prit plus tard le petit-fils de Geoffroy 1er Béranger, c'est à dire le surnom que pris Geoffroy 1er Boterel fils d'Eudes de Penthièvre ? [Le surnom Boterel vient de la fonction nommée Bouteiller" aussi et se trouve donc être  une autre forme écrite du patronyme Butellarius] Il est a noter aussi que ce même surnom sera de nouveau repris par le propre neveu de Geoffroy 1er Boterel, repris qu'il sera par Geoffroy II Boterel lequel, fils d'Etienne de Penthièvre, était effectivement le neveux de Geoffroy 1er Boterel. N.B : Le prénom de Riuutall, Riutal ou Riutall donnera le prénom Riwallon rappellons le ici. Ce prénom est la forme originelle latinisée de Roland-Rolland lequel sera transmise aux 12ème et 13ème siècles à plusieurs enfants de la famille seigneuriale de Dinan tous descendants de Roianteline. 

     

    Roianteline Roianteline, noble enfant née du "bouteiller de Dol", Riutall, nait donc vers 960-970.[Nous pensons que Roianteline aurait pu avoir pour mère une enfant inconnue du dernier vicomte de Dol, Ripe, elle même soeur de Salonius ou Salomon de Dol père supposé d'Ewarius de Dol lui même aïeul supposé de Flaad premier "sénéchal de Dol".  En effet tout nous laisse penser que Riwall son père n'était pas originaire du Pays de Dol celui-ci possédant probablement certaines terres seigneuriales assises proche de l'Abbaye de Redon, terre proche des assises des dernières grandes familles des "machetierns".  Comment Roianteline, seigneur en des terres de Dol, en Combourg, parvint-elle en effet à posséder ses dernières ? Cela se fit-il par sa mère supposée née de Dol par nous même ? Comment son père, le dit Riwall ou Riutall, parvint-il en effet à entrer en possession de la noble charge de Bouteiller de Dol ?  La naissance de Roianteline ne fut-elle pas suffisamment assez noble par sa mère pour que son père devienne la souche des fameux "bouteillers de Dol demain grands féaux des seigneurs de Dol-Combourg ? Ripe de Dol pour l'Histoire ne semble avoir eu aucune descendance même si personnellement  nous pensons qu'il eu peut-être pour enfant Salomon de Dol père d'Evarius.  Né vers 1000 Caradoc, Juveigneur de Dol, premier seigneur de la Boussac, ne peut-il pas avoir eu pour mère une soeur inconnue née elle aussi de l'union ayant unie Riutall  père de Roianteline ?

    Roiteline unie à Eudes seigneur de Chavagne à la fin du X siècle : Propos tenu avec Philippe Bacquer. Si l'assertion du Pouillé de Rennes concernant Roianteline est "véritable", assertion relative à la donation de l'église de la "Chapelle-Janson" rapporté par le seul abbé Guillotin de Corson auteur du dit pouillé,  Il est vrai alors que cette information  peut nous  interpeller. Roianteline, dite la "vicomtesse", aurait-elle pu avoir un premier époux avant qu'elle prenne pour époux Hamon d'Aleth ? Josselin de Dinan voyant le jour vers 1000 Roianteline sa mère doit voir elle le jour vers 970-980 soit à peu près 50-60 ans avant la fondation de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes; également 50-60 ans avant que Havoise de Normandie, alors veuve depuis 1008 de Geoffroy 1er de Bretagne, donne en 1034  à la dite abbaye alors en train de naitre le bourg de Chavagne, bourg proche de Rennes, bourg éloigné de cette ville comtale de seulement 14 km et relevant alors très probablement d'icelle [à noter cependant que dans la charte relatant la dite donation de Chavagne faite en 1034 par Havoise le nom de Roianteline n'est point du tout cité. Seul Eudes au travers de son héritage laissé à la faveur de Geoffroy fils de Conan 1er, Eudes étant nommé" Eudonis vicecomitis" ,est lui en effet cité]. Le bourg de Chavagne sera offert à Geoffroy époux de Havoise avant la dite année 1008 par le vicomte Eudes alors sans héritiers aucun et époux de la dite Roianteline celle-ci beaucoup plus tard, en la dite année 1031, donnant à la dite abbaye de Saint-Georges de Rennes une communauté de femmes qu'elle avait du temps de son dit marie Eudes créée personnellement à Chavagne.Ainsi le dit bourg de Chavanne intègrera t-il le douaire de la dite Havoise offerte que sera ce bourg à la femme du duc Geoffroy. Au regard du décès en 1008 de Geoffroy époux d'Havoise, au regard aussi vers 1000 de la naissance de Josselin de Dinan nous pouvons penser que la donation du bourg de Chavagne offerte par le vicomte Eudes , époux de la dite Roianteline, fut faite avant la dite année 1008, mais avant aussi la dite année 1000. Eudes le Vicomte, de son vivant possesseur du dit bourg de Chavagne semble avoir été peut-être plus âgé que son épouse celui-ci  décédant sans héritier avant la dite année 1008.                

    Né vers 960 cet Eudes dit époux de Roianteline, vicomte de sa charge, possesseur de la dite terre de Chavagne, terre  relevant alors du comté de Rennes, à ma connaissance est le seul " Eudes le Vicomte" géographiquement assis ici près de Rennes qui fut cité par l'Histoire avant l'an 1000. Sachant que ce comté sera très peu de temps après le bien personnel de la famille de Porhoet, elle issue de Guethenoc, puisque Eudes de Porhoet, fils de Josselin et petit-fils de Guethenoc, sera dit  en une charte "vicomte de Porhoet et comte de Rennes " peut-on avant l'an 1000 avoir été possesseur de la dite terre de Chavagne, terre assise toute proche de Rennes, avoir été dit aussi "vicomte", sans avoir été pour autant alors le "vicomte de Rennes"  en exercice ?  Le nom de Josselin de Porhoet né vers 1000, celui-ci ayant été le fils aisné de Guethenoc, Guethenoc ayant été lui   la "souche première" des seigneurs de Porhoet , doit-il ou peut-il être rapproché de celui de Josselin de Dinan celui-ci ayant été le fils de la dite Roianteline lui aussi né vers 1000 la dite Roianteline ayant été elle aussi du temps du dit Eundes le vicomte  "possesseur en Chavagne ? Au regard de la dite terre de Chavagne assise proche de Rennes, au regard aussi  de la présence du dit prénom "Josselin présent lui et en la famille de Porhoer et en la famille de Dinan, peut-on penser que le dit Eudes le Vicomte, de son vivant avant 1000  possesseur de la dite terre de Chavagne, fut à défaut d'être le frère aisné du dit Guethenoc un parent très proche de celui-ci ? Roianteline mère de Josselin de Dinan a t-elle pu être par sa première union la tante du dit Josselin de Porhoet ? Pour moi, mais cela reste ma pensée personnelle bien sur, le dit Eudes le vicomte, en la fin de sa vie "dit" époux de Roianteline, fut très probablement un parent "très très" proche du dit Guethenoc, voir même peut-être son frère aisné. Peu de temps après Conan 1er comte de Rennes le premier seigneur de  Porhoet fut très probablement un "juveigneur" de cette puissante famille maitresse de Rennes et la transmission du dit prénom de "Eudes" prénom  transmis aussi en sein même de la famille ducale par" Eudes fils du dit Geoffroy 1er"  semble bien pouvoir étayer ce fait même. Ainsi Roianteline veuve en première noce du frère supposé de Guethenoc, si le propos de Guillotin de Corson est vrai, aurait-donc été par son défunt époux apparentée à la dite famille ducale issue de Conan 1er. Doit-on pouvoir ainsi  expliquer par cette seule supposition le fait que Hamon le second époux supposé de la dite Roianteline fut choisi  par Geoffroy 1er fils de Conan pour devenir le "gouverneur" de ses propres enfants, à savoir Alsavoir en quelle charte ain et Eudes ? Cela reste bien sur qu'une supposition par moi émise...Cependant pour preuve de véracité de tout cela il serait toutefois très intéressant de savoir en quelle charte écrite l'abbé de Corson à puisé cette ou son information. Voilà Philippe ma pensée...]                Elle apparaît en 1031 dans une charte déposée dans le Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Georges de Rennes quant elle donne une terre assise à Combourg dont la surface, dans cet acte, correspond à une superficie pouvant être faite par une charrue : Dedit Rojantelina vicecomitissa ann 1031 terram uni aratro sufficientem id est unam medietariam in Coburn. Dom Lobineau Preuve tome II colonne 120 [Il existe cependant une autre Roianteline ou Raenteline cette dernière, fille de Riwallon de Combourg et d'Aremburge du Puiset ayant été, elle, l'épouse du seigneur Roger de la Rouairie. Ce couple seigneurial uni sera toujours au contact et de Riwallon de Combourg et d'Aremburge du Puiset quand ceux-ci ensemble feront don au prieuré de Combourg de terres assises en la paroisse de Saint-Ouen de la Rouairie alors en leur possession, terres formant deux métairies. Cette donation fut accompagnée ou augmentée de la partie de l'église de la paroisse de Saint-Ouen des Rouairies appartenant en propre à Riwallon de Combourg. Cette partie était la chapelle située à l'intéiruer même de cette église. Cette donation comprenait de fait toutes les recettes ou dîmes "financières" propres à cette chapelle; à savoir les droits d'inhumations et les différentes oblations notamment :...Ecclesiam quamdam in parrochia Redonensis episcopi sitam, in honorem B.Audoeni, archiproesulis Rotomag extructam, quam ecclesiam de Revocaria vocant, cum decima oblatione, sepultura integra, terra denique tota... Lors de cette donation Roger de la Rouairie et son épouse Raenteline, Henri et Berthe leurs deux enfants, Robert Tuffin époux de la dite Berthe donneront ensemble, au même prieuré de Combourg, deux gélines de rentes et autres devoirs et de rentes et de revenus et d'héritages aussi tous situés en la dite paroisse de Saint-Ouen de la Rouairie. Robert était très probablement le fils de Riwallon de la Rouairie celui-ci étant cité en 1048 dans la cartulaire de l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon. La paroisse de Saint-Ouen de la Rouaire existe toujours aujourd'hui; elle est située proche d'Antrain. Raenteline femme Robert de la Rouairie était donc par ses parents la petite-fille de Roianteline la vicomtesse et donc la nièce elle aussi de Josselin de Dinan].                                                                                                  Cet acte, celui qui fut déposé dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes, est important pour nous dans la mesure où il nous confirme l’existence de cette terre appelée Combourg avant même que Junguené, fils de Roianteline, créé la seigneurie du même nom afin de doter son frère puisné Riwallon. Leur mère à tous deux, Roianteline, était donc déjà et encore propriétaire en 1031 d'une partie de cette terre dite de Combourg laquelle était alors assise en la vicomté de son époux Haimon [probablement la grande vicomté "d'Alet-Aleth" laquelle sera "démembré" au lendemain du décès d'Aimon-Haimon] .                                       On présente généralement la seigneurie de Combourg, laquelle fut créée par l’archevêque Junguené, comme ayant été par ce dernier détachée du Régaire de Dol, alors bien de l’église, afin de pouvoir doter son frère Riwallon ; cependant, sachant par cet acte que Roianteline leur mère était propriétaire d’une partie de cette même terre, ne serait-il pas raisonnable de penser aujourd’hui que cette même terre ne fut pas détachée de ce Régaire de Dol mais qu’elle était, au contraire, le bien propre de Junguené ce dernier l’ayant alors ainsi obtenu d’une façon héréditaire ? Avec le titre de vicomtesse Roianteline apparaît cependant dès 1018 lorsque Alain III de Bretagne créé, cela pour sa sœur Adèle qu’il nomme alors 1ère abbesse, l’abbaye de Saint-Georges de Rennes. Roianteline désire alors y faire admettre 9 religieuses qu’elle avait précédemment établit au couvent de Chavagne, couvent sis près de Rennes. En effet, ne trouvant pas de mère supérieure pour pouvoir correctement conduire son couvent Roitanteline propose à la princesse Adèle de bien vouloir recevoir, dans son nouvel monastère, ses filles religieuses de Chavagne. Afin de pouvoir financer l’entrée de ses religieuses Roianteline offre, au nouveau monastère de Saint-Georges de Rennes, l’ensemble des terres lui appartenant et relevant de sa seigneurie de la Chapelle-Jançon en pays de Fougères, plusieurs métairies situées en la pays de Combourg ainsi que l’ensemble des dépendances relevant de ces mêmes terres. Outre 20 bœufs, 12 vaches et 18 juments qu’elle donna à l’abbaye de Saint-Georges de Rennes, elle offrit aussi la moitié des dimes de l’église de Saint-Seglin proche de Maure de Bretagne ainsi que toutes les terres appartenant à cette paroisse laquelle paroisse, à sa mort, doit devenir l'unique propriété de l’abbaye de St-Georges de Rennes. Nous voyons au travers de cet acte une partie de l’étendue foncière appartenant alors et en propre à Roianteline [Roianteline et son époux devaient tous deux êtres de nobles lignées, même de très noble lignée puisque les princes de la maison ducale de Bretagne choisiront plus tard ses enfants, arrières-arrières petites-filles, pour prendre respectivement épouses. L'inverse est vrai aussi pour la maison seigneuriale de Dinan et cela dès Olivier 1er de Dinan puisque la transmission de la terre seigneuriale de Jugon, terre laquelle entrera en la possession de ce dernier, était avant cela le bien propre d'Eudes de Penthièvre, frère d'Alain III de Bretagne les propres petits-fils d'Oliviers 1er de Dinan prenant eux aussi épouse au sein même de la maison comtale de Bretagne. Ainsi  Olivier II de Dinan fils de Geoffroy 1er de Dinan et arrière-arrière petits-fils de Roianteline prendra pour épouse Agnorie de Penthièvre fille  d'Etienne de Penthièvre, comte de Bretagne et neveu d'Alain III.  Pour la maison ducale de Bretagne ces alliances maritales uniront et les princes de Penthièvres et les enfants des seigneurs de Dol-Combourg; ainsi Geoffroy II Boterel, fils du dit Etienne de Penthièvre  prendra pour première épouse Havoise de Dol laquelle, fille de Geldiun et petit-fille-fille de Jean 1er de Dol sera la mère de Riwallon de Penthièvre. Havoise sera t'elle le seule enfant de la maison de Dol à prendre pour époux un enfant de la maison seigneuriale et comtale de Bretagne ? La réponse est non puisque sa propre soeur nommé Noga prendra quant à elle, pour époux, Conan 1er de Penthièvre, le propre fils de Geoffroy 1er Boterel celui-là même qui sera présent en la région de Dol signant plusieurs de ses chartes mais le même aussi qui sera tué sous les murs de cette ville, en 1093, tombant sous les coups des hommes en armes du duc Alain Fergent[ En vérité nous ignorons entièrement comment Geoffroy 1er Boterel trouva la mort à Dol puisque aucune charte indique les conditions de son décès. Les historiens ont dit que sous devant les murs de Dol...En vérité les causes ayant été à l'origine de son décès peuvent êtres multiples et naturelles] . Il nous faut savoir aussi que Jeanne leur soeur à toutes deux prendra pour époux Raoul II de Fougères lequel, par affiliation directe, trouvait ses origines au travers du comte de Rennes Judaël père de Conan 1er ce dernier ayant eu pour petit-fils le dit Alain III duc de Bretagne. Nous voyons ainsi très bien, et cela au travers de ces quelques unions maritales, les origines sociales élevées de notre Roianteline dit "Vicomtesse" par son mariage..  

     

    Voici maintenant cette charte 

     

     Les origines de Goscelinus de Dinan 

     

    Ratum ducimus intimare ad laudem Dei et incitamentum audientium quod Rojantelina Vicecomitissa voce Domini jubentis et Congregationem feminarum sub Sanctimoniali jugo Deo militaturam in Cavana plebe aggregare statuit bona fide cupiens in possessione terrenae generositatis coelestem construere turrim ubi devotae animae potestatibus resisterent aeris fed cum nonnullas in praefato loco adunasset sentiens eas ibi regulariter nequaquam subsistere posseob opportunitatem loci et rudimentum sui adiit nostram praesentiam et omnium sororum coenobii sancti Georgii quod eodem tempore sub Alano Britannorum Duce construebatur in quo et ego Adela ancillarum Christi ancilla Abbatissae v officio fungor poscens ut sorores supradictes numero novem in nostro collegioreciperemus collata nobis non modica parte terrarum suarum Cui diu renitentes tandem annuimus jure possessiobis aeternae his susceptis terris Capellam Jançon cum omnibus appenditiis suis sine calumnia alicujus hominis terram uni aratro sufficientem, id est unam medietariam in Comburn, duas in Plena-Filice , quarum una vocatur Lese altera Pinus Ecclesiam quoque Sancti Siginnuni cum una medietaria dum vixerit et post portem suam omnem terram ipsius plebis que sibi competit Tradidit etiam nobis viginti boves et duodecim vaccas decem et octo equas additit etiam et quoque in eadem conventione ut vestitu amminiculo eas in omni vita sua de suo sustentaret quod nos refugimus ne proprietaria contagione nostra contaminaretur religio acceptis ab ea centum solidis Hanc conventionis cartulam ideo seribi fecimus ut hoc scripto animi fidelium erudit sciant nos praeferiptas terras Vice comitissa tradente jure perpetuo possidere sublato omni scrupulositatis vitio ab Alano quoque comite et frater et matre et Principibus ejus firmari fecimus ut ejus authoritate provorum opprimatur violentia si quis autem contra hoc et ibidem. 

    Traduction sommaire : Nous ratifions devant la louange de Dieu une demande de Roianteline vicomtesse sur ordre du seigneur et devant le rassemblement des femmes nonnes dépendant de Dieu et qui servent Dieu en la paroisse de Chavagne, désireuses d’apprendre la foi en la possession de cette généreuse terre celeste, de construire une tour en laquelle les âmes auront le pouvoir de résister à la tentation. Dans ce même lieu, en aucun cas ne pourra subsiste les sentiments réguliers. Pour cela nous avons de notre présence visiter les lieux et toutes les sœurs du monastère de Saint-Georges qui a été construit sous Alain de Bretagne et dans lequel Adèle, servante du Christ et mère supérieure des sœurs ci-dessus en notre collège, confirme recevoir une petite partie de ce monde. Pendant une longue période, refusée l’année dernière de posséder éternellement les terres de la Chapelle Jançon avec tous ses appentis sans contestation de tout homme, une demie terre labourable suffisante qui est en Combourg, deux terres en Pleine-Fougère dont l’une s’appelle Lece et l’autre Pin, la moitié de l’église de saint-Seglin tant quelle sera en vie et après sa mort, toutes les terres de cette paroisse et relevant de sa prérogative ; nous avons aussi donné 20 bœufs et 12 vaches et 18 juments ; et aussi avons accordé un supplément de vêtements pour soutenir leur vie, ce qui a été refusé par propreté pour éviter de souiller les religieuses. Avoir reçu une centaine de soldes. Cette charte accordée, par conséquence a été inscrite fidèlement pour que tous sachent ces terres prescrites. Vicomtesse jure de se déposséder à perpétuité de tout ce qui a été scrupuleusement relevé. Alain comte et son frère et sa mère et les princes ont confirmé de leur autorité…  

    Née vers 970-980, Roiteline est toujours présente vers 1040. Veuve elle est en effet aussi citée lors de la donation du prieuré de St-Pern que Guimareuc (Quirmarhoc de Sanctus Paternus) de Saint-Pern donna alors au monastère de St-Nicolas d’Anger (Saint-Pern: vieille seigneurie laquelle hier était située en la paroisse de Plouasne, près de Becherel, en le diocèse de Saint-Malo) .

    Guimareuc de Saint-Pern nait vers l'an 1000; époux de Dame Rotrucie, il était possesseur de l'église de Saint-Pern en la vieille paroisse de Plouasne en tant qu'héritier probable quant-il en fit le don à l'abbaye de Saint-Nicolas d'Anger. Avec cette église il donna aussi la terre enclos et séparée de cette même église par un fossé. Ce don fut exempté de tous droits seigneuriaux, Guimareuc ou Quirmarhoc renonçant ainsi à l'ensemble des anciennes coutûmes qu'il pouvait posséder en cette même terre. Guimareuc donna également deux autres terres franches de toutes coutûmes elles aussi sur lesquelles allaient bientôt apparaitre et un moulin et un nouveau prieuré, celui de Saint-Pern, l'ensemble de ces dons ayant été donnés au monastère de Saint-Nicolas d'Anger en présence de l'abbé d'Arraud ou Arnaud d'Anger lequel, mort en 1060, vint en Bretagne à Saint-Pern pour recevoir ces différents dons. La charte citée de Saint-Pern présente, aux côtés de Guimareuc de Saint-Pern, la vicomtesse Roianteline. Nous n’avons pas en notre possession la transcription de cet acte non daté lequel est déposé à la bibliothèque nationnale. Lire de texte consacré à Quirmaroch et à la paroisse de Plouasme au chapitre dédié à l'église de Saint-Sauveur ainsi qu'à ses seigneurs, Alain et Rolland de Dinan-Becherel. (Dom Housseau tome n°2 n°596 Cartulaire de Saint-Nicolas d'Anger et Lainé : Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France. Voir les Rubriques : Dinan et son Etymologie et les Machetierns du Vannetais et Roianteline). Hadvisa vero, Alani mater, eidem coenobio tradidit vicum,qui vocatur Cavana, cum suis adjunctis sibi dono concessum a Gaufrido comite viro suo, cui vicus ille obvenerat ex hereditate Eudonis vicecomitis , qui cum liberos non haberet, eumdem Gaufridum in filium adoptaverat. Illic Roiantelina vicecomitissa congregationem feminarum sub sanctimoniali jugo Deo militaturam in Cavana plebe aggregare statuit.Sed, cum eas ibidem regulariter nequaquam  subsistere posse praevidisset, adiit Adelam abbatissam et sorores coenobii Sancti Georgii, quod eodem tempore sub Alano Britannorum duce construebatur ; petiitque, ut praedictas sanctimoniales, numero novem, in suum collegium reciperent : quod Adela , ejusque  sorores aegrè annuerunt. Eadem Adela Galterium quemdam sui monasterii praepositum instituit ad placita tenenda; ob idque praefecturam quam pater ejus tenuerat, ipsi concedit, eo pacto, ut in fide sancti Georgii fit plebis ejus defendor, et malefactorum vindex; eumdemque filium in beneficio sancti Georgii, omni conventu annuente adoptavit . Adela abbatisse successit Hodierna, de qua inferius...

     

     

    Donation à Saint-Georges de Rennes , par Hawise femme de Geoffroy, de la terre de Chavagne:

     Ego Haduissa gratia Dei Comitissa mater scilicet Alani totius Britanniae Ducis ac principis, inspirante ejusdem Domini nostri gratia ammonita pro adipiscenda supernae hereditatis beatitudine traditi coenobio Sancti Georgii vicum qui vocatur Cavana cum omnibus appendiciis suis ancillis Dei in eodem coenobio regulariter degentibus jure perpetuo possidendum. Qui videlicet vicus haereditas Eudonis Vicecomitis quondam suerat. Idem vero Eudo non habens liberos quos suae haereditatis successores relinqueret, Gaufridum Comitem Dominum scilicet meum in loco filii adoptavit et suae haereditatis successorem reliquit. Cum autem me desponsaret Dominus meus supradictum vicum qui ex hereditate jam dicti Vicecomitis ei obvenerat mihi dono donavit. Hunc ergo sicut supradixi hereditata perpetua dicto monasterio condonavi. Et ut haec donation in perpetuum firma sit Alani Comitis authoritate roborata est. Addidi praeterea huic donationi quoddam molendinum situm apud Pontem-ursi, et quadam portionem terrae quam habebam vicinam villae Sancti Georgii quae vocatur Vilcon et quemdam locum aptum ad construendum molendinum in loco qui dicitur ad campum-corvi. Hanc autem donationem si quis a praedicto coenobio subtrahere voluerit, sit pars hereditatis ejus ignis inextinguibilis et cruciatus perpetus 

    Traduction : Moi Hawise par la Grace de Dieu Comtesse à savoir mère d'Alain duc et prince de toute la Bretagne, le même inspiré par la Grace de notre Seigneur, rappelle pour obtenir la fécilité celeste livre au monastère de Saint-Georges la ville qui s'appelle Chavagne [ville assise proche de Rennes c'est en ce même lieu que la Vicomtesse Roianteline installera une "communauté" de femmes] avec tout ce qui est en plus, ses serviteurs qui en ce même monastère régulièrement de droit y vivent en permanence. Le même village était autrefois l'héritage d'Eudes Vicomte. Mais le même Eudes dans son héritage ne laissant aucun enfant successeur, mon seigneur Comte Geoffroy à la place de ses enfants il l'adopta et le fit successeur de son héritage [peut-on voir au travers de ce dit Eudes vicomte l'existence tant contestée des vicomte de Rennes ? Si cela était il nous faudrait alors détacher les dits "vicomtes de Rennes" de la maison seigneuriale de Porhoet] Mais avec ma promesse de mariage de mon Seigneur susmentionné la ville d'une part maintenant hérité du dit vicomte m'a été donnée comme cadeau. Alors comme cela a été dit précédemment le dit monastère pour toujours a été remis. Et cette donation à perpétuité a été confirmée, c'est le comte Alain qui de son autorité l'a renforcé. Je Joins en outre à ce don un moulin près de Pontorson, et une portion de terre que j'ai en la ville voisine de Saint-Georges qui s'appelle Vilcon et un lieu apte à construire un moulin dans un endroit appelé le Champ-Corvi mais si pour de don quelqu'un du dehors du monastère veut retirer une partie de cet héritage qu'il soit en un tourment perpétuel dans un feu inextinguible. Preuve Lobineau colonne 109.

     

     

    Hamon dit le Vicomte.  dit le vicomte né vers 930-940; il trouvera la mort en 992 lors de la bataille de Conquereuil laquelle verra s'opposer Conan père de Geoffroy le dit Conan y trouvant la mort. Quels purent êtres  les liens familiaux lesquels éventuellement purent unirent ce seigneur à Hamon époux de Roianteline ci-dessous énoncé ? 

     

    Haimon . Haimon Ier vicomte  d'Aleth né vers 960 père en autre de Junguené cité lui comme étant "évêque de Dol" en 1008 [ Junkenus doit très probablement naitre vers 980 ayant alors l'âge de 28 ans lorsqu'il sera ciré en la dite année 1008. Au travers de notre Hamon ici cité en vérité il faudrait voir au travers de ce personnage "Hamon II" et non pas Hamon 1er le dit Hamon le vicomte mort à Conquereuil lui voyant alors le jour vers 940-50. Hamon 1er ici cité, né vers 940-50 en effet, pourrait avoir eu certains liens familiaux avec Junguené 1er du nom dit "le Laïc" lorsque Conan confirmera à l'abbaye du Mont-Saint-Michel cela en l'année 990. Cette parenté nous la "supposons" sur le simple fait que Hamon II époux de Roianteline eu lui même un fils lesquel, lui aussi prénomé Junguené, deviendra le grand archevêque de Dol "conseiller" privée du Duc Alain vers 1033] serait-il le fils héritier de Hamon dit le "vicomte" décédé lui en 992 lors de la dite bataille Conquereuil ?                                                                                       Hamon vicomte époux de Roianteline ne peut-il pas être le  même "Hamonis vicecomitis" lequel, en une charte également rédigée sous Alain III duc de Bretagne relative elle à une donation faite au prieuré de Gahard, sera dit Alain ""père de Main"  ...S.Hamonis vicecomitis. S.Maini filii sui...que nous pensons pouvoir être la souche des premiers seigneurs de Fougères ?                                  La charte relatant la donation que fit avant 1026 à Marmoutier Alain III, charte concernant la donation de l'église de Saint-Marin de Servon, ne va t'elle pas dans ce sens puisque elle aussi cite comme témoins "présents côte à côte" et Hamon le comte ...Hamonis magistri comitis..., et Riwallon le vicaire alors seigneur de Vitré et Alfred seigneur de Fourgères [ce dernier donnera sa fille Ynoguen à Tristan le propre fils du dit Riwallon le vicaire] Alfred ou Aufroy  lui même fils de Main 1er et père de Main II de Fougères ...S.Rigualloni  vicarii.  S.Hamonis magistri comitis. S.Alfredis militis...? Ne peut-on voir dans Hamonis magistri vicecomis époux de Roianteline le même Hamonis comitis lequel, père de Main, sera probablement la souche des premiers seigneurs de Fougères ?                                   Hamon époux de Roianteline sera cité à notre connaissance pour la toute première fois en 1008 cela lors du rétablissement de l'Abbaye de Saint-Méen par Alain III hier son "élève"; il est alors nommé : ...boni Magistri sui Aymonis...1008 sera l'année en laquelle Alain ceindra la couronne ducale, encore jeune enfant âgé alors à peine de 8 années, enfant alors placé sous la "protection" de notre dit Hamon.

    Hamon peut-il être l'oncle présumé du seigneur Alain de Dol, fils d’Ewarius, souche des sénéchaux héréditaires de Dol  ? Alain dit alors "fils Ewarius" sera cité en une charte faite par Berthe laquelle, veuve de Alain III de Bretagne décédé en 1040, fera au lendemain du décès de son époux une donation à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes, abbaye fondée quelques années auparavant en 1032. Voici ci-dessous cette charte citant notamment le premier seigneur de Dol souche des Alan fils Flaad etc. [Cité en la dite charte rédigée au lendemain de 1040 Alain fils d'Ewarius doit donc en effet naitre vers 1000-1010. Au regard de cette information son dit père Ewarius lui doit donc naitre vers 970 c'est à dire  à la même époque qui vit la naissance de Haimon époux de Roianteline. Ewarius souche des premiers "sénéchaux héréditaires de Dol" était-il parent très proche, voir le propre frère puisné, du vicomte d'Aleth  "Haimon époux de Roianteline" ?].

     

    Charte réalisée au lendemain du 01/10/1040 jour en lequel décédera Alain III duc de Bretagne :

    Mundi terminum propinquare praenunciata a Domino signa multiplici frequentia dederunt. Surgit enim gens contra gentem et regnum adversus regnum et terrae motus magni sunt. Unde ego Bertha dono Dei totius Britanniae comitissa et filius meus Conanus his signis territi, et praecipue de obitu dulcissimi senioris mei Alani videlicet celeberrimi consulis hujus filii mei Conani patris pridie nobis nunciati, corde tenus sauciati, acquiescentes Evangelico praecepto ubi dicitur : Facite vobis amices de Mammona iniquitatis. Donamus Sancti Georgio et Sanctimonialibus ibi Deo servientibus pro anima supradicti senioris mei Alani nuper defuncti et notris animabus mea scilicet et filii mei Conani et omnium antecessorum nostrorum in elemosinam sempiternam parochiam quae est in pago Leonensi quae vocatur Ploicathnou, totam ex integro cum pratis et silvis et incultis. Si quis autem etc. Fecimus hanc donationem coram istis testibus Conano consule; Salomone episcopo existentibus; Eudo Comes testis; Juthcaelus archiepiscopo ; teste Alanus filius Ewarini [Alain seigneur de Dol fils Ewarin. Alain sera la souche des "sénéchaux héréditaires de Dol" ] ; teste Gotscelinus de Dinan; teste Robertus filius Guihenoci; teste Aldroënus Capellanus; teste Herveus Crassavacca; teste Aldroenus filius Holedri. Item post annum XXII, hujus primae donationis quia voluit nos Deus superstites, ecce roboravimus ego Bertha videlicet et filius meus Conanus, ore confirmamus et manu tetigimus hujus donationis cartam, tangendamque et amicis tradidimus. Silvester testis; Budic filius Vicecomitis; Poncius filius Aldroni testis; Giron filius Ansquetil testis; Gauterius de Acciniaco testis; Robertus Pirot testis; Fulcherus filius Riwalloni Landaurensis testis; Gauffridus filius Vicecomitis testis; Gauterius filius Harlogoni; Herveus ejusdem Gauteri filius; Guegomus bastardus. Signum Berthae; signum Conano comitis.  

      Traduction : La fin du monde prédite par le seigneur approche, il donne des signes fréquents et multiples dressant pour cela nation contre nation et royaume contre royaume et les tremblements de terres sont grands. Donc moi Bertha don de Dieu [Berte de Blois-Chartres femme de Alain III] , comtesse de toute la Bretagne et mon fils Conan [Conan II fils de Alain III et de Berthe de Blois] et mon fils Conan terrifié devant ses signes, et surtout nous ayant annoncé la veille la douce mort d'Alain mon ainé à savoir le célèbre Consul celui-ci etant le père de mon fils,  Conan son coeur a été bléssé et acquiésant les préceptes des Evangiles il a dit : peut-on se faire des amis avec la possession de l'injustice ? [Je] donne à Saint-Georges [abbaye de Saint-Georges de Rennes] et à ses saintes nonnes qui là servent Dieu pour l'âme de mon ainé susmentionné Alain récemment décédé et à savoir nos âmes et celle de mon fils Conan et celles de tous nos ancestres en aumosnes éternelles une paroisse qui est dans le pays du Leon qui s'appelle Ploicathnou [Plougasnou proche de Morlaix] , toute entière avec les prairies et les forêts et les terres incultes etc. Si quelqu'un fait etc...A cette donation faite ces témoins : Conan Consule [son fils] ; Salomon l'évêque actuel; le Comte Eudes témoin [Eudes comte de Bretagne le propre frère du feu Alain, tuteur de Conan];Juthcaelus  évêque [probablement Juhel ou Johoneus ou Juhellus lequel fut évesque de dol entre 1040 et 1075-76. Nommé "évesque" malgrè le non vouloir de Rome Juhel prendra "femme" et aura de cette dernier Gaultier lequel sera lui évesque de Nantes. Juhel détachera du Régaire de Dol des terres relativement importantes qu'il confiera à des seigneurs relevant alors de lui. Il en ira ainsi pour l'origine de la seignerie de Landal...] ; témoin Alain fils d'Ewarin [Alain sera la souche des sénéchaux héréditaires de Dol ; il aura pour fils Flaad et pour petit-fil Alain second du nom etc. En partant du principe que Alain fils de Warin a ici un peu près 30 ans, cela en 1040, il est donc né vers 1000 ou 1010. Son père Warin de Dol lui doit donc naitre vers 970. Celui-ci est donc contemporain à Hamon vicomte d'Aleth et époux de Roianteline; Warin et le dit Hamon étaient-ils tous deux frère l'un de l'autre ?] témoin Josselin de Dinan; témoin Robert fils de Guihenoc; témoin Aldroen Chapelain; témoin Hervé Crassavacca; témoin Aldreon fils de Holedri. De même après 22 ans ce premier don parce que Dieu nous voulait témoins; A savoir qu'afin de renforcer tout cela moi, Berthe, et mon fils Conan de notre bouche nous avons confirmé en la touchant de nos mains cette charte de donation, nous avons touchés nos fidèles et l'avons confié à nos amis. Silvestre témoin; Budic fils du Vicomte [probablement Budic fils de Budic vicomte de Nantes]; Poncius fils d'Aldron témoin; Giron fils d'Ansquetil [Giron seigneur de Chateaugiron] témoin; Gautier de Acciniaco témoin; Robert Pirot témoin; Foucher fils de Riwallon Laudaurensis témoin; Geoffroy fils du vicomte témoin; Gautier fils de Harlogoni; Hervé fils du même Gautier; Guegon le bâtard; signe Berthe; signe Conan comte. Cartulaire de Saint-Georges de Rennes. 

       Hormis le fait qu’Haimon ou Hamonis ait été l’époux de Roianteline dite Vicomtesse, hormis le fait qu’il ait été aussi dès 1008 le gouverneur des enfants de Geoffroy 1er Béranger duc de Bretagne, fils du duc Conan 1er dit aussi Conan le Tors, nous n’avons de Haimon 1er, probablement viscomes d'Aleth, aucune autre source à ce jour autres que celles que nous avons déjà détaillées précédemment (Quand à la propriété du château de Guarplic et de ses dépendances, il semble quelle appartenoit à Haimon vicomte de Dol et de Dinan au commencement du 11ème siècle. Ce seigneur épousa Roianteline dont il eu quatre enfants dont Hamon vicomte de Dinan… Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne par Pierre Hyacinthe Morice et Charles Taillandier. 1742).     En dehors de rares chartes originelles seule la Chronique de Saint Brieuc, laquelle fut écrite par un auteur anonyme au tout début du 15ème siècle, bien des années séculaires après reprend notamment son existence comme Maitre ou Gouverneur des enfants du duc peu après la mort du duc Goeffroy lequel meurt en 1008 . [Au lendemain de la mort de Geoffroy duc de Bretagne, le duché étant alors déposé entre les mains d'Havoise de Normandie, veuve du feu Geoffroy, les ambitions personnelles de certains seigneurs se dévoilèrent aux yeux de tous. Il en sera ainsi pour le comte de Cornouailles lequel viendra soutenir dans sa revendication personnelle Juhael oncle des oncles de Geoffroy et frère de ce dernier Juhael revendiquant la Direction du Duché. Nous sommes alors en pleine renaissance d'une certaines foix religieuses et un ensemble d'abbayes en ces mêmes heures troubles vont soient naitrent ou renaitrent. C'est en ces heures que va apparaitre Hamonii alors "Instituteur des enfants de Geoffroy. La Chronique de Gaël le nommera "bonus magistère].

     

    Voici la partie de la Chronique de Saint-Brieuc :

                         

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     

    …At vero jam dicti fratres cum militibus essent ante castrum seque ad bellum praepararent, consilio matris sua Havesiae et boni magistri sui Hamonis pro anima Goffredi Ducis eorum patris ac ejusdem Havesiae et suarum animarum salute,ac etiam pro imminentis belli victoria belli et pro totius Britanniae incolumitate per manum Sancti Hinguetheni abbatis qui illic aderat praesens , ecclesia Sanctae Marie et Sanctorum Mevenni et Judicaelis de Gadel cum tota terra et foresta , quae in circuiti ipsuis ecclesiae erant, Deo et praelibatis...

    Traduction : Mais les frères avec les soldats ont été eux-mêmes devant le château se préparer à la guerre sur les conseils de leur mère Havoise et de leur bon magistra Hamonis (enseignant, maître, gouverneur) pour l’Âme du duc Geoffroy leur père et de la même Havoise et le salut de leurs âmes et aussi pour la victoire de la guerre imminente et pour l’ensemble des bretons et pour la sécurité de l’abbé de Saint Hinguetheni qui est présent, pour l’église de Saint-Marie et de Saint-Méens et Judicaël de Gadel, avec leurs terres et forêts lesquelles sont tout autour de ces églises…

     Hamon 1er du nom [Hamon II], pour l'historien Auguste Du Paz, est vicomte sous le règne et de Geoffroy 1er et sous celui de son fils aussi, Alain III. Geoffroy décédant en l'année 1008 et Alain son fils en l'année 1038, Hamon 1er est donc vicomte et encore en vie vers 1010. Vicomte pour Geoffroy 1er en 1008, âgé d'environ 40 ans, nous pouvons logiquement penser qu’Hamon 1er du nom serait donc né vers 970. Laissons toutefois parler Auguste Du Paz lequel écrit en 1619, page 1B n°120 : Ammon est le plus ancien Vicomte de Dinan que j'aye trouué par mes recherches. Il y a six cets ans et plus qu'il viuoit , du temps du duc Geffroy 1er du nom et sur le commencement du regne du duc Alain 3 du nom son fils comme il conste par vn acte de Gauthier Euesque de Rennes, qui est es archiues de l'Abbaye de Sainct Florent pres Saumur, qui concerne le Prieuré de Liuré en l'Euesché de Rennes, membre dependant de ladite Abbaye, et maintenant appartenant aux Peres Iesuites de Rennes, fondé par Ledit Geffroy premier, la fondation duquel fit confirmee et aprouuee par lesdits Duc Alain, et Cauthier Euuesque. Il eut cinq fils nommes Hamon qui luy succeda a la dite vicomte, Ivnhoenevs qui fut archeuesque de Dol, Rvellan surnomé Capra Canuta teste Chenuë qui fut premier seigneur de Combour duquel sont issus les autres seigneurs de Combour desquels nous parlerons ailleurs, Iosselin de Dinan duquel ie n'ay leu autre chose, le cinquiesme fils de nommé Salomon fut premier seigneur du Guarplic et chef de la maison et famille du Guesclin ie prouueray cecy par actes tirez des archiues des Eglises de Dol et de Redon que j'allegueray eu vn discours intitulé : La vraye origine et extraction de Messire Bertrand du Guesclin Connestable de france. Hamon vicomte de Dinan, fils d'Ammon susdit viuoit du temps Alain et d'Eudon son frere, le party duquel il siuuit en la guerre qui fut entre eux à cause du partage comme on peut le voir au Chapitre des Ducs et Comtes de Penthieure. Il laissa vu fils son principal heritier nommé Bertrand qui viuoit du temps du duc Conan 2 du nom fils dudit Alain 3 du duc Hoel et son fils Alain Fergent, qu'il accompagna auec les autres Barons et Seigneurs Bretons , allant ayder à Guillaume le Bastard Duc de Normandie , l'an 1066. Il eut plusieurs chasteaux, manoirs, terres et seigneuries, que luy donna donna ledit Guillaume deuuenu Roy pour le recompenser. Olivier premier du nom son fils luy succeda au Vicomté de Dinan et viuoit du temps de Geffroy comte de Rennes fils bastard dudit Alain 3 qui succeda audit comté que fondit pere luy auoit doné apres le decez dudit Conan 2 fils legitime audit an 1066, comme il conste par autre acte estant archiues de ladite Abbaye de Sainct Florent. Il fonda le Prieuré de Sainct Malo de Dinan au forbourg de Sainct Malo, membre dependant de l'Allaye de Mairmoustier les Tours et ordonna qu'il y eust huict Moines du nombre desquels il dit qu'il serale cinquiesme. Voicy la lettre de fondation extraicte des archues de ladite Abbaye... 

    Père de Joscelin premier seigneur de Dinan, père de Haimon vicomte d'Alet, père de Riwallon premier seigneur de Combourg, père de l'archevêqie Ginguené, père aussi de Salomon dit le Batard, Haimon dit le "le vicomte"   ici cité fut peut-être aussi le père d'un enfant nommé Main. En effet en une charte rédigée entre 1015 et 1032, cela sous la mandature de l'Abbé de Marmoutier Ebrard, cet enfant sera comme témoin cité au côté de son père Haimon dit en cette charte "Haimon le Vicomte".  Qui était ce dit "Méen ?  Fut-il le premier seigneur cité de Fougères : Mainonis de Fillgeriis . Voici cette charte : Mains In nomine Taris et Filii, et Spiritus Sancti, amen. Ego Alanus comes et Dei gracia. Dux Britannorum, et frater meus Heudo atque mater mea Haduisa, et noster vicecomes Haimon, et filii ejus, concedimus tres villas de terra nostra Sancto Exuperio sub dominio Sancti Martini Majoris Monasterii et Ebrardi abbatis ceterorunque illias loci Monachorum... Nomina villarum hec sunt : Mons modestu, Campus culticium, Tahonus...Quicumque sive vir mulier huic resistere voluerit rationi, habitationem habeat cum Dathan et Habiron, ubi continue habitat et Acharon. S.Alani comitis; S.Heudonis fratris ejus; S.Haduise comitisse matris eorum; S.Guarini episcopi [Garin évêque de Rennes]; S.Meigonei; S.Hamonis vicecomitis. S.Maini filii sui; S.Radulfi Largi; S.Gurgari filii Urferii; S.Mainghi fratris sui. Traduction : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, amen. Moi, Alain comte et par la Grâce de Dieu duc des bretons, et mon frère Eudes, et ma mère Haduise, et notre vicomte Haimon et son fils, concédont trois villages de terre [métairies] à notre Saint-Exupéré [Saint-Exupéré de Gahard] sous la domination du Grand Monastère de Saint-Martin et de l'Abbé Ebrard [abbé de Marmoutier de 1015 à 1032], et des autres moines de ce lieu. Le nom de ces métairies sont : le mont Modeste, le Champ Cultivé, Tahan...Si un homme ou une femme quelconque a la volonté de résister à ce jugement  qu'il demeure avec Dathan et Habiron, où il vivra en permanence et Acharon. Signe Alain comte; signe Eudes son frère; signe Haduise la comtesse leur mère; signe l'évêque Garin; signe Meigon; signe Haimon vicomte; signe Main son fils; signe Raoul Largi; signe Gurgari [Guegon ?] fils d'Urferi [s'agit-il ici de Urfoy ou Urvoi qui fut en ce temps seigneur de Saint Brolade et de Cherrueix ?] ; signe Main son frère.

     Mais qui était le premier "Alain de Dol" ? [ Il est très probable que le Pays de Dol ai eu très tôt une "propre histoire" et cela bien avant que Ginguené archevêque de Dol ne créé la seigneurie de "Dol-Combourg" au tout début du XI siècle. Pour expliquer ce propos il est fort possible que le dit "pays de Dol" , cela en amont de la propre histoire de Ginguené, relevait au IX siècle des comtes d'Aleth et cela avant même que ce même comté soit disséqué en ce même IX siècle lorsque le prince Nominoë érigea la "métropole de Dol" sortant ainsi la Bretagne de l'influence de la Métropole de Tours. Le pays d'Aleth ou la "pagus" d'Aleth, lequel alors comprenant Dol, était donc très probablement un comté à part entière; ainsi disparu son "dernier comte" présumé, Alain dit comte de Dol, le dit comté de Dol laissant ainsi la place à une simple mais grande "Vicomté". Le premier représentant "certifié" de cette "Vicomté" sera Hamon lequel, né vers 970, gouverneur des enfants du Duc de Bretagne Geoffroy 1er, fils de Conan, sera lui le père de Goscelinus de Dinan, de Riwallon de Combourg, de Ginguené archevêque de Dol, de Salomon seigneur du Garclip. Hamon prendra pour épouse Roianteline dite fille de Riwal probable "bouteiller" de Dol. Quel était le père de Hamon époux de Roianteline ? Ce dernier était-il descendant du dernier comte de Dol ?            Le premier représentant du dernier comte de Dol fut-il Ewarius père d'Alain de Dol ancestre très probable des premiers sénéchaux "héréditaires" de Dol ? La vicomté d'Aleth cependant va très vite disparaitre probablement par "non naissance" d'un enfant héritier. Le dernier nommé, dénommé lui aussi Hamon, Hamon III d'Aleth, sera lui cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, abbaye fondée très probablement vers 1078; seront alors cité à ses côtés Olivier 1er de Dinan et son épouse Gana ainsi que leur fils, Geoffroy de Dinan. Celui-ci, né vers 1060, doit alors avoir approximativement 18 ou 20 années. Orieldis sa future épouse n'est point citée en cet acte; Geoffroy semble peu après "devoir" hérité des terres ayant hier formées la dite vicomté d'Aleth, terres appartenant encore en cette année de la fondation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol à son dit parent "Hamon le vicomte"]

    Afin de pouvoir répondre le plus correctement possible à cette question, il nous faut remonter au bisaïeul supposé du dit Ewarius, Alain dit comte de Dol, et cela au travers du 1er Jarl de Normandie, Rollo. Après avoir abordé les côtes de la Francie occidentale, Rollo s’installe sur les bords de la Seine, dans son embouchure. Lançant des raides vers Paris, il parviendra sous les murs de cette ville et participera ainsi à son siège. Prenant ensuite la ville de Bayeux en 910, il tuera le comte de Neustrie Béranger avant de se diriger, dans la continuité de son avancée, sur la Bourgogne. En 911 Rollo échoue cependant devant les murs de Chartres qu’il souhaitait prendre par ses armes mais il sera tenu en échec par le comte de Neustrie Robert 1er, fils de Robert le Fort. Devant la puissance d’un tel ennemi, Charles le Simple va acheter, par un traité de paix, cet homme en lui offrant une grande partie de la Marche normande située en Neustrie laquelle comprend alors, en son étendue, la ville de Rouen. Le traité de St-Clair sur Epte, ville où fut signé ce traité, jettera ainsi les bases du futur duché de Normandie. Charles le Simple lui propose aussi la seigneurie de Flandre ; Rollo cependant la refuse ne l’estimant pas d’un revenu financier suffisant. Devant son refus, Charles le Simple s’autorise de donner la Bretagne à l’ancien chef viking, région alors positionnée au plus près de son tout nouveau duché et (malgré la reconnaissance de l’indépendance de la Bretagne par Charles le Gros, Charles le Simple considérait toujours la Bretagne comme relevant aussi de son autorité première. Aussi il donna à Rollon ce royaume lequel ne lui appartenait pas de droit) c’est ainsi que les terres de Dol et d’Antrain, en autre, lui furent baillées en 919. Devenus injustement sujets de Rollo et de son fils Guillaume (Willelmus Longa Spada) , le comte Beranger de Rennes (lequel était le propre beau-frère de Rollo par sa sœur Popa de Bayeux. Reprendre les arbres de généalogie proposés), ainsi qu’Alain dit de Dol furent tous les deux obliger de prêter un hommage vassalique à Rollon et à son fils Guillaume (et veritablement vne ancienne Chronique que j’ay veuë escrite en Normandie du vieil temps en dit quelque chose, et a la verité ce fut le pays auquel la guerre commença en la prétention des Normans contre le comte Alain de Dol qui s’adjoignit au comte Beranger de Rennes. Mais les Bretons qui auoient toute leur vie et de leurs peres combattu cette pretension d’hommage…Si fut cela le sujet de la guerre du temps de cinq ans, c'est-à-dire tant que ce Rollo vescut… Bertrand d’Argentré Historien de la Bretagne lequel meurt en 1590). (Beranger le comte de Rennes possède une affiliation proposée aujourd’hui suite à des études onomastiques réalisées dernièrement par Christian Settipani et Katharine Keats-Rohan ; il y a aussi la transmission du surnom Béranger lequel est transmit à certains membres de cette famille et en amont et en aval. Fils supposé de Béranger II de Neustrie lequel fut tué en 910 par Rollo, il épousa, toujours pour cette étude onomastique, une fille de Conan comte de Rennes lequel Conan est le fils attesté par des chartes religieuses et d’Erisöe et de Marmorech son épouse). (mais après s’assemblèrent partie desdits Bretons sous le comte Beranger de Rennes, et firent bataille près le fleuve Coynon contre une multitude dedits Normans qu’ils occirent…Pierre le Baud) ; (c’est à dire tant que ce Rollo vescut, lequel bientost apres auoir accordé auec le roi Charles le Simple, enuoya insinuer ses hautesses en Bretagne et demander qu’on luy fist obeïssance en vertu de la cession : mais il ne trouua homme qui s’y voulust accommoder…les persecucutions auoient esté si grandes au pays de Bretagne qui ne comparoissoit plus prince ne seigneur, n’y teste homme à qui on le peust demander s’estant tous retirez du pays, sors le comte Béranger de Rennes qui estoit demeuré et Alain comte de Dol lesquels soustirent tant qu’ils peurent… Bertrand d’Argentré). Quelle était l’étendue, à la fin du 9ème siècle, du comté de Dol ? Ce dernier a t'il seulement existé ? A la mort de Beranger de Rennes Alain de Dol semble partir pour l’Angleterre rejoindre dans leur exil et Mathudoï de Poher et son fils, le futur Alain dit Barbetorte (Pour certains auteurs le dit Alain de Dol n'aurait jamais existé, une confusion s'étant très tôt installée entre le dit Alain de Dol et Alain Barbetorte lesquels ne formeraient alors une seule et même personne. Cependant Alain de Bretagne, futur Alain Barbetorte, enfant accompagnant son père Mathudoï dans son exil, peut-il être confondu avec le dit Alain de Dol lequel était alors un homme adulte et guerrier puisque peu de temps auparavent il combattit les normands au côté du duc Beranger II de Neustrie ? Si c'est épisode relaté dans l'histoire de Dol est vrai alors la confusion entre les deux dits Alain tomberait d'elle même). Alain revient en Bretagne en 936 accompagnant dans son retour le fils de Mathuedoï. Il semble prendre une part importante dans les batailles livrées lors de ce retour sur les terres bretonnes en lesquelles se trouvent alors de nombreux normands, la terre ayant été baillée un peu plus tôt à Rollo et à son fils Guillaume Longue-Epée. Ici commence la famille seigneuriale des seigneurs de Dol ; toutefois, nous n’avons pas l’ascendance de cette famille. Alain de Dol laisse un enfant lequel, appelé Salomon (Sollinious ou Salonias), meurt sur les terres Doloises tué qu'il fut par les normands d’Olaf II (roi de Suède de 1016 à 1028) lequel débarqua près de Dol afin de prendre cette ville, cela par erreur. En effet Richard II de Normandie, peu de temps après son mariage contracté avec Judith de Bretagne, (elle est la fille de Conan 1er Béranger et sœur de Geoffroy 1er Beranger) entre en conflit avec Eudes de Blois lequel, ayant épousé Mathilde, sœur de Richard, avait reçu en dote la moitié de la ville de Dreux. Devant le décès de Mathilde, laquelle était morte sans enfant, Eudes de Chartre-Blois refuse de rendre à Richard la dote qu’il avait reçu à son mariage, à savoir la moitié de Dreux. La guerre entre les deux hommes est aussitôt déclarée. Afin de mieux pouvoir combattre son ancien beau-frère Richard II fit alors appel à ses parents nordiques, notamment Olaf II de Norvège. Ce dernier, arrivant à la demande de Richard, se trompe dans sa destination et débarque t-il aussi près de Dol dont il saccage aussitôt toute la région. Salomon de Dol trouve la mort lors de cette nouvelle incursion normande sur ses terres Doloises (Les Norueges passerent outre et vinrent assieger la ville de Dol laquelle ils prirent et bruslerent et y tuerent le Comte Salomon sieur de Combourg et de Dol…dela en auant ledit duc Geoffroy …il tomba en l’esprit du duc Geoffroy de faire un voyage en Hierusalem…) l’Histoire est souvent remplies de contradiction et celle de Bretagne aussi. Ainsi pour certains historiens anciens Salonias, cité en la Chronique de Nantes, fut simple "avoué" de Dol quand pour d'autre, cela à l'image de monsieur d'Argentré, il fut comte de Dol : Qu'en est-il exactement ? Toujours est-il que Salonias ou Salomon de Dol semble devoir laisser un enfant héritier nommé Ewarin ou Ewarius de Dol lequel lui est attesté par une charte religieuse. En effet Ewarin, et cela en tant que père d’Alain de Dol, est cité au côté de Gotscelinus de Dinan dans une charte du cartulaire de Saint-Georges de Rennes, charte rédigée en 1039 (DCCCCIX . Obiit Alanus Dux Britanniae filuis Goffredi III .Kal. Octobris) au lendemain de la mort d’Alain III duc de Bretagne. Cette charte, par son contenu, témoigne de la grande Peur manifestée alors par toute population lorsque le monde entra dans le 11ème siècle. (Unde ego Bertha dono dei totius Britanniae Comitissa et filius meus Conanus his signis territi et praecipue de obitu dulssimi senioris mei Alani videlicet celeberrimi Consulis hujus filii mei Conani patris… Alanus filius Ewarini, Gotscelinus de Dinan, Robertus filius Guihenoci…) Nous voilà ici de nouveau devant cet Alain de Dol fils d'Ewarius et neveu présumé d’Haimon 1er dit le vicomte (il s'agit toujours ici de vicomte Haimon II; sa femme Roianteline étant dite vicomtesse dans une charte religieuse). Le nom de la vicomté d’Haimon ou de Roianteline ne fut jamais précisé dans aucune charte, et cela quelles qu'elles soient ; toutefois les différentes seigneuries déposées au lendemain de sa mort entre les mains de ses différents enfants permettent cependant de la située. Mais Hamonis [ou Aimon ou Haimon ou Hamon] était-il pour autant l'oncle d’Alain dit de Dol ?  A l'inverse nous savons avec certitude qu'Alain de Dol (Alanus filius Ewarini) fut le père d’Alain II de Dol ce dernier étant le premier sénéchal ou dapifer de Dol cité et reconnu. Alain II dit aussi Alan fitzalan (Alain fils de Alain. Alain fils d'Ewarius ci-dessus eu en effet pour enfants Flaad, Alain et Riwallon, Riwallon  ayant été le premier moine de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Lors de la fondation de cette abbaye Alain frère de Riwallon sera en effet présenté comme étant "senescallus". Son frère Flaad sera lui aussi "senescallus de Dolensi").                                       Alain de Dol fils d'Ewarius semble donc avoir fondé sa propre dynastie et cela au travers de la transmission de la charge militaire de la "sénéchaussée de Dol" lui qui fut le petit fils d'un Avoué de Dol alors qu' Hamonis son oncle supposé, époux de la dite Roianteline;  s'était vu lui hier confirmer toute la responsabilité militaire de ce très grand territoire hier au X siècle bien d'Alain comte de Dol,  Alain neveu d’Haimon ou Hamonis va lui recevoir quant à lui une nouvelle charge militaire, celle de "sénéchal de Dol" laquelle charge sera ensuite transmise à ses fils Flaad et Alain. Alain de Dol fils d'Ewarius sera de ce fait la "souche" de la famille des Fitzalan de Dol, tous sénéchaux de l’archevêché de Dol et cela par droit d’hérédité. De sa descendance directe sortira demain la famille seigneuriale des Stuart lesquels deviendront rois d’Ecosse.

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     

    Le Château-fort de Léhon lequel, reconstruit au 12ème siècle par Rolland de Dinan-Becherel, remplaça la motte féodale érigée par Haimon de Dinan. 

                                                        

                                              

    Haimon II   dit le vicomte, tout comme sa mère supposée laquelle sera dite" la vicomtesse",  nait vers l’an 1000. (ou Hamon III probablement le dernier vicomte d'Aleth. D'ailleurs celui-ci possédera des droits féodaux en l'église de Saint-Pierre d'Aleth droits que se disputeront un peu plus tard deux seigneurs: Guigon ôu Guegon vicaire d'Aleth et son parent par alliance  Robert fils de Bressel vicaire quant à lui de Plouer. ces deux derniers étaient-ils tous deux "apparentés" à Hamon ? Hamon obtiendra le titre ou la charge de cette vicomté au lendemain de la mort de son père Hamon l'immense étendue seigneuriale de ce dernier ayant alors été au lendemain de sa mort "divisée" entre Hamon son fils et les frères de celui-ci. Le titre de "Comte" au IX siècle était une charge militaire et donc en principe non transmissible puisque placés par l'Empereur les comtes représentaient ce dernier en tant "qu'officiers". Ainsi sous l'empereur Louis le Pieux, empereur des francs, certains comtes se verront "remplacés"  en leur dite charge de "comte" que cela soit par désaccord avec l'empereur ou par interêt du seul empire des francs . Au X et au XI siècle il en serra ainsi aussi pour la charge de "Vicomté avant que celle-ci, comme tant d'autres charges d'ailleurs, devienne elle héréditaire au sein de certaines familles. Ainsi la "vicomté d'Aleth", laquelle remplacera aux dits X et XI siècles la charge des "Comtes d'Aleth hier seigneurs de Dol, sera elle transmise au sein d'une même famille et cela sur plusieurs générations. La vicomté de Hamon ici citée était donc très probablement la Vicomté d'Aleth la Vicomté de Poudouvre elle apparaissant un peu plus tard. Pour reprendre quelques phrases ci-dessus il est donc fort possible que la dite Vicomté d'Aleth soit en effet apparue sur les "cendres" mêmes du Comté d'Aleth lequel  fut  en effet probablement "démembré" par Nominoë en personne quand celui-ci voulu en le dit "pays de Dol" une grande métropole religieuse pouvant libérer la Bretagne du joug spirituel de la grande Métropole Carolingienne de Tours. Faisant partie hier du pays du Poher les terres du Poudouvres furent très tôt rattachées à la seigneurie de Dinan puisqu'au 13ème siècle certains seigneurs de Dinan se diront "seigneur du Poudouvre". Ce terme du "Poudouvre" désignera alors toute l'actuelle zone géographique étirant ses étendues entre les eaux de la rivière de l'Arguenon et celles de la rivière de la Rance. Il faut ici faire une petite remarque: l’historien Auguste Du Paz ne donne pas le même père à Olivier 1er de Dinan. Pour cet historien, lequel étudia nombre de chartes anciennes, le père d’Olivier serait Bertrand le fils unique d’Haimon 2ème du nom et non pas Josselin de Dinan lequel, pour Du Paz, n’a laissé aucune information que ce dernier ai pu trouver. Bertrand, lequel partira en 1068 aux côtés de Guillaume de Normandie, à Hasting, serait donc le véritable père d’Olivier 1er de Dinan. Si cette supposition se révélait être une vérité cela pourrait mieux expliquer les différentes possessions anglaises, telle celle de la terre d’Hartland, lesquelles possessions furent déposées plus tard entre les mains d’Olivier Ier de Dinan. Bien que cela ne change en rien la descendance d’Olivier de Dinan, il faut toutefois retenir cette éventuelle correction lors de la lecture des différents arbres de généalogies joints à notre travail). Fils unique d’Ammon ou de Hamon 1er du nom pour l’historien Auguste du Paz, Haimon fut le frère de Goscellinus de Dinan, de Junguené archevêque de Dol, de Salomon seigneur du Guarplic, de Riwallon seigneur de Combourg, de Hodierne, abbesse de l’abbaye de Saint-Georges de Rennes et d’Innoguen de Dinan, femme de Teuharius de Châteaubriant. Haimon est le probable constructeur de la motte castrale de Léhon laquelle fut érigée avec certitude avant 1034 puisqu’elle fut, en cette même année 1034, assiégée par Alain III duc de Bretagne (La motte castrale de Léhon fut peut-être élevée un peu plus tôt, vers 1029, quant Robert de Normandie déclara la guerre à Alain III son cousin en cette même année là. Hamon. L'une des rares chartes citant nommément Hamon au travers de sa charge de Vicomte est une charte relative à la construction du prieuré de Livriacus ou Liffré, paroisse proche de Rennes et assise sur le chemin reliant Rennes à Fougères, construction autorisée par Alain de Bretagne et commencée sous la mandature de Giraldus abbé de Saint-Florent. Signèrent cette Chartes les comtes Alain et Eudes de Bretagnes, tout deux frère l'un de l'autre; Walterius Redonnensium Episcopus ou Gautier évêque de Rennes; Junguené de Dol dit archevêque et frère de Hamon le vicomte et Aimonis vicecomtis lui-même. Hamonis ou Hamon paraitra aussi dans une autre charte mais cette fois ayant aussi à ses côtés son frère Josselin de Dinan; cette charte fut établie lorque Junguené son frère, archevêque de Dol, donna au moine Catwallon, alors moine spirituel de l'abbaye de Redon, sa propre terre héritée et nommée "Guernidell" . Pour faire ce don sortant du bien en indivisis hérité de ses parents, don lequel fut réalisé pour le rachat des âmes de feux ses dits parents, durent accepter ses frères Hamon et Josselin: qui hoc donum dedi cum fratribus meis Haimonio, Gozselino... [ou Gotselinus aussi] . Fut présent aussi lorsque cette charte fut établie Riuualdus Butellarius ou Riwal ou Rigal le Bouteiller lequel est l'auteur présumé de la souche d'Herveus Butellarius ou Hervé le Bouteiller seigneur en pays de Dol et échanson héréditaire de l'archevêché de Dol vers 1080, quelques année après seulement la rédaction de cette charte de donation. Il faut aussi noter au côté de Riuual les présences de Hato et Guillaume Butellarius lesquels en cette charte sont présentés comme étant les hommes de Junguené : Nostris hominibus Hato et Willelmus Butellarius...). Haimon II en 1024, âgé d’environ 25 ans, est cité à son tour, tout comme le fut son père aussi, comme étant le gouverneur du duc Alain III lorsque ce dernier décide d’assiéger son oncle Judhaël lequel est enfermé dans son château de Malestroit. La charte relatant ce fait précise que pour prendre cette décision Alain fut aidé des conseils donnés par Haimon son gouverneur et les frères de ce dernier. Lors du conflit ouvert en 1034 entre Alain III de Bretagne et Eudes de Penthièvre, son frère, Haymon II dit de Dol, lequel est placé géographiquement sous l’autorité première et directe d’Eudes de Penthièvre par droit de féodalité, prend le parti d’Eudes son seigneur direct ; son frère cadet Junguené, quant à lui, reste loyal à son duc puisque nous retrouvons Junguené, déjà archevêque de Dol, aux côtés d’Alain III quant celui-ci assiège la motte castrale de Léhon laquelle motte, enlevée, sera provisoirement confiée par Alain III à Morvan II vicomte du Léon. Quel parti prennent les autres frères de Junguené ? Retrouvant plus tard Gotscelin de Dinan toujours placé à la tête de sa baronnie récemment créée, nous pouvons pensé qu’il a été, lui aussi, fidèle à Alain III (Gotscelin de Dinan prendra pour épouse Orguen laquelle passe pour être éventuellement la fille de ce Morvan II vicomte de Léon et allié d’Alain III dans ce conflit ). Sa motte castrale de Léhon prise, Haimont II de Dol (Josselin de Dinan, géographiquement et féodalement, semble alors relever directement de son frère aîné Haimon II de Dol) semble de nouveau se ranger dans les rangs du duc de Bretagne puisque nous le retrouverons plus tard aux côtés de Conan II, fils d’Alain III, lorsque le dit Conan II assiège Riwallon de Combourg lequel, prenant la tête d’une rébellion alors menée à l’encontre le duc Conan II, s’est enfermé dernières les murs de son château de Combourg en attendant l’aide de Guillaume de Normandie également son suzerain (cela par une terre amenée en dote par son épouse normande). Haimon 1er et Haimon II, tous deux nommés respectivement vicomes, il est donc très difficile de savoir qui, l’un de l’autre, a fait ceci ou fait cela. Pour faire cette distinction, dans ce travail, nous ne pouvons nous aider que de leur âge respectif et cela à un moment donné précis de leur histoire respective. Quand Conan II assiège en 1065 Riwallon Chevre-Chenu, celui-ci s'étant alors enfermé derrière les murs de son château de Combourg, Conan est alors aidé par Haimon dit son gouverneur. Il ne peut s’agir que d’Haimon II de Dol (le propre frère de Riwallon de Combourg) lequel est alors un homme déjà âgé puisqu'il est né vers l'an 1000 (Au seul regard de cet âge avancé il serait possible qu'ici même il s'agisse d'un "Hamon III du nom lequel aurait alors été le fils du dit Hamon II ici étudié l'Histoire ayant entièrement occultée son "passé" le confondant avec son dit père supposé Hamon II d'Aleth. Nous supposons que la femme de Hamon III aurait-pu être  Orieldis laquelle fut la mère "attestée" de 2 prélats, à savoir Judicaël ou Benoist évesque de Saint-Malo et Geoffroy dit le Breton lequel, doyen de l'église du Mans, devint en 1111 archevêque de Rouen. Le prénom Haimon, issu de celui de Haimric ou Aimericii, possède la même origine orthographique que le prénom Henric lequel donnera Henri puis Henry. Il est issu des racines germaniques Heim et Ric signifiant respectivement la maison ou le foyer et la puissance pour le second. Ce prénom pouvait alors être donné de préférence aux fils aînés, futurs chefs de famille. Nous retrouverons ce même patronyme dans le premier seigneur de Lanvallay, seigneur reconnu dans un acte de justice). 

    Pour Jules Henry Geslin de Bourgogne, lequel écrit écrivit le livre intitulé : Les Anciens évéchés de Bretagne; diocèse de Saint-Brieuc, Hamon d'Aleth aurait eu pour vicomté tout le territoire correspondant au Poudouvre, "partie détachée du Porhoët". La transmission de la seigneurie de la Vicomté d'Aleth, bien seigneurial hier enclavé dans les biens des "comtes de Dol présumés",  cela au sein des enfants héritiers nés de Hamon vicomte d'Aleth et de Roianteline son épouse, semble en effet bel et bien pouvoir asseoir cette même vicomté en le Pays d'Aleth et cela en une grande surface géographique formée par les actuelles villes de Saint-Malo, Cancale, Chateauneuf de la Noë, Dinan, Bécherel pour ne citer que celles-ci. La spoliation laquelle demain opposera et Geoffroy de Dinan et Brient  dit "Vetulus" nous permet-elle de penser qu'en effet le dit Poudouvre fut lui un "détachement géographique" de la grande seigneurie du Porhoet ?

     

    Geoffroy le Breton et Judicaël d'Aleth : Benoist ou Benoit "évêque d'Aleth, Benoit étant un prénom latin, avait pour véritable prénom "Judicaël" prénom breton. Judicaël ou Benoist d'Aleth sera "évêque d'Aleth de 1086 à 1112 décédant ainsi au lendemain de la nomination à l'archevêché de Rouen de son frère Geoffroy dit le Breton lequel, en effet fut, nommé "archevesque de Rouen en 1111. Geoffroy dit le Breton, au lendemain de sa nomination à l'archevêché de Rouen, s'en ira en Angleterre pays en lequel il servira Henry 1er roi d'Angleterre. Quelles furent les "conditions sociales" en lesquelles furent élevés ces deux frères tous deux demain Archevêque de Rouen pour l'un et évêque de Saint-Malo pour l'autre ? Quels furent leurs parents "père et mère" laquelle mère fut prénommée Orieldis" ? Peut-on faire un parallèle généalogique entre Orieldis mère de ces deux prélats, prénom attesté par une charte,  et Orieldis femme de Geoffroy 1er seigneur de Dinan ?  Geoffroy le Briton et Judicaël ou Benoist évesque d'Aleth, naissant tous deux vers 1060, cela en même temps que Geoffroy 1er de Dinan, furent-il tous deux fils de Hamon III vicomte d'Aleth celui-ci étant alors en ce cas l'époux de Orieldis mère attestée de ces eux prélats ? Geoffroy le Briton et son dit frère Judicaël ou Benoits eurent-ils tous deux pour soeur Orieldis "femme" de Geoffroy 1er de Dinan ? La dite Orieldis n'aurait-elle alors pas pu apporter à son dit mari Geoffroy 1er de Dinan, cela en sa "corbeille de mariage" ,  tout un ensemble de terres assises en le Pou Aleth, terres comprenant aujourd'hui l'actuelle ville de Saint-Ideuc hier bien de Clamaroch féal sujet du dit Geoffroy 1er seigneur de Dinan ? Peut-on faire un parallèle généalogique et patronymique entre Geoffroy le Breton archevêque de Rouen, ancien religieux de l'église du Mans avant sa dite nomination à l'archevêché de Rouen, et le dit Geoffroy 1er seigneur de Dinan ? [supposition ici établie d'après l'intime conviction de monsieur Loïc Fisselier lequel suppose même que c'est tout le pays d'Alet  qu'ainsi la dite Orieldis apporta à son seigneur et époux Geoffroy 1er de Dinan. La vicomté d'Alet en effet semble devoir disparaitre de la maison de Hamon III pour intégrer celle des seigneurs de Dinan]  

     

     

     

    Les origines de Goscelinus de DinanLes origines de Goscelinus de Dinan

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    Vitraux de la Cathédrale de Chartres. Ici la Vierge à L'Enfant du 12ème siècle, la Scène et le Christ Sauveur . Vitraux des 12ème et 13ème siècles.

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    De gauche à Droite. Nabuchodonosor; David roi de Juda; Ste-Anne portant la Vierge Marie son enfant; Salomon roi de Juda et Aaron le Prophète. Transept Nord.

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan     Les origines de Goscelinus de Dinan

    Lancettes représentant les signes astrologiques et la vie de Jésus

     

    Riwallon de Combourg dit Capra Canuta ou Chèvre-Chenu. Sire de Combourg, seigneur d'une terre bretonne doloise assise proche de Pontorson, donc proche du duché de Normandie, il épousa en 1ère noce Arembourge du Puiset laquelle, fille d’Evrard du Puisset, comte de Breteuil en Normandie et vicomte de Chartres en pays de Beauce aussi, était une jeune noble Dame normande.  [Avant que la seigneurie de Dol naisse sous Jean 1er seigneur de Dol, fils de Riwallon, celui-ci était simplement "vicaire"  de cette terre pour l'archevêque de Dol Ginguené son propre frère. D'ailleurs dans une charte de fondation Riwallon sera dit "Riwallonus vicarius". Les seigneurs du Puiset, vicomtes de Chartres, ne doivent pas être confondus avec les comtes de Chartres-Blois dont ils étaient les vassaux tous comme les seigneurs de Dol lesquels étaient les vassaux des comtes de Bretagne. Issus de la maison seigneuriale de Breteuil, en le Beauvaisis, ils sont issus de Gelduin lequel est cité vicomte de Chartres en 1019; devenu comte de Breteuil vers 1048 Gelduin décédera moine. De son union avec Emmeline il aura pour enfant en autre Erard 1er, vicomte de Chartres à la mort de son aisné, Erard devenant par le mariage de sa fille Arumburge le propre beau-père de Riwallon de Combourg. Epoux d'Aremburge Riwallon sera de ce faite le propre beau-frère de Roger II de Montgommery, baron de Bellême et 1er comte de Shrewsbury lequel épousa Adélaïde soeur d'Aremburge. Seigneur normand fidèle de Robert le Diable père de Guillaume de Conquérant Roger II était aussi un seigneur très largement possession en Normandie puisqu'il possédait la charge militaire de la vicomté de l'Hiemois ainsi que toute la région d'Alençon. Au lendemain de la bataille d'Hasting il sera l'un des seigneurs normands possessionnés les plus importants en Angleterre. Nous voyons très bien ici les liens familliaux lesquels unirent indirectement ou directement l'histoire de Riwallon de Combourg à la propre Histoire de Guillaume de Normandie]. Par une terre apportée probablement en dote, lors de son mariage, Riwallon deviendra ainsi vassal aussi de Guillaume duc de Normandie. Riwallon avec Arembourge aura quatre garçons et trois filles dont Berthe laquelle épousera Geoffroy de Rennes dit Grenonat le Batard lequel, enfant naturel d’Alain III duc de Bretagne, est de ce fait le demi-frère de Conan II celui-là même qui plus tard assiègera Riwallon en 1064 dans sa tour de Combourg. Le nom de son épouse et le fait qu'elle ait été la seule mère de ses enfants sont tous deux inscrits en une même charte :   Aremburge uxoris suae et filiorum suorum Guilelmi, Ioannis, Gilduinis, Gauffridi et Aduisae... auront donc pour frère Wilhelme né de cette même union (ou Guillaume lequel est la forme française de Wilhelm ; ce prénom latin donnera le prénom William aussi) lequel deviendra le père Abbé de St-Florent le Vieil près de Saumur, le même abbé qui sera le principal témoin lors de la fondation du prieuré du pont à Dinan. Son second frère sera Gilduis lequel, moine bénédictain à Chartres après avoir été chanoine de Dol, meurt jeune (il n’avait pas 40 ans) au retour d’un voyage fait à Rome afin de demander au Pape la permission de refuser l’archevêché de Dol que l’on voulait lui imposer ; sa vie pieuse le récompensera dans la mort, il sera en effet béatifié. Du même mariage Riwallon aura pour troisième fils Jean 1er de Dol lequel, devant les choix ecclesiastiques de ses deux frères ainés deviendra, par la force des choses, seul héritier de la seigneurie de Combourg [le quatrième garçon sera Geoffroy dit aussi Gervais. Une charte latine présente Jean de Dol comme étant le fils de Enoguen et à ce titre on a pu à tord bien penser que Riwallon s'était deux fois uni devant Dieu. Inoguen toutefois était la soeur de Riwallon et non sa prétendue deuxième épouse. En la lecture de cette charte il faut aussi lire "Inoguen ma tente et non Inoguen ma mère en lisant non le mot mater mais le mot matertera : ...testis Robertus abbas, de laïcis ipse D.Johannes Ignogendis mater ejus, Basilia uxores ejus... ]. Riwallon recevera de la part de son frère Junguené une grande étendue de terre détachée en principe par ce dernier du régaire de Dol. Junguené financera la construction d’un castel sur cette même terre, celui de Combourg, et offrira le tout à Riwallon créant ainsi une nouvelle seigneurie formée par 12 fiefs de chevaleries et de Aubert, celle de Combourg, avec toutefois un devoir de bannière ou de protection seigneuriale (duodecim feuda militum et masuras quas habet in burgos sanctae Mariae et creditionem mille solidorem in Dolo). Riwallon et ses futurs héritiers devront désormais protection à l’église de Dol et commander son ost dans tout conflit guerrier, quel qu’il soit. Riwallon apparaît ainsi dans certaines chartes religieuses avec le titre de signifier sancti Samsonis lequel titre le présentait comme étant le porte enseigne ou le représentant de Saint-Samson, le saint patron de l’église de Dol. Beaucoup plus tard, à la fin de sa vie, Riwallon entre en 1064 en conflit avec Conan II, aux côtés de plusieurs grands barons du duché lesquels étaient mécontents du gouvernement du duc. Riwallon ayant été chercher de l’aide auprès de Guillaume de Normandie celui s’avance au plus près des frontières de Bretagne et fait bâtir une forteresse à St-Georges de Beuvron. En s’attendant à la venue prochaine sur les terres doloises de Guillaume de Normandie Conan assiège Riwallon ce dernier enfermé derrière les hauts murs de sa tour le narguant de toute sa haute verve seigneuriale. Devant cette lutte vaine et devant aussi l’arrivée imminente du duc de Normandie Conan et ses troupes n’ont alors pas d’autre ressource que celle de lever le siège militaire commencé et de s’en retourner sur Rennes pour échapper à l’arrivée du souverain normand. Guillaume de Normandie, arrivé dans le pays Dolois et n’y trouvant aucune force militaire de Conan, décide de s’en retourner en son duché ne pouvant rester longtemps en ce lieu sans y faire aucun agissement quel qu’il soit. Conan, apprenant le départ du duc de Normandie sort de sa capital, la ville de Rennes, pour reprendre aussitôt sa lutte menée contre Riwallon de Dol, lutte commencée quelques temps plus tôt. Apprenant l’arrivée de Conan dans son pays dolois Riwallon s’enferme cette fois dans son château de Combourg [il s'agit très certainement d'une motte castrale, tout comme celle de Léhon d'ailleur, la partie la plus ancienne de l'actuel château de Combourg ayant été très probablement érigée par Jean 1er de Dol, fils héritier de Riwallon] en attendant que le siège commence. Conan est aidé dans cette nouvelle lutte par certains grands seigneurs de son duché notamment d’Haimon son gouverneur, le propre frère de Riwallon et de ce fait le propre aussi fils d’Haimon et de Roiteline. Le siège porte ses fruits ; le château de Combourg tombe entre les mains de Conan et Riwallon lui est enfin livré. Avec une grandeur princière Conan décide alors de laisser la vie à Riwallon en le chassant de ses terres; cependant l’exil sera de courte durée puisque de nouveau Riwallon sera présent sur ses terres de Combourg en lesquelles il se fera inhumer, peu de temps après, son corps confié au prieuré qu’il avait fondé, à savoir celui de la Sainte-Trinité. Voir la charte de la donation ci-dessous... [de retour sur ses terres Riwallon en effet sera reconcillié avec son suzerain quant il offrira aux moines de Marmoutier, cela en présence de sa femme et de ses enfants, mais en présence aussi de Conan II, une église alors sienne laquelle alors était assise en la paroisse de l'évêché de Rennes celui-ci étendant son territoire jusqu'au duché de Normandie, au derrière de l'actuelle ville d'Antrain. Cette église en 1066 était placée sous la protection de Saint-Ouen de Rouen lequel fut évêque de Rouen entre 641 et 686; elle donnera naissance demain à l'actuelle ville de Saint-Ouen de la Rouairie en l'actuel canton d'Antrain, arrondissement de Fougères. Cette ville située au derrière de la ville d'Antrain géographiquement est toujours assise sur la frontière séparant hier les duchés de Normandie et de Bretagne. Bien seigneurial et religieux toutefois situé en Bretagne Riwallon comment acquit-il cette église ? Il serait fort étonnant que celà soit par son union contracté avec Aremburge du Puiset puisque celle-ci était la fille du vicomte de Chartre. Peut-on penser aussi que les biens de ses parents s'étiraient géographiquement jusqu'à cette frontière ducale ? Avec cette église Riwallon donnera aussi les dimes et les droits d'inhumations ainsi que les terres relevant de celle-ci. Cum, etc. ego quidem Rivallonus Britannicus gente, genere non infimus sub fidei titulo Christianae homo militiae saecularis, quod castri possessor quod Combornium vocant inter fines situm Britanniae minoris, etc. Pateat igitur donasse me Sancto Martino, post alia scilicet quaedam, mei juris Ecclesiam quandam in parrochia Redonensis Episcopi sitam, in honorem Beate Audoëni Archipraesulis Rotomag exstructam, quam Ecclesiam de Revocaria vocant, cum decima, oblatione, sepultura integra, terra denique tota. Et hoc donum meum suo firmat auctoramento totius nostrae Britanniae Princeps ac Britannorum Dominus Conanus Comes. Meam quoque conjugem nomine Aremburgem atque liberos Guillelmum, Johannem, Gilduinum, Gaufredum, Aduisam nuncupatos in eadem michi feci donatione fautores, atque ut etc , tam praedictus Comes excellentissimus quam ego ; meique supra nominati cum conjuge liberi , istam munivimus Cartam singuli in ea sacratissimae crucis effigiato vexillo cum comes tam meique cum effigiato vexillo. Traduction :

    Avec et tout ce qui suit moi, Riwallon du pays de Bretagne, le plus humble, au nom de la Foi Chretienne, chevalier séculier, propriétaire du château de Combourg, situé à la limite de la Petite Bretagne etc. dispose et donne à Saint-Martin, l'un après l'autre, mes droits en une église située en la paroisse épiscopale de Rennes, batie en l'honneur de Saint-Ouen évêque de Rouen, l'église appellée de la Révocation, avec les dîmes, les dons de toutes les enterrements, enfin toutes les terres. Et ceci est mon don pour elle incité par tous les princes de Bretagne et le Seigneur Conan comte de Bretagne. Même ma femme nommée Aremburge et mes enfants Guillaume, Jean, Gilduin, Geoffroy et Advise ont fait cela. J'ai fais ces donations avec leurs accords et ainsi de suite, à la fois avec l'accord de mon excellent comte mentionné ci-dessus, de moi les miens ci-dessus nommés avec ma femme et mes enfants. Cette charte est certifiée  sur l'image très sacrée de la Croix]. Jean 1er de Combourg, l'un de ses fils puisnés, recueillera seul son héritage. Jean cependant ne prendra pas possession de l'héritage  de son oncle Haimon II, vicomte de Dol ou de Plou Aleth lequel meurt sans laisser d’enfant vivant semble t’il ; en effet cet héritage semble devoir entrer en possession de Geoffroy de Dinan puisque celui-ci sera "seigneur" en les terres de Saint-Ideuc, aujourd'hui Saint-Paramé, ce fait étant confirmé par une charte qui relate la donation que fit Clamarhoc aux moines de Saint-Michel. Comment Geoffroy de Dinan entra t-il en possession d'une partie la vicomté du Plou Aleth hier bien seigneurial de son parent Hamon II ? Cette partie de terre assise en la dite vicomté d'Aleth lui a t-elle était octroyée par "droit hérédité" ou bien par son union avec Orieldis peut-être fille du dit Hamon vicomte d'Aleth ?   Sur un plan religieux, comme tous les grands seigneurs du moyen-âge d'ailleurs, Riwallon [ou Ruallen] sera lui aussi prolifique et aurait pu participer activement à l'amorce de l'apparition d'un village, celui de Combourg si celui-ci n'avait pas déjà existé, quant il permit de son vivant l'édification d'un prieuré sis au plus près de la motte castrale de Combourg. Cette dernière sera remplacée, au lendemain de Riwallon, sous la mandature religieuse et seigneuriale de Jean 1er de Dol, fils du dit Riwallon, par un château-fort fait de pierre et de sang dont aujourd'hui encore il reste une tour originelle. [la fondation d'un prieuré permettait à un seigneur, outre le fait d'obtenir un pardon celeste pour tout un ensemble de péchés commis, outre le fait d'obtenir le repos éternel de son âme seigneuriale ainsi que celles de feux ses ancêtres, la naissance ou l'apparition d'un bourg tout prieuré quelqu'il soit attirant ainsi, au plus près de ses murs, l'amorce d'un noyau social si petit soit-il. Il en sera ainsi pour le prieuré de la Sainte-Trinité à Combourg fondé par Riwallon en dessous de la motte castrale et en dessous aussi de la ville déjà existante de Combourg. Ce petit bourg originellement était donc très probablement détaché de la ville de Combourg situé qu'il était juste en face du dit prieuré. Réuni géographiquement depuis très longtemps à la ville de Combourg il compose aujourd'hui la toute petite densité d'agglomération laquelle est formée par l'actuelle rue du Prieuré et son prolongement nommé " Les Cours Biards" . Assise au plus près du grand chemin reliant Combourg à Dinan le prieuré de la Sainte-Trinité sera très largement modifié au XIV siècle sa chapelle prieurale ne servant plus d'Eglise elle aussi jusqu'ici paroissiale. Possédant une chapelle, un moulin seigneurial le prieuré possédait très probablement une Cour de Justice puisqu'il semble avoir possédé le Droit de Haute justice propriétaire qu'il était d'une Croix Patibulaire à trois poteaux située à la sortie du bourg prieural. Le prieuré comme l'ensemble des monastères, abbayes ou prieurés sera grandement abimé sous la Révolution française présentant déjà, dès 1780, des signes de grandes faiblesses dont on doit peut-être rechercher les origines ou les causes premières par l'instauration même des abbés commendataires des années séculaires avant, au XVème siècle quant apparait le principe même des Commendes] Ce prieuré, lequel fut donc placé dès sa première heure sous la protection de "La Sainte Trinité", fut fondé peu de temps après que le moine du prieuré de Béré fut investi abbé du Grand Monastère de Marmoutier par Conan II de Bretagne, fils d'Alain III [Le prieuré de Béré  relevait de Brient et de sa mère Innoguent laquelle était la soeur de notre Riwallon de Combourg et la soeur aussi de Josselin de Dinan; il était situé sur un promontoire, à environ 2km en dessous du castel de Brient lui même édifier sur un premier promontoire lui faisant face et l'ensemble étant à l'origine de l'actuelle ville de Châteaubriant; situé au dessus de la rivière de la Chère, la surplombant de presque 70 mètres, il doit son origine très probablement à un rôle militaire stratégique, celui de protéger la voie ancestrale menant de Rennes à Anger.  Jean 1er de Dol, fils de Riwallon, fera lui aussi édifier un prieuré au plus près des murs de Dol, à Dol. Nommé aujourd'hui : le Prieuré de l'abbaye sous Dol, celui-ci lors de sa fondation, fut placé sous la protection de Notre Dame. Pour cela il sera appelé "Notre Dame de Dol"]. Barthelemy ayant été investi en 1064, Conan II ayant trouvé la mort sans aucun héritier légitime en 1066, la fondation du prieuré de "La Sainte Trinité de Combourg" fut donc, et cela par la seule force des dates, réalisée entre 1064 et 1066 Riwallon étant alors encore en vie. Né quelques années après son frère Josselin de Dinan, vers 1005-1010, Riwallon était donc un homme déjà avancé dans l'âge comme il réalisa la fondation de son prieuré. Pour ce faire Riwallon demandera au moine abbé nouvellement nommé à Marmoutier l'envoi d'un nombre non limité de moines afin de pouvoir procéder aux premiers travaux d'édification du prieuré l'église paroissiale de Combourg existant peut-être déjà puisque sa mère Roianteline, de son vivant, ici même à Combourg, était déjà propritaire d'une terre [nous lirons un peu plus bas qu'il offrit peu de temps après la moitié des dîmes de cette église dédiée à la Vierge Marie. Alors construite, sa présence à la même époque implique forcément l'existence même de la "ville" de Combourg. Quand et comment cette dernière apparue t'elle ?]. Avec l'assentiment de son épouse Aremburge du Puiset, avec l'assentiment aussi de ses enfants Guillaume [fils aisné Guillaume ou Willelme sera abbé de Saint-Florent de Saumur entre 1070 et 1118 et, à ce titre, il sera le principal témoin lors de la fondation du prieuré du Pont à Dinan. Ayant renoncé à son droit d'aînesse c'est son cadet Jean 1er de Dol, demi-frère et futur archevêque de Dol, qui sera héritier de la seigneurie de Dol-Combourg], Jean futur seigneur et archevêque de Dol, Gilduin de Dol, [ce dernier embrassera aussi la Foi et reconnu Saint par ses pères avant même de mourir sera de son vivant chanoine de Dol puis moine bénédictain de Chartres] Geoffroy lequel se croisera en 1096 pour partir en Palestine [Il sera fait chevalier à Antioche, en 1110] et Havise laquelle prendra pour époux Alvus de Poher [Ce dernier Vicomte de Poher, Alvei vicecomitis, sera présent également. Il faut noter ici l'absence de Berthe l'autre fille de Riwallon laquelle prendra pour époux Geoffroy comte de Rennes alors enfant naturel d'Alain III de Bretagne. Sera présente aussi à cette fondation la propre soeur de Riwallon et de Josselin de Dinan, Innoguen laquelle, femme de Teuharius de Châteaubriant, sera l'une des premières souches des seigneurs de ce nom ] Riwallon donnera donc aux moines de ce prieuré, alors seulement en train de naitre à Combourg, toute la terre nécessaire pour l'apparition d'un bourg prieural; il donnera aussi, pour compléter cela, les dîmes qu'il possédait en l'église de Saint-Ouen des Rouairies, église paroissiale assise en l'évêché de Rennes [Il est possible toutefois, et cela malgrès ce que nous avons ci-dessus écrit, que le Prieuré de la Sainte-Trinité était déjà existant lorsque Riwallon en fera donation aux moines de Marmoutier, vers 1064, puisque la première charte relative au dit prieuré est une charte de Donation et non pas une charte de Fondation Riwallon l'offrant aux moines de Marmoutier. Si cela est vrai sa fondation fut toutefois voulue comme même vers 1064; reste alors toutefois à savoir qui en furent les auteurs. Cette seconde possibilité étant reprise pour "Vérité" par Ogée celui-ci présente ses concepteurs lesquels pour lui sont Mains et son fils Hamon tous deux seigneurs de Combourg et sujets feaux probables aussi de Riwallon de Combourg. Quels personnes seigneuriales pouvaient donc bien êtres ces deux seigneurs de Combourg père et fils, tous deux alors sujets de Riwallon ?                            Saint-Ouen des Rouairies, en Ille et Vilaine, est positionné au nord-est de Rennes, à 65 km, et à 21 km du Mont-Saint-Michel dans le pays de Fougères, assise sur la ligne frontalière séparant la Bretagne du duché de Normandie]. L'abbaye de Marmoutier à la même époque recevra quant à elle les bénéfices des églises de Guguen et de Noyal sur Bazouges bénéfices lesquels, aussitôt, seront eux aussi offerts aux moines bénédictains présents à Combourg et oeuvrant alors tous à l'édification du prieuré de La Saint-Trinité. Ce prieuré aujourd'hui est une propriété privée en laquelle reste quelques murs de l'ancienne église prieurale; ce prieuré est nommé à tors aujourd'hui : l'Abbaye. [Peu après avoir réalisé cette fondation Riwallon de Combourg offrit donc, pour le grand historien que fut Auguste du Paz, et cela toujours avec l'assentiments de l'ensemble des siens, aux moines de son nouveau prieuré, la moitié des dîmes relevant  de l'église prieurale de Combourg ceci pour permettre le recueillement perpétuel des âmes de ses parents Hamon et Roianteline ce don étant aussi accompagné de trois métairies dont l'une était située à l'intérieur même de la paroisse de Combourg, les deux autres relevant de la paroisse de Saint-Ouen de la Rouaïrie. L'acte de fondation de ce prieuré présenté dans l'immense ouvrage de Dom Morice ne cite cependant nullement ni Hamon ni Roianteline tous deux père et mère de Riwallon. Pourquoi ce raccourci avec l'Histoire ?]. Après le décès de son épouse Arembourge du Puiset, mère de Willelme abbé de Saint-Florent de Saumur, mère d'Havoise épouse d'Alvus de Poher, mère de Saint-Gilduin, mère de Gervais lequel sera nommé chevalier à Antioche, mère de Berthe aussi laquelle pris pour époux Geoffroy Grenonat fils naturel du duc Alain III, Riwallon pris pour deuxième épouse Innoguen laquelle sera la mère de Jean 1er de Dol, demi-frère puisné de tous les autres enfants de son père. Gelduin ayant vu le jour en 1053 Jean 1er de Dol, à défaut bien sur d'être un enfant naturel, est donc né après 1053. Le patronyme d'Innoguen n'est pas cité cependant il faut noter l'existence d'une seconde charte laquelle, rédigée en 1086-1087, cite une dénommée Ennokent épouse d'Hugues de Mara. L'affiliation éventuelle pouvant unir et Ennokent et Jean seigneur de Dol fils d'Innoguen n'est cependant pas ici ni précisée ni confirmée en cette même charte. Et si Ennokent "femme" d'Hugues de Mara avait eu pour mère Innoguen le seconde épouse de Riwallon seigneur de Combourg ? Présent au côté d'Hugues de Mara lors de la fondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol Jean de Dol, fils des dits Riwallon et Innoguen, n'a t-il pas pu avoir pour "demie-soeur"  la dite Ennokent femme du dit Hugo de Mara ? Hugo de Mara calumniatus est partem quamdam terrae quae vocatur Meduoid; illam quae suerat Guidonis et Gaufredi filii ejus. Postea fecit inde donum per quasdam Cyrothecas in manu Hamonis Monachi anno MLXXXVI. Testes Hamo, Guido, Johannes monachi. Laïci Radulfus de Filgeris, Alanus dapifer, Herveus Botellarius, Johannes Trohet quod est Latine repertus etc. Haec concesserunt Ennokent ipsuis Hugonis uxor, et filii ejus Boia, Ulgonus, Amat. anno MLXXXVII. Dedit que Joh.Mon.Dolensis XXX.sol.Redonensium denariorium. Traduction :Hugues de Mara est calomnié [faussement accusé ?] pour une certaine partie de la terre qui est appelée Meduoid [il s'agit peut-être de la terre de Moison la rivière laquelle, située aujourd'hui en l'arrondissement de Châteaubriant, s'est écrit en autre "Meduoid". Cette terre qui passera en la baronnie de Châteaubriant relevait alors de la seigneurie d'Ancenis citée ci-dessus] qui est d'habitude à Guy et Geoffroy son fils. Par la suite il a fait don d'un certains gant en la main du moine Hamon; année 1086. Témoins Hamon; Guy; Johannes moine; les laïcs Raoul de Fougères; Alain dapifer [Alain sénéchal de Dol]; Hervé Bouteiller [Hervé bouteiller de Dol]; Jehan Trohet qui est trouvé [?] latin etc. Ceci a concédé Ennoken elle même femme Hugues et ses fils Boia, Ulgonus [Wigon ?] , Amat. Année 1087 Jean moine [Jean de Dol élu de Dol ?] de Dol a donné 30 sols deniers de Rennes. [Titre de Saint-Florent. Hugo de Mara ou Hugues de Mara sera cité également en une autre charte relative elle au village de Mezuoit  terre proche du château de Dol. Cette charte relate la fondation par Jean seigneur de Dol du dit prieuré de Saint-Florent sous Dol;  sera alors témoin aussi à ses côtés Trihannus ou Thierry de Chateaubriant fils de Briant. Reprendre la lecture de la charte relatant cette même fondation... ].

     

    Vers 1060

    La fondation du prieuré de la Sainte Trinité en Combourg

     

    Conditor noster etc. Unde ego Rivallonius homo militaris ex Britannia de castello Combornio etc. dedi Majoris Monasterio quemdam locum juris mei apud Combornio in honore Sancti Trinitatis constructum qui in Britannia in Episcopatu Sancti Machuti consisti voluntate et assensu conjugis meae Aremburgis ac liberorum nostrorum Guillelmi scilicet et Johannis, Gelduini quoque atque Haduisae jam nuptae cum omnibus sibi subjectis rebus. Huic dono placuit etiam adjicere medietatem decimae annonae quae pertinet ad ecclesiam Sancti Mariae non longe a predicto castro sitam, et medietatem primitiarum omnium; sed et tres anni festivitates id est Nativitatis Domini et Pascha atque Nativitatem Sancti Mariae sicut Comes Alanus tenuit; medietatem quoque panis et totam ceram totosque tradimus denarios, et quidquid insuper ipsis festivitatum diebus ad altare, et die parasceve ad adorandam crucem oblatum fuerit. His ista sollemniter peractis a praedicto Abbate.  His ista sollemniter peractis a praedicto Abbate postulavit deprecando ut in loco qui in honore Sancti Trinitatis est constructus aliquot constitueret monachos qui inibit omnipotenti Deo sedulum exhiberent officium, ita quod in dispositione Abbatis Majoris Monasterum, pendeat de numero et qualitate fratrum qui ad praedictum locum sunt transmittendi. Sepulturas quoque et omnes exitus extraneorum hominum quos illi Monachi ibi ad habitandum susceperint vel adduxerint absque ulla callumnia habeant. Facta sunt haec dona celeberrime apud Combornium. Et ut hoc sciptum vigorem perpetuitatis obtineret, Conanus Comes, excepto hoc quod auctoritate sua effigiata in hoc scripto Crusis caractere confirmavit, videtur fecisse per quoddam lignum donum rerum omnium quas ipse dederam omnipotenti Deo et Sancto Martino, dato ipso dono a praedicto Comite Domno Bartholomaeo abbati apud Castrum Brientii in claustro Monachorum. Si quis autem hoc donum calumniatus fuerit Comiti X libras auri coactus exsolvat.Testes hi subnotantur : S.Riwalloni; S.Aremurgis uxoris ejus; S.Guillelmi filii ejus; S.Gilduinifilii ejus; S.Inoguen sororis ejus; S.Roaldis; S.Hamoni et Hervei filiorum ejus; S.Gurgar; S.Hamoni filii Alberici;
    S.Gauffridi filiastri ejusdem [signe Geoffroy gendre du même] ; S.Walterii filii Riculfi; S.Gauffridi et Guillelmi filiorum ejus et Hervei Bastardi [signes Geoffroy et Guillaume ses fils et Hervé le batard] ; S.Hervei filii Odrici; S. Hugonis Pincernae [signe Hugues Pincerne] ; S.Maënonis filii Theheni; S.Rivallonii Alberti filii; Rainaldi filii Constantii; S.Gleu Praepositi [signe Gleu le préposé] ; S.Guigon filii Hugonis; S.Hingandi ; S.Alvei Vicecomitis [signe Alvei le vicomte]; S.Gauscelini villani ; S.Ricardi Bigot ; S.Haimonis filii Bernerii ; S.Gauterii filii Riculfi ; S.Gaufredi filii ejus ; S.Willelmi fratris ejus ; S.Briselii [Brecel ?] ; S.Rainerii Gahart ; S. Andreae de Ponte ; S.Bartholomae abbatis ; S.Walterii bajuli [signe Walter le nourricier]  ; S.Johannis Britonis [signe Jehan le breton] ; S.Johannis de Laval. de dono et auctoramento Conanis Comitis his signis et vocabulis testes subnotantur  S.Conani Comitis [le duc Conan II trouvera la mort en 1066. La présente de Conan lors de la fondation du prieuré de Combourg atteste donc que Riwallon de Combourg vers 1060 était donc encore en vie]; S.Gaufredi filii Brientii  [Geoffroy fils de Brient de Châteaubriant]; S.Tehelii fratris ejus [Thierry son frère]  ; S.Brientii fratris Tehelii [Brient frère de Thierry] ; S.Alfredi filii Alani  [Alfred fils de Alain probablement tous deux "seigneurs" d'Ancenis] ; S.Silverstri ; S.Roaldi filii Alani [Rouaud fils de Alain probablement le frère puisné d'Alfred ci-dessus puisqu'il faut noter l'existence d'un "Rouaud vicaire de Guerande, Guérande proche d'Ancenis, cité par l'Histoire. Roaldi ou Rouauld  ci-dessus semble avoir eu pour enfant Roaldus lequel, dit "fils de Roaldis fils d'Alain" par le Monasticon Anglicanum, fut "connétable" de Richemond]  ; S.Ludowici filii Jarnegoni [Louis fils de Jarnegon. Nous avons peut-être à faire ici à l'ancestre de Jarnegon  seigneur de la Roche Bernard au XII siècle ]; S.Gauffredi de Monasteriis ; S.Wihenonis de Castro Anceniso [Wihenon ou Guihenoc de Château Ancenis. Celui-ci était le fils probable d'Alfred  fils de Alain tous deux cités ci-dessus. Alain était lui même le fils de Guerech de son vivant évêque de Nantes et d'Aremburge son épouse laquelle fit construire semble t-il le premier château d'Ancenis. Guerech évêque de Nantes était lui même le frère puisné de Hoêl comte de Nantes Guerech et Hoel ayant eux pour "père et mère" Alain Barbe-Torte duc de Bretagne et Judith sa concubine. Nous avons donc pour la dite seigneurie de Ancenis la généalogie suivante : Alain Barbe-Torte duc de Bretagne mort en 952 - Guerech mort en 987
    evêque de Nante époux d'Aremburge et  frère puisné de Hoel tous deux fils du précédent et de sa concubine Judith - Alain fils de Guerech et d'Aremburge et père d'Alfred - Alfred fils de Alain ci-contre -Rouaud frère puisné d'Alfred ci-contre vicaire de Guerande -  Guihenoc fils d'Alfred tous deux ici cités. ]; S.Mirhenii de Maedon ; S.Gaufredi filii Gleu [Geoffroy fils de Gleu] ; S.Roberti Praepositi Ecce B.Martine quod grate obtuli exacte requiris, vere ut decet exaudibilises in voto, sed carus in negotio. Titre de Marmoutier  traduction : Notre Fondateur etc. De fait moi, Riwallon homme militaire [chef militaire]en Bretagne du château de Combourg etc. donne au Grand Monastère [le grand monastère de Saint-Martin de Marmoutiers] de mon droit un lieu près de Combourg en l'Honneur de la Sainte Trinité construit en Bretagne en l'épiscopat [en le diocèse] de Saint-Malo, [don] établi volontairement et [avec] l'assentiment de ma femme Aremburge [Aremburge du Puiset. Ici Riwallon de Combourg avec l'assentiment de sa femme Aremburge donne à Marmoutiers une terre afin de pouvoir édifier un nouveau prieuré en l'Honneur de la Sainte-Trinité et, pour ce faire, offrira notamment tout ce que alors il possédait en l'église de Sainte-Marie ou en l'église de Notre Dame] et celles de nos enfants Guillaume et Jehan, Gelduin et aussi Hawise maintenant mariée [et] avec les sujets de chacun d'entre eux. Avec ce même don proposé a été adjoint la moitié des dimes de l'approvisionnement annuel en bled qui appartient à l'église de Sainte-Marie [il s'agit ici en faite de la donation à Saint-Martin de Marmoutiers  de la valeur financière correspondant à la moitié de l'approvisionnement du bled servant à faire le pain, dimes relevant alors de la dite église de Sainte-Marie] , [approvisionnement] situé non loin du susdit château et la moitié de tous les fruits [ici les recettes] mais et [cela pendant les fêtes de ...] pendant les trois festivités soit [celles de] la Nativité du Seigneur, et Pâques et [celle] de la Nativité de Sainte-Marie que tien le comte Alain; et la moitié du pain et toute la cire et entièrement les deniers les monnaies seront offerts...] et tous les autres jours de fête devant l'Autel, et le vendredi [et le Vendredi-Saint-aussi...], seront offert en l'adoration de la Croix [et les monnaies de tous les autres jours de fêtes et les Vendredis Saints en lesquels on viendra adorer la Croix seront offertes...] .  Pour ces rites solennels le susdit abbé a demandé et supplié qu'en cette place en l'Honneur de la Sainte Trinité soient construits des dispositifs pour que certains moines s'empressent a exhiber en leur fonction Dieu tout puissant [le susdit Abbé à supplier qu'en cet endroit les moines puissent s'empresser à construire pour mieux pouvoir en leur fonction prier Dieu tout Puissant]. Alors sera à la disposition de l'abbé du Grand monastère nombre d'affaires pendantes et que la qualité des frères qui seront venus en ce lieu transmettra;  et la sépulture pour tous les hommes étrangers et les moines qui là bienvenus resteront conduits sans calomnie. Ce don fait fut célébré dans Combourg. Et cela a été écrit pour obtenir la vigueur de la perpétuité [et cela a été écrit afin d'obtenir la vigoureuse perpétuité; et cela a été écrit afin d'obtenir la durée de l'éternité], le comte Conan [Conan II fils de Alain duc de Bretagne lequel Conan décédera empoisonné en l'année 1040. La présence de Conan établit implique le fait que ce don fait par Riwallon de Combourg lequel nait vers 1000 est donc forcément antérieur à la dite année 1040], en plus de cela l'image de son autorité confirmée par écrit dans le caractère de la Croix.  Ce don fait fut célébré dans Combourg. Et cela a été écrit pour obtenir la vigueur de la perpétuité [et cela a été écrit afin d'obtenir la vigoureuse perpétuité; et cela a été écrit afin d'obtenir la durée de l'éternité, le comte Conan, en plus de cela l'image de son autorité confirmé par écrit dans le caractère de la Croix. Il semble avoir fait à tous le don d'un bois qu'il donna à Dieu Tout Puissant et à Saint-Martin [le Grand Monastère de Marmoutier] a donné le cadeau ci-dessus au seigneur le comte Bartholomé abbé proche du château de Brient [ou Briand de Châteaubriant qui était le fils de Teuharius et de Innoguen laquelle était la soeur de Josselin de Dinan, de Guinguéné archevêque de Dol et de Riwallon de Combourg lui même. Briant neveu par sa mère de Riwallon de Combourg fut l'initiateur du château de Châteaubriand et du prieuré édifié par lui au pied de son dit château. Bartholomé ici cité a donc été probablement le premier abbé de ce même prieuré] le cloitre des moines. Si quelqu'un un calomnie ce don, le Comte sera obligé de payer 10 livres d'or. Ces témoins contresignant :Signe Riwallon [de Combourg]; signe Aremburge [du Puiset] sa femme; signe Guillaume son fils [Guillaume futur abbé de Saint-Florent de Saumur]; signe Gelduin [Saint-Gilduin] son fils; signe Inoguen sa soeur [leur soeur, la soeur des dits Gelduin, Guillaume etc , signe Inoguen soeur du même]; signe Roald; signent Hamon et Hervé fils du même [fils de Roald]; signe Gurgar; signe Hamon fils d'Albert; signe Geoffroy gendre du même; signe Walter fils de Riculfi;

     

     

    Les origines de Goscelinus de DinanLes origines de Goscelinus de Dinan

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lancettes de Chartres représentant et la Chevalerie et les Corporations

     

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     

    La ville de Dol et ses remparts à la fin du 18ème siècle. La cathédrale, ici représentée en rouge, fut édifiée au tout début du 13ème siècle, vers 1209, lorsque la cathédrale romane fut détruite par le roi Jean frère du roi Richard. En bleu le château. Dessin réalisé vers 1760 par Christophe-Paul de Robien

    Saint Gildiun. Fils de Riwallon et frère de Guillaume, maître abbé de Saint-Florent de Saumur, Gilduin [ou Gildas] fut béatifié par l'église de Rome, très peu de temps après son décès, pour sa vie pieuse et les miracles que sa mort provoqua. Né en 1053 son père Riwallon devait alors avoir un peu près 40 année d'existence. Neveu de l'archevêque de Dol, Junguené, il voit le jour sous la mandature de l'archevêque de Dol Juhel ou Juthaël lequel fut démis de ses fonction en 1076 pour, en autre, des faits de Simonies pratiqués celui-ci ayant détaché des biens propres du Régaire de l'archevêché de Dol ce même archevêque ayant voulu doter financièrement par ces même biens matériels et  religieux certaines des filles de sa propre famille [L'archevêque Juhel semble avoir été par la force seigneuriale déposé suite à l'intervention d'Eudes, comte de Bretagne, frère d'Alain III duc de Bretagne et premier suzerain de la ville de Dol celui-ci étant intervenu à la seule demande des habitants de la ville épiscopale. Déposé Juhel prendra la fuite puis, peu après semble t'il, il s'emparera du Mont-Saint-Michel faisant par les armes subir des incursions guerrières dans tout le pays de Dol. La date exacte de sa mort n'est pas connue]. Diacre puis chanoine de la cathédrale de Dol sa piété le voit choisi par ses pères et les habitants de Dol pour remplacer Juhel sur le siège épiscopal, siège alors resté vide en la cathédrale. Homme très humble et s'estimant trop jeune aussi, âgé qu'il était à peine de 24 années, Gelduin tenta en vain de décliner cette haute responsabilité religieuse laquelle lui était en quelle sorte imposée. Devant cette force imposée par l'ensemble de la population du pays de Dol Gelduin demanda la permission d'aller à Rome, pour voir le pape Grégoire VI, afin que ce dernier accepte sa non nomination et qu'il puisse aussi accepter la nomination d'un religieux autre que lui même. Accompagné d'Even [ou Ivon ou Yves], alors moine abbé de Saint-Mélaine de Rennes, il entrepris avec ce dernier ce long périple devant le mener tout droit devant l'évêque de Rome. Reçu par le Premier prélat Grégoire VI ce dernier accepta sa requeste à la condition toutefois que Gelduin choisisse lui-même son propre successeur; le choix de Gelduin se portera sur son compagnon de route, Even, lequel fut au Latran aussitôt sacré archevêque de Dol. Désirant rentrer en ses terres de Dol par Chartres, terres natales de ses parents maternels, il arriva à Chartres très affaiblit par ce long périple après avoir chassé le démon d'un homme possédé par le mal. En la cathédrale de Chartres son extrême fatigue le surmergea et, tombant à terre, il fut aussitôt conduit en l'église abbatiale de Saint-Pierre, église de l'abbaye de Saint-Père en Vallée, abbaye située au plus près des murs de Chartres. Sa mort survenue en ce Saint-lieu, le 27/01/1077, vit son corps ici même inhumé [pour certains historiens Gelduin se serait retiré dans l'abbaye de Saint-Pierre ou Saint-Père de Chartres sitôt rentré de Rome, abbaye en laquelle il rencontrera en effet la Mort en janvier de cette même année 1076. Le nouvel archevêque de Dol, Even, retournera dès son retour de Rome à Dol portant sur lui les lettres que le pape Grégoire VI lui avait demandé de remettre aux différents évêques de Bretagne ainsi qu'au clergé de Dol, lettres en lesquelles le pape expliquait aux clergés de la Bretagne pourquoi qu'il avait aussi confié à Even le Pallium, manteau ou vêtement liturgique de tout archevêque, droit alors contesté au clergé de Dol par la métropole de Tours laquelle refusait au clergé de Dol le droit de se présenter comme Archevêché pour toute la province de la Bretagne. Ce différent séparant ces deux églises, celle de Dol et celle de Tours, sera définitivement tranché en 1081 quand l'église de Dol perdra définitivement l'usage du Pallium placée qu'elle sera sous l'autorité première de l'église de Tours Even, convoqué devant le Concile , n'ayant pas su correctement défendre ce droit que Nominoë bien des siècles auparavant avait pourtant accordé à l'église de Dol]. Au 12ème siècle, le 27/01/1165, son corps fut exhumé à la demande de l'abbé Foucher, alors abbé de Saint-Père en Vallé lequel, peu de temps auparavant,  fut miraculeusement guérit de la goute par une prière qu'il avait lui même déposé au pied de la sépulture de Gelduin. Les os exhumés de Gelduin furent enfermés dans une Chasse religieuse et Foucher, reconnaissant, octroya à cet homme déjà devenu Saint pour la population de Chartres chaque samedi l'offrande d'un cierge allumé à sa seule mémoire. Le 27 janvier fut choisi par l'église de Rome pour commémorer sa vie pieuse et sa mémoire. Tres longtemps après ses ossements furent retrouvés en 1944 dans la fissure d'un mur de l'église de Champbrel, église fraichement bombarbée, cachés qu'ils avaient été en cet endroit même et cela peut-être au lendemain des premières heures de la Révolution Française. Aujourd'hui ses reliques reposent en cette même église abbatiale de Saint-Pierre de Saint-Père; toutefois l'église privée du château de Combourg se vit offrir, au 18ème siècle, une relique de ce Saint laquelle relique aujourd'hui est toujours en ce château. 

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    La chasse contenant les Saintes Reliques de Saint-Gelduin en l'église de St-Pierre de Saint-Père en Vallée. Chartres.

     Junguené ou Junkeneus ou Lunfreneus né vers 980 (Gingonei archiepiscopi). Archevêque de Dol nommé en une charte dès 1008, puis en 1028 aussi; la date de sa mort présumée est1039 année en laquelle il sera remplacé sur le siège épiscopal de Dol par Iudicael [La vie des Saints de la Bretagne Armorique page 230 par Albert Le Grand. 1659]. Il est cependant très probable qu'il y est eu deux "Junguené" . Celui qui fut "archevêque de Dol" dans une charte de l'abbaye de Redon est présenté en plusieurs chartes comme étant le frère de Hamon le Vicomte, de Josselin de Dinan et de Riwallon de Combourg alors probable "vicaire" de Dol-Combourg  pour son frère Junguené. Baud dit de ce même Junguené qu'il fut "archevêque de Dol" dès l'année 1008  il est en vérité le deuxième Junguené cité par l'Histoire.                                                             Nommé en 1008 "Junkenus", puis en 1020-1030 "Lunfreneus", il sera en effet notamment  relaté par la Chronique de Nantes laquelle énoncera le rôle qu'il tiendra entre Alain de Bretagne et Budic comte de Nantes quand ces 2 seigneurs furent tous deux entre eux en conflit  ouvert. Présenté par cette Chronique comme étant "l'archevêque de Dol"  Lunfreneus est aussi présenté par celle-ci comme étant le "Conseiller" du dit Alain fils de Geoffroy et donc aussi petit-fils de Conan 1er "princeps" de Bretagne. Budic de Nantes, comte de Nantes, Vers 1033 et non en1008 comme le présente Baud [en vérité il est vrai qu'au lendemain de 1032. En effet l'épisode de la Chronique de Nantes qui relate ce désaccord entre Budic et Alain présente en ses lignes écrites, en le même paragraphe, la présence du château-fort de Saint Florent le Vieil que le dit Foulques Nera avait peu de temps auparavant fait construire au plus près de l'abbaye de Saint-Florent. Les textes de la dite abbaye de Saint-Florent énoncent en effet que le dit château de Saint-Florent le vieil fut édifié au lendemain du mariage ayant unis et Geoffroy fils de Foulques Néra et Agnès riche héritière veuve du comte de Poitiers. Hors cette union fut célébrée en l'année 1032. Le conflit ayant donc opposé Alain et Budic, conflit trouvant son terme en l'intervention de Junguené, alors archevêque de Dol, eu donc lieu qu'au lendemain de 1032 et non pas en l'année 1008 comme le présente Baud. Junguené ou Ginguené archevêque de Dol est donc dit  pour le première fois "archevêque de Dol" vers 1033 et non pas en 1008. Alain de Bretagne trouvant la mort en 1040 il faut donc placer cet épisode entre 1033 et la dite année 10450]  

     

    Charte de l'abbaye de Redon établie vers 1020

    Notum sit omnibus nostris successoribus qualiter ego Junkeneus Archiepiscopus cum consilio fratrum meorum, postulante Catwallomo venerabili Abbate quamdam plebiculam Guernidell nomine cum silvis , terris, aquis aquarumque decursibus  atque exclusis  in eleemosynam perpetuam S;Salvatori, hoc est nostro redemptoris pro redemptione animae mea , et patris  atque matris fratrum quoque  meorm animabus dedi, sed ea conventione ut medietas illius terrae, quae fuerat Karadoci cujusdam mei vassalli, si eam ipse vellet tenere, de abbate recipere et ei ex ipsa deserviret; medietas vero alias in dominio sancti loci et in usu monachorum qui cotidie Deum deprecantur pro nobis permaneret; et Istud donum per consilium et autoritatem fratrum meorum feci Haymoni videlicet Vicecom et Goszelini et Riwaloni. Quod etiam  in Conventu puplico de Redonis in praesentia Domini nostri Alani totius Britanniae pricipis , ipso  annuente , confirmavi  et testibus roboravi.Ego Junkeneus qui hoc  donum dedi cum fratribus mei Haimoni, Goszelino, atque nostrorum si quis seu  quilibet   extraneorum invadere praesumpserit ex Salvatoris mundi  cui  donata est et sanctorum omnium  et ex mea auctoritate sit ille excommunicatus. Alanus Comes cum fratre Eudone testi; Warinus Redon Episc.et Riwallonus Vicarius, et Riwaldus Butellarius et de nostris hominibus  Hato et Willelmus Butellarius testes. Catwallonus Abbas. Hogonan Prior et Sansoiarnus Mon. Cartulaire de Redon.Traduction : Qu’il soit connu à tous nos successeurs comment moi Junkeneus   Archevêque avec les conseils de mes frères, à la demande du vénérable abbé Catwalonus je donne une paroisse nommée Guenidell avec ses bois, terres, étangs et  ses descentes d'eau [rivières ?] , à l'exception des aumônes de Saint-Sauveur qui est notre Rédempteur, pour la rédemption de mon âme et celles  de mon père, de ma mère, également celles de mes frères aussi, avec leur accord,  [pour] la moitié de la terre qui a été à Karadoci un certain de mes vassaux, s'il souhaite la détenir que de l'Abbé il la reçoive et le desserve [Karadoci s'il souhaite garder la moitié de la terre laquelle hier fut à lui alors il possédera cette moitié de terre mais la détiendra de l'Abbé lui même et ainsi il pourra le desservir] . Mais l'autre moitié du Saint-lieu de ce Domaine [sera] pour l'utilisation des moines lesquels quotidiennement prient Dieu pour nous. Et ce don je l’ai fait sur les conseils et l'autorisation de mes frères , à savoir Hamon vicomte et Goszelini  [Josselin de Dinan] et Riwalloni  [Riwallon de Ombourg] . C’est aussi en assemblée public à Redon en présence de notre seigneur Alain prince de toute la Bretagne, par son sceau que j’ai confirmé et renforcé ce don. Moi, Junquené, ai donné ce don avec mes frères Haimon et Josselin et le cas échéant, et nous si toute personne ou étranger d'avance l'envahie [porte préjudice à cette terre] par tous les Saint qui nous sont donnés par le Sauveur du Monde le monde de Saint-Sauveur et par mon autorité aussi il sera excommunié. Témoins le Comte Alain et son frère Eudes, Warin évêque de Redon [ou Garin lequel fut nommé "évêque" de Rennes vers 1020. La présence de Garin établit donc la rédaction de cette charte vers la dite année 1020] , et Riwallon vicaire, Riwal Butellarius [est-ce ici le père présumé de Roianteline mère de Junguené ou si nous préférons  l'aïeul  de Junguené Riwaldus étant alors lui même le bouteiller de Dol ?] et sont témoins nos hommes Hato et Guillaume Butellarius [Guillaume Bouteiller parent présumé de Riwal Bouteiller]. Cathwamonus Abbé . Hogonan Prieur et Sansoiarnus Mon.[et Samson moine]. Cartulaire de Redon.

    Junguené nait probablement avant 980. Il semble par conséquence être l’aîné de ses frères, y compris Haymon II dit vicomes du Pays d'Alet. (Iunkeneus de Dinan fils de Hamon vicomte du Pou Alet. Histoire généalogique de plusieurs Maisons illustres de Bretagne par  Auguste Du Patz ou Avgvstin Du Paz, lequel, Docteur en Théologie, Religieux de l'Ordre des Frères Précheurs du Couvent de Notre Dame de Bonnes Nouvelles de Rennes écrivit ce livre. Année de édition: 1619; page 860. Ne pas confondre Augustin du Paz avec Pierre Le Baud lequel, historien et Aumonier d'Anne de Bretagne alors reine de France, écrivit pour cette princesse, au XV siècle, la première histoire de Bretagne. Ce livre sera lui édité ou réédité en 1638). Iunkeneus est nommé ainsi lorsque ce dernier offrira, en tant qu’archevêque de Dol, un don à l’abbaye de Redon. Les Liens de fratis l'unissant à Josselin de Dinan, à Hamon vicomte d'Aleth et à Riwallon de Dol-Combourg sont donc attestés en cette même charte.

     Quelques années après, en 1034, après le décès de la duchesse Hawoise, Hamon le viscomes son frère semble abandonner le parti de son duc pour prendre fait et cause pour Eudes lorsque ce dernier décide de mener une lutte guerrière contre son frère aîné Alain III (Eudes ayant été mis en possession de toute une partie nord du duché, laquelle comprend notamment les évêchés de Dol et d’Aleth, le vicomte Haimon II dit de Dol a donc à la même époque Eudes pour premier souverain direct lequel est devenu, suite à ce partage du duché établit entre lui et son frère Alain III, comte d’un nouveau comté, à savoir celui de Bretagne). Ce dernier assiège la motte castrale de Léhon laquelle relevait alors de la vicomté de Hamon ; la motte castrale prise Alain de Bretagne l'a dépose ou la confie provisoirement entre les mains du vicomte Morvan de Léon avant de reprendre sa marche guerrière sur le pays de Dol. Peu de temps après le conflit est toutefois réglé entre les deux princes suite à l’intervention et arbitrage de leur oncle à tous deux. Hamon, à ce moment précis de l’histoire de Bretagne, semble de nouveau se ranger au côté de son souverain Alain III duc de Bretagne (en 1065 en effet, pendant le siège mené contre le vieux Riwallon de Combourg, Conan II de Bretagne, fils du dit Alain III, sera assisté par le frère aisné du dit Riwallon de Combourg, à savoir Haimon II lequel est encore nommé Haimon le Gouverneur). S’il n’existe pas de chartes religieuses citant implicitement qu’Hamon 2ème du nom eu pour parents Haimon 1er et Roianteline, tous deux vicomte et vicomtesse probablement du Pou Aleth, il existe par contre une charte religieuse laquelle précise très bien les liens de fratris ayant unis les différents enfants de ces deux seigneurs. En effet, le roi Henry II d’Angleterre demanda, en 1181, qu’une enquête soit faite afin de pouvoir établir un recensement exact des différents biens de l’église de Dol, biens obtenus au travers des multiples donations seigneuriales offertes au différents établissements religieux formant l’église de Dol (la ville de Dol ayant été très sérieusement saccagée par les invasions successives normandes ainsi que par les guerres intestines propres au règne du roi Henry II d’Angleterre, tout cela ayant entrainant la destruction de la plus part des chartes religieuses lesquelles chartes, hier, permettaient d’appliquer correctement les impôts seigneuriaux dû par l’église de Dol). Pour les besoins de cette enquête, enquête relative aux différents biens seigneuriaux appartenant à la seule ville épiscopale de Dol, différents témoins en 1181 furent donc appelés et certains de ces mêmes témoins certifièrent que certains dons furent donnés par Josselin de Dinan, Riwallon de Dol, l’archevêque Junguené [Orthographes rencontrées: (Gingonei, Guingonei, Jungonei archiepiscopi, Iunkeneus, Junkeneus etc.] et Salomon lesquels, pour ces mêmes témoins, étaient tous frères: Guillelmus de Dinan et Gervasius Canonici et XIX. Presbyteri et tres Diaconi , jurati, dixerunt : quod Ginguenus Dolensis Archiepise. Et Ruellen Capra Canuta, Josselinus de Dinan, et Salomon bastardus, fratres fuerunt. Ginguenus vero Archiepiscopus, dedit Ruellono fratri suo quicquid Hasculphus de Soligneo habet cum uxore sua in territorio Doli, videlicet feuda duodocim militum, et masuras quas habet in Burgo Sactae Mariae, et creditiones mile solidorum in Dolo… Traduction : Guillaume de Dinan et Gervais chanoine et 19 prêtres et trois diacres ont jurés et dits que Junguené de Dol, archevêque, et que Riwallon Chêvres Chenu, Josselin de Dinan et Salomon le Bâtard étaient frères. Que Ginguené l'Archevêque a donné à son frère Riwallon tout ce que possède en le territoire de Dol Hasculph de Soligné avec sa femme et les métairies qui sont en le bourg de Sainte-Marie et les mille sols de crédit en Dol...  Si cette charte établit de façon formelle les liens de fratris unissant ces différents seigneurs aucune charte à ce jour ne relie ces enfants, cela par une phrase écrite, à leurs parents supposés et Roianteline la Vicomtesse et Hamon le Gouverneur. Seuls le fractionnement et la répartition géographique entre ces différents frères de l'ancienne Domnonée, laquelle a appartenu à Wicohen hier archevêque de Dol, permettent encore aujourd'hui d'émettre cette même hypothèse [Quels furent les liens de parentés ayant pu unir hier le dit Wicohen au dit Haimon le Vicomte père de ces frères ? Le dit Wicohen fut-il l'aïeul du dit Hamon ? Le père de celui-ci en ce cas, alors fils du dit Wicohen, fut-il lui aussi un "Hamon " mais 1er du nom ?]. L'historien Du Paz, lequel écrivit pour la duchesse Anne son histoire de Bretagne, a été le premier à prendre cette affiliation supposée pour vérité absolue. Il est vrai que ce dernier a pu travailler sur des chartes aujourd'hui disparues. Il faut aussi souligner qu'il n'existe non plus aucune charte reliant par le mariage et Roianteline et son mari Hamon cette union étant ainsi elle aussi supposée. Seule l'immense territoire de la Domnonée et sa transmission seigneuriale géographique peut nous permettre de présenter cette seconde supposition (Voir les Rubriques : Dinan et son Etymologie et les Machetierns du Vannetais et Roianteline).

     

    Acte de 1032

    In nomine Sanctae et individuae Trinitatis Patris et Filii et Spiritus Sancti Amen.
    Divinae Scripturae incitatus hortamentis quae nos praecipit terrenis mercari coelestia, perituris mansura mutari, testantes Domino Date inquiens : elemosinam et omnia munda erunt vobis. Alanus Gratia dei Comes et Dux Britannice gentis notum esse volo cunctis presentibus atque futuris quod adierit me Aimodus Abbas Montis Sancti Michaelis, nec non, et monachi ipsius loci obsecrantes benignitatem nostra quatenus pro remedio animae nostra patrisque et matris meae, fratris quoque mei Eudonis Ecclesias duas sitas in territorio quod vocatur Pavelet Sancti Meler atque Sancti Mewen Judichel, quas pater meus Gauffredus Comes ac mater mea Hadeuvis olim pro salute animarum suarum ipse Sancto loco tradiderant, sed ob incuriam antecessorum Abbatum vel monachorum a loco penitus segregatae fuerant, restituerem : terram quoque prope littus maris sitam que dicitur Chancavena et portum qui nominatur Porpican. Quorum petitionibus annuens dignum duxi satisfacere voluntati eorum, reddens eis Ecclesias superius nominatas, et quidquid ab Ecclesiis recipitur ; ea videlicet ratione ut ipsi Monachi eas omni tempore ad proprios usus retineant et ne quis Abbatum per succedentia tempore aliter commutare audeat, prohibemus Quod si fecerit aut in nostra redigantur potestate aut XXX libras mihi persolvant. Si quis autem huic nostrae redditioni calumpniam inferre conatus fueri, damnationem aeternae mortis accipiat excommunicationique. cum maledictis subjaceat fitque pars ejus cum Dathan et Abiron et cum Juda traditore Domini. Ut autem hoc per labentia tempora custodiatur firmiusque teneatur, propria manu subter firmare curavimus, fidelium quoque meorum nomina sub quorum praesentia haec acta sunt annotare jussimus. Alanus Comes . Eudo Comes. Hadewis Comitissa. Signum Gingonei Archiepiscopi. signum Warini episcopi de Redon. Signum Triscan abbas. Signum Budici Comitis. Signum Gotscelini vicecomitis. Signum Rivallonis. Signum Trischan filii ejus. Signum Radulphi Cantoris. Signum Ratfredi clerici. Signum Garenton. Signum Adselini. Signum Oberti. Signum Aldronis. Signum Radulfi Angli. Signum Gaufredi filii Hugonis. Acta vel firma est hujus cartae conscriptio anno ab Incarnatione Domini nostri Jesu Christi MXXXII. Indictione XII. Concurr VII. Epact VI. regnante Henrico Rotberti Regis filio anno primo.Traduction : Au nom de la Sainte et Indivise Trinité du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen. Les Saintes Ecritures incitent les exhortations qui nous prescrivent sur terre des achats celestes, attendant que soit modifié ce qui détruit; le témoignage de Dieu dit : les aumosnes tous vous purifieront. Alain par la Grace de Dieu comte et duc de Bretagne je veux qu'il soit su par le peuple, présent et futur, que je suis allé trouver Aimond Abbé du Mont-Saint-Michel, et les moines qui en ce lieu prient en ce moment en notre bénignitude, pour que s'accomplisse le salut de notre âme et celle de ma mère et de mon frère Eudes;  [je concède pour cela] deux églises situées en le territoire qui s'appelle Pavelet [ou le Poëlet ou le Plou d'Aleth], à savoir Saint Meler [Saint-Méloir des Ondes] et Saint Meen Judicaël,  que mon père Geoffroy, comte, et ma mère Hawise autrefois [ont donné] pour que le salut de leurs âmes soit remis en un lieu Saint. Mais parce qu'il y a eu anciennement des incuries des Abbés ou des moines en ces lieux entièrement séparés, nous restituons la terre située près de la rive de la mer qui est dite Cancale et le port qui a pour nom Port Pican. Lesquelles demandes furent dignement consenties [et]dirigées à satisfaire leur volonté en leur donnant les églises ci-dessus nommées, et quelle que soit l'église reçue; pour la raison que les moines de tout temps pour leur propre usage pourrons les retenir et que nul abbé se succédant dans le temps n'ose changer autrement [cela].
    S'il fait cela ou qu'il le diminue en notre pouvoir je m'acquieterai de 30 livres. S'il fais cela, à notre demande il sera infligé au remboursement recevant dans la mort la dannation de l'excommunication éternelle avec la soumission à la malediction, et qu'il soit séparé avec Dathan et Abiram et avec Judas qui trompa le Seigneur. Dans le but que dans l'écoulement du temps cela soit gardé et fermement tenu par le dessous de ma propre main je renforça la décision [de ma propre main je jura] Et fidèles en mon nom sous leurs présences ces actes ont été ordonnés [et fidèles en son nom ont été témoins de cela] : Alain comte. Eudes comte. Hadewise comtesse; Signe Junguené archevêque. Signe Warin évêque de Rennes [ou Garin qui fut évêque de Rennes avant que ce siège échoit à son oncle Trischan ou Triscan. Garin fut nommé "évêque de Redon ou de Rennes" vers 1020]. Signe Triscan abbé [oncle de Warin ou Garin ci-dessus. Triscan sera nomme évêque de Rennes vers 1037 à la mort de son neveu Warin ou Garin]. Signe Budic comte [peut-être ici Budic comte de Nantes]. Signe Josselin vicomte [ou Josselin de Porhoet vicomte de Rennes en 1032. Par son père Guethenoc et son aïeul Juthael de Porhoet il était arrière-petit-fils de Conan 1er duc de Bretagne]. Signe Rivallon. Signe Trischan son fils [il s'agit ici de Riwallon le vicaire premier seigneur de Vitré et de son fils héritier Tristan. Celui-ci prendra pour épouse Ynoguen fille d'Alfred alors seigneur de Fougères]. Signe Raoul Cantoris. Signe Ratfredi clerc. Signe Garenton. Signe Adselili. Signe Oberti. Signe Aldronis. Signe Raoul l'Anglais. Signe Geoffroy fils de Hugues. La présence charte fut inscrite en l'année de l'Incarnation de notre Seigneur Jésus Christ 1032. Notifiée le XII. ConcurrVII. Epact VII du règne de Henri fils du roi Robert année une.

     

    Salomon le Bâtard : Enfant naturel de Haimon II d'Alet époux de Roianteline. Premier seigneur du Guarplic et souche des seigneurs "Du Guesclin" il semble devoir être cité vers 1082 au travers de Guillaume son fils et au travers aussi de ses petits fils Main, Geoffroy et Even. Cela se fera lorsque sous l'autorité de Geoffroy comte de Rennes, Geoffroy dit Grenonat, la terre ou ferme de Mezuoit sera vendu aux moines de Saint-Florent de Saumur. Sciant presentes et futuri quia Guillelmus decanus, Salomoni decani filius, vendidit monachis S.Florentii, terram quam pater suus Salomon habuerat in Mezuoit. Hoc annuerunt fratres Maino, Gosfredus et Evenus, et Bildehildis mater.Pro hoc dederunt eis caballum unum pro solidis XL solidis, et de ipsa terra reddent eis censum XII denario unoquoque anno, ad festivitatem sancti Andreae. Cujus censum si terminus transierit, no reinvadet terram ille Guillelmus, sed censum cum lege exiget. Quam terram, ipsa die qua eam vendidit, calumniatus est Radulfus de Ponte Leutmar. Unde eadem die habito placito adquietavit [adquietare] eam Guillelmus monachis coram comite Gosfredo et proceribus qui aderant. Illis etiam Guillelmus perdonavit, pro ipso caballo,monachis prandium cujusdam terrae quam eis in guadiaverat Gosfredus filius Jungonei; quandiu haberent eam in guadgium. Acta sunt haec coram his testibus : Comite Gosfredo; Hamone filio Rodaldi; et Alano dapifero; et Hamone filio Eveni; et Gosfredo filio Ansquitilli; et Guillelmo filio Urfoeni; Hamone filio Galterii; et Galtero filio Guillelmi Corbun; Hugone filio Aimerici; Gosfredo et Gilduino filiis Hamonis; Scirardo et Guihomaro filiis Hamonis; et Andrea sacerdote.  Traduction : Sachez pour le présent et pour le futur que Guillaume, doyen [officier laïc ou intendant rural; peut-être "sénéchal ou vicaire" ]; fils du doyen Salomon, a vendu aux moines de Saint-Florent la terre que son père Salomon eu en Mezuoit [ou en Mabouet alors ferme située au plus près de Saint-Florent sous Dol]. Ont consenti ses frères Main, Geoffroy [Probablement Geoffroy le Sénéchal. Geoffroy le Sénéchal et Mainguy ou Main son frère seront tous deux eux aussi cités lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol] et Even [ne pas confondre ce dernier avec Even dit "fils de Hamon" lequel lui est aussi cité sur la charte de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol], et leur mère Bildehildis. Pour cela leurs ont donné les moines un cheval pour 40 sols et pour la terre elle même ils ont donné une taxe de 12 deniers chaque année, à la fête de Saint-André; si le terme de la taxe est outrepassée Guillaume ne revendiquera pas la terre mais la taxe avec la loi il l'exigera. Comment la terre le même jour fut opprimée par Raoul de Pont-Leutmar. Par conséquence le même jour le souhait de Guillaume le comte Geoffroy [Geoffroy Grenonat comte de Rennes. Celui-ci sera également cité lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol ] l'accorda aux moines et aux grands qui y étaient.
    Aussi cela Guillaume lui même pardonna pour un cheval: les déjeuners pour les moines en certaines terres que Guillaume fils de Junguené tien en garde, tout le temps qu'elles seront gardées. Acté en la présence des témoins : le comte Geoffroy; Hamon fils de Rodaldi [ou très probablement Hamon fils de Roaldi déjà cité lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol]; et Alain dapifer [Alain sénéchal de Dol frère de Flaad. Lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol il sera nommé : Alain le Sénéchal]; et Hamon fils de Even; et Geoffroy fils d'Ansquetil [très probablement Geoffroy fils d'Ansquetil souche de la maison de Château-Giron. Geoffroy fils d'Ansquetil sera également cité lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol]: et Guillaume fils d'Urvoy; Hamon fils de Gaultier; et Gaultier fils de Guillaume Corbin [Corbin et non son fils sera lui aussi cité lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol]; Hugues fils d'Aimeric; Geoffroy et Gilduin fils de Hamon [il s'agit ici probablement de Geoffroy et de Gelduin de Montsorel tous deux fils de Hamon lequel Gelduin fondera l'Abbaye de Vieuville près de Dol]; Scirard et Guillomard fils de Hamon [tous deux fils du dit Hamon puisqu'il est dit Scirardo et Guihomaro filiis Hamonis. Scirardo semble pouvoir être "Scirardo le Vicaire" lequel au côté de son fils Geffroy sera cité dans une donation faite à Saint-Florent de Saumur par Iter de Ros lorsque ce dernier offrira à Saint-Florent de Saumur 5 acres de terre assis en le fief du dit Scirard le Vicaire. De quelle terre Scirard était-il le "vicaire" ? Scirard tenait-il son "vicaria" de son dit père Hamon ? Tome 1 colonne 772  ]; et André, prêtre.

     

     

     Les origines de Goscelinus de DinanLa tour de Coëtquen et la porte du Guichet tous  deux regardées depuis le parapet du Donjon de Dinan.

          

    Josselin (Gothcelin ou Gotscelinus. Il est peut-être possible que Josselin de Dinan fut vicomte de Dinan malgré le fait qu'il n'existe aucune charte ne le présentant nommément comme tel. En effet il n'existe aucune charte disant: Gotscelinus ou Gotscelin ou Josselin de Dinan vicecome. D'une charte religieuse à une autre la façon de présenter les témoins pouvait varier considérablement, que cela soit dans l'orthographie des noms que dans la façon de présenter le nom, le titre et sa charge, cela dans la mesure où le patronyme d'une terre ou d'une seigneurie n'était pas systématiquement attaché non plus à un même nom. Aussi il est important de savoir qu'en l'année 1037, soit deux années avant qu'Alain de Bretagne décède, Alain de Bretagne sera en personne à l'origine de la fondation du prieuré de Saint-Cyre de Rennes, fondation qu'il atteste au côté de son frère Eudes mais aux côtés de deux autres seigneurs lesquels sont peut-êtres frères cités qu'ils sont tous les deux, côte à côte, et tout de suite nommés après Alain et Eudes de Bretagne. Si nous savons avec certitude qu'il s'agit de Riwallon seigneur de Dol, peut-il s'agir ici de son frère Josselin ? Signum Eudonis fratris Alani Ducis Britannorum; signum Gotzelini Vicecomitis;signum Rualendis Domini Doli... Signe Eudes frère d'Alain duc de Bretagne; signe Josselin Vicomte; signe Riwallon seigneur de Dol... Ne pourrait-il pas en effet s'agir ici de Josselin de Dinan puisque celui-ci est cité au côté de Riwallon de Dol-Combourg ? Si cela était nous aurions donc ici une charte nous confirmant que Josselin occupait bel et bien une charge de Vicomté; serait-ce celle de Dinan ?Dom Morice Tome 1 colonne 374. Toutefois il est possible que nous ayons à faire ici à Josselin de Porhoet seigneur de Josselin laquelle seigneurie de Josselin était elle une seigneurie vicomtale aujourd'hui reconnue et certifiée).   Josselin de Dinan nait très probablement vers 1000. Frère de Riwallon de Combourg et de l’archevêque Junguené de Dol, frère aussi de Haimon II de Dol et oncle de Wilhelme de Dol, lequel fut père abbé de l’abbaye de Saint-Florent le Vieil près de Saumur, Josselin de Dinan à l’inverse de ses parents n’a laissé aucun souvenir important dans l’histoire de notre duché de Bretagne. Il est cité cependant en 1039, au lendemain même de la mort d’Alain III, sur une charte relative à un don que la duchesse Berthe de Blois fit à l’abbaye de St- Georges de Rennes ; la seigneurie de Dinan apparaît alors ici pour la 1ère fois dans l’Histoire de notre pays; il est nommé alors Gotscelinus de Dinan (Il sera absent lorsque cette même charte sera confirmée en 1061 par Berthe de Blois, 22 ans après qu’elle fut réalisée. Nous pouvons peut-être penser que Josselin de Dinan était alors peut-être déjà décédé). Gotscelinus est toutefois encore cité vers 1050 quant il offre à St-Nicolas d’Anger la dime de l’église de Saint Pern, église relevant de la paroisse Plouasme puisque Saint-Pern, tout comme Becherel, aussi, ne sera érigée en paroisse qu'en 1178, au 12ème siècle. (D'autres dîmes attachées elles aussi à l'église de Saint-Pern seront offertes  également au monastère de St-Nicolas d'Anger par Guimareuc de Saint-Pern lequel offrit ce don en présence de la vicomtesse Roianteline, mère de Josselin de Dinan. Voici ici cette charte relatant ce don de Dimes relevant de l'église de Saint-Pern et offertes par Josselin aux moines de Saint-Nicolas d'Anger : Notum, etc quod Goscelinus de Dinam dedit S.Nicholao suam partem de decima terrae S.Paterni. Ujus rei sunt testes Quinhuarer, Rotbertus Consul, Quinhardus Praepositus Ploasne, De hac eadem terra dedit S.Nicholao Rivallonus frater ejus de Dolosuam partem decimae S.Nicholao, etc. Cartul.S.Nicholai Andeg. Traduction : Qu'il soit connu que Josselin de Dinan à Saint-Nicolas a donné sa propre part de dimes de la terre de Saint Patern. Sont témoin de cette chose le consul Robert, Quinhardus préposé à cette même terre de Plouasne, sur cette même terre a donné à St-Nicolas Riwallon son frère de Dol, sa part des Dimes. Saint-Nicolas.  Josselin prendra pour épouse Orguena laquelle serait éventuellement l’une des enfants du vicomte du Léon, Morvan II, lequel Morvan s’est vu confier en 1034 la garde militaire de la motte féodale de Lehon quand celle-ci fut confisquée par Alain III à Haimon II de Dol le propre frère de Josselin de Dinan. Josselin de Dinan donnera à Olivier, son fils, un frère puisné nommé Bertrand (ici nous somme en contradiction avec Auguste Du Paz lequel donne pour père à Olivier 1er de Dinan, Bertrand le frère de Josselin de Dinan et non pas Josselin). Né vers 1030 et prenant aux conflits guerriers menés par Conan II et Hoël son héritier, Bertrand de Dinan part en Angleterre en 1068 accompagner Guillaume de Normandie dans sa conquête de l’Angleterre comme le firent tant d’autres jeunes seigneurs bretons, tels ceux de Châteaugiron, de Poher, de Gaël, de Vitré, de Fougères ou les frères d’Etienne de Penthièvre lesquels, eux aussi, participèrent à la célèbre bataille d’Hasting. Bertrand 1er de Dinan ne laisse plus aucune trace de lui, que cela soit en Bretagne où en Angleterre. Josselin est né vers 1000 et meurt probablement avant 1061 (il faut faire remarquer ici il n'existe à ce jour aucune charte écrite relative à Bertrand de Dinan). 

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan.

     

     

    Voici cette charte de donation faite par Berthe de Bretagne en 1039 et confirmée en 1061 :  

     

    Mundi terminum propinquare praenunciata à Dominio signa multiplici frequentia dederunt Surgit enim gens centra gentem et regnum adversus regnum et terrae motus magni sunt. Unde ego Bertha dono Dei totius et filius meus Conan his signis territi et praecipue de obiti dulcissimi senioris mei, Alain videlicet celeberrimi Consulis hujus filii mei Conani patris ,pridie nobis nunciato corde tenus sauciati ,acquiescentes Evangelico praecepto ubi dicitur ; Facite vobis amicos de mammona iniquitatis ut cum defeceritis Donavimus S.Georgio et sanctimonialibus ibi Deo servientibus pro anima supradicti senioris mei Alani nuper defuncti et nostris animabus mea scilicet et filii mei Conani et omnium antecessorum nostrorum in eleemosynam sempiternam parochiam quae est in pago Leonensi quae vocatur Ploicathnou ,totam ex integro cum pratis et silvis cultis et incultis etc.Si quis autem etc Fecimus hanc donationem coram istis testibus Conano Consule, Salomone Episcopo existentibus . Eudo Comes testi . Juthcaëlus Archiep. et Alanus filius Ewarini et Gotscelinus de Dinan et Robertus filius Guihenoci et Aldroënus Capellanus et Herveus Crassavaca et Aldrenus filius Holedri .Item post annum XXII hujus primae donationis, quia voluit nos Deus superstites ecce roboravimus ego Bertha videlicet et filius meus Conanus, ore confirmamus et manu tetigimus hujus donationis cartam ,tangendam his nostris fidelibus et amicis tradidimus . Silvester testi, Budic filius vicecomitis, Poncius filius Aldroni et Giron filius Ansquetil et Gauterius de Acciniaco et Robertus Pirot et Fulcherius filius Riwalloni Landaurensit et Gauffridus filius Vicecomitis et Gauterius filius Harlogoni, Herveus ejusdem Gauterii filius, Guegonus bastardus. Signum Berthae, signum Conani Comitis. Cartulaire Saint-Georgii Redonis 

     

    Traduction: Devant la Domination prochaine de la fin du monde annoncée par les signes multiples et fréquents qui ont été donnés, les nations s’élevant contre les nations, les royaumes s’élevant contre les royaumes et devant les tremblements de terre, moi, Berthe et don de Dieu, comtesse de toute la Bretagne et mon fils Conan, terrifiés par ces signes et en particulier par la mort de mon doux et célèbre fils Alain, père de mon fils Conan, nous disons aujourd’hui, le cœur blessé et cédant aux principes de l’Evangile qui dit : Faites vous des amis des richesses de l’iniquité et vous échouerez ; je donne à Saint-Georges de Rennes et aux hommes lesquels en ce lieu servent Dieu pour l’âme de mon aîné Alain susnommé récemment décédé et à savoir mon âme et celle de mon fils Conan et celles de tous nos ancêtres, une aumône éternelle en une paroisse qui est en pays de Léon et qui est nommée Ploicathnou, l’ensemble dans son intégralité avec prairies et forêts, terres cultivées et incultes et tout homme ( ?) etc. Nous avons fais cette donation en présence de mon fils Conan que nous avons consulté, Salomon évêque qui vit. Témoins : le Comte Eudes, Jutheaelus archevêque (de  Dol ?), Alain fils Ewarin (Alain fils Ewarin est ici cité pour la première et dernière fois. Il s'agit probablement de la maison de Dol de laquelle sortira demain les seigneurs sénéchaux héréditaires de Dol, les Alan fitzalan ou Alan Fitzflaad. Ewarin en ce cas est peut-être un parent très proche de Hamon l'époux de la Vicomtesse Roianteline) et Josselin de Dinan et Robert fils de Guihenoci et André Capelle et Hervé Crassavaca et André fils Heledric.  

    De même, en l’an 22 après (en 1061) cette première donation, par ce que Dieu a voulu, à savoir moi Berthe et mon fils Conan avons confirmé la main Tendue, la charte de donation en respectant fidèlement ce que nous avons donné. Silvestre témoin, Budic fils du vicomtes, Poncius fils d’André et Giron fils d’Anquetil (de Châteaudiron) et Gautier de Acciniaco et Robert Pirot et Fouché fils de Riwallon Landaurensit et Geoffroy fils du vicomtes et Gautier fils de Harlogoni et Hervé fils du même Gautier, Georges Bastard. Sugne Berthe, signe Conan comtes. Cartulaire St-Georgii de Redonis

     

    Hodierne . Soeur puisnée notamment de Josselin de Dinan et de Junguené, archevêque de Dol, Hodierne semble naitre près de 10 ans après ses aisnés. Née vers 1110 elle entra dans les Ordres et parvint de ce fait à de hautes fonctions religieuses puisqu'elle devint la 2ème abbesse de Saint-Georges de Rennes, en 1067-1068, cela au lendemain de la mort d'Adèle de Bretagne laquelle décéda au mois de mars 1067 [Hoc Adela die sua solvit debita terrae; Cum genitrice Dei vivat per secula felix. Traduction: Adèle trouva son repos en cette terre en raison qu'elle vécut des âges heureux avec la mère de Dieu. Epitaphe]. Première abbesse de cette abbaye construit par son frère Alain III, duc de Bretagne, Adèle entra en ses fonctions d'Abbesse lors de la fondation de cette abbaye laquelle eu lieu en 1032, soit 8 années avant que décède Alain III fils de Geoffroy 1er Béranger.  Cette abbaye fut généreusement pourvue par le duc Alain et cela dès sa fondation et, à ce titre, elle reçue des biens en nature dont 4 moulins situés au plus près de la rivière de la Vilaine, au midi des murs fortifiés de Rennes ce don en nature comprenant  des surfaces de vignes, de prairies, rivière avec droit de pêcherie et deux autres moulins aussi. Mais elle reçue également certains privilèges dont notemment l'exonération pure et simple de certaines coutûmes féodales qu'Alain était en droit de percevoir au nom de ses fiefs ainsi qu'un droit dit étendu lequel permettait au dit monastère d'exercer toutes activités commerciales [sous la mandateur de la 3ème abbesse, Adèle, le duc Alain Fergent lui aussi participera à l'augmentation du bien foncier de ce momanstère en lui octroyant notamment le "bouteillage de Kempercorentin ainsi que le comté de Iohi. Cela fut fait en la présence en autre de Guillaume l'Ismaelite, seigneur de Tinteniac. La charge de Bouteillage était l'une des charges les plus importantse puisque le vin était l'une des denrées sur lesquelles les taxes imposées étaient les plus élevées. Chargés de recevoir ces taxes les Bouteillers possédaient de par leur "charge" une position importante et élevée dans la hierarchie sociale "de la société féodale". Cette charge est peut-être à l'origine du patronyme Boterel; présents surtout dans les régions en lesquelles on cultivait la vigne les régions de Rennes, de Dinan, le pays de Dol, ou Fougères par exemple avaient leur Bouteiller. Ici le monastère de Saint-Georges de Rennes percevait pour lui même les taxes appliquées sur le vin et d'autres boissons probablement aussi. Lors de la réalisation de ce don Alain Fergent scella cette décision en déposant sur l'autel de l'église du monastère de Saint-Georges un couteau et une mêche de ses propres cheveux. Dono usque in perpetuum totum vinagium de Quempercorentin... ] Autour de Rennes proche le monastère se fit offrir aussi des terres situées aux alentours, il reçu ainsi le village seigneurial encore non fortifié de Tinténiac ainsi que plusieurs métairies assises en les paroisses d'Acigné et de Mordelle [le village de Tinténiac, lequel n'était pas un petit village, appartenait alors à Guillaume dit l'Ismaelite  fils de Donoald. Guillaume sera en litige pour une contestation d'une terre assise en la seigneurie de Combourg. Donoald vassal du monastère de Saint-Georges se verra confier, par l'abbesse Hodierne, le soin de faire batir, édifier et fortifier en sa seigneurie le premier château-fort de Tinténiac celui-ci devant lui servir de manoir, maison, retraite et de demeure pour lui et les siens. Située près des Ifs, en l'évêché de saint-Malo, cette terre possédait le droit de Haute, Moyenne et Basse justice; à ce titre elle possédait l'Obeissance  et l'Hommage pour l'ensemble de ses hommes et sujets et percevait aussi de droit les différentes rentes seigneuriales appliquées notamment sur les froments, seigles, bleds; sur les eaux, les moulins, les terres etc. Détruit en 1168 par Henry II roi d'Angleterre, le château originel sera entièrement reconstruit par ses héritiers; le château de Mont-Muran ainsi est né à la fin du 12ème siècle. Ne lateat successores quod nostri antecessores fecerunt, scriptum habetur hic quod Hodierna Abbatissa a concessit et dedit Vvillelmo Ismaelitico de terra Aluci eo pacto, ut ipse Guillelmus dimitteret calumniam quam in molendino de Tintiniaco super imponebat...Traduction : Ne pas oublier ce que nos ancestres ont fait; nous avons écrit que l'Abesse Hodiern a donné et concédé à Guillaume l'Ismaëlite en cet accord la terre d'Aluci et que Guillaume a rejeté [a retiré] son oppression en le moulin de Tinténiac sur lequel il appliquait... ]. Lors de la rédaction de  l'acte actant cette fondation furent présents certains des grands du duché de Bretagne dont Alain Canhiart, le baron de Vitré et de Porhoet pour ne citer que ces derniers ces grands messieurs offrant à ce nouveau monastère non encore bâti leurs parents proches, toute cette gente féminine devant dorénavent être consacrée seulement à Dieu. L'évêque Guerin de Rennes offrit ainsi à Adelle de Bretagne la première abbesse en titre sa propre soeur quand Goscelin vicomte de Porhoet offrit quant à lui sa propre fille [frère d'Alain 1er de Rohan Goscelin ou Josselin de Porhoet était le fils d'Eudes et le petit-fils de Josselin 1er de Porhoet celui-là même qui sera à l'origine de la ville actuelle de Josselin. Josselin 1er quant à lui était par son père Guethenoc le petit-fils de Judhael et l'arrière petit-fils de Conan 1er duc de Bretagne. Recevant peu après la paroisse de Chavagne c'est là qu'Adèle reçue la demande de la vicomtesse Roianteline laquelle, mère de Josselin de Dinan et de Riwallon de Combourg,souhaitait voir le transfert de ses propres nonnes du prieuré de Chavagne qu'elle avait créé au sein même du monastère de Saint-Georges de Rennes beaucoup plus propice pour servir Dieu. En 1032 cette noble Dame Vicomtesse offrit à Adèle pour ce faire des terres en sa possession notamment une terre et métairie assise en la pays de Combourg; elle offrit aussi d'autres biens immobiliers situés quant à eux en la Chapelle Jançon, Pleine-Fougères et Saint-Seclin].  Certains écrits annonce le décès d'Hodierne en 1077 quand d'autres citeront encore sa présence en 1080, année en laquelle elle parait pour la toute dernière fois. Sous sa mandature l'abbaye Bénedictine de Saint-Georges de Rennes "abbatia sancti Georgii" continuera de grandir, aussi bien en importance qu'en réputation puisque cette abbaye n'acceptera en l'intérieur même de ses murs que des nonnes de hautes lignées dynastiques. Hodierne, après son décès, sera remplacée en ses hautes fonctions religieuses par Adèle de Bretagne laquelle, soeur du duc Alain Fergent était petite fille du dit Alain III par sa mère Havoise cette dernière s'unissant à Hoël de Cornouaille apportant ainsi la couronne ducale de Bretagne au sein même de cette vieille famille seigneuriale et comtale. Tante d'Olivier 1er de Dinan sous la mandature de Hodierne fut comte de Rennes Geoffroy Grinonat fils naturel d'Alain III et donc, par la force des choses, beau-frère d'Hoël II de Bretagne ou Hoël de Cornouaille. Celui-ci sera le futur père et d'Alain Fergent et de la dite Adèle de Bretagne qui fut, rappelons le encore ici, la 3ème abbesse de Saint-Georges de Rennes. Certains liens ou rapports vont par la force des choses se nouer entre Adèle et Geoffoy Grinonat avant que celui-ci voit sa mort décidée par Alain-Fergent son propre neveu. Celui-ci en effet, alors comte de Rennes en exercice, va offrir en dédommagement au monastère de Saint-Georges de Rennes tout un ensemble de terres nourricières arrosées par la Vilaine, terres alors nommées "Regale pratum" ou la prairie du Roy; cela fut fait afin d'effacer certaines nuissances apportées au dit monastère, nuissances occasionnées lors de la réalisation au travers de l'une de leurs grandes prairies d'un très grand fossé, fossé ou tranchée de retranchement destinée à mieux protéger la ville de Rennes en cas de conflit guerrier. Ses travaux cependant ne seront pas suffisant pour arrêter Alain Fergent lequel entrera en opposition avec Geoffroy quand le dit Alain Fergent réclamera, cela au nom de sa mère, la couronne ducale de Bretagne. Rennes fut donc assiégée et Geoffroy tomba. Déchu de Rennes il sera sur un ordre d'Alain fergent envoyé en prison à Quimper ville en laquelle il trouvera la mort. Alain se fit à Rennes couronner duc de Bretagne.

     

    Innoguent ou Innogwen "Noga". Innogwen ou Gwen prénom breton signifiant "Blanche". Soeur elle aussi et de Josselin de Dinan et de Riwallon de Combourg, Innoguent prendra pour époux Teuharius souche des seigneurs de Châteaubriant [ou Tihern ou  encore Teuhaire ou Thierry. Le grand historien Augustin du Paz, historien religieux dominicain décédé en 1631, a donné pour époux,à Innoguent Brient de Richemont le propre fils d'Eudes de Penthièvre comte de Bretagne cette même erreur étant plus tard reprise, cela tout au long du 18ème siècle, par certains des grands auteurs ayant travaillés sur l'Histoire de la Bretagne. Brient de Penthievre et Inniguent sont, pour ce même historien, les parents de Brient II de Châteaubriant. Il nous faut savoir cependant qu'Augustin du Paz semble avoir confondu Innoguent, laquelle ici nous interesse, avec Innoguent de Cornouaille celle-là même qui fut en réalité non l'épouse du dit Brient de Châteaubriant mais l'épouse d'Eudes de Bretagne celui-ci ayant eu pour frère Alain III duc de Bretagne. Brient de Penthièvre participant à la bataille d'Hasting, en 1066, ne semble cependant ne pas avoir eu d'héritier légitime puisque ce sont ses frères lesquels, successivement, entreront en possession de ses terres de Richemont, terres établies en Angleterre. Cette erreur de Du Paz semble être cependant bien réelle puisque l'abbaye de Marmoutiers, et cela dans certaines de ses chartes religieuses, nous présente dans ces mêmes écrits comme étant les parents de "Brient de Châteaubriant" et Tihernus et Innoguent soeur de Riwllon de Combourg. L'une des seules Innoguent présentées dans les différentes chartes religieuses, hormi bien sur Innoguent de Cornouailles la propre épouse d'Eudes de Penthièvre et Innoguen ou Noga de Tinteniac, est Innoguent la propre fille d'Haimon et de Roianteline laquelle en effet eu en autre pour frère Riwallon de Combourg. Cette dite Innoguent, soeur de Josselin de Dinan et de Riwallon de Combourg, est donc par conséquence celle qui fut présentée par les dites chartes de Marmoutiers comme étant aussi l'épouse du dit Teuharius ou Tihernus celui-ci s'écrivant aussi Tiherni ce prénom étant la forme latinisé, au moyen-âge, de l'actuel prénom prononcé Thierry : Maino filius Tudual dedit terram prope capellam de Erveio, testibus Brientio filio Tiherni matre que Innogendi...Traduction : Main fils de Tudual a donné une terre proche de la chapelle de Erveio, témoin  Brient fils de Thierry, sa mère Innoguen...Pour étayer cette pensée il faut aussi ne pas oublier que lorsque  Riwallon de Combourg  fera au Grand Monastère de Marmoutier une donation positionnée en sa seigneurie de Combourg, cela avant 1042 pour l'établissement du prieuré de la Sainte-Trinité de Combourg, Riwallon  né vers 1000 est alors un homme en pleine force de l'âge. Nous trouvons présents aussi à ses côtés, et cela commes témoins de sa dite donation, Innoguen dite "soeur de Riwallon"  et les propres fils de Brient de Châteaubriant lesquels étaient tous trois les petites fils de notre dite Inoguen. Lire ou reprendre la charte de la fondation du dit prieuré de la sainte Trinité de Combourg au chapitre consacré ci-dessus à Riwallon seigneur de Combourg :  A la lecture de cette même charte nous avons ici la confirmation que plusieurs des revenus relevant de la terre de Combourg, à savoir la moitié des revenus de la dite église de Combourg, étaient hier le biens propre du comte Alain, futur Alain III duc de Bretagne, cela avant même que cette même terre et ses fruits soient reçus ou déposés entre les mains de Riwallon de Combourg. Sachant cela comment la possession d'une partie de la paroisse de Combourg ainsi que celle d'une partie de ses revenus passa t'elle des mains d'Alain de Bretagne à celles de Riwallon fils de Roianteline cette dernière ayant été de son vivant propriétaire aussi ici d'une terre ? Doit-on voir ici que le simple "rapport" de "sujet à souverain" ? ] et de leur union naitra la lignée des seigneurs de Châteaubriant dont l'origine patronymique latine est probablement : le "château de Brient ou Castrum Brientii". Il n'existe donc à ce jour aucune information sur l'ascendance de Teuharius et le nom de ses parents, quels qu'ils soient, n'est pas connu non plus; le berceau géographique de cette famille n'est pas plus connu non plus. Hormi la certitude que nous avons qu'il était de noble naissance, ne serait-ce que pour avoir eu la possibilité ou le droit de prendre pour femme la propre fille de la vicomtesse Roianteline, nous ne savons rien de ses premières heures. Teuharius, lequel nait vers 1000, semble par devoir être parti vers 1030 à la demande du comte de Rennes peut-être, allié qu'il était à celle de l'évêque de Nantes aussi, à la limite de la frontière séparant le duché de Bretagne au comté d'Anjou lequel comté, lui, est alors en ces heures du 11ème siècle vassal du royaume de France [Effectivement il est possible toutefois que Tenharius soit parti à la demande de Gautier ou Gaultier II évêque de Nantes ce dernier devant asseoir son autorité malgré la puissance des comtes de Nantes et d'Anjou lesquels tous deux, ensemble liés, étaient opposés au comte de Rennes alors Conan II duc de Bretagne fils de feu le duc Alain III. Conan II mort en 1066 sera remplacé à cette même charge comtale par son propre demi-frère Geoffroy dit Grenonat. Gautier II en tant qu'évêque de Nantes possédait sous son autorité ecclésiastique la direction de la dite église de Béré et, à ce titre, il est peut-être permis de penser que se fut à sa demande personnelle que vint ici même Tenharius et Innoguen.  Gaultier II  nommé évêque de Nantes en 1005 rejoindra ses pères dans la Mort le 15/10/1041; cette même année 1041 met ainsi une date butoire extrème à l'arrivée de Tenharius ici même sur cette terre déjà séculaire]. Cette installation seigneuriale s'est fait dans une zone géographique proche du confluent de la Chère et du Rollard laquelle zone, vers 1030, formait elle aussi l'une des Marches du duché de Bretagne séparant le duché de la Couronne Capétienne tout comme le firent d'ailleurs aussi les régions ou villes de Fougères, de Rennes, de Vitré, d'Ancenis pour ne citer que celles-ci [Assise en le comté Nantais leur terre ou la terre de Béré était située en une zone géographique proche de la mer, bordée par la Vilaine, l'Erdre, la Loire et le Samnon. Le château féodal sur la terre de Béré fut ici construit, au plus près de la Chère, peu avant que Innoguen et Briant donnent l'église de Béré déjà existante à Catwallon alors Abbé de l'abbaye de Redon. Lors de la donation de l'église de Béré Briant et sa mère Ennoguen offrirent aussi tous deux, au moine Catwallon, des terres proches situées en Piré et en Pléchâtel et, dans la continuité de ces dons, ils profitèrent de ce contact établit avec l'abbaye de Redon pour demander à l'abbé Catwallon l'envoi d'un moine "architecteur" Innoguen et Briant désirant tous deux faire édifier ici même, au plus près de leur château, un nouveau prieuré. Le moine Glaimenoc leur fut envoyé. Glaimenoc n'ayant pas donné une réelle satisfaction dans son projet fut-il aussi renvoyé et remplacé par un second moine "architecteur", nommé Jean, ce dernier relevant quant à lui de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Jean n'ayant pas réussi non plus à donner satisfaction en son travail Briant et sa mère s'adressèrent alors tous deux à la Grand Monastère de Marmoutier lequel, en échange d'une terre de Béré située proche du château et de la Chère accepta à son tour d'envoyer son propre moine "architecteur" lequel, prénommé Albert, réussit pleinement dans sa tache. En 1050 le nouvel évêque en charge de l'évêché de Nantes, Airard, lequel remplaça à cette charge Budic le propre fils de Gaultier II, confirma le Grand Monastère de Marmoutier en sa possession de Béré même si son église relevait quant à elle, et cela depuis plusieurs années, de la dite abbaye de Redon  Brientus sanctae Karitatis desiderio succensus, genere et potentia clarissimus, aeclesiam prope suum castrum Catwatlono venerabili Rothonensium patri in honore sancti Salvatoris traditit...matre sua Ennoguent annuente...traduction : Brient désire, enflammé par la Sainte Charité et par la puissance de la célèbre église proche de son château, donner à Catwalon vénérable père de Redon en l'honneur du Saint-Sauveur, avec le consentement de sa mère Inoguen... Cartulaire de Redon , 253 ] . Teuharius et son épouse Innoguen prennent ainsi possession du village de Béré lequel possédant déjà une église, dans les premières heures du 11ème siècle, très ancien, est très loin toutefois de posséder l'importance "sociale" des villes déjà importantes pour le duché comme celles que nous venons d'énumérer ci-dessus [Son importance était surtout sa position géographique située qu'elle était en face du comté d'Angers. Innoguen et son époux, Téhel, furent -ils tous deux envoyés ici-même afin d'édifier un château "défensif " situé à la marge de cette frontière transformée de ce fait en Marche frontalière ?]. Tenharius et Innoguen auront pour enfant Brient, enfant très probablement né ici en cette terre éloigné de celle de Dinan, vers 1030, celui-ci étant le probable constructeur du premier château-fort construit en cette terre proche des terres angevines, vers 1050, château-fort situé entre Rennes et Angers au plus près de la Marche Angevine [La construction de ce château, au 11ème siècle, précéda la construction même du prieuré de Béré lequel fut offert, lors de sa fondation, à Albert abbé du Grand Monastère de Marmoutiers, monastère situé près de Tours. Mais la construction du château de Briant  n'a peut-être pas pour autant précéder à l'apparition du village de Béré puisque avant que soit construit le dit prieuré de Béré Brient et sa mère offriront tous deux, à l'abbaye de Redon, une église ici déjà présente. Le versement même des dimes propres à la fête annuelle de Saint-Hilaire va dans ce sens aussi. Le lieu de Béré, en possession et de cette dite église et de cette fête de St-Hilaire dite "annuelle", possédait donc déjà tout un passé "social" et cela avant que Brient et sa mère viennent prendre ici même livraison de ce  territoire géographique. Toujours est-il que la fin du 10ème siècle voit en Bretagne la fin des invasions normandes et le renouveau du gouvernement ducal lequel va lentement se reconstruire malgrès de nombreux démélés familliaux lesquels vont sévirent tout au long du siècle suivant; le 11ème siècle voit l'apparition des bourgs ces derniers s'édifiant très souvent dans l'ombre de place-fortes engendrés qu'ils seront par la naissance même d'une multitude de prieurés, tous accompagnés de leurs églises respectives, prieurés fondés presque toujours par la seule volonté de seigneurs régionnaux ou locaux toujours importants et influents. Igitur fratribus his qui in Turonensi Caenobio, quod, Mains monastorium dicitur, omnipotenti Deo sub Alberto Abbate famulantur, quendam locum iure hereditario mihi congruentem, qui vocatur Bairiacus, in honore Sancti-Saluatoris construetum, haud longe a Castro Brientii situm, cum omnibus sibi subiectis rebus quas contulit, vel quas deinceps per me vel per alios, in ius ipsius loci divina pietas transferre voluerit, voluntate et assensu et auctoritate matris mea Innoguen , et coniugis mea Adelensis,...Traduction : donc par conséquence, aux frères qui sont au Monastère de Caenobio Tours et qui sous Albert servent Dieu tout puissant, conformément à mon droit d'héritier, un certain endroit qui est appelé Béré construit non loin où il y a le château de Brient sous réserve de toutes les choses lesquelles lui ont été attribuées par moi ou par les autres, transferont par le droit de la Divine Miséricorde et par la volonté et l'autorité de ma mère Innoguen  et celle de ma femme Adèle...]. Comme la plus part des grands seigneurs du moyen-âge Brient fondera sur ses terres de Beré, vers 1060, un prieuré positionné au plus près de son château lequel prieuré prendra le nom latin de Bairiacus placé lui aussi qu'il sera sous la protection de Saint-Sauveur. Avec l'autorisation de sa mère Innoguen [Innoguen est citée sur cette charte de fondation du prieuré sans que le soit Teuharius son époux. Cette information laisse donc supposer par la force des choses que quand Brient procèdera à la fondation de ce prieuré et bien que son père était alors déjà décédé. Le château portant le nom de Brient il est également probable que le premier seigneur de ce lieu, à savoir Teuharius, était aussi déjà mort quand la construction du château dit de Châteaubriant fut commencée],  celle de sa compagne Adèle [Hildelende ou Adelensis] ainsi que celles de ses quatre enfants, Tehel [Thierry] et Geoffroy et Guy, tous trois enfants légitimes et Geoffroy enfant lui naturel. [ ou Teherii et Gaufridi et Guidonis fils de Brient; tous trois  étant aussi accompagnés de leur soeur Hildelensis fille de Brient aussi] Brient donnera aussi lors de la fondation de ce prieuré des biens fonciers annuels, deux terres situées en le village de Piriacus, des dîmes ou décimes de l'église de Saint-Alban laquelle était en cette ville de Béré, les dimes des moulins situés à l'intérieur même du château ainsi que des droits de perception sur la foire annuelle de Saint-Hilaire [...Vt autem quantitatis siue integritatis earundem rerum quas praefato loco contulimus, omnis propellatur ambiguitas, earum nomina huic scripto inserere iussimus, id est terram vnius carrucae quae adiacet praedicto loco, et duas medietarias apud villam quae nuncupatur Piriacus. Decimam quoque Ecclesiae Sancti Albini quae est in ipsa villa, cum omni integritate, necnon et vnam mansuram quae apud Bainum. Et decimas omniun rtrum quae videntur exire de consuetudinibus quae pertinent ad praedictum castrum, tam de mercatis quam de feriis : cum decimas omnium molendinorum qui sunt in ipso castro, et redhibitiones feriae cum omni integritate quae est constituta vnoquoque anno ad festiuitatem Sancti-Hilarii... atque fidelibus quorum nomina subscripta sunt corroborandum tradidimus.S.Brientii; S.Innoguendis matris Briendii; S.Gauffredi filii  Bientii; S.Teheri fratris eius; S.Guidonu fratris eius; A.Adelendis vxoris Brientii... Traduction : ...Comme en quantité et en intégrité les mêmes choses qui en ce lieu leur a été conféré. Pour éviter toute ambiguité ce document comprend la tenue de tous ces noms; la terre qui est adjacente à l'endroit où les gens s'entrainent, deux décimes dans le village qui s'appelle Piriacus, les décimes de l'église de Saint-Alban qui est dans cette ville le tout dans son intégralité et aussi celles qui relève de Bain. Et toutes les décimes mentionnées ci-dessus qui appartiennent au château, ainsi que celles des marchés et des fêtes, et les dimes des moulins qui sont à l'intérieur du château et tout ce qui est prévu chaque année, dans leur intégralité, à la fête de Saint-Hilaire...et les fidèles dont les noms sont souscripts et confirment le rapport : Signe Brient; Signe Innoguen mère de Brient; Signe Geoffroy fils de Brient; Signe Thierry frère du même; Signe Guy frère du même; Signe Adèle femme de Brient...  Geoffroy fils de Brient laissera de sa femme dont le nom n'est pas connu deux enfants dont Geoffroy dit Goschot et Brient deuxième du nom. Avant de mourrir Geoffroy confirmera les donations que firent feux ses parents en augmentant toutefois les biens du prieuré. Mort sans enfant Goschot transmettra la seigneurie de Châteaubriant à son neveu Briand 3ème du nom, fils de Briend son frère. Tombé gravement malade il demanda que son corps soit inhumé en l'église de Béré. Il le fut en 1114. Brient III trouvera à son tour la mort le 1 décembre 1116 sans avoir non plus d'enfant héritier et la seigneurie de Châteaubriant, de ce fait, sera transmise à son oncle Thierry ou Teheri en 1116 [Et hic iacuit prima sub luce Decembrit Sexto...Obiit anno ab incarnatione Domini millesimo centisimo sextosimo...traduction :et le voici couché à la lumière du premier décembre...mort en l'année de l'Incarnation 1116]. Thierry aura un fils prenommé Iuhael lequel transmettra la seigneurie de Châteauneuf à son propre fils né d'un premier lit, Brient IV; il aura d'un second lit contracté avec Emme de la Guerche un second enfant lequel, prénommé Guillaume de la Guerche, héritera des seigneuries de la Guerche et de Pouancé. Briant IV aura lui même pour enfant Geoffroy II lequel notamment paraitra aux Assises de Geoffroy Plantagenest lesquelles furent tenues à Rennes en 1185.                                        Au lendemain de la mort de Brient fils d'Innauguen et de la mort de celle-ci aussi,  autour de ce prieuré que tous deux avaient fondé allait bientôt apparaitre un bourg naissant lequel, demain, donnera lui même naissance à l'actuelle ville dite de Châteaubriant, ville mère patrie de l'illustre homme d'état et homme de lettre que sera beaucoup plus tard René-François de Châteaubriand.                                     La donation de la paroisse de Béré, donation faite en faveur du Grand Monastère de Marmoutier, sera en 1062 l'objet d'un litige très important lequel opposera l'Abbaye de Redon au Grand Monastère de Marmoutiers. En effet, peu de temps après l'édification du nouveau prieuré que Brient et sa mère firent tous deux construire au plus près de leur place-forte, l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon revendiqua la possession de ce même prieuré, sa nouvelle église comprise, elle qui avait obtenu quelques années auparavant la possession et les fruits de l'ancienne église de Saint-Sauveur de Béré, probable vieil oratoire, possession alors offerte à cette grande abbaye et par Briant et par sa mère, Innoguen. La donation vers 1050 de la paroisse de Béré, laquelle comprenait de fait aussi le nouvel prieuré dans sa totalité, fut donc faite en faveur des cénobites du Grand Monastère par les seules volontés de Innoguen et de Brient, donation faite toutefois avec les assentiments des fils de Brient ainsi que celle de son épouse, Adèle. Ainsi acceptèrent aussi Tehel ou Thierry et Guy, ses deux enfants et Gauzfred ou Geoffroy son fils naturel lequel demain, surnommé le Vieux, transmettra malgré sa batardise la seigneurie de Châteaubriant nouvellement créée. Cette revendication était essentiellement construite sur le fait que Redon avait anterieurement reçu la dite église de Saint-Sauveur mais l'abbaye de Redon était-elle pour autant légitime à revendiquer la paroisse offerte aux moines cénobites de Marmoutiers ? Convoquée devant l'évêque de Nantes Quiriaque nouvellement nommé, [Quiriaque ou Quiriac ou Guérech de Cornouaille lequel fut nommé en 1052 après la déposition d'Airard. Mort le 31/07/1079 il était le fils d'Alain Canhiart et le frère de Budic ou Benoit lequel le remplacera au même évêché. Frères tous deux d'Hoël II de Cornouaille, leur père à tous trois était comte de Cornouaille et comte de Nantes aussi et cela par son épouse Judith ayant épousé cette  femme "fille héritière" de Judicaël comte de Nantes; cette dernière était aussi par son grand-aieul Alain Barbetorte princesse Bretonne. En épousant Havoise de Bretagne, seule héritière d'Alain III après la mort de son frère Conan II, Hoël reçu de ce fait la couronne ducale de Bretagne. Cela occasionnera un conflit entre Hoël et son beau-frère Goeffroy Grenonat enfant naturel d'Alain III; comte de Rennes Geoffroy Grenonat entrera en conflit avec Alain Fergent, fils héritier d'Hoël et d'Havoise. Geoffroy, celui-ci ayant donc en sa possession le comté de Rennes qu'il avait reçu en apannage par Conan II, sera fait prisonnier quelques années plus tard, après le décès d'Hoël, par l'héritier de ce dernier, Alain Fergent. Ce nouveau duc de Bretagne le fera déplacer de Rennes et le fera enfermer en l'une de ses prisons en laquelle il mourra] celui-ci possédant sous son autorité première et écclesiastique la dite paroisse de Béré, Innoguen refutera fermement devant le Placite d'Angers [Placite: réunion ou assise en laquelle le seigneur rendait sa justice] la revendication de l'abbaye de Redon; convoqué aussi par Quiriac l'abbé de Marmoutier Albert ne pu cependant se déplacer à Nantes affaiblit qu'il était par son âge avancé. Pour cette seule raison la parution d'Innoguen [Brient étant alors décédé seul Innauguen assista en tant qu'actrice à ce procès] devant la justice religieuse se fit en la cathédrale d'Angers, aux calendes de février de l'année 1062, cela en présence aussi et de l'évêque d'Angers et de Théodoric abbé de Saint-Aubin d'Angers. La parole d'Innoguen en un simple serment fut acceptée sous la réserve toutefois que l'abbaye de Redon ne puisse présenter un témoin à charge pour Innoguen cette dernière devant alors, et en ce cas seulement, subir le jugement du fer porté à rouge. La dite abbaye n'ayant pu trouver aucun témoin en sa faveur la sentence de Dieu fut épargnée à Innauguen et le Grand Monastère de Marmoutier reconnu comme seul et véritable possesseur de la paroisse de Béré. Toutefois, devant le parti pris pour l'abbaye de Redon du Cardinal Estienne, un appel fut fait et le procès déplacé devant la Cour ecclésiastique de Bordeaux puis devant celle de Nantes en 1104, ce procès perdurant ainsi bien des années après la mort d'Innoguen. En 1104 en effet, devant la Cour de Nantes et sous la mandature de Pascal II alors évesque de Rome, l'évesque d'Angoulême Gerard, alors évêque présent à Nantes, prononça la dernière solution prise laquelle, confirmant la possession de la paroisse de Béré ainsi que son église au Grand monastère de Marmoutier octroya aussi à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon une contre-partie financière [il s'agit de l'actuelle église de Saint-Jean Baptiste de Béré. Pour affermir ici l'éventuel lien de Parenté pouvant exister entre Innoguen et Innoguen soeur de Josselin de Dinan, ces deux personnages n'en faisant alors qu'un, il nous faut savoir qu'en 1065 lorsque Riwallon de Dinan fera une donation au Grand Monastère de Marmoutier sera présent aussi, au côté de ce 1er seigneur de Combourg, Geoffroy de Chateaubriant fils de Brient et petit-fils d'Innoguen. Si Innoguen mère de Brient était bel et bien la soeur de Josselin de Dinan nous aurions alors trouvé, côte à côte, en 1065, lors de cette même donation que fit Riwallon au Grand Monastère, et l'oncle et le neveu et cela au travers et du dit Riwallon et du dit Geoffroy de Châteaubriant celui-ci ayant été, pour cette même donation, le souscripteur de son oncle présumé]. Née dans les premières heures du 11ème siècle d'une "princesse" soeur de Josselin de Dinan  la seigneurie de Châteaubriant retournera en la possession de cette même famille seigneuriale, au 14ème siècle, lorsque Rolland de Dinan, seigneur de Montafilant en Corseul, épousera Thomasse de Châteaubriant en 1315. Thomasse de Châteaubriant était la fille de Geoffroy VI de Châteaubriant. Leur enfant à tous deux, Rolland de Montafilant, seigneur de Châteaubriant, connu lui aussi ses propres heures de gloire tombé qu'il fut à la bataille d'Auray alors qu'il combattait au côté de son fils, Charles de Dinan. De cette union faite en 1315 entre Rolland de Dinan et Thomasse de Chateaubriant sortira l'existence même de Françoise de Dinan-Chateaubriant laquelle, gouvernante d'Anne de Bretagne, sera en son temps l'une des plus nobles personnes de tout le duché de Bretagne. 

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan et ses parents...

     

    Vitrail de l'église de St-Jean du Béré représentant la donation du monastère de Béré à Albert abbé de Marmoutier, donation faite vers 1050 par Brient et sa mère innoguen.

     

     

    Olivier 1er de Dinan . Olivier 1er de Dinan, fils de Josselin, apparaît dans une charte non datée mais rédigée vers 1076 lors de la fondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol dont les écritures de ce cartulaire, effectivement, commencent cette même année [Lire le texte consacré à la fondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol. Gana son épouse et son fils Geoffroy sont tous deux eux aussi cités en cet acte. Geoffroy né vers 1060 est alors encore un tout jeune homme. D'ailleurs son épouse laquelle sera Orieldis n'est point citée en cet acte. Pour la fondation de cette abbaye Hamon II vicomte d'Aleth donnera son acceptation à la terre que Jean de Dol offrira afin que sur celle-ci puisse être érigée la dite abbaye; Jean de Dol seigneur de Dol pour cette terre était donc "vassal" de son parent...]. Voulu par Jean 1er de Dol et son frère Gildium, chanoine de Dol, le prieuré de Saint-Florent sous Dol sera une dépendance religieuse du monastère de Saint-Florent de Saumur. Lors de sa fondation, en effet, de nombreux dons sont offerts à Willehlme lequel représente alors le monastère de Saint-Florent de Saumur; il faut remarquer ici le fait que ce grand Homme d'église, lequel, devenu Maître abbé de Saint-Florent de Saumur en 1070 recevra aussi un peu plus tard le prieuré du Pont à Dinan, est le propre frère de Jean 1er de Dol et de Geldium lequel Gelduim, demain, sera canonisé pour sa grande humilité. Cet acte est important dans la mesure où il nous positionne et nous confirme aussi la première assise seigneuriale commune à ces deux seigneuries que sont alors Dol et Dinan. Tous deux petits-fils du gouverneur Hamon et de la vicomtesse Roiteline, Olivier 1er de Dinan et Jean 1er de Dol, seigneurs en leurs terres respectives, sont présentés dans cette même charte comme étant tous les deux propriétaires d’un même bien en commun probablement hérité de leurs grand-parents. Il s’agit des sécheries à poissons situées en rivière de Rance à Saint-Suliac. Jean 1er de Dol, hormis le fait qu’il offre au futur prieuré de Saint-Florent sous Dol l’église de Pleine-Fougères et le 1/10 de ses dîmes, hormis le fait qu’il offre également avec son frère Gilduim la moitié de l’église de Lanrigan accompagnée elle aussi de ses dîmes, il offre aussi la moitié des sécheries situées en rivière de Rance à Saint-Suliac, Olivier 1er de Dinan offrant à son tour l’autre moitié de ces mêmes sécheries avec l’assentiment de son épouse Cana et aussi avec l’assentiment de son fils Geoffroy. Olivier 1er de Dinan apparait aussi en tant que "témoin" en une autre charte de Saint-Florent de Saumur en laquelle sera cité et Tehel de Chateaubriand son parent [ce dernier était le fils de Briant fils de Tehel et le petit-fils de Teharius et d'Innoguen sa "tante" ce dernière ayant eu en effet pour frère Josselin de Dinan. A ce titre Tehel fils de Briant était donc le petit-fils de sa "tante" la dite Innoguen] et Judhael ou Juhel archevêque de Dol ce dernier ayant occupé le siège Episcopal de Dol de 1040 à 1076.

    Nous ne savons pas à ce jour si Olivier 1er de Dinan, né vers 1030, parti en 1068 à l’instar de son frère Bertrand en Angleterre au côté de ce dernier; nous savons toutefois que son épouse fut une dame humaniste avant gardiste. En effet le nom de son épouse Cana est attesté dans une charte rédigée beaucoup plus tard, en 1124, par Donoald évêque d'Aleth (Donoald fut évêque d'Aleth de 1120 à 1143) laquelle charte nous apprend que Cana fit ériger en son temps, dans le cimetière de l'église de Saint-Malo de Dinan, une maison dite de l'Hospitalité (Cette maison de l'Hospitalité fut probablement érigée vers 1060, Cana étant née vers 1030 tout comme son époux Olivier). et domum illam hospitalem quam uxor quondam Oliverii, Cana nomine, in ejusdem ecclesie cymeterio edificavit, cum hortis sive plateis ipsi adjacentibus atque ad eam pertinentibus... Traductionet la maison de l'hospitalité que l'épouse d'Olivier nommée Cana fit édifiée dans le cimetière même de l'église, et les rues adjascentes et les jardins lui appartenant aussi...) 

     

    Ut dicta vel facta etc. Notum sit igitur quod Gironnus filius Roberti Avenelli calumniatus est super monachos Sancti Florentii apud Livriacum duas bordarias terrae et unum molendinum patrem suum dicens tenuisse in fevo ab abbate Frederico

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan 

     

    Voici cette charte de fondation de l'abbaye de Saint-Florent faite vers 1076, charte reprenant l'existence aussi des sécheries de Saint-Suliac :

    La fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol

    Note 1 : Celle-ci fut fondée sous la mandature de Grégoire VII lequel fut Pape ou évêque de Rome entre  le 22/04/1073 et le 25 mai 1085. Il faut pourtant dater cette fondation avant la fin de l'année 1078 puisque cette donnatio fute approuvée par Even archevêque de Dol celui-ci ayant fini lui sa mandature en la dite année 1078.                                                                                  Note 2 : Le premier moine cité ayant reçu  le dit monastère de Saint-Florent sous Dol fut Riwallon lequel, moine, était le propre frère de Flaad sénéchal de Dol.

    Scripture hujus veraci assertione notum fieri volumus has donationes quas Abbe Guillelmus ad monachatum veniens contulit loco Sancti Florenti. In primis Ecclesiam Planae Filgeriae, et decimam omnem et censum domorum cimeterii etc. Postea donaverunt Johannes et Gilduinus ejus fratres medietatem ecclesiae de Lanrigan et mediatem deciame. Alteram medietatem comparavit Abbas Guillelmus IV libras denariorum a Rivallone filio filio Constantii Presb. annuentibus Johannes et Gilduino, ipso que Riwallone promittente se defenserum contra omnes homines. Deinde dederunt praedicti fratres Abbatis monachis Sancti Florentii quocumque loco sive en Ratello, sive in Comburno starent in omnibus forestis suis de Comburno pastum pecoribus et pasnaticum porcorum suorum proprium et meditariorum suorum et ejusdem forestii ligna et ad focum et ad quidquid voluerint faciendum. Post modum dederunt medietatem census sepiarum in fluvio Rencia ad Sanctum Ciliacum excepta redecima quae est monachorum Sancti Martini. Et Olivarius de Dinnano dedit illis alteram mediatem, concedente filio ejus Goffredo et ejus conjuge Cana. Et hiis testes Goffredus senescallus; Mainguidis frater ejus; Radulfus filius Doalloni; Evanus filius Hamonis. Deinceps dederunt villam Mezuoit prope castellum Dolis cum omnibus consuetudinibus quas in ea habebant et ex altera parte villae vineas proprias. Subinde dedit Johannes pro sua et pro fratris sui. Gelduini anima villam Bethon in parrochia de Roz cum omnibus quae in ea habebat, et terram Hameti militis.Harum dationum testes sunt ipse Abbas Villelmus cui factae sunt; ex Monachis Hamo; Eventius etc. et ex laïcis Hingandus, Baderon, Eudos filius Goffredi, Villelmus Gobio, Trihannus filius Brientii, Hugo Taon, Hamo filius Roaldi, Alanuis siniscallus, Morvanus, Hugo de Mara, Bernard de Sancto Dominico, Glajus Praepositus, Galterius et Herveus filii ejus, Buterius etc. In supradicta villa scilicet Mazuoit coepit Johannes construere monastorium in honorem Santae Mariae Sanctique Flrentii per auctoritatem P.Gregorii VII. et per testimonium Milonis archiepiscopi qui prius Decanus Parisiensis Ecclesiae ab Apostolico ordinatus est Episcopus Beneventanae [evêque du Bénévent] , quem de hac re intercessor apud Papam habuit Joannes . Eventium etiam Archiepiscopus Dolensis ut construeretur annuity, et cymiterium ipse benedixit et omnes sua consuetudines illi monasterio donavit; et ut etiam feria in festivitate sancti Florentii ibi adunaretur permisit, ita tamen ut monachi burgense ejus in burgum suum hospitandos non reciperent, nisi ejus gratanter absolutione. Canonici quoque Sancti Samsonis concesserunt ea conditione ut neminen, sive ex burgensibus castri, sive ex optimatibus de Ratel defunctum, monachi sepelirent, nisi ipsi gratanter permitterent. Horum concessor et testi ipse Comes Redonis Gauffredus; Hii étiam testes et concessionis : Comitis Andreas de Vitriaco; Gorantonus de Vitri; Willelmus Hismalensis; Goffredus de Monasterii; Goscelinus Germaion; Odo filius Glaii; Hamo filius Roaldi; Alanus sénescallus; Herveus Butellarius; Trihannus et Normannus filii Glaii; Hamo fils Evenis; Goffredus filius Ansquetilli; Goffredus filius Goscelini et plures alii. Hoc ipsum etiam Goffredus filius comitis Eudonis, cum venisset ad colloquium cum Goffredo Rodon. comite in regionem quae Ploasna dicitur petente Johanne concessit. Teste Alamo Comite ejus fratre et Mainguineio filio Herveii Forestarii; Herveo Butelario; Gozberto Canonici Sancto Laudi; Nec non Hamo Vice-comes omnes consuetudines suas quas in eadem villa habebat, remisit. Testes episcopo Rainaldo et Goffredo filius Comitis Eudonis; Balderono; Radulfo de de Filgeriis; Radulfo ejus senescallo; Stephano filio Ivonis; Hugone de la Mara; Alano Siniscalli; Herveo Butellario; Hinganno filio Gozberti; Trihanno; Normanos filio Glaii; Alanus similiter siniscallus dedit furnaticum ejusdem villae id est Mezoit; et venditionum panis suam partem. Et hoc concessit Fladaldus fratre ejus. Et monachi ob hoc fratrem ejus Riwallonem ad monachatum receperunt.  Testes : Roscelinus; Corbinus; Guillelmus Bastardus; Guillelmus filius Letae;.
    Hujus villae jam supradictae i.e. Mezuoit incolae, si qui prius erant ad parrochiam sanctae Mariae de Carfenton pertinebant; et ei decimas et primitias suae, et ceteras oblationes referebant, quae omnia Goscelini cognomento Germaion erant.  Hic ob salvationem animae suae omnes redhibitiones praedictae villae, decimam, sepulturam, oblationes, monachis condonavit; et de habere eorum LX solidos accepit; et presbytero ecclesiae de Carfenton concambium suum redditit de deicima villae Heraldi. Ne tamen mater ecclesiae omnino jus suum amitteret, fuit conventio, ut monachi annis singulis in Assumptione Beate Mariae XVIII den. pro recognitione Ecclesiae de Carfenton . Actum hoc coram Archiepiscopo Eventio qui ut ita fieret concordavit, et comite Geoffroy qui hujus conventionis fidejussor est; annuente supradicta Goscelini uxore Adila et omnibus ejus filiis Herveo, Rivallo, Ansigiso, Putrello. Testes his Eudone filius Goffredi; Mainfinito siniscallo; Tescelino; Normanno. Titre de Saint-Florent.

    Traduction personnelle en cours : Qu'il soit noté par la véritable assertion de cette écriture les donations voulues faites par Guillaume quand il est venu aidé à la vie monastique de Saint-Florent. Premièrement l'église de Pleine Fougères et toutes les dimes et les maisons du cimetière etc.  [Roianteline dite "Vicomtesse", femme de Haimon gouverneur des enfants du duc Geffroy, tous deux aïeulx de Guillaume de Dol ici nommé, sera elle "seigneur" en des terres assises en Pleines-Fougères puisqu'elle donnera en 1032 au monastère de Saint-Georges de Rennes deux métairies toutes deux assises en la dite paroisse de Pleine-Fougères, à savoir les métairies respectivement nommées et "Leze" et "Pin" : ...duas in Plana Filice medietarias quarum una vocatur Leze, altera vero Pinus... Entre 1073 et 1085 lors de la fondation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol, cela avec le consentement de ses deux frères nommés Gelduin et de Jean le dit Guillaume,  alors moine de Saint-Florent de Saumur depuis 1070, donnera au dit monastère de Saint-Florent de Saumur ses biens assis en l'église de la dite paroisse de Pleine-Fougères, biens probablement alors en indivis entre lui même et ses deux frères.  Donnant cette église à Saint-Florent de Saumur Guillelme ou Guillaume donnera aussi l'ensemble des biens relevant de cette même église; ainsi les moines de Saint-Florent de Saumur recevront aussi l'ensemble des dimes applicables en icelle et notamment les droits de "sépultures". Plus il donnera aussi deux métairies elles aussi assises en Pleine-Fougères à savoir les métairies de Tescelin et de Rainier toutes deux métairies alors en sa possession: ...Ecclesiam de Plana Filgeria cum his quœ ad ipsam ecclesiam pertinent, decimas, sepulturas, census burgi et duas medietarias, scilicet unam Tescelini et alteram Rainerii... Toutefois les biens relevant de l'église de Peline-Fougères, biens de plusieurs laïcs, n'étaient en effet pas tous "possession" des seigneurs enfants de Riwallon de Combourg fils de la dite Roianteline puisque la famille seigneuriale de Château-giron elle aussi était "seigneur" en cette église et cela en l'année 1086 soit très peu de temps après que Guillaume ait offert à Saint-Florent ce que lui même et ses frère en icelle hier possédaient. Il en sera d'ailleurs de même pour Hervé de Mainguy ou Hervé fils de Main puisque celui-ci avec son épouse Harduise donnera également en la dite année 1086 ses propres biens eux aussi assis en la dite église de Pleine-Fougères. Geffroy et Guy tous deux fils de Guillaume et petits-fils de Gaultier eux aussi seront en la dite année 1086 également possesseurs de dimes en la dite église de Pleine-Fougères cette dernier étant de fait le bien de plusieurs familles de seigneurs laïcs. Quels furent en la dite année 1086 les liens ayant pu alors unir la jeune seigneur de Dol-Combourg à Giron fils d'Ansquetil premier seigneur de Château-giron  puisque tous deux furent en même temps possesseurs de dimes toutes assises en la dite église de Pleine-Fougères ? Quels furents les liens ayant pu unirs entre eux ces différents seigneurs laïcs ? Les chartes confirmant cela : Première charte : Anno ab Incarn. Domini MLXXXVI. concessit Giro filius Ansquetilli Deo et Sancto Florentio ac Monachis ejus quidquid ipse in decima et in ecclesia Plene Filgerie aliquomodo inclamabat, [crier, réprimander, déclarer...] et uxor ejus Contessia. Pepigit (conclure) etiam quod hoc contra Arschodium vicecomitem garantaret . Actum apud Castellum Ansketili in dono ejusdem Gironis tertia feria VI idus Decembris. Alano Britannorum Duce; Constancia ejusdem uxore; Silverstro Redomensis praesule; (preside) Testes Silvester Redonensium Episc.; Gervasius abbas Sancti Malanii; item ispe Giro; Contessia uxor ejus; Johannes Dolensis; Ademus Praepositus; Artur de Castello; Herveus Botellarius. Signum Silvestri Episcopi; Gironis.Traduction : Dans l'année de l'Incarnation du Seigneur 1086 a concédé Giron fils d'Ansquetil à Dieu, à Saint-Florent et à ses moines tout ce que lui même a en dimes en l'église de Pleine-Fougères le déclarant et sa femme Contessia. Il déclara de même contre le vicomte Arschod la garantie [sa protection contre le vicomte...]. Fait en le château de Ansquetil en la maison du même Giron en la troisième fête de la sixième ides du mois de décembre. Alain Duc de Bretagne; Constance sa femme [ou Contessia]; Silverstre évesque de Rennes. Témoins : Sylvestre évesque de Rennes; Gervais abbé de Saint-Mélanie; de même Giron; Constance sa femme; Jean de Dol; Ademe préposé; Artur du Chastel; Hervé Botellarius [Hervé Boutiller]. Signe Silvertre évesque; Giron.        Deuxième charte : Notum etc. quia duo vassalli Redon. pagi id est Goffredus et Guido filii Guillelmi filii Gualterii multo tempore calumniati sunt monachis sancti Flor. ecclesiam et cymiterium et decimam de Plana Fligeria. Unde tandem cum abbate Guillelmo ad concordiam venerunt et quidquid de dominicatura [ou Domenger = les coûtumes] patris sui in ecclesia illa reclamabant concesserunt et partes reliquas quae de casamento suo erant concesserunt. Cujus donationis gratia abbas et monachi primum quidem tam parentes eorum quam ipsos in monasterii beneficium socios adsciverunt adsciscere (adjoindre, adopter) quod cum ipso baculo abbati qui crocia dicitur factum est. Deinde de habere sancti illis dederunt XL lib. den. Redon. et insuper adolescentem Clericum Hubertum ad monachitatem illorum rogatu susceperunt. Actum anno ab Inc. Dom. MLXXXVI . XVIII Kal.Febr. in parochia de Isei (Izé) juxta Liwri (proche de Livré. Izé à 6 lieues de Rennes proche de Saint-Aubin du Cormier ) non longe a fluvio qui dicitur Vozoura (ou Vozovra ou la rivière nommée aujourd'hui la Veuvre); Ipsis vassallis revestientibus abbatem predictis rebus mittendo in manum ejus cultellum nigri manubrii qui erat Mauritii Cellararii. et hii presentes erant Monachi, Johannes Mon. Eventius Mon. Hii quoque laïci Herveus filius Helmoini de Meletia; Boscherius filius Garini; qui cum illis venerant, aderat, Rivallonus puer filius Johannis et Maino Rufus Custos ipsius. Traduction : Qu'il soit su etc. parce que deux vassaux de la ville de Rennes, c'est à dire Geoffroy et Guy fils de Guillaume fils de Gaultier, depuis plusieurs temps [beaucoup de temps] oppressent les moines de Saint-Florent, sur l'église, le cimetière et les dimes de Pleine-Fougères. De ce fait finalement avec l'abbé Guillaume est parvenu un accord et quels que soient les coutumes de leur père dans l'église ils ont proclameé l'accorder et sur les pièces de reliques ils ont concédés. le don gratieux de l'abbé et des moines déclarant en effet que leurs parents bénéficieraient du monastère quand les mêmes seront ajdoint au personnel de l'abbé. Et d'autre part furent donné sur les Saints 11 livres deniers de Rennes. Et par ailleurs le jeune clerc adolescent Hubert fut reçu en le monastère à leur demande. Acté en l'année de l'Incarnation du Seigneur 1086, 13ème calandre de Février en la paroisse de Izé proche de Livré non loin de la rivière qui se nomme Veuvre. Les mêmes vassaux revestir le dit abbé en mettant pour cette chose dans sa main le couteau à la poignée noire qui était à Maurice le cellarier et les personnes présentes étaient moines : Johannes moine; Even moine; ceux-ci sont [et les suivant laïcs...] Hervé fils de Helmon de Melesse [ville proche de Rennes]; Boscher fils de Garin; avec eux sont venus, présents, et l'enfant Rivallon fils de Jehan et Main le Roux  le gardien.]. Ensuite ce qu'ont donné Jehan et Gelduin ses frères, la moitié de l'église de Lanrigan et la moitié des dimes [de ses dimes, la moitié des dimes de l'église de Lanrigan] l'autre moitié a été acheté par l'Abbé Guillaume [pour] 4 livres en deniers [donné] à Riwallon fils de Constantin prestre [L'église de Lanrigan appartenait donc conjointement et aux enfants de Riwallon de Combourg, à savoir Jehan, Gilduin et le dit Guillaume, et aussi à Riwallon fils de Constantin. Afin de pouvoir donner la totalité de cette église et des biens y relevant à Saint-Florent Guillaume abbé de Saint-Florent, frère de Jehan et de Gilduin de Dol, tous trois donc fils de Riwallon de Dol-Combourg, rachètera lui même la partie appartenant de plein droit au dit Riwallon fils de Constantin. Quels furent au travers de cette église les liens ayant pu unir la jeune seigneurie de Dol-Combourg à la famille de Riwallon fils de Constantin ?], il fut demandé de consentir cela Johan et Gelduin  et Riwallon promettant de défendre [tout ce don] contre tous les hommes [Guillaume ayant acheté la part de Riwallon obtient de ce dernier que celui-ci le défende  en cas de tout attaque]. Puis ils ont dit aux frères moines de l'abbaye de Saint-Florent partout en les lieux, en le Ratelle [Ratelle : autre seigneurie proche de Combourg ?] ou en Combourg, de se maintenir dans toutes les forêts pour alimenter leur bétail et droit de pasnage [prestation payée au seigneur par ses vassaux pour que leurs porcs nettoient leurs forêts en automne] pour leurs propres porcs et [pour] leurs meditariorum [et leur salle de méditation, leurs scriptorium ?]  les bois des mêmes forêts pour leurs cheminées et pour tout ce qu'ils voudront y faire. Après ils estimèrent donner la moitié des sepiarum [ou des seiches. Celles-ci représentaient un revenu important pour les seigneurs puisque la seiche était alors utilisée pour les encres des scripts. Ici le don est donc important puisque les moines de Saint-Florent pourront avoir la production même de leurs encres en toute gratuité puisque Olivier seigneur de Dinan, cousin germain des précédents et fils de Josselin, père de Geoffroy  aussi,  lui donnera l'autre moitié du même sépiarum relevant lui de son propre bien. Au regard de cette information la totalité de ce sepiarum avait donc été hier le bien de Hamon et de Roianteline tous deux aïeuls des dits Jehan de Dol, Gilduin de Dol frère du précédent et d'Olivier de Dinan leur dit cousin germain ] en la rivière de la Rance à Saint Ciliacum [Saint-Suliac s'est écrit de moult façon. Ainsi ont été rencontré les écritures suivantes : Selial, Ciliacum, Suliani, Sulini, Salvium. Guillotin de Corson] excepté la redime [ou la seconde dime. Impôt qui représentait le dixième du dixième ou le 100ème ou le 1% complémentaire d'un impôt déjà dû. Cette "redime" était ici le bien propre des moines de Marmoutiers; comment ces derniers entrèrent-ils en possession de cette dite "redime" ?] du Monastère de Saint-Martin. Et Olivier de Dinan donna l'autre moitié concédée par son fils Geoffroy et par sa femme Cana [Cana est ici l'épouse d'Olivier de Dinan et non celle de Geoffroy son fils lequel lui prendra pour épouse Orieldis fille présumée de Giron fils de Ansquetil. Un travail reste cependant à faire concernant la dite Orieldis; il serait en effet possible que cette dernière ne soit point la fille du dit Giron mais peut-être la fille de Hamon vicomte de Pou Alet . Cette seconde proposition en effet pourrait mieux expliquer comment le dit Geoffroy de Dinan serait rentré en la possession de terres étendues en la dite seigneurie du Pou Aleth. "Proposition" proposé par monsieur Loïc Fisselier.           "Les droits de Seiches" appliquées en la rivière de Rance à Saint-Suliac relevaient donc vers 1080 et des enfants de Riwallon seigneur de Dol-Combourg et de Olivier 1er du nom seigneur de Dinan. Logiquement ces mêmes droits étaient donc hier le bien de leurs encêtres communs à savoir la dite Roianteline et le dit Hamon son époux. Ces droits ici à Saint-Suliac semblent avoir été "applicables"  que sur les seules "seicheries"  la "redime" des dites seicheries de droit elle revenant qu'aux seuls moines de Marmoutiers.  Effectivement en une autre charte une autre dime, celle dite " la dîme de Saint-Suliac" elle était le bien d'un autre seigneur lui nommé Budoc ou Budic. En effet celui-ci se trouvant malade en l'année 1096, cela avec le consentement de sa femme Brite et ceux aussi de ses enfants Auger et Durente, offrira lui à Marmoutier le 1/6 de la dite  "dime de Saint-Suliac". Nommé "Budoc ou Budic fils de Alvei de Plogonoio  celui-ci était-il seigneur de la terre demain nommée "Pleugeuneuc" ? Possesseur de ce dit 1/6 ème de la dite "dime de Saint-Suliac" celle-ci concernait-elle également les droits applicables sur les seules seicheries  de Saint-Suliac ? Il semble que non et cela au seul regard du fait que le dit Budic offrit des dimes non de "seicherie"  mais de "pêcherie" ce dernier cédant en effet aux moines de Saint-Florent et le 1/6 de sa dîme de Saint-Suliac et la dime de sa pêcherie, pêcherie elle nommée Boeria : Miles quidam nomine Budiocus filius Alvei de Plogonoio (ou de Pleugeuneuc ?) cum aegrotaret apud sanctum Selial voluit fieri Monachus et dedit cum uxore sua Brita et Ansgerio filio eorum et quodam filio ejus ex cocubina nato cognonime Durodente sextam partem decimae sancti Selcaldi, decimam piscationis de Boeria, et ad Capellam Perquerii sex hospites in clausis olchiarum (ou Olchi terme servant à désigner un verger ou les enclos proches d'une maison ou métairie) ex quibus unum retinuit filio suo Ansgerio eo pacto ut ipsum teneat de Sancto Martino et factus inde noster homo serviat nobis propter eum et fidelitatem faciat. Qui dedit fidem suam ut defenderet nobis ipsum donum, etc. Anno MXCV. Anno XII. Ord.B.Abb. Traduction :Un certain chevalier nommé Budic, fils de Alvei de Pleugeunuec, lorsqu'il est tombé malade près de Saint-Suliac a voulu devenir moine et il a donné avec sa femme Brita et Ansgerio leur enfant, et son fils né d'une concubine surnommé Durodente, la sixième partie de la dîme de Saint-Suliac, la dime de sa pêcherie de Boeria et près de la chapelle de Perquerii 6 hôtes en son verger clos à la condition que parmi ,l'un des retenu soit son fils Angerio et il est devenu notre homme pour qu'il puisse lui nous servir et le faire fidèlement . Année 1095. Année 12  Ord.B.Abb]. Ces témoins [furent témoins de cela] : Geoffroy le sénéchal; Mainguis son frère; Raoul fils de Doal; Evan fils de Hamon. Après fut concédé le village de la Mazuoit [ou Mezwoit ou Mesvoit terre située en la paroisse de Carfentin au plus près du château de Dol. C''est sur cette terre que sera érigé le dit monastère de Saint-Florent sous Dol] proche du chasteau de Dol avec tous ses coutumes qu'il possède; et de l'autre côté de la ville ses propres vignes. Aussitôt Jean à donné les siennes; et son frère les siennes; Gelduin pour son âme [donna] le village de Bethon en la paroisse de Roz [Roz Landrieux] avec tout ce qu'il y a et la terre [ainsi que la terre] du chevalier Hameti. A ces dons furent témoins: William Abbé; puis les moines Hamo, Evan etc. et les laïcs Hingand, Baderon, Eudes fils de Geoffroy [voir la seigneurie du Clos Poulet], Guillaume Gobio [Guillaume Gouyon probablement l'un des ancestres des seigneurs de Gouyon-Matignon], Trihannus fils de Brient [probablement Trehanus seigneur de Saint-Brolabre], Hugues Tahon ou Taon, Hamon fils de Roald, Alan sénéchal [Alain alors sénéchal de Dol], Morvan [l'ancestre probable des seigneurs de Morvan de Miniac], Hugues de Mara, Bernard de Saint-Dominique, Glaïs le Préposé [le bouteiller de Dol ?], Gaultier et Hervé les fils du même, Buterius  etc. Dans la susmentionnée ville, à savoir Mazuoit [aujourd'hui le quartier de Saint-Florent sous Dol] , Johannes [Jean lequel demain sera "élu" de Dol; lors de la dondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol est alors archevêque  alors archevêque de Dol Even] a commencé la construction d'un monastère en l'honneur de Sainte-Marie de Saint-Florent par autorisation du Pape Grégoire VII  et par le témoignage de l'archevêque de Milon, premier Doyen de l'église apostolique de Paris ordonné évêque du Bénévent qui dans cette question est l'intercesseur entre le Pape et Jean. Even le même archevêque l'a construit parfait [Even archevêque de Dol fit construire ce monastère] et il en a béni le cimetière; et toutes ses coutumes les donna au monastère et même permis les fériés assemblés [les jours de foire] lors de la festivité de Saint-Florent [et même autorisa la foire le jour de la Saint-Florent] Cependant que les moines de ses bourgeois en leur bourg ne reçoivent pas sans son heureux acquitement [sans son bienheureux accord les moines cependant ne pourront recevoir en leur bourg des bourgeois relevant de l'autorité de Even] cela fut concédé par les Canons de Saint-Samson [par les chanoines de Saint-Samson]à la condition que aucun défunt, soit bourgeois du château soit optimates [les gens du meilleur  parti] du Ratel, [ou Rethel seigneurie proche de Combourg] soit enseveli par les moines. Ceux qui ont décerné et témoigné eux mêmes : Geoffroy comte de Rennes [Probablement Goeffroy le Batard fils naturel d'Alain III duc de Bretagne et neveu de Eudes de Penthièvre. Dit Geoffroy Grenonat ou le Moustachu il recevra il est vrai en apanage tout le comté de Rennes. Il meurt en 1084 emprisonné par le duc Alain Fergent]; Eux aussi ont témoigné et concédés: le comte André de Vitri; Goranton de Vitré; Willelmus Hismalensis [Guillaume l'Ismaelite seigneur de Tinténiac et fils de Donoald premier seigneur de Tinténiac]; Goeffroy du Monastère; Josselin Germain; Eudes fils de Glaii; Hamon fils de Roald; Alan Sénéchal [Alain sénéchal héréditaire de Dol]; Hervé Bouteiller [Hervé Bouteiller, boutiller héréditaire de Dol] ; Trihan et Normand fils de Glaii; Hamon fils de Even; Geoffroy fils de Ansquetil [Geoffroy de Châteaugiron fils de Ansquetil]; Geoffroy fils de Josselin et plusieurs autres. Le même comte Geoffroy fils de Eudes [Geoffroy Boterel lequel, décédé le 24/08/1093 sous les murs de Dol, fils de Eudes de Penthièvre et neveu d'Alain III duc de Bretagne, sera lui comte de Bretagne], quand il est arrivé au colloque avec Geoffroy de Rennes [le dit Geoffroy le Batard comte de Rennes cité ci-dessus] comte dans sa région qui est Plouasne a accordé la demande de Jehan [Geoffroy Boterel comte de Bretagne a accordé la demande de Jean de Dol, demande concernant l'édification du nouveau monastère de Saint-Florent sous Dol]. Témoin le comte Alain son frère [Il s'agit ici soit de Alain de Niger ou de Alain le Roux tous deux frères de Geoffroy Boterel comte de Bretagne] et Mainguy fils de Hervé Forestier [il s'agit ici de la charge de "forestier" ou "maître des forêts"]; Hervé Bouteiller [ou Herveus Butellarius]; Gosbert chanoine de Saint-Louis. Et non moins Hamon le Vicomte [nous ne savons pas ici avec certitude de quel "Hamon le vicomte il s'agit. S'agit-il en effet de Hamon vicomte du Pou-Aleth ou bien de Hamon "vicomte de Dol si celui-ci a bel et bien existé ? Le dit Hamon "vicomte de Dol" fut-il le père de Gervais de Dol dit "le Breton" Gervais participant à la première croisade lequel au regard de ce fait doit lui naitre vers 1065 ? Né vers 1065 le père supposé de Gervais, le dit "Hamon vicomte de Dol" lui doit voir le jour vers 1040...lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol voulue entre 1073 et 1085 en cette charte ici étudiée alors le dit Hamon vicomte de Dol devait être âgé d'environ 33 ou 45 ans ] toutes ses coutumes qu'il a dans la même ville [la ville de Plouasne relevant de Geoffroy le Batard comte de Rennes comme il est dit ci-dessus] il les remet. Témoins l'évêque Rainald et Geoffroy fils du comte Eudes [le dit Geoffroy Boterel]; Balderon; Raoul de Fougères; Raoul son sénéchal; Etienne fils de Yvon; Hugues de la Mare; Alain sénéchal [Alan sénéchal héréditaire de Dol et frère de Flaad lui aussi sénéchal de Dol]; Hervé Boutiller ; Hingan fils de Gozbert; Trihanno; Norman fils de Glaii; Alan le même sénéchal donne toutes ses fournées en la même ville [furnitacum = fournées = toutes les taxes dues pour cuir son pain] qui est Mezoit; et sa part sur la vente des pains [Alan sénéchal de Dol avec l'acceptation de son frère Flaad donna au même futur monastère de Saint-Florent sous Dol l'ensemble de ses droit applicables sur la vente des pains existants en la paroisse de Mezoit]; et cela fut concédé par Flaad son frère; Et pour cette raison le moine Riwallon son frère reçu le monastère [Riwallon frère de Flaad fut le premier moine en effet à recevoir le dit monastère de Saint-Florent sous Dol]. Témoins : Roscelin; Corbin; Guillaume le Batard; Guillaume fils de Letae. Maintenant les habitants de la susmentionnée ville de Mezuoit relèvent de la paroisse de Carfantain et la dime et les prémices [les offrandes]; et les autres oblations y référant [les autres offres, les autres dons liés ou apparentés...] qui sont à Goscelin nommé Germain [ce dernier possédait des dimes et des droits en la dite paroisse de Carfantain; il les offrira tous au dit monastère de Saint-Florent sous Dol]; Ceci pour la salvation de son âme [pour le salut de son âme] pour tout reprendre [redhibition = action de reprendre tout ce qui est défectueux. Ici pour le rachat de toutes ses fautes et péchers commis en la dite ville de Carfantain] dans la ville précitée; dimes, sépultures, oblations, aux moines en cadeau [il offre aux futurs moines de Saint-Florent sous Dol l'ensemble des ses biens attachés aux dimes, aux droits de sépultures, aux dons quels qu'ils soient et cela pour le rachat de ses fautes]. et à reçu d'eux 60 sols; et le prêtre de l'église de Carfantain en échange reçu en retour les dimes de la Ville Herald [ville Herault]; cependant la Mère Eglise de tout son droit enverra en accord avec les moines chaque année à l'Assomption de la bienheureuse Marie [à la fête de l'Assomption pour indemnité et en accord avec les moines de Saint-Florent sous Dol la Mère église donnera elle aussi pour indemnité à l'église de Carfantain une somme annuelle de 18 deniers] 18 deniers pour la reconnaissance de l'église de Carfantain. Acté [promulgué] devant l'Archevêque Even de sorte que cela soit accordé et le comte Geoffroy est le garant de cet accord [il s'agit ici de l'accord passé avec Goscelin dit Germain]; approbation de Adila femme du susdit Goscelin [ici le dénommé Gsocelin dit Germain] et tous ses fils. Ces témoins [sont témoins] Eudes fils de Geoffroy; Mainfinit ou Main sénéchal [Mainfinit sénéchal de Rennes du duc Alain Fergent; il est cité dans différents actes propres quant à eux à l'abbaye de Marmoutier cela  vers 1070. Il semble de nouveau devoir l'être une seconde fois en 1084 ]; Tescelin; Norman.

     

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    Geoffroy 1er de Dinan Seigneur de Dinan né vers 1050-1060 épouse Orieldis ou Ozio probablement vers 1070 [Ne pas confondre Geoffroy époux de la dite Orieldis avec son descendant Geoffroy lequel lui épousera Muliel de Poudouvre  fille d'Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre et de Muliel  prénommée elle aussi de ce prénom. De ce fait ce Geoffroy de Dinan sera le beau-frère de Geofffroy fils de Alain et de Muliel frère de sa femme. Geoffroy fils "d'Alain vicomte du Poudouvre" sera lui à l'origine des seigneurs de Plessix Baliçon faisant ériger le premier château de Baliçon. Olivier de Dinan fils du dit Geoffroy ici cité "accédera" à une donation laquelle sera faite en faveur de l'abbaye de Saint-Alban par Geoffroy de Baluçon lui même. Ego Oliverius de Dinanno concedo donum. G.Balucon del Pleseiz, quod dedit abbatiae Sancto Albini sub his testibu Muliel matre sua, Guegono Goion, Radulfo de Ploer, Willelmo Leffant, Rollando et Gauffrido fratribus meis concedentibus. Cartulaire de Saint-Alban. Traduction : Moi Olivier de Dinan concède le don de G.Baluçon du Plessix  qu'il a donné à l'abbaye de Saint-Alban sous ces témoins : Muliel ma mère, Guegon Gouyon, Raoul de Plouer, Guillaume Lenfant, Rolland et Geoffroy mes frères concédent. Cartulaire de Saint-Alban].  Geoffroy de Dinan et Orieldis auront pour enfants Alain, Olivier, Guillaume lequel sera abbé, Josselin ou de Josce de Dinham et enfin Rolland lequel lui ne semble paraitre que dans une seule charte laquelle fut réalisée en 1108 lors de la donation de l'église de Saint-Malo de Dinan. Le patromyme "paternel" d'Orieldis son épouse reste à ce jour incertain puisque les historiens lui donnent depuis toujours pour père "Giron de Châteaugiron" quand de nouvelles recherches  aujourd'hui menées par monsieur Loïc Fusselier, historien, lui donneraient pour père elles Hamon II vicomte d'Alet Orieldis apportant ainsi à Geoffroy tout une partie du pays d'Alet. [Geoffroy de Dinan nait probablement peu avant ou vers 1050-60 puisque en 1070, cela lors de la donation que fit le seigneur "Clamarhoc" aux moines du Mont-St-Michel, donation concernant des terres assises en Saint-Ideuc, terres aujourd'hui assises en Paramé en pays d'Alet, Clamarhoc pour ce faire devra obtenir l'assentiment de Geoffroy de Dinan son seigneur. La seigneurie de Dinan semble donc devoir également en la dite année 1070 comprendre toute une partie du la seigneurie du pays d'Aleth ou du Clos Poulet . Comment Geoffroy époux d'Orieldis entra t-il en possession de ces terres assises en le dit pays d'Aleth ? : Carta de Pooleth. In nomine Sce [sancte] et Individue [indivise] Trinitatie. Ab. antecessoub....[antecessoribus] iuis ...[ipsuis] statutum atq...[statutum atque] decretum est quod quicunq...[quicunque]di... fidelium cupidus bono rum celestum quiddam de suis facultatib...[facultatibus] cuilibet sce...[sancte] ecclie... [ecclesie] loco prosperum butionis eterne dederit exinde litteral testamentum psonarum [personarum] corroborationibus assignatum fiat quatinus ab omni contradictione vel calumpniatione malorum. Ipsa donatio firma et intemerata atq...[atque] integra futuris p .mane...[permaneat] temporibus unde ego Clamarhocus Richeri filius metuens penas tartareas et memor illuis admonitionis que dicit date elemosinam et ecce omnia munda sunt vobis illius quoq.. [quoque] memor que dicit sicut aqua extinguit igne. [ignem] ita elemosina peccatum do sancto Michaeli sibiq...servientibus monachis inpoo leth.[?]..unam tesuram [terme vieux latin signifiant un volume fermé] id est piscatoriam in mari p...redemptione anime mee concedo etiam decimam de quodam loco qui vergied [ici le nom: Verger] vocatur et deciman filiorum Moysen in quib...[in quibus ?] fuerat calumpnia inter me et predictos monachos. Do quo... [do quoque] decimam Faluetrels [les dimes de Fautrel decimamq... [decimanque] Radulfi Maimfiniti filii, et medietatem de hoc quod exit de altari Sancti Columbani, medietatemq... [medietatemque ou medietatem que] de sepulturis eide... [ejusdem] monasterii, et medietatem decime de vivis bestiis que prinent...[pertinent] adpdictum [ad predictum] monasterium, terram in eodem loco quantum potest una carruca arare in anno. Necnon etiam do eis tertiam partem decime Sci...[sancti] Jdoci... de hoc quod cumq... [quod cumque] ptinet...[pertineret] ad illud monasterium. Et terram ad unam carrugam [ou une charruée] in eosdem loco. Siquis igitur stimulatus iaculo diabolice calliditatis, hoc donum huic loco Sco...[sancto] devote traditum sub trahendo aliqua tenus violare presumpsert...et a celesti patria se clusus et ascorum...omnuim collegio ppetim...[perpetim] segregatus .Cum juda domini predictore ac Caipha diabolo en isq...[isque] socus commissus inp...petuis Gehenne mittatur ignibus et ubip... infinita tempora crucifigetur amen. Vtaut [?] ...hoc p...[pro] labentia tempora custodiatur firmiusque teneatur et placuit in Clamarocho hanc cartam ponere sup...altare sci...[saint] Michaelis et signum meum facere. Gaufridus etiam Oliveri filius de quo predicta res teneo hoc concessit et signum suum in hac carta manu sua fecit.Tester etiam qui ibi ad fuerunt : signa sua fecerunt S.[signum] Gaufredi de Dinam, S.Clamarocha, S.Wiguem milius... [militibus] item de eodem.                    Traduction personnelle de l'acte de Clamarhoc : Charte du Poulet. Au nom de la Sainte et indivise Trinité. Depuis mes prédécesseurs eux mêmes ont statué pour le bien céleste de certains de leurs fidèles et de chacune des ressources de la Sainte église en cet endroit prospère, appelés à donner pour l'éternité, avec le renforcement de toutes les personnes assignées à se soulever afin que s'abstiennent toutes abominables oppositions, ou calomnies malheureuses, et pour que reste inviolée la confirmation de ces dons. Pour tous les temps à venir, quelles que soient les circonstances, moi, Clamarhoc, fils de Richet, ayant peur des peines de l'enfer et n'oubliant pas son avertissement, dit faire aumône; et voici pour que tous vous aussi soyez purs, conscient qu'il est dit que l'Eau éteint le feu du péché, «je» donne les dîmes d'une pêche à Saint-Michel et à ses moines serviteurs, une pèche fermée en mer pour la rédemption de mon âme. J'accorde aussi les dîmes d'un endroit qui est appelé Vergé et les dîmes des enfants de Moysen dont il y eu contestation entre moi et les moines mentionnés ci-dessus ; aussi les dîmes de Faluetrels [?] ; les dîmes des enfants de Raoul fils de Maimfiniti et la moitié de celles qui sortent de l'Autel de Saint-Coulomb, la moitié de celles des sépultures en le monastère du même ; la moitié des dîmes sur les animaux vivants qui se rapportent au monastère précité ; une terre en le même endroit qu'une charruée, autant que possible, peut labourer en une année ; ainsi que la troisième partie des dîmes de Saint-I.doci [Saint-Ideuc en Paramé aujourd'hui] du fait qu'elles appartenaient au monastère ; et une terre d'une charruée en le même endroit. Si quelqu'un pique de son javelot, diablement habile, sur ces dons en ces lieux saints qu'en vertu de la Dévotion traditionnelle qu'il soit extrait quelque soit le moyen vers le bas par de violentes représailles et lui même fermé à la Patrie du ciel et que tout le Collège [et que tous les prêtres] l'écarte sans discontinuité comme Juda et le susdit seigneur Caïphe associés au diable ; qu'il soit demandé d'être remis et envoyé aux feux de la Gehenne [aux feux de l'enfer] là où pour un temps infini il sera crucifié. Amen. Pour que dans le glissement du temps soit conservé et gardé, cela de façon inébranlable, je décide, Clamaroch, de déposer cette charte sur l'Autel de Saint-Michel et y faire mon signe. Geoffroy, aussi fils d'Olivier, a concédé les choses précitées et son signe en cette charte de sa main fut fait. Aussi témoins ils furent, ils ont fait leur signe: Signe Geoffroy de Dinan ; Signe Clamarhoc ; Signe Wiguem écuyer de la même façon [ce dit Wiguen ici cité peut-il être le "Guegon vicaire du Plou-Aleth" lequel, cité en des chartes, sera lui un "probable parent" de Hamon II vicomte d'Aleth celui-ci étant lui même fils de Hamon 1er époux de Roianteline ? Est-il possible que Guigon ou Guegon ait eu pour père Hamon II vicomte d'Aleth cela au regard du seul fait que Guegon obtiendra lui aussi au lendemain du dit Hamon II d'Alet le Vicaria d'Aleth ? ].

      La rédaction d'un acte mettant en scène Geoffroy et rédigé sous le règne de Pascal 1er, évêque de Rome, est important dans la mesure où il nous confirme le déplacement du siège de cet évêché lequel, de l'ile d'Aaron, a été déplacé en un lieu désormais appelé Saint-Maclou ou Malo. Voir pour cela le chapitre consacré à la donation de l'église de Saint-malo de Dinan...                                            Avec peut-être son père Olivier 1er de Dinan certains faits laisseraient à penser que Geoffroy 1er de Dinan serait parti en Angleterre sous le règne d’Henry 1er Beauclerc dans les années qui ont suivi le couronnement de ce roi. Une charte rédigée en 1122 atteste cette éventuelle présence de Geoffroy 1er de Dinan en Angleterre [Geoffroy aura pour fils notamment Josselin de Dinan lequel, sous le nom de Josce de Dinham, lui fera définitivement "souche" en Angleterre]; il s’agit en effet de la donation que ce seigneur fit au monastère de Saint-Martin de Marmoutier, donation relative à deux manoirs qu’il possédait en Angleterre, manoirs obtenu en remercie et en don par ce roi normand né en Angleterre. Cet acte est important dans la mesure où il atteste aussi de l’existence, en cette même année 1122, de la première église de Dinan, église appelée "église de Saint-Malo de Dinan", cette charte ayant été accordée sur l’Autel de cette dernière. Cette donation, laquelle concerne les manoirs de Helfort (Harpford) et de Notuella (Nutwell) manoirs situés tous deux dans le comté du Devon, permettra l’établissement dans l’un de ces deux manoirs de moines relevant de Saint-Martin de Marmoutier. Cette donation sera plus tard la cause d’un litige lequel divisera et les moines alors établis en ce manoir et les seigneurs de Dinan ces derniers ayant repris injustement la possession de ces deux manoirs malgré la donation que fit Geoffroy 1er de Dinan en 1122 en faveur du Grand Monastère. Ce litige sera partiellement relaté dans la charte de fondation du prieuré de Saint-Malo de Dinan, prieuré fondé vers 1177 par Olivier III de Dinan alors seigneur de Dinan et de Hartland (Olivier III de Dinan fondera aussi l’abbaye de Hartland, vers 1160) lequel reconnaît, dans cette charte, être en possession illégitime de ces deux manoirs situés en Angleterre. En effet, souhaitant faire amende honorable et de ses péchés et de cette injuste possession Olivier de Dinan décide de faire ériger un nouveau prieuré en sa seigneurie de Dinan, proche de l’église, église alors encore non terminée, afin de pouvoir et passer le restant de sa vie, cela en tant que moine, à étudier les Saintes Ecritures et pour mourir aussi en ce même lieu auprès des autres moines établit en ce même prieuré (Lire cette fondation dans la Rubrique : la Charte de la fondation du prieuré de Dinan). Ce litige va perdurer jusqu’en 1228, année en laquelle les moines établis en l’un de ces deux manoirs accepteront de redonner ces deux manoirs aux seigneurs de Dinan moyennant une somme de 1000 livres versée. (Né en 1068, Henry est un enfant âgé de 9 ans seulement quand son père Guillaume le Conquérant meurt ; il était son plus jeune fils. Couronné roi d’Angleterre le 5ème jour du mois d’août 1100, Geoffroy de Dinan aurait donc été appelé en Angleterre, par Henry 1er sur le tard de sa vie, âgé de plus de 40 ans). Appelé en Angleterre dans l’après conquête de Hasting par ce roi nouvellement couronné Geoffroy 1er de Dinan, en récompense de son aide apportée, comme de nombreux autres jeunes seigneurs bretons aussi, va donc recevoir pour lui les deux seigneuries de Helfort et de Notuella. [Rappellons que Geoffroy avait pris pour épouse Orieldis Radegonde cette dernière étant pour certains historiens la fille de Giron de Chateaugiron bien que cela aucune charte ne peut aujourd'hui le confirmer. [Orieldis dite Radegonde est, et cela en une charte, appellée Ozio. Certains auteurs font d'Ozio-Orieldis Radegonde deux personnes dictinctes, deux personnes que Geoffroy de Dinan aurait successivement épousé. Ainsi sa première épouse aurait été Ozio puis sa seconde la dite Orieldis Radegonde. A ce titre Olivier II de Dinan et son frère Alain, frère avec lequel il partagera la seigneurie de Dinan, seraient donc en réalité tous deux demi-frères de Guillaume l'Abbé, de Josce de Dinham et de Rolland. Certains de ces auteurs donnent pour frère aussi et à Josce de Dinham et à Guillaume l'Abbé "Eudes de Dinan 1er du nom. Pour ces derniers Eudes serait ainsi la souche des seigneurs du Guarplic, ancestre de Pierre du Guesclin. Eudes quant à lui semble pour ces mêmes auteurs paraitre "enfant de Dinan" quand Geoffroy 1er de Dinan et son fils Olivier, via Benoit alors évêque d'Aleth, accorderont tous deux en 1108, cela à Dieu et à l'église de Saint-Martin, la possession de l'église de Saint-Malo située en la place-forte de Dinan. Lorsque fut faite cette donation son écrit rappellera les existences d'Orieldis Radegonde et celles de ses enfants à savoir celle de Guillaume futur abbé, celles de Roland et de Josselin le futur Josce de Dinham. Viennent ensuite à la fin de ce même acte les "témoins" parmi lesquels se trouvent êtres Eudes dit fils de Geoffroy et Riwallon "le Roux" oncle des dits enfants ci-dessus énumérés. Cité simplement comme témoin Eudes est dit simplement : fils de Geoffroy. Sur quels critères certains auteurs font de ce Geoffroy père d'Eudes le Geoffroy 1er de Dinan ?A noter cependant que dans cette chartre Eudes dit fils de Geoffroy précède la présence même de celle de Riwallon Rufus, le propre frère de Geoffroy 1er de Dinan. Pourquoi en cette charte cette "prédominence sociale" de la personne d'Eudes sur celle de Riwallon le Roux ...de militibus Eudo Gaufredi filius, Rivallonuis Rufus... ? Peut-on partiellement l'expliquer par le fait que Eudes fils de Geoffroy, cité comme simple témoin,  était peut-être le fils de Geoffroy de Dinan et donc peut-être le neveu même de Riwallon le Roux ? Il est possible toutefois que Eudes fils de Geoffroy soit Eudes le premier seigneur de Taden connu lequel, père de Guinguenoc, sera cité lorsque son fils Guinguenoc fera donation à l'abbaye de Marmoutier des églises de Trelat et de Tadain. En effet cette donation sera faite en présence du premier seigneur de Plouer cité, Robert de Ploer fils de Brecel. La donation de l'église de Saint-Malo de Dinan sera confirmée en la même année 1108 quand le dit Benoît, évêque d'Aleth, décidera de remédier à la dangérosité de la dite église en la confiant aux soins "physiques" des moines du Monastère de Saint-Martin le Grand. Lors de cette "seconde donation", à laquelle toujours présents accèderont Geoffroy 1er de Dinan et son fils Olivier, sera présents de nouveau Orieldis Radegonde ainsi que trois de ses enfants, à savoir Guillaume, Rolland et Josselin. Eudes par contre, quant à lui, il ne sera nullement cité en cette seconde chartre. Voir le chapitre consacré à la donation de l'église de Saint-Malo de Dinan.] Cette famille seigneuriale, assise proche de Rennes,  est déjà présente au pont de Dinan vers 1100 lorsque fut fondé le prieuré du pont à Dinan. En effet parmi les témoins sont alors cités Geronius fils d'Ansquetil ce prénom étant d'origine nordique. Au lendemain des invasions normandes nombrueux seront en effet les envahisseurs lesquels feront ici aussi souche. Ansquetil est le premier seigneur de la seigneurie de Châteaugiron sont fils Giron étant à l'origine de la construction de son château. Cette famille seigneuriale, importante, sera souvent et même très souvent citée sur certains des chartes religieuses ou de donations. Proche de Rennes Giron sera l'un des bienfaiteur de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes. A ce titre Giron offrira à la dite abbaye l'une de ses filles laquelle entrera en cette abbaye pour épouser Dieu. Propriétaire en la ville de Rennes, derrière ses ramparts, il offrira aussi à la même abbaye des droits de "terrage" ainsi qu'une maison en toute propriété et le tout accompagné de dîmes diverses. Cela sera consigné en une charte laquelle fera l'apologie et de sa naissance et de sa maison aussi s'engageant également à prendre la défense de la dite abbaye envers et contre tous. Il fera la promesse aussi de garantir aussi bien en temps de paix qu'en tant de guerre la tranquilité des vassaux de Saint-Georges en interdisant à ses hommes d'armes relevant de son ost ou de son château tous mauvais comportements.Grand seigneur, il offrira enfin à la dite abbaye, cela pour un seul homme, le droit de circuler sur ses terres sans avoir à verser un seul droit de péage.  L'homme choisi par l'Abesse pouvait ainsi, par ce seul privilège donné, amener à Rennes et en toute gratuité des marchandises alimentaires au autres destinées à Saint-Georges, marchandises devant alors aussi transitées par les routes relevant de son fief seigneurial :...omnium sancte Dei ecclesie fidelium tam modernorum quam posterorum priidenlia [prudentia] semper in memoriam teneat quanta divitiarum sublimitate ego Giro Ansquitilii filius Sanctum Georgium martyrem Deo preciosissimum, pro filia mea in ejus ecclesia sub monachali jugo Deo famulatura sublimavi quibusque beneficiis ejusdem sancti abbatissam nomine Hiodernam totamque congregationem sibi subjectam in Dei sanctique Georgii excellencia augmentavi...traduction :A tous les fidèles de la Sainte Eglise de Dieu tant actuel que postérieur gardez toujours à l'esprit le souvenir de combien de sublimes richesses moi Giron fils de Ansquetil à Saint-Georges, précieux martyr de Dieu, pour ma fille en son église sous l'union monastique de Dieu, pour subvenir grandement à chacun des bénéfices de la même Sainte Abbesse nommée Hioderne et à l'ensemble de la Congrégation sujet de l'excellent Saint-Georges, j'ai augmenté... ].    

                                                                                                                               Voici maintenant cette charte faite aux moines de Saint-Martin de Marmoutier : 

      

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     Noverint omnes tam moderni videlicet quam secuturi quod ego Goffredus, Dinannensis dominus, cupiens Dominum propicium fieri peccatis mei et paccatis parentum nostrorum tam defunctum quam vivorum et hoc precibus justorum facilius apud ipsum optinere me credens dedi monachis Sancti Martini Majoris Monasterii duo maneria que in Anglia de dono Hainrici regis possideban .Posui igitur donum istud super altare Sancti Maclovii Dinannensis : posuerunt et illud mecum tam primogenitus filius meus Oliverius quam omnes alii filii mei hoc ipsum et benigne concedentes et sicut dixi mecum donantes Concessit et hoc uxor mea Orieldis et ipsum donum supradictis fratribus a nobis factum multum animabus nostris profuturum dixit .Ut igitur ipsum donum eisdem fratribus deinceps ratum maneret magnum optinui a domino rege Hainrico ut ipsum donum munimento sigillatarum litterarum suarum eisdem fratibus confirmaret, quod et benigne sua gratia fecit Hujus donationis nostre sicut superius dictum est sunt isti : Simon archidiaconus, Eudo Goinius, Gaufredus filius Bertranni, Gaufredus filius Erani, Bolgetus filius Hervei, Hugo Machomus filius Tidualdi. De monachis : Guigomarus, Durandus Asinus, Rainaldus de Moriaco, Andreas de Biturca, Herveus. De homnibus Sancti Maclovii, David de Miniaco, Radulfus filius Channoci, Eudo Boilinuscus et filius ejus David, Aubertus presbiter filius Ewardi. Actum est hoc sub Bernardo priore Dinannensi, anno Incarnatione Domini MCXXII. Traduction :Vous devez tous savoir évidemment que récemment, combien poursuivant, moi Geoffroy, seigneur de Dinan, désireux être miséricordieux devant le Seigneur pour mes pêchers et les pêchers de mes parents, tant défunts que vivants, et cette juste prière pour plus facilement obtenir de lui même sa confiance, donne aux moines du grand Monastère de Saint-Martin deux manoirs qu'en Angleterre du don du roi Henry je possède et ont posé mon fils aisné Olivier ainsi que tous mes autres enfants eux mêmes et avec bonté, et moi comme je l'ais dit je concède ce don et cela ma femme Orieldis et ce don que nous avons fait aux frères précités il est dit qu'il sera bénéfique pour beaucoup de nos vies. Donc ce don à ces mêmes frères ensuite à été ratifié et grandement confirmé par le Seigneur roi Henry et ce don muni [fortifié] de ses lettres scellées fut confirmé aux mêmes frères, que sa Grace et sa Bonté soient, ont été pour notre don comme dit ci-dessus témoins : Simon archidiacre; Eudes Gouyon, Geoffroy fils de Bertrand; Geoffroy fils d'Eran; Boger fils d'Hervé; Hugues Machonus fils de Tidualdi. Les moines : Guillomard; Durand Asinus; Rainald de Moriac; André de Biturca; Hervé. Les hommes de Saint-Maclou : David de Miniac; Raoul fils de Channoci; Eudes Boilin et son fils David; Aubert prêtre fils d'Evard. Cela a été acté par Bernard prieur de Dinan, année de l'Incarnation du Seigneur 1122.

     

    Ci-dessous voici maintenant la seconde charte citée ci-dessus laquelle réalisée à la demande de Geoffroy 1er, seigneur de Dinan, confirma sous la mandature de l'évêque de Rome Pascal II, pape de 1099 à 1118, la domation de l'église de Saint-Malo de Dinan au Grand Monastère de Saint-Martin de Tours. Cette charte est très peu connue. Aussi la voici complète :

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

     Paschalis Episcopus seruus seruorum Dei, dilectis Guillelmo Maioris Monastery Abbati , et caeteris fratribus salutem et Apostolicam benedictionem . Et literarum et nunciorum vestrorum suggestione cognouimu , quoniam et frater noster Benedictus Aletensis Episcopus Cellam quandam de insula Aaron in honore sancti Maclouÿ consecratam , cum appenditys suis vestro primum Monasterio tradidit , Ecclesiam postmodum in Dinanensi castro sitam, sub eiusdem sancti Maclouy nomine consecratam , Monasterio vestro plena collatione concessit , eo quod supra dictae Cellae tanquam membrum capiti pertineret . Gauffridus etiam Dominus Dinanensis et filii eius , et aliquae aliae potestates seculares quoquo modo tenebant de rebus exterioribus , ad eandem Cellam vel Ecclesiam pertinentibus , vestro Monasterio reddiderunt . Nos itaque iuxta petitionem vestram , eidem concessioni nostrae assertionis robur accommodamus , et supradictam Cellam de insula Aaron , et praefatam castri Dinanensis Ecclesiam cum predys omnibus sine possessionibus ad eam pertinentibus semper in possessione , dispositione , et iure vestri Maioris – Monastery pertinere decernimus , statuentes et omnibus modis interdicentes , ne cuiquam deinceps liceat Cellam illam cum omnibus pertinentys suis a Monastery vestri vnitate seiungere . Si quis autem huius decreti tenori temere contra ire (contraire) praesumpserit , secundo commonitus nisi congrue satisfecerit , seueritatis Ecclesiasticae ultione , et sancti spiritus gladio puniatur . Datum Laterani per manum Ioannis Diaconis Bibliothecary , secundo idus May , indictione tertie , incarnationis Dominicae anno 1109 .

     

    Traduction personnelle demandant à être corrigée :                                            Pascal évêque et serviteur de Dieu, bien aimé Guillaume abbé du Grand Monastère, et le salut des autres frères et la Bénédiction Apostolique. Nous avons eu connaissance de vos suggestions, lettres et messages, pour notre frère bénit évêque de la Cellule (de cella en latin, terme désignant un petit monastère) d'Aleth consacré en l'ile d'Aaron en l'honneur de Saint-Maclou avec les siens pour la première fois au monastère, Eglise située plus tard en la place de Dinan consacrée sous le même nom de Saint-Maclou que les membres de cette Cellule releveront complétement du (Grand) Monastère. Geoffroy seigneur de Dinan et ses fils, et toutes les autres puissances séculières extérieures tenues et se rapportant à la même Eglise releveront (désormais) de votre Monastère. Nous avons donc, à votre demande, accordé à la force de notre affirmation, à la Cellule supérieure de l'ile d'Aaron (le Grand Monastère) l'Eglise précitée en la place de Dinan avec toutes ses récompenses et possessions et tous les biens en sa possession et lui appartenant lesquels sont (donc) décernés de droit au Grand Monastère et établissons qu'il vous sera interdit, en aucune manière, de transmettre à votre Cellule ce qui (maintenant) revient au Monastère. Cela implique que rien ne pourra aller à l'encontre de cette ordonnance et au second avertissement, de façon appropriée, la vengeance ecclésiastique sera donnée par le glaive de l'esprit Sain; Donnée au Latran par la main de Jean Diacre bibliothéquaire, aux secondes ides de May, troisième indiction (convocation d'un concile), année de l'Incarnation de notre Seigneur 1109. 

     - Goeffroy 1er de Dinan offrit aussi des dons pour la fondation du prieuré du pont à Dinan proche du bourg aux moines, alors petit noyau social déjà en train de naitre au plus près de la rivière de Rance. Reprendre cette partie dans l’histoire du prieuré du pont à Dinan.

    - Il offrit aussi vers 1131, aux moines de l'abbaye de Marmoutier, une coutume de poissons. Cette donation a été rédigé dans un acte présenté comme étant un acte du concile de Reims lequel se trouve être aux archives départementales des côtes du Nord 

     

     

    Olivier 2ème  de Dinan né vers 1090 succède à son père Geoffroy 1er de Dinan vers 1123 année en laquelle ce dernier disparait des écrits. Dinan s’est formé depuis peu. Frère d'Alain 1er de Dinan Olivier, ici cité,  épousera Agenore, Gunnor ou Agnorie de Penthièvre cette dernière étant citée aux côtés de son mari et de certains de ses enfants lors de la fondation du prieuré de Jugon. Cette fondation non datée fut très probablement réalisée entre 1120 et 1130 sur une terre laquelle, relevant des seigneurs de Penthièvre, semble lui avoir échue par droit d'hérédité. Lors de cette fondation Etienne de Penthièvre donnera "l'aumosne de Jugon" au futur prieuré donation que Geoffroy et Olivier tous deux seront  "pour ainsi dire" obligés de consentir (Gunnor étant la fille d'Estienne de Penthièvre lequel, comte de Penthièvre au décès de son aisné Geoffroy 1er Boterel, hérite aussi de l'Honneur de Richemont en Angleterre aux décès successifs de ses autres frères Alain dit le Roux et Alain dit de Niger. Il fonde le 10/11/1130, près de Guingamp, la première abbaye Augustine, celle de la Sainte-Croix et cela avoir avoir fondé l'abbaye de Bégar. La seigneurie du Penthièvre regroupait notamment les seigneuries du Trégor, de Guingamp et du Goëlo). De Gunnor Olivier sera le père  de Geoffroy II de Dinan nommé aussi "de Dinan-Poudouvre" par certains généalogistes (par son mariage avec Murielle de Poudouvre, ce Geoffroy sera la souche des Dinan de la Bellière. Reprendre pour comprendre cela l'arbre de généalogie de la seigneurie de la Bellière à la rubrique : les Histoires diverses). Tous deux auront aussi pour enfant  Olivier III de Dinan ou Oliver de Dinham lequel sera la "souche principale" des branches seigneuriales anglaises de Dinan ou de Dinham (lire ou relire pour ce dernier le chapitre consacré à la donation du prieuré de Saint-Malo de Dinan faite à la Grande Abbaye de Marmoutier).  Olivier 2ème par son épouse semble posséder certains biens situés à l'extérieur de sa seigneurie, biens assis en la seigneurie du Penthièvre. Nous le voyons ainsi offrir, cela vers 1107, aux moines de Saint-Aubin des dîmes en sa possession relevant  d'Hénanbihen. Proche de Dinan il commence, peu de temps après son accession à cette seigneurie, la construction du Château de Montafilant que certains disent être positionné sur l’Oppidum  de l’ancienne capitale Coriosolite. Pendant ce temps, pour repousser au dehors de la Bretagne Insulaire la culture Anglo-Saxonne, les premiers monarques normands continuent à attirer sur ce sol nouveau un nombre toujours plus important de familles venant de la petite-Bretagne et d’ailleurs aussi. C’est peut-être pour cela que nous apercevons Olivier II de Dinan partir peu de temps après loin de sa terre natale. Mais avant de faire ce voyage, vers 1124, Olivier décide de partager avec son frère ses possessions seigneuriales héritées en deux parties égales. (La date exacte de la donation du prieuré de Saint-Sauveur et de sa paroisse aux moines de Saint-Jacut n’est pas connue. On la situe généralement entre celle de Saint-Malo et la séparation de la seigneurie de Dinan ; en effet, sur un acte de Saint-Sauveur de Dinan rédigé en 1123 lequel reprend cette division, il est mentionné que l’église de St-sauveur de Dinan est en possession des moines de Saint-Jacut et de leur abbaye). Olivier donne donc à Alain, son frère puiné, la moitié de l’ensemble des biens hérités en tant que fils aîné de son père, Geoffroy 1er de Dinan. Alain rentre ainsi en possession de toute la partie sud de cette seigneurie de Dinan, laquelle comprend, en autre, et le château-fort de Léhon et la seigneurie de Becherel. La moitié de ce domaine, ainsi constituée, va former désormais une nouvelle seigneurie laquelle va s’appeler la seigneurie de Dinan-Becherel. Olivier II de Dinan garde, quant à lui, toute la partie nord du domaine seigneurial initial laquelle intègre également le soit- disant château de Ganna (Cette seigneurie échouée à Olivier II de Dinan pour les historiens comprendra notamment les fiefs de Jugon, Corseul et Plancoët. Cette division en deux parties distinctes de la seigneurie de Dinan, ville comprise, faite à la demande d'Olivier II de Dinan, entre lui et son frère puisné, Alain 1er de Dinan, aurait eu, pour origine première et réelle, une division successorale normale et non pas à la suite d'un état d'Âme qu'Olivier aurait manifesté envers son frère. En effet il faudra attendre le règne de Geoffroy Plantagenest, fils d'Henry II roi d'Angleterre, pour voir instaurer l'interdiction de la division d'une seigneurie, quelle qu'elle soit, entre les différents enfants de feu un seigneur, cette seigneurie devant être transmise intégralement au fils aisné de ce même seigneur. Ce principe successoral fut voulut et décidé en l'année 1185 par ce même Geoffroy lequel, épousant Constance de Bretagne, était devenu duc de Bretagne; cette loi ou cette Assise fut le premier décret législatif s'appliquant, par un duc de Bretagne, à l'ensemble de son duché; ce décret ayant pour principal but d'éviter à terme l'éclatement des grandes familles seigneuriales lesquelles devaient l'Ost en cas de guerre les enfants puisnés n'ayant alors plus, pour principale seule ressource, que le métier des armes ce dernier ayant pour principal but que la défense du duché. Voir plus bas le texte relatif à cette assise lequel provient des archives de Vitré. Geoffroy aura notamment pour soeur Alienor d'Angleterre laquelle, épousant Alphonse VIII de Castille, sera la mère de Blanche de Castille, la future reine de France mère du Roi Saint-Louis). Quelques années passent. Quand Henry 1er d’Angleterre décède en 1135, (il était de fils successeur de Guillaume le Conquérant) Olivier décide de retourner sur ses terres originelles lesquelles l’ont vu naître. De retour en sa seigneurie il décide (vers 1137) de la construction de l’abbaye de Boquen en Jugon dans laquelle Olivier II se fera inhumer (L'an mill cent trente-sept, selon les annaux, fut institué le Monastère de Boquien, souz Oliuier Prince de Dinan , et ordonna Guillaume Euesque de Treguier par authorité paternelle Adonie son frere germain, Abbé dudit Monstier, lequel Adonie peu de temps apres fut depose pour son inutilité, et luy succeda Guethenoc , homme de tres grande Saincteté , et instruit en toute science de la lettre)               Olivier III de Dinan ou Olivier 1er dit de Dinhan est l’un de ses fils partis en Angleterre mais celui-ci ne rentrera pas immédiatement en Bretagne. Il restera en Bretagne insulaire et héritera probablement de certains des fiefs anglais hier biens de son père créant toutefois la seigneur dite d'Hartland. De retour en Bretagne et par un accord passé en 1173 avec l’abbaye de Marmoutier, en l'église de Saint-Malo de Dinan, Olivier III de Dinan, fils d’Olivier II, redonnera aux moines de cette même abbaye ses terres anglaises de Nothoella et de Helpefort situées toutes les deux dans le comté du Devonshire espérant ainsi pourvoir racheter ses fautes et la paix de son âme en décidant de se faire moine dans le prieuré de St-Malo de Dinan qu'il venait de créer (Son arrière-arrière petit-fils Oliver II de Dinham, lequel fut le 1er baron d'Hertland, de Nutwell et d'Ilsington, rachetera définitivement en 1265 au grand Monastère de Tours les domaines de Nutwell et d'Harpford, à savoir ceux de Nothoella et d'Helpefort lesquels relevaient donc directement de l'église de Saint-Malo de Dinan; ceci fut fait pour une somme de 250 livres. Dom Morice preuve 1014. Le Cartulaire de Marmoutier relatera au travers d'une charte la dite fondation du prieuré de Saint-Malo de Dinan. Reprendre pour étudier cela le chapitre consacré à ce prieuré); il sera l’auteur de l’une des branches seigneuriales des Dinham(s) établie en Angleterre. Son frère, Geoffroy II, seigneur du Poudouvre et auteur de la branche de la Bellière, sera tout de même seigneur du castel et de la terre de Hertland. Il est présent sur cette ile au côté de son oncle Josce de Dinham lequel donnera le nom de Poudouvre à l’une des deux tours de défense qu’il fera élever dans son château de Ludlow dont il a alors la garde militaire. Geoffroy II est également cité dans le roman médiéval relatant les démêlés de son oncle avec la seigneurie de Lacy.                                  A noter aussi qu'Olivier II de Dinan ci-dessus eu aussi pour enfant, en autre, Pierre de Dinan lequel, moine de Marmoutier, prieur de Combourg et chanoine de Nantes, fut archidiacre de Westrig en la cathédrale de York. Pierre sera aussi évêque de Rennes de 1199 à 1210. A noter aussi un autre enfant né d'Olivier lequel, prénommé Guillaume, sera quant à lui chanoine de Dol de 1154 à 1184.

     

    Josselin ou Josce ou Jozo de Dinham. Fils de Geoffroy et d'Orieldis il fera souche en Angleterre prenant part au conflit lequel opposera la Reine Mathilde à son cousin Etiennes de Blois. Il recevra de fait la seigneurie de Ludlow qu'il perdra militairement contre Walter de Lacy son parent lequel ne fera que reprendre son propre bien [Hugues de Lacy fils de Gautier avait reçu le chastel de Ludlow des mains du roi après que son frère héritier Roger, fils lui aussi du dit Gaultier,  s'en est vu "être dépossédé" pour cause de félonie. La mort d'Hugues survint sans que celui-ci puisse le transmettre à un enfant héritier direct. Le roi décida de confier le château de Ludlow à Agnès de Lacy soeur de Hugues et de Roger le roi prenant cette décision afin de pouvoir récompenser Agnès laquelle avec pugnacité avait défendu le dit chastel de Ludlow. Agnès laissa pour héritier elle une enfant laquelle, prénommée Sybille, fut mariée  à Pain Fitzjohn celui devenant ainsi le nouveau seigneur de Ludlow. Pain décédera en l'année 1137 laissant ainsi "veuve Sybille de Lacy. Celle-ci fut presque aussitôt remariée sur décision d'Etienne de Blois à Josselin ou Josse de Dinan lui même par son union devenant le nouveau seigneur de Ludlow. Sybille avait toute fois un cousin au travers de la personne de Gilbert de Lacy lequel était le fils de Roger et donc le neveu et de Hugues et de la dite Agnès mère de Sybille. Walter de Lacy parent de Gilbert profitera d'une absence de Josselin de Dinham pour attaquer et reprendre le chasteau féodal bien seigneurial hier de feu Roger de Lacy père de Gilbert. Josce de Dinham ne parviendra point à reprendre possession du chastel de Ludlow hier obtenu par son mariage avec Sybille] . En compensation de cette perte Josce ou Jozo de Dinham recevra un plus tard, cela semble t-il dès l'année 1156,  de Mathilde et de Henry II son fils héritier la terre et manoir de Lambourn  dans le Berkshire [celui-ci représentait alors un revenu annuel de 76 livres]  et d'autres terres aussi elles assises dans d'autres comtés. Décédant en 1166 il laissera  de son épouse Sybille, veuve en première noce de Pain Fitzjohn pour héritiers deux enfants prénommées et Hawise et Sybille. Hawise elle prendra pour époux Fulk II Fitzwarin et Sybille elle Hugh de Plugenet ou Hugues de Pleugueneuc. Possesseur de fiefs en les comtés de Berkshire, Wiltshire, Hampshire, Devonshire and Somerset [il était également possesseur du manoir de Stanton lequel, hérité par sa fille "Hawise", devint le bien de Fulk fitzwarrin son gendre. Ce manoir, assis lui en le Wiltshire, prendra ainsi le nom de Stanton Fitzwarren], ses deux enfants recevront en indivis chacune pour moitié notamment  la seigneurie du "manor of Westbury Priory".[Au lendemain de la mort de Josce laquelle semble intervenir en l'année 1166, hériteront de ses biens ces deux enfants nées Hawise et Sibille. Lors de cette "transmission testamentaire" seront présents et Hugues de Plugenet, époux de Sybille et William de Lanvalei et Henry FitzRiulf; quelles furent ici la raison de la présence de ces deux derniers seigneurs bretons ici cités ? Sibille et Hawise semble toutes deux avoir été "Co-héritières" de plusieurs manoirs et terres puisqu'en 1205, en la sixième année du roi Jean, cela afin que leurs droits à toutes deux soient reconnus, Sybille donnera au dit roi Jean et en "taxe" la valeur d'un cheval afin que leurs droits soient reconnu en l'encontre d'Oliver de Dinham par le roi Jean au travers d'un précepte; ce "précept" semble ainsi avoir concernés  les manoirs de Corton et de Buckand mais aussi en le manoir de Hartland en le comté du Devon. Au lendemain de ce "précepte" Olivier de Dinham versera une amende de 60 marcs afin de livré la seigneurie de Bucland que ce parent leur contestait. Leurs droits "hérités et reconnus" étaient ainsi assis en les manoirs de "Corton Dinham" en le comté de Somerset, en le manoir de Hartland en le comté du Devonshire, et en les terres et manoirs de Bucland en le comté du Devonshire aussi. Cependant les manoirs de Corton, de Bucland et de Hartland semble tous trois devoir par la suite "retourner" dans la "cassette" d'Olivier de Dinan ci-dessus puisque le fils de ce dernier, Gefferey ou Geoffroy, sera lui "héritier de ces  derniers"] . L'héritage de certaines de leurs terres ou biens sera ainsi contesté au lendemain de cet héritage par leur parent Olivier ou Oliver de Dinan; mais celles ci étaient-elles alors toutes deux dans leur droit légitime ? [il est possible en effet que ces deux soeurs en la dite année 1205 aient essayé de "spolier"  légalement au travers du dit "precept" l'héritier légitime des trois manoirs ci-dessus énoncés et cela au regard du seul fait que demain Geoffrey héritier du dit Oliver de Dinan en sera demain "légalement" le seul possesseur. Josce de Dinan quand il est mort en 1166, soit près de 39 années avant la dite année 1205, était alors encore en vie son neveu Rolland de Dinan fils de Alain Rolland ayant été en 1167-68 possesseur de la dite terre de Hartland. Rolland en sera "dépossédé" en les dites années 1167-1168 par Henry II roi d'Angleterre quand Rolland se dressera en Bretagne contre les prétentions "bretonnes" de son suzerain "anglais"; pour cela Rolland de Dinan se verra également en autre "retirée" également sa dite seigneurie de Hartland. A qui celle-ci fut-elle alors offerte entre les dites années 1167-1168 et 1205 ?. Fut-elle offerte à un parent proche de Rolland lui même  ? Doit-on voir au travers de ce dit parent "Oliver de Dinan" ci-dessus cité  ou bien à défaut le père de celui-ci ? En effet Geoffroy et Olivier de Dinan, ce dernier étant le père du dit Oliver de Dinham ci-dessus énoncé, tous deux semble devoir entrer en possession d'une partie de la dite terre de Hartland puisqu'ils feront édifier tous deux sur les bases d'une ancienne église collégiale une nouvelle abbaye, église collégiale alors présente sur les terres du manoir de Stoke; bien hier de Gerald Chaplain, en la paroisse de Stoke Saint-Nectan, le manoir de Stock était donc bel et bien assis sur la terre seigneuriale d'Hartland. Comment Geoffroy de Dinan, frère d'Olivier et père d'Oliver entra t-il en possession du dit manoir de Stoke puisqu'il y fera édifier la dite Abbaye d'Harland ? En 1086 le manoir de Hartland semble être la propriété du roi Guillaume de Normandie celui-ci plaçant alors le manoir de Stoke entre les mains du dit Gerald Chaplain. En 1130 Alain de Dinan père de Rolland sera de la branche des seigneurs de Dinan le seigneur le plus grandement "loti" en Angleterre ayant été l'un des "fidèles" de Henry 1er roi d'Angleterre Alain ayant reçu plusieurs fiefs en le comté du Northamptonshire. Héritier probablement de certains de ces dits fiefs Rolland son fils, lui aussi très bien nanti avant les dites années 1167-1168, sera lui en plus possesseur des terre et manoir de Hartland; comment Rolland de Dinan entrera t-il en possession de cette même seigneurie ?  ]. La terre de Sybille de son époux Hugue de Pleugueneuc aura Alan enfant mort jeune et pour héritier Jozo ou Josselin de Plunkenay: Hadewise ou Hawise sa soeur elle sera la mère de l'outlaw Fulk III Fitzwarin. Ci-dessous quelques chartes de l'église ou de la Cathédrale de Saint-Pierre de Gloucerter église en laquelle sera inhumé le dit Gautier de Lacy; ces chartes concernent des dons offerts à la dite église ou Cathédrale par Josce de Dinham lui même, dons ensuite confirmés par le mari de l'une de ses deux filles... Ci-dessous l'ensemble des chartes de l'abbaye de Saint-Pierre de Gloucester relatives à Josce de Dinham, relatives à ses filles aussi, seules chartes en notre possession que personnellement aujourd'hui nous connaissons :
     

    Sciant praesentes et futuri, quod ego Jozo de Dinan, consensu uxoris meae
    et filiarum mearum Sibillae et Hadewysae, dedi ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae, in elemosinam perpetuam, pro anima mea et parentum meorum, decem et septem solidatas  terrae in Lamburna quam Edwardus presbiter tenuit. Ut autem possessor istius elemosinae ab omni exactione et inquietudine haeredum et successorum meorum quietus et securus permaneat, praedictam terram cum possessore suo ab omni consuetudine et servitio saeculari, excepta consuetudine collectae decem solidorum quae fieri solet pro pascuis ovium, liberam et quietam clamavi. Hanc donationem, quia firmam et stabilem esse volo, praesentem cartam sigilli mei impressione confirmo.Traduction : Sachez pour le présent et le futur que moi, Josselin de Dinan, consentent ma femme et mes filles sybille et Hawise, donne à l'église de Saint-Pierre de Gloucester, en aumosne perpétuelle, pour mon âme et [celles] de mes parents, dix sept sols et la terre de Lambourn que Edward prêtre tient. En tant que possesseur de l'aumosne tranquille de toute exaction et du harcèlement de mes successeurs et en permanence en sécurité. La terre précitée avec son possesseur [le dit Edouard prêtre] et toutes les coutumes et le service d'un séculier à l'exception de la coutume des 10 sols collectés qui se fait habituellement pour le pâturage des moutons, proclamée libre et quiète. Pour ce don, que je veux ferme et stable, cette présente charte je la confirme de l'impression de mon sceau.

     

    Jozo de Dynan, quando habitum monachi suscepit, dedit ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae terram XVII solidorum in Lambourne, quam Edwardus presbiter tenuit, et post hunc Everardus Wagge, tempore Thomae Carbonel [Thomas Carbonnel fut Abbé de l'Abbaye de Gloucester de 1179 à 1205. Il semble ici y avoir une erreur de date puisque Josce de Dinham serait décédé en 1166...] abbatis. Sibilla filia Jazonis confirmavit donum patris  sui, et de dono suo remisit sex denarios quos Everardus Wagge ei annuatim reddidit, et eundem Everardum, cum tota sequela sua. Eadem Sibilla ex dono suo dedit septem acras terrae arabilis, et duo gravas, et fecit quieta de collecta decem  solidorum quae solent fieri pro pascuis ovium. Eadem Sibilla dedit novis duo messuagia in Lambourn ad inveniendam unam lampadem ardentem in capella Beatae Mariae in Lambourn ad missas et ad horas.Traduction : Josselin de Dinan, quand les moines reçurent l'habit monastique, a donné à l'Eglise de Saint-Pierre de Gloucester 17 sols en la terre en Lambourn que Edward le prestre tenait, et après celui-ci Everard Wagge, dans le temps de Thomas Carbonel abbé. Sybille fille de Josselin confirma le don de son père, et son don a renvoyé 6 deniers que Evevard Wagge chaque année recevait et une nouvelle fois Everard avec tout sa suite. La même Sybille avec son don donna 7 acres de terres arables, et 2 grèves et quiète la collecte de 10 sols qui sont généralement pour les paturages des moutons. La même Sybille a donné 2 nouvelles maisons d'habitation en Lambourn à la rencontre [devant] une lampe ardente en la chapelle de la Bienheureuse Marie en Lambourn et les messes et les heures.

     

    CCCLXXIV. De eodem [Lamburne].
    Sciant praesentes et futuri, quod ego Hugo de Plugenay Of the dedi et concessi, et praesenti carta mea confirmavi, pro salute  animae meae et Sibillae uxoris meae, et pro anima Alani filii mei et omnium haeredum meorum, Deo, et ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae, et monachis ibidem Deo servientibus, mesuagium quod Aldwinus Claudus tenuit, et mesuagium quod Edwinus Smuri tenuit in Lamburna, cum omnibus pertinentiis et libertatibus suis, in liberam, puram, et perpetuam elemosinam. Ita tamen quod praedicti monachi, pro anima praedicti Alani filii mei, singulis noctibus per annum invenient unam lampadem ardentem in perpetuum in capella Beatae Mariae de Lamburne, et similiter ad omnes horas divinas. et ad missas quae in eadem capella cantabuntur. Concedo etiam quod praedicti monachi, vel qui praedicta mesuagia de eis tenuerint, habeant averia sua in pascuis meis quieta, de pannagio et herbagio.
    Quia vero hanc concessionem meam stabilem et firmam esse volo, carta, etc.Traduction : Sachez pour le présent et l'avenir que moi, Hugue de Pleugueneuc ait donné et concédé, et en ma présente charte confirmé, pour le salut de mon âme, et [celle] de ma femme Sybille, et pour l'âme de mon fils Alain, et [celles] de tous mes héritiers, à l'église de Saint-Pierre de Gloucester et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, la maison que tien Aldwinus Claudus et la maison que Edwinus Smuri tien en Lambourn, avec toutes ses dépendances et libertés, en libres, pures et éternelles aumosnes,. Donc encore que les moines susmentionnés pour l'âme de mon fils Alain précité, tous les soirs par un an brule une lampe, en perpétuité en la chapelle de la Bienheureuse Marie de Lambourn, et de même pour toutes les heures divines qu'ils laissent aller les chants dans la même chapelle. Concède aussi pour les dits moines  que les dites mesures qu'ils tiennent quiètes dans mes paturages pour leurs bétails, le panasge et l'herbage... Mais parce que cette concession je la veux stable et ferme, cette charte etc.

     

    CCCLXXV. De eodem [Lamburne].
    Sciant praesentes et futuri, quod ego Hugo de Plungenay, pro salute animae meae et omnium amicorum meorum, et pro anima Jozonis de Dinan et Sibillae uxoris meae, concessi, et praesenti carta mea confirmavi, Deo, et ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae, et monachis ibidem Deo servientibus, totam terram quae fuit Edwardi presbiteri, in Lamburna quam Everardus Wagge tenet, quam videlicet terram supradictus Jozo de Dinan pater uxoris meae eidem ecclesiae et eisdem monachis dedit quando se in eadem ecclesia ad monachatum reddidit, et carta sua cum omnibus pertinentiis suis et liberis consuetudinibus confirmavit. Concede etiam praedictis monachis praedictum Everardum quietum, et totam sequelam suam et omnes haeredes suos, ut habeant ipsos et praedictam terram liberam et quietam ab omni exactione et consuetudine et servitio quod ad me pertinet et ad haeredes meos, in liberam et puram elemosinam et perpetuam. Praeterea ex proprio dono concessi, et praesenti carta mea confirmavi, Deo, et eidem ecclesiae, et eisdem monachis, pro anima Alani filii mei, similiter in liberam, puram, et perpetuam elemosinam, sex denarios quos idem Everardus mihi de eadem terra reddere consuevit. Traduction : Sachez tous pour le présent et l'avenir que moi Hugh de Plugenet, pour le salut de mon âme et celles de tous mes amis, et pour l'âme de Josselin de Dinan et Sybille ma femme, concède et en ma présente charte confirme, à Dieu et à l'Eglise de Saint-Pierre de Gloucester, et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, ma terre qui était à Edward prêstre, en Lambourn que tien Everard Wagge, à savoir la terre susmentionnée [que] Josselin de Dinan le père de ma femme à la même Eglise et aux mêmes moines a donné quand la même église a été rendue à la vie monastique, et en sa charte avec toutes ses dépendances et libre de toutes coutumes il a confirmé. Concèdent aussi les dits moines et le dit Everardus quiète [ce dernier tranquille face à ce don] , et toute sa suite et tous ses héritiers l'ayant [et tous les héritiers du dit Evrrad ayant droit à cette terre]; et la dite terre libre et tranquille de toutes exactions [impôts ou redevances coutumières] et coutumes et service qui m'appartient [service militaire par exemple] et à mes héritiers, en libre et pure aumosnes et à perpétuité. De plus [donc] ce don approprié a été concédé et confirmé dans ma présente charte, à Dieu et à la même Eglise et aux mêmes moines pour l'âme de mon fils Alain, similairement en libre, pure et perpétuelle aumosne; six deniers au dit Everard pour la même terre par coutume a été rendu [il était de coutume que les dits moines versent une somme d'argent au comptant à qui de droit afin de conclure définitivement une donation. En quelque sorte la "donation" avait été ainsi par les moines en toute régularité "achetée" ces derniers ne devant plus rien à l'ancien possesseur de la terre ou bien offert].

     

    CCCLXXVI. De eodem [Lamburne].
    Sciant praesentes et futuri, quod ego Jozo de Plunkenay, pro salute animae meae et parentum meorum et omnium antecessorum meorum, concessi, et praesenti carta mea confirmavi, Deo, et ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae, et monachis ibidem Deo servientibus, totam illam partem terrae quam Everardus Wagge tenet in Lamburne de terra quae fuit Edwardi presbiteri, quam scilicet Jozo de Dinan avus meus dedit eidem ecclesiae et eisdem monachis quando se in monachatum reddidit, et quam Sibilia mater mea eidem ecclesiae et monachis reddidit, et carta sua confirmavit. Et volo quod praedicti monachi habeant totam praedictam terram, cum praedicto Everardo et omnibus haeredibus suis, et tota sequela sua, sive quolibet alio ejusdem terrae possessore, liberam et quietam ab omni servitio, et consuetudine, et querela, et exactioiae, in bosco, in plano, in pratis, et pasturis, in villa, et extra villam, et in omnibus aliis locis, in liberam, puram, et perpetuam clemosinam.
    Et praeterea concessi eidem ecclesiae et eisdem monachis, in campo versus Aquilonem, duas acras sub Wederdone proximas de dominico meo, et dimidiam acram quae tendit in Hendonesmere, et unam acram in Foxcumbe quae fuit Peverel, et unam garam quae tendit super praedictam acram, et unam [acram] super Coppedebrugge juxta acram quam Ricardus Anglicus tenuit, in campo versus australem quatuor dimidias acras quae fuerunt Alueredi Wagge quae tendunt super Havedacre Reginaldi filii Walteri, et unam acram et dimidiam versus Musegbrugge quae tendunt super terram Rogeri de Haddele, in puram, liberam, et perpetuam elemosinam, libere et quiete ab omni servitio, et exactione, et consuetudine, in omnibus locis, sicut supradictum est. Volo etiam quod liberi sint de collecta decem solidorum quae solet fieri pro pascuis ovium, ita quod mihi nec haeredibus meis in nullo erunt respondentes de eadem collecta, neque de aliis consuetudinibus vel exactionibus. Concedo etiam, et praesenti carta confirmo, eisdem ecclesiae et monachis illos sex denarios quos supradicta Sibilia mater mea ex suo proprio dedit illis dono pro anima Alani fratris mei in perpetuam et liberam elemosinam. Hanc vero concessionem et donationem ego Jozo et haeredes mei praedictis monachis contra omnes homines warantizabimus.
    Et ut haec mea concessio et confirmatio in perpetuum firmae et inconcussae permaneant, praesens scriptum sigillo meo roboratum confirmavi, etc.

     

    CCCLXXXI. De eodem [Lamburne].
    Sciant praesentes et futuri, quod ego Sibilla filia, Jozonis de Dynan, pro salute animae meae et patris et matris meae et omnium antecessorum meorum, concessi, et praesenti carta mea confirmavi, Deo, et ecclesiae Sancti Petri Gloucestriae, et monachis ibidem Deo servientibus, totam terram quae fuit Edwardi presbiteri in Lamburne quam Everardus Wagge tenet, quam videlicet terram, supradictus Jozo pater meus eidem ecclesiae et eisdem monachis dedit quando se in eadem ecclesia ad monachatum reddidit, et carta sua cum omnibus pertinentiis suis et liberis consuetudinibus confirmavit. Et praeterea dedi et concessi eidem ecclesiae et eisdem monachis, in campo versus aquilonem, duas acras sub Wederdone proximas de dominio meo, et dimidiam acram quae tendit in Hundenesmere, et unam acram in Foxcumbe quae fuit Peverel, et unam garam quae tendit super praedictam acram, et unam acram sub Coppedebrugge juxta acram quam Ricardus Anglicus tenuit, in campo versus australem quatuor dimidias acras quae fuerunt Alueredi Wagge quae tendunt super Havedacre Reginaldi filii Walteri, et unam acram et dimidiam versus Musebrugge quae tendunt super terram Reginaldi {Reginaldi] Rogeri in charter No. CCCLXXVI.} de Haddele, et unam garam inter terram Radulphi Musarde et Reginaldi filii Walteri ; tenendas de me et haeredibus meis liberas et quietas ab omni servitio et consuetudine et querela et exactione, in bosco, in plano, in pratis, et pasturis, in villa et extra, villam, et in omnibus aliis locis, in liberam, puram, et perpetuam elemosinam. Volo etiam quod liberi sint de collecta decem solidorum quae solet fieri pro pascuis ovium, ita quod nec mihi nec haeredibus meis in nullo erunt respondentes de ea {ea] eam, MS.} collecta, neque de aliis consuetudinibus vel exactionibus. Concedo etiam praedictis monachis praedictum Everardum quietum, et totam sequelam suam, et, omnes haeredes suos, ut habeant ipsos et praedictam terram liberam et quietam ab omni exactione et consuetudine et servitio sicut supradictum est, in liberam, puram, et, perpetuam elemosinam. Praeterea ex proprio dono concessi, et praesenti carta mea confirmavi, Deo, et eidem ecclesiae, et eisdem monachis, pro anima Alani filii mei, similiter in liberam, puram, et perpetuam elemosinam, sex donarios quos idem Everardus mihi de eadem terra annuatim reddere consuevit. Ego vero, de eodem Everardo et de eisdem terris, feci eidem ecclesiae et eisdem monachis plenam seysinam in curia mea apud Lamburne in manum domini Thomae tunc abbatis Gloucestriae. Et hanc donationem et cartam meam fideliter et firmiter observandam, et contra omnes homines warantizandam, in manum Affridi tunc capellani de Lamburna affidavi. Hanc vero concessionem et donationem ego Sibilia et haeredes mei praedictis monachis contra omnes homines warantizabimus. Hiis testibus. et liberis consuetudinibus confirmavit.

    Traduction en cours : Sachez pour le présent et le futur que moi, Sybille, fille de Josce de Dinan, pour le salut de mon âme, [celles] de mon père et de ma mère, et [celles] de tous mes ancestres, concède et ma présente charte le confirme, [à] Dieu et [à] l'église de Saint-Pierre de Gloucester, et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, toute la terre qui était à Edouard prestre en Lambourn que Everardus Wagge tenait, à savoir la terre que mon père Josce à la même église et aux mêmes moines a donné quand dans la même église l'état monastique a été restauré et confirmée par sa charte avec toutes ses dépendances et libres de coutumes

     

    Carta Hawysae de Dynan de escambio partis suae ex dono Jozonis patris sui. Jozo de Plukenya confirmat donum Jazonis avi sui. Hugo de Plukenya confirmat donum Jazonos de Dynan, et dat Everardum Wagge et sequelam suam et sex denarios quos idem Everardus reddidit. Idem confirmat duo messuagia ad inveniendam lampadem tempote Thomae Carbonel abbatis. Jozo de Plukeneya filius Hugonis eodem tempore confirmat praedicta, execepta collecta de pascuis ovium. Carta Osmundi de quadam virgata terrae in Lambourn cirographum contra eundum Osmundum de duobus messuagiis et de lampade invenienda. Traduction : Charte de Hawise de Dinham sur sa partie de compensation et sur le don de Josselin son père. Josselin de Plugenet [celui-ci par sa mère Sybille était le neveu de Hawise ici citée]a confirmé le don de son grand-père Josselin. Hugh de Plugenet [le père du dit Josselin de Pleugenet] a confirmé le don de Josselin de Dinham [le père de sa mère] et ont donné Everard Wagge et sa suite six deniers que le même Everard a rendu. De même il a confirmé deux maisons  à l'époque de Thomas Carbonel Abbé et à la lumière d'une lampe. Josselin de Plugenet fils du même Hugh en son temps confirma ce qui est précité excepté la collecte pour la pâture des mouton. Charte d'Osmundi une certaine terre d'osier en Lambourn transaction vers Osmundum de deux maisons et à la lumière d'une lampe.

     

    DCCCXXXIII. Lamburne.
    Sciant {A repetition of No. CCCLXXVIII. (ante, vol. i. p. 370).} praesentes et futuri, quod ego Thomas, Dei gratia abbas et conventus Sancti Petri Gloucestriae, concessimus Osmundo filio Girardi, mesuagium quod Aldewinus Claudus tenuit, et mesuagium quod Edwinus Smuri tenuit in Lamburne, cum omnibus pertinentiis et libertatibus suis, in feodo et haereditate, excepta illa virgata terrae quam emimus ab eodem Osmundo, quam videlicet tradidimus Martino Syme et haeredibus suis ; tenendam de nobis. Praedictus vero Osmundus et haeredes ejus, pro praedictis mesuagiis, tresdecim denarios annuatim nobis in festo Sancti Michaelis in perpetuum persolvent. Et praeterea pro anima Alani filii dominae Sibilae filiae Jozonis de Dynan, quae nobis eadem mesuagia in perpetuam elemosinam donavit, idem Osmundus et haeredes ejus invenient nomine nostro, singulis noctibus per annum, de suo proprio custu, unam lampadem ardentem in perpetuum in capella {capella] capellae, MS.} Beatae Maria de Lamburne, et similiter ad omnes horas diurnas, et ad missas quae in eadem capella cantabuntur. Idem vero Osmundus juramentum nobis praestitit quod fidelis erit ecclesiae nostrae de reddendo redditu nostro plenarie, et quod nec artem nec ingenium exquiret, undo domus nostra per tenuram [suam] damnum incurrat ; et quod praedictam terram neque vendet, neque escambiet, neque ad alium locum religionis transferet, sine assensu nostro. Eandem autem securitatem facient nobis haeredes ejus cum singuli sibi succedent.
    Quod quia ratum esse volumus, praesenti scripto sigillo nostro munito diviso inter nos cyrographo confirmavimus.

     

    Alain 1er de Dinan Il est dit fils de Geoffroy dans une charte relative à la fondation de l'abbaye de Becherel, abbaye voulue par son fils Rolland. Né vers 1090 Alain est probablement l'un des frères puinés d’Olivier II de Dinan frère qu'il sera aussi de Josce de Dinham. Alain reçoit donc de son ainé semble t-il, cela vers 1124, la moitié de la seigneurie de Dinan avant qu’Olivier décide de partir de l’autre côté de la Manche. 

     

     

    Rolland de Dinan fils d'Alain. Rolland de Dinan né vers 1120, fils du précédent, seigneur de Bécherel et de Lehon, fut le fondateur de l'abbaye de Beaulieu en l'église de laquelle il sera inhumé; il décède vers 1186 (certains auteurs anciens présentent Rolland comme étant le frère d’Alain et non comme étant son fils, Rolland succédant à son frère lequel, dans cette même proposition, serait mort sans enfant. Chronologiquement cela parait incompatible avec les faits et gestes de Rolland lequel fut le sénéchal de Bretagne pour Henry II roi d’Angleterre, Alain 1er de Dinan ayant pris de parti d'Eudes de Blois contre celui de Mathilde l’impératrice mère d’Henry II lors de la guerre de succession que se livrent et Mathilde et Estienne de Blois son cousin). Seigneur breton il sera dans un second temps temps un farouche adversaire d’Henry II  d’Angleterre quand celui-ci dirigera de sa main le duché de Bretagne pendant la minorité de son fils et de sa fiancée laquelle, prénommée Constance, était la fille héritière du duc de Bretagne Conan IV. Constance de Bretagne dès 1166 avait en effet été promise en mariage puis fillancée au prince Geoffroy Plantagenest lequel, prince, était le propre fils d’Henry II roi d’Angleterre. Ce mariage fut voulu et décidé par Henry II ce dernier espèrant ainsi pouvoir annihiler définitivement l’Autonomie ancestrale du duché de Bretagne et transformer cette Bretagne indépendante en une simple puissance vassale de ses couronnes ducales et royale. Quand Conan IV de Bretagne semble abdiquer, en 1166, Henry II d’Angleterre s’octroie aussitôt la régence complète de tout le duché de Bretagne au nom de son enfant Geoffroy alors encore mineur, lequel demain sera le duc en titre de ce pays par Constance, sa future femme. Henry d’Angleterre oblige peu après les différents barons bretons à lui prêter un serment de fidélité, serment de fidélité que Rolland se refusera de faire. Devant la rébellion de Rolland de Dinan Henry, en 1168, est dans l’obligation de soumettre militairement ce seigneur rebelle lequel se réfugie alors dans son château de Léhon mais cette forteresse bientôt s’écroule devant les assauts répétés du roi d’Angleterre. Rolland, militairement acculé, est obligé de se rendre et de reconnaître en Henry son suzerain légitime ; il perd dans cette lutte la plupart de ses fiefs anglais hérités de son père Alain ainsi que ceux qu’il avait personnellement acquit dans les comtés du Sussex et du Somerset notamment la seigneurie de Hartland [lire ci-dessus Josselin ou Josce de Dinham]. Il semble perdre aussi la moitié de la ville de Dinan qu'il possédait héréditairement par son père, cette première moitié relevant de sa seigneurie de Dinan-sud (ou Dinan-Bécherel. Il est effectivement vrai qu'au lendemain de la prise des places fortes de Becherel et de Dinan, que la ville de Dinan fut divisée en deux parts égales  Henry II prenant l'une des deux moitiés et Rolland de Dinan lui gardant l'autre moitié. Ainsi la ville de Dinan fut elle divisée au lendemain de ce conflit armé et entre le roi Henry II et entre Rolland de Dinan. Cela fut ainsi enregistré dans la Chronique de Saint-Brieuc. Donc au lendemain de 1168-1169  la ville seigneuriale de Dinan encore existante en tant que "seigneurie "indépendante" était elle déposée une nouvelle entre les main du dit Rolland. Cette "division" ayant eu lieu entre le dit Henry et le dit Rolland de Dinan hier tous deux en conflit l'un contre l'autre  peut-on effectivement penser que le seul seigneur de la ville de Dinan avant 1168, et cela de la ville de Dinan dans sa totalité,  était Rolland de Dinan fils de Alain et lui seul ? La soit disante division de Dinan Nord  et Dinan Sud concernait-elle aussi la ville seigneuriale de Dinan ? La ville de Dinan ne faisait-elle pas partie intégrante de Dinan Sud ? La ville seigneuriale de Dinan  au lendemain de la division de la seigneurie de Dinan ne relevait-elle pas du seul Alain père de Rolland ?) ayant alors intégrée de fait le fief de la couronne ducale de Bretagne et cela d'une façon tout à fait définitive (Tum etiam temporis Henrucus Anglorum Rex guerram contra Rollandum de Dinnano habuit , ac fortallitia Becherelli et de Lehonio ad terram prostavit . Pace facta postmodum inter egos idem Henricus Rex mediam partem villae de Dinnano ad se retinuit , et dictus Rollandus aliam partem habuit . Unde praefatus Rex suam mediam partem una cum D.Constancia de Britannia, unica filia et haerede Ducis Conani , Goffrido filio suo pro se et suis haeredibus Britanniae Ducibus assignavit... Traduction : Et en ce temps le même Henry roi d'Angleterre était en guerre contre Rolland de Dinan, et prosterna [terrassa] les forteresses de Becherel et de Lehon. Ensuite a été faite la paix entre eux le même roi Henry concervant la moitie de la ville de Dinan et le dit Rolland ayant l'autre partie. Donc gouverna le roi sa demie partie avec Constance de Bretagne la seule fille héritière du duc Conan, pour Geoffroy son fils et ses heritiers dirigeants affectés à la Bretagne...

     Le monarque anglais, duc de Normandie et duc de Bretagne par procuration, ne tarda pas à  pousser plus loin ses exigences et aussi oblige t-il son fils Geoffroy, encore enfant mais déjà fiancé à Constance, à se reconnaître son vassal même quand celui-ci, demain adulte, deviendra à part entière souverain de Bretagne ; nous sommes en 1169 et Geoffroy n’a pas encore 12 ans. Devant cette politique étrangère et dirigeante un sentiment de colère naît en 1173 lequel soulève l’ensemble des barons à travers tout le duché pour demander au roi d’Angleterre de se demettre des affaires du royaume ;  Rolland cependant ne participe pas à cet élan peut-être pour respecter son serment de vassalité fait hier envers Henry. L’élan grandit et devant son importance Henry est dans l’obligation de répondre favorablement, mais dans une certaine mesure seulement, à cette revendication unanime du peuble breton. Il "capitule" aussi en faveur de son fils Geoffroy et il confie alors toute la direction ou l’administration de la Bretagne à Rolland de Dinan en le nommant "Haut Justicier" du duché de Bretagne pour le futur duc toujours mineur (ce qui pourrait correspondre aujourd’hui à un poste de 1er ministre. Sous sa responsabilité, ce ‘Haut Justicier’ ordonnait aux différents sénéchaux régionaux).

     Geoffroy monte sur le trône Ducal lors de son mariage en 1181, il est enfin majeur. Se sentant avant tout breton et par son titre et par son mariage, il adhère très vite à l’indépendance bretonne défendue par ses barons et dans ce sentiment qu’il éprouve aussi il va tenter de  soustraire son duché (avec difficulté il est vrai, puisqu’il va se rebeller contre son père quand celui-ci lui confisque l'Anjou après que le roi ait réussit à recevoir de Richard, son fils aisné, le Poitou que ce dernier à pris à la Reine, sa mère. Devant la colère du roi, Geoffroy sera obligé de quitter provisoirement son duché pour trouver refuge momentanément à Paris auprès du roi de France, Philippe Auguste) de l’influence de sujétion menée depuis si longtemps par son père. Il ne règne malheureusement pas assez longtemps pour mener personnellement cette politique de délivrance ; Geoffroy de Bretagne en effet décède en 1187 lors de sa présence à Paris auprès de Philippe roi de France au milieu d’un  tournoi (Bertrand d’Argentré dit, de la mort de Geoffroy, que ce dernier tomba malade arrivé à Paris et qu’il trouvera la mort au mois d’Aout 1186). Philippe de France l'aimant, et fortement choqué par cet accident, le fera inhumer avec tous les honneurs dûs à son rang en Notre Dame de Paris. Son père Henry II roi d'Angleterre décède en 1189 et le suit ainsi de près dans sa propre mort.

    Donations relatives à l'église de Plumaudan donnée à l'abbaye de Beaulieu : Noverint universi fideles praesentem paginam inspecturi, quod cum Dominus Albertus Macloviensis Episcopus ecclesiam de Plomoden abbatiae Sancti Mariae de Ponte Pilardi dedisset. Abbéas et Monachi Sancti Melanii Redhon, in donatione illa calumniam intulerunt, dicentes Ecclesiam de Plaumauden ad jus et proprietatem sui monasteri pertinere.Tandem interventus Gaufredi Ducis Britanniae et Comitis Richemundiae, et Rollandi de Dinan praedictae abbatiae fundatoris, et Andrae de Vitreio et aliorum Baronum super praenominata ecclasia in hunc modum factarum est compositio inter illos. Abbas itaque et totus conventus Sancti Malanii Rhedonensis quidquid in memorata ecclesiae clamabant, Abbati et Canonicis de Ponte Pilardi dimiserunt; et Rollandus de Dinan tres quarterios frumenti boni ad mensuram Rhedonnensem in decima sua Sancti Madino Abbatiae sancti Melanii assignavit in festo Sancti Michaelis annis singulis in perpetuum persolvendos. His testibus Guillelmo Abbate, Brientio Priore, Salomone secretario, Guillelmo cellerarlo Sancti Melanii; Johannes abbate Sancti Jacobi de Monteforti; Rollando de Dinan; Reginaldo Boterel; Herveo Angomari; Willelmo de Tinteniac; Roussello Ruferi; Johanne Goion; Ogerio Capellano et multis aliis.  Traduction : Que sachent tous les fidèles qui inspecteront cette présente page qu'avec le Seigneur Albert évesque de Saint-Malo [evêque de saint-Malo de 1163 à 1184] l'église de Plumaudan fut donnée à l'abbaye de Sainte-Marie de Pont-Pillard [abbaye assise en la paroisse de Megrit fondée par Rolland de Dinan]. L'abbé et les moines de Saint-Melaine de Rennes, portant l'oppression de ce don, dirent que la propriété de l'église de Plumaudan de droit était propriété de leur monastère . Finalement intervinrent Geoffroy Duc de Bretagne [Geoffroy fils de Henry II roi d'Angleterre] et comte de Richemond, et Rolland de Dinan fondateur de la susmentionnée abbaye et André de Vitré et d'autres barons sur la surnommée église en cette affaire composant entre eux [décidant entre eux]. En conséquence l'Abbé et tout le couvent de Saint-Melaine de Rennes dans toute l'église mentionnée ci-dessus réclamèrent. L'Abbé et le Canon de Pont-Pillard abandonnèrent; Et Rolland de Dinan [donna en compensation] trois quart de froment en bonne mesure de Rennes en ses dimes de Saint- Maden [comment Rolland de Dinan entra t-il en la possession de ces dimes assises en Saint-Maden terre posée au plus près de la terre d'Evran, proche de Trefumel, de Saint-Juvat ou du Quiou mais située toutefois à 2 lieux de Becherel ville fortifiée hier héritée de son père Alain ?] à l'abbaye de Saint-Melaine assignés à la fête de Saint-Michel chaque année a percevoir perpétuellement. Furent témoins Guillaume, abbé; Brient, prieur; Salomon, secretaire; Guillaume, cellerier de Saint-Melaine; Jehan abbé de Saint-Jacques de Montfort;Rolland de Dinan; Reginald Boterel; Hervé Angomari; Guillaume de Tinteniac; Roussel Roux; Jehan Gouyon; Oger Chapelain et plusieurs autres. Actes de Saint Melaine de Rennes.  

    Charte n°2 : Ego Albertus Sancti Maclovii minister humilis universis sanctae matris Ecclesiae filiis ad quos praesens cartula pervenerit, notum fieri volumus, quod Guillermus Abbas Sancti Melani Rhedonensis cum assensu Capituli sui dimisit calumniam coram nobis Rollandus quam diu habuerunt Abbas et monachis in parrochia de Plumauden in mercato et in decimis et in tribus medietariis; et Dominus Rollandus de Dinan pro recompensatione praedictae calumniae concessit Abbatiae Sancti Melanii terram Stephani Clerici liberam et quietam, quae contingebat eum ex parte suae matris, de qua dictus Rollandus per singulos annos quinque denarios habere solebat et insuper quoddam pratum et duo terrae jugera eidem prato adjacentia. Ut autem hoc donum in perpetum ratum habeatur, praesentem cartulam nostro sigillo cum Chirographo fecimus confirmari. Hujus rei testes sunt : ego Albertus episcopus; Durandus Abbas Sancti Maglorii Lehonensis, Guillelmus Abbas Sancti Melanii, Johannes Abbas Sancti Jacobi Montisfortis de Corlot, Stephanus et Gauterius Capellani nostri, Robertus Presbyter de Plomauden, Ogerius Capellanus Castri Lehon, Rollandus de Dinanno, Herveus de Guiteio, Bussellus Ruferi, Cillardus de Broon, Stephanus Goion, Johannes frater esjus et multi alii.  Traduction : Moi Albert humble ministre de Saint-Malo [pour] tous les fils de la Sainte Mère église à qui cette présente charte parviendra, nous voulons qu'il soit noter que Guillaume Abbé de Saint Melaine de Rennes avec l'assentiment du Chapitre sa calomnie a été levée; devant nous Rolland de Dinan a donné à l'Abbé et aux moines dans la paroisse de Plumauden, dans le marché et dans les dimes et dans trois métayers; et le seigneur Rolland de Dinan en compensation pour la dite calomnie a concédé à l'abbaye de Saint Melaine la terre d'Etienne, Clerc, libre et tranquille, qui lui est arrivée du côté de sa mère; le dit Rolland chaque année donnera par coutume cinq deniers et par ailleurs certaines prairies et deux jauges de terre adjacente à la même prairie.Pour que ce don à jamais à perpétiuté puisse être maintenu, à présent [sur cette] charte notre sceau avec Ecriture nous la confirmons. Pour cette raison sont témoins : moi Albert Evesque; Durand Abbé de Saint-Magloire de Lehon ; Guillaume Abbé de Saint-Meleine; Jehan Abbé de Pour que ce don à jamais à perpétiuté puisse être maintenu, à présent [sur cette] charte notre sceau avec Ecriture nous la confirmons. Pour cette raison sont témoins : moi Albert Evesque; Durand Abbé de Saint-Magloire de Lehon ; Guillaume Abbé de Saint-Maleine; Jehan Abbé de Saint-Jacob de Montfort de Corlot; Etienne et Gautier notre chapelain; Robert prestre de Plumaudan; Oger chapelain du château de Lehon; Rolland de Dinan; Hervé de Guitté; Bussel Ruffier; Cillard de Broon; Etienne Gouyon; Jehan son frère et plusieurs autres. ; Etienne et Gautier notre chapelain; Robert prestre de Plumaudan; Ogerius chapelain du château de Lehon; Rolland de Dinan; Hervé de Guitté; Bussel Roux; Cillard de Broon; Etienne Gouyon; Jehan son frère et plusieurs autres.  

     Rolland de Dinan meurt donc vers 1186  mais sans laisser d’enfant. Alain 1er de Dinan, son père, lui a donné très tôt une sœur prénommée Emma laquelle se marie avec Robert III de Vitré, baron de Vitré. De cette union Emma (ou Anne) va mettre au monde, en 1155, le neveu de Rolland et donner à ce fils le prénom de leur père à tous les deux ; cet enfant va s’appeler Alain de Vitré. Rolland cependant, sans héritier, adopte son neveu avant de mourir et lui lègue ainsi l’ensemble de ses biens mais à une seule condition apparemment, celle que ce dernier accepte de porter son nom en abandonnant le sien. Alain de Vitré s’appellera désormais Alain II de Dinan-Vitré.

     Celui-ci, grandissant, va rattraper le pas guerrier de son oncle et marcher dans ses traces. En effet, Henry II décédé, les conflits de pouvoirs continuent avec le duché de Bretagne, repris qu’ils sont par les deux enfants successeurs de Henry. Richard d’Angleterre enlève Constance en 1196 alors que ce dernier l’a invité à venir le voir à Pontorson et cet emprisonnement, injuste et déloyal, ravive le conflit lequel se règle de nouveau plusieurs fois sur les champs de bataille.

     Les barons bretons demandent de l’aide au roi de France, Philippe Auguste, et ce dernier, dans une manœuvre calculée, décide d’attaquer, aidé des bretons, la ville d’Aumale située en Normandie afin de faire sortir du duché de Bretagne le roi Richard Cœur de Lion. Alain II de Dinan est là.

     Richard accourt sur le champ pour défendre sa ville Normande et pendant la bataille qui fut donnée Alain II de Dinan livre un corps à corps si violent au roi Richard qu’il parvient à désarçonner ce grand personnage et à le renverser de son cheval. Le roi anglais ce jour là serait mort sous les coups portés par Alain de Dinan-Vitré si ses soldats n’étaient venus rapidement lui porter secours. Alain de Dinan, par sa bravoure, faillit dans cette rencontre modifier l’histoire de notre Bretagne. Alain de Dinan et de Vitré, seigneur de Bécherel, de Léhon et de Dinan-Sud, sénéchal de Bretagne pour Geoffroy fils Henry II,  décèdera en 1197 quelques mois seulement après avoir livré cet homérique combat. Il était père d’une enfant laquelle, nommée Gervaise de Dinan, allait devenir la Dame de Léhon dont nous pouvons toujours voir aujourd'hui la pierre tumulaire en l'abbaye de Lehon (en 1203 Jean sans Terre, devenu roi à la mort de son frère Richard, enlève son neveu Artur duc de Bretagne lequel est alors le fils encore enfant de Constance de Bretagne et de feu son frère Geoffroy Plantagenêt. Il le fera arresté et assassiné, étouffé qu'il sera dans sa cellule par Hubert de Burgh, le propre beau-père de Hawise de Lanvallei, fille de William III de Lanvallei; Hubert prendra plus tard pour seconde épouse, vers 1217, Isabelle de Gloucester alors veuve de feu Jean sans terre. La chronique cependant veut que ce jeune enfant ai été tué en 1203 par son oncle en personne, la tête fendue par son épée après la lui avoir plongé dans le ventre. Apprenant cet homicide inqualifiable et inhumain les grands seigneurs de Bretagne se réuniront lors d'une très grande assemblée réunie à Vannes. A cette assemblée furent présents en autre et en personne et Alain II de Dinan-Vitré et Olivier III de Dinan ).

     

    Alain fils d'Olivier de Dinan : Alain deuxième du nom. Non n'avons envers nous aucune information relative au dit Alain fils d'Olivier. Cependant un "Obiit" signale son inhumation en l'abbaye de Saint-Jacut en l'année 1157. MCLVII. Obiit Alanus Oliveri filius, sepultus apud Sancti Jacutum.  Traduction : 1157. Mort d'Alain fils d'Olivier, sépulture à Saint-Jacut. Alain 1er de Dinan qui décède après 1141 a laissé très peu de traces de ses heures passées à faire la guerre, sinon le fait qu’il ait pris le parti d’Estienne de Blois pour la succession de la couronne d’Angleterre alors disputée avec Mathilde d’Angleterre. Alain  en effet participe à la bataille de Lincoln menée en 1141 laquelle se terminera par la déroute d’Estienne de Blois. (Certains écrits laissent à penser que la fuite d’Alain de Dinan, alors à la tête des soldats bretons, aurait été l’une des causes de cette déroute. La transmission de la ville seigneuriale de Dinan laquelle demain sera  le"bien seigneurial" de Rolland son fils laisse supposée que Alain lui même était "seigneur possesseur" de la ville de Dinan. Voir ou lire Rolland ci-dessous...). Note pour étayer sa généalogie :

    Geoffroy époux d'Orieldis et Riwallon le Roux son frère naissent tous deux je pense vers 1060. La première croisade ayant commencée en 1096, au regard de l'âge de Riwallon alors âgé de 35 ans environ, je pense que le départ de Riwallon le Roux pour la 1ère croisade se fit au début de la dite croisade et non pas dans son arrière comme certains historiens l'affirment. En effet si Riwallon était parti en 1112 il serait parti alors âgé d'environ 52 ans et cela bien après le fin de la dite croisade laquelle se déroula en effet en 1096 et 1099 la seconde croisade elle commençant au lendemain de 1146.  La vie "de croisée" de Riwallon décrite un peu plus tard est  auréolée de tout un épisode édulcoré sur lequel personnellement je mets certaines réserves.                                                                                    Donc partant à Jerusalem en 1096 Riwallon est donc âgé d'environ 30-35 ans enfant puisné qu'il est; son neveu Alain [que je nomme ici personnellement Alain 1er du nom] fils de son frère Geoffroy et d'Orieldis son épouse est alors un enfant très probablement en bas âge ce dernier naissant lui vers 1090 je pense. Celui-ci était-il le dit Alain de Dinan lequel sera à Lincoln en 1141 âgé qu'il sera alors d'environ 51 ans  en la dite année 1141 ?                                                                   - Olivier II de Dinan, lui aussi fils de Geoffroy (et frère du dit Alain), lequel le dit Olivier prendra pour épouse Agnorie de Penthièvre, lui doit naitre naitre vers 1090 tout comme son dit frère Alain. Le fils aisné d'Olivier et d'Agnorie de Penthièvre au regard de la naissant du dit Olivier doit lui naitre vers 1110. Si cela est alors cet enfant premier né aurait été âgé d'environ 20-30 en la dite année 1141 en laquelle se déroula la dite bataille de Lincoln. Je pense effectivement que le dit Alain cité en la dite année 1141 peut en effet être le fils d'Olivier et d'Agnorie. Celui-ci serait alors Alain II fils d'Olivier et d'Agnorie ce dernier décédant en l'année 1157 alors âgé d'environ 47 ans.

     

    Alain de Dinan-Vitré. Alain cité ci-dessus troisième du nom. Fils de Emma soeur de Rolland de Dinan, fils de Robert seigneur de Vitré, Alain sera choisi par son oncle Rolland comme "héritier légitime" Rolland n'ayant point eu de descendants héritiers. Il entrera ainsi en possession notamment de la seigneurie de Dinan Sud laquelle dite seigneurie comprendra en autre et la ville fortifiée de Becherel et la ville prieurale de Léhon. En 1186 Alain viendra "prendre possession" du chasteau de Lanvallay ayant alors présent à ses côtés Yvo de Lanvallay. Père de Gervaise Dame de Dinan et de Léhon Alain semble devoir garder ce château jusqu'en la fin de sa vie. Pourquoi Alain prit-il "possession" du dit château de Lanvallay ?

     

     

    Olivier III de Dinan : Né vers 1150. Fils de Geoffroy II époux de Muliel de Poudouvre et neveu de Alain fils d'Olivier ci-dessus. L'épouse d'Olivier à ce jour n'est pas connue. Cette charte nous apprend que Geoffroy II de Dinan et Muliel avaient aussi pour enfant, frère d'Olivier et de Rolland, un enfant dénommé lui aussi Geoffroy : Ego Oliverius de Dinanno concedo donum. G.Balucon del Pleseiz, quod dedit abbatiae Sancto Albini sub his testibu Muliel matre sua, Guegono Goion, Radulfo de Ploer, Willelmo Leffant, Rollando et Gauffrido fratribus meis concedentibus. Cartulaire de Saint-Alban. Traduction : Moi Olivier de Dinan concède le don que G.Baluçon du Plessix [Geoffroy Baluçon du Plessix lequel vers 1150 fera construire le premier château de Plessix.Il était le fils de Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre et de Muliel. Geoffroy prendra pour épouse une enfant née de l'union maritale laquelle fut établie en Jeanne et Alain fils de Jordan sénéchal héréditaire de Dol] a donné à l'abbaye de Saint-Alban sous ces témoins : Muliel ma mère [en présence de ces témoins... Alain fils de Brient époux de Muliel  et vicomte de Dinan comparaitra en 1184  en une charte lors d'un litige lequel l'opposera aux moines de l'abbaye de Lehon,; héritier des vicomtes du Poudouvre Alain fils de Brient et sa dite femme Muliel naissent tous deux très probablement au plus tôt vers 1120 cela au regard de cette même date de 1184; l'année 1120 sera également l'année vers laquelle doit voir le jour Geoffroy II de Dinan époux de Muliel de Poudouvre.  Au regard de cette seule et même date de 1120, année en laquelle naissent donc Geoffroy époux de Muliel et Alain fils de Brient lui aussi époux d'une dénommée Muliel , au regard aussi de ce même prénom porté simultanément et par la femme du dit Geoffroy et par la femme du Alain cette dite Muliel n'aurait-elle pas pu successivement prendre pour époux et le dit Geoffroy II de Dinan et le dit Alain fils de Brient ?  ], Guegon Gouyon, Raoul de Plouer, Guillaume Lenfant, Rolland et Geoffroy mes frères concédent. Cartulaire de Saint-Alban 

     

    Jean de Dinan : Fils de Rolland de Dinan et d'Agnès de Corron, petit-fils d'Etienne de Corron,  petit-fils de Rolland et arrière petit-fils de Geoffroy II de Dinan et de Muliel de Poudouvre, frère de Raoul Vicomte de Dinan-Montafilant en 1276 et  [Raoul son frère : vicomte du Poudouvre et sire de la Bellière en 1276 par son mariage contracté avec Philippa de la Bellière héritière de cette terre].

    L'affiliation de sa mère est attestée comme suit : Il existe pour confirmer cela une procédure judiciaire et deux actes s'y rattachant. C'est actes sont datés des années 1254 et 1258. Cette procédure opposera Jean de Dinan fils de Rolland et le prieur de Saint-Aubin. Cette procédure portera sur les droits féodaux appliqués sur l'étang de Durestal bien hier de Etienne de Corron. Jean et Rolland son père porteront ainsi préjudice au dit prieur lui contestant tous deux des droits que ces derniers avaient reçu sur l'étang par Etienne Corron lui même. Lors de cette "procédure judiciaire" Jean reconnaitra que "Etienne de Corron était son aïeul ". Cette affirmation rattache donc obligatoirement sa mère Agnès de Corron à Etienne de Corron lui même. La seigneurie de Corron relevait alors des terres seigneuriales de la Hunaudaie

     

     

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    Artur de Bretagne et son geôlier Hubert de Burgh. Tableau de William Frederick Yeames, peintre anglais né en 1835

     

     

     

     

     L'Assise du duc Geoffroy

     

    Vers 1186 année de sa mort ...    

                                                                                

    Ce est l'ancien etablissement Monseigneur le Duc de Bretagne , qui fut fiz le Rey Henry. Nous faisons assavoir  à touz que come en Bretaigne soille a avenir plusor detriment sur terres, nos Geffrey, le Roi Henri fiz, Duc de Bretaigne, Comte de Richemont, desirant proveier au profit de la terre, faisanz le gré aux Evesques et aux Barons, o le commun assentement, feismes Assise a durier en nostre temps et de nos successors et Octreasmes.                                                                                 1- Que en Baronie et en fiez  des chevaliers ne fussent fetes parties dez ores en avant  : mais l'ainzné tenust enterinement  la Seignorie et porveist aux Joveignors , et lor trovast ce que mestier lor ferait selon son poier .    (Qu'en baronnie et en fief des chevaliers ne puissent dorénavant se trouver plusieurs parties mais que seul l'aîné tienne entièrement la seigneurie et qu'il  pourvoit à ses frères puisnés et qu'il leur trouve un métier selon son pouvoir.)                                                                  2- A de certes teles choses,  que les Joveignors tenoient lors en terre ou en deniers, tiendroient à tant come ils vivroient et les heirs de ceux qui tenaient terres, tenissent celles à tous jors mais; et les heirs de ceux qui auroient deniers et non terres, ne les auroient pas apres lors peres. (Qu'à de telle chose désormais les puisnés tennant terres ou argents seront tenus tant qu'ils vivront et tiendront la terre de la même façon leurs héritiers, et les héritiers de ceux qui n'avaient que argent et pas de terre n'auront pas d'argent en héritage de leur père.                     3- De rechef  si la terre de l'ainzné vient en bail , le frere ainzné après celui aura le bail;  et s'il n'a frere, celui des amis ait le bail, a cui celi qui meurt le vodra commandier o l'assentement de son Seignor. (De nouveau à la mort de l'aîné la terre ira au frère suivant; et s'il n'a de frère la terre ira à un ami choisi par celui qui meurt avec l'assentiment de son seigneur.)                                                        4- En filles, celle qui est l'ainznée , ait la terre, et mariera les Juveignors, de icelle terre, au conseil du Seignor et des plus prochiens du lignage. (En cas de filles, que celui qui épouse l'aînée est la terre, il mariera les frères puisnés de cette terre sur les conseils de son seigneur ainsi que sur ceux de son plus proche lignage.)             5- Si adcertes en la terre de l'ainzné advient aucun mariage qui plaise au Joveignor, il l'aura ; ne l'ainzné ne porra donner à aucun, domantres  que le Joveignor le veage  avoir. Et s'il ne veot avoir, et l'ainzné frere le truisse  aillors, porchace en li donnant de ses choses et de ses Chataux  selon son poier o le conseil des plus prochains amis. (S'il était certifié quant la terre de l'aîné il y ai aucune riche héritière qui plaise au frère puîné et que l'aîné ne puisse lui donner aucun autre mariage et que le frère puisné se marie ailleur, le frère aîné devra lui assurer ses biens et ses meubles selon son pouvoir et selon les conseils de ses proches amis.)   

     6- De rechef si l'ainzné frere donne à son Juveignor une terre de laquelle il le prenge à home, et le Juveignor murge  sans heir, l'ainzné donra celle terre aucuns de ses prochiens, ainsi qu'elle ne retorge  pas au principal. Mais si l'ainzné ne reçoit si Juveignor à home de celle terre, ale retornera à l'ainzné. (De nouveau si le frère aîné donne à son puîné une terre pour laquelle il reçoit de ce cadet un hommage et que ce frère puîné meurt héritier, l'aîné ne pourra reprendre cette terre qu'il donnera alors à un proche de son frère; mais s'il a donné cette terre à son puisné sans que celui-ci lui prête hommage, cette terre retournera à l'aîné si le puisné n'a pas d'héritier.)                                                                                  Adcerte la presente Assise nos G.Duc de Bretaigne e Constance nostre fame, e touz les Barons de Bretaigne jurasmes tenir, e agardasmes que chose necessaire seroit, que les ainznés et les Juveignors jurassent la tenir, si les Juveignors ne voulsissent jurer, ils n'auroient partie des ores en avant ne en terres ne en deniers. Et cet etablissement et Assise à Jacques et Alain de Chateaugiron et lors heirs otreasmes a estre par toute lor terre. Et que soit ferme et estable, nous le conformasmes de nostre sceau e du sceau de Constance nostre fame. Et de ce sont tesmoins etc.

     

      

    Les origines de Goscelinus de Dinan

    Gervaise de Dinan, Dame de Lehon et vicomtesse de Rohan. Enfeu en l'église abbatiale de Léhon

     

     

    Gervaise de Dinan, Dame de Lehon. Rolland de Dinan décédant vers 1180, sans enfant, son héritier choisi est Alain de Vitré, seigneur né du fruit  d'un mariage lequel fut établit entre Emma, sœur du susdit Rolland, et Robert de Vitré ; Alain de Vitré devenu homme, prenant les armes et le nom des seigneurs de Dinan en tant qu’héritier de Rolland aura pour épouse, quant à lui, Clémence de Fougères. De ce mariage naitra une enfant laquelle sera prénommée Gervaise. Héritière de son père en 1196, Gervaise va prendre pour époux Juhel de Mayenne, ce dernier possédant en autre le Maine, juhel étant le fils né de l’union établie entre Geoffroy du Maine et Ysabeau de Meulan. Chevalier renommé ayant lui aussi participé à la guerre alors menée contre les Cathares, homme pieu également, il donnera moult domaines à plusieurs églises et certains au nom de son épouse Gervaise de Dinan dite aussi Dame de Léhon. Il confirme aussi certaines donations et, à ce titre, il confirmera avec le consentement de son épouse une donation hier faite par son beau-père Alain de Dinan-Vitré à l’abbaye de Léhon lequel Alain avait, en 1149, concédé aux moines de cette abbaye le fait de pouvoir régulièrement prélever en sa forêt de la Haye, bois situé en Léhon, autant de bois que pouvait contenir la charge d’un cheval (Ego Alanus de Dynam pro salute anime mee, etc. ddi Monachis in Lehonensi coenobio commorantibus ...ut singulis diebus in bosco meo quod Ahiai de Dynam dicitur , habeant unam summam lignorum , scilicet quantum unus equus super dorsum suum in stratura sua semel portare poterit , etc. Sub his testibus Roberto fratre meo, Ivone de la JalateMilite, Gauffrido filio Haimon, Gauffredo de Bosseria, Radulfo de Albinacio, etc.).                                                                       La seigneurie de Gervaise s’étirait alors toujours jusqu’au fief de Becherel hier détenu par Rolland de Dinan puisque en mai de l’année 1211, Juhel et Gervaise donnent tous deux, à la Grande Abbaye de Marmoutier, un quartier de froment équivalent à deux mines, mines de froment alors prélevées sur la dîme seigneuriale relevant de leur seigneurie de Plouasne. D’autres gestes religieux seront ainsi faits et notamment à l’Abbaye de Boquen, près de Jugon, laquelle reçoit, au nom de ses moines qui en ce lieu servent Dieu, l’Usage du boire et du manger au travers et du Pain et du Vin ; ce don sera fait au mois de mai 1213 ce dernier comprenant aussi 10 mines de froment, mesure de Becherel, mines de froment à prendre sur les bénéfices de leur ferme de Becherel. D’autres dons confirment eux aussi leur assise géographique et seigneuriale au sud de la ville de Dinan ; leur possession cependant semble comprendre une enclave pénétrant dans la seigneurie de Dinan-Nord laquelle relève alors du duché de Bretagne depuis que Rolland de Dinan eu fait sa soumission au roi Henry II d’Angleterre. En effet, un peu plus tard, Juhel et Gervaise donnent tous deux, à l’Abbaye de Vieuville sous Dol, et cela à perpétuité, une mine de froment à prendre annuellement sur les bénéfices de leur terre nommée ‘Regnault de la Motte’ terre alors assise en la seigneurie de Châteauneuf de la Noë en le Poulet, aujourd’hui région relevant géographiquement de celle de Cancale (il convient aussi de noter ici une autre pièce référencée colonne 729 dans l'oeuvre de Dom Morice. Il s'agit de la rédaction d'un testament lequel fut dressé et accepté par Juhel de Mayenne. Ce testament concerne la principale volonté de deux frères, celle de Raoul et de Jean Gruel lesquels, tous deux chevaliers, voulurent donner au prieuré de Lehon la chapelle de Lisieo ainsi qu'une maison dont tous deux sont alors propriétaires, ce don devant être donné à l'un des frères de l'abbaye de Lehon à la condition probable cependant que celui-ci devienne le chapelain de la dite chapelle. A ce don fut également joint une vigne, un verger, des dimes féodales ainsi qu'un bois pour le chauffage). Après le décès de Juhel, seigneur du Maine, Gervaise prendra pour second époux Geoffroy de Rohan, seigneur du lieu de ce même nom. Celui-ci décédant à son tour, Gervaise prendra pour troisième époux un seigneur Anglais nommé Richard de Longueville, seigneur de Longueville. Son troisième époux décédé, de nouveau veuve, Gervaise seigneur de Dinan donnera elle-même à l’Abbaye de Léhon une grande partie de son bois de la Haye, bois en lequel les moines de cette même Abbaye avaient déjà le droit de prélever du bois. Toujours veuve et dans la continuité de son veuvage,  Gervaise semble posséder aussi des biens matériels assis en la ville de Dinan puisqu’elle offrira ensuite, à l’Abbaye de Saint-Aubin des Bois, une Chapellenie qu’elle dotera de 12 livres de rente annuelle, rentes devant êtres prélevées sur sa Ferme de Draperie, ferme alors assise en la ville même de Dinan et en laquelle travaillaient et tanneurs et pelletiers pilant les écorces et écorchant les peaux. Elle offria aussi, toujours la même année et toujours à la même abbaye, non pas la maison et les personnes relatives à ce premier don mais les rentes que Gervaise de Dinan, en tant que seigneur de cette ville, percevait sur cette même maison et sur cette même famille aussi. Il serait faux en effet, à la lecture de cette charte, de penser que Gervaise de Dinan en tant que seigneur, était propriétaire d'individus quels qu'ils soient et qu'elle ai pu en disposer comme bon lui semble. Il faut comprendre, au travers de la lecture de cette charte, que Gervaise cédait ni plus ni moins que l'ensemble des droits, redevances ou tenures (il en sera de même pour les moulins de Brachessac, voir le chapitre consacré à ce sujet) que jusqu'à lors elle percevait sur ce même feu ou foyer et qu'il ne s'agit en aucun cas de la simple vente de sujet humain roturier puisque nous apprendrons un peu plus tard, dans une charte rédigée quant à elle en 1237, elle avait fait ce don moyennant une somme de 10 sols qu'elle devait alors verser à la dite Avice, veuve de Raginal Lesellier . En 1237, celle somme n'ayant toujours pas été versée ou donnée, Gervaise seigneur de Dinan fera établir un acte par lequel elle reconnaissait devoir à cette même veuve ce même argent.                  Universis Christi fidelibus ad quo littere iste pervenerint Gervasia , domina Dinanni , salutem in Domino . Noveritis quod nos volumus , concedimus et precimus quod pelliparii et pelletarii , de soris venientes , de cetero , et in perpetuum , per omnes nundinas Dinanni sint et stent in domo Avicie ; et hoc damus et concedimus libere et pacifice predicte Avicie et heredibus ejus perpetuo possidendum . Et in hujus rei testimonium litteras istas sigillo nostro sigillavimus pariter et munumen . Actum anno gracio MCCXXX tercio.                                traduction : Pour tous les fidèles du Christ à laquelle cette lettre doit parvenir, Gervaise Dame de Dinan vous salue en le Seigneur. Vous devez savoir que nous voulons demander et concéder que les pelletiers et écorcheurs viennent pour l'avenir et à perpétuité, pour tous les marchés, se tenir dans la maison d'Avice, et la susdite Alice et ses héritiers, librement et pacifiquement, accordent et donnent à perpétuité cette possession. Et dans cette lettre est le témoignage de cet ensemble, scellé du sceau de notre nom. Rédigé en l'année de grâce 1233. Autre charte      Universis Christi fidelibus ad quos littere iste pervenerint, Gervasia domina Dinanni , salutem in Domino . Noveritis quod nos dedimus et concessimus in puram et perpetuam elemosinam abbacie Sancti Albini , Cisterciensis ordinis , Briocensis dyocesis , Aviciam , relictam Raginaudi Lesellier , et heredes suos , et domum  que est inter domum Jecaeli Lesellier et domum Jacobi de Draperia, et campos quas predicta Avicia et heredes sui habent inter Blohen et Haiam et inter Roheriam et Haiam Dinanni , liberos et quittos ; et nichil juris in eis nobis nec juris retinuimus nisi retribucionem eternam . Et ut donacio ista rata sit et firma in perpetum , litteras istas , sigillo nostro sigillavimus in testimonium et munimen . Actum anno gracie MCCXXX tercio , post mortem.                                             Pour tous les fidèles du Christ auquels cette lettre parviendra, Gervaise seigneur de Dinan vous salue en le Seigneur. Vous devez savoir que nous avons accordé et donné en aumône pure et perpétuelle à l'Abbaye de Saint-Aubin, de l'Ordre des Cisterciens, diocèse de Saint-Brieuc, Avice , laissée (veuve de) Reginaudi Lesellier et ses héritiers et la maison qui est dans la maison de Jecaeli Lesellier et la maison de Jacob de Draperia , et les champs que la dite Avice et ses héritiers possèdent en Blohen et Haiam et Roheriam et Haiam Dinan (champ situé probablement à Dinan et à proximité du bois de la Haie en lequel les moines de l'abbaye de Léhon avait alors le droit de prélever du bois pour le chauffage), quitte d'enfant ; nous n'avons plus de droit sur eux, retenant que la récompense éternelle. Et afin que ce don soit juste et ferme à jamais, cette lettre est scellée de notre sceau à notre nom. Acte rédigé en l'année de Grâce 1233).

    Universis Christi fidelibus ad quos lictere iste pervenerint , Gervasia domina Dynanni , salutem in Domino . Noveritis quod Avicia relicta Raginaudi Le Sellier, in presencia nostra , pro se et pro heredibus suis bona side promisit quod de cetero in perpetuum , ad nundinas Dynanni, reddet libere abbacie Sanct Albini decem solidos pro domo sua et pro campis quo tenet de predicta abbacia apud Dynanni ; etc. Actum anno gracie MCCXXX septimo.                                                          Pour tous les fidèles du Christ à qui cette lettre parviendra, Gervaise seigneur de Dinan vous salue par le Seigneur. Vous devez savoir que à Avice, veuve de Raginaudi Le Sellier, en notre présence, pour elle et ses héritiers, pour maintenant et pour l'avenir, suite à la promesse qu'il lui a été faite au marché de Dinan, que je lui dois lui donner 10 sols pour sa propre maison et ses domaines lesquels sont détenus par l'Abbaye à Dinan etc. Rédigé en l'année de Grâce 1237.                 Seul son premier mariage sera porteur de fruits ; de cette union naitra en autre Marguerite de Mayenne, héritière de Dinan, laquelle bientôt, au regard de l’Histoire, prendra pour époux Henry II d’Avaugour ce dernier étant baron d’Avaugour et seigneur comte aussi de tout le Goëlo. De cette unions sortira Alain III d’Avaugour, celui-là même qui demain sera le fondateur du couvent des Cordeliers de Dinan. Il faut ici faire remarque que ce même Henry D'Avaugour confirmera un peu plus tard, en 1242, l'aumône que Gervaise de Dinan, mère de sa femme Marguerite de Dinan, fit sur la draperie de la ville de Dinan et cela peu de temps après que son épouse, Marguerite, le fit en 1237. Les chartes relatives aux draperies de Dinan sont relativement nombreuses. Elles sont importantes aussi dans la mesure où elles confirment à Dinan de la présence de cette même activité du drap, activité liée à la bourgeoisie et cela dès la toute première partie du 13ème siècle; il me semble aussi qu'au décès de chaque seigneur successif que ces mêmes chartes devaient une nouvelle fois êtres concédées et accordées. Voici celle qui est elative à la confirmation faite par Marguerite de Dinan : Ego Margarita, uxor nobilis viri Henricide Avaugor, notum sasio universis quod ego concedo et confirmo , cum assensu et bona voluntate Alani et Juhelli filiorum meorum , abbacie Sancti Albini , Cist. ord., duodecim libras annui redditus in puram et perpetuam elemosinam , quas domina Gervasia mater mea predicte abbacie elemosinaverat in draperia Dynanni possidendas ; etc. Actum anno gracie MCCXXX septimo.                                                                                                  Je, Marguerite (Marguerite de Dinan-Mayenne, fille de Gervaise), épouse de noble homme Henry d'Avaugour qu'il soit su et connu de tous que je confirme et que j'accorde avec l'ascentiment et la bonne volonté d'Alain et de Juhel mes enfants, à l'abbaye de Saint-Alban, de l'ordre des Cistercien, 12 livres de loyers annuels pour les aumônes pures et perpétuelles que Dame Gervaise ma mère a donné à la susdite abbaye a prendre au titre d'aumônes dans la draperie de Dinan. Etc. Rédigé l'année de Grâce 1237.  

     

     

    A suivre

     

      

     

                                                                        

     

      

     

     

     

     

     


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