• - Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

    Le Bois-Harourd et la Ville es Olliviers

    Plan Napoléonnien de 1844 positionnant l'emprise de l'ancienne seigneurie du Bois Harouard et ses terres de la Ville Es Olliviers, seigneurie attenante à celle du Colombier. Ces dernières semblaient alors êtres comprises entre la rivière de Rance, l'ancien chemin montant perpendiculairement à la rivière et nommé en 1844 le chemin de la Magdeleine et l'actuel route menant toujours au manoir des Rochettes dont furent propriétaires, au 17ème siècle, Gilles Lefrançois né en 1603 et son épouse Jeanne Lesné, Gilles ayant eu pour parents Jean Lefrançois et Janne De Serville (Olive Lefrançois, la petite nièce de Gilles née en 1641, sera nommée par Jean Picot sieur des Croix en Lanvallay, terre surplombant le prieuré de la Magdeleine. La terre des Rochettes, très probablement en Lanvallay aussi, apparaît ici pour la première fois. Le patronyme Lesné est déjà présent sur cette commune dans la seconde moitié du 16ème siècle ; il est alors propriétaire de la terre de Pélineuc dit aussi Pélineuf assise elle aussi en la paroisse de Lanvallay également. Il existe un manoir bâtit très tôt sur la terre des Rochettes…Sa construction  a t’elle été décidée par Jean Lefrançois ou bien ce dernier en hérite t’il de sa maman,  Françoise de Serville, ce patronyme étant également présent sur cette même commune ? Guillemette Lefrançois, née de l’union Lefrançois-Lesné, sera baptisée en l’église de la Magdeleine du pont à Dinan sur la paroisse de Lanvallay. Sa sœur Julienne sera nommée par Thomas Cochon sieur de la Vigne, ce patronyme ayant été propriétaire de l’actuel Presbitère situé sur le port de Lanvallay, en la fin du 17ème siècle. Elle se mariera en la chapelle de la Courbure en Taden, chapelle construite à l’extrémité du port de Dinan. Son autre sœur, Simone, se mariera quant à elle avec Macé Mesnage, très riche propriétaire terrien assis sur le port de Dinan, côté lanvallay. Jean Lefrançois, fils de Bertrand Lefrançois et cousin direct de Gilles, sera lui sieur des Combournaises, terres assises sur les hauteurs du port de Dinan en Dinan. Ces détails multiples nous confirment ainsi dans la localisation de cette terre dite les Rochettes, en Lanvallay, laquelle aurait été édifiée, au plus tard, dans la toute première moitié du 17ème siècle).

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Vue aérienne du Bois Harouard (2) et de la Ville es Olliviers (1). Le château de Dinan contient dans ses mémoires le souvenir lui aussi de l'ancienne seigneurie du Bois Harouard. En effet, les plans réalisés de la ville de Dinan par Garengeau, architecte militaire de louis XIV, comporte une tour nommée Tour du Bois-Harouard. Cette tour (3) fut démontée ainsi que sa voisine, la tour dite de Ste-Catherine (4), afin de permettre, en 1783-1783, la réalisation du Grand-Chemin nommé aussi la Grande route Royale 176, route devant remonter sur la ville de Dinan afin de pouvoir remédier à la difficile remontée du faubourg du Jerzual. Une petite-tour de garde, sans nom sur les plans de Garengeau, porte désormais le nom de Sainte-Catherine et cela en remplacement de son aisnée disparue (5). Voici ce que dit M.E.Monier dans son ouvrage écrit sur Dinan : En conséquence il fut ordonné à l'entrepreneur de la route, le sieur Saulnier-Duchesne, d'abaisser le rempart à trois pieds au-dessus du sol inférieur, sur une longueur de 107 toises; de raser la tour Sainte-Catherine et une autre, dite du Bois-Harouard, au second tournant du mur, vers la montée en ville. Ainsi à partir de ce premier coude, où était la tour Sainte-Catherine, le rempart ....La tour du Bois-Harouard qualifiée d'après une propriété, vis à vis, sur l'autre versant de la vallée... La route royale 176 fut en effet réalisée sur l'emprise des ramparts de Dinan lesquels en cet endroit furent déposés pour les besoins de cette réalisation. Reprendre pour mieux visualisé ce travail le plan de superposition présenté à la rubrique  des seigneurs de Lanvallay, chapitre Alain de Lanvallay ou les Jacobins de Dinan.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La Ville es Olliviers et le Boays Harouard en 1811. 1ère série des Plans Napoléoniens, archives municipales de Lanvallay. Remarquez l'absence de tout chemin de halage, seuls existaient alors quelques chemins de servitudes lesquelles servitudes livraient accès à l'ensemble des surfaces parcellaires ou des terres et cela toujours au delà des voies vicinales. Le bois Harouard est ici situé en contre bas de la seigneurie de la Ville es Olliviers et contient une ancienne métairie laquelle demain, en 1844, sera dénommée la Petite Ville es Olliviers et non plus le Bois Harouard ; ce bois Harouard est formé de terres boisées aussi lesquelles sont situées en sortie de cette même seigneurie, terres s'étirant jusqu'au bord de la rivière de Rance au près de laquelle, demain, sera édifié des Fours à Chaux. Notez donc l'absence sur ce plan, réalisé vers 1811, de ces mêmes fours à chaux lesquels seront réalisés par le sieur Giffard vers la fin de la première partie du 19ème siècle; absent sur cette première série de Plans dits napoléoniens, ils seront positionnés sur les seconds plans réalisés quant à eux vers 1844. Avec ces mêmes fours semble apparaitre le nouveau chemin lequel, appelé le chemin de la Magdeleine à la Ville es Ollivers, relia dorénavant, dès 1844, la rivière de Rance avec le vieux bourg originel de Lanvallay. 

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

    Extrait du plan napoléonnien de 1844 assemblé et colorisé par nous même en 2000 lequel montre le positionnement de la terre seigneuriale du Boays-Harouard et celle du Colombier, terres positionnées toutes deux vis à vis des remparts de Dinan. Remarqué sur ce même autre plan la présence du chemin de halage, maintenant existant.

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    L'ancien corps de ferme en l'actuelle Petite Ville es Olliviers lequel fut nommé sur un acte de dénombrement rédigé en l'an IV de la République: l'Ancienne métairie du Bois Harouard. Le Bois Harouard, par erreur orthographique, pris la forme écrite de Bois Halouai sur le plan napoléonien de 1811

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf en la Ville Es Nonais. Ancienne seigneurie ayant appartenue entre autre aux Monterfil de Lanvallay,  puis à la famille seigneuriale de Taillefer et à Rolland Rolland et Jeanne Ferron sr et dame de la Croix-Verte au port de Dinan, ces derniers étant tous deux possesseurs de cette terre (la dite terre de la Croix-Verte) située au plus près du prieuré de la Magdeleine du Pont. Guillemette Rolland, leur enfant, sera inhumée sous une pierre tumulaire laquelle, découverte en l'année 2000 à proximité de l'ancienne cimetière du prieuré du Pont à Dinan est, aujourd'hui, exposée dans le bas de la rue de l'Abbaye au Port de Dinan-Lanvallay.

     

     

    Le Bois-Harouard, le Colombier et la Ville Es Olliviers

     

     

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    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La Croix de la Ville es Olliviers; son origine aujourd'hui reste inconnue

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de la Ville es Olliviers; image latérale prise sur le derrière-gauche de cette ancienne noble demeure laquelle nous montre l'architecture de ses cheminées, architecture ayant beaucoup de similitudes avec celles des cheminées du couvent des Catherinettes de Dinan lequel fut édifié au 17ème siècle et dont la cérémonie d'édification date du 7 juin 1664. Aussi, au regard de l'architecture de ces cheminées, celles du dit manoir de la Ville es Olliviers, et au regard aussi de l'antériorité de l'appellation du Bois dit Harouard (laquelle apparait dès 1513) peut -on ici soulever l'hypothèse d'un bâti originel premier lequel aurait été remplacé, dans la seconde moitiè du 17ème siècle, par ce même actuel manoir ?                  Ce manoir fut le bien, entre autre, de la noble famille malouine Baude du Val laquelle, en la personne d'Henry Baude sera propriétaire de ce noble logis dans la seconde moitié du 17ème siècle ce dernier signant, sur l'acte de baptême d'Henry Lorre, enfant né en sa métairie de la Ville es Olliviers: Ecuyer Hanry Baude seigneur du Colombier et du Bois Harouard. Ce manoir, très peu de temps après la Révolution, sera vendu comme bien nationnal (extrait de l'Inventaire du 6 Messidor, An 4 de la République, des Biens nationaux du Département des Côtes du Nord); il appartenait alors à Armand-Charles-Marie Bourigan Dupé d'Orvault fils du marquis Armand demeurant en sa seigneurie d'Orvault, en l'actuelle ville d'Orvault en Loire-Atlantique, et à son épouse née Jeanne-Séraphine-Reine-Anne Baude fille d'Henry Baude et de Reyne-Jeanne-Félicité Vincent. Ce logis du 17ème siècle sera ainsi transmis successivement au sein de cette même famille sur plusieurs générations lesquelles sont les suivantes: Henry Baude du Val époux d'Hélène Eon de la Baronnie parents du suivant; Henry Baude du Val, escuyer et conseiller du roi né à St-Malo et époux de Pélagie-Celeste Picot de Premesnil parents du suivant; Henry Baude et son épouse Jeanne-Reyne-Félicité Vincent parents de la suivante (frère Etienne-Auguste marquis de Châteauneuf, Henry Baude achetera à celui-ci plusieurs de ses seigneuries dont la seigneurie de Saint-Père de Marc en Poulet en 1750 puis sa baronnie de Pont l'Abbé qu'il achetera en 1753. Il achetera aussi au comte Charles du Breil, pour la somme très importante de 307.000 livres, le comté de Rays lequel, constitué de terres situées en pays de Ploubalay, fut érigé en comté en 1680 ; il est d'ailleurs cité comte de Rays dans un aveu rédigé le 28/03/1759 cinq années seulement après son décès survenu à Quimper le 12/03/1754. Il sera aussi de son vivant, outre ses seigneuries achetées et à son frère le marquis de Châteauneuf et à Charles du Breil, seigneur de Plessis-Balisson, seigneur de Boubonnier, du Bois-Jean, de la Mallerie, du Colombier en Lanvallay et de la Touche Baude en Saint-Piat. Il sera aussi par ses fonctions Controleur-secrétaire du roi à la Chancellerie du Parlement de Bretagne et lieutenant-Colonel des Gardes-Côtes de Saint-Malo. Avec son frère Etienne-Auguste de Vieuville, marquis de Châteauneuf,  il sera issu du cercle fermé des très riches armateurs malouins lesquels s'enrichirent au XVIII siècle dans le marché négrier; à ce titre leurs parents à tous deux, Henry Baude père et Pelagie-Celeste Picot de Premesnil seront deux armateurs aussi Henry Baude père étant l'un des Directeurs de la Compagnies des Indes orientales de la ville de Saint-Malo lui même fils d'Henry 1er Baude lequel fut alloué de la ville de saint-Malo au XVII siècle. Cette famille ainsi s'était très grandement enrichie par la traite négrière engrangeant ainsi  une fortune colossale de plusieurs millions de livres laquelle permirent à ses différents enfants d'acquérir ces différentes seigneuries dont le Marquisat de Châteauneuf, la seigneurie du Bois-Harouard, de la Ville es Olliviers  et celle du Colombier toutes trois en Lanvallay ainsi que celle de la Touche Baude située quant à elle en la seigneurie de Saint-Piat. Reprendre ici le chapitre consacré à Saint-Piat ); Jeanne-Séraphine-Reyne-Anne Baude et son époux Armand-Charles-Marie Bourigau Dupé D'Orvault. Pour la transmission ascendante des seigneuries du Bois-Harouard et du Colombier veuillez télécharger l'arbre de généalogie ci-dessus. (il faut ici noter le fait que l'église dite des Catherinettes semble être antérieure à cette même date de 1664, cette même église contenant en son intérieur l'enfeu de Guillaume Lerenec et de Hardouine Nicolas, sieur et dame de Beauchesne, Guillaume Lerenec ayant trépassé le 25/12/1595. L'église des Catherinettes est-elle aussi la première église à avoir été édifiée en ce même point géographique ?).

     

     

    La seigneurie du Colombier est très intimement reliée à la terre du Bois Harouard laquelle apparait dès la seconde moitié du 15ème siècle en la personne de Jehan de Monterfil, ce dernier voyant le jour vers 1460. Cette terre ne semble pas avoir eu alors d’habitation importante en dehors d’une maison laquelle est spécifiée vers 1540 lorsque Françoise de Lescu, veuve de Raoul de Monterfil, fils de Jehan, est présentée comme étant en possession ici même d’une maison en vertu de ses droits de Douaires (douaire : terme ancien lequel désignait la partie d’un bien prévu par le mari pour son épouse au cas où cette dernière viendrait à lui survivre. Ici cette maison, alors en possession par Françoise de Lescu devenue veuve, semble par définition être la partie d’un tout beaucoup plus grand. Cette maison a pu néanmoins précédée une habitation beaucoup plus vaste, éventuellement le manoir de la Ville es Ollivier lequel sera assis sur ces mêmes terres dans les premières heures du 17ème siècle. La seigneurie du Colombier et la terre du Boays-Harouard sont citées toutes deux, avec leurs possesseurs respectifs, lors de la Réformation de  1513). Jéhan de Monterfils semble en effet avoir résidé en son manoir de Vauboeuf en la ville actuelle de la Ville ès Nonnais en lequel il possédait alors des droits féodaux étendus. Hormi la présence des armoiries de cette famille en ce même manoir, les descendants de Jehan de Monterfil, comme Jehan lui-même d’ailleurs, ne laissèrent aucun autre souvenir spécifique de leur passage en ce manoir sinon le fait qu’ils furent seigneurs de Vauboeuf jusqu’en 1563 au travers de la personne de l’Ecuyer Raoul de Monterfil, fils probable d’Eustache de Monterfil cité seigneur de Vauboeuf en 1530.Vers 1580 Rolland Rolland et son épouse, damoiselle Janne Ferron déjà rencontrée dans ce travail, seront tous deux propriétaires de ce même manoir et de ses terres, nommés donc tous deux également, en leur temps,  sieur et dame de Vauboeuf. Comment ces derniers entrèrent-ils en possession de cette seigneurie ? Pierre Rolland leur fils aisné, frère de Guillemette Rolland laquelle fut l’épouse de Macé Marot (ces deux derniers étant les possesseurs de la pierre tumulaire laquelle aujourd’hui est exposée dans le bas de la rue de l’Abbaye en Lanvallay ; Macé fut le procureur fiscal du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan et le cousin direct de Raoul Marot sieur de la Meffray et de la Garaye en Taden, ce dernier ayant été le sénéchal de Dinan dans les premières heures du règne du roi Henry IV), né vers 1580, sieur des Croix en Lanvallay, héritera avec sa mère de l’ensemble de ce bien au décès de son père en 1595 (il sera aussi propriétaire d'une terre située en la rue du Four, sur le port de Dinan, terre laquelle sera citée dans un acte de sucession établit en 1671 peu après le décès de Jehan le Chappelier, beau-frère de Pierre Rolland. Voir un peu plus tard l'acte de Jehan Lechappelier) ; ce bien sera ensuite vendu en l’année 1615 à Jehan de Taillefer, sénéchal et conestable de Dinan. Jean de Taillefer sera également le seigneur du manoir de Vaudoré situé au plus près du précédent, sur la même commune de la Ville es Nonnais (il est intéressant de noter ici que cette famille seigneuriale, les Taillefer, furent les 1er propriétaires de la terre de Beauvais en Lanvallay et cela au travers de la personne de Guillaume Taillefer lequel est cité lors de la réformation des évêchés de Dol et de Saint-Malo, réformation réalisée en l’année 1513. Sa fille Gilette s’unira avec Jéhan le Chauff, seigneur de la Motte au Chauff en Saint-Coulomb. Cette famille sera en possession des terres de Beauvais pendant 5 générations successives, jusqu’en 1668). Le seigneur de Vauboeuf possédait, parmi ses droits féodaux, le droit de Pescheries en autre, droit que dû posséder en son temps aussi Jehan de Monterfil. Jéhan de Monterfil était également propriétaire du noble manoir de la Garette en Plouër lequel avait devoir d’hommages et de rachapt aussi (le fait de verser une somme pour prétendre à la continuité de la possession d’un bien). Le manoir de Vauboeuf fut très fortement remanié dans la seconde moitié du 17ème siècle, ne restant du manoir originel que le linteau de porte en réemploi lequel comprend, dans sa pierre, les armoiries simples et premières de la famille seigneuriale des Monterfil. Ces dernières représentent une épée blanche sur fond noir, la pointe dirigée vers le bas : de Sable à l’épée basse d’argent. Ces armoiries sont présentes en différents lieux, notamment sur le puits de Caverre en Yvignac, représentées qu’elles sont en mi-partie avec la famille seigneuriale de la Houssaye.                                                                                                Mais revenons  aux seigneuries du Bois Harouard et du Colombier. 

    La terre du Bois-Harouard sera ensuite transmise au fils héritier de Jehan de Monterfils, donc Raoul de Monterfil lequel prendra pour épouse Françoise de Lescu, honorable Dame très probablement apparentée à la famille seigneuriale de Lescu de la Sansonnaye, famille seigneuriale déjà présente sur les terres de Lanvallay depuis le milieu du 15ème siècle, une génération avant, du temps du père de Raoul, père Jéhan de Monterfil. Avec Raoul de Monterfils apparaît aussi, et cela pour la première fois, la terre et seigneurie du Colombier en Lanvallay, Raoul étant cité possesseur et des terres du Bois-Harouard héritées de son père ainsi que de celle du Colombier. Cette terre de Lanvallay, dite du Colombier, Raoul de Monterfil l’a-t-il reçu par son union ou bien faisait-elle déjà partie des terres étendues du Bois-Harouard ? Peut-on raisonnablement penser que le manoir du Colombier avec sa seigneurie furent tous deux fondés par Raoul de Monterfil ? Cela semble probable. Lorsque le manoir de la Ville Es Ollivier sera vendu en l’an 4 de la république française comme domaine national provenant de l’Emigration, avec l’ensemble de ses terres (nous apprendrons un peu plus bas, en étudiant cette même vente, que le manoir de la Ville es Olliviers avait été hier le bien propre de l'ancienne famille seigneuriale Baude du Val, noble famille présentée dans un acte de baptême comme étant seigneur du Bois Harouard et du Colombier aussi),  celles-ci seront présentées comme étant des terres étendues et éparses, terres touchant celles des Rochettes, de Rochefort, touchant la métairie de la Boixière située sous le Coulombier aussi, d’autres seront délimitées quant à elles par le chemin menant des Champs Hingant à Bon Espoir, une quantité de terres touchant la terre de Colombier sera vendue elle aussi. Nous voyons très bien, au travers de cet acte préparant une vente faite sur saisie, l’étendue importante de ce domaine seigneurial sur lequel fut bâti, plus d’un siècle ½ auparavant, vers 1630, le manoir de la Ville Es Ollivier. Nous essayerons d'étudier un peu plus bas les différents corps composant ce même manoir. 

    Raoul de Monterfil semble ne pas avoir eu de descendance survivante. En effet la terre du Bois-Harouard, ainsi que la seigneurie du Colombier, se retrouvent toutes les deux entres les mains des seigneurs de Lescu au travers de la personne de Gilles 1er de Lescu lequel nait vers 1550. Raoul de Monterfil et son épouse Françoise de Lescu n’ayant apparemment pas eu d’enfant survivant, on peut envisager la possibilité que la terre du Bois-Harouard ainsi que la seigneurie du Colombier retournèrent toutes deux dans la famille de Lescu après le décès de Françoise de Lescu, femme de Raoul de Monterfil, et cela par la sœur de ce dernier laquelle épousa Guillaume de Lescu sieur de la Sansonnaye (afin de mieux comprendre ce cheminement de généalogie, télécharger de nouveau l'arbre de généalogie des premières seigneries nobles de Lanvallay rencontré à la rubrique précédente). Gilles 1er de Lescu transmettra à son tour, de façon héréditaire, le Bois-Harouard et la seigneurie du Colombier à son fils Gille de Lescu 2ème du nom lequel, seigneur du Colombier, fut aussi possesseur d’une vaste seigneurie située en Ille et Vilaine, à savoir la seigneurie de Beauvais acquise par son union avec Perrine Biet dite demoiselle de Beauvais. Né vers 1575, Gilles de Lescu est le membre de cette famille seigneuriale lequel sera le dernier possesseur et du Bois-Harouard et de la seigneurie du Colombier, biens alors toujours unis et indissociés.

    Les débuts du 17ème siècle voient l’apparition pour le première fois de l’appellation de la Ville es Ollivier, ces mêmes débuts assistant très probablement aussi à l’édification du manoir de la Ville es Ollivier sur les terres du Bois Harrouard (on présente, toujours à tort, le fait que cette noble bâtisse fut construite au 17ème siècle par la famille seigneuriale Harouard. Si ce nom seigneurial a réellement existé en tant que patronyme il ne s'agit en aucun cas ici, en ce qui concerne ce manoir,  d'un nom lié à une personne. Le terme seigneurie du Bois-Harouard à Lanvallay, lié au 17ème siècle à la Ville es Olliviers, tire son origine non pas du patronyme d'une famille nommée Harouard mais d'une terre appellée depuis les premières heures du 16ème siècle le Bois-Harouard. Les possesseurs de ce noble bâti nommé la Ville es Olliviers, bâti assis sur les terres du Bois-Harouard sont respectivement, tout au long des 16ème et 17ème siècles, et la famille seigneuriale de Lescu-Monterfil et la noble famille d'Ernault ; les Lescu-Monterfil, seigneurs du Colombier en Lanvallay, étant propriétaires de cette même terre dès les premières heures du 16ème siècle. Ce manoir, par conséquence, est donc peut-être un plus plus ancien, voir antérieur au 17ème siècle puisque Gilles de Lescu, seigneur du Bois-Harouard, s'unira en mariage le 15/08/1575. La noble famille Ernault, possesseur attitré de ce manoir au 17ème siècle, vers 1650, se présentera quant à elle comme étant seigneur du Bois Harouard aussi; de là vient peut-être cette confusion laquelle a donné à l'une de ces deux familles, celle qui sera à l'origine de l'édification du manoir de la Ville es Olliviers, le dit nom Harouard. Cette noble demeure, la Ville es Olliviers, pour finir ici cette petite remarque, fut donc édifiée soit par les seigneurs de Lescu dans le courant du 16ème siècle soit un peu plus tard par la noble famille Ernault laquelle, représentée par Henry Ernault, pris le titre de seigneur du Bois-Harouard dans certains de ses actes écrits. Le terme attaché à la seigneurie du Bois-Harouard cependant, lequel est donc cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse, tire probablement son nom d'un premier possesseur  antérieur à Raoul de Monterfil lequel, né vers 1430 et représenté par son fils en 1513 est dit être possesseur de la dite terre du Bois d'Harouard. Il faut ici aussi faire rappeler à notre mémoire l'existence en 1513, sur cette même terre nommée le Boays-Harouard, d'une maison laquelle fut laissée à l'usage de Françoise de Lescu, veuve de Raoul de Monterfil et cela en vertu de ses droits de douaire. Peut-on aussi raisonnablement penser que cette maison, laquelle est citée ici même sur cette terre lors de la Réformation de 1513, fut le bâti originel du manoir de la Ville es Olliviers ? Née vers 1490, Françoise de Lesquen ou de Lescu est donc citée veuve en 1513 puisqu'elle possède des droits dit de Douaire sur cette maison; n'ayant laissé aucun enfant connu, la seigneurie du Bois-Harouard semble être transmise à son frère supposé Guillaume de Lescu lequel, uni à Guillemette de Monterfil, est dit seigneur de la Sansonnaye, le petit-fils de ces derniers, notre Gilles de Lescu ci-dessus, étant dit plus tard quant à lui seigneur du Colombier et du Bois Harouard. Si la réponse à notre question ci-dessus est oui, alors le bâti originel du manoir de la Ville es Olliviers serait beaucoup plus ancien, sa construction commencée probablement dès la fin du 15ème siècle). En effet,  dans la 1ère moitié du 17ème siècle, le manoir de La Ville es Ollivier et ses terres nommées le Bois Harouard ainsi que la seigneurie du Colombier se retrouvent toutes deux avoir été probablement la possession de Pierre Ernault puisque les deux fils de ce derniers seront respectivement propriétaires pour l’un et du Bois-Harouard et pour l’autre, quant à lui, du Colombier. Ainsi Henry Ernault en 1629, juge criminel de Rennes et conseiller du roi, sera possesseur du Bois-Harouard, son frère François étant dit sieur du Colombier en Lanvallay. Comment Pierre Ernault et Guillemette Hamon, leurs parents à tous deux, entrèrent-ils en possession de cette grande terre seigneuriale laquelle hier ayant été le bien propre de la famille seigneuriale  de Lescu ? Cette passation, faite probablement vers 1600, fut peut-être le fruit d’une vente établie alors entre Gilles de Lescu et Pierre Ernault mais malheureusement cette éventuelle pièce notariale, de nos jours, n’a toujours pas été retrouvée. Avec Henry Ernault et son épouse, Catherine Moysan de Kervegan, semble apparaître donc pour la première fois la terre dite de la Ville es Olliviers, ensemble foncier toujours indivisé aujourd’hui encore. (Seigneur du Boisharouard, Henry Ernault prend possession de la seigneurie de la Roche Geslin en 1675 ; il fera construire aussi une chapelle en l’église de St-Gravé. Personnage social important aussi bien par ses fonctions que par ses biens propres, il sera cependant débouté de sa noblesse en 1672 n’ayant pu asseoir généalogiquement sa famille et ses ancêtres sur plusieurs génération, 7 au minimum. Prise de possession de la juridiction de la Roche-Geslin par Henry Ernault sieur du Bois-Harouard le 28 février 1675. Les Justices seigneuriales en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles 1661-1791 d'André Edmond Victor Giffard. 1903). Quelques années vont ensuite s’emparer de ce même ensemble foncier sans laisser aucune trace du propriétaire succèdant, il nous faudra en effet atteindre la première moitié du 18ème siècle, quelques années avant la Révolution Française, pour que réapparaisse enfin la seigneurie du Bois Harouard, seigneurie toujours associée à celle du Colombier, et cela au travers du seigneur Henry Baude lequel, issu d'une très riche famille marchande originaire et de Saint-Servan et de la ville de Saint-Malo, est cité seigneur du Bois Harouard et du Colombier sur un acte de baptême de Lanvallay. Nous étions alors le 23 mai 1731.   

                                                        Note:                                                                                                             - La famille noble d'Ernault semble être restée en possession du Colombier et donc du Bois-Harouard jusqu'en 1734, année en laquelle Jean Thomas Ernault, sieur de Vileu (le villeu est une terre située au bord de la rivière de Rance, à la sortie de Lanvallay, sur la route d'Evran) sénéchal du Colombier Lanvallay, signe pour la dernière fois un papier timbré destiné aux B.M.S de la paroisse de Lanvallay (nous retrouvons sa signature sur un tel acte en 1728). La seigneurie de la Ville es Olliviers, comme très souvent beaucoup de nobles demeures assises en nos campagnes, comprenait alors, contenue dans sa cour interne, une maison, des bâtiments ou dépendances tous liés aux activités du domaine, ensemble appelé alors métairie. L'acte de naissance de Michel Lorre fils de Josselin Lorre, né le 29/10/1710 et baptisé dans l'urgence, Josselin Lorre étant métayer à la Ville es Olliviers, atteste de cela. Josselin aura 31/10/1711 un autre enfant, Jean, dont le lieu de naissance quant à lui ne sera pas cité; nous voyons très bien ici aussi l'importance que peut contenir certains actes de baptêmes. La seigneurie appartenant encore à la famille Ernault du Bois Harouard sera, quelques années seulement après cette naissance, entre les mains d'une nouvelle famille seigneuriale laquelle, à ses côtés, aura toujours la famille Lorre comme gens de ferme s'occupant de la métairie.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1710. Michel Lorre fils de Josselin et de Marie Junguené né de ce jour à la métairie de la Ville es Olliviers baptisé à la maison par necessité avec cérémonie du baptesme lui administrée par moy sousignant le 29 octobre 1710 parain et maraine Michel Lorre et Andrée Thomas. Josselin Lore. Messire Railet curé.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1741. Nicolas Jan Felix Lorre fils légitime de Jullien Lorre et Jullienne Huë né d'aujourd'hui au Bois Hallouard a esté baptisé par moy soussigné et a eu pour parrain Nicolas Lorre et marraine Janne Bouesnel Demoiselle de Hauteville (de Pelineuc) le 30 mai 1741. Janne Bouesnel, Janne Chatau, Jan-François de Hauteville (noble homme sieur de Pelineuc), Jean-Baptiste Macé.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1731. Acte de baptême d'Henry Lorre nommé par le seigneur Henry Baude lequel signe en tant que seigneur du Bois Harouard et du Colombier. Henry Lorre était le nuveau né de son métayer demeurant et exerçant à la Ville es Olliviers, manoir et métairie relevant de la seigneurie du Bois Harouard et du Colombier, toutes deux assises en la paroisse de Lanvallay.

     

     

     

    1728. Chiffré et coté par nous sénéchal du Colombier Lanvallay au fin de notre procès verbal. Petit papier timbré pour servir de registre de Lanvallay a esté par nous Jan-Thomas Ernault sieur du Vileu advocat au Parlement, sénéchal de Lanvallay et autres lieux chiffré et millésimé par premier et dernier (de la première à la dernière page) à Dinan le sixieme janvier mil sept cent vingt huit. .Jean-Thomas Ernault

     

     

    Quelle pouvait être l'étendue de cette seigneurie suffisamment assez importante pour comporter, lovée en ses terres, toute une étendue du plateau s'étirant au dessus de la rivière et cela tout autour de la première paroisse originelle de Lanvallay ? Comment pouvait se présenter à notre regard le manoir du Bois Harouard (le Ville es Olliviers) et cela au lendemain de la Révolution Française ? Le manoir et les terres de la Ville es Olliviers, peu de temps après la révolution de 1789, seront mis en vente à la lumière des bougies et vendus comme bien nationnal, ses propriétaires s'étant tous deux réfugiés à l'étranger. Pour les besoins de cette vente et afin d'en estimer le juste prix d'acquisition, un acte d'état des lieux sera aussi réalisé ce dernier reprenant brièvement et l'intérieur du manoir et le revenu de l'ensemble des terres, labourables ou non laborables, estimation tenant compte aussi de la valeur de l'ensemble des taillis et bois émondables ainsi que de la valeur des chênes pouvant servir à la marine (chaque parcelle de terre balorable et non labourable étant toutes séparées, les unes des autres, par des fossés tous plantés d'arbres émondables). Cet état des lieux, long et complet, est très intéressant à étudier dans la mesure qu'il nous donne la juste valeur financière de ce domaine mais qu'il nous positionne aussi géographiquement l'ensemble des terres relevant toutes de ce même manoir. C'est acte est également intéressant puisqu'il nous apprend aussi que le manoir de la Vielle es Olliviers, devenu simple métairie, était alors occupé par le seul métayer et que son noble logis principal servait de domicile pour la famille de ce dernier (dans le courant du 18ème siècle de nombreux hôtels particuliers ont été édifiés entre les murs même de la ville de Dinan, les riches propriétaires fonciers abandonnant aux mains de leurs métayers respectifs la gestion de leur manoir originel ainsi que de l'ensemble de leurs terres préférant à leur vieille demeure froide et ancestrale une nouvelle habitation neuve élevée intra-mutos. La rue de Léhon, en Dinan, garde ainsi le souvenir de certains de ces mêmes hôtels particuliers. Les manoirs originels quant à eux, alors confiés entièrement aux seules mains des métayers, tombèrent très vite pour certains dans une utilisation purement liée à l'activité de la terre, leur noble bâti devenant alors une simple extension des anciennes fermes hier présentes en leurs cours; la maison originelle du fermier devenant de ce fait une simple dépendance, le métayer intégrant le logis du maitre, hier logis principal du maître). C'est acte d'état de lieux, offert par monsieur Bernard Jamet, nous vous le présentons maintenant : 

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de la Ville es Olliviers en 1794 vu du côté des jardins. Essaie de reconstitution de l'implantation des différentes pièces.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

     

    Reconstitution de la Ville es Olliviers en 1793

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

    Vue élargie du dessus de la Ville es Olliviers en 1793

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Vue élargie de l'ensemble des terres relevant hier de la seigneurie du Boays Harouard et implantées sur le plan napoléonien de 1844; travail réalisé d'après la matrice cadastrale de 1844. En vert tendre, le Boays Harouard biens de monsieur Pierre Lemire; en vert moyen, la Petite Ville es Olliviers biens de monsieur Edouard Le Conte et en vert foncé la Ville es Olliviers. biens de monsieur Louis Gouillard. Ce dernier, héritier de Louis Gouillard, semble donc déjà avoir alors revendu, en 1844, toute une partie de la seigneurie acquise hier par son père ou parent prénommé également Louis ce dernier ayant acquis, par adjudication, l'ensemble de cette ancienne seigneurie en le mois de Messidor de l'an IV de la République, acquisition faite au titre des biens nationnaux  réquisitionnés par la jeune République au lendemain de la fuite à l'étranger de toute une partie de la noblesse française. En jaune sont représentées certaines terres relevant du manoir des Rochettes.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Manoir de la Ville Es Olliviers sur son angle Sud-Est

     

     

    Le Procès-verbal

    6 Messidor an 4. Procès verbal de l'expertise de la Ville aux  Olliviers et dépendances en Lanvallay arrondissement de Dinan. Departement des Côtes du Nord. Canton Rural de Dinan. Commune de Lanvalay. Domaines Nationaux provenant de l'Emigration d'Armand-Charles-Marie de Bourignan Dupe d'Orvaut et Jeanne-Saraphique-Reine-Anne Baude son épouse. L'an quatrième de la République française, une et indivisible, le six mésidor, nous soussigné Claude Gallée expert nommé par délibération de l'administration départementale des Côtes du Nord, en date du 28 Prairial dernier et Charles le Bret autre expert nommé par le citoyen  Louis Gouillard officier de  santé à Dinan, par sa soumission d'aquerir les biens nationaux  cy après désignés  du 20 dudit mois de Prairial à l'effet de procéder à l'estimation en revenu et en capital sur le pied de mil sept cent quatre vingt dix, des domaines nationaux et bois cy après désignés. Certifions à tous ceux qu'il appartiendra, nous être ce jour en conséquence de la commission à nous donnée par d'administration du département en datte du predit jour 28 prairial transporte de nos demeures que nous faisont separement, sur les communes de Lehon et Dinan, jusqu'a celle du citoyen Jacques Robiriot commissaire du Directoire pres ladministration  municipale du canton rural de Dinan sise en cette derniere commune, Grand rue, ou estant arrivés, environ les huit heures du matin, nous nous sommes  tous trois de compagnie transportés au lieu et metairie de la Ville aux Olliviers sise sur commune de Lanvalay et a peu de distance de Dinan, ou estant arrivés environ les neuf heures du matin, nous y avons fait rencontre du citoyen Louis Gouillard, en presence duquel nous avons procédé à la visite, mesurage, estimation de la sisditte metairie comme suis, suivant la Montrée nous en faite la veuve Rouillé fermière actuelle. Laquelle ditte metairie consiste en nune maison principale a une etage avisagée a orient (la façade donnant à l'est) , construite en moelon et pierre de taille sous couverture d'ardoises contenant soixante six pieds de long sur vingt neuf de laize de dehors à dehors (21 mètres de long sur 9.50 de large, mesures prises d'extérieur en extérieur)  divisée au raiz de chaussée en trois appartements le premier vers le midi (le sud) sert de demeure au fermier (aujourd'hui un grand salon) , le second au millieu de buanderie (aujourd'hui une salle à manger), et le troisième au nord de cellier et coridor (ce 3ème appartement est toujours aujourd'hui constitué de ces deux parties distinctes lesquelles forment ensemble pour l'une, et la cuisine et pour l'autre, le coridor en lequel se fait l'entrée principale de cette noble demeure l'escalier ayant été déplacé, dans la fin du 19ème siècle, dans le premier appartement, la cave en sous-sol ayant été complètement rebouchée sous cette actuelle cuisine hier buanderie. Cette noble demeure fut donc modifiée en profondeur dans certaines de ses pièces et cela vers 1877, année en laquelle fut réalisé aussi tout un lambris bois à caisson décoratif, ce dernier recouvrant toujours aujourd'hui les différents murs des appartements 1 et 2 en lesquels il fut posé du sol au plafond. Lors de la réalisation de nos travaux d'électricité, éxécutés de septembre à décembre 2011, nous avons trouvé en effet, dans l'appartement n° 2,  la date de la réalisation de tout ce travail de menuiserie laquelle date avait été alors soigneusement écrite au dos de l'une des moulures de bois assurant l'un des angles du plafond. Cette même année 1877 fut donc aussi le déplacement de ce même escalier menant originellement dans les chambres à feu puisque celui-ci se trouve être aujourd'hui, en son amorce, dans le grand salon, hier appartement n°1 lequel est toujours  entièrement revêtu du même lambris à caisson. L'escalier originel était-il un escalier monumental, propre à ces anciennes demeures. Nous ne le pensons pas, cette même demeure devant son existence à l'association de 3 appartements distincts, tous trois séparés mutuellement par d'épais murs de refend de 80 cm d'épaisseur; cet escalier fut malencontreusement remplacé par un escalier étroit à noyau et à petit diamètre  Le mur de refend séparant les appartement n°1 et 2 au 1er  étage  fut entièrement déposé afin de pouvoir faire une seule et même pièce , ce mur de refend séparant aujourd'hui ces deux appartement qu'au seul niveau du rez-de-chaussée celui-ci ayant également été déposé au second étage ou grenier. La buanderie ou appartement n°3, dans lequel se positionnait originellement l'escalier, aujourd'hui la cuisine, comprenait aussi une cheminée importante au côté de l'aquelle se trouvait alors un chauffe-plat; cet ensemble malheureusement fut déposé dans le courant du 20 ème siècle lors de la réalisation d'une nouvelle phase de travaux laquelle fut faite à la demande le la grand-mère de l'actuelle propriétaire. La partie ou les partie les plus anciennes semblent êtres les appartements  n° 1 et 2 , la cheminée de l'appartement n°3 présentant en toiture un travail bien moins fini et recherché même si l'assemblage de la pierre de taille a été fait afin de l'harmoniser avec les cheminées des appartements n° 1 et 2. Les ouvertures ou fenêtres hautes de l'étage présentent aussi une époque architecturale beaucoup plus ancienne, probablement renaissance tardive alors que les ouvertures des fenêtres de l'appartement n°3 présentent au regard une architecture beaucoup plus comtemporaine. L'appartement n°1 ne pourrait-il pas être la maison laquelle hier, au 16ème siècle,  fut hier possédée par Françoise de Lescu ? Cependant, si cette interrogation se révélait être vrai, en quel endroit des appartements n° 1 et 2 se trouvait alors être positionné l'escalier originel menant aux étages de ces mêmes deux appartements ? La petite disgrace de la cheminée de l'appartement n°3 est-elle suffisante pour prêter à ce même appartement une postériorité, quelle qu'elle soit ? Ce qui ici nous interpelle c'est  la construction de trois appartements cubiques et associé mais séparés les uns des autres par ces mêmes murs de refend d'une  épaisseur de 80 centimètres !) lequel dernier il y a une cave, avec trois chambres à feu (chambre possédant une cheminée. Si les deux cheminées situées au rez-de-chaussée de ce manoir, dans les appartements n°1 et 2 sont des cheminées dites monumentales, les deux cheminées des mêmes appartements, situées au premier étage, ne présentent à l'inverse aucun signe particulier, ne poussédant également aucun signe architecturale propre à la Renaissance, même tardive et cela à l'inverse du logis de la Cour de Bretagne lequel, situé au port de Dinan, posséde en son 1er étage une cheminée Renaissance très similaire à celle du manoir des Alleux datée quant à elle du 15ème siècle )  au premier étage et deux greniers et une fuye (pigeonnier) au dessus des dites chambres servies par un escalier pratiqué a lendroit du coridor. Autre corps de batiment au nord du précédent et sur le même allignement, consistante en maison ancienne du fermier (logis du fermier lorsque que le propriétaire occupait encore ce manoir), une étable, écurie, grange et bergerie, construite en moellon de pierre de taille, le tout sous couverture d'ardoises contenant quatre vingt dix pieds de long, sur vingt deux pieds de laize, cour au devant du tout, au coin entre orien et midy de laquelle cour il existe un corps de batiment sous couverture d'ardoise construite en moellon de pierre de taille divisé en trois etres dont les deux premiers vers midi servent de retraites a cochons et le troisieme vers nord detable aux veaux, contenant quarante huit pieds de long sur quinze pieds de laise, autre petit batiment en forme de remise est en la maison ancienne du fermier (dans la cour en face de cette dernière, lequel est délimité par l'actuelle rue) construite en moellon sous couverture d'ardoises contenant vingt trois pieds de long sur dix huit de laises, jardin muré au midi et à l'occident (au sud et à l'ouest)  de la maison principale avec courtil à chanvre (petit jardin en lequel on cultivait le chanvre pour la réalisation de tissu), et petit verger derriere la maison ancienne du fermier, du tout contenant contenant par fonds deux journeaux joignant d'orient au chemin qui conduit de Lanvallay aux Rochettes, du midy au Grand Domaine cy après et d'occident et nord aux bois et vallées aussi cy après. En général, tous les batiments sont antiques et indiquent reparations de couverture, portes et fenetres. Compte fait des chênes emondables plantés sur les fossés du verger, il s'en est trouvé vingt un estimés valloir de rente et revenu annuel, de bois reduit a fond cent trente livre cy 130 l.              Petit bois de futaye en vallée à l'occident du verger et jardin cy-dessus appelé Jardin à Madame, vallée au Cheval et vallée du Bois Harouard, plantés de chênes hetres, chateigniers, ormeaux et fresnes, contenant quatre journeaux  joignant d'orient au jardin et verger c- dessus, du midy au grand Domaine, d'occident à la rivière de Rance et du nord à terre de la metairie de la Bouexière. Compte fait des arbres plantés sur le terrain occupé par le susdit bois de futay, il s'en est trouvé mille cinquante généralement trop jeunes pour être avantageusement exploités sauf quelques ormeaux chênes et chateigniers qui pouroient êtres propres pour la marine lequel bois pourroit a lestime de nous dits experts, valloir en mil sept cent quatre vingt dix (ici la date de 1790), en principal une somme de six mille sept cents livres, non compris  de terrain. Les quatre journeaux de terrain estimés incultes et dépouillés de bois valloir de rente et revenu annuel douze livres cy 12 l.                                                 - Une petite pièce de terre labourable apellée Les Grand Rochefort contenant deux journeaux joignant dorient à Jacques Noury et autre, du midy au citoyen Solin, d'occident à la servitude des Rochettes et du nord à terre des enfants de feu Dubignou Mahauts. Compte fait des arbres emondables plantés sur les fossés de la ditte pièce de terre, il s'en est trouvé trente trois, estimée  valloir de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24 l.

    - Une pièce de terre labourable apellée Le Champ Rinard contenant deux journeaux joignant d'orient et nord  au chemin des Champs Hingant à Bon Espoir, du midy au citoyen Solin et d'occident à la citoyenne Ducoudray, sur le fossé de la quelle il existe cinquante arbres émondables. Estimée valloir  de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24 l.

    - Une petite Jaunais appelée Le Petit Rochefort, contenant douze cordes, joignant dorient a la citoyenne Decoudray, du midy et d'occident aux Dubignon, et du nord à terre des Champs Hingant, sur les fossés de la quelle il existe vingt trois chênes, environ estimé valloir de rente et revenu annuel deux livres cy 2l.

    - Une quantité de terres labourables apellée les Champs Jehanne contenant deux journeaux, joignant d'orient en même à la métairie des Rochettes, du midy à Julien Texier, d'occident à Mathurin Beaupied et du nord a terre du Colombier, sur les fossés  de la quelle il existe quinze chênes émondables, estimée valloir de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24l.                                                                                                 - Une pièce de terre labourable apellée D'annehais, contenant trois journeaux, joignant d'orient à Mathurin Beaupied, du midy au Chemin de Tressaint à Lanvalay, d'orient a la citoyenne Ducouet et du nord a terre du Colombier, sur les fossés de la quelle il existe dix huit pieds de chênes emondabls. Estimé valloir de rente et revenu annuel, trente six livres cy 36l.                                                                                                                - Une pièce de terre en partie labourable, apellée le Tertre contenant un journal, joignant d'orient a terre du presbitere, la servitude, du midy au Domaine cy après, d'occident au P.... du nord au citoyen Delamotte, sur les fossés de la quelle il a aucun bois. Estimé valloir de rente et revenu annuel dix livres cy 10l.                                                                               - Un petit pré en vallée apellé le Pré de Loserais, contenant ...journal, joignant d'orient à la servitude, du midy au bois de futaie, d'occident à la vallée et du nord a terre de la Bouxière, sur les fossés duquel il existe dix chênes émondables. Estimé valloir de rente et revenu annuel douze livres cy 12l.                                                                                                           - Une petite vallée meulle apellée la Valée de la Lozerais contenant environ demi journal , joignant d'orient au pré cy-dessus, midy au bois, d'occident et nord a terre de la Bouexière; elle est dépouillée de bois. Estimé valloir de rente et revenu annuel, vingt sol cy 20s.                       -Une pièce de terre labourable apellée le Domaine de la Ville es Olliviers, contenant six journeaux, joignant d'orient au chemin de Lanvalay aux Rochettes, du midy et occident au chemin des Rochettes a la Ville es Olliviers et du nord a la petite vallée du Tertre cy dessus, sur les fossés de cloture de la quelle il existe quatre vingt deux pieds d'arbres émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, soixante douzes livres cy 72 l.                                                                                                - Une pierre de terre labourable apellée le Clos Rousse contenant six journeaux, joignant d'orient en même a terre Rochettes, du midy aux enfants Dubignou Mahauts, d'occident a terre cy-après, et du nord au chemin de la Ville es Olliviers aux Rochettes, sur les fossés de la quelle il existe soixante chênes émondables. Estimé de rente et de revenu annuel soixante douzes livres cy 72 l.                                                                      - Une pièce de terre en friche apellée le Champ Poil de Loup contenant un journal et demi, joignant d'orient aux enfants du Bignou Mahauts, du midy et d'occident au Domaine du Bois Harouard et du nord à la prairie cy après, sur les fossés de la quelle il existe aucun bois susceptibles d'évaluation. Estimé valloir de rente et de revenu annuel dix huit livres cy 18 l.                                                                                                               - La prairie de la Ville es Olliviers contenant deux journeaux joignant d'orient à terre cy-dessus, du midy aux Champs Poil de Loup d'occident à terre cy-après et du nord au chemin des Rochettes sur les fossés de la quelle il existe vingt trois pieds de chênes émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, trente livres cy 30 l.                                            - Une pièce de terre labourable apellé le Domaine du Bois Harouard contenant dux journeaux joignant d'orient à la prairie et au champ Poil de Loup, du midy à la Vallé au Lievre, d'occident à terre cy-après et du nord au Bois, Valée et Jardin  cy-dessus sur les fossés de la quelle il existe cent quarante pieds d'arbres émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, cent vingt livres cy 120 l.                                                - Valée très escarpée et en partie nuisible, apellée la Valée du Bois au Lievre, terre inculte et en rochers, ou il existe deux petits bosquets de bois de futaye, chênes,hetres, ormeaux et fresnes, contenant neuf journeaux, jougnant d'orient a terre cy-dessus et cy-après, du midy au citoyen Grandchamps, d'occident aux prairies de Léhon et du nord aux Rochers du Bois Harouard. Compte fait des arbres composant les deux bosquets, il s'en trouve trois cents pieds, en général trop jeunes pour estre avantageusement exploités et d'ailleur tres difficile a enlever vu qu'il faudra  les tirer par le haut de la montagne ou dédomager les propriétaires des terres voisines, pour se procurer un passage par le bas de la dite valée, lequel bois pourroit valloir en 1790 une somme de huit cents livres en principal, non compris le terrein. Les neufs journeaux de terrein estriés, comme terre inculte  et dépouillée de bois valloir de rente et revenu annuel neuf livres cy 9 l.                                                               - Une piece de terre labourable apellée le Clos dessus le Bois contenant  deux journeaux, joignant d'orient et midy à terre cy-dessus, d'occident au Bois Harouard et du nord a terre cy-après, sur les fossés de la quelle il se trouve six chênes émondables. Estimé valloir de rente et e revenu annuel Dix huit livres cy 18 l.                                                                                  - Finalement une pièce deterre labourable apellée la Garenne au coin d'entre occident et au nord de laquelle il exuste des masures (mot incomplet ?) contenant deux journeaux y compris les petits jatdins, cour, deport de l'ancienne métairie de Bois Harouard, joignant d'orient au Domaine du Bois Harouard, du midy au clos d'y le Bois, d'occident au Bois Harouard, et du nord a la valée  en bois de futay, sur les fossés de la quelle il existe quarante chênes emondables. Estimé de valloir de rente et de revenu annuel, vingt livres cy 20 l.                                                       -Et sont toutes choses les biens nationnaux qui se sont trouvés dépendre de la ditte métairie de la Ville es Olliviers, lesquelles, suivant nos estimations se trouvent valloir de rentes et revenus sur le pied de 1790, la somme de six cent trante quatre livres qui multiplié par vingt deux forme en principe treize mille neuf cents quarante huit livres  cy 13948 l. Il se trouve en autre deux articles de bois de futay, le premier montant a six mille sept cents livres et le second a huit cents livres ce qui fait en total sept mille cinq cents livres cy 7500 l. Total en revenu six cent trente quatre livres et en capital, le bois de futay compris , vingt un mille quatre cent quarante huit livres cy 21448 l. (quant on étudie, à un moment donné et précis de l'histoire, la valeur d'une monnaie, quelle qu'elle soit, différents paramètres doivent êtres retenus, ces paramètres devant alors tenir compte, en autre, et du salaire moyen d'un ouvrier oeuvrant à ce moment précis de son Histoire ainsi que de la valeur des différentes denrées alimentaires du moment. La comparer à notre monnaie, aujourd'hui est très difficile et reste très subjectif aussi, cette dernière connaissant elle aussi des valeurs différentes d'une année à l'autre. Bref, si on veut rester honnète et simple dans sa comparaison, il nous faut comparer une monnaie à ses propres valeurs du moment. Pour ou vers 1750, on estime que le salaire d'un ouvrier qualifié, dans les métiers de bouche par exemple, boulanger ou boucher, représentait un peu près un revenu annuel de 900 livres, celui d'un valet à peine 450 livres quant celui d'un manoeuvre sans aucune qualification, les jours non travaillés retirés, représentait à peine une livre par jour travaillé, soit un peu près 280 livres par an pour ce dernier. Que pouvaient représenter en 1790 les rentes ou le revenu annuel de cette ancienne seigneurie devenu métairie (et non pas de la valeur de son éventuelle acquisition) par rapport au salaire de ce même ouvrier qualifié ?  Il aurait donc fallu, pour simplifier notre propos, que notre ouvrier qualifié travailla donc, vers 1750, 21.448,00 livres /900,00 livres annuel soit à peu près 24 années afin de pouvoir prétendre gagner autant que ce même revenu dit annuel. Notre journalier non qualifié quant à lui aurait dû se tuer à la tache pendant 76 ans voir plus. Et, aujourd'hui, quant serait-il de la valeur de cette même métairie, celle ici étudiée avec toutes ses terres et arbres émondables,  pour nos actuels salaires dits médiants? Aujourd'hui, le salaire médiant et non moyen d'un ouvrier qualifié, il ne faut pas ici se tromper entre le salaire dit médiant et le salaire dit moyen (ce dernier est un indice très mensonger), représente un peu près 1650 euros net par mois. Si nous retenons, toujours pour un salaire médiant qualifié, et le nombre d'annuités et le principe même de cette Opération, nous avons donc pour un ouvrier qualifié d'aujourd'hui une valeur de 1650.00 euros X 12 mois X 24 années soit = 475.200,00 euros. Il ne faut pas oublier cependant, qu'à cette même époque, au 18ème siècle, la plus part des gens étaient encore, pour ainsi dire, des journaliers sans aucune qualification. Pour un revenu net basé quant à lui sur la valeur actuelle du Smic, cela aurait représenté 1100.00 euros X 12 mois X 76 ans soit une valeur de 100.320,00 euros. Nous voyons très bien ici que, pour deux classes sociales différentes l'une de l'autre, que la valeur d'acquisition d'un même produit peut petre très différente d'une première classe sociale dite Moyenne à une seconde classe sociale que nous jugeons personnellement être Pauvre  Cela reste bien sur assez simpliste dans sa démonstration; cependant cet exemple a le mérite de démontrer q'un même produit peut posséder, devant son éventuelle acquisition, deux valeurs d'achat entièrement différentes l'une de l'autre et cela d'un individu à un autre, d'une classe sociale à une autre).                                                              Le requérant le citoyen Robinet commissaire du Directoire executif, nous donnons pour apparû qu'il existe sur les foqqés, cinq cent quarante quatre pieds d'arbres émondables, valant à notre estime sur le ,pied  (sur la valeur de) de 1790, d'après les nottes par nous prises sur chaque héritage, quatre cents quatre vingt dix neuf livres, mais attendu que lors de nos estimations, ces bois bois ont été réduits a fond, nous ne croirions pas devoir les tirer a ligne.                                                                          Le requerant pareillement le susdit commissaire, nous affirmons que dans nos estimations nous n'avons aucunement en égare à la dixme, dont les susdits héritages etoient cy devant grevés, attendu que nous navons aucune certitude de sa qualité. De tout quoi nous susdits experts avons rapporté le présentant notre procès verbal sur les lieux  le quel nous affirmons sincères et véritable en son entier suivant  nos connaissances. Fait et rédigé sous nos seings, ceux du commissaire du Directoire executif et soumissionnaire après lecture les dits jour et au que devant. Signé a loriginal, Gallée, Le Bret, J.Robinot, L.Gouillard.   Pour copie conforme a l'original deposé a l'administration générale du département des Cotes du Nord a St-Brieuc.

     

     

     

    Actes de baptêmes divers

    Acte de baptême de Janne Rolland laquelle, fille de Pierre Rolland sieur de Vauboeuf, nait le 14/04/1609.                                                                 Jeanne Rolland fille d'honorable bourgeois Pierre Rolland et Margueritte Baudry sa femme et compagne, sieur et dame de Vaux Beuffz a esté baptisé ce jour sur les fonds baptismaux de l'église b.... par discret prestre messire François Longlet subcuré de l'église paroissiale de Lanvallay et lui a donné le nom vénérable Julien sieur de la Motte Bousset et témoin damoiselle Janne Ferron Dame des Salles et Guillemette Rolland femme et compagne de sieur Macé Marot sieur du Cheminneuff fait le quatorzième jour d'apuril mille six centz neuft

     

     

    Eustache Rolland fils de nobles gens Pierre Roland et Margeritte Baudry sieur et dame de Vauxbeufs ses père et mère a este bastize ce jour sur les saintz fonds de baptesme de l'églize de la Magdeleine par discret prestre messire Pierre Robert recteur dicelle et lont tenu sur les fonds pour parain Eusrache Ferron sieur de la Sigonnière et pour maraine damoiselle Janne Apuril femme de noble home Jacques Lecoq sieur du Val ce jour neufiesme janvier mil six cent trante quattre

     

     

     

    Le Manoir de Vauboeuf

     

    Les différents differents possesseurs de la seigneurie et du manoirs de Vauboeuf en la Ville es Nonais  : (un * signifie uni à...) 

     

    - Eustache de Monterfil vers 1530.

    - Ecuyer Raoul de Monterfil en 1563.

    - Noble homme Mathurin Rouxel sieur de Launay et de Vaux-Bœufs en 1570.

    - Honorable homme Gilles Gouyon, capitaine de compagnie des Indes en 1584.

    - Rolland Rolland sieur des salles et de la Croix-Verte au port de Dinan * Janne Ferron dits tous deux propriétaires de ce manoir en 1587.

    - Janne Ferron citée ci-dessus en héritera en partage avec ses enfants au décès de son époux Rolland Rolland survenu en 1595.

    - Pierre Rolland né vers 1585 * Margueritte Baudry ; fils de Rolland Roland et de Jeanne Ferron tous deux sieur et dame de la Croix-Verte et des Salles ; commanditaire de la cloche de la Magdeleine, il sera le trésorier du prieuré de la Magdeleine. Il reçu cette terre en partage de sa mère en 1609. Il sera avec son épouse possesseur de ce manoir jusqu'en 1634, année de la naissance de leur fils Eustache.

    - Jean de Taillefer né vers 1580 * Renée Miniac seigneur et dame de Préaux et de Belle-Isle en Taden ? Sénéchal et Connétable de Dinan, il décédera à Saint-Suliac en 1642. Ils achetèrent tous deux cette terre en 1615, peut-être à Pierre Rolland et Margueritte Baudry lesquelles se marièrent le 14/07/1609.

    - Bertranne de Taillefer née vers 1610 * Guillaume Cheville à Saint-Suliac en 1633 ; demoiselle de Vauboeuf, elle est la fille des précédents.

    - Jean Baptiste Taillefer né le 29-12-1642 * Jeanne Serizay ; dit sieur de Belle-isle, de Préaux et de Vaubeuf, il fut écuyer, connétable et sénéchal de Dinan, Décédé le 04-01-06-95, il sera inhumé dans le Cœur de St-Sauveur dans l’enfeu fondé par son oncle archidiacre de cette église. Marie Taillefer sa fille, laquelle nait le 12-08-1672, se noiera à la Courbure le 01-08-1702. Jean-Baptiste Taillefer est le fils de noble homme Jean Taillefer et de Françoise Jamet son épouse, dite demoiselle de Kerlanday. Sieur et dame de Belle-Isle aussi, Jean-Baptiste Taillefer est le petit-fils des précédents et le frère de Bertranne de Taillefer.

    - Laurent Dominique de Taillefer épousera Marie-Rose Lesné née en 1691. Marie-Rose Lesné est la fille d’Hélène Jan ddemoiselle de Grandchamp née en 1668 et de Christophe Lesnée sieur de Pelineuf en Lanvallay. (Hélène Jan est la fille de Raoul Jan et de Marie Aoustin sieur et dame des Portes ; elle est aussi la petite fille de Julien Jan et de Gillette Marot sieur et dame de Granville et l’arrière petite fille de Macé Marot et de Guillemette Rolland, cette dernière étant la sœur de Pierre Rolland ci-dessus). L’actuel manoir de Vauboeuf fut érigé en 1621 sur les fondations d'une ancienne seigneurie par Jean de Taillefer ci-dessus. La possession de cette seigneurie initiale passera en de nombreuses mains, nobles ou fortunées, dont les premières seront sans doute les seigneurs de Monterfil et cela dès la fin du 15ème siècle alors que le manoir actuel n'était pas encore construit.

    - Jean de Taillefer né le 08-08-1674 sera cité en 1683 au baptême de Jeanne-Esther Guérrande. Fils de Jean-Baptiste Taillefer et de Jeanne Serizay , il aura pour frère Laurent-Dominique Taillefer ci-dessus. Jean de Taillefer sera connétable et colonel de la milice de Dinan et sieur de Kerlanday.  

     

    Voila ce que disait l’abbé Auffret lequel, recteur de la Ville es Nonais, écrivit un livre décrivant en autre le manoir de Vauboeuf :

    Le joli manoir aux murs épais que nous pouvons admirer aujourd’hui à Vauboeuf, maison d'habitation à un étage laquelle, flanquée d'une tourelle couverte d'un toit polygonal en dôme à deux ressauts ressemble à un vieux clocher d'église romane, est tout ce qui reste d'une construction datant de 1621 et déjà restaurée en 1671. Les armoiries gravées au-dessus de la porte d'entrée de la maison, côté sud, sont celles de la famille seigneuriale de Monterfil: De sable à l'épée d'argent, la pointe en bas, sont celles des Monterfil. Gravées dans cette pierre utilisée probablement en réemploi, elles datent probablement de la senconde moitiè du 15ème siècle. Malgré son charme d'à présent, ce manoir n'a plus son faste d'antan. Reportons-nous aux siècles passés pour le visiter au temps de sa splendeur.

    Ce vieux castel, avec la joliesse de sa Maison Noble et de son enclos ravissant, renfermant six hectares, son site enchanteur en flanc de coteau sur les bords de la Rance, ses droits féodaux, ses constructions élégantes et pittoresques, c'était bien la perle du pays. Il en imposait avec ses fortifications, ses murs de défense flanqués d'une grosse tour ancienne du côté de la mer, surveillant la grève, ses nombreuses tourelles; «avec ses parapets, vües, meurtrières et ouvertüres ». Surplombant les murs, trois allées plantées de charmes, de bouleaux, de chênes verts séculaires, s'étageaient en gradins. L'une conduisait à la grosse tour; les deux autres, dans les diverses parties de l'enclos. Au-dessus des allées, des jardins montaient jusqu'à son «moulin à vent tournant et moulant faisant farine ». Au flanc de la colline s'accrochaient ses vergers et fruitiers, « ses vallons, rochers, perrières, mottes à lapins et garennes », que couronnaient « ses bois de hautes futaies et de décorations ». Du côté du levant, s'élevait «son colombier garni de pigeons vifs volant et parvolant », venant se désaltérer dans leur abreuvoir au pied de «la Vieille-Métairie ». Plusieurs pavillons entouraient la cour d 'honneur et la fontaine au fronton monumental, portant fièrement les armoiries du seigneur du lieu et, au-dessous de l'écu, le cadran solaire. Plus bas, les sources coulaient vers le vivier, près d'une petite chapelle bâtie vers 1767.

    Vauboeuf jouissait de droits féodaux. Il possédait en propre « le port et havre maritimes, des salines avec droit et usages immémoriables de pesches et pescheries, de tendre et tirer au canard et aultres oiseaux, de faire panager les bestiaux du dit lieu sur tous les marais jusqu'aux moulins de la Tourniolle et sur les verdières au delà du ruisseau fluant ».

    De la seigneurie de Vauboeuf dépendaient aussi la métairie des Rochaux et de nombreuses terres : «les Hurettes, la Marelle avec réservouër et receptacles d'eaux, le Radier, et autres quantités de terres en la Champagne d'Etabléhon et autres lieux ».

    Entre les expéditions militaires et les parties de chasse, vivre dans ce château n'était nullement monotone : la beauté du site variait selon les saisons et les marées; on avait ses occupations, ses soucis, et parfois même des anicroches avec ses voisines.

    Un long et curieux procès, dit «Procès du Colombier », s'engage en 1669 entre «Haute et Puissante Dame Pélagie de Rieux, Comtesse de Châteauneuf; contre Noble-Homme Jean de Taillefer, Seigneur de Vauxboeufs et Connétable de Dinan et Léhon ».

    La prétentieuse dame « expose devant Mes Seigneurs du Parlement de Bretagne que soub la banlieu et proche de son château de Châteauneuf l'appelé Jean de Taillefer a inové un coulombier au proche de sa maison de Vauxboeufs dans un lieu où il n'y en a jamais eut ni connu et qu'il y a deux choses qui lui manque pour pouvoir édifier une fuye, scavoir la qualité personnelle et le nombre de journaux de terre soit en domaine soit en fieff ».

    Le sieur Jean de Taillefer défend énergiquement ses droits, et surtout sa «qualité personnelle ». Il peut reconstruire un colombier, prétend-il, parce qu'il en existait un il y a moins de vingt-cinq ans. Il fait constater ses affirmations par des notaires de Dinan qui verbalisent ainsi leur visite domiciliaire: « Nous nous sommes transportés au Lieu Noble de Vauxboeufs ... où étant avons trouvé le Sieur Jean de Taillefer, lequel nous a fait vouër et considérer une vieille et ancienne masse et emplacement de colombier ... Dans laquelle masse et emplacement ayant entrés par une petite porte et huysserie de pierre de taille toultée avons remarqués le nombre de quatorze rangs de trous pertuits et refuge à pigeons ... » Enfin en 1671, après bien des jugements «cassés et miettés » et bien des requêtes de la partie plaignante, dame Pélagie doit s'avouer vaincue, puis écrire et signer de sa main : «Nous ... déclarons nous désister de l'opposition formée à la construction du colombier par le Sieur de Taillefer, Connétable de Dinan, à sa Maison Noble de Vauxboeufs ». Et Jean de Taillefer d'admirer enfin, en homme qualifié, ses beaux pigeons volant et parvolant!

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La manoir de Vauboeuf. Carte rédigée le 07/07/1913 

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf côté rue

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf.; peinture anonyme . Tout au bord de la rivière, le joli manoir de Vauboeuf semble surveiller la plaine comme il l'a fait pendant des siècles. Flanqué d'une curieuse tourelle que son toit polygonal en dômes à deux ressauts fait ressembler à un vieux clocher roman, c'est là tout ce qui reste du vieux castel construit en 1621 par Jean de Taillefer (ce dernier remplacera alors, à cette même époque, un manoir plus ancien alors propriété hier de la famille seigneurial des Monterfil) écuyer seigneur des Préaux et de Belle-Isle (terre noble située en Taden) qui avait acquis cette terre en 1615.Elle avait appartenue aux siècles précédents aux Monterfil dont les armoiries  "de sable à l'épée d'argent , la pointe en bas" se voient encore au dessus de la porte du manoir. Visage de la Rance, année d'édition 1983.

     

    Le manoir de Vauboeuf, depuis toujours posé au plus près du Port Saint-Jean, fait partie de la Ville es Nonnais laquelle est assise en le département d'Ille et Vilaine. Le Port Saint-Jean fut très longtemps nommé le Port d'Establehon (ou Stablon)) et se dressait alors, établit au plus près de ce dernier et cela dès le 12ème siècle, un hospital ou commanderie lequel, relevant alors du diocèse de Saint-Suliac, évêché de Saint-Malo, comprenait ou possédait différents bénéfices s'étirant quant à eux sur plusieurs paroisses. L'un de ces bénéfices relevait du baillage (Baillage : circonscription fiscale et judiciaire en lequel s'exerçait le pouvoir d'un bailli. Le baillage de la ville de Troyes par exemple, l'un des plus grqnd du royaume, comprenait ainsi  1 président, deux lieutenants généraux, un particulier,  11 conseillers, un avocat général, un greffier, 1 procureur etc. Bénéfice d'un baillage : les Bénéficiers s'atisfaisant aux charges et conditions auquelles ils sont tenus, le surplus des biens  provenant de leus bénéfices leur appartient et ils peuvent en disposer comme bon leur semble. Et n'en ayant point disposé, leurs héritiers en disposent. Coutumes du baillage de Troyes de Louis le Grand; année d'édition 1737) de la Houssaye en Plouer dont l'un des seigneurs sera possesseur de certains terres étendant leurs étendues en Yvignac; un autre baillage était celui de Vildé, terre assise en la seigneurie de Taden. Cet hospital sera également en possession de baillages divers dont certains s'appliqueront directement sur certaines maisons implantées derrière les murs fortifiés de Dinan; il sera aussi, et en autre, possesseur du baillage de Pont de Terre, possession situé en la paroisse de Pleudihen. Cet hospital, donc situé au pied même du manoir originel Vauboeuf, sera cité dès l'année 1160 et cela dans une charte rédigée sous le règne du duc de Bretagne Conan IV laquelle reprenait, en autre, certains des biens relevant de ce même hospital lequel doit voir son origine dans l'établissement ici même, vers 1100, d'une communauté de chevaliers-hospitaliers, ces derniers relevant alors très probablement de l'ordre de Saint-Jean de Jerusalem.                La seigneurie de Plouer, malgré sa relative importance, apparait elle aussi tôt dans l'histoire de notre région, ses premiers seigneurs étant cités dès la fin du 14ème siècle dans certaines Montres d'armes. Cette seigneurie comprenait un nombre, presque très important, de terres nobles presque toutes accompagnées de leur manoir respectif et de leur noble possesseur respectif aussi. La famille seigneuriale de Plouer, avant de ce fondre au 15ème siècle dans les seigneurs de la Moussaye puis dans ceux des Gouyon (ces derniers devenant ainsi les Gouyon de la Moussaye) établira des unions, et cela dès le 14ème siècle,  dans les plus grandes familles seigneuriales de notre région à l'image de Pierre de Plour lequel prendra, pour épouse, une enfant issue de la famille seigneuriale de Dinan-La Bellière (en 1346, Pierre II de Plouer prendra pour épouse Mahaut de Chastelier; Alain en 1364 prendra pour compagne Bienvennue de Lesquen; Ruellan de Plouer quant à lui prendra pour femme une enfant isuue de Lancieux, Janne de la Roche. La famille de Rosmadec elle aussi sera unie à la famille seigneuriale de Plouer par Jean 1er, cette même famille devenant plus tard maison comtale sous le règne d'Amaury III Gouyon, marquis de la Moussaye et comte de Plouer. Voir arbre de généalogie de la maison seigneuriale des Moussaye-Gouyon bientôt joint ici). Les nobles gens ou familles présents eux aussi ici même, possesseurs de terres en cette même seigneurie de Plouer, prendront respectivement eux aussi des alliance au sein de leur propre cercle seigneurial; nous aurons ainsi implantés en ces terres de Plouer les nobles gens de la Houssaye, de Quebriac, de Tremereuc, les membres multiples de la noble famille des De Saint-Cyres,  les Monterfil aussi  lesquels, quant à eux, seront propriétaires de plusieurs manoirs dont Vauboeuf et la Garette ce dernier ayant devoir de foi, d'hommage, de rachapt etc. Ce manoir, souvant cité dans ce présent chapitre, avant d'être la propriété des Monterfil sera, lors de la Réformation de 1427, le bien de la noble famille dite Le Metayer. Aux Illeaux, autres terres nobles ayant appartenues en 1427 à la famille seigneuriale des Amiot, sera positionnée, au tout début du 17ème siecle, la noble famille des Serizay laquelle est alors déjà implantée, quant à certains autres membres de sa propre famille, au château de Grillement en Lanvallay. Les familles de Monterfils et de la Houssayes seront toutes deux  seigneurs de terres en Yvignac aussi où leurs armoiries seront trouvées en mi-partie sculptées dans le puits de Caverre, chateau ayant appartenu à la famille seigneuriale de Jarnigon, famille déjà rencontrée dans la généalogie de la famille seigneuriale des du Breil. Il ne nous a pas encore été possible aujourd'hui de retrouver les 2 enfants ayant permis d'unir civilement et la famille seigneuriale de Monterfil et la famille seigneuriale de la Houssaye même si toute deux se sont retrouvées êtres respectivement propriétaires de terres ici en la seigneurie de Plouer, propriétaire du manoir de Vauboeuf pour les Monterfil et seigneurs de la terre et château de Saint Paul quant aux membres de la famille seigneuriale de la Houssaye (ce même manoir, celui de Vauboeuf, ayant été la propriété au 16-17ème siecles, il nous faut le rappeler ici, de Janne Ferron et Rolland Roland, tous deux parents de Guillmette Rolland dont la pierre de sépulture est aujourd'hui présente dans le bas de la rue de l'Abbaye au port de Dinan en Lanvallay).

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Puits de Caverre, en l'ancienne demeure de Geoffroy Jarnoüen, seigneur en Yvigniac à la fin du 15ème siècle. Ce puits comporte dans sa pierre deux armoiries en mi-parties. La première, celle-ci, représente et les Armes de la famille seigneuriale des Monterfil (qui sont : de Sable à l'Epée basse d'Argent) à gauche, et les Armes de la famille seigneuriale de la Houssaye (qui sont : Echiqueté d'Argent et d'Azur).  On trouve les Armoiries de Monterfil alliées à celles de la Houssaye sur le puits de Caverre en Yviginac...Henry Frotier de la Messelière; Manoir Breton des Côtes du Nord. 1941. L'Epée est à gauche quand l'Echiquier est à droite; l'Epée des Monterfil est présente aussi sur le linteau de la porte d'entrée du joli manoir de Vaubeauf, rappellons le, à Port Saint-Jean en la Ville es Nonnais.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Même puits; icil les secondes Armoires représentant les Armes de la famille seigneuriale des Jarnoüen en alliance avec celle de la Houssaye. Nous devons cette information, quant à cette seconde alliance,  à la gentillesse de mr Gilles Jarnoüen de la Villetary.  Si l'Epée et l'Echiquier sont tous deux reconnaissables sur les premières Armoiries, celles de Jarnoüen et de la Houssaye sont ici et aujourd'hui toutes deux impossible à dicerner; pour d'autres ces secondes Armoiries seraient-celles des Bouillé alliées à celle de Coëtquen.

     

    Télécharger « Télécharger arbre de généalogie des seigneurs de Plouer»

     

     

     

     

    http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article38075992_4f2ea9a70fbfe.jpg http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article38075992_4f2ea9bdd0339.jpg

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  • Commentaires

    1
    harouard
    Dimanche 5 Février 2012 à 14:42

    trés interessant travail, savez-vous pourquoi la dénomination de bois harouard ?

     

    cordialement

    2
    Jarnoüen
    Samedi 25 Février 2012 à 18:58

    Passionnant ! Je cherchais les armoiries des Monterfil pour confirmer leur présence à Caverre au XVéme en alliance avec les de la Houssaye ayant de mon côté trouvé à Yvignac les armoiries Jarnoüen en alliance avec parti La Houssaye tel que sur le puit de Caver où nous trouvons y demeurant René de Jarnoven sieur de Beaurocher (à Guenroc) en 1459 et 1470, Geoffroy en 1480 et Bertrand de 1481 à 1513 qui épousera Gilette du Breil fille d'Olivier en 1480 dont Marie épousera Jacques de Bouillé dont Guillaume épousera Jeanne de Coëtquen ; ceci sans trouver de preuves de la branche de la Houssaye concernée avec une alliance Monterfil puis Jarnoüen ; soit nous sommes devant un second mariage de la dite La Houssaye soit nous sommes devant une alliance d'un Jarnoüen avec une demoiselle de Monterfil héritiére de Caver apportant en dot une terre La Houssaye (reste à découvrir les prénoms et les dates). Jarnoen alias Jarnoan,Jarnoven portant "d'argent à tois hameçons de gueules 2,1" (Traité de Guérande 1381 à Dinan)

    Cordialement

    Gilles Jarnouen de Villartay 

    3
    Kaba
    Jeudi 2 Octobre 2014 à 15:08

    Bonjour,


    Je souhaiterais savoir à qui avez-vous demandé l'autorisation de photographier ce domaine privé et de


    publier ces images.


    Cordialement;


     


    Propriétaire de la métairie en 2012


     

    4
    Jeudi 2 Octobre 2014 à 18:30

    Bonsoir monsieur Kaba,

    Ces photos fut faites il y a déjà longtemps, plusieurs années il me semble.  Il y avait de mémoire un homme ou un ouvrier dans la cour.  Ces deux photos furent prises sans aucune infraction ni aucune arrière pensée je vous l'assure. Si toutefois vous souhaitez aujourd'hui que j'enlève de mon travail ces deux photos  sachez monsieur Kaba que je respecterai votre demande et les effacerai aussitôt je vous l'assure et vous en fais la promesse. Puis-je toutefois vous demander aujourd'hui votre permission afin de les laissez ici en mes recherches ?  Merci de votre réponse.

    JPF

       

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