• - La Lande-Boulou

     

    La Lande-Boulou

     

    La Lande-Boulou

     

    La Lande-Boulou

     

    Lanvallay

    une petite question d’Histoire

     

    La date de la fondation du  prieuré du Pont à Dinan nommé, dès le 16ème siècle, le prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan, reste encore aujourd’hui incertaine. Nous savons toutefois que ce prieuré, érigé en la présence de l’Abbé Willehm de Saint Florent  le Vieil près de Saumur, n’a pu être fondé qu’entre 1070 et 1118 puisque Willehm (1), en effet, ne renoncera à son droit d’ainesse pour prendre l’habit monastique (3) qu’en cette même année 1070 et qu’il décèdera en juin de l’année 1118 ; ces deux dates encadrant ainsi parfaitement la fondation de ce prieuré sis au Pont à Dinan.

    Lors de la fondation du prieuré du Pont à Dinan, parmi les différentes témoins alors présents autour de Geoffroy de Dinan (2) il est spécifié la présence de Picot de Landa Boilot [Huic dono afferunt Willehm Abbas sancti Florentii in cujus manu hoc donum factum est , cum cutello Guihenoch Monachi ; Goffredus de Langan , Donatus Rainaldus silius Eudonis , Wilmus Videne , de militibus ejusdem Castri , Radulfùs Vicecomes , Haimo filius Guihenochi, Guido Gobio , Gostridus de Ferraria , Graffio , Picotus de  Landa Boilot , fie alii muid. Postea tulit illuc Dominus Abbas Willelm (4) ].

    En reprenant le nom de ce dernier témoin, Picot de Landa Boilot, ne peut-on faire ici et maintenant un rapprochement avec l’appellation de la Lande-Boulou, laquelle appellation désigne toujours aujourd’hui, séculairement étirée au dessus d’une boucle de la rivière,  l’une des extrémités de notre long plateau Côtissois. A l’un des endroits de cette terre, situé au-delà des parties depuis toujours labourées, se trouve un à pic vertigineux sur lequel poussent, depuis la nuit des temps, ronces et genets.

    Le terme de Landeboulou que l’on retrouve parfois écrit aussi sous la forme de Lande Boulou (5),  ne pourrait-il donc pas éventuellement trouver son origine dans la désignation d’une lande située à l’extrémité d’une falaise ? Si le nom de ce témoin nommé vers 1090 Picot de Landa Boilot devait, en effet, pouvoir être relié orthographiquement avec celui de la Landeboulou, nous aurions alors ainsi l’origine orthographique de ce hameau lequel se trouverait, par ce fait-même, être le plus ancien des différents hameaux formant toujours aujourd’hui notre commune [à noter toutefois que l'acte de fondation du prieuré du pont à Dinan cite aussi la terre de Saint-Solen cela au travers de Brecel l'un des témoins de cette charte : Bresseli de Sancto Solempni...] Sur cette terre, aujourd’hui encore, s’élèvent deux des plus vieux manoirs de notre commune, celui dit de Grillemont et celui dit de Landeboulou. 

    Le patronyme Picot quant à lui, pour finir ce texte ici, est cité présent sur la commune de Lanvallay dès la seconde moitié du 16ème siècle et cela en la personne de Maurice Picot lequel, né vers 1550, est dit sieur des Croix.

     

     

     

    (1)  Willehm ou Guillaume de Dol est le fils aîné de Riutall ou Riwallon dit Chêvre-Chenu, 1er sire de Dol et de Combourg. Riwallon dit Chèvre-Chenu, frère de Goscelini ou Josselin de Dinan, 1er  sire de Dinan connu, eu pour parent Haimon de Dol et Roianteline ; Haimon étant dit Vicecome (lieutenant délégué représentant le comte) et Roianteline,  vicomtesse, dans différentes chartes religieuses.

     

    (2)  Goffredi ou Geoffroy 1er de Dinan, fils d’Olivier de Dinan, est le petit-fils de Josselin de Dinan et aussi, par conséquence, le petit neveu de l’Abbé Wilhem, maître abbé de Saint-Florent le Vieil de Saumur.,

     

    (3)  Willehm, renonçant à son héritage seigneurial de Dol en tant que fils aîné de Riwallon, sera remplacé à la tête de cette seigneurie fondée par son oncle Junguené, alors archevêque de Dol et  frère de Riwallon, par son frère puisné Jean 1er de Dol lequel, lui aussi, peu de temps après, deviendra archevêque de Dol.

     

    (4)  A ce don assistèrent Willehm Abbé de Saint Florent en la main du quel fut remis ce don, du moine Guilleux ; Geoffroy de Langan, Douat Rainald fils d’Eudes, Wilmus Videne, pour les soldats de la même place forte Raoul Vicomte, Haimon fils de Guihenoch, Guy Gobio, Gostridus (Goffredus ou Geoffroy) de Ferrare, Graffio, Picot de Landa Boilot et de nombreux autres. Ensuite, le maitre Abbé Guillaume…

     

     

    (5)  En langue latine tardive, au moyen-âge, le mot Landa désignait un sol aride, une terre inculte ; le mot  Boulou quant à lui  pouvait-il être utilisé pour  désigner l’extrémité d’une terre ou son étendue comme l’extrémité de la lande ou l’étendue de la lande ?

     

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