• - Pour qui souhaite visiter ou regarder le port de Lanvallay autrement...

    Pour qui souhaite visiter ou regarder le port de Lanvallay autrement...

     

     

    Pourquoi une visite guidée du quartier de la Madeleine ?

    - Est-ce pour le vieux pont, le port, le viaduc, pour les quelques vieux bâtis ici encore présents, l’ancien prieuré, le souvenir de son église, son urbanisme qui fut tant modifié aux 18 et 19ème siècles ? Il y a beaucoup de raisons pour justifier une telle visite…

    - Cela premièrement parce que le quartier de la Magdeleine est tout ce qui reste du passé social riche et ancien propre à Lanvallay, hier paroisse, et que la plus part de ses bâtis portent encore en leurs pierres l’image même de ce que a pu être en des temps relativement anciens ce même passé. Par la densité de son habitat, par son prieuré alors existant, et cela malgré ses quelques rues seulement existantes, ce quartier connu ici hier, entre les 16ème et 19ème siècles, une activité humaine et professionnelle beaucoup plus dense, beaucoup plus importante, beaucoup plus riche, que le vieux bourg de Lanvallay lui-même.

    La magie du lieu

    - Depuis très longtemps représenté par les peintres présents ici l’été, oeuvrant sous un soleil timide ou radieux, en ce lieu  tout semble poétique et tout est comme amplifié cela où que l’on puisse porter son regard. Il y a la rivière ; il y a le vieux pont millénaire de Dinan dans ses fondations ; derrière nous sur les hauteurs s’aperçoivent les vieux remparts de l’ancienne cité seigneuriale des seigneurs de Dinan et son très vieux faubourg du Jerzual terminant ici sa longue descente relevant au XVII siècle de la seigneurie et baillage de Quergolay ; de même par une nuit ensoleillée il y aura toujours le reflet du viaduc dans l’eau lors de la pleine lune. Devant nous s’étire donc le port de Dinan tant peint aux 18ème et 19ème siècles par les peintres anglais quznd sur les hauteurs vers orient se profilant s'étirent les rives du plateau de Lanvallay. Que sais-je encore !

    - Au-delà, au débouché du Vieux pont, se présentent encore aujourd’hui à nos yeux ce qui  de ce qui fut hier une ancienne seigneuriale prieurale voulue par les seigneurs de Dinan, cela vers 1100. Elle possédait encore au lendemain de la Révolution son église dédiée à Marie-Magdeleine laquelle apparaît ainsi dénommé dès le XII siècle ; ses bâtiments conventuels existaient aussi au lendemain de cette même Révolution même si sa maladrie ou Léproserie avait, elle, disparu depuis fort longtemps [cette dernière, encore présente au tout début du 18ème siècle puisque citée dans son revenu financier, était très probablement assise en la rue de l’Abbaye puisque l’un des plus grands jardins de cette même rue sera dénommé en 1693 ; le jardin de l’Hôpital. La maladerie sera citée ici même dès l'année 1219; l'église, ses bâtiments conventuels et son cimetière seront tous vendus sous le Directoire en 1792 à plusieurs particuliers dont monsieur Mari ou monsieur Mars lequel ici même établira une hostellerie proche du cimetière en laquelle au XVIII siècle monsieur Lerenec, ami de l'Académicien Duclos avait lui installé le tout premier relais à coches de Dinan ].

     

    Le circuit proposé :

    La première station sur le placis du pont

    Le pont et ses moulins

    - Le pont ici dans sa plus vieille pierre désormais disparue a déjà presque mille ans puisqu’il est cité en effet vers 1100-1110 lorsque fut fondé le prieuré [le pont présente 2 sortes de piles triangulaires différentes. La première, beaucoup plus ancienne, ne contenant qu’une seule pile visible aujourd’hui, est celle en forme de marches d’escalier côté Dinan. Celle-ci accompagnée de son arche romane en plein cintre est donc la plus ancienne. L’arche suivante, en arc brisé, d’architecture gotique, refaite après 1945, est probablement du 16ème siècle en sa fondation. Les autres piles elles visibles aussi sont probablement contemporaines refaites qu’elles ont été lorsque le vieux Pont fut reconstruit après 1945]. Il fut modifié moult fois comme l’atteste encore sa première arche, elle romane, la dernière arche originelle laquelle se dirige plus vers midi. Ici était l’eau il y a très longtemps.

    - Il porte en sa ligne directionnelle plusieurs cassures toutes attestant des modifications successives apportées à ce pont.

    -Quelques sont les origines de ses modifications successives quand d’autres ponts eux aujourd’hui sont toujours originels ? Pourquoi ce pont a t-il été réorienté ? Ces raisons ou ces causes sont probablement multiples.

    - Il y eu ici au milieu de ce pont, cela très tôt, probablement dès le 15ème siècle, l’établissement d’un moulin relevant du domaine du roi que l’on nommait le moulin du roi ou, antérieurement, le moulin au duc. Celui-ci, tourné vers la mer, était assis au plus près du moulin prieural que nous pouvons toujours voir aujourd’hui assis là au bord de la rivière. [celui-ci semble avoir perdu depuis le XVIII siècle la moitié de son bâti professionnel. Alimenté par l'eau de mer et de rivière il recevait aussi le ruisseau du Jerzual descendant lui depuis les hauteurs du faubourg du Jerzual. Cette eau descendante était en contrebas reçue par un canal lequel canal amenait l'eau de la rivière en le derrière du dit moulin]. Dans les actes de fermage du prieuré le moulin prieural est présenté comme étant un moulin de mer mais aussi de rivière. En était-il de même du moulin du roi ? Probablement. La construction de ce moulin du roi assis sur le vieux pont fut probablement l’une de ces premières raisons…

    - En effet vers midi une digue ou un chemin reliait en son milieu le pont à l’un des jardins situés au derrière du prieuré reliant ainsi ce pont à la rue du four banal, cela via une servitude desservant en 1781 ancienne tannerie encore aujourd’hui présente. Coupant ainsi en deux et en biais la rivière la chaussée du moulin est citée elle dès le 17ème siècle, en 1687. Sur elle il est dit en 1687 qu’elle formait en cet endroit du port un second bras de rivière lequel probablement devait servir de réserve d’eau au moulin lorsque le port était soumis à la marée basse. Les modifications successives apportées ici même à l’urbanisme ont-elles aussi leurs propres responsabilités. Cela sera vu de l’autre côté du pont en la station 2.

    - Le pont fut aussi coupé dans son débouché la Révolution Française lui volant l’avant dernière arche pour retarder l’avancée de l’armée Vendéenne. Au lendemain de cela une passerelle en bois fut posée, passerelle que l’on trouve toujours présente au tout début du 20ème siècle après qu’elle ait été représentée moult fois en certains tableaux peints pour la plupart réalisés au 19ème siècle.

    - Avant de pouvoir permettre la remontée sur Rennes par la rivière de chalands d’un certain tonnage la passerelle en bois sera déposée, deux autres arches disparaitront afin de permettre la réalisation d’une arche marine beaucoup plus grande; cela se fera au début du XX siècle, bien après cependant la réalisation du canal d’Ille et Rance.

    - En 1945, afin d’empêcher l’avancement de l’armée américaine le vieux pont sera presque entièrement détruit. Sa reconstruction décidée il ne sera pas reconstruit dans son état originel premier, avec l’ensemble de ses arches et cela malgré une demande faite en ce sens. L’arche marinière détruite par les troupes allemandes sera de nouveau préférée aux arches multiples et le pont remis à l’identique de ce qu’il était avant qu’il soit détruit par la dite armée allemande. Reconstruit le vieux pont de Dinan, tout comme le pont de Léhon aussi, est un pont du XX siècle. Il ne reste originel de ce pont premier que la première arche romane sur ce placis ici présente l’arche brisée ayant elle aussi été presque entièrement reconstruite avec le pont après 1945 son arche gothique ayant été toutefois elle respectée.

          

    Le viaduc

    - Les premières années du XIX siècle envisage la dépose complète du Vieux pont et sa reconstruction celui-ci représentant une certaine vétusté dans son état; cela sera il est vrai "pensé" malgré des réparations successives apportées. Il faut avouer pour la "décharge" de ce projet que la circulation y était reconnue "très malaisée" sur son dessus...

    - La décision de la réalisation d’un viaduc et la mise en œuvre de celui-ci empêchera toutefois la destruction du Vieux pont et son maintien. Le viaduc fut inauguré en 1852. Le viaduc de Dinan en vérité est le viaduc de Lanvallay puisque dans sa partie la plus longue il surplombe les terres relevant de la dite commune de Lanvallay. Lui aussi sera bombardé en même temps que le vieux pont, en 1945, deux arches ayant été entièrement démolies.

     

    Le quartier de la Magdelaine au XVIII siècle

    - Tout au long des siècles, depuis la création du prieuré, cela jusqu’au début du XVIII siècle, le quartier du prieuré de la Magdelaine ne fut habité pour ainsi dire que par de grands notables multi-propriétaires gérant notamment eux aussi la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan ou bien celle de Saint-Malo elle aussi de Dinan. Il en sera donc de même probablement pour le côté du quai de Dinan où nous rencontrons en ce côté occidental de la rivière, cela en 1687, la présence de certains de ces mêmes notables. Ici seront ainsi cités présents en la fin du XVI siècles de grandes familles de notaires, de procureurs, de sénéchaux, d’avocats. Certains capitaines de la milice de Dinan ici même habiteront et feront ainsi construire logis.

    - Hormis l’activité des deux moulins ancestrales et l’activité des Hostelleries citées présente ici de ce côté du pont dès les premières heures du XVII siècle la seule activité ouvrière et ancestrale ici exercée sera celle de la draperie laquelle donna à Dinan, au moyen-âge, ses lettres de noblesse, activité ici même attestée au port dès le début du XIV siècle [en la rue de l’Abbaye seront cités présents dès le XVII siècle plusieurs courtils].

    - Le début du XVIII assistera cependant aux prémices d’une transformation sociale importante du prieuré de la Magdelaine. Le port de Dinan est alors en train de s’ouvrir lui aussi à la naissance d’une certaine industrialisation ; cette dernière ici aussi va être l’une des causes premières de la réhabilitation en profondeur des quais du port de Dinan. Cette transformation de l’activité du port va être accompagnée par un changement social ici important puisque l’ensemble des grandes familles notables hier présentes autour du prieuré va inéluctablement disparaître pour être entièrement remplacée par une nouvelle classe sociale beaucoup plus ouvrière celle-ci. Ainsi vont apparaître des métiers nouveaux tels les loueurs de chevaux, les cloutiers, les marchands de fer, les tanneurs, le maréchal sur route, les briquetiers, les marchands et fabricants de chaux, les négociants tous ces nouvelles activités professionnelles participant pleinement au plein développement économique du port tout au long du XVIII siècle. Ici sera vers 1747, en l’ancienne grande maison de la Croix verte, maisons associées privées très anciennes, ouvert le premier relais à coches devant relier la ville de Dinan à la ville de Saint-Malo ; ces dernières seront dans la continuité de cette transformation portuaire transformées en l’une des plus grandes hostelleries ici présentes. Les filatures de voile à bateau seront ici aussi présentes même si très vite elles vont disparaître avec la venue de la vapeur nouvelle énergie entrainant alors ses propres bâteaux .

     

    La deuxième station ayant franchi le vieux pont

    La transformation des quais

    Celui de Dinan

    - La première moitié du XVIII siècle à partir de 1739 voit donc la remise en état du quai occidental coté Dinan ces mêmes travaux ayant eu ainsi une incidence certaine sur le pont l’ensemble du bâti présent le long de ce côté de la rivière ayant été entièrement démoli pour la réalisation du nouveau quai. C’est ainsi que sont apparues l’ensemble des nouvelles maisons aujourd’hui ici même présentes. Le prieur intentera un procès à la ville de Dinan pour plusieurs de ses propres maisons lesquelles avaient été détruites l’empêchant ainsi de continuer à percevoir ses rentes féodales seigneuriales.

    - La fin du XVIII siècle assiste à une seconde refonte du quai de Dinan ceux-ci connaissant alors déjà un problème de fonctionnalité. La dépose de la porte de Saint-Sébastien, assise devant la porte du Jerzual, permettra en partie en 1777 cette seconde réfection du quai de Dinan avec le réemploi de ses pierres.

    Celui de Lanvallay

    - Au début de la seconde moitié du XVIII, en 1756, c’est le Talard côté Lanvallay qui sera transformé les maisons situées au bord de la rivière elles aussi étant alors démolies. L’ensemble du bâti situé au plus près de la rivière, assis ici à l’image du restaurant le Zag, ou bien de celle de l’ancien moulin prieural, sera ainsi dans sa totalité détruit.

    - Le port étant un port maritime dépendant des marées en temps normal seule la remonté des bateaux ne dépassant pas 40 tonneaux étaient alors possible. Toutefois lors des grandes marées d’équinoxes des bateaux de plus fort tonnage, 120 environs, pouvaient alors eux aussi remonter l'estuaire de la rivière. La terminaison du canal d’Ille et Rance au port de Dinan va voir disparaître la chaussée du moulin, canal terminé ici en 1832 ; celui-ci va encore amplifier le développement du port amorcé au XVIII siècle. En 1837 tous les travaux portuaires ne sont pas encore terminés qu’ils ne répondent cependant déjà plus à la nouvelle navigation, celle de la vapeur. Aussi en 1838 le Conseil Régional demande ici la réalisation de la Cale et l’approfondissement de la Rance cela depuis le pont jusqu’au port de Baudouin, alors chantier naval important. La réalisation du canal perçant la montagne de Tadain va être l’aboutissement de ces travaux portuaires.

    - La fin du XVIII siècle, à partir en 1786 exactement, va donc assister à une transformation très importante du quartier de la Magdelaine par une modification importante de son urbanisme laquelle modification va s’étirer jusqu’en 1829 année de la réalisation d’un nouveau chemin de halage. Ainsi certaines grandes maisons seront déposées dans leur façade respective et réduites dans leur profondeur ; cela sera fait afin de permettre un réaménagement du Chemin-neuf aujourd’hui nommé la rue de la Madeleine.

    - La première moitié du XIX siècle, en 1829, voit en effet la réalisation du chemin de halage vers Léhon, côté Lanvallay, et pour permettre cela le lit de la rivière sera réduit à orient dans sa largeur asséchant ainsi définitivement la dernière arche du pont ; la dernière arche ainsi fut enfouie pour toujours en terre [l’actuelle maison assurant l’angle du chemin de halage sera elle construite en la même année 1829 remplaçant ici même un bâti beaucoup plus ancien construit en pans de Bois. Cette seconde maison, toujours présente aujourd’hui, fut donc peut-être construite suite à la réalisation de ce même chemin de halage].

     

    La troisième station

    A l’angle de la ruelle Jean Perquis dessinée en 1700 sur l’un des plans de l’architecte Garengeau.

    - Maison très probablement du 17ème siècle montrant une très belle cheminée à Bossage. En amont de la dite ruelle Jean Perquis le peu de bâti originel ici s’explique notamment par l’aménagement du Talard au XVIII siècle lequel aussi vit disparaître au plus près de la rivière un certain nombre de corps de logis ici assis [les deux quais du port de Dinan semble ainsi avoir été ainsi partiellement « enfermés » entre deux bâtis puisque un bâti construit au plus près de la rivière en effet était, cela de chaque côté de la rivière, alors présent. Le moulin du prieuré, côté Dinan, aujourd’hui restaurant, illustre parfaitement cela. La maison du dit sieur Salmon ainsi était alors construite elle aussi. Ces bâtis édifiés presque sur la rivière seront déposés pour agrandir les quais amenant ainsi ces derniers au plus près de l’eau]. Il en sera ainsi pour le grand logis de Pierre Salmon lequel, fermier général du prieuré, sera expulsé de son grand logis en 1756 pour la réalisation du quai dit Talard. Ce dernier sera dans l’obligation de faire construire une nouvelle maison, cela dans l’amorce de la remontée du Cheminneuf. L’ensemble de ces logis sur le quai Talard seront donc remplacés au XIX siècle par de nouveaux logis et entrepôts construits plus en retrait et tous adossés à l’ancienne hostellerie du puits Tourandel eux-mêmes construits à l’emplacement d’un premier bâti originel plus ancien [L’actuel Secours catholique, hier entrepôt Chauchix, sera ainsi construit à la place d’une ancienne écurie, vieille et vétuste, elle citée en un acte notarial lui rédigé en l’année 1786].

    - Le prieuré de la Magdeleine énumère ici en 1693 plusieurs maisons appartenant à ces grands notables tout à l’heure déjà cités. Sont ainsi énumérés tout un ensemble de bâtis devant tous impôts seigneuriaux. Ont découvre ainsi un bâti important en la rue du Four, en le faubourg de la Magdeleine, en la rue de l’abbaye, sur le Carrouel donnant sur le faubourg, et sur le quai Talard lui alors déjà cité en tant que tel. Certains de ces bâtis sont déjà au XVII bien vieux et usés cela expliquant aussi le peu de bâtis anciens antérieurs au XVII siècle ici encore présents.

    - Le domaine de la Magdeleine au XVI siècle allait en longueur du Viaduc à la dite rue de l’Abbaye. Cela explique pourquoi au delà de la dite rue Jean Perquis il n’y a également pas de bâti ancien. Seule la ferme des Clos, aujourd’hui maison de la Rance, était alors présente. Celle-ci fut en partie reconstruite au XIX siècle puisque le plan de 1844 la positionne au plus près de la rivière.

     

    Station quatre

    La rue de la Magdeleine hier le chemin neuf et l’auberge du Lion d’Or

    - Ici le port fut très longtemps entièrement enclavé de ce côté de la rivière ; le bas du chemin neuf, aujourd’hui rue de la Magdeleine, en son départ n’apparaît qu’au XVI siècle, vers 1550, il est alors situé entre la rue de l’abbaye et la dite rue Jean Perquis. Au XVI siècle la montée actuelle de la rue de la Magdeleine, sur les hauteurs, cela depuis la ruelle Jean Perquis, n’existait pas encore dans son actuel tracé. Cette remontée se faisait très probablement plus haut, en biais, cela en grimpant directement au travers de la vallée coupant ainsi au plus court celle-ci.

    - La remontée actuelle semble apparaître qu’à la fin de la première moitié du XVIII siècle, vers 1740/1750 ; d’ailleurs tout au long de cette remontée nulle maison ancienne antérieure au XVIII siècle sont ici même présentes. Les plus anciennes, la première datant de 1756, sont d’ailleurs toutes assises en la sortie de la dite ruelle Jean Perquis et en bordure du Chemin neuf. Ce nouveau tracé du voir le jour très probablement avec l’ouverture en la dite Grande maison de la Croix Verte du premier relais à côches voulu en 1743 par l’honorable homme de lettres Charles-Claude Pinaut et son ami André Lerenec.

    - A l’inverse un bâti plus ancien lui existe bel et bien au derrière de cet ensemble de maisons bâtis en fond de cours ; une partie de ce même bâti ancien en fond de cour n’existe plus non plus. L’un de ces anciens bâtis construits en retrait de l’actuelle rue de la Madelaine sera cité en 1693, il s’agissait alors de l’auberge du Lion d’Or et son Carouel cité en la dite année 1693.

    -Le nouveau tracé de la remontée fut lui donc aménagé et construit au milieu du XVIII siècle ; la maison de 1756 fut celle qui fut construite par le fermier général du prieuré, en 1756, lorsque celui-ci sera expulsé du Talard pour la réalisation du quai. La maison suivante est celle que fit construire son gendre, Christophe le Roux des Aulnais lequel, très riche négociant établi au port, était aussi régisseur du château de Coetquen. [Celui-ci sera également possesseur en autre de grandes écuries et entrepôts situés à gauche de l’angle de l’actuelle rue Jean Perquis, cela en remontant la rue de la Magdelaine. Ces mêmes entrepôts et écuries seront modifiés au début du 19ème siècle, peut après 1825,cela en leur partie supérieure afin de pouvoir recevoir les actuels appartements sur perrons], Cette grande bâtisse comprendra en son niveau 0 de nouveaux grands entrepôts le logis étant en les niveaux supérieurs. Pierre Leroux, fils de Christophe, héritera de cette grande bâtisse ; il sera l’un des premiers maires de la jeune commune de Lanvallay au lendemain de la Révolution Française. Construit un peu plus tard dans la seconde moitié du XVIII siècle, avant 1796 année en laquelle ce bâti est cité pour la première fois, toujours au long de la nouvelle remontée et en continuité des maisons des sieurs Le Roux se trouve être ici assis un grand et beau relais lequel sera nommé le relais du Lion d’Or. Ce nouvel relais comprend toujours dans en sa grande cour ce qui fut hier l’ancienne auberge originelle du Lion d’Or construite probablement elle au XVII siècle.

     

    La tannerie du sieur Jacques Salmon

    - Ici l'ancienne tannerie de 1820-1830 du sieur Lebreton aux immenses Abat-vents, tannerie déjà présente en 1844 car représentée sur le second plan napoléonien de Lanvallay réalisé en la dite année 1844. La matrice cadastrale du premier plan napoléonien, livre d'écritures enregistrant les biens entre 1811 et 1825, octroie cependant l'ensemble des parcelles constituant ce même bien ici photographié aux héritiers de Jacques-Philippe Salmon celui-ci, né à Lanvallay le 01/05/1754, ayant eu pour parents Pierre Salmon et d'Hélème Lemée tous deux fermiers généraux du prieuré du pont. Au regard de cette information il est permis de penser que la création de la première activité de "tannerie" exercée ici en ce lieu ait été l'oeuvre créée du dit Jacques Salmon celui-ci agissant alors comme digne héritier commerçant de son feu son père ce dernier ayant été de son vivant  le fermier général du prieuré mais peut-être aussi "marchand tanneur" à la lecture des lignes écrites pour sa succession. Donc né le 01/05/1754 Jacques-Philippe Salmon est âgé de 46 ans en 1800  et de 20 ans à peine lors du décès de son père Pierre. A défaut d'être à la fin du XVIII siècle nous sommes alors au tout début du XIX siècle quand le dit Jacques-Philippe Salmon entre en possession du nouveau relais dit "le Lion d'Or" relais ayant appartenu en 1793 à Pierre Anger et Françoise Heuzé son épouse. Ce nouveau relais, très important dans sa très élégante construction, presque "malouinière", possédera dès le début une cour intérieure et des ateliers en son sein ce même relais étant continue à la grande "Maison neuve", maison alors appartenant à Christophe le Roux des Aulnais son propre beau-frère marié que ce dernier était à sa propre soeur, Hélène Salmon, elle aussi fille de Pierre et d'Hélène Lemée

    - Cette nouvelle remontée fut très tôt abimée par les différents côches l’utilisant régulièrement cela obligeant à la fin du même XVIII siècle à sa réfection totale. Certaines plaintes seront en effet émises et cela notamment par l’Armée laquelle se plaignait de pouvoir faire grimper des charrettes transportant des boulets de canon ces derniers chutant trop fréquemment des dites charrettes la montée n’étant que trous larges et profonds. Pour ce faire le chemin neuf sera refait et adoucit amenant de ce faite une surélévation du niveau du sol originel premier.

    - En aval de l’amorce de cette remontée, en aval de la rue actuelle de Jean Perquis, nous trouvons regardant vers la Rance texte en construction…

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