• - Le Cimetière de Saint-Solen et son histoire.

    Le Cimetière de Saint-Solen et son histoire.
     
    Peut être une image de plein air, monument et château
     
    En la première heure du XX siècle, en 1902, la colère de Monsieur de Ferron a permis de...
    Origine ou cause de l'existence du nouveau cimetière...
    Ici est le nouveau cimetière édifié route du Mezeray, en 1902, en un terrain acquis de monsieur Yves Lucas.
     
    Un litige, ou désaccord, en la dite année 1902, éclatera entre la mairie de Saint-Solen et monsieur le Vicomte de Ferron de la Vairie ce dernier réclamant de droit une partie de l'ancien cimetière qu'hier, en 1883, il avait offert à la commune de Saint-Solen pour l'agrandissement de celui-ci; ce don ou ce cadeau, il est vrai, avait été fait en contre-partie d'une compensation, ou d'une promesse.
    En effet le dit Monsieur de Ferron en échange de ce même don devait, en le vieux cimetière, recevoir de droit la gratuité d'une concession « perpétuelle » pour plusieurs tombes réservées à sa seule famille alors toujours vicomtale; le tout premier maire de Saint-Solen ne joua t’il pas en culottes courtes dans le parc même de la Vairie ?
     
    Ce legs n'ayant en la dite année 1902 toujours pas été confirmé par monsieur le Préfet des Côtes du Nord, nouveau réel seigneur de toute notre région depuis notre Révolution, monsieur de Ferron de droit réclama le retour en sa possession de la dite terre hier par lui même offerte pour l'agrandissement du cimetière; monsieur de Ferron s'estimait ÊTRE toujours possesseur de celle-ci ayant de "droit" la possibilité d'en disposer à son gré malgré tombes et fleurs déjà présentes en icelle.
    Devant l'attitude de monsieur de Ferron, et devant aussi ses agissements orageux, le Conseil municipal décidera le 06/06/1902 de l'acquisition d'un nouveau terrain de 14 ares assis sur la route du Mezeray terrain alors bien de monsieur Yves Lucas.
    Une commission de 4 membres sera aussitôt désignée pour s'entendre avec le propriétaire du terrain retenu en vu de sa très prochaine acquisition.
    Le 17 aout 1902 monsieur le Médecin des Épidémies ayant reconnu les bonnes conditions de ce nouveau terrain, avec l'acceptation de Monsieur le Préfet et à l'unanimité du Conseil municipal, la Mairie de Saint-Solen décidera de l'acquisition de ce terrain et décidera en ce nouvel Eden du "transfèrement" de l'ancien cimetière.
     
    Le 15 février 1903 le Conseil municipal souhaitera édifier autour de ce nouveau cimetière un mur de clôture projet confié à monsieur Chevalier hier, en 1890, déjà constructeur de la nouvelle école des filles .
    Toutefois la construction de la dite nouvelle école terminée en 1900, et les frais du transfert de l'ancien cimetière associés, avaient tous deux fortement grévé la commune dans ses finances.
     
    Devant la nécessité absolue de cette clôture le Conseil municipal se tournera une nouvelle fois vers le Préfet afin d'obtenir de ce dernier sa bienveillance puisque les ressources financières de la commune de Saint-Solen était alors absolument nulles; la commune n'ayant en effet aucune ressource le Conseil municipal décidera également du déplacement du Calvaire originel de l'ancien au nouveau cimetière cela afin d'éviter les frais propres à l'acquisition d'une nouvelle Croix.
    Ayant obtenu du Département une aide financière de 500 francs, mais les travaux d'édification demandant plusieurs mois de réalisation, devant l'emplacement insuffisant en l'ancien cimetière pour les nouvelles inhumations le Conseil municipal décidera de recevoir immédiatement en le nouveau cimetière la réception de toutes les nouvelles inhumations malgré l'absence du pourprin commandé.
     
    Les dimensions du murs ayant été décidées par le Conseil messieurs Jungné Olivier et Bellard Jean, tous deux Conseillers municipaux, seront tous deux chargés par monsieur le Maire de l'achat direct des pierres de construction.
    Espérant pouvoir appliquer une augmentation sur les prix des concessions à Perpétuité, cela afin de pouvoir partiellement renflouer au plus vite les finances de la commune, le prix moyen de la concession fut moyennement fixé à 50 francs; la municipalité dû cependant l'année suivante revoir à la baisse cette taxe appliquée puisque plus aucune concession à Perpétuité ne sera alors prise en les premières heures du nouveau cimetière devant le prix jugé par tous beaucoup trop important pour 'un simple trou fut-il confié pour toujours à l'Eternité.
     
    La mairie ramènera le prix de 50 francs hier décidé à 40 francs avant-hier appliqué afin d'inciter l'acquisition de nouvelles concessions à Perpétuité...
    L'espoir ainsi fut mis dans la mort pour ré insuffler un peu de vie dans les finances vacillantes de la mairie.
     
    Monsieur de Ferron obtiendra toutefois dans ce nouvel Eden la promesse hier faite. Ci dessous est sa concession familliale...à l’immense croix bourdonnee offerte à l'Eternité; la dernière inhumation familiale eut lieu en 1973.
    Le château des Ferron de la Vairie fut, il y a quelques années seulement, à jamais vendu et jamais plus aucun enfant Ferron désormais sous cette pierre sera mis en terre.
     
    Peut être une image de monument et plein air
     
    1772 -1964
    ...Sont ici inhumés en cette sépulture hier en 1902 déplacée : Alain vicomte de Ferron, général de Division, Commandeur de la Légion d'Honneur qui fut aussi maire de Saint-Solen, 1838-1953; Georges-Alain-Marcel vicomte de Ferron, 1913-1953; Colonel vicomte de Ferron, 1883-1964: Louis-Henry vicomte de Ferron, 1772-1841; Adèle-Marie-Thérèse de Ferron , 1817-1844; Marie-Thérèse de Ferron, 1821-1846; Louise-Anne-Marie-Henriette de Ferron, 1842-1843; Victorine-Marie-Louise de Ferron, 1805-1876; Amédée-Marie-Renée vicomte de Ferron, 1808-1891; Marie-Louise-Sévère Rouxel de Lescouet, vicomtesse de Ferron, 1816-1892; Annie-Paule-Marie de Ferron, 1885-1892; Angèle-Pauline-Henriette de Ferron, 1876-1896; Joseph-Fernand-Pierre de Ferron, 1879-1899; Marthe-Victorine-Marie de Ferron, 1878-1900; Renée-Amédée-Marie de Ferron, 1874-1907; Marie-Julie-Anne Le Couedic vicomtesse de Ferron, 1849-1925.
    En le même cimetière mais sous deux deux autres pierres tombales dont : la Vicomtesse Charles Raoult de Rudeval née Louise de Ferron, 1871-1963; Vicomtesse Alain de Ferron née Marie-Louise de Bonnière de Wierre, femme du suivant, 1890-1969; Alain vicomte de Ferron, époux de la précédente, 1887-1973.
    « - 1832 - 1845. Les marnières de Chantoiseau ou le marais de la Petrolle.- 1859 et 1897. La Construction des 2 écoles et leur péripéties financières. »

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