• - L'Abbaye de Boquen et la fondation du prieuré de Jugon

    Mox igitur en premiciis donorum donavit nobis decimam suam de Mignerito : hec facta sunt sub priore Mainfinito; ibidem domino militantibus monachis Herveo, Gingomaro, Hamarico, Rainaldo, Radulfo
     

    Abbatia Beate Mariae de Boquano

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    La Nef de l'Eglise de Boquen et l'ensemble de ses pilliers romans édifiés au12ème siècle.

     

     

     

    L' abbaye de Boquen en Plenée-Jugon

     

    Abbaye voulue par Olivier II de Dinan, celui-ci étant présenté dans un écrit relatant la fondation de cette même abbaye comme étant le prince de la ville de Dinan, l'abbaye de Boquen fut probablement commencée en 1137 (Comment la date du 15/10/1137  appartenant au 12ème siècle a t-elle pu-être avancée par Pierre Le Baud lequel, historien de la duchesse Anne de Bretagne, éditera notamment vers 1505 une compilation des Chroniques dites de Nantes ? Date avancée par Dom Morice lequel confirma cette fondation d'après un écrit qu'il aurait soi disant trouvé dans les Chroniques de Nantes, il nous faut cependant savoir aujourd'hui que cette même Chronique, ayant été réalisée au 11ème siècle, ne peut donc pas, et cela par la force des choses, contenir la moindre information relative à la fondation de cette abbaye puisqu'elle fut réalisée dans la première moitié du 12ème siècle. La participation d'Olivier de Dinan dans la fondation de cette abbaye dite de Jugon reste donc toutefois sujet à une certaine discussion et cela par rapport à cette même Chronique dite de Nantes puisque l'acte de fondation par lui même, ce dernier ayant été vu par Dom Morice, n'a toujours pas été retrouvé à ce jour.           Il faut ici faire attention de ne pas confondre la fondation de la dite abbaye de Boquen avec la fondation du prieuré et du bourg de Jugon voulus eux aussi par Olivier de Dinan et Geoffroy son père cela vers 1110-1120. La charte relatant cette fondation  existe; lire ou étudier cette charte en bas de ce présent chapitre)  par la volonté de ce seigneur et de son épouse, Agnorie de Penthièvre, princesse bretonne née du mariage d'Etienne de Penthièvre et de Havoise de Guingamp et par conséquence arrière-petite fille aussi de Geoffroy 1er duc de Bretagne. Donc fondée à la demande du seigneur de Dinan le premier abbé de Boquen sera choisi en présence du dit Olivier de Dinan, en cette date du 15/10/1137,  la nomination du 1er abbé ayant été décidée par Monseigneur Guillaume alors évesque de Tréguier en exercice. Adonias, le propre frère de l'évêque Guillaume de Tréguier fut ainsi choisi pour être le 1er abbé de cette nouvelle abbaye, fille de Begard, abbaye assise dès sa fondation en le diocèse de Saint-Brieuc et relevant de l'Ordre de Citeaux le choix d'Adonias ayant été confirmé un peu plus tard par une seconde chronique, à savoir la Chronique de Lambale. Homme de peu de compétence Adonias sera, d'après l'historien Charles Taillandier, déposé et remplacé peu de temps après. Pour connaitre le liste de l'ensemble des abbés ayant dirigés cette abbaye, reprendre l'ouvrage de Dom Charles Taillandier, oeuvre consacrée à l' Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne et édité en 1756 ou l'ouvrage de l'Abbé Tresvaux lequel, en 1839, repris l'ouvrage de Dom Morice, ouvrage consacré quant à lui aux abbayes de Bretagne. Sous la commande du 12ème Abbé, Louis Duverger, l'abbaye de Boquen reçu, afin de pouvoir l'abriter, le corps de Gilles de Bretagne assassiné lequel en ce lieu Saint fut alors inhumé, prince breton possesseur du château du Guildo en Crehen et frère des ducs successifs de Bretagne François 1er et Pierre II aussi. La sépulture de ce prince, mort en jeune homme insouciant ne cessant de courir le Guilledou fut alors, en ce même lieu, recouverte d'une grande pierre d'ardoise et cette dernière fut, à son tour, surmontée d'un grand morceau de chêne dans le bois duquel fut sculptée l'effigie de Gilles de Bretagne; la sépulture de ce prince aujourd'hui n'existe plus toutefois son gisant fait en bois de chêne est de nos jours en le musée de Saint-Brieuc.                                                             Cette abbaye commença à connaitre un premier abandon ou déclin spirituel lorsque fut établit le principe même des abbés commendataires, principe entériné  par le traité de Bologne lequel fut signé le18/08/1516. L'abbaye de Boquen, dans la continuité de cette nouvelle règle laquelle modifia alors très profondément et les élections les Maitres Abbés et les possessions relevant de leurs status seigneuriaux sera, en 1522, la proie à un grand trouble quant un conflit déchirera ses membres divisés en deux parties adverses lorsque se posera  la succession du feu Maitre Abbé deux moines se présentant alors pour remplacer  le moine défunt. Guillaume de Kersal  et Jean de la Motte de Vauclerc furent ainsi tous deux les auteurs de ce trouble ici jeté, trouble divisant alors toute la communauté monastique présente entre les murs de l'Abbaye de Boquen. Jean de la Motte de Vauclerc, conseiller au Parlement et archidiacre de Nantes fut quant à lui retenu par la majorité des moines de Boquen devenant ainsi Abbé de Ruis et de Boquen; il mourra aussi Coadjurateur irrévocable de Quimper. L'Evesque de Nantes, Guillaume Eder de Beaumanoir lui succédera à ce poste d'Abbé commendataire (un même abbé commandataire, par le principe même de la nomination des moines commandataires, pouvait se retrouver à la tête de tout un ensemble d'abbayes plus ou moins importantes et se retrouver ainsi en possession de l'ensemble de tous leurs revenus respectifs bien que, très souvent pour ne pas dire toujours, ils vivaient à l'extérieur de leurs propres abbayes seigneurs ou très notables qu'ils étaient). A l'image de ces Abbés, lesquels étaient donc choisis dans de grandes familles seigneuriales, Maurice de Commacre sera Abbé et de l'abbaye de Boquen et de l'abbaye de Landevenec, l'abbaye de Boquen représentant à elle seule un revenu annuel, pour l'année 1558, de 900 livres. Possédant en 1698 un pouvoir étendue sur les ruisseaux et les forêts de Boquen l'abbaye un siècle plus tard, vidée de son sang spirituel, ne comprendra plus, à la veille de la Révolution, que 4 pauvres moines leur abbé compris; loin en arrière étaient les années en lesquelles les revenus annuels de l'abbaye de Boquen pouvaient alors s'élever jusqu'à 1500 livres. La Révolution allait bientôt pousser ses premiers cris et notre propre prieuré du Pont à Dinan allait lui aussi bientôt disparaitre...(Les informations relatives à Boquen ont été en partie tirées du livre écrit par Benjamin-Phillibert Jollivet. Ce livre, édité en 1854, s'intitule: Les Côtes du Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département).

    Cette abbaye fut  retrouvée entièrement en ruine et envahie par une démente végétation  par Dom Alexis, en 1936, lequel décida alors, entouré de quelques fidèles ayant décidés de le suivre dans sa retraite spirituelle, de la restaurer et sur le plan religieux et sur le plan architectural.                                                                                                                             Il n'y a pas de problème que la Foi religieuse et sincère ne puisse réellement résoudre. Entièrement livrée aujourd'hui à la spiritualité, elle lui reste cependant encore certains travaux de restauration à faire réaliser, notamment la restauration des différentes verrières aussi bien celle de la nef que celles des différentes petites chapelles lesquelles, aujourd'hui, sont toujours nues de tous vitraux. Je vous conseille personnellement et très sincèrement de vous rendre entre les murs et les piliers romans de cette petite abbaye provinciale de laquelle se dégage toujours de nos jours un calme puissant vous envahissant dans les profondeurs même de votre Moi intérieur. Voici aussi pour vous ces quelques photographies prises en ces lieux aujourd'hui même.

     

    L'Abbaye de Boquen

    L'Eglise abbatiale

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Les piliers romans du bas côté situé au Midi de la nef. Dom Alexis, lorsqu'il découvrir pour la première fois les ruines de cette abbaye, trouva ses piliers entièrement emplis de maçonnailles, les bas côtés, quels qu'ils soient, n'existant alors plus du tout.

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Le Bas côté au Nord vers Occident édifié par Dom Alexis

     

    L'Abbaye de Boquen

    Le Bas côté au Sud vers Occident lui aussi réédifié au 20ème siècle

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Détail de l'un des piliers romans, bas côté Nord.

     

    L'Abbaye de Boquen

    Chapelles Tribolées dans le transpet Nord

     

    L'Abbaye de Boquen

    Détail de l'un des piliers des chapelles latérales

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Les bas côtés entourant la Nef vus au Midi

     

    L'Abbaye de Boquen

    Les deux Transepts regardés depuis Midi

     

    L'Abbaye de Boquen

    Bénitier aux lignes très épurées. Un bénitier identique fut retrouvé, lors de travaux de réhabilitation, enterré dans l'ancienne noble demeure de la Cour de Bretagne, demeure faisant face à l'ancien prieuré du Pont à Dinan.

     

    L'Abbaye de Boquen

    Statue de Sainte Anne en bois polychromé

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Verrière Gothique trilobée avec Vierge à l'Enfant en bois polychromé

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    Le Vaisseau de bois réalisé en 1966 par les charpentiers du devoir, compagnons du Tour de France

     

    L'Abbaye de Boquen

    Détail de la charpente et de son escalier aérien au croisement de la Nef et de ses Transepts

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    L'Armarium (bibliothèque) de l'abbaye après sa restauration

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    La Salle du Chapitre vue de dehors. Architecture romane du12ème siècle

     

    L'Abbaye de Boquen

    La Salle du Chapitre vers Orient

     

     

    L'Abbaye de Boquen

    L'ancienne Salle Capitulaire vers occident, hier ossuaire; en partie centrale une pierre tombale ou dalle funéraire appartenant à une Dame de Merdrignac.

     

    L'Abbaye de Boquen

    Détail de la Salle du Chapitre, colonnettes et piliers romans du 12ème siècle

     

    L'Abbaye de Boquen

    L'Abbaye de Boquen

    Détails de l'un des piliers de la Salle Capitulaire

     

     

    L'Abbaye de Boquen

     

    L'ancien moulin monastique, aujourd'hui Salle de cartographies montrant les différentes phases de réconstruction, avant et pendant les travaux.

     

    L'Abbaye de Boquen

    Chartes relatives à la fondation du prieuré de Jugon et au litige ayant opposé Geoffroy de Dinan à Brient Vetulus.  Charte incomplète...Preuves Dom Morice colonne 519

     

    Charte de la fondation du prieuré de Notre Dame de Jugon (l'Eglise fut édifiée avec le bourg vers 1110-1120, période approximative de la rédaction de cette charte. Construite devant le château lequel élevait ses hauts murs au dessus d'un haut éperon, bâtisse défensive entourée par deux étendues d'eau situées toutes deux en contrebas, l'église et le bourg apparaissent tous deux bien après d'édification du dit château de Jugon lequel fut peut-être édifié par le premier seigneur de Penthièvre, à savoir par Eudes de Penthièvre, comte de Bretagne et frère puisné d'Alain III duc de Bretagne. Lors de la fondation du prieuré et du bourg par Olivier II de Dinan, fils de Geoffroy et petit-fils d'Olivier 1er de Dinan, prieuré et bourg alors encore tous deux inexistants , le château-fort hier édifié par les seigneurs de Penthièvre appartient déjà à la famille seigneuriale de Dinan et cela depuis longtemps. Comment cette seigneurie dite de Jugon était devenue le bien propre de Geoffroy de Dinan puisque celui-ci est cité comme étant l'un des acteurs de l'édification et de ce prieuré et de ce bourg situés tous deux au pied du dit château ? Aurait-ce été par voie de transmission d'hérédité ? Geoffroy étant le fils d'Olivier 1er de Dinan et de son épouse Ganna un certain courant de pensée, né depuis peu, laisserait supposer que sa mère Ganna aurait pu être une enfant naturelle d'Eudes de Penthièvre cette affiliation supposée ayant pour seul mérite le fait de pouvoir ainsi expliquer comment la passation de la seigneurie de Jugon passa de la famille  seigneuriale des Penthièvre à celle des seigneurs de Dinan. Cela bien sur ne reste ici qu'une simple supposition. Cette charte est très intéressante à étudier aussi dans la mesure où elle nous montre un peu le caractère guerrier de Geoffroy de Dinan lequel s'empara injustement de terres ne lui appartenant pas, celle de Brehant ou Brient dit le Vieux, terres situées au delà de son château).

     

     

      Vers 1108-1110

    Charte "complète" relatant la fondation du prieuré de Jugon par Geoffroy et Olivier son fils seigneurs de Dinan

    Notum sit presentibus et futuris quod Oliverius, prior filius Gaufredi domini Dinanensis, cum teneret ex hereditate a dono patris sui castrum quod vulgari lingua appellatur Jugon, ex nomine aque que fluit sub eodem castro, quod Jugon similiter appellatur, contigit ut aliquando cum eodem patre esset apud dictum Sanctum Maclovium de Insula, ubi concedenti ipso patro suo et Guillelmo cognomento Abbate fratre suo pro anima sua et parentum suorum. Deo et Beate Marie Majoris monasterii et monachis ejus, primo domum Guillelmin Abbati; deinde, super altare Sancti Maclovii, terram que est apud Jugon a magna porta, cum hospitibus qui jam erant in eadem terram, usque ad locum ubi conjungant due aque Jugon scilicet et Argolna, ad faciendam ecclesiam et burgum,
    ita solutum et quictum ut hospites ejusdem burgi, nec ipsi Oliverio nec alicui unquam reddant aliquam consuetudinem nisi monachis tantem. Promisit eciam se eis ad quietaturum quamdam curvaturam terre que propter reflexionem reflectitur et ipsa, versus burgum monachorum, ut possint cursum aque conjungue monti, sic et hospites ipsius Oliverii de vico qui est subtus castrum ex parte Argene fluvii aquararie usque ad magna portam; ad a magna porta usque ad burgum monachorum parrochiani ecclesie monachorum reddente ibi totum parochiale jus sicut et hospites eorum; dedit quoque eis eciam piscariam. Cujus donacionis testes sunt ex parte monachorum Guillelmus abba Sancti Martini, Guillelmus prior Minoris Monasterii, Guarinus de Lanrigan, Hubertus panetarius, Petrus bajulus; Gauterius armarius; Johannes de Combornio; Ravilius prior Sancti Maclovii; Mainfuntus prior Dinannensis; Guillelmus Rebrach; Golias sacristanus Sancti Maclovii; et famuli monachorus Pagnus camararius; Augerius de Hospitali; Johannes Marescalus; Gaufredus Resellus; Petrus Martinus; Rainaldus Columbel; Ascelinus Corbel; Radulfus Bruornus; porro ex parte Oliverii, ipse Goffredus pater ejus, et Guillelmus frater ipsius, Simon archidiaconus; Eudo Gobio; Herveus filius Hannonis; Paganus filius Kirkam; Hugo filius Guigonis; Brehaldus propositis et multi alii. Concessum et eciam ipso Oliverio ab abbate et monachis presentibus ut tantumdem fiat pro eo quando obierit quantum pro monacho. Porro in eadem septimana, venit Dominus Guillelmus abbas ad prefatum castrum ipsi Oliverii ubi ipse Oliverii addidit huic elemosine eciam molendinum unum suum cum tota piscaria ejus, dedit eciam et furnum, ad quem molendinum et furnum molerent et coquerent hospites de burgo suo a magna porta usque ad burgum monachorum per consuetudinem sicut et hospites eorum. Concessit eciam monachis quicquid eis dare vel vendere voluerunt homines ejus sive milites ita tamen ne perdat caput servicii sui. Concessit quoque ut monachis accipiant solute ac quiete de omnibus boscis ipsius ad edificandum et ardendum ubicunque ipse acceperit, ubicunque ejus acceperint homines ibi homines monachorum; porci vero monachorum sint in pasnagio in omnibus boscis suis sicut et porcis ejus erunt, et ubicunque pascent hospites ejus porcus suo. ibi et hospites monachorum similiter suo et monachis reddant pasnagium. Dedit eciam eis decimam de omnibus conductibus suis de passagio et concessit ut omnes hospites fuerint in terra monachorum quodcunque mercatum fecerint in castro ejus vel in quodcunque loco ipsius terre sive patris sui non reddant inde sibi consuetudines sed monachis. Si homines vero monachorum fecerint aliquid foris factum, clamor presens fiet ad monachum et faciet inde justiciam, et habebit emendationem qualem debebit si voluerit accipere aut, si voluerit, condonabit, quod si monachus a facienda justicia defecerit clamor deferetur ad dominum castri et ipse quidem coget hominem ad justiciam, sed monachus habebit emendacionem. Hec omnia concesserunt uxor ejus et filii Goffridus scilicet et Guillelmus. Hec omnia vidit et audivit Dominus Guillelmus abbas Sancti Martini cum omnibus monachis suprascriptis, demptis quatuor Guarino scilicet, Ravillio, Mainfunto; et famuli eciam suprascripti viderunt et audierunt exepto Urfredo. Ex parte vero Oliverii, ipse Oliverius, Bertrand filius de Magni, Galiurius filius de d'Eudes, Audroius filius Philippi, Roaldus filius Philippi, Gauffredus filius Gotonis, Galterius abbas, Guillelmus filius Norman de Brihan, Oliverius abbas, Trihan presbyter, Arnaldus Gremart, Simon archidiaconus, Eudo Goboi, Gualterius filius Mainfunti Isacar, Alanus miles, et Tanguy frater ejus, Morgant Cocus, Maurolegot, Radulfus portarius, Ricardus filius Maufredi, Gaufredus filius Pernaturalis, Gaufredus Manent, Gaufredus filius Pisci, Robertus Tonsus, Thomas de Sancto Joanne. Dedit quoque Bertrandus filius Magni, pro anima sua et parentum suorum Beato Martino et monachis ejus capellam quamdam que erat ex altera parte castri, ultra aquam, ubi aliquando interrabantur corpora mortuorum, (haec capella diruta est, nec vestigia manent) et quandam partem terre circa eandem cappellam ad hospitandum vel ad faciendum quod monachis placuerit (hac terrae particula non utitur prior); et sive hospites ibi mittant monachi, sine aliud quid faciant, totum erit solutum, et nichil omnino reddat nisi monachis.  Et hoc ipse Oliverius concessit, et uxor ejus et filii supra nominati, et susceperunt societatem et beneficium Majoris Monasterii de manu prefati abbatis tam ipsa mater quam filius ejus; et Bertrannus et Trihan capellanus, et multi alii hec viderunt et audierunt supradicti testes pene tam monachi quam famuli quos quid supra nominati ad present eos reiterare necesse non suit.  Cum Gaufredus, dominus Dinannensis, longo tempore dubitasset si posset dare an non in elemosinam aliquid de ecclesiis vel de decimis earum de feudo de Britennensium quod habebat in terra sua, et tollet eis per violencie rapinam, et nullum utile consilium invenisset sine assensu et voluntate illorum, quia dominus habebat odio rapinam, holocaustum et victime impiorum abominabiles sunt apud Dominum, Briencius, cognomine Vetulus, Britennensium summus domini, et eorum promogenitus, ac Sancti Maritini monachus, querens tam salutem animarum dinanensium dominorum quam parentum suorem, filiorum videlicet G. Vetuli et Gautherii Taschen, impetrato acceptoque ab omnibus illis assensu, impetrato acceptoque ab omnibus illis assensu, et voluntaria concessione ad Sanctum Maclovium Dinansem in claustrum venit cum Gilduim filio Gilonis cujus sororem uxorem habuerat, in quo claustro Gaufredum Dinanensem dominum cum monachis turbaque baronum suorum invenit, cui cum suorumque, assensum et voluntaria concessionem retulisset, Gaufredus valde gravisus est, concessio igitur talis sui : Ego Briencius Vetulus et filii mei, omnisque parentela nostra, volumus, assentimus, concedimus et rogamus ut de feudo nostro quod nobis, et omnes sciunt, injuste tollisti tam ex parentela tua Sancto Martino soli, et nullis aliis sanctis donatis in perpetuum habendum quicquid volueritis pro salute et redempcione animarum tocius generis nostri tam mortui quam viventis, ita ut elemosina in primis sit vestra et nos vobiscum ejusdem participes simus. Hac ergo donacione Gaufredus et filii sui accepta, donata et confirmata, gaudium magnum habuere ne amplius unde dubitaverunt dubitata vel debuerunt. Hujus convencionis testes ipse Gaufredus Dinanensis, Eudo Gobio, Morvanus Dumiaco, Pleardus de Brohorii , Radulphus filius Santarii, Ascelinus filius Briencii, Hustus grammaticus, David de Miniaco, Rainaldus filius Chinochi, Orricus de Miniaco, Querricus de Langanono, Testes de illa parte ispe Briencius Vetulus, Briencius Armarius, Gildunus filius Gilonis, Johannes sacrista, Rainaldus nepos ejus, Hamus capellanus monachorum, Brientius Cato et Rainaldus, Hanno filius Guerrici, Gaulterius de Mariaco, Robertus de Herico et alii multi. Mox igitur en premiciis donorum donavit nobis decimam suam de Mignerito : hec facta sunt sub priore Mainfinito; ibidem domino militantibus monachis Herveo, Gingomaro, Hamarico, Rainaldo, Radulfo. Deinde dedit idem Gofredus, dominus Dinanensis, Sancto Martino et suis monachis, terram Berhandi Canuti, scilicet partem una de Carmalo, et alteram partem de Carmalou, quas partes concesserat idem Brehandus Canutus predicto Goffredo et eumdem suum heredem fecerant de illis partibus terre; has igitur duas partes terre de Carmalo et de Carmelen liberas dedit predictus Goffredus sicut dictum Beato Martino Majoris Monasterii concedentibus omnibus filiis suis;Testes hujus doni sunt ilii qui suprascripti sunt. Oliverius, Dinanensis dominus, dedit Domino et Sancto Martino et monachis de Jugon omnem consuetudinem hominum monachorum quam in feria sua accipiebat; unde testes Ricardus dapifer, Rivalonius portarius, Perenesus de Porta et alii multi. Notum sit omnibus fidelibus presentibus et qui post ipsos futuris sunt quia Evanus filius Ranulfi, inspirante Domino, volens fieri monachus in monasterio Beati Martini Majoris Monasterii, paulo antequam fuerat monachis, dedit Sancto Martino et suis monachis heriditatem suam de terra que vocatur Carmoith, sicut eandem tenuerat, jure hereditario, Ranulfus pater suus. Hoc donum fuit factum et confirmatum ante Gaufredum dominum Dinanensem. Ex sua parte vero idem, dinanensis dominus, dedit Beato Martino et suis monachis totum servicium quod habebat in predicta terra Ranulfi Carmoith quam post Ranulfum tenebant Galterius et Evanus filii sui et Verserius consanguineus eorum.Testes ex parte eorum ipse Goffredus dominus, Evarius Cocu, Robertus Bernardi filius, Moyses Gormeli filius, Gormelon Rufus, ex parte monachorum dominus abbas Guillelmus, Durandus, Asinus, Evanus Ranulfi filius. Et quoniam castrum de Jugon, antequam in dominium Gauffredi Dinanensis vel heredum ejus deveniret, antecessorum et parentum comitis Stephani fuisse dignoscitur, quadam vice, dum idem comes Stephanus de curia regis Anglorum veniens per Jugon transiret, dominus Gauffredus de Ivran et dominus David, monachi scillicet de Jugon, adierunt comitem Stephanum, multis precibus eum rogantes ut elemosinam de Jugon quam Gauffredus Dinanensis et Oliverius filius ejus Majori Monasterio fecerant ipse concederet; quod tunc in audiencia multorum benigne concessit. Horum scilicet presencia Conani capellani ipsius comitis, Horvenesii filius Horvenesii, Goscelini de Riviler, Roaldi vicarii, Goffredi filii Pissonisi; de parte monachorum interfuerunt Gauffredus de Ivran et David socius ejus et David capellanus monachorum, Hoellus famulus monachorum et alii multi. Galterius de Bocoit et Rivalonus fratre ejus dederunt monachis Sancti Martini Majoris Monasterii apud Jugon manentibus ut eorum firmitatem habere promererentur duo novalia prati; duoque arabilis terra in Carboihac, unde testes sunt ex parte monachorum Radulphus prior, Evanus monachus, David presbiter, Gorhandus Sebelinus; d'autre part Galterii ipse et frater ejus Gaufredus Rivallonis filius, Gaufredus Gualterini filius, Carnotus Tarduvinus et alii multi. Postea vero ipse Rivallonus decidens ininfirmitatem dedit Deo et et monachis pro amina sua quatuor novalia terre et omnia alia prata, terra arabiles juxta petram propinquam Maelariam, et juxta petram Merclariam et duo prati. Unde sunt testes supradicti. Eo itaque tempore quo dedit dominus Oliverius de Jugon, pro anima sua et parentum suorem, Domino et Sancto Martino in manus Guillelmi abbatis, donum quod huc usque ipsius ac suorum omnium patrocinio filiorum ratum tenemus eodem, sicut in presenti cartula alias scriptum habemus, alias scriptum habemus, Bertrannus Magny filius pro anima sua capellam Beate Marie et curam eadem, et quodam terre novale et cemiteriolum ubi peregrinorum et pauperum corpora inhumari solebant eidem abbati et monachis suis donavit. Postea vero, defuncto primogenito suo, ut supradicti monachi in oracionibus suis eum susciperint, donum illud augmentaturum pollicebatur. Deinde, divina inspirante gracia, qua dicitur : virtus infirmitate perficitur, non modica correctus infirmitate, quasi fratre suos monachos advocat, consilium querit, et se ipsum eis tribuens, et ut eum in oracionibus suis susciperent censum duorum solidorum et unius quarterii frumenti eis donavit; et ne qui eis quasi monachis fraudulenter contradiceret; Gaufredum Oliverii filium et fratres suo qui testes ac doni hujus defensores essent advocatit homines qui censum redderent; preostendit Tehellum videlicet Vetulum unam minam frumenti et sex solidos a terra quam ab eo tenebat sibi reddentem; Bernardumque Cabalum unam minam frumenti reddentem, Exulatumque Petri filium tres solidos; Gravonis filium duodecim dinarios;
    presentes hujus doni testes sunt Radulfus prior, Herveus et Evanus monachi, Hamo capellanus, David presbiter, Evanus sacerdos, Goffredus, Alanus [et] Oliverius fratres et dominus hujus castri, Picardus dapifer, Hanno Gorra et Robertus fratre ejus, Oliverius de Leen, Exulatus de Guerrivel, Hoel, Gonnor uxor Oliverii, Alanus Bertranni filius, Stephania ejusdem uxor Bertranni, Laura Bertranni filia, qui et ipsi pro anima domino et monachis hec dona dederunt et concesserunt. Ne posterita veteres latere queat, stylo memoricque, quod Goffredus de Corrun in claustro Sancti Maclovii de Dinan, abbati Guillelmo et monachis ejus, dedit partem suam cujusdam molendini de Stagno, quartem partes omnium consuetudinum quas tunc hereditario jure possedebat, et de passagio decimam sur partis de passagii. Hujus rei testes sunt ipse Gauffredus de Dinan et Olivierusque ejus filius, et Alanus et Evanus Cocus, David de Miniac et multi alii. Ut Rafredus molendinarius particeps beneficii Majoris Monasterii esset, de horto suo concessit terram habendam ad exclusam reficiendam, quapropter monachi et eorum capellanus injunxerunt et honorifice sepelierunt . Quod ejus filii Herveus et Galterius concesserunt et super altare Sancto Marie posuerunt. Hujus doni testes existunt Evanus, magister Jullianus capellanus, Evanus Tardif, Alanus filius Arnaudi. Sic sigillatum in sermento albo cum filiis ab ipso impendentibus.


     

    Traduction personnelle : Pour le présent et le futur que l'on sache qu'Olivier fils aîné de Geoffroy, seigneur de Dinan, puisqu'il tient suite à son héritage le château don de son père, en langage commun appelé Jugon, du nom de l'eau qui coule sous le même château également appelée Jugon, quant il est arrivé un jour avec son père appelés dans Saint-Malo de l'Isle, en ce lieu ont concédé son père, lui-même, et Guillaume surnommé l'Abbé son frère, pour leurs âmes et celles de leurs parents, à Dieu et à la Bienheureuse Marie du Grand Monastère et à ses moines : premièrement la maison de Guillaume l'Abbé [maison assise en Jugon dont était alors seul possesseur Guillaaume l'abbé frère d'Olivier de Dinan] ; puis, sur l'Autel de Saint-Malo [ces donation eurent lieu ce même jour en l'église de Saint-Malo devant l'Autel], la terre qui est à Jugon depuis la grande porte, avec l'hospital [ou maison d'ébergement] qu'il y a déjà en la même terre, jusqu'au lieu où se conjuguent [où se réunissent] les eaux de Jugon et de l'Arguenon, à savoir pour faire l'église et le bourg, ainsi sans entraves et tranquille pour les hôtes du même bourg ; et ils ne pourront pas les hommes d'Olivier jamais appliquer [et là les hommes d'Olivier ne pourront jamais appliquer...]  certaines coutumes mais seulement les moines. Il leur a été également promis toute quiéte [en toute quiétutude, sans usages ni coutumes] une terre dans la courbe de l'Arguenon pour ramener à la réflexion et a réfléchir, le bourg des moines, le cours de l'eau uni à la montagne, cela pour les hôtes d'Oliviers eux mêmes en le village qui est sous le château la partie de la réserve [de l'étang] de l’eau d'Arguenon jusqu'à la grande porte, et de la grande porte jusque bourg des moines; de droit en toute la paroisse la défense des moines et des paroissiens, de l'église et leurs invités; ils leurs ont donné aussi une pêcherie; De ce don sont témoins d'une part : Pierre le porteur, Gautier armarius [celui qui était responsable des armoirium, placards en lesquels étaient rangés les scripts]; [Jehan seigneur de Combourg parent de Geoffroy ?]; Ravilius prieur de Saint-Malo; Main prieur de Dinan; Guillaume Rebrach; Helias sacristain de Saint-Malo; et le serviteur des moines Payen camarier [celui qui était attaché à la personnalité de certains dignitaires de l'église]; Auger de l'Hospital; Jehan Mareschal; Geoffroy Resel; Pierre Martin; Railand Colombel; Ascelin Corbel; Raoul Bruorn [Raoul de Broons ?]; en plus d'autre part Olivier, Geoffroy son père, et Guillaume son frère lui-même, Simon archidiacre; Eudes Gouyon; Hervé fils de Hannon; Payen fils de Kirkam; Hugues fils de Guigon; Brehald le préposé et plusieurs autres. Cela a été accordé aussi par Olivier, par l'abbé et autant par les moines présents par tous ceux qui sont venu jusqu'ici.
    En outre dans la même semaine, le Seigneur Guillaume l'Abbé dans le même château d'Olivier où était Olivier a ajouté aussi pour aumosne son propre moulin avec toute sa pêcherie, il a également donné et le four à qui est le moulin et la cuisson et le broyage et la cuisine de ses propres hôtes en le bourg de la grande porte jusqu'au bourg des moines selon la coutume et leurs invités. A également été accordé aux moines quels que soient leurs choix de vendre ce qu'ils voudront à ses hommes ou à ses soldats de façon à ne pas perdre la tête de leurs services [?] Concède aussi aux moines de recevoir sans entrave et tranquille, eux mêmes tous les bois pour la construction et le chauffage partout ou cela sera accepté; partout où seront acceptés ses hommes et ses moines. Et la glandée des porcs des moines dans tous ses bois et les porcs là seront, et partout pour leurs hôtes là le repaitre pour leurs porcs. De même les hotes des moines et les moines rendront le pallagium [les hôtes ou les hospites des moines donneront aux moines le Pallagium; s'acquiteront envers les moines du palagium. Palagium : acquittement financier donné pour la "glandée" et pour le parcours du bois du seigneur par les porcs de ses vassaux. Suivant les règles cisterciennes en vigueur, au 12ème siècle, la plus part des  moines devaient eux mêmes travailler la terre qu'ils avaient reçu de leur seigneurs respectifs. Certains moines cependant feront appel à des journaliers extérieurs appelés Hospites passant ainsi outre à cette règle religieuse. Pour punir l'un de ces méfaits Guillaume de la Chapelle, en 1189, fera lui un exemple en assomma l'un de ces moines allant aussi jusqu'à égorger les bêtes de trait Guillaume estimant avoir des droits féodaux sur les champs de ces terres alors cultivés par des moines relevant de l'abbaye de Savigné. Ce procès opposant et Guillaume de la Chapelle et les moines de l'abbaye de Savigné, sise en Normandie, sera instruit par Robert de Lanvallei alors sénéchal de Rennes sous la mandature de Geoffroy duc de Bretagne et fils d'Henry II roi d'Angleterre. Dom Morice tome 1 colonne 716. L'abbaye de Savigny ou de Savigné sera fondée par Saint-Vidal lequel fut, dans la seconde moitié du 11ème siècle, le chapelain personnel de Robert de Mortain, l'un des plus riches seigneurs anglo-normands au lendemain de la bataille d'Hasting laquelle fut livrée en 1066 par son demi-frère Guillaume le Conquérant. Cette abbaye va très rapidement se développer et créer ainsi des abbayes filles dont certaines seront édifiées en Angleterre. L'abbaye de Vieuville sous Dol, à laquelle Jean de Lanvallei offrira sa terre dite d'Harel, relevera elle aussi de cette même abbaye mère située à Savigny le Vieux dans la Manche ]. Il a également donné la dime sur l'asservissement des passages [les dimes perçues sur les péages ou les chemins soumis à taxes] et a accordé cela pour tous les hôtes quels qu'ils soient en la terre des moines qui viendront faire le marché en son château ou l'établir quelle que soit la terre de son père, par conséquence ils ne lui donneront pas ce qui est pris d'habitude mais [ils le donneront] aux moines. Mais si les hommes des moines produisent quelque chose au dehors le moine présent appellera à grands cris et la justice sera faite et seront de la sorte obligé à la punition ou si vous le souhaitez ils recevront votre pardon, et si les moines échouent à faire justice ils soumettront leur plainte au seigneur du château et l'homme contraint à la justice par les moines sera corrigé. Tout cela fut accordé par sa femme nommée Gonnor et enfants à savoir Geoffroy et Guillaume. Ceux-ci ont tous vus et entendus Guillaume Abbé de Saint-Martin avec tous les moines susdits; retranché [sauf] à savoir : Garin, Ravillio, Meen, Golia [Helie], et également les serviteurs susdits qui ont vu et entendu excepté Urfredo. Mais d'autre part Olivier, Olivier lui même, Bertrand fils de Magni, Galiurius fils de d'Eudes, Audroius fils Philippe, Roald fils de Philippe, Geoffroy fils de Gotonis, Gaultier abbé, Guillaume fils de Norman de Brihan [la famille seigneuriale de Brehan souche des seigneurs de Brehan-Loudeac en l'actuelle ancienne paroisse de Brehan, l'une des plus anciennes maisons seigneuriales de Bretagne. Ici Guillaume de Brihan fils de Norman est parent proche de Brient Vetulus ou Brient le Vieux dit en latin Brientensium ce dernier étant lui aussi cité en cette charte. Norman se dira être dans la charte de la fondation du prieuré de Lambale " le fils de d'Arnaud" . Brientensium ou le dit Brient le Vieux prendra pour femme la soeur de Guildinus fils de Gilon. Lire au bas de cette page le texte consacré à Brient Vetulus...] Olivier abbé, Trihan prêtre, Arnauld Gremart, Simon archidiacre, Eudo Goboi [ou Eudes Gouyon seigneur de Gouyon], Gaultier fils de Main Isacar, Alan chevalier et Tanguy son frère, Morgan Cocus, Maurolegot, Raoul portier, Richard fils de Mauffroy, Geoffroy fils de Pernaturalis, Geoffroy Manent, Geoffroy fils de Pisci, Robert Tonsu, Thomas de Saint-Jean. Et donne Bertrand fils de Magni, pour son âme et celles de ses parents, au bienheureux Martin [le Grand monastère de Saint-Martin de Marmoutier] et à ses moines la chapelle qui est de l'autre côté du château, plus l'eau [au delà de l'eau, au delà de la rivière] , là où autrefois on mettait en terre les corps des morts (cette chapelle est en ruine, il ne reste que des vestiges "annotation en marge de la charte") et une partie de terre proche de la même chapelle près de l'ébergement où les moines pourrons faire ce qu'il leur sera grée (ne pas utiliser la première partie de cette terre "annotation en marge de la charte") et les moines enverront les hospites  sans rien faire d'autre, tout sera résolu, et rien ne sera a rembourser, excepté aux moines. Et cela lui même Olivier accorda, et  [ses] fils ci-dessus nommés [...Tout cela fut accordé par sa femme nommée Gonnor et enfants à savoir Geoffroy et Guillaume...], et reconnus par la communauté [...et ces dons reconnus par la communauté...]et le bénéfice du Grand Monastère en la main de l'abbé susmentionnée [le dit Guillaume abbé de Mzarmoutier]ainsi que de la mère et de son fils [?] et Bertrand [Bertrand fils de Maingi ci-dessus] et Trihan chapelains; et beaucoup d'autres ont vu et entendu les témoins mentionnés ci-dessus, presque tous moines que familiers [presque tous, tant les moines que les serviteurs] quels qu'ils soient mentionnés ci-dessus et il est nul besoin de se répéter pour les présenter. Avec Geoffroy, seigneur de Dinan, ont à hésité pendant une longue période, s'il pouvait donner ou non en aumosne certaines églises ou dimes du fief de Brient [pour savoir s'il pouvait donner ou non...Brien est ici Brien le vieil ou Brien Vetulus chef de la "branche aisnée" des Brien] lequel [lequel fief de Brien] était en sa propre terre [celle de Geoffroy le fief de Brien relevant de la seigneurie de Geoffroy de Dinan] qu'il avait pris par la violence des rapines [les dimes et les églises que Geoffroy avait par la rapine pris à Brien son vassal sujet] , et sans utile conciliation pris sans son consentement et sa volonté. Pour le seigneur [ici Brien Vetulus] il y eu odieuses rapines et les méchants seront victimes de l'abominable holocauste avec le Seigneur.  Brien, surnommé le Vieux, seigneur suprême des Britennensium [seigneur aisné et supérieur de tous les Brien. Ce détail est ici important puisqu'il confirme que tout seigneur, même"vassal", était "maitre" en ses terres ], et aussi celui qui est aîné [celui qui est son fils aîné], et le moine de Saint Martin, se plaignent du Salut de l'âme du seigneur de Dinan, ainsi que celui de ses parents, à savoir G. le Vieux [Ici Brien "craint" pour l'âme de ses propres parent à savoir G.le Vieux et Gautier Taschen ] et Gautier Taschen;  fut obtenue et acceptée par tous une approbation volontairement concédée en le cloitre de Saint-Malo de Dinan; venu avec Gilduim fils de Gilon lequel a pour soeur la femme qu'il a [Brien le Vieux est venu avec Gelduim fils de Gilon lequel a pour soeur sa femme ou bien : Brient le Vieux est venu avec le frère de sa femme fils de Gilon]  dans le cloitre devant Geoffroy seigneur de Dinan, avec le tumulte des moines et barons qui s'y trouvaient eux mêmes avec leurs parents, un assentiment volontaire concédé fut rapporté, Geoffroy en a été très heureux, par conséquence fut concédé tel que : Moi Brien le Vieux et mes fils, et tous nos parents, nous donnons notre assentiment, et demandons que nos fiefs, et tout le monde le sait, si injustement pris à partir de votre seule parenté,  [soient donnés à] Saint-Martin et avec plusieurs autres Saints; le donneur [Brien Vetulus lui même]donne à perpétuité peu importe ce qu'il possède [donne à perpétuité tout ce qu'il possède] de sa volonté pour le salut et la rédemption des âmes de notre famille entière [ici il s'agit de la famille de Geoffroy de Dinan] aussi morte que vivante [aussi bien morte que vivante] de sorte que l'aumône la première soit la votre et nous avec vous nous partageons la même [et nous avec vous nous partageons votre aumosne] . Donc cette donation Geoffroy et [son] enfant acceptent [Olivier de Dinan], donnent et confirment, [et avec] grande joie annoncent ne pas plus hésiter ou douter.  Témoins à cette convention Geoffroy lui même, Eudes de Goyon, Morvan de Miniac [Morvan de Miniac; celui-ci fut également "témoin" lors de la fondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol laqelle fut voulue par Jean seigneur de Dol, neveu de Geoffroy, vers 1078], Pierre de Broons [Pierre seigneur de Broons], Raoul fils de Santarii, Ascelin fils de Brient, Hustus le grammarien, David de Miniac, Rainald fils de Chinoc, Orin de Miniac, Guerin de Languenan [Guerrinus de Langananno seigneur de Languenan proche de Corseul. Plus d'un siècle plus tard, en 1235, Marguerite fille de Rolland de Montafilan, Dame de Plancoët, donnera au prieuré de Saint-Aubin des bois la dime de Languenan] . Tesmoins de cette partie [les témoins de Brien Vetulus sont :...] Brien le Vieux, Brien Armarius, Gilduin fils de Gilon [le beau frère de Brien Vetulus], Jehan le sacristain, Rainald son neveu, Hamon le chapelain des moines, Brien le Chat et Rainald, Hanno fils de Guerin, Gaultier de Mariac, Robert de Heric et plusieurs autres. Donc peu de temps après en premier don nous avons donné sa dime de Mignerito cela fut fait sous le précédent Mainfinito [cela fut fait en la présence du susmentionné Mainfinito], en même temps les moines soldats du Seigneur [en même temps étaient présents aussi les moines soldats du Seigneur...] Hervé, Gingomaro, Hamaric, Rainald, Raoul. Puis a donné le même Geoffroy, seigneur de Dinan, à Saint Martin et à ses moines, la terre de Berhant le Chénu [ou Brehan Chanet. Brehan Chénu ou Brehan Chanet en latin se dit en effet "Berhandi  ou Brehan Canuti " ce qui signifie : Brehan le Blanc, Brehan le Vénérable ou encore Brehan le Vieux...Berhandi ou Brehan  Canuti est-il Brien Vetulus ?] , à savoir une partie de la terre de Carmalo et autre partie de Carmalou, lesquelles parties concède le même Brehant le Vénérable au dit Geoffroy et aussi à son héritier ce qui fait ces  parties de terre [ce qui fait pour le fils héritier de Geoffroy ces deux mêmes parties de terres aussi... Suite au litige ayant hier opposé Geoffroy de Dinan et Brien Vetulus ici Brehan donne ou concède aux dits Geoffroy et fils les terres que Geoffroy de Dinan  lui avait "injustement pris par rapine" afin que ce dernier, enfin "possesseur légalement reconnu"  puisse à son tour en toute légalité les offrir à Marmoutier. Geoffroy ne pouvait pas offrir en effet à Marmoutier et à ses moines une terre  que lui même avait par rapine "volée"]. Donc deux parties de terre affranchies de Carmalo et de Carmelen données par le dit Geoffroy, comme indiqué, au Grand Monastère de Saint-Martin qu'ont concédé après [lui] tous ses enfants. Sont témoins de ce don tous ceux qui sont écrits [énoncés] ci-dessus.  Olivier, seigneur de Dinan, donne au Seigneur et à Saint-Martin et aux moines de Jugon, tous les coutumes aux hommes moines qu'il reçoit pendant ses fériés [pendant les jours de fêtes]. De cela sont témoins : Richard sénéchal, Rivalon le portier, Perenessus de la Porte et plusieurs autres. Qu'il soit connu de tous les fidèles présents, et après cela ceux qui demain seront, que Evan fils de Ranulf, inspiré par Dieu, a voulu devenir moine en le Monastère "le Grand Monastère du bienheureux Martin" peu avant qu'il ai eu plus de moines; ila donné à Saint-Martin et à ses moines sa terre héritée qui est appelée Carmoith comme il l'a tenait par droit d'hérédité de son père Ranulf. Ce don a été fait et avant a confirmé Geoffroy seigneur de Dinan. De son côté le même Geoffroy seigneur de Dinan a donné au bienheureux Martin et à ses moines tout son service qu'il a [tous les droits qu'il possède] en la dite terre de Ranulf Carmoith qu'après lui tiennent Galterius et Evanus ses fils et Verserius leur cousin. D'une part sont témoins eux mêmes Geoffroy seigneur [Geoffroy seigneur de Dinan], Evan Cocu, Robert fils de Bernard, Moy fils de Gormeli, Gormelon le Roux, et d'autre part les moines : le seigneur abbé Guillaume, Durand, Asinus, Evan fils de Ranulf [celui-ci étant celui qui offrit la dite terre de Carmoith]. Et parce que le castel de Jugon, avant qu'il soit la propriété du seigneur Geoffroy de Dinan, ou qu'il devienne celle de ses héritiers, a été diagnostiqué être une fois aux ancêtres et parents du comte Etienne, pendant que le même comte Etienne arriva de la Cour d'Angleterre transitant par Jugon, le seigneur Geoffroy de Ivran [Geoffroy seigneur d'Ivran proche de Jugon] et le seigneur David, à savoir les moines de Jugon, ont informé le comte Etienne suppliant par beaucoup de prières [vouloir recevoir] l'aumosne de Jugon que Geoffroy de Dinan et Olivier son fils au Grand Monastère avaient concédé; alors en une audience multiple [devant beaucoup de monde] avec bienveillance concéda [Etienne comte de Bretagne et seigneur de Penthièvre "entérine" ou "confirme" la concession faite hier à Marmoutier par Geoffroy de Dinan et son fils Olivier les dits Geoffroy et Olivier étant pour la terre de Jugon "vassaux" du dit Etienne]. Ces présences [ont été témoins] : Conan Chaplain comte lui même [ou bien est-ce : Conan chapelain du comte lui même ?] , Herven fils de Herven, Josselin de Riviler, Roald le vicaire, Geoffroy fils de Pissonis; d'autre part les moines en présence des moines Geoffroy d'Evran et son partenaire David, et David chapelain des moines, Hoel serviteur des moines et plusieurs autres. Gaultier de Bocoit et Rivalon son frère [tous deux fils de Rivalon]donnent aux moines du Grand Monastère de Saint-Martin ce qui reste de leur ferme pour gagner deux champs labourés; deux terres arables en Carboihac [Carbrehaut ou Quarberhaui fief assis en Plénéee-Jugon
    . Jules Henri Geslin de Bourgogne]; de cela  sont témoins d'une part les moines Raoul prieur, Evan moine, David prêtre, Gorhand Sebelin; d'autre part Gaultier lui même [Gaultier de Bocoit ci-dessus] et son frère Geoffroy fils de Rivallon, Geoffroy fils de Gaultier, Carnot Tarduvin et beaucoup d'autres. Cependant après, Rivallon dans son infirmité [Rivallon de Bocoit, père de Gaultier, de Geoffroy et de Rivallon. Il donnera des terres elles aussi en jachères proches de celles de ses propres enfants], a donné à Dieu et à ses moines, pour le salut de son âme, quatre terres de nouvelles jachères et toutes ses prairies proches des deux nouvelles jachères [celles de Gaultier et de Rivallon] proches du rocher voisin de Maelariam et proches du rocher de Merclarian et deux prairies. De cela furent témoins les susdits.
    C'est alors là en ce temps que donna le seigneur Olivier de Jugon pour son âme et celles de ses parents, au Seigneur et à Saint-Martin, dans la main de Guillaume abbé, ce don ici et sa protection ratifiés par ses enfants tenant le même [donation ratifiée par ses enfants lesquels étaient possesseurs du même don offert]; comme dans autre précédente charte nous écrivons Bertrand fils de Magny [celui-là même qui offrira la petite chapelle antique de Jugon] pour son âme [ donne] et les mêmes soins et une terre en jachère et cimetière pour les pélerins et à l'occasion pour l'enterrement des corps des pauvres [au bas moyen âge l'habitat rural était très clairsemé le bourg lui naissant très souvent autour de la fondation d'un prieuré ou bien d'un monastère. Ainsi proche d'une chapelle antique il y avait souvent un habitat premier, petit, primaire et cellulaire lequel, lorsque proche de celui-ci était fondé une prieuré ou monastère, alors naturellement humainement s'amplifiait. Le "cimetière pour les pauvres" assis ici même la présence de ce même habitat premier. Ici à Jugon cette "chapelle antique" était celle de la Bienheureuse Marie alors bien du dit Bertrand fils de Magny. Comment ce dernier était-il entré en possession de cette même petite chapelle antique ? ] à l'Abbé et à ses moines il les a remis. Plus tard cependant, au décès de son fils aîné, aux moines susmentionnés, dans les prières faites pour le soulever, il promis d'augmenter le don. Puis, par la Grâce de l'Inspiration divine, il a dit : "par la vaillance l'infirmité [la faiblesse] se termine"; non modique la faiblesse est corrigée, faisant appel à ses frères moines, il requéra conseil et leur donnant lui même, afin qu'ils puissent le recevoir dans leurs prières, deux sols et un quart de froment il leur accorda. Et ceux des moines qui ne le feront pas calomnies contre eux; Geoffroy fils d'Olivier et ses frères [il s'agit ici de Geoffroy époux d'Orieldis et frère de Rolnad le Roux. A la lecture de cette charte il semble que Geoffroy de Dinan fils d'Olivier, ait eu un autre frère que Roland puisque "frères" est mis ici au pluriel] sont témoins de ce don étant ses défenseurs appelant aux hommes qui paient l'impôt. A savoir  Tehel le Vieux une mine de froment et six sols pour la terre en laquelle il se tien retourné [en laquelle il s'est retiré] ; Berand Cabal une mine du froment qu'il tien; Exalte fils de Pierre [Exulatus de Guerrivel ci-dessous ?]  trois sols; Gravon fils douze offrantes; sont témoins présents à ce don Raoul prieur, Hervé et Even moines, Hamon chapelain, David prêtre, Evanus prestre, Geoffroy [Geoffroy de Dinan fils d'Olivier et époux d'Orieldis], Alain [et] Olivier, frères, et seigneurs de ce chateau [Alain et Oliviers fils du dit Geoffroy et frères de Guillaume l'Abbé. Olivier est ici celui qui "décide" de la fondation du dit prieuré de jugon], Picard sénéchal [probablement Richard le sénéchal déjà cité ci-dessus], Hanna Gorra et Robert son frère [probablement Hanno fils de Guerin déjà cité ci-dessus], Olivier de Leen, Exulat de Guerrivel, Hoel, Gonnor femme d'Olivier [Agnorie de Penthièvre femme d'Olivier de Dinan], Alain fils de Bertrand, Stephanie femme du même Bertrand, Laure fille de Bertrand, et ils ont donné et accordé ces dons pour l'âme du seigneur et des moines [pour l'âme d'Olivier de Dinan ?] Ne pouvant pas avoir de descendance, tige de la mémoire, Geoffroy de Corrun [ou Geoffroy de Corron né vers 1070. Décédé sans héritier direct son frère semble devoir être le "grand aïeul d'Etienne de Corron né vers 1160. Agnès la fille du dit Etienne, née vers 1180-1190, épousera Roland de Dinan seigneur de Montafilan. Etienne de Corron sera cité en 1216 aux côtés de Geoffroy de Tournemine et d'Olivier son fils lorsque tous deux avec Rolland de Saint-Hillion donneront au Grand Monastère une somme de bois en le bocage de Corron seigneurie assise en Planguenouald.Passée en la famille de "Montafilan " cette dernière entrera en 1437 dans la famille seigneurial des sires de Laval avant d'être rachetée, cela en 1541, par Claude d'Annebaut baron de la Hunaudaye] en le cloitre du seigneur de Saint-Malo de Dinan et du bienheureux Martin, à l'Abbé Guillaume et ses moines, donne une certaine partie de son moulin de l'Etang, la quatrième partie de l'ensemble de ses coutumes qu'il possède par droit d'hérédité, et sa dime de passage sur la partie des passages, de cela sont témoins Geoffroy de Dinan et Olivier son fils, et Alain et Evan Cocus, David de Miniac et beaucoup d'autres. De même Rafredus le meunier a partagé ses bénéfices avec les Grand Monastère, de son jardin il concéda la terre qu'il avait en vu de réparer les exclus, et enjoint les moines et leurs chapelains [leurs officiers ecclesiastiques] à honorablement enterrer [Rafredus donne sa terre à Saint-Martin afin que les moines et leurs chapelains puissent honorablement inhumer les exclus] .Pour cela ses fils Hervé et Gaultier ont concédé et sur l'Autel Sainte-Marie posèrent [leurs mains]. Il y eu pour témoins à ce don Evan, le maitre aumonier Julien,Evan Tardif, Alain fils d'Arnaud. Ainsi le sceau en le blanc serment avec les enfants eux mêmes pour faire usage.

     

    Les acteurs de cette donation sont:

    - Olivier fils de Geoffroy de Dinan
    - Geoffroy de Dinan père d’Olivier
    - Guillaume l’Abbé frère d’Olivier et fils de Geoffroy de Dinan
    - Les hospites d’Oliviers
    - Pierre le porteur
    - Gautier chargé des armoirium
    - Ravilius prieur de Saint-Malo
    - Main prieur de Dinan
    - Guillaume Rebrach
    - Helias ou Helie sacristain de Saint-Malo
    - Payen le camarier des moines
    - Auger de l’Hospital
    - Jehan Mareschal
    - Geoffroy Resel
    - Pierre Martin
    - Railand Colombel
    - Ascelin Corbel
    - Raoul de Broons
    - Simon archidiacre
    - Eudes Gouyon
    - Hervé fils de Hannon
    - Payen fils de Kirkam
    - Hugues fils de Guigon
    - Brehald le préposé
    - Gunnor ou Agnorie de Penthièvre femme d’Olivier de Dinan
    - Geoffroy fils d’Agnorie et d’Olivier de Dinan
    - Guillaume frère du précédent
    - Garin Ravillio, absent
    - Meen, absent
    - Golia ou Helie, absent
    - Urfredo, serviteur, absent
    - Bertrand fils de Magny, chapelain, donateur de la chapelle antique
    - Magny père de Bertrand
    - Galiuris fils d’Eudes
    - Eudes père de Galiurius
    - Audroius fils de Philippe
    - Philippe père d’Audroius
    - Roald fils de Philippe et frère supposé d’Audroius
    - Geoffroy fils de Galonis
    - Galonis père de Geoffroy
    - Gaultier, abbé
    - Guillaume fils de Norman de Brihan ou de Brehan ou de Brien
    - Olivier, abbé
    - Trihan, prêtre, chapelain
    - Arnauld Gremart
    - Gaultier fils de Main Isacar
    - Main Isacar père de Gaultier
    - Alain Chavalier frère de Tanguy
    - Tanguy Chavalier frère d’Alain
    - Morgan Cocus
    - Maurolegot
    - Raoul, portier
    - Richard fils de Mauffroy
    - Mauffroy père de Richard
    - Geoffroy fils de Pernaturalis
    - Pernaturalis père de Geoffroy
    - Geofroy Manent
    - Geoffroy fils de Pisci ou de Pissonis
    - Pisci père de Geoffroy
    - Robert Tonsu
    - Thomas de Saint-Jean
    - Brien Vetulus donateur
    - G. Vetulus fils de Brien
    - Gautier Taschen, fils de Brien Vetulus
    Anciens Evêches de Bretagne Par J. GESLIN de BOURGOGNE

    - Gilduin fils de Gilon, beau-frère de Brien Vetulus
    - Gilon père de Gilduin
    - Morvan de Miniac
    - Pierre de Broons
    - Raoul fils de Santarii
    - Santarii père de Raoul
    - Ascelin fils de Brien Vetulus
    - Hustus le grammarien
    - David de Miniac
    - Guerin de Langan
    - Brien Armarius parent de Brien Vetulus
    - Jehan le sacristain
    - Rainald, neveu du précédent
    - Hamon, chapelain des moines
    - Brien le Chat, parent supposé de Brien Vetulus
    - Rainald
    - Hanno fils de Guerin, donateur voir en la charte Hanna Gorra ou Hanna fils de Gorra
    - Robert frère de Hanna fils de Gorra
    - Guerin père de Hanno
    - Gaultier de Mariac
    - Robert de Heric
    - Mainfini
    - Hervé, moine
    - Gingomaro, moine
    - Hamaric, moine
    - Railand, moine
    - Raoul, moine
    - Brehan le Chénu, peut-être Brien Vetulus, donateur des terres de Carmalo, de Carmalou et de Carmelen
    - Richard, sénéchal
    - Rivalon le portier
    - Perenesus de la Porte
    - Evan fils de Ranulf, moine de Jugon, donateur de la terre de Carmoith
    - Ranulf Carmoith père de Evan le précédent
    - Galterius ou Gaultier Carmoith frère d’Evan ci-dessus
    - Verserius cousin de Evan et de Gaultier Carmoith ci-dessus
    - Evan Cocu
    - Robert fils de Bernard
    - Bernard père du précédent
    - Moy fils de Gormeli
    - Gormeli père du précédent
    - Gormelon le Roux
    - Durand
    - Asimus
    - Etienne de Penthièvre, dernier possesseur de Jugon avec Geoffroy de Dinan
    - Geoffroy de Ivran, seigneur
    - David, seigneur
    - Conan Chaplain
    - Herven fils de Herven
    - Herven père du précédent
    - Josselin de Riviler
    - Geoffroy d’Evran, moine
    - David, moine et confrère du précédent
    - David chapelain des moines
    - Hoël, servituer des moines
    - Gaultier de Bocoit, donateur d’une ferme et de terres en jachères en Carboihac ou Carbrehaut en Plenée-Jugon
    - Geoffroy frère de Gaultier de Bocoit
    - Rivalon de Bocoit frère des précédents, donateur d’une ferme et de terres en jachères
    - Rivalon de Bocoit père des trois précédents, infirme, donateur de 4 autres terres en jachères
    - Geoffroy de Bocoit fils de Gaultier ci-dessus
    - Gorhand Sebelin
    - Carnot Tarduvin
    - Tehel Vetulus ou Tehel le Vieux, il paie l’impôt
    - Beran Cabal, il paie l’impôt, donateur
    - Exalte fils de Pierre, il paie l’impôt, donateur ; peut-être Exulat de Guerridel
    - Pierre père d’Exalte ci-dessus
    - Exulat de Guerridel
    - Gravon, il paie l’impôt, donateur
    - Alain de Dinan fils de Geoffroy et frère du dit Olivier
    - Olivier de Leen
    - Alain fils de Bertrand
    - Bertrand père du précédent et époux de Stéphanie
    - Stéphanie épouse de Bertrand susmentionné
    - Laure fille de Bertrand et de Stéphanie susmentionnés
    - Geoffroy de Corrun ou Geoffroy de Corron, sans héritier, donateur
    - Rafredus le meunier, donateur
    - Hervé fils de Rafredus susmentionné, donateur
    - Gaultier frère du précédent et fils du dit Rafredus, donateur
    - Evan, maitre aumônier
    - Julien
    - Evan Tardif
    - Alain fils d’Arnauld
    - Arnauld père d’Alain susmentionné

     
     

                              

    La Maison seigneuriale de Brient dit Vetulus ou le Vieux

     

    La Maison seigneuriale de Brehan est l'une des plus anciennes de Bretagne; elle est issue de la terre et seigneurie de Brehan-Loudéac apparaissant dans l'un des cartulaires de l'abbaye de Marmoutier dès l'année 1080. Brehan le Vieux ou Brient le Vetulus apparait ainsi par le don de certains fiefs qu'il possédait et qu'il offrit à la dite abbaye de Marmoutier ou Monastère de Saint-Martin le Grand : Brientensius Summus Dominus et eorum primogenitus.... D'après cet acte il avait épousé la soeur du seigneur Gilduin (Guidinius) fils de Gilon; il signe ce même acte aux côtés de ses enfants Guillaume et Gaultier. Brehant le Vieux apparait aussi dans d'autres chartes toutes relatives à des dons qu'il fit, que cela soit à l'abbaye de Marmoutier ou bien à celle de Saint-Melène de Rennes; il apparait aussi le 14/07/1121 dans une charte relative à un don que fit Geoffroy II comte de Bretagne au prieuré de St-Martin de Lamballe, prieuré fondé par Geoffroy 1er Boterel en l'année du Seigneur 1083. Les Anciens évêchés de Bretagne : Diocèse de Saint-Brieuc par Jules Henry Geslin de Bourgogne. Page 300.                            Geoffroy de Dinan, quelques temps après, entrera en conflit guerrier contre le haut seigneur Brehant le Vieux (ou Brient Vetulus) et ses fils premiers nés, tous trois cités dans la charte ci-dessus, en les spoliant sans aucune concertation de certaines de leurs terres situées au dehors de la seigneurie de Jugon-Dinan. Dans la continuité et de la fondaiton du prieuré de Jugon et des dons régulièrement offerts à ce même prieuré, Geoffroy de Dinan hesitera alors autant à offrir au monastère de Jugon les dîmes relevant directement de ces mêmes terres spoliées lesquelles, hier encore, étaient en possession légitime du dit Brient Vetulus et de ses fils aisnés, bénéfices lesquels moralement de lui appartenaient aucunement. Ces derniers profiteront de ce problème "moral"  pour faire appel au grand monastère de Saint-Martin demandant ainsi, pour le salut des âmes et de Geoffroy de Dinan et celles et de ses propres enfants et celles de sa famille, de prendre désormais part à toutes approbations et concessions volontaires pour toutes dîmes offertes à Saint-Martin, dîmes nées du fruit de leurs terres hier spoliées par Geoffroy. A cette même demande Guillaume Vetulus et Gaultier son frère, dit aussi Taschae, obtinrent tous deux satisfaction. Ce jugement fait aimablement fut rendu en le cloitre de l'église de Saint-Malo de Dinan  et cela en présence de Gildiun fils de Gilonis dont Brient Vetulus ou Brehant le Vieux avait épousé la soeur. En ce même cloitre, entouré des moines et d'une foule de grand barons alors présents, Geoffroy ocquiesça de son propre consentement à la requête émise par la famille Vetulus. Devant cet accord conclu Geoffroy de Dinan exprima une joie sincère et furent ainsi témoins, de ce même accord, Bréhant le Vieux et ses enfants puisque Brient Vetulu exprima la phrase suivante en s'adressant à Geoffroy de Dinan : Je, Brient le Vieux et mes fils ainsi que tous nos parents par notre volonté etc. que nos redevances que nous avons eu, comme chacun le sait, injustement pris, que votre famille et Saint-Martin sachent que aucun autre Saint fondateur à jamais ne vous a donné ce que vous voulez pour le salut de l'ensemble des âmes de nos morts que vivants...Furent témoins de ce jugement le même Eudes Gobio, celui-là même qui était hier présent lors de la fondation et du prieuré et du Bourg de Jugon ainsi que Morvan fils de Miniac (doit-on voir ici le premier seigneur édificateur de la seigneurie de Miniac-Morvan ?Ses parents propres semblent êtres cités ici aussi), Pleardus de Broon (ou Pierre de Broon ou Broons lequel est peut-être le premier seigneur de cette terre qui verra naitre le futur connétable Bertrand Du Guesclin. Donc citée dès le début du 12ème siècle aux côtés de la puissance seigneuriale des seigneurs de Dinan, cette seigneurie passe pour être elle aussi l'une des plus ancienne maison de Bretagne. L'église de Broon est toujours aujourd'hui placée sous le vocable de Pierre), Raoul fils de Santarii, Ascolin fils de Breint, Herbert grammatical, David de Miniac, Rainald fils de Chimoici, Orricis de Miniac, Guerin de Langan.(Guerricus ou Jacques de Languenon, premier seigneur connu de la ville actuelle de Languenan laquelle est née d'un démembrement réalisé au sein des paroisses de Corseul et de Ploubalay. Les dîmes de Languenan seront citées dès 1235 et en 1278 lors d'un accord établit entre Alain de Gouyon, seigneur de Matignon, et l'abbaye de Saint-Aubin des Bois). Du côté de Brehant Vetulus furent témoins : Brient Vetulus, Brient, Armarius, Gildguinus fils de Gilonis, Haimon Capellan moine, Brient Cato et Rainaldus. Haimon fils de Guerrici, Gaultier de Meciaco, Robert de Hihenico et plusieurs autres. Ceci fut fait aussi en présence du Prieur Malfinito. Puis Gaudefroy de Saint-Martin et le moine de son pays l'accompagnant, Berhaudi Canuti, donnèrent à leurs tours une partie des terres de Carmalo; Geoffroy et son fils reconnaissant aussitôt que ces mêmes terres avaient été offertes par le dit Berhaudus Canutus. A ce dernier don furent témoins les mêmes personnages déjà cités ci-dessus. Puis Olivier de Dinan donna en dernier  à Dieu, à Saint-Martin et aux moines de Saint-Martin officiant à Jugon toutes les dîmes perçues habituellement le jour de la Foire au nouveau bourg de Jugon. Furent témoins de cette décision d'Olivier II de Dinan, Richard Dapifer son sénéchal, Rivallon le portier, Perenesius de Porta (probablement issu de la paroisse ancienne de la Prenessaye laquelle, orthographiquement, vient de Perennes et Perenesius; paroisse alors située au plus près de la forêt de Loudéac et positionnée au plus près du fief de Brient Vetulus) et plusieurs autres aussi. 

     

     

    Je suis personnellement très attaché à cette petite abbaye laquelle me rappelle tant de souvenirs. J'y viens régulièrement plusieurs fois par an et cela depuis bientôt 30 ans déjà. Aussi j'offre ce présent chapitre à ma tendre Maman laquelle vint une dernière fois en ce lieu à mes côtés, en 1994, avant de définitivement me quitter malgré ma  prière ici déposée. Cela était lors de son dernier voyage fait à mes côtés. Jean-Pierre

     

     

     

     

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