• - La Madeleine et son économie au XVII, XVIII et XIX siècles

    La Madeleine et son économie aux XVII, XVIII et XIX siècles

     

    La fin du XVIII siècle et le début du XIX siècle assisteront tous deux à une grande transformation du port de Dinan, transformation devant permettre une meilleure venue en la région de Dinan de l'ensemble des marchandises arrivant en notre contrée par voie maritime.  A ce titre  le quai de Dinan sera réhabilité en profondeur, le quai de Lanvallay lui aussi sera l'objet de travaux de remise en état etc. La rue de la Madeleine elle sera très fortement adoucie, l'actuelle rue du général de Gaule sera elle réalisée à la même époque  par ne citer que ces quels "grands" travaux; sur le quai de Dinan l'ensemble des maisons à pans de bois ou autres, originelles et assises au plus près de la rivière, maisons toutes citées dans un terrier du XVII siècle, seront elles pour la plus part démolies et reconstruites en retrait du quai. Quelques années après, en la première moitié du XIX siècle, sera réalisé le canal d'Ille et Rance et, à ce titre, le port de Dinan au travers de son tirant d'eau fera une nouvelle fois l'objet de travaux pour le venue de nouveaux bateaux, ceux à vapeur. La seconde moitié du XIX siècle lui verra la réalisation en 1852 du grand pont de Nemours nommé depuis le viaduc de Dinan. Bref, tous ces travaux attesteront, par leur seule réalisation,  la présence en ces dits XVII et  XVIII siècles, d'un essor économique certain qui lui transformera en profondeur le port originel premier de Dinaa. 

    Mais au XVII siècle qu'elles ont pu êtres les activités professionnelles exercées au port de Dinan et cela au plus près de notre prieuré cela même si nous savons que, dès le XIII siècle, des activités professionnelles liées à la draperie étaient ici même au port de Dinan présents ?                                                                           Il nous est difficile de répondre avec précision à cette question puisque ici aussi nous avons à faire face à un grand silence et ce vide d'information, alors,  est souvent impressionnant. Les ressources économiques de cette seigneurie ecclésiastique semble avoir été basées pendant de longs siècles exclusivement sur la gestion de différents fiefs amortis tous relevant d'une ferme générale même si, en dehors de ces dits fiefs, on note toutefois en la seconde période du XVI siècle, cela  vers 1570-80, la présence en notre quartier, en dehors des moulins coutumiers bien sur,  au moins d'une hostellerie et la présence également d'une forge toutes deux devant impôts féodaux au prieur seigneur de ce lieu.

     

    1543 - 1556. Le silence des activités économiques

    La "présence humaine" depuis la première agglomération est l'un des facteurs humains et économiques les plus importants, sinon la plus importantes, pour qu'une activité, ou des activités dites économiques, puissent se développer et amener ainsi un début de prospérité à un bourg ou bien un simple faubourg naissant. En dehors de celles de la petite noblesse de Dina dites de "robe", petite mais dirigeante et très souvent présente autour des Saints-fonds baptismaux de notre prieuré, au XVI et XVII siècles toutes les activités professionnelles "roturière" sont toujours absentes des registres B.M.S. du prieuré du pont à Dinan. Pourquoi cela ?                                                                                              Les actes de "dénombrement" de  1543 et 1556 nous ont donné de nombreux patronymes mais ces pages détaillées, détaillées dans leur récit respectif, nous ont cependant tous laissé sur notre seul faim quand nous avons voulu  connaitre les métiers alors exercés; nous aurions en effet aimé avoir au travers de ces mêmes patronymes une description des éventuelles activités humaines exercées au plus près de notre dit prieuré par ces différents personnages en ces deux actes cités.   Ces actes malheureusement décrivent seulement, cela de façon précise il est vrai, les différents bien immobiliers et les terres attachés à notre petit prieuré. Nous regrettons aussi qu'aucun renseignement propre à cette économie religieuse, mais aussi portuaire, y transpire. L'acte notarial de l'honorable femme Yvonne Turpin , veuve du sieur "des Touches", acte rédigé le 27 octobre 1718, ne nous donne pas non plus de plus amples éclaircissements; ce dernier, très intéressant par ailleurs, nous confirme à nouveau de la présence ici même, assise tout autour du pont de Dinan, d'une noblesse de robe et d'une certaine bourgeoisie, aisée,  puisque presque toujours multi-propriétaires. Celle-ci en effet est alors  "possesseur " tout à la fois de biens immobiliers assis aussi bien dernière les hauts murs de Dinan qu'ici même à l'extérieur  au port...

     

    Les nobles patronymes

    De nombreux détails nous laissent songeur...La Madeleine du pont à Dinan aurait-elle été, en autre, pendant une longue période étirée et touchant presque la Révolution française, qu'un bourg de pure villégiature pour un certain nombre de ces mêmes notables  ou grandes famille dinannaises ? Tout au long des XVI et XVII siècle, le tout début du XVIII siècle étant lui aussi alors concerné,  cela aurait-il  pu se produire au détriment d'une éventuelle activité économique et sociale cette dernière étant elle alors présente tout au long du port "côté dinan" ? Pourquoi la partie du port de Dinan assise "côté Lanvallay", cela hormis quelques auberges et une petite forge  citées dès le XVI siècle en certains actes, ne semble pas devoir en ces mêmes siècles susmentionnées ci-dessus resceller  en son sein cette même activité dite économique ? Doit-on chercher la raison de ce fait au travers de l'existence même de notre tout petit prieuré ? Ou bien doit-on chercher la raison de ce fait au travers de la toute petitesse du dit quartier de la Magdeleine du pont ? L'acte de dénombrement de 1556 contient déjà en ses lignes le présence de certains noms propres à cette dite bourgeoisie et noblesse de robe toutes deux citées ci-dessus, noms que nous rencontrerons un peu plus tard, cela vers 1594, en les tous premiers registres B.M.S propres et à notre dit prieuré mais propres aussi de notre paroisse de Lanvallay. Ainsi les Mesnages ou Menages, les Rolland, les Marot, les Ferré, les Lechapelier, les Tourendel, les Corondel, les Aubry, les Chevalier, les Bretaigne, les du Fresne, les de la Porte ou Jan, les Bertier, les Gicquel ou bien les Sarcelle seront eux cités dès les premiers actes de dénombrements de notre dit prieuré. Ces grandes familles, toutes "bourgeoises et multi-propriétaires par biens hérités", cela aussi bien intra-muros de Dinan qu'à l'exterieur  d'iceluy, familles citées en les mêmes actes de dénombrements, [...par cause des héritages qu'ils en tiennent prochement assis en la dite paroisse de Lanvallay...] ont presque toutes eu pour la plupart un ou plusieurs membres "trésorier" de la Fabrique et de la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan et de la partoisse de Saint-Malo de Dinan le prieuré de la Magdeleine du pont ayant lui aussi son propre trésorier, son propre sergent et son propre procureur fiscal.

     

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