• - Saint-Piat; ancienne seigneurie

     

     

     

     

    Saint-Piat et ses seigneurs

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    XII siècle. Vers 1180. Ci-dessus la première citation de Saint-Piat et celle de sa paroisse aussi; à savoir  Pledihen ou Pleudihen [Thomas de la Becache cité ici est-il  à l'origine de la terre noble de la Bécassière en Saint-Helen, terre toujours frontalière aujourd'hui avec la terre de Saint-Piat ? Sera cité ici aussi en cette charte Rinollis ou Ruellan de Flacheio le propre "beau-frère" de Jean de Lanvallei neveu de William 1er de Lanvallei. Les premiers seigneurs de la Massüe seront cités en la seigneurie de Dol dès le XII siècle, peu après 1137, comme bienfaiteurs de l'abbaye de Vieuville; de ces derniers seront descendants les seigneurs de la Massüe de Saint-Piat.  ].

     

     

     

     Le village de Saint-Piat

     ""sanctum piatum"

      Ses Origines, ses seigneurs et son Histoire...

     

    XII siècle. Saint-Piat hier en Pleudihen et la paroisse de Pledihen ou Pleudihen seront tous deux cités en une même charte rédigée vers 1130, charte reprenant deux dons faits respectivement à l'abbaye de  Vieuville par deux chevaliers; à savoir par Thomas la Becasse  de Pleudihen et par Jean Louel dit de Saint-Piat ce dernier offrant lui des dimes assises en Saint-Piat : ...ex dono Thome la Bocache in parrochia de Pledihen aliam parvam; ex dono Johannis Louel alima parvam luxta sanctum piatum ...Cartulaire de Veteris-Villae ou de Vieuville sous Dol

     

    Saint-Piat, ancienne seugneurie

    Le village de Saint-Piat, proche de la Rance, en 1811 et 1844


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    - Saint-Piat; ancienne seigneurie

    Le château de la Guerche; école en la seconde moitié du XX siècle.

     

     

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    Les Origines religieuses de Saint-Piat

    Originaire d’Italie et né dans le courant du 3ème siècle après J.C., à Bébévent, Saint-Piat fut l'un des Evangélisateurs de la région de Chartres, en France, envoyé vers 290 par Saint-Denis des mains duquel il avait reçu son sacerdoce, cela à Rome. Convertissant ensuite les païens, dans l’Est de la Gaule Lyonnaise il sera martyrisé proche de Tournai, décapité en la partie supérieure de son crane par un soldat relevant de Rome. La légende veut qu'avant de mourir il convertît à la nouvelle religion plus de 30.000 païens vivant dans cette région du nord de la Gaule à savoir  ce qui serait aujourd'hui la Belgique. Cette légende veut aussi qu’il se baissa sitôt étêté par le soldat romain cela afin de pouvoir ramasser le morceau de son crane tombé à terre. Ceci-fait, portant sa demie tête entre ses mains, la légende explique une dernière fois qu'il repris sa marche laquelle devait le mener de Tournai à Arras et cela comme s'il ne s’était rien du tout passé. S'en allant donc sur Arras, ville en laquelle ses pas une dernière fois devaient le porter depuis Tournais, sa mission enfin presque terminée et tenant toujours entre ses mains la partie de sa tête tranchée, il tomba définitivement sur ce sol éloigné de sa terre natale. Ainsi Saint-Piat trouvera t-il la mort à Seclin confiant son Âme à Dieu qu'il avait avec tant de ferveurs servit. Son sarcophage formé d'une grande pierre presque noire et taillée en forme de lame se trouve toujours aujourd'hui en cette ville du Nord de la France. Ainsi il est à l'intérieur même du dessous du transept de l'actuelle Collégiale Saint-Piat de cette ville; ainsi il repose depuis toujours dans la crypte primitive voulue par Saint-Eloi quand celui-ci fit édifier la basilique originelle. Une ville de Normandie dans l'arrondissement de Chartes fut fondée bien des années après par l’évêché de Chartres et cela en son souvenir ; elle s’appelle aujourd’hui comme elle s'appelait déjà hier, Saint-Piat. Qu’en est-il alors de notre ancien bourg breton nommé lui aussi Saint-Piat ? Quel est exactement son origine patronymique quant à lui ? Quand notre village de Saint-Piat fut-il réellement fondé ?                                                                                                    Le village de Saint-Piat forme aujourd’hui, avec les villages de Tressaint et de Saint-Solen, la commune de Lanvallay. Rattaché depuis le XIX siècle à notre commune de Lanvallay ce village a été pendant plusieurs siècles une terre relevant de la paroisse de Pleudihen sans pour autant avoir eu avec cette dernière une seule frontière commune. Coin enfoncé en notre paroisse, depuis les temps les plus anciens, elle fut échangée et ainsi cédée à notre commune le 08/06/1817.

     

    Saint-Piat, ancienne seugneurie

         La Lame tumulaire de Saint-Piat à Seclin; sa tête coupée est surmontée de la Main de Dieu

     

     

    1133 - 1701

    Les sires de Machua ou de la Massuë, premiers seigneurs de Saint-Piat

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armoiries de la 1ère famille seigneuriale de Saint-Piat: "les Hubert de la Massuë"   D'Argent à trois fasces immolées de Gueules = D'Argent à trois Jumelles de Gueules en Fasce

    Devise : Ecclesia Insignis et armis =  l'Insigne de l'Eglise et son arme ; le Bras armé de l'Eglise

     

    La famille des Hubert de la Massuë au XVII siècle, toujours implantée en ses terres seigneuriales de Guguen, en l'actuelle région d'Ille et Vilaine près de Rennes, mais implantée aussi en notre village de Saint-Piat proche de Rennes lui aussi, village séparé de la dite terre de Guguen de 35km seulement (il faut noter dès le XIII siècle, en une zone géographique proche de Meillac, paroisse relevant alors de la seigneurie de Combourg, d'une châtellenie nommée de la Massue. Cette châtellenie cependant est probablement plus ancienne puisque en cette même terre dite de Meillac Willelme de Machua ou Guillaume de la Massüe, cela au XII siècle, fera don à l'abbaye de Vieuville plusieurs de ses dimes assises en Meillac. Willelme en effet nait vers 1130-1140. A ce titre Willelme était-il le frère de Hubert de la Massüe évesque de Rennes vers 1168 ; était son père, ou bien un parent proche ?                                                                                                                Située à 16km au sud-est de Dol, la terre de Meillac est proche de la ville de Rennes, à 47km environ. Dans son environnement proche se trouvent la ville d'Epiniac à 8km, la ville de la Boussac à 8km, Trans la Forêt à 8km, Bazouges-la-Perouges à 9km ou Combourg à 8 km seulement. Ce fait est troublant d'être su dans la mesure ou les Armoiries de la famille seigneuriale de Beaufort, famille originaire de la terre de Plerguer, terre située à environ 19km de celles de la Massuë,  près de Combourg elle aussi, maison unie par alliance à la maison seigneuriale de Châteaubriant, avait elle pour Armes dans leurs Armoiries les mêmes éléments que ceux composant les Armoiries des seigneurs de la Massuë de Saint-Piat, les mêmes Armoiries que celles ci-dessus. Pourquoi cette similitude ? C'est de cette terre dite de la Massuë que seront originaires les 1er seigneurs dits de la Massuë, terre possédant droit de Haute, Moyenne et Basse justice, terre transmise par affiliation au sein même de cette famille jusqu'à la fin du XVII siècle. Au XI siècle, en 1099, l'église parroissiale de Guguen sera offerte au prieuré de Combourg et c'est sur les terres proches de Guguen que grandiront les seigneurs de Langan, alors grands bienfaiteurs de ce même prieuré.), trouve très probablement son origine patronymique en les parents proches de l'évêque de Rennes, Hubert de la Massue, personne à qui l'on prête probablement à tors pour lieu de sa naissance présumée, cela en 1133, notre propre village de Saint-Piat.

    Evêque de Rennes en fonction entre 1184 et le 10/12/1198, ce dernier jour étant celui en lequel décèdera Herbert (Herbertus D.G. Redonensis Episcopus est le premier seigneur "de la Massuë" puisque le premier à être cité par les pages étudiées de l'Histoire.  A la même époque le chartier de l'Abbaye de Vieuville, non encore étudié quant à lui, lui cite cependant d'autres seigneurs de Machua ou de la Massüe. Il semble cependant, cela pour certains historiens, que la terre originaire de Herbert de la Massüe, évêque de Rennes, soit plutôt la région du Mans. Alors quand est-il exactement ?                                                                                     Béatifié "Bien-Heureux" par l'église dès le lendemain de sa mort survenue en 1198 son rôle d'évesque de Rennes exercé pendant plus de 14 longues années et son souvenir également restent tous deux entachés eux aussi de plusieurs miracles. L'un d'entre eux fut la résurrection d'un enfant mort écrasé par un lourd charriot transportant de la pierre certains de ses faits et gestes ayant étés rapportés dans la Nécrologie écrite de Saint-Pierre de Rennes. Dom Morice le cite aussi en ses preuves I colonnes 602 - 699 - 706 - 709 - 720 - 721 - 725 et 726.                         En 1186, au lendemain de la mort à Paris du duc de Bretagne Geoffrey Plantagenest, fils d'Henry II roi d'Angleterre, frère des  futurs rois Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre mais époux et cela avant toute chose de Constance de Bretagne alors enfant héritière du duc Conan IV, Henry II d'Angleterre revint en Bretagne afin de forcer la veuve de feu Geoffrey son fils à un remariage qu'il choisi d'office de réaliser avec Ranulf ou Raoul de Chester.                                      Ce monarque décédant en 1189 la  Bretagne chassera Raoul de Chester profitant pour cela de l'absence du roi Richard parti en Palestine. Durant ces quelques années de paix retrouvée le duché de Bretagne proclamera comme héritier de son duché le prince Arthur le propre fils de la Duchesse Constance né de son union avec le dit Geoffrey Plantagenest; Artur de fait était donc le propre neveu de Richard d'Angleterre. Les grands barons de Bretagne pour ce faire tiendront avec les évesques de bretagne une assemblée à Saint-Malo de Beignon, proche de Malestroit, et parmi ces derniers sera présent en personne Herbert ou Hubert de la Massuë alors évesque en titre de Rennes : Se tirèrent les barons et les prélats devers ledit Arthur, qui lors séjournoit à Saint-Maclou de Beignon, et entre les autres Herbert evesque de Rennes, Alain comte de Penthièvre et de Goëlo, Guihomar et Hervé de Léon, André de Vitré, Geoffroi de Fougères, Alain de Rohan le Jeune, Juhel de Mayenne seigneur de Dinan, Guillaume de Louhéac, Geoffroi de Chasteaubriant, Péan de Malestroit, Amauri de Montfort, Alain et Philippe de Châteaugiron, Guillaume d la Guerche ainsi que les évesques de Nantes, de Vannes et de Saint-Brieuc. Les barons bretons aussitôt prêteront foi et hommage à leur jeune duc.                                                                                                         De retour de sa Saint-Croisade le roi Richard, apprenant cela, accourut en Bretagne très mécontent d'avoir été ainsi écarté se prétendant être toujours héritier de son frère puisque son dit neveu Artur était encore un enfant toujours mineur. Richard fit faire "prisonnière" la duchesse Constance lors d'une entrevue organisée en le château de Pontorson et l'a fit  retenir enfermée en ce château de Normandie par le propre mari de Constance, à savoir le dit Raoul de Chester. L'évesque de Rennes Herbert Hubert de la Massuë sera dans la continuité de cet emprisonnement délégué par les grands du duché de Bretagne cela afin de mieux pouvoir "négocier" avec le roi Richard les conditions mêmes de la libéralisation de leur duchesse), chancelier du duc Plantagenêt Geoffroy de Bretagne et de son épouse Constance de Bretagne aussi,  participant à ce titre aux Assises de ce prince anglo-normand, il sera l'une des pièces maitresses de l'échiquier du duché de Bretagne de leur vivant à tous deux remplacé qu'il sera sur le siège épiscopal de Rennes, cela en 1199, par Pierre de Dinan lui même. Entré chez les Cisterciens probablement très jeune, issu donc d'une famille déjà seigneuriale et ancienne, il sera nommé 1er prieur de Clermont près de Laval; ensuite il deviendra abbé de Fontaines les Blanches dans le diocèse de Tours.

    Louis Hubert de la Massuë, l'un de ses descendants présumé, sera plus tard déclaré et maintenu noble d'extraction par un arrêt rendu par la Chambre de Réformation, le 18/02/1669, au rapport de Maître de Lopriac. La famille Hubert de la Massue dans son ensemble quant à elle sera reconnue et maintenue noble d'extraction à son tour le 05/01/1674. [dès le XIII siècle les seigneurs de la Massüe donneront à plusieurs reprises à l'abbaye de Veteris ville des dîmes leur appartenant. Par ces mêmes dîmes les seigneurs de la Massüe, cela notamment Willelme de Machua, donneront effectivement des dîmes leur appartenant en la paroisse de Meillac. A ce titre les dits premiers seigneurs de Machua, ou de la Massüe, semblent bien avoir été des féaux du pays de Dol relevant tous de la seigneurie de Dol].

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Le Manoir de Saint-Piat en Lanvallay

    Ci-dessus l'ancien Manoir de Saint-Piat hier bien seigneurial de la famille de Louis Hubert de la Massue. La porte à double cintre est un élément architectural propre au 17ème siècle. La construction de ce manoir correspond, dans son architecture, à l'une des citations des dits seigneurs de Saint-Piat et cela au travers de Louis et François Hubert de la Massue lesquels seront tous deux cités en 1661.                    Représentant de la famille seigneuriale présente en Saint-Piat dès 1598 Louis Hubert de la Massue, né au mois de Mars 1640, fut dit de son vivant "seigneur de la Massue "et "seigneur de Saint-Piat" aussi.                                                          Ce logis du XVII siècle représenté par une esquisse dessinée en 1941 par le vicomte Henry de la Messelière, historien lorsque celui-ci écrira son ouvrage lequel sera consacré aux manoirs bretons des Côtes du Nord, fut depuis la réalisation de ce même dessin grandement modifié dans certaines de ses ouvertures. Les 2 portes en plein cintre toutefois, positionnées à droite, sont toujours présentes la partie la plus modifiée étant le grand corps situé sur la gauche de cet ensemble. Celui-ci comprenait alors une porte en plein cintre aujourd'hui remplacée ou effacée; de nouvelles ouvertures de fenêtres depuis ont aussi été réalisées. Hier domaine seigneurial ce bâti, cela dans son état actuel, est aujourd'hui un élément agricole parmi d'autres éléments formant tous ici même une immense exploitation fermière. La partie droite du manoir, laquelle fut donc très fortement modifiée, est aujourd'hui la maison d'habitation de l'exploitant de cette ferme la partie gauche originelle du manoir étant depuis devenue, cela quant à elle, qu'une simple et vulgaire dépendance de l'actuelle ferme.

     

    Les seigneurs "Hubert de la Massuë


    Petit et ancien village situé sur l'ancienne voie gallo-romaine unissant au temps de Rome la ville antique de Rennes à Aleth (la cité Aleth, située à l'embouchure de la Rance, sur un promontoire rocheux, est à l'origine même de la ville de Saint-Malo; se dresse aujourd'hui sur ce très ancien territoire l'actuelle ville de Saint-Servan), via hier l'ancienne seigneurie de Châteuneuf de la Noë, seigneurie située proche de Saint-Malo, le village de Saint-Piat est cité dès le 16ème siècle  et possédait, à ce moment précis de son histoire, avec ses titres de seigneurie bien sur, une haute, moyenne et basse justice. Sa famille seigneuriale était alors la famille d’Hubert de la Massüe cette dernière étant déjà présente sur les marches de notre Histoire dès l’enlèvement par le roi Richard d’Angleterre de la duchesse Constante de Bretagne, celle là même qui fut la mère du jeune duc assassiné Arthur de Bretagne. La famille Hubert de la Massüe est représentée dès 1186 par l’évêque de Rennes puisque celui-ci se verra cette même année, et cela par les grands barons de Bretagne, ni plus ni moins que la "Négociation" avec le roi Richard Coeur de Lion de la libéralisation de Constance que Richard, son propre beau-frère, avait fait enlever sitôt le décès de Geoffroy de Bretagne, son frère, celui-ci s'étant uni à la dite Constance. Peu de temps après, en 1186, année en laquelle meurt à Paris Geoffroy Plantagenet (duc de Bretagne par son mariage avec Constance, fille de Conan IV duc de Bretagne, Geoffroy de Plantagenêt dit aussi de Bretagne s'était momentanément réfugié à la Cour de Paris auprès d u roi de France Philippe Auguste après qu'il se soit soulevé contre son père Henry II d'Angleterre lequel lui refusait toute autonomie gouvernementale en son duché. Philippe le recevra avec tous les honneurs dûs à son rang et lui organisera, le 19/08/1186, un tournoi à Paris en lequel malheureusement Geoffroy trouvera la mort. Il avait alors tout juste 27 ans.), l'évêque Herbert de la Massüe sera aussi chargé de présider les funérailles de ce jeune duc de Bretagne le faisant ainsi inhumer en la Cathédrale de Paris après avoir été présent à ses côtés quand ce jeune prince décidera de la tenue de l'Assise portant son nom (Herbertus semble avoir été à l'origine même de l'appellation de sa famille associant à son nom l'appellation de sa terre dite de la Massuë. Peut-on voir au travers de la forme écrite de Hubert la déformation orthographique  laquelle très tôt a dû transformé  le nom d'Herbert en le nom d'Hubert ce dernier ayant été porté beaucoup plus tard par plusieurs enfants de cette même famille seigneuriale ? De retour en son évêché, à Rennes l'évesque Herbert ou Hubert de la Massüe entreprendra des travaux en sa cathédrale qu'il fera partiellement reprendre; cité en effet "Bienheureux" le 10/12/1198 Herbert meurt en effet cette même année). Cette famille seigneuriale est donc l’une des plus anciennes de notre région et elle a possédé, et cela très tard, certains droits particuliers dont notamment avec le roi le droit de Quintaine aussi. Ce droit chez nous est plus connu aujourd’hui sous l’appellation du Saut du Poissonnier ou saut du Prisonnier (Le droit de Quintaine était un droit de jeu toujours imposé par le seigneur du lieu, en principe une fois l’an et sur certains de ses vassaux lesquels, souvent, étaient les jeunes mariés. Ce jeu pouvait toutefois être quelques fois imposé aussi à certaines corporations professionnelles comme celles des bouchers par exemple, meuniers, pécheurs ou poissonniers ces deux derniers pratiquant quant à eux la "Quintaine à l’eau". Ce jeu consistait alors, debout à bord d’une barque, de battre un pieu planté fortement dans l’eau ou bien sur sa berge. Toutefois ce jeu restait bel et bien un impôt, ou une redevance, puisqu’il était toujours accompagné d’un versement numéraire ou en nature obligatoire, une sorte de contribution en quelque sorte laquelle alors était versée soit par le couple de jeunes mariés soit par l’artisan mais pour ce dernier toujours en fonction de son métier et de ses revenus professionnels. Pratiquée au 15ème siècle la Quintaine perdura jusqu’au 18ème siècle mais sous des formes différentes et cela pour une même époque. Elle était donc propre à chaque région et propre aussi à la classe sociale telle la Quintaine dite de Chevaliers ou la Quintaine dite de Devoir que l’on rencontrait aussi chez les gens manipulant la plume. La plus courante restait la Quintaine roturière laquelle ici est citée cette dernière permettant souvent, cela lors de son application, le rachat par les meuniers, les bouchers, les poissonniers ou autre de reconduire leurs franchises respectives. Pour les jeunes mariés, si la Quintaine était perdue, le jeune couple devait alors redevance et apres que chacun nouveau marié a couru et rompu sa lance, il doibt saillir de l’eau et est quitte de tout debvoir d’avoine pourvu que sa femme présente au seigneur baron d’Ancenis un bouquer de fleurs avec un baiser, s’il le désire, son mari estant soubs l’eau. En cas de refus de ce baiser le couple devait alors plusieurs boisseaux de froments. Les Jeux de la Renaissance de Philippe Aries et Jean Claude Margolin. 1982. Il ne faut pas oublier que pendant tout le moyen-âge, et beaucoup plus tard aussi, dans les villes franches et bourgeoises telles que Liège ou Dinan, les corporations professionnelles ont détenu un réel pouvoir économique. Ainsi Dinan, ville financièrement très tôt émancipée de ses propres seigneurs, possédait tout un ensemble de corporations professionnelles lesquelles étaient toutes très bien représentées par leurs propres membres respectifs. Ainsi en l'église de Saint-Sauveur de Dinan chaque corporation possédait sa propre chapelle et son propre Saint-Patron et cela à l'image des métiers de la toile à Dinan cette ville ayant été très tôt reconnue dans toutes ses activités liées à la draperie. Reprendre à la rubrique des Chartes judiciaire le procès ayant opposé en 1306 le seigneur prieural du prieuré du pont à Dinan et l'ensemble de ses drapiers). Cette famille seigneuriale semble avoir aussi posséder au 13ème siècle, et cela à l’image de certaines des grandes familles seigneuriales proches de Dinan, un enfeu prohibitif (ou emplacement privatif en l’intérieur d’une église, souvent une chapelle, lequel emplacement était destiné à recevoir les dépouilles charnelles que de certains membres d’une même famille seigneuriale et cela sans qu'aucune autre personne étrangère à cette même famille ne puisse y prétendre y avoir un droit de sépulture) en le couvent même des Cordeliers de Dinan. Parmi ses autres droits nous pouvons aussi noter le fait que les seigneurs d’Hubert de la Massüe possédaient le privilège de "recevoir" le roi à l’extérieur des murs de la ville et de l’accompagner de l’autre côté de ses mêmes murs tout en marchant à ses côtés et tout en tenant aussi son cheval par sa bride. Le roi sitôt descendu de sa monture le cheval royal devenait, et cela par ce seul privilège, la propriété du seigneur possesseur de ce même droit. Les Hubert de la Massüe seront dit seigneur de Saint-Piat aussi dans les toutes dernières années du 16ème siècle, en 1598, année en laquelle en effet, dans une charte écrite, nous rencontrons le texte suivant : Sieur et Dame de la Massüe et de Saint-Piat. Près d’un siècle plus tard, en 1674, le 05/01/1674 plus exactement, un arrest de la Chambre Royale confirme l’ensemble de leurs droits seigneuriaux applicables à Saint-Piat, notamment le Droit de Haute, Moyenne et Basse justice. Gens seigneuriaux de Saint-Piat donc attestés entre 1598 et le 19 octobre 1701, année en laquelle leur seigneurie de Saint-Piat par Gabriel sera vendue à un dénommé Jacques de Beringhen, comte de Châteauneuf la Noë (Gabriel-Théodore Hubert de la Massuë, né le 21/12/1666 à Guguen, en Ille et Vilaine, près de Dol, décèdera en ses terres de la Sillandais, en Chavagne (ville proche de Rennes, à quelques km seulement), aussi en Ille et Vilaine, le 13/04/1719. Son père Louis-Hubert de la Massuë lequel nait en la terre familliale de la Massuë, en Guguen aussi, au mois de Mars de l'année 1640, sera dit seigneur de la Massuë et de Saint-Piat. Il prendra pour épouse en 1665 Charlotte Geoffroy dite Dame de Launay; Louis décèdera à Trans la Forêt terre en laquelle sa mère Hélène de Boishardy verra le jour, le 22/09/1612, toujours en Ille et Vilaine (terre relevant du canton de Pleine-Fougères lequel aves ses polders longe la baie du Mont-St-Michel. proche de cette terre se situe Saint-Georges de Gréhaines dont je suis personnellement par ma grand-mère originaire aussi). Louis eu pour père, donc l'aieul de Gabriel-Théodore, Philippe Hubert de la Massuë lequel pris donc pour épouse, le 18/05/1636, la dite Dame de Boishardy l'union se faisant devant Dieu en la chapelle du château de Villeaudon, à Trans la Forêt ville natale de son épouse laquelle fut baptisée, toujours à Trans la Forêt, le 22/09/1612. Le père de Philippe de la Massuë, soit l'arrière grand père du dit Gabriel, celui-là même qui vendra la seigneurie de Saint-Piat à Jacques de Beringhen (celui-ci absent le jour de la vente sera représenté par l'Escuyer Pierre Bréal, Sieur des Chapelles alors sénéchal du comté de Châteauneuf), fut Mathurin Hubert de la Massuë lequel écuyer, seigneur de la Massuë aussi, prendra pour épouse Françoise Le Prevost. Les sieur Hubert de la Massuë étant cités comme seigneurs de Saint-Piat en 1598 nous pouvons voir au travers du dit Mathurin Hubert de la Massuë et de la dite Françoise le Prevost les premiers seigneurs de Saint-Piat. Comment celui-ci entra t-il en possession de cette même seigneurie ? Doit-on voir au travers de son union avec Françoise le Prevost l'origine même de cette possession ? La seigneurie de Saint-Piat fut ainsi transmise au sein même de la famille seigneuriale des Hubert de la Massuë entre la fin du 16ème siècle et la toute première année du 18ème siècle. Ainsi se sont succédés à cette même seigneurie Mathurin, Philippe, Louis et enfin Gabriel-Théodore Hubert de la Massuë. L'arrière petit-fils de Gabriel, nommé Joseph-Antoine Hubert de la Massuë lequel, seigneur de la Massuë, des Sollis et de la Sillandais, né en 1748, pris pour épouse Catherine La Flèche de Grand Pré, sera fait comte de la Massuë puisque son épouse sera dans un acte présentée comme étant Comtesse de la Massuë. Dit aussi Antoine Hubert de la Massuë se dernier sera le chef de la famille Hubert de la Massuë laquelle, au XIX siècle, sera présente à Paris en son appartement sise au 7 de la rue de la Bruyère. Comte, il participera au lendemain de la Révolution française, entre l'An I et l'An IV de la République française, aux guerres de Vendée et, accompagnés de deux de ses frères, il trouvera à leurs côtés à tous deux la mort sur un champ de bataille; de son vivant il fut Chevau-léger de la garde du Roi et fait aussi Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Beaucoup plus tard, dans les toutes premières année du XX siècle, Louis-Charles Hubert de la Massuë né à Paris le 03/09/1833, fils de Jules-Pierre employé au Ministère de la Marie et de Félicité-Louise-Théophile Berlin, Chevalier de la Légion d'Honneur attesté le 15/01/1883, retraité en tant que Chef de Bureau au Ministère de la Marine décédera, à l'age de 80 ans, le 04/11/1915, en son domicile de Paris rue de Barye; il avait pris pour épouse Marguerite-Marie-Agathe-Elisabeth Ferrand. Ecrivain des Colonnies du 19/05/1853 au 15/12/1854, Surnuméraire à la Direction des mêmes colonnies du 15/12/1854 au 07/05/1858, il participera du 30/08/1870 au 07/03/1871 au Siège de Paris, alors en campagne contre l'Allemagne recevant pour ce même fait militaire la Décoration de la Légion d'Honneur, le 28/12/1882. Les Armoiries ci-dessus sont les Armoiries de sa famille originelle.

    Châteauneuf de la Noë est une très vieille seigneurie importante située au dessus de Dinan et proche de Saint-Coulomb, Cancal ou Saint-Malo, région située entre terres et mer et connue aussi sous l'appellation dite du Clos Poulet ou Garplic. Seigneurie très étendue, pour une très grande partie de son importance elle relevait directement du duc de Bretagne si d'autres seigneuries, comme celle de Coetquen ou celle de Lanvallay relevaient d'elle; néanmoins certaines terres de ce Châteauneuf, et cela dans certaines paroisses, relevaient non directement du duc de Bretagne mais de l'évêché de Dol et de son Régaire, à savoir des terres situées en les paroisses de Hirel, de la Fresnaie, du Mont-Dol et du Vivier, toutes situées en bordure de mer et proches du Mont-Saint-Michel). Les seigneurs Hubert de la Massüe au 19ème siècle assisteront à l’élévation de l’un de leurs enfants quand Jacques Antoine Hubert de la Massüe, comte de la Massüe, se verra délivrer par le roi Louis XVIII les Lettres de Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis alors que cette famille ne possédait déjà plus Saint-Piat. Nous étions alors le 14/02/1815.

    Lors de la Réformation de la Noblesse faite de par tout le royaume de France, entre 1661 et 1669 (il y eu en Bretagne plusieurs Réformation dont celle de 1513), alors qu’ils étaient donc toujours seigneurs de Saint-Piat, les seigneurs Hubert de la Massüe ont pu prouver authentique leur prétention seigneuriale émise, et cela en présentant une généalogie s'étirant sur plus de 7 générations; l'ensemble des actes présentés en effet ont tous été reconnus véritables dans leur forme. A ce titre, et à ce titre seulement, il leur fut aussi accordé leur maintien dans la noblesse du royaume de France (Ce principe ou cette conception de la Noblesse de Sang n’allait pas durer encore très longtemps puisque sous le règne du roi de France Louis le 14ème , ce dernier ayant dans des sommes très importantes un besoin d’argent permanent afin de financer ses différentes guerres se déroulant toutes en Europe permettra, et cela à tout un ensemble de nouveaux "serviteurs du royaume" d'accéder par l'achat d'offices au second ordre ce fait par là même les anoblissants; certains toutefois, serviteurs fidèles et véritables, seront légitimement récompensés en accédant à ce même second ordre quand autres plus méritant encore seront élevés quant à eux aux plus hautes fonctions gouvernementales et cela à l'image de Jean-Bapiste Colbert, fils de Nicolas marchand drapier. Jean-Baptiste Colbert en effet, contrôleur général des finances, secrétaire de la Maison de roi puis secrétaire d'état de la Marine parviendra ainsi aux plus hautes fonctions du gouvernement du roi Louis XIV et permettra aussi et ainsi à ses enfants d'acquérir cette même noblesse Jean-Baptiste et Jean-Jusles Armand devenant respectivement Marquis et de Seignelay et de Blainville et Louis et Charles-Edouard devenant quant à eux comtes de Linière et de Sceaux. Le XVII et XVIII verront ainsi nombres de gens acquérirent certaines de ces offices puis, par elles enrichis, acheter des terres et attacher à leur propre patronyme le nom de leur terre nouvellement acquise et très souvent achetée à cette seule fin; certains allant même jusqu'à usurper privilèges et titres réservés à ce même second ordre. Afin de pouvoir lutter contre ses mêmes usurpateurs, lesquels alors ne payaient plus la Taille ou l'Impôt, une recherche de ces mêmes usurpateurs fut lancée le 08/02/1661 afin de les obliger à renoncer à tous signes "visibles" de noblesse, sous peine d'une amande financière importante, tels les titres portés à tors, que se soit celui de l'écuyers au un autre, ou les Armoiries quelles qu'elles soient, sculptées ou simplement dessinées. Toutefois, pour les titres de noblesse acquis depuis 1606 le gouverneur royal autorisait, mais moyennant finances bien sur, le maintient du titre depuis acquis. La vieille noblesse de Sang, hier rejoint par la noblesse dite de Robe, allaient bientôt toutes deux êtres ainsi rattrappées par une tout autre nouvelle noblesse mais celle-là souvent moins vertueuse que ses deux ainées).

      

     1701 

    Les sires de Berignhen, seigneurs de Châteauneuf et de Saint-Piat

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurieSaint-Piat, ancienne seigneurie

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armories des Beringhen

     

    D'Argent à trois pals de Gueules au Chef  d'Azur chargé de deux Quintefeuilles d'Argent

     

     

     Saint-Piat et le Marquisat de Châteauneuf de la Noë

    Né vers 1200 Margueritte de Mayenne, fille de Gervaise de Dinan dame de Léhon, eu pour père Juhel III de Mayenne. Epouse d'Henry d'Avaugour elle aura du dit Henry pour enfant Alain d'Avaugour et pour petit-fils Henriot d'Avaugour le père de celui-ci vendant au duc de Bretagne sa seigneurie de Dinan-Nord. Du vivant de Marguerite de Mayenne la seigneurie de Dinan-Nord comportait donc en son fief les terres seigneuriales de Châteauneuf la cour judiciaire de châteauneuf étant elle citée 1 siècle plus tard, cela dès l'année 1295,  dans un acte juridique relatant un épisode de la vie de Raoul de Coëtquen, acte relatif aux moulins de Brachessac. Quand la seigneurie de Châteauneuf apparait-elle en tant que telle ? Alain fils de Henri époux de Marguerite de Mayenne fera ériger le couvent des Cordeliers à Dinan. Alain de son vivant semble commencer à démembrer une partie de la seigneurie de Dinan nord puisque en 1264 Alain vend au Duc de Bretagne tous ses droits alors il possédait en la ville de Dinan; l'année 1275 sera plus catastrophique pour la seigneurie de Dinan-Nord puisque celle-ci sera en effet vendue intégralement, toujours par Alain, au même duc de Bretagne. La seigneurie de Châteauneuf de la Noë apparait citée pour la première fois, cela en la seconde moitié du XIII siècle, sous les heures de Thibaut II de Rochefort ce dernier voyant le jour vers 1250-60. Fille de Guillaume II de Rochefort sa petit-fille fille prendra pour époux Jean II de Rieux faisant ainsi entrer en cette maison seigneuriale la seigneurie de Châteauneuf bien seigneurial hier de la dite Marguerite de Mayenne et bien avant-elle de sa mère Gervaise Dame de Dinan-Lehon [Guy 1er de Rieux décédera en mer en février 1591 et sera inhumé à Châteauneuf d'Ille et Vilaine; il prit pour épouse Madeleine d'Espinay fille Jean comte de Durtal veuf qu'il était de Jeanne du Chastel. Frère de René qui lui succédera au poste de "gouverneur de la ville de Brest", il eu pour père Jean V de Rieux et pour aïeul Jean IV de Rieux. Celui-ci,né le 24 juin 1447, sire de Rieux et de Rochefort, baron d'Ancenis, comte d'Harcourt, vicomte de Donges, seigneur de L'Argoët, fut nommé maréchal de Bretagne en 1470 et général des armées du duc de Bretagne en 1472. Il sera capitaine de la ville de Rennes en 1476 puis de Nantes en 1488, année où il commandera l'armée bretonne à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier contre le roi de France Charles VIII. La même année, il est aussi nommé exécuteur testamentaire de la duchesse Anne de Bretagne et qui est mort le 9 février 1518 au siège de Salza, sur la frontière d'Espagne. Jean IV eu lui pour père François 1er de Rieux et pour aïeul Jean III et pour bi-aïeul Jean II de Rieux cité ci-dessus lequel lui prendra pour épouse Jeanne de Rochefort héritière de Chateauneuf de la Noë; ce mariage eut lieu le 16/02/1374 vicomtesse que Jeanne était de Donges, baronne d'Ancenis, dame de Rochefort, d'Assérac, de Châteauneuf-en-Saint-Malo et de Ranrouët]                                               Chronologiquement parlant, Thibaut II de Rochefort étant le premier seigneur cité de Châteauneuf, celui-ci voyant lui le jour vers 1250-60, n'a t-il pas pu lui acquérir les terres de Châteauneuf d'Alain d'Avaugour ce dernier vendant peu de temps après sa seigneurie de Dinan au duc de Bretagne ? Toujours est-il que la terre seigneuriale de Châteauneuf semble bel et bien être née d'un dénombrement de la seigneurie de Dinan-Nord, cela qu'elle ai été son acquisition, puisque un acte notarial précise en effet cela :  " Les biens vendus sont tenus prochement et noblement du Roi par sa senechaussee de Rennes , en ses francs fiefs enclaves dans la juridiction de Chateauneuf  , vulgairement appeles les francs fiefs de la chaudiere de Lehon " . Sources : Loïc Fisselier. Ici en l'écriture de : "Chaudière de Léhon" il faut comprendre la Bannière de Léhon terme relatif à la Noblesse de "Bannière".

    Bonjour Jean Pierre
    Trouve aux archives de Saint Malo
    SM II 48
    Dans un acte du 17/09/1666 concernant des biens à Saint Méloir des Ondes
    " Les biens vendus sont tenus prochement et noblement du Roi par sa senechaussee de Rennes , en ses francs fiefs enclaves dans la juridiction de Chateauneuf  , vulgairement appelés les francs fiefs de la chaudière de Lehon " .
    C'est à mon avis la preuve définitive de ce que je supposais , la seigneurie de Chateauneuf est un démembrement vers 1250 de la seigneurie de Dinan Lehon ou Dinan Becherel  fait en faveur de Marguerite de Mayenne . Je l'ai d'ailleurs amplement prouvé.
    LOIC

     

    Saint-Piat; ancienne seigneurie

    La plus récente partie du château de Châteauneuf laquelle fut construite au milieu du XVIII siècle par le sieur Baude de la Vieuville. Ce dernier fera démolir le donjon ainsi que l'ancienne enceinte médiévale encore tous deux existants lorsque cette seigneurie fut acquise par le seigneur de Béringhein

     

     

    Saint-Piat; ancienne seigneurieSaint-Piat; ancienne seigneurie

     

     

     

     

     

     

    L'église de Châteauneuf

     

     

     

     

    Jacques-Louis de Beringhen 1er écuyer du roi, lequel fut marquis de Beringhen, comte puis marquis de Châteauneuf aussi cela tout comme son père lequel avait acheté aux seigneurs de Rieux cette seigneurie en 1681 [Cette seigneurie fut en effet acquise par son père Henry de Beringhen mort à Paris en 1692, mari d'Anne du Blé. Holandais de naissance Henry de Beringhen achètera  la seigneurie de Châteauneuf à Jeanne de Rieux marquise de d'Asserac et héritière de son père Guy II de Rieux. Jeanne ayant fait "déroute financière" elle dû en effet à la demande de ses créanciers vendre ses seigneuries de Châteauneuf et de Plessis-Bertrand. Henry de Beringhen marquis de Beringhen, 1er écuyer du roi, gouverneur de Marseille, possesseur de la châtellenie de Montbarot proche de Rennes, acheta en effet la dite seigneurie de Châteauneuf le 23/08/1681 pour la somme de 322.350,00 livres. En 1689 Henry se portera acquéreur de la seigneurie de Saint-Père proche de Châteauneuf puis 1690 la terre de la Tourniole en Pleudihen. Achetée la seigneurie de Châteauneuf ne sera érigée en Marquisat qu'au lendemain de l'acquisition "héréditaire" faite par Jacques-Louis de Berighen, cela en 1702. Celle seigneurie sera de 1250 à 1681 le bien des maisons seigneuriales de Rochefort-Rieux cela pendant plus de 400 ans; elle sera ensuite vendue par les héritiers  de feu monsieur de Berighen à monsieur Baude de Vieuville] achètera en 1701 la seigneurie de Saint-Piat [Saint Père proche de Chateauneuf la Noë]. Chevalier des Ordres du Roy, Premier escuyer de sa Majesté tout comme son père, son enlèvement près de Versailles, lequel se produisit en 1707, fut repris par Voltaire lui-même. Gouverneur des Citadelles de Marseilles il meurt le 1er mai 1723; il était le fils de Henry, le petit-fils de Pierre de Beringhen et le père de Jacques-Louis II de Beringhen. Toujours présent en la cour du Roi, à Versailles, toujours absent et loin de son marquisat de Châteauneuf il était alors en permanence également représenté en sa seigneurie de Saint-Piat par son sénéchal de Châteauneuf.   

                  

    On ne peut pas détacher l'histoire du village de Saint-Piat d'une partie de la propre histoire du marquisat de Châteauneuf de la Noë. Pourquoi donc cela ? Qui était le sieur de Beringhen comte de Châteauneuf déjà rencontré ci-dessus ce dernier ayant acquis des seigneurs Hubert de la Massüe la seigneurie ou le village de Saint-Piat ? Jacques-Louis 1er de Beringhen, marquis de Beringhen, mort le 01/05/1723, était par son grand-père, Pierre de Beringhen, originaire des Pays-Bas en effet. Né vers 1550, présent en France sous le règne du roi Henry III, Pierre de Beringhen, son aieul, sera nommé à la charge de Premier Valet du Roi, charge qu'il occupera aussi après l'assassinat de ce roi, sous le règne de son successeur, Henry IV; son fils Henry, père de notre Jacques-Louis 1er du nom, avait acquit la seigneurie d'Armainvilliers de Tournan en Brie. Henry ne sera pas nommé Premier Valet du roi (responsable de l'ensemble des valets de chambre du roi, charge très importante et très enviée, cela par sa proximité avec les agissements relevant de la vie privée du roi, charge réservée à une noblesse certaine puisque certains hauts titrés furent en effet Valet de la Chambre du roi) , comme son père, mais il sera fait le 10/08/1645 Premier écuyer de Louis XIV (Dit aussi Premier Monsieur, l'écuyer du roi avait sous sa seule responsabilité la direction de la Petite Ecurie de Versailles, gérant aussi l'ensemble des voitures royales. Possesseur du Marquisat de Châteauneuf et possesseur aussi de la seigneurie de Saint-Piat qu'il acheta donc en 1701 celui-ci demeurait cependant très souvent absent loin de son marquisat de Châteauneuf, à Paris, puisque sa fonction le retenait auprès du roi à Versaille; il était en permanence représenté en cette même seigneurie de Châteauneuf par son sénéchal). Le 31/12/1661 il sera reçu aussi "Chevalier des Ordres". Jacques-Louis 1er avait pris pour épouse Dame Marie-Elisabeth-d'Aumont cette dernière ayant eu pour parents et Louis-Marie-Victor de Villequier, duc d'Aumont et Madeleine Fare le Tellier elle même ayant eue pour parents le très haut et puissant seigneur messire Michel le Tellier, marquis par ses titres de Barbezieux, chancelier de France, et Madame Elisabeth Turpin tous deux décédés respectivement en 1685 et 1698. Jacques-Louis de Beringhen, 1er du nom, chancelier des Ordres du roi, mourut à Paris le 18/10/1728 agé de 66 ans. Inhumé à Paris, rue de Saint-Honoré, il fut donc de son vivant Comte de Chateauneuf de la Noë, seigneur du Plessis-Bertrand en autre et donc aussi seigneur du village de Saint-Piat par l'acquisition financière qu'il fit de cette seigneurie en 1701.

     

    Comment le comté de Châteauneuf avait-il pu prendre possession de la seigneurie du Plessis-Bertrand ?  (Le Plessis Bertrand est un ancien fief seigneurial assis en la paroisse de Saint-Coulomb, près de Saint-Malo. Sa forteresse fut faite vers 1250 sur un ordre donné par Bertrand du Guesclin seigneur du Garplic (Du dit Bertrand du Guesclin seigneur du Garplic naitront deux enfants lesquels formeront deux nouvelles branches dynastiques, la première donnant à la 3ème génération Tiphaine laquelle cédera à son cousin la seigneurie de Plessis-Bertrand; la seconde donnant naissance, mais à la quatrième génération quant à elle, à notre Bertrand du Guesclin nationnal; Garplic et Guesclin étant deux termes désignant la même désignation, donc deux termes ayant tous deux une construction orthographique originelle identique. Située proche de l'ermitage de Saint-Malo, hier Aleth, cette terre faisait donc partie intégrante du Clos Poulet laquelle comprenait alors toute la région s'étirant entre la rivière de Rance et la Baie du Mont-Saint-Michel, hormi bien sur seigneurialement parlant la seigneurie de Dol et son Régaire; cette zone géographique, donc celle du Clos Poulet, intégrante alors notamment l'actuelle ville de Châteauneuf de la Noë. Le terme Clos Poulet provient de l'appellation Pagus Aleti lequel signifiait le Pays d'Aleth ), seigneur descendant de la famille seigneuriale d'Hamon le Gouverneur époux de Roianteline la Vicomtesse lesquels tous deux vécurent au 10ème et 11ème siècles, eux mêmes parents entre autre et de Josselin de Dinan et de Salomon ce dernier, enfant naturel de son père, ayant reçu de son vivant, et cela de son seul père puisqu'il était un enfant naturel, toute la zone géographique située entre l'actuelle ville de Châteauneuf et Saint-Coulomb compris, soit toute la région du Plou Aleti. Prenant le parti de Blois en 1364 cette seigneurie, dite du Plessis-Bertrand, sera occupée militairement par les hommes en armes d'Olivier de Clisson, connétable breton du roi de France pendant la guerre de succession de Bretagne. Peu avant 1367 l'héritier légitime du Plessis-Bertrand était Pierre du Guesclin ce dernier ayant pour soeur Tiphaine du Guesclin, elle aussi dite Dame du Plessis-Bertrand, laquelle pris pour époux Bertrand de Châteaubriant tous deux ayant eu, au lendemain de leur union, et pour enfant, Briand de Châteaubriant. Pierre de son côté, uni à Julienne de Denonval, eu lui aussi une enfant prénommée Tiphaine, prénom donc déjà porté par la dite tante de l'enfant. Cette seconde Tiphaine du Guesclin, nièce donc de la dite Tiphaine ci-dessus, va malheureusement être l'un des centres d'une triste histoire amoureuse laquelle assistera impuissante à l'assassinat de Jehan de Beaumanoir, alors époux de cette nièce prénommée elle aussi Tiphaine. Chevalier banneret Jehan de Beaumanoir, époux de Tiphaine fille de Pierre du Guesclin, est cité le 24/02/1369 pour avoir sous ses ordres directs 6 chevaliers, 60 écuyers ainsi que 27 archers. Portant des armoiries représentant six billettes positionnées en 4-3-2-1, il était alors un homme d'armes proche de Bertrand du Guesclin, parent de son épouse, lequels tous deux se battaient faits et causes pour le roi de France Charles V. Entre 1369 et 1379, soit dix longues années militaires, ils combattirent ainsi côte à côte. Toutefois, en cette même année 1379, Charles V, roi de France, demandera au Parlement de Paris de décréter par décret la réunification du duché de Bretagne à la couronne de France. Ce fait aussitôt connu souleva une très vive réprobation de l'ensemble de tous les grands barons bretons lesquels alors, eux aussi, luttaient pour le dit roi de France contre l'Angleterre. Devant le vote de ce décret inacceptable Jean de Beaumanoir et les siens, hormi Bertrand du Guesclin, retirèrent aussitôt leur soutien militaire au roi de France et rentrèrent-ils aussi en leur duché. Présent donc sur ses terres en 1385 Jean de Beaumanoir pris pour maitresse une jeunesse laquelle était fille de Rolland Moysan. Celui-ci, pour une raison personnelle, pris ombrage de cet épisode amoureux de sa fille et aussi décida t-il d'assassiner Jehan de Beaumanoir aidé pour cela par un borgne nommé Geoffroy Robin. Jehan tomba sous le coup traite et mortel donné par les deux comparses et rendit aussitôt vie à Dieu rendant ainsi sa liberté à son épouse, Tiphaine du Guesclin, laquelle aussitôt se remaria avec Pierre de Tournemine, frère de Jean, baron de la Hunaudaye. La rapidité de ce remariage fut trop brutal et donna t-il aussi naissance à une rumeur laquelle, se propageant comme toutes les rumeurs d'ailleurs, désignait pour principal commanditaire de ce crime odieux Pierre de Tournemine en personne. Pierre de Tournemine pour ce défendre, peut-être sincère dans sa pensée, accusa pour réel commanditaire de ce même crime Robert de Beaumanoir le propre fils de Jean, propos relayé d'ailleurs par Rolland Moysan lequel, il est vrai, était alors probablement sous la torture et sa question. Devant cette accusation portée presque aussitôt Robert, au nom de son père assassiné, demanda à son duc réparation devant Dieu. Dans la continuité de ce déroulement, le 10/11/1386, le choix des armes fut arrêté et le 20/12/1386, jour de la Saint-Thomas, le combat eu lieu au Bouffay de Nantes devant le duc Jean de Montfort. Très rudemment mis à terre Pierre de Tournemine ne put que demander grâce à Robert lequel lui accorda ainsi la vie, grand seigneur qu'il était. Pierre donc resté en vie à la fin de cette Réparation divine, et encore cité seigneur de Plessis-Bertrand en un acte rédigé le 28/11/1393, décèdera cette fois définitivement vers 1414 sans avoir cependant laissé d'héritier à son épouse, la dite Tiphaine du Guesclin, fille de Pierre. Cette dernière, devant l'absence de tout enfant, et cela avant de rendre elle aussi son âme à Dieu, le 12/02/1417, choisit-elle aussi pour héritier de ses biens, et donc de Plessis-Bertrand aussi, son propre cousin germain Briand III de Châteaubriant (le 16/06/1425, dirigeant un ensemble de bateaux, Briand combattit les anglais dans la baie du Mont-St-Michel, au Mont, et remporta sur ces dernier la victoire. Chambellan du roi de France Charles VII, en 1439, il est cité un peu plus tard, en 1446, comme étant chambellan du duc François 1er de Bretagne lequel lui accorda le droit de tenir, annuellement et donc 1 seule fois par an, une foire en sa ville de Plerguer. Décédé le 08/07/1462 c'est donc lui qui sera l'héritier de sa cousine Tiphaine du Guesclin laquelle sans enfant, épouse de feu Jehan de Beaumanoir et de feu Pierre de Tournemine, le choisira pour lui laisser la seigneurie de Plessis-Bertrand), le fils de sa tante Tiphaine et de son mari Bertrand de Châteaubriant déjà tous deux rencontrés ci-dessus. Rachetée en 1589 la seigneurie du Plessis-Bertrand deviendra ainsi la propriété seigneuriale de la famille de Rieux et cela au travers de Gilles de Rieux dont la famille était seigneur de Châteauneuf de la Noë depuis 1373, année en laquelle Jeanne de Rochefort s'était devant Dieu unie à Jean II de Rieux. En tant que seigneur de Rieux et de Rochefort aussi Jean de Rieux parait en 1387 dans un acte du prince Jean duc de Bretagne et comte de Montfort, il est alors présenté sous l'orthographe suivante :Johannes Dominus de Reux et de Rupeforti. En 1589, lors de l'achat de la seigneurie de Plessis-Bertrand, par Gilles de Rieux, la famille de Gilles de Rieux est donc déjà seigneur de Châteauneuf et de Rochefort aussi. Propriétaire de la seigneurie du Plessis-Bertrand depuis 1417 la famille de Châteaubriant de Beauford sera encore propriétaire du Plessis-Bertrand en 1586, soit 3 années avant son rachat, et cela par l'intermédiaire de Charlotte de Montmorency alors veuve du feu Christophe de Châteaubriant; le seigneur de Beringhen entrera en possession de cette seigneurie en 1681 en acquerant le marquisat de Châteauneuf de la Noë et de l'ensemble des différents fiefs en relevant et donc notamment de cette même seigneurie dite du Plessis-Bertrand. Les Du Guesclin et Châteaubriant auront été ainsi seigneur du Plessis-Bertrand, et cela sans interruption, entre 1250 et 1589 année en laquelle elle échouera à Gilles de Rieux; Les Rochefort et les Rieux auront été quant à eux seigneurs de Châteauneuf de la Noë du 13ème siècle au 17ème siècle, en 1681 exactement, année en laquelle donc le comté de Châteauneuf de la Noë sera vendu au sieur Beringhen lequel, 20 ans après, prendra par achat possession aussi de la seigneurie de Saint-Piat, seigneurie qu'il achetera le 19/10/1701 comme nous l'avons déjà vu un peu plus haut, seigneurie tenu avant son rachat par les sieur Hubert de la Massüe. Note : L'appellation Châteaubriant de Beaufort vient de l'union contractée entre Jeanne de Beaufort et Brient 1er de Châteaubriant son époux ci-dessus, Jeanne ayant eu pour père et mère et Alain de Beaufort et d'Havoise de Dinan cette dernière ayant été l'une des enfants d'Olivier III de Dinan, celui-là même qui sera en transaction judiciaire, en 1198, avec le prieur du prieuré du pont à Dinan. La généalogie ascendante d'Alain de Beaufort reste quant à elle entièrement inconnue à ce jour. Seigneur de Beaufort mais aussi de Dinan par son union, et possesseur de terre en la paroisse de Taden aussi, cela toujours par son épouse, Alain apparait dans certaines donations qu'il fit notamment celles qu'il offrit au prieuré de Saint-Malo de Dinan, donation de dîmes qu'il possédait en la dite paroisse de Taden et notamment celle applicable sur le transport du vin à l'hôpital. Voici cette charte : Omnibus Christi fidelibus ad quos presentes littere pervenerint, Alanus de Belloforti Dominus Dinanni perpetuam in Domino salutem. Universitati vestre notum volo fieri quod ego et Havis uxor mea pro salute animarum nostrarum et predecessorum nostrorum concessimus Prioris S.Maclovii de Dinanno et Monachis ibidem Deo servientibus, quod de cetero possint colligere per totam parochiam de Taden decimam per campos et vineas libere et sine consuetudine et quod non liceat cultoribus terrarum et vinearum frnctus deportare ad hospitia quoadusque. Monachi perceperint decimam. Et si contingeret quod aliquis, five miles, five alius presumeret dicto Monachos super dictis decimis molestare, ego fide corporali teneor garantire et defensare, et hoc etiam promisi pro successoribus meis. Et ut hoc perpetue firmitatis robur obtineat. Dominus R. Macloviensis Episcopus precibus meis ad hoc inductus huic cartule sigillo fuum apposuit, et ego eamdem meo sigillo roboravi actum est hoc anno gratie MCCXXII. Traduction :  

     Pour tous les fidèles du Christ a qui cette presente lettre parviendra. Alain de Beaufort seigneur de Dinan, salut pour toujours dans le Seigneur. Que soit su par toute votre communauté que je veux, moi et Havoise ma femme, pour le salut de nos âmes et celles de mes ancestres accorder, au Prieuré de Saint-Malo de Dinan et aux moines lesquels là servent Dieu qu'à l'avenir ils pourront recueillir toutes les dîmes de la paroisse de Taden relevant librement des champs et des vignes, sans coutumes, en ce que les ouvriers de la terre ne sont pas autorisés à faire, et sur le transport des vignes jusqu'à l'hospital les moines percevront les dîmes et s'ils leurs arrivaient que quelqu'un ou soldat ou un autre présumé viennent à les molester je suis lié par la garantie de mon corps de les défendre et cela aussi je le promets pour mes successeurs et comme cela, pour toujours, fut établit. A ma demande le Seigneur R. évesque de Saint-Malo, à cet effet a apposé son sceau sur cette charte, et pour renforcé j'ai fais de même avec mon sceau. Fait en l'an de Grâce 1222.

    Sa terre de Beaufort étant assise en la paroisse de Plerguer, près de Combourg, et à ce titre, pour cette terre seigneuriale dite de Beaufort, Alain de Beaufort relevait donc seigneurialement de Combourg tout seigneur de Dinan qu'il était aussi. Par conséquence il lui devait de droit des devoirs de vassalité tel le devoir d'hommage ou de devoir de fournir à cette même seigneurie de Combourg un ou des hommes en armes en cas de nécessité et cela malgré le fait que les seigneurs de Beaufort en leur seigneurie avaient un droit de Haute Justice lequel était appliqué au bourg même de Plerguer. Cette seigneurie, dans son avancée "seigneuriale", permettra plus tard au sire de Beaufort de sièger au Parlement de Bretagne en tant que Banneret du duché ayant de ce fait le droit de porter bannière et de conduire plusieurs chevaliers à la guerre (lors d'une enquête faite en 1226 sur le nombre des chevaliers dûs par l'evesque de Dol au duc de Bretagne, Alanus Bellifortis ou Alain de Beaufort est cité pour un chevalier quant Jean de Painel, seigneur de Landal et Pierre du Guarplic sont cités pour deux chevaliers chacun). Havoise et Alain de Beaufort eurent pour enfants la susdite Jeanne laquelle amenera donc la seigneurie de Beaufort dans la maison seigneuriale de Châteaubriand, et cela par son union contracté avec Brient 1er, et Clémencia aussi laquelle quant à elle pris pour époux Alain II d'Avaugour celui-là même qui fera édifier le couvent des Cordeliers à Dinan; de cette dernière union sortira Jeanne laquelle épousera Geoffroy de Dinan, fils de Roland, seigneur de Montafilan et de son château qu'il posséda. Brient II de Châteaubriant, né vers 1330-1340 et petit-fils du précédent, écrit aussi Briant de Chasteau-Brient, est cité quant à lui le 11/08/1389 lorsqu'il promis sur sa vie fidélité au duc de Bretagne promettant ainsi de vivre et de mourir pour lui et cela envers et contre tous; sont alors présents à ses côtés, cela pour tenir la même promesse, les tous premiers seigneurs de Plouer cités dans l'Histoire, à savoir les seigneurs Riwallon, Guillaume, Alain et Olivier de Plouer, tous parents. Brient II est toutefois cité un peu plus tôt, dès le 04/04/1381 exactement quant il ratifia le Traité de Guérande et cela avant de remporter une victoire éclatante contre les Anglais, en 1423, quand ces derniers assiegièrent le Mont-Saint-Michel et par voie de mer et par voie de terre après avoir armé pour ce faire leurs différents vaisseaux de guerre alors en rade en le port de Saint-Malo;Brient II de Châteaubriant, pour contrer ce projet fut nommé Amiral de la flotte française; quant à son père, Guy de Châteaubriant de Beaufort, fils donc de Brient 1er de Châteaubrient sire de Beaufort, il sera lui présent et témoin lorsque la duchesse Jehanne de Bretagne rédigera un courrier relatif à l'envoi d'un anbassadeur en Angleterre afin de demander la délivrance de Charles de Blois. Pour toute information relative à la généalogie de la dite Tiphaine Du Guesclin veuillez cliquer sur le lien ci-contre lequel vous mettra en rapport avec le travail d'Etienne Pattou. Merci. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/du_Guesclin.pdf 

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Gisant de Tiphaine du Guesclin en l'abbaye de Léhon, épouse de Jehan de Beaumanoir puis de Pierre de Tournemine. Les seigneurs de la famille seigneuriale de Beaumanoir, seigneurs pour certains de ses enfants du pays d'Evran aussi, possédaient en la chapelle accolée à l'église prieurale de l'abbaye de Lehon ses enfeux. Le gisant la représentant comporte les armoiries de son premier époux, Jehan de Beaumanoir, lesquelles sont de 10 Billettes rangées en 4.3.2.et 1. Son père, Pierre III du Guesclin, fut de son temps l'un des Grands de Bretagne; seigneur du Plessis, de Largentay, de Plancoët, il mit le 29/11/1352 son sceau sur le Traité de Jeanne de Bretagne quand celle-ci lutte pour la délivrance de Charles de Blois. Prenant le parti de ce prince, lors de la guerre de succession, il fut fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1354 par le capitaine anglais Latimer lequel demande alors une rançon de 1500 écus d'Or, rançon laquelle sera verser par le gendre de Pierre, Jehan de Beaumanoir lui même, moyennant toutefois un contrat de rente de 100 livres et des droits sur les villes de Cancale et de Plessis-Bertrand que Pierre du Guesclin alors possédait.

      

     

    1746

    Les sires Baude de Vieuville

    Seigneurs de Châteauneuf et possesseur de la Touche Baude en Saint-Piat; seigneur de Coëtquen en 1787 aussi.

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Les Armoiries de la famille seigneuriale Baude du Val

    D'Argent à trois têtes de loup arrachées de Sable

     

    Ci-dessus les Armoiries de la famille seigneuriale des Baude seigneur du Val, famille de riches commerçants malouins, armateurs négriers en autre, et dont l'un des enfants, Etienne-Auguste Baude, fut marquis de Vieuville en 1713 et dernier marquis du marquisat de Châteauneuf la Noë qu'il acheta en 1746 [vendu en 1740 pour la somme de 920.000,00 livres par Henry de Beringhen frère de François évêque du Puy ]. Baron de Pont-l'Abbé, sieur du Pontharouart en la paroisse de Saint-Judoce, de Saint-Père en Marc en Poulet, de Plessis-Balisson en cette paroisse de ce nom, il fut maintenu dans ses titres par arrêts du Conseil d'Etat et lettres patentes en 1750 et 1788 après avoir été admis aux Etats en 1768;  Henry Baude de Vieuville, alloué de la ville de Saint-Malo en l'année 1668, sieur du Val né à Saint-Malo en 1631 fut son aieul. Etienne-Auguste Baude de Vieuville prendra pour 1ère épouse sa nièce présumée, âgée de seulement 14 ans, Anne-Andrée-Marie Baude laquelle verra le jour à Lanvallay en le manoir probable de la Ville es Olliviers alors détenu par son oncle Henry Baude. Etienne-Auguste deviendra t-il  possesseur de la seigneurie de Saint-Piat en héritant du Marquisat de Châteauneuf puisqu'il sera propriétaire de la terre et manoir de la Touche-Baude relevant de cette même seigneurie en 1789 ? Son oncle François-Joseph Baude père, aieul de son épouse et secrétaire du roy entré en sa charge en 1713, seigneur entre autre de la Touche aussi, semble pouvoir confirmer une entrée en possession de cette terre dite de la Touche Baude par voie d'hérédité directe et non pas par la transmission en elle même du marquisat de Châteauneuf puisque Etienne-Auguste Baude semble hériter de presque tout le bien de feu son oncle celui-ayant eu, pour seuls enfants, que deux filles dont Anne-Andrée-Marie ci-dessus laquelle deviendra donc sa première épouse.

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    L'Hôtel Baude de Saint-Malo, XVIII siècle, propriété de François-Joseph Baude lequel sera baptisé à Saint-Malo le 27/11/1682, écuyer, secrétaire du roi entré en sa charge le 12/02/1713, seigneur en autre de Saint-Tual, du Mesnil-Garnier après qu'il eu acheté au duc de Chaulnes, le 25/04/1759, ses fiefs de Ducey et du Mesnil-Garnier. Il semble être aussi possesseur de la Touche en Saint-Piat sur laquelle il fera probablement édifier, en 1713, la Chapelle de la Touche Baude et son manoir dit de la Touche.

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Acte de baptême de Guillaume Lorre comportant en autre la signature d'Henry Baude sieur du Colombier et du Bois Harouard en Lanvallay ainsi que celle de Baude de la Begassière, terre située en Saint-Helen et appartenant alors très probablement à Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf lui même puisque cette même terre, en l'an II de la Révolution, sera encore le bien de l'enfant du dit Etienne-Auguste; acte établit le 23/05/1631. Reprendre aussi la lecture du chapitre consacré et au Bois-Harouard et à la Ville es Olliviers.

     Saint-Piat, ancienne seigneurie

    La seigneurie de Touche-Baude ou Touche-Ferron en 1811

     

    La chapelle Baude et son manoir

    Après avoir enregistrez l'image cadastrale ci-dessus sur votre bureau d'ordinateur ouvrez la avec votre logiciel d'imagerie habituel puis zoomer. Ce plan vous montrera ainsi les différentes nobles demeures de ce petit village proche de Dinan dont le manoir du 18ème siècle de la Touche-Ferron lequel à appartenu, en 1833, au sieur de la "Ferron de la Touche". Ce sieur paraitra le 02/04/1833 dans une Ordonnance écrite du Roi, le dit sieur Ferron de la Touche ayant fait une donation de 3000.00 francs à l'Hospice de Dinan et cela pour la fondation, à perpétuité selon sa volonté, d'un lit dans ce même établissement afin de pouvoir recevoir certains indigents. Quant est-il aujourd'hui de ces lits offerts hier à cette même Perpétuité ? Ces mêmes lits, donc hier voulus, existent-ils toujours dans notre actuelle societé laquelle malheureusement, et trop souvent de nos jours, fait passer en priorité certaines valeurs, quelques fois mercantiles, avant même certaines valeurs Humaines ? Cette noble demeure prendra successivement les noms de ses différents occupants et, à ce titre, elle se nommera aussi la Touche Baude dans le seconde moitié du 18ème siècle, après 1746 en tout cas, la Touche-Ferron en 1811 ou la Touche Dutertre à la fin du XIX siècle les familles Baude, Ferron et Dutertre ayant été trois familles de notables Côtissois tout au long des XVIII et XIX siècles. Les autres nobles logis seront aussi étudiés en ce même chapitre. Il est cité la présente d'une chapelle dite aujourd'hui de la Touche Baude en Lanvallay laquelle, encore représentée sur le plan napoléonnien de 1811, fut probablement construite en cette seigneurie en 1713 puisque cette date était inscrite dans l'une des pierres de cette même chapelle laquelle aujourd'hui n'existe plus sur la propriété si ce n'est quelques traces de fondation encore présentes à l'extrémité de la Cour du château (cette chapelle est cependant de nos jours toujours référencée dans le patrimoine bâti de notre commune. Pourquoi cela ?) . Nous pensons personnellement qu'elle fut peut-être édifiée, ainsi que son château d'ailleurs, celui-ci nommé tantôt de la Touche-Ferron ou de la Touche du Tertre, par Jacques de Beringhen celui-là même qui acheta en 1701 la seigneurie de Saint-Piat à un enfant de la famille seigneuriale des Hubert de la Massüe. Il est plus grandement possible toutefois que cette même chapelle et manoir furent tous deux construit par François-Joseph Baude père lequel, écuyer et secrétaire du roi pourvu de cette charge le 12/02/1713, seigneur de Saint-Tual et du Mesnil-Garnier fut aussi dit seigneur de la Touche. Cette famille malouine, laquelle au XVIII siècle s'enrichie grandement notamment par le commerce maritime et négrier semble, et cela au travers d'Henry Baude seigneur du Val (l'époux de Pélagie-Celeste Picot de Premesnil, l'un des Directeurs de la Compagnies des Indes Orientales de Saint-Malo et frère aussi de notre François-Joseph Baude ci-dessus), être déjà assis en la paroisse de Lanvallay Henry Baude étant, en 1731, possesseur du manoir de la Ville es Olliviers en cette même paroisse. En effet il parait en tant que tel lorsqu'il assiste au baptême d'Henry Lorre fils de son métayer né en sa métairie de la Ville es Olliviers, enfant prénommé selon l'usage du prénom de son parrain. Le neveu du dit Henry Baude, fils de son frère François-Joseph Baude ci-dessus, nommé lui aussi François-Joseph, donc tout comme son père, aura de son épouse Anne-Marie Palomino, pour enfant née en 1741 à Lanvallay, et cela probablement à la Ville es Olliviers, manoir appartenant alors au dit Henry Baude, grand-oncle de l'enfant, un efille nommée Anne-Andrée Baude. Cette enfant, âgée de seulement 14 ans, prendra donc pour époux son propre oncle, Etienne-Auguste Baude, fils du dit Henry Baude lequel Etienne-Auguste Baude, achetant en 1746 le marquisat de Châteauneuf devint de ce fait le dernier marquis de Châteauneuf avant d'être guillotiné à Rennes, en 1794 (Henry Baude fut aussi l'un des Directeurs de la Compagnie des Indes Orientales de St-Malo. Celui-ci achetera donc le manoir de la Ville es Olliviers, en Lanvallay, sans que l'on connaisse aujourd'hui le nom du seigneur auquel il acheta ce même manoir. Pour plus de comprehension dans la lecture de la généalogie de cette famille seigneuriale veuillez lire l'arbre de généalogie ci-dessus. Travail réalisé d'après les informations données par monsieur Jamet, l'actuel propriétaire du manoir de la Ville es Olliviers. Télécharger « mod_article57582181_5096aedb81eb2.doc   »)

    La date de 1713 correspondant à la fois et à la réalisation de la chapelle dite de la Touche Baude et à l'entrée en fonction de Joseph-François Baude père, cela en sa charge de secrétaire du roy laquelle charge l'anoblira, peut-elle nous permettre de penser que celui-ci fut à l'initiative de la construction et de la chapelle Baude et de son manoir ? (cette chapelle, toujours présente en 1851 lorqu'écrivit Benjamin Jollivet était encore en bon état cette dernière ayant été, pour ce même auteur, presque entièrement restaurée 30 années plus tôt, cela vers 1850) Cette terre assise en le village de Saint-Piat, nommée de la " Touche " et assise géographiquement aussi en la paroisse de Pleudihen, jusqu'à la Révolution, ne doit pas être confondue avec une terre voisine, située au plus près de la ville de Pleudihen et nommée quant à celle-ci la "Touche Porée" dont sera possesseur la famille Porée et dont l'un de ces enfants, Charles Porée, sera dit sieur de la Touche ou de la Touche-Porée en 1752. Le manoir de la Touche Baude, assis sur les terres de la Touche, en Saint-Piat, porte encore aujourd'hui le nom de l'un de ses anciens propriétaires, à savoir celui d'un nommé Dutertre ce dernier ayant occupés les pièces de ce château au 19ème siècle; cette noble et ancienne demeure s'appelle donc toujours aujourd'hui: le château de la Touche du Tertre , appellation écrite maintenant en deux mots. Le XVIII siècle fut un âge d'or pour la ville de Saint-Malo et ses enfants dont certains, à l'image de de la famille Baude du Val, feront fortune très importante dans le marché négrier, tout comme la ville de Nantes aussi d'ailleurs laquelle aujourd'hui, en son château ducal, présente un travail très intéréssant sur toute cette période économique bretonne. Certaines de ces familles avaient déjà, et celà depuis le XVII siècle, fait fortume considérable dans la pêche à la Morue laquelle leur avait donc apportée une première richesse souvent importante. La traite négrière et son marché sera l'une des origines même du plein développement économique portuaire de ces deux villes, chaque armateur ayant son ou ses propres bateaux et sa propre société aussi. René-Auguste Châteaubriant réussira lui aussi à faire fortune dans ce commerce, aujourd'hui descrié, cette même fortume lui permettant plus tard d'acheter au duc de Duras, alors seigneur de Lanvallay et de Saint-Piat, sa seigneurie de Combourg que ce dernier avait acquit par son union contractée des années plus tôt avec l'héritière du marquis de Coëtquen, Malo-Auguste, qu'il épousera en 1739 (Malo-Auguste de Coëtquen, fils de Malo II celui-ci ayant été quelques années plus tôt gouverneur de la ville de Saint-Malo, était lui même probablement un armateur malouin sa famille étant présente en cette ville depuis déjà de longues années puisque plusieurs de ses enfants, effectivement, ont été successivement nommés gouverneurs de cette même cité corsaire. Les activités "professionnelles" ou commerciales exercées par cette famille seigneuriale, au XVIII siècle, sur les mers lointaines, étaient aussi probablement reliées pour certaines à cette même traite des Noirs puisque sortira du port de Saint-Malo, partant pour la Martinique, en 1726, un bâteau armé lequel naviguait sous leur nom et leur titre; ce bâteau, le Marquis de Coëtquen, bâteau toujours présent à la Martinique en 1728, sera définitivement désarmé en cette ile lointaine et cela 1 an seulement après la mort survenue de Malo-Auguste ou Malo III de Coëtquen. Les seigneurs de Coëtquen entrèrent en possession du comté de Combourg, au XVI siècle, lorsque Jean de Coëtquen pris pour épouse Philippe d'Acigné, Dame de Combourg et héritière de comté par son père Jean sire d'Acigné. Nommé par Lettre patente marquis de Coëtquen au mois de Juin de l'année 1575, Jean de Coëtquen sera nommé gouverneur de Saint-Malo aussi. Son petit-fils Louis, fils de Jean V de Coëtquen, sera également nommé gouverneur de cette ville trouvant la mort avec ce titre lors du siège de la Rochelle, en 1628. Malo 1er, le fils de ce dernier, capitaine des gendarmes du Cardinal de Richelieu, sera lui aussi nommé à ce même poste suivit en cela et par Malo II et par Malo-Auguste ou Malo III, lieutenant général des Armées du roi, tous deux respectivement fils et petit-fils du dit Malo 1er. Nous voyons donc très bien ici, par cette même affiliation seigneuriale, les différents liens lesquels ont pu unir, et cela sur plusieurs générations, la dite maison seigneuriale de Coëtquen et les activités de cette cité corsaire ouverte sur la mer laquelle fut maritime et cela avant toute chose ). Le marquis de Coëtquen, à ce titre, participera personnellement en 1763 à la course du Jean-Baptiste qu'il armera également, pour une hauteur importante de 181.000 livres (la construction d'un hôtel particulier pouvant alors représenté un coût de 35.000 livres). La noble famille Picot de Premenisle dont l'enfant Pelagie-Celeste sera choisi pour épouse par Henry Baude, seigneur du Val, tous deux propriétaires en autre du manoir de la Ville es Olliviers en Lanvallay aussi, ne sera pas non plus en reste puisque ses activités dans cette 'industrie" l'ameneront à financer elle aussi, en 1742, certaines courses participant ainsi aux armements des bâteaux de Saint-Luc, du Sage, du François, du Chasseur et du Maurepas, chaque vaisseau ayant sa propre société. Le bâteau de Saint-Luc, pour illustrer ce principe même de societé, sera ainsi le bien d'armateurs ou des familles seigneuriales lesquelles ainsi se partageront ainsi et la possession du dit bâteau et ses recettes, les familles possesseurs du seul Saint-Luc comprenant François-Joseph Baude lequel sera en autre possesseur de la Touche en Saint-Piat, sa belle-soeur Pélagies-Celeste Picot de Premesnil déjà citée ci-dessus, Henry Baude son frère et époux de la dite Pélagie tous deux seigneurs de la dite Ville es Olliviers, la famille le Fer, les familles Magon de la Lande et de la Baluë. Le XVIII siècle sera aussi de ce fait, et cela grâce à la même activité marchande maritime, un âge d'Or pour la ville de Saint-Malo laquelle verra ainsi s'édifier, entre ses murs, des hôtels particuliers tous édifiés pour ainsi dire par ces mêmes armateurs malouins. François-Joseph Baude ci-dessus, propriétaire et seigneur en autre de la Touche, écuyer, secretaire du roi lequel fut anoblit par ce même Office sera lui aussi, et cela au côté de sa belle soeur Pélagie-Celeste Picot de Premesnil ci-dessus, l'un de ces mêmes constructeurs intra-muraux. A ce titre ils acquieront tous deux et ensemble, pour la somme considérable de 52.000 livres, le 1er lot relatif au 3ème aggrandissement intra-muraux de la ville de Saint-Malo, lot représentant un peu près 170 toises carré sur lequel 3 ans après tous deux feront construire leur propre hôtel particulier, à savoir l'hôtel Baude pour une somme globale de 65.000 livres lesquels travaux seront tous réglés par le versement de piastres mexicaines (ce paiement à lui seul met en évidence les liens économiques unissant alors et la ville de Saint-Malo et les villes étrangères situées de l'autre côté de l'Océan Atlantique. En 1723 sera construit aussi l'hôtel l'hôtel Aslefd lequel sera édifié à la demande du corsaire François-Auguste Magon de la Lande, famille armateur du dit Saint-Luc avec la dite famille Baude). La ville de Saint-Malo, pendant le déroulement de la 2ème guerre mondiale, en 1940 fut la proie d'un immense incendie lequel ravagea l presque entièrement 'ensemble de la ville détruisant ainsi la ,presque totalité de ces mêmes hôtels particuliers construits par ces mêmes armateurs malouins. Deux seulement survècurent à l'enfer des flammes en 1940, ces deux seuls réscapés étant nos deux hôtels ci-dessus lesquels furent donc édifiés par François-Joseph Baude et sa Belle soeur Pélagie-Celeste Picot de Premesnil et par Magon de la Lande. Lire ou relire le chapitre consacré à la Ville es Olliviers et le Bois Harouard, rubrique : le Bâti et les terres.

       
    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Elisabeth-Baude de Vieuville, propriétaire de la Begassière en Saint-Helen et d'autres terres aussi, terres assises en Saint-Piat. Doit-on voir au travers de ces terres de Saint-Piat le manoir et la chapelle de la Touche-Baude ayant appartenu hier à son père ? Ses biens ici cités seront tous acquis, en 1799, par Jacques-Michel de la Morvonnais, juge à Châteauneuf. Epoux de Louis de Talhouet de Bonamour, mère d'Auguste-Frédérique de Talhouet ci-dessous, elle était en effet la fille d'Etienne-Auguste de Vieuville, marquis de Châteauneuf et propriétaire de la Touche-Baude en 1789.

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Auguste-Frédérique de Talhouet petit-fils d'Etienne-Auguste Baude, marquis de Châteauneuf

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Voici le Château de la Touche Baude, de la Touche-Ferron ou de la Touche du Tertre, en Saint-Piat, probablement édifié vers 1713 lorsque fut construite la chapelle nommée hier de la Touche-Baude. Ce château fut au 20ème siècle, en 1924, la propriété de Jean-René-Marie-Raymond Juin de Baisse et de son épouse née Germaine de la Motte de la Motte Rouge, Jean-René décédant en son château de Lanvallay; cette noble demeure dans sa totalité sera ensuite transmise entre ses deux enfants lesquelles prendront pour époux pour l'une Marc de Swarte et pour l'autre Jean-Marie-Joseph Canaux comte de Bonfils cette propriété etant alors entre ces deux enfants équitablement répartie. Monsieur le Comte Jean-Marie-Joseph de Bonfils décédera lui aussi en son château de la Touche le 05/02/2007  

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie
     

    Les anciennes et grandes écuries du château lesquelles aujourd'hui sont biens de madame de Swarte; à droite, attenante aux vieilles écuries l'ancienne maison du metayer.

     

     

    Les seigneurs de Beringhen et les Baude de la Vieuville

     

    Ayant donc acquit aussi la seigneurie de Saint-Père en 1689, huit années après avoir acquit le marquisat de Châteauneuf (ou la terre de Saint-Père en Poulet laquelle, vers 1750, sera le bien propre d'Henry Baude dit sieur du Pont après que celui-ci ait acheté en 1750 la baronnie du Pont à la famille seigneuriale d'Ernothon. La commune de Saint-Père est située au plus près de Châteauneuf cette même commune dite de Châteauneuf de la Noë, nommée au 12ème siècle Castrum novum de Noa, étant depuis toujours située à environ 12 km de Saint-Malo. Le comté de Châteauneuf de la Noë fut probablement érigé par la famille seigneuriale de Rochefort (cette famille possédait sa seigneurie en l'actuelle Rochefort en Terre, terre située en le Morbihan et surmontant des landes dites de Lanvaux. Aujourd'hui cette paroisse possèdent des frontières communes avec Pluherlin et Malansac paroisses relevant déjà, au 12ème siècle, de la seigneurie des seigneurs de Rochefort) laquelle en était possesseur dans la seconde moitié du 13ème siècle, plusieurs générations des Rochefort se la transmettant sur près d'un siècle et demie et cela depuis Thibaut 1er de Rochefort lequel pris pour épouse Emma de Donges. Seigneur de Donges par son épouse Emma, avec Thibaut apparait donc, et cela vers 1250, (nous étions alors sous le règne de Jean 1er de Bretagne de la maison de Dreux, fils de Pierre Mauclerc. Ce dernier eu de nombreux démêlés et avec le Clergé et avec la noblesse de Bretagne) le premier seigneur de Châteauneuf de la Noë malgré que ce château apparaisse écrit pour la première en 1118, cela sous le règne d'Henry 1er d'Angleterre puisque celui-ci fut roi d'Angleterre de 1100 à 1135, lorsque fut réalisée une enquête concernant les différents domaines temporels relevant de la seigneurie de Dol; d ans cette enquête ce château est présenté sous la forme orthographique suivante: Castellum de Noes. Des fouilles archéologiques réalisées hier, entre 1980 et 1983, dans la cour de l'actuel château, ont permis de retrouver le soubassement du donjon originel du premier castel ici édifié, soubassement lequel a dévoilé une architecture du type Anglo-normand. Pourquoi ici cette architecture anglo-normande alors que certains nobles seigneurs bretons étaient partis en Angleterre au lendemain de la bataille d'Hasting, possesseurs de fiefs étendus pour certains et acquis par leurs parents respectifs ? Les relations politiques unissant le duché de Normandie au duché de Bretagne ont très probablement été bouleversées au lendemain de la bataille d'Hasting, l'établissement des normands en Angleterre ayant très probablement favorisé des échanges "culturels" entre ces deux duchés déjà unis par une généalogie ducale commune et ancienne depuis les toutes premières heures du 11ème siècle. Bordé sur l'un de ses côtés par la rivière de Rance, faisant face aussi à l'immense plaine humide des marais de Dol proches de la Normandie, le castel originel, positionné en la pointe sud du pays d'Aleth, fut probablement édifié afin d'assurer une défense militaire de toute cette région positionnée presque en limite du duché de Bretagne et cela peut-être pour contrer une menace éventuelle pouvant venir jusqu'ici par la mer, le site naturel étant par voie de terre protégé naturellement et par les marais dolois et par la seigneurie de Dol. Il est impossible aujourd'hui de savoir quels furent les seigneurs possesseurs de ce premier castel avant la venue en ce lieu de Thibaut de Rochefort. Fils d'Alain de Rochefort et d'Anne de Rostrenen Thibaut était aussi le petit-fils de Jarnogon 1er seigneur de Rochefort celui-ci ayant possédé de son vivant, et autour de sa seigneurie de Rochefort en terre aussi, les paroisses d'Arzal, Marzan, Péaule, Limerzel, Caden, Malenzac et Pluherlin, paroisses situées à environ 35 km de Vannes. Comment ce petit-fils, seigneur morbihannais fut-il mit en possession de ce même château situé proche de Saint-Malo mais proche de Dinan aussi ? Jarnogon à ce titre, en tant que seigneur de Rochefort, parait vers 1190 dans le Cartulaire de Redon pour avoir à l'abbaye de Saint-Martin le Grand offert certaines de ses terres assises en sa seigneurie, seigneurie positionnée hier en l'actuelle commune de Rochefort en Terre quant Thibaut, quant à lui, parait en 1247 pour confirmer une donation faite par le chevalier Geoffroy le Pelou au prieuré de Donges. Theobaldus Dominus Rupisfortis Vicecomes de Dongia etc. Noverint universi quod ego gratum habeo et praesenti carta mea confirmo donum prati de Gamer quod Gaufridus le Pelous miles dedit in elemosynam Prioratui et Priori et Monachis B.Mariae de Dongia, salvo omni jure meo in dicto Prato, tenendo ipsum pratum a me et a meis, et faciendo mihi et meis talem redhibitionem qualem idem miles faciebat michi et antecef. meis fi vixisset, ratione dicti prati. Actum anno Dom.MCCXLVII En 1373 Jeanne de Rochefort, prenant donc pour époux Jean II de Rieux, fera ainsi entrer la seigneurie de Châteauneuf en cette nouvelle famille seigneuriale laquelle gardera cette grande seigneurie jusqu'en 1681,1681 étant l'année en laquelle en prendra donc possession, par achat fait sur adjudication, notre susdit Henry de Beringhen. Jean de Rieux, devenu le nouveau seigneur de Châteauneuf de la Noë et cela par son épouse Jeanne de Rochefort sera, de son temps lui aussi, l'un des grands militaires de son époque. Compagnon d'armes de Bertrand du Guesclin, il sera à èun moment donné de sa vie l'otage d'Olivier de Clisson auprès du duc de Bretagne Jean IV. Devenu maréchal de Bretagne, pour Charles VI roi de France, il meurt le 07/09/1417) donc elle aussi située en Bretagne, Jacques-Louis 1er de Beringhen obtint de Louis XIV, roi de France, cela par une lettre datée du mois de Juin 1702, l'érection du comté de Châteauneuf la Noë en Marquisat, alors puissante et ancienne seigneurie ayant encore toujours sous son autorité première toute la région de Châteauneuf et celle du marquisat de Coëtquen compris (Raoullet de Quoyquen en 1295, fils de Raoul 1er de Coëtquen, enfant mineur placé sous la tutelle de Renaut de Lanvallay, seigneur de ce lieu, paraitra en effet devant sa Cour seigneuriale de Châteauneuf au sujet d'une dette de 50 livres, somme financière que lui et son père, Raoul de Coëtquen, avaient tous deux perçu du prieuré de Léhon : Sachent tous que en nostre Court au chastel neuf de la Noe en dreit establit, Raoul de Quoyquen chevalier e Raoullet de Quoyquen fis audit Seignour, o lauctorite de Renaut de Lanvalay, Escuier...  Plus tard, en l'année 1439, Raoul V de Coëtquen, seigneur de Coëtquen et époux de Marguerite de Malestroit avait obtenu de son duc, Jean V de Bretagne, l'autorisation de procéder à la terminaison des murs de son chasteau, construction alors déjà commencée. Le sire de Châteaubriant, le seigneur Rieux de Châteauneuf écrivit aussitôt une missive au duc Jean afin que ce dernier revienne sur sa décision, demande laquelle sera aussitôt acceptée par un nouvel aveu contradictoire lequel cependant, l'histoire nous l'a démontré, n'aura aucune conséquence sur la dite terminaison des travaux puisque les ruines de ce même aggrandissement sont toujours visibles aujourd'hui. Voici ce second aveu rédigé en 1439: Jehan par la Grace de Dieu duc de Bretaigne a nos seneschaulz, allouez et procureurs de Rennes, de Dinan, leurs lieutenants et au premier sergent sur ce requis salut. Receu avons la supplication et complainte de nostre très cher et très aimé cousin féal le sire de Chasteuneuff contenant comme messire Raoul de Coëtquen aie encommancé et voullu edifier pres de sa maison en place tenue de nous, son chasteau et forteresse, par le congé et licence qu'il dict avoir de nous obtenu et que nostre dict cousin, voyant et considerant les grands prejudices qu'il pouroit avoir en son chasteau et chastelenye de Chasteauneuff, et autrement a faict plengements opposition et arrests contre le dict de Couesquen de nous faire ediffier le chasteau forteresse en iceux lieux et d'autres moians selon les dicts plegements et arrests. Cette prééminence seigneuriale, déjà de fait en 1295, confirmée en 1439 sera une nouvelle fois reconnue, beaucoup plus tard, le 10/11/1599, dans un nouvel aveu rédigé par Jean VII de Coëtquen, aveu écrit au seigneur Guy Rieux de Châteauneuf son parent par alliance, aveu en lequel il reconnaissait tenir de la seigneurie de Chateauneuf son château ancien de Coëtquen alors déjà en ruine:. Voici cet aveu : Jan de Couesquen, chevallier des deux ordres du Roi et l'un de ses deux lieutenants en Bretaigne, gouverneur des ville et chasteau de Saint-Malo, compte de Combour, baron de Vauruffier, vicompte de Rogé, seigneur chastelain d'Uzel etc. confesse entre homme vassal et subiect de hault et puissant Guy de Rieux syre de Chateauneuff etc. et de luy tenir l'hoste et manoir ancien de Couesquen o ses appartenances sys et sittué en la parouesse de Sainct-Ellan a present tout tombé en ruines...). Cette élévation seigneuriale, relative à la prééminence du marquis de Beringhen, cependant dut attendre pour être effective la réalisation d'une lettre de surannation laquelle fut faite le 20/08/1703 et enregistrée quelques années après, le 18/02/1709. Cette transformation du comté de Châteauneuf en Marquisat, réalisée pour Jacques-Louis 1er de Beringhen, assistera aussi à l'élévation au rang de Comté des seigneuries de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers lesquelles furent elles aussi enregistrées respectivement aux mois de Juin 1702 et 1704. Son fils, nommé lui aussi Jacques-Louis, Marquis donc de Beringhen, pris pour épouse, le 09/02/1708, Marie-Louise-Henriette de Beaumanoir, soeur cadette de feue la Maréchale de Chaulnes et fille du Marquis de Lavardin, enfant née le 01/02/1690. Décédé le 01/11/1713, quelques 10 années seulement avant son père, le Marquis de Châteauneuf Louis-Jacques de Beringhen fut élevé au rang de Maréchal de camps après avoir été aussi colonnel de Régiments et Brigadier des Armées du Roi. Parmi ses différents enfants nous devons noter l'existence de François-Charles de Beringhen lequel fut nommé évêques du Puy en Velay, le 24/03/1726, celui-ci ayant été aussi nommé au Marquisat de Châteauneuf, comte de Plessis-Bertrand et comte aussi d'Armainvilliers; mort le 17/10/1742, l'ensemble de cette seigneurie semble revenir en totalité à son frère, Henry-Camille de Châteauneuf, son puisné probable, Marquis de Châteauneuf, comte de Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers, de Thenarre, d'Ones, seigneur d'Ivry, de Bussy, de Monthelie, né à Saint-Germain l'Auxerrois le 01/08/1693. Décédé en 1770 Henry-Camille fut chevalier de Malte, Commandeur de la Commanderie du Pieton, en Flandres, et colonel d'un régiment d'infanterie lequel porta son nom. Il fut nommé 1er écuyer du roi aussi, le 07/02/1724; en mai 1730 il est nommé Gouverneur de Châlons et l'année suivante, le 02/02/1731 exactement, il est nommé Gouverneur de la Meute, puis de Madrid en Novembre 1734. Son épouse sera Angélique-Sophie de Hautefort, fille de l'Ambasseur de Viennes. La famille de Beringhen laquelle avait pour Armoiries : d'Argent à trois Pals de Gueules au Chef d'Azur chargé de deux quintefeuilles d'Argent acheta judicièrement, le 23/08/1681, et cela par l'entremise d'Henry de Beringhen père du premier Jacques-Louis de Beringhen, la seigneurie de Châteauneuf de la Noë pour une somme adjugée et importante de plus 320.750, 00 livres. Henry de Beringhen, lequel était donc originaire des Pays-Bas, a donc transmis héréditairement et à son fils Jacques-Louis mais aussi à son petit-fils nommé lui aussi Jacques-Louis de Beringhen les terres seigneuriales de Châteauneuf de la Noue. Donc 1er écuyer du Roi Henry de Beringhen fut aussi et entre autre gouverneur de Marseille; il acheta en 1689 la seigneurie de Saint-Père acquisition suivie très peu de temps après, en 1690, des terres de la Tourniole en Saint-Suliac ainsi que de l'acquisition de plusieurs terres toutes positionnées au plus près ou en la paroisse de Pleudihen, paroisse dont relevait alors la seigneurie de Saint-Piat. Lors de la transformation du comté de Châteauneuf de la Noë, en marquisat, cette seigneurie monta en puissance puisqu'elle alla jusqu'à posséder, cela sous son autorité première et donc dans sa vassalité directe, plus de 50 paroisses dont celle de Tressaint, de Saint-Solen et ses terres de la Vairie, de Coëtquen (reprendre le chapitre consacré aux moulins de Brachesac), la Motte beaumanoir en Evran, la Bellière alors en Pleudihen ainsi que la seigneurie de Coëtquen laquelle avait alors pour seigneur Malo de Coëtquen. Henry-Camille de Beringhen ci-dessus vendit en 1746 l'ensemble de son Marquisat de Châteauneuf de la Noë à N. Baude de Vieuville lequel, officier aux Régiments des Gardes français, issu d'une famille de riches négoçiants de Saint-Malo, allait probablement aussi, et cela par cette même vente, entrer en possession de Saint-Piat et de sa terre dite de la Touche aujourd'hui en Lanvallay (Etienne-Auguste Baude son fils, dit aussi Etienne-Auguste de Baude de la Vieuville, prendra en 1755 pour première époux sa propre nièce présumée, Anne-Andrée-Marie Baude laquelle, fille de Joseph Baude et de Marie Palomino, était née en la seigneurie de la Ville es Olliviers en Lanvallay. Anne-Andrée-Marie décédera l'année suivante, en 1756 et sera inhumée en le caveau famillial de Chateauneuf. Le 10/04/1758, deux années après le décès de sa première épouse Etienne-Auguste prendra, pour deuxième épouse, la dite Françoise-Josephine Butler fille d'un capitaine de la Compagnie des Indes et époux de demoiselle Duvelaër). Pour une somme de 920.000,00 livres le dit N. Baude de Vieuville entra ainsi en possession de l'ensemble des biens ayant hier appartenus à la famille seigneuriale de Beringhen ces derniers ayant achetés cette même seigneurie, judiciairement il est vrai, pour une somme de 320.750,00 livres,(il s'agit en fait d'Henry 1er Baude  sieur de Val, terre située en Saint-Servant, lequel pris pour épouse Celeste Picot. Il était de son vivant secrétaire du roi. Certains historiens présentent son fils Etienne comme étant le réel acquéreur du Marquisat de Châteauneuf. Nous devons rappeler ici que le château de la Touche en Saint-Piat, aujourd'hui en Lanvallay et hier en la paroisse de Pleudihen eu, pour propritaire attesté, la famille seigneuriale le Baude de la Vieuville. La famille Baude, qui arma longtemps pour la course contre l'Angleterre, disent quelques personnes, aurait fait, vers le milieu du XVIII siècle, une fortune de 10 à 12 millions qu'elle employa à l'achat de terres considérables, comme celle de la Touche et celle de Châteauneuf près de Saint-Malo; elle avait aussi plusieurs hôtels en cette ville. Le Marquis de Vieuville, l'un des derniers représentants de cette famille, si ce n'est le dernier, a été chambellan de l'empereur Napoléon 1er et pair de France sous Charles X. Revue des Provinces de l'Ouest, volume 5, page n° 645, d'Armand Guérand, année d'édition 1857). Devenu par acquisition le nouvel marquis de Châteauneuf de la Noë la famille seigneuriale Baude de Vieuville était seigneurialement entrée en possession aussi, et cela par son autorité première, de l'ensemble des 50 paroisses et baillages détenus tout aussi seigneurialement hier par ses prédécesseurs. Né dans les jeunes premières années du 18ème siècle, en 1713, et à Saint-Malo, Etienne Baude de Vieuville son fils, secrétaire du Roi, fut aussi et entre autre Officier des Gardes du roi (En tant qu'héritier de son père il verra son marquisat de Châteauneuf de la Noë reconduit et cela en remerciement de ses faits et geste. En effet est cité en 1745 Baude de la Vieuville, Etienne-Auguste, dans un Etat nominatif des pensions devant êtres perçues sur le trésor royal et cela en ces termes : Y compris 144 livres d'intérêts d'arrérages, en considération de ses services, et pour ses blessures, en qualité d'ancien capitaine au Régiments des Gardes françoises. Dans un autre ouvrage il est dit aussi d'Etienne-Auguste Baude de Vieuville : Etienne-Auguste de Baude de la Vieuville est officier au Régiment des Gardes-Françoises; c'est en sa faveur, et en considération de ses services, que la Marquisat de Chateauneuf acquis par son père N.de Baude de la Vieuville, a été de nouveau érigé en Marquisat, par lettres du mois de juin 1746, enregistrées à Nantes le 23 novembre suivant). Famille importante et très influente laquelle cependant n'allait pas échapper au souffle violent de la Révolution, la plus part de ses enfants seront tous de riches nantis et pour illustrer cela sachons que Henry, le propre frère d'Etienne, était quant à lui entré en possession de la même seigneurie de Saint-Père, seigneurie détenue hier par les dits Beringhen. Acquise par Etienne, il recevra aussi de la part de son frère la seigneurie de Plessis-Balisson ainsi que le comté de Raiz. Arrêté au lendemain de 1789 Etienne sera à Rennes Guillotiné, le 04/05/1794 exactement; il avait alors 82 ans (Françoise-Joséphine Butler dite Veuve d'Etienne-Auguste, ne suivra pas son époux sur l'échaffaud rennais mais elle sera toutefois dépossédée de ses biens lorsque son fils prendra le chemin de l'exil. Auguste-Joseph Baude de Vieuville en 1828, de nouveau sur le sol du royaume de France une fois la royauté française rétablie, celle de Charles X, agissant en la qualité d'héritier de sa mère et pour moitié dans la succession de cette dernière, ancienne propriétaire de Châteauneuf en autre, sera cité comme Ayant Droit Réclamant dans l'un des différents dossiers ouverts pour les réclamations de tous les Dépossédés par la Révolution lesquels eurent droit alors à des indemnités financières. Henry son second fils, frère d'Auguste-Joseph, lequel nait le 26/03/1762 à Saint-Malo lui aussi, prendra également le chemin des Emigrés. Rentré très peu de temps après, devenu officier de la Chouannerie il sera tué le 29/03/1796 à Bazouges la Pérouse lors d'un combat mené contre les hommes en armes de la jeune République. Les Etats ci contre, formés en éxécution de l'article 21 de la loi du 27 avril 1825, comprennent: Les liquidations notifiées aux parties par le Ministre des finances, sans réserve d'appel, mais non encore consommée par l'inscription, et qui n'attendaient plus, pour recevoir cette dernière formalité, que l'adhésion des indemnités aux décisions de la Commission... ). Son fils Auguste quant à lui survivra à cette tourmente violente et trouvera la mort sous la nouvelle royauté de Charles X ; devenu Pair de France il sera inhumé en la Ville de Châteauneuf, ville possédée hier par son père Etienne et en laquelle sa propre mère se fit inhumer. Etienne de Baude de Vieuville avait aussi personnellement acheté des terres dont il était déjà, par droit de vassalité, l'un des premiers seigneurs et cela en tant que possesseur du marquis de Châteauneuf de la Noë; ainsi le 9 février de l'année 1787, deux années avant que n'éclatent les troubles de la Révolution française, Etienne de Baude de Vieuville acheta la seigneurie de Coëtquen (les terres seigneuriales de Coëtquen possédaient une frontière géographique commune avec la seigneurie de Saint-Piat ces deux seigneuries ayant toutes deux, pour 1ère Cour de Justice seigneuriale, la Cour seigneuriale de Châteauneuf de la Noë. Il est difficile d'affirmer avec certitude aujourd'hui la possession directe, à la veille de la Révolution Française, du village de Saint-Piat par le duc de Duras puisqu'à la veille de cette même Révolution, en 1789, le marquisat de Châteauneuf était toujours en la possession de la famille seigneuriales des Baude de Vieuvilles et cela depuis 1746, année en laquelle ils achetèrent donc le marquisat de Châteauneuf, et que les Baude de Vieuville avaient aussi en leur possession, toujours en cette même année 1789, les terres de la Touche en Saint-Piat, possession attestée par des actes écrits. Les mêmes Baude de la Vieuville seigneurs de Châteauneuf étaient aussi seigneurs directs de Coëtquen, et cela par droit de préhéminence, mais ils en étaient surtout propriétaires en cette même année 1789 puisque ces derniers l'achetèrent, le 09/02/1787, au duc de Duras. Alors comment et quand le duc de Duras entra-il en la possession de la seigneurie dite de Saint-Piat puisque cette dernière avait été vendue par ses 1er seigneurs Hubert de la Massuë aux tenants de la seigneurie de Châteauneuf lesquels, à leur tour, vendirent leur Marquisat de Châteauneuf aux Baudes de la Vieuville ? Aurait-il été possible que la terre de Saint-Piat ait été vendue par le dernier seigneur de Beringhen indépendament du Marquisat de Châteauneuf ? (l'historien géographe Ogée est cependant formel quant à la possession de la dite seigneurie de Saint-Piat par le duc de Duras. Effectivement quand il écrira son grand Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, lequel sera une seconde fois édité en 1853, ouvrage comprenant 4 volumes et écrit entre 1778 et 1780, il tiendra le propos suivant : Cette terre a haute, moyenne et basse justice et appartient aujourd'hui à Monsieur le Maréchal duc de Duras. Si le duc de Duras a donc bel et bien été en possession de cette terre dite de Saint-Piat, entre 1778 et 1780, 1780 étant la date en laquelle Ogée terminera son oeuvre écrite, il ne le sera plus en 1789 puisque le duc de Duras vendra en 1787, comme nous venons de le voir un peu plus haut, sa seigneurie dite de Coëtquen aux seigneurs Baudes de Vieuville lesquels alors en seront les légitimes propiétaires) Néanmoins, par sa proximité avec la seigneurie de Coëtquen, le Village de Saint-Piat pouvait-il directement et justicièrement relevé de cette même seigneurie de Coëtquen sans pour autant appartenir à ses seigneurs ? Il nous faut savoir que la terre noble de Bois-Fougères (en 1653 cette terre noble et son manoir semblent avoir été le bien de Guillaume de Ferron. Assise au plus près de la Sortie du village de Saint-Piat, aujourd'hui en Lanvallay, cette terre noble relevait religieusement hier de la paroisse de Pleudihen puisque Saint-Piat relevait de cette commune avant la rétrocession qui en fut faite à notre dite commune de Lanvallay. Les juges ou sénéchaux cités ci-dessous relevaient donc religieusement eux aussi de la paroisse de Pleudihen, paroisse dont les différents villages la constituant relevaient seigneurialement et justicièrement, quant à eux, des seigneuries proches et de Châteauneuf ou de Coëtquen avec toutefois un droit de préhéminence pour Châteauneuf), terre située directement à la sortie du village de Saint-Piat, appartenait au 17ème siècle, en 1657 et 1686 pour être très précis, aux nobles sires Jacques et Jean Houitte lequels furent respectivement par leur fonction sénéchaux de la propre seigneurie de Coëtquen. A noter aussi qu'en 1653 Guillaume Piron, lequel était sieur de Bois-Fougères aussi et cela avant même Jacques et Jean Houitte ci-dessus était alors le procureur fiscal de la même seigneurie de Coëtquen. Nous voyons très bien ici, et cela au travers de ces 3 personnages cités ci-dessus l'existence même de certains des liens seigneuriaux ayant pu unir hier géographiquement et la seigneurie de Saint-Piat et la seigneurie de Coëtquen Pour récapituler pour Saint-Piat:

    - En 1653, 1657 et 1686 les existences même des nobles sieurs Ferron, Piron et Houittes, tous possesseurs successivement du manoir noble de Bois-Fougères en Saint-Piat, tous ayant été sénéchal du Marquis de Coëtquen aussi, n'impliquent t-elles pas toutes ensemble que le village de Saint-Piat relevait en premier, justicièrement parlant, de la Cour du seigneur de Coëtquen et cela avant même de relever de celle de Châteauneuf de la Noë laquelle toutefois gardait son droit de préhéminence sur celle de Coëtquen ? - Entre 1598 et 1701 les seigneurs Hubert de la Massuë sont possesseurs de la seigneurie dite de Saint-Piat, en la paroisse de Pleudihen. - En 1701 le seigneur Gabriel Hubert de la Massuë vend sa seigneurie de Saint-Piat au seigneur de Beringhen alors marquis de Châteauneuf. La seigneurie de Saint-Piat est incorporée par cette vente au marquisat de Châteauneuf dont les seigneurs deviennent alors propriétaires fonciers à part entière. - En 1736 le duc de Duras semble déjà être en possession de la seigneurie de Lanvallay, cela par son union contractée avec l'héritière du seigneur de Coëtquen, Malo Auguste, lequel est alors gouverneur de Saint-Malo et seigneur de la vicomté d'Uzel laquelle fut érigée en 1488, par le roi Henry III, pour le marquis de Coëtquen du moment. Comment le seigneur de Coëtquen est-il entré en la possession de la seigneurie de Lanvallay ? Cette entrée en possession est probablement très antérieure en 1736 puisqu'elle fut probablement réalisée vers 1523 suite à un accord intervenu entre les seigneurs de Lanvallay-Tressaint et leur parente, Françoise de Malestroit, la propre épouse du marquis de Coëtquen. Le marquis de Duras entrera aussi en possession de la seigneurie dite de Saint-Piat amis comme est-il seulement entré en possession de cette seconde seigneurie ? La seigneurie d'Uzel érigée en 1480 par le roi Henry III en vicomté en faveur du marquis de Coëtquen, était entrée dans la Maison de Duras par le mariage de Mlle de Coëtquen avec M. de Duras. Il en fut donc de même de la seigneurie de Lanvalay. La chapelle et le village de Saint-Piat, paroisse de Pleudihen, avec titres de seigneuries, appartenait en 1780 à M. le Maréchal de Duras. Cette seigneurie venait de M. de la Massuë, avait haute, moyenne et basse justice. Précis Historique sur la famille Durfort-Duras; Jean Favre; année d'édition 1856.

    - En 1746 les Beringhen à leur tour vendent leur Marquisat de Châteauneuf à la famille malouine Baude de Vieuville  . La famille Baude de Vieuville ayant acquise la seigneurie de Châteauneuf, en 1746, elle ne semble pas pour autant avoir acheté avec ce même marquisat la seigneurie de Saint-Piat puisque celle-ci semble être déjà le bien du duc de Duras. L'édification en 1713 de la chapelle Baude, laquelle encore aujourd'hui porte leur nom, semble toutefois impliquer la présence de la famille Baude, sur cette terre de Saint-Piat, bien des années avant que cette même famille achète le marquisat de Châteauneuf. Les Beringhen, seigneurs de Chateauneuf entre 1701 et 1746, seigneur aussi de Saint-Piat jusqu'en 1736, année en laquelle le duc de Duras prendra possession de la seigneurie de Coëtquen, peuvent-ils êtres éventuellement les seigneurs ayant édifiés le manoir et la chapelle dite de la Touche-Baude cette dernière ayant été édifiée en 1713 ? - Lors de la vente du Marquisat de Châteauneuf, en 1746, alors acquis par les Baude de Vieuville, le duc de Duras est déjà seigneur de Lanvallay puisqu'il se maria avec Louise-Maclovie de Coëtquen en juin de l'année 1736. Mais est-il déjà aussi seigneur de Saint-Piat ?

    - François-Joseph Baude, décédé en 1739, lequel pris pour épouse d'Anne-Julienne Picot est seigneur de Saint-Tual et de Pontharouard; il est aussi de son vivant présenté comme étant seigneur de la Touche. Cette terre dite de la Touche est-elle la même que celle sur laquelle sera édifiée en 1713 la Chapelle dite de la Touche Baude ? - Baptisé le 27/11/1682, décédé en 1739, il sera pourvu du secrétariat du roi le 12/02/1713, la même année en laquelle sera édifiée la dite chapelle Baude. Cette même date de 1713 peut-elle lancer un pont entre ces deux mêmes événements ? - Son fils prénommé lui aussi Joseph-François Baude, seigneur de Saint-Tual, prendra pour épouse Anne-Marie de Palamino leur enfant à tous deux, née à Lanvallay, au manoir de la Ville es Olliviers, et prénommée Anne-Andrée Baude prenant quant à elle, pour époux, son propre oncle Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf. - La vente du marquisat de Châteauneuf aux Baude de Vieuville, en 1746, implique t-elle aussi, dans ce même acte de vente, l'accompagnement systématique de la seigneurie de Saint-Piat laquelle hier fut vendue en 1701 aux seigneurs Beringhen de Châteauneuf puis au Duc de Duras à une date laquelle reste à ce jour toujours entièrement inconnue ? Il semble bien que non puisque le duc de Duras semble être seigneur de Saint-Piat jusqu'à l'année de sa mort laquelle survient en 1789. - Propriétaire de la seigneurie de Saint-Piat, en 1780, soit le duc de Duras est entré en la possession de cette même seigneurie par l'acquisition de la seigneurie de Coëtquen, acquisition obtenue par son union réalisée avec l'héritière du seigneur de Coëtquen, soit le marquis de Coëtquen acheta aux Beringhen ou aux Baude de Vieuville, marquis successifs de Châteauneuf, cette même seigneurie dite de Saint-Piat. Cette seconde possibilité semble pourtant être peu probable dans la mesure où les dits seigneurs Baude de Vieuville achèteront un peu plus tard, en 1787, au même seigneur de Coëtquen, le duc de Duras, l'ensemble de sa seigneurie de Coëtquen. Nous voyons en effet mal les Baude de Vieuville vendre au duc de Duras leur seigneurie de Saint-Piat pour mieux la recheter un peu plus tard, en 1787, en acquérant du duc de Duras, seigneur de Coëtquen, l'ensemble de sa seigneurie propre au terres de Coëtquen cette même seigneurie comprenant alors, et cela depuis la seconde moitié du XVI siècle,également la seigneurie de Lanvallay. La première possibilité impliquerait systématiquement que le marquis de Coëtquen ait acheté à un marquis de Châteauneuf, quel qu'il soit, la seigneurie de Saint-Piat. Aucun écrit ne va dans ce sens. A t-il pu aussi y avoir eu confusion entre le fait que les terres de Saint-Piat relevait de la Cour seigneuriale de Coëtquen et le fait que son seigneur en soit alors systémmatiquement le possesseur foncier ?

     Le village de Saint Piat en 1780, année en laquelle écrivit aussi l'historien géographe Ogée, appartient donc ou relève du duc de Duras suivant cet auteur, seigneur de Coëtquen et de Combourg aussi, puisque cette possession est confirmée par le dit géographe Ogée et cela du vivant même du dit duc de Duras. Alors comment le duc de Duras est-il entré en la possession de la seigneurie de Saint-Piat laquelle en 1701relevait du marquisat de Châteauneuf par la vente même établie en 1701 entre les Hubert de la Massue et les Beringhen ? Cette possession de la seigneurie de Saint-Piat, par le seigneur de Coëtquen, sera plus tard de nouveau reprise en 1858 lorsque l'historien Jean Favre consacrera une oeuvre écrite aux seigneurs de Durfort. Quant est-il alors exactement ?

    - Le duc de Duras vers 1780 est présenté comme étant le seigneur du village de Saint-Piat, soit 7 années avant qu'il vendit au marquisat de Châteauneuf sa seigneurie de Coëtquen. Le village de Saint-Piat en 1780 et par ce même fait relevait-il aussi, sur le seul plan judiciaire bien sur, de la seule autorité première du Marquis de Coëtquen ou bien relevait-il de l'autorité première et justicière des seigneurs de Châteauneuf lesquels avaient été reconnu légitime dans leur droit de préhéminence envers la dite seigneurie de Coëtquen ? Né le 19/03/1715, décédé à Versailles le 06/09/1789, quelques mois à peine avant la Révolution française, le duc de Duras est déjà un homme vieillissant quant il vend en 1787 sa seigneurie de Coëtquen aux Baude de Vieuville. - En tant que propriétaire par son épouse de la seigneurie de Coëtquen, seigneurie qu'il vendra en février de l'année 1787, aux Baudes de la Vieuville, le duc de Duras était-il forcément possesseur foncier du dit village de Saint-Piat ou bien en était-il seulement le seigneur judiciaire premier dont les terres de Saint-Piat alors relevaient, et cela probablement déjà au XVII siècle au regard des existences des nobles sires Ferron, Piron et Houittes lesquels, sieurs de Bois-Fougères en Saint-Piat, ont tous été sénéchal du Marquisat de Coëtquen ? - En 1789 certaines terres du village de Saint-Piat appartiendront aux seigneurs malouins de Châteauneuf, les Baudes de la Vieuville, lesquels achetèrent donc au même duc de Duras la seigneurie de Coëtquen, en 1787. Comment les Baudes entrèrent-ils en possession de certaines de ces terres assises en le village de Saint-Piat ? Faut-il voir au travers de François-Joseph Baude, en 1713, le premier acquereur de ces terres assises en Saint-Piat mais cela en toute indépendance de l'achat même du marquisat de Chateauneuf lequel achat ne se fera qu'en 1746 ? - La possession par les Baude de Vieuville de la terre dite de la Touche, en Saint-Piat, est attestée par l'appellation du Château de la Touche-Baude lequel existe toujours aujourd'hui en le dit village de Saint-Piat; elle est attestée aussi par l'ouvrage qu'écrivit en 1857 Armand Guérand, ouvrage cité ci-dessus. Ce château s'appelera ainsi successivement : le château de la Touche Baude, puis le château de la Touche Ferron puis enfin le château de la Touche du Tertre.

     - A la veille de la Révolution française le sénéchal ou juge de Saint-Piat semble avoir être Jean Coupard lequel, en 1789, devint l'un des députés aux Etats de Bretagne ce dernier par sa fonction représentant alors la Sénéchaussée de Dinan. Etait-il à la veille de cette Révolution le sénéchal d'un duc vieillissant, presque toujours absent, ou bien le sénéchal des Baudes de Vieuville acquéreurs du duc de Duras en cette même année 1787 et toujours seigneurs de Châteauneuf en 1789 ?

    - Toujours en 1789, les sieurs Baudes de Vieuville seront plus que bousculés par la Révolution, Etienne-Auguste Baude de Vieuville étant guillotiné à Rennes en 1794. De ce fait il sera le dernier marquis de Châteauneuf. - En 1794 Jacques-Michel de la Morvonnais, du village de Saint-Pierre de Plesguen, d'abord procureur fiscal de la juridiction de la vicomté de la Bellière, sera installé au tribunal de Saint-Malo le 24/12/1790. Ancien homme d'affaire d'Estienne-Auguste Baude, il sera incarcéré le 28 Pluviose de l'an 5. Dirigé sur Paris avec ses frères, tous alors prisonniers, afin d'y êtres jugés, les gardes républicains apprennent, entrant en Avranches, la chute de Robespierre. Ammenés toutefois jusqu'à Paris ils seront relachés après leur comparusion devant le Comité de la Sureté Nationnale et l'acquittement qui s'en suivit. - 1799. Jacques-Michel de la Morvonnais acquière de Me Baude Talhouet, fille héritière de feu Etienne-Auguste Baude marquis de Châteauneuf, lequel fut guillotiné en 1794, ses terres de la Falaise et ses terres et château de la Bégassière tous situés en Saint-Helen. Il acquiera aussi, dans le même moment présent, les terres qu'elle possédait en l'ancienne seigneurie de Saint-Piat. Ces dernières sont-elles celles de la Touche-Baude ? - 1804. Sous le premier Empire, la Révolution terminée, Auguste-Joseph Baude de Vieuville, fils du marquis Joseph-Auguste Baude de Châteauneuf, est réhabilité dans certains de ses biens et devient ainsi Chambellan de l'Empereur Napoléon 1er. Il semble récupérer le château de l'ancien marquisat de Châteauneuf. - En 1811, sur les premiers plans Napoléoniens, l'ancien château de Saint-Piat ne s'appelle plus la Touche Baude mais la Touche Ferron; il n'appartient donc plus aux Baude de Vieuville. - Entre 1824 et 1830 Auguste Baude de Vieuville devient Pair de France sous le règne du roi Charles X. A sa mort il sera inhumé au côté de sa mère en l'église de leur ancienne seigneurie de Châteauneuf.

    - Pour en finir avec ces quelques questions il ne faut pas oublier, en lisant ici ces quelques lignes, qu'une même terre pouvait territorialement ou seigneurialement appartenir à un même seigneur et justicièrement relevée d'une autre cour seigneuriale aussi. Il en sera ainsi pour la terre dite de Beaufort laquelle, à un moment précis de son histoire, appartint au seigneur de Dinan Alain de Beaufort ce dernier ayant droit de Haute Justice sur ses terres lequel toutefois devait aussi, et cela pour cette même terre dite de Beaufort, des devoirs féodaux à la seigneurie de Combourg) alors en la possession du duc de Duras, Emmanuel-Félicité de Durfort lequel était entré en propriété de cette très ancienne seigneurie par son second mariage l'ayant uni à Louise-Maclovis de Coëtquen, la propre fille de Malo 3ème du nom (Un litige de prééminence éclatera entre le marquis de Châteauneuf et le marquis de Coëtquen; sortira vainqueur de cette discorde le marquis de Châteauneuf son autorité seigneuriale étant reconnue être positionnée au dessus de celle du Sieur de Coëtquen, le dit Malo-Auguste, marquis de Coëtquen et lieutenant général des armées du roi. Pour René-François de Chateaubriand ce même seigneur de Coëtquen serait mort en son château de Combourg et hanterait, la nuit venue, du seul bruit de sa jambe de bois, les couloirs de ce très vieux château féodal. Né le 07/06/1678, Malo-Auguste de Coëtquen fut nommé en 1717 gouverneur de la ville de Saint-Malo quelques années après avoir pris la défense de la citadelle de Lille, en 1708, bataille laquelle lui vaudra d'être nommé maréchal de Camp. La bataille de Malplaquet, bataille livrée le 11/09/1709, sur la frontière Franco-Belge, au cours de la guerre de succession d'Espagne, lui emportera l'une de ses jambes cette dernière étant remplacée peu de temps après par un pieu de bois. Malo-Auguste décèdera donc en son château de Combourg le 01/07/1727 avant d'être inhumé, le lendemain, aux Jacobins de Dinan. Lire ou relire les Mémoires d'outre-tombe). Son fils Auguste Baude de Vieuville lequel décédera le 26/04/1835 récupèrera au lendemain des troubles de la Révolution Française l'entière propriété de la seigneurie de Coëtquen puisque celle-ci sera distribuée entre ses différents héritiers, le 08/07/1840, quatre années après son décès ses biens ayant été tirés au sort par une sentence judiciaire rendue par le tribunal de Saint-Malo ce même jour de Juillet 1840. L'un de ses enfants héritera seul du domaine et terres de Coëtquen et ce dernier sera sa fille  prénommée Marie de Galifet de Martigny alors épouse du prince de Martigny. Cette Dame le 18/01/1844 vendra à son tour l'ancien domaine seigneurial à monsieur Leon de Guéheneuc de Boishue (famille probablement originaire de la terre seigneuriale dite de Boishue en la paroisse de Lanhelin, près de Combourg, seigneurie en laquelle était au XIX siècle les ruines d'un vieux manoir) et son épouse née Marie-Henriette Valleteau de Chabrefy alors possesseur du château de la Guerche sis en saint-Helen proche de Saint-Piat. 

     

     

    Vers 1550

    Les seigneurs de Coëtquen, seigneurs de Lanvallay

      Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, et Louise-Françoise-Celeste de Coëtquen, son épouse, tous deux seigneurs de Coëtquen, de Combourg, de Lanvallay et de Saint-Piat

     

    Saint-Piat; ancienne seigneurie

    Le château de Coëtquen en 1894. Croquis de monsieur Henri de la Messelière

     

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

      

    Armoiries des Durfort-Duras

    Ecartelé aux 1 et 4, d'Argent à la bande d'Azur; aux 2 et 3 de Gueules aux Lion d'Argent

     

    Le comte Emmanuel-Félicité de Durfort né en 1715, duc de Duras, est devenu marquis de Coëtquen par son mariage l'ayant en juin de l'année 1736 uni à Louise-Françoise-Celeste de Coëtquen son épouse, cette même union l'ayant aussi fait seigneur de Lanvallay;  tous deux seront également seigneurs de Saint-Piat (La seigneurie de Coëtquen fut vendue en 1787 par ces deux seigneurs au seigneur Baude de Vieuville alors seigneur de Châteauneuf de la Noë; le duc de Duras, hier marquis de Coëtquen, décédera à Versailles le 06/09/1789, presque deux mois entier après la prise de la Bastille, laissant seule la marquise de Coëtquen son épouse laquelle survivra plusieurs années après le décès de son mari puisqu'elle même, en 1802, rejoindra ses parents décédés. A sa mort son nom seul fut repris par les Coëtquen de Poilly et cela au travers de sa fille, seule héritière du nom de Coëtquen; les Coëtquen de Poilly étaient seigneurs en leur château de Folenfray, dans l'Aisne, château dans lequel se trouvaient êtres conservées hier encore les archives de cette ancienne famille seigneuriale. Peintures de Jean Valade, peintre ordinaire du roi, né en 1710 et décédé en 1787). Quand son épouse Louise-Françoise-Celeste meurt en 1802 son fils Emmanuel-Celeste-Augustin de Durford, né le 28/08/1741, est déjà décédé depuis 2 ans ayant rendu le dernier souffle de sa vie à Londres laissant pour héritier Amédée-Bretagne-Malo lequel, né à Versaille le 05/04/1771, Pair de France et duc de Duras comme son aieul prendra, pour femme,  Claire de Coëtnempren qu'il épousera en Angleterre ayant pris le chemin de l'émigration avec son père au lendemain du début de la Révolution Française.  Ambassadeur du roi en Espagne, entre 1752 et 1755, l'ensemble des activités politiciennes d'Emmanuel-Félicité de Durford le retiendront, elles aussi, souvent loin de ses terres seigneuriales formant et son marquisat de Coëtquen et de son comté de Combourg également. Né le 19/09/1715, Pair puis Maréchal de France, il embrassera très tôt le métier ou la carrière des armes puisqu'il remplacera son père, alors démissionnaire, de son poste de Mousquetaire, jeune duc âgé de tout suite 18 an. Adulte en 1714, sous le règne de Louis XV, il sera un fidèle soldat commandeur de ce roi prenant part à presque l'ensemble de toutes les batailles menées par ce roi entre 1733 et 1761. Il participera ainsi aux campagnes militaires d'Italies, du Rhin, de Bavière, de la Flandre ainsi que de celles menées en Allemagne. Nommé Maréchal en l'année 1775, il a alors un peu plus de 50 ans, il se verra confier qussi le commandement de toute la Bretagne. Homme cultivé et lettré il sera choisi en 1757 pour diriger la Comédie-Française avant de rentrer, le 02/05/1775 à l'Académie Française.

     

    Vers 1540 - 1787

    Les sires de Coëtquen seigneurs de Coëtquen, de Lanvallay etc.

     

    Saint-Piat, ancienne seigneurie

     

    Armoiries des seigneurs de Coëtquen.

    1 Bandé de 6 pièces d'Argent et de Gueules. Devise : Que mon supplice est doux

     

    Voir le chapitre consacré à cette famille seigneuriale.

    « - Tressaint, ses chapelles seigneuriale et paroissiale , ses gens et son manoir- Philippe Bacquer. Raoullet de Coëtquen et Renaut de Lanvallay »

  • Commentaires

    1
    Du Val
    Mercredi 23 Novembre 2016 à 11:42

    bonjour, avez vous des traces de la famille Du Val seigneur de st Piat avant les Coetquen?"d'azur au cerf d'or passant" la famille sans doute originaire du pays de Combourg a fournie 2 capitaines à la ville de Dinan. Jehan Du Val à épousé Catherine de Dinan au 14 ieme, peut etre est-ce le fils qui à épousé une Coetquen.

    un Duval seigneur de st Piat a aussi épouse une Boisbaudry au début du 16ième.

    merci d'avance

      • Mercredi 23 Novembre 2016 à 20:45

        Bonsoir

        Je suis vraiment désolé mais je ne possède aucun information concernant un " Claude du Val"  écuyer sieur de Saint-Piat en dehors de celle que délivre Mr Lainé. Dit sieur de Saint-Piat et non seigneur de Saint-Piat il faudrait peut-être faire une recherche sur ce patronyme au plus près de Pleudihen puisque Saint-Piat très très longtemps  fut rattaché à sa paroisse. Je suis désolé aussi de ne pas pouvoir confirmer l'existence de deux "du Val" comme "capitaine ou gouverneur" de Dinan puisque la liste de E.Monnier et celle de Luidi Odorici ne les citent nullement. Comme "Jehan du Val" je ne connais que celui qui en l'année 1481 fut cité en les comptes de d'Yvon Millon; Peut-on rapprocher l'origine du 1er Jehan du Val à la terre du Grand Val de Combourg  et à son premier seigneur supposé Thal  du Val ? je ne sais... A défaut on peut essayer de rattacher votre Jehan du Val à  Jehan du Val seigneur du château du Val d'Arguenon proche du Guildo cité lui en 1427 et aussi en 1420 en les comptes de Jehan Periou. Il faut en effet également en effet ne pas oublier le "Jehan ou Jean du Val " lequel, né lui vers 1410, prendra en effet pour épouse en l'année 1443, au XV et non au XIV siècle,  Catherine dite "de Dinan" probable premier possesseur de la terre seigneuriale du Chesne que nous aimerions pouvoir rattacher à celle du Chesne-Feron en Calorguen proche de Saint-Helen effectivement fief hier des seigneurs de Coëtquen; leur fille  Janne prendra en effet pour époux Olivier Ferron souche des seigneurs de" Beauchesne" ou des  Chesne Ferron. Voila le peu d'informations que je possède sur les "du Val" via les "Jehan du Val". Toujours est-il que les quelques seigneurs "Jehan du Val" cités en les chartes de Dom Morice etc.  semblent devoir êtres sortis soit d'une terre assise en le pays de Combourg soit de celle assise proche du Guuildo. Très sincèrement merci de votre présence ici.

        Tres cordialement. Jean -Pierre

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