• - Mon Plaisir à la Courbure

    1374

     

    1374, Première année en laquelle la terre de la Courbure sera citée.

     

    Mon Plaisir à la Coubure et le moulin Baudouin

     

    Mon Plaisir à la Courbure

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    Mon Plaisir à la Courbure

     Le vieux moulin prieural au port de Dinan jouxtant le Vieux Pont. Dessin réalisé après 1829.

     

    Mon Plaisir à la Courbure

     Le Moulin Baudouin à l'ancien port de la Courbure

     

    Mon Plaisir à la Courbure

     La tranchée fluviale  ou le canal de la Courbure au travers du rocher d'Alcaïs. A droite du canal est la Courbure, à la gauche du dit canal les contre bas de Taden et l'actuelle Vallée dite des Chênes 

    [Pensé à la fin du XVI siècle, commencé au XVII siècle au siècle suivant, les travaux de percement de la montagne de Taden furent presque aussitôt abandonnés. Avant 1827, lorsque des études sont menées pour la réalisation du canal d'Ille et Rance la réalisation d'une écluse était déjà ici envisagée puisque un ancien plan préparatoire implante très clairement en son dessin, en face de l'actuelle usine de traitement des eaux,  un déversoir lequel, par définition implique, la réalisation d'une écluse. D'après le "morceau" de plan ci-dessous cette écluse devait probablement être érigée à l'emplacement de l'actuelle faille laquelle est présente encore de nos jour dans la montagne de la Courbure. Le projet d'une écluse ici présente ne sera jamais réalisé puisque un canal plus tard lui sera préféré puis exécuté ; les travaux de ce dernier commencèrent en l'année 1827 pour être terminés deux années après, en 1829].

     

    Mon Plaisir à la Courbure

    Fin XVII siècle ? Implantation du déversoir de la Courbure sur un plan établi pour le projet ici d'une écluse.

     

    Mon Plaisir à la Courbure

    Dessin donné pour représenter la fontaine de la Courbure. Oeuvre de François-Agathon du Petit Bois né le 24/08/1773 et décédé à Combourg le 24/11/1856. Ce dessin fut très probablement dessiné avant l'année 1829 année en laquelle on commencera à percer la montagne de la courbure, ou le montagne d'Alcaïs, afin de pouvoir réaliser un canal en son sein. Avant que ce canal soit réalisé la Courbure était alors assise en la paroisse de Taden et continue aux moulins de la Fontaine des eaux. Il s'agit ici très probablement de la Fontaines des Eaux assise en contrebas de l'ancienne noble métairie de Saint-Valay. que nous pouvons apercevoir en haut de ce tableau

     

    [je mets personnellement  ici une réserve sur l'origine géographique de cette dite fontaine. Connaissant le sommet du rocher d'Alcaïs celui-ci est beaucoup plus large en son dessus et ne présente aucun encaissement sur son sommet. je ne connais pas non plus de "trace" de fontaine. Le plan napoléonien de 1844 ne présente aussi ici aucun bâti. Ne s'agirait-il pas plutôt ici  de la représentation d'une partie de l'ancienne vallée des Chênes, la partie gauche de la montagne de Taden toujours existante aujourd'hui  et de laquelle fut détaché le rocher de la Courbure lorsque fut réalisé le petit canal de la Courbure ? Il est possible aussi que ce dessin représente dans la courbe du méandre de la Vieille rivière le petit sentier lequel, proche de la Rivière, remonte sur les hauteurs de la Landeboulou; en ce cas il s'agirait ici de la fontaine alimentant hier par son débit le lavoir du noble logis de Grillemont].

     

    Je tiens à remercier ici madame et monsieur Jamet pour leur extrême gentillesse à mon égard et aussi pour avoir bien voulu me permettre de photographier quelques uns de ces différents tableaux en leur possession. Merci encore. JPFM

    Mon Plaisir à la Courbure

    Mon Plaisir à la Courbure

     

     

     

     

     

     

     

    Ci-dessus la "tranchée" laquelle devait recevoir l'écluse...son déversoir jamais ne sera réalisé.

     

    Mon Plaisir à la Courbure

     

     Le canal de la Courbure dont les travaux commencèrent dès 1829

      

    Le canal de la Courbure

      

     

     

     

      

    Mon plaisir à la Courbure

     

    Mon Plaisir à la Courbure

     

     

    La Courbure en 1844 est une ancienne courbe naturelle de la rivière de Rance encore pleine de ses eaux. Elle est toujours en Taden et  se positionne ainsi à l’entrée du port de Dinan. Elle contourne, en cet endroit, un rocher nommé le Rocher d’Alcaïs lequel sépare le port et l’entrée de Dinan du début de la plaine de Taden. Cette courbe, appelée depuis la Vieille Rivière, a été rattachée d’une façon définitive à la commune de Lanvallay par un décret rédigé en avril 1847.

    Cette boucle, bien avant le plein développement économique portuaire de la seconde moitié du 18ème et de la première moitié du 19ème siècle, développement dû à l’Industrialisation naissante et à la navigation à voile, provoquait et obligeait, depuis toujours, à faire  un grand détour pour entrer au port par la rivière. (Le port devait connaître un premier déclin économique dans la seconde moitié du 19ème siècle, déclin dû principalement à l’apparition de la vapeur et de son utilisation.  En 1833 eu lieu la première liaison Dinan-Saint-Malo en bateau à vapeur. L’industrie du lin, florissante alors à Dinan par les besoins de la marine à voile, était alors inéluctablement condamnée à disparaître).

     Un projet du percement d’un canal, grande tranchée devant ouvrir en deux le rocher d’AlcaÎs, fut très tôt,  dès la fin du XVI siècle,  pensé et mis à l’étude ce même projet ayant demandé de nombreuses années dans son déroulement.  Les travaux de percement de l’isthme commencèrent en effet en 1635 mais furent presque aussitôt stoppé  puis abandonné pendant de très longues années devant l’opposition  réunie et du prieuré de la Magdeleine du Pont de Dinan et devant l’ensemble des habitants du port. En  effet, ces derniers,  par une crainte plus ou moins légitime, redoutaient des élévations importantes des eaux  lors des fortes marées exceptionnelles.

    Le dépouillement de certains des actes de baptême du prieuré de la Magdeleine, au 17ème siècle, nous relate et nous d’écrit,  par un texte rajouté,  les conséquences d’une montée importante des eaux de la Rance ayant provoquée, par ce fait, une inondation générale de tout le port obligeant l’ensemble des habitants à se déplacer uniquement en barque et cela pendant plusieurs jours.

     

    Ce projet fut néanmoins repris et mené à son terme un siècle après avec le percement complet de l’isthme en 1829. L’essor fluvial du port commencé vers 1750, l’expropriation en 1759 de toutes les maisons construites en bordure du quai de Dinan pour la réaménagement des quais ainsi dégagés et leur inauguration en 1771, les travaux de canalisation de la Rance débutés  en 1787,  (en 1804 commence sur le port les travaux relatifs à la canalisation  de la Rance) impliquaient systématiquement la terminaison de ce percement commencé un siècle plus tôt.

    La Courbure depuis des temps très anciens a posséder au creux de sa boucle, assise au pied de son rocher, une petite chapelle placée sous la protection de Notre Dame de Bon Réconfort. La première mention de sa présence en ce lieu remonte en l’année 1330. Elle relevait au début du 17ème siècle du Chapitre de Saint-Malo et ce dernier, chaque Dimanche, devait faire célébrer une messe dite basse, moyennant une redevance de 14 boisseaux de froment représentant 7 hectolitres environ.  Cette redevance était à la charge des propriétaires des terres et des maisons de Baudouin. (Cette terre de Baudouin comprenait en autre un moulin dit de Baudouin lequel fut la proie d’un incendie en 1819. Ce moulin fut entièrement emporté et ainsi détruit pour toujours par une forte inondation au début du siècle dernier. Les maisons dites plus haut de Baudouin, ancienne  métairie dite plus tard métairie de Baudouin, est aujourd’hui un ensemble de gîtes).

     

    Cette chapelle, dont un acte de vente date de 1795,  était déjà fortement dégradée en 1640. Monsieur Yves Collet, alors propriétaires des terres et maisons de Baudouin,  entra en opposition avec le chapitre lequel refusait de la remettre en état. Sa requête entendue,  Monseigneur Achille de Harlay, évêque, obligea  les chanoines de restaurer ce lieu saint. Quelques années après, à savoir 7 ans,  le chapitre obtint l’autorisation de déplacer cet édifice à l’emplacement où le positionne l'un des plans napoléoniens de 1844. En quel endroit premier se dressait la chapelle originelle ?          Ce nouvel édifice était malheureusement condamné à tôt disparaitre.  Quelle en a été la cause au 19ème siècle ? Est-ce l’implantation d’un chantier à bateaux situé tout à proximité ? Toujours est-il qu’il ne restera plus de cet édifice religieux qu’un simple pan de mur encore présent en 1857.

    Cette chapelle est également citée par Raoul de Navery, femme écrivain et auteur du roman de Patira, oeuvre rédigée en 1875. Cette oeuvre littéraire relate l’amour tragique,  à l’aube de la révolution française, entre Tanguy et Banche de Couëtquen, seigneurs de Couëtquen. Cette histoire forme une trilogie dont la seconde partie entre en relation avec le trésor de l’Abbaye de Léhon caché dans ses souterrains. Avant de se donner la mort, peu de temps après avoir perdu Blanche, son amour, Tanguy de Couëtquen vient une dernièrement fois se pencher au devant de notre dame de Bon Réconfort avant de s’offrir à la berge de la Rance, du haut d’une falaise dont les formes étranges emplissaient les gens d’effroi.  (Ses regards se portèrent vers la droite sur un petit temple dont le seuil descendait vers les roches de la rive. Souvent,  le Dimanche, les pécheurs de la Rance s’y rendaient pour remercier la vierge  de les avoir sauvés pendant la tempête…une année à peine s’était écoulée et Tanguy revoyait seul les murs de Notre Dame de Bon Réconfort…).

    Un ermitage très ancien dont l'histoire appartient à la Tradition dite Populaire et donc très antérieur à cette petite chapelle, est positionné également en ce lieu par Luigi Odorici, historien de Dinan. Ce dernier  a écrit en 1857 Recherches sur Dinan et ses environs, l’oeuvre peut-être la plus complète jamais écrite sur l’Histoire de cette commune. Les Plans napoléoniens réalisés  en 1844 nous montre une Courbure professionnelle. Malgré le déclin de l’industrie du lin entraîné dans la chute de la voile à bateaux, le port connaît toutefois un certain essor lié à un usage toujours plus important de bateaux, petits ou grands, de pêches ou autres. Ainsi, un chantier à bateaux s’établit en cet endroit avec toute l’infrastructure nécessaire. Un pont dénommé passerelle sur le plan napoléonien est ainsi jeté sur l’ancienne boucle de la rivière depuis peu remplacée par le percement de l’isthme.  Ce pont de bois, réalisé au début du 19ème siècle, réuni ainsi  la rive de Lanvallay (en contre bas  de la Landeboulou) à la Courbure alors appelé le port de la Courbure. A proximité de la chapelle de Notre Dame de Bon Réconforme on édifie ainsi un magasin, un fourneau pour cintrer le bois à chaud ainsi qu’une forge dont le bâtit existe toujours aujourd’hui envahit qu’il est par les herbes et un lierre étouffant. En cet endroit, quelques dizaines d’années plus tard, viendront s’entraîner les soldats du régiment des Dragons de Dinan. Certaines cartes postales anciennes les représentent ici à l’entraînement ; une carte postale représente en autre l’isthme ouvert et le nomme la Tranchée de Tir. Nous allons arrêter ici cette courte promenade en espérant que votre regard, demain, en ce même lieu, sera vous porter encore un peu plus loin.

     

     

    Mon Plaisir à la Courbure

    Ici le chantier naval en l'ile de la Courbure en 1844 laquelle sera nommée aussi : le Port Baudouin. Sur les plans napoléoniens de 1844, donc sur ce plan aussi, est alors représentée en la dite année 1844 la carrière de Baudoin. Celle ci-vu très probablement le jour avec les travaux de la réalisation du dit petit canal réalisé lui au travers de la montagne d'Alcaïs. La petite chapelle ancestrale est positionnée face à la ville de Dinan. Faisant face à la petit passerelle ont été implantés les différents magasins ou ateliers nécessaires pour la réalisation de ces bateaux marchands, notamment un atelier pour cintrer à chaud certains des bois utilisés"; la forge pour les fer se trouvait quant à elle au devant de la dite petite chapelle cela montrant ici même toute l'étendue de cette zone de travail La vieille rivière en 1844, juste née et hier encore navigable, était alors toujours complète et entière. Aujourd'hui la vieille rivière étant presque entièrement atterrie l'ile de la Courbure n'existe plus.

    Note :

    Montplaisir est un petit ruisseau qui prend  naissance à l’entrée du bourg de Lanvallay, sur la terre dite de Monplaisir, terre située en bordure de la rue de la Prévallay. Il poursuit ensuite un cours silencieux et effacé avant de se jeter dans la Vieille Rivière à la Courbure.

     

     

    Jean-Pierre Fournier-Moy

     

     

     

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    La Mangrove

     

     

     

     

     

    Mon Plaisir à la Courbure

    Mon Plaisir à la CourbureTrès rare spectacle féérique dû essentiellement aux inondations dernières de la Rance. En période normale ne s'écoule ici plus qu'un tout petit ruisseau.

    A quand la remise en état de cette Vieille rivière laquelle demain, à cause d'un atterrissement permanent et important, n'existera plus.

     

     

    Ci-dessous en Automne...

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    Mon Plaisir à la Courbure

     Ancienne petite forge du chantier à bateaux. XIX siècle.

     

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    Mon Plaisir à la Courbure

    Mon Plaisir à la Courbure

    L'ancienne carrière de la Courbure; début XIX siècle.

     

    Mon Plaisir à la Courbure

     XVIII siècle ?

    Percement ou faille réalisé au travers de la montagne d'Alcaïs quand fut "pensée" l'écluse de la Courbure. Celle-ci ne fut jamais réalisée puisque lui fut préféré un petit canal

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