• - 1744-1771. Vie, correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

    1744 - 1771

    Le sieur Pierre Salmon Lainé marchand et fermier général du prieuré

    Avant propos

    Le prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan relèvera dès sa première heure de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur et cela jusqu'au XVIII siècle en lequel le prieuré sera l'objet de la continuité d'une dispute laquelle opposera moult années la dite abbaye de Saint-Florent et le Grand Monastère tourangeau de Marmoutier. En effet tout au long des XVI, XVII et XVIII siècle les deux abbayes vont toutes deux ici même se croiser et gérer ensemble, cela au travers de multiples discordes, de concert notre dit prieuré [il faudra attendre en effet le XVII siècle, en 1621,  pour voir apparaitre une entente certaine s'établir entre ces deux établissements religieux. Cela se fera avec la création d'un nouvel ordre, celui de la Congrégation de Saint-Maur]. Dès l'année 1508 sera ici même prieur de notre prieuré Christofle May. En 1523 il y aura un procès ce dernier opposant alors l'abbé du Grand monastère de Marmoutier, en l'occurrence Jacques Le Roy, et l'abbaye de Saint-Florent Christofle May étant lui alors toujours prieur de notre prieuré en la dite année 1523. Ce procès débouchera sur l'envoi en notre prieuré de Saint-Florent d'un obédiencier ce dernier étant alors envoyé par le dit Jacques Le Roy abbé du Grand monastère de Marmoutier. En 1612 sera nommé "prieur de notre prieuré " Jan de Horis  religieux professeur de l'Ordre de Saint Benoit  celui-ci étant en une assignation datée du 13/11/1632 dit "Principal du collège  de Mairmoustier".  La ferme de Pierre Salmon Laisné sera en son premier bail établi en l'année 1744. Décédé en 1774 Pierre Salmon sera remplacé le premier juin de l'année 1771 par ce nouveau fermier général ce dernier prenant la ferme  du prieuré pour neuf années expirées. Celui-ci, le dit Jean Rimoneau, marchand passementier de son état à Tours, semble ne pas avoir été au terme de sa ferme puisque ce fermier disparait du prieuré du Pont en le courant de l'année 1779 après le premier versement annuelle de sa ferme lequel versement fut fait le 11/01/1179 exactement. En l'absence de son deuxième versement annuel pourquoi ce fermier disparait-il des livres du prieuré 1 an avant que sa dite ferme prenne fin au mois de juin de l'année 1780 ? Quelques jours auparavant cependant, le 22/12/1778 pour tout dire, Marmoutier confiera la gestion du monastère de Saint-Magloire de Lehon au dit sieur Jean Rimoneau. Au regard de cette seule information le prieuré du pont à Dinan et l'abbaye de Saint-Magloire de Lehon, tous deux relevant de Marmoutier, furent-ils tous deux au lendemain de cette même date du 22/1281778 fondus en une seule et même entité, en une seule et même ferme ? 

     

    1762-1763. Correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

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    Avant propos

    Le 23 octobre de l'année 1744 le prieuré aura pour fermier général Pierre Salmon époux d'Hélène Lemée ces derniers ayant alors ici même signés leur premier bail pour une durée de 9 parfaites cueillettes ou de 9 années si nous préférons .                                               Ce bail sera reconduit plusieurs fois et cela malgré des litiges ayant opposés et Pierre Salmon et le prieur du prieuré..Peu avant la fin de son 1er bail, en 1954,  Pierre commencera par demander à Marmoutier une diminution de sa "redevance annuelle" de 200 livres, soit 10% de la valeur annuelle de son bail, ce dernier estimant le montant du bail de sa ferme trop élevée par rapport à son profit né de la seule gestion de sa dite ferme. Marmoutier ferra établir une enquête cela afin de pouvoir estimer au plus juste la valeur du bien temporel devant être géré. Pierre Salmon et Hélène Salmon seront tous deux les "avant derniers" fermiers généraux la ferme du prieuré étant en effet en 1771 affermée au sieur Jean-Baptiste Rimoneau et à son épouse Anne-Louise Maubousin.  1789 sonnera en effet  le glas pour moult prieurés et monastères...                                                                    Ci-dessous la solution de "Régie" qui s'en suivie laquelle fut rendue le 1 juillet 1762 lors de la fin du deuxième bail de Pierre Samon :

    Aujourd'huy premier juillet mil sept cent soixante deux le révérend père Dom René Roüaud, prieur du monastère, ayant fait assembler ses senieurs dans sa chambre, leur a dit que le sieur Salmon, fermier du prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan, diocèse de Dol en Bretagne, dépendant de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur et dont nous jouissons par abandon confirmé au chapitre général de l'année 1751, ayant demandé deux cent livres de diminution sur le prix de son bail prêt à expirer et qui est de deux milles livres par an, cette demande avoit engagé le père cellerier à faire des recherches les plus exactes de la véritable valeur des biens et dépendances dudit prieuré; que selon le résultat des découvertes qu'il a faites ce bénéfice consiste en deux parties: l'une aux environ de la maison prioralle, dont le détail de recette monte à la somme de dix neuf cent soixante quatre livres suivant les instructuions du sieur Lohier, procureur fiscal dudit prieuré, et l'autre partie dans dix huit traits de dixmes sittués dans la paroisse de Miniac-Morvan affermés par ledit sieur Salmon; douze cent livres et montant par le détail à une recette de quatorze cent vingt six livres qu'ainsi pouvant tourner à notre profit, l'exédent d'une pareille recette sur le prix courant du bail actuel, il conviendroit de mettre ledit prieuré en régie: scavoir les dixmes de Miniac entre les mains du sieur Delatouchelau , notre receveur de la manse prioralle de Lehon voisin des dittes dixmes, et de l'autre partie en celles dudit sieur Lohier ou autres personnes capables du canton à qui on donneroit le sol pour livre net de la recette effective qu'ils feroient. Sur ce délibéré, vu le profit considérable qui résultera de la ditte régie, nous avons unanimement arrêté et conclu qu'on fera la régie dudit prieuré de la Magdeleine à la fin du bail courant, et qu'à cet effet le père cellerier qui est fondé de la procuration généralle et spécialle de Dom Dehen, prieur titulaire, subxtituera en son lieu et place lesdits sieurs Delatouchelau et Lohier ou autres personnes intelligentes sur les lieux qu'il avisera bon être, à qui il donnera tous les pouvoirs à ce nécessaires. La présente délibération arrêtée sous les seings dudit Révérend père prieur et de ses seniers soussignés le jour et an que dessus et plusieurs autres. R.Rouaud prieur; frère François Laisnier, sous-prieur; François de Sageon senieur. A.D d'Indre et Loire. H 386 page 73 V° à 74 V° . Pièce confiée par monsieur Claude Bonnier, Lanvallay.  

     

    Acte relatif à la première ferme de Pierre Salmon

      Le prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan, dont est titulaire dom René Marie, dépendant de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, situé dans le diocèse de Dol, consiste en la chapelle, maison priorale et autres bâtiments, jardins, coulombier, four à baön, granges, écuries en dépendantes, un moulin à eau sur la rivière de Rance, proche et joignant le pont à Dinan, la grande préee du Prieuré située le long de la rivière de Rance, plusieurs droits de dixmes; seavoir en la paroisse de Pleudihen, le trait Morel; les dixmes de bled à prendre sur les dixmes des Qautre gentilhommes en la paroisse de Crehen seavoir moitié froment moitié métillon mesure de Plessis-Balisson au sortir du ventoir; celles de Minaic-Morvan et de Tautes; en rentes de revenus dépendants des fiefs et baillage du pont à Dinan; le fauxbourg de la Magdeleine;  et la Jossaye en la paroisse de Taden. Et autres rentes de quelque nature qu'elles soeint, lods et ventes et autres droits et devoirs seigneuriaux; la ferme du greffe de la justice dudit prieuré; autres circonstances et dépendances sans rien exepter ny réserver. Affermé au sieur Pierre Salmo, et demoiselle Helaine Lemée son épouse, à la charge d'en jouir en bons pères de famille; de charger le Greffier sortant de remettre ses registres et minutes au Greffier entrant; d'entretenir lesdits logements, four et moulin en général de grosses et menues réparations et les tournantset virants dudit moulin parce que le tout sera mis en bon état, sans cependant être tenus de celles ocasionnées par les ouragants, tonnerre, vétusté, caducité, inondations et autres cas fortuits; et outre payer en deux termes et payements égaux et chacun mille livres l'un du 15 janvier et l'autre au 15 juillet et chaque année, à l'exception cependant du dernier terme qui sera payé le vingt septième may avant leur sortie; d'acquitter en déduction les décimes et autres impositions du clergé; de même aussi de payer en déduction la somme de cent cinquante  libvres au chapelain pour rétribution du service divin de la chapelle dudit prieuré; en considération de quoy le sieur Prieur accorde audit sieur Salmon le pouvoir de retirerpar puissancede fief. Le bail reçu devant Egault et le Maistre, nottaires de Dinan, le 23 octobre 1744. pourf 9 années commencées au 28 may 1745 et finissant à pareil jour 1754. Premier terme 15 janvier 1746 pour 1000 livres; deuxième terme 15 juillet 1746 pour 1000 livres; dernier terme le 27 may 1754. Archives d'Indre et Loire. H.369 page 112.  Pièce confiée par monsieur Claude Bonnier, Lanvallay.

                

    Vie de Pierre Salmon

    Je ne possède envers moi pas d'information précise sur l'ascendance directe de Pierre Salmon hormis le fait que cette famille sera présente sur le quartier de la Magdeleine du port de Dinan très tôt et cela dès 1570. Les actes BMS que nous avons commencé à étudier, les premiers à partir de 1598, s'étirent pour l'instant jusqu'en 1638 année en laquelle nous nous sommes pour l'instant arrêté. Le premier Salmon rencontré, en 1598, est donc Bertrand Salmon lequel eu, avec son épouse Perrine Barré, un 1er enfant né le 15/11/1598; nous avons déjà trouvé, pour cette même période référencée ci-dessus, une dizaine de Salmon différents et tous apparentés et baptisés au prieuré du pont à Dinan.
    Pierre Salmon et son épouse quant à eux, apparaissant en Lanvallay entre 1736 et 1738 (leurs deux premiers enfants ayant vus le jour en la ville de Châteauneuf, en Ille et Vilaine, et leur troisème enfant, nommé Julien, ayant vu le jour quant à lui en la paroisse de Lanvallay le 06/02/1738. Pierre et Hélène s'étant mariés mutuellement à Saint-Pierre de Plesguen, ville située aussi en Ille et Vilaine, le 03/05/1734, peut-on aussi penser qu'ils seraient tous deux originaires de ce même département ? Cependant, il semble y avoir eu une très grande différence d'âge entre Pierre Salmon et son épouse, Hélène Lemée ou Laisné; Pierre en effet, alors agé d'environ 73 ans, meurt en 1774, c'est à dire plus de 17 années avant le décès de son épouse, Hélène, cette dernière décédant quant à elle en 1791. Leur premier enfant à tous deux, Michel-Pierre, voit le jour le 08/07/1735, un peu plus d'une année après le mariage de ses parents; Hélène doit donc voir le jour, quant à elle, vers l'année 1715. Il est à noter que le registre des baptême de la paroisse de Lanvallay enregistre la naissance, le 08/02/1692, d'un enfant prénommé lui aussi Pierre Salmon; peut-on faire ici, dans ce texte, par rapport à cette première naissance de 1692, un rapprochement entre ces deux mêmes Pierre Salmon lesquels, généalogiquement, peuvent très bien faire une seule et même personne au regard de la différence d'âge ayant existée entre Pierre et Hélène ? ). furent tous deux des notables établis ici même puisque ces derniers, en 1763, seront de nouveaux, leur bail de ferme ayant été par la force des choses reconduit,  les nouveaux fermiers généraux du prieur du prieuré du pont à Dinan. Ils signeront donc ainsi, avec ce même prieuré, plusieurs baux de fermage lesquels s'étireront de 1758 à 1778 [Pierre Salmon et son épouse semblent tous deux prendre la Ferme du prieuré au lendemain de celle qui fut détenue par Gilles Dehayes et son épouse Janne Dohier. Ces derniers prendront la ferme du prieuré en l'année 1738 pour un bail s'étirant sur 9 années. A défaut d'avoir reconduit le bail les époux Dehayes-Dohier doivent donc laisser leur ferme aux époux Salmon en 1747. Ces derniers seront à ce titre tous deux cités fermiers le 03/09/1758 et cela au tout début de leur deuxième bail puisque celui-ci commence en l'année 1756, c'est à dire 9 années après 1747. Ils seront aussi au cours de ce second bail toujours cités "fermiers" du prieuré en 1759; en juin 1760; en février, juillet, octobre et décembre 1761.                                                                                         Entre le dit mois de décembre 1761 et le mois de Février 1762, soit une période de trois mois environ, un litige important semble devoir opposer et Pierre Salmon et l'abbaye de Marmoutier puisque le procureur fiscal Lohier recherche  alors, pour le prieuré du pont à Dinan, un nouveau fermier général. Cela se fera malgré le fait que le second bail de Pierre Salmon lui doit courir jusqu'en 1765. Alors pourquoi cette recherche d'un nouveau fermier général pour le prieuré de la Magdelaine ? Pierre Salmon aurait-il dénoncé en cette même période son second bail ? Cette recherche d'un nouveau fermier s'étirera jusqu'au mois d'octobre 1762. Ainsi nous l'a rencontrons dans des actes datés de février 1762; avril 1762; Juillet 1762; aoust 1762; puis octobre 1762.                                                              Cependant, et cela toujours en tant que fermier général du prieuré, Pierre Salmon continuera néanmoins à signer des quittances notamment pour le paiement rétroactif de messes dues. Il fera ceci entre le mois de mars 1762 et le mois octobre 1762 période pendant laquelle le procureur fiscal continuera pourtant à chercher un repreneur pour la ferme du prieuré. Qu'en est-il alors exactement ? Perre Salmon aurait-il à ce titre accepté assurer une forme de transition entre février 1762 et Octobre 1762?                                   Au mois d'aoust 1762, le 18 ème jour exactement, le procureur Lohier écrira une lettre à Marmoutier pour lui dire que le dit sieur Salmon désirait reprendre sa ferme ce dernier revenant ainsi sur sa première décision. Le procureur Lohier cependant, ayant trouvé un éventuel repreneur, proposera à Marmoutier de forcer à la "surenchère " ledit sieur Salmon. La difficulté de Marmoitier résidera cependant dans le fait que le procureur fiscal, et cela en contradiction avec ses promesses faites antérieurement au cellerier de Marmoutier, ne parviendra jamais à retrouver un repreneur "sur"  et désireuxde reprendre la totalité de la ferme du prieuré. Le 31 décembre 1762, cela 4 mois après  la missive écrite à Marmoutier, le sieur Pierre Salmon reproposera pour la seconde fois de reprendre la gestion de la ferme du prieuré. Ayant été satisfait dans sa demande il est de nouveau cité "fermier général" des biens du prieuré le 21 janvier 1763. Le désaccord, hier éteint, semble cependant ce même jour renaitre puisque le sieur Pierre Salmon contestera de nouveau le montant annuel de la rente due à Marmoutier refusant aussi de financer, sur ses propres recettes, et les grandes et les menues réparations devant êtres toutes réalisées sur les différents bâtis relevant du bien temporel du prieuré.                                                                                                En l'année 1761 Pierre Salmon sous affermera l'ensemble du prieuré à la munitionnaire alimentaire des armées du roi celles-ci étant à Dinan en vu de reprendre à l'Angleterre Belle-Isle en Mer. La rente perçue alors par Pierre Salmon, versée par ll'intendance des armées du roi, ésemble avoir été très supérieure à la rente qu'il reversait lui même au titre de sa ferme à Marmoutier. Suite en autre à cette "anomalie financière" un désaccord profond s'installera donc, en la dite année 1761, entre Marmoutier à son fermier l'abbaye de Marmoutier soupçonnant son fermier général de mauvaises fois financières. Pierre Salmon sera cité encore plusieurs fois fermier général du prieuré. Il le sera ainsi en 1763 aux mois de février, mai, juin et aoust de cette même année.                                                           Habitant au plus près de la rivière de Rance avant l'aménagement des quais du port de Lanvallay, à l'emplacement de l'actuelle cale descendant sur la rivière, en le quartier de la Magdelaine du Pont, Pierre salmon assistera à la démolition de sa maison pour permettre la réalisation des dits quais du port de Lanvallay reculant d'autant le tallard. Cela se fera en l'année 1756. Peu de temps avant cette démolition "forcée" Pierre Salmon franchira le Pont de la Rivière pour faire construire une nouvelle maison laquelle sera alors assise Place du Quai en la paroisse de Saint-Malo de Dinan. Cette maison semble peut-être devoir être aujourd'hui l'un des premiers restaurants situés à la sortie gauche du faubourg du Jerzual, rue du Petit-fort, la dite rue du Petit-fort  séparant depuis les hauteurs de Dinan les paroisses de Saint-Sauveur de Dinan et celle de Saint-Malo de Dinan. Si la première maison assurant l'angle contient dans sa pierre la date de 1736 sa presque voisine elle porte en l'une de ses pierre la dite date de 1754. Ainsi les quais de Dinan se trouvent en l'actuelle paroisse de Saint-Malo de Dinan alors que le viaduc et le grand chemin tous deux se trouvent êtres positionnés en la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan. Le plan de réalignements de 1786 cité très clairement en cet endroit, donc assis en la paroisse de Saint-Malo de Dinan, un ensemble de maisons appartenant alors à l'un des fils de Pierre Salmon Pierre Lainé lui décédant en l'année 1774. Construite donc en 1756, plusieurs années avant 1762, Pierre Salmon l'occupera donc au minimun 12 longues années puisqu'il semble y mourir en l'année 1774. Lors du décès de son mari Pierre Salmon survenu en 1774 Hélène Lemée sa veuve sera présentée comme possédant ici même, sur la quai de Dinan, plusieurs logements.                                                                                                   L'un des enfants de Pierre Salmon semble aussi être à l'origine de la construction de grands entrepôts lesquels eux seront construits au bord de la rivière assis que seront ces derniers en la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan. Ce grand ensemble, assis sur la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan et représenté lui aussi sur le dit plan de 1786, comprendra une maison, un magasin, une écurie ainsi qu'une grande auberge ce grand ensemble apparaissant qu'au lendemain de la réalisation du nouveau "Grand chemin" lequel lui sera réalisé en 1781, soit 7 années  après le décès de Pierre Salmon dit Lainé.                      Pierre Salmon Lainé décèdera en l'année 1774; il aura notamment pour enfant Yves-Guillaume Salmon sieur du Frêne lequel, au lendemain de la Révolution Française, sous le Directoire, achètera comme bien communal assis en la rue du Four l'ancien Four banal du prieuré. Il achètera aussi lors de la même vente les anciennes dépendances biens hier de la maison du prieur. Voir le chapitre consacré à ce même ensemble de bâtis...                 Pierre Salmon Lainé  aura aussi pour enfant mâle Julien lequel nait en 1738; Jan-Marie; François-Gilles; Dominique-Ange; Jacques-Philippe; Yves-Guillaume et François-Guillaume. Parmis ses différentes filles il faut remarquer la naissance d'Hélène-Louise-Perrine-Olive laquelle, née le 20/04/1743 prendra pour époux de dit sieur Christophe Le Roux sieur des Aunais. Lequel de ces garçons fera construire ce grand ensemble sur la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan, ensemble toujours présent aujourd'hui ? Au regard de la matrice cadastrale de 1811 il semblerait bien que cela soit Jacques puisque celui-ci est ici donné "propriétaire" en la dite matrice cadastrale de 1811]  Vous trouverez ci-dessous l'un des baux ayant professionnellement uni en 1763 Pierre Salmon au monastère de Marmoutier puisque le prieuré du Pont à Dinan relevait de celui-ci. Vous trouverez aussi l'acte de succession de Pierre Salmon, acte rédigé le 10/01/1774 peu après sa mort. Cet acte reprend ainsi la totalité de ses biens, qu'ils soient mobiliers ou immobiliers et cela afin de pouvoir en faire le parfait Inventaire. Cet acte nous permet d'apprendre que Pierre Salmon, qualifié de Noble Homme, était un  marchand établi au Port de Dinan et assis professionnellement en le quartier de la Magdeleine. Fermier général du prieuré bien avant 1763 sa famille, au travers de certains de ses enfants, sera multi-pripriétaire sur le quartier de la Magdeleine du pont et cela pour toute une période s'étirant entre la fin du 18ème siècle et les premières heures du 19ème siècle, un pourcentage très important de ce même quartier alors lui appartenant et notamment au travers d'Hélène sa fille, laquelle, unie à Christophe Leroux sieur des Aulnais, sera l'une des grandes propriétaires de ce même quartier (son époux, Christophe Leroux, régisseur du Marquis de Coetquen, sera l'un des plus riches négociants assis sur le port de Dinan et nous devons à ce dernier l'un des premiers entrepôts de marchandises, entrepôts destinés à recevoir, sitôt débarqués, les différents produits transitant sur la Rance depuis la ville de Saint-Malo) L'acte de l'inventaire de succession ci-dessus joint au plus bas de ce chapitre est la transcription de l'acte originel.

     

     

    1747-1774. Vie, correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

    Les maisons et les entrepôts de Jacques-Philippe Salmon en 1784 [Petits enfants du fermier général Pierre Salmon l'Aisné les héritiers de Jacques-Philippe Salmon seront eux  propriétaires en leurs vivants du nouveau relais du Lion d'Or situé alors en le fief du prieuré, relais probablement édifié avant 1793 par Pierre Anger et Françoise Heuzé. Héritiers pour ce même bien de leur père comment celui-ci entra-il en la possession de ce même relais? Né en 1754 Jacques-Philippe Salmon est alors âgé de seulement 30 ans en 1784 quant il possède déjà tout ce bien professionnel assis de ce côté de la rivière] bâtis construits sur les deux paroisses de Saint-Sauveur de Dinan et Saint-Malo de Dinan ces deux paroisses étant toutes deux séparées par la rue du petit-Fort, voie originellement faille naturelle. Cette rue ainsi ainsi déjà nommée au XVII siècle  prolonge toujours aujourd'hui la descente du Jerzual jusqu'au port de Dinan

     

     

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    Ci dessus à gauche, proche du puits de Tourandel, l'ancien magasin à chaux du sieur Pierre Baguelin. A droite ici se dressaient adossées les anciennes écuries et ruines de Christophe le Roux sieur des Aulnais et ceux de son épouse Hélène née Salmon [En 1786 étaient en effet ici même des écuries et ruines toutes biens du sieur Christophe Le Roux lequel décède en effet le 12/02/1789. La fonction et la nature des dites écuries seront effectivement toute deux précisées sur un plan réalisé en la dite année 1786. Positionné dès l'année 1811 le bâti originel représenté sur le premier plan napoléonien semble donc devoir "être" alors les dites écuries et ruines bien hier, à la fin du XVIII siècle, du feu sieur Le Roux des Aulnais. Ici en ce même emplacement, cela en la dite fin du XVIII siècle, il y avait donc déjà implanté un ancien bâti, alors devenu ruine absent ici même que cet ensemble était en 1700. Quel avait été la vie de ce dernier ?  Cette réalisation ici regardée et non datée, elle représentée sur le second plan napoléonien de 1844, apparait donc entre 1811 et 1844 probablement édifié à la demande de monsieur Bourguignon ici propriétaire en 1825. Sitôt réalisé ce bâti fera face à la rivière l'objet d'un agrandissement lequel, réalisé avant 1844 puisqu'il apparait sur le second plan napoléonien de 1844, sera lui fait à pans de bois] . Ces écuries et ruines furent donc toutes remplacées par cette actuelle "barre" laquelle fut assise elle sur de grands entrepôts, peut-être même sur les anciennes écuries du dit sieur Christophe Le Roux réemployées alors en sous-bassement de stockage. Ces derniers reçurent en leur niveau supérieur ces maisons respectives aujourd'hui toujours associées et assises en surélévation. Les 3/4 de ces mêmes entrepôts toujours "décaissés" récemment ont été transformés en pièces de vie seule restant en "cave" la partie du soubassement supportant  le niveau d'habitation comprenant et la porte et la fenêtre toutes deux ici de couleur rouge. A gauche de cette photo, en premier plan, on aperçoit la fontaine de l'ancien puits Tourandel lequel est situé en contre-bas, au plus près de l'actuel trottoir. Avant l'apparition de ce second bâti, celui que nous pouvons voir aujourd'hui, le bâti originel  englobait en son sein depuis des temps séculaires le dit puits Tourandel. Ce bâti premier était-il aussi positionné sur le même alignement géographique que celui que nous voyons ici  même sur cette présente photographie ? [reprendre pour cela le chapitre consacré au puits Tourandel].

     

     

    1747-1774. Vie, correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

    Positionnement en 1786 des écuries du sieur Le Roux. Les écuries étaient alors côté rue assises en face du jardin du puits Tourandel, jardin déporté appartenant au sieur Pierre Baguelin propriétaire de la cour de Tourandel et de l'auberge nommée demain de l'Ecu. En leur derrière, face à la rivière, nulle construction alors; au regard de la présence du petit jardin les écuries étaient donc toutes desservies par leur derrière, face à la Rance et à son port. Lorsque sera construit les logements supérieurs par le dit sieur Bourguigon celui-ci gardera les anciens accès des vieilles écuries donnant sur le derrière de celles-ci puisque ses sorties étaient encore existantes en année 2000. Ces sorties donnaient en une venelle de servitude laquelle, hier encore, desservait aussi la cour du dit puits Tourandel; cette venelle de servitude prenait elle naissance en l'actuelle rue de Jean Perquis pour venir finir sa course en la dite cour de Tourandel.

     

    1747-1774. Vie, correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

     

     

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée
     

    En premier plan la nouvelle maison supposée de Pierre Salmon l'Aisné

     

    La grande maison centrale aux menuiseries marrons fut la maison nommée "la Maison Neuve" en 1775. Elle était le bien de Christophe le Roux qu'il l'avait fait édifié peu de temps auparavant [cette dernière sera ensuite le bien hérité de Pierre le Roux fils ainé d'Hélène Salmon et de Christophe le Roux. Pierre de son vivant sera maire de la jeune commune de Lanvallay. La petite maison datée de 1756 elle sera plus tard le bien de la petite-fille d'Hélène et de Christophe laquelle petite-fille vendra ce même bien hérité à madame Angot veuve Této]. La petite maison de droite, à la porte bleue, datée dans l'une de ses pierres de l'année 1756, fut leur première maison acquise celle-là ou bien héritée de Pierre Salmon l'Aisné père d'Hélène. [Pierre Salmon l'Aisné sera en effet exproprié de son bâti professionnel en 1756 lequel bâti était alors assis sur le Tallard obligé qu'il sera de faire alors "reconstruire ailleurs". Il est "troublant" de constater que l'année de la réalisation de cette maison, ici à la porte bleue, correspond à la même année en laquelle Pierre Salmon l'Aisné sera exproprié. Cette expropriation sera prononcée à son encontre pour permettre la réalisation de l'actuel quai Talard].  Elle sera le 18/041832 vendue par Yvonne Turpin, petite-fille héritière de Christofe le Roux, maison qui sera achetée par Marie Angot veuve Této. En 1834 la dite madame Teto sera aussi en possession de toute la dite "Maison Neuve". Cet ensemble sera avant 1844 revendu par la dite veuve Této à François Moncoq celui-ci en étant propriétaire pour la matrice cadastrale de 1844. Comment François Moncoq est-il entré en possession de ce même ensemble ?

     

    Avant et en 1756

    Ensemble de maisons ayant été construites, pour l'une d'entre elles, par Christophe Le Roux sieur des Aulnais et Helène Salmon son épouse. [les deux premières ici en premier plan lui appartenaient faisant construire de son vivant, ici même, la seconde maison afin de pouvoir agrandir la première. La première ici en avancée, la plus petite, à la porte bleue, est datée de 1756. Elle semble par son appui être postérieure cependant  à la grande maison aux menuiseries "couleur marron". Alors quand est-il ? Marié à Hélène Salmon fille de Pierre Salmon qui fut l'un des derniers fermiers généraux du prieuré ou le dernier, cela le 12/02/1760, Christophe le Roux ne peut donc pas avoir fait édifier cette maison datée de 1756. Cependant cette dernière semble cependant bien prendre appuie sur sa voisine ! Aussi il est possible que nous ayons à faire ici à la reprise d'un bâti originel partiellement déposé pour l'édification de la dite "Maison Neuve". Une partie de cet ensemble de maisons  héritée par Adelaïde Turpin, femme de François Bertin chirurgien en la commune de Saint-Jouan des Guerets, petite-fille par sa mère de Christophe et d'Hélène ci-dessus, sera par vente établie en 1832 le bien de Marie-Angot alors veuve de Guillaume Této. Cette dernière vendra avant 1844 ce même ensemble en effet à François Moncoq puisque la matrice cadastrale de 1844 le fait ici même propriétaire. Marie-Angot en 1828 lui avait déjà vendu l'auberge de l'Ecu"]. Au delà de cet ensemble, sur la gauche, que nous ne voyons pas, se trouve être le nouveau relais du Lion d'Or lequel ne leur appartenait pas ce dernier étant en 1793 le bien de Pierre Anger et celui de son épouse Françoise Heuzé [reprendre pour pour ce même relais le chapitre consacré à la succession de Guillemette Této et aux tanneurs du Port de Dinan]. La grande maison ici centrale, celle donc aux menuiseries couleur marron, fut elle donc construite dans la deuxième partie du XVIII ème siècle par le dit Christophe Leroux sieur des Aulnais.  L'extension de la dite maison "Le Roux des Aulnais" se fit sur l'obtention d'un permis de construire lequel, toutefois, rendait obligatoire l'alignement de la nouvelle maison sur la maison déjà en leur possession, à savoir la maison de 1756 ici en premier plan. Celle-ci a t-elle possédé dès son origine cette allée "couverte" qu'elle enjambe, allée greffée de servitudes à la charge celles-ci de la nouvelle maison construite et lui étant attenante ?  [Cette servitude au XIX siècle sera propre au service pour le "petit menu" de la Vallée de Bretagne mais propre aussi à l'usage du puits alors présent en la nouvelle grande cour, cour laquelle était apparue quelques années auparavant avec la construction de la nouvelle maison construite par le sieur Christophe Le Roux. Donc probablement construite par le dit Pierre Salmon celui-ci ayant trouvé le repos en sa maison assise en le quartier de la Magdelene, cette petite maison daté de 1756 possédera aux XVIII et XIX siècles elle aussi en son derrière un devoir de servitude qui lui était propre, "droits de passage",  laquelle servitude elle aussi débouchait alors sur la dite petite allée couverte. Cette seconde servitude prenait elle naissance en la dite Cour de Bretagne reliant cette dernière, en effet, en cet autre endroit du Cheminneuf desservi par cette même petite allée couverte. Le jardin sur lequel le dit droit de servitude s'appliquait est aujourd'hui en parti construit et ce même droit, depuis déjà quelques années, est désormais tombée en totale désuétude. Suite à un contrat de vente, lequel fut établi le 24/04/1832 cette maison devint ensuite le bien de madame Marie Angot dite " veuve Této dans plusieurs actes étudiés].

     

    Pierre Salmon et Hélène LeméePierre Salmon et Hélène Lemée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1747-1774. Vie, correspondances et attestations du sieur Pierre Salmon Laisné

     

    La venelle de servitude reliant la dite "Cour de Bretagne" à la maison du feu sieur Pierre Salmon l'Aisné laquelle fut effectivement construite en 1756 . Cette servitude sera cependant citée beaucoup plus tôt, en 1733 exactement, quand Catherine Gigot vendra la dite Cour de Bretagne à Pierre Baguelin. En effet Catherine Gigot se réservera un "droit de passage" par cette même venelle laquelle desservait alors des biens encore en la possession de la dite Catherine.

    Ci-dessus la dite ruelle de servitude de la Cour de Bretagne et son débouché au fond déjà condamné en 1985. Dans le fond se profile donc le derrière de la maison de feue madame Hélène Salmon époux de Christophe le Roux des Aulnais vivante en 1801 [Cette maison construite en 1756 fut donc très probablement édifiée par le dit sieur Pierre Salmon lorsque celui-ci sera expulsé en cette même année 1756 de sa maison assise face à la rivière; cette expulsion permettra elle le réaménagement de l'actuel quai Talard]Née en Lanvallay le 20/04/1743, Hélène se mariera à Lanvallay le 12/02/1760 et décédera à Lanvallay le 04/06/1826. Son père et sa mère furent donc Pierre Salmon et Hélène Lemée lesquels furent tous deux fermiers généraux du Prieuré et cela pendant plusieurs baux. Hélène mourra donc à l'âge avancé de 83 ans quand son époux lui décédera plus jeune, le 12/02/1789 âgé de presque 50 ans. Ils auront tous deux pour enfant Hélène-Thomasse Le Roux laquelle prendra pour époux Gervais Turpin; de cette union naitra Adélaïde-Jeanne Turpin laquelle, le 24/04/1832 vendra la maison de feux ses parents mais aussi celle de feux ses grand-parents lesquels étaient les dits Christophe le Roux et Hélène Salmon. L'ensemble des maisons Le Roux des Aulnais-Salmon seront divisées entre les différents successeurs Adelaïde-Jeanne Turpin ayant reçu de sa mère Hélène-Thomasse Le Roux la dite maison datée de 1756, celle-là qui sera vendue le 24/04/1832 à la dite Veuve Teto. Pierre le Roux dit l'Aisné, oncle de la dite Adélaïde, lui entrera en possession du grand corps central aux dites menuiseries couleur marron.Voici l'acte de cette vente laquelle se fit entre la dite AdéLaïde Turpin et Marie Angot alors dite veuve de Guillaume Této . Voici ci-dessous l'acte de vente faite en la dite année 1832

    24/02/1832. Par devant Ange Alberge et son collègue, notaires à Dinan département des Côtes du Nord, soussignés furent présents Dame Adélaïde Jeanne Turpin et François Bertin son mari, chirurgien, pour l'autoriser demeurant au bourg commune de Saint-Jouan des Gerets. Lesquels ont par ces présentes avec garantie de tous troubles évictions, hypothèques et autres empêchements, vendu et transporté en pleine propriété : A Dame Marie Angot, veuve du Sieur Guillaume Této vivant de ses revenus, demeurant en cette ville de Dinan, place des Cordeliers, à ce présente, acquéreur et acceptant : Une maison située sur le Chemin neuf à la Magdeleine, commune de Lanvallay, près de Dinan, ayant sa façade vers occident [le port de Dinan a son nord lequel, orienté vers l'aval de la rivière de Rance, était dirigé vers Saint-Malo de L'Isle ; le sud ou le midi de ce fait est dirigé vers la commune de Léhon, l'est ou orient vers la commune de Lanvallay et l'ouest couchant ou occident sur les hauteurs de la ville de Dinan, aux Combournais] consistant en un embas avec caveau en dessous de l'escalier, ayant porte et ouverture de boutique sur la rue ou Grande-route [l'actuelle rue de la Madeleine hier le Cheminneuf], un premier étage composé d'une chambre et cabinet, la chambre servie par une porte au derrière, à l'orient sur le jardin et par une autre porte avec escalier intérieur au nord avec une sortie sur l'allée couverte ci-devant mentionnée [cette porte aujourd'hui est murée cela empéchant tout accès directe netre le dit premier étage et la dite allée couverte], une chambre et un cabinet au second étage avec grenier au dessus. Un jardin au derrière et midi de cette maison ayant deux portes ouvrantes l'une au nord sur la cour de monsieur Pierre Leroux l'Aisné où est le puits commun, et l'autre au midi.Enfin une autre maison à orient du dit jardin, autrefois servant d'écurie, composé d'une embas, une petite chambre au dessus éclairée de deux fenestres, l'une à l'occident sur le jardin, l'autre à l'orient sur la propriété de monsieur Le Roux l'Aisné, la quelle fenestre ouvrante continuera de subsister, grenier au dessus avec droit à l'égout à l'orient sur le terrain de Le Roux l'Aisné, tout ce que dessus se tenant, joignant du nord, avec mitoyenneté de pignon à la maison de monsieur Le Roux l'Aisné, avec mur privatif depuis la maison de ce dernier jusque y compris la porte ouvrante près du puits; et ensuite mitoyen à cour et bâtiment du dit sieur Le Roux Aisné, avec droit de passage tant pour le service de la maison et du jardin et pour puiser de l'au au puits par l'allée couverte de la maison du dit sieur le Roux Aisné [la dite allée couverte appartenait de fait au grand logis central] et à laquelle est une porte fermante sur rue ou chemin [cette porte est inexistante de nos jours] droit au puits à charge d'entretenir par moitié. Au midi du dit jardin est une autre porte pour se rendre sur la voie publique par une ruelle de un mètre huit centimètre de large étant entre partie de ce jardin et celui du sieur Resmont, charron, communiquant à la cour de ce dernier et des enfants Merel, pour passer et repasser par la dite cour et portail de ceux-ci conformément au partage du dix huit octobre mil sept cent soixante quinze passé entre Pommeret et Lefranc alors notaires à Dinan, y controlé le même jour. Cette propriété [la maison ici éudiée] joint encore d'orient la cour et bâtiment Le Roux, d'orient encore et partie midi, avec mur mitoyen à terre de madame Veuve Denoual Du Plessis, ensuite du midi à maison du dit sieur Resmont auquel sont les murs, vers occident à la petite ruelle séparée par un mur dépendant du jardin, de retour vers midi au bout de la dite ruelle le magasin et maison du dit sieur Resmont auquel le mur appartient, moinq celui en face de la dite ruelle où se trouve la porte et jusqu'au mur et du surplus vers occident à la rue ou grande route. Et généralement les dits biens ainsi qu'ils se contiennent et comportant avec leurs circonstances, avec leurs égouts, mitoyennetés, objets privatifs, servitudes apparentes et non apparentes, droits actifs ou passifs, sans réserve de même enfin qu'ils appartiennent à la dite dame Adélaïde-Jeanne Turpin et qu'elle avait le droit d'en jouir comme lui convenant de la succession de feue dame Hélène Salmon veuve Christophe le Roux son aïeul maternelle, décédée à Lanvallay le quatre juin 1826. En vertu des partages testamentaires des 09/11/1821 et 16/11/1824 au rapport du dit Alberge, enregistré les 13 et 14 juin 1826 et suivant que les dits boens décrits à... du 20/10/1821, annexé au premier acte ci-dessus mentionné. Pour la dite dame acquéreur être en plein et entière propriété de ce jour des dits biens, les prenant dans l'état où ils se trouvent, comme à en jouir le jour de la St-jean Baptiste prochain, continuant le bail existant, sauf à prendre tel qu'elle verra bon être avec le locataire [Adélaïde Turpin vivant avec son mari François Bertin au bourg de St-Jean des Guerets cette maison était donc louée. La vente se fit alors que cette maison comprenait en son sein un locataire madame veuve Tetot n'étant pas obligée de reprendre le dit locataire cela au regard des clauses de la vente ici étudiée] acquitter les contributions du premier janvier dernier et à l'avenir quitte du passé. Cette vente est faite pour la somme de quatre mille quatre cent francs en numéraire, que les sieur et dame vendeurs ont déclaré et reconnu avoir touché et reçu de la dite dame acquéreur, à la quelle ils consentent bonne et valable quittance. Dont acte: Fait et passé à Dinan, en l'étude du dit Alberge ce jour treize avril mil huit cent trente deux et après lecture faite, les parties ont signé avec nous dits notaires, signé sur la minute Marie Angot "veuve Této"; Bertin née Turpin; F.Larère et Alberge notaires. Enregistré à Dinan, le dix huit avril mil huit cent trente deux, follio 150, recto cases 6 etc.Reçu pour vente deux cent quarante deux francs pour cautionnement résultant du mari vendeur, vingt deux francs et pour décimes vingt six francs quarante centimes. Signé : Prigent. Mandons ey ordonnons à tous huissiers, sur ce requis, de mettre ces présentes à exécution, à tous commandants et officiers de la force publique d'y prêter main forte lors qu'ils en seront légalement requis, à nos procureurs généraux et à nos procureurs près les tribunaux de première instance d'y tenir main, en foi de quoi nous avons fait sceller ces présentes, dont la minute [l'acte de vente ou l'acte présent]est demeurée au dit Alberge, notaire soussigné. Transcrit littéralement sur l'expédition de l'acte par moi conservateur soussoigné : Prigent. Arrêté les 24 et 25 avril 1832. 

     

     

    Actes B.M.S. de la famille de Pierre Salmon Lainé Les

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    1739. Louise-Françoise Salmon fille de Maitre Pierre Salmon et d'Hélène Lemay (Lemée) demoiselle De Salmon née d'hiier au pont de la Madelaine a été ce jour baptisée dans l'église de cette paroisse et tenue sur les saints fonds par honorable homme louis Coste parain et honorable femme Françoise Lemonnier maraine, en présence des soussignants ce 10ème février 1739. Pierre-Louis Coste, Françoise Lemonnier, Le Cromier, J.Fabre, Pierre Salmon.

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    Acte de mariage de Julien Salmon et et Gillette Le sage, tous deux parent de Pierre-Gille ci-dessous, acte rédigé sur deux feuillets.Julien Salmon fils de feu Michel Salmon et Olive Belouin agé de vingt ans et Gillette Le Sage fille de Feu Claude Le Sage et Rose Chenel agée d'environ seize ans tous les deux de cette paroisse après trois bans canoniques faits aux Prônes et Grandes Messes sans opposition ni empechement venu à connaissance le decret de mariage et consentement des parents de la dite Le Sage a cause de sa minorité fait par la juridiction du prieuré de la Magdelaine en date du 6 octobre dernier signe J.Reellan messire le sénéchal ...nous délivrons Arot greffier, et enfin les fiançailles celebrés de ce jour, ont été par nous soussignés Recteur de Lanvallay conjoints en légitime mariage en l'église du prieuré de la Magdelaine  de noter paroisse ou ils ont vécu la célébration nuptialle en présence de la dite Ollive Belouin avec et l'epoux et les autres soussignants le septiesme octobre 1741. Olive Besnouin, Fabre, Gille Le Sage, Pierre Salmon, Jacques Giffard, Gillette Le Sage, Pierre Le Clerc, Charles Sauvaget, Auguste Le Fabre, Olive Salmon, J.Hiart recteur. A.R.Lanvallay image 163.

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée
      10/01/1774. Acte de décès de Pierre Salmonéral du Prieuré du Pont en 1763

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    27/11/1791. Acte de décès d'Hélène Salmon née Lemée; veuve de Pierre Salmon.

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    Honorable Julien Salmon sieur du Marger âgé d'environ vingt sept ans decedé hyer au faut bourg de la Magdelaine a été inhumé dans le cimetière du dit lieu présents Messieurs les recteurs et prestres de dits St-Sauveur et St-Malo de Dinan et grand nombre d'autres personne ce trentiesme decembre 1765. Pierre Marcel prestre, Berthelot prestre, Pierre Salmon fils, Pierre Salmon ( père) , Iulen Salmon (Julien Salmon), Pierre Fabre, Jacques Giffard, Monglequin, Daniel, Joseph Bourgiaux

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    Acte de baptême de Pierre-Gille Salmon, fils de Julien Salmon et de Gilette Le sage et petit-fils de Michel salmon époux d'Olive Belouain. Pierre-Gille Salmon, fils légitime de Jullien Salmon et de Gilette Le Sage né d'hiyer au Pont a Dinan, a esté baptisé en cette église par moy soussigné et a eu pour parain Pierre Salmon et maraine Gillette Cherhel le 14 octobre 1742. Pierre Salmon, Gillete Chenel, Jacques Giffard, Gillette Nogue, J.Beslay, Jean Briand, Iulien Salmon

     

     

    Correspondances et attestations de Pierre Salmon Lainé  

    Jay receu de Pierre Salmon fermier de la Magdelaine trante livres pour bois tourné et facon de la porte et de la bonde du moulin et pour curer le chienal [chenal] pour coucher la porte et la bonde au dessus; a Dinan le trois septembre 1758. Germot.[image 3777]

     

    Faisant la recette du Bailliage de la Grand Ville depandant de la Garaye -Beaufort en Dinan pour lan mil sept cent cinquante cinq et pour lan mil sept cent cinquante neuf  jé ce jour reçu davec monsieur Salmon la somme de dix neuf sols quatre deniers qu'il a payé pour le moulin de la Magdelaine situé sur la quay du pont à Dinan dont quitance pour les deux ditte années, .à  Dinan ce jour II février 1761. M.Riou.

     

     

    Je reconnois avoit reçu de monsieur salemon fermier du prieuré de la Magdelaine de Dinan la somme de huit cent livres à valoir de laquelle somme je le quitte et promets faire quitte. A Rennes le vingtiesme juin mil sept cent soixante

     

     

    Jay receu de maistre Salmon la somme de trante sols vente et la raison de chaux que jay fourny pour reparation fait au Coeur de l'eglise de la Magdelaine le mois juillet dernier 1761 je quitte [dont je fais quittance]  le dit sieur Salmon sauf son recours, au pont à Dinan le 22 juillet 1761. Lohier.

     

    Je reconnois avoir recu de monsieur Salmon Lainée la somme de huit sols pour un crochet de fer et piton que jay mis a la grande porte de la grange servant de magasin pour le roy [servant de munitionnaire pour l'armée du roi]et dont quitance a Dinan le 31 octobre 1761. François Perin.

     

     

    J'ay recu pour la pension de... ...curés pour mil sept cent soixante et mil sept cent soixante et un trente deux sous a raison de seize sous par an de maistre Salmon fermier du prieuré de la Magdelaine à quoy le dit prieuré est imposé [maistre Salmon avance ici pour le prieur les frais d'hébergement et autres pour le curé de Pleudihen; frais lesquels devront lui êtres remboursés] ce 19 octobre 1761.

     

     

    A Dinan le 11 décembre 1761 [lettre très difficilement écrite et très différente de celles écrites ci-après par le dit Pierre Salmon Lainé. Monsieur Pierre Salmon Laisé, lors de la rédaction de cette lettre, est souffrant et malade. Il est donc très probable que cette lettre fut écrite par une tiers personne, peut-être sa femme. Image 3724-3725].

    Monsieur,                                                                                                                   et Reverens Paire jé resus loneur des deux vautres [reçu l'honneur de vos deux autres lettres] dans la quel vous me marques de laicer quatres cent livres entre les mains du fermier des dixmes de Miniac, jé toujours atendus comme les demandes a cette fin de les donner mes [mais] presantemant je  vais recrire au fermier qui tien la dixme de Miniac, au sieur paire Bigot [au père Bigot] proceureur [procureur] de la Beis du Tronchet [de l'abbaye du Tronchet] , luy a trois annee qui ne nous pas payes ces pour quoy il se forons bien en estas de payer cest somme dans le reverans paire [lui ne m'a pas payer depuis trois années; il sera bien en état de payer cette somme au Révérend Père]. Donneras un quitanse [je donnerai une quittance au fermier] au fermier comme vous me le marquer et qui me paseras pour allois [et qu'il me passera pour aller...] ne cest pas ma faute mais je panse qui me loreus demandes [cela n'est pas ma faute mais je pense que s'il me l'avais demandé] quar jé demandes a plusieur de la paroise de Miniac [car j'ai demandé à plusieurs de la paroisse de Miniac] siy lon travallet a pres le Coeur il mons repondus qui ne le pancent pas [si l'on travaillait sur le choeur, ils m'ont répondu qu'ils ne le pensaient pas], je ne pas peus me trans portes sur les lieux [je n'ai pas pu me transporter sur les lieux] rapor que je me trouve pas commode [pour cause que je ne me trouve pas bien]  et que les chemis sont mauvais [et que les chemins sont mauvais], je suis mortifies mr de vautre painee [je suis désolé monsieur de votre peine] et je suis chermes  de pouvoir vous randre quelque pestis services jé loneur destre [et je suis charmé de pouvoir vous rendre quelques petits services et j'ai l'honneur d'être] Monsieur, vostre tres afesione serviteur [Monsieur, votre très affectionné serviteur] Salmon Lainé.                                                                       Au reverans paire Sageon cellerie de la bei de Marmoutier

     

     

    Monsieur [lettre de demande de paiement adressée au sieur Salmon pour Dom Sageon cellerier de Marmoutier, paiement devant être adressé a Dom Giron alors prieur en fonction du prieuré du Pont. Lorsque sera faite cette demande Dom Giron est alors présent à Dinan. Image 3765].                                                        Je vous prie de compter de l'année de votre ferme dont le deuxième terme echoit au 15 au courant au sieur pere Dom Giron prieur du prieuré les rentes qui est actuellement a dinan et qui vous remettra la presente. Il vous donne bonne et valable quittance de la somme que vous lui compterez et vous l'allourai.               J'ay lhonneur detre avec toute la consideration. Monsieur.                                    Votre tres humble et absent serviteur. frere dom Sageon cellerier . Marmoutier le 3 juillet1762.                                                                                                                Monsieur Salmon Lainé, marchand, Receveur du prieuré de la Magdelaine au Pont à Dinan à Dinan. Bretagne.

     

    Faisant la cueillette du bailliage de la Grande Ville pour 1762 avec quittance d'Allain Grignard et consorts je reconois avoir receu de maistre Salmon dix sols tournois pour le petit moulin du pont dont quittance sauf une plus grande rente en cas de deu. Le 9 aoust 1763. Jacques Corseul

     

    Faisant la cuillette du bailliage de la Grande Ville pour mille sept cent soixante un avec quittance de Jullien Corseul et consort institué et en faire la cuillette jay ce jour reçu de mademoiselle Salmon la somme de huit sols monois  qui est celle de dix sols que jay recu pour l'article de monsieur le prieur de la Magdelaine pour le petit moulin qui est impayé [qui était à ce jour impayé] au dit rolle dont quittance , à Dinan le 3eme mars 1762. Jacques Corseul.

     

    Je receu du sieur Pierre Salmon fermier du prieuré de la Magdelaine douze livres pour avoir currer [curer] creu et fossé de la prée du prieur à Dinan 1759. Rouxel.

     

    Je soussigné reconnois avoir reçu de monsieur Salmon Lainé fermier du prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan la somme de mille livres à compte [en acompte] sur ce qu'il peut devoir à la communeauté Marmoutier à raison de la ditte ferme. a Lehon ce premier aoust mil sept cent soixante deux. Frère Jean-Baptiste Giron. Benedictin prieur de Pirmil [le prieuré de Saint-Jacques de Pirmil à Nantes]

     

    Faisant la recepte de la cotisation pour les reparations du presbitere de Crehen jay recû de monsieur Salmon et en acquit du prieur de Magdelainne et ont quittance sauf la reprise [sauf une éventuelle réactualisation]. Le 30 octobre 1762. Ruellan. Interligne : quatre livres approuvé Ruellan.

     

    Faisant loffice du grand bailliage de Lanvallay dependant de la seigneurie de la Garais [l'ancienne seigneurie de la Garaye en Taden dont était alors seigneur le Comte Toussaint Marot] pour lannée 1761 jai recu de monsieur Salmon en acquit du sieur prieur de la Magdelainne pour son moulin du pont a Dinan la somme de neuf sols dont quittance sauf au sieur Salmon de se faire rembourser comme il voira. Le 23 juillet 1762. Beaupied.  

     

    Faissant la ceuilliette du grand bailliage de Lenvallay dependant de la seigneurie de la vicomté de la Garaye pour le sieur Dutertre Macé [ce dernier est peut-être à l'origne du l'appellation du château de la Touche Dutertre en Saint-Piat] et consort institué sergent du bailliage pour lannée mil sept cent soixante deux, reconnois avoir ce jour recu du sieur Pierre Salmon en aquit du sieur Prieur de la Magdelaine la somme de neuf sols sept deniers pour son imposition au rolle du Grand bailliage dont quittance à Dinan  ce 7 février 1763. Lebourguignon.

     

    Comme chaplain [chapelain] de la Magdelene du pont à Dinan jay receu du sieur du sieur Pierre Salmon, fermier du prieuré, la somme de quatre vingt dix livres, pour six mois echus le vingt huit may dernier des honnoraires de messes dittes à la décharge du prieur [à la place du prieur]. Dont quitance à Dinan le cinq juin mil sept cent soixante trois. Berthelot.

     

    Jay receu du sieur Pierre Salmon fermier du prieuré de la Magdelene pont à Dinan la somme de quatre vingt dix livres pour six mois, echus du 28 may dernier, des honoraires de messes du dit prieuré dont quitance à Dinan le treize juin mil sept cent soixante deux. Berthelot prestre.

     

    Jay receu du sieur Pierre Salmon fermier du prieuré de la Magdelene pont à Dinan la somme de quatre vingt dix livres pour six mois dhonoraire echeu le 28 octobre dernier pour les messes que jay desservies au dit prieuré pour et en lacquit du sieur prieur dont quitance a Dinan le premier octobre mil sept cent soixante un . Berthelot prestre.

     

    Je reconnois avoir receu du sieur Pierre Salmon fermier du prieuré de la Magdelene pont à Dinan la somme de quatre vingt dix livres pour six mois d'honoraires des messes que jay desservies au dit prieuré terme echu du 28 novembre dernier et aussy pour lentretien de la lampe. Dont quitance a Dinan le 5 octobre mil sept cent soixante deux. Berthelot prestre.

     

     

    Comme couvrer [couvreur] de la ville de Dinan jé resust [j'ai reçu] de salmon Lainée fermier de la prieuré la somme de vingt quatre livres pour pour relever les ... et lates pouris par vellese et quadusité et en maitre dautre dans la plase [par vieillesse et caducité et en mettre d'autres à la place] et cloust et ardoise pour les maisont de la prieuré [pour les maisons du prieuré], à Dinan le 22 may mil sept cent soix cente  trois. Charle Flaut.

     

     

    Dinan le 31 décembre 1762

    Monsieur et Reverend pere

    au renouvellement de cette année permettez moi de vous la souhaitter toutes des plus heureuses, une santé parfaitte ma femme prend la liberté de vous faire les mesmes souhaits; a l'égard de vôtre ferme vous aviez donné ordre au pere procureur de Lehon [Dom Legault procureur de Marmoutier el l'abbaye de Lehon] de l'affermé ce qu'il n'a point fait mais il a donné ordre a votre procureur fiscal [le sieur Lohier procureur fiscal de l'abbaye de Marmoutier pour Dinan et sa proche région]d'affermer. Ce qu'il n'a point fait ainsy qu'il a dit a ma femme depuis huit jours ainsy. Si vous voulés me faire l'honneur de me marquer [de me dire] de votre sentiment a ce sujet nous pourrons encore faire ferme [travailler ensemble au travers de la ferme de votre prieuré] ensemble. J'attend votre reponse et suis d'un profond respect.                                                                               Monsieur et reverend Pere. Votre très humble et tres obeisanst serviteur. Salmon  Lainé [image 3759]. Tres reverend Pere Dom Sageon procureur [celui qui a la procuration de...; celui qui gère la gestion de...]cellerier de l'abbaye royale de Marmoutier prez de Tours a Marmoutier.

     

     

    Dinan le 21 janvier 1763

    Monsieur et Reverend Pere [Missive à l'exécution du renouvellement du bail du dit prieuré. Image 3714-3715)

    J'ay receû l'honneur de la vostre [de votre lettre] en datte du 10 du courant par laquelle vous me marqués [vous m'écrivez] que la recette du prieuré se monte a la somme de trois mil cinq cents quarante livres neuf deniers et que vous le seavez par des gens de probité. Ceux qui vous l'ont dit ce sont trompés j'en suis plus instruit que personne puisque j'en ay joui deux fermes et pour preuves je ne vous demande que cent francs [cent livres] par chaque année pour vous faire tous les mauvais deniers ...et vous remettres toutes les fermes que le seray [que je serrais, que je tenais...Il s'agit ici de la proposition de la reconduite de la ferme avec les obligations que veut imposer le cellerier de Marmoutier au sieur Salmon, monsieur de la Touche Leau étant lui aussi pressenti pour reprendre la ferme et cela depuis le mois de mars 1762. Le cellerier de Marmoutier veut également imposer une "valeur financière annuelle" de la ferme  que le dit sieur Salmon semble ici pouvoir contester au nom de ces propres et anciennes fermes ] en main ainsy vous verrez clair a combien sera votre prieuré [vous verrez qu'elle est la valeur exacte de votre prieuré], et vous me donnerez en oustre les lods et rentes au cas qu'il y en ait comme dans ma ferme avec droit de retirer, tous les ans je vous envoyerez votre argent et les quittances de decimes [les dixmes lesquelles représentaient le dixième de...] et autres choses et pour les reparations ainsy vous verrez votre argent net, si je ne recoit point d'avec vos fermiers cela ne vous regardera point javancerez pour eux [si les sous-fermiers ne versaient point leur somme due le sieur Salmon le fera pour eux et cela ne regarda point le cellerier de Marmoitier] ; jay bien des ennuis on ma fait jeter ma maison ou je demeurais a bas [on m'a détruit et mis à bas ma maison en laquelle je demeurais...Il s'agit ici de la maison du sieur Salmon laquelle, avant 1762, fut effectivement démolie pour permettre la réalisation de l'actuelle cale laquelle descend sur la rivière à la sortie du vieux pont. Les travaux ayant été réalisés à partir de l'année 1754 il est fort probable que sa maison fut détruite avant 1756 puisque sa nouvelle maison supposée, assise en le fief du prieur, elle fut réalisée en l'année 1756.] mais jen ay fait bastir une autre sous votre fief [placée sous ou en votre fief] qui me coutera [en tout] plus de vingt mille livres, a l'egard de votre bien vous pouvez compter que je prandray vos interets comme les miens propres car le suis sur les lieux mais pour de prandre la ferme tel que vous le dittes, a payer tout et faire grosse et menüe reparation, [le cellerier de Marmoutier dans son précédent  courrier a essayé de faire comprendre au dit sieur Salmon qu'en prenant la ferme il s'engagera à ...] c'est une chose que je ne feray jamais [le sieur Sa   lmon refuse clairement de financer demain sur ses propres deniers les grosses et petites réparations propres aux différents biens relevant du temporel du prieuré. Pour argumenter cela il propose au cellerier de Marmoutier de bien vouloir relire l'ancien bail de la ferme du prieuré hier établi entre Marmoutier et l'ancienne ferme Deshaye], lisez la ferme des Haÿes qui estoit avant moy [Gilles Deshaye et Janne Dohier son épouse lesquels prirent ferme des biens du prieuré en 1738] , il n'en avoit que quatorze cents livres qui etoit votre fermier, ou de moins [et même moins] il tenoit davec maitre le Maistre [alors le procureur fiscal du prieuré] et d'ailleurs vous etes toujours en sureté avec moy n'y ayant rien a perdre, vous aurez la bonté de me faire  reponce et de me marquer si monsieur de la Touche Leau et monsieur Lohier [alors procureur fiscal du prieuré pour Marmoutier]ont affermez [ont déjà conclu ensemble la reprise de la ferme] . J'ay l'honneur d'estre avec respect.  Monsieur et Reverend Pere. Votre tres humble et tres obeissant serviteur Salmon Lainé. 

     

     

    Monsieur [lettre par laquelle on apprend le décès subite de monsieur Lohier procureur fiscal du prieuré du pont, lettre envoyé au sieur Salmon par le cellerier de Marmoutier. Image 3762]

    Malgré le malheur déplorable arrivé à M.Lohier que je viens d'apprendre avec le plus grand chagrin; les affaires convenües entre vous et lui n'en iront pas moins leur train. J'envoye procuration au jeune Lohier son fils avec un mandement de procureur fiscal.                                                                                                         Si cela ne vous gene point d'avancer de quelque temps le payement de vos termes qui pour la dernière année echoient je crois au mois de mai. Vous me ferez plaisir de profiter de l'occasion du venerable pere prieur de Lehon qui doit partir après Pasques pour venir au Mans à notre assemblée. Quand on a son argent on profite volontiers de ces sortes doccasions  qui evitent l'embarras des lettres de changes et le cout du transport dargent. Je salue mademoiselle Salmon.                                 J'ay l'honneur d'etre parfaitement.                                                                           Marm... le 21 mars 1763. Votre tres humble et absent serviteur.. Pere Sageon Cellerier. Monsieur Salmon Lainé, marchand, Receveur du prieuré de la Magdelaine au Pont à Dinan à Dinan. Bretagne.

     

     

    1774

     

    Inventaire des Biens de feu Pierre Salmon, ancien fermier général du prieuré De la Magdelaine du Pont à Dinan.

     

    L’an mil sept cent soixante quatorze le dix janvier aux cinq heures

    Du soir, nous Louis Joseph Lefranc procureur du siège royal de

    Dinan greffier de la juridiction du prieuré de la Magdelaine

    Du Pont à Dinan, certifions en justice à qui appartiendra qu’à

    La requête et seul réquisitoire de Mr François Marie  Lohier [celui-ci succédera à cette charge au décès de son père lequel, de son vivant, fut lui aussi procureur fiscal de Marmoutier. Au décès de son père Dom Sageon, alors procureur cellerier de Marmoutier en fonction, rédigera une lettre à Pierre Salmon Lainé afin de l'avertir du décès du sieur Lohier. Dans cette missive écrite il fera part de son intention de donner procuration au fislsdu dit Lohier afin que celui-ci puisse prendre, cela en continuité de feu son père, la charge fiscal hier exercée par son père]

    Procureur fiscal de cette juridiction, nous nous sommes ce

    Jour transporté de notre demeure que nous faisons (avons)  centre

    Ville de Dinan près la rue du Grand Marchix paroisse de

    St-Sauveur, jusqu’en celle où décéda le jour d’hier

    Noble homme Pierre Salmon en son vivant négociant sise

    Près le faux bourg de la Magdelaine paroisse de Lanvalay

    Où étant j’y ay trouvé Dlle Hélène Lemée veuve dudit

    Sieur Pierre Salmon, et les sieurs Pierre et Jan Salmon,

    Noble homme Christophe Leroux mary de Dame Hélène Salmon

    Et maître Sébastien Delamarre mary de Dame Marie Salmon

    Aux quels proches nous avons délivré le sujet de notre

    Commission, qui est que nous entendons faire le grand

    Inventaire des meubles, effets et marchandises

    Dépendant de la ditte succesion, et communauté

    D’entre elle et le dit sieur Salmon, même apposer

    Les feuillets sur les ………………………….et pour la

     Conservation des droits des mineurs qui se trouvant absents

    Des droits de cette seigneurie et de tout autre qu’il appartiendra

    A quoy ils m’ont répondus n’avoir aucun moyens

    Opposants, en conséquence avons procédé à notre

    Présente commission  comme faict.

    Et premier dans la cuisine.

    Une crémaillère, deux grilles, trois réchaux, trois trois

    Pieds (trépieds), un tournebroche avec sa broche et ses pieds, une

    Poile grasse, deux landiers, une pince à feu, une

    Tourmotte ( ?), deux grilles, deux souflets de différentes grandeurs,

    Quatre bassines, cinq pouelles de différentes grandeurs,

    Trois chaudrons, une petite table de cuisine avec

    Son buffet ouvert dans lequel sest trouvé  dix

    Neuf plats, trente quatre assiettes d’étain et deux autres

    Assiettes percées, vingt trois assiettes et saladière de

    Fayance, une pendule et une horloge, deux cofres

    De cuivre, une bassinoire, un vase privé (pot de chambre)

    Un lit clos à deux étages, une petite tablette ronde,

    Un borc à vesselle, deux marmmittes de fert, quatre

    Casserolles. Dans la boulangerie

    Deux ….., une usé à boulanger, huits clercs

    Jouchées, deux meutrepieds ( ?), deux grands trois pieds.

    Dans l’appartement à coté de la

    Cuisine sest  trouvé un lit à guenouille garny

    De ridaux verts, couette, deux oreillers, deux

    Couvertures, un brouet, un traversier, un

    Lit à tombeau ou il y a seulement une paillasse,

    Un lit clos garny d’une couette paillasse et …..

    Il y a été renfermé cenct cinq draps de lits tant

    My usés que neuf, une tapisserie

    Dans un cabinet pratiqué dans la ditte

    Deux coffres dans le plus grand duquel il

    A été renfermé les habits et hardes à l’usage

    Du dit sieur Salmon sur lequel jay apposé

    Le sceau……………………de moy chiffré

    Sous scellé  d’un cachet en cire rouge gravé

    Des armes de l’abbaye de notre Dame du

    Tronchet au deffaut des armes de la seigneurie

    Et dans l’autre les coueffes salles de la dite  Dlle veuve

    Salmon, un petit lit à tombeau garny de ses

    Rideaux, deux couettes, paillasses, deux petits

    Oreillers et un grand, un mattellat  et deux

    Couvertures, un prie Dieu à deux battant

    Et un caisson dans lequel il ne seit rien trouvé.

    Dans un cabinet pratiqué au côté vers

    Occident de la maison seit trouvé une armoire dans

    Laquelle sont tous et chacuns les actes titres, papiers

    Et enseignements dépendant de la communauté des dits

    Sieur et Dlle Salmon et sur laquelle jay apposé le sceau

    En la forme précédente et me suis saisy saisy de la

    Clé, de plus dans le dit appartement un bol pour mettre

    Des papiers dont il se nest trouvé quelques rolles ( ?)

    Qui sont inutiles n’ayant eu pour objet que

    Les négossations passées du dit feu sieur Salmon, une

    Petite brouëtte fermant à clef ou il ne seit rien

    Trouvé, cinq pistolets dont trois de poches et

    Deux de selles, un fusil et plusieurs volumes de différents livres,

    Quinze cueillères et quinze fourchettes

    D’une part,  une cuillère à potage, sept cueillères

    A caffés, six goblets, trois pers de bouttons

    De manche d’argent, une boucle d’argent, et la

    Somme de dix neuf mille cinq cent soixante neuf  livres

    D’argent monnayé tout en Or, argent blanc que billets

    Que j’ai laissé en la libre disposition de la dicte demoiselle

    Veuve Salmon pour faire la présentation du tout

    Fait en argent ou quittances.

    Dans la chambre du milieu

    Sait trouvé quatre vingt seice douzaines et cinq

    Paux de veau, laminées et corroyées, cinquante neuf

    Pairs corroyés de vaches et genisses corroyées.

    30 cotés de cuirs de femelles, trente livres

    De lainne de mouttons, un crochet à viande ;

    Dans la chambre au bout vers midy de la

    Precedente, j’ai trouve un lit à lange, garny de

    Rideaux rouge de sarge, une paillasse, une couette,

    Un matellat, deux grands oreillers, trois couvertures

    De lainne, une table a caissons dans laquel il n’y a

    Rien, une glace a carré de bois dorée, une armoire

    A deux battants dans laquelle il y a deux tiroirs,

    Dans laquelle armoiresest trouvé cent

    Soixante dix draps de lit neufs et my usés,

    Une autre armoire a deux battants dans la quelle

    1l y a deux caissons où il sest trouvé deux couvertures

    De verre (de vair) et une piquée, deux couvertures de lainne

    Blanche, trois douzaine de draps a faire des

    Torchons, quatre petits ridaux aux fenestres,

    Une tapisserie soupeint de bougie ( ?)

    Dans le grenier il ne s’y est rien trouvé.

    Dans la cave il sest trouvé deux tonnaux

    Rempli de cidre de l’avant derniere année, trois

    Tonnaux vides de differentes grandeure et plusieurs

    Barriques, dans une cave sous lescalier sest trouvé

    Un bary empli de lar et frais sel, un autre

    Barry a moitie remply de beure et cinq houllée de

    Dans la boutique sest trouvé deux tables

    Plusieurs coutaux à fil vert, canettes et paumelles.

    Dans le pressoir s’est trouvé un pressoir à vis

    Avec un couteau à mar, une auge de pierre.

    Dans la tannerie s’est trouvé environ cent

    Cuirs de vache de genisses tant dans les cuves quedans

    Les fosses et neuf cuves tant bonnes que mauvaises

    Servant à la tannerie.

    Dans au pressoir cy devant s’est trouvé un peu

    De gros bois et un peu de fagot, grenier au dessus ou il

    Y a quelques cuirs en pail, employés dans le nombre

    Cy devant specifié.

    Dans un petit appartement au joignant le

    Precedent servant d’ecurie s’est trouvé une cruche,

    Un rateau, dans le grenier au dessus, s’est trouvé

    Quelques vieux bois de lit de nulle valeur.

    Dans un autre appartement au bout vers

    Occident de celuy ou est le pressoir, dont la colombage (mot rayé)

    Devanture est en bois, il n’y  a rien.

    Dans la cour il s’est trouvé plusieurs pilles de

    Planches que la dtte Salmon nous a declaré

    Vendu a monsieur desaulnais (Christophe Le Roux des Aulnais lequel est leur Gendre, uni à leur fille Janne Salmon. Ce dernier, régisseur du marquis de Coëtquen, sera l’un des plus grands propriétaires de la Magdeleine).

    Leroux et qu’au surplus il y a quelques morceaux

    de bois  depandant de sa communauté avec le dit sieur

    En cet endroit j’ai interpellé la dite dlle Salmon de nous

    Déclaré si elle ne connoit autres meubles et effets

    Et marchandises dependants de leur communauté que lune

    Cy devant employés, elle nous a déclaré qu’elle jouit

    De quelques appartements de la maison située sur le quay

    Du pont à dinan dont le surplus est occupé par François

    Dupuy, auquel lieu nous etant transporté en

    Compagnie der sieurs Salmon l’Aisné et Destouche (Salmon sieur des Touches, peut-être son fils)

    Nous avons trouvé premierement dans la cour

    D’entre le devant et le derriere de la maison,

    Quatre vingt pierre de moulage que le dit Dupuy a

    Dit avoir connaissance que le dit sieur Salmon, avoit

    Vendu a un particullier du côté de Lamballe

    Qui avoit payé trante six livres à valoir.

    Dans le cellier au côté vers nord  de la ditte

    Cour  s’est trouvé plusieurs pierres de moulage  sans en

    Seavoir le nombre etant en morceau.

    Dans l’appartement ou magasin de derriere

    Servant de cave au dit Dupuy s’est trouvé plusieurs

    Morceaux de pierres de moulage et de platre

    Sans en seavoir le nombre.

    Dans le premier grenier au dessus du dit magasin

    S’est trouvé cinquante boucheaux d’avoinne grasse,

    Vingt boucheaux de seigle, quinze boucheaux

    De blé noir, un quart, une pelle et deux

    Cribles et environ un boucheau de…………..

    ……………………………………………..

    Dans le second grenier au dessus du premier

    S’est trouvé ving cinq boucheaux de paummelle,

    Vingt quatre boucheaux de froment et tout

    Ce qui s’est trouvé dans la ditte maison depeand de la ditte

    Communauté.

    L’interpellée de voix declare si elle n’a point encore

    D’autres effets mobilliers que ceux cy devant employés,

    Elle nous a declaré qu’il y avoit à la métairie des Vaux (aujourd’hui les jardins ouvriers)

    Des bestiaux, nous y etant transporté  avec les dits

    Sieurs Salmon et des Touches [le sieur de la Touche Salmon son fils], ou il s’est trouvé dans l’embas

    Du dit appartement une fille servant au

    Cheval  du paumeau. Dans l’ecurie un cheval au poil

    Brun, dans l’étable aux vaches six menues vaches,

    Trois genisses de differents ages et un torreau. Dans

    Le grenier dessus lembas, un morceau de paille et

    Dans le grenier sur l’étable il y à environ deux

    Chartées  de foin.

    De plus, la ditte dlle Salmon nous a déclaréqu’elle

    A donné trente quatre livres de fil de brin de lin

    Pour faire……….chez le nommé Percevault

    A la lande boulou en cette paroisse de Lanvalay.

    Et enfin qu’il y a ………….au sieur des Aulnais

    Au château de Coëtquen  deux couëttes  et deux oreillers

    Et qu’il y a en la paroisse de Pleudihen, une métairie

    Nommée les Clos Olliviers qui est a…………….

    ………..avec Macé Rouillé où il y a peu de meubles

    De bois dans une chambre et les vaches et genisses

    Et un cochon, où nous réservons de nous

    Transportés sur les lieux par faitte 

    De sa connaissance aussitôt la cloture du présent

    Pour en faire le détail.

    L’interpellé pareillement de voix declare ce qui

    Peut être dû à la ditte communauté à répondu ne

    Pouvoir en faire l’inventairement ( ?), attendu que les

    Credits sont partie portés sur des livres de marque,

    Actes et rolles renfermés avec les autres papiers, tel qu’il est

    Cy dessus rapporté .

    La ditte demoiselle Salmon nous a tout presentement déclaré

    Que le nombre de quatre vingt seize douzainnes et cinq

    De peaux de vau portés au present  sont vendus par le dit

    Sieur Salmon le quatre février présent mois au sieur Julien

    Durant et que les trois cent cuir au prix cy devant

    Marquer son vendu par les dits freres Salmon  par

    Etant tant les meubles, effets et marchandises

    Que la ditte demoiselle veuve Salmon nous a déclaré

    Dependre de sa communauté avec les dits frères sieurs

    Salmon, de la garde et conservation de tout quoy

    Nous l’avons chargée et luy avons laissée, la

    Detention  des choses de chaque appartement et

    Fermeture ( ?) a l’exeption de celles de l’armoire et

    Du coffre cy devant mentionnés  ou nous avons

    Apposé les sellés, de la garde et conservation

    De tout ce qui est cy devant spécifié, la ditte demoiselle

    Salmon s’est chargé pour les répresenter en

    Pareil état lorsque requis sera.

    De tout quoy, nous greffier soussigné

    Avons fait et conclud le présent et donné lecture

    De tout sous le seing de la ditte demoiselle

    Veuve Salmon et le notre le dit jour.

    L’an mil sept cent soixante quatorze le onziesme jour du mois

    De janvier, nous Loüis Joseph Le Franc greffié de la ditte

    Juridiction du prieuré de la magdelaine du pont a

    Dinan, soussignés, sommes aux fins et en vertu du

    Renvoy du jour d’hier transporté au lieu de la

    Metairies des clos Olliviers ou étant arrivé environ

    Les huit heures du matin, nous y avons trouvé massé Rouillé

    Fermier de la ditte métairie au quel parlant nous luy

    Avons déclaré le sujet de notre commission qui est que

    Nous entendions faire bref inventaire et apposition

    Des meubles et effets dependants de la

    Communauté qui fut entre le feu sieur Pierre

    Salmon et demoiselle Helaine Lemée son épouse

    A quoy le dit Rouillé nous a déclaré n’avoir aucuns

    Moyens opposant, et nous a déclaré être saisy de la 

    Clef de la porte de la chambre de……..par les dits

    Sieurs Salmon et demoiselle Salmon et nous y étant transporté

    En la compagnie du dit Rouillé qui nous à ouvert

    La porte, il s’y est trouvé un bois de lit à

    Quenouille, un autre bois de lit à tombeau garny

    De rideaux verts et d’une paillasse, une petite table ronde

    Une barique et un tierson ( ?) vide, une broueste,

    Une bancelle, quatre chezes gauchées,  deux boites

    De planches et est tout ce qui s’est trouvé dans la ditte

    Chambre et avons apposé le seillé par une bande de

    Papier sur le manteau de la cheminée de la ditte

    Chambre sous le sceau des armes de l’Abbaye de

    Notre Dame du Tronchet au defaut du cachet

    De cette seigneurie (celle du prieuré de la Magdeleine) et ensuit le dit Rouillé à fermé

    La porte de la ditte chambre. De plus, le dit Rouillé

    Nous a déclaré qu’il à à titre de moitié et my croit

    Onze menues vaches, six genisses et un toreau, de différents

    Poids et âges, de la garde et conservation

    de tout quoy nous avons chargé de dit Rouillé

    Pour les répresenter lorqu’il en sera requis.


    Fait et rapporté sous le seing de Gilles Rouillé

    Fils du dit Marc qui à déclaré ne seavoir signé

    De ce interpellé suivant l’ordonnance et le notre

    Le dit jour et an.

     

    Signé : Le Franc greffier

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

     

     Pierre Salmon et Hélène Lemée

     

     Pierre Salmon et Hélène Lemée

     Pierre Salmon et Hélène Lemée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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