• - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     

     

    - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Acte de décès du soldat Thomas Quediguel décédé à Cryste et enterré à Wola arrondissement de Varsovie le 22/09/1807. Enregistré à Varsovie ce décès sera édité sur les registres de Saint-Solain que le 14 juillet 1814 soit 7 années après...

     

    - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     L'acte de Saint-Solain enregistrant le décès de Fernand Ferron

     

     

     

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    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La Bataille de Loigny déroulée le 02/12/1870. Tableau de Charles Castellani réalisé en 1879 et exposé au musée des Armées à Paris

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La Vairie en Saint-Solain. Ancienne seigneurie dont le plus ancien seigneur reconnu est  le sieur Brefeillac seigneur du dit lieu situé en la paroisse de Pommeret lequel seigneur possèdait aussi la seigneurie de la Lande en la paroisse de Saint-Potan. Ce patronyme parait aux Montres de 1423 et 1535 de Pommeret et de Saint-Potant toutes deux paroisses situées en l'évêché de Saint-Brieuc. Les armoiries de Brefeillac  sont : d'Argent au Lion de Gueule, Armé, Lampassé et Couronné d'Or. La seigneurie de la Vairie semble devoir passer ensuite dans la famille Ferron par héritage.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La seigneurie de la Vairie représentée sur le plan napoléonien de 1844.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Le Vitrail commémorant Fernand de Ferron dont le souvenir est accompagné de ses armoiries ayant pour devise :  Sans Tache

     

     

     

    Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie

     

    Fernand de Ferron, enfant d'Amédée de Ferron et de Marie-Louise Rouxel de Lescouët, est l’un des enfants de Lanvallay ayant marqué notre Histoire même si ses propres faits et gestes se sont déroulés avant hier, dans la seconde moitié du 19ème siècle. Il est issu, tout comme ses frères aussi, de la noble demeure de la Vairie laquelle, assise aujourd’hui en notre commune de Lanvallay, relevait de la commune de Saint-Solen il y a encore quelques années à peine. Les monuments aux morts aujourd’hui sont les derniers souvenirs de tous ses enfants tombés aux champs d’Honneur hier pour nos parents, qui que nous soyons. Qui se souvient d’eux en passant au plus près de leurs colonnes respectives en dehors de cette fête commémorative annuelle ?  Qui se souvient de leurs faits et gestes emplis de souffrances quand tous tombèrent, leur propre moment venu, la face inerte posée sur un sol souvent étranger ? Mais avant que soient érigées toutes ces pyramides tendues vers le ciel, qui avait-il pour seulement se souvenir ? Je me souviens du Dormeur du Val de Rimbaud…Toutes les communes de France et de Navarre ont l’une de ces colonnes élancées et alourdies de bien trop d’écritures pour certaines d’entre-elles. La commune de Saint-Solain, notre commune, elle aussi possède une colonne similaire laquelle régulièrement marque le sol de son ombre comme pourrait le faire un immense cadran solaire. La paroisse de Saint-Solain a laissé trop peu de traces dans l’histoire même si nous savons aujourd’hui que le père de Ferdinand, le dit Amédée, fut le même Amédée qui décida un jour de l’année 1877 de la reconstruction d’un nouveau vaisseau de Lumière. Peut-il y avoir d’autres informations sur cette petite commune bretonne, hormi l’histoire de son église bien sur, méritantes au point d’êtres ici déposées ?  La seconde moitié du 19ème siècle fut, elle aussi, fortement troublée et emplie parfois de cris pleins de douleurs et d’effrois. Quelques années avant  que commence la reconstruction de son église, en 1877, au lendemain de la guerre ayant eu lieu entre la France et l’Autriche, laquelle se termina en 1859, le Royaume du Piémont montre une faim annexionniste importante laquelle trouve alors sur son chemin la présence du Pape Pie IX et celle de son état, celui du Vatican. Pie IX décide aussitôt, dans la continuité de sa démarche politicienne, la réalisation d’une armée pontificale dont les jeunes soldats porteront, au lendemain de la bataille de Castelfidardo, le nom de Zouaves pontificaux. En septembre de l’année 1860, Garibaldi et ses hommes ont réussi à prendre le royaume de Naples pénétrant ainsi, peu de temps après, dans les états mêmes pontificaux. Un appel est lancé par l’évêque de Rome à toute la jeunesse catholique et, dans le courant de l’année 1860, plus de 14000 jeunes  hommes vont ainsi venir de France, de Belgique et de Holland ; l’armée des zouaves pontificaux est en train de naitre. Cette guerre va perdurer sur plus de 10 longues années, 1870 connaissant toujours les tirs de balles tirées vers Rome. La famille seigneuriale de Ferron n’échappera pas à cet appel lancé depuis le Vatican et Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, fils d’Amédée, lui aussi répondra à ce même appel, ce dernier réussissant à rester en vie jusqu’en cette même année 1870. Alors que ce conflit n’est toujours pas terminé, l’année 1870 assiste également à la naissance d’un autre conflit d’une toute autre importance lequel va entrainer, dans un mouvement toujours plus meurtrier, ces mêmes zouaves pontificaux lesquels vont alors continuer à ce battre pour une nouvelle cause.            La France de Napoleon III en effet vient de déclarer la guerre à la Prusse; présents eux aussi à Rome, les soldats français sont presque aussitôt rappelés sur l'ordre de Napoléon III ce fait ayant probablement été l'un des facteurs ayant entrainé et précipité la chute de la ville de Rome laquelle allait alors entièrement tombé entre les mains de la soldatesque piemontaise. Restés fidèle à l'Evêque de Rome et, toujours présents en la ville papale, les Zouaves Pontificaux durent sur une ordre donné par Pie IX rendre l'ensemble de leurs armes le pape évitant ainsi à Rome de connaitre le sang, une fin tragique et violente. Dans le mouvement de cette réédition les zouaves pontificaux français fait prisonniers furent renvoyés sur le sol de leur mère patrie; embarqués notamment sur l'Orénoque, ils débarquèrent à Marseille et Toulon dans le courant du mois de septembre. Leur colonel, un dénommé de Charette, les incita dans la continuité de ce débarquement à se joindre aux soldats de Napoléon III cette nouvelle charge devant les mener à la triste et célèbre bataille de Loigny. Plus de 1200 jeunes zouaves pontificaux vont ainsi, dès le mois d’aout, quitter Rome et donner ainsi naissance à un nouveau corps militaire, celui de la Légion des Volontaires de l’Ouest.                                                                                          Le 2 décembre de l'année 1870 est le jour de la bataille de Loigny laquelle va se dérouler dans un crépuscule annuel alors étiré au dessus des plaines d'Eure et Loire, près de Chartes; la légion des volontaires de l'ouest  sera donc présente elle aussi lors de cette funeste bataille, positionnée et répartie toute proches du village de Loigny. La bataille commencée dans les premières heures de la matinée, dans un froid vif et mordant, allait se révéler héroïque et humainement catastrophique;  on comptabilisait déjà plus de 200 blessés repliés rien que sur la ferme de Loigny et cela peu après midi; les heures de l'après-midi s'écoulèrent dans l'enfer des tirs et des cris.  Emmené par le Colonel de Charrette, le 17ème corps d'armes se positionne à Patay et ainsi, 300 jeunes soldats zouaves français, dont Fernand de Ferron, vont livrer de leur propre côté un combat lequel ne prévoyait pratiquement aucune issue possible pour la plus part de ces mêmes jeunes soldats. L'après midi ensanglanté finit par laisser la place aux heures de la nuit encore plus froides; ces dernières assisteront à la mort de Fernand de Ferron survenue dans la nuit du 2 décembre à Patay, ce dernier rendant son ultime souffle la tête appuyée sur l'épaule du général de Sonis, lui aussi blessé. 133 proches compagnons de Fernand de Ferron rencontreront eux aussi la mort à ses côtés et à Patay, cette dernière toujours aussi affamée. 122 autres sortiront blessés de cette même bataille touchés  quant à eux et dans la profondeur de leur chair et dans leur esprit aussi (Cette bataille fut infernale et héroïque aussi dans cet épisode. L'ennemi présente, sur l'un de ses postes et au côté d'une très forte artillerie, plus de 10.000 hommes et face à cette force colossale seulement 800 zouaves prêt à donner leur vie pour reprendre le dessus de la bataille, proche du village de Loigny. La disproportion des forces est inhumaine, 12 soldats prusiens pour 1 seul de nos soldats zouaves; plus de 418 zouaves, quels qu'ils soient, verseront ainsi leur dernier cri respectif sur une terre entièrement gelée. Cette force de 800 hommes comprenait alors nos 300 zouaves pontificaux français emmené par le colonnel de Charrette, 150 autres zouaves francs tireurs et 350 autres zouaves mobiles tous emmenés quant à eux par le capitaine Hildebranet. ) ils n'étaient pas 300 zouaves au matin du 2 décembre 1870 à ne plus jamais se relever mais 418 à mourir tous loin de chez eux après avoir vaillamment et en vain lutter contre plus de 10.000 hommes alors tous ennemis (Le champ de bataille fut cependant plus grand, beaucoup plus grand malheureusement; il y eu en effet ce même jour de décembre, dans cette même plaine de la Beauce, 40.000 soldats français en tout lesquels luttèrent vaillamment contre 35.000 soldats prussiens. Le soir venu 9.000 hommes avaient été tués dont 5.000 français et 4.000 prussiens. Il y eu aussi 3.000 soldats français tous faits prisonniers). Le corps de Fernand de Ferron ainsi que celui de ses 133 compagnons zouaves seront tous inhumés dans une même carrière près de Villours, dans une grande fosse commune quand d'autres le seront ailleurs. Au lendemain de cette guerre, madame de Ferron, sa mère, fera édifier une immense Croix aujourd'hui nommée la Croix de Villours. Elle fera sortir de cette fosse 34 corps et parmi ceux-ci celui de feu son enfant Fernand lequel, mort agé d'à peine 30 ans sera reconnu grâce à sa médaille de la Croix Papale alors toujours présente autour de son coup (Ayant participé et survécu à la bataille de Castelfidardo près de Rome, en 1860, Fernand de Ferron reçut des propres mains de Pie IX la médaille de la Croix dite Croix de Castelfidardo aussi)Au pied de cette immence croix haute de 10 mètres s'étire étendu, sur une terre ici souvent humide, un Cénotaphe en dessous duquel se trouvent toujours inhumés les corps de ces 34 zouaves dont celui de Fernand de Ferron. Lionel Royer, peintre, le représentera en train de mourir et de rendre son tout dernier souffle , la tête appuyée sur l'épaule du général de Sonis. Cette Légion venue de l’Ouest sera dans sa totalité dissolue en septembre 1871. On meurt trop souvent dans une Postérité finissant toujours dans le plus profond Oubli.              En pénétrant aujourd’hui dans l’église de Saint-Solen, église qu’Amédée de Ferron son père, alors Maire de Saint-Solain fera reconstruire quelques années seulement après la mort de son fils Fernand, vous pouvez toujours voir un magnifique vitrail de la fin du 19ème siècle dans le transept droit de l’église lequel fut fait afin de commémorer la mort et le sacrifice de cet enfant zouave pontifical né en notre actuelle commune. Qui d'entre nous seulement le sait ? Je pense personnellement que cet enfant, lequel possède son nom gravé si loin de chez lui en le socle d'une croix faite dans le granit de notre pays mériterait, dans ce lieu que son père fit reconstruire et en lequel règne de nouveau une céleste Lumière, une plaque, même simple et cela afin que nos enfants ici même jamais n'oublie la peine profonde qu'il ressenti quant il mourût dans cette froide nuit entouré de tant de regards à jamais vides. Alain Louis Joseph de Ferron de la Vairie, René de Ferron de la Vairie, Henry César Amédée Ferron de la Vairie, ses trois frères, seront tous trois  honorés de la médaille de la Légion d’Honneur laquelle avait alors, et encore tout, son sens profond ; Alain-Louis-Joseph, commandeur de la Légion d’Honneur donnera son dernier souffle en 1933 ; Réné, vicomte, enseigne de vaisseau et aussi commandeur de la Légion d’Honneur partira quant à lui en 1913, peu de temps avant la première guerre mondiale ; Henry-César, toujours commandeur de la Légion d’Honneur s’éteindra quant à  lui en l’année 1930.                                                                                   

     

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Ci-dessus Bertrand de Ferron du Chesne, parent de Fernand de Ferron de la Vairie, capitaine aux zouaves pontificaux. Source : Arnaud Nymes.

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     La Croix monumentale du Villours en granit de Bretagne. Hauteur 10m

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Socle de la Croix; sur cette face est gravé le nom de Fernand de Ferron

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Le Cénotaphe de la Croix du Villours

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Plaque commémorative

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain
    Les Cent jours d'indulgences accordés par Pie IX pour quiconque vient prier ici.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     

    La médaille de Castelfidardo laquelle fut remise aux survivants des tirailleurs franco-belges tous nommés Zouaves Pontificaux au lendemain de cette bataille laquelle se déroula le 18/09/1860 

     

     

     

    Le dormeur du val

     

    C'est un trou de verdure où chante une rivière,
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
    Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
    Nature, berce-le chaudement : il a froid.

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
    Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

     

    Artur Rimbaud

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    la Bataille de Castelfidardo

     

     

     

     

     

             

     

     

     

     

     

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