• 1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    1733. La Cour de Bretagne

     

     Leur ancienne maison sise au Vieux Pont de Dinan

     

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    A gauche est une cheminée monumentale assise en l'un des nobles logis de Lanvallay; le long manteau de celle-ci cependant, entièrement affaibli puisque cassé et étayé sur l'empoutrement du plancher supérieur, fut entièrement remplacé en 1988; la cassure de son manteau sera elle citée  en 1781 en un acte notarial de succession.  A droite en  le même logis une très belle cheminée " renaissance tardive"  laquelle, en 1995, perdit sa très belle corniche lors d'une réhabilitation mal dirigée. Ses futs "asymétriques" à "colonne dorsale" sont presque la copie conforme de la cheminée du manoir de la Grand Cour à Taden, XIV siècle. Ci-dessous un siège percé ou toilette encore en utilisation en l'année 1976 en le même logis cité ci-dessus. L'existence de ce logis est attestée dès l'année 1598; il sera vers 1615 le bien d'Olivier Mouton deuxième du nom et de sa compagne, Carize Gigot, tous deux unis devant Dieu  à Lanvallay le 30/06/1614. Olivier Mouton, premier du nom né vers 1560, père d'Olivier cité ci-dessus, sera lui ici même nommément cité comme "devant impôts"  au Grand bailliage du prieuré du Pont. L'enfeu des dits Olivier et Carize est toujours présent de nos jours en l'église de Saint-Sauveur de Dinan et cela au plus près de l'Autel, derrière le Choeur de l'église.  Au port de Dinan au plus près du prieuré les égouts seront cités en un acte judiciaire dès la seconde moitié du XVII siècle...

       

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    A gauche le dit siège percé en granit. A droite l'un des anciens bénitiers, massif celui-ci, du prieuré de la Magdelaine du Pont trouvé enfoui en la cave de ce logis lors d'une campagne de réhabilitation menée en 1988; poids de ce bénitier : 24 kilogrammes.

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    Contrat d'acquêt fait par Pierre Baguelin et Jane Leteto d'avec Dlle Catherine Gigot

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    L'Histoire de la Cour dite de Bretagne est intéressante à étudier à plus d'un titre. Transmise héréditairement au sein d'une même famille bourgeoise avec l'ensemble de son bâti pendant plusieurs générations, cela dès la seconde moitié du XVI siècle, elle assistera en tant que témoin à la transformation  "sociale" du port de Lanvallay au pont de Dinan dès les premières heures du XVIII siècle. La bourgeoisie ici présente, et dont la "présence est ici même attestée par actes écrits dès la seconde moitié du XVI siècle, va inexorablement en effet disparaitre avec le développement économique du port de Dinan et du port de Lanvallay tous deux ne formant en réalité "professionnellement" qu'un seul et même port même si celui-ci fut, et cela très longtemps, assis sur trois paroisses distinctes à savoir cette de Saint-Sauveur de Dinan, celle de Saint-Malo de Dinan et celle de Lanvallay. Cette bourgeoisie, souvent ici "bailleur", va en effet au XVIII siècle entièrement disparaitre des actes "écrits" pour être remplacée par une nouvelle classe sociale, ouvrière celle-ci [au XVII siècle plusieurs de ces mêmes familles seront aussi propriétaires de l'autre côté du Pont cela en le bas de la rue du Petit-Fort, en le bas de la longue descente du faux bourg du Jerzual ou Jarzual certains bâtis ici présents relevant alors du bailliage de Quergolay.  Il en sera ainsi pour la famille des Lechapelier, la famille des Mesnage ou bien pour celle des Gigot. Macé Mesnage fils, cela à la fin du dit XVII siècle, sera en effet cité dans un acte décrivant le dénombrement de la cour de l'Hostellerie du Plat d'Etain propriétaire de certains bâtis présents en icelle aussi propriétaire qu'il sera au plus près de la rivière, cela proche de "l'auberge des Trois Rois". Multi-propriétaires ici aussi au plus près du port de Dinan certains de ces honorables bourgeois vivaient souvent en leur maison ou appartement respectif situé en l'intérieur même des murs de Dinan ce fait confirmant ainsi à tous ces mêmes individus une "assise sociale certaine". Pour illustrer ce propos  en la fin de ce même XVII siècle Jan de Taillefer et son épouse Janne Serizay, Sieur et Dame de Belle-Isle, connétable pour le royaume de la ville et du château de Dinan, seront proche de la dite rue du Petit-Fort ici aussi propriétaires...les dits héritages sittués en la paroisse de Dinan Sauveur proche des murs de cette ditte ville de Dinan entre les portes de Jarinal et de Saint-Louis en un endroit appellé les Vaux  qui consiste seavoir en vergers, prairies et vallées plantées en noyers, pommiers, chasteigners, chesnes et autres arbres dans lesquels est une maison...joignant d'une part à soleil levant la rivière de Rance, d'autre à la prée du prieuré de la magdelaine, à l'occident à la dite muraille et d'un bout au midi à la Tour longue et d'autre au septentrion au sieur de Cucillé Lechapellier une muraille entre deux dépendante des dits héritages avec une grande porte pour y entrer et ayant son issue et sortie par le fossé de la ditte ville lesquels héritages cy devant mentionnés escheux et admis à la ditte Dame de Belleisle de la succession de deffunt noble homme Jan Serizay vivant sieur des Isleaux connestable du dit Dinan son père aux fins des héritages fait entre elle et consort datté...Le terme Hostellerie s'attachait-il à une activité liée à l'hostellerie ou bien à un noble immeuble appartenant de concert à plusieurs personnes ? On peut se poser en effet cette question au regard de l'ensemble des gens en cette cout présents; il ne faut cependant pas oublier que l'Hostellerie de Tourandel, elle présente dès 1543 au pont de Dinan en la paroisse de Lanvallay, pratiquait elle la dicte activité liée à l'hostellerie. Pour la présente de l'autre côté du pont de ces dites familles il en sera de même aussi pour la famille Gigot laquelle sera elle possesseur du noble logis de la Cour de Bretagne. Souvent nommé "sieur "de ceci, ou bien "sieur" de cela, le terme alors utilisé de s'attachait pas forcément à un bien bâti attaché qu'il était alors à une simple terre ou vallée. Il en sera ainsi pour Olivier Gigot siur des Anges lequel possédait sur les hauteur du port de Dinan, en la paroisse de Saint-Malo de Dinan, une vallée nommée : la vallée des Anges"]. Il faut pourtant noter très tôt la présence au XVI siècle d'une important activité professionnelle liée à l'Hostellerie.  Entièrement absent aux XVI siècles des actes écrits va ainsi apparaitre dès le début, du XVIII siècle, un ensemble de professions nouvelles tels les loueurs de chevaux, les marchands de fer, les cloutiers, les charrons, le maréchal ferrant etc. La Cour de Bretagne elle possédait déjà en son sein, et cela dès la fin du XVII siècle, une forge en laquelle, au XVIII siècle, en 1733 exactement, travaillera un maréchal sur route, Ollivier Briand. Présents en la Cour de Bretagne dans la seconde moitié du XVI siècle les sieurs Gigot seront les derniers ici même, au port de Lanvallay, à disparaitre. Tout à la fin du XVII siècle Catherine, Jeanne et Marie Gigot, toutes trois soeurs, vont entrer en opposition judiciaire avec le prieur du prieuré refusant de verser à celui-ci la rente féodale dû par tout bien reçu héréditairement. Ce procès perdurera sur plusieurs années, procès lequel assistera à leur condamnation juridique. Mis financièrement à mal cela pour une autre raison non su Catherine sera obliger d'emprunter à  sa soeur Jeanne, en 1631, une somme d'argent importante hypothéquant ainsi ses biens, somme d'argent dont elle parviendra cependant à se libérer peu de temps avant de décéder. Elle vendra probablement pour cela une partie de ses biens hérités, cela en l'année 1733, à l'une de ses nouvelles familles ici même très fraichement implantée, les Baguelin-Této. Sa soeur Marie, elle, épousera Pierre Blondeau de la Villeménard, enfant d'une vieille famille de notables. L'un de leurs enfants, lui aussi nommé Pierre Blondeau de la Villeménard, traitant des affaires en des terres lointaines, sera emprisonné pour dettes financière aux prisons royales de Dinan et cela à la seule demande de la Dame de Porteveco. Pour faire face à sa condamnation, en 1740, une partie des terres héritées par Pierre Blondeau fils et ses soeurs, Janne et Marie-Janne Blondeau pour les nommer, seront elles aussi mises en vente, biens hérités de leur oncle en la paroisse de Saint-Juvat, biens vendus après que leur propres biens, assis eux aussi en la rue de la Madeleine, soient vendus à Pierre Follen et Marie Choméné son épouse, cela en 1739. Avec la vente de la Cour de Bretagne disparaitra ainsi les derniers représentants de ces vieilles familles bourgeoises hier ici solidement implantées. La Cour de Bretagne possède en son seing la plus vieille présence d'une activité roturière ou professionnelle ici citée par l'écriture hormis bien sur les dites activités liées à l'hostellerie; elle possède aussi l'un des actes judiciaires les plus importants n'ayant jamais eu lieu ici même; elle fut le bien des derniers représentant de ces mêmes vieilles familles. Voilà pourquoi l'Histoire de la Cour de Bretagne pour nous est intéressante à plus d'un titre [Le prieuré et ses prieurs eurent semble t-il, et cela de tout temps, des problèmes financiers avec certains de ses tenanciers. Plusieurs procès seront ainsi intentés par certains prieurs alors ici en fonction, cela souvent à l'encontre de leurs fermiers généraux, certains de ses mêmes procès concernant notamment, au XVII siècle, des terres de la Jossais situées en la paroisse de Taden. Le procès financier ayant opposé de nombreuses années les soeurs Gigot et le prieur Lopin sera lui tout spécialement étudié puisque dans ce procès sera démontrée la présence, cela dès la fin du XVI siècle, de l'existence du logis de la Cour de Bretagne, logis que certains conférenciers font naitre cependant qu'au XVII siècle]    

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

     Bien de Jean Taillefer et de Janne Serizay en 1677 sieur et dame de Belle-isle connétable de Dinan, bien hérités de feu Jan Serizay sieur des Isleaux en Plouer connétable de Dinan en son vivant aussi. Plan réalisé suivant le Terrier de Dinan.

     

    Télécharger « Guillaumette Teto-Julien Merel-Pierre Duchemin.doc »

     

    1733. L'acte de Vente de la Cour de Bretagne par Catherine Gigot 

     

    L'an mil sept cent trente trois, le cinquiesme jour de Décembre après midi, par devant les notaires royaux à Dinan soussignés, acte fut présente en personne damoiselle Catherine Gigot, damoiselle de Launay, demeurant au faubourg de la Magdelaine du pont à Dinan, paroisse de Lanvallay, laquelle à ce jour pour elle et ses hoirs successeurs et cause ayant, vendu, cédé, quitté et héritablement à jamais transporté avec promesse de garant perpétuel non obstant, les droits coutumes ou choses à ce contraire, ou dérogatoire, à quoi elle a epressément renoncé à honorable gens Pierre Baguelin et Jane Leteto, sa femme de lui à sa requête bien et duement autorisée, demeurant au dit faubourg de la Magdelaine [probablement en l'auberge plus tard connue sous le nom de l'écu]  du pont à Dinan, paroisse de Lanvallay, présent acquéreurs et acceptant aussi pour eux, leurs hoirs successeurs et cause ayant: 

    Savoir est une boutique située en l'entrée du Chemin neuf, donnant sur le pavé, servant de forge, occupée actuellement par Ollivier Briand, maréchal sur route, avec une porte à quoi il y a huis et couverte d'ardoises, et à côté est un grand portail pour le service d'une cour ci-après, compris le donnant au côté de la dite forge, commun entre la dite venderesse et le sieur de la Villemenard Blondeau [époux de Marie Gigot soeur de Catherine], contenant de largeur environ huit pieds et demi [ 2.65 mètres], joignant du derrière à la dite cour, et du devant au pavé de la rue, dans quelle cour il sera libre aux co-acquéreurs  d'y bâtir ce que bon leur semblera, ainsi qu'avait droit de le faire la dite damoiselle venderesse, sans pouvoir boucher le passage dû dit Blondeau et au sieur Porée mari et procureur à la damoiselle Marie Blondeau [ici Jacques Porée époux de Marie Blondeau fille de Pierre Blondeau et de Marie Gigot] aux fins du partage fait entre eux le... [ici mot manquant. Il semble donc y avoir eu hier un partage lequel fut établi entre Catherine et sa soeur Marie toutes deux elles aussi héritières de leurs père et mère] .

    Un petit jardin au côté de la ci-forge et prise en icelui, clos de muraille du côté du Chemin  neuf dans laquelle muraille il y a une fenêtre de fer grillée sur le chemin, ayant son entrée par une porte de communication avec le sieur Porée pour le service de son jardin séparé d'avec celui de la dite Gigot d'un rang de Castillier et de groseillers, contenant icelui de longueur trente sept pieds et de largeur seize pieds ou environ [12 mètres de long sur 5.20 mètres de profondeur. A l'époque n'existait alors que la dite petite-forge. Le bâti actuel posé dans le prolongement de l'ancienne petite-forge à son nord, assis sur la rue à occident, comprenant deux maisons associées, alors n'existait pas encore puisque en leur emplacement se positionnaient les dits jardins. Derrière la petite forge, en la dite cour, n'existait pas non plus le bâti actuel adossé à la dite petite forge en son orient. Les deux maisons associées ainsi que ce bâti construit en la dite cour seront tous trois l'oeuvre de Robert Resmond] . 

    Un cellier [En 1733 il ne semble devoir exister ici en ce bâti que deux niveaux, à savoir le cellier assis au niveau 0 et le grenier au niveau 1, au dessus du dit cellier. au haut de la cour [au fond de la cour] donnant du côté du jardin avec une grille de fer et deux grilles aussi de fer dans le devant; un grenier au dessus avec une cheminée dans icelui, couvert d'ardoises, en forme de mansarde, dans lequel on monte par un degré de pierre [escalier] sous lequel est bâti une soue à cochons. Joignant le tout du dit cellier et grenier d'un côté à maison appartenant aux héritiers de Carize Bachu [La maison de Carize Bacheu ou Bachu est dite "récente" lors de la rédaction du rolle des Tenanciers de 1693. Elle est alors présentée comme étant la maison de la "Cour de Bretagne". Bien de ses héritiers, ici elle est assise au midi du dit cellier, adossée à la droite de la dite Cour. En 1781 elle possède une porte d'accès donnant sur la dite Cour de Bretagne et cela malgré un accès principal donnant sur la rue de l'Abbaye, en amont de la venelle de la Fontaine Clairet. Possédait-elle déjà un accès sur la dite cour en 1693 ? On peut en effet le supposer au regard de son appellation. Cette maison sera décrite en son intérieur dans l'acte ayant rédigé en 1781 la succession du sieur Jacques Giffard, époux de Guillemette Teto, ce dernier ayant été lui aussi possesseur de cette maison nommée "maison de la Cour de Bretagne". Lors de cette succession la dite maison située au dos de la petite-Forge, dans la dite Cour de Bretagne, maison édifiée par le sieur Resmond, n'existait alors pas encore], et du derrière à une vallée appartenant aux enfants de Thomas Asseline [Celui-ci sera sieur du Cheminneuf. Il s'agit ici de la grande vallée dite "la vallée de Bretagne", vallée  située au derrière de la dite Cour de Bretagne, vers orient] avec ses services ? [mot ici illisible] sur la cour et le dit chemin.

    Le dit portail entretenable par moitié par la dite Gigot et le sieur Blondeau, et comme le tout des héritages ci-devant se contiennent [ici l'attestation d'une origine commune entre les biens de Catherine Gigot et les biens de Pierre Blondeau, beau-frère de Catherine, se trouve être attestée par le mot "héritage" ici employé] et se poursuivent en ce qui peut appartenir à la dite venderesse sans réservation baillées, tenu prochement et roturièrement du prieuré de la Magdelaine [ce bien relevait donc des biens du dit prieuré. Lors de l'entrée en leur héritage commun, en 1672,  les trois soeurs Gigot, Catherine, Marie, et Janne, refuseront de payer au dit prieuré la taxe féodale coutumière laquelle était due au dit prieuré cela au titre même de l'entrée en possession du dit héritage. Ce refus sera à l'origine d'un procès lequel opposera de nombreuses années les trois soeurs au prieur du prieuré du pont. Il ne faut pas confondre cette "taxe féodale" propre à l'entrée en possession d'un bien hérité avec celle qui devait annuellement être versée au dit prieuré] à la charge d'y payer par chacun an, au jour de la Chandeleur, deux deniers monnaie dus en solidité de dix deniers avec les autres propriétaires, ses francs consorts [Consorts : gens du même genre ou relevant d'une même famille. Il s'agit ici des deux soeurs de Catherine lesquelles, elles aussi, étaient donc en la dite Cour de Bretagne propriétaires] par une forte obéissance suivant la coutume [suivant les règles ancestrales établies] . La vente est faite et accordée entre partie pour la somme de neuf cent livres de principal, les cinq, [?] et commission autres montants à quarante cinq livres et présentement payées et consommées en dépenses aux gens ayant à traiter et passer le présent contrat [les frais notariaux de la dite vente s'élevant à 45 livres lesquels ici viennent s'ajouter au dit neuf cent livres de principal] dont quittance en a été octroyée par la dite venderesse aux dits acquéreurs à l'égard de la dite somme de neuf cent livres prix principal du présent contrat.

    Les dits acquéreurs en ont présentement et réellement payé à la dite venderesse au vu de nous notaires, la somme de quatre cent cinquante livres . Les dits acquéreurs les paieront après être dûment et appropriés ce qu'ils seront tenus de faire après temps compétent.

    Se réserve aussi la dite venderesse, damoiselle Gigot, le passage par la cour pour le service de certains des héritages qu'elle a et de ceux des ci-Blondeau et Porée [donc au delà de cette cour, vers nord, Catherine Gigot restait ici même propriétaire d'autres biens lesquels étaient eux aussi desservis par la dite Cour. Il en était de même pour les biens appartenant à ses soeurs biens eux aussi relevant du dit héritage ayant eu lieu entre les dites soeurs Gigot. Catherine devait probablement être encore en possession de jardins. Les sieurs Porée sont ici Jean sieur de Fromentel let Jacques sieur de Lespinay lesquels  prendront respectivement pour épouse Jeanne et Marie-Jeanne Blondeau toutes deux filles de Pierre Blondeau et de Marie-Gigot], au moyen de tout quoi la dite Gigot s'est dès à présent dessaisie et dépossédée de la propriété de la jouissance des dits héritages ci-devant employés [les biens hérités ici vendus au sieur Baguelin] et en a saisi et emparé les dits acquéreurs leur en concédant dès à présent tous baux banniers (?) et appropriant la jouissance à commencer au jour et fête de Noël prochain, parce que la dite damoiselle venderesse recevra la jouissance qui la hoira à Noël et pour mettre et pour produire les dits acquéreurs en la réelle et actuelle possession des dits héritages. La dite Gigot a annoncé et justifié à son procureur général, le spécial Me [mot moquant] chacun le premier requis sans espoir de révocation. Souffriront les dits acquéreurs à jouir les fermiers des ci-héritages  [accepteront les actuels locataires occupant les lieux. Il en sera ainsi du maréchal sur route Briand lequel alors occupait et professait en la dite petite-forge au regard de sa ferme] pendant le temps de leur ferme si mieux n'aime les dédommager [ferme-fermage...Sinon il devra alors y avoir dédommagement financier pour rupture de bail] à tout quoi faire et accomplir. Les dites parties se sont obligées chacune en ce que les faits les touchent sur tous leurs biens réels et mobiliers, présents et futurs, pour en cas de défaut y êtres contraints par exécution et vente de leurs biens, meubles, saisie et vente de leurs immeubles, et parce qu'ils l'ont ainsi voulu, nous dits notaires les annoncer à leur requête condamnées , le tenir par l'autorité de notre dite Cour avec soumission jurée.

    Fait et passé sous les signes [signatures] de la dite Damoiselle Gigot et dut dit Baguelin, chacun pour leur respect et celui de Ollivier Henry à la requête de Jane Leteto qui dit ne pas savoir signer. Et les notres le dit jour et an. Interligne droit, les consorts approuvés.

    Catherine Gigot; Pierre Baguelin; Broussais notaire royal; Rouault notaire royal; Ollivier Henry. Controllé et insinué à Dinan le X octobre 1733. Receu dix livres six sols dix deniers.

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