• 1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    1733. Vente de la Cour de Bretagne.

    Vente réalisée entre Catherine Gigot et "Pierre Baguelin et son épouse, Jane Leteto" ou Teto.

    1693...Les enfants du feu sieur dit Anges Gigot, Jeanne Catherine et Marie un grand corps de logix, cour, cellier et apantif, maison et jardin proche le Cheminneuf... Terrier de Lanvallay

     

    En 1702 les trois héritières d'Alain Gigot et de Guillemette Rillet sa femme, sieur de Dame de la Lande, Jeanne l'aisnée née en1663, Catherine née elle en 1664 et Marie la plus jeune, refuseront toutes trois et ensembre de payer au seigneur prieur du prieuré du pont l'impôt féodal dû sur tous biens hérités. Ce refus suffit à lui seul pour attester ici même que ces trois soeurs étaient toutes trois héritières sur la succession de feux leurs parents. catherine héritera du noble logis de la Cour de Bretagne, cour, forge, cellier et petit jardin compris quand Marie, épouse de Pierre Blondeau "père", personnellement, héritera elle de la maison à pans de bois présent en la dite cour plus un second jardin l'accompagnant. Ma question est la suivante : De quels biens Jeanne, leur soeur aisnée à toute deux, a t-elle bien pu hériter ici même puisque elle aussi refusera sur son propre héritage de verser le dit impôt féodal ? De quels autres biens ici même établis pouvait bien relever la dite succession Gigot-Rillet ? 

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    Ci-dessus la maison récemment rénovée de Pierre Blondeau et de Marie Gigot "héritière par ses parents"  de celle-ci, son jardin compris. Cette maison et son jardin sont cités dès l'année 1693...un grand corps de logix, cour, cellier et apantif, maison et jardin proches le Cheminneuf....A droite l'ancienne petite forge citée dès la fin du 16ème siècle.

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    Coté cour le noble logis de Cour de Bretagne cité dès l'année 1598 et bien des dits "Gigot". Quand Catherine procédera à la vente de la dite "cour" elle restera néanmoins propriétaire du dit logis. Catherine Gigot décédant le 20/06/1745 comment fut recueillit ce manoir ? Nous allons seulement le retrouver en l'année 1781, année en laquelle il sera l'objet de la succession de Jacques Giffart chirurgien de son état et veuf de Guillemette Této hier sa femme.

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    Le logis de la Cour de Bretagne regardé depuis la rue de la Madelaine, hier le "chemin-neuf.

     

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Probablement entre Juin 17745  et 1781, puisque non cité sur l'acte de vente de la Cour de Bretagne de 1733, soit entre le moment en lequel Catherine Gigot décède et l'acte de succession "Jacques Giffart- Guillemette Teto", sera édifié, dans le "retour" occidental de la tour de l'escalier du dit  Logis de Catherine Gigot cet immeuble. Celui-ci en la dite année 1781, sur l'acte de cette dite succession" Giffart-Teto", sera le bien du sieur Jan Teto lequel, époux de Janne Arot, tous deux fabricants de tuile rue du Quai à Dinan, eut pour mère Françoise Briand la propre fille de l'ancien forgeron qui œuvrait professionnellement, en 1733, dans la petite forge de la Cour de Bretagne lorsque la dite Catherine Gigot la vendit avec la Cour et son cellier à Pierre Baguelin "fils" époux de Jane Této la propre tante de Jan ci-dessus nommé. L'acte de 1781 précise que le dit sieur Jan Této, alors propriétaire de cet immeuble, le tenait lui même par achat du sieur de la Touche Salmon, ou de mr Salmon sieur de la Touche. Ce dernier est donc le probable concepteur de cet immeuble sauf erreur de notre part bien sur. Le prénom de celui-ci cependant n'est point cité en cet acte. Cet acte précise aussi que les toilettes situées dans la cage de l'escalier du dit noble  logis était communes avec le dit immeuble du sieur Jan Této ci-dessus représenté ...le tout des chambres et grenier servi par un escalier de bois au derrière vers nord de la salle ou cuisine, commun avec la maison du sieur Teto acquéreur du sieur de la Touche Salmon, avec un siège de latrines en l'endroit de la première chambre du logis qui est aussi commun aux deux maisons et entretenu en commun frais... Cet immeuble possède en son intérieur un RDC + 2 étage et un grenier, grenier aujourd'hui abandonné desservi qu'il était hier depuis le dit noble logis. Sa surface au sol est "petite" puisqu'elle est seulement de 18 m² par niveau ne possédant qu'une seule et unique pièce par niveau. Construit très probablement pour être que du "locatif", 1 loyer par étage et pour une surface de 22m² seulement par loyer, cet immeuble construit donc que pour trois locataires seulement, à son origine, ne comprenait aucune cage d'escalier en son intérieur puisque en effet chacun de ses niveaux était desservi depuis la cage de l'escalier du noble logis de la Cour de Bretagne. Si son RDC semble cependant toujours avoir eu  sa propre entrée celui était cependant desservi par une seconde porte laquelle donnait, elle, directement dans la pièce principale du RDC du dit "noble logis" . Serait-il possible que le dit sieur de la Touche Salmon fut aussi propriétaire du dit noble logis de la Cour de Bretagne avant que Jacques Giffart en fut propriétaire ? Serait-il possible que cet ensemble, "logis + Immeuble" , fut un moment transformé, entre 1745 et 1781 en hostellerie ce qui pourrait alors expliquer la raison d'être des différentes  ouvertures communes donnant du noble dit logis au dit immeuble ? A savoir une porte RDC donnant de pièce à pièce, deux portes pour les niveaux 1 et 2 et enfin une 3ème  porte donnant directement elle aussi dans le grenier de cet immeuble, grenier aujourd'hui abandonné. Il faut préciser aussi que les dites portes de communication furent toutes faites, l'appareillage des pierres le prouvant, à la conception même de cet immeuble. Lors de la succession Giffart-Této de 1781 il sera précisé qu'au deuxième étage du noble logis, dans la chambre située à occident, était une petite fenêtre donnant  directement dans le grenier du dit sieur Jan Této ...dans la petite chambre au côté nord de la cheminée est une petite fenêtre en abat-jour donnant sur le grenier du sieur Jan Teto... Cette fenêtre aujourd'hui emplie, emplie mais donc toujours présente dans la dite chambre à occident du noble Logis, prouve à elle seule la postériorité de cet immeuble et le fait qu'il fut sciemment construit pour AUGMENTER la capacité du dit noble logis de la Cour de Bretagne. Pourquoi cela ?  La seule présence des toilettes communes aux deux immeubles, cela   au seul regard de la porte commune des deux RDC donant de pièce à pièce [côté du noble logis cette ancienne porte de communication, commune hier aux RDC de ces deux immeubles, donne aujourd'hui dans la salle de bain du dit logis; elle reçoit ainsi aujourd'hui dans son embrasure importante l'actuel bac à douche du RDC]  n'explique pas tout. Sur l'acte de 1781 "Giffart-Teto" il sera dit que le portail de la dite Cour de Bretagne était financièrement entretenu par toutes les parties...en celles-ci sera aussi cité Jan Této alors possesseur de cet immeuble. Ses propres droits d'usages et de passage par le dit portail et la dite Cour de Bretagne était donc de fait légitimement tous reconnus. 

     

     

     1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

     Le noble logis. Grille du 16ème siècle de la petite lingerie qui sera citée en 1781 lors de la succession "Giffart-Této ...la dite laverie est éclairée par une fenêtreen forme d'abat-jour grillée de 4 mantonnets et de 2 travers de fer...

     

     

     Extrait généalogique Gigot...

    H.homme Olivier Gigot sieur de la Lande et son épouse Julienne Jan naissent vers 1560.

    Il est le probable "concepteurs" du noble logis de la Cour de Bretagne. En effet "l'existence" de ce noble logis est attesté par un acte "procédural" écrit  sur velin, acte rédigé en 1598. Au regard de cette dite date "1598" ne peut pas être "concepteur" de ce même manoir son fils, Olivier 2ème du nom, puisque celui-ci voit le jour le 13/06/1584.

    Olivier décédera avant l'année 1612 puisque le 04/05/1612 Julienne sera dite "veuve" lors du baptême de Perrine Gigot. Julienne eut pour parents  Arthur Jan Sieur de Grandville et Jeanne Aubry.  Arthur né vers 1530 fut  inhumé le 02/12/1591. Lui même eut pour père et mère Jehan Jan sieur de Grandville et Michelle Blanche. Jéhan vé vers 1500 sera inhumé le 25/10/1550. Jehan et Michelle donneront un frère à Arthur puisque père et mère ils seront aussi d'Olivier. Né vers 1530 Olivier Jan sera cité sur un acte de "dénombrement" du prieuré du pont à Dinan, acte rédigé en 1556. Sur cet acte il sera dit que le dit Olivier devait chaque an au titre des rentes au dit prieuré un "revenu". Olivier était donc ici même à ce titre possesseur d'un bien; à l'inverse ni son père ni ses frères ne sont sur cet acte eux cités. Sur d'autres actes mais non de "dénombrement, actes usuels, Olivier Gigot père, et son épouse Julienne Jan, devront eux aussi "impôt féodal" au sieur prieur. Olivier Jan  "frère" d'Arthur était donc l'oncle de Julienne Jan femme d'Olivier Gigot.

     

    Noble homme Olivier Gigot sieur de la Lande et Carize Mouton sa femme.

    Fils d'Olivier Gigot sieur de la Lande et de Julienne Jan ci-dessus cités. Né le 13/06/1584 Olivier et Carize s'uniront à Lanvallay le 30/06/1614. Olivier sera inhumé dans le Chœur de l'église Saint-Sauveur de Dinan le 18/09/1652 à l'âge de 68 ans. Carize naît le 25/02/1597 elle décèdera le 17/02/1668 à l'âge de 71 ans.Carize eut pour parents Laurence Porée et H.H. Gilles Mouton sieur du Plessis; celui-ci décédé le 23/03/1635 sera inhumé aux Jacobins de Dinan.

     

    Alain Gigot sieur des Anges et Guillemette Rillet son épouse. Né vers 1620 et décédé avant 1693 il épouse Guillemette Rillet le 30/10/1659.

    Olivier Gigot et Carize Mouton seront les  père et mère de N.homme Alain Gigot sieur des Anges lequel prend pour épouse Guillemette Rillet le 30/10/1659. La terre des Anges est une terre assise en Dinan au dessus du son port. Guillemette nait le 14/10/1637 ; ses père et mère sont Eon Rillet sieur de la Villerehel et Toussainte Lefrançois sa seconde épouse. Lors du terrier de Lanvallay réalisé en 1693 ses enfants seront dits : ...Les enfants du feu sieur dit Anges Gigot, Jeanne Catherine et Marie...

    Catherine, Jeanne et Marie Gigot

    Le couple Alain Gigot et Guillemette Rillet n'aura aucun fils; seulement trois filles lesquelles hériteront toutes trois, après division entre elles, du dit noble logis de la Cour de Bretagne et de tout ce qui le compose en ses biens.                                                                                                Refusant le principe même de l'impôt féodal, et cela 87 ans avant la Révolution française, Catherine, Jeanne et Marie Gigot, ces dernières toutes trois réunies,  entreront en "procédure judiciaire" avec le prieur du prieuré du pont à Dinan refusant ensemble de payer sur leur noble héritage l'impôt féodal dû au dit prieur. Ce sont elles en effet, toutes trois, qui produiront en 1702 la dite pièce procédurale rédigée sur velin en 1598 attestant de l'existence, dès 1598, du noble logis de la Cour de Bretagne. La procédure durera de nombreuses années.                    Elles seront toutefois toutes trois déboutées de leur prétention. Mais cela fera l'objet d'un chapitre à part.                                                                                                                             Catherine est alors âgée de 34 ans. Née en 1667 elle ne prendra jamais époux puisque elle embrassera la Religion; sœur du tiers ordre de Saint-François [probablement l'Ordre de Saint-François d'Assise, ou les Franciscains de Dinan plus communément nommés les "Cordeliers"]  elle sera inhumée le 20 juin 1745 à l'âge de 81 ans.                                                                       En 1733 elle vend toute la Cour de Bretagne qu'elle avait hérité de son père, hormis le logis,  à Pierre Baguelin "fils" époux en seconde union de Janne Leteto, ou Teto sa première femme ayant été Rose Leforestier. Celui-ci était le fils de Pierre Baquelin" père" époux de Laurence Choméné.  Jeanne Gigot sa sœur ainée, née en 1663, prendra elle pour époux André Lerenec sieur de Malaunay tous deux habitant alors en leur maison sise rue de la Chaux à Dinan [Celui-ci à la demande de l'académicien Duclos, son ami, sera à l'origine de l'installation ici même du 1er relais à coches de la région de Dinan. Pour ce faire il installera professionnellement son relais en la grande maison de la Grande Croix verte située juste en face du dit logis, grande maison délimitée par l'église du prieuré et par le cimetière d'icelle. Sous le Directoire, avec la vente et du prieuré et de l'église et de leurs bâtiments conventuels cette même grande maison apparaitra comme étant alors une "hostellerie". Cette passation de "grande maison" à "hostellerie"  se fera t'elle avec l'établissement même en icelle du dit "relais à coches" ? En cet établissement dit "hostelier" pendant le Directoire, bien commun en 1693 de Macé Mesnage sieur de la Maurendais, époux de Simone Lefrançois, et de Jan Lesné sieur de la Branche, époux quant à lui de Olive Lefrançois ces deux derniers sieurs ayant en effet épousés les deux soeurs héritières de cette dite maison "de la Grande Croix-verte", il y aura déjà cités, en la dite année 1693, et cave, et cellier, et une écurie dite quant à elle "de la Grande Croix-verte". Cette dite maison de la Grande  Croix- verte sera en le milieu du 16ème siècle de bien Rolland Rolland et de Janne Ferron sa femme, tous deux dit sieur et Dame de la Croix-verte, des Salles en Lanvallay, terres situées en haut de l'actuelle rue de la Madelaine, et de Voaubeauf à Port Saint-Jean. Elle passera ensuite par voie de succession à Nicolas Rolland leur fils aisné lequel, époux d'Olive Hudebert, dit sieur de la Croix-verte et des Croix en Lanvallay, sera de son vivant l'un des fermiers généraux du prieuré du Pont à Dinan. Toujours par voie de succession elle sera ensuite le bien de Jean Rolland son fils lequel, époux de Charlotte Vannard, sera de son vivant "procureur et syndic de Dinan. Puis toujours et encore par voie de succession à Pierre Rolland fils de Jean. Pierre ici cité, de son vivant "trésorier" de la fabrique du prieuré, prendra lui pour épouse Jeanne Agan  puis Jeanne Desdouit. De quelle façon cette maison dite "de la Grande Croix-verte" passa t'elle ensuite des mains du dit Pierre Rolland à celle de Gilles Lefrançois et son épouse Jeanne Lesné tous deux père et mère des dites Simone et Olive Lefrançois respectivement femmes et du dit Macé Mesnage et du dit Jean Lesné ? Par vente ?].                  Jeanne Gigot sera inhumée le 05/06/1737. Lors de la procédure judiciaire l'opposant au prieur du prieuré du pont à Dinan elle est âgée de 39 ans. Marie quant à elle prendra pour époux Pierre Blondeau de la Villeménard  né le 28/09/1671. De son état marchand de drap de soie et lieutenant de la milice de Dinan il sera inhumé le 08/03/1720 à l'âge de 51 ans seulement.        De leur union sera Pierre Blondeau "fils" né le 05/12/1704. Sieur de la Villeménard pour dettes civiles à l'encontre de la Dame de Porcorvo  il sera momentanément détenu aux prisons royales de Dinan. Le 19/05/1740 il y sera encore "détenu" peu après son mariage prononcé lui en janvier 1740. Afin de faire face à ses dettes d'argent le dit jour 19/05/1740, en présences des frères Porée Jacques et Jean, tous deux ses propres beau-frères, il vendra l'ensemble des biens qui avait hérité en Saint-Juvat. Jeanne Blondeau sa sœur en effet prendra pour époux Jean Porée sieur de Fromentel en Lanvallay et Marie-Jeanne Blondeau, son autre sœur, elle prendra pour époux Jacques Porée sieur de Lespinay tous deux frères et tous deux fils de Jacques Porée de son état lui aussi "marchand de drap de soie".                                                                     Héritier d'une partie de la Cour de Bretagne par sa mère Marie-Gigot, Pierre Blondeau "fils" est donc à ce titre neveu de Catherine Gigot. Le 06/07/1739 Pierre Blondeau "fils", cela peut-être  pour rembourser une certaine partie de ses propres dettes, vend à Pierre Follen "père", époux de Laurence Choméné, toute une partie de son bien hérité en la dite Cour de Bretagne qu'il détenait de sa mère Marie-Gigot; à savoir un jardin. Cette vente sera faite 6 années après que le fils en personne de Pierre Baguelin et  Laurence Chomené, Pierre Baguelin "fils", époux de Janne (Le)Teto, achète personnellement à Catherine Gigot, tante de Pierre Blondeau "fils",  toute la Cour de Bretagne par elle même, cour accompagnée et de sa petite forge et de son petit cellier assis en fond de Cour; ce jour là le noble logis de la Cour de Bretagne perdit pour toujours sa propre cour.                                                                                                                Pierre Follen "fils"épousera Guillemette Baguelin fille née de l'union de Pierre Baguelin et de sa première femme, Rose Leforestier. ,  déjà possesseur par achat fait avec Catherine Gigot de la dite Cour de Bretagne, forge et cellier compris, en 1733, sera par son propre père héritier du jardin et maison que Pierre Blondeau "fils", le propre neveu de la dite Catherine Gigot vendit en 1739 à son propre père Pierre Baguelin "père". Ainsi Pierre Baguelin "fils", au décès de son propre père, sera seul propriétaire et de la cour avec toutes ses dépendances mais aussi de la maison et jardin biens hier des dits Pierre Blondeau "père et fils". Ce bien sera ensuite entièrement recueilli héréditairement par sa propre fille Guillemette Baguelin. Pierre Blondeau "père", ci-dessus cité, époux de Marie Gigot, eut pour parents N.Homme Julien Blondeau sieur du Besris. Celui-ci, né le 23/07/1627, se marie le 11/07/1656 à Julienne Dupré; il décèdera le 15/09*/1681. Il était l'un des 2 fils de H.Homme Gilles Blondeau, de son état lui aussi "marchande de draps, et de Laurence Lecourt. Nous avons donc ici a faire à une dynastie de "marchands de drap de soie" elle assise en biens en Lanvallay même. Gilles quant à lui, né le 11/06/1601, aura pour père et mère maistre Christophe Blondeau lequel, époux de Perrine Nicolas, était aussi de son état Marchand, maitre peintre, notaire royal et procureur à Dinan. Christophe décèdera le 05/02/1639. [Mr Yvon Le Corre le dit "sieur des Chapelles à Lanvallay dans son ouvrage consacré au grand incendie qui ravagea le plus grand quartier commerçant de Dinan la nuit du 14-15 mars 1781]. Guillemette Baguelin épousera Pierre Follen et ces derniers, le 13/11/1801, vendront, la totalité de ces biens à Robert Resmond lequel, époux de Françoise Meslé, de son état était "charron". Ainsi fut tout au long des 16, 17 et 18ème siècle la généalogie de la dite Cour de Bretagne...

     

     Leur ancien noble logis sis au Vieux Pont de Dinan

     

    Présentation de notre travail...Présentation de notre travail...

     

     

     

     

     

    A gauche est une cheminée monumentale assise en ce noble logis; le long manteau de celle-ci cependant, entièrement affaibli puisque cassé et étayé sur l'empoutrement du plancher supérieur, fut entièrement remplacé en 1988. La cassure de son manteau sera citée en 1781 en un acte notarial de succession "Gisfard-Teto.  A droite en  le même logis une très belle cheminée " renaissance tardive"  laquelle, en 1995, perdit sa très belle corniche lors d'une réhabilitation mal dirigée. Ses futs "asymétriques" à "colonne dorsale" sont presque la copie conforme de la cheminée du manoir de la Grand Cour à Taden, XIV siècle. Ci-dessous un siège percé ou toilette encore en utilisation en l'année 1976 en le même logis cité ci-dessus. L'existence de ce logis est attestée dès l'année 1598; il sera vers 1615 le bien d'Olivier Mouton deuxième du nom et de sa compagne, Carize Gigot, tous deux unis devant Dieu  à Lanvallay le 30/06/1614. Olivier Mouton, premier du nom né vers 1560, père d'Olivier cité ci-dessus, sera lui ici même nommément cité comme "devant impôts"  au Grand bailliage du prieuré du Pont. L'enfeu des dits Olivier et Carize est toujours présent de nos jours en l'église de Saint-Sauveur de Dinan et cela au plus près de l'Autel, derrière le Chœur de l'église.  Au port de Dinan au plus près du prieuré les égouts seront cités en un acte judiciaire dès la seconde moitié du XVII siècle...

       

    Présentation de notre travail...Présentation de notre travail...

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche le dit siège percé en granit. A droite l'un des anciens bénitiers, massif celui-ci, du prieuré de la Magdelaine du Pont trouvé enfoui en la cave de ce logis lors d'une campagne de réhabilitation menée en 1988. Poids de ce bénitier : 24 kilogrammes.

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    Contrat d'acquêt fait par Pierre Baguelin et Jane Leteto d'avec Dlle Catherine Gigot.

     

    Pierre Baguelin "père"  de son vivant, ici cité,  sera aussi le "propriétaire" de l'auberge du Croissant située juste en face de la dite Cour de Bretagne.

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

    L'Histoire de la Cour dite de Bretagne est intéressante à étudier à plus d'un titre. Transmise héréditairement au sein d'une même famille bourgeoise avec l'ensemble de son bâti pendant plusieurs générations, cela dès la seconde moitié du XVI siècle, elle assistera en tant que témoin à la transformation  "sociale" du port de Lanvallay au pont de Dinan dès les premières heures du XVIII siècle. La bourgeoisie ici présente, et dont la "présence est ici même attestée par actes écrits dès la seconde moitié du XVI siècle, va inexorablement en effet disparaitre avec le développement économique du port de Dinan et du port de Lanvallay tous deux ne formant en réalité "professionnellement" qu'un seul et même port même si celui-ci fut, et cela très longtemps, assis sur trois paroisses distinctes à savoir celle de Saint-Sauveur de Dinan, celle de Saint-Malo de Dinan et celle de Lanvallay. Cette bourgeoisie, souvent ici "bailleur", va en effet au XVIII siècle entièrement disparaitre des actes "écrits" pour être remplacée définitivement par une nouvelle classe sociale, ouvrière celle-ci [au XVII siècle plusieurs de ces mêmes familles seront aussi multi-propriétaires de l'autre côté du Pont cela en le bas de la rue du Petit-Fort, en le bas de la longue descente du faux bourg du Jerzual ou Jarzual certains bâtis ici présents relevant alors du bailliage de Quergolay.  Il en sera ainsi pour la famille des Lechapelier, la famille des Mesnage ou bien pour celle des Gigot. Macé Mesnage fils, cela à la fin du dit XVII siècle, sera en effet cité dans un acte décrivant le dénombrement de la cour de l'Hostellerie du Plat d'Etain. Il y sera propriétaire de certains bâtis présents en icelle mais aussi propriétaire il sera au plus près de la rivière, cela proche de "l'auberge des Trois Rois". Donc multi-propriétaires ici aussi au plus près du port de Dinan certains de ces honorables bourgeois vivaient souvent en leur maison ou appartement respectif situé en l'intérieur même des murs de Dinan ce fait confirmant ainsi à tous ces mêmes individus une "assise sociale certaine". Pour illustrer ce propos, en la fin de ce même XVII siècle, Jan de Taillefer et son épouse Janne Serizay, Sieur et Dame de Belle-Isle, connétable pour le royaume de la ville et du château de Dinan, seront proche de la dite rue du Petit-Fort ici aussi propriétaires...les dits héritages sittués en la paroisse de Dinan Sauveur proche des murs de cette ditte ville de Dinan entre les portes de Jarinal et de Saint-Louis en un endroit appellé les Vaux  qui consiste seavoir en vergers, prairies et vallées plantées en noyers, pommiers, chasteigners, chesnes et autres arbres dans lesquels est une maison...joignant d'une part à soleil levant la rivière de Rance, d'autre à la prée du prieuré de la magdelaine, à l'occident à la dite muraille et d'un bout au midi à la Tour longue et d'autre au septentrion au sieur de Cucillé Lechapellier une muraille entre deux dépendante des dits héritages avec une grande porte pour y entrer et ayant son issue et sortie par le fossé de la ditte ville lesquels héritages cy devant mentionnés escheux et admis à la ditte Dame de Belleisle de la succession de deffunt noble homme Jan Serizay vivant sieur des Isleaux connestable du dit Dinan son père aux fins des héritages fait entre elle et consort datté...Le terme Hostellerie s'attachait-il forcément à une activité liée à l'hostellerie ou bien à un noble immeuble appartenant de concert à plusieurs personnes ? On peut se poser en effet cette question au regard de l'ensemble des gens présents en cette même cour de l'hostellerie du Plat d'Etain. Il ne faut cependant pas oublier que l'Hostellerie de Tourandel, elle présente dès 1543 au pont de Dinan en la paroisse de Lanvallay, pratiquait bel et bien la dicte activité liée à l'hostellerie. Présentes tout au long du Jerzual, présentes tout au long des quais, présentes ici aussi de chaque côté du pont ces dites familles, en ces points  toutes "multi-propriétaires,  reflètaient très bien à elles seules  la présence et l'importance sociale de tout une bourgeoisie notable et certaine certains de ses propres enfants parvenant même à la noblesse par la "robe". Il en sera ainsi aussi pour la famille Gigot laquelle sera elle possesseur du noble logis de la Cour de Bretagne. Souvent nommé "sieur "de ceci, ou bien "sieur" de cela, le terme alors utilisé ne s'attachait pas forcément à un bien bâti attaché qu'il était alors soit à une simple terre, soit à  une simple vallée aussi. Il en sera ainsi pour Olivier Gigot sieur des "Anges" lequel possédait en effet sur les hauteur du port de Dinan, en la paroisse de Saint-Malo de Dinan, une vallée nommée : la vallée des Anges"]. Il faut cependant noter très tôt la présence ici même dès le XVI siècle d'une importante activité professionnelle liée elle à la seule "Hostellerie".  Entièrement absent au XVI siècle des actes écrits va ainsi apparaitre, dès le début du XVIII siècle, tout un ensemble de professions nouvelles tels les loueurs de chevaux, les marchands de fer, les cloutiers, les charrons, le maréchal ferrant etc. La Cour de Bretagne elle possédait déjà en son sein, et cela dès la fin du XVI siècle, une forge en laquelle, au XVIII siècle, en 1733 exactement, travaillera un maréchal sur route, Ollivier Briand. Présents en la Cour de Bretagne dès la seconde moitié du XVI siècle les sieurs Gigot seront les derniers notables ici même, au port de Lanvallay, à disparaitre. Tout à la fin du XVII siècle Catherine, Jeanne et Marie Gigot, toutes trois soeurs, vont entrer en opposition judiciaire avec le prieur du prieuré refusant de verser à celui-ci la rente féodale dûe par tout bien reçu héréditairement. Ce procès perdurera sur plusieurs années, procès lequel assistera à leur condamnation juridique. Mis financièrement à mal, cela pour une autre raison restée à ce jour inconnue, Catherine sera obligée d'emprunter à  sa soeur Jeanne, en 1631, une somme d'argent importante hypothéquant ainsi ses biens, somme d'argent dont elle parviendra cependant à se libérer peu de temps avant de décéder en sa maison de Dinan rue Haute voie. Elle vendra probablement pour cela une partie de ses biens hérités, en l'année 1733, à l'une de ses nouvelles familles "professionnelles" ici même très fraichement implantés : les Baguelin-Této. Sa soeur Marie, elle, épousera Pierre Blondeau de la Villeménard, enfant d'une vieille famille de notables de leur état "marchand de drap de soie". L'un de leurs enfants, lui aussi nommé Pierre Blondeau de la Villeménard, traitant des affaires en des terres lointaines, sera emprisonné pour dettes financières aux prisons royales de Dinan et cela à la seule demande de la Dame de Porteveco. Pour faire face à sa condamnation, en 1740, une partie des terres héritées par Pierre Blondeau "fils" et ses soeurs, Janne et Marie-Janne Blondeau pour les nommer, seront elles aussi mises en vente, biens hérités de leur oncle en la paroisse de Saint-Juvat, biens vendus après que leur propres biens, assis eux aussi en la rue de la Madeleine, soient vendus à Pierre Follen et Marie Choméné son épouse en 1739. Avec la vente de la Cour de Bretagne disparaitra ainsi les derniers représentants de ces vieilles familles bourgeoises hier ici géographiquement solidement implantées. La Cour de Bretagne possède en son seing la trace de l'une des plus vieilles activités roturières, ou professionnelles, ici citée par l'écriture, hormis bien sur les dites activités liées à l'hostellerie : à savoir  la "forge". Elle possède aussi l'un des actes judiciaires les plus importants, et cela bien avant que n'éclate la Révolution française, celui de la contestation du paiment d'un impôt féodal de tout temps hier acquitté. Et elle fut donc aussi le bien, rappelons le, des tous derniers représentants de ces mêmes vieilles familles bourgeoises et notables ici même hier établies. Voilà pourquoi l'Histoire de la Cour de Bretagne pour nous est intéressante à plus d'un titre [Le prieuré eut semble t-il, et cela de tout temps, de nombreux litiges financiers avec certains de ses tenanciers. Plusieurs procès seront ainsi intentés par certains prieurs ici en fonction, et cela souvent à l'encontre de leurs  propres fermiers généraux. Certains de ses mêmes procès concerneront au XVII siècle des terres assises à la Jossais,  terres situées en la paroisse de Taden. Le procès financier ayant opposé de nombreuses années les soeurs Gigot et le prieur Lopin en fera partie. il sera lui tout spécialement étudié puisque dans ce procès sera démontrée la présence, cela dès la fin du XVI siècle, de l'existence du logis de la Cour de Bretagne, logis que certains conférenciers font naitre cependant qu'au XVII siècle]    

     

    1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto

     Bien de Jean Taillefer et de Janne Serizay en 1677 sieur et dame de Belle-isle connétable de Dinan, bien hérités de feu Jan Serizay sieur des Isleaux en Plouer connétable de Dinan en son vivant aussi. Plan réalisé suivant le Terrier de Dinan.

     

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    1733. L'acte de Vente de la Cour de Bretagne par Catherine Gigot 

     

    L'an mil sept cent trente trois, le cinquiesme jour de Décembre après midi, par devant les notaires royaux à Dinan soussignés, acte fut présente en personne damoiselle Catherine Gigot, damoiselle de Launay, demeurant au faubourg de la Magdelaine du pont à Dinan, paroisse de Lanvallay, laquelle à ce jour pour elle et ses hoirs successeurs et cause ayant, vendu, cédé, quitté et héritablement à jamais transporté avec promesse de garant perpétuel non obstant, les droits coutumes ou choses à ce contraire, ou dérogatoire, à quoi elle a epressément renoncé à honorable gens Pierre Baguelin et Jane Leteto, sa femme de lui à sa requête bien et duement autorisée, demeurant au dit faubourg de la Magdelaine [probablement en l'auberge plus tard connue sous le nom de l'écu]  du pont à Dinan, paroisse de Lanvallay, présent acquéreurs et acceptant aussi pour eux, leurs hoirs successeurs et cause ayant: 

    Savoir est une boutique située en l'entrée du Chemin neuf, donnant sur le pavé, servant de forge, occupée actuellement par Ollivier Briand, maréchal sur route, avec une porte à quoi il y a huis et couverte d'ardoises, et à côté est un grand portail pour le service d'une cour ci-après, compris le donnant [le donnant : qui donne, qui amène à...le passage qui depuis la rue amène à la cour]   au côté de la dite forge, commun entre la dite venderesse et le sieur de la Villemenard Blondeau [époux de Marie Gigot soeur de Catherine], contenant de largeur environ huit pieds et demi [ la largeur du dit passage entre la dite forge et le dit Blondeau...soit  2.65 mètres environ], joignant du derrière à la dite cour, et du devant au pavé de la rue, dans quelle cour il sera libre aux co-acquéreurs  d'y bâtir ce que bon leur semblera, ainsi qu'avait droit de le faire la dite damoiselle venderesse, sans pouvoir boucher le passage dû dit Blondeau et au sieur Porée mari et procureur à la damoiselle Marie Blondeau [ici Jacques Porée époux de Marie Blondeau fille de Pierre Blondeau et de Marie Gigot soeur de Catherine] aux fins du partage fait entre eux le... [ici mot manquant. Il semble donc y avoir eu hier un partage lequel fut établi entre Catherine et sa soeur Marie toutes deux elles aussi héritières de leurs père et mère] .

    Un petit jardin au côté de la ci-forge et prise en icelui, clos de muraille du côté du Chemin  neuf dans laquelle muraille il y a une fenêtre de fer grillée sur le chemin, ayant son entrée par une porte de communication avec le sieur Porée pour le service de son jardin séparé d'avec celui de la dite Gigot d'un rang de Castillier et de groseillers, contenant icelui de longueur trente sept pieds et de largeur seize pieds ou environ [12 mètres de long sur 5.20 mètres de profondeur. A l'époque n'existait alors  sur le rue que la dite petite-forge en sa cour adossée à une maison en maçonnaille et pans de bois. Le bâti actuel posé dans le prolongement de l'ancienne petite-forge à son nord, assis sur la rue à occident, comprenant deux maisons associées, alors n'existait pas encore puisque en leur emplacement se positionnaient les dits jardins. Derrière la petite forge, en la dite cour, vers orient, la maison qui lui est toujours associée aujourd'hui, maison à pans de bois, n'existait probablement pas encore. La maison héritée par Marie Gigot, femme du dit Pierre Blondeau se trouve vers midi en le donnant de la cour; c'est le petit immeuble sis à l'actuel n°29 de la rue de la Madeleine ] . 

    Un cellier [En 1733 il ne semble devoir exister ici en ce bâti que deux niveaux, à savoir le cellier assis au niveau 0 et le grenier au niveau 1, au dessus du dit cellier. au haut de la cour [au fond de la cour] donnant du côté du jardin avec une grille de fer et deux grilles aussi de fer dans le devant; un grenier au dessus avec une cheminée dans icelui, couvert d'ardoises, en forme de mansarde, dans lequel on monte par un degré de pierre [escalier] sous lequel est bâti une soue à cochons. Joignant le tout du dit cellier et grenier d'un côté à maison appartenant aux héritiers de Carize Bachu [La maison de Carize Bacheu ou Bachu est dite "récente" lors de la rédaction du rolle des Tenanciers de 1693. Sa cheminée en effet porte la date de 1655. Elle est alors présentée comme étant la maison de la "Cour de Bretagne". Bien de ses héritiers, ici elle est assise au midi du dit cellier, adossée à la droite de la dite Cour. En 1781 elle possède une porte d'accès donnant sur la dite Cour de Bretagne et cela malgré un accès principal donnant sur la rue de l'Abbaye, en amont de la venelle menant à la Fontaine Clairet. Possédait-elle déjà un accès sur la dite cour en 1693 ? On peut en effet le supposer au regard de son appellation. Cette maison sera décrite en son intérieur dans l'acte ayant rédigé en 1781 la succession du sieur Jacques Giffard, époux de Guillemette Teto, ce dernier ayant été lui aussi possesseur de cette maison nommée "maison de la Cour de Bretagne". Lors de cette succession la dite maison à pans de bois située au dos de la petite-Forge, à orient, dans la dite cour, ne lui appartenait pas. Existait-elle déjà ? Pierre Follen "père", époux de Laurence Chomené, en 1739  achètera  à Pierre Blondeau "fils" tout le bien qu'il avait hérité de ses parents, les dits Pierre Blondeau "père" et Marie Gigot], et du derrière à une vallée appartenant aux enfants de Thomas Asseline [Celui-ci sera sieur du Cheminneuf. Il s'agit ici de la grande vallée dite "la vallée de Bretagne", vallée  située au derrière de la dite Cour de Bretagne, vers orient] avec ses services ? [mot ici illisible] sur la cour et le dit chemin.

    Le dit portail entretenable par moitié par la dite Gigot et le sieur Blondeau, et comme le tout des héritages ci-devant se contiennent [ici l'attestation d'une origine commune entre les biens de Catherine Gigot et les biens de Pierre Blondeau, beau-frère de Catherine, se trouve être attestée par le mot "héritage" ici employé] et se poursuivent en ce qui peut appartenir à la dite venderesse sans réservation baillées, tenu prochement et roturièrement du prieuré de la Magdelaine [ce bien relevait donc des biens du dit prieuré. Lors de l'entrée en leur héritage commun, en 1672,  les trois soeurs Gigot, Catherine, Marie, et Janne, refuseront de payer au dit prieuré la taxe féodale coutumière laquelle était due au dit prieuré cela au titre même de l'entrée en possession du dit héritage. Ce refus sera à l'origine d'un procès lequel opposera de nombreuses années les trois soeurs au prieur du prieuré du pont. Il ne faut pas confondre cette "taxe féodale" propre à l'entrée en possession d'un bien hérité avec celle qui devait annuellement être versée au dit prieuré] à la charge d'y payer par chacun an, au jour de la Chandeleur, deux deniers monnaie dus en solidité de dix deniers avec les autres propriétaires, ses francs consorts [Consorts : gens du même genre ou relevant d'une même famille. Il s'agit ici des deux soeurs de Catherine lesquelles, elles aussi, étaient donc en la dite Cour de Bretagne propriétaires] par une forte obéissance suivant la coutume [suivant les règles ancestrales établies] . La vente est faite et accordée entre partie pour la somme de neuf cent livres de principal, les cinq, [?] et commission autres montants à quarante cinq livres et présentement payées et consommées en dépenses aux gens ayant à traiter et passer le présent contrat [les frais notariaux de la dite vente s'élevant à 45 livres lesquels ici viennent s'ajouter au dit neuf cent livres de principal] dont quittance en a été octroyée par la dite venderesse aux dits acquéreurs à l'égard de la dite somme de neuf cent livres prix principal du présent contrat.

    Les dits acquéreurs en ont présentement et réellement payé à la dite venderesse au vu de nous notaires, la somme de quatre cent cinquante livres . Les dits acquéreurs les paieront après être dûment et appropriés ce qu'ils seront tenus de faire après temps compétent.

    Se réserve aussi la dite venderesse, damoiselle Gigot, le passage par la cour pour le service de certains des héritages qu'elle a et de ceux des ci-Blondeau et Porée [donc au delà de cette cour, vers nord, Catherine Gigot restait ici même propriétaire d'autres biens lesquels étaient eux aussi desservis par la dite Cour. Il en était de même pour les biens appartenant à ses soeurs biens eux aussi relevant du dit héritage ayant eu lieu entre les dites soeurs Gigot. Catherine devait probablement être encore en possession de jardins. Les sieurs Porée sont ici Jean sieur de Fromentel let Jacques sieur de Lespinay lesquels  prendront respectivement pour épouse Jeanne et Marie-Jeanne Blondeau toutes deux filles de Pierre Blondeau et de Marie-Gigot], au moyen de tout quoi la dite Gigot s'est dès à présent dessaisie et dépossédée de la propriété de la jouissance des dits héritages ci-devant employés [les biens hérités ici vendus au sieur Baguelin] et en a saisi et emparé les dits acquéreurs leur en concédant dès à présent tous baux banniers (?) et appropriant la jouissance à commencer au jour et fête de Noël prochain, parce que la dite damoiselle venderesse recevra la jouissance qui la hoira à Noël et pour mettre et pour produire les dits acquéreurs en la réelle et actuelle possession des dits héritages. La dite Gigot a annoncé et justifié à son procureur général, le spécial Me [mot moquant] chacun le premier requis sans espoir de révocation. Souffriront les dits acquéreurs à jouir les fermiers des ci-héritages  [accepteront les actuels locataires occupant les lieux. Il en sera ainsi du maréchal sur route Briand lequel alors occupait et professait en la dite petite-forge au regard de sa ferme] pendant le temps de leur ferme si mieux n'aime les dédommager [ferme-fermage...Sinon il devra alors y avoir dédommagement financier pour rupture de bail] à tout quoi faire et accomplir. Les dites parties se sont obligées chacune en ce que les faits les touchent sur tous leurs biens réels et mobiliers, présents et futurs, pour en cas de défaut y êtres contraints par exécution et vente de leurs biens, meubles, saisie et vente de leurs immeubles, et parce qu'ils l'ont ainsi voulu, nous dits notaires les annoncer à leur requête condamnées , le tenir par l'autorité de notre dite Cour avec soumission jurée.

    Fait et passé sous les signes [signatures] de la dite Damoiselle Gigot et dut dit Baguelin, chacun pour leur respect et celui de Ollivier Henry à la requête de Jane Leteto qui dit ne pas savoir signer. Et les notres le dit jour et an. Interligne droit, les consorts approuvés.

    Catherine Gigot; Pierre Baguelin; Broussais notaire royal; Rouault notaire royal; Ollivier Henry. Controllé et insinué à Dinan le X octobre 1733. Receu dix livres six sols dix deniers.

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