• 1766. Inventaire des biens de Pierre Follen et Laurence chomené

    le 8 Juillet 1766

    Inventaire des biens de Pierre Follen et de Laurence Chomené

     

    A comparu sieur Pierre Follain veuf de damoiselle Laurence Chomené décédée le 7 mai 1752, père et garde naturel du sieur Pierre Follain [Pierre Follen deuxième du nom lequel prendra pour épouse Guillemette Baguelin] et de damoiselle Françoise Follain ses enfants demeurant en la rue du Petit-Fort de cette ville [de Dinan, rue débouchant sur le port de Dinan en prolongeant la rue dite du Jerzual], qui a déclaré leur estre échu par leur décès du sieur Ollivier Follain leur frère arrivé au Cap François en 1765 [héritiers par leur mère décédée en la dite année 1752 Pierre, Françoise et Olivier Follen étaient de ce fait tous héritiers à part égal de leur dite mère. Le décès d'Ollivier, lequel survient en la dite année 1765, semble avoir provoqué cet inventaire son frère et sa soeur, Pierre et Françoise, devenant de ce fait héritiers de leur propre frère le dit Olivier décédé. Quand la mort d'Olivier survient  son Pierre Follen, le premier du nom, lui à la lecture de cet acte, veuve de son épouse, est alors toujours en vie]. La tierce partie d'une maison et jardin sise au faux bourg des Rouairies de cette ville relevante en roture de la Garaye [seigneurie de Taden appartenant alors au comte Toussaint Marot seigneur des Alleux], affermée verbalement à Pierre Cocheril cinquante livres. Autre maison sise au pont à Dinan affermée à la veuve de Jacques Vallée soixante livres, et une portion de maison sise rue du Petit-Fort relevant en la roture du roy, également que la précédente qu'ils habitent et déclare [Pierre Follen déclare...] estre du revenu de soixante quatorze livres; ce qui fait pour les propres [biens] de la dite damoiselle Chomené cent quatre vingt quatre livres [lesquels biens appartenaient tous alors en propre à la dite Laurence Chomené, biens probablement hérités de ses propres parents]. Plus a déclaré avoir acquis pendant leur communauté [biens acquis conjointement pendant leur mariage] de honnête homme René-Yves de la mouche et de damoiselle Françoise Leroy son épouse, un grand corps de maisons à vis l'église et simetière de la Magdeleine, cour au derrière dans laquelle il y a des logements, écuries, appentis et jardins [il s'agit ici d'une partie de la dite "Grande maison de la Croix-Verte. Ces derniers achèteront peu avant ou peu après la dite Cour de Bretagne alors bien de Pierre Baguelin et de Jane Leteto sa femme. Un peu plus tard, en 1739,  au rapport de Quemerais notaire contrôlé et insinué ils achèteront aussi le bien de Pierre Blondeau bien lui aussi desservi par la dite Cour de Bretagne] trois mille livres d'épeingles par contrat du 5 janvier 1734 au rapport de Jehanneau notaire contrôlé et insinué le 8ème affermé verbalement à différents particuliers [pour la somme de...] deux cent soixante et dix sept livres [le huitième de la dite partie de la Grande maison de la Croix-Verte était donc déjà baillé à des particuliers pour la dite somme de 277 livres], autre maison et jardin sis au faux-bourg [le même faux-bourg de la Magdeleine] acquise de honnête Pierre Blondeau [Cette maison et ce jardin ont fait hier partie intégrante de la succession d'Olivier Gigot lequel fut, au XVII siècle, possesseur et héritier par ses père et aïeul de la dite Cour de Bretagne; cette cour, au XVIII siècle, comprenait plusieurs maisons et jardins, une petite forge aussi. En cet inventaire ici étudié ne parait cependant point la possession de la dite Cour de Bretagne, Cour que Pierre Follen deuxième du nom héritera cependant puisqu'il vendra cette dernière et son contenu en 1800 à Robert Resmond. Pourquoi cette cour, dans cet acte ici étudié, n'est point citée puisque notre Pierre Follen, deuxième du nom, en sera effectivement "l'héritier" et cela par sa mère semble t-il ? Cette Cour de Bretagne, au lendemain de 1733, comprenait plusieurs propriétaires à savoir : Catherine Gigot laquelle avait gardé la propriété du noble logis de la Cour de Bretagne au lendemain de la vente de la dite cour de Bretagne; Pierre Baguelin lequel venait d'acquérir de la dite Catherine Gigot, en la dite année 1733, la cour par elle même cette acquisition comprenant aussi une petite forge sise en la dite cour ainsi qu'une petite maison bâtie en fond de cette même cour; le troisième propriétaire était Pierre Blondeau lequel, par sa femme Marie Gigot, soeur de la dite Catherine, possédait lui par sa dite femme une autre maison et portion de jardin aussi; le quatrième propriétaire était Janne Gigot et son époux André Lerenec; enfin un cinquième propriétaire au travers des enfants de la veuve Bacheu lesquels possédaient en commun une petite maison donnant et sur la dite cour de Bretagne et sur le chemin de la Fontaine Clairet; cette maison d'ailleurs, en 1781, sera dénommée: la maison de la Cour de Bretagne.                                                             Pierre Follen fils pour vendre la dite Cour au sieur Resmond, vente comprenant alors et la Cour et la petite forge et la petite maison assise au fond de la dite, toutes trois biens ayant hier appartenu au dit sieur Pierre Baguelin,  était donc entré en possession de ce même ensemble. Nous savons qu'il en avait hérité de sa mère Laurence Chomené semble t-il. Comment cette dernière l'acquis t-elle de Pierre Baguelin ? A la lecture de cet acte ici étudié il nous semble bien aussi que le couple Pierre Follen-Laurence Choméné avait également acquis le bien relevant en la dite Cour de Bretagne de Pierre Blondeau sieur de la Ville-Ménard. Comment cette seconde acquisition se fit-elle ?] douze cent livres par contrat du 6 juillet 1739 au rapport de Quemerais notaire contrôlé et insinué le même jour, affermée à différents particuliers verbalement soixante quinze livres, [au regard de cette petite somme seuls les jardins ayant hier appartenu à Pierre Blondeau semblent alors êtres affermés lors de cette vente "Blondeau-Follen"] les dites maisons relevant en roture de la Magdeleine [ici la Grande maison de la Croix-verte ainsi que la maison hier bien du dit Pierre Blondeau] . Une chambre sise rue du Petit-Fort acquise cent quarante livres de Marie et Julienne Mouard par contrat du 27 avril 1739 au rapport de Lohier notaire contrôlé et insinué le 23, tenue en roture du roy qu'il a estimé sept livres de revenu [le bâti de la rue du Petit-Fort, probablement aussi celui de la rue du Jerzual, relevaient donc en roture du roy et non pas en roture de la seigneurie de la Garaye comme pouvait l'était le faux-bourg des Rouairies, faux-bourg alors situé au delà des murs de la ville de Dinan]; petit jardin derrière la dite maison rue du Petit-Fort acquis cent livres par contrat du 20 avril 1739 au rapport de du dit Lohier contrôlé et insinué le 23, qu'il a estimé cinq livres de revenu; une autre portion en la [dite] maison sise rue du Petit-Fort  tenue en roture du roy acquise de Guillemette Chomené [la soeur probable de Laurence Chomené] par contrat du 8 aoust 1741 au rapport du dit Lohier contrôlé et insinué le 9, qu'il a estimé vingt livres de revenu; une portion de maison et jardin  sis au faux-bourg des Rouairies acquis de François Lebreton et consorts, deux cent livres par contrat du 11 aoust 1746 au rapport du dit Lohier contrôlé et insinué le 17, relevant de la roture de la Garraye, affermé treize livres de revenu; et la métairie de la Tandais, en la paroisse de Quévert, relevant en roture de la Garraye et de la Bouexière acquise de Messire Pierre Jamet quatre mille cinq cent livres vins et outre épeingles quarante huit livres par contrat du 29 juillet 1747 contrôlé et insinué le 31, qu'il a estimé deux cent trente neuf livres de revenu. Le revenu desquel acquets [le revenu annuel de ce qui a été acquis ci-dessus] revient à six cent quarante et une livres dont moitié appartenante à ses dits enfants [ces derniers étant alors héritiers à part égale de feue leur défunte mère] est de trois cent vingt livres 10 sols [une livre représentait donc 20 sols] qui joints aux cent quatre vingt  livres de propres cy-dessus, font ensemble cinq cent quatre vingt livres dix sols au principal de dix mille quatre vingt  dix livres dont le tiers dépendant de la dite succession revient à trois mille trois cent soixante trois livres six sols huit deniers pour le centième denier, six livres quatorze sols sept deniers pour les quatre sols pour livres et a affirmé la présente sincère et véritable sous les peines des règlements qu'il a signé. [Signe Piere Folen]. 

    Lire ou relire le chapitre consacré à la grande maison de la Croix-Verte en la rubrique "le Bâti et les terres". Ce chapitre cite les auteurs ayant trouvés cet inventaire originel ici étudié.       

    « 1733. Vente de la Cour de Bretagne. Catherine Gigot- Pierre Baguelin et Jane Leteto1825. Vente établie entre la veuve Salmon du Fresne et Pierre Resmond. »

  • Commentaires

    1
    fgaudin
    Lundi 10 Février 2014 à 08:09

    bonjour

    De belles découvertes...

    je vous avais contacté il y a plusieurs deja concernant mon habitation, la tendais à quevert.

    J'ai effectivement trouvé la plupart des informations que vous avez recensées ici.

    Par contre, c'est l'arrivée de la tendais dans la famille FOLLEN qu'il me manque: celle-ci est arrivée par acquisition de missire Pierre Jamet le 28/07/1747...mais aucun acte trouvé,seulement la date trouvée dans registre 100e denier cote 2C1931.

    Avez-vous au cours de vos recherches croisé ce Pierre JAMET (je l'ai comme signataire de 2 actes paroissiaux le 4/6/1720 Dinan St Sauveur et 10/06/1721 dinan saint Malo)?

     

    PS:erreur constatée : Marie Cabaret est la 2e épouse de Pierre Follen fils et Guillemette BAGLIN est sa 3e.

    la 1ere est Elisabeth GIROT / mariage le 13/01/1767 DSM

    1 fille : noelle née le 10/6/1768 DSS

     

    cdlt

     

     

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