• - Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

      

    Les Seigneurs de Lanvalei et leurs origines

    aux 11ème, 12ème et 13ème siècles  

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    Les Premières heures des seigneurs de LanvalleiLes Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

     

    Walkern.

    Ci-dessus l'emplacement de l'ancienne motte féodale ayant été au XII siècle le bien seigneurial de Hubert de Saint-Clare. Guenora sa fille héritière, cela par son union avec William 1er de Lanvallei, transmettra au sein de la famille seigneuriale de son époux cette même seigneurie [Hamon ou Hamo de Saint-Clare père du dit Hubert, baron de Seigle et connétable de Colchester, semble devoir recevoir cette motte féodale en recevant du roi tout un ensemble des bien de Eudes dapifer fils de Hubert de Rie. Eudes, sénéchal d'Angleterre pour le roi Henry 1er, sera en effet nommé "lord" de Colchester pour ce même roi. Dans l'ensemble des biens que Hamon recevra du roi, cela au lendemain de la mort d'Eudes de Rie, Hamon ou Hamo de Saint-Clair ou de Saint-Clare semble de fait recevoir en effet et la terre de Walkern et le castel de Colchester. Celui-ci est-il à l'origine de la seigneurie de Walkern terre déjà citée en 1088 dans le Domesday Book ?]. En première photo les anciennes douves sèches; en seconde et troisième photos la cour intérieure aujourd'hui terre agricole. La dernière photo montre le remblaiement du début de la douve sèche laquelle fut très probablement remblayée par l'arasement même de la motte féodale. Merci à monsieur X lequel très gentiment accepta de nous montrer ces lieux. Sont présents sur cette photographie : Monsieur X propriétaire de la ferme et des lieux; Catherine Lesgourgues; Eric Lemoine et Jean-Jacques Fournier.

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     Les Premières heures des seigneurs de LanvalleiLorsque entre 1166 et 1168 William 1er de Lanvallei est chargé de la "sénéchaussée" de Rennes par le roi Henry II d'Angleterre William est déjà un seigneur "anglais" possesseur en Angleterre de moult terres dont certaines "héritées". Son aïeul breton Emeri, Aimeri ou Henry , deux générations avant la sienne, père de Alan, se voit déjà confier peu après l'année 1100 la paroisse de la Petite-Abington cette dernière relevant de l'Honneur de Richemont bien seigneurial des comtes de Bretagne seigneurs de Penthièvre [les dimes de cette église il est vrai, après avoir été pour certaines offertes à l'église de Sainte-Marie d'York. par Etienne de Penthièvre lui même,  seront le bien en indivis et de William II de Lanvallei et de Jean de Lanvallei son cousin. Le bien cité en indivis implique le fait que ces mêmes dîmes étaient antérieurement le bien propre de leur ancestre commun, à savoir Henry aïeul de William 1er de Lanvallei. Il en sera de même pour le "manoir" de la Little Abinton, ou le manoir de la Petite Abington" lequel sera lui en indivis entre Jean de Lanvalei, cousin germain de William II de Lanvalei, et Simon le Bret son parent chacun des deux ayant été possesseur de sa "propre moitié.  ]. En 1166, lorsque le roi Henry II vient en Bretagne assoir par les armes son autorité au nom de son fils mineur, Geoffroy [ce dernier s'était fiancé avec Constance héritière du duché de Bretagne. Devenu plus tard l'époux de Constance Geoffroy Plantagenest, frère et de Richard Coeur de Lion et de Jean dit "Sans terre", deviendra légitimement duc de Bretagne. De son mariage avec Constance naitra notre jeune duc "Artur de Bretagne" lequel jeune adolescent sera traitreusement assassiné par son propre oncle le dit Jean sans terre], William 1er de Lanvallei né vers 1130 est déjà "sujet Anglais" et marié depuis peu avec sa femme Guenorra  héritière de Hubert de Saint-Claire hier gouverneur du château de Colchester et possesseur du fief de Walkern. William de Lanvallei pour plusieurs raisons est depuis très longtemps "plus" sujet anglais que sujet breton. En effet il sera par ce roi nommé sénéchal de Rennes quand celui-ci prendra par la force militaire, proches de Dinan, pour ne citer que ces derniers, les châteaux de Léhon et de Becherel. Henry II s'en prendra aussi à moult seigneuries bretonnes cela à l'image des seigneuries de Tinténiac ou de Fougères toutes possédant moult possessions en Angleterre; il s'appropriera donc par la force des armes des biens de Rolland de Dinan seigneur "géographiquement" très voisin du propre neveu de William 1er de Lanvalei, à savoir Jean de Lanvalei. Ce dernier lui aussi fut possesseur héréditaire d'une partie de la paroisse de la Petite Abington et cela au travers des dîmes de son église, au travers des 5 hides de terre ayant été hier le bien de la belle Eddeva et de son bien assis en le  dit manoir de la Little Abinton, à savoir la moitié de ce même manoir. La paroisse de Lanvallay existait-elle en 1166 puisque sa première citation, cela en tant que paroisse, apparait pour la première fois écrite en 1186 année en laquelle seront cités et son église et son Saint-Patron, Saint-Méen ?  En 1166 la famille seigneuriale de Lanvallei allait très bientôt être définitivement scindée en deux [Un contrat sera en effet établi entre Jean de Lanvallei, seigneur aussi en le pays de Dol, et son petit neveu  William III de Lanvalei fils de William. Ce contrat concernera le bien en indivis de la dite paroisse de la Petite Abington. En effet Jean venait de se remarier avec sa seconde femme, Catherine de Molleton. Ce contrat, moyennant des indemnités financières versées alors à Jean,  prévoira le fait que ce dernier "abandonnera" à son petit neveu toute sa partie personnelle relevant de l'indivis de la Petite Abington si le dit Jean n'avait point d'enfant de sa dite seconde femme elle née en Angleterre. Jean n'ayant en effet pas eu d'enfant de sa dite seconde femme recevra donc cette contre partie financière laissant ainsi définitivement ses biens hier en indivis entre les mains de son parent William III. Hier possesseur de la dite moitié du manoir de la Little Abington Jean donnera à son dit petit-neveu et sa dite moitié du dit manoir et son 1.1/4  des 5 hides de terres ayant hier au XI siècle appartenu à Eddeva puis à Alan fils d'Eudes de Penthièvre; Hawise Lanvalei, fille héritière de William III de Lanvalei, sera en 1229 l'unique "possesseur" du manoir de la Little Abinton. Jean retournera avant de mourir en ses terres bretonnes et doloises et finira ses jours en l'abbaye de Vieuville sous Dol en ayant revêtu l'abbaye monacal. Le jour de la mort de Jean de Lanvalei n'est point connu mais son retour en Bretagne peut laisser penser que sa seconde épouse décéda elle avant lui ...], cela de chaque côté de la mer, et déjà William était devenu sujet anglais à part entière...

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei 

    La ferme du castel hier nommée en 1841 "la Ferme Bury" ; les douves en 1841 ne sont encore qu'en partie asséchées ...Il ne reste plus aujourd'hui que le petit étang en appui sur l'ancien logis. Les autres bâtiments forme le corps de ferme lui aussi positionné en 1841.

     

     Les bases principales de notre travail :

    - Dol. La charte des donations de l'église de Combourg -

    - Les chartes judiciaires d'Abington -

    - La charte religieuse de la donation d'Harel -

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

      Ci-dessus passage du livre de J.A .Everard tiré de son ouvrage intitulé : Brittany and the Angevins, Province and Empire. J.A. Everad reprend en son livre un propos lequel fut présenté en l'année 1994 par K.S.B Keats-Rohan en son livre intitulé : Journal of Medieval History cette dernière reprennant elle même un écrit de W.Ferre rédigé en 1920 : ...One of the numerous descendants of Aimeric, an illegitimate son of Geoffrey Boterel 1er, lord of Penthièvre... Traduction : William de Lanvallay sénéchal de Rennes. 1166-1172. L'un des nombreux descendants de Aimeric, fils illégitime de Geoffroy 1er Boterel, comte de Penthièvre. Les ancestres de William avaient pris le nom de la terre de Lanvallay près de Dinan et William est probablement un jeune frère qui est venu chercher fortune en le service du roi. Son frère aisné Raoul succède en les terres familliales de Bretagne. La seule terre que William possède, autrement que par concession royale, étaient pour les honoraires d'un chevalier à Abington qu'il tenait de Aubrey de Vere et éventuellement d'une terre relevant de l'Honneur de Richemond. W.Farrer; Feudal Cambridgeshire; 1920; page 54; R.Ransford.Ed.  

     

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    Sculpture  saxonne du XI siècle. Eglise de Walkern       Gisant de William III de Lanvalei, baron de    Walkern en 1215.

     

                                                     Alanus et Goffridus Boterel filii Aimericii...                                           Alain et Geoffroy Boterel enfants d'Aimeric

     

    Alanus filius Henricus avus ejus...  Willelmus avunculus ejus filius Alani  

     Alain fils de Henry son aïeul...William son oncle fils d'Alain 

     

     

     

    Omnium Origo et Fructus 

    2013 - 1140

    21

     

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    Lady Diana de Spencer

     

    Son Altesse Royale le Prince William 

     

     

     

    Généalogie reliant le Prince William de Windsor, fils de Lady Diana, à William 1er de Lanvalei par sa mère :

     

    William de Windsor et Kate Middleton ; Charles de Windsor et Lady Diana Spencer ; Edwart-John Spencer comte de Spencer et France Burke-Roche ; Albert Spencer comte de Spencer et Cyntia Hamilton ; James Hamilton et Rosalind Bingham ; Georges Bingham et Cecilia de Cordon-Lennox ; Charles Lennox, duc de Richemont, de Lennox et Caroline Paget ; Charles Lennox et Charlotte Gordon ; Alexander Gordon et Jane Maxwell ; Cosmos-Georges Gordon, duc de Gordon et Catherine Gordon ; William Gordon et Susan Murray; John Murray, duc d'Atholl et Catherine Douglas-Hamilton ; John Murray et Amelia-Anne-Sophia Standley [ils auront pour deuxième enfant Charles Murray ancestre de John Spencer Churchill 11ᵉ duc de Marlborough ];James  Stanley, comte de Derby et Charlotte de la Tremoille ; William Stanley, comte de Derby et Elisabeth de Vere ; Henry Stanley comte de Derby et Margareth Clifford ; Edward Stanley, comte de Derby et Dorothy Howard ; Thomas Stanley, comte de Derby, vicomte de Kynton et Anne Hastings ; Georges Stanley, baron de Strange et Joan Le Strange ; Thomas Stanley, comte de Derby et Eléanor de Nevill [Thomas épousera en seconde union,  en juin 1472, Margaret Baufort. De ce second mariage semble devoir être issu le chanteur John Winston Ono Lennon]; Thomas Stanley 1er comte de Derby et Joan Goushill ; John Stanley et Isabel Harrington de Farelton ; Robert Harington 3e baron d'Harrington et Isabel Loryng ; John Harington 2e baron d'Harrington et Joan de Birmingham ; Robert d'Harrington 1er baron d'Harrington et Elisabeth de Multon ; Eléanor de Burgh et Thomas V de Multon 1er sir d'Egremont [Elisabeth de Burgh, soeur d'Eléanor, épousera Robert 1er Bruce roi d'Ecosse. Reine d'Ecosse David II d'Ecosse leur fils à tous deux sera lui aussi roi mais sans aucune descendance connu avec Elisabeth. Elisabeth et Eleanor auront toutes deux pour soeur Joanes de Burgh laquelle prendra pour 1er époux Sir John "Le Neveu" Darcy, 1st Baron Darcy of Knaith. Ces deux derniers auront pour enfant Elisabeth Hereford d'Arcy comtesse d'Ormond. Celle-ci prendra pour époux James Butler, 2nd Earl of Ormond et tous deux auront pour enfant James Butler, 3rd Earl of Ormond  ] ; Richard II de Burgh dit le Rouge 2e comte d'Ulster, seigneur de Connaught et Margery de Burgh ; John de Burgh et Hawise de Lanvalei née en la baronnie de Lanvalei dans le Connaught tous deux parents de la précédente Margery ou Marguerite de Burg ; William III de Lanvalei et Maud Peche ; William II de Lanvalei et Hawoise de Boclande ; William 1er de Lanvalei et Guenora de Saint-Clair   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Winston-Spencer Churchill cousin de John Spencer Churchill 11ᵉ duc de Marlborough

     

     

    Pour vous aider les arbres corrigés suivants :

    Télécharger « Arbre de généalogie corrigé de l'ascendance des seigneurs de Lanvalei. Modification faite le 18/05/2013 »

    Télécharger « genealogie ascendante et descendante des seigneurs de Lanvallei. 1ère proposition"

    Télécharger « Genealogie-de-l-ascendance-des-seigneurs-de-Coetquen.doc »

    Télécharger «Généalogie unissant les maisons seigneuriales de Dol, d'Avranches, de Coëtquen et de Lanvalei »

    Télécharger «Généalogie commune de Ralf de Lanvalei et de John V de Dinham » . Cet arbre de généalogie confirme la présence de Riwallon de Dinan dit le Roux et celle d'Henri grand-aieul de Jean de Lanvalei sur une même ligne dite "générationnelle". Modification faite le 12/05/2013. Voir l'arbre ci-dessus aussi. »

    Télécharger « Arbre de généalogie commune des familles seigneuriales de Clare, de Saint-Clare et de Lanvallei »

    Télécharger «Arbre de généalogie commune des familles seigneuriales de Lanvallei et de Beauchamp

    Télécharger « Généalogie descendance de Richard de Clare épouse de Rohaise Giffard, tous deux ancêtres communs et de William III de Lanvallei et de Gervaise de Dinan via la famille seigneuriale de Fougères pour cette dernière »

    Télécharger « Généalogie de la transmission de la paroisse d'Abington entre les seigneurs de Penthièvre et de Lanvalei »

     

     

     

    Note ou dernière information : "Modifié le 09/05/2013"                                    Depuis la réalisation de ces différents arbres de généalogie notre travail a progressé. Certaines dernières informations en effet nous ont confirmé qu'Alain fils de Emeri, Aimeri ou Henry [lHenry, Emeri et Aimeric ont la même origine ou construction orthographique le prénom Aimeric étant l'une des nombreuses formes d'écritures de Henry lequel prénom Henry, en langue germanique, s'écrit Heimerich. Le dit Alain est ici le père attesté de William 1er de Lanvalei et en conséquence le père du père de Jean de Lanvalei puisque Jean est le neveu de William le fils d'Alain; Alain est donc aussi le grand-père de Jean. Quel était le nom de ce frère de William père de Jean de Lanvalei ? Est-ce que c'était Ralf  "Raoul "  frère aisné attesté de William ou bien Robert lequel, sénéchal de Rennes aussi vers 1190, est lui aussi présenté par certains comme étant l'un des jeunes frères de William mais frère présumé seulement. William ayant été avec certitude sénéchal de Rennes entre 1066 et 1068, Robert l'ayant été vers 1190, en la logique des choses tout laisse à penser que Robert serait non pas un jeune frère de William 1er mais plutôt l'un de ses neveux. Jean et Robert de Lanvalei étaient-ils frères l'un de l'autre ? Jean et Robert étaient-ils les enfants de Raoul le dit frère aisné attesté de William ?] était le grand père de Jean et que le dit Henry était le grand-aïeul de ce dernier et non son grand-père. Effectivement la lecture de la phrase dite lors du procès d'Abington : Alain fils de Henri grand-père de Jean prêtait énormément à confusion [qui était le grand-père de Jean dans cette phrase lue ? Est-ce que c'était Alain ou bien Henri ? Si c'était Henri alors Alain était le père de Jean et non son grand-père...]. La charte d'Harel nous disant que William fils d'Alain est l'oncle de Jean jette en complément une importante information laquelle information implique qu'Alain fils de Henri est bien le grand-père de Jean de Lanvalei. Certains de ces arbres de généalogie que nous avons hier réalisé présentent cependant Alain comme le père de Jean et Henri comme étant le grand-père de Jean et non comme étant son grand-aïeul; ces arbres demandent donc en conséquence à être pour certains modifiés ou corrigés [d'autres corrections apportées aux textes écrits, corrections dues au travail de monsieur Peter Sainclair, notamment l'affiliation de Ralf 1er de Lanvalei lequel est en réalité le frère aisné de William et non plus son fils puisné, même si toutefois William eu lui aussi un fils nommé Raoul, rendent elles aussi nécessaire la correction de ces mêmes arbres. Cependant ces corrections non toujours pas été réalisées à ce jour dans leur totalité].

    Ces dernières recherches ou informations proposent un lien très fort pouvant unir en une seule et même personne et le dit "Henri père d'Alain" et "Aimericii père d'Alain et de Geoffroy Boterel" tous deux nommés dans une même charte : Alanus et Goffredus Boterel filii d'Aimericii [ou Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimeric].  Alanus   et Geoffroy Boterel, tous deux fils d'Aimerici [ou Henri], seront côte à côte, présents ensemble à Dol, entre 1107 et 1130 cette estimation datée étant une date asseyant leurs deux existences respectives. Pour cela aussi certains de ces arbres devront êtres modifiés et tenir compte, une fois tous corrigés, de cette possible "unicité" ici proposée entre les dits Aimericii et Henri.                              Alanus fils d'Aimericii  "Boterel", présent à Dol avant 1130, né vers 1100, [Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimeric seront en effet tous deux cités ensemble comme "témoin" lorsque sera confirmé l'ensemble des donations faites à l'église du prieuré de Combourg. Cette charte fut réalisée sous la mandature de l'archevêque de Dol, Daudric, lequel occupa le siège épiscopal de Dol entre 1107 et 1130. Nés tous deux vers 1100, ils devaient approximativement êtres tous deux âgés d'environ de 20 ans au plus tôt lorsque cet écrit fut rédigé] serait-il le premier seigneur dit de "Lanvallei" ayant ainsi transmis ce nouveau nom seigneurial à ses deux enfants, Raoul et William, puisque tous deux se prénommeront  "de Lanvalei" ? La réponse semble bien être que oui puisque le nom de la seigneurie dite de "Lanvalei" sera porté par ses deux enfants, à savoir Raoul et William son puisné tous deux nommés : "de Lanvalei" [Raoul ayant eu en sa possession l'ensemble des terres situées en le comté de Bretagne il était probablement le frère aisné de William et non son puisné. William sera en possession, en indivis, avec son neveu Jean de Lanvalei, de la dite paroisse de la Petite Abington pour les frais d'un demi chevalier William n'ayant apparemment reçu aucune terres elles situées en le comté de Bretagne; William pour 1/2 des frais d'un chevalier et Jean son neveu pour l'autre moitié. Jean de Lanvalei à la mort de son père présumé, Raoul,  entrera en possession des terres situées en le dit comté de Bretagne mais donc aussi de la demie-paroisse de la Petite Abington relevant de ce même indivis.     Au regard de cette information Raoul, frère aisné de William, semble donc être le père de Jean et semble donc lui aussi avoir été en possession de l'une des deux moitiés formant alors la paroisse de ,la Petite Abington. Raoul semble avoir eu aussi pour enfants Raoul "II" de Lanvalei, Alain de Lanvallay et Guillaume celui-ci ayant été probablement la souche des seigneurs de Coëtquen au travers d'Olivier petit-fils de Raoul. La possession des terres bretonnes, héritée par Raoul 1er, semble avoir été assez importante. En effet Jean héritera des terres situées proche de Dol ainsi que la moitié de la paroisse dite de la Petite Abington.     Alain semble lui recevoir les terres situées en la paroisse de Tressaint plus des terres situées en la ville de Dinan puisque c'est sur celle-ci que sera édifié le couvent des Jacobins de Dinan. Guillaume lui semble recevoir les terres de la paroisse de Lanvallay laquelle n'était pas la paroisse de Tressaint, terres emplies de vignes et présentes au plus près de la rivière pour la plus part d'entre-elles ces dernières s'étirant très probablement sur le plateau entre l'actuelle "Landeboulou" et l'actuelle limite "Lanvallay-Léhon", terres descendant au plus près de la dite rivière de Rance .  Raoul II leur frère puisné lui semble rester en Angleterre héritant peut-être là-bas d'autres terres hier en la possession aussi de leur père Raoul 1er. Paragraphe rajouté le 13/09/2013].                                                                                            Le nom de cette seigneurie semble cependant apparaitre qu'au lendemain de la rédaction de cette charte faite à Dol. En effet, cela si nous avons raison, Alain est encore nommé en celle-ci: Alanus "Boterel" fils d'Aimerici et non pas Alain de Lanvallei. Son fils William 1er de Lanvallei et son neveu Jean de Lanvallei ayant tous deux portés le nom de Lanvallei, Raoul frère aisné de William ayant été lui aussi appelé "de Lanvalei" logiquement, cela au regard de ces faits, Alain fils d'Henry dû être en effet le premier seigneur souche de cette famille déjà seigneuriale à porter ce patronyme dorénavant lui aussi seigneurial [Aimeric, baron breton, sera présent lui aussi en Angleterre puisque sa présence y est attestée en 1139. En effet il sera présent au côté de Geoffroy II Boterel, lui même seigneur breton et époux de Vigolenta de Nettleshead , quand ce dernier offrira, aux moines d'Hatfield, abbaye relevant de Saint-Mélaine de Rennes, une dîme annuelle et régulière à prélever sur l'église de cette paroisse anglaise. En cette charte de donation Aimerici est dit en effet: Baron du comte Alain {Alain III dit le Noir, sera comte de Bretagne et de Richemont à la mort de son père Etienne de Penthièvre. Alain III est le propre frère de Geoffroy II Boterel seigneur de Penthièvre et comte de Lambale; son fils né de Berthe de Bretagne, fille héritière de Conan III et de Mathilde fille d'Henry 1er roi d'Angleterre, sera Conan IV duc de Bretagne} . Lors de cette charte Aimerici, âgé d'environ 70 ans, était donc déjà un homme très avancé dans l'âge puisque cette donation fut faite en 1139.         Une forte probabilité laisse sous-entendre que Geoffroy Boterel de Nettelhead et Aimerici père "d'Alanus et de Goffredus Boterel filius d'Aimerici" étaient tous deux parents proches. Toutefois l'identification de Geoffroy Boterel de Nettleshead avec Geoffroy II Boterel comte de Lambale et seigneur de Penthièvre n'est toujours pas confirmée aujourd'hui. Il est cependant intéressant de savoir que le prieuré de Sainte-Marie d'Hatfield  fut l'objet de donations offertes et par la maison seigneuriale de Lambale et par Alain III dit le Noir ci-dessus, frère puisné du dit Geoffroy II Boterel; des donations seront également faites par Conan fils d'Alain III. Ces donations furent offertes elles aussi en faveur de l'abbaye de Saint-Mélaine de Rennes.  Il est tout aussi intéressant également de savoir que Geoffroy Boterel de Nettleshead aura pour enfant, en autre, Peter Boterel lequel confirmera aux moines de Saint-Mélaine de Rennes les donations que leur fit son père {son frère William 1er Boterel , lequel prendra pour épouse Alice Corbet, parente de Sybile maitresse d'Henry 1er roi d'Angleterre, serait éventuellement le père de Hamon Boterel ce dernier naissant vers 1140; Hamon sera sénéchal de Rennes lui aussi. Il faut aussi noter l'existence de Reginal ou Renaud Boterel lequel, fils de William II et petit-fils de William 1er ci-dessus sera lui aussi sénéchal de Rennes. Nous voyons très bien ici la transmission "héréditaire" de la charge de Sénéchaussée de Rennes au sein même de cette famille seigneuriale apparentée à William 1er de Lanvalei}. Et il est encore tout aussi intéressant de savoir que la paroisse d'Hatfield est en le comté de Herdforshire et que la ville de Walkern, hier fief seigneurial de William de Lanvalei, est-elle aussi située en le dit comté de Herdforshire ces deux points géographiques étant tous deux séparés de 25 km seulement. Après avoir en 1136  fondé l'abbaye de Begard, en le comté de Penthièvre, Geoffroy II Boterel traversera la Manche la même année pour s'en aller participer à la guerre de succession opposant alors et Mathilde l'Impératrice et Etienne de Blois son cousin. Son frère Alain III prendra le parti d'Etienne de Blois divisant ainsi en deux la maison seigneuriale de Penthièvre. Jean d'Hagulstad, lequel écrivit vers 1141, présente Geoffroy II Boterel comme ayant été l'un des plus fidèles de ses lieutenant quant Mathilde dû quitter en fuyant la ville de Londres laquelle la menaçait. Geoffroy II Boterel semble mourir vers 1148.  Alain III ayant pris le parti d'Etienne de Blois, celui-ci décédant en 1154, Alain III de Bretagne en tant que comte de Bretagne traversera souvent la Manche appelé régulièrement aux affaires de son comté de Richemont. Son fils né de Berthe de Blois, fille héritière du duché de Bretagne, deviendra duc de Bretagne]. Tout cela est beaucoup plus détaillé dans les écrits ci-dessous...

     

     

    Les Premières heures

     Les armoiries supposées de William III de Lanvallei  

     

    Dans différents ouvrages très anciens ou anciens, écrits en latin médiéval puis en vieux françois ou anglais ancien, les William ou Guillaume de Lanvallei ont été, tout au long des 12ème et 13ème siècles, présentés orthographiquement sous différentes formes écrites; Willelmus de Lanvalaio, Willo de Lanualeia, Willelmum de Lanualei, Willus de Lanvaley, Willm de Lanualey, Willielmo de Lanualei, Willielmo de Lanualey, Willielmi de Langvale, Willelmum de Lamval, Lamvalay, Hawise de Laungval ou de Lamvallet, Will de Lanval ou de Lanual, William de Langvale, William de Lanvale, William de Lanvalei [plus rarement de Lanvallei. Nous utiliserons cependant ces deux dernières écritures] et enfin le nom actuel de notre ancienne paroisse Lanvallay  sont celles que nous connaissons aujourd'hui. Jean de Lanvalei quant à lui, neveu de William ou Guillaume 1er, sera lui même présenté sous la forme suivante dans l'un des nombreux actes relatifs à la spoliation de la paroisse de la Petite Abington : Johe de Lanualai; l'écriture de ce patronyme étant à l'origine en Bretagne, du patronyme Lanvallay le V ayant remplacé le U et le Y le I.                  Aussi, au travers de ces multiples écritures, certains historiens pensaient déjà hier qu'il aurait peut-être été possible de faire un lien originel entre l'Histoire de William 1er de Lanvalei, [cela au travers de son mariage l'ayant uni avec Guennora de Saint-Clair] et le chevalier Breton William de Lanvale personnage héroïque et légendaire [William de Lanvale est le principal héros du Lai de Marie de France laquelle, soeur à moitié du roi Henry II d'Angleterre, écrivit cette histoire bretonne du vivant même de William 1er de Lanvalei. Cette histoire relate une histoire d'amour impossible entre deux jeunes nobles gens]. Alors quant est-il aujourd'hui exactement ? Lanvallay veut-il toujours dire "la paroisse de Balao ?           Il n'existe aujourd'hui en France et à l'étranger, et cela dans quel pays que ce soit, aucun être encore en vie portant le patronyme de Lanvalei ou Lanvallay. Seule notre commune et une rue dans le district de Colchester gardent en elles seules le souvenir impérissable de cette noble famille ancienne et disparue. Pourquoi ce fait ? Pourquoi cet oubli ? 

    Les Premières heures  Les Premières heures

      

     

     

    Streep map of Lanvallei Road in Lexden , Colchester District, Essex County, Unuted Kingdom                                               

     

    William III de Lanvalei est le fils du baron du même nom auquel il succédera entre 1210 et 1211, dans la 12ème année du règne du roi Jean. Bien que son héritage ne semble pas avoir été très important, sa mère ayant seulement versée 200 marks, 133 livres, 6 sous et 8 deniers pour leur maintien, en l'an 1212-1213, la 14 année du même règne, Alan Basset seigneur de Wycombe donnera toutefois au roi quant à lui une somme identique et un excellent palefroi afin de pouvoir marier sa fille à l'héritier de William II de Lanvallei. Il est vrai qu'il y avait été aussi de son hommage rendu.                                                                                                          En 1215-1216, dans la 17ème année du roi Jean, le baron de Lanvalei était le gouverneur du castel de Colchester mais en même temps il s'était joint aux nobles insurgés du royaume et, à ce titre, il fut aussi l'un des 25 grands barons ayant gouvernés, très peu de temps il est vrai, le royaume en la ville de Londres et en sa Tour aussi (La charte de la Magna Carta est un très grand rouleau presque sans fin lequel comprend en sa longue page unique une multitude d'informations diverses mais secondaires pour la plupart. Cependant l'une fut très importante parce que bien des siècles après elle fut l'un des métaux avec lequel sera forgée la constitution même de la jeune Union des Etats Unis d'Amérique. Cet article en effet, lors de la rédaction de la Magna Carta, interdisait du jour au lendemain tout emprisonnement arbitraire est obligeait le seigneur ou le roi d'emmener tout accusé devant une cour de justice, et cela avant tout emprisonnement. Dorénavant tout accusé afin le droit d'être entendu et équitablement défendu. Cette loi laquelle disait en quelques sorte : Habeas corpus ad subjiciendum, sera en effet à l'origine même de l'Habeas Corpus de la constitution des Etats Unis d'Amérique. {A savoir : Aucun homme libre ne sera arrêté ou emprisonné, ou dépossédé de ses biens ou déclaré hors la loi, ou exilé ou lésé de quelque manière que ce soit et nous, le Roi, n'iront pas contre lui et nous n'enverrons personne contre lui sans un jugement loyal de ses pairs conformément à la loi du Pays} .                                  Ces 25 grands barons furent donc chargés de garantir et de veiller à la bonne observation et à la bonne application de la Grande Charte par le roi Jean laquelle lui avait été imposée au lendemain de ce mouvement rebelle. William III de Lanvallei sera excommunié par l'église de Rome pour ce fait, très peu de temps après la signature de la Magna Carta, s'étant lui aussi dressé contre l'autorité royale. En effet l'Eglise de Rome, au lendemain de cette crise "sociale et féodale" laquelle portait atteinte gravement au pouvoir royal, prit fait et cause pour le roi Jean. Elle décida de jeter l'Anathème sur tous les barons infidèles au roi. Puni servèrement par le pape Innocent III  en la fin de l'année 1215, et cela avec l'ensemble des 24 autres grands barons du royaume insurgés avec lui, il sera "excommunié avec ses pairs devant Dieu"  et les hommes perdant ainsi en un jour tous les honneurs dus à son rang. Le roi devant son excommunication lui retira alors l'ensemble de ses charges et privilèges, terres et manoirs, bref tous ses biens lesquels furent aussitôt offerts, le 08/03/1216, à William de Préaux lui qui était resté fidèle au roi Jean. Devant la menace du feu de l'Enfer et devant aussi cette immense perte financière, le retour 'politique' et en force du roi Jean étant réel, William III de Lanvallei sera obligé, comme d'autres barons d'ailleurs, de retourner à "l'Obéissance seigneuriale". Après son retour à l'Obéissance l'ensemble de ses biens et terres confisqué hier par Jean, et se trouvant notamment dans les comtés de Essex, de Herfordshire, du Kent, de Northamptonshire, de Somerset, du Cambridge et Huntingdonshire, lui sera rendu au prix de cette seule soumission. William III décédera peu avant le 19/10/1217.        Il était par sa mère née Hawise de Boclande le neveu de Geoffrey Fitzpeter, comte du Kent, lequel fut lui aussi l'un des 25 grands barons chargés de la dite bonne application de la Magna Carta.                        Encore mineur en 1204 William aura pour seconde ou première épouse Maud Pecche laquelle, épousée vers 1212, sera la mère de son enfant prénommée Hawise. Son aïeul maternel, Hugh de Boclande, seigneur de Buckland, de Berkshire, de Datchworth et de Herforshire, fut le shériff de Berkshire).                                                                                              ...William III de Lanvalei semble s'être reconcilié définitivement avec la royauté sous le règne d'Henry III, fils du feu roi Jean, cela par le grand traité de 1217. Il n'y a malheureusement de lui pas de plus amples renseignements si ce n'est que sa fille Hawise se maria avec John de Burgh, comte du Kent lequel fut Justicier d'Angleterre. Du mariage établi entre Hawise et John de Burgh sont nées deux filles, toutes deux co-héritières de leur père, dont l'une d'entre elles, Hawise, épousera en 1279-1280, en la 8ème année du règne du roi Edouard 1er, Roger de Greslei ce dernier ayant été l'ancestre de l'actuel Sir Roger Gresley de Drakelow. Dans les insignes armoiriales on a à tors donné à William III de Lanvallei les insignes de la maison De La Val lesquels sont d'Hermines à deux barres Vertes et cela au lieu du Lion d'Or Passant sur fond de Gueule. Cette erreur est probablement due au fruit de la confusion faite entre William et Gilbert de La Val  ce dernier ayant été lui aussi l'un des barons en armes lesquels se soulevèrent contre le roi Jean, en l'an 17 de son règne, c'est à dire en 1216-1217... En bleu ci-dessus, voici le texte originel tiré de l'oeuvre de Richard Thomson, An Historical essay on the Magna Charta of the king John. Edité en 1829.

     

      

     

    Quelles seraient les origines des premiers seigneurs de Lanval(l)ei ?

      

    Notes avant propos

     

     - Afin de mieux comprendre ce texte, il est très recommandé d'étudier ce travail en ayant sous les yeux l'arbre de généalogie de la famille seigneuriale de Lanvalei. Cet arbre est en téléchargement libre ci-dessus; cela est presque indispensable afin de mieux pouvoir suivre l'itinéraire des différents personnages lequels suivent ci-dessous.                            

    - Nous vous demandons aussi d'analyser avec attention toutes les informations relatives au procès ayant opposé Jean et William de Lanvalei à Simon le Bret [ou Simon II le Breton fils de Simon "le Bret" étant la forme écourtée de "Simon le breton". Simon est entré en possession par "héritage" de certaines des terres hier biens de Alan fils de Emeri. A ce titre il est possible que son père lui aussi nommé "Simon" est lui pris pour époux une enfant née de  "Alan fils Emeri". Le lien de parenté supposé est renforcé par le fait que Simon fils de Simon et Jean de Lanvalei, lui petit-fils du dit Alan fils de Emeri, furent tous deux possesseur du manoir de la little Abington chacun ayant eu notamment pour bien envers lui la moitié de ce même manoir, manoir alors assis en "indivis" entre tous les deux. Aujourd'hui tout nous laisse à penser que Simon le Bret premier du nom, père de notre Simon ici cité, pris pour épouse une soeur de William 1er de Lanvalei donc une fille de Alan fils de Emeri ]. Ce procès concernera la spoliation faite à Jean de certains de ses biens assis en la paroisse de la "Petite Abington" en Angleterre, biens détenus en "indivis" entre Jean et William II nommés tous deux de Lanvalei et en partie revendiqués par Simon fils de Simon le Bret. Ce procès est la pièce maitresse ayant permis de remonter leur généalogie commune...

    - Ayez aussi une attention très attentive sur l'ensemble des chartes religieuses latines concernant cette famille seigneuriale lesquelles, par leur nature même, ne sont pas réfutables.       Ces actes ont tous été transcrits dans ce travail en un chapitre à part : 1209. Preuves procès d'Abington. Donation d'Harel  

     

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    XI-XII siècle pour la partie la plus ancienne. Voici ci-dessus l'église de Saint-Claire sur Elle, dans la Manche. Cette ancienne paroisse est le berceau de la famille seigneuriale de Sancto-Claro ou  de Saint-Clair laquelle apparait en Angleterre sous le règne d'Henry II. Hamo de Sancto-Claro sera ainsi baron de Seigle mais aussi gouverneur du Castel de Colchester. Né vers 1090, décédé vers 1155, on lui doit la réalisation du 1er château de Walkern lequel, demain, sera le bien seigneurial de la famille seigneuriale de Lanvalei. Sa petit-fille fut Guenora de Saint-Clair laquelle, pupille royale d'Henry II, sera choisie par le roi Henry II pour devenir la femme de William 1er de Lanvalei. Hamo eu pour frère Hamon lequel sera seigneur de Creuilly, d'Evrecy, de Thorigny et de Thaon dans le diocèse de Bayeux. Son second frère attesté par charte sera William ou Guillaume lequel avec son frère Hamo recevra l'héritage en Angleterre d'Eudes Dapifer. Guillaume  sera pour cela seigneur de Chalk, du Kent, d'Hamertone, de Huntingdonshire et de Walkerly dans le  Northamptomshire [Ralph de Lanvalei, frère de William 1er, héritera de sa mère la dite seigneurie d'Hamertone; la seigneurie de Walkerly sera demain quant à elle le bien seigneuriale de William III de Lanvalei].

     

     

    Quelques explications    

                                                                 

    Très important est le déroulement du procès des revenus financiers de la demie-paroisse d'Abington, 1/2 paroisse et biens ayant été spoliés à Jean de Lanvallei par Simon le Bret son parent probable (Jean et William son oncle, entre d'autres obligations, devaient tous deux subvenir aux frais d'entretien pour 1 chevalier chargé de la paroisse de la Petite Abington et cela en compensation du fait qu'ils recevaient tous deux les revenus de l'église de ce village chacun ayant donc à sa propre charge les frais d'une moitié du dit chevalier. Il en ira de même pour le dit manoir de la Little Abington Jean et Simon le Bret devant chacun pour moitié au nom de ce même manoir subvenir aux frais d'entretien ou d'équipement, ou d'armement, pour un même chevalier. Lorsque William III de Lanvalei entrera en possession de la moitié du manoir ayant hier appartenu à Jean de Lanvalei William à son tour devra faire face aux mêmes frais "d'équipement". Jean, William et probablement aussi Simon,   possédaient tous trois 5 hides de terre en indivis en la dite paroisse de la Petite Abington, surface de terre hier offerte ou confirmée par le roi Henry 1er au grand-père de William 1er de Lanvalei à savoir Emeri, ou Aimeri ou Henri, hydes de terre hier offerte à Alan fils de Eudes de Penthièvre. Cette terre tous deux l'avaient reçu du père de William, Alain dit fils de Henri. Simon le Bret avait également spolié Jean de Lanvalei de certains de ses meubles et châteaux situés quant à eux en Bretagne, à la cour du Comte de Bretagne. Jean recevra plus tard, cela à titre de dédommagement, la somme de 80 marcs d'argent défendu que Jean sera pendant ce procès par son cousin William II de Lanvalei lui-même en cette affaire héritier de son père. Lire le chapitre consacré à ce Simon le Bret)Certains de nos derniers travaux permettraient de lancer éventuellement un lien de "parenté" entre le dit Jean de Lanvalei et le dit Simon le Bret lequel aurait pris pour femme une grande-tante éventuelle de Jean, à savoir Alveva tante supposée de William 1er de Lanvallei. Ce lien supposé et émis par monsieur Peter Sainclair permet à lui seul de mieux pouvoir comprendre la dite spoliation de Simon le Bret laquelle, en aucun cas, n'avait porté atteinte à l'autre demie-paroisse de la Petite Abington laquelle relevait quant à elle des dits William 1er et William II de Lanvalei, à savoir l'oncle et le cousin de Jean. Pourquoi fut seulement spolier en la paroisse de la "Petite Abington" la part propre à Jean ce dernier ne possédant envers lui que 1.1/4 des dits 5 hydes de terre ?                                                                            Cet acte est très important puisqu'il assoit dans l'échelle du temps les existences de ces différents antagonistes ce procès ayant trouvé son déroulement qu'après 1209 [une pièce de ce procès en effet est datée de 1209 par rapport au règne du roi Jean], déroulement se réalisant en dehors du vivant même de William 1er de Lanvalei celui-ci étant alors déjà décédé. Pendant ce déroulement on apprendra aussi que Jean de Lanvallei a lui même des neveux "cousins"  déjà adultes nés de son oncle William 1er puisque l'avocat de Jean sera William II de Lanvallay en personne lequel meurt en l'année 1204.      Jean de Lanvallei à la sortie de ce procès, en 1209, doit donc avoir un peu près 50 ans. Nous avons remarqué, dans les élaborations de nos différents arbres de génalogies, que l'écart générationnel séparant deux générations correspondait à peu près à 30 années plus qu'à vingt années les pères ayant souvent sur le tard soit des enfants naturels soit des enfants nés d'une seconde union. Ayant retrouvé les biens et revenus de sa demie-paroisse d'Abington ce procès se terminera en effet au lendemain de 1209 par un accord {Une partie de l'une des pièces de ce procès fera "référence" à la donation de la terre d'Harel que Jean reçu de son neveu nommé Hamon dit fils d'Alain. Sur cet acte est aussi présent le propre enfant du dit Hamon lequel Hamon doit être âgé d'au moins de 20 ans pour être en âge d'être père. Jean étant né vers 1160, étant le frère puisné d'Alain, Hamon son neveu, fils de son frère aîné Alain,  au plus tôt lui doit voir le jour vers 1170 et le fils de ce dernier doit quant à lui naitre vers 1200. Cette date de 1209 doit donc correspondre approximative à l'époque en laquelle fut faite la dite donation d'Harel; il en est donc également ainsi pour la fin du procès d'Abington} lequel fut établit entre Jean et son petit-cousin William III fils de William II de Lanvalei celui-ci étant décédé en 1204. Ce même accord stipulera qu'à défaut d'avoir des enfants héritiers de sa seconde femme née "Meleton" la demie paroisse d'Abington au travers de son manoir aussi, alors en possession de Jean, sera reçu à la mort de Jean par les enfants du dit William III fils de William II. Et effet, suivant ce même accord, les enfants de Jean nés de son premier mariage contracté avec la soeur de Radulfus de Flacheio {ou de Raoul de Flachet} perdaient tous droits légitime sur l'ensemble des biens paternels situés en Angleterre.                                      L'élaboration d'arbres de généalogie, pour ce travail, reste essentielle. En effet ils sont les seuls à pouvoir mettre en évidence la "concordance" des dates présumées et donc les seuls à pouvoir vérifier l'absence de trous dits générationnels. Certaines unions, séparées par plusieurs décennies, furent faites au sein même de quelques familles tout en partant d'une souche commune; les rencontres de ces unions, lesquelles donc se croisent sur les trames du temps, permettent de vérifier l'absence même de ces manques ou de ces trous dits générationnels. Il en est ainsi de l'arbre de généalogie commune unissant Gervaise de Dinan à William III de Lanvallei et cela par un ancestre commun à tous deux, à savoir Richard de Clare Fitzgilbert. Cet arbre à lui seul met en évidence la bonne corrélation des dates concernant ces deux mêmes personnes parentes éloignées l'une de l'autre et cela en les plaçant tous deux sur une même ligne horizontale de généalogie. Nous voyons très bien ainsi dans ce même arbre de généalogie que l'écart moyen générationnel séparant deux générations avoisine les 30 années.                                                                                           Jean de Lanvallei étant né vers 1170, ayant environ 40 ans en 1209, Alain le père de William et le grand-père de Jean [le dit William étant l'oncle de Jean. Dans l'un des écrits judiciaires relatifs au procès de la Petite Abington Alain sera dit "grand-père de Jean de Lanvallei et fils de Henri"] doit donc naitre quant à lui 2 générations avant, c'est à dire vers 1100.    Le grand-aieul de Jean, le dénommé Henri, lequel est aussi le grand-père de William 1er de Lanvallei et le père d'Alain (Alain fils de Henri, grand-père de Jean de Lanvallei...)  doit donc voir le jour quant à lui vers 1070 soit à la même génération que celle de Riwallon le Roux lequel, né aussi vers 1070-1080,  frère de Geoffroy de Dinan, offrira des terres à Saint-Florent de Saumur lors de la fondation du prieuré du Pont à Dinan ce dernier ayant été fondé entre 1070 et 1118 (1118 étant l'année de la mort de l'Abbé Wilhem de Dol abbé de St-Florent lequel lors de cette fondation représentait cette même abbaye de Saint-Florent; 1070 est l'année en laquelle il entra à Saint-Florent. Il était parent de Geoffroy 1er de Dinan. Le prieuré du Pont à Dinan fut très probablement édifié vers 1100).                                                   Il nous ait donc très difficile personnellement de faire  un lien de généalogie direct entre Henri "père d'Alain et grand-aieul de Jean de Lanvallei " et Riwallon le Roux de Dinan même si ce lien permettrait de rattacher à la famille seigneuriale de Dinan l'apparition même de la famille seigneuriale de Lanvallei. Je combats donc ce fait que l'on présente pourtant comme vrai depuis si longtemps pourtant. Pourquoi cela nous ait-il donc difficile ? Henri père d'Alain et Riwallon de Dinan voyant tous deux le jour à la même époque il est en effet difficile de voir au travers de la personne de Riwallon de Dinan le père d'Henri aïeul de Jean de Lanvalei. D'ailleur aucune charte  ou écrit, quels qu'ils soient, prêtent à Riwallon une descendance quelconque. Henri né vers 1070 est en Angleterre peu après 1100, année en laquelle Henry 1er sera couronné roi d'Angleterre, puisque ce dernier donne à Henri ou Aimerici 5 hides de terres en la paroisse de la petite Abington. A la même époque aucun écrit non plus prête à Riwallon une aventure Outre-Manche quant sa présence en Palestine, elle, est duement attestée. Riwallon de Dinan ou Riwallon dit le Roux pour les historiens semble être parti en croisade en Palestine vers 1113, Terre Sainte en laquelle pour les mêmes historiens il restera jusqu'en 1120. A son retour de Palestine, de nouveau en ses terres de Dinan, il fera commencé la construction de l'église de Saint-Sauveur de Dinan laquelle sera très probablement achevée par son neveu Alain 1er de Dinan dit aussi Alain de Richemont [La ville de Jérusalem ayant été prise en 1099, la première Croisade ayant débutée réellement en 1096, Geoffroy 1er de Dinan ayant vu le jour vers 1060, Riwallon son puisné doit donc naitre vers 1070 ayant alors environ 30 ans quand il parti en Terre Sainte. Pour des concordances de dates générationnelles il est peut-être plus juste de voir le départ de Riwallon pour la Terre Sainte vers 1096 participant alors pleinement à la prise de Jérusalem. Nous voyons en effet personnellement mal comment Riwallon aurait-pu partir en Terre Sainte après la prise de la Ville Sainte agé d'environ un peu plus de 40 ans à un âge déjà avancé au 11ème siècle. Cela cependant peut rester possible si nous acceptons le fait qu'il soit alors revenu de Terre Sainte agé de plus de 60 ans].                Au regard du procès de la Petite Abington, au regard de l'absence de Riwallon parti pour la Palestine entre 1096 et 1113, sachant aussi et maintenant qu'Henri père d'Alain [Alain rappelons le ici encore étant le grand-père de Jean de Lanvallei] doit voir le jour vers 1070 et qu'aucune charte, disons le encore, ne présente Riwallon comme ayant été le père d'enfants, cela quels qu'ils soient, peut-on toujours continuer de présenter légitimement aujourd'hui ce même Riwallon de Dinan comme étant la souche des seigneurs de  Lanvalei ? Il aurait fallut pour permettre ce fait que ce même seigneur de Dinan, Riwallon ou Riwallon le Roux, soit le père direct du dit Henri que nous nommerons ici de Lanvalei pour être plus explicite.                   Le procès d'Abington nous signale que le dit Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvalei, était entré en possession de cette paroisse dite de la Petite Abington, paroisse située en Angleterre, sous les heures du roi Henry 1er Beauclerc lequel fut sacré roi d'Angleterre en 1100. Cette paroisse Henri la transmettra héréditairement puisque son petit-fils William 1er et son arrière petit-fils Jean, tous deux oncle et neveu l'un de l'autre, seront tous deux propriétaires des dimes relevant de l'église de cette paroisse en indivis puisque chacun possédera sa propre moitié de la dite église et paroisse.                               Sachez qu'il n'existe aujourd'hui aucune charte écrite stipulant la présence du dit Riwallon le Roux en Angleterre et que la transmission généalogique de cette même paroisse rattacherait plutôt le dit Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvallei, à la famille comtale et ducale de Bretagne.                                          Une seule génération avant celle d'Henri "de Lanvalei" effectivement la seigneurie d'Abington sera le bien d'Etienne de Penthièvre, le propre frère de Geoffroy 1er Boterel, puisque Etienne de Penthièvre donnera des dimes relevant de cette paroisse à l'église de Sainte-Marie d'York. Comment l'église de la Petite Abington fut-elle transmise d'Etienne de Penthièvre aux seigneurs de Lanvalei ? (Il n'existe donc aucune trace écrite d'une descendance, et cela quelle qu'elle soit, de Riwallon de Dinan dit le Roux. Il est vrai que ce dernier fit donation de terres situées de l'autre côté de la rivière, terres aujourd'hui situées en la commune de Lanvallay. Il ne faut cependant pas pour autant oublier que ces mêmes terres furent rattachées à notre commune de Lanvallay qu'au lendemain de la Révolution même si ces dernières antérieurement relevaient religieusement de la paroisse de Lanvallay et que celles-ci, dans leurs toutes premières heures, relevaient directement de la seigneurie de Dinan. Il faudra en effet attendre l'an de Grâce 1168 pour voir disparaitre l'application de certaines coutûmes que les seigneurs de Dinan exerçaient de plein droit sur le prieuré du Pont à Dinan. Ce fait est confirmé par une charte laquelle fut établie en cette même année 1168 entre l'abbé du prieuré et Olivier de Dinan. Lire cette charte dans le chapitre consacré aux chartes judiciaires. Il nous semble donc aujourd'hui très difficile d'affirmer avec certitude que l'origine seigneuriale des seigneurs de Lanvallei soit issue de celle des seigneurs de Dinan. La première mention écrite mentionnant notre paroisse dite de "Lanvallay" est celle qui apparait dans une charte rédigée qu'en 1205, soit près d'un siècle après l'existence même du dit Riwallon le Roux. En dehors de l'apparition de toute nouvelle pièce écrite, religieuse ou judiciaire, les pièces les plus fiables pouvant êtres utilisées pour essayer d'établir l'ascendance des premiers seigneurs de Lanvallei restent à ce jour que le procès d'Abington ainsi que la transmission généalogique de l'une de ses deux paroisses, celle de la Petite Abington).  Pour tenter d'analyser cela il est vraiment indispensable de bien comprendre et les différentes étapes du déroulement de ce même procès et de comprendre aussi les premières heures de la  transmission de cette même paroisse laquelle, géographiquement, relevait des comtes de Bretagne seigneurs de Penthièvres et de Richemont. Il est presque certain aujourd'hui que Geoffroy 1er Boterel, malgrès le fait qu'on ne lui connaisse qu'un seul enfant reconnu en la personne de Conan de Penthièvre (ce dernier trouvera la mort la même année que son père, en 1093) eu un enfant naturel nommé Aimericii puisque l'existence de ce dernier se trouve être aujourd'hui attestée par une charte laquelle, réalisée entre 1107 et 1130, confirmera dans ses écrits les différentes possessions relevant du prieuré de Combourg. Cette confirmation fut faite par Jean 1er et Gelduin tous deux seigneurs de Dol. En effet lorsque furent confirmées les différentes donations faites à ce prieuré relevant de l'église de Dol furent cités comme témoins les enfants de ce même fils naturel lesquels sont alors présentés tous deux comme étant des enfants Aimericii nés Boterel "Gaufridus et Alanus Boterel filii Aimericii  (ou Geoffroy et Alain Boterel les enfants d'Aimericii. Filius en latin se lit: fils de...quand  Filii se lit: enfants de...). Cet enfant naturel, le dit Aimerici, doit naître obligatoirement avant l'année 1093 puisque cette même année fut celle de la mort de Geoffroy 1er Boterel rappelons le de nouveau ici encore. (Certains historiens anglais font eux aussi "d'Aimericii fils Boterel" la souche des seigneurs de Lanvallay ou de Lanvalei. Il font aussi de Gaufridus Boterel filii Aimerici l'ancestre de Geoffroy Boterel de Nettestead le dit Gaufridus étant alors de fait le frère d'Alain grand-père de Jean de Lanvallay. Dans cette supposition "anglaise" Geoffrey Boterel de Nettestead serait donc entièrement distinct de Geoffroy II Boterel fils d'Etienne de Penthièvre et époux d'Havoise de Dol. Qui a raison ? Mort sous les murs de Dol en 1093 après avoir voulu reprendre le comté de Rennes et sa proche région, hier tous deux détenus par feu son père Eudes, Geoffroy 1er Boterel fils d'Eudes sera très présent en des terres proches de l'évêché de Dol. Présent ici même pendant de nombreuses années, seigneurialement assis bien au delà des frontières naturelles de sa seigneurie du Penthièvre Geoffroy 1er Boterel sera physiquement présent à Rennes vers 1084; rappelons qu'il décédera d'ailleurs à Dol en 1093. Son fils légitime et héritier, Conan Boterel, prendra en les terres seigneuriales de Dol, pour épouse, Noga de Dol la propre petite-fille de Jean de Dol; son propre neveu Geoffroy II Boterel, lui prenant pour épouse, toujours sur ces mêmes terres doloises, Havoise de Dol la propre soeur de  Noga. Nous voyons très bien ici la maison comtale de Penthièvre renforce ainsi, et cela par ces deux mariages successifs, des liens étroits peut-être déjà établit hier par Geoffroy 1er Boterel lui même. Est-ce que c'est son attrait pour le comté de Rennes, au lendemain de la mort de Geoffroy Grenonant, son propre cousin germain, qui fut à l'origine même de sa fréquente présence sur les terres proches du dit évêché de Dol ? D'abord entré en conflit guerrier avec Conan II fils d'Alain de Bretagne, son propre cousin, conflit mené pour reprendre la guerre ouverte ayant déjà opposée hier et son pères Eudes et le dit Conan {Conan était donc le propre neveu d'Eudes}, Geoffroy Boterel à la mort de Conan continuera les hostilités avec cette fois Hoël de Cornouaille ce dernier héritant de Conan par son épouse nommée Havoise. Hoël en effet avait épousé la propre soeur de Conan Hoël naissant donc dans la maison de Cornouaille comme son nom l'indique. Hoël sitôt décédé, le 13/04/1084, cette lutte fraticide sera de nouveau reprise et ainsi prolongée de nouveau puisque Geoffroy Boterel se soulèvera une dernière fois contre le nouveau duc de Bretagne, Alain Fergent, le propre fils héritier de Hoël et d'Havoise soeur de Conan. Est-ce dans la continuité  de la reprise de cette lutte fratricide que Geoffroy Boterel trouvera la mort sous les murs de Dol, en 1093, presque 10 années après le décès de son cousin germain Geoffroy Grenonat ? La nature ou la raison de la mort de Geoffroy Boterel n'est citée par aucune charte quelle qu'elle soit et nous ne savons pas si Geoffroy est décédé en 1093 lors d'un combat mené sous les murs de Dol ou s'il trouva une mort naturelle en cette ville.     Que pouvait bien faire Geoffroy Boterel derrière les murs de Dol en 1093 ?

    Le seigneur Geoffroy Grenonat, cousin germain de Geoffroy Boterel, avait reçu d'Eudes son oncle, le propre père de Geoffroy lequel était alors le maitre de la Bretagne, {Conan fils héritier d'Alain III étant mineur à la mort de son père Eudes son oncle en effet s'emparera de la direction du duché certaines chartes le présentant même comme étant duc de Bretagne. Lorsque Conan quelques années plus tard voudra entrer en possession de son héritage paternel Eudes son oncle s'y opposera créant ainsi un conflit lequel déchirera la maison ducal et la maison de Penthièvre pendant de très nombreuses années. Eudes de force retournera à la raison mais son fils Geoffroy Boterel, héritier de son père, rallumera ce foyer fraichement éteint sitôt la mort de Conan en se dressant contre Hoël de Cornouaille. Geoffroy Grenonant, fils naturel d'Alain III, se dressera lui aussi contre l'autorité ducale quand lui-même s'opposera lui-même au propre fils d'Hoël, le duc Alain Fergent} l'apanage du comté de Rennes. Au lendemain de la mort de Hoël, en les premières heures de règne d'Alain Fergent, duc héritier d'Hoël, Geoffroy Grenonat s'opposera militairement au nouveau duc son propre neveu lequel parviendra à s'emparer de son comté de Rennes, en 1084, année en laquelle fait prisonnier Geoffroy Grenonant trouvera la mort. La ville fortifiée de Renne sitôt prise l'apanage du comté de Rennes réintégrera de ce fait les biens du duché de Bretagne. Geoffroy Boterel dit "comte de Bretagne", avant 1085, année en laquelle le Pape Grégoire VII décédera, sera déjà ou toujours présent à Rennes puisqu'il est alors cité sur un écrit rédigée par ce même pape et envoyé au dit Geoffroy Grenonat seigneur de "Rennes"  : Gregorius Episcopus servus servorum Dei dilecto Gauffredo Redonensi, Hoëlo, Gaufredo filio Eudonis nobilibus comitibus Britanniae salutem et apostolicam benedictionem... Présent à Rennes et dans sa proche région, entre 1084 et 1093, Geoffroy 1er Boterel aura donc deux petits enfants nés de son fils naturel Aimericii lesquels, prénommés Alain et Geoffroy, seront tous deux présents à Dol en un temps s'étirant entre 1107 et 1130.             La charte de confirmation des différentes donations faites envers le prieuré de Combourg fut faite en la présence de Baldric archevêque de Dol lequel fut archevêque de cette cité religieuse de 1107 à 1130 année de sa mort. La seule présence de Baldric en tant qu'archevêque de Dol permet en effet de positionner sur l'échelle du temps, et cela grace à cette même charte religieuse, l'existence même des enfants d'Aimericii alors vivant et probablement vers 1120 :  teste Archiepiscopo Baldrico Dolensi... Traduction : Témoin Baldric Archevêque de Dol).       Si Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvalei, est bien né vers 1070-1080 alors il pourrait bien être la même personne que le dit Aimericii lequel, né avant 1093 aurait donc pu voir le jour vers la même époque  [1093 rappelons le ici est de ce fait l'année de la mort de Geoffroy 1er Boterel père naturel d'Aimerici lequel Geoffroy 1er, frère d'Etienne et oncle présumé aussi de Geoffroy II Boterel dit de Nettlestead meurt en les murs fortifiés de Dol en cette dite année 1093. N ous aurions alors au travers d'Alanus Boterel fils d'Aimerici le dit Alain dit fils d'Henri et grand-père de Jean de Lanvallay aussi puisque les prénoms Henri et Aimericii ou Aimeric ou Aymeric ont exactement tous deux la même étymologie Henry en langue germanique s'écrivant aussi Heimerich. Il ne faut pas oublier ici encore, en lisant ces quelques phrases que Alanus et Goffredus Boterel fils d'Aimerici seront tous deux présent à Dol lorsque seront confirmées les différentes donations faites au prieuré de Combourg. En 1139 lors d'une donation que fera Geoffroy II Boterel lequel eu deux épouse, Havoise de Dol en première noce et Vigolenta ou Vigolent en seconde noce, donation que Geoffroy II Boterel fera en faveur des moines de Hatfield lesquels relevaient de l'abbaye de Saint-Mélaine de Rennes, sera alors présent à ses côtés Aymeri dit dans cette charte "baron du comte Alain de Bretagne.  Aymeric ou Henri père d'Alain et arrière grand-père de Jean de Lanvallay, né vers 1080 comme nous l'avons vu plus haut, ne peut-il pas être le même Aimeric dit "baron du comte Alain de Bretagne lequel fut présent en 1139 quand Geoffroy II Boterel fit des donation aux moines d'Hatfield relevant de Saint-Mélaine de Rennes ? Lors de cette donation cinquante neuf années séparant seulement ces deux dates de 1080 et 1139 ne peut-on pas penser aussi que Aimeric père d'Alanus Boterel et le dit Aimeric baron du comte de Bretagne, ce dernier étant alors présent au côté du dit Geoffroy II Boterel, ne forment tous deux qu'une seule et même  personne ?                                                                                  Ne peut-on pas penser aussi que Alanus Boterel fils d'Aimerici soit la même personne que Alain fils d'Henry grand-père de Jean de  Lanvallay ? De sa seconde union faite avec Vigolenta Geoffroy II Boterel sera la souche en Angleterre, celui ayant pris le parti de Mathilde lors de la guerre de succession ayant opposée et Mathilde et son cousin Etienne de Blois, des seigneurs de Boutreaux lesquels feront lignées Outre-Manche; leur fils aisné à tous deux, William Boutereau, prendra pour épouse Alice Corbet parente de Sybile laquelle fut la très jeune maitresse du roi Henry 1er d'Angleterre. Seigneur de Penthièvre et de Lambale cité en 1120, quelques années avant sa présence en Angleterre, Geoffroy II Boterel fera édifier notamment le château de Montcontour avant de procédé le 03/025/1137 à la fondation de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois assise en la paroisse de Pledeliac. Geoffroy II Boterel aura pour enfant héritier de ses seigneuries bretonnes Riwallon enfant conçu avec Havoise de Dol. Né de Vigolenta de Nettlestead William 1er  de Botreaux, pour Boterel,  sera respectivement conestable de Wallingford, shériff de Devonshire et de Cornewall; son frère Peter confirmera en Angleterre et en 1153 la donation que fit feu son père aux moines de Saint-Mélaine de Rennes. Les seigneurs de Botreaux garderont toutefois des liens "affectifs" avec le duché de Bretagne puisque Reginald ou Renaud de Botreaux, fils de William II et petit-fils de William 1er de Botreaux sera plus tard, en 1181, nommé par Henry II roi d'Angleterre sénéchal de Rennes puis sénéchal de toute la Bretagne semblant avoir ainsi précédé de peu, à ce poste, son parent présumé, Robert de Lanvallay. Nous trouvons ainsi nommés successivement à ce poste de sénéchal ou dapifer de Rennes par Henry II d'Angleterre William 1er de Lanvallay lequel est cité en 1167; puis Reginaudi ou Renaut ou Regnault Boterel en 1181 son parent présumé; très peu de temps après, nommé peut-être par la duchesse Constance alors veuve  nous trouvons aussi Robert de Lanvallay lequel est cité sénéchal de Rennes en 1190 dans un titre de l'abbaye de Savigné. Il faut noter ici aussi la présence vers 1160 de Hamo Boterel lequel, enfant supposé de William 1er de Botreaux, sera cité sénéchal (de Bretagne ?) lors d'un acte rédigé du vivant de la duchesse Berthe de Bretagne laquelle épousa le dit Alain comte de Bretagne, le propre fils d'Etienne 1er de Penthièvre. Il faut noter aussi en 1074, cela toujours en tant que sénéchal de Bretagne, la personne de Rolland de Dinan ce dernier étant ensuite remplacé à cette même charge par Raoul II de Fougères celui-ci trouvant la mort en 1190 en Terre Sainte. Renaut Boterel ou de Boutreaux apparaitra ainsi dans un titre de l'église de Dol, cela en tant que sénéchal de Rennes, lorsque le roi Henry II ordonnera en 1181 que enquête soit faite afin que puissent êtres recouvrés, suite à moults combats menés, les différents biens perdus de l'église de Dol; cela sera fait en la présence aussi de Geoffroy Plantagenest dit "comte de Bretagne" Actum anno Verbi Incarnati MLXXXI mense Octobri de Mandato Henrici Regis Angliae et Gauffredi filii ejus Comitis Britannie...per manum Réginaudi Boterel eo tempore Senescalli Redon] .                 Nous effaçons ainsi, par cette même supposition, tout manque ou creux générationnel éventuel en liant et en rattachant directement, et cela par la seule logique de la chronologie, la dite maison de Penthièvre à l'ascendance même d'Henri père d'Alain ce dernier étant la souche certifiée de la maison seigneuriale de Lanvallei, problème générationnel que certaines personnes ont cru à tors pouvoir appercevoir dans ce présent travail.                                                                                                    Si nous pouvions retenir pour vrai cette éventuel affiliation alors disparait aussi et en totalité la possibilité que Riwallon dit le Roux puisse être la souche des seigneurs de Dinan le dit Haimericii ou Heimric ou Henri étant placé chronologiquement sur la même ligne de généalogie que le dit Riwallon le Roux [Nous ne pouvons ici que réitérer le fait que les existences de William et Jehan de Lanvallei, tous deux nommés de Lanvallei, tous deux "oncle et neveu l'un de l'autre", impliquent la très forte probalité que leur aieul à tous deux, par définition leur ancêtre commun à tous deux, le dénommé Alain, ait été de son vivant en possession d'une terre nommée "de Lanvalei".                     Le nom de cette terre "Alain fils de Henri" semble ensuite la transmettre  à ses fils héritiers directs à savoir Raoul de Lanvallei, Willelme de Lanvallei et leur frère à tous deux le père "supposé" de Jean de Lanvallei". Ce père "supposé" est vrai si ce dernier bien sur n'est pas  la même personne que le dit Raoul ci-dessus frère de Willelme ou William.                                  Nous ignorions entièrement quand et comment Alain, que nous appellerons donc "de Lanvalei", reçu cette terre dite de Lanvalei. Cependant il est à peu près certain que ce fut lui qu'il l'ait reçu personnellement en sa cassette puisque dans le déroulement des premières heures du procès d'Abington il est nommé "Alain fils de Henry" et non pas Alain de Lanvallei. La 1ère possession de cette terre semble donc être intimement liée à Alain lui-même puisque ses enfants, répétons le, seront tous dits : "de Lanvallei".                                                                                               Il faut surtout ne pas oublier aussi que les seigneurs de Penthièvres avaient une emprise seigneuriale très importante. Celle-ci dépassait de très loin leur terre "première" cette dernière venant originellement buter, proche de Jugon, sur les terres seigneuriales relevant des seigneurs de Dinan; la rivière séparant ces deux seigneuries, les seigneurs de Dinan étant les vassaux des Penthièvre, était celle de l'Arguenon. Comtes de Bretagne en effet leur puissance seigneuriale était alors d'autant plus très étendue. Pour tout cela leurs influences s'étiraient bien au delà des terres même des seigneurs de Dinan. Effectivement Geoffroy 1er Boterel, fils aisné d'Eudes et neveu d'Alain III duc de Bretagne, sera dit en une charte de donation: Geoffroy comte de Bretagne. Seigneurs de Penthièvre et de Lambale, comtes de Bretagne aussi, les liens unissant les premiers seigneurs de Penthièvre avec les seigneurs assis en l'archevêché de Dol prouvent, et cela par des mariages contractés au sein même de ces deux familles seigneuriales, l'importance de leur influence. L'influence des Penthièvres s'appliquera de faite sur tout un ensemble de terres étendues lesquelles s'étireront, en dehors du comté de Penthièvre, entre la seigneurie de Dol et les terres relevant du comté de Rennes.                                                     La grande assise géographique des seigneurs de Penthièvres, à l'extérieur même de leur fief premier, s'étirant de fait vers Rennes, comprenait-elle alors une assise en notre actuelle commune de Lanvallay ? La paroisse de Lanvallei, citée en 1205, existait-elle déjà en 1093 année du décès de Geffroy 1er Boterel ou bien apparait-elle qu'après la rédaction de la charte citant et Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimericii ?                       Il est possible toutefois qu'Henry père d'Alain, Alain que nous nommerons personnellement donc de Lanvallei, soit ou bien le fils d'Haimericii Boterel ou bien Aimericii lui-même. Dans ce cas, père d'Alanus et de Geoffroy Boterel, Aimeric ou Henri aurait donné à son fils Alain le prénom de feu son parent le duc Alain III duc de Bretagne. Quoi qu'il en soit nous voyons ainsi très bien la transmission de ce prénom Alain au sein même de la famille de Penthièvre. Cela est évident depuis Eudes de Penthièvre lequel, frère d'Alain III duc de Bretagne, était aussi le père de Geoffroy Boterel ce dernier ayant pour fils Aimericii lequel fut le père attesté et de Geoffroy et d'Alanus Boterel fils d'Aimericii. Le prénom Alain sera également transmis de la dite famille seigneuriale de Penthièvre à celle des seigneurs de Dinan-Becherel; la famille des seigneurs de Dinan semble en effet avoir été unie aux Penthièvre par le mariage ayant été établi entre Olivier 1er de Dinan et Gana cette dernière étant une fille naturelle présumée d'Eudes de Penthièvre. L'affiliation présumée de Gana peut effectivement à elle seule nous expliquer comment les seigneurs de Dinan, cela via Olivier 1er de Dinan, ont pu entrer en possession du castel de Jugon hier bien seigneurial d'Eudes de Penthièvre].  

     

     

    Quelques pages d'Histoire...

     

    L'an 1034. La séparation ou la division du duché de Bretagne               Alain III duc de Bretagne, peu après 1034, année de la mort de la duchesse Havoise sa mère, a partagé son duché en presque deux parties égales et donné l’une de ces deux parties en apanage à Eudes, son jeune frère puisné ; la seigneurie de Penthièvre vient ainsi de naître, le comté de Bretagne aussi. Toutefois en créant cet apanage lequel est immense puisqu’il s’étire sur presque tout le nord du duché, du Trégor au pays Dolois [A savoir les diocèses de Tréguier, de Saint-Brieuc, d’Aleth et de Dol, très grande partie du duché représentant, au 10ème siècle, toute la partie de la Bretagne acquise financièrement hier et par Judicaël de Rennes et par Wicohen alors archevêque de Dol tous deux proches parents. Ils avaient ensemble en effet acquit financièrement toute cette partie nord du duché de Thibault de Blois et cela au lendemain même de l'assassinat de Drogon. Fils du défunt duc de Bretagne Alain Barbetorte Drogon avait été assassiné sur l'ordre probable de son tuteur, le dit Thibault de Blois. Frère de Gerberge de Blois Thibault était par sa soeur le propre beau-frère d'Alain Barbetorte et le tuteur de Drogon qu'Alain de son vivant avait malheureusement eu tors de choisir pour tuteur de son enfant.Sitôt l'assassinat commis Thibault entra en ses seigneuries en ayant cependant pris soin de vendre au préalable, au comte de Rennes et à son frère supposé, Wicohen, toute cette partie du duché.                       Au 10ème siècle Judicaël de Rennes, aisné de Wicohen, laissera son frère puisné présumé diriger seul cette grande entité seigneuriale laquelle sera ainsi placée directement sous l'autorité religieuse du diocèse de Dol. Plus qu'aucun autre diocèse celui de Dol fut celui qui a possédé le plus d'Enclaves  dans d'autres diocèses et cela en dehors de son propre territoire. L'ensemble de ces enclaves représentait à lui seul 1/3 du diocèse de Dol, enclaves principalement insérées dans les diocèses de Tréguier et de Saint-Brieuc. Ses enclaves religieuses trouvent peut-être leur origine commune dans le fait qu'au 10ème siècle Wicohen, archevêque de Dol, possédait alors l'ensemble de ces mêmes diocèses. Peut-on aussi, au regard de ce même fait, jeter ici un pont reliant et les seigneurs de Penthièvre, comtes de Bretagne, et l'histoire de l'évêché de Dol ? Il est possible toutefois que l'origine de ces mêmes enclaves soit toute autre. En effet l'origine des enclaves de l'évêché de Dol serait peut-être née de la volonté même de Nominoë lorsque celui-ci décida de modifier les dits évêchés de Bretagne oeuvrant ainsi pour la future royauté de Bretagne vers laquelle il aspirait. Jusqu'en 836 la Bretagne ne comprenait en effet que 5 diocèses lesquels étaient tous tenus entre les mains d'évêques entièrement soumis à l'autorité des princes franks et agissant principalement dans l'intérêt de ces mêmes princes.                 Ainsi respectivement les diocèses de Vannes, de Cornouailles, du Léon, de Dol et d'Aleth étaient placés en 845-846 entre les mains de Susannus, de Félix, de Liberalis, de Salacon et de Mahen. Nominoë, dans sa marche devant déboucher sur l'autonomie de la Bretagne, face à l'autorité des mêmes princes franks, devait impérativement se séparer de ces seigneurs religieux tous dévoués à cette même autorité. Il parvient ainsi, avec l'aide du moine Convoyon, à obtenir leurs démissions respectives les ayant surpris à pratiquer fréquement le pécher de Simonie. Ayant fait de Dol dans le courant de l'année 848 la nouvelle métropole de la Bretagne, refusant de ce fait de reconnaitre l'Autorité première de la Métropole de Tours, il remplaça les évêques coupables de Simonie tout en créant deux nouveaux diocèses. Ce fut ceux de Tréguier et ceux de Saint-Brieuc, diocèses nouveaux et créés à partir du diocèse de Dol lequel hier, depuis Wicohen, archevêque de Dol, touchait respectivement les diocèses du Léon et de Cornouilles. De ce fait le diocèse de Dol, devenu Métropole, s'en trouvait être considérablement réduit et afin de compenser ce fait Nominoë, très probablement, dû octroyer à la nouvelle étendue de l'évêché de Dol ces mêmes enclaves assises et en le nouveau diocèse de Tréguier et en le nouveau diocèse de Saint-Brieuc. Quoi qu'il en soit, qu'elle ait été l'origine de ces dites enclaves doloises, elles jetèrent très longtemps un lien indestructible entre toute cette partie du duché de Bretagne, demain comté de Bretagne, et la région de Dol au travers de son évêché et de ses enclaves. Seigneur temporel de la ville de Dol ainsi que de tout son Régaire, sa "Circonscription", l'évêque de Dol au titre de ses enclaves possédait ainsi et en autre, et cela en tant que seigneur temporel du Régaire de Dol, la paroisse de Coetmieux en le diocèse de Saint-Brieuc ainsi que les paroisses de la Roque et de Saint-Samson sur Risle. Ainsi Lanleff, terre Paimpolaise sur laquelle se dresse toujours aujourd'hui l'une des plus ancienne église de Bretagne, église circulaire probablement érigée au 10ème siècle, relevait en 1148 de la paroisse de Lanloup laquelle quant à elle dépendait alors du dit évéché de Dol], Alain vient il aussi de créer un contre pouvoir dans son propre pouvoir, deux entités bretonnes de presque égale puissance se faisant désormais face, l’une à l’autre. La couronne ducale de Bretagne dorénavant doit tenir compte de cette nouvelle puissance seigneuriale; demain en effet de son sein sortira la maison comtale de Bretagne [Geoffroy 1er Boterel, enfant d’Eudes de Penthièvre, reprendra le titre de comte de Bretagne porté hier par son père lequel titre sera transmis à son tour aux propres enfants d’Etienne de Penthièvre, le frère cadet de Geoffroy 1er Boterel. En Angleterre les terres bretonnes relevant alors de la maison seigneuriale de Penthièvre seront toutes dites, dans différentes chartes religieuses : terres situées en la cour du comte de Bretagne. Ce comté de Bretagne sera créé au lendemain de la mort d’Alain par Eudes son frère puisné quand celui-ci prendra la direction du duché au nom de son neveu Conan II, enfant alors encore mineur].  

     

     


     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

    Denier Billon recto-verso d''Eudes de Penthièvre (décédé le 07/01/1079, l'atelier de monnayage d'Estienne de Penthièvre son fils semble avoir été implanté à Rennes ceci confirmant la limite orientale du comté de Bretagne lequel s'étirait donc effectivement sur toute la partie nord du Duché ,du Trégor à l'actuelle région du Cesson englobant de ce fait les seigneuries de Dol, et de Dinan aussi. 

     

      

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Denier de Guingamp à la Croix étoilée d'Estienne de Penthièvre  (images d'Inumis.com)

    Alain dans cet apanage, ayant donné à Eudes les diocèses de Tréguier, de Saint-Brieuc, d’Aleth et de Dol, avec toutes leurs villes réciproques, n’a donc gardé pour lui il est vrai que les diocèses de Vannes et de Rennes.   Il a cependant tenu à garder la possession des plus grandes villes

    importantes appartenant aux diocèses d’Aleth et de Dol notamment, diocèses donnés à son frère Eudes tout en demandant à ce dernier la soumission que tout frère puisné doit à son aisné et cela probablement sur l’ensemble des évêchés reçut par Eudes. Alain possède ainsi toute une réelle puissance, quelle soit féodale ou économique, sur l’ensemble des diocèses cédés un peu plus tôt à son frère cadet.                                 Mécontent de cette position de force et de sa propre faiblesse aussi, et désirant peut-être posséder, et cela avant toute chose, une indépendance quasi complète par rapport à Alain son frère aîné, Eudes ne tarde pas à s'emparer des villes importantes que sont alors Dol et Aleth les confiant aussitôt prises à sa soldatesque [Etienne de Penthièvre vers 1090, fils d'Eudes et frère puisné de Geoffroy 1er Boterel, réalisera un atelier de monnayage et cela en continuité du denier billon frappé par son père Eudes. Cela fut fait en la ville de son épouse, Havoise de Guingamp, afin probablement de mieux pouvoir continuer à souligner l'indépendance de son comté dit de Bretagne par rapport à l'autorité ducale de son parent. Cette frappe de monnaie, au sein du comté de Bretagne, quasi indépendante donc du duché de Bretagne, sera poursuivie jusque dans la première moitié du 13ème siècle, vers 1225, peut-être sous Geoffroy III de Penthièvre lequel sera son arrière petit-fils. Certaines pièces de cette monnaie furent retrouvées dans la région Doloise aussi].  


     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Le château de Lehon

                                                                                                    

    1034 : La prise de la motte féodale de Lehon.                                        La prise militaire de ces deux villes importantes fut faite après avoir probablement pris "conseil" auprès du vicomte de Dol lequel, fils de l’ancien gouverneur des enfants du duc Geoffroy 1er de Bretagne est alors Hamon, fils de Roienteline (ou Hamon II de Dol pour les historiens. Il était de frère de Josselin premier seigneur de Dinan).                                   Cette dernière est dite vicomtesse dans différentes chartes religieuses notamment celle relative à la fondation du monastère de St-Georges de Rennes fondé en 1032. Quel est donc cet Hamon dit "fils de l'ancien gouverneur des enfants du Duc Geoffroy" par les anciens historiens, fils que nous savons avoir été "viscome" du duc par différentes chartes religieuses rédigées ?                                                                           Haimon le vicomte fut  le probable constructeur de la motte castrale de Léhon laquelle a été érigée avec certitude avant 1034 puisqu’elle fut en cette même année 1034 assiégée par Alain III duc de Bretagne [elle fut peut-être élevée un peu plus tôt, vers 1029, quant Robert de Normandie déclara la guerre à Alain III de Bretagne, son cousin, en cette même année1029. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, sa construction aurait alors pu être réalisée par Hamon dit le "gouverneur des enfants du duc Geoffroy", à savoir le propre père de Hamon II de Dol dit le "Viscome"]. Haimon II en 1024, âgé d’environ 25 ans, est cité à son tour, tout comme le fut son père aussi, comme étant le gouverneur du duc Alain III lorsque ce dernier décide d’assiéger son oncle Judhaël lequel s’est enfermé dans son château de Malestroit. La charte relatant ce fait précise que pour prendre cette décision Alain fut aidé des conseils donnés par Haimon son gouverneur et les frères de ce derniers [à savoir Joscelin de Dinan, l’archevêque de Dol Junguené, Riwalon de Combourg etc. lesquels nominalement ne sont pourtant pas cités]. Lors du conflit ouvert en 1034 entre Alain III de Bretagne et Eudes de Penthièvre, très peu de temps après la séparation du duché par Alain, Haymon II dit de Dol [ce dernier par sa vicomté de Dol était géographiquement placé il est vrais directement sous la nouvelle autorité première et directe d’Eudes de Penthièvre relevant ainsi de ce fait de ce nouveau comté de Bretagne récemment créé] prend probablement par devoir de féodalité le parti d’Eudes ce dernier se trouvant être alors son nouveau 1er seigneur féodal en le nouveau comté de Bretagne créé.

     

     

     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Vue sur Lehon depuis le manoir de Beauvais                         

     

    Le pays Dolois.                 

    Alain III de Bretagne, mécontent de la prise de position de ce jeune comte rebelle, qui est son propre jeune frère, décide d’assiéger en 1034 son château de Léhon relevant alors de la vicomté seigneuriale d’Haimon de Dol. La bataille commencée et la motte féodale de Léhon presque reprise par ses gens en armes il confie la continuité du siège de cette place forte au vicomte de Léon lequel, parmi d’autres barons bretons, a pris fait et cause pour lui [Un combat eu lieu entre les deux frères princiers, près de Léhon et proche de la rivière ; Eudes perdant la bataille s’en ira se réfugier dans sa place de Guingamp. L’évêque de Vannes et Robert de Normandie, neveu de la duchesse défunte, unirent leurs efforts dans la suite de ce combat afin de réconcilier ces deux frères devenus, depuis hier, deux frères ennemis acharnés]. 

     La paix entre les deux frères enfin revenue Eudes ne semble pas perdre de territoire, quels qu’ils soient. Il semble au contraire conserver entièrement la pleine jouissance de la ville de Dol prise précédemment.     Il garde aussi probablement certaines des terres relevant de cette grande seigneurie également. A-t-il pu garder, sous sa seule autorité première, tout le pays Dolois ? Quels furent alors les liens qui furent tissés entre la jeune seigneurie de Penthièvre [ou le comté de Bretagne] et la région de Dol et sur quelle durée ceux-ci se sont-ils étirés ?                                    Ces liens semblent avoir été tissés très tôt. En effet le neveu d’ Eudes de Penthièvre, lequel se prénomme Geoffroy [Geoffroy le Bâtard ou Geoffroy Grenonat lequel demain sera seigneur de Rennes], fils naturel d’Alain III de Bretagne, prendra pour épouse Berthe de Combourg la propre nièce d’Haimon II viscomes de Dol ci-dessus; cette dernière était en effet la fille de Riwallon dit Chèvre-Chenu, le 1er seigneur connu de Combourg.       Quant à Conan 1er de Penthièvre il prendra quant à lui pour épouse Noga de Dol la propre petite fille de Jean 1er seigneur de Dol et l'arrière petite-nièce aussi du dit Riwallon Chèvre-Chenu [par son père, Geoffroy 1er Boterel, Conan de Penthièvre était donc le petit-fils d’Eudes de Penthièvre. En ce travail ici proposé il est aussi le demi-frère d'Aimerici père d'Alanus et Geoffroy Boterel fils d'Aimerici. Nous voyons très bien ici les différents liens lesquels furent tissés entre la maison seigneuriale de Penthièvre et la seigneurie de Dol].

    Geoffroy II de Penthièvre dit de "Nettleshead" [ce dernier s'implantera définitivement en Angleterre et lors d'un don religieux fait aux moines d'Hartfield relevant de Saint-Mélaine de Rennes, alors témoin sur la charte confirmant cette même donation sera présent aussi son dit parent Aimericii. Nous pensons que celui-ci a pu avoir été le père  d'Alain et de Geoffroy Boterel fils d'Aimericii. Geoffroy II Boterel sera la souche de la famille seigneuriale anglaise des Boutreaux], cousin direct de Conan 1er de Penthièvre, prend lui, pour épouse, la propre sœur de Noga de Dol nommée Hawise de Dol.                                                                             En 1093, alors en conflit avec Hoël de Cornouaille, Geoffroy 1er Boterel, fils d’aîné d’Eudes de Penthièvre ci-dessus, frère d'Alain III de Bretagne, trouvera la mort sur ou en les murs de Dol. Nous voyons très bien de nouveau ici les différents liens déjà tissés entre le pays Dolois et la famille seigneuriale de Penthièvre (les deux petits-fils de Geoffroy 1er Boterel, nés tous deux d’Aimeric  ci-dessus, à savoir Alanus Boterel filius Aimericii et Geoffroy filius Aimericii, seront tous les deux cités comme témoin lors de la rédaction d’une charte relative, quant-à elle, aux différentes donations faites au prieuré de Combourg.                             Geoffroy 1er Boterel n'a eu, pour enfant légitime, qu'un seul enfant mâle nommé Conan de Penthièvre lequel épousa la dite dlle Noga de Dol. Il eu cependant cet autre enfant naturel nommé, quant à lui, Aimericii. L'affiliation ascendante unissant les deux enfants Aimericii à Geoffroy 1er Boterel est en effet confirmée par cette charte de donation dans laquelle les fils d'Aimericii sont nommés: Alanus et Goffredus Boterel filii Aimericii). Nous voyons très bien, et à quel point ici ! comment la famille seigneuriale de Penthièvre, cela par des unions successives, a pu s'ancrer profondément dans cette partie géographique du Duché, zone géographique du duché comprenant notamment la jeune seigneurie de Dol et son évêché dont relèvera demain la paroisse de Lanvallay... 

    (Jean 1er de Dol est le fils de Riwallon dit Chêvre-Chenu, le frère de Junguené archevêque de Dol. Il est aussi à ce titre le neveu de Goscellin de Dinan et de Hamon II de Dol, vicomte de Dol. Riwallon 1er se voit confier une toute nouvelle seigneurie créée pour lui par son frère Junguené, celle de Dol-Combourg. En tant que seigneur de cette nouvelle seigneurie et en tant que "Porte Etendard" de l’archevêché de Dol aussi, il fait élever la 1ère tour de Dol. Vers 1064, prenant le parti de grands seigneurs du duché entrés en révolte contre les décisions du jeune duc Conan II, Riwallon, alors homme déjà vieillissant, s’enferme derrière les murs de sa tour de Dol assailli qu’il est par son jeune souverain breton Conan II. Riwallon de Combourg marche t-il à son tour dans les traces emplies de rébellion de son frère aîné Hamon II lequel, hier ,se souleva contre Alain III prenant de ce fait le parti de son frère Eudes ?                     Il est vrai que Riwallon de Combourg est également possesseur d’une seigneurie assise en Normandie et à ce titre, l'a détenant du duc de Normandie, il est aussi "vassal direct" de Guillaume de Normandie.     Donc, enfermé dans sa tour de Dol et assiégé par Conan II son duc breton, il fait appel au duc de Normandie, Guillaume dit le Bâtard, lui aussi son suzerain pour ses terres normandes. Guillaume répondant à son appel force Conan et son allié Olivier 1er de Dinan, le propre neveu de Riwallon dit Chêvre-Chenu, à aller s’enfermer tous deux dans une motte castrale laquelle dresse alors ses pieux de bois sur le dessus naturel du prieuré de Saint-Magloire à Léhon. Ceci est l’épisode relaté par la très célèbre tapisserie de Bayeux. 

    Riwallon Chêvre-Chenu semble mourir quelques années après, vers 1070; son fils majeur, Wilhem ou Guillaume de Dol, renoncera à son droit d’aînesse vers 1070 afin de pouvoir entrer en religion en l’abbaye de Saint-Florent le Vieil, près de Saumur. Wilhem décèdera en l’an 1118 après avoir dirigé, comme Maître Abbé de Saint-Florent de Saumur, quelques années auparavant, la fondation du prieuré du pont à Dinan voulu par son parent Geoffroy 1er  seigneur de Dinan.                                                            Jean 1er de Dol, devenu par le renoncement de son aîné alors entré en religion le nouveau seigneur légitime de Dol offre, cela en compensation religieuse à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur, l’église de Pleine-Fougères avec ses dixmes seigneuriales. Il crée vers 1080, par ses libéralités, l’abbaye de Saint-Florent sous Dol qu’il offre presque aussitôt à Saint-Florent de Saumur aussi. La seigneurie de Dol, ainsi, passa de Hamon II de Dol à son petit-neveu Jean 1er de Dol. Celui-ci deviendra archevêque de Dol tout comme le fut hier son oncle, Junguené de Dol).  

    Au lendemain de cette réconciliation, faite entre les deux frères princiers et ennemis, le calme semble revenir définitivement au sein de la maison ducale de Bretagne. Eudes cependant, dès la mort d’Alain laquelle survient en 1039, Conan son neveu étant encore enfant mineur, s’empare aussitôt et politiquement des rênes du duché et va t’il aussi et ainsi le gérer de ses seules décisions. En fait il prend le titre de comte de Bretagne et assoit de cette façon ce comté et il sera ainsi nommé dans différentes chartes religieuses (dans certaines chartes il sera parfois présenté avec le titre de duc de Bretagne aussi).                                                                        Conan devenu adulte et reconnu comme seul duc légitime par les siens, cela en 1048, Eudes garde toutefois ce titre de comte de Bretagne qu’il transmettra à son fils aîné, Geoffroy 1er Boterel. La maison Comtal de Bretagne est définitivement née et se transmettra ainsi sur plusieurs générations. 

    Conan II fils d’Alain III, duc de Bretagne, meurt en 1066 empoisonné sans laisser de garçon né légitiment. Pour tout enfant légitime pouvant alors, à ce moment précis de l’Histoire, prétendre légitimement à la succession ducale, il n’y a qu’une jeune femme née d’Alain III père de Conan II; elle se prénomme Hawise. Havoise est alors la femme de Hoël comte de Cornouaille. Ce dernier va monter, et cela sur le seul nom de sa seule femme, sur le trône ducal et s’y maintenir de 1066 à 1084. Leur enfant à tous deux, Alain IV dit Fergent, sera l’héritier du duché ; la couronne ducale vient ainsi de sortir de la maison comtale de Rennes pour entrer dans celle de Cornouaille. 

    Que devient à ce moment de l'Histoire Geoffroy 1er Boterel ?                Alain IV Fergent devenu duc de Bretagne son parent Geoffroy 1er  Boterel, héritier du comté de Bretagne par son père Eudes, ne va pas tarder à rallumer les vieilles rancunes et mourir ainsi sous les murs de Dol en 1093. Est-il mort à  Dol à la suite de ces mêmes hostilités lesquelles, hier, avaient déjà si durement séparées son père de son oncle, Alain et Eudes ?       Une nouvelle fois la maison ducale de Bretagne et la jeune maison comtale de Bretagne vont s’affronter sur les champs de bataille. 

    Au lendemain du conflit ayant divisé Alain et Eudes, ce dernier possédant toujours la ville de Dol et les différentes terres l’environnantes (la ville de Dol ne semble n'avoir jamais été une baronnie mais simplement une très importante seigneurie et, à ce titre, par droit de féodalité, ses premiers seigneurs devaient probablement certains devoirs de vassalité envers les comtes dits de Bretagne), Hamon dit le gouverneur des enfants du duc, époux de Roianteline dite Vicomtesse, a déjà disparu de la scène de l’Histoire depuis très longtemps. Plus aucune charte ne le mentionne. Que devient peu de temps après la prise de sa motte féodale de Lehon, survenue vers 1034, Haimon II son fils dit Vicomte de Dol ? (ce dernier semble se reconcillier avec son duc et son successeur, puisque bien des années après, en 1066, Haimon II de Dol est présent au côté de Conan II lorsque celui-ci vient dans le pays Dolois combattre la rébellion menée par Riwallon de Combourg, le propre frère d'Haimon II de Dol)                     Josselin de Dinan apparaît quant à lui cité dans une charte religieuse rédigée au lendemain de la mort d’Alain III ; la baronnie de Dinan est donc probablement déjà née en 1039, année de la mort du duc Alain III.       Mais comment est donc née cette nouvelle seigneurie dite de Dinan issue de la région du Poudouvre ? Est-elle née pendant le conflit séparant Alain et Eudes ou bien trés peu de temps après la mort du même Alain, mort survenue en 1039 année en laquelle sera cité par la première fois cette même seigneurie ? 

     

     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'abbaye de Boquen à Plenée-Jugon                                        

     

    Le Pagus Daoudour et le pays de Porhoët.                                      Quand vers 1040 Eudes de Penthièvre entre en conflit ouvert avec son neveu Conan II fils d’Alain III, celui-ci essayant de récupérer son duché spolié par son oncle, il trouve un fort adversaire en son proche parent Guethenoc de Bretagne lequel est l'un des petits-fils de Conan 1er Beranger, seigneur de Guillier.                                                           Guethenoc décide de la construction d’un castel proche de Guillier, l’un de ses nombreux fiefs, castel qu’il nommera du nom de Josselin, le prénom de son fils (la seigneurie de Josselin a été ainsi créée, seigneurie étant à l'origine de la ville actuelle de Josselin). Guethenoc est seigneur du Porhoët, une vaste seigneurie se situant au travers de la grande forêt placée au centre du duché de Bretagne.                                                Prenant la défense de Conan II son parent Guethenoc, dit vicomte du Porhoët, va aussitôt mener une lutte difficile à Eudes ; il sera dans cette lutte aidé par les habitants d’une région étirant quant à elle ses terres étendues entre deux rivières, entre deux eaux, à savoir celle de la rivière de l’Arguenon et celle de la rivière de Rance. La seigneurie de Dinan, alors probablement déjà née, prend t-elle fait et cause pour Guethenoc et Conan II fils d'Alain III ?

    Cette vaste région est délimitée par la mer au nord, par la rivière de l’Arguénon à sa gauche, par la rivière de Rance ou le pays de Dol sur sa droite puis par la grande forêt et les limites du pays de Vannes à son sud ; le Pagus Daoudour ou pays des deux eaux apparait à ce moment de l'Histoire lequel demain sera nommé le Poudour puis Poudouvre.  

    Ce pays, positionné entre ces deux eaux citées, étire toutefois ses terres à la limite de la grande seigneurie de Penthièvre et sur le nouveau comté de Bretagne lequel, relevant d'Eudes de Penthièvre, est enfermé de fait lui aussi entre deux nouvelles rivières, celle du Gouët près de Plerin et celle du Couesnon laquelle sépare alors le duché de Bretagne de celui de Normandie. Cette grande seigneurie, laquelle comprend notamment le Penthièvre ou tout le pays de Lamballe, assure ainsi à d’Eudes, avec le comté dit de Bretagne, une puissance commerciale et militaire importante.  

    Toutefois Eudes de Penthièvre  n’aurait-il pas créé, voir positionner à la limite du pagus Daoudour, la seigneurie de Dinan  afin de pouvoir assurer au pays Dolois une 1ère  défense militaire contre les habitants de cette même région lesquels alors s'étaient ralliés à Guethenoc seigneur du Porhoët pour l'aider dans sa lutte l'opposant à Eudes ? Certains liens vassaliques ont-ils pu unir le Penthièvre à la jeune seigneurie de Dinan celle-ci aussitôt née ? (vers 1110, Geoffroy de Dinan, possesseur héréditaire du castel de Jugon, s’emparera illégalement de certaines terres appartenant à Briant Vetulus ou le Vieil, terre relevant alors du comté de Porhoët et située dans l'actuelle région de Plénée-Jugon. Sur cette terre spoliée, laquelle n’était donc pas la sienne, Geoffroy de Dinan souhaitera faire édifier un prieuré mais en avait-il moralement le droit ? Cette question sera clairement posée entre les deux antagonistes réunis pour ce faire à Dinan, en l’église de Saint-Malo. Briant devra donner son autorisation afin que la fondation de ce prieuré, voulu par Geoffroy de Dinan, puisse se faire. La réalisation du futur prieuré de Boquen allait bientôt commencer et cela grâce à l’acceptation de Briant le Viel. Celui-ci apparaît avec le titre de haut seigneur dans la charte relatant cet épisode ; il sera également présent dans l’une des chartes du cartulaire de Marmoutier, ayant donné certains fiefs au monastère de Saint-Martin le Grand de Marmoutier. Briant sera à l’origine de la famille seigneuriale de Brehan, famille positionnée dans le diocèse de Saint-Brieuc ; dans le courant du 12 ème siècle cette seigneurie aura rang de Baronnie. Brientius cognomine Vetulus Brihentensium summus dominus et eorum primogenitus ac Sancti-Martini monachus et…Plenée-Jugon relevait donc bel et bien de la seigneurie de Porhoët quand le château de Jugon, quant à lui, relevait de la seigneurie du Poudouvre. La charte de fondation du monastère de Jugon, en Plenée-Jugon, stipulait en effet que Jugon et son château, dans les temps d'hier, relevait alors de la famille seigneuriale de Penthièvre)                               La seigneurie de Dinan peut-elle, pour cette seule raison énoncée ci-dessus, avoir vu le jour ? Il faut cependant faire remarquer, ici et maintenant, que Josselin de Dinan, 1er seigneur de Dinan, ne semble pas avoir eu d’animosité dirigée envers le jeune duc Conan II fils du défunt Alain III.                                                                                                   Olivier 1er de Dinan, fils du dit Josselin de Dinan, ira même jusqu'à prendre les armes pour lutter aux côtés de Conan II quant celui-ci viendra à Dol pour assiéger l’oncle d’Olivier de Dinan lui même, Riwallon Chêvre-Chenu, lorsque celui-ci prendra la tête d’une rébellion fomentée et dirigée contre l’autorité de Conan II.                                                                   Alors quand est-il exactement de la création de la seigneurie de Dinan ? Est-elle née d’une simple division successorale de l’ancienne vicomté de Haimon époux de Roianteline, dite vicomtesse, ou bien est-elle née d’un choix stratégique et militaire lors du conflit ouvert entre Eudes de Penthièvre et Guéthenoc, seigneur du Porhoët ?                                    Quand est-il aussi de l’apparition de la 1ère seigneurie de Lanvallay laquelle un peu plus tard, assise sur les terres dépendant du diocèse de Dol, relevera géographiquement du comté de Bretagne par droits de féodalité et devoirs de vassalité ?                                                              La  seigneurie de Lanvallay apparaît pour la première fois au travers d’Alain lequel, fils de Henry, est présenté dans une charte comme étant le grand-père de Jean de Lanvallei, ainsi cité, Jean étant lui même le neveu de Willhelm (William ou Guillaume) de Lanvallei ainsi cité lui aussi.    Alain dit fils de Henry, parent de ces deux seigneurs nommés tous deux de Lanvallei, a probablement dû lui aussi porter le patronyme de Lanvallei. Au travers de cet Alain, que nous nommerons donc aussi de Lanvallei, lequel nait vers 1100, apparait donc très probablement pour la première fois la forme écrite du patronyme Lanvallei au travers du latin lanualei (Il nous faut cependant faire extrêmement attention à la lecture de cette charte laquelle reste un jugement judiciaire. A ce titre elle est très importante. Ce jugement fut rendu après de nombreuses années, jugement extrêment bien détaillé lequel se prononça en 1209 en faveur de Jean de Lanvallei et cela à l'encontre de Simon Lebret. Ce dernier avait spolié Jean de Lanualei de terres situées en le comté de Bretagne mais également d'une demi-paroisse située en Angleterre, à savoir la demie-paroisse de la Petite Abington située en le comté de Richemont;  l'autre demie paroisse était le bien propre de William II de Lanvallei lequel, en fait, la détenait de son père William 1er. Il nous faut savoir aussi que cette paroisse hier, et cela dans sa totalité, relevait d'Etienne de Penthièvre possesseur par ses frères successivement décédés du comté de Richemont. Pour étudier ce litige lire pour cela le châpitre propre aux faits et gestes des seigneurs de Lanvallei.                                                 Cependant pourquoi nous faut-il faire extrêment attention à la lecture de ce jugement ? Est-ce parce que il nous établit l'ascendance généalogique directe de Jean et de William de Lanvallei ?                                              Le comté de Richemont et sa paroisse de la Petite Abington, tous deux accompagnés du procès relatif aux terres spoliées de Jean par Simon Le Bret, jettent tous trois un pont certain entre l'ascendance de la famille seigneuriale de Lanvallei et la maison comtale de Penthièvre ou la maison ducale de Bretagne. Tout cela semble pouvoir mettre à mal le fait que l'on présentait depuis toujours la famille seigneuriale de Lanvallay comme étant un simple bourgeon ayant surgit sur le tronc de la famille seigneuriale de Dinan.                                                                                                      Dans le cas présent le lien unissant les seigneurs de Lanvallei à la Maison de Penthièvre reste donc la transmission de la paroisse de la petite Abington. Henri ou Hainric père du dit Alain est quant à lui un enfant naturel supposé de Aimeric Boterel lui même enfant naturel certifié de Geoffroy 1er Boterel ce dernier étant le propre frère du dit Etienne de Penthièvre.            

      La paroisse de Lanvallay en tant que telle apparait citée quant à elle, pour la première fois, bien plus tard, en 1205 puis en 1223 lors du décès de Guillaume père d'Olivier de Coëtquen. Les seigneurs de Lanvalei doivent-ils leur dénomination du nom même de la paroisse de Lanvallay ou bien est-ce que la paroisse de Lanvallay prit, elle, le patronyme de ses premiers seigneurs ? Ceci est-il une question pertinente ?                   Cependant il nous faut bien retenir le fait que le nom de la paroisse de Lanvallay, écrit Lanvalei, apparait pour la première fois effectivement qu'en 1205 lorsque le patronyme seigneurial de Lanvalei lui apparait écrit dès les premières heures de la seconde moitié du XII siècle. Avons nous la réponse à notre question que celle-ci soit pertinente ou non ?                    Le nom écrit de la paroisse de Lanvalei ou Lanvallay apparaitra ensuite souvent écrit, cela notamment entre 1242 et 1300  tout au long de l'existence des moulins de Brachessac assis en cette paroisse. Reprendre ce même chapitre).



     

    Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

     

    L'abbaye de Sainte-Marie d'York                                           

     

      Alain de Lanvallei fils d'Henri.                                                          Quand est-il de Henry père d’Alain de Lanvalei que nous ne nommerons pas  de Lanvalei ici ? Henry nait vers 1070 et il apparaît écrit en 1209 sa personne étant citée dans l'acte de Justice relatant la spoliation de terres volées à son arrière petit fils Jean dit de Lanvallei. Jean et William de Lanvalei étaient donc tous deux propriétaires d’une même paroisse nommée Little Abington (la ville actuelle d'Abington dans le Cambridgeshire est constituée de deux paroisses distinctives mais néanmoins réunies, chacune d'elle ayant sa propre église. Il en ait toujours ainsi aussi pour la ville de Dinan laquelle est constituée,depuis les premières heures du 12 ème siècle, des paroisse de Saint-Malo de Dinan  et de Saint-Sauveur, Saint-Sauveur apparaissant avec l'agrandissement de la ville initiale de Dinan. Ainsi la Petite ville d'Abington et la Grande Abington, séparées l'une de l'autre par le fleuve Granta, forment-elles ainsi réunies la ville d'Abington. Les églises de la Petite Abington et de la Grande Abington sont toutes les deux placées sous le même vocable de Ste-Marie. Cette séparation géographique se fit probablement lors de la rédaction de Domesday Book quand les deux manoirs, situés de part et d'autre de la rivière furent attribués à des vassaux différents placés néanmoins tous deux très probablement sous l'autorité première du seigneur Alain le Roux de Richemont frère de Geoffroy 1er Boterel. Dans le Domesday Book, la paroisse de la Petite Abington relevant du comte de Bretagne est présentée ainsi: In domesday book Little Abington is thus noticed : Terra Alani Comitis. In Cildeford Hund. Ipse eom... The Genthemans' magazine and historiale chronicle, volume n°86 Partie 1 année d'édition 1816).                                                                                 La paroisse de la Petite Abington relevait de l’Honneur de Richemont, en Angleterre, quant la dite seigneurie de l’Honneur de Richemont elle relevait de la famille seigneuriale de Penthièvre.

    Propriétaires en indivis de l’église de la Petite Abington (cette dernière assistera en 1170 à la naissance de St-Edme lequel, en 1234, deviendra archevêque de Cantorbury. Entré en conflit avec le roi Henry III d'Angleterre, Edmese retire en France reçu par le roi Louis IX et sa mère, Blanche de Castille. Il meurt proche de Provins, en 1242, canonisé très peu de temps après, en 1246) Jean de Lanvallei, William de Lanvallei et les enfants de ce dernier seront cités dans plusieurs actes tous relatifs à la spoliation des terres volées à Jean.                                                          Cet acte judiciaire, commencé dès l’année 1199, perdurera jusqu’en l’année 1209. Nous apprendrons en même temps qu’Estienne de Penthièvre, frère de Geoffroy 1er  Boterel comte de Bretagne (Estienne nait vers 1050 et décéde le 24 avril 1136), fils d’Eudes et neveu d’Alain III duc de Bretagne lui aussi, offrira à l’abbaye bénédictine de Sainte-Marie d’York, laquelle fut construite par son frère Alain le Roux, les différentes dîmes de l’église d’Abington lesquelles dîmes relevaient alors de sa propre seigneurie de Richemont.

    (Etienne 1er de Penthièvre  qui épousa Havoise de Guingamp, comte de Penthièvre, fut un grand possesseur de terres situées en Angleterre. Héritier de son aîné Geoffroy 1er comte de Bretagne, lequel meurt en 1093 sous ou en les murs de Dol...Quod Gofredus Britannorum Comes, qui et Boterellus cognominabatur..., il reçoit en 1093 les comtés de Penthièvre, de Guingamp, du Trégor et du Goëlo. En effet le seul fils légitime de Geoffroy 1er Boterel, Conan 1er de Penthièvre son neveu, semble lui aussi mourir cette même année 1093 mais cela en en Syrie lors de la 1ère croisade. Par les décès respectifs de ses  autres frères, Brient, Alain le Roux et Alain de Niger, tous seigneurs de Richemont, Etienne de Penthièvre hérite aussi de l’honneur de Richemont en Angleterre.          Etienne eu en autre pour enfant Alain dit le Noir, 1er comte de Richemont, ce dernier épousant Berthe de Bretagne la propre fille de Conan III de Bretagne et petite-fille de ce fait du Duc Alain Fergent.                            Comme fils d'Eudes de Penthièvre et comme héritier de son frère Geoffroy 1er Boterel Etienne de Penthièvre prendra lui aussi l'appelation comte de Bretagne, titre créé par son père Eudes.                                                     Alain le Noir fils d'Etienne ci-dessus, outre l'héritage de l'Honneur de Richemont reprendra lui aussi le titre de Comte de Bretagne et cela jusque dans l'intérieur même de certaines chartes religieuses rédigées en Angleterre; Conan IV son fils, héritier par sa mère de Conan III, héritera de la couronne ducale de Bretagne.                                                           Etienne eu aussi pour enfant Geoffroy II Boterel, comte de Penthièvre et de Lambale. Geoffroy II s'établira définitivement en Angleterre après son second mariage avec Vigolenta de Nettleshead après avoir fait édifier et le château de Montcontour et l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois. Seigneur dans le Nettleshead Geoffroy II Boterel sera la souche de la famille seigneuriale anglaise de Boterells ou Boutreaux.                   Geoffroy II un peu plus tard, donc parti en Angleterre, prendra le parti de Mathilde l’Emperesse lors de la guerre de succession laquelle opposera cette dernière à son cousin, Estienne de Blois, prétendant lui aussi à la couronne d’Angleterre. Dans ce conflit, Geoffroy II Boterel comte de Penthièvre sera opposé à son frère Alain le Noir comte de Bretagne et de Richemont lequel lui prendra le parti d’Estienne de Blois. Ce conflit déchira ainsi l'intérieur même de la Maison seigneuriale de Penthièvre.                 Alain le Noir (1107-1146) est dit Comte de Bretagne lors d’une donation faite à l’abbaye de Ste-Mélaine. Ego Alanus D.G. comes Britanniae…  Estienne eu sur le tard un autre fils aussi, Henry 1er de Penthièvre, lequel lui recevra les comtés du Treguier et du Goëllo. Henry de Penthièvre aura lui pour enfant et héritier Alain 1er de Penthièvre père d’Henry II dit d’Avaugour. Ainsi la maison d'Avaugour naitra t-elle de la maison de Penthièvre.

    Etienne de Penthièvre meurt le 21 avril 1137 après avoir en 1130 fait édifié l'abbaye de Guingamp laquelle fut placée sous la protection de la Sainte-Croix).

     

     

     

    Les Premières heures

     

      Gisant présumé de William III de Lanvallei en l'église de la Vierge-Marie, à Walkern dans le comté du Hertfordshire, sous le règne du roi Jean sans Terre, gisant réalisé en marbre coquillier de Purbeck. Son aieul, William 1er de Lanvallei, sera en autre bienfaiteur de plusieurs dons religieux  qu'il offrira aux religieux placées sous l'invocation de Saint-Michel l'Archange, religieuses relevant alors de l'église de Saint-Clément de Stamford en le comté de Lincolnshire, église aujourd'hui disparue.  Photo de la Société Historique de Walkern, 21/09/2008.

     

     

     

     Les Premières heuresAlors comment Henry, père d’Alain de Lanvalley, est-il entré en possession de l’église de la petite Abington dont les dixmes, hier, relevaient d'Etienne de Penthièvre comte de Richemont ? (La seigneurie de Lanvallei, en le comté de Bretagne, s’étirait entre Rennes et Dol ; les sœurs de Jean de Lanvallei sont présentées, dans la charte de donation de la terre d’Harel, comme vivant à Rennes. L’oncle de Jean, Wilhelm de Lanvallei, avant de reprendre le poste de gouverneur du castel de Colchester hier détenu par son beau-père, est nommé à la sénéchaussée de Rennes pour et par le roi Henry II d’Angleterre ; il en sera de même un peu plus pour son neveu supposé Robertus lequel sera aussi nommé sénéchal de Rennes sous le règne de la duchesse Constance de Bretagne. Certains membres de cette même famille seigneuriale, au 13 ème siècle, seront propriétaires dans la région très proche de Dol, à savoir, Lanhelin, Meillac, Epiniac et Baguer Morvan).  


     

    Les Premières heures 

     

    Bannière des seigneurs de Lanvallei. Henry II roi d'Angleterre prendra, pour armes armoiriales deux Léopards d'Or se surmontant, ce symbole animalier sera repris dans les armoiries royales d'Angleterre assemblés en trois par son fils Richard Coeur de Lion. Certains seigneurs proches du roi Henry II se verront le privilège d'associer ce même animal à leurs propres armes armoiriales. Peut-on alors  ici même faire un rapprochement entre le Léopard de William de Lanvallay et le Léopard du roi Henry II, ce dernier ayant choisi William 1er de Lanvallei comme époux de sa pupille royale, Guennora de Saint-Clare ? De Gueule au Léopard d'Or passant et rempant (Passant: trois pattes posées sur la terre, la quatrième, positionnée devant et à droite levée vers le ciel; Rampant: de profil  et ne montrant qu'un oeil)

     

     

    Les Premières heures

    Armories de la Normandie d'Henry II roi d'Angleterre. De Gueules aux deux Léopards d'Or passants et gardants (Gardant: représenté de face avec les deux yeux regardant)

     

     

     

     

     

     

     

    Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Eglise de Walkern; photo de Julia et Keld

     

     

     

    1167 - 1169 :   William 1er de Lanvallei et la Sénéchaussée de Rennes.    

     

    William 1er de Lanvallei prendra pour épouse la propre pupille royale (Guennora de Saint-Clare. Le petit cousin de cette dernière prendra quant à lui pour épouse Aliénor d'Aquitaine, fille du roi Jean sans terre. A la mort de cet époux, Alienor prendra en second mariage pour époux Simon V de Montfort  le fils du célèbre Simon de Montfort qui mena une guerre si acharnée contre les Cathares. Voir l'arbre de généalogie ci-dessus relatif aux seigneurs de Saint-Clare) du roi Henry II d'Angleterre entrant en possession, par le fait même de son union avec Guennora, de tous les biens hérités par sa jeune femme et notamment celle de la charge de gouverneur du château de Colchester hier détenue par Hubert de Saint-Clare (né vers 1140-1145, Sénéchal de Rennes entre 1167-1169, William prendra donc pour épouse Gennora vers 1265 celle-ci étant héritière de fiefs très importants depuis la mort de son père, mort survenue en 1155 lors du siège du château de Bridgnorth. Présent au côté du roi Henry II en Angleterre et en 1166, lorsque ce dernier se présente devant Portséa désirant soumettre Fougères afin de mieux pouvoir prendre Rennes, William semble être nommé sénéchal de cette ville de Bretagne au lendemain de ce départ et cela malgré la présence d'un premier sénéchal déjà en fonction en la ville de Rennes, à savoir Guido dapifer lequel fut dapifer de cette ville pour Conan III de Bretagne, en 1141, 1152, 1158 et 1167.                                                                                         William semble donc avoir remplacer ce même Guido nommé qu'il fut très probablement par Henry II. Né le 05/03/1133, Henry II sera couronné le 19/12/1154 au lendemain de la mort d'Etienne de Blois et décédera le 06/07/1189. Peu avant de décéder Conan III de Bretagne va désavouer son fils illégitime, Hoël, préférant ainsi pour seul héritier "légitime" son petit-fils Conan IV lequel lui est le fruit né du mariage établi entre Berthe de Bretagne, sa fille légitime, et Alain III de Penthièvre dit de Richemont.  Alain décédé Berthe prend du vivant de son père, pour deuxième époux, Eudes de Porhoet lequel devient ainsi, au décès de Conan III et au nom de son épouse la duchesse Berthe, le nouveau mâitre du duché.                 Hoël, devenu depuis simple comte de Nantes, hier écarté par feu son père du trône ducal, va se dresser contre le tuteur de son neveu Conan IV quand Eudes en 1154 refusera à son neveu la restitution légitime de son duché. Au cours de cette lutte de succession Conan IVsera obligé, en 1156, de se réfugier en son comté de Richemont, en Angleterre.              En 1156 Hoel quant à lui est chassé de son comté par ses propres Nantais lesquels, pour ce faire, font appel à Geoffroy VI d'Anjou, le propre frère du roi Henry II d'Angleterre, Geoffroy devenant ainsi Comte de Nantes et cela jusqu'à sa mort laquelle surviendra en 1158.                                         En 1156, donc réfugié en Angleterre, Conan IV, en tant que petit-fils par sa mère de Mathilde de Plantagenêt fille d'Henry 1er, demande à son parent Henry II roi d'Angleterre une aide militaire afin de pouvoir entrer en possession de son duché. Sur l'intervention militaire d'Henry II Conan IV recouvrera en 1156 son héritage, Eudes s'expatriant, mais sans cependant pouvoir récuperer le comte de Nantes au décès de Geoffroy VI d'Anjou. Frère de Geoffroy VI  Henry II refusera en effet cette restitution préférant garder pour lui même, cela en tant qu'héritier de son frère, le dit comté de Nantes.                                                                                                     Avec l'assentiment ou la bénédiction d'Henry II en 1160 Conan IV prend pour épouse Marguerite d'Hudingdon laquelle, princesse écossaise, devient ainsi la nouvelle duchesse consort de Bretagne. De ce mariage très peu de temps après naitra Constance de Bretagne laquelle sera fiancée très jeune, en 1169, à Geoffroy Plantagenest fils d'Henry II d'Angleterre. Au titre de ces fiançaille Henry II  roi d'Angleterre prendra la direction du duché. Le Lion d'Angleterre Henry II est ainsi entré dans le duché de Bretagne).                                                                                                     William1er  de Lanvalei, choisi par le roi Henry II d'Angleterre pour être l'époux de sa royale pupille, devait-être issu d'une très noble lignée pour pouvoir épouser ainsi Guenora de Saint-Clair ou Saint-Clare, royale protégée du roi, noble damoiselle normande placée sous la protection de ce monarque depuis la mort chevaleresque de son père. Celui-ci en effet trouvera la mort se jetant devant son roi visé par un trait d'arbalète;  mortellement blessé à la dite bataille de Bridgenorth il décèdera dans les bras d'Henry II.                                                                                   Sénéchal de Rennes William 1er de Lanvallei sera ensuite déplacé de Bretagne au château de Winchester, en 1171, lorsque le prince Richard d'Angleterre manifestera envers son père ses premiers signes de rébellion (probablement connétable du castel de Colchester aussi puisque ce poste, hier placé sous le gouvernement de feu son beau-père, Hubert de Saint-Clair, sera ensuite successivement placé sous l'autorité première et de son fils et de son petit-fils même si ce dernier se vit par deux fois confisquer cette même charge l'une de ces deux confiscations ayant été en rapport avec sa participation à la Magna Carta).                                                 William deviendra aussi, dans la continuité de sa vie, l'un des grands juges royaux et itinérants du royaume d'Angleterre ayant, sous sa responsabilité, toute une partie de l'Est de l'Angleterre. Cela se fera vers 1175. Né vers 1130, il meurt en Angleterre vers 1182 sous le règne du roi Henry II. William 1er de Lanvallei est-il né en Bretagne alors que nous savons, maintenant, que son père était propriétaire de l'église de la Petite Abington relevant du comté de Richemont ? Les armoiries représentant les armes de William II laissent penser que cette famille seigneuriale vit le jour sur le sol breton mais nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer cela avec certitude, ni dire son contraire non plus.                                                       William 1er de Lanvalei et Jean de Lanvalei, oncle et neveu l'un de l'autre, semble avoir été tous deux propriétaires de la paroisse et église de la Petite Abington ce fait laissant à penser que ce même bien leur fut transmit héréditairement chacun des deux semblant en posséder l'une des deux moitiés. Un accord en effet est établit en l'année 1205 entre Jean de Lanvallay et son cousin, William II de Lanvallay (ce dernier a laissé presque aucune information le concernant. On ne connait de lui que le nom de sa famille ainsi que ceux de ses seigneuries. Seigneur de Walkern par son père, il fut donc aussi seigneur de Wakerly, seigneurie dont héritera aussi William III de Lanvallei), fils de l'oncle de Jean, William 1er de Lanvallei ci-dessus. Cet acte en ses écrit a contenu une condition essentielle afin que la moitié de ce même bien d'Abington puisse rester aux héritiers de Jean; malheureusement cela ne se fera pas [Jean devait avoir des héritiers de sa seconde épouse, née de Moleton. A défaut de ces héritiers les propres enfants de Jean, nés de son premier mariage, ne pouvaient aucunement prétendre à la dite demie-paroisse de la Petite Abington celle-ci devant revenir alors aux héritiers de William II de Lanvallay, à savoir le propre cousin de Jean de Lanvallei].                    Cette deuxième moitié de la paroisse de la Petite Abington en effet, en accord avec cet acte passé entre Jean et William II de Lanvalei son cousin, sera transmise en totalité à William III fils de William II Jean de Lanvalei n'ayant pas eu d'enfant avec sa seconde épouse anglaise née De Moleton. Ces deux paroisses plus tard seront effectivement détenues  en totalité par Hawise de Lanvalei la propre fille de William III de Lanvallei.   

       Certains Pip Rolles, rédigés vers 1090,  font mention d’un litige ayant opposé Aubrey de Vere premier du nom et Alain le Roux alors tous deux en conflit pour la possession de la seigneurie d’Abington toutes ses terres comprises(Aubrey de Vere aura pour enfant Aubrey II de Vere lequel prendra pour époux la Grande Tante de Guenora ou Gunnora de Saint-Clare, Adeliza de Clare, Guenora étant la future épouse de William 1er de Lanvallei. Etudiez l'arbre de généalogie ci-dessous joint; il place sur une même ligne de généalogie et la présence d'Aubrey II de Vere et Henry souche des seigneurs de Lanvallei. Aubrey 1er de Vere recevra les terres d'Abington, probablement la paroisse de la Grande Abington, quand le second lui recevra un peu plus tard, cela sous le règne d'Henry 1er,  la paroisse et église de la Petite Abington.                                               Albéric ou Aubrey 1er de Vere et son épouse fonderont vers 1108, peu de temps avant leur mort, un prieuré situé au plus près de leur demeure seigneuriale de Golne lequel, placé sous le vocable de Saint-André, sera pourvu de moines venus de la vieille abbaye de Sainte-Marie-d'Abington. Tout laisse à penser qu'Aubrey 1er de Vere perdra la dite seigneurie d'Abington puisque quelques années plus tard seulement, Estienne de Penthièvre, frère héritier d'Alain le Roux, offrira des dîmes relevant de la petite paroisse d'Abington au monastère de Saint-Marie de York).     Aubrey 1er de Vere en 1086 apparait dans le Domesday Book  comme "Locataire"  tenant en sa main, confiées par le roi Guillaume le Bâtard, plusieurs seigneuries réparties dans les comtés du Sussex, de Cambridge et du Suffolk. Aubrey de Vere se voit ainsi offrir toutes les possessions ayant appartenu à un ancien membre de l’aristocratie du roi Edouard le Confesseur, haut personnage nommé Wulwine ; Abington et sa seigneurie, étant situés dans le comté de Cambridge, font ainsi partie de cet immense fief féodal nouvellement créé peu de temps après la bataille d’Hasting et offert à Aubrey de Vere.                                                                        Aubrey ou Alberic de Vere semble ici avoir remplacé le viscome Picot sur certaines terres hier détenues par lui lesquelles terres contiennent donc la dite seigneurie d'Abington. Alain de Roux est très bien pourvu en seigneuries également, celles-ci s’étirant quant à elles dans plusieurs autres comtés, mais également dans le Cambridge aussi. Très bien pourvu, il est le plus grand possesseur de terres parmi tous les bretons ayant participé à la bataille de Hasting, en 1068. Alain le Roux reçoit ainsi l’ensemble des terres ayant appartenu avant 1068 à une très belle  femme nommée Eddeva, ou Edith de Wessex, laquelle fut la reine et épouse d’Harold II de Wessex dernier roi Anglo-Saxon d’Angleterre avant que ce dernier soit défait par Guillaume lors de la bataille d'Hasting.                 Cette très noble Dame semble avoir été propriétaire en autre, en ce comté de Cambridshire, de la paroisse de la Petite Abington, paroisse située au plus près de la paroisse de la Grande Abington, ces deux paroisses, séparées l'une de l'autre par une rivère, formant alors la seigneurie d'Abington.                                                                                          Comment et à quel titre Alain le Roux, frère d’Etienne de Penthièvre en autre, entre t-il en possession de presque tout le bien foncier ayant appartenu hier à la belle Eddeva de Wessex y compris la paroisse de la Petite Abington ? A t-il reçu l'ensemble de ces différentes seigneuries de la main même de Guillaume de Normandie ? Le départ de son frère aîné Brient peut-il aussi entrer en relation avec cela ?                                       Un certain courant de pensée laisserait supposer qu’il aurait pu épouser Gunnhild, fille d’Eddeva et du feu roi Harold de Wessex. Cela peut-il être vrai ?                                                                                                       Alors que son frère aîné Brient retourne dans sa Bretagne natale en laquelle il fera construire le château de Brient, peu de temps après avoir aidé Guillaume à repousser en 1069 une attaque emmenée par les fils du feu roi Harold de Wessex,  Alain le Roux va s'établir quant à lui définitivement en Angleterre et recevoir ainsi ces multiples terres dont un nombre important furent hier détenues par Raoul de Gaël  (La filiation attestée des Gaël-Montfort trouve son origine en la personne de Radulfus Anglicus, Raoul L'Anglais dit aussi Ralf L'Ecuyer qui apparaît comme témoin dans une charte bretonne du duc Alain en 1031. Il paraît aussi dans des actes de 1040 et 1064. C'est probablement le même qui est présent à la cour d'Edouard le Confesseur, en 1060, il y tient la charge de staller c'est à dire d'administrateur local et de conseiller.                                        Il sera présent au siège de Dol en 1065 avec Juhaël de Lohéac et Alain de Rieux. Puis il accompagne le duc Guillaume de Normandie auquel il s'est rallié lorsque celui-ci part à la conquête de l'Angleterre, au début de l'année 1066, et cela toujours avec le sire de Lohéac. Allié à Guillaume en Octobre 1066, lui apportant ainsi son soutien militaire lors de son invasion outre-manche, il se voit récompensé au lendemain de Hasting par l'octroi du comté d'East-Anglie qui comprend les comtés de Norfolk et de Suffolk. Raoul I de Gaël-Montfort, sire de Gaël, de Montfort et du Largez en Louargat, puis   roi d'Estrangles, comte de Norfolk et de Suffolk en Angleterre, est donc présent en Angleterre pays en lequel il manifeste lui aussi, dans un premier temps, une grande fidélité vis à vis du Conquérant celui-ci n'hésitant pas à lui confier, à la mort de son père survenue en 1070, l'earldom de Norfolk. Raoul épouse Emma de Breteuil, fille de Roger de Breteuil lequel est le fils de Guillaume Fitz-Obern, comte de Hereford. Mais la bonne entente entre le roi et Raoul ne dure pas. Raoul en 1075 se révolte et entraîne avec lui son beau-frère Roger de Breteuil, earl seigneur d'Hereford. L'insurrection échoue. Dans la continuité de son insurrection Raoul se réfugie en Norvège puis au Danemark et enfin en Armorique où sa famille, surtout maternelle, possède de nombreux alleux autour de la forêt de Paimpont une partie d'entre eux ayant sans doute été donnés par Alain III, duc de Bretagne, à son père Ralf l'Ecuyer.              Installé en Bretagne Raoul se montre particulièrement remuant. Peut-être construisit-il le château de Gaël ! Des textes connus font remonter à cette époque la première présence d'un habitat fortifié à Gaël. Il envisage de construire également une défense à Montfort afin de protéger un point stratégique essentiel sur la voie romaine Rennes/Carhaix. De même, et cela  pour la même raison, c'est lui qui décide de la construction du donjon de La Gacilly sur la butte où sera bâti un peu plus tard le château.               Puis Raoul s'assagit, il ne cherche plus à se venger du duc de Normandie lequel meurt en 1087; il accepte également l'autorité du duc de Bretagne, Alain Fergent. Grand seigneur breton il témoigne en 1093 dans un jugement lequel est établit entre les moines de l'abbaye de Redon et les chapelains du duc. A l'appel de la première croisade il décide de se croiser avec le duc de Bretagne, Alain Fergent et ses 2 fils, et cela en la compagnie des seigneurs de Vitré, de Fougères et de Dinan; le sire de Chateau-Giron participera également à cette même croisade.             Raoul décède lors du siège de Nicée, en 1097.                                            Il est permis de penser que Raoul de Gaël et son fils, Raoul II de Montfort, furent les deux premiers seigneurs de La Gacilly puisque quelques années plus tard l'un de leurs descendants signera son acte de mariage comme étant "sire de La Gacilly").                                                                         Ces différentes terres, appartenant à un même seigneur, s’étiraient toujours sur plusieurs comtés administratifs rencontrant souvent ainsi des terres appartenant à d’autres seigneurs pourvus, eux aussi hier, par le roi Guillaume de Normandie. Ainsi Aubrey 1er de Vere était-il, pour l’une de ses terres, celle du grand Abington, le vassal d’Alain le Roux ?               Les terres D’Aubrey de Vere et d’Alain le Roux vont ainsi mutuellement se rencontrer autour de la seigneurie d’Abington créant ainsi un litige lequel allait bientôt les diviser. Dans la taxation du pape Nicolas, en 1290, le grand village d’Abington  a été évalué à 10 livres 13 deniers et 4 soldes.                                                                                                     Voici maintenant cette charte ou cet accord établit entre William II et Jean de Lanvallei : Johannes de Lanvalei petens et Willelmus filius Willelmis de Lanvaley tenens concordati sunt de mediate ville d'Abinton' per sic quod idem Willelmus concessit eidem Johanni et heredibz suis si quos habuerit de Christiana sorore Roberti de Moleton' uxore sua, tenendam de eo et heredibus suis per servitium dimidii militis, salva medietate ecclesie de Abinton' que ad illam medietatem spectat que remanet eidem Willelmo et heredibus suis : et, si idem Johannes non habuerit heredm de predicta xpiana post decessum ejusdem Johis illa medietas pdicte ville quieta revtet eidem Willo et heredibz suis ita tamen quod predict Willus et heredes sui reddent annuatim heredibz pdicti Johis qui non suerint de pdicta xpiana IIII marc imppettum de pdicta tra. Christiana, post decessum ejusdem Johannes illa mediatas predicte ville.. Curia Regis Rolls: 5-7          Traduction : Jean de Lanvallei et William fils de William de Lanvallei, locataires, tiennent un accord concernant la moitié de la ville d’Abington. William accorde la même chose à Jean que si lui et ses héritiers à naitre de Christiana sœur de Robert de Meleton, sa femme, acceptent de tenir et d’enregistrer le service d’un demi-chevalier pour la moitié de l’église d’Abington, comme cette même moitié reste à William si Jean n’arrive pas à avoir un héritier de ladite Christiana ; après la mort de Jean, la ville précitée par la médiation…                                                                     Nous pensons, par la transmission de cette Paroisse et église de la Petite Abington reçues en indivis par Jean et William de Lanvallei que Alain, père de William et grand père de Jean, semble donc avoir été lui aussi propriétaire de ce même bien probablement hérité de son propre père Henry puisque ce dernier reçoit, sous le règne d'Henry 1er roi d'Angleterre, des terres relevant de l'Honneur de Richemont pour une surface de 5 hides.

    Les Premières heures

     

     

     

     

     

     

    Richemont : seigneurie créée quelques années auparavant par Guillaume le Conquérant pour doter Brient fils de Eudes de Penthièvre, neveu d'Alain III duc de Bretagne, lequel Brient avait participé à la bataille d'Hasting.   Cet Honneur dit de Richemont sera transmit héréditairement au sein même de la famille seigneuriale de Penthièvre, famille seigneuriale possédant aussi en Bretagne et en seigneurie le comté de Bretagne nouvellement créé par Eudes de Penthièvre.                                                             Lorsque le Domesday Book fut rédigé l’Honneur de Richemont comprenait, dans le seul comté de Cambridshire, 12 manoirs, 31 moulins, 2 pêcheries, 2 marais, 10 lieux avec forêts, 15 pâturages et 51 prairies, l’ensemble de tout cela représentant une valeur de 260 livres équivalent un peu près à 25% de l’honneur de Richemont. Sur le même Domesday Book l'Honneur de Richemont totalisait quant à lui 1011 livres pour environ 200 seigneuries dont la plus part étaient situées dans le comté du Yorkshire. La population, malgré l’importance des manoirs dont certains étaient probablement détruits, comprenait 11 chevaliers, 2 hommes libres, 10 bourgeois, 266 bordiers ou laboureurs à bras, 286 vilains et 117 serfs. 1 seul parc à bestiaux semble avoir été répertorié pour 370 porcs comptés.              Situé juste au dessous du comté de Cambridshire, lequel comprenait alors la seigneurie d’Abington dans sa globalité, se trouvait être le comté de Herfordshire et sa petite ville de Walkern dont sera nommé seigneur William 1er de Lanvallei, fils d’Alain et petit-fils d’Henri.                          Alain le Roux, héritant des terres de Richemont de son frère Brient, fera construire le castel de Riche Mont lequel demain donnera naissance au nom de cette seigneurie ou Honneur (Lire:  La consistance du Comté de Richmond en Angleterre, d'après le Domesday Book, par Paul Jeulin 1937)                                                                                                         Est-ce que Alain, que nous nommerons donc de Lanvallei aussi puisque l'oncle et le neveu, tous deux, s'appelèrent de Lanvallei, a vu le jour en Bretagne ? Nous n'avons non plus aucune réponse à apporter à cette autre question.                                                                                            La seigneurie de Lanvallei, alors située en la Cour du Comte de Bretagne (le comté de Bretagne semble prendre fin sous le règne de Geoffroy III de Penthièvre lequel, né vers 1155, semble être le dernier seigneur de Penthièvre à utiliser l'atelier de monnayage créé par son arrière grand-père, Etienne de Penthièvre) et relevant de la maison de Penthièvre, semble donc naitre avec cet Alain fils de Henry. Au regard de son fils William dit "de Lanvalei", au regard de son petit-fils Jean dit "de Lanvalei" aussi, Alain nous le nommerons donc "de Lanvallei" aussi [Alain fils de Henry eu deux fils certifiés, William enfant probablement puisné et Raoul. Ce dernier semble être le père de notre Jean de Lanvalei] .                          La possession de la paroisse et église de la Petite Abington, laquelle relevait donc de l'Honneur de Richemont, (donc des Penthièvre tout comme la Grande Abington aussi d'ailleurs; la paroisse et église de la Petite Abington étant donc la propriété commune, en 1209, et de William et de Jean de Lanvallei) et la possession de la seigneurie de Lanvallei en Bretagne laquelle dépendait, quant à elle, également de la Cour du comte de Bretagne et de ses seigneurs dits de Penthièvre laissent, toutes deux réunies, envisager effectivement la possibilité qu'Henry père d'Alain ait été un enfant naturel d'Aimericii lui même fils de Geoffroy 1er Boterel comte de Penthièvre (Conan II de Bretagne, fils d'Alain III, n'a eu aucun enfant connu à ce jour, le nom de son épouse n'étant pas connu non plus. Cependant, une donation faite par la duchesse Berthe de Blois, sa mère, à Quimperlé, indique très clairement que Conan II eu un enfant naturel hors mariage : Alanus nothus filius Conani Comitis ou Alain bâtard fils du comte Conan. Il en va de même pour Geoffroy 1er Boterel lequel, pour l'Histoire, eu pour enfant que Conan 1er de Penthièvre.                                        Nous savons cependant, par une charte rédigée à Dol, que Geoffroy Boterel eu un fils naturel lequel fut prénommé Aimericii. En effet ce dernier eu lui même pour enfant un fils nommé, cela dans la même charte, Alanus Boterel filii Aimericii. Alain apparait dans cette charte comme étant l'un des témoins ayant assistés à la rédaction de cette charte; cette dernière dans son texte reprend l'ensemble des différents dons offerts hier au prieuré de Combourg par les seigneurs de Dol.                                                        Est-il donc déraisonnable de penser aujourd'hui que ce même enfant naturel né de Geoffroy 1er Boterel, lequel fut tué à Dol en 1093, enfant nommé Aimericii, ai pu avoir lui aussi un enfant naturel prénommé quant à ce dernier Henry ?                                                                                       Si cela était le premier seigneur propriétaire de la terre dite de Lanvallei, terre assise en la Cour du comte de Bretagne, aurait alors été Aimericii fils de Geoffroy 1er Boterel comte de Bretagne à défaut bien sur d'avoir eu Alain fils d'Aimerici comme premier "tenant".                                                Il est à noter aussi que Aimericii sera également présent en Angleterre et cela comme témoin au côté de son cousin éventuel, Geoffroy II Boterel dit de Nettleshead, fils d'Estienne de Penthièvre, quand ce dit Geoffroy II fera un don religieux; Aimericii, alors présent à ses côtés, est cité comme étant l'un des barons d'Alanus Comte de Bretagne, le propre frère du dit Geoffroy II Boterel.                                                                                         La réception de l'église de la Petite Abington, si nous retenons cette éventuelle ascendance du premier seigneur de Lanvalei, aurait été alors quant à elle transmit d'une façon héréditaire à Henry père d'Alain Henry étant ici le grand aïeul de Jean de Lanvallei.                                           Nous pouvons étudier, afin de mieux pouvoir comprendre cette même éventuelle ascendance, l'arbre de généalogie ici joint et cela au travers des différentes pièces judiciaires toutes liées au procès que Jean de Lanvallei intenta contre son spoliateur, Simon le Bret. Nous pouvons aussi, afin de mieux comprendre cette possible ascendance généalogique de la famille seigneuriale de Lanvalei étudier également la transmission des prénoms William ou Guillaume, Alain et Radulphus ou Raoul au sein même de cette famille seigneuriale bretonne).                                                                       Il y a cependant un autre fils conducteur lequel peut nous aider, lui aussi, à mieux comprendre cette éventuelle ascendance généalogique pouvant relier et la famille seigneuriale de Lanvalei et les seigneurs de Penthièvre, comtes de Bretagne. Ce fils conducteur est la transmission de la charge de la sénéchaussée de Rennes laquelle fut transmise, entre 1167 et 1213 au sein même de ces deux familles seigneuriales. Cette charge judiciaire, attachée à la ville de Rennes, n'était pas héréditaire même si nous la trouvons confiée, pendant de nombreuses années, sous la seule responsabilité de certains des membres de ces deux même familles (à l'inverse de la charge des sénéchaux ou dapifer de Dol laquelle deviendra quant à elle héréditaire et cela dès ses débuts). Pourquoi fut elle, pendant cette même période, transmise ainsi et cela en dehors de tout caractère héréditaire 2 seuls sénéchaux de Rennes n'étant pas rattachés généalogiquement à l'une de ces deux familles seigneuriales ?                Bien qu'ayant été possesseurs de plusieurs seigneuries établies en Angleterre les seigneurs de Lanvalei eurent cependant beaucoup moins de seigneuries anglaises par rapport à d'autres grandes familles seigneuriales, qu'elles aient été bretonnes ou anglo-normandes, familles parfois riches à l'excès à l'image de la famille seigneuriale de Raoul de Gaël et de celle d'Alain le Roux de Richemont.                                          La famille seigneuriale de Lanvallei contribua toutefois intensément à l'administration de l'Angleterre faisant ainsi partie des nouvelles familles seigneuriales lesquelles ont surtout joué un rôle très important dans l'Administration sociale et économique du royaume d'Henry II. Plusieurs de ces familles laisseront souvent de leur propre passage des traces encore aujourd'hui ineffaçables comme par exemple le très fameux épisode de la Charta Magna lequel fut, à sa façon et en ce pays, l'un des tout premiers mouvements de contestation sociale face à l'Autorité royale .

    N.B.

    Voici, à titre indicatif, le nom des différents sénéchaux ou dapifers de Rennes relevés pour cette même période s'étirant entre 1167 et 1213 :

    - 1167. William 1er de Lanvallei pour le roi Henry II avec le Dapifer Guido (ce dernier sera dapifer de Rennes en 1141-1152-1158-1167 aussi-1170).

    - 1181. Reginald Boterel, parent de William de Lanvallei, pour Geoffroy II de Bretagne lequel est alors le mari de la duchesse Constance et le fils d'Henry II roi d'Angleterre.

    - 1187. Guillaume Ragot idem mais sans lien de parenté.

    - 1190. Robertus de Lanvallei pour le duchesse Constance, cette dernière s'étant remariée avec le comte de Chester, Ranulph de Blondeville.

    - 1193-1213-1226. Guillaume de Lanvallei lequel sera aussi sénéchal ou dapifer de Bretagne pour la duchesse Constance et pour Pierre Maucler en 1226, ce dernier ayant épousé Alix la fille de Constance et de Guy de Thouars, troisième mari de la duchesse Constance.

    (Ouvrir le deuxième arbre de généalogie ci-dessus joint lequel reprend le principe de la transmission de la sénéchaussée de Rennes. Nous aborderons demain les différents liens de généalogies lesquels lièrent et unirent ensemble les familles seigneuriales de Lanvallei, de Dol et de Coëtquen, toutes trois également très proches par leur position géographique respective aussi).

      

     

                                                                                                                 

    P.S

    Il est à noter ici que Jean de Lanvallay était lui aussi relié généalogiquement, par alliance et par sa première épouse N. de Flasheio (famille d'origine normande), à la maison seigneuriale de Dol. Ceci fera l'objet d'un chapitre à part avec aussi son arbre de génélogie. Il fallait cependant déposer ici cette information, cette dernière venant s'imbriguer dans les différents liens cités ci-dessus, ces liens unissant et la famille seigneuriale des comtes de Bretagne-Penthièvre et la famille seigneuriale de Dol. Nous voyons ici aussi un autre lien, même si il est indiirect, unissant et les 1er seigneurs de Lanvallay et les comtes de Bretagne.

     

     

    Les Premières heures

    Les armories de la ville d'Abington

     

    Les Premières heures

    William III de Lanvallay. An 1215. La Magna-Carta. Magna Carta ancestry  : a study in colonial and medieval families de Douglas Richardson, Kimball G.Everingham. Page 497/1098. Année de parution 2005

     

     

     

    Les Premières heures

    Charte de Willielmi de Langvale, fils de William de Langvale et  relative à l'église de Saint-Clément offerte au monastère Saint-Michel de Stanford. Monasticon Anglicanum de Roger Dodsworth. Année d'édition 1661.

     Traduction : Couvents de Standfort. Charte de Guillaume de Langvale faite à l’église St-Clemantis. Je veux faire connaître à  tous les hommes, que pour le présent et l’avenir  j'ai, William de Langval, fils de William de Langval, donné des dons, par la présente charte afin de confirmer aux religieuses de l'Église St-Michael de Staundeforde ainsi qu’ à celles de l'église St-Clément de la même ville, avec toutes leurs dépendances, en pure et perpétuelle aumône, d’un consentement libre et calme, une vue de l'amour divin et pour le salut des âmes du mon père et de ma mère et de tous mes ancêtres. Témoins de ceci: Oliver 's intendant, William Olivier, Jean Olivier son frère, Raoul de Ambli etc.

     

     

    http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article6047440_4.doc

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