• - Le pays de Dol en le Bas Moyen-âge

    Le pays de Dol en le Bas Moyen-âge

    et l'abbaye de Vieuville

     

     

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    Note amusante mais historique : Sur le bord océanique ou côtier du Pays de Dol  au Bas moyen-âge on chassait ou péchait "régulièrement la Baleine". Ceci est attesté dans une charte rédigée en 1181 lors d'une grande enquête décidée par Henry II roi d'Angleterre : ...et totum warec, et magni pisces sicut sunt : l'esturjon, salmon, balena, et alii magni pisces, sunt de dominico archiepiscopi...

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    Plan du Pays de Dol au Bas-Moyen-âge. "Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol" livre de Jean Allenou; Année d'édition  1917. 

     

      L'étude de l'Histoire du Pays de Dol au Bas moyen-âge est très intéressante à étudier puisqu'elle permet de mieux comprendre les rapports sociaux féodaux et leurs liens ayant en Bretagne et au Bas moyen-âge  tous contribué à notre propre construction sociale [la première moitié du XII siècle assistera ainsi à l'écriture de nombreuses chartes ou écrits religieuses lesquels confirmeront des donations anciennes elles offertes souvent plus de 50 années auparavant, cela en la fin du XI siècle. Ces chartes au sein d'un même texte énoncent ainsi des personnages hier existants et depuis disparus que ces personnages aient été les donateurs ou des témoins souvent religieux de haut rang. Ces écrits, importants témoins  de ce que a pu être une certaine société féodale au bas moyen-âge, sont toutefois pour certains difficiles a analyser pour certains dans la mesure ou au sein d'une même charte le "passé" n'est pas forcément sur le seul plan de la lecture très clairement "distinct du présent". Ainsi au sein de ces mêmes écrits souvent sont ainsi cités et les "aïeuls", et les enfants, et les petits-enfants des dits aïeuls. Pour illustrer ce propos la lecture de la charte de la donation ou plutôt de la "confirmation" de l'église de Guguen, proche de Combourg, église offerte au Grand monastère de Marmoutiers, est très parlante. Cette charte de confirmation, elle rédigée sous l'autorité de Jean II dit "seigneur de Dol" lequel nait vers 1100, fut rédigée peu avant 1130 puisque est cité parmi les différents personnages présents Baudric lequel fut archevêque de Dol entre 1107 et 1130-1134; est alors aussi témoin Huques d'Etampes lequel, alors archevêque de Tours, lui sera archevêque du dit Tours à partir de 1134. La charte de confirmation de la donation de l'église de Guguen semble don avoir été faite en la dite année 1134. Cette charte énonce ainsi Alain fils de Flaad ou Flaud sénéchal de Dol né lui vers 1030, mais aussi Alan fils de Jordan le dit Jordan étant lui le fils du dit Alain fils de Flaad; ainsi en cette charte sont donc énoncées 5 générations successives  de la famille seigneuriale des "sénéchaux de Dol" possesseurs d'une partie de la dite église de Guguen ou Gugnen. Cette charte au travers de la confirmation de la donation de la dite église de Guguen énonce aussi et ainsi Théoginette né lui aussi vers 1030 et son fils Main mais aussi Gautier et Haimon tous deux fils du dit Main et donc petit-fils du dit Theoginette ces deux derniers offrant les premiers leurs propres dimes assises elles aussi en la dite église de Guguen. Lorsque Main et Theoginette son père, alors vieil, homme, offriront tous deux leurs dites dîmes de Guguen, sera notamment présent Bartholomé lequel alors est le grand "Abbé" du Grand monastère de Marmoutiers lequel lui meurt en l'année 1084. La donation et non sa confirmation de l'église de Guguen fait par les dits Main et Theoginette eue donc lieu avant la dite année 1084. Ainsi la charte relatant et la donation et la confirmation de l'église de Guguen présente des faits et gestes ayant eu lieu pour certains avant 1084 et  après 1134 pour d'autres. Ainsi en cette même charte, laquelle reprend et contient et la dite donation et sa dite confirmation, l'écoulement du temps entre ces deux mêmes faits contient donc lui ne durée de 50 année minimum].                                                                                                                                           Il est cependant très probable que le Pays de Dol ai eu très tôt une "propre histoire" et cela bien avant que Ginguené archevêque de Dol ne créé la seigneurie de "Dol-Combourg" au tout début du XI siècle. Pour expliquer ce propos il est fort possible que le dit "pays de Dol , cela en amont de la propre histoire de Ginguené, relevait au IX siècle des comtes d'Aleth et cela avant même que ce même comté soit disséqué en ce même IX siècle lorsque le prince Nominoë érigea la "métropole de Dol" sortant ainsi la Bretagne de l'influence de la Métropole de Tours. Le pays d'Aleth ou la "pagus" d'Aleth, lequel alors comprenait Dol, était donc très probablement un comté à part entière; ainsi disparu son "dernier comte" présumé, Alain fils d'Ewarius, celui-ci descendant très probablement d'Alain dit de "Dol" celui-ci étant ainsi nommé sous le règne d'Alain le Grand. Le dit comté de Dol laissera ainsi un peu plus tard la place à une simple mais grande "Vicomté"; le premier représentant "connu" de cette "Vicomté" sera Hamon 1er  ou Hamonis lequel, né vers 970, gouverneur des enfants du Duc de Bretagne Geoffroy 1er fils de Conan, sera lui notamment le père de Goscelinus de Dinan, de Riwallon de Combourg, de Ginguené archevêque de Dol, de Salomon seigneur du Garclip fils naturel, et de Hamon II aussi. Hamon 1er prendra pour épouse Roianteline dite fille de Riwal probable "bouteiller" de Dol fonction très importante en elle même . Celle-ci sera à l'origine des seigneurrs Boutera ou Boter de Dol tous bouteiller" héréditaires de Dol . Quel était le père de Hamon époux de Roianteline ? Ce dernier était-il descendant du dernier comte de Dol ? Celui-ci fut-il Ewarius lequel, père d'Alain de Dol cité en une charte, fut l'ancestre probable des premiers sénéchaux héréditaires de Dol tous nés Flad, Alain ou Jordan ? Le grand historien de Bretagne Dom Morice a fait pour cela un immense travail en notre dit pays de Bretagne; cependant dans ses "Preuves", lesquelles font vraiment "référence" pour la "Vérité" dite,  il existe pour le dit "Pays de Dol" que très peu de chartes antérieures au XIII siècle même si dans son ouvrage se rencontre la charte de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol vers 1070, celle de la fondation de l'abbaye de Vieuville en 1130 ou bien encore la charte relative à la Grande enquête de 1181 voulue par Henry II roi d'Angleterre devenu le seul "maître" de Bretagne en 1166. L'étude ou la lecture du "chartier ou du cartulaire" de l'abbaye de Vieuville " notamment, cela dans sa totalité, en est que "plus importante" pour nous...

     

    Jean Allenou : Actuellement les gens du marais de Dol distinguent principalement le "terrain, "la bruyère" et la "rosière". Le "terrain" défini d'après eux l'endroit où le sol s'élève en bordure du marais. Ainsi les coteaux de Saint-Meloir des Ondes et de la Gouasnière qui descendent vers le marais se nomment "le terrain" et cette dénomination s'étend même à toute la contrée jusqu'à Saint-Malo. "La Bruyère", prénommée la Brière ou la Bryeure, est séparée de la "Rosière" par la commune de Lillemer . Aux limites de Plerguer et de Miniac-Morvan , du côté de Châteuneuf et de Saint-Guinoux, c'est la "Rosière". Vers Roz-Landrieux et Dol c'est la "Rosière" ... [Bien avant le bas moyen-âge il est fort probable que l'actuelle baie de Cancale n'ait été qu'un immense marécage la mer connaissant alors un autre "niveau" que celui que nous lui connaissons aujourd'hui. Le Mont-Dol, avant même que naisse le haut moyen-âge fut-il un jour une ile à part entière ? De ces heures exceptionnelles et de la mer alors beaucoup plus basse est née la "légendaire" forêt de Scessy laquelle pour certains étirait alors son étendue au plus près des actuelles iles anglo-normandes . Celle-ci si elle exista disparue t-elle suite à de grandes inondations maritimes lesquelles les unes aux autres dans le moyen-âge naissant se succédèrent ? Elevant son niveau maritime la "mer" très probablement avança profondément dans les terres présentant ainsi son rivage proche du Mont-Dol là où demain, si longtemps, seront présents les "marais travaillés" de Dol et cela au plus près de l'ancienne paroisse ou bourg de Carfantain. [Les marais en effet ont été aussitôt formés "naturellement" par l'accumulation des eaux des ruisseaux et des rivières de pouvant plus s'écouler  normalement en mer. Terres fertiles ce nouveau sol sera aussitôt mis en oeuvre].                                                     Dès le XI siècle, soit au bas moyen-âge, les ducs de Bretagne entreprirent probablement en effet de contenir ici même la mer élevant entre eux et les eaux salées de celle-ci des digues linéaires et discontinues l'ensemble formant en "sauveur" un immense rempart maritime contenant en son sein un immense marécage en lequel l'homme ouvrageait, très grand rempart lequel aujourd'hui en son dessus reçoit la longue route nationale reliant Saint-Malo à Pontorson, route reliant l'ancien pays d'Aleth à la Normandie. Recouvrant une surface d'à peu près 10.000 hectares ces marécages d'origine "humaine" au milieu du XIX siècle recenseront plus d'une vingtaine de communes. Grâce à ce rempart le pays proche de Dol, pays regardant la mer, dans sa presque totalité trouva ou retrouva au bas moyen-âge un sol fertile propice à une agriculture alors naissante, réelle au XIX siècle, hormis bien sur l'actuelle zone des Polders toujours de nos jours plus ou moins encore "sujet" de la mer. Digue longue et importante celle-ci commençait donc son long parcours proche de Cancale pour terminer sa longue avancée au plus près du pays de Pontorson. Ainsi "socialement" est née au bas moyen-âge du  pays de Dol toute la partie "littorale" tournée vers la mer quand l'autre partie, elle implantée à l'intérieur des terres, depuis plus longtemps était "socialement" déjà née.                                                                                   La paroisse de Miniac ci-dessus citée, cela au travers de son premier seigneur nommé, apparait très tôt en l'histoire du pays de Dol puisque son premier seigneur cité, Gosbert, lui voit le jour vers 1050 et qu'à ce titre il est donc contemporain à Olivier 1er de Dinan fils de Josselin ou petit-fils de la "comtesse Roianteline". Moult seigneuries seront ici même en le dit pays de Dol à l'image de celle de Miniac ou bien de celle de Pleugueuneuc l'héritier de celle-ci lui apparaissant dès l'année 1095. Et que dire de la paroisse de Pleine-Fougères les métairies de celle-ci apparaissant en une donation de Roianteline cela dès l'année 1032 ? Le premier seigneur de Cuguen lui apparait même quelques années plus tôt puisque cité au travers de son fils Main il nait très probablement vers l'an 1000 et cela avant même qu'apparaisse la "seigneurie de Dinan" son premier seigneur fils de Roianteline naissant lui aussi vers 1000; cela se fera aussi quelques années avant que devienne archevêque de Dol Guinguené le propre frère de Josselin de Dinan le dit Guinguené lui étant cité pour l'une des toutes  premières fois lui aussi en la dite année 1032. Par rapport à cette "antériorité" des paroisses ou seigneuries assises en le pays de Dol il en est de même pour la paroisse d'Epiniac puisque le père du premier seigneur d'Epiniac cité, Caradoc père de Baderon, lui aussi voit le jour vers l'an 1000 donc à la même époque en laquelle Josselin de Dinan viendra au monde lui qui sera plus tard le fondateur de la "seigneurie de Dinan". Pour l'aïeul du premier seigneur de Lanvallay, aïeul né vers 1070, en a t-il été de même pour cette même "antériorité  paroissiale" elle aussi assise au plus près du dit pays de Dol ? Que devons nous dire pour les premiers "bouteillers" de Dol eux installés très tôt en la paroisse de Roz Landrieux ? Bref, tout un ensemble de familles seigneuriales  était déjà ici même présent en le pays de Dol  dès la fin du X siècle et cela avant même qu'apparaisse la seigneurie de Dinan. A la fin du dit X siècle le pays de Dol au travers de sa multitude de familles seigneuriales "cadettes", cadettes par rapport aux premiers seigneurs vicomtes de toute cette région s'étirant elle entre le "Penthièvre" et l'ancienne cité d'Aleth, cadette notamment peu avant l'an 1000 de la seigneurie détenue par "la vicomtesse Roianteline", pays gravitant surtout autour du siège de la Métropole de Dol, possédait lui alors socialement et féodalement une structure et histoire personnelle déjà très anciennes; et la seigneurie de Dinan elle allait bientôt naître peu avant la dite année1032.                                                                                                    Il nous faut savoir aussi que assis très proche du duché de Normandie et placé sous son influence première le pays de Dol va aussi avoir avec le Mont-Saint-Michel, cela dès la fin du XI siècle, des échanges assez importants via le biais de certaines donations très tôt réalisées. Ainsi pour illustrer ce fait en l'année 1075 Trehan de Saint-Broladre offrira aux moines du Mont-Saint-Michel toutes ses dimes applicables en Saint-Broladre, église et cimetière compris. Le XII siècle en ce "pays" assistera à la "main mise" ici aussi jetée par le roi Henry II d'Angleterre, duc de Normandie. Chassant de Dol Raoul de Fougères, alors tuteur d'Yseulf de Dol, fille de Jean II unique héritière de la seigneurie de Dol, Henry dans sa conquête du duché de Bretagne placera ici même comme "sénéchal" de Dol et nouveau tuteur de l'enfant un fidèle seigneur Normand, Jean de Subligny ou Jehan de Soligneio. Ce dernier unira probablement sur mandement de Henry II d'Angleterre son fils Hasculphe de Soligné à sa "filleule"  créant ainsi une nouvelle seigneurie ici maitresse du pays de Dol plongeant alors elle aussi ses propres racines également dans le duché normand voisin très proche. Un peu plus tard, sous le règne de Jean fils héritier du dit Henry II,  il en sera ainsi aussi pour d'autres familles seigneuriales également de premier rang ici présentes;  les seigneurs de Flacheio, apparentés au dit Jehan de Soligneio, originaires de Normandie eux aussi, s'uniront en effet et aux "Bouteillers" de Dol et à la jeune famille seigneuriale de Lanvallay. La trame de l'Histoire du Pays de Dol fut donc très tôt elle aussi en partie dessinée par la propre histoire du duché de Normandie tout proche].

    En ce présent chapitre nous allons étudier ou lire les différentes donations faites à l'abbaye de la Vieuville mais aussi jeter un regard des plus profonds au sein même de certaine de ces familles seigneuriales et doloises ayant toutes construites au bas moyen âge le paysage du pays de Dol . Nous allons nous appuyer pour ce faire, hormis bien l'étude de l'ensemble des chartes de V.V., sur deux chartes importantes à savoir celle sur la Grande enquête menée en le Pays de Dol en 1181 et sur l'enquête relative à l'Ost dû par l'évêque de Dol au comte de Bretagne Pierre Mauclerc, enquête réalisée elle en 1226 [En 1182 par Henry II roi d'Angleterre sera établi en tout le pays de Dol un "recensement des donations"" afin de pouvoir établir l'ensemble des biens relevant alors de l'archevêché de Dol. En effet suite à la "main  mise forcée " posée ici même en Bretagne par Henry de nombreux biens avaient été plus ou moins spoliés à l'archevêché. Ce recensement sera réalisé et basé sur la mémoire de quelques vénérables "anciens" témoins hier des dites donations ces derniers citant et ces mêmes donations et les noms souvent seigneuriaux des donateurs d'icelles] . Sera utilisée aussi pour cela la lecture de la charte de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, abbaye fondée vers 1070. Pour essayer de mieux comprendre toutes ces informations un arbre de généalogie en cours de réalisation et reprenant ces dites familles est ci-dessous déjà proposé.

     

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    Le Pays de Dol aujourd'hui...

     

     Présentation :

     

    L'abbaye de Veteris ville ou de Vieuville vit le jour en 1137 assise au plus près du ruisseau de Landal, proche aussi de celui de Travidal et du marais de Dol. Elle prendra vite en tant qu'entité seigneuriale une place importante dans le paysage du pays Dolois les "Vidames" de Dol laissant personnellement eux aussi moult chartes en son chartier [Vidame : A l'origine était "Vidame" celui qui menait au combat les armées d'un évêque. Ainsi les seigneurs de Dol-Combourg ont tous été respectivement  les "Vidames" de  leur Archevêque respectif  le premier "seigneur - Vidame ayant été Riwallon 1er seigneur de Dol-Combourg. A noter que Jehan de Dol, seigneur de Dol-Combourg, lui fut quelques sortes son propre "Vidame" puisque Jean sera lui aussi l'un des "Elus" du dit archevêché de Dol. Premier seigneur du pays de Dol après l'archevêque de Dol le Vidame  ou le seigneur de Dol a ainsi occupé une place "très importante"  dans la société féodale du bas moyen-âge établie en le pays de Dol. Il faut néanmoins lui adjoindre deux autres "fonctions" elles aussi "héréditaires  et importantes. Les premiers sénéchaux de Dol auront ainsi leur propre importance et il en ira également ainsi pour les "Bouteillers" de Dol]. Sa juridiction seigneuriale en effet s'étirera tout aux alentours s'étendant ainsi sur plus d'une vingtaine de paroisses ou terres seigneuriales dont Epiniac, la Boussac, Baguer Morvan, Baguer Pican, Guguen etc [Certains écrits ou chartes religieuses mettent en lumière dès le tout début du XI siècle le "démembrement" matériel du Domaine seigneurial ecclésiastique de l'archevêché de Dol. Cela commencera par le détachement de tout un ensemble de terre lequel fut confié par l'archevêque Ginguené à son frère Riwallon; ainsi est née par exemple la seigneur de Dol-Combourg. Juthael lui aussi ira de ses propres détachements territoriaux. Ainsi un nombre important de "laïcs " se sont-ils  "retrouvés" au XI siècle " possesseurs"  de multiples biens toujours religieux. Ainsi les revenus des églises au travers de leurs "dimes", de leurs "oblations", les droits propres aux "chapelles", aux "cimetières", les droits des sépultures aussi par la force des choses, tous ses droits tout au long des XI et XII siècles relevaient donc des seuls biens de seigneurs tous laïcs. Il est vrai que ces derniers souvent eux aussi "payaient"  à l'Eglise mais alors toujours pour racheter une ou plusieurs fautes hier commises. Le pardon "de Dieu" alors couramment lui aussi se "monnayait".  Suite à la présence même de tous ces seigneurs laïcs au sein même des biens temporels de l'Eglise, suite aux ingérences successives du monde des Laïcs  au sein même des nominations ecclésiastiques, suite à tous ses abus "pécuniers"  une "réforme" de l'église fut nécessaire; ce fut la réforme "Grégorienne" menée par le Pape Grégoire laquelle s'appliqua ici aussi en tout le Pays de Dol. Dès les premières heures de la dite réforme la peur des "excommunications" allait très bientôt apparaitre en l'intérieur même des seigneurs laïcs possesseurs de bien religieux Rome ayant ordonné aux évêques de frapper d'excommunication tous ses dits seigneurs "possesseurs de biens religieux" . Pour illustrer ce propos Jordan fils de Alain, sénéchal héréditaire de Dol "possesseur" par son père du "cimetière" de la Fresnaye, frappé de fait lui aussi par l'excommunication ordonnée par la Cour de Rome, allait lui aussi donner ou offrir à Vieuville l'héritage reçu de son père. Il en sera également ainsi pour le seigneur Moyses en une autre région : Scriptum est, etc. Ego Moyses peccator post multas excommunicationes cimeterium Dei et Sancti Martini Trembliacensis, quod ad damnum anime meae tenebam...Il est écrit etc. Moi Moyses j'ai commis de nombreuses excommunications en le cimetière de Dieu et à Saint-Martin du Tremblay, que ces dommages tiennent mon âme... Le chartier de Vieuville lui aussi contient donc en ses pages manuscrites moult donations identiques dans leur "raison" à ces deux donations ci-dessus citées. Certains enfants de certains seigneurs, héritiers eux aussi de feux leurs parents, ont eux cependant su rejeter  la "peur" de la dite excommunication lancée hier sur leurs pères par la dite Cour de Rome réclamant  ainsi de leur vivant ce qui hier avait été le bien des leurs. De nombreux procès en naitront opposant ainsi pour ce qui nous concerne et ces mêmes enfants "héritiers" et notre dite abbaye de Vieuville; certaines solutions seront alors trouvées au travers de certaines compensations financières ces mêmes procès quelques fois plaidés devant le Seigneur de Dol lui même. L'obtention du  "pardon céleste" pour les fautes hier commises reste  cependant l'une des premières "causes" de la rédaction de ces chartes relatant ces moult donations faites ici à V.V. Nombres de seigneurs âgés ou malades au crépuscule de leur vie offriront en effet aux moines de Vétéris ville pour ce même "Pardon" tant recherchés de nombreuses terres ou parcelles de terres toujours exemptes de toutes "coutumes" ou de tous droits d'impositions certains de ces mêmes seigneurs en profitant pour devenir moines puis mourir en V.V.  D'autres eux offriront des droits de passage sur leurs terres pour les pourceaux des moines ou bien le ramassage des bois pour le chauffage des moines cela sans avoir aucune dime à reverser. Là aussi certains de leurs enfants remettrons en "question"  le principe même de la "donation libre de toutes coutumes" réclamant ainsi aux moines de Vieuville des droits ou coutumes auxquels hier leurs pères, certains mourants,  avaient en toute liberté renoncé.  Là aussi de ces "calomnies"  naitront certains procès eux aussi souvent plaidés devant le "Seigneur" de Dol. Les moines ainsi au lendemain de la réforme de Grégoire retrouveront tout un ensemble de biens religieux hier appartenant à l'Eglise mais aussi tout un autre ensemble de biens eux entièrement "laïcs". Ainsi l'abbaye de V.V. elle aussi, cela à l'instar des autres abbayes, va t-elle inéluctablement s'agrandir dans moult biens matériels. Nous ne pouvons aujourd'hui que "remercier" en quelque sorte ces mêmes "abus laïcs" ou donateurs, ces mêmes "calomnies" cela dans la mesure où ces derniers et dernières  ont toujours été l'un des principaux acteurs ayant au Bas moyen-âge écrits ces mêmes chartiers ceux-ci nous décrivant à leur façon la société féodale du moment. Que serions nous exactement de notre "passé social féodal" en notre pays de Dol si ces mêmes litiges ou donations jamais n'avaient été en un chartier relatés ?                                                                  De nombreuses paroisses seront déjà existantes en le pays de Dol et cela bien avant l'apparition, à la charnière des XI et XII siècles, de la vicomté de Dol elle même. Ainsi seront cités comme témoins lors de la fondation de V.V., fondation faite  le 07/08/1137, moult seigneurs notamment celui de la paroisse d'Epiniac prénommé quant à lui "Bardulfus de Spiniac" ou Bardoul d'Epiniac, ainsi que celui de Guguen pour ne citer que celles-ci. Avant de relever aussi au XII siècle de la Vicomté de Dol, seigneurie détachée du Régaire de Dol, certaines de ses petites seigneuries  originelles relèveront  pour certaines d'entre elles au XI siècle directement du dit Régaire de l'archevêché de Dol lui même quand d'autres, quant à elles, relèveront probablement  directement de la grande vicomté originelle hier bien de Hamon et de son épouse, Roianteline, dite  elle "la Vicomtesse". Hamon le dit époux de la dite Roianteline, parent ou descendant présumé de "Alain  comte de Dol", fut -il dans sa grande vicomté "seigneur de Dol" aussi ? Probablement  et cela au seul regard du fait que Roianteline son épouse possédait elle aussi des biens assis en la paroisse de Combourg. Juthal, indigne successeur de Guiguéné sur le Siège épiscopal de Dol parait-il, Juthael ayant eu notamment plusieurs enfants, allait lui aussi "tailler" dans le "gâteau" du Régaire de l'archevêché de Dol copiant en ce faisant ce qu'avait fait Guinguené pour doter hier  son frère Riwallon créant de ce fait la seigneurie de Dol-Combourg. Juthael nommé archevêque par le monde des évêques en 1039, cela malgré l'opposition de Rome, sera en effet excommunié en 1050 avant d'être "déposé" en l'année 1076. Il sera remplacé sur le siège épiscopal de Dol par Even lequel lui sera  archevêque de 1076 à 1081; il laissera la place à Jean de Dol, seigneur de Dol et neveu de Guinguéné, lequel sera "Elu de Dol" de 1081 à 1092.   Il est vrai toutefois que Guinguené avait fait antérieurement cette même chose  mais lui pour doter l'archevêché de Dol d'une seigneurie féale "défensive" et non pas pour doter géographiquement l'une de ses propres enfants comme le fit Juthael...Ce dernier ainsi dota sa fille naturelle laquelle, prenant pour époux Guihenoc de la Boussac, eu peut-être pour enfant Hamon de Landal père de Gelduin premier seigneur de Montsorel. Juthael finalement fit-il cela vraiment que pour "doter" géographiquement sa propre fille ou bien lui aussi pour s'assurer de tout un ensemble de seigneurs féaux chargés eux aussi de veillez au bon maintient des biens appartenant au dit Régaire de Dol ? Régaire = fief attaché à une seigneurie ecclésiastique. Les évêques et archevêques, seigneurs de leurs biens temporels, comme tout seigneur il est vrai, avaient eux aussi besoin de tout un ensemble de sujets féaux chargés  de la défense et de la sureté de leurs "régaires" respectifs. Pour ce faire il leur fallait, et cela au nom du principe même de la "féodalité", confier ou abandonner au travers de certaines "charges" des étendues de terres plus ou moins considérables lesquelles alors étaient soient confiées soient cédées à ces mêmes "sujets féaux". Ainsi va apparaitre les charges de Bouteiller et de Villicus par exemple; ainsi va apparaitre la "vicomté de Dol" par exemple aussi   ] .  Vieuville sera pendant plusieurs siècles le lieu du repos éternel pour plusieurs familles seigneuriales proches du dit pays de Dol. Ainsi notamment, cela parmi moult familles seigneuriales, des enfants nés de Coëtquen choisiront en icelle leur dernière demeure; il en sera de même pour Jean de Lanvallei ce dernier ayant lui revêtu en cette même abbaye l'habit monastique.  L'abbaye comportait encore hier, il y a déjà longtemps il est vrai, plusieurs pierres tombales en son sein et parmi celles-ci il faut noter les pierres tombales propres à la famille seigneuriales "du Chalonges". Cette famille au XVI siècle donnera deux abbés à Vieuville  tous deux assis l'un derrière l'autre. Ainsi Bonabé du Chalonge lui sera dit abbé de V.V. en l'année 1511; cité comme abbé de V.V. le 07/09/1517 Guy du Chalonge lui sera abbé jusqu'en 1540 année en laquelle il décédera. A savoir aussi que Hasculph de Soligné lui même, seigneur de Dol-Combourg au XII siècle,  choisi l'abbaye de V.V. comme dernière demeure...

     

     

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    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     

     

     

     

     

     

     

     

    A droite la noble demeure de Vieuville aujourd'hui. D'après un plan conservé auraient été ici  hier certains des anciens bâtiments conventuels originels. Ce corps de logis fut très probablement refait à neuf à la fin du XVII siècle ou bien dans les toutes premières jeunes heures du XVIII siècle et cela au regard des seules gerbières à frontons alternativement et triangulaires et cintrées; la porte de droite comprenant deux pilastres, lesquels tiennent un fronton arrondi ,semble elle plus ancienne.  Il ne reste plus rien de l'église abbatiale laquelle cependant fut partiellement refaite de neuf aux XVII- XVIII siècles; ne reste plus de cet ensemble abbatial, hormis le noble logis ci-contre bien, ancienne aile assise à occident, rien d'autre  à orient que ce grand pan de murs entièrement ruiné assis à la droite de ce dit logis. Ce que nous apercevons donc à droite, allant vers nord, sont peut-être les ruines de l'ancienne aile orientale, bâtiments conventuels édifiés eux au XVII ou au XVIII siècle. Photo réalisée en extérieur de la propriété.

     

    Avant propos :

    La fin du X siècle au Bas Moyen-âge regarda proche d'Aleth les faits et gestes de Roianteline et ceux de son époux Hamon  tous deux tenant une très grande "vicomté" régionale étirant son étendue d'occident à orient entre la sortie du pays de Saint-Brieuc et les limites de la mer, à Aleth, cette cité maritime comprise. Roianteline et Hamon son époux virent-ils leurs enfants respectifs se partager  toute cette grande seigneurie Josselin lui ayant été le fondateur de la seigneurie de Dinan, Salomon la souche des seigneurs du Guarplic  et Riwallon leur frère à tous deux le fondateur de la seigneurie de Dol-Combourg ?                                                                   Les dernières heures de XI siècle assistèrent à la naissance de deux nouvelles vicomtés toutes deux très proches l'une de l'autre puisqu'elles possèderont des frontières seigneuriales communes. Ainsi vers 1070 virent le jour  et Alain fils de Brient [Alain et son épouse Muliel seront tous deux les parents de Muliel laquelle prendra pour époux Geoffroy II de Dinan petit fils de Geoffroy 1er seigneur de Dinan. Muliel fille de Muliel aura pour frère Geoffroy premier seigneur de Plessis-Baluçon aujourd'hui proche de Ploubalay; dans une charte relative à une donation faite en faveur de l'Abbaye de Saint-Aubin Geoffroy de Baluçon se dira "héritier" des Vicomtes du Poudouvre. La dite vicomré du Poudouvre semble devoir disparaitre avec notre dit Alain fils de Brient. Serait-il possible que notre dit "Alain" est eu pour frère Guemaroc lequel, dit fils de Brient, fut seigneur en Langrolay puisque celui-ci donnera son accord lorsque Hingand fils de Gosbert offrira à Saint-Florent de Saumur sa pêcherie de Langrolay ?] et Hamon père de Gelduin de Montsorel [Geldouin de Montsorel fondateur de l'Abbaye de Vieuville sous Dol aura pour père Hamon. A la même époque, vers 1119,  est nommé "chevalier" à Antioche Gervais le Breton dit de Dol. Oderic Vital qui le décrira dans son ouvrage entre 1075 et 1143, période durant laquelle s'étirera sa vie, le dira "fils de Hamon vicomte de Dol". Cet écrit rédigé à l'époque même est le seul à ma connaissance à citer "implicitement" l'existence de la dite "vicomté de Dol"; Gervais dit fils de "Haimon vicomte de Dol" ne serait-il pas le frère de notre dit Gelduin de Montsorel lequel, premier seigneur de Montsorel, fit en effet construire notre dite Abbaye de Veteris villae ou de Vieuville sous Dol ?] . Le premier sera le premier "vicomte" du Poudouvre cité par l'Histoire quand le second, lui, sera le premier "vicomte de Dol" [Ne pas confondre ici  la vicomté d'Aleth avec la dite vicomté de Dol; d'ailleurs cette dernière ne sera cité il me semble qu'une seule fois au travers d'une seule et même personne] lui aussi cité par l'Histoire [pour la dite vicomté du Poudouvre cela se fera par Brient père du dit Alain puisque le dit Alain entrera en possession d'un  fief hérité issu du Régaire de Dol lui même, et donc de Juthael aussi. Ce dernier aurait donc détaché du dit Régaire de Dol non pas une étendue mais deux étendues. A savoir une étendue pour doter sa fille, femme du dit Guihenoc "de la Boussac" et une autre étendue pour le dit Brient père de Alain futur vicomte du Poudouvre. En effet lors de la grande enquête de 1181 il sera tenu le propos suivant : Henry, abbé de Saint-Jacut, ayant prêté serment, a déclaré qu'il avait ouï dire communément dans le pays que les fours et le moulin de l'archevêché, le bouteillage et le fief de Alain fils de Brient étaient des dons de Juthael...Si cela "est" alors quels furent les liens ayant pu alors unir féodalement et familialement et Juthael et le dit Brient père de Alain ? Tout semble à croire à la lecture de la dite grande enquête menée en 1181 que Juthael ou Juhell dota aussi d'autres petits seigneurs assis en le Pays de Dol de biens relevant eux aussi du dit Régaire de Dol. Juthael ainsi s'entoura t-il probablement de tout un ensemble de sujets envers lui tous féodalement redevables certains possédant soit des terres étendues et seigneuriales soit de simples métairies confiées elles équitablement entre les mains de différents "nobles" métayers : Le système de la métairie, qui associait le seigneur aux bonnes et mauvaises fortunes du laboureur, parait avoir été beaucoup plus commune en le territoire de Dol qu'en Normandie.  (Delisle, Classe agricole, page 50) ] . Ces deux vicomtés hier, cela sous Roianteline et Hamon lui de ses faits et gestes aussi gouverneur des enfants du duc Geoffroy 1er,  ne formaient-elles pas une seule et même entité seigneuriale ?

    Ainsi vers 1100 apparaitront au travers de leurs seigneurs respectifs ces deux vicomtés l'une touchant les terres seigneuriales de Dinan, proche de ses seigneurs, quand l'autre elle étirera son étendue en le pays de Dol lui même et cela au plus près des frontières du duché de Normandie.

     

     

     - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    Est-ce ici les ruines de l'ancienne église ou bien les traces d'un autre grand bâtiment conventuel?

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     Le ruisseau de Landal proche de Vieuville

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    Les quelques rares vestiges de Vieuville...

     

     

    Si l'étude de la seigneurie de Dol-Combourg au XII et XIII siècle est indissociable de l'histoire du pays de Dol pour quiconque veut étudier ce dernier, certes cela est vrai, il en va également de même cependant pour  l'ensemble de toutes les autres petites seigneuries parsemées alors dans tout le dit pays de Dol, seigneuries subalternes des dits seigneurs de Dol-Combourg mais toutes hier  "éléments héréditaires fondateurs et essentiels" elles aussi de ce même pays. Parmi ces petites seigneuries, toutes féales des seigneurs de Dol-Combourg dès le XII siècle donc, certaines plongèrent leur propre racines en l'histoire du pays de Dol en même temps que les seigneurs de Dol-Combourg eux-mêmes [Il en sera ainsi pour le tout premier seigneur de Saint-Broladre lequel, en 1075, né vers 1025, donnera aux moines du Mont-Saint-Michel l'ensemble des dimes de Saint-Broladre de droit lui appartenant. Cette donation sera faite notamment pour la tranquillité des âmes de son père et de sa mère mais aussi pour l'ensemble de ses propres ancestres. Né vers 1025 son dit père lui doit naitre vers 1000 et cela en même temps que Josselin de Dinan lui même. La seigneurie de Saint-Broladre, cela au regard de cette même donation, semble donc devoir plonger ses racines dans l'Histoire bien plus tôt que la seigneurie de Dinan . Il en sera également ainsi pour les premiers seigneurs de Meillac sujets de la seigneurie de Dol-Combourg ou bien pour le premier seigneur de la Boussac ce dernier, Guihenoc de la Boussac, ancestre ou père présumé de Hamon premier seigneur de Landal, apparaissant lui au lendemain même de la naissance de la seigneurie de Dol-Combourg. Ainsi Manascher Troussier seigneur de Millac, aujourd'hui Meillac,  fils de Gaultier et féal des seigneurs de Dol notamment, sera lui contemporain de Gilduin de Montsorel lequel, fils du dit Hamon seigneur de Landal, fonda la dite abbaye de Vieuville en l'année 1147. Gelduin de Montsorel, fils de Hamon, lui aussi possédait des dîmes en Meillac puisqu'il donnera à Savigny, cela lors de la fondation de l'abbaye de Vieuville, deux dimes alors en sa possession, dimes assises elles en la paroisse de Meillac : duas partes decimae in parrochia de Milliac...Hamon de Landal son père, enfant présumé de Guihenoc  hier seigneur de la Boussac, possédait-il déjà ces biens assis en Meillac, bien relevant eux des seigneurs de Dol-Gombourg ? En ce cas comment Hamon de Landal entrera t-il en possession de dîmes relevant des seigneurs de Dol-Combourg ? Est-ce en épousant une enfant "née Montsorel" ? Quels ont été en ce cas les liens ayant pu unir le premier seigneur de Montsorel, père de la dite épouse de Hamon seigneur de Landal, et la dite maison seigneuriale de Dol-Combourg ? Est-ce que ces mêmes biens ou dimes assises en Meillac Gelduin de Montsorel ne les aurait-il pas plutôt acquises en prenant lui aussi pour épouse une enfant issue de la dite maison seigneuriale de Dol-Combourg ?                                                 L'étude d'une même terre, cela au travers de sa transmission héréditaire faite sur plusieurs générations, au travers des dîmes qu'elle reversait aux prieurés et abbayes, au travers aussi des différents litiges judiciaires pour spoliation de terres hier offertes, permet de lever certains voiles ou démettre certaines suppositions sur une même origine seigneuriale. L'étude de la transmission de ces terres, l'étude de leurs donations ou rentes multiples, qu'elles aient été seigneuriales ou autres, est donc très intéressante à étudier notamment ici pour la compréhension de la construction du pays de Dol tout au long du bas moyen-âge:  les terres nobles  étaient indivisible, ou du moins le partage en était restreint dans certaines limites. Mais la division des terres libres et des héritages roturiers était admise. Chacun des co-partageants n'entrait pas en rapport direct avec le seigneur de qui le bien était tenu. Le seigneur n'avait affaire qu'à un seul. A celui-ci de recueillir les parties de rentes  dues par tous les autres...(Delisle). Il en est ainsi en ce travail pour la terre de la Boussac et de sa paroisse laquelle étude nous permet en effet de proposer aujourd'hui une certaine "affiliation supposée" sur l'origine même de Hamon seigneur de Landal la dite terre de la Boussac ayant été elle sur plusieurs générations transmise au sein même de la famille des seigneurs de Baderon, branche seigneuriale issue de Guihenoc; la terre de la Boussac était déjà une terre seigneuriale et paroissiale quand sera décidé au plus près d'elle en 1147 l'édification de  l'abbaye de Vieuville par le dit Gelduin de Montsorel  fils de Hamon. La paroisse de Ladiboaic ou de la Boussac apparait en effet pour l'une des toutes fois au travers de son église, et cela en 1123 exactement,  quand l'évêque de Dol, alors Baudry, confirmera aux moines de Saint-Florent de Saumur la possession de la dite église. Si l'Histoire en le dit pays de Dol cite à la charnière des XI et XII siècles l'existence d'un Hamon dit "vicomte de Dol", elle cite également un Guihenoc fils de Jutahel archevêque de Dol. Indigne successeur de Guinguené, archevêque de Dol avant lui, Juthael sera démis de ses fonction notamment pour faute religieuse. Profitant de son autorité ecclésiastique il détachera il est  vrai du Régaire de Dol une terre très importante cela pour doter sa fille naturelle et de ce fait son gendre aussi, le dit Guihenoc. Celui-ci, fils de Caradoc et frère de Baderon,  entrera notamment ainsi en possession de la dite terre de la Boussac, terre qu'il semble devoir transmettre à son frère Baderon. Tous deux nés vers 1030 accompagneront Guillaume de Normandie en Angleterre recevant de ce dernier la seigneurie de Montmouth. Successivement seigneurs de Montmouth et de la Boussac Guihenboc lui terminera ses jours à Saint-Florent de Saumur, ayant revêtu l'habit monastique, et Baderon lui fera de même tous deux se faisant ainsi "moine" à Montmouth. Leurs entrées en les cellules de Montmouth fera de Guillaume, fils de Baderon, l'unique héritier de la châtellenie de Montmouth. Baderon semble de son vivant avoir possédé aussi "la dîme" d'Epiniac  possesseur qu'il était aussi de jardins eux assis en la Boussac.Guillaume Baderon né vers 1060, fils du dit Baderon, Guillaume prenant alors pour "patronyme" le prénom de son père, confirmera à Saint-Florent de Saumur l'église de Moutmouth hier offerte à cette même abbaye  par son dit père Baderon lui même ayant offert à Saint-Florent des biens assis et en Epiniac et en la Boussac. Cinq générations après celle du dit Guillaume Baderon, soit presque  deux siècles après, Gervais Baderon fils de Guillaume, celui-ci ayant de son vivant possédé la terre de Travidal, terre assis au plus près et de la Boussac et de Vieuville, sera toujours en possession de biens en la Boussac puisque Gervais offrira à Vieuville toutes ses dimes assises en la Boussac. Gervais Baderon  il est vrai était bien implanté en le pays de Dol puisqu'il avait notamment pris pour épouse Dionisia la propre soeur du Voyer ou du Villicus de Dol Johannes de son prénom. Hormis la terre de la Boussac cette dernière ayant été transmise à Baderon, frère de Guihenoc, nous ne savons rien des autres terres de Guihenoc proches de la Boussac que ce dernier laissa après son départ. Seigneur possesseur de la Boussac, seigneur possesseur d'une partie d'Epiniac aussi, terre sur laquelle allait bien être érigée l'abbaye de Vieuville, ne peut-on pas supposer que Guihenoc, fils de Juthael, seigneur en la Boussac, aurait eu pour enfant "Hamon seigneur de Landal" le propre père de Gelduin de Montsorel ce dernier lui faisant ériger en Epiniac la dite abbaye de Vieuville ? La transmission de la terre de la Boussac ne va t-elle pas dans le même sens que cette supposition ? Hamon est probablement le "vicomte de Dol " cité par l'Histoire à cette même époque; celui-ci aurait-il pu hériter de cette terre hier détachée du Régaire de Dol par Juthael lui même ? Gelduin fils de Hamon semble lui devoir prendre pour patronyme le nom de Montsorel, terre elle aussi assise au plus près de la terre de Travidal, au plus près aussi de celle de la paroisse de  la Boussac et de celle d'Epiniac. Sa mère, femme du dit Hamon seigneur de Landal, était-elle née "Montsorel" ?  Hamon seigneur de Landal n'aurait-il pas pris pour femme une enfant née en le sein même de la famille seigneuriale de Dol-Combour ?                                                                                              Il existe une charte citant un "Hamo ou Hamon  fils de Guihenoc". Ce dernier serait-il notre Hamon de Landal né vers 1060 père de Gelduin de Montsorel  et fils présumé de Guihenoc de la Boussac lui même fils de Caradoc ? Cette charte fut probablement réalisée avant 1123 puisqu'elle cite pour témoin Geoffroy de Dinan fils d'Olivier le dit Geoffroy lui voyant le jour vers 1060 et décédant au lendemain de l'année 1123. Cette charte est relative aux dons que fit Hingan fils de Gosbert à Saint-Florent de Saumur, dons concernant l'église et le cimetière de Miniac, aujourd'hui Miniac-Morvan, et des  droits de pêcheries en rivière de Rance assises elles en la paroisse de Langrolay. Lors de cette donation Hingan fils de Gosbert offrira aussi aux moines de Saint-Florent ses propres dîmes attachées elles et à la chapelle de Saint-Meven et à celle de Saint-Judicael. Cette donation sera entre autre concédée par ses enfants mais aussi par Jordan fils de Alain tous deux "sénéchaux" héréditaires de Dol les sénéchaux héréditaires de Dol étant du fait même de cette acceptation "suzerain" de Hingan fils de Gosbert. En 1140,  en tant que sénéchal de Dol lui aussi, Alan fils du dit Jordan, et de ce fait petit-fils du dit Alan aussi, fera lui édifier au plus près de Dol, proche de Plerguer, l'abbaye du Tronchet. Lire cette charte citant Hamon fils de Guihenoc un peu plus bas ici dans ce texte... ].  Il est aussi un autre "élément" indissociable de cette "histoire" du pays de Dol et de celle de ses seigneurs aussi et cet élément est l'abbaye de Veteris Villae ou l'abbaye de Vieuville laquelle, fille de l'abbaye mère de Savigny, en Normandie,  fut ici même créée en 1137 par Geldouin de Montsorel fils de Hamon seigneur de la terre de Landal, terre aujourd'hui assise en Broualan [Guillaume de Montsorel seigneur de Landal, petit-fils présumé de Gelduin de Montsorel fils de Hamon, fera sur la terre de Landal bien hier de Hamon père de Gelduin édifier un prieuré avec chapelle pour recevoir les enfeus des siens. Broualan hier paroisse, aujourd'hui commune,  était cependant une jeune paroisse. Elle sembla apparaitre qu'au lendemain de l'établissement de la seigneurie de Landal et cela bien après l'apparition de celle-ci. Probablement née d'un détachement de la Boussac à l'origine elle semble n'avoir été qu'une simple chapellenie assise en la terre même de la Boussac. L'existence de la chapelle à l'origine de Broualan est elle citée dès l'année 1490]. Le cartulaire de l'abbaye de V.V. comporte ainsi un nombre important de chartes, chartes religieuses et judiciaires, presque toutes relatives à ces mêmes seigneuries féales toujours en très étroites relations avec la maison seigneuriale de Dol-Combourg. La lecture de ce cartulaire est vraiment un outils indispensable pour quiconque désire mieux comprendre l'Histoire proche de Dol au bas moyen-âge celui-ci permettant ainsi de jeter un autre regard  sur l'ensemble des acteurs, quels qu'ils aient été, ayant tous ici même oeuvrés il y a donc si longtemps déjà. Les XII et XIII siècles ici aussi furent féconds en fondations et donations religieuses ces mêmes seigneurs féaux donnant eux aussi "très largement " pour le repos tranquille de leur âme mais aussi pour celles de leurs ancestres et successeurs [certaines terres aussi, cela nous l'apprend le dit chartier de V.V., seront cependant simplement  "engagées"  ou "gagée" et cela pour avoir de la dite abbaye de Vieuville un prêt d'argent ou "prêt en usage"" cette abbaye faisant ainsi office de "prêteur" financier. Il en sera ainsi de la terre seigneuriale de la Ville Alent laquelle, pour une somme de 20 livres 12 sols monoyes d'Angers, sera engagée en 1171 par Jan de Montsorel le propre fils du fondateur de Vieuville. Cette terre sera ensuite "dégagée" par Jan lui même, le prêt étant alors remboursé, afin que Jean puisse transmettre sa dite terre seigneuriale à son fils héritier, Guillaume de Montsorel, cela afin que son dit fils puisse prendre soin de la personne de son père alors probablement déjà vieillissante. D'autres terres elles seront offertes à Vieuville mais pour un bail bien précis. Il en sera ainsi de la terre de la Bigotière laquelle par Geldouin de Montsorel sera offerte à Vieuville pour une durée de quarante annuités. La terre de la Bigotière sera au long de cette durée l'objet d'un accord lequel, mettant fin à un désaccord,  sera conclu entre V.V. et Guillaume dit fils de Alain. En effet ce dernier et son épouse semblent avoir tous deux contesté à V.V. la nature même de cette donation tous deux se réclamant les seuls "vrais possesseurs" de cette même terre hier offerte par Geldouin. Sera aussi présent lors de cet accord ou paix conclue entre les antagonistes Jean le Montsorel en personne. Ce désaccord fut relativement important puisque e procès verra l'intervention du Saint-Père de Rome en personne  ce dernier déléguant l'évêque du Mans. Guillaume fils de Alain et Estaisse son épouse semble avoir été dans leur droit puisqu'ils recevront comme indemnité la somme de 100 sols ces derniers cédant tous deux à V.V. et à ses moines tous leurs droits. A noter que sera présent comme témoin, lors de ce même procès, Hugues d'Evran le premier seigneur d'Evran cité par l'Histoire. Quels liens vassaliques unissaient alors le dit Hugues d'Evran à la dite maison seigneuriale de Montsorel ? L'affaire cependant n'en restera pas là puisque sitôt la mort de Guillaume fils de Alain survenue elle se réveilla aussitôt sous une autre forme. En effet les enfants héritiers de Guillaume spolièrent à V.V. les prairies de Travidal que ces derniers possédaient suite à un don fait hier à V.V. par Geldouin de Montsorel lui même. V.V. porta l'affaire devant Raoul d'Aubigny lequel depuis son mariage avec Mahaut de Montsorel était devenu le nouveau souverain de Travidal les prairies depuis son union relevant alors de ses seuls fiefs. Les héritiers de Guillaume Alain alléguèrent détenir cette terre de Guillaume Baderon père de Gervais, de Gervais de Baderon lui même et de l'évesque de Dol aussi. Les moines sur ce propos tenu demandèrent "vérité" au dit Gervais Baderon et prièrent ce dernier de dire ce qu'il en était réellement. Gervais confirma que V.V. détenait les prairies de Travidal de lui même et du dit Raoul d'Aubigné ce dernier par son union avec Mahaut de Montsorel détenant en son fief cette même terre. Sur cela l'évesque de Dol contredit Gervais réclamant lui aussi la possession des prairies de Travidal disant qu'elles devaient êtres détenues que de lui et de lui seul. Maintes témoins furent ensuite entendus tous confirmant que les dits près relevaient du seul fief de Raoul d'Aubigné et non de l'évesque de Dol; enquête fut ensuite menée l'affaire ayant été portée à la cour de la Boussac seigneurie du dit Raoul d'Aubigné; l'affaire fut étudiée sur place par moult chevaliers s'étant rendus sur les lieux mêmes . Ceux-ci désavouèrent d'une façon "claire"  les héritiers de Guillaume à la seule raison que ces derniers avaient clairement exprimé dès les premières heures du procès ne pas détenir ces prairies de Raoul d'Aubigné lui même cela à l'inverse des différents témoins depuis entendus. Les chevaliers jugeront définitivement ce procès adjugeant aux seuls moines de Vieuville les dites prairies de Travidal. Pour résumer succinctement tout cela Geldiun de Montsorel, bis aïeul de Mahaut de Montsorel, femme de Raoul d'Aubigne, avait donc alloué à Vieuville les dîmes des prairies de Travidal bien matériel de Guillaume Baderon père de Gervais. Guillaume Baderont, possesseur de Travidal, était de fait et pour cette terre  "sujet féal" de Geldouin de Montsorel. A la mort de son père Gervais devient donc le nouveau possesseur en titre des prairies de Travidal, terre relevant toutefois toujours du fief des seigneurs de Montsorel et dont les dîmes étaient alors toujours dues à la dite abbaye de Vieuville. Les héritiers de Guillaume fils de Alain eux aussi réclamaient ces prairies comme les ayant reçu de Guillaume Baderon et de l'évesque de Dol. Là dessus Gervais Baderon offrira aussi à V.V. toute sa terre de la Ville Herebert avec appartenances et dépendances, la moitié de ses dîmes relevant de la Ville Hervé ce dernier approuvant et confirmant aussi toutes les aumosnes données en son fief à savoir les dites prairies de Travidal et le quart de la terre d'Harel dont certaines dîmes relevaient hier des biens de Yves de la Jaille; ceuci se fera peu de temps après que Gervais ait chois de renoncer au monde et d'endosser l'habit monastique en les murs mêmes de V.V. Acceptèrent  cela et ces mêmes donations son frère Jean Baderon, Nicole leur soeur et Jean Mocon et ses enfants mari et enfants de la dite Nicole Baderon. Tout cela fut aussitôt confirmé par Raoul d'Aubigné du fait que tous ces biens offerts relevaient tous du seul fief de Mahaut de Montsorel son épouse. Le cartulaire de Vieuville comporte en ses pages moult donations, moult procès aussi].  Ainsi ces seigneurs dits "féaux" vont-ils souvent croisés ici en ce chartier les noms des premiers seigneurs de Dol-Combourg certaines de ces pages nous apprenant les affiliations généalogiques respectives de ces mêmes seigneurs quelques fois  "cadets" de la maison de Dol-Combourg. Certaines de ces donations, de ces dîmes offertes dans l'Eternité, seront cependant "reniées" par certains seigneurs héritiers ces derniers ouvrant ainsi des procédures judiciaires opposant alors l'abbaye de Vieuville à ces mêmes seigneurs. Parmi ces procès notons plus spécialement celui ayant opposé Jean de Lanvalei à Veteris-Ville ce même procès étant à ce jour l'une des rares pièces propres à l'histoire de notre commune.  Pour les donations il en a été ainsi pour les seigneurs de Boussac représentés eux dès la seconde moitié du XI siècle par la famille seigneuriale des "Baderon";  Cadaroc père de Guihenoc de la Boussac , le premier seigneur de Boussac cité par l'histoire, lui apparaissant en ses premières heures une génération avant la bataille d'Hasting cela du temps de Riwallon de Combourg premier seigneur de Combourg cité lui aussi par l'Histoire [certaines "pensées" font de Caradoc père de Guihenoc le premier seigneur de la Boussac. Cependant le nom de cette terre ne lui fut jamais rattachée même si certaines pensées font naitre le dit Caradoc en les terres mêmes de la Boussac. La Boussac fut peut-être ou probablement perçue  par  Guihenoc fils de Caradoc quand celui-ci pris pour épouse l'enfant naturelle de Jutahel alors l'archevêque de Dol en fonction. Cela est vrai bien sur que si Guihenoc fils de Caradoc est le même Guihenoc que celui qui pris pour femme la dite enfant du dit Jutahel. Plusieurs Guihenoc il est vrai ont existé au XI siècle. Certains auteurs donnèrent à Guihenoc pour frère un dénomé Riwallon. D'autres donnèrent aussi à Guihenoc un fils nommé lui "Ratier". Il semble cependant que ces deux Guihenoc aient été tous deux 2 homonymes le premier ayant été lui aussi il est vrai moine de Saint-Florent. Nous aurions alors à faire face à 3 Guihenoc: le premier, Guihenoc de la Boussac, fils de Caradoc et gendre de Jutahel, peut-être père de Hamon de Landal ce dit Guihenoc ayant revêtu l'habit monastique pour Saint-Florent; puis un second Guihenoc frère de Riwallon ce dit Guihenoc lui aussi "moine" de Saint-Florent; puis enfin le 3ème Guihenoc cité au XI siècle par l'Histoire lequel serait le père du dit "Ratier fils de Guillenoc".                                                                                 Il nous faut savoir aussi que le dit Juthael ou Judicaël de Dol évoqué ci-dessus, évêque de Dol donc, eu également deux fils tous deux de ce fait "beau-frère" éventuels de Guihenoc de la Boussac. Juthael semble avoir été aussi en possession de certains des offices de l'église de Carfantin puisqu'il possédait en celle-ci des dîmes. En effet il réclamera aux moines de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol le tiers des dîmes d'icelle avec aussi notamment les différents droits applicables et sur les offrandes et sur les sépultures faits en son sein. Peu après cela, avec l'assentiment de ses fils, Juthael renoncera à ces dites prétentions recevant en contrepartie une "pelisse" des mains de Jean 1er seigneur de Dol et demain son successeur sur le siège épiscopal de l'archevêché de Dol; Jean avait rappelons été quels temps auparavant lui même le fondateur de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol. Nous voyons très bien ici les liens "intimes" ayant pu unir et le pays de Dol et le dit Juthael, liens lui ayant peut-être permis, cela probablement à tors, de pouvoir détacher également du Régaire de Dol toute la terre de la Boussac et d'Epiniac. Il est vrai que cette période de l'histoire était alors assise avant que naisse la réforme de l'Eglise laquelle demain sera "imposée" par le Pape Gregoire, cela en un siècle en lequel moult possessions religieuses étaient devenues le bien propre de tout un ensemble de "seigneurs tous laïcs".                                                                                                                                                   Il nous faut aussi faire attention à ne pas confondre ici ces différentes Guihenoc avec Guinguenoc fils d'Eudes ce dernier, né vers 1090 et seigneur de Taden, ayant donné au lendemain de 1120 à Marmoutier les chapelles ou leurs dîmes et de Taden et de Trélat ].            La Boussac verra au XIII siècle, toujours possesseurs de Dimes en icelle, Gervais Baderon; cependant, le nouveau maître des lieux, féal des seigneurs de Dol-Comblourg, est alors Raoul d'Aubigné seigneur de Landal ce dernier ayant pris pour épouse une enfant née "de Montsorel" s'unissant probablement ainsi par mariage à la dite famille des seigneurs de Dol. Au XIII siècle l'une des seigneuries "subalternes " des seigneurs de Dol en le pays dolois est alors la dite seigneurie de Landal cette dernière possédant moult terres et château.  La seigneurie de Landal au XIII siècle donc, bien de Raoul d'Aubigné ou d'Aubigny sera donc possesseur d'un chastel assis en la paroisse de la Boussac démembrement géographique de la paroisse d'Epiniac. Située au plus près du ruisseau de Landal la seigneurie de ce chastel s'étendait sur des terres ayant cours aussi en les paroisses de Baguer-Pican, Bonnemain, de la Boussac, de Cherueix, Combourg, Cuguen, d'Epiniac,de la Fresnaie, de Hirel, du Mont-Dol, Notre Dame de Dol, de Pleine-Fougères, de Plergat, de Saint-Broladre, de Saint-Ouen de la Rouairie, terres féales toutes relevant  des seigneurs de Dol et des seigneurs ecclésiastiques du Régaire de Dol et donc de ses évêques aussi. Comme la plus part des seigneuries importantes la seigneurie de Landal en la Boussac comprenait outre ses terres étendues moult moulins, prairies, dîmes d'églises, étangs, bois, métairies, garennes, coulombiers, hommes tous soumis à revenus et des droits feaux aussi  tels les droits ou coutumes appliqués sur les bleds, les trépas, les fermes droits, juridiction et obéissance etc. tous tenus prochement et ligement des seigneurs de Dol-Combourg.

    Hamon de Montsorel fut au XII siècle l'un des plus grands de ces seigneurs devant foi et hommage aux seigneurs de Dol-Combourg ainsi qu'à l'archevêché de Dol; les seigneurs de la Boussac et les premiers seigneurs de Lanvalei eux aussi... (Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne, enrichie ...Par Augustin Dupaz; page448] 

     

     Ci-dessous la charte de Hingan fils de Gosbert, charte citant Hamon fils de Guihenoc :

    Cette charte fut rédigée avant 1123 année en laquelle apparait pour la dernière fois en une charte écrite Geoffroy seigneur de Dinan

    Hingannus filius Gosberti dedit Deo et sancto Florentio IV partem ecclesiae de Miniac et IV partem cymiterii et IV partem decimae, concedente fratre suo Galterio et filio Galteri et Jordano filio Alani. Huic donationi affuerunt Hugo filius Guillelmi, Normanus nepos Hinganni, Rivallonus filius Radulfus. Hanc etiam donationen concessit Sancto Florentio Goffredus filius Oliverri de Dinan praesentibus Ulrico et Johanne Monachis. Cujus concessionis testes sunt Ham Vicecomes, Hamo filius Guihenoc, Guigon filius Galon, Rodulfus filius Dualloni, Rivallonus de Ferraria, Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in Parrochia de Langorlai censum piscariae de aqua que vocatur Rancia et medietatem capallae sanctorum Mervenni et Judicalis sicut cam  tenebat quietam  et unum bordariolum etc. Hoc donum concessit Quemarhoc filius Brientii et ejus duo fratres, testes Goffredus Grainardus, Herveus Bucel etc. Traduction : Hingan fils de Gosbert donne à Dieu et à Sant-Florent 4 parts de l'église de Miniac  et 4 parts du cimetière et 4 parts de dimes; concèdent son frère Galtier et le fils Galtier et Jordan fils de Alain [il s'agit ici de Jordan fils de Alain  tous deux successivement "sénéchal de Dol". Jordan aura pour fils Alain lequel, lui aussi sénéchal de Dol, fera édifier l'abbaye du Tronchet proche de Dol. Jordan donna t-il ici son acceptation en vertu de son rôle de "sénéchal de Dol" ou bien était-il apparenté à Hingan fils de Gosbert ?] . A ce don ont été présents Hugues fils de Guillaume, Normand petit fils de Hingan, Riwallon fils de Raoul. A cette donation ont aussi concédé Saint-Florent, Geoffroy fils d'Olivier de Dinan et [en] la présence de Ulric et Jean moines [ici Ulric et Jean étaient tous deux moines de Saint-Florent de Saumur très probablement. L'acceptation de Geoffroy de Dinan implique que pour l'église de Miniac Hingan fils de Gosbert, et Gosbert lui même, étaient tous deux vassaux de la maison seigneuriale de Dinan en plus de relever de la seigneurie de Dol puisque Jordan fils de Alain, sénéchal de Dol, lui aussi donna son aval à cette même donation. Au regard de cette information la maison seigneuriale de Dinan était donc ici même en la terre de Miniac, assise au plus près de Dol, "seigneur" aussi. Lors d'une donation faite aux moines du Mont-Saint-Michel que fera Clamaroch en la pays de Saint-Coulomb, proche aujourd'hui de Cancale, Geoffroy de Dinan là aussi donnera son acceptation. Geoffroy de Dinan semble au regard de cette dernière information avoir été aussi "seigneur" à part entière en cette région du Plou Aleth ou du Poulet; la seigneurie de Dinan alors naissante était donc seigneur également de tout un territoire alors là assis au plus près de la mer; d'ailleurs relevant demain de Eudes fils de Geoffroy cette terre sera au XIII siècle le bien personnel de Pierre du Garclip vassal pour cette terre de la dite maison seigneuriale de Dinan. Ayant pris parti pour le monarque d'Angleterre Pierre se verra "privé" de sa seigneurie ici assise laquelle retombera alors sous le seul contrôle de la maison seigneuriale de Dinan et cela avant d'être déposée plus tard entre les main d'une nouvelle seigneurie, celle de Châteauneuf de la Noë. ]. Dont les témoins de cette concession sont Hamon le vicomte [probablement ici Hamon vicomte d'Aleth ], Hamon fils de Guihenoc [ici est-il Guihenoc seigneur de la Boussac lequel prit  pour épouse une fille de Jutahel  archevêque de Dol ? Hamon est ici donc son fils et  le père présumé aussi de Geldiun de Montsorel. Hamon dans un écrite de Vital Oderic est dit "Hamon le Vicomte de Dol; pourquoi ici en cette charte Hamon fils de Guihenoc n'est point cité comme étant "le vicomte de Dol" ? Oderic Vital aurait-il prit un raccourcit avec l'Histoire ? La vicomté de Dol n' était-elle encore  point créée ? ],  Guy fils de Galon, Rodulfus fils de Duall, Rivallon de Ferrare, Geoffroy Billon. De même le dit Hingan a donné à Saint-Florent en la paroisse de Langrolay l'hommage de la pêche dans la rivière qui s'appelle Rance et la moitié des chapelles de Saint Meen et de Saint-Judicael, juste et tranquille [sans aucune obligation financière ancestrale, libre de droit droit et coutume], et une portion de terre etc. Ce don [Ce dernier don] fut concédé par Quemarhoc fils de Brient et ses deux frères; témoins: Geoffroy Grainard, Hervé Bucel etc. [Titre de Saint-Florent ].

     

    Les premiers Abbés de Veteris ville déjà rencontrés en ce cartulaire :

    - Robert ou Osbert premier abbé de Vieuville cité lors de la fondation du prieuré en 1137. En l'année 1141 il sera "officiellement" béni en la cathédrale de Dol par l'archevêque Geoffroy le Roux. Dom Morice P1 colonne 576.

    - Luc lequel mettra fin en l'année 1167 au désaccord opposant alors l'abbaye de Vieuville au maistre forestier Guillaume le Sage forestier de la forêt de Borgorth;

    - Gautier lequel fut cité le 20/08/1170 lors d'un accord qui fut conclu entre l'abbaye de Savigny, abbaye mère de Vieuville, et l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes.

    - Moyse abbé de Vieuville en 1171. Moïse en l'année 1179 obtiendra de Zacharie fils de Gelduin de Dol la confirmation de l'ensemble des fondations que la famille seigneuriale de Dol avait alors déjà offerte à Vieuville.

    - Renaud qui obtiendra avant 1190 de Jean élu de Dol une lettre portant sur les biens et privilèges de Vieuville [Jean "élu de Dol" est très probablement Jean de la Mouche lequel sera evesque de Dol entre la dite année 1190 et l'année 1199. Jean de Lizanet, lequel occupa le siège episcopal de Dol dès l'année 1208, sera lui le second Jean "élu de Dol"];   [frère probable de Jacques le Paumier sénéchal de Dol en 1307];.

    - Maurice qui sera abbé en 1196 lequel sera cité sur une donation faite à Vieuville par Guillaume Farci celui-ci ayant offert deux acres de terre; Renaud qui sera cité en 1235 lors de l'enquête menée à l'encontre des prétentions de Pierre Mauclerc duc de Bretagne.

    - 1246. Jehannes ou Jean Bojou cité abbé de Vieuville lorsque celui-ci confirmera une donation faite à Vieuville par son propre neveu Rolland Bojou.

    -Vers et 1253. Geoffroy Michel cité prieur de Vieuville lors de la donation de Guillaume Planchet mais aussi en 1253 en tant que Geoffroy "Michaele" lors de la confirmation par l'évêque de St-Malo de certains des dons faits à V.V. pour la pitances de ses moines.

    - Robert qui sera cité moult fois en les chartes de Raoul seigneur d'Aubigny en 1255.


    - Eon le Paumier cité lui en 1319.

    - Jean cité en 1408.

     

     

     

    Les fiefs et dimes en le pays dolois ou proches de Dol sujets de donations faites à V.V. "liste en construction..."

     

     

    Ansgoteriam                                                                                                          -  Vers 1214 Guillaume Blanchet, féal de Pierre du Garclip, donne à V.V. deux acres de terre roche d'Ansgosteriam dite aujourd'hui de Langotière .

    L'Aunal Bloc ou le fief de Boloc                                                                             - Bien de Guillaume Boloci ou Guillaume Boloc ce fief était de moyenne et de basse Justice. Il sera dit en 1181, lors de la Grande enquête, que le fief de Willelmi Boloci relevait des biens de l'archevêché de Dol et que Juhel  l'archevêque l'en avait détaché.

    Baguer Morvan / Baguer Pican/Bagar-Morvan :                                          Paroisse. Celle-ci sera cité pour l'une des premières fois en une charte rédigée sous la mandature de Jean, évêque de Dol. Celui-ci sera évêque de Dol de 1163 à 1177 le précédent "Jean évêque de Dol" ayant été lui en fonction vers 1106 quelques 30 années avant la fondation de Vieuville. Cette charte, relative elle à V.V., énumérera plusieurs donations faites précédemment à V.V. Fondée en 1137 celle-ci par sa fondation assoit de ce fait le dit Jean évêque de Dol. [Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que deux parts de la dime de Baguer-Morvan appartenait à l'archevêché de Dol. D'ailleurs pour confirmer cela en 1219 Jehan de Lisanet alors évêque de Dol offrira à son Chapitre et l'église et une parties des Dimes applicables en Baguer-Morvan. Cela sera fait afin de pouvoir fonder une nouvelle "prébende". Prébende : partie des biens prélevés sur une église et attribués à un clerc de façon à pouvoir pourvoir à ses besoins. Ici il s'agissait de pouvoir pourvoir aux besoins du Cahpitre de Dol].                                                                - Entre 1163 et 1177. Geoffroy Faitou donne à V.V. 4 jauges de terre posées en la Villa-Garini, métairie assise elle en Bagar-Morvan. Cette donation sera acceptée par Rolland fils de Raoul son seigneur; au regard de cette "acceptation"  Rolland fils de Raoul et son père le dit Raoul étaient-ils tous deux seigneurs de Bagar ? Seraient-ils tous deux les père et aïeul de Guillaume de Morvan premier seigneur de Morvan cité par l'Histoire ?                                                                                    - En 1214 Agnès femme de Guillaume de Morvan [Guillaume 1er de Morvan] donne à V.V. ses dîmes de Meillac. Concédèrent cela ses héritiers Guillaume [Guillaume II de Morvan] et Valence ainsi que Guillaume de Meillac. Agnès par ses dimes de Meillac serait-elle née "de Meillac" ?

    Baguer ou le fief de Baguer :                                                                           Seigneurie assise en la paroisse de Baguer. Lors de la grande charte de 1181 il sera dit du fief de Baguer qu'il devait à l'archevêque de Dol 9 mines de froment et 5 sols.

     Belle Isle :                                                                                                                  - Hasculf de Subligné donne à V.V. toute la terre que Hervé Mercarius avait ici en ce lieu  clôturée.                                                                                                          - Galan de Paluel donne à V.V. vers 1196 un acre de sa terre jouxtant sa maison de Belle-Isle, accorde ce don Guillaume son fils et ses frères; Hasculf de Subligny en tant que possesseur de ce fief donne son propre accord.

    Bethon ou Bethon :                                                                                               Village assis en la paroisse de Roz-Landrieux. Gelduin frère de Jehannes élus de Dol et de Guillaume de Saint-Florent de Saumur donnera aux moines de Saint -Florent ce village en sa totalité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Voir Roz Landrieuc...

    La Bigotière ou Bigotia ou Bigoteria: Chartes n°1;                                                - En 1137. Gelduin fils de Hamon; il offrira cette terre ou ses dîmes à la future abbaye de Vieuville lorsque Gelduin fera édifier sur sa terre seigneuriale cette nouvelle abbaye en 1137. Sur cette terre assise en la paroisse d'Epiniac les moines de V.V. plus tard seront possesseurs d'une métairie.                                                  - Vers 1177. Terre appartenant à Alain puis au fils de ce dernier Guillaume; les dîmes de la terre de la Bigotière seront offertes à V.V. par Gelduin de Montsorel cette donation étant à l'origine d'un litige lequel, conclu en 1177, opposera le dit Guillaume fils de Alain à Moïse alors abbé de V.V. Les petits-enfants de Alain, fils de Guillaume, seront plus tard, cela vers 1220, en procédure eux aussi contre V.V. Cette procédure sera en rapport avec la prairie de Travidal proche de V.V.     - Olivier de Tinténiac avec l'assentiment de sa soeur Stéphanie et celui de sa mère Théophania donne à V.V. une mine de froment en son moulin de la Bigotière situé proche de son village de Tinténiac. Cette donation sera faite devant Stéphanie abbesse de Saint-Georges de Rennes.

    Bois Hamon :                                                                                                       Terre proche de Baguer- Morvan et citée en la dite année 1181; elle relevait alors de l'archevêché de Dol. Cette terre devait annuellement à l'archevêché de Dol 1 mine de froment.

    La forêt de Borgot ou de Bourgouet                                                                    Située en la paroisse de Dingé. Voir Dingé...                                                             - Vers 1147, de retour de croisade, Jean II de Dol confirme à V.V. son don fait hier, don concernant la fête de Bourgouet.                                                                         - Vers 1190 André et William de Langan tous deux frères renoncent ensemble au litige les ayant opposés à V.V. chacune des parties  réclamant la possession de cette dite forêt. Vers 1180. Memorie [memoria] commendari dignum duximus quod Andreas de Langan et fratre ejus Willelmus nullum habebant heredem dimiserunt calumniam forestagii de Borgot quam ad versus monachos veteris ville de jure hereditaris reclamabant pro hac vero dimissione habuerunt de caritate monasterii 40 solidos andegavensis;  sub testibus Henrico monacho; Bricio capellano; Hamone Truanno; Hamone Spina; Johanne Pincerna; Hamone Delzac; ego autem Hasculfus de Soligneio. Quantum ad me pertinet ... ... dimissionem hanc gratam habeo et sigilli mei authoritate confirmo. Traduction : Pour la recommandation de la mémoire avec dignité nous disons que André de Langan et son frère william, n'ayant nul héritier, abandonnent les accusations de la forêt de Borgot [abandonnent leur prétention sur la forêt de Borgot... André et son frère semble en effet tous deux avoir disputer à V.V. la "possession même" de cette forêt. N'ayant nul héritier moyennant 40 sols d'Angers ils abandonneront cette même prétention]; que les moines de Vieuville de droit [sont] proclamés héritiers. Et pour cette renonciation ils ont reçu par la charité du monastères 40 sols d'Angers. Ont été  témoins : Henri moine; Brice chapelain; Hamon Truanno; Hamon de l'Espine; Jean Pincerne; Hamon Delzac; moi Hasculph de Soligneio en ce qui me concerne; de mon côté ... ... [partie de phrase manquante] je suis reconnaissant pour cette renonciation et la confirme de l'autorité de mon sceau.

    Bourg de Notre-Dame                                                                                           La ville seigneuriale de Dol comprenait alors deux entités distinctes; la première était la Cité et le château quand la deuxième était elle le "bourg" par lui même. Cette deuxième entité était en effet formée et par le bourg et par son faubourg l'ensemble formant lui le "bourg de Notre-Dame". La plus ancienne mention écrite semble celle qui a été faite en l'année 1109, le 25 avril exactement, lors de l'accord réalisé en l'abbaye de Saint-Florent de Saumur entre l'archevêque de Dol Baudry  et les moines de Saint-Florent. Cet accord portera sur les droits que hier les dits moines avaient acquis sur l'église du dit "bourg de Notre-Dame". Il sera dit en cet écrit : ...in castro doli...que la dite église et son bourg  étaient situés en les murs   fortifiés de Dol.                                                                                                           - Ginguené archevêque de Dol donne à son frère Riwallon les "masures "qu'il a en le bourg de Notre-Dame.                                                                                             - Hasculph de Soligné par sa femme héritière de la seigneurie de Dol reçoit de par ce fait les dites masures hier données au XI siècle par Ginguené à Riwallon premier seigneur de Dol-Combourg [masura = masures : terme le désignait une petite habitation quelque fois accompagnée d'une petite terre. N'étant point une "tenure" ou "fief tenu en tenure" la "mesura" concernait donc l'habitation du fermier  avec ses dépendances] .

    La Boussac, Bochac ou Ladiboaic:                                                                      Ancienne paroisse relevant de la paroisse de Baguer-Pican / Baguer Morvan et non de celle d'Espiniac; Baguer-Morvan, proche de Baguer-Picant, est limitrophe de Saint-Broladre et du mont-Dol. [voir ci-dessous la seigneurie de la Ville Alent ou de la Ville Alain].                                                                                                        - Vers 1160 la soeur de Geoffroy Courtepie, alors épouse de Geoffroy de l'Espine ou Geoffroy d'Espiniac [ou encore Geoffroy Spine] , seigneur d'Espiniac, donne à V.V. sa dîme dite "de Launay" elle assise en la Boussac.                                          -  Le même Geoffroy de l'Espine lorsqu'il offre à V.V. une petite dime en Alneto terre assise en la paroisse de la Boussac :Gaufredi Spine parvam decimam in Alneto in parochia de la Bochac                                                                                  - Vers 1200 Gervais Baderon donnera à Vieuville toutes ses dimes relevant de la paroisse de la Boussac.                                                                                                 - En 1214 Evan Dibo donne à V.V. un journal de terre assis en Ladiboaic, concède alors son seigneur Hamon de Bagar ou Hamon de Baguer-Morvan [ou Hamon de Bagar seigneur deBaguer-Pican et Baguer-Morvan. Ces deux "paroisses " formaient alors semble t-il une seule et même entité seigneuriale].

    Le Bouteillage de Dol :                                                                                              - Eudes de Saint-Broladre et Eudes de Baguer diront tous deux en 1181 que le "bouteillage de Dol" relevait de l'archevêché.

    Bremont :                                                                                                                   - Raoul de Listre et sa femme fille de Reginald le Chat donne à V.V. son fief de Bremont. Ce don fut fait pour éteindre une calmonie établie entre V.V. et eux eux-mêmes; cela se fera par une "vente de principe" moyennant la somme versée par V.V. de 30 sols d'Angers.

    Brillahart :                                                                                                                 - Vers 1230-40 Guegon de Cobar donne à V.V. sa maison d'hébergement tenue par Pierre le Porc; ont concédé cela ses trois petits enfants : Robert de Gruel fils de Raoul, Geoffroy de Meilllac fils de Hervé et Rolland de Tremigon fils de Hervé. Guegon de Cobar ou de Chobar donnera aussi à V.V. la presque totalité de sa terre du Plessis assis en le pays de Dol également; il partira pour Jérusalepm au côté de Raoul d'Aubigné.

    Bruslé ou la chapelle Bruslé                                                                           Celle-ci lors de la Grande enquête de 1181 relèvera des biens de l'archevêché de Dol;

    Buaz en la paroisse de Combourg :                                                                         - En 1198 Guillaume de l'Espine donne à V.V. toutes ses dîmes de Buaz assis en la paroisse de Combourg ainsi qu'une pitance comprenant vin et poissons à prendre le jour du jeûne; concède cela son frère Geoffroy [au regard de cette date il s'agit peut-être ici de Geoffroy sénéchal ou pincerne de Dol] absent alors représenté par leurs soeurs Julienne et Olive de l'Espine. Sera aussi présent Rolland de l'Espine en tant que simple témoin .

    Carfentin ou Carfantain                                                                                Ancienne paroisse attenant à Dol dont relèvera la terre de Mezuoit sur laquelle sera érigée l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Voir Mezuoit...                                                                                                                    - Vers 1078 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol Goscelin dit Germain donnera à la nouvelle abbaye de Saint-Florent sous Dol l'ensemble de ses biens applicables en l'église de Carfenton ou de Carfantain. Ces droits concerneront notamment les droits de Dimes, de sépultures etc. Faisant cela pour racheter ses fautes et pêchers il obtiendra pour ce faire l' autorisation de ses enfants et de sa femme Adila.                                                                                                 - En 1284 certaines "compensations financières sont établies entre V.V. et Geoffroy Corbun ou sujet de certaines terres assises en le village de Carfentin: Universis presentes litteras inspecturis Radulfus de Albigneio Dnus  de Landal salutem in Domino. Noveritis quod quoddam excambium factum est inter abbatem et conventum Veteris ville  et Gaufridum Corbun (ou de la Carbonnaye) tune temporis armiger, de quibusdam terris parrochia de Kaerfeuntum [aujourd'hui la ville de Carfantin proche de Combourg], actum mense septembri anno 1284. Traduction : Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre Raoul d'Aubigné, seigneur de Landal, salut en le Seigneur. Sachez que certaines compensations ont été faites entre l'abbaye et couvent de Vieuville et Geoffroy Corbun (ou de  la Carbonnaye) , en ce temps [en ce moment, aujourd'hui...] homme en armes [écuyer]  pour certaines terres [assises] en la paroisse de Carfantin; acté mois de septembre 1284. En 1181 il sera dit que cette terre relevait alors de l'archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen

    Catavilla landa ou les Landes de Cataville :Charte n°1;                                    Voir Chateville...

    La Chapelle : le fief de la chapelle :                                                                           - Fief bien vers 1240 de Geoffroy le Bouteiller possesseur en Epiniac. Celui-ci pour un prêt d'argent engagera cette terre à V.V.terre alors entretenu par Geoffroy de la Chapelle. Cet engagement sera confirmé en 1257 par son fils Guillaume frère de Aude. A la mort de son père, son frère n'étant alors plus cité, Aude étant mariée à Hamelin de Teicent, remboursera le prêt hier accordé à son père afin de pouvoir récupérer le dit fief de la Chapelle.

    La Chapelle de Nazarie, ou l'actuelle Chapelle Lazary en l'ancien  village de Meillac et proche de l'ancienne motte féodale: dimension 24 m de diamètre sur 4 mètre de haut:                                                                                                             - En 1147 les enfants de Trusser ou Troussier de Meillac, Manascher, Guillaume et Dameta notamment, donnent à V.V. le village de la Chapelle de Nazarie. Ce don comprenait de fait 80 arpents de terre ainsi que tout le bois nécessaire utile pour chauffer les moines.                                                                                                    -  Praesentibus et futuris notum facimus quod Olivarius de Ploigonoit, concedente uxore sua Aalix filia Petevini, dedit monachis Veteris ville decimam Capellae Nazariae, terrae illius scilicet quam tunc temporis possidebant, sicut continetur in carta Johannis de Dolo, antequam praedictus Olivarius haberet heredem de Praesentibus Aalix.Habuit autem heredem postea Gaufridum nomine, qui ad mortem matris sua in castello de Comborn coram Yselde filia Johannis de Dolo uxore H.de Soligneio et coram Adam de Soligneio nutritio ejus donum illud quod pater ejus et mater antea dederant concessit. Testibus his Roberto Carbon et Gaufrido Docet laicis.Traduction : Qu'il soit noté pour le présent et le futur que Olivier de Ploguenoit, a concèdé Alix sa femme fille de Petevini, a donné aux moines de Vieuville [ses] dimes de la Chapelle Nazarie, à savoir la terre qu'à l'époque il possédait comme cela est contenu dans la charte de Jehan de Dol avant que le susmentionné Olivier ait pour héritier la présente Aalix. Il eu cependant plus tard un héritier, nommé Geoffroy [qui confirmera ce don] à la mort de sa mère en le château de Combourg devant Yseuld fille de Jehan de Dol femme d'Hasculph de Soligné et devant Adam de Soligné son nourricier [ou ici son "tuteur". Geoffroy de Ploguenoit confirmera  en le château de Combourg, cela lorsque sa mère donnera son dernier souffle en ses murs, la donation de la Chapelle de Nazarie hier donnée par feux ses parents bien matériel et financier que tous deux détenaient de Jehan de Dol. Cette "confirmation" se fera en la présence d'Adam de Soligné hier nourricier de Geoffroy. En effet avant de décédé  Adam  de Soligné semble avoir été choisi par Olivier de Ploguenoit lui même pour être le "tuteur" de son enfant;Aaliz semble avoir donne lors de la prise de cette décision son propre assentiment. Quel fut le lien de parenté ayant pu alors unir et Olivier et Aalix à Adam de Soligné pour que celui-ci soit choisi comme "nourricier" de leur dit enfant  Geoffroy Ploguenoit ? Aalix était-elle apparentée à la famille de Soligné par sa mère puisque son père était Petevini ?], don qui était de son père et que sa mère avant concédant avait donné. Ont été témoins Robert Carbon et Geoffroy Dorcet laïcs.


     
      

    Chateville ou Landa Catevilla :  Charte n°1;                                                  Landes nommée lors de la fondation de Vieuville assise au nord/est de Carfantin. En 1181 Terre relevait alors de l'archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen.                                                                                                  - Gelduin de Montsorel fils de Hamon en 1137.

    Chenaie en Epiniac : ou le Chesney                                                                          - Citée en 1181 cette terre devait alors annuellement à l'archevêché de Dol 1/4 de froment.                                                                                                                       - En 1261 Geoffroy le Bouteiller de Dol donne à Vieuville les rentes de ses aumôneries de la Chesnaie, terre assise en la paroisse d'Epiniac proche de la Boussac.

    Cherrueix ou Charrruiers :                                                                                Cherrueix à l'image de l'ancienne paroisse de Hirel semble apparaitre en tant que "paroisse" que dans le courant du XII siècle les toutes premières heures du XII siècle, cela sous la mandature de Rolland "élu de Dol" lequel meurt vers 1107, asseyant ici même que des "verdières" et une pêcherie. Celle-ci assise sur la grève sera bâtie par les moines de l'abbaye de Savigny laquelle avait reçu en don cette même grève par Robert de Cherrueix, don confirmé aussitôt par le dit archevêque  de Dol Rolland. 1/2 siècle plus tôt vers 1060 Guillaume fils de Urfoen de Charrueix,  le dit Guillaume lui naissant vers 1030, recevra de l'archevêque de Dol les dites verdières; était alors archevêque de Dol Juthael ou Juhel. Bien relevant du dit archevêché de Dol il sera en effet dit en 1181 lors de la Grande enquête que deux part de la dime de Cherrueix relevaient bien de l'archevêché de Dol.                - Vers 1000 nait  Urfoeni ou "Urfoen de Cherrueix" père de Guillaume : Willelme filius Urfoeni de Charruiers                                                                                         - Guillaume fils de Urfoen de Cherrueix lequel, né vers 1030,  reçoit vers 1060 les verdières de Cherrueix des mains de l'archevêque de Dol.  Lors de la Grande enquête de 1181 Eudes de Saint-Broladres et Eudes de Bagar diront tous deux que Guillaume fils d'Urfoen reçu de Jean élu de Dol, fils de Riwallon seigneur de Dol-Combourg, tout Kercou afin que celui-ci puisse nourrir ses chiens Kercou étant alors un village assis à l'extrémité nord/est de la ville de Dol. Voir Kercou...  - Rolland Elu de Dol confirme à l'abbaye de Savigny une portion de la grève de Cherrueix afin de pouvoir y bastir une pêcherie. Cette grève sera offerte par Robert de Charrueix cela avec le consentement de ses oncles Thomas et Hervé de Charrueix.                                                                                                                      - Even, prêtre de Cherrueix; il sera témoin lors de la Grand enquête de 1181 [qui dit prêtre de Cherrueix dit église de Cherrueix; qui dit église de Cherrueix dit alors dit alors paroisse de Cherrueix... En la dite année 1181 la paroisse de Cherrueix existait donc bel et bien].

    Prieuré de Combourg                                                                                            Le prieuré de la trinité de Combourg fut fondé en 1093 par un vassal de Riwallon seigneur de Dol-Combourg à savoir Main seigneur lui aussi en Combourg, père de Hamon et fils de Théoginère.  Hamon en 1095 lui approuvera et augmentera les donations faites hier par son père . En 1099 l'église ne sera plus déposée entre les mains des laïcs lesquels hier alors la possédaient. Voir Guguen...

    Copinne                                                                                                                    - Helie fils de Geoffroy donnera à V.V. ses dimes de Copinne cela avec l'accord de Geoffroy Diabolo duquel relevait le fief de Copinne.

    La Cour Bague                                                                                                       Fief assis en la paroisse de Saint-Ideuc bien en 1252 de Geoffroy Porcon. Voir la ou les terres de Saint-Ideuc...

    Les landes de Cuguen :                                                                                              [en paroisse primitive de Combourg] En 1181 Terre relevait alors de l'archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Cuguen. L'église de Cuguen est cité vers 1066 au XI siècle en la personne de Main fils de Théoginète; père de Haimon et de Gautier donnera à Marmoutiers les églises de Cuguen et de Noyal... Voir ci-dessous Guguen...

    Denaye : paroisse de Denaye :                                                                                   - En 1234 Guillaume fils de Robert de Valle donne à Vieuville avec l'accord de son père Robert, de son ancêtre Geuillaume aussi, ainsi qu'avec l'accorde de ses enfants, toutes ses dimes assises en la terre de la Male Felonnière sises en la paroisse de Denaye fief de Guillaume Traomel. Au titre de ces dimes Guillaume de Valle était "féal" du dit Guillaume Traomel.

    Dinan                                                                                                                          - En 1227 Gervaise de Dinan donne à V.V. ses propres dîmes relevant de la maison et place de Simon le feutrier. Faut-il voir ici même une maison de "draperies"  en Dinan ?    - En 1258 Olivier Bregen avec l'assentiment de sa femme Isabelle et celui de son fils aîné Roland donne à V.V. le droit d'utiliser l'eau véhiculée par son mur séparatif pour leur maison de Draperie de Dinan, draperie séparée de sa dite maison par son dit mur.

    Dinard :                                                                                                                       - Olivier de Tinténiac concède le don fait à V.V. par Raoul de Massuë ce dernier donnant à V.V. les dîmes qu'il détenait du dit Olivier, dîmes assises en Dinard.[Olivier de Tinténiac fils de Guillaume et d'Eremburge et époux de Théophile. Ici au côté d'Olivier sera citée aussi sa soeur, Stephana ou Etiennette laquelle, en une autre charte, sera dite femme de Eudonis de Ponte ou d'Eudes de Pontchateau, chevalier banneret baron de Pontchâteau, seigneur de Blain et de Heric. Il semble avoir eu tous deux pour enfant Constance Dame de Pontchateau. Celle-ci en effet, en une donation, faite en 1239 à l'abbaye de Blanche Couronne, sera dite fille d'Eudonis de Ponte].

    Dingé : Paroisse.                                                                                                    Ville aujourd'hui située à quelques 5 km de Combourg.                                            - Sous la mandature de Guillaume de Dol père abbé de Saint-Florent de Saumur, cela entre 1070 et 1118, Jehan seigneur de Dol, fils de Riwallon et frère du dit Guillaume, offrira aux moines de Saint-Florent de Saumur 2/3 des dimes applicables en Dingé. L'autre tiers des dites dîmes étaient elles le bien propre de Main scripte de son état; celui-ci malade donnera lui aussi aux dits moines de Saint-Florent son tiers. Plus il donnera accompagnant ce don l'ensemble de l'église de Dingé laquelle de droit lui appartenait : Maino scriba, cum moreretur dedit S. Florentio totam ecclesiam de Dingiaco et terciam partem decime et unam dormum in cymeterio et oritum . Traduction : Main scripte, avant de mourir donna à Saint-Florent toutes l'église de Dingé et la troisième partie de ses dimes et un lieu où dormir en le cimetière... Main décédé son frère Hamon contestera cette donation; pour contrer cette contestation les moines de Saint-Florent lui permettront de son vivant de jouir de la moitié des dons hier offerts à Saint-Florent par Main son frère.                                                                                                                            - En 1146 Jehan de Dol fils de Gelduin et petit-fils de Jehan 1er seigneur de Dol offrira à l'abbaye de Saint-Sulpice sa métairie assise elle en Dingé.                          - Vers 1190 Jean le Chat ou Jehan Catus offre à l'abbaye de Vieuville une petite dime elle assise en la paroisse de Dingé; ce don sera ratifié ou confirmé par Pierre Giraud alors évêque de Saint-Malo.

    Les Douves de Dol :                                                                                              Celles-ci en 1181, lors de la Grande enquête, relèveront des biens de l'archevêché de Dol

    Engelier.                                                                                                                  Village de la paroisse de Combourg proche de la fontaine de Neime; voir la terre nommée les Osches.

    Epiniac ou Espiniac   Chartes n°1;                                                                   Paroisse relevant de la seigneurie de Landal et dont le premier seigneur cité, Bardulfus ou Bardoul, lui est présenté par la charte de fondation de l'abbaye de Vieuville, cela dès 1137 [en la dite année 1137 sera alors seigneur de Vieuville, seigneurie assise en la paroisse d'Epiniac, Gelduin de Montsorel dit fils de Hamon. Ici le dit Bardulfus est probablement en la dite année 1137 "sujet féal" du dit  Gelduin de Montsorel fils de Hamon seigneur de Vieuville et de Montsorel] . Cependant si cette paroisse "ne semble" apparaitre que dans la première moitié du XII siècle les seigneurs dit "de Spiniac"  ou "de l'Espine"  sont eux beaucoup plus anciens puisque Eudes et Hamon Spina seront tous les deux cités peu avant 1092 année vers laquelle Jehanne 1er seigneur de Dol-Combourg décédera . Cela se fera en une charte du dit seigneur Jehanne de Dol lequel en cette même charte reconnaitre certains dons faits hier par ses ancestre au grand monastère de Marmoutier. Y a t-il ici un rapprochement entre les dits Eudes et Hamon Spina tous deux cités peu avant 1092   et Eudes et Hamon de Spiniac tous deux nés vers 1100-1110 ? Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que chaque ville relevant de la paroisse d'Epiniac devait à l'archevêché de Dol, un belier et une mine de froment.                                                                                                                       - Bardoul d'Epiniac cité en 1137 lors de la fondation de Vieuville.                           - Vers 1200 Gervais Baderon donnera à Vieuville sa terre de "la Ville Herebert " assise en la paroisse d'Espiniac.                                                                                  - En 1214 Jean Painel et Mathilde son épouse [ou Mathilde de Montsorel fille héritière de Guillaume de Montsorel veuve de Raoul d'Aubigné], cela avec Philippe fils de la dite Mathilde, donnent tous trois à V.V. les revenus d'une rue ou place assise en Espiniac.                                                                                             - En 1246 Hamon le Gras et Osana son épouse, cela aussi avec leur fils Jean, donneront tous trois à V.V. une demie mine de froment à prendre annuellement en leurs terres d'Espigniac : Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis Willelmus decanus dolensis salutem. Noveris universitas vestra quod Hamo le Gras [et] Osana ejus uxor, et Jehannes filius eorundem dederunt Deo et beate Marie Veteris villa et monachis etc. in puram et perpetuam elemosinam dimidiam minam frumenti annuatim possidendam, percipiendam super feodum quod ipsi tenebant de eisdem monachis in villa Johannis in parrochia de Spiniaco, salvo alio redditu quem de dicto feodo reddere debebant, datum anno Dni 1246 mense martio. Traduction : Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette présente lettre Guillaume, doyen de Dol, salut. Vous devez savoir que Hamon le Gras et Osana sa femme et Jean fils des mêmes ont donné à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville une demie mine de froment à prendre chaque année pour la posséder; à percevoir sur les rentes que tiennent les mêmes moines en la Ville Jean en la paroisse d'Espignac sauf une autre qui devra être restituer, laquelle rente devra être rendue. Daté de l'année du Seigneur 1246, mois de mars.[En 1208 Jean de Lizannet évêque de Dol offrira au Chapitre de son évêché l'église d'Espigniac ou d'Epignac. Certaines dîmes assises en cette paroisses, cela par le role des "donations", seront toutefois offertes à V.V.  Le dit Chapitre de Dol n'aura de cesse de vouloir s'approprier  ces mêmes dîmes notamment par le role des "échanges" ou des "achats". Il en sera ainsi en l'année 1297 lorsque le Chapitre se portera acquéreur des dîmes du seigneur Guillaume Amaury de Pont Geroard déjà rencontré ici même, dîmes alors elles aussi assissent en Espigniac].                        - En 1257 Guillaume  le Boutiller fils de  Geoffroy le Boutiller et Geoffroy de la Chapelle son féal.                                                                                                        - En 1258 Jean Chapelain et Théophania son épouse vendent tous deux à Vieuville toute sa terre et seigneurie assise en la paroisse d'Espiniac. Cette vente sera conclue en présence de Pierre le Gon écuyer alors en charge de la sénéchaussée de Dol.                                                                                                                              - En 1307 Jacques le Paumier féal de Raoul Baderon et époux de Haisia.

    L'Ernaudière                                                                                                        Terre assise en la Fresnaie. La dime de l'Ernaudière est mentionnée en l'un des actes de Vieuville.

    Le Fief de Ranoulf :                                                                                                    - En 1141 Guillaume le Roux, frère de l'archevêque de Dol Geoffroy le Roux, donne à V.V. à la seule demande de son dit frère évêque son fief de Ranoulf; concédera cela notamment Geoffroy Roillet de Bargart ce dernier étant l'un des "signants" de cette donation.

    Le Fossa Gorhandi :                                                                                                  - 1243. Terre assise en la paroise de Plouer en la seigneurie de Raoul de Plouer; elle comprenanit alors des vignes et des terres arables.  Radulfus de Ploer ou Raoul de Plouer en 1243 confirmera en effet la donation que fit au Tronchet son vassal Radulfus de Tosca  ce dernier donnant en Plouer, cela avec Agatha sa femme et ses trois enfants Robertus, Roaudus et  Abraham, tout ce qu'il pouvait posséder en le "Fossa Gorhandi, ou en le Fossé Gorhan terre elle assise en la dite paroisse de Plouer. Voir le Fossa Gorhandi. Donneront aussi leur acceptation respective son épouse Françoise et Ruuetti ou Rualen son fils [l'épouse et le fils de Raoul de Plouer].

    Le Fossé Rouge : Chartes n°1;                                                                                  - Terre proche de V.V. et relevant des biens de Gelduin de Montsorel fils de Hamon de Landal. Cité en 1137  lors de la fondation de V.V. cette terre sera l'objet d'un litige ayant opposé et Gelduin et Geoffroy le Roux archevêque de Dol. Ce litige sera rappelé lors de la fondation de V.V.

    La Freschaye :                                                                                                           - Guillaume d'Aubigny lors de sa "réconciliation" avec Hasculf de Subligny, seigneur de Dol, offrira à V.V. quatre acres de se terre assises en la métairie de la Freschaye dont son père de son vivant avait déjà offert à la dite abbaye certaines parcelles. Accepteront ce don ses fils Raoul, Guillaume et Stéphane d'Aubigny son frère.

    La Fresnaie :                                                                                                          Du mot fraxinctum lequel indique un terrain planté de fresnes; terre située proche de la baie du mont-St-Michel, à 15 km de Saint-Malo. Sur cette terre dite de la Fresnaies se trouvaient treize métairies toutes relevant des biens de l'archevêché de Dol. Voici le nom de ces 13 métairies citées en 1181 lors de la Grande enquête : la métairie Glaian ou de Glé; la métairie Béranger; la métairie de Robert le Long et de Rember; la métairie de Guibert; la métairie de de l'Ernaudière; la métairie de Bornic; la métairie de Boufart; la métairie des chanoines sur le  Guyoul; la métairie d'Etienne du Guyoul.                                                                                    - Né vers 1060-70 Hamon fils de Main, petit-fils Theoginete, donne à l'abbaye de Saint-Florent ses dimes assises en la Fresnaie pour son oncle Robert : Hamo filius Maini dedit monachis Sancti Florentii partem suam decime de Fraxineto, id est quartem partem... [L'Etude des chartes religieuses est très importante... la première moitié du XII siècle assistera ainsi à l'écriture de nombreuses chartes ou écrits religieuses lesquels confirmeront des donations anciennes elles offertes souvent plus de 50 années auparavant et cela en la fin du XI siècle. Ces chartes au sein d'un même texte énoncent ainsi des personnages hier existants et depuis disparus que ces personnages aient été les donateurs ou des témoins souvent religieux de haut rang. Ces écrits, importants témoins de ce que a pu être une certaine société féodale au bas moyen-âge, sont toutefois pour certains difficiles a analyser dans la mesure ou au sein d'une même charte le "passé" n'est pas forcément sur le seul plan de la lecture seule très clairement "distinct du présent". Ainsi au sein de ces mêmes écrits souvent sont ainsi cités et les "aïeuls", et les enfants, et les petits-enfants des dits aïeuls. Pour illustrer ce propos la lecture de la charte de la donation ou plutôt de la "confirmation" de l'église de Guguen, proche de Combourg, église offerte au Grand monastère de Marmoutiers, est très parlante. Cette charte de confirmation, elle qui fut rédigée sous l'autorité de Jean II dit "seigneur de Dol" lequel nait vers 1100, fut rédigée peu avant 1130 puisque est cité parmi les différents personnages présents Baudric lequel fut archevêque de Dol entre 1107 et 1130-1134; est alors aussi témoin Huques d'Etampes lequel, alors archevêque de Tours, lui sera archevêque du dit Tours à partir de 1134. La charte de confirmation de la donation de l'église de Guguen semble donc avoir été faite en la dite année 1134. Cette charte énonce ainsi Alain fils de Flaad ou Flaud sénéchal de Dol né lui vers 1030, mais aussi Alan fils de Jordan le dit Jordan étant lui le fils du dit Alain fils de Flaad; ainsi en cette charte sont donc énoncées 5 générations successives  de la famille seigneuriale des "sénéchaux de Dol" laquelle fut elle aussi "possesseur" d'une partie de la dite église de Guguen ou Gugnen. Cette charte au travers de la confirmation de la donation de la dite église de Guguen énonce Théoginette né lui aussi vers 1030 et son fils Main mais aussi Gautier et Haimon tous deux fils du dit Main et donc petit-fils du dit Theoginette ces deux derniers offrant les premiers leurs propres dimes assises elles aussi en la dite église de Guguen. Lorsque Main et Theoginette son père, alors vieil, homme, offriront tous deux leurs dites dîmes de Guguen, sera notamment présent Bartholomé lequel alors est le grand "Abbé" du Grand monastère de Marmoutiers lequel lui meurt en l'année 1084. La donation et non sa confirmation de l'église de Guguen fait par les dits Main et Theoginette eue donc lieu avant la dite année 1084. Ainsi la charte relatant et la donation et la confirmation de l'église de Guguen présente des faits et gestes ayant eu lieu pour certains avant 1084 et  après 1134 pour d'autres. Ainsi en cette même charte, laquelle reprend et contient et la dite donation et sa dite confirmation, l'écoulement du temps entre ces deux mêmes faits contient donc lui ne durée de 50 année minimum.                                En amont de cette donation Hamon et son frère Gautier étaient tout deux retenus infirmes par la lèpre; leur père Main fils du dit Théoginete, avec l'assentiment de ce  dernier alors vieillard, offrira lui au Grand monastère de Marmoutier et cela avant la dite année 1084 pour leur guérison à tous deux ses propres dimes héritées de son père, dimes elles assises et en l'église de Saint-Martin de Cuguen et en l'église de Saint-Martin de Voel, donation que confirmera à son tour un peu plus tard le dit Gautier frère du dit Hamon; cette donation "et non cette confirmation" se fera à l'occasion de la venue en Bretagne de l'Abbé de Marmoutiers Bartholomé  lequel, gracieusement hébergé à Combourg,  alors visitait en Bretagne les différents prieurés et monastères relevant de Marmoutiers. Main à cette visite était à lui venu personnellement pour prier le dit Bartholomé de bien vouloir visiter ses deux enfants malades et apposer sur leur front respectifs ses mains. Lors de cette donation Alain fils de Flaad , sénéchal de Dol, donnera sitôt cette guérison faite et de son propre consentement  ses propres dimes elles aussi assises en la dite église de Guguen. Puis plus tard vers 1134, Alain fils de Jordan et petit-fils d'Alain fils de Flaad, lequel lui nait vers 1100-10,  cela avec Eudes de l'Espine, confirmera avec ce derniers  les dons faits hier par leurs ancestres à tous deux en la même église de Guguen. Comment en amont de ces donations les ancestres d' Eudes de l'Espine entrèrent-ils ensemble en possession de cette même église aux côtés d'Alain fils de Flaad ? En aval cependant ces deux familles seigneuriales vont se rencontrer à la génération suivante par le biais d'une "union maritale" et se transmettre ainsi la "sénéchaussée" de Dol; ainsi Alice fille d'Alain fils de Jordan, c'est à la dire la"petite-fille" d'Alain fils de Flaad, va prendre pour époux Geoffroy de l'Espine fils d'Eudes ci-dessus cité Geoffroy ayant pour frère puisné Hamon de l'Espine. Ainsi Geoffroy de l'Espine devint-il de son vivant "sénéchal" de Dol... Ces donations, faites avant 1084, seront donc rappelées et confirmées un peu plus tard, vers 1134, et cela en la présence du dit  Baudric archevêque de Dol et en la présence de Hugues d'Etampes archevêque de Tours aussi. Baudric semble devoir quitter son sièges épiscopal en la dite année 1130 et Hugues lui investi du sien entre 1130 et 1134. Seront donc notamment  présents aux côtés de ces deux "archevêques" et Alan fils de Jordan  de son état dapifer de Dol  et Eudes de l'Espine tous deux voyant le jour vers  les dites années1100-10. Cette charte ou le rappel de ces mêmes donations sera réalisé sous l'autorité première de Jehan II  de Dol dit "de Dol et seigneur de Combourg" lequel,  né vers 1090-1100, eu pour parent et Geguin fils de Jean 1er de Dol et Noga de Tinténiac: [Johannes dictus Dolensis Combournii Dominus ou Jehan dit de Dol seigneur de Combourg]. La confirmation de ces dites donations faites hier par Flaad et Main fils de Théoginete seront donc confirmées à nouveau vers 1134...  Johannes dictus Dolensis Comburnii Dominus omnibus fidelibus salutem Domino.Ego futurorum notitiae declarare decrevi; quod plurium relatione audivi et didici, scilicet quod Maino filius Theoginete dedit Deo et B.Martino Majoris Monasterii, et abbati Bartholomaeo et Monachis ejusdem coenobii apud Comburnium commorantibus Ecclesiam S.Martini de Gugnen et Ecclesiam Sancti.  Descenderat enim aliquando isdem venerabilis Abbas in Britanniam causa visitandi domos quos habebat in Britanniae partibus, et hospitandi gratia venit Comburnium. Tune venit ad cum supradictus Maino rogans cum, ut descenderet apud Guguen visitera filios suos Haimonem et Gauterium, qui gravi tenebantur infirmitate. Descendit et signum crucis frontibus eorum imposuit. Martini de Voel cum omnibus appenditiis suis perpetuo jure possidendas. et statim obdormierun, et post somnum integrae sanitati restituti sunt; Quo viso, et audito quod leprosum osculo sanaverat supradictus Abbas, et aquam in vinum converterat, supradictus Maino et Theonus pater ejus senior supradictas ecclesiae ei dederunt, concedentibus filius suis Haimone et Gauterio; et Alanus filius Flaudi quidquid juris in ecclesia de Gugnen [de Guguen] habebat, eidem abbati concessit et monachis Comburnii. Monachi vero Gauterium presbyterum ibi constituerunt; et Baudico Archiepiscopo praesentaverunt, et in tempore ipsius Gauterii tertiam partem decime de Guguen habuerunt. Haec ego Joannes a pluribus audivi, et quae sequuntur vidi, scilicet quod Haimo presbyter de Gugnen in praesentia Higonis archiepiscopi se deposuit;et ad jurisdictionem monachorum supradictam ecclesiam pertinere recognovit; et de manu Guillelmi Priorii ipse Haimon ecclesiam recepit, et Hugoni archiepiscopo cum Prior Guillelmus praesentavit, et Hugo hoc concessit et concessionem sigillo suo confirmavit. Necnon sciant omnes; quod Alanus filius Jordani et Eudo Spina donationes antecessorum suorum concesserunt da ecclesiae de Gugnen et innovaverunt in praesentia Hugonis archiepiscopi videntibus istis magistro Guillelmo Suessionensi; Evario Cato; Normanno de Litreio et filius Gaufrido; Philippo de Boteniguel, et magistro Herveo, Gautero Brasart, et multis aliis. Dedit insuper praedictus Alanus per manum Hugonis archiepiscopi ecclesiam de Trumcher cum omnibus appendiciis suis concedente Gauterio ejusdem loci magistro et omnibus fratribus ejus . Titre de Marmoutiers]  TraductionJean dit de Dol Seigneur de Combourg à tous les fidèles salut en le Seigneur. Moi, pour la Connaissance du futur [pour que demain cela soit su...] decrète [proclame] ce décret [cette décision...] ayant entendu plusieurs relations [plusieurs narrations...] et déclarations [sachez tous que hier...] que Main fils de Theoginete a donné à Dieu et au Grand Monastère du Bienheureux Martin et à l'Abbé Bartholomé et aux moines du même Monastère qui résident proche de Combourg [au monastère de Combourg] l'église de Saint-Martin de Guguen et l'église de Saint-Martin de Voel avec toutes leurs dépendances, de droit possédées à perpétuité. Pour la descente en même temps en Bretagne du vénérable abbé [du vénérable abbé Bartholomé] à cause de la visite des maisons [des monastères et prieurés] qu'il possédait [que Batholomé possédait] en certaines parties de Bretagne et de l'hospitalité gracieuse de Combourg; puis vint avec le susdit Main venant l'implorer [puis est venu à lui le susdit Main pour l'implorer] de descendre visiter ses fils Haimon et Gautier qui gravement étaient retenus infirmes. Descendant et [il] apposa sur leurs fronts le Signe de la Croix. Et immédiatement ils s'endormirent et après leur sommeil la santé intacte leur furent restituée. Voyant cela et entendant qu'ils avaient été sauvés du baisé de la lèpre le susdit abbé converti l'eau en vin. Les susmentionnés Main et Theonus son père, [ou Theoginete son père...] vieillard, la susmentionnée eglise ont donné, [ont] concédé ses fils Haimon et Gautier; et Alan fils de Flaud [de Flaad] [a donné] tout ce que de droit en l'église de Guguen il possèdait, l'abbé concéda et les moines de Combourg [aussi], en vérité ils constituèrent Gautier prêtre [les moines firent de Gautier fils de Main prestre...] et l'ont présenté à l'archevêque Baudri [ou Baudric archevêque de Dol de 1107 à 1130] Et en ce temps Gautier lui même donna la troisième partie des dimes de Guguen
    qu'il avait. Ce que moi Joannes j'ai entendu dire par plusieurs; et j'ai vu ce qui suis à savoir que Hamon, prestre de Guguen, en présence d'Hugues archevêque déposa. Et la juridiction des moines sur la susdite église concernée fut reconnue; et de la main du Prieur Guillaume Hamon lui même reçu l'église; et Hugues, archevêque, avec le Prieur Guillaume la présenta, et Hugues cela concéda et cette concession de son sceau confirma. Par ailleurs sachez tous que Alan fils de Jordan et Eudes Spina [et Eudes de l'Espine. Quesl furent les "ancestres" qui furent "communs" et à Alan fils de Jordan et à Eudes de l'Espine ? Alan fils de Jordan sera lui cité en 1145 lorsque Jean II de Dol, dit fils d'Inoguen ou de Noga offrira à Vieuville son ermitage assis en sa forêt de Borgoth; sera aussi témoin lors de cette donation et cité tout à côté du dit Alain fils de Jordan Eudes de l'Espine lui même...] ont concédé les dons de leurs ancestres donnés en l'église de Guguen;et renouvelé en la présence de Hugues archevêque [de Tours] et voyant cela Guillaume Prieur; Turpin et Durand moines; maitre Guillaume Suessionensi [Guillaume de Soisson]; Even Cato [Even ou Yves le Chat]; Norman de Littreio et son fils Geoffroy; Philippe de Boteniguel; et Maitre Hervé; Gautier Brasart et plusieurs autres. En outre a donné le susdit Alain [Alan fils de Jordan sénéchal de Dol] par la main de Hugues archevêque, l'église du Tronchet [le Tronchet sous Dol], avec toutes ses dépendances,concède le même maitre laïc Geoffroy et tous se frères. Titre de Marmoutiers.   
                                                                                       - Vers 1130, né vers 1090, Jourdan, fils de Alain sénéchal de Dol cité ci-dessus, redonne le cimetière et l'église de la Sainte-Croix et de Saint-Meven de la Fresnaye aux moines de Marmoutier. Alain avait de droit "laïc" de son état hérité de ces mêmes biens et cela par droit d'hérédité son père Alan fils de Flaad ayant été lui aussi "possesseur" de ces mêmes biens. Le XI siècle assiste toujours en effet à la "main mise" par moult seigneurs laïcs de tout un ensemble de biens religieux, chapelle, églises, cimetières, droits ou coutumes diverses religieux tel la perception  des droits d'inhumation par exemple, biens alors tous "héréditaires". Toutefois le milieu du XII siècle assiste pour respecter une certaine "nouvelle moralité" à la restitution au Clergé de certains de ces mêmes biens religieux hier biens de ces mêmes seigneurs laïcs. Dans cette continuité Geoffroy de Dol en 1130, étant "élu" [archevêque de Dol successeur de Baudri] de Dol, demandera à Jordan la restitution de l'ensemble de ses biens hérités et assis en la paroisse de la Fresnaies  lui faisant part du côté "immoral" de sa possession, possession toutefois légitime au regard de ses droits anciens. Ego Gaufrifus Dolensis Ecclesiae totius Capituli notre assensu in Archiepiscopum electus; Jordanum filum Alani strenuum virum et illustrem conveni, quatenus cimiterium Ecclesiae Sancti Crusis et Sancti Mevenni de Fraxinaria, quod quasi proprio et hereditario jure possedat, Ecclesiae Majoris Monasterii annnueret. Quod, mox ut animadvertit se injuste tenuisse, concessit etc. Jordanus filius Alani subscripsit. Signe Maria uxor Jordani subscripsit; signe hi duo filii Jordani. Actum anno ab Incarnatione Dom MCXXX Indictus VIII Epacte IX Philippo Lodoici filio regnante Francorum Rege; testibus Willelmo de Combornio canonico; Domino quoque Gilduino Jordanis; Willelmo Vicario; Eudone Goione; Gaufrido Achatasna etc. Titre de Marmoutier.TraducteurMoi Geoffroy élu, avec l'assentiment en l'Archevêché de tout notre Chapitre de l'église de Dol; Jordan fils de Alain, que j'ai rencontré énergique et illustre, jusque ici le cimetière, l'église de la Sainte-Croix et de Saint-Meven de la Freschaies, ce que de propre et par droit d'hérédité il possède; l'Eglise du Grand monastère consent qu'il se rende compte qu'il les a tenu injustement, concède etc. Jordan fils de Alain souscrit. Signe Marie femme de Jordan qui souscrite; signe les deux fils de Jordan. Acté en l'année de l'Incarnation du Seigneur 1130, annonce 8; epacte 9 [à la 9ème lune] règne de Louis fils de Philippe roi de France; tesmoins : Guillaume de Combourg chanoine; aussi le Seigneur Gilduin fils de Jordan; Guillaume le vicaire; Eudes Gouyon; Geoffroy d'Achatasna etc. Titre de Marmoutiers. A cela concéderont Marie sa femme ainsi que ses deux fils [Alain son père, fils de Flaad, avait déjà de son vivant offert ou "restitué" à Marmoutiers l'ensemble de ses biens assis hier en l'église de Cuguen en Combourg, bien eux aussi hérités de Flaad puisque celui-ci de son vivant donnera son assentiment quand son féal sujet, le seigneur Théoginet père de Main, offrira lui aussi au prieuré de combourg ses propres droits assis en la dite église de Cuguen . En effet l'église de Cuguen semble avoir été le bien et de la famille de Flaad  et de la famille de Theoginette ces deux familles seigneuriales ayant été ensemble possesseurs en même temps de cette même église. Il est intéressant de savoir qu'il y en sera de même pour une partie de la paroisse de la Fresnaye. Les paroisse de Guguen et la Fresnaye unissant toutes deux ses deux mêmes familles qu'elles ont pu êtres les liens ayant pu unir ces deux familles autour de ces deux mêmes paroisses ? Ont-ils été de simples liens de "vassalité" ou bien des liens de "parenté" ? Sénéchal de Dol Flaad né vers 1030 était donc aussi seigneur en Combourg puisque il donnera en effet  son "assentiment" lorsque vers 1084 les dimes de Theoginete assis en la dite  église de Cuguen ou Guguen seront offertes par ce dernier au dit prieuré de Combourg relevant lui du Grand Monastère de Marmoutiers. Comment Flaad sénéchal de Dol devint-il seigneur en Combourg ? Cela se fit-il lorsque Riwallon seigneur de Combourg prit les armes contre Conan II duc de Bretagne ?]                                                                                                  - Judicaël de Hirel donne à Vieuville la terre de Burnel en la Fresnaye cela avec l'assentiment de son seigneur direct Alain dapifer de Dol ...Ex dono Judicaëlis de Hirel Fresneiam de Burnel concedente Domino suo Alan  dapifero... titre de Vieuville                                                                                                                      - Eudes de Musterjan possesseur d'une métairie en la Fresnaye.                               - Florida de Musterjan, fille supposée de Eudes ci-dessus,  et ses fils Geoffroy Gaiclip ou Gaiglip, Richard et Guillaume donnent tous les quatre à V.V. tous leurs biens assis en la Fresnaye.                                                                                          - Guillaume Bouterat, Bouteiller de Dol, sera possesseur d’un fief en la Fresnaye probablement hérité de son père puisque Bouterat lui aussi sera possesseur en cette
    même paroisse. …et in feodo Buticellarii in parrochia de la Fresneya...
    - En 1239 Jean Boterat, écuyer, donne à V.V. tout ce qu'il possède en la villa de Garneri et en la villa de Kaharia toutes deux assises en la paroisse de la Fresnaye.

    Froc : Terre inculte. Frosta terrae                                                                          Ou places communes...carrefours, rues, lieux communs et incultes à la culture. En 1181 d'après la Grande enquête  tout le "froc" situé entre le Mont Dol et Dol relevait alors de l'archevêché de Dol.

    Gaeria de Escalloth en l'évêché de St-Malo :                                                           - En 1278 Guérin, alors abbé de Savigny, donne à V.V. annuellement certaines mines de froment à prendre annuellement en le lieu dit de Gaeria de Escalloth.

    Gouesnière proche de Dinard à 12 km de Saint-Malo:                                              - Rag.Gordal donne à V.V. une petite dîme lui appartenant en la Guastina; sera cité sur cet acte, cela pour d'autres dons, et Olivier de Tinténiac et Raoul de la Massuë. Cette terre avant d'être faite "seigneurie"semble avoir été placée sous l'autorité au XII siècle de Hamon de Lespine lequel lui sera cité  "sénéchal du Clos Poulet" . Au lendemain de celui-ci sera nommé, pour le remplacer probablement, Guillaume Goyon ou Gouyon lui même; ce dernier semble devoir fonder la ville de la Gouesnière celle-ci prenant le nom de son fondateur le dit Gouyon .

    Goulet ou le pré Goulet :                                                                                           Il sera dit de ce pré, cela lors de la Grande enquête de 1181, que ce pré relevait lui aussi des biens de l'archevêché de Dol.

    Granges ou la Petite grange et la Grande grange                                            Granges situées au nord/est du Mont-Dol sur la route de Dol à Cherrueix. Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que ces granges relevaient des biens de l'archevêché.

    Guguen ou Cugen ou Guguien                                                                             - Main fils de Theoginète, possesseur de dimes propres à l'église de Guguen. Entre 1064 et 1080 il demandera à Barthélémy alors abbé de Marmoutier de guérir ses enfant Haimon et Gautier. En échange de la guérison miraculeuse de ses deux enfants Main donnera à Marmoutier l'église de Cuguen [pour faire cela Flaad né vers 1030, sénéchal de Dol, père de Alan et aïeul de Jordan, donnera son accord]. - Haimon fils de Main ci-dessus et époux de Basilia. Il était possesseur de dimes en la Fresnaie.                                                                                                              - Entre 1107 et 1130. Gautier frère de Hamon ci-dessus, recteur de Guguen. Nommé par les moines Gautier sera présenté pour cela à l'archevêque Baudri lequel lui sera assis sur le siège épiscopale de Dol entre 1107 et 1130.                      - Né vers 1090 Jordan fils de Alain, ou Jordan sénéchal de Dol petit-fils de Flaad père d'Alain, restituera au Grand Monastère de Marmoutiers ses dimes assises et en l'église et en le cimetière de la Fresnaye …Jordanum filium Alani strenuum virum et illustrem conveni, quatenus cimiterium ecclesiœ S. Crucis et S. Mevenni de Fraxinaria...  Voir la Fresnaye...
    - Guillaume fils de Thomas de Pont-Gerard donnera à V.V. 2 sous à prendre sur ses biens de Cuguen. Plus tard il fera une seconde donation elle s'élevant à 5 sols toujours à prendre en la dite paroisse de Guguien.                                                     - Olivier de l'Espine, clerc.

    Harault ou la forêt d'Harault :                                                                               La forêt d'Harault et ses haies étaient assises au sud de Carfantin paroisse en laquelle fut édifiée l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Il sera dit pendant la Grande enquête de 1181 que la forêt de Harault relevait des biens de l'archevêché de Dol.

    Hardol ou le fief d'Hardol                                                                                      - En 1181 les héritiers de Eudes de Mustelien possédaient en ce fief 50 acres de terres relevant de l'archevêché de Dol.

    De la Harelière ou terre d'Harel                                                                            - Vers 1190 Yves de la Jaille, né vers 1150, donnera de son vivant à V.V. ses propres dîmes relevant de cette terre; concéderont cela ses quatre frères à savoir  Pierre de Moustier, Geffroy, Thehel et Guerrif. Lors de ce don acceptera celui-ci son neveu "héritier" Yvon du Moustier ou Ivone de Monasterii.                                - Né vers 1210 Gervais Baderon  qui épousera Dionisia Villicus donnera à V.V. le quart des terres situées en Harel et lui appartenant en propre également. Nous avons donc ici plusieurs seigneurs tous possesseurs de biens en la dite terre de Harel.  Cette terre semble avoir été assise en la paroisse de Baguer-Pican.               - En 1241 Trehanus Brient et sa femme donnent à V.V. une demie mine de froment en Harel.

    Hate :                                                                                                                        Le moulin Hate situé probablement en Roz-Landrieuc. Cité en 1181 Eudes Baguer et Eudes de Saint-Broladre diront tous deux que le dit relevait de l'archevêché de Dol.

    Hernol :                                                                                                                  Village relevant de la seigneur de Cherrueix.                                                             - Mainardi ou Mainard de Roselaria offre une "place "proche du village d'Hernol; concédera cela Hamelino ou Hamelin de Charrueix son seigneur.

    Hirel                                                                                                                        A la fin du XI siècle Hirel semble n'avoir été qu'une terre assise au bord de la mer possédant peut-être déjà une "pêcherie". Il faut attendre en effet le XII siècle pour voir inscrite pour la première fois cette terre au rang de "paroisse".                          - Jean II de Dol né vers 1090, [alors futur beau-père d'Hasculph de Soligné. Mort vers 1162 il sera donc toujours en vie lorsque sera fondée en 1147 l'abbaye de V.V. ] cela avec le consentement de sa mère Noga, Noga de Tinténiac, donnera à V.V la moitié de ses dimes relatives à la pêcherie applicable en la paroisse de Hirel. Terre proche de la Fresnaye la paroisse de Hirel relevait pour 2/3 tiers de sa surface de l'archevêché de Dol lui même, tiers confiés avant 1181à un seigneur Grisa Caliga ou Chaussegrise comme le montre la grande enquête de 1181.                                 - Judicaëlis [ou Gicquel] de Hirel. Entre 1163 et 1177, cela sous la mandature de Jean évêque de Dol, Judicaël de Hirel offre à V.V. la fresnaye de Burnel; cela sera concédé par son seigneur Alain dapifer de Dol.                                                         - Vers 1180 sera cité en une charte rédigée sous Hasculph de Soligné Jean de Hirel. Chevalier ou milite Jean de Hirel semble paraitre aussi en une seconde charte elle rédigée en 1196; Jean était-il le fils de Judicaël de Hirel ?                                          - Guillaume de Hirel possesseur de prés relevant des biens de l'archevêché de Dol en 1181.                                                                                                                       - Guillaume Hirel, petit- fils probable du précédent, lui sera le gendre de Geoffroy "Pincerne Doli" ou de Geoffroy de l'Espine Pincerne de Dol; son beau-frère sera Guillaume Bouterat lequel, né vers 1210, sera lui un personnage important puisqu'il aura comme sénéchal Raoul d'Aubigné seigneur de Landal en personne. Ce statut possédé par Guillaume laisse penser que celui-ci fut aussi peut-être "Pincerne de Dol" et cela au décès de son propre beau-père Geoffroy de l'Espine de son vivant "Pincerne de Dol". D'ailleurs Guillaume Bouterat dans certaines chartes sera dit "Guillaume bouteiller de Dol".  ex dono Oliveri filii ipsius Pincerne quando sepultus est in sepedicta abbatia quandam decimam concedentibus filiabus ipsius Pincerne et earum maritis videlicet Willelmo Bouterat et William de Hirel Traduction : Puis le don d'Olivier fils du dit pincerne quant il a été enterré en la susdite abbaye, certaines dimes de dimes concédées par les filles du Pincerne et leurs maris à savoir Guillaume Bouterat et Guillaume Hirel.                                                                                                                           - En 1254 Jehannes de Hirel [Jehan ou Jean] avec l'assentiment de sa femme Mabille et celui de son fils Hamon offrira à l'Abbaye du Tronchet toutes ses dimes assises en Miniac.

    Juelmière : de Juhel ?                                                                                              En 1181 Terre relevait alors de l'archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen

    Junchetis :                                                                                                                   - Willelm ou Guillaume fils de Hingan donne à V.V. une demie mine de froment à Junchetis terre située entre le Mont-Dol et Dol.

    Kaharia : en la paroisse de la Fresnaye                                                                    - Jean  Boterat cité en 1239 [voir la Villa garneri]

    Kercou :                                                                                                                       - Village assis au est/nord/est de Dol; ce village sera par Jean 1er élu de Dol donné à Guillaume fils d'Ufoen afin que celui-ci puisse nourrir ses chiens. Cette terre étire son étendue jusqu'à Baguer-Pican; cela sera dit lors de la grande enquête de 1181.                                                                                                                            - Alain de Kercou cité en 1226 lors de l'enquête concernant l'Ost du au Duc.

    Kercou : ou "les sectes de Kercou".                                                                     Secte = secta = "portion de terre".                                                                              - Idem ci-dessus.

    de LandalChartes n°1;                                                                                  Vigne, ruisseau, étang et seigneurie en l'actuelle paroisse de Broualan proche d'Epiniac; bien de Gelduin de montsorel fils de Hamon de Landal.                          - La vigne est citée lors de la fondation de l'abbaye de Vieuville, bien très probable de Gelduin fils de Hamon.                                                                                          - Hamon père de Gelduin.                                                                                           - Gelduin de Montsorel fils de Hamon.                                                                        - Guillaume de Montsorel seigneur de Landal fils de Gelduin fils de Hamon;  Guillaume fonde vers 1210 le prieuré de Landal qu'il offrira à l'abbaye de Saint-Pierre de Rillé proche de Fougères; dans ce prieuré il fera bastir une chapelle comme lieu de sépulture pour sa famille.                                                                   - Raoul d'Aubigny né vers 1230, Seigneur de Landal héritier des seigneurs de Montsorel ; époux de Sybille de Valognes

    de Landran                                                                                                             - Marguerite femme de Jean Chaperon vendra au décès de son époux  à V.V. pour  20 parfaites années les revenus de son fief et celui de ses hommes tous  relevant de la terre de Landran. Cela se fera pour une "certaine somme" que hier son époux et elle même déjà percevaient. 1296. Universis presente litteras inspecturis et audituris Guillelmus Chaorcin arminger tune temporis senescallus de Comborn salutem in Domino. Noveritis quod coram nobis Margarita relicta Johannis Chaperon defuncti confessa est se vendidisse religiosis viris abbati et conventui Veteris ville 20 solidat annuii redditus sitas in Combor sub Dominio religiorum in dominio et homnibus et terra in feodo de Landran cum pertinentiis etc. pro quandam pecunie summa de qua dicta Margarita se tenuit coram nobis pro bene pagata; datum die lune post pentecostem anno dominii 1296. Traduction :  Pour tous ceux qui inspecterons et écouterons cette présente lettre Guillaume Chaorcin, homme en arme [ou écuyer celui qui portait les armes des chevaliers] actuellement sénéchal de Combourg salut en le Seigneur. Sachez que devant nous Marguerite la veuve du défunt Jehan Chaperon confesse avoir vendu aux religieux de l'abbaye et couvent de Vieuville pour 20 solides années allouées [en retour] situés en Combourg sous la propriété des religieux et en leur propriété et les hommes et la terre du fief de Landran avec tous leurs dépendances etc. pour une certaine somme d'argent que la dite Marguerite nous a dit tenir avant pour ainsi le propager [pour continuer ce que hier déjà elle percevait sur les mêmes hommes et fief]. Daté le lundi après la Pentecôte année du Seigneur 1296. Titre de Vieuville.

    de Langan :                                                                                                                 - Etienne Gouyon seigneur de Matignon et de Plevenon, né vers 1190, et sa femme Lucie née "de Matignon" donneront tous deux  à Vieuville une mine de froment à prendre sur leus dîmes de Langan [ou Langan, ancienne enclave de l'évêché de Dol située entre Rennes et Bécherel, proche de Romillé].

    Langotière.                                                                                                             Voir Ansgoteriam.

    Lanrigan.                                                                                                            Paroisse située à environ 20 km de Dinan et 4 de Combourg. Elle est citée pour l'une des toutes premières fois entre 1073 et 1085 cela lors de la fondation du monastère de Saint-Florent sous Dol. Sont alors possesseurs en indivis de l'église de Lanrigant les enfats héritiers de Riwallon première seigneur de Combourg.  Jehan et Gelduin de Dol en effet donneront leur propre 1/2 de l'église lors de la fondation de Saint-Florent sous Dol Riwallon fils de Constantin lui donnant sa propre moitié. Quels furent les liens ayant pu unir au XI siècle, cela autour de la  l'église de Lanrigan,  et les seigneurs de Combourg et Riwallon fils du Prêtre Constantin ?  Sera à la même époque possesseur en Lanrigan Geoffroy de Langan ce dernier étant en cette paroisse possesseur de deux métairies, métairies bien de sa femme qu'il reçu lors de son union; cité vers 1080 Geoffroy offrira cette donation lorsqu'il se fera moine en l'abbaye de Saint-Florent de Saumur.                                - Riwallon de Combourg fils de Roianteline né vers 1000.                                        - Jehan et Gelduin de Dol tous deux frères et possesseurs ensemble de la moitié de l'église de Lanrigan; nés vers 1030.                                                                             - Riwallon dit fils du prestre Constantion; né vers 1030 aussi.                                   - Le père de l'épouse de Geoffroy de Langan  pour deux métairies.                           - L'épouse du dit Geoffroy de Langan laquelle recevra dans sa dote de mariage ces deux dites métairies.                                                                                                   - Geoffroy de Langan lequel par son union maritale recevra ces deux mêmes métairies.                                                                                                                     - Né vers 1060 Genzone [Genson] de Lanrigan seigneur de Lanrigan; époux de Adelèse [Alix] soeur de Guillaume abbé de Marmoutier [celui-ci sera abbé en ce monastère de 1104 à 1124], père avec Adelèse de Tugdual,de Garin et de Judette, son dit fils Garin deviendra lui moine puis prieur du prieuré de Combourg àprès avoir eu à choisir entre les Ordres religieux et partir pour Jérusalem donnant pour cela ses biens ce don ayant été accepté par son fils héritier. Devenu prieur de Combourg sa mère Adelesis ou Alix plus tard donnera à l'abbaye de Marmoutier alors dirigée par son frère sa terre de la Bigotière et cela afin de pouvoir elle aussi en religion....Hoc autem per donum Garinum de Lanrigan monachum nostrum fecit cui etiam promisit ut si mutaret vitam vel Jerusalem iret, hoc donum et concessionem faceret concedere successori ejus cui terram suam dimitteret...
    ...Traduction : mais par ce don Garin de Lanrigan notre moine a également promis de changer de vie ou d'aller à Jérusalem, ce don et cette concession son successeur l'accorde et libère sa terre...                                                            Sciant omnes quod quando Domnus Abbas Guillelmus Majoris Mon. pergebat ad recipiendum Sancti Maclovium de Insula, cum esset apud Combornium, Adelesis soror ejus germana donavit nobis post mortem suam in manu ipsius Abbatis totam terram suam de Bigoteria, prata, et herbergiagium, etc. ad opus Comburniensis ecclesiae Sancti Trinitis concessit autem donum hoc Tudualus de Lanrigan filius ejus, et Juedeta filia ejus, cum infantibus suis quos de Genzone habuit. Hujus rei testes sunt Domini Abbas Guillelmus, Garinus Prior filius ipsius Adelesis, Andreas frater Higoldi abbatis etc. Nunc ergo illa saeculo mortua et apud nos sanctimoniali facta terra nobis aperta est et libera. Traduction : Sachez tous que quand le seigneur Guillaume abbé de Grand monastère a continué de recevoir de Saint-Malo de l'Isle, quand il était proche de Combourg, Alix sa soeur Germaine, a donné pour après sa mort de sa main à l'abbé lui même toute sa terre de Bigordia, ses prairies et hébergement nécessaires à l'église de la Sainte Trinité à Combourg, Concédèrent ce don Tudual de Lanrigan son fils, et Juedete sa fille, avec les jeunes enfants que Genzone a eu . A cela les témoins furent : le Seigneur Guillaume abbé [Guillaume de Dol abbé de Saint-Florent de Saumur] , Garin prieur fils de la même Adelisis [Alix], André frère de l'abbé Higoldi, donc maintenant agée, religieuse qu'elle meurt avec nous la en notre terre, ouverte et libre.

    Launais :                                                                                                                   Petite dîme assises en la paroisse de la Boussac et appartenant à la famille seigneuriale de Courtepie.                                                                                           - Cette dîme, récupérée par la soeur de Geoffroy Cortepie, de son vivant femme de Geoffroy de l'Espine, sera par cette dernière offerte aux moines de V.V. Cette dîme sera confirmée à V.V. en 1164 et 1177 par Jean alors évêque de Dol.

    Lhostrot :                                                                                                                     - Avec le consentement de Mahaut son épouse Raoul d'Aubigné offrit à V.V., cela avant de partir en croisade, 14 acres de terre détenues à Lhostrot et relevant du fief de Montsorel.

    Lillemer : Insula Meur ou Lellernuer.                                                                       Terre élevée située au milieu des marais de Dol. En 1184 Rolland Elu de Dol concèdera le territoire de Lillemer à Robert de Torigni alors abbé du Mt-St-Michel ce dernier y souhaitant une dépendance pour le prieuré du Montdol. Cela se fera moyennant une redevance annuelle de 3 livres dû à la Saint-Samson. Universis  etc. Rollandus D.G.Dolensis electus, et Capitulum Dolensis ecclesiae etc. Dedimus Abbati et Monachis S.Michaelis insulam quae dicitur Lellernuer. Anno ab incarnatione Domini MCLXXXIV. Testibus Johanne de Musca Cantore; Johanne Thesaurario; Magistro Rad.Neret; Magistro Hugone Neret; Guidone Pisano; Guillelmo de Dinanno Canonicis Dolensibus; Petro Pinelle; Radulfo de S.Melario Monachis; Johanne Puntelle; Guillelmo Corbello et aliis multis. Traduction :Pour tous etc. Rolland par la Grâce de Dieu électeur de Dol [évêque] et le Chapitre de l'église de Dol etc. Donation à l'abbaye et moines de Saint-Michel de l'Ile qui est nommée Lillemer. Année de l'Incarnation du Seigneur 1184. Témoins Jehan de Musca chantre ; Jehan trésorier; le magistra Raoul Neret; le magistra Hugues Neret; Guy de Pise; Guillaume de Dinan chanoine de Dol; Pierre Pinel; Raoul de saint-Méloir moine; Jehan Puntelle; Guillaume Corbello et plusieurs autres. Lors de l'anquête de 1181 il sera dit que Lillemer relevait du Domaine archiepiscopal. 

    Lupin                                                                                                                        - Villa ou ferme assise en Saint-Coulomb, Foucher fils de Mainguy témoignera lors de la Grande enquète de 1181 que la villa de Lupin relevait des bien de l'archevêché de Dol.

    Machua                                                                                                                   Voir la Massue ou Tremon...Seigneurie des seigneurs de Machua ou, plus tard, de la Massuë

    Marais ou Mareis                                                                                                     - Pierre de Querloel partant lui aussi en croisade offrira à V.V. les deux parts de ses dîmes relevant du Marais. Pierre possédait par sa femme ces dîmes comme "jouveigneur d'aisné" de Geldouin fils de Geoffroy de Hirel Pierre de Querloel ayant épousé la soeur du dit Geldouin de Hirel. La terre du Marais relevait alors du fief de Geoffroy de l'Espine, sénéchal de Dol, lequel détenait lui ce fief de Raoul d'Aubigny et de sa femme Mahaut de Montsorel. La maison seigneurial de Hirel relevait-donc pour cette terre de la maison seigneurial d'Espiniac elle même relevant de Montsorel.

    Le Marais du Mont Dol :                                                                                     Terre comprenant apparemment plusieurs fiefs. Etait ici propriétaire de l'un de ces fiefs, cela lors de la Grande enquête de 1181, Alain fils de Briand ou Brient vicomte du Poudouvre; elle relevait alors de l'archevêché de Dol : ...Testatus est etiam quod feudeum quod Alanus Brientii tenet in marisco de Montdol est de dominico archiepiscopi et de dono Juhel...traduction : ...Hingand fils d'Urfoen de même témoigne que le fief que Alain fils de Brient tient en la marais de Dol est de la seigneurie de l'archevêché et don de Juhel...                                                           - Geoffroy Hoel. Il sera cité en 1181 comme tenant en le marais un bien relevant de l'archevêché de Dol.                                                                                               - Jourdain de la Massue ou de Machua . Il sera cité en 1181 comme tenant en le marais un bien relevant de l'archevêché de Dol.   

    Marcillé : ou Marcillé-Robert proche de Vitré-Fougères.                                          - En 1212 Geoffroy Filicer seigneur de Fougères donne à V.V. 20 mines de froment à prendre en son moulin de Marcillé.

    La Massue :                                                                                                               Ou Machua ou Tremon Terre seigneuriale de Haute Justice relevant de l'évêché de Dol; tette seigneuriale assise au sud/ouest du bourg de  Guguen, proche de la route menant de Guguen à Combourg. Famille à l'origine des seigneurs de la Massue de Saint-Piat. En 1181 Terre relevait alors de l'archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen.

    Maugion ou la métairie de Maugion : Terres citées en 1181 comme relevant des biens de l'archevêché de Dol; elles sont alors le bien de Renaut fils de Robert et le bien aussi de Guillaume fils de Brient.

    Melidia                                                                                                                     - Vers 1180 Hasculf de Soligny offre à Vieuville 6 acres de terre en la dite terre de Melidia.

    Meslebert ou Mellebert :                                                                                          En 1181 terre relevant de l'archevêché de Dol suivant la mémoire de vieillards de Guguen. Ce lieu semble pouvoir être implanté au nord/est de Guguen.                    - En les premières années du XIII siècle Hamon de l'Espine donnera à Vieuville ses dimes de Mellebert afin que son fils puisse puisse être inhumé en icelle. - - Thome de L'Espine ou Thome Spine fera la même chose que le précédent pour son propre fils.

    Mezuoit :                                                                                                                Terre située en la paroisse de Carfentin, au plus près du chastel de Dol, terre sur laquelle sera érigé le monastère de Saint-Florent sous Dol.                                       - Alan sénéchal héréditaire de Dol et frère de Flaad tous deux fils de Alan. Alan donnera vers 1078, cela lors de la donation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, l'ensemble de ses droits applicables sur la cuisson des pains; cela sera fait avec le consentement de son frère Flaad lui aussi héritier de ses droits.

    Millac ou Meillac : Chartes n°1;                                                                               - Gelduin fils de Hamon offrira également à la future abbaye de Vieuville en 1137 deux petites dîmes en sa possession, dîmes lointaines de V.V. assises en la paroisse de Millac. Comment Gelduin fils de Hamon était-il ici en Meillac entré en possession de des deux petites dimes ?

    Miniac-Morvan :                                                                                                         - Miniac apparait cité dans l"histoire dès avant 1124 année en laquelle Geoffroy de Dinan disparait définitivement en l'écriture des chartes rédigées. Cela se fera au travers de la donation  à Saint-Florent de Saumur d'une parties des dimes relevant et de l'église et du cimetière de Miniac. Cette donation autorisée par le dit Geoffroy de Dinan  sera offert à St-Florent par Hingan fils de Gosbert. Miniac relevait donc déjà en 1124 et cela même avant de la seigneurie de Dinan. A noter aussi en cet à la présence de Hamon vicomte d'Aleth et parent du dit Geoffroy de Dinan: Hingannus filius Gosberi dedit Deo et Sancto Florentio IV partem ecclesiae de Miniac et IV partem cymiterii et IV partem decimae, concedente fratre suo Galterio et filio Galterii et Jordano filio Alani. Huic donationi affuerunt Hugo filius Guillelmi; Normannus nepos Hinganni; Rivallon filius Radulfus. Hanc etiam donationem concessit Sancto Florentio; Goffredus filius Oliverii de Dinanni praesentibus  Ulrico et Johanne monachis. Cujus concessionis testes sunt Hamo viscomes; Hamo filius Guihenoc; Guigon filius Galon; Radulfi filius Dualloni; Rivallonus de Ferraria; Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in parrochia de Langoralai censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et medietatem capellae Sanctorum Mervenni et Judicalis sicut eam tenebat quietam et unum bordariolum etc. Hoc domum concessit Quemaroch filius Brientii et ejus duo fratres. Testes Goffredus Grainardus; Herveus Bucel. Titre de Saint-Florent.  Traduction : Hingan fils de Gosbert a donné à Dieu et à Saint-Florent 4 parties de l'église de Miniac et 4 parties du cimetière et 4 parties des dîmes; concèderent Gaultier son frère et le fils de Gautier et Jordan fils de Alain [alors tous deux "sénéchal héréditaire" de Dol. Jordan nait vers 1090. Au regard de cela on peut approximativement dater cette charte vers 1110]. A cette donation ont été présents Hugues fils de Guillaume; Normane neveu de Hingan; Rivallon fils de Raoul; Ont concédé cette donation Saint-Florent; Geoffroy fils d'Olivier de Dinan en la présence de Ulric et Jehan moines. A laquelle concession ont été témoins Hamon Vicomtes [probablement Hamon vicomte d'Aleth, cousin de Geoffroy de Dinan. Né vers 1030-1040 Hamon ici présent est déjà âgé puisque cette charte elle fut réalisée vers 1110]; Hamon fils de Guihenoc; Guigon fils de Galon; Raoul fils de Dual; Rivallon de Ferrare; Geoffroy Billon. De même le dit Hingan a donné à Saint-Florent en la paroisse de Langrolay le cens [impôt afférent à un bien ou à un patrimoine] de la pêche en l'eau qui s'appelle Rance et la moitié de la chapelle de Saint-Méen et Judicaël qu'il tenait tranquille [qu'il tenait en toute tranquilité] et un bordariolum [bordage. Portion d'une terre donnée à ferme] etc. Cette donation fut concédée par Quemaroch fils de Brient et ses deux frères. Témoins : Geoffroy Grainard; Hervé Bucel. Titre de Saint-Florent                                                           - En 1181, lors de la Grande enquête, également "métairie" alors probablement bien de Morvan seigneur de Miniac. Lors de cette dite enquête il sera dit que la dite métairie de Morvan de Miniac était alors bien de l'archevêché de Dol :    

    Le Mont-Dol :                                                                                                            - En 1181 lors de la Grande enquête est cité "Guillaume de Mont-Dol". Celui-ci est alors possesseur de prés relevant de l'archevêché de Dol lesquels prés s'étiraient entre la ville de Dol et le dit "Mont-Dol".                                                                   - En 1214 Guillaume Painel ou "Guillaume de Paisnel" donne à V.V. un demi acre de terre en sa terre assise en le Mont-Dol.

    Montrevel                                                                                                              Terre et prairie situées en le pays de Dol entre le ruisseau Clairette et la rivière du Guiol.                                                                                                                          - Vers 1213 Raoul le Tors est en litige avec le prieuré de Dol au sujet de ces terres prairies. Seront notamment "témoins" cités à ses côtés et William de Lanvalay et Guillaume de l'Espine "sénéchal" de Dol :

    Mordreuc [ou la cale de Mordreuc en l'estuaire de la Rance]                                  - Au XIII siècle Olivier de Coëtquen fils de Guillaume possédait ici même des droits de dimes. D'après le registre des Livres Blancs le dit Olivier semble avoir passé un "contrat" avec l'un des recteur de la cathédrale de Dol pour l'entretien de la chapelle de Notre Dame assise au sein même de la dite cathédrale. Par ce contrat Olivier semble céder au dit recteur ses dimes dites de Mordreuc. Cette donation sera au lendemain de la mort de Olivier confirmée à nouveau par son fils Guillaume lequel attestera cette donation au recteur du moment de la dite chapelle, à savoir Nicolas. [Guillaume héritier de son père eu pour frères Geoffroy, Philippe et clément. Il prendra pour épouse Jehanne de Rostrenen].

    Morvan de Miniac : "métairie"                                                                                 - Métairie citée en la dite année 1181. Elle relevait avant cette date du Villicus du Poelet ou du Poulet lequel l'avait offert aux moines du Mont-Saint-Michel. Lors de la Grande enquête de 1181 il sera dit qu'elle continuait néamoins de relever de l'archevêché de Dol.

    Musterian :                                                                                                              ou Mutelien, fief de moyenne justice assis peut-être au sud/ouest de Dol en la paroisse de Roz-Landrieuc; ce fief relevait du Régaire épiscopal de l'archevêché de Dol.                                                                                                                             - En 1181 les héritiers de Eudes de Mustelien possédaient en le fief  de Hardol 50 acres de terres tous biens de l'archevêché de Dol.

    Narbonne :                                                                                                              La dime de Narbonne est mentionnée en l'un des actes de Vieuville; mentionnée au XII siècle elle semble avoir eu son assise en une terre située en le nord de Saint-Marcan.                                                                                                                       - En 1240 parait un "Nicolas de Narbonne" en le cartulaire de Montmorel

    Ollivel ou le moulin d'Olivel                                                                                  - Moulin que Jean élu de Dol, ou Jean  archevêque de Dol et fils de Riwallon de Combourg, donna partiellement à Guillaume fils d'Urfoën le dit Guillaume en recevant ainsi la moitié afin de pouvoir nourrir ses chiens; cela sera dit lors de la grande enquête de 1181. 

    Les Osches :                                                                                                           Terre située en le village d'Engelier et proche de la fontaine de Neine assise en la paroisse de Combourg.                                                                                               - Bien de Rolland Bojou cette terre sera donné par son neveu à V.V, Johannes Bojou, abbé présumé de la dite abbaye.

    Paluel : En le nouveau grand jardin :                                                                  Paroisse déjà disparue en 1789. En sa terre fut édifié un prieuré-cure lequel fut fondé par l'abbaye de Montmorel de Normandie. D'après une enquête faite en 1560 sur l'état des digues protégeant de la mer les terres proches du pays de Dol la paroisse de Paluel n'est déjà plus citée; elle semble donc déjà avoir disparue en la dite année 1560. Seule aujourd'hui la grève de Paluel, grève portant son nom, semble pouvoir aujourd'hui géographiquement l'assoire.                                          

    - Hasculf de Subligny donne à V.V. toute la terre que Hervé Mercarius [ou Hervé le Mercier. Voir charte ci-dessous...] tient de lui en ce même grand jardin.  Idem donne à V.V. toute la terre que Robert Faon tient ici aussi de lui [la terre de Paluel était probablement assise en la paroisse de Roz sur Couesnon; cette terre, laquelle aujourd'hui n'existe donc plus, fut probablement depuis envahie par la mer. En effet l'abbé Déric prétend dans son ouvrage, comme il est dit ci-dessus, que cette terre fut détruite par la mer en l'année 1630. Cependant quand sera réalisée en 1560 la dite enquête portant sur l'état des digues protégeant les marais de Dol cette terre en effet ne sera aucunement citée].                                                            

    - Galan dit "de Paluel" vers 1180 donne à l'abbaye de Vieuville, avec l'accord de son fils Guillaume, un acre de terre jouxtant sa maison de Belle Isle. [Galan de Paluel avait pris pour épouse Jehanne de Farci fille de Geoffroy de Facri ci-dessous]. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit. Ego Hasculfus de Soligneio salutem. Noverit unniversitas quod Galan homo meus de Paluel dedit monasteri Veteris-Ville unam acram terre juxta domum suam de Bella Insula; concedente Willelmo filio suo et omnibus aliis. Et habuit de caritate monasteri 4e livras andegavenses quod ego hasculfus qui a de feodo meo erat concessi concedente Yselde uxore mea et sigilli etc. Traduction : A tous ceux à qui ce présent écrit parviendra. Moi Hasculf de Subligny salut. Que tous sachent que Galan mon homme de Paluel donne au monastère de Vieuville un acre de terre proche de sa maison de Belle-Isle. Concède son fils William et tous les autres. Et avec charité au monastère 4 livres d'Angers que moi Hasculf donne sur mes frais   

    - Vers 1180-90. Don de Geoffroy Farsy homme de Paluel. Ego. H. de Soligneio etc. Noveritis quod Gaufridus Farsy homo meu de Paluel dedit abbatie de Veteris-Villae duas acras terrae et unam virgeiam in Virideria veteri ante domum Monachorum de Bellainsulla, concedente filio suo Daniele Clericulo et fratre ejus majore nomine Willelme, et tribus sororibus Iva, Marguerita, Johanna et erarum maritis; tali conditione quod monachi ei de propriis sumptibus necessaria providebunt, victum videlicet et vestitum, et tradent eum Doctoribus ad erudiendum, donec ad intelligibilem etatem perveniat, scilicet XVIII annorum qua fieri possit monachus si velit etc. Hoc ego et Yseldis uxor mea concessimus. Actum anno ab Incarn.Dom. MCXCVI.mense Junuarii. Testes Mauricio Abbate Veteris-Villae; Auberto de Floavilla; Johanne de Hirel; Galan de Paluel militibus.  Traduction : Moi Hasculf de Subligny etc. Sachez que Geoffroy Farcy mon homme de Paluel a donné à l'abbaye de Vieuville deux acres de terres et son personnel en le vieux Viriderian avant la maison des moines de Belle-Isle; concede son fils Daniel, clerc, et son frère majeur nommé William et ses trois soeurs Yva, Marguerite et Jeanne et les maitres de maisons leurs maris,  à la condition que les moines sur leur propre fond fournissent le nécessaire pour la nouriture et le vêtement et les remetttent à la formation des médecins jusqu'à qu'elles atteignent l'âge de 18 ans si cela peut être fait etc. Ce que moi et ma femme Ysolde concedent. Fait en l'année de l'Incarnation de Dieu 1196 mois de Janvier. Témoins : Maurice abbé de Vieuville; Robert de Floaville; Jean de Hirel; Galan de Paluel chevaliers.   

    - Vers 1180. Donation à V.V. de dimes de Paluel par Hervé le Mercier de Pontorson. Fr.M. dietus abbas Veteris ville notum Herveus Le Mercier de Pontorson dedit abbatie Veteris ville, concedente Juliana uxore sua, et filiis suis omnibus, Gaufridus et Hasculfus et Matheus  in perpetuam eleemosinam ab omni excatione liberam tres minas fromentii in terra sua le Palluel etc. nos nera concessimus  in ecclesia ura in perpetuum unam Capellaniam etc. Data deest.         Traduction : Fr. Maurice abbé de Vieuville notons que Hervé Le Mercier de Pontorson donne à l'abbaye de Vieuville. Ont concédé Julianna sa femme et tous ses fils Geoffroy, Hasculf et Mathieu, à perpéuité, des ausmones libres de toutes exaction et trois mines de froment en sa terre de Paluel etc. Nous avons accordé à l'église à perpétuite une aumosnerie etc. Date fait défaut.    

     - Guillaume d'Aubigné donne à V.V., cela afin de signer "la paix" entre lui même et Hascuphe de Soligné ou de Subligny, la moitié de ses froments de Paluel. Presentibus et futuris ad quos presens scriptum pervenerit. Noveris universitas vestra quod ego Willelmus de Albigneio dedi abbatia Veteris ville quatros minas frumenti et dimidreim in Paluel de meo frumento quod reciperam a dno Hasculfo de Soligneio per pacem et concordiam quam feceram cum duo filiis mei Radulfus et Willelmus et Staphanus fratre meus,Testibis : M.Abbat; Stephans de Albeneio; Bartholomeo Gallo; Petro Quesloet;Normano de Verdun; B. Le Cor; G.de Maleira; G. de Boxei. Traduction : Pour le présent et l'avenir, à tous ceux à qui le présent écrit parviendra vous devez tous savoir que moi Guillaume d'Aubigné [Fils probable de Guillaume d'Aubigné lequel lui est cité en l'année 1151 puis en celle de 1162 lorsque Guillaume de Viré fera une donation à l'abbaye de Savigny] j'ai donné à l'abbaye de Vieuville quatre mines et demi de mes froments de Paluel que j'ai reçu du seigneur  Hasculfus de Subligny pour la paix et l'armonie avec mes enfants Raoul et Guillaume et mon frère Etienne . Sont témoins : M. abbé [Maurice alors abbé de V.V.]; Etienne d'Aubigny

    Pellipariorum ou "village de pelletiers".                                                                    - Vers 1170 Evan, fils de Manascher de Meillac donne à V.V. avant de décéder  le village de Pellipariorum.

    Perioc, Perioch ou Pirioc ou Pirieuc :                                                                        - Zacharie de Montsorel. Domaine, métairie ou maison de ferme  posée sur une terre confirmée à V.V. par Zacharie de Montsorel fils de Gelduin, terre héritée de feus ses parents et relevant de l'archevêché de Dol. Geluin son père a été plus tôt en conflit avec Hugues et Alemano de Pirioc Gelduin ayant pour se faire pardonner offert à V.V. deux parts de décimes applicables sur la moitié de la paroisse de Thoumein;  la  terre de Pirioc était assise en la paroisse de Meillac, au nord, au plus près du chemin conduisant alors de Meillac à Bonnemain.  Elle sera plus tard composée d'un logis d'habitation, d'une chapelle, d'un bois de futaies et d'un bois de taillis, d'un refuge à pigeons, d'un moulin à vent et de 250 journaux de terre environ.  Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que Pirieuc relevait des biens de l'archevêché de Dol. Cités lors de l fondation de V.V. ses premiers seigneurs sont Hugues et Alenam de Perioch. 

    Plateam Rad.Pontin                                                                                               - Jordanis fils d'Helie de Monteferrando ou de Montferrand donne à V.V. son "Plateam Rad.Potin" ou ses dimes applicable en la Place de Potin.

    Pledeel                                                                                                                        - Helie ou Helys de Burgos de Ploguenoit donne en 1214 à V.V. ses dîmes assises en Pledeel.

    Pleine-Fougères :  Plana Filgeria,                                                                    Paroisse proche de Roz sur Couesnon, proche de Saint-Marcan et de Saint-Georges de Grehaigne; elle est citée dès l'année 1086 en une charte relatant les calomnies divisant alors Geoffroy et Guy, tous deux laïcs, tous deux  fils de Guillaume et petits-fils de Gaultier, et les moines de Saint-Florent de Saumur. Ce désaccord portera en effet sur les dîmes assises en l'église de Pleine-Fougères, dîmes hier données à Saint-Florent de Saumur par leur père Guillaume; Hubert leur frère mineur dans la continuité du calme retrouvé entrera lui comme moine en le dit monastère de Saint-Florent. Guy et Geoffroy tous deux naissent vers 1061; leur père Guillaume donc lui doit voir le jour vers 1030 comtemporain qu'il était d'Olivier 1er seigneur de Dinan. Leur aïeul Gaultier quant à lui, père du dit Guillaume lui naît très probablement vers 1000. Comment de dit Guillaume fils de Gaultier et père de Guy et de Geoffroy entra t-il en la possession de la dite église de  Pleine Fougère ?  Notum, etc. quia duo vassali Redon, pagi id est Goffredus et Guido filii Guillelmi filii Gualterii multo tempore calumniati sunt Monachis sancti Florentii Ecclesiam et Cymiterium et decimam de plana Filgeria. Unde tandem cum Abbate Guillelmo ad concordiam venerunt et quidquid de dominicatura patris sui in Ecclesia illa reclamabant concesserunt et partes reliquas quae de casamento suo erant concesserunt. Cujus donationis gratia Abbas et monachi primum quidem tam parentes eorum quam ipsos in monasterii beneficium socios ascisco adsciverunt quod cum ipso baculo abbatis qui crocia dicitur factum est. Deinde de habere sancti illis dederunt XI lib. den. Redonensis et insuper adolescentem clericum nomine Hubertum ad monachitatem illorum rogatu susceperunt. Actum anno ab Inc.Dom.MLXXXVI XVIII Kal. Febr in parochia de Isei juxta Liwri non longe a fluvio qui dicitur Vozoura. Ipsi vassallis revestientibus abbatem de predictis rebus mittendo in manum ejus cultellum nigri manubrii qui erat Mauricii Cellerarii;et hii presentes erant Monachi : Johannes mon.; Eventius mon.; Hii quoque laïci Herveus filius Helmoini de Maletia; Boscherius filius Garin; qui cum illis venerant: aderat et Rivallonus puer filius Johannis et Maino Rufus custos ipsius. .Traduction : Notez, etc. que deux vassaux de Rennes, ville de Geoffroy et de Guy fils de Guillaume fils de Gaultier, pendant longtemps ont été en calomnie [avec] les moines de Saint-Florent [pour les] église et cimetière et dimes de Pleine-Fougères. Par conséquence finalement avec l'Abbé Guillaume ils sont venus à un accord et quel que soit le domaine de leur père [dominicatura : de domus, domaine. La dominicatura était une terre devant allégeance à un seigneur temporel attachée qu'était cette terre à cette seigneurie] cette église ils ont déclaré la concéder et les autres parties du grand logement ils les ont concédé. [Par] le don de la Grâce l'abbé et les moines ont répondu qu'ainsi en effet leurs parents eux mêmes dans le bénéfice avaient associé le monastère avec le baton d'augure l'abbé à dit que cela a été fait sur la croix. Puis sur les Saints ils ont donnés XI livres deniers de Rennes et par ailleurs leur adolescent clerc nommé Hubert en le monastère à leur demande fut reçu. Acté en l'année de l'Incarnation du Seigneur 1086 à 18ème calendre en février en la paroisse de Isei [l'actuelle ville du "Val d'Izé"  entre Livré et Vitré] proche Liwri  [Livré] pas loin de la rivière qui s'appelle Vozoura [rivière de la Voeuvre].Les vassaux vétir de nouveau le dit abbé en mettant dans sa main un couteau au manche noir qui était au cellerier Maurice.
    Et ceux-ci étaient présents du monastère : Johannes moine; Even moine; ont été les laïcs Hervé fils de Helmon de Melèze; Boscher fils de Garin et quand ils sont arrivés et été accueillis Rivallon enfant fils de Johannes et Main le Roux son tuteur.
    D'autres dimes propres à cette église étaient aussi le "bien" des enfants de Riwallon seigneur de Dol-Combour. En effet Guillelme frère de Gelduin et de Jean de Dol offrira aux moines de Saint-Florent, cela avec l'accord de ses deux frères, les dimes leur appartenant probablement en indivis à tous trois . Roianteline leur aïeule offrira elle en l'année 1032 deux métairies assises en Pleine-Fougères. Au regard de cette information il est donc très probable que Guillelme ou Guillaume et ses deux frères étaient tous trois "héritiers" par leur père de leur dite aïeule Roianteline; ils reçurent ainsi très probablement les  dîmes citées ci-dessus, dîmes alors assises en la dite église de Pleine-Fougères. Sera aussi "possesseur" en 1086 de dimes assises en cette dite église Giron fils d'Ansquetil, seigneur de Château-Giron, frère de Goffredus. A noter que certains auteurs prêtent pour épouse à Geoffroy de Dinan, né vers 1060-1070, Orieldis fille "présumée" de Giron de Châteaugiron lui né vers 1030. Anno ab incarnatione Domini MLXXXVI. concessit Giro filius Ansquitilli Deo et Sancto Florentio ac Monachis ejus quidquid ipse in decima et in Ecclesia Plene Filgerie aliquomodo inclamabat; et uxor ejus Contessia. Pepigit etiam quod hoc contra Arschodium Vicecomitem  garantaret. Actum apud Castellum Ansketili in domo ejusdem Gironis tertia feria VI. Idus Decembris. Alano Britannorum Duce, Constancia ejusdem uxore, Silverstro Redonensium praesule. Testes Silvester Redonensium episcopi, Gervasius Abba sancti Malanii. Item ipse Giro. Co,tessia uxor ejus. Johannes Dolensis. Ademus praepositus. Artur de Castello. Herveus Botellarius. Signum Silvertri Episcopi. Signum Gironis. Goffredus Ansketilli filius. Judetha uxor ejus et tres filii ejus Junkeneus, Guigonusn Riwallonus, anno MLXXXVII die Epiphaniae. Testes laici Comes Goffredus. Gualterius filius Mainfenit. Rainaldus filius Constantii, filius ejus Tchellus forestier. Traduction : Année de l'Incarnation du Seigneur 1086 concède Giron fils d'Ansquetil à Dieu et à Saint-Florent et ses moines tout ce qu'il a en dimes et en l'église de Plene-Fougères l'acclamant d'une façon certaine [lui] et sa femme Contessia. Cela a été composé pour garantir contre le vicomte Arschodium [le vicomte de Harscodium cherchait en effet  "chicanes" aux moines de Saint-Florent ces derniers ayant sur ce appelés "à l'aide" Giron fils d'Ansquetil. Cette donation fut faite sur cette même intervention; Comment Giron avant 1086 est-il entré en possession de ces mêmes dimes assises en l'église de Plein-Fougères ? Il semble que cela ne se soit pas fait par "droit d'héritage" puisque les frères de Giron en aucun n'auront à donner comme "héritier" une "eventuelle acceptation". Cela se fit-elle pas son union avec "Constensia" ? Quels sont ou êtres les liens ayant pu unir Giron et son épouse avec les fils de Gaultier ci-dessus père de Geoffroy et de Guy tous deux en la dite année 1086 possesseurs eux aussi par leur père de la dite église de Pleine-Fougères ?]. Fait au château d'Ansquetil en la maison du même Giron le troisième férié [mercredi] à la 6ème ide de Décembre. Alain duc de Bretagne; Constance son épouse; Silvestre de Rennes le préposé. Témoins : Silvestre évêque de Rennes; Gervais abbé de Saint-Malaine; de même le même Giron; Contessia son épouse; Johannes de Dol [Jehan seigneur de Dol fils de Riwallon] ; Ademus le gouverneur; Artur de Castel; Hervé Botellarius [le bouteiller de Dol] . Signe Silvestre évêque [évêque de Rennes]. Signe Giron. Geoffroy fils de Ansquetil; Judith sa femme et ses trois fils Junkeneus, Guigon, Riwallon.                                                                                     - En 1032. Roianteline "vicomtesse" pour les métairies de Leze et du Pin.               - Vers 1050 . Guillaume fils de Gaultier, père de Geoffroy et de Guy, quand il donne à Saint-Florent ses propres dimes assises en l'église.                                      - Vers 1070. Guillaume, Gelduin et Jean "petits-fils" de Roianteline pour les dîmes de l'église et deux métairies; à savoir celle de Tescelin et de Rainier toutes deux elles aussi assises en Pleine-Fougères.                                                                       - En 1086. Giron seigneur de Châteaugiron, fils d'Ansquetil,  pour les dîmes de l'église.                                                                                                                        - En 1086. Geoffroy et Guy tous deux fils de "Guillaume fils de Gautier" quand ceux-ci disputent à Saint-Florent les dimes de l'église hier offertes par leur père.                                                                                                                             - En 1086. Hervé fils de Mainguy et sa femme Harduise donnent à Saint-Florent de Saumur le 1/3 de leurs dîmes ainsi tous ce qu'ils pouvaient posséder en la dite église de Pleine-Fougères.

    Plessis ou Plaisir :                                                                                                      - Guigon Cobar chevalier, avant de partir en croisade, donnera à V.V. et cela en présence de Geoffroy de Miniac, Robert Gruel et Rolland de Tremigon ses neveux fils de ses soeurs, tout son domaine du Plessis ou Plaisir proche de sa grange de Pirioc. Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum parvenerit  ego Guigo de Chobar salutem. Noverit universitas vestra quod ego pro salute anime mee dedi abbatie Veteris ville dominicum meum de Plaisicio juxta grangiam suam de Pirioc. Post longum vero tempus accepti crucem ab abbate Veteris villea ut irem Jerosolimam, cum essem in procinctu ipsuis  itineris vocavi ipsum abbatem apud Lanhelon et ibi coram magna multitudine clericorum et militum, dedi ipsi abbatie tertiam partem ipsuis Plaisicii que me attingebat, concedentibus heredibus meis, videlicet filiis sororum mearum Gaufredus de Millac, Rollando de Tremigon, Roberto Gruel, quia nullum alium habebam haeredem. Traduction : A tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra moi Guegon de Chobar salut. Vous devez savoir que moi pour le salut de mon âme donne à l'abbaye de Vieuville ma seigneurie de Plaisir proche de sa grange de Pirioc. Après une longue période de temps j'ai accepté la Croix de l'abbé de Vieuville pour aller à Jerusalem. Tandis qu'il se trouvait que je me préparais moi même au voyage j'ai appellé l'abbé lui même proche de Lanhelon [ou aujourd'hui à Lanhelin au moyen-âge ancienne partie de la paroisse primitive de Meillac. Il existe toujours aujourd'hui l'emplacement de l'ancien château des seigneurs de Chobar]   et là, devant une grande foule de clercs et de soldats, j'ai donné à l'abbaye la troisième partie de Plaisir elle même et il m'a touché. Ont concédé mes héritiers c'est à dire les fils de mes soeurs Geoffroy de Meillac, Rolland de Tremigon, Robert Gruel car je n'ai aucun autre héritier.                                                                                                     - Geoffroy de l'Espine fils de Hugues Spine donne à V.V. ses dimes assises en la terre de Plaisir.

    Plesguen ou Pleguen ou Saint-Pierre de Plesguen. Voir cette ville...                     - Guillaume de Miniac fils de Alain de Miniac, avec l'accorde de ses oncles et de son frère Geoffroy, concède à Vieuville en 1218 une mine de froment en la ville de Reunbert assise en la paroisse de Plesguen.                                                               - 1298. Joannis ou Jean Mahé.                                                                                     - 1298.  Plilippas ou Philippe Barbé et sa femme, Renorata, vendent toutes deux à l'abbaye du Tronchée une certaine dime en la terre tenue par Joannis Mahé.                              

    Pleodel                                                                                                                     - Geoffroy le Blanc en 1211 donne à V.V. l'ensemble de ses dimes assises en la paroisse de Pleodel et de Ploguenoit.

    Plerguer :                                                                                                                  Ville assise au plus près de Dol, à 2 lieux.                                                                  -  Paroisse relevant de l'archevêché de Dol Guinguené archevêque de Dol donnera à Riwallon son frère naturel la valeur de 100 sols à prendre sur les revenus de cette terre; cela sera dit lors de la Grande enquête de 1181 par Barthélémy moine du Tronchet.                                                                                                                     - En 1181 Foucher fils de Mainguy confirmera que Plerguer relevait des biens de l'archevêché de Dol.

    Pleudihen                                                                                                                 - Thomas la Becasse. Johan Louvel à Saint-Piat.

    Ploer : ou Plouer.                                                                                            Radulfus de Ploer ou Raoul de Plouer en 1243 confirmera la donation que fit au Tronchet son vassal Radulfus de Tosca  ce dernier donnant en Plouer, cela avec Agatha sa femme et ses trois enfants Robertus, Roaudus et  Abraham, tout ce qu'il pouvait posséder en le "Fossa Gorhandi, ou en le Fossé Gorhan terre elle assise en la dite paroisse de Plouer. Voir le Fossa Gorhandi.

    Ploguenoit                                                                                                                - Geoffroy le Blanc en 1211 donne à V.V.l'ensemble de ses dimes assises en la paroisse de Pleodel et de Ploguenoit

    Pommelin                                                                                                                 - Geoffroy fils de Briand donne à V.V. une mesure concédé par son fils Robert.

    Pont Geroaldi ou Pont Gerouald :                                                                          Fief situé à l'est de Carfantin et assis auprès du ruisseau du Guyout.                        - ... Ex dono Hamonis filii Willelme Bevun unam mansuram in Ponte Geroaldi concedente sorore sua et sororio suo Johannes de Langan... Traduction  ...Puis le don de Hamon fils de Guillaume Bevum un repas en Pont Geroaldi que concède sa soeur et le mari de sa soeur Jehan de Langan... Titre de Vieuville.

    Porhoet ou la métairie du vicomte de  Porhoet                                                         - Etait possesseur de cette métairie Eudes vicomte de Porhoet. Cette métairie sera citée en 1181 lors de la Grande enquête; elle relèvera alors des biens de l'archevêché de Dol.

    Poudouvre ou le pays entre les eaux, entre l'Arguénon et la Rance. Vicomté créée probablement par les ancestres de Alain fils de Brient ou Alain Brient. Alain en une charte sera qualifié "descendant des vicomtes du Poudouvre". Geoffroy fils d'Alain ou Geoffroy Alain, petit-fil du dit Brient, lui crééra la seigneurie de Plessis-Balisson seigneurie assise proche de Dinan. Lors de la Grande enquête menée en 1181 Alain fils de Brient semble être en possession de tout une partie du pays et marais de Dol que  Juhel ou Juthael, archevêque de Dol successeur de Ginguené, donna hier à son gendre Guihenoc; il en va exactement de même pour tout ce que possèdent alors dans le marais de Dol les héritiers de Gelduin de Monsorel fils de Hamon seigneur de Landal ainsi que pour tout ce que possède aussi André seigneur de Vitré. : ... hie duxit uxorem et ex ea habuit filiam quam dedit Guihenoco, et cum ea dedit illi quidquid Alanus Brientii tenet  in Dolensi territorio, et quidquid heredes Geldoini filii Hamonis habent in marisco est de donis ipsuis Juhelli et de dominico archiepiscopi. Quidquid Andreas de Vitreio tenet in territorio dolensi est de donis  ejusdem Juhelli et de dominico archiepiscopi...

    Le pré de Robert de Saint-Jean :                                                                             - Sénéchal de Dol par sa femme Olive fille héritière de Alain fils de Jordan. Son beau-frère, Geoffroy de l'Espine, époux de Alice fils du dit Alain fils Jordan, deviendra lui aussi par son épouse S sénéchal de Dol. Il sera dit dans la Grande enquête de 1181 que le dit Pré de Robert Saint-Jean devait à l'évêché de Dol 1/4 de froment.

    Quéhannière :                                                                                                        Terre proche de Baguer- Morvan et citée en la dite année 1181; elle relevait alors de l'archevêché de Dol. Cette terre devait annuellement à l'archevêché de Dol 1/4 de froment.

    Rabiet : Ou Rabies:                                                                                                    - Hasculph de Soligné, seigneur de Dol, époux de Yseul et fils de Aaaliz, donnera à V.V. 8 acres de terre en un jardin nommé Rabies. Pour cela V.V. devra en échange assurer une pitance de pain blanc, de poisson et de vin ainsi que la propreté en son couvent . Cette terre nommé "viridaria ou viridiris"  était un grand jardin.                                                                                                                           - Jean de Dol fils du précédent confirmera à V.V. 8 acres de cette terre, donation à percevoir en millet  4 acres ayant déjà hier été offerte à V.V. par Hasculph son père . Cette seconde donation en cette terre faite sera elle accordée en échange d'un rendu annuel pour chaque acre de millet donné d'une demie-mine de froment.

    Ranoulf : ou le "fief de Ranoulf".                                                                               - Bien de Guillaume le Roux, frère de Geoffroy le Roux archevêque de Dol, Guillaume à la demande de son dit frère archevêque de Dol offrira en 1141 à V.V. ce même fief.

    Reginald de Mora                                                                                                   [le fief de Reginaldi de Mora proche du château de la Noë en le Poulet] :                - Juhel de Mayenne et Gervaise de Dinan son épouse donnent tous deux à V.V. une mine de froment.

    Ros sur Couesnon :                                                                                                   - Vers 1140. Confirmation d'une rente établie par Geoffroy, Gilduin et Geoffroy Farcy de Ros sur Coisnon. Notum sit omnibus hanc paginam visuris quod ego Johannes de Sulineio ratam habui venditionem  quam fecit Gaufridus, Jodoin Gaufrido Farcy  armigero de tribus jugeris terrae, sittis in parrochia de Ros supra Coysnum juxta tenementum Radulfi de Maresco sicut in carta quam inde fecerunt amplius determinatur. Actum est hoc Sanctum Marcannum et sigillo meo sillatum. Traduction : Qu'il soit su par tous ceux qui verront cette page que moi Jean de Subligny a ratifier les ventes faites par Geoffroy, Gilduin et Geoffroy Farcy, 3 écuyers réguliers en mes terres,  situés en la paroisse de Roz sur Couesnon, proche de la tenure de Raoul des Marais, comme cela fut déterminé dans la charte qu'ils ont fait. Terminé à Saint-Marcan et mon sceau

    La Roureria ou le  Rouvre :                                                                                  Terre assise en Saint-Pierre de Plesguen à la limite de Meillac. Terre citée dès 1181 lors de la Grande enquête, il sera alors dit que elle aussi relevait des biens de l'archevêché de Dol. Existe toujours aujourd'hui en ce lieu un étang nommé : l'étang du Rouvre.                                                                                                       - Geoffroy Frobaut et Guillaume Langlais donnent leurs dimes  de la Roureria à V.V.

    Roz Landrieux ou Roz :                                                                                            - Sa première apparition se fait en 1079 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol; alors est cité notamment Hamet, chevalier. Cette paroisse fut le "berceau" de la famille des "Bouteiller de Dol" cette même paroisse ayant en ses terres ou ses villes  la seigneurie "de la Chesnayes au Bouteiller" . Lors de la grande enquête de 1181 il sera dit que Roz relevait de l'archevêché de Dol; cette enquête dira également que chacune  des villes relevant de la paroisse de Roz devait chaque 1 mine de froment, douze deniers ainsi un belier.                               - Hamet lequel lui est cité en 1079 au travers de sa terre. "  ...terram Hameti militis... "                                                                                                                     - Vers 1076 Gelduin frère de Jehannes élu de Dol et de Guillaume de Saint-Florent de Saumur donnera aux moines de Saint-Florent le village de Bethon en sa totalité, village assis lui en la paroisse de Roz-Landrieuc; cela se fera lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol.                                                                       - Entre 1070 et 1118. Herveus Butellarius ou Hervé le Bouteiller né vers 1030; il offre aux moines de Saint-Florent l'église de Roz en sa totalité. Il offrira aussi une maison assise en le cimetière de Roz en laquelle hier avait vécu son père ainsi que le tiers de ses dimes; il fera tout cela avec l'assentiment de son frère Hugues : Herveus Butellarius dedit Mon.S.Flor. ecclesiam de Ros totam quietam et tertiam partem decimae et unum erbergamentum in ipso cymiterio ubi domus patris sui antea fuerat cum toto curtillio. Quod concessit Hugo frater ejus. Testes : Goff.fil.Radulfi; Guill.fil.Rainerii; Glamarhoc de Beillac; Guihomarus Clericus forestarius fratris ejus. Traduction : Hervé Bouteiller donne au Monastère de Saint-Florent l'église de Ros en toute tranquilité et la troisième partie des dîmes et un hébergement dans le cimetière en lequel était la maison que son père avant avait avec le jardin attenant à la maison. Que concède son frère Hugues. Témoins: Geoffroy fils de Raoul; Guillaume fils de Rainier; Glamarhoc de Beillac; Guihomarus clerc, forestier, son frère.                                                                        - Vers 1080 Iterius ou Itier de Roz, seigneur de Roz ou de Ros, donnera en présence de Hervé Bouteiller [Bouteillé ou échanson héréditaire de Dol],  aux moines de Saint-Florent, six acres de terre en sa possession en Roz Landrieux : Iterius de Ros quando moreretur dedit S.Florentio sex acras terrae in parrochia de Ros propter quod eum Monachi de Dol in beneficium receperunt et in cymiterio sepelierunt. Hoc donum factum est in domo Amelinae Butellarius et concessit mater ejus Duisset et sorore ejus Orven. Testes : Rivallonus filius Adam; Urfoenus Rufus; Cheron filia ejusdem Amelinae. Hoc donum concessit Scirardus Vicarius de cujus casamento erat praedicta terra et Gofridus filius ejus; et uxor Scirardi qui etiam omnes consuetudines quas in ea terra habebat dimisit. Propter quo dedit ei Ulricus monachorum IV solidos den. et unum quarterium frumenti. Testes : Herveux Butellarius; Jarnoenus filius Guillelme; Goffredus filius Radulfi; Christianus; Robertus de Ros vendidit etc.   Traduction :  Iterus de Ros quand il est mort [avant de mourir] a donné à Saint-Florent six acres de terre en la paroisse de Roz pour que les moines de Dol [les moines de Saint-Florent sous Dol] en bénéfice [en échange] le reçoive [en train de passer de vie à trépas Iterus voulu se faire moine et pour cela... ] et qu'en le cimetière il soit ensepulturé. Ce don fut fait en la maison de Amaline Butellarius et concédé par sa mère Duisset et sa soeur Orven. Témoins : Rivallon fils de Adam; Urfoenus le Roux; Cheron fille de la même Ameline. Ce don fut accordé par Scirard le Vicaire lequel par son mariage eu la dite terre et Geoffroy son fils et la femme de Scirardi; et aussi toutes les coutumes que dans sa terre il avait. Pour cela il a donné au moine Ulrich 4 sols deniers et un quart de froment. Témoins : Hervé Butallarius; Jarnoenus fils de Guillaume; Geoffroy fils de Raoul; Christian: Robert de Ros a vendu etc. Titre de Saint-Florent.                                                                                                              - Henry de la Barre soldat.

    Rufiac :                                                                                                                  Terre proche de Baguer-Morvan et citée en la dite année 1181; elle relevait alors de l'archevêché de Dol. Cette terre devait annuellement à l'archevêché de Dol 1 mine de froment.

    Saint-Broladre                                                                                                    Aujourd'hui en l'arrondissement de Saint-Malo, proche de Cherrueix et du Vivier.   - 1075. Trehan de Sancto Broaladrio donne aux moines du Mont Saint-Michel toutes ses dimes relevant de Saint-Broladre, dimes applicables ses terres, sur l'église et sur le cimetière de Saint-Broladre notamment que de droit il possedait de ses parents. Cela sera concédé notamment par son fils Geoffroy et sa femme Adeline. In nomine Patris, etc. anno ab Inacr.Dom.MLXXV. Indict. [indictus-indictum ?] XIII. Ego Trehan de Sancto Broladrio concessi et dedi Deo et Sancto Michaelis de Monte et monachis ipsius loci, pro salute mea et heredum meorum et pro animabus patris et matris mea et omnium antecessorum meorum totam decimam quam habebam in Sancto Broladrio  et sepulturam et quidquid in eadem ecclesia jure hereditario possidebam. Dedi etiam XII acras terre  et decimam de meo molendino et meo pomario [verger fruitier]. Idem ego Trehan cernens appropinquare michi finem vite accepi monachiles pannos a monachis Sancti Machaelis et tunc etiam dedi tertram de Curtis Sulcis [courts sillons], de Busbadric [bus ici est l'abbréviation probable de "omnibus". Il s'agit ici en fait de toute la terre de Badric], et omnem partem meam de Longis Sulcis [longs sillons], et totam terram de Torpol que juncta est Culture Sancti Michaelis et mansuram [maison d'Even elle assise en le cimetière de Saint-Broladre sa propriété].  Eweni...in cimiterio Sancti Broaladrii que in meo dominio erat. Has meas donationes concesserunt Gaufridus filius meus et uxor mea Adelina. Notum sit etiam omibus quod donationem primam quam feci dedecima et sepultura  et de omni re quam in illa ecclesia habebam concessit Johannes Rivallonis filius proprius Dominus meus, sed et Evenus qui tunc Archiepiscopus erat hoc concessit. Hujus rei restes sunt Alvi filius Morini qui signum crusis subter impressit; Signum Alvi; S.Maini Calvi; S.Iweni Bastradi; ego quoque Trehan signum; S.crusis feci  et filio Gaufrido; S.firmate feci. Ex nostra parte isti sunt Hugo; Cubiculatius abbate; Hugonis; Signum Ligerius; S.filius Ermenulfi.Morinus de Sessum. Titre du Mont-Saint-Michel. Traduction : En le nom du Père, etc. année de l'Incarnation du Seigneur 1075, 13 annociation [?]. Moi Trehan de Saint-Broladre concède et donne à Dieu et au Mont-Saint-Michel et aux moines en ce lieu, pour mon salut et mes héritiers, et pour les âmes de mon père et de ma mère et tous mes antecesseurs [ancêtres] toutes mes dimes  que j'ai en Saint-Broladre et en les sépultures et tout ce que en l'église je possède de droit les ayant hérités. Donne aussi 12 acres de terre et les dimes de mon moulin et de mes vergers fruitiers. De même moi Trehan lorsque  je m'approcherai de la fin de ma vie acceptant l'habit monastique  des moines de Saint-Michel je donnerai alors aussi la terre des Courts sillons, toutes celles de Badric et toutes mes parties des Longs sillons, et toute ma terre de Torpol qui rejoint la culture de Saint-Michel et l'ébergement de Ewen ...en le cimetière de Saint-Broladre qui était ma propriété. A mes dons concédèrent Geoffroy mon fils et Adeline ma femme. Vous devez savoir aussi que pour mes premiers dons que j'ai fais en les dimes et sepultures et tout ce que j'ai en l'églisea concédé [tout cela] Jehan fils de Riwallon mon propre Seigneur mais Even ensuite Archevêque a concédé. Ont été témoins Alvi fils de Morin qui signe sous la Croix imprimée; signe Alvi; signe Main Calvi; signe Ives batârd; et moi  Trehan signe;  le Cruficix et mon fils Geoffroy confirmant ceci; pour notre part ont été ces témoins : Hugues Cubiculatius de l'Abbé Hugues [cubiculatius : valet de Chambre ou l'un des principaux officiers d'un pouvoir religieux ou laïc];signe Ligerius fils d'Ermenulsi; Morin de Cesson [peut-être Cesson Sévigné proche de Rennes]. Titre de Saint-Michel. Il est peut-être le dit "Trihannus filiis Brientii ou Trehan fils de Briant lequel lui sera cité vers 1070-76 lorsque sera fondée l'abbaye de Saint-Florent sous Dol.  Il est possible aussi qu'il soit le frère de Normandus tous deux fils de Glaii tous trois eux aussi cités lors de la fondation de l'abbaye de saint-Florent sous Dol. D'ailleurs sera beaucoup plus tard, né vers 1210 et descendant du dit Trehan de Saint-Brolabre, cité Normandus de Flacheio; Il nous faut aussi cité parmi les différents descendants "possibles" de Glaii ci-dessus "Glé ou Glaio seigneur du Vivier" lequel lui sera cité en 1181 lors de la Grande Enquête menée en le pays de Dol sur ordre de Henri II roi d'Angleterre.                                                           - Urvoi ou Irfoi frère de Trehan ci-dessus. Il donne aux moines de Saint-Michel 2 actes de terre et tous ses droits applicables sur les églises de Saint-Broladre.           - Guillaume fils d'Irfoii  et frère d'Hervé  [ou d'Urvoi  ou Irfoi ci-dessus]  donne aux moines de Saint-Michel une certaine dime assise en Saint-Broladre qu'il détenait de l'archevêché de Dol. Parti en Terre Sainte au lendemain de 1090, sans enfant héritier, il laisse pour seul "héritier" son frère Hervé.                                      - Hervé frère de Guillaume fut en effet le successeur de son frère. Cependant il semble devoir spolier au mont-Saint-Michel les dimes hier offerte par son frère Guillaume. Tombé malade suite à la "colère divine" de Dieu, cela entre 1107 et 1130, pendant la mandature de Baldric à l'archevêché de Dol,  Hervé fit appeller à son chevet Baldric archevêque de Dol pour le pardon de ses fautes et de sa spoliation faite hier à l'encontre des moines du Mont-Saint-Michel. Il rendra pour le pardon de son vol les dimes hier offertes par son frère en Saint-Broladre ayant pour faire cela le consentement de son petit-neveu Hugues. Au lendemain de la mort de Hervei Hugues ici nommé et Balbric se réuniront tous deux devant le Chapitre de Dol Hugues obtenant devant celui-ci le pardon pour son grand-oncle Hervé. Pour ce pardon pendant trente année à chaque jour de l'anniversaire de Hervé une messe en son nom sera ainsi réalisée  [Guillaume en effet est le fils Irfoi et le neveu de Trehan. Sous Baldric, archevêque de Dol, Guillaume fils Irfoi  partant pour la Palestine donnera effectivement aux moines du Mont-Saint-Michel ses dimes de Saint-Broladre; cela sera confirmé son frère qui est alors son seul héritier]. Guillelmus Irfoii filius Hervei autem frater, iturus Jerusalem, quamdam decimam de Sancto Broeladrio quam tenebat de Dolensi Archiepiscopo , sancto Michaeli et monachis de monte dedit. Herveus vero frater suus qui ei ad patrimonium suum heres succcessit decimam illam monachis abstulit, pro quo sacrilegio diu excommunicatus suit. Tandem Dei respectu misericorditer flagellatus est et ad mortem usque infirmatus est. Vocavit autem ad se Baldricum Dolensem Archiep. cujus monitu et concessu decimam illam reddidit, et cum benevolentia et rogatu Hugonis nepotis sui qui ei erat successurus et successit, illud totum fecit. Convenerunt autem in Sancti Michaelis capitulo, post mortem Hervei, Archiepisc. praelibatus et Hugo et causa illa retractata et benedicto quod a monachis postulaverat memorato, videlicet Tricennale unum et per quotquot annos anniversarium suum, rem istam taliter scribi mandaverunt, et scriptam cartulam manibus suis confirmaverunt. testbus his : S. Baldrici Archiepiscopi; S.Hugonis filii Rannulfi; S.Giraldi filii Ernaldi de Briendi; S.Gilduini Dolensis Ducis; S.Gilduini filii Haimonis; S.Guidonis filii Rannulfi; S.Willelmi Pincerne; S.Eudonis Goffredi filii; S.Eudonis Gobio; S.Gerweni Willelmi filii; S.Alvredi de Trahan; S.Goffredi Archidiac; S.Willelmi decani; S.Stephani canonici; S.Gosfredi Gingonei filii; S.Hervei dapiferri; S.Eudonis Baderonis filii.Titre du Mont Saint-Michel.  Traduction :   Guillaume fils d'Irfoi quant à lui, frère de Hervé, parti à Jerusalem, donne une certaine dime de saint-Broladre qu'il détient de l'archevêché de Dol au Mont Saint-Michel et à ses moines. Mais son frère Hervé qui est son héritier à la sucession de son patrimoine a les dimes enlevées [et] pour ces quelques sacrilèges a été  longuement excommunié. A la fin respectant dans la [dans sa] maladie la flagellation de Dieu méséricordieux  il a appellé Baldricus archevêque de Dol s'exortant et concéda a rendre les dimes et avec la bienveillance et la volonté de son petit neveu Hugues qui était son sucesseur et qui lui a succedé ensemble cela ils l'ont fait. Mais se sont rencontrés succinctement après la mort d'Hervé en le Chapitre de Saint-Michel l'archevêque et Hugues et cette cause rétractée [et ce méfait effacé] postulant [Hugues demanda] que les moines benissent sa mémoire un tricennale [bénisse la mémoire de Hervé pendant 30 ans ou en trente messes] par le biais des années à son anniversaire. De cette façon ils ont envoyé ce message,  et par l'écrit de sa main il a confirmé cette charte. Ont été témoins: signe Baldric archevêque; signe Hugues fils de Ranulf; signe Girard fils de Ernaldi de Briend; signe Gelduin duc de Dol [Gelduin fils de Jean 1er seigneur de Dol]; signe Gelduin fils de Hamon [Gelduin fils de Hamon de Montsorel fondateur en 1137 de l'Abbaye de Vieuville sous Dol ?]; signe Gelduin fils de Ranoulf; signe Guillaume pincerne [pincerne de Dol ? est-il né "Spina" ,]; signe Eudes fils de Geoffroy [Eudes fils de Geoffroy seigneur de Saint-Coulomb]; signe Eudes de Gobio [peut-être ici la véritable souche des seigneurs de Gouyon-Matignon]; signe Gerwen fils de Guillaume; signe Alfred de Trahan; signe Geoffroy, archidiacre; signe Guillaume, doyen; signe Etienne chanoine; signe Geoffroy fils de Guinguené; signe Hervé dapifer [dapifer de Dol ?]; signe Eudes fils de Baderon.                                                                                                           - Riwallon fils de Gaultier. En 1109 Riwallon fils de Gaultier donne aux moines de Saint-Michel  le tiers de l'église de Saint-Pierre et de Saint Broladre :  Ego Rivallonus Galteri filius dono... terciam videlicet partem ecclesiarum Sancti Petri et Sancti Broaladri, concedente Herveo presbytero qui in prefatis ecclesiis hereditario jure portionem clamare solitus fuerat . Les liens de parenté ayant pu unirent et Riwallon et les héritiers de Irfoi ne sont à ce jours pas encore établis.      - Helie Bouterat ou Buterat lequel, né vers 1100, renouvelle à St-Michel du Mont les donations faites hier par Trehande Sancto Broladrio son ancestre. Il est possible que celui-ci, probable "bouteiller", est pris de nom de sa fonction pour fonder sa propre dynastie; fils ici présumé de Herveus Butellarius possesseur en la paroisse de Roz Landrieux il est possible que Helie pris pour "femme" une enfant née "fille" de Hervé fils d'Irfoi puisqu'il sera dit que son ancestre était Trehande de Saint-Broladre.                                                                                                            - Rivellonis de Flacheio. Né vers 1180, frère attesté de Guillaume lorsque celui-ci fera une donation en l'abbaye de Montmorel pour le repos de l'âme de son oncle Jean de Subligny, il donne aux moines de l''abbaye de Vieuville un bien assis en Saint-Broladre.                                                                                                             - Guillaume Bouterat. Né vers 1180. Fils attesté par une charte de Radulfus Flacheio, ou de Raoul du Flachet, il autorisera les moines du prieuré de Saint-Broladre à réédifier un mur séparatif les séparant de lui même et de Guillaume de Coëtquen; Guillaume de Coëtquen ira lui aussi de la même autorisation.

     Saint-Coulomb :                                                                                                   Bien ou seigneurie que Salomon frère bâtard de Guinguené reçut du dit Gueguené. Cette seigneurie sera ensuite au XII siècle "ramassée" par Betrand Juvenis dit Bertrand le Jeune. Ginguené au XI siècle donnera également à son frère naturel, le dit Salomon, l'ensemble des biens aujourd'hui (en 1181)  détenus par Eudes fils de Geoffroy. Cela sera dit lors de la Grande enquête menée en 1181 : ... idem quoque Guingueneus dedit Salomoni bastardo fratri suo quidquid Bertranus Juvenistenet in parrochia Sancti Columbani et feudeum Eudonis Gaufridi.     [Eudes fils de Geoffroy ou Eudes Geoffroy sera témoin" lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, fondation voulue vers 1070 par Jean 1er futur élu de Dol et son frère Guillaume abbé de Saint-Florent tous deux neveux de Guiguené].

    Saint-Ideuc proche de St-Malo de l'Isle ou "Paramé" :                                              - Vers 1090-1100 Geoffroy de Dinan est cité  lors d'une donation que fit son féal sujet Clamaroch. A ce titre Geoffroy de Dinan était donc "seigneur" en Saint-Ideuc.                                                                                                                           - Clamaroch est cité donc au tout début du au XI siècle, cela comme étant "vassal" de Geoffroy de Dinan lors de cette même donation faite en faveur des moines du Mont-Saint-Michel.                                                                                                     - En 1249 Geoffroy et Guillaume Porcon, tous deux hier chevaliers", donnent à Vieuville 3 journaux de terre assis en Saint-Ideuc, journaux de terres hier "bien" hérités du seigneur Bartholomé de la Noeta. Cette donation sera faite en la Cour de Dol devant Jehan Vaneto "officier" de la dite Cour. En l'année 1252 Geoffroy Porcon avec l'autorisation de son frère aîné Guillaume, tous cités ci-dessus, offre à V.V. ses fiefs de Saint-Ideuc tenus en "tenure" par  Robert Fabre et sa femme fille de Pierre Fabri. Puis enfin en 1294 Havoise Degpie, veuve du dit Geoffroy Porcon, ses enfants héritiers Henry, Thomas, Pierre et Marguerite, confirment tous à V.V. les donations faites hier à V.V. par le dit Geoffroy Porcon.[il ne s'agit nullement ici, en la dite année 1252, de la donation faite à Vieuville de Pierre Fabri et sa famille lesquels en effet tenaient en "tenure" le fief de la Cour Bague en Saint-Ideuc, fief bien seigneuriale du dit Geoffroy Porcon. Il s'agit en fait que de la donation  des fruits de ce fief lesquels, fruit du travail de Pierre Fabri et des siens, avaient été offerts par Geoffroy Porcon à Vieuville. Geoffroy Porcon, ayant eu besoin de l'assentiment de son frère Guillaume, semble avoir hérité de son père ou de sa mère de ce même fef nommé "de la Cour Bague". En 1294 Hawoise Degpie sa veuve, cela avec ses quatre enfants, confirmera à Vieuville la "donation" faite hier par feu son époux renonçant en cette même confirmation en la possession du dit fief de la Cour Bague].                                                                                          Omnibus haec visuris magister Johannes de Veneto  officialis dolensis salutem in Domino. Noveritis quod Guillelmus et Gaufridus de Porcon quondam milites dederunt et concesserunt Deo et beate Marie de Veteris villa et monachis etc. tria jornalia terre sita in parrochia de Sancto Idoco que dicti Guillelmus et Gaufridus tradiderant Bartholomeo de Noeta tenenda de ipse tanquam de Dominis jure hereditario possidenda et juraverunt coram nobis quod contra istam donationem etc. et quod illam garantizabunt quod ut etc. Presentes litteras sigillo curie sigillatas dedimus anno domini 1249, mense maii. Traduction : Pour tous ceux qui regarderons cela maître Jean de Veneto, officier de Dol, salut en le Seigneur. Sachez que Guillaume et Geoffroy de Porcon, autrefois chevaliers, ont donné et concédé à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville et à ses moines etc. 3 journaux de terre en la paroisse de Saint-Idocon [Saint-Ideuc ] que les dits Guillaume et Geoffroy ont transmi, [terre] que  Bartholomé de Noeta  tenait en tant que seigneur par droit héréditaire et jurèrent devant nous que contre ce don etc. et qu'ils ont garanti que etc. [Cette] Presente lettre scellée du sceau de la cour donnée en l'année du seigneur 1249, [au] mois de mai

    L'Eglise de Saint-Leger : ou de Saint-Leodegarii                                                    - Vers 1180 Robert, Geoffroy et Guillaume le Chat tous trois fils de Aaliz

    Saint-Marcan "proche de Pleine-Fougères" :                                                           - Vers 1160 N. de Cortepie, soeur de Geoffroy Cortepie et femme de Geoffroy de l'Espine fils d'Eudes de l'Espine.                                                                                 - Vers 1237 Thomas et Jean Cortepie donnent à V.V. un moulin assis en Saint-Marcan [Dom Morice P1 colonne 576-755 et 785].                                                    - En 1237 Jean Cortepie donne aux moines du Mont-Saint-Michel l'église de Saint-Marcan avec un étang proche ainsi que l'emplacement d'un moulin.

    La fontaine Saint-Martin à Thoumein, ou Thomeen ou Toumen :                         - Hervé de Tremigon donnera à V.V. deux journaux de terre arable et un pré qu'il détenait de Guillaume de Montsorel vassal de ce dernier qu'il était : ...Ex dono Hervei de Tremigon juxta villam Thoumein ad fontem sancti Martini duo jugera terre et unum prati concedentibus filiis et uxore sua et Domino Willelmo de Montesorel traduction : ...Puis le don de Hervé de Tremigon proche du village de Thoumein à la fontaine de Saint-Martin, deux jauges de terre et une prairie, concèdent ses fils et le seigneur Guillaume de Montsorel.                                        -  Chaperon de Thoumein : Ex dono Chaperon de Thoumein; concedente filiis Gauffrido et Eudone...                                                                                                 - En 1214 Robert de Thomeen  donne à V.V. toutes ses dîmes assises en Thomeen, concédèrent cela ses héritiers mais aussi Helys fils de Geoffroy son seigneur et Alain fils du même [Alain frère probable du dit Hélys].

    Saint-Piat                                                                                                                - Jehan Louvel une petite dîme;

    Saint-Pierre Marc en Poulet                                                                                     - Aubry L'evesque donne à V.V. les dîmes lui appartenant en une terre située proche de Saint-Pierre Marcenpoalet. En cet acte sera cité notamment Olivier de Tinténiac lui accordant le don que fit Raoul de la Massuë à V.V. celui-ci donnant le même jour, et en la même charte, sa propre relevant d'Olivier de Tinténiac, dîme elle assise en Dinard.

    Saint-Pierre de Pleguen :                                                                                          - Guillaume de Miniac, fils de Alain, concède en 1218 à V.V. une mine de froment de la paroisse de Pleguen en la Ville de Reunbert.

    Saint-Sulinii : ou Saint-Suliac.                                                                                  - Thomas de Rupeforti ou Thomas de Rochefort donne en 1246 à l'abbaye du Tronchet les dimes qu'il possède en Saint-Suliac.

    Salez : ou le "fief des Salets" situé en la paroisse de Cherrueix. Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que le fief des salez relevait des biens du domaine de l'archevêché de Dol.

    Tomen, Toumen ou Thoumein                                                                         Ancienne paroisse aujourd'hui disparue. Chartes n°1;                                               - En 1137 lors de la fondation de V.V. Gelduin fils de Hamon offrira à la future abbaye  deux parties de ses propres dîmes en cette terre assises.                                - Hervé de Trémigon entre 1164 et 117 offre à V.V. 2 jauges de terres assises proche de la fontaine de Saint-Martin en le village de Thoumein; pour cela donnera son accord sa femme, ses fils et son seigneur Willelmo de Montesorel ou Guillaume de Montsorel né vers 1150 petit-fils de Gelduin de Montsorel ... Ex dono Hervei de Tremigon juxta villam de Thoumein ad fontem Sancti Martini duo jugera terre et unum prati, concendentibus filiis et uxore sua et Domino suo Willelmo de Monsorel...Titre de Vieuville.  Le premier seigneur de Trémigon était issu de la terre de Saint-Méloir des Bois proche de Corseul, de Plélan et de Bourseul, terre au bas moyen-âge "enclave" du diocèse de Dol enchassée dans le diocèse de Saint-Malo. Père du dit Hervé Hervelin avant de mourir se vêtira de l'habit monastique pour s'enfermer en le prieuré de Combourg.                                - Rolland Tremigon, fils de Hervelin, offrira lui à V.V. ses propres dimes assise en Tomen.                                                                                                                        - Chaperon de Toumen, chevalier, père de Geoffroy et de Eudes. ...Ex dono Chaperon de Thoumen conced. filiis suis Gauffrido et Eudone...Titre de Vieuville Celui-ci lors de la Grande enquête de 1181 attestera le fait que la dime de Carfentin et le fief de  Hamon fils de d'Herland relevaient de l'archevêché de Dol.

    Travel                                                                                                                       - Vers 1200 Adam Botier avant d'aller à Rome donne à V.V. toutes ses dimes de Travel que concède Pétronille sa femme . Omnibus ad quos scriptum pervenerit ego Adam Botier salutem. Noverit universitas vestra quod salute anime mee et ancessorum meorum, et heredum meorum, dedi abbatie Veteris ville in perpetuam et puram elemosinam, totam decimam meam de Travel; concedente Petronilla uxore mea et omnibus...m.frum. pensionis quam ibi retrini dum viverem, dum autem romain pergerem, minam illam prefate abbatie... faciendam unam pitanciam monachis ibi Deo servientibus in die obitus mei, dedi etiam predicte abbatie tune temporis quartam partem decime mee de S.Matheo post mortem filiorum meorum clericorum quibus illam  viverem tribui possidendam etc. hoc autem quia inconcussum etc. Sigilli mei authoritate firmavi.   Traduction : Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra moi Adam Botier salut. Vous devez tous savoir que pour le salut de mon âme et [celles] de mes antecesseurs [mes ancestres] et [celles] de mes héritiers, donne à l'abbaye de Vieuville en perpétuelle et pure aumosne toutes mes dimes de Travel; concède [cela] Pétronille ma femme et tous ... [mes enfants ?mots ici manquants] mesure de froment allouée pour trois vies [?] tandis que j'irai à Rome [Adam Botier semble devoir aller à Rome pour une faute hier commise à l'encontre de l'abbaye de Vieuville ce voyage faisant suite à une libéralisation décidée par Hasculph de Soligné. Ce litige en lequel semble également prendre "partie" Adam de Soligné, l'oncle d'Hasculph que ce dernier considère comme son propre père, concerne de fait la terre de Travel mais aussi les "grands fossés rouges". Adam Botier en cette affaire prit semble t-il le parti du dit Adam de Soligné. La mère d'Adam Botier était-elle une enfant d'Adam de Soligné ?] , mines à l'abbaye précitée pour faire une pitance pour les moines qui serviront Dieu en le jour de ma mort. Donne aussi à la dite abbaye en ce moment [en ce jour] un quart de ma dime de Saint-Matheo après [ma] mort [pour] mon fils clerc ce que j'accorde a posséder pour vivre. Pour que cela soit inébranlable je le confirme de l'autorité de mon sceau.                                                                   Seconde charte :   Ego Hasculf de Soligné etc. contentio quae vertebatur inter Monasteri Veteris villea et Adam de Soligneio patruum [père ou celui que l'on considère comme étant son père] meum super terram de Travel [ou peut-être aussi la terre de Travel] ita sopita est ... ... quam pactus [mot abrégé ?] est liberare contra Adam Botier [ou Adam Boter] , concedentibus filiis suis Johanne et Gisleberto, item et calumniam de rubro fossato [la calomnie du fossé rouge] concessit. Hoc ego quia ad meum Dominium pertinebat concessi cum Iselde uxore mea, et Johanne filio meo, et sigilli et Adam patruum meus similiter sigilli sui authoritate firmavit.Test. Guillemo Grimaut; Roberto de Floavilla; Guillelmo de Kaline; Hamone Bode; Mauricio abbate Veteris ville. Traduction :  Moi Hasculf de Soligné [de Subligné] etc. le contentieux inversé [changer, transformé, retourné; comment ce contention a été réglé...] entre le monastère de Vieuville et Adam de Soligné mon père sur la terre de Travel, ainsi apaisé...[partie de phrase manquante] qu'il a été conclu un accord pour liberer Adam Botier ; ont concédé ses fils Jean et Gislebert [ici Jean et Gilbert les 2 fils d'Adam de Soligné  ou bien ceux du dit Adam Botier ? ], de même que la calomnie du fossé rouge acccordée [ainsi que la paix sur la colomnie du fossé rouge accordée elle aussi... Hasculf de Subligny a oeuvré ici à la paix enfin retrouvée mettant ainsi fin à un litige ayant hier opposé V.V. et son oncle Adam, litige ayant opposé ces derniers et en la terre de Travel et en la terre dite du "Fossé rouge"]. Voici ce que je dois à mon Seigneur accorder, avec Isolde ma femme, [voici ce que je dois accorder à Dieu avec Iseuld ma femme] et Johanne mon fils; et signe Adam mon père [mon oncle] de la même manière du sceau établissant son autorité. Témoins : Guillaume Grimaut; Robert de Floaville [Robert de Flouville]; Guillaume de Kaline; Hamon Bode; Maurice abbé de Vieuville.                                                                                               Troisième charte: 1196. Universis sancti  matris ecclesiae situs ad quos present scriptum pervenerit Jehanne de Solineio salutem Notificamus vobis quod Adam Boter miles meus pro salute sua dedit abbati Veteris Ville decidam de Truel [de Travel] et ex hoc dono investiri domum illam per librum quem posuit super altare Dei genitricis maria in anno ab incarnatione dei 1196 present abbate M.Gaufrido Tabernario et Guigon de Cobar et multi aliis.  Hoc etiam volumus sub silencio prectevicis  quod eadem die Guigon de Cobar dedi dominicum suam de Plaisiaeo concedentibus nepotibus suis  filis Radulfi Gruel et filio Hervei de Millac et filio Hervei de Tremigon.  Traduction : 1196. Pour tous ceux situés [assis] en la Sainte Mère Eglise à qui ce présent écrit parviendra Jean de Soligné salut. Nous vous faisons savoir que Adam Botier mon chevalier pour son salut donne à l'abbaye de Vieuville sa dime de Travel et ce don fut revêtu par le livre de la Maison posé sur l'Autel de Marie génitrice [mère] de Dieu en l'année de l'Incarnation de Dieu 1196. Présents l'abbé M.Geoffroy Tabernario [boutiquier] et Guigon de Cobar [ou Guy de Pont Gerard. Voir la terre du Plaisir pour ce dernier...]et plusieurs autres. J'ai souhaité également sous le silence que  le même Guigon de Cobar donne son église de Plaisiaeo concédant ses petits-neveux  [ont concédé cela ses petits neveux...en réalité ces neveux tout simplement puisque ces derniers étaient tous fils de ses soeurs respectives] le fils de Raoul Gruel et le fils de Hervé de Miniac et le fils de Hervé de Tremigon. Ecrit en marge: Concède Pétronille sa femme [il s'agit ici de Pétronille l'épouse du dit Adam Botier]. 

    - Vers 1230-40. Jean de Langan accorde à V.V. pour la sépulture de son neveu fils de Thomas de l'Espine inhumé en l'église de Vieuville le prélèvement de 6 pièces de monnaies d'Angers à prendre sur ses dîmes de Travel. Ont concédé cela son frère Michel, sa soeur femme de Thomas de l'Espine et la fille de ces derniers [Jean de Langan était le frère de Guillaume de Langan lequel prit pour femme Stéphanie Botier fille de Thomas. La transmission de la dite terre de Travel des dits "Botier" aux dits "Langan" semble pouvoir ici attester "une parenté" certaine ayant unie hier et Adam et Thomas Botier].

    Travidal                                                                                                                   Nom d'un ruisseau et de terres assises en Epiniac proches de Vieuville.  Chartes n°1;                                                                                                                              - En 1137 biens de Gelduin de Montsorel; terres délimitées par le ruisseau de même nom, ruisseau délimitant la terre seigneuriale de Gelduin de Montsorel fils de Hamon.                                                                                                                   - Vers 1200-1250. L'Elu de dol; Gervais Baderon [Gedouin Baderon son arrière-arrière grand oncle, fils de Eudes, sera lui aussi donateur de Vieuville quand le dit Gelduin offrira à V.V. une mesure de froment] .                                                         - Guillaume Alain et ses fils.  Les fils du dit Guillaume fils de Alain seront en procédure judiciaire avec V.V. les dits enfants contestant la donation faite hier à V.V. de la dite terre de Travidal; cette procédure sera faite du temps de Raoul d'Aubigné nouveau seigneur de Landal par son épouse Mahaut de Montsorel. Guillaume leur père lui aussi a été en amont de cette procédure en litige avec V.V.; ce litige lui portera sur la terre de la Bigotière...

    Tremehin en la paroisse de Baguer-Pican:                                                              - En 1270 Juliane, Dame ou Maitresse de Tremehin donne à V.V. sa dime de Tremehin qu'elle et son premier mari, Bertrand de Saint-Gilles, avaient tous deux acheté à Jean de la Haye et à Geoffroy Pinel. Elle fit ceci pour la paix de l'âme de feu son premier époux et pour le retour aussi de son second mari parti lui de l'autre côté de la mer, à Jérusalem. Son second époux en question était alors Robert de Melesse. 

    Tremon : Voir la Massue ou Machua...

    Ultrabidon :                                                                                                                 - Johannis Regis ou Jean Roy donne à V.V. ses dimes assis en Ultrabidon; concédera ce don son fils Rettel.

    Le Val Hervelin : En 1246 Jean abbé de l'abbaye du Tronchet cède ou abandonne à Thoma de Rupeforti, ou Thomas de Rochefort, la terre du Val Hervelin que le dit Thomas de Rochefort tenait alors en fief.

    Les vignes de Dol :                                                                                                     - Jean Villicus héritier de son père et "fermier" de Dol, frère de Hamon, de Eudes et d'Olivier.

    Vieuville : Seigneurie puis Abbaye assise en la paroisse d'Epiniac cités en 1137. Chartes n°1;                                                                                                                - Gelduin fils de Hamon offrira en 1137 sa terre seigneuriale de Vieuville en la terre d'Epiniac pour l'édification de l'abbaye de Vieuville. Cette terre comprendra alors priairies, étangs, haies, tout cela compris entre la vigne de Landal et le ruisseau de Travidal.

    La Vigne de Guillaume Hosé :                                                                                Il sera dit en 1181 lors de la grande enquête que la vigne de Guillaume Hosé relevait des biens de l'archevêché de Dol.

    La Ville Alent ou Ville Alain.                                                                              Terre seigneuriale assise en la paroisse de la Boussac et "engagée" en 1171 à V.V. par Jan de Montsorel  fils de Geldouin pour la perception d'une somme d'argent de 20 livres 12 sols monoye d'Angers. Terre dégagée elle sera héritée par Guillaume de Montsorel fils du dit Jan. Offerte de nouveau à Vieuville par Raoul d'Aubigné sa donation sera en 1366 définitivement confirmée à V.V. par Guillaume d'Aubigné arrière petit-fils de Guillaume de Montsorel ci-dessus et fils du dit Raoul d'Aubigné ci-dessus cité également; cette donation sera faite avec l'acceptation de Philippe Gouyon femme du dit Guillaume d'Aubigné et de Mahaut leur fille femme elle d'Olivier de Montauban. Cette donation comprendra toutes les terres du manoir de la Ville Alent avec dépendances et appartenances.

    La villa Garneri : en la paroisse de la Fresnaye                                                       - Jean Boterat en 1239 [voir Kaharia];

    La Villa Garini en Bagar : [Baguer-Morvan et Baguer Pican alors tous réunis. Voir ces villes...]                                                                                                          - Vers 1190 Geoffroy Faitou donne à V.V. 4 jauges en la paroisse de Baguer-Morvan en la Villa Garin que concède Roland fils de Raoul son seigneur..

    La Ville Herebert :                                                                                                     - Gervais Baderon donnera à V.V. toute sa terre de la Ville Herebert, dépendances et appartenances comprises.

    Ville Hervé :                                                                                                                - Gervais Baderon donnera à Vieuville la moitié de ses dîmes relevant de cette terre.

    Ville Jean :                                                                                                               Ville ou métairie assise en la paroisse de Epiniac. Voir cette paroisse...

    La Métairie du Vivier au Vivier:                                                                             - Bien relevant de Geoffroy de Hirel; Geffroy était redevable en 1181 envers l'archevêché de Dol de deux jauges de terre pour cette métairie.                               - Guillaume "du Vivier" cité lui aussi lors de la Grande enquête de 1181. Peut-il être Guillaume de Hirel fils de Geoffroy ?

    Le Vivier:                                                                                                           Paroisse laquelle semble apparaitre écrite qu'au XIII siècle lors de la Grande enquête menée en le pays de Dol sur l'ordre de Henry II roi d'Angleterre. Il est possible que avant le XII siècle le Vivier fut dépendant des paroisses de Hirel ou de la Fresnaye.                                                                                                            - Guillaume  du Vivier cité en 1181; né vers 1130.                                                    - Glé du Vivier ou Glaio du Vivario né vers 1160 fils de Guillaume tous deux cités en la dite année 1181. Y a t-il un rapprochement à faire entre le dit Glé ou Glaio et Glai père de Trihannus tous deux cités vers 1070 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 ou le fief de Gle de Vivario devait à l'archevêché deux sols et à ce titre relevait lui aussi du domaine archiepiscopal.

     

     

     Au Bas moyen-âge

    les fonctions rencontrées en le pays de Dol

     

    Le pays de Dol et les seigneurs de Dol-Combourg, aussi l'ensemble des dites petites seigneuries ici en ces terres présentes, relevaient tous de l'Archevêché de Dol alors seigneurie temporelle principale et "Maitresse" en ces terres proches du duché de Normandie. Ainsi le premier sujet de l'archevêché de Dol était la maison seigneuriale de Dol-Combourg elle même. Pour diriger  cette grande seigneurie temporelle les archevêques de Dol,  puis les évêques de Dol, se reposeront sur des officiers de première importance à savoir les sénéchaux, les bouteillers, les voyers ou vicaires tous toujours choisis au sein même des familles seigneuriales composant alors le maillage du paysage féodal du pays de Dol.  A la lecture de Jean Allenou ces mêmes "charges dites féodées et héréditaires"  furent instaurées par Guinguené lui même ...Personnages ou seigneurs importants les archevêques puis le évêques de Dol devaient "aides militaires" envers le duc de Bretagne, leur premier seigneur, en cas de conflit armé et cela au travers d'hommes en armes relevant de leurs propres sujets féaux. Ainsi lors d'une "Montre militaire établie en l'année 1217 il sera dit de Guillaume de Lanvallay, alors sujet de l'évêque de Dol, que le dit Guillaume devait à l'Ost du duc, alors Pierre de Dreux dit "Mauclair",  1 homme en arme la plupart des familles seigneuriales "sujets de l'évêque de Dol" ne devant en principe qu'un seul homme armé  [Le nombre d'hommes variait de peu à vrai dire, entre un et deux hommes. Toutefois cela devait très probablement être fonction de la seigneurie. En effet Pierre du Garplic et Raoul d'Aubigné, lui étant par son épouse le successeur de Gelduin fils de Hamon, devaient tous deux 2 hommes en armes Raoul lui étant l'un des deux hommes dû par lui. En vérité c'est l'évêque en personne qui devait des hommes en armes à l'Ost du Duc de Bretagne et non ses féaux ces derniers ne faisant que répondre aux obligations de l'évêque; l'évêque, "maître"  de ses "sujets féaux",  demandait donc à ses propres seigneurs, tous relevant de son évêché pour leurs terres respectives, d'envoyer eux un ou des hommes en armes lesquels bien souvent n'étaient alors pas eux mêmes mais des sujets féaux puisque pour une même seigneurie le ou les seigneurs devaient un ou plusieurs hommes en armes.. La charte relatant cette énumération est très intéressante puisque en effet elle énumère en l'année 1226 l'ensemble des chevaliers militairement redevable de leurs biens assis en le pays de Dol de l'évêque de Dol. Voici ci-dessous cet acte ] .

     

     L'Enquête de 1226

    Universis Christi fidelibus presens litteras inspecturis Guillelmus senescalus Redonensis salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod ex precepto Domini P. comitis Britanniae, et ex voluntate et assensu Domino Johannis Episcopi interfui tanquam senescallus ad inquirendum qui milites in Ratello debebant servitium exercitus Domino Episcopo Dol; quod etiam servitium Domino Epîscopus debet Domino Comiti Britannie. Et quia nobis dictum fuit a multis quod Domino Johannes Paenel Dominus de Landal inde debebat duos milites; et Domino Alanus de Belleforti;Petrus de Garclip duos; ego feci citare istos supradictos coram me apud Redon, ad audiendum testimonium super servitio exercitus memorato; qui citati coram me apud Redon in tantum defecerunt, quod judicatum fuit quod venirent, vel pro se mitterent responsales ;
    sed noluerunt venire neque pro se mittere ad terminum assignatum, quare judicatum fuit propter ipsorum defectus quos fecerunt; quod per legitimum testimonium patris inquireretur veritas
    hujus rei; et super hoc factas fuit jurcia per antiquos, que talis est : Guillelmus Boterat miles juratus dixit quod Archiepiscopus Dolensensis ad defensionem Britannie debet dare decem Domino Comiti pro exercitu; inquisitus qui sunt milites illi; dixit quod ipse testis est unus: feodum as Charruyerens debet alium; feodum filii Guidonis filii Renol debet alium; feodum Helie Boterat alium; Domino Johannes de Dol est unus de decem militibus et debet portare vexillum; inquisitus quomodo scilicet, dicit qod vidit ; inquisitus qui erant alii quinque, dixit quod audiit testificati; et etiam a majoribus suis, quod feodum Geldoini filii Hamonis debet duos milites; feodum Eudonis filii Gaufredi debet duod milites; quod feodum modo possidet Petrus de Garclip; feodum Senescalli Dol, debet unum militem. Hoc dixit per sacramentum suum. Thesaurarius Dolensis dixit idem per omnia quod primus; Johannes villicus Dolensis juratus dixit idem per omnia quod primus; Radulfus Hose idem per omnis quod primus; et hoc audivit testificari a patre suo; Guillelmus de Charruiers idem per omnia quod primus; et adjecit quod id audivit testificaria patre suo; Guillelmus Loce idem per omnia quod primus; Alanus de Karcou idem per omnia quod primus, et hoc audivit testificari a patre suo; Ruallanus Baudouin idem per omnia quod primus; Oliverius Vigerius idem per omnia quod primus;Oliverius Brusle idem per omnia quod primus; Thesaurarius Venetensis idem per omnia quod primus; Robertus de Machua idem per omnia quod primis; Gaufridus le Coc idem per omnia quod primus; Guillelmus de Lanvalai idem per omnia quod primus, et istud audivit testificari a pater suo; Guillelmus de l'Angevinere idem per omnis quod primus; Robertus de Traham idem per omnis quod primus; Johannes Corbon dixit quod ipse vidit in tempore feodum Pincerne reddidit unam militem pro servitio exercitus Comitis; feodum as Charruyers alium; feodum Guidonis filii Renol alium; Helye Boterat alium; Domino vero Hasculfus de Soligne pater Domino Jehannes de Dol portavit vexillum; et Domino Radulfo Albigneio pro feodo Jedoini filii Hamonis reddidit duos milites;et ispe tunc interfuit unus; vidit etiam quod Alanus Malterre fuit tunc temporis in servitio exercitus pro Domino B. de Guarclip pro feodo Eudonis filii Gaufredi, et audivit testificati quod totum feodum debet duos milites, et audivit testificari a majoribus fuis quod feodum senescalli debet unum militem; Abbe de Coyquien idem per omnia quod Willelmus Boterat; Jedouinus Baderon idem per omnia quod primus; Willelmus de Faleise idem per omnia quod primus; De primis quinque militibus; inquisitus de quinque aliis, qui sunt illi, dixit quod audivit a multis testificari quod donum debet duos milites; et feodum Senescalli de Dol unum militem; et dixit quod quando Dominus Dolensis Episcopi citatus fuit ex parte Domino Comitis ut ipse haberet decem milites, eum misit apud Nannet. locuturum cum Dominus Juhello de Meduana qui feodum Dominus Petri de Garclip tunc possidebat, ut ipse redderet Dominus comiti duos milites, ad quod respondit quod bene haberet duos milites ad servitium Dominus Comitis, et bene liberaret Dominus Episcopum de eodem servitio; Garinus Pleeguen juratus dixit idem quod primus de quinque primis; inquisitus de aliis,dixit quod ipse erat senescallus de Dolensis et quod ipse dixit senescallo Dominus Jehannis Paenel quod ipse haberet in servitio Dominus Comitis pro feodum Jedouin filii Hamoni,  ad quos respondit senescallus quod bene liberaret Dominus suus quod bene liberaret Dominus suus Episc. Dol. de hoc quod debebat pro servicio exercitus memorati; quia ipse J.Paenel erat in servicio D.comitis; dicit etiam ipse dixit D.Oliverio de Tinténiac qui terram D.Alani de Bello-Forti in Custodia sua habebat , quod haberet unum militem pro feodo Senescalli de Dolensis,ad quod respondit, quod bene haberet in servitio D.Comitis pro eodem feodo; et bene episcopum liberaret; similiter ipse dixit Senescaloo Domini Juhelli de Meduana quod ipse haberet duos milites in servicio Domini Comitis pro terra Domini Petrus du Garclip quam in manu sua habebat et idem senescallus respondit quod Dominu suus mitteret apud Jugonum decem milites; et ibi pro eodem servicio traderet D.Comitiduos milites; et bene D.Episcopum eodem servicio liberaret. Omnes isti veritati testificati sunt quod prima dies milites debent ire ad expensas sua propria; et si D. Comes eos retinere voluerit ad defensionem Britannie, ex tunc debent esse ad expensa D.Comitis quandiu suerint in servicio exercitus antedicti. Quod ut ratum et stabile perseveret ego Willelmus senescallus Rdonensis miles presenti pagine sigillum meum apposui etc. Actum fuit anno gratie MCCXXVI.Valete

     Traduction personnelle : Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont ces présentes lettres Guillaume, sénéchal de Rennes, Salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir qu'à partir du commandement du Seigneur P. comte de Bretagne [Pierre de Dreux ou Pierre Mauclair baillistre du duché dès l'année 1214] et qu'à partir de la volonté et du consentement du Seigneur l'Evêque Jehan [Joannes de Lisanet], présent comme intendant, j'enquête sur les soldats en Ratello [ou en le ratelle de Dol. De ratelle vient probablement le mot ratisser, ramasser etc. Rastello en latin était un terme désigant aujourd'hui un hoyau outil semblable à une petite houe. Le "ratelle de Dol" était probablement tout le contenu du pays de Dol] qui doivent service militaire au Seigneur évêque de Dol. Que le même service le Seigneur évêque doit [lui aussi] au Seigneur Comte de Bretagne. Et pour cela nous disons à beaucoup [à tous] que le Seigneur Jehan Paisnel, Seigneur de Landal, à partir de cela doit deux militaires [deux soldats, deux hommes en armes], Pierre du Garclip deux; j'ai fait citer ceux ci-dessus en face de moi à Rennes pour entendre leurs témoignages sur les services militaires susmentionnés. Ils ont cités [ou : Ils ont été devant moi cités à Rennes...Ont ainsi comparu à Rennes, cela devant le sénéchal de cette ville, et Pierre du Garclip et Jehan Paisnel seigneur de Landal ces derniers reconnaissant que...] devant moi à Rennes avoir ici produit ceux qui ont été jugés de venir ou pour tirer [pour citer, pour énumérer les répondants... Pierre et Jehan tous deux à Rennes ont ainsi énuméré les différentes personnes devant répondre à l'appel du comte de Bretagne lancé par le sénéchal] les répondants  [ou pour citer ceux qui seront obligés de répondre à cet appel] mais [puis] à ceux qui refuseront de venir leur envoyer à la fin une assignation pour requérir à cause de leur défaut qu'ils font [à cause de leur absence]. Que le légitime témoignage de leurs pères recherche la vérité de cette chose [que leurs pères de leurs témoignages justifient ces faits... Il s'agit ici non pas que des seuls pères de ceux qui feraient défaut mais aussi de vénérables vieillards ayant eux en leur mémoire le souvenir du passé. Ainsi en cette enquête seront notamment entendus aussi de vénérables anciens lesquels diront de mémoire ce que telle seigneurie devait en hommes d'armes. Il en sera ainsi pour la Grande enquête faite en le pays de Dol en l'année 1181; toutefois celle-ci elle ne fera appel qu'à la mémoire des dits "vénérables anciens"] et sur ce point faire jurer les Anciens; et ainsi Guillaume Boterat chevalier [il s'agit ici du "boutiller" de Dol fils de Radulfus Flacheio] témoigne en disant que l'Archevêque de Dol doit donner pour la défense à la Bretagne 10 hommes en armes pour le Seigneur comte pour l'armée. Recherche qui sont ces soldats. Un témoin à dit : le fief de Charrueix doit autre [doit autre soldat, ou doit un autre homme en arme]; le fief du fils de Guy fils de Renol doit autre [doit un autre homme]; le fief de Helie Boterat un autre [probable frère ou très proche parent de Geoffroy Bouterat "bouteiller" de Dol]; le Seigneur Johannes de Dol doit une fois dix hommes et qui doivent porter bannière [Jean de Dol tout comme Juhel de Mayenne était seigneur banneret; ses hommes devaient porter "bannière"], on demande comment il a vu ce qu'il vient de dire. Cinq autres ont été interrogés, ils ont dit qu'ils ont entendu témoigné et aussi leurs prédécesseurs que le fief de Gelduin fils de Hamon doit deux hommes en armes; le fief d'Eudes fils de Geoffroy [il s'agit ici du fief de Saint-Coulomb] doit deux hommes en armes; le fief que possède à l'instant Pierre de Garclip, [et] le fief de la sénéchaussée de Dol, doivent [tous deux] un homme en arme, par son serment il a dit . Le trésorier de Dol a déclaré les mêmes points que le premier; Johan l'Intendant de Dol témoignant a dit les mêmes choses que le premier; Raoul Hose les mêmes points que le premier [Raoul Hose tout comme le premier doit un homme en armes] et j'ai écouté témoigner son père; Guillaume de Charrueix la même chose que le premier [Guillaume de Charrueix tout comme le premier doit un homme en arme], et il a ajouté avoir entendu comme témoin son père; Guillaume Loce la même chose pour tout que le premier [idem]; Alain de Kercou la même chose pour tout que le premier et j'ai entendu comme témoin son père; Rual Baudouin la même chose pour tout que le premier [Raoul Baudouin la même chose pour tout chose que le premier soit un homme en armes] ; Olivier Viger la même chose pour tout que le premier;  Olivier Brusle la même chose pour tout que le premier; le trésorier de Vannes la même pour tout que le premier; Robert de la Machua [Robert de la Massue] la même chose pour tout que le premier; Geoffroy le Coc [Geoffroy le Coq] la même chose pour tout que le premier; Guillaume de Lanvallay la même chose pour tout que le premier et cela en ayant entendu témoigner son père; Guillaume d'Angers la même chose pour tout que le premier; Robert de Traham la même chose pour tout que le premier; Jehan Corbon  lui même à fait remarque qu'au temps du Roi Richard  le fief du Pincerne [le Pincerne de Dol]  rendait un homme en arme pour le service militaire du Comte [nous sommes alors en 1226 et le roi Richard lui est décédé depuis l'année 1199. Sera roi d'Angleterre et duc de Normandie en 1226 Richard III fils de Jean sans Terre. 30 ans auparavant sous Ranulph de Chester puis sous Guy de Thouars, tous deux époux respectifs de Constance de Bretagnes, tous deux successivement "comtes de Bretagne",  le dit "Pincerna" de Dol devait donc déjà un homme en armes au dit "comte de Bretagne"] ; le fief de Cherrueix un autre; Guy fils de Renol un autre; Helye Boterat [Helie Bouteiller ou Helie le Bouteiller déjà lui aussi cité ci-dessus] un autre; le Seigneur Hasculphe de Soligné père du Seigneur Jehan de Dol porte la bannière; et le Seigneur Raoul d'Aubigné pour le fief de Gelduin fils de Hamon rend deux hommes en arme; et puis lui même constitue un [ou : que lui même constitue un homme...Raoul d'Aubigné lui même constituera en effet  l'un des deux hommes en armes dû]; il remarque aussi [il fait aussi remarquer] que Alain de Malterre [seigneur de Traon, de la Ville, de la Chapelle et des vignes elle située en la paroisse de Saint-Méloire des Ondes; il sera aussi seigneur de Coudray en la paroisse de Saint-Jean des Guerets] est en ce temps en le service militaire pour le Seigneur Bertrand de Guarclip [Bertrand du Guesclin parent de Pierre] pour le fief d'Eudes fils de Geoffroy et il a entendu témoigné que pour tout le  fief il doit deux hommes en arme; et nous avons entendu témoigner un grand nombre que pour le fief le sénéchal doit un homme en armes; Abbe de Coyquen [est-ci l'abbé de Coëtquen ? Abbe est-il ici un prénom ou bien la fonction de abbé ?] la même chose pour tout que Guillaume le Bouteiller [Willelme Boutera ou Guillaume le Bouteiller né vers 1180,  fils de Radulfus de Flacheio ou de Flachei et seigneur au nom de sa fonction de Bouteiller de Raoul d'Aubigné. à savoir qu'il doit ici deux hommes en armes et non un seul. Guillaume par son père était le neveu de Jean de Lanvallay puisque celui-ci avait lui épousé la soeur de son père, le dit Radulfus. Par sa mère Radulfus était le propre neveu de Jean de Subligny lequel fut nommé sénéchal de Dol par Henry II roi d'Angleterre Ruellan son père ayant épousé la soeur de ce dernier. Les seigneur de Flacheio était donc très intimes avec la maison seigneuriale de Dol-Combourg puisque le dit Jean de Subligny, nouveau sénéchal de Dol, oncle de Radulfus de Flacheio, mariera son fils Hasculph de Subligny ou de Soligné avec Iseuld de Dol héritière de Jean II de Dol de son vivant seigneur de Dol-Combourg. Son neveu, nommé lui aussi Guillaume Bouterat, prendra pour épouse la propre fille de Pinerne de Dol, Geoffroy de l'Espine ] ; Geldouin Baderon [fils d'Eudes et d'Asciria] la même chose pour tout que le premier; Guillaume de Falaise [en Normandie ?] la même chose pour tout que le premier. A commencer en premier 5 hommes en armes; nous en avons interrogé 5 autres  [nous avons interrogé cinq autres témoins qui nous ont dit que...]  qui nous ont dit qu'ils avaient entendu beaucoup témoigner que le don de Geldouin fils de Hamon devait deux hommes en armes [Raoul d'Aubigné par le don reçu par Gelduin fils de Hamon, l'aïeul de sa femme, doit normalement deux hommes en armes. Ici c'est l'héritage reçu par lui même qui doit deux hommes et donc son tenancier du moment aussi par la force des choses; il en va également de même pour la "charge" de la sénéchaussée de Dol laquelle elle impliquait aussi à son "tenant" de donner un homme en arme]; et le fief du sénéchal de Dol un homme en arme aussi;  et il a été dit que quand l'Evesque de Dol est cité [que lorsque l'évêque est demandé par le comte...] d'une part par le comte il doit tenir dix hommes en arme [il doit tenir à la disposition du comte de Bretagne dix hommes en armes] qu'il doit lui envoyer à Nantes; parlé avec le Seigneur Juhel de Mayenne  (Juhel de Mayenne, époux de Gervaise de Dinan, sera dit "sénéchal de Bretagne" dès l'année 1202 en une charte relative à l'abbaye de Boquen; est alors roi d'Angleterre Jean sans terre et duc de Bretagne le jeune duc Artur II. ) [lequel ?] pour le fief du Seigneur Pierre de Garclip qu'en ce moment il possède; qu'il doit donner au Seigneur Comte deux hommes en arme, à quoi il fut répondu qu'il donnera deux hommes en arme au service du Comte; et bien devra libérer [et bien devra donner] le Seigneur Evêque le même service [et le Seigneur évêque dégagera lui aussi deux hommes en arme pour le même service. Pierre de Garclip, de Waglip ou Pierre Duguesclin, héritier de Geoffroy de Garclip, était à ce titre possesseur de la seigneurie du Poalet à savoir donc toute la région de Saint-Meloir des Ondes, Cancale etc. Possesseur de seigneuries en Angleterre il prendra le parti du roi Jean sans terre se dressant ainsi contre le roi de France Philippe Auguste perdant ainsi notamment sa dite seigneurie de Ploalet laquelle lui fut confisquée. Parent et sujet de Philippe Auguste Pierre de Dreux, duc baillistre de Bretagne, confia sa seigneurie du Poalet à  Gervaise de Dinan et à son époux Juhel de Mayenne. C'est ainsi que Juhel de Mayenne entra en possession de cette seigneurie hier bien du dit Pierre Garclip. Sa seigneurie confisquée Pierre de Garclip trouva refuge en l'ile de Jerzey accompagné en cela de son frère B.de Garclip. Après quelques années passées loin de ses terres natales, après la mort du roi Philippe Auguste, Pierre semble être partiellement pardonner puisqu'il réapparait en son ancienne seigneurie peut-être même rappelé par Gervaise de Dinan elle même. De nouveau partiellement assis sur ses anciennes terres il fera consolider le vieux château du Plessis-Bertrand. Cité en vie en l'année 1247 son fils Bertrand unique héritier ne laissera lui aucun descendant. Les biens de Pierre seront plus tard ainsi "déposés" entre les mains d'un enfant né dans une branche cadette. Cet enfant sera Bertand Duguesclin en personne.]; Garin de Plesquen témoin a dit la même chose que le premier des cinq d'avant [Guerin de Plesquen a dit la même chose que le premier des cinq qui avant ont déjà témoigné] ; lorsqu'il a été interrogé avec les autres le même a dit qu'il était sénéchal de Dol et lui même a dit que le senechal Seigneur Jehan Paisnel [second époux de Mathilde de Montsorel unie en première noce à Raoul d'Aubigné de son vivant sénéchal de Dol aussi. De quelle seigneurie Jean Paisnel ici cité était-il alors sénéchal ? ] lui même doit tenir en le service du Seigneur Comte, pour le fief de Gelduin fils de Hamon, deux hommes en arme; à quoi le sénéchal répondit qu'ainsi bien il offrira au Seigneur  évêque de Dol ce qu'il lui doit pour le service militaire susmentionné parce que Jehan Paenel [Jean Paisnel époux de Mathilde de Montsorel héritière de la seigneurie de Landal par son père Guillaume; elle épousera en seconde noce Raoul d'Aubigné celui-ci entrant de ce fait en possession de la dite seigneurie de Landal] était au service du Seigneur Comte [le dit Pierre Dreux]; il dit aussi qu'il a dit que le seigneur Olivier de Tinténiac pour la terre du seigneur Alain de Bello-Forti [Alain de Beaufort seigneur de Dinan-nord et époux de Havoise de Dinan fille de Olivier III de Dinan. Leur fille à tous deux, Clémence soeur de Jeanne, épousera elle Alain II d'Avaugour. Celui-ci fera édifier le couvent des Cordeliers à Dinan ce dernier ayant probablement été terminé par leur fils Henrio; l'ascendance de Alain est par nous inconnue à ce jour. Olivier de Tinténiac est lui chevalier seigneur de Tinténiac tenant banneret] en Custodia qu'il tient [pour la terre qu'il tient en Custodia. Custodia est ici un terme "juridique. Cela implique une responsabilité envers le bailleur en cas de perte, de vol ou de dommage du bien confié. Ainsi Olivier de Tinténiac avait-il reçu d'Alain de Beaufort une terre en "Custodia" engageant ainsi envers ce bien confié sa propre responsabilité] , qu'il tient un soldat [qu'il doit un milite ou un chevalier] pour le fief de la Sénéchaussée de Dol; à quoi il répondit lui aussi devoir envers le service du Seigneur Comte pour le même fief et qu'ainsi bien il l'offrira à l'évêque; de même il a dit que le seigneur sénéchal Juhen de Mayenne [de même il a dit du Seigneur Juhel de Mayenne qu'il...Juhel était alors l'époux de Gervaise de Dinan et sénéchal de Bretagne] qu'il doit deux chevaliers en le service du Comte pour la terre du Seigneur Pierre du Garclip qu'il tient en sa main [la dite terre du Clos Poulet de laquelle Pierre fut chassé après avoir pris le parti du roi d'Angleterre; cette terre en effet fut alors déposée entre les mains du sénéchal de Bretagne Juhel de Mayenne seigneur de Dinan] et de même le sénéchal a répondu que le seigneur a expédié dans Jugon dix chevaliers et ce pour la même raison fournir pour le service du Seigneur Comtes deux hommes en armes; et bien [et puis] le Seigneur évêque dégager le même service; toutes ces vérités témoignées les chevaliers sont dû le premier jour devant aller de leur propre dépense [les chevaliers étaient dû en arme et armés à leur seul frais sauf si...] et si le seigneur Comte les retient de sa volonté a défendre la Bretagne à partir de ce moment là ils devront êtres aux frais du Seigneur Comte à condition qu'ils soient en le service de l'armée précitée. Pour continuer d'être stable et durable moi William sénéchal de Rennes chevalier sur ces présentes pages appose mon sceau etc. A été fait en l'année 1226. Allez...

     

     La fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol

    Note 1 : Celle-ci fut fondée sous la mandature de Grégoire VII lequel fut Pape ou évêque de Rome entre  le 22/04/1073 et le 25 mai 1085. Il faut pourtant dater cette fondation avant la fin de l'année 1078 puisque cette donnatio fute approuvée par Even archevêque de Dol celui-ci ayant fini lui sa mandature en la dite année 1078.                                                                     Note 2 : Le premier moine cité ayant reçu  le dit monastère de Saint-Florent sous Dol fut Riwallon lequel, moine, était le propre frère de Flaad sénéchal de Dol.

    Scripture hujus veraci assertione notum fieri volumus has donationes quas Abbe Guillelmus ad monachatum veniens contulit loco Sancti Florenti. In primis Ecclesiam Planae Filgeriae, et decimam omnem et censum domorum cimeterii etc. Postea donaverunt Johannes et Gilduinus ejus fratres medietatem ecclesiae de Lanrigan et mediatem deciame. Alteram medietatem comparavit Abbas Guillelmus IV libras denariorum a Rivallone filio filio Constantii Presb. annuentibus Johannes et Gilduino, ipso que Riwallone promittente se defenserum contra omnes homines. Deinde dederunt praedicti fratres Abbatis monachis Sancti Florentii quocumque loco sive en Ratello, sive in Comburno starent in omnibus forestis suis de Comburno pastum pecoribus et pasnaticum porcorum suorum proprium et meditariorum suorum et ejusdem forestii ligna et ad focum et ad quidquid voluerint faciendum. Post modum dederunt medietatem census sepiarum in fluvio Rencia ad Sanctum Ciliacum excepta redecima quae est monachorum Sancti Martini. Et Olivarius de Dinnano dedit illis alteram mediatem, concedente filio ejus Goffredo et ejus conjuge Cana. Et hiis testes Goffredus senescallus; Mainguidis frater ejus; Radulfus filius Doalloni; Evanus filius Hamonis. Deinceps dederunt villam Mezuoit prope castellum Dolis cum omnibus consuetudinibus quas in ea habebant et ex altera parte villae vineas proprias. Subinde dedit Johannes pro sua et pro fratris sui. Gelduini anima villam Bethon in parrochia de Roz cum omnibus quae in ea habebat, et terram Hameti militis.Harum dationum testes sunt ipse Abbas Villelmus cui factae sunt; ex Monachis Hamo; Eventius etc. et ex laïcis Hingandus, Baderon, Eudos filius Goffredi, Villelmus Gobio, Trihannus filius Brientii, Hugo Taon, Hamo filius Roaldi, Alanuis siniscallus, Morvanus, Hugo de Mara, Bernard de Sancto Dominico, Glajus Praepositus, Galterius et Herveus filii ejus, Buterius etc. In supradicta villa scilicet Mazuoit coepit Johannes construere monastorium in honorem Santae Mariae Sanctique Flrentii per auctoritatem P.Gregorii VII. et per testimonium Milonis archiepiscopi qui prius Decanus Parisiensis Ecclesiae ab Apostolico ordinatus est Episcopus Beneventanae [evêque du Bénévent] , quem de hac re intercessor apud Papam habuit Joannes . Eventium etiam Archiepiscopus Dolensis ut construeretur annuity, et cymiterium ipse benedixit et omnes sua consuetudines illi monasterio donavit; et ut etiam feria in festivitate sancti Florentii ibi adunaretur permisit, ita tamen ut monachi burgense ejus in burgum suum hospitandos non reciperent, nisi ejus gratanter absolutione. Canonici quoque Sancti Samsonis concesserunt ea conditione ut neminen, sive ex burgensibus castri, sive ex optimatibus de Ratel defunctum, monachi sepelirent, nisi ipsi gratanter permitterent. Horum concessor et testi ipse Comes Redonis Gauffredus; Hii étiam testes et concessionis : Comitis Andreas de Vitriaco; Gorantonus de Vitri; Willelmus Hismalensis; Goffredus de Monasterii; Goscelinus Germaion; Odo filius Glaii; Hamo filius Roaldi; Alanus sénescallus; Herveus Butellarius; Trihannus et Normannus filii Glaii; Hamo fils Evenis; Goffredus filius Ansquetilli; Goffredus filius Goscelini et plures alii. Hoc ipsum etiam Goffredus filius comitis Eudonis, cum venisset ad colloquium cum Goffredo Rodon. comite in regionem quae Ploasna dicitur petente Johanne concessit. Teste Alamo Comite ejus fratre et Mainguineio filio Herveii Forestarii; Herveo Butelario; Gozberto Canonici Sancto Laudi; Nec non Hamo Vice-comes omnes consuetudines suas quas in eadem villa habebat, remisit. Testes episcopo Rainaldo et Goffredo filius Comitis Eudonis; Balderono; Radulfo de de Filgeriis; Radulfo ejus senescallo; Stephano filio Ivonis; Hugone de la Mara; Alano Siniscalli; Herveo Butellario; Hinganno filio Gozberti; Trihanno; Normanos filio Glaii; Alanus similiter siniscallus dedit furnaticum ejusdem villae id est Mezoit; et venditionum panis suam partem. Et hoc concessit Fladaldus fratre ejus. Et monachi ob hoc fratrem ejus Riwallonem ad monachatum receperunt.  Testes : Roscelinus; Corbinus; Guillelmus Bastardus; Guillelmus filius Letae;.
    Hujus villae jam supradictae i.e. Mezuoit incolae, si qui prius erant ad parrochiam sanctae Mariae de Carfenton pertinebant; et ei decimas et primitias suae, et ceteras oblationes referebant, quae omnia Goscelini cognomento Germaion erant.  Hic ob salvationem animae suae omnes redhibitiones praedictae villae, decimam, sepulturam, oblationes, monachis condonavit; et de habere eorum LX solidos accepit; et presbytero ecclesiae de Carfenton concambium suum redditit de deicima villae Heraldi. Ne tamen mater ecclesiae omnino jus suum amitteret, fuit conventio, ut monachi annis singulis in Assumptione Beate Mariae XVIII den. pro recognitione Ecclesiae de Carfenton . Actum hoc coram Archiepiscopo Eventio qui ut ita fieret concordavit, et comite Geoffroy qui hujus conventionis fidejussor est; annuente supradicta Goscelini uxore Adila et omnibus ejus filiis Herveo, Rivallo, Ansigiso, Putrello. Testes his Eudone filius Goffredi; Mainfinito siniscallo; Tescelino; Normanno. Titre de Saint-Florent.

    Traduction personnelle en cours : Qu'il soit noté par la véritable assertion de cette écriture les donations voulues faites par Guillaume quand il est venu aidé à la vie monastique de Saint-Florent. Premièrement l'église de Pleine Fougères et toutes les dimes et les maisons du cimetière etc.  [Roianteline dite "Vicomtesse", femme de Haimon gouverneur des enfants du duc Geffroy, tous deux aïeulx de Guillaume de Dol ici nommé, sera elle "seigneur" en des terres assises en Pleines-Fougères puisqu'elle donnera en 1032 au monastère de Saint-Georges de Rennes deux métairies toutes deux assises en la dite paroisse de Pleine-Fougères, à savoir les métairies respectivement nommées et "Leze" et "Pin" : ...duas in Plana Filice medietarias quarum una vocatur Leze, altera vero Pinus... Entre 1073 et 1085 lors de la fondation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol, cela avec le consentement de ses deux frères nommés Gelduin et de Jean le dit Guillaume,  alors moine de Saint-Florent de Saumur depuis 1070, donnera au dit monastère de Saint-Florent de Saumur ses biens assis en l'église de la dite paroisse de Pleine-Fougères, biens probablement alors en indivis entre lui même et ses deux frères.  Donnant cette église à Saint-Florent de Saumur Guillelme ou Guillaume donnera aussi l'ensemble des biens relevant de cette même église; ainsi les moines de Saint-Florent de Saumur recevront aussi l'ensemble des dimes applicables en icelle et notamment les droits de "sépultures". Plus il donnera aussi deux métairies elles aussi assises en Pleine-Fougères à savoir les métairies de Tescelin et de Rainier toutes deux métairies alors en sa possession: ...Ecclesiam de Plana Filgeria cum his quœ ad ipsam ecclesiam pertinent, decimas, sepulturas, census burgi et duas medietarias, scilicet unam Tescelini et alteram Rainerii... Toutefois les biens relevant de l'église de Peline-Fougères, biens de plusieurs laïcs, n'étaient en effet pas tous "possession" des seigneurs enfants de Riwallon de Combourg fils de la dite Roianteline puisque la famille seigneuriale de Château-giron elle aussi était "seigneur" en cette église et cela en l'année 1086 soit très peu de temps après que Guillaume ait offert à Saint-Florent ce que lui même et ses frère en icelle hier possédaient. Il en sera d'ailleurs de même pour Hervé de Mainguy ou Hervé fils de Main puisque celui-ci avec son épouse Harduise donnera également en la dite année 1086 ses propres biens eux aussi assis en la dite église de Pleine-Fougères. Geffroy et Guy tous deux fils de Guillaume et petits-fils de Gaultier eux aussi seront en la dite année 1086 également possesseurs de dimes en la dite église de Pleine-Fougères cette dernier étant de fait le bien de plusieurs familles de seigneurs laïcs. Quels furent en la dite année 1086 les liens ayant pu alors unir la jeune seigneur de Dol-Combourg à Giron fils d'Ansquetil premier seigneur de Château-giron  puisque tous deux furent en même temps possesseurs de dimes toutes assises en la dite église de Pleine-Fougères ? Quels furents les liens ayant pu unirs entre eux ces différents seigneurs laïcs ? Les chartes confirmant cela : Première charte : Anno ab Incarn. Domini MLXXXVI. concessit Giro filius Ansquetilli Deo et Sancto Florentio ac Monachis ejus quidquid ipse in decima et in ecclesia Plene Filgerie aliquomodo inclamabat, [crier, réprimander, déclarer...] et uxor ejus Contessia. Pepigit (conclure) etiam quod hoc contra Arschodium vicecomitem garantaret . Actum apud Castellum Ansketili in dono ejusdem Gironis tertia feria VI idus Decembris. Alano Britannorum Duce; Constancia ejusdem uxore; Silverstro Redomensis praesule; (preside) Testes Silvester Redonensium Episc.; Gervasius abbas Sancti Malanii; item ispe Giro; Contessia uxor ejus; Johannes Dolensis; Ademus Praepositus; Artur de Castello; Herveus Botellarius. Signum Silvestri Episcopi; Gironis.Traduction : Dans l'année de l'Incarnation du Seigneur 1086 a concédé Giron fils d'Ansquetil à Dieu, à Saint-Florent et à ses moines tout ce que lui même a en dimes en l'église de Pleine-Fougères le déclarant et sa femme Contessia. Il déclara de même contre le vicomte Arschod la garantie [sa protection contre le vicomte...]. Fait en le château de Ansquetil en la maison du même Giron en la troisième fête de la sixième ides du mois de décembre. Alain Duc de Bretagne; Constance sa femme [ou Contessia]; Silverstre évesque de Rennes. Témoins : Sylvestre évesque de Rennes; Gervais abbé de Saint-Mélanie; de même Giron; Constance sa femme; Jean de Dol; Ademe préposé; Artur du Chastel; Hervé Botellarius [Hervé Boutiller]. Signe Silvertre évesque; Giron.                                                                                                          Deuxième charte : Notum etc. quia duo vassalli Redon. pagi id est Goffredus et Guido filii Guillelmi filii Gualterii multo tempore calumniati sunt monachis sancti Flor. ecclesiam et cymiterium et decimam de Plana Fligeria. Unde tandem cum abbate Guillelmo ad concordiam venerunt et quidquid de dominicatura [ou Domenger = les coûtumes] patris sui in ecclesia illa reclamabant concesserunt et partes reliquas quae de casamento suo erant concesserunt. Cujus donationis gratia abbas et monachi primum quidem tam parentes eorum quam ipsos in monasterii beneficium socios adsciverunt adsciscere (adjoindre, adopter) quod cum ipso baculo abbati qui crocia dicitur factum est. Deinde de habere sancti illis dederunt XL lib. den. Redon. et insuper adolescentem Clericum Hubertum ad monachitatem illorum rogatu susceperunt. Actum anno ab Inc. Dom. MLXXXVI . XVIII Kal.Febr. in parochia de Isei (Izé) juxta Liwri (proche de Livré. Izé à 6 lieues de Rennes proche de Saint-Aubin du Cormier ) non longe a fluvio qui dicitur Vozoura (ou Vozovra ou la rivière nommée aujourd'hui la Veuvre); Ipsis vassallis revestientibus abbatem predictis rebus mittendo in manum ejus cultellum nigri manubrii qui erat Mauritii Cellararii. et hii presentes erant Monachi, Johannes Mon. Eventius Mon. Hii quoque laïci Herveus filius Helmoini de Meletia; Boscherius filius Garini; qui cum illis venerant, aderat, Rivallonus puer filius Johannis et Maino Rufus Custos ipsius. Traduction : Qu'il soit su etc. parce que deux vassaux de la ville de Rennes, c'est à dire Geoffroy et Guy fils de Guillaume fils de Gaultier, depuis plusieurs temps [beaucoup de temps] oppressent les moines de Saint-Florent, sur l'église, le cimetière et les dimes de Pleine-Fougères. De ce fait finalement avec l'abbé Guillaume est parvenu un accord et quels que soient les coutumes de leur père dans l'église ils ont proclameé l'accorder et sur les pièces de reliques ils ont concédés. le don gratieux de l'abbé et des moines déclarant en effet que leurs parents bénéficieraient du monastère quand les mêmes seront ajdoint au personnel de l'abbé. Et d'autre part furent donné sur les Saints 11 livres deniers de Rennes. Et par ailleurs le jeune clerc adolescent Hubert fut reçu en le monastère à leur demande. Acté en l'année de l'Incarnation du Seigneur 1086, 13ème calandre de Février en la paroisse de Izé proche de Livré non loin de la rivière qui se nomme Veuvre. Les mêmes vassaux revestir le dit abbé en mettant pour cette chose dans sa main le couteau à la poignée noire qui était à Maurice le cellarier et les personnes présentes étaient moines : Johannes moine; Even moine; ceux-ci sont [et les suivant laïcs...] Hervé fils de Helmon de Melesse [ville proche de Rennes]; Boscher fils de Garin; avec eux sont venus, présents, et l'enfant Rivallon fils de Jehan et Main le Roux  le gardien.]. Ensuite ce qu'ont donné Jehan et Gelduin ses frères, la moitié de l'église de Lanrigan et la moitié des dimes [de ses dimes, la moitié des dimes de l'église de Lanrigan] l'autre moitié a été acheté par l'Abbé Guillaume [pour] 4 livres en deniers [donné] à Riwallon fils de Constantin prestre [L'église de Lanrigan appartenait donc conjointement et aux enfants de Riwallon de Combourg, à savoir Jehan, Gilduin et le dit Guillaume, et aussi à Riwallon fils de Constantin. Afin de pouvoir donner la totalité de cette église et des biens y relevant à Saint-Florent Guillaume abbé de Saint-Florent, frère de Jehan et de Gilduin de Dol, tous trois donc fils de Riwallon de Dol-Combourg, rachètera lui même la partie appartenant de plein droit au dit Riwallon fils de Constantin. Quels furent au travers de cette église les liens ayant pu unir la jeune seigneurie de Dol-Combourg à la famille de Riwallon fils de Constantin ?], il fut demandé de consentir cela Johan et Gelduin  et Riwallon promettant de défendre [tout ce don] contre tous les hommes [Guillaume ayant acheté la part de Riwallon obtient de ce dernier que celui-ci le défende  en cas de tout attaque]. Puis ils ont dit aux frères moines de l'abbaye de Saint-Florent partout en les lieux, en le Ratelle [Ratelle : autre seigneurie proche de Combourg ?] ou en Combourg, de se maintenir dans toutes les forêts pour alimenter leur bétail et droit de pasnage [prestation payée au seigneur par ses vassaux pour que leurs porcs nettoient leurs forêts en automne] pour leurs propres porcs et [pour] leurs meditariorum [et leur salle de méditation, leurs scriptorium ?]  les bois des mêmes forêts pour leurs cheminées et pour tout ce qu'ils voudront y faire. Après ils estimèrent donner la moitié des sepiarum [ou des seiches. Celles-ci représentaient un revenu important pour les seigneurs puisque la seiche était alors utilisée pour les encres des scripts. Ici le don est donc important puisque les moines de Saint-Florent pourront avoir la production même de leurs encres en toute gratuité puisque Olivier seigneur de Dinan, cousin germain des précédents et fils de Josselin, père de Geoffroy  aussi,  lui donnera l'autre moitié du même sépiarum relevant lui de son propre bien. Au regard de cette information la totalité de ce sepiarum avait donc été hier le bien de Hamon et de Roianteline tous deux aïeuls des dits Jehan de Dol, Gilduin de Dol frère du précédent et d'Olivier de Dinan leur dit cousin germain ] en la rivière de la Rance à Saint Ciliacum [Saint-Suliac s'est écrit de moult façon. Ainsi ont été rencontré les écritures suivantes : Selial, Ciliacum, Suliani, Sulini, Salvium. Guillotin de Corson] excepté la redime [ou la seconde dime. Impôt qui représentait le dixième du dixième ou le 100ème ou le 1% complémentaire d'un impôt déjà dû. Cette "redime" était ici le bien propre des moines de Marmoutiers; comment ces derniers entrèrent-ils en possession de cette dite "redime" ?] du Monastère de Saint-Martin. Et Olivier de Dinan donna l'autre moitié concédée par son fils Geoffroy et par sa femme Cana [Cana est ici l'épouse d'Olivier de Dinan et non celle de Geoffroy son fils lequel lui prendra pour épouse Orieldis fille présumée de Giron fils de Ansquetil. Un travail reste cependant à faire concernant la dite Orieldis; il serait en effet possible que cette dernière ne soit point la fille du dit Giron mais peut-être la fille de Hamon vicomte de Pou Alet . Cette seconde proposition en effet pourrait mieux expliquer comment le dit Geoffroy de Dinan serait rentré en la possession de terres étendues en la dite seigneurie du Pou Aleth. "Proposition" proposé par monsieur Loïc Fisselier.                                 "Les droits de Seiches" appliquées en la rivière de Rance à Saint-Suliac relevaient donc vers 1080 et des enfants de Riwallon seigneur de Dol-Combourg et de Olivier 1er du nom seigneur de Dinan. Logiquement ces mêmes droits étaient donc hier le bien de leurs encêtres communs à savoir la dite Roianteline et le dit Hamon son époux. Ces droits ici à Saint-Suliac semblent avoir été "applicables"  que sur les seules "seicheries"  la "redime" des dites seicheries de droit elle revenant qu'aux seuls moines de Marmoutiers.  Effectivement en une autre charte une autre dime, celle dite " la dîme de Saint-Suliac" elle était le bien d'un autre seigneur lui nommé Budoc ou Budic. En effet celui-ci se trouvant malade en l'année 1096, cela avec le consentement de sa femme Brite et ceux aussi de ses enfants Auger et Durente, offrira lui à Marmoutier le 1/6 de la dite  "dime de Saint-Suliac". Nommé "Budoc ou Budic fils de Alvei de Plogonoio  celui-ci était-il seigneur de la terre demain nommée "Pleugeuneuc" ? Possesseur de ce dit 1/6 ème de la dite "dime de Saint-Suliac" celle-ci concernait-elle également les droits applicables sur les seules seicheries  de Saint-Suliac ? Il semble que non et cela au seul regard du fait que le dit Budic offrit des dimes non de "seicherie"  mais de "pêcherie" ce dernier cédant en effet aux moines de Saint-Florent et le 1/6 de sa dîme de Saint-Suliac et la dime de sa pêcherie, pêcherie elle nommée Boeria : Miles quidam nomine Budiocus filius Alvei de Plogonoio (ou de Pleugeuneuc ?) cum aegrotaret apud sanctum Selial voluit fieri Monachus et dedit cum uxore sua Brita et Ansgerio filio eorum et quodam filio ejus ex cocubina nato cognonime Durodente sextam partem decimae sancti Selcaldi, decimam piscationis de Boeria, et ad Capellam Perquerii sex hospites in clausis olchiarum (ou Olchi terme servant à désigner un verger ou les enclos proches d'une maison ou métairie) ex quibus unum retinuit filio suo Ansgerio eo pacto ut ipsum teneat de Sancto Martino et factus inde noster homo serviat nobis propter eum et fidelitatem faciat. Qui dedit fidem suam ut defenderet nobis ipsum donum, etc. Anno MXCV. Anno XII. Ord.B.Abb. Traduction :Un certain chevalier nommé Budic, fils de Alvei de Pleugeunuec, lorsqu'il est tombé malade près de Saint-Suliac a voulu devenir moine et il a donné avec sa femme Brita et Ansgerio leur enfant, et son fils né d'une concubine surnommé Durodente, la sixième partie de la dîme de Saint-Suliac, la dime de sa pêcherie de Boeria et près de la chapelle de Perquerii 6 hôtes en son verger clos à la condition que parmi ,l'un des retenu soit son fils Angerio et il est devenu notre homme pour qu'il puisse lui nous servir et le faire fidèlement . Année 1095. Année 12  Ord.B.Abb]. Ces témoins [furent témoins de cela] : Geoffroy le sénéchal; Mainguis son frère; Raoul fils de Doal; Evan fils de Hamon. Après fut concédé le village de la Mazuoit [ou Mezwoit ou Mesvoit terre située en la paroisse de Carfentin au plus près du château de Dol. C''est sur cette terre que sera érigé le dit monastère de Saint-Florent sous Dol] proche du chasteau de Dol avec tous ses coutumes qu'il possède; et de l'autre côté de la ville ses propres vignes. Aussitôt Jean à donné les siennes; et son frère les siennes; Gelduin pour son âme [donna] le village de Bethon en la paroisse de Roz [Roz Landrieux] avec tout ce qu'il y a et la terre [ainsi que la terre] du chevalier Hameti. A ces dons furent témoins: William Abbé; puis les moines Hamo, Evan etc. et les laïcs Hingand, Baderon, Eudes fils de Geoffroy [voir la seigneurie du Clos Poulet], Guillaume Gobio [Guillaume Gouyon probablement l'un des ancestres des seigneurs de Gouyon-Matignon], Trihannus fils de Brient [probablement Trehanus seigneur de Saint-Brolabre], Hugues Tahon ou Taon, Hamon fils de Roald, Alan sénéchal [Alain alors sénéchal de Dol], Morvan [l'ancestre probable des seigneurs de Morvan de Miniac], Hugues de Mara, Bernard de Saint-Dominique, Glaïs le Préposé [le bouteiller de Dol ?], Gaultier et Hervé les fils du même, Buterius  etc. Dans la susmentionnée ville, à savoir Mazuoit [aujourd'hui le quartier de Saint-Florent sous Dol] , Johannes [Jean lequel demain sera "élu" de Dol; lors de la dondation du prieuré de Saint-Florent sous Dol est alors archevêque  alors archevêque de Dol Even] a commencé la construction d'un monastère en l'honneur de Sainte-Marie de Saint-Florent par autorisation du Pape Grégoire VII  et par le témoignage de l'archevêque de Milon, premier Doyen de l'église apostolique de Paris ordonné évêque du Bénévent qui dans cette question est l'intercesseur entre le Pape et Jean. Even le même archevêque l'a construit parfait [Even archevêque de Dol fit construire ce monastère] et il en a béni le cimetière; et toutes ses coutumes les donna au monastère et même permis les fériés assemblés [les jours de foire] lors de la festivité de Saint-Florent [et même autorisa la foire le jour de la Saint-Florent] Cependant que les moines de ses bourgeois en leur bourg ne reçoivent pas sans son heureux acquitement [sans son bienheureux accord les moines cependant ne pourront recevoir en leur bourg des bourgeois relevant de l'autorité de Even] cela fut concédé par les Canons de Saint-Samson [par les chanoines de Saint-Samson]à la condition que aucun défunt, soit bourgeois du château soit optimates [les gens du meilleur  parti] du Ratel, [ou Rethel seigneurie proche de Combourg] soit enseveli par les moines. Ceux qui ont décerné et témoigné eux mêmes : Geoffroy comte de Rennes [Probablement Goeffroy le Batard fils naturel d'Alain III duc de Bretagne et neveu de Eudes de Penthièvre. Dit Geoffroy Grenonat ou le Moustachu il recevra il est vrai en apanage tout le comté de Rennes. Il meurt en 1084 emprisonné par le duc Alain Fergent]; Eux aussi ont témoigné et concédés: le comte André de Vitri; Goranton de Vitré; Willelmus Hismalensis [Guillaume l'Ismaelite seigneur de Tinténiac et fils de Donoald premier seigneur de Tinténiac]; Goeffroy du Monastère; Josselin Germain; Eudes fils de Glaii; Hamon fils de Roald; Alan Sénéchal [Alain sénéchal héréditaire de Dol]; Hervé Bouteiller [Hervé Bouteiller, boutiller héréditaire de Dol] ; Trihan et Normand fils de Glaii; Hamon fils de Even; Geoffroy fils de Ansquetil [Geoffroy de Châteaugiron fils de Ansquetil]; Geoffroy fils de Josselin et plusieurs autres. Le même comte Geoffroy fils de Eudes [Geoffroy Boterel lequel, décédé le 24/08/1093 sous les murs de Dol, fils de Eudes de Penthièvre et neveu d'Alain III duc de Bretagne, sera lui comte de Bretagne], quand il est arrivé au colloque avec Geoffroy de Rennes [le dit Geoffroy le Batard comte de Rennes cité ci-dessus] comte dans sa région qui est Plouasne a accordé la demande de Jehan [Geoffroy Boterel comte de Bretagne a accordé la demande de Jean de Dol, demande concernant l'édification du nouveau monastère de Saint-Florent sous Dol]. Témoin le comte Alain son frère [Il s'agit ici soit de Alain de Niger ou de Alain le Roux tous deux frères de Geoffroy Boterel comte de Bretagne] et Mainguy fils de Hervé Forestier [il s'agit ici de la charge de "forestier" ou "maître des forêts"]; Hervé Bouteiller [ou Herveus Butellarius]; Gosbert chanoine de Saint-Louis. Et non moins Hamon le Vicomte [nous ne savons pas ici avec certitude de quel "Hamon le vicomte il s'agit. S'agit-il en effet de Hamon vicomte du Pou-Aleth ou bien de Hamon "vicomte de Dol si celui-ci a bel et bien existé ? Le dit Hamon "vicomte de Dol" fut-il le père de Gervais de Dol dit "le Breton" Gervais participant à la première croisade lequel au regard de ce fait doit lui naitre vers 1065 ? Né vers 1065 le père supposé de Gervais, le dit "Hamon vicomte de Dol" lui doit voir le jour vers 1040...lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol voulue entre 1073 et 1085 en cette charte ici étudiée alors le dit Hamon vicomte de Dol devait être âgé d'environ 33 ou 45 ans ] toutes ses coutumes qu'il a dans la même ville [la ville de Plouasne relevant de Geoffroy le Batard comte de Rennes comme il est dit ci-dessus] il les remet. Témoins l'évêque Rainald et Geoffroy fils du comte Eudes [le dit Geoffroy Boterel]; Balderon; Raoul de Fougères; Raoul son sénéchal; Etienne fils de Yvon; Hugues de la Mare; Alain sénéchal [Alan sénéchal héréditaire de Dol et frère de Flaad lui aussi sénéchal de Dol]; Hervé Boutiller ; Hingan fils de Gozbert; Trihanno; Norman fils de Glaii; Alan le même sénéchal donne toutes ses fournées en la même ville [furnitacum = fournées = toutes les taxes dues pour cuir son pain] qui est Mezoit; et sa part sur la vente des pains [Alan sénéchal de Dol avec l'acceptation de son frère Flaad donna au même futur monastère de Saint-Florent sous Dol l'ensemble de ses droit applicables sur la vente des pains existants en la paroisse de Mezoit]; et cela fut concédé par Flaad son frère; Et pour cette raison le moine Riwallon son frère reçu le monastère [Riwallon frère de Flaad fut le premier moine en effet à recevoir le dit monastère de Saint-Florent sous Dol]. Témoins : Roscelin; Corbin; Guillaume le Batard; Guillaume fils de Letae. Maintenant les habitants de la susmentionnée ville de Mezuoit relèvent de la paroisse de Carfantain et la dime et les prémices [les offrandes]; et les autres oblations y référant [les autres offres, les autres dons liés ou apparentés...] qui sont à Goscelin nommé Germain [ce dernier possédait des dimes et des droits en la dite paroisse de Carfantain; il les offrira tous au dit monastère de Saint-Florent sous Dol]; Ceci pour la salvation de son âme [pour le salut de son âme] pour tout reprendre [redhibition = action de reprendre tout ce qui est défectueux. Ici pour le rachat de toutes ses fautes et péchers commis en la dite ville de Carfantain] dans la ville précitée; dimes, sépultures, oblations, aux moines en cadeau [il offre aux futurs moines de Saint-Florent sous Dol l'ensemble des ses biens attachés aux dimes, aux droits de sépultures, aux dons quels qu'ils soient et cela pour le rachat de ses fautes]. et à reçu d'eux 60 sols; et le prêtre de l'église de Carfantain en échange reçu en retour les dimes de la Ville Herald [ville Herault]; cependant la Mère Eglise de tout son droit enverra en accord avec les moines chaque année à l'Assomption de la bienheureuse Marie [à la fête de l'Assomption pour indemnité et en accord avec les moines de Saint-Florent sous Dol la Mère église donnera elle aussi pour indemnité à l'église de Carfantain une somme annuelle de 18 deniers] 18 deniers pour la reconnaissance de l'église de Carfantain. Acté [promulgué] devant l'Archevêque Even de sorte que cela soit accordé et le comte Geoffroy est le garant de cet accord [il s'agit ici de l'accord passé avec Goscelin dit Germain]; approbation de Adila femme du susdit Goscelin [ici le dénommé Gsocelin dit Germain] et tous ses fils. Ces témoins [sont témoins] Eudes fils de Geoffroy; Mainfinit ou Main sénéchal [Mainfinit sénéchal de Rennes du duc Alain Fergent; il est cité dans différents actes propres quant à eux à l'abbaye de Marmoutier cela  vers 1070. Il semble de nouveau devoir l'être une seconde fois en 1084 ]; Tescelin; Norman.

     

    La Grande enquête de 1181

     

    Traduction tirée de l'oeuvre de Jan Allenou, 1916. Traduction de Jean Allemou :

    Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol

     

    Eudes prêtre de Saint Broladre et Eudes de Baguer ayant prêté serment ont dit que les fours de Dol, le moulin Hate, le bouteillage de Dol, les prés qui s'étendent entre Dol et le Mont Dol, la moitié du moulin d'Olivel que Jean "Elu" de Dol donna à Guillaume fils de d'Urfoën pour nourrir ses chiens, tout Kercou, les prés, les pâturages et les jonchées qui vont de la Chalandière jusqu'à Maupoul, toutes les verdières que découvre la mer sont du domaine de l'archevêque. Et celui-ci doit avoir au Chesney un quart de froment. Robert prêtre a prêté serment et dit la même chose excepté qu'il ne savait rien du moulin Hate. Les témoins ont ajouté que l'Epinay est du domaine de l'archevêque. Toutes ces choses Eudes prêtre et Eudes de Baguer les ont entendu dire depuis le temps que Baudry était archevêque de Dol. Après avoir prêté serment Foucher fils de Mainguy a déclaré qu'il avait entendu dire à son père que la ville des Lupins avec toutes leurs appartenances, Plerguer avec les angles, les angles de Roz avec toute la rivière et toute la bruyère qui s'étend entre le Couesnon et chateauneuf, tout la varech  et les grands poissons, le saumon, la baleine et autres sont du domaine de l'archevêque. Pour les prés que tien Guy le Jeune, pour les verdières, les sectes de Kercou, le bouteillage de Dol le témoin a répondu comme les précédents. Pierre Pinel prêtre, A. la Goule, Hervé Chevalier, Payen fils de Richard, Irvoy fils de Gautier, Archnou fils de Menard, ayant prêté serment ont témoigné comme les autres en ce qui concerne les verdières, la grève, Kercou, les sectes, les prés que tient Guy le Jeune,le bouteillage et les fours de Dol. Ils ont ajouté que le moulin  de l'archevêque et l'emplacement de la Tour sont du Domaine Archiepiscopal et que la Tour fut élevée de force contre le gré de l'archevêque. Certains d'entre eux ont même connu cette place vide et faisant partie du domaine de l'Archevêque. Guillaume de Dinan et Gervais chanoines, dix neuf prêtres et trois diacres ayant prêté serment ont dit : Ginguené archevêque de Dol, Ruellan Chêvre Chenue, Josselin de Dinan et Salomon le Batard étaient frères. Or Ginguené l'archevêque donna à Ruellan son frère tout ce que dans le territoire de Dol possède aujourd'hui par sa femme Harcoué de Soligné, à savoir : douze fiefs de chevalerie et les masures qu'il a dans le bourg de Notre-Dame avec un crédit de mille sous à Dol sous cette condition : Que tant qu'il en serait débiteur nul autre crédit ne lui serait fait. Ce fut aussi Ginguené qui éleva le château de Combour et le donna au dit Ruellan. Ginguené donna encore à Salomon le Batart son frère tout ce que tient aujourd'hui Bernard le Jeune en la paroisse de saint-Coulomb, et le fief d'Eudes fils de Geoffroy. Ensuite contre la volonté du Seigneur Pape Juhel fut consacré archevêque par ses évêques. Il se maria et de son épouse il eut une fille qu'il donna en mariage à Guiheneuc et avec elle lui donna tout ce que Alain fils de Brient tient dans le territoire de Dol. Tout ce que les héritiers de Geldouin fils de Hamon possèdent dans le marais provient des dons du même Juhel et du domaine Archiépiscopal. Tout ce que tient André de Vitré dans le territoire de Dol sort des dons de Juhel et du domaine de Archiépiscopal. La métairie de Morvan de Miniac, la métairie qu'ont les moines du Mont-Saint-Michel et qu'ils ont reçu du Voyer de Poulet sont encore des dons de Juhel et du domaine Archiépiscopal. Tous les droits des chanoines sur les échinés des porcs et des poitrines des vaches, et sur le bouteillage, la part même du bouiteiller sur le bouteillage, les revenus du sénéchal sur les fours, ce que d'autres perçoivent sur le coutume de Dol ou sur les moulins de l'archevêque: autant de dons de Juhel et autant de richesses du domaine archiépiscopal. 

     

    A savoir les quelques fonctions suivantes en le Pays de Dol

     

      l'Alloué : Lieutenant secondant le "sénéchal" dans ses taches officielles.

    Bouteiller de Dol : Le Bouteiller : Celui qui était en charge de la taxation des vins puis des sceaux seigneuriaux dans les grandes seigneuries.                                        - Riutal Botellarius cité en 1026.                                                                                - Le premier "boutiller de Dol" cité par les écrits est Herveus Buttelarius lequel, frère de Hugues et "échanson" de Dol, est cité "témoin" lors de la fondation de l'abbaye de saint-Florent sous Dol. Né vers 1030, seigneur de la Chesnaye au bouteiller près de Dol,  il donnera aux moines de Saint-Florent la totalité de ses biens en l'église de Roz-Landrieuc ainsi qu'une maison ou hébergement laquelle, assise en le cimetière, avait été auparavant bien de son père [cela lors de la fondation de l'Abbaye de Saint-Florent sous Dol, vers 1070. Vers 1032 sera cité en amont  "témoin" Riwaldus Butellarius lorsque Ginguené archevêque de Dol en fonction, offrira au Monastère de Redon une de ses terres héritées probablement de sa mère la dite Roianteline "fillle de Riutal". Seront alors acceptants et témoin aux côtés de Guinguené ses frères Hamon et Josselin et notre dit Roialt ou Riutal Botellarius lui étant l'un des témoins témoignants. Dans une seconde charte rédigée un peu plus tôt, en 1026, laquelle charte  concernera et Alain et Eudes de Bretagne, Roialt Botellarius sera en effet nommé Rialtus Butellarius  lequel est alors témoin comparant au côté de Guinguené "archevêque" son neveu présumé. Notre dit témoin Riutall Botellarius ou Butellarius  cité ci-dessus peut-il avoir été en effet le père de la dite Roianteline dite fille de Riutall ? Roianteline dans une autre charte est dite avoir pour frère et Hugues et Geoffroy tous deux fils de Riutall. Au regard de cela Herveux Botellarius ci-dessus, échanson de Dol,  seigneur de la Chesnaye au Bouteiller peut-il avoir été "neveu" de la dite Roianteline fille présumée du dit Riutall Botelarius ?]. Le "bouteiller" de Dol semble avoir eu un rôle féodal important dans le paysage du pays de Dol au Bas-moyen-âge  puisque au XIII siècle sera "sénéchal du bouteiller de Dol", donc de Geoffroy Bouterat cité ci-dessus, Raoul d'Aubigné  en personne lequel, seigneur de Landal,  avait été auparavant le "sénéchal " de Guillaume Bouteiller le père du dit Geoffroy ici cité.                                                                                                                              - Vers 1160 semble devoir être "bouteiller de Dol" Thomas Botier père ou frère probable d'Adam Botier : Ego Joannes Dominus Dolensis notum volo fieri quod quidam miles meus Thomas Boteri nomine dedit beato Martino partem ecclesiae S.M.Comburn. Hoc concessit Johannes filius ejus; et filia ejus Stephania uxor Guilelmi de Langan et filia ejus Johanna et nepotes ejus filii Radulfi de Boseria et filia Jodoini, quod ego gratanter concessi etc. Titre de Marmoutier Traduction : Moi Jehan Seigneur de Dol [très probablement Jean III de Dol fils de Hasculph de Soligné et de Yseul de Dol] je veux qu'il soit su qu'un certain de mes chevaliers nommé Thomas Botier a donné au Bienheureux Saint-Martin une partie de l'église de Sainte-Marie de Combourg . Cela a été concédé par son fils Jean; et sa fille Stéphanie femme de Guillaume de Langan et sa fille Johannes et ses petits-enfants fils de Raoul de Boseria et sa fille Jodoini que moi reconnaissant je concède etc. Les liens de fratris entre Adam et Thomas "Botier" semblent devoir pouvoir êtres confirmés par le litige ayant eu pour sujet la transmission de la terre de Travel laquelle en effet en son litige concernera et Adam Botier et les héritiers premiers et seconds de Thomas Botier. Ouvrir l'arbre de généalogie ci-dessus joint en tête de ce chapitre...
    Charte citant Adam Botier et la terre de Travel : Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit. Ego Adam Botier salutem. Noverit universitas vestra quod ego dedi abbatie Veteris Ville totam decimam meam de Travel concedente Petronilla uxore mea et omnibus...Dum autem Romam pergerem minam...ad faciendam unam pittanciam monachis in die obitus mei. Dedi etiam quartam partem filiorum meorum clericorum quibus illam dum viverem tribui possidendam. Hoc autem sigilli mei autoritate firmavi. Titre de Vieuville.  Sceau n° XLIII. Traduction : Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra. Moi Adam Botier salut. Vous devez tous savoir que moi j'ai donné à l'abbaye de Vieuville toute ma dime de Travel concédée par ma femme Petronille et tous....pendant tout le temps de ma pérégrination à Rome mines .....pour faire une pitance des moines en le jour de ma mort. Donne aussi la quatrième partie pour mes enfants clercs accordant cela et le possédant aussi longtemps qu'ils vivront. Ceci fut confirmé par l'autorité de mon sceau. Titre de Vieuville. Sceau n°43.

    - Guillaume Boterat qui prendra pour épouse une fille héritière de Geoffroy de l'Espine "pincerne" de Dol. Guillaume, père probable du suivant, semble avoir eu pour grand-aïeul et aïeul Thomas et Jean Botier tous deux cités ci-dessus. Il est possible toutefois, cela au regard de ses propres armoiries, que Geoffroy ci-dessous ai eu pour ancestre non Thomas mais Adam Botier lui même lequel pris femme en la maison seigneuriale de Soligné

     - Geoffroy Bouterat ou Geoffroy le Bouteiller de Dol en 1261 seigneur en Epiniac et en la Fresnaye notamment. La seigneurie première ou originelle semble elle être assise en Roz-Landrieux paroisse en laquelle se trouve aussi la seigneurie de Musterian ainsi que celle de la Chesnaye-au-bouteiller, elle seigneurie des dits seigneurs de Bouteiller : Geoffroy voyer de Dol a prêté serment. Il dit que les cinq villes en sa possession dans la paroisse de Roz doivent à l'archevêque cinq mines de froment et cinq sous, et que son tenement de Mutelien ...Tenement : de la vient le mot tenure... celui qui tient la tenure, celui qui possède un bien qu'il gère au nom de son seigneur. Ici les "seigneurs de Mutelien" sembles êtres des "tenants" des "Bouteiller de Dol".                                                                                               

    Doyen de Combourg : Religieux                                                                                 - Salomon cité en 1234.

    Chanoine de Dol : Religieux                                                                                       - Raoul de Miniac avant 1226.

    Pincerne de Dol :   Ou l'échanson de Dol; celui qui était chargé de gouter les vins et de porter la "coupe". Il avait aussi la charge des sceaux signant les édits et les chartes. Cette fonction, importante, était confiée qu'à des personnes de très haute confiance. Certaines de ces charges seront à l'origine même de certains matronymes; ainsi la charge du bouteiller sera à l'origine du patronyme "le Bouteiller ou Boutera", ainsi la charge de Villicus  sera elle à l'origine du patronyme "le Voyer" . Ces mêmes charges n'étaient pas allouées à n'importe qui et plusieurs fois elles se rencontreront au sein d'une même famille . Ainsi né vers 1210  Guillaume Bouterat, de son vivant "bouteiller" de Dol et petit-fils probable de Jean Botier, prendra lui pour épouse l'une des deux filles de Geoffroy  de l'Espine "Pincerne de Dol" ici cité son autre enfant elle prenant pour époux Guillaume de Hirel. 
    - Geoffroy de l'Espine cité notamment en 1180.                                                         - Jean Pincerne de Dol cité vers 1180 

    Sénéchal "senescallus ou dapifer" : Officier chargée de la justice et civile et criminelle et qui présidait au tribunal. Charges ici en ses début héréditaire. Cette charge était considérée comme un "fief" à part entière cela tout à l'image d'une seigneurie. En effet le sénéchal devait à son seigneur, cela au seul nom de sa charge, un homme en arme en cas de guerre. Très tôt cet officier "seigneur"   eu pour le seconder dans ses taches officielles un lieutenant lequel lui sera nommé : Alloué".                                                                                                                       Les sénéchaux de Dol :                                                                                              - Alan né vers 1000; père de Flaad et d'Alain ci-dessous; [descendant supposé d'Ewarius lequel en une charte sera dit dit père d'Alain de Dol]                                - Flaad ou Fledaldus né vers 1030 et décédé vers 1100; il est cité vers 1070 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol.                                                   - Alain fils d'Alain et frère de Flaad tous deux cités ci-dessus.                                  - Alan fils Flaad ci-dessus; décédé vers 1114 il participera à la première croisade commencé en 1098.                                                                                                    - Jordan fils d'Alan, fils du précédent, possesseur "outre-Manche".                            - Alan fils de Jordan, fils du précédent et édificateur de l'abbaye du Tronchet sous Dol                                                                                                                               - Robert de Saint-Jean gendre du précédent                                                                - Geoffroy de l'Espine beau-frère du précédent et gendre du dit Alan fils de Jordan [fin de la transmission héréditaire...]                                                                          - Jean de Soligny ou de Soligné nommé par Henry II; père d'Hasculphe de Soligné il sera le fondateur de l'abbaye de Montmorel  édifiée en 1160                                 - Hasculph de Soligné ou de Subligny gendre de Jean de Dol                                   - Raoul d'Aubigné vers 1210; fils de Guillaume                                                        - Petrus ou Pierre de Garplic cité en 1226 sénéchal de Dol                                        - Geoffroy Cortepie;  [Pierre] le Gon ou Pierre le Gouz cité sénéchal de Dol en 1247 et 1258.

    Sénéchal du Clos Poulet :  Ce terme est la déformation du "pays d'Aleth" ou de l'actuel pays de Saint-Malo. Dit aussi le Pou Aleth...                                                 - Hamon de l'Espine avant 1182. Il sera démis de ses fonctions...                             - Guillaume Gouyon son suivant.

    Sénechal de Combourg :                                                                                           - Adam de Soligneio                                                                                                    - Guillaume Chaorcin en 1292 et 1296;

    Villicus ou Vicarius" : Celui qui tient ou qui gère un domaine et donc la perception financière due au seigneur. Ce terme sera quelques fois rapproché de celui de "sénéchal" bien qu'il s'apparente plus ou rang seigneuriale du Vicomte ces derniers étant eux mêmes en quelque sorte les "vicaires" des comtes. Parmi ces derniers il faut noter le premier  "vicomte du Pou Aleth lequel sera lui Hamon l'un des fils supposés de Hamon et de Roianteline la Vicomtesse. Frère de Goscelin de Dinan, frère de Junguené archevêque de Dol, frère de Riwallon seigneur de Dol-Combourg, son père supposé Haimon fut lui aussi Vicomte. Quelques furent les différences "seigneuriales" lesquelles au XI siècles distinguèrent les charges alors très souvent héréditaires  des "vicomtes" de celles des "Vicaires"  elles aussi également héréditaires pour certaines ? En certaines terres comtales dès le XI siècle la charge de "Vicomtes" semble ainsi avoir été remplacée par la charge de "Vicaire" .                                                                                                                    - Hamon 1er ci-dessus Vicomte de Pou Aleth né vers 1000.                                      - Hamon II vicomte du Pou Aleth fils supposé du précédent. Hamon né vers 1030 sera cité vers 1060 en un jugement du duc Conan II. Dom Morice tome 1 colonne 405.                                                                                                                             - Wigon ou Guegon vicaire du Pou Aleth fils présumé du précédent lequel entre sera en charge du vicaria du Pou Aleth vers 1098 jusque vers 1110. Vicarius Aletensium civitatis. Il sera notamment ainsi cité en l'une des chartes du Cartulaire du Mont Saint-Michel. Né vers 1060.                                                                         - Brecel de Plouer vicaire de Plouer, frère ou parent supposé de Guegon vicaire du Plou Aleth ci-dessus. Né lui aussi vers 1060.                                                             - Geoffroy "Voyer" de Dol cité en 1173 lors de l'insurrection menée contre Henry II. Père du suivant.                                                                                                      - Johannes villicus de Dol cité en 1226; fils du précédent [ ou Jehan le Voier ou le Voyer. Celui-ci, père d'Hasculph Chevalier, donnera à l'évêché de Dol, et cela avec l'autorisation de son dit fils Hasculfe Chevalier, une maison assise derrière les murs de cette ville, maison joignant celle du chanoine Raoul de Miniac. Dionisia soeur de Jehan le Voyer ou Jehan Villicus elle épousera Gervais Baderon...].                                                                                                                  - Hasculph "voyer" de Dol; fils du précédent.

    Le Vidame : Officier ayant en charge de veiller sur les effets de l'archevêque défunt cela en attendant la nomination d'un nouvel archevêque. Cette charge semble avoir été "créée" par Ginguené archevêque de Dol lui même.

     

    Les Sceaux en le pays de Dol

     

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations. - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     

     

     

     

     

     

     

    Sceau de Pierre du Garclip                             

    Sceau d'Hasculf de Subligny fils de Jean;  en mi-partie, maison de Subligny par l'Oiseau et maison de Dol par l'Ecartelé.

     

     

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations. - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     

     

     

     

     

     

     

       Sceau de Raoul d'Aubigny                                      

    A droite ci-dessus le sceaux d'Hasculf de Subligny et de son épouse Iseuld de Dol fille de Jean II de Dol

     

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

    Le sceau d'Adam de subligny oncle d'Hasculph de Solignieo

     

     

     - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations. - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     

    Sceau de Jean III de Dol fils de Hasculph de Subligné.

    Ci-dessus le sceau de Geoffroy le Bouteiller de Dol; sceau représentant une bouteille.   

     

              - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.           - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.                                                                                              

       A gauche le sceau de Geldouin de Dol fils de Jean 1er de Dol et époux de Noga de Tinténiac.

    A droite le Sceau de Guillaume d'Espiniac en lequel on reconnais l'un des éléments des Armoiries des seigneurs de Subligny

    - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations. - XII et XIII siècles . L'abbaye de Vieuville et ses donations.

     


     

     

     

     

     

    1239. Sceau de Jean Boterat possédant les fusées de la Maison d'Aubigny.

    A droite le sceau de Richard le Mareschal seigneur de Longueville et de Dinan, époux de Gervaise de Dinan

     

    - Aaliz femme de Jean de Soligné et mère de Hasculph seigneur de Dol (n°25) - Alice fille de Alan fils de Jordan et belle-soeur de Robert de Saint-Jean. Par son mariage avec Geoffroy de l'Espine elle apportera à son époux la sénéchaussée de Dol - Alice femme de Guillaume de Saint-Etienne et mère de Jean (n°71) -

    - Abbe de Coyquen cité en 1226;

    - Adam de Soligné frère de Jean de Soligné ou de Subligny (n°34-79) -

    - Adelize femme de Gelduin fils de Hamon (n°1);

    - Agnès femme de Guillaume de Morvan. Elle eu pour père et mère Aaliz file de Petevini et Olivier de Ploguenoit frère supposé d'Helys de Burgo de Ploguenoit (n°62-78) -

    - Alain de Bello-Forti ou Alain de Beaufort cité en 1226 -  Alain fils de Brient  vicomte du Poudouvre, possesseur d'un fief en le marais de Dol relevant de l'archevêché -  Alain père de Guillaume (n°7) -  Alain Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14) -  Alain fils de Jordan lui même  fils d'Helys de Burgo  Ploguenoit (n°62) - Alain de Kercou cité en 1226 -  Alain de Malterre cité en 1226 -  Alain de Miniac père de Guillaume  en St-Pierre de Pleguen, 1218 (n°23) -  Alain Poingelos (n°13) -  Alain de Pont-Gerouald frère de Thomas et de Hamon -  Alain fils de Jordan sénéchal de Dol, il donnera son assentiment lors d'un don offert à V.V. par Judicaël de Hirel. Il sera le  bienfaiteur de l'église de l'abbaye du Tronchet. Possesseur de biens dans différentes églises assises en Angleterre il prendra pour épouse Jeanne

    - Aldem Gualensis ou Atelmus  cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141 (n°1-36);

    - Alemano de Pirioc ou de Perioch (n°1);

    - Aalis ou Alix fille de Petevini,  femme d'Olivier de Ploguenoit et mère d'Agnès femme de Guillaume Morvan (n°79) -

    - André de Langan en 1181, frère de William (n°50) -

    - Ansgeri fils de Geoffroy Roilet tous deux cités en 1141 (n°36) -

    - Archenou fils de Ménard, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 

    - Asciriae mère de Joelduinis ou de Gelduin Baderon cités tous deux en 1141 (n°36) -

    - Aubrée de la Perrine ou Alberera de Petrina cité en 1181 lors de la Grand enquête de 1181. Il faudrait éventuellement rapprocher le patronyme "Aubré" du patronyme "Albereda lequel est cité en le pays de Dol dès l'année 1080 en la paroisse de Bonnemain. Il existe toujours de nos jour en Bonnemain un lieu dit "la Perrine".

    - Aude Bouteiller fille de Geoffroy et femme de Hamelin de Teicent (n°13);

    - Baderon cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol;

    - Bardelfus d'Epiniac ou Bardefus de Spiniac cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141, souche présumée des seigneurs d'Espiniac  (n°1-36);

    - Barthelemy moine du Tronchet, témoin lors de la Grand enquête de 1181 - Bartholomé Gallo (n°27)

    - Basile femme de Hamon fils de Main ce dernier procédant vers 1093 à la réalisation du prieuré de la Sainte-Trinité de Combourg.

    - Benedictus ou Benoit de Chesnei (n°1-36);

    - Bertrand du Garclip cité en 1226;

    - Bertrand de Saint-Gilles premier époux de Juliana Egovis Dame de Temehin (n°61) -  Bertrand de Saint-Pern (n°59) -

    - Boter père de Thomas (n°1);

    - Brice (n°34)

    - Brient fils de Buenvallet cité lors de la fondation de V.V. et en 1141 aussi (n°1-36) -  Brient, moine (n°1) -  Brient père de Guillaume cité en 1181 lors de la Grande enquête -  Brient fils Josce (n°1-36); - Brient père d'Alain vicomte du Poudouvre -  Brient père de Trihannus cité vers 1070 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -

    - Buenvallet père de Brient (n°1-36);

    - Cana femme d'Olivier de Dinan et mère de Geoffroy,citée lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol

    - Colin de Miniac cité en 1366 (n°59) -

    - Corburn père de Hamon (n°1);

    - Constantin père de Riwallon tous deux cités lors de la fonadtion de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -

    - Etienne ou Stéphane d'Aubigné, prêtre,  frère de Guillaume et oncle de Raoul et de Guillaume (n°23) -  Etienne Gouyon seigneur de Matignon et de Plevenon (n°14) -  Etienne le Moine, possesseur en 1181 d'une masure relevant des biens de l'archevêché de Dol;

    - Eudes Baderon (n°7) -  Eudes de Baguer ou de Baguer Morvan lors de la grand enquête de 1181, enquête réalisée sous la mandature de Rolland cela à la demande de Henry II. Eudes vieillard témoignera -  Eudes de Saint-Broladre lors de la grand enquête de 1181, enquête réalisée sous la mandature de Rolland cela à la demande de Henry II.  Eudes vieillard témoignera comme prêtre de Saint-Brolagre - Eudes fils de Geoffroy seigneur du Garclip cité aussi en 1226. Il sera l'un des témoins présents lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol - Eudes frère de Jean villicus de Dol (n°5) - Eude Pele père de Martha (n°75) - Eudes de Ponte ou Etienne de Pontchâteau époux de Stéphanie soeur d'Olivier de Tinténiac (n°76) -

    - Eustachie femme de Guillaume Hosé ou Guillaume Housé -

    - Evan Dibo en la Boussac (n°62) - Evan fils de Hamon  tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -  Evarinus ou Evan fils de Manescher de Meillac (n°34) - Evan frère de Trahanus Brient (n°12) -  Even, prêtre de Cherrueix, témoin lors de la Grand enquête de 1181 - 

    - Eveillard, sa masure relevait en 1181 des biens de l'archevêché de Dol;

    - Dameta fille de Gaultier Trusser de Meillac, soeur de Manascher et de Guillaume (n°35) -

    - Daniele de Lhopital (n°25);

    - Denise fille de Guillaume fils de Payen (n°68) -

    - Denoales moine de V.V. (n°8);

    - Duall frère de Raoul ou Radulfus tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol;

    - Foucher fils de Mainguy, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181 - 

    - Galan de Paluel père de Guillaume (n°26);

    - Ganchero femme de Robert de Gaya (n°34) -

    Garin de Langorlay ou de Langrolay (n°63) - Garin de Plesquen cité en 1226  -  Garinus moine du Mont-Saint-Michel (n°10) - Garin le Roux cité en 1147 (n°35) -
    Garino Trossebof ou Guérin Trousseboeuf contemporain de Roland archevêque de Dol de 1096 à 1106. Garino ou Guérin fut cité lors de la Grande enquête de 1181. 

    - Garnigon de Malonido (n°74) -

    - Gautier fils de Theoginete et frère de Hamon et de Main; il donnera vers 1064, au lendemain de sa maladie, ses propres dimes assises en l'église de Cugen - Gautier Bodin cité prêtre de Hirel lors de la Grande enquête de 1181 -  Gautier père de Irvoy cité en la dite année 1181 -  Gautier Rebours (n°34) -  Galterii Trusser de Millach ou Gaultier Trusser de Meillac (n°35) -

    - Geldouin ou Joelduinis Baderon cité en 1141 et aussi cité en 1226 (n°36) -  Gelduin ou Saint Gelduin  de Dol frère de Jehannes 1er de Dol et de Guillaume de Dol ou de Saint-Florent tous trois fils de Riwallon de Combourg et tous trois cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol  -  Gelduin de Dol fils de Jean 1er et père de Jean II de Dol (n°35) - Gelduin ou Jodoinus fils de Jean fils de Hasculph (n°11) -  Gelduin de Montsorel fils de Hamon cité aussi en 1226 (n°1)

    - Geoffroy dit le Roux archevêque de Dol entre 1130 et 1147, frère de Guillaume dit le "Roux" aussi (n°1-36) -  Geoffroy de Bécherel moine en V.V. (n°13) -  Geoffroy Bouteiller père de Guillaume Bouteiller et de Aude femme de Hamelin de Teicent (n°4-13-16) -  Geoffroy chanoine de Saint-Samson ou de Dol cité en 1147 (n°35) - Geoffroy Capelle ou de la Chapelle en 1137 lors de la fondation de V.V.  et 1141 (n°1-36) -  Geoffroy de la Chapelle tenant de Guillaume le Bouteiller  en Epiniac, année 1257 (n°4) - Geoffroy le Coffre époux d'Oren (n°72) -  Geoffroy Corburn en 1284 (n°54) - Geoffroy Corrigiaro (n°10) - Geoffroy Cortepie beau-frère de Geoffroy de l'Espine en Saint-Broladre (n°2-11-25) -  Geoffroy de Dinan fils d'Olivier cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -  Geoffroy de l'Espine beau-frère de Geoffroy Cortepie en Saint-Brolabre par sa femme (n°2) -  Geoffroy de l'Espine parent du précédent et époux de Alice fille de Alain fils de Jordan. Par sa femme à l'image de son beau-frère Robert de Saint-Jean il deviendra lui aussi par son épouse sénéchal de Dol (n°10-37) - Geoffroy Docet (n°79) - Geoffroy père de Eudes seigneur de Saint-Coulomb cité aussi en 1226 - Geoffroy d'Evran père d'Henry et de Hugues (n°68) - Geoffroy de Fougères ou Geoffroy Filicer en Marcillé (n°6) -  Geoffroy Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14) - Geoffroy de Hirel en le Vivier -  Geoffroy Le Blanc en Ploguenoit et en Pleodel (n°24) -  Geoffroy de Meillac neveu de Guegon de Chobar (n°48-49) - Geoffroy fils de Michel (n°70) -  Geoffroy, prieur de V.V. (n°11) -  Geoffroy fils d'Olivier de Ploguenoit et d'aaliz fille de Petevini (n°79) - Geoffroy Pinel (n°61) - Geoffroy de Porcon frère de Guillaume en 1249 et époux d'Havoise la Degpie (51-54-58) - Geoffroy fils de Richard et père de Guillaume (n°68) - Geoffroy fils de Robert cité en 1181 lors de la Grande enquête -  Geoffroy fils de Robert Mingot (n°72) - Geoffroy Roillet de Bargart ou Baguer cité en 1141, père d'Ansgeri (n°36) - Geoffroy le sénéchal, frère de Mainguy, tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -  Geoffroy de Soligné fils de Hasculph et de Yseul de Dol, frère de Jean et de Raoul (n°25) - Geoffroy de Valle fils de Robert (n°20);

    - Georges le Blanc fils de Geoffroy (n°24);

    - Gerodus ou Geraud, maitre, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181;

    - Gervais Baderon (n°7-8) - Gervaise de Dinan Dame de Lehon (n°63-68-74) -

    - Glaii père de Trihannus et de Normandus tous trois cités en 1079 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol. Peut-il être l'ancestre de Glé du Vivier lequel suit ? ; Glé ou Glaio du Vivier fils de Guillaume et frère de Guillaume, cité en 1181 lors de la Grande enquête celui-ci devait deux sous à l'évêché de Dol pour son fief dit : le fief de Glé du Vivier;

    - Glamaroc de Beillac (n°31) - 

    - Graelent père de Raoul cité en 1147 (n°35) -

    - Guegon de Chobar (n°47-48-49) ;

    - Guiguen de Riwas (n°1);

    - Guilhmarus clerc, forestier et frère de Glamaroc de Beillac (n°31) - 

    - William ou Guillaume : Guillaume, abbé du Tronchet (n°9) -  Guillaume fils de Alain (n°7) -  Guillaume d'Aubigné père de Raoul, de Guillaume et frère d'Etienne (n°27) -  Guillaume d'Aubigné ci-contre fils de Guillaume (n°27) -  Guillaume d'Aubigné cité en 1349, époux de Philippe de Gouyon et  fils de Raoul (n°59) -  Guillaume Barbot (n°8) -  Guillaume Benayt fils de Pierre (n°22); -  Guillaume Blanchet (n°65) - Guillaume le Boeuf et héritiers, leur masure en 1181 relevait des biens de l'archevêché de Dol -  Guillaume  Bouteiller fils de Radulfus Flacheio, frère supposé de Geoffroy père du suivant (n°29) -  Guillaume Bouteiller ou de Bouterat , ou Guillelmus Buticularius fils de Geoffroy Bouteiller neveu présumé du précédent. Cité en 1226 puis en 1257 son sénéchal est alors Raoul d'Aubigné seigneur de Landal hier déjà sénéchal de son père (n°4) -  Guillaume Breineully, époux de Hodecart (n°19) -  Guillaume le Bret de Saint-Etienne époux d'Alice mère de Jean (n°71) - Guillaume fils de Briant-Brient cité en 1181 lors de la Grande enquête (n°65) -  -  Guillaume le Chat ou Guillelmus Catus -  Guillaume de Cherrueix frère probable de Noga cité aussi en 1226 (n°17) -  Guillaume de Chibriac cité en 1147 (n°35) - Guillaume d'Espiniac ou de l'Espine dit frère de Geoffroy, cité en 1198 (n°37) -  Guillaume de Falaise cité en 1226 -  Guillaume de Garember (n°9) -  Guillaume fils de Guillaume fils de Alain (n°7) -  Guillaume fils d'Urfoen, de Cherrueix, témoin lors de la donation de Robert de Cherrueix, il reçoit de Jean archevêque de Dol la moitié du moulin d'Olivel -  Guillaume fils de Hingand donna à Vieuville une demie mine de froment sur ses jonchées assises entre Dol et le Mont Dol -  Guillaume de Hirel possesseur en 1181 de prés relevant de l'archevêché de Dol -  Guillaume Hosé cité en 1181 comme possesseur d'une vigne relevant de l'archevêché de Dol, il se retira en l'abbaye de Vieuville et donnera pour cela un fief situé entre le Mont-Dol et le ruisseau le Guyout -   Guillaume Hospinel, sa masure en 1181 relèvera des biens de l'archevêché de Dol -  Guillaume Jordan, moine de V.V. (n°9) -  Guillaume fils de Josce et frère de Brient (n°1) - Guillaume de Langan en 1180, frère d'André (n°49) -   Guillaume Loce cité en 1226 -  Guillaume de Meillac fils de Truffier de Meillac. Un litige ou une revendication ayant opposée son frère Manasser à Gelduin de Montsorel fils de Hamon sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1-35) -  Guillaume de la Massue frère probable de Jourdains. Il est cité en une  charte en 1170 -  Guillaume fils de Main cité en 1147 et aussi lors de la Grande enquête de 1181, (n°35) - Guillaume de Meillac (n°62) - Guillaume de Miniac fils de Alain, 1218 (n°23) -  Guillaume Morel père de Noga femme de Thomas fils de Boter (n°1) - Guillaume Morvan frère de Valence tous deux enfant de Guillaume et d'Agnès fille d'Olivier de Ploguenoit (n°62) - Guillaume Paisnel (n°62) -  Guillaume Paluel fils de Galan, en Belle Isle (n°26) - Guillaume de Pontgeroard, en Baguer Morvan et Cuguen, fils de Thomas, il donnera à V.V. 2 sous à prendre sur ses biens de Cuguen (n°9) -  Guillaume fils de Payen et père de Denise (n°68) -  Guillaume de Porcon en 1249, frère de Geoffroy (51-54-68) - Guillaume prieur et doyen de V.V.(n°8-12) -  Guillaume Rossel (n°74) - Guillaume le Roux frère de Geoffroy le Roux archevêque de Dol cité en 1141 (n°36) -  Guillaume Ruffier époux de Noga de Cherrueix tous deux parents de Thomas de Chantegrüe (n°17) - Guillaume de Saint-Florent frère de Jean de Dol et abbé de Saint-Florent, cité lors de la fondation de Saint-Florent sous Dol -  Guillaume le Salvage gendre Gaultier Trusser de Meillac et époux de Dameta fille du dit Gaultier Trusser de Meillac (n°35) - Guillaume sénéchal de Rennes cité en 1226 -   Guillaume de Traomel (n°21) -  Guillaume du Vivier cité en 1181 lors de la Grande enquëte, père de Glaio ou de Glé et de Guillaume -  Guillaume du Vivier fils du précédent, cité en la dite enquête de 1181 -

    - Guimma femme de Trehanus Brient (n°12);

    - Guy le Coffre fils de Geoffroy et d'Oren (n°72) -  Guy fils de Guillaume fils de Alain(n°7) - Guy Gouyon fils d'Etienne et de Lucie de Matigon (n°14) -  Guy fils de Renol cité en 1226;

    - Haisia femme de Jacques le Paumier en Epiniac (n°3);

    - Hameti chevalier de son état, cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol

    - Hamelin de Teicent époux de Aude fille de Geoffroy Bouteiller (n°13);

    - Hamon de Bagar ou de Baguer-Morvan (n°62) - Hamon fils de Corburn (n°1) - Hamon Delzac cité vers 1180 (n°50) - Hamon de l'Espine, bouteiller de Dol, fait prisonnier lors de la prise de la tour de Dol en 1173 (n°50)  -  Hamon le Gras époux d'Osana et père de Jean (n°55) - Hamon père d'Evan tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -   Hamon frère de Jean villicus de Dol (n°5) -  Hamon père de Gelduin de Montsorel cité aussi en 1226 (n°1) -  Hamon fils de Gelduin fils de Hamon (n°1) -  Hamon neveu de Brient et de Guillaume tous deux fils de Josce (n°1) -  Hamon fils de Herland -  Hamon de Hirel fils de Mabille et de Johannes de Hirel;  Hamo le moine cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -  Hamon fils de Main en 1094 donne au grand monastère de Marmoutier quatre parties de l'église de Nogialii - Hamon de Pont-Gerouald frère de Thomas et de Hamon -  Hamon fils de Theoginete; Hamon moine du Tronchet, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181 - Hamon Truanon en 1180 (n°50) -

    - Hasculph ou Harcoué de Soligné ou de Subligny époux de Yseul de Dol (n°5-10-11-25-26-27-28-34-50); 

    - Hawoise la Degpie femme de Geoffroy de Porcon (n°58) -

    - Hely Bouterat cité en 1226 - Helys fils de Geoffroy Burgo de Ploguenoit (n°62) - 

    - Henri abbé de Saint-Jacut, cité en 1181 lors de la Grande enquête - Henry de la Barre en Ros Landrieux, soldat (n°2) -  Henry chevalier, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 - Henry  d'Evran frère de Hugues  tous deux fils de Geoffroy (n°68) - Henry fils de Geoffroy de Porcon et d'Hawoise la Degpie (n°58) - Henry de Rochefort (n°58) - 

    - Herbert père de Martin;

    - Herland père de Hamon; Guegon de Herland;

    - Herveus Bouteiller né vers 1030 possesseur de biens en Roz-Landrieux, frère de Hugues (n°31) -  Hervé de Chaorcin, chevalier (n°28) -   Hervé de Cherrueix frère de Thomas et oncle de Robert de Cherrueix  -  Hervé Chevalier cité en la dite année 1181 - Hervé Gautier témoigne lors de la Grande enquête de 1181 -  Hervé de Meillac père du neveu de Guegon de Chobar (n°49) - Hervé Mercarius ou Hervé Marchand : Possesseurs en Paluel et en Belle Isle (n°10) - Hervé le prêtre, sa masure était en 1181 le bien de l'archevêché de Dol -  Hervé Taun (n°1) - Hervé de Tremigon père du neveu de Guegon de Chobar (n°49) -

    - Hingan ou Hingand fils d'Urfoen, Hingand témoignera lors de la Grande enquête de 1181 que Alain fils de Brient était en la marais de Dol possesseur d'un fief -  Hingandus ou Hingand cité vers 1070 lors de la fondation de St-Florent sous Dol - Hingan fils de Dameta fille de Gaultier Trusser de Meillac cité en 1147 (n°35) - Hingant père de Guillaume cité en 1181;

    - Hodecart, épouse de Guillaume Breineully (n°19);

    - Hoguine du Marais. Il sera dit lors de la Grande enquête faite en 1181 que le fief de Hoguine le Marais devait à l'archevêque de Dol un sergent à cheval à chaque fois que celui-ci se rendait à Rome;

    - Hubert chanoine (n°1);

    - Hugues chanoine de Saint-Samson ou de Dol cité en 1147 (n°35) -  Hugues d'Evran frère de Henry tous deux fils de Geoffroy (n°68) - Hugues frère de Hervé Bouteiller (n°31) -  Hugues de Perioc (n°1);

    - Irvoy fils de Gautier, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 -

    - Isabelle de Mayenne (n°74) -

    - Iterius de Roz, seigneur de Roz Landrieux né vers 1030;

    - Jacques ou James le Paumier en Epiniac (n°3);

    - Jean Baderon frère de Gervais (n°8) -  Jehannes ou Jean Bojou abbé de Vieuville et neveu de Rolland Bojou (n°77) - Jean Boterat  ou Jean le Bouteiller  (n°56) - Jean fils d'Alice femme de Guillaume Lebret de Saint-Etienne (n°71) -   Jean Chapelain, époux de Théophania (n°15) -  Jean Corbon cité en 1181 comme bien relevant du domaine archiepiscopal de Dol. Il devait alors 4 mines de froment et le rapas de table ou le manger à son seigneur l'archevêque de Dol  -  Jean de Dol père de Yseul  et fils de Gelduin de Dol (n°25-35) -  Jean évêque ou électeur de Dol, fils de Riwallon seigneur de Combourg, il aura pour successeur au Siège de l'archevêché de Dol Rolland, il est cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol (n°2-20) - Jean fils de Gelduin fils de Hamon (n°1) -  Jean le Gras fils de Hamon et d'Osana (n°55) - Jean fils de Guillaume fils de Alain (n°7) -  Jean Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14) - Johannes de Haia ou Jehan de la Haye (n°61) -  Jean de Hirel (n°25) -  Jehannes de Hirel époux de Mabille et père de Hamon -  Jean de Langan (n°47) -  Jehan de Lisanet évêque de Dol cité en 1226 -  Joannis ou Jean Mahé cité en 1298 à Plesguen - Jean de Moscon époux de Nicole Baderon (n°8) -  Jehan de Paisnel seigneur de Landal cité en 1226. Epoux de Mathilde de Montsorel veuve en première union de Raoul d'Aubigné. Elle sera la mère en autre de Philippe d'Aubigné (n°62)-  -  Jean Pincerne de Dol cité vers 1180 (n°50) - Jean de Dol ou de Soligné fils d'Hasculph et Yseul (n°10-11-25-28-47) -  Jean de Veneto en 1249, officier de Dol (n°51) - Jean villicus de Dol, frère de Hamon, d'Eudes et d'Olivier (n°5);

    - Josce père de Brient (n°1);

    - Joseph, moine à V.V. (n°11);

    - Jordan fils de Porcher (n°1) - Jourdain de la Massue. Il sera l'un des prisonniers de la tour de Dol en 1173 et possesseur aussi en la marais de Dol. Son frère présumé, Guillaume, lui sera cité en l'année 1213 - Jordan père de Robert et époux d'Orguen cités tous trois en 1147 (n°35)

    - Judicaël de Hirel, celui-ci avec l'assentiment de son seigneur Alain, alors sénéchal de Dol, fera un don à V.V en la première moitié du XII siècle. ;

    - Juhel du Marais, il était redevable envers l'archevêché de Dol d'une mine de froment -  Juhel de Mayenne seigneur de Dinan et époux de Gervaise de Dinan-Léhon aussi cité en 1226  (n°23-24-64-68-74-75);

    - Julienne d'Espiniac fille de Guillaume frère de Geoffroy tous trois cités en 1198 (n°37)  - Julienne Dame de Tremehin ou Juliana Egovis épouse de Bertrand de saint-Gilles puis de Robert de Melesse (n°61) -

    - Luc, moine à V.V. (n°11-25-28);

    - Lucia le Blanc fille de Geoffroy (n°24) - Lucie de Matignon femme d'Etienne Gouyon (n°14);

    - Mabille. Mabille femme de Jehannes de Hirel et mère de Hamon tous trois cités en 1254

    -Mahaut d'Aubigné fille de Guillaume fils de Raoul et de Philippe de Gouyon (n°59) - 

    - Main fils de Theoginete; né vers 1030 il donne en 1064 ses dimes assises en l'église de Cuguen à Marmoutier. Il sera cité vers 1068 lorsque  seront confirmés en présence de Riwallon de Combourg les donations faites à Marmoutiers par Riwallon lui même : Maenonis filii Theheni    -  Main père de Hamon vers 1065 est témoin lors de lors de la fondation du prieuré de la Trinité de Combourg; Main ici cité est probablement main fils de Theoginete ci-dessus  -  Main père de Guillaume cité en 1147 et aussi cité lors de la Grande enquête de 1181, (n°35) -  Mainguy ou Main frère de Geoffroy le sénéchal tous deux cités vers 1070 lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol -

    - Manasser ou Manescher fils de Galterii Trusser de Meillac. Un litige ou une revendication l'ayant opposée à Gelduin de Montsorel fils de Hamon sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1-34-35);

    - Marguerite fille de Geoffroy de Porcon et d'Hawoise la Degpie et soeur de Henry, Thomas et Pierre (n°58) - 

    - Martha Pele fille de Eude Pele (n°75) -

    - Martin fils d'Herbert est possesseur en 1181 d'une masure relevant des biens de l'archevêché de Dol; 

    - Mathilde de Montsorel femme de Raoul d'Aubigné puis de Jehannes Paisnel. Elle aura de Raoul Philippe (n°62) -


    - Maurice abbé de Vieuville (n°8-10-27-28-37):

    - Ménard père d'Archenou cité en la dite année 1181 -  

    - Mengui (n°2)  -  Mainguy père de Foucher cité lors de la grande enquête de 1181 -

    - Michel de l'Espine vers 1220 (n°47) - Michel fils de Geoffroy (n°70) -

    - Nicole Baderon soeur de Gervais et de Jean

    - Noga fille de Jean de Dol fils de Hasculph de Soligné (n°11) - Noga de Cherrueix parente de Guillaume et épouse de Guillaume Ruffier et mère de Thomas de Chantegrüe (n°17) - Noga femme de Thomas fils de Boter et fille de Guillaume Morel (n°1) - Noga ou Inoguen de Tinténiac femme de Gelduin de Dol et mère de Jean Ii de Dol (n°.35) -

    - Normandus fils de Glaii cité en 1079 lors de la fondation de l'abbaye sous Dol -  Normandus de Flacheio cité en 1229 en une charte de fondation faite en faveur de l'abbaye de Montmorel;

    - Olive fille de Alain fils de Jordan sénéchal de Dol et époux de Robert de Saint-Jean. Par son union elle apportera à son mari la "sénéchaussée de Dol" - Olive d'Espiniac fille de Guillaume frère de Geoffroy tous trois cités en 1198 (n°37) -  

    - Olivier de Dinan fils de Josselin cité lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, il donnera ce jour là à St-Florent la moitié de son "saparium" assis en la rivière de Rance en Saint-Suliac -  Olivier de l'Espine en Cuguen, clerc (n°2) - Olivier de Cherrueix (n°13); Olivier frère de Jean villicus de Dol (n°5) -  Olivier Le Blanc fils de Geoffroy (n°24) - Olivier de Ploguenoit aïeul de Guillaume Morvan fils d'Agnès (n°78) - Olivier Riegen époux d'Isabelle tous deux parent de Rolland (n°67) -  Olivier de Tinténiac tenant de Alain de Beaufort cité en 1226. Il était l'époux d'Alix fille de Petevini (n°73-76-79) -

    - Oren femme de Geoffroy le Coffre tous deux père et mère de Guy (n°72) -

    - Orguen mère de Robert fils Jordan citée en 1147 (n°35) -

    - Orsanne citée en 1147 aux côtés des enfants de Gaultier de Meillac (n°35) .

    - Osana femme de Hamon le Gras et mère de Jean (n°55) -

    - Payen fils de Richard, il témoignera lors de la grande enquête de 1181  -Payen pére de Guillaume lui même père de Denise (n°68) -

    - Petevini père d'Aalis ou d'Alix femme d'Olivier de Ploguenoit (n°79) -

    - Pierre archidiacre de St-Malo (n°9) -  Pierre évesque de Saint-Malo (n°9); Pierre Benayt père de Guillaume (n°22) -  Pierre Fabri père de la femme de Robert Fabre (n°57) - Pierre du Garclip cité en 1226 (n°65) -  Pierre le Gon, sénéchal de Dol (n°15) -  Pierre Pinel prêtre, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 - Pierre fils de Geoffroy de Porcon et d'Hawoise la Degpie (n°58) -  Pierre Querloel (n°27) -

    - Philippas ou Philippe Barbé époux de Renorata tous deux cités en 1298 à Plesguen - Philippe de Gouyon femme de Guillaume d'Aubigné fils de Raoul et mère de Mahaut (n°59-62) -

    - Porcher père de Jordan (n°1);

    - Raoul Angier abbé de Vieuville en 1366 (n°59) - Raoul d'Aubigné seigneur de Landal, époux de Sybille de Valognes et sénéchal de Guillaume Bouterat (n°4-7-8-29-54-59-60) - Raoul Baderon  en Epiniac (n°3-71) -  Raoul du Breuil gendre de Evan de Manscher (n°34) -  Raoul de Combourg (n°1-8) - Radulfus ou Raoul frère de Doal tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol - Radulfus ou Raoul Flacheio père de Guillaume et Geoffroy Bouterat et beau-frère de Jean de Lanvallei (n°29) -   Raoul fils de Graelent cité en 1141 et 1147 (n°35-36) - Raoul de Gruel père du neveu de Guegon de Chobar (n°49) - Raoul Hose cité en 1226 - Raoul de Listré ( n°47) - Raoul de la Mascon ou de la Massue (n°73) - Raoul de Miniac chanoine de Dol -   Raoul de Monters cité en 1198 (n°37) - Raoul Passibus moine de V.V. (n°8) - Raoul de Soligné fils de Hasculph de Soligné et de Yseul de Dol (n°10-25-28) -

    - Reginald le Chat (n°47) - Reginald de Mota (n°74) - 

    - Renorata femme de Philippe Barbé tous deux cités en 1298 à Plesguen

    - Renaud fils de Robert, il est cité en 1181 lors de la Grande enquête comme étant possesseur de terres relevant des biens de l'archevêché de Dol;

    - Richard Maréchal époux de Gervaise de Dinan; seigneur de Longueville (n°66) -  Richard père de Geoffroy lui même père de Guillaume (n°68) - Richard père de Payen cité en 1181 -

    - Riwallon de Flacheio en Saint-Broladre (n°2) -  Riwallon fils de Constantin tous deux cités lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol, possesseur d'une partie de l'église de Lanrigan;

    - Robert premier abbé cité de Vieuville cité en 1141 (n°36) - Robert chanoine de Dol (n°1) - Robert l'Anglais écrivain de l'archevêque (n°1) -  Robert Carbon ou Robert Corbun (n°79) - Robert Catus ou Robert le chat, chapelain (n°34-46) - Robert de Cherrueix neveu de Thomas et de Hervé - Robert de l'Espine -  Robert Faon en Viridaria (n°10) -  Robert Favre (n°57) - Robert de Floaville (n°25) - Robert de Gaya (n°34) - Robert Gaule cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141 (n°1-36) -  Robert de Gruel neveu de Guegon de Chobar (n°48-49) - Robert de Hédé, moine en V.V. (n°13) -  Robert fils de Jordan et de Orguen cité en 1147 (n°35) - Robert de Melesse second époux de Juliana Egovis Dame de Tremehin (n°61) -Robert Mingot père de Geoffroy (n°72) -  Robert père de Renault cité en 1181 lors de la grande enquête -  Robert prêtre cité en la dite année 1181 - Robert de Saint-Jean époux de Olive fille de Alain fils Jordan -  Robert de Thoomen (n°62) - Robert de Valle père de Geoffroy (n°21) -

    - Rogier ou Roger de Ros (n°28);

    - Rolland, archevêque romain de Dol successeur de Jean 1er de Dol, sous sa mandature sera réalisée la Grande enquête de 1181 ordonnée par Henry II roi d'Angleterre - Rolland Bojou oncle de Jehan abbé de Vieuville (n°77) -  Roland d'Espiniac ou de l'Espine parent très probable de Geoffroy et de Guillaume tous trois cités en 1198 (n°37) - Rolland Riegen fils d'Olivier et d'Isabelle (n°67) - Rolland de Tremigon neveu de Guegon de Chobar (n°48-49) -

    - Rossel le Blanc fils de Geoffroy (n°24);

    - Ruellan Baudoin ou Gaudoin, moine de V.V. (n°9-11)-  Ruellan sera dit : Ruellon Bodin prêtre de Hirel en 1181 lors de la Grande enquête-  Ruellan de Flacheio (n°28)-  Ruellan frère de Guillaume Jordan (n°9) -

    - Russel Mimo (n°34) -

    - Salomon doyen de Combourg (n°21);

    - Simon le Feutrier (n°63) - 

    - Stephanie de Tinténiac soeur d'Olivier (n°73-76) -

    - Théophania femme de Jean Chapelain seigneur en Epiniac (n°15);

    - Theoginete né vers 1000 et père de Hamon, de Main et de Gautier. Possesseur des dimes de l'église de Cuguen proche de Combourg

    - Thomas la Begasse en Pleudihen (n°2) -  Thomas Bardol seigneur de Zacharie et de Guillaume de Porcom (n°68) - Thomas fils de Boter et époux de Noga (n°1) -  Thomas de Cherrueix oncle de Robert -  Thomas frère de Geoffroy Cortepie (n°11) -  Thomas de Chantegrüe fils de Noga de Cherrueix et de Guillaume Ruffier (n°17) - Thomas de l'Espine en Meslebert (n°47) - Thomas de Kerbriac (n°34) -  Thomas de Pont-Gerouald frère de Alain et de Hamon, possesseur de dîmes en Guguen. Guillaume son fils  donnera à V.V. en 1170 cinq sous à prendre à Guguen - Thomas  fils de Geoffroy de Porcon et d'Hawoise la Degpie (n°58)  - Thoma de Rochefort cité en 1246 lorsque l'abbé du Tronché lui abandonne la terre du Val Hervelin que de lui il tenait en fief -

    -Trehanus fils Brient donne en 1241 à V.V. une demie mine de froment à prendre en la terre de Harel ainsi que trois jours de cueillettes sur les herbages de son frère (n°12); Trehan de Saint-Broladre cité en 1070 en une charte relative aux moines du Mont-Saint-Michel; Trihannus fils de Brient témoin en 1070 de la fondation de l'abbaye de Saint-Florent sous Dol [il est peut-être Tréhan ci-dessus]; Trihannus fils de Glaii et frère de Normandus tous trois eux aussi cités lors de la dondation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol;

    - Truffier de Meillac père de Manasser. Un litige ou une revendication ayant opposée son fils Manasser à Gelduin de Montsorel fils de Hamon sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1);

    - Urfoen, de Charruiers ou Cherrueix, père de Guillaume; Urfoen père de Hingand; 

    - Valence de Morvan  soeur de Guillaume de Morvan tous deux enfants d'Agnès fille d'Olivier de Ploguenoit (n°62) -

    Viridario ou Magna nova viridario: le nouveau grand jardin. Hervé Mercarius ou Hervé Marchand (n°10);

    - Ysold ou Iseuld de Dol femme de Hasculph de Subligny et fille de Jean II de Dol (n°5-10-25-26-28-79);

    - Zacharie de Porcum ou de Porcon parent de Guillaume Porcon (n°68) -

     

    Les chartes

     

     

    La charte de la fondation de Vieuville 

     

    Charte n°1. 1137. In nomine sancte et Individue trinitatis Ego Gelduinis filius Hamonis audiens paupertatis amatoribus regnum Coelorum hereditario jure ore veritatis esse promissum, si ejusdem paupertatis aut nolo, aut nequeo interim executor existere, ipsos saltem pauperes apud illum qui cum dives esset, pro nobis pauper factus est, advocatos et mediatores mihi satago adquirere. Notum itaque sit omnibus Sancte matris ecclesie filiis tam modernis quam successuris  quod ego Gelduinus filius Hamonis pro salute anime mea et parentum meorum, sed et pro salute anime uxoris mee Adelize, et filiorum meorum atque filiarum, pro salute etiam domini mei Gofredi Dolensis archiepiscopi [Geoffroy le Roux lequel fut archevêque de Dol de 1130 à 1146] ipso quoque donante, et concedente, concedente etiam uxore mea Adeliza et filiis meis Johanne et Haimone, dono et concedo Ecclesiae  Sanctae Trinitatis de Savigneio, et monachis ibidem deo militantibus in perpetuam elemosinam ad edificandam abbatiam omnem terram meam de Veteri Villa, ut meum proprium dominicum, tam in campis, quam in pratis, aquis, et virgultis, sicut ab orientali et aquilonali parte cingitur rivulo  quodam qui vocatur Landal , ab occidentali vero, alio torrente  qui dicitur Tramidal, a parte quoque meridiana [meridionali] ex uno praedictorum Rivulorum in alium extat divisio dividens illud Dominicum de Veteri villa a communi territorie de Spiniac, dono etiam stagnum meum quod ex rivulo quem nominavimus Landal, ibi colligitur...excepto quod medietatem piscium stanni et dimidiam molturam molendini qui ex stanno pendet ad presens mihi retineo tali scilicet tenore quod Monachi propriam annonam  et ego meam sine moltura in ipso molendino molere faciemus. Mediam autem piscium et molendini partem monachis eisdem concedo.  Dono insuper terram illam quae vocatur Bigoteria totam ex integro sicut clauditur metis et finibus  suis execpta portiuncula illa quam leprosis donavi quae iterum terminis suis a reliqua dividitur. Nec non et Landam de Catavilla quae erat in calumpnia inter me et praefatum archiepiscopum, idipsum ipso laudante et concedente Archiepiscopo. Cujus scilicet Landae terminus est a parte Bigoteria fossatum quod dividit ipsum Ladam et Bigoteriam usque ad quandam antiquissimam viam versus Capellam; ab alia vero parte a via Dolensi de Spiniac usque ad terram Hamonis filii Corburm. Dono etiam pastionem propriorum porcorum monachorum et ligna ad focum in foestis meis quae ab omni consuetudine et servitio quieta esse concedo at que praecipio.  Hanc itaque donationem terrarum mearum solutam etc. quietam, etc. ab omni calumpnia  etc. seculari exactione liberimam, etc. eleemosinarum lege perseveraturam dono et concedo, nihil in ea retinens nisi aeternam remunerationem, etc. contra omnes  impugnatore ipsuis elemosinae defensionem, tali scilicet conditione, ut in ipsa etc. ex ipsa eleemosina  in Veteri villa Cenobiale domicilium construatur, etc. Abbatia secundum conditionem et consuetudines praefatae  Ecclesiae sancte Trinitatis ibidem fundetur. Cui etiam donationi duas partes decimae quas habeban in parrochia de Millac ab omni exactione consuetudine et seculari liberas etc. quietas  adiungo. Duas etiam partes decimae dimidiae  parrochiae de Toumen omninos liberas et quietas dono etiam calumpniam quam habebam in terra de Rubeo fossato, hoc ipsum donantibus et concedentibus aliis calumpniatoribus scilicet. Manasse et Willelmo filiis Truffier de Milliac; Hugone et Alemanno de Perioch; Guiguen de Riwas; Thoma etiam filio Boter cum Noga uxore sua filia Guillelmi Morel; quas omnes donationes per manum domini Gaufredi praedicte ecclesiae abbatis illas misit. Quam etiam elemosynam Dominus meus Gelduinus de Dolo devote concessit et eorumdem Monachorum porcis pastionem in foresti suis quietam donavit. Non multo autem post tempore convocata et congregata ad consecrandum in ipsa elemosina cimeterium magna multitudine istam elemosinae donationem in hac ipso carta a Domino meo Gaufrido Archiepiscopo, coram plebe recitatam, ipso donante etc. concedente, concedentibus etiam uxore mea Adeliza, et filiis meis Johanne et Hamon, ego quoque coram omnibus concessi, etc. cum subscriptis concessoribus et testibus propria manu in hac carta confirmavi. Ipso etiam die Herveus Taun seipsum cum terra sua quam de me habebat in parrochia de Labozac Deo obtulit in praefata elemosina. Quod et ego coram Archiepiscopus confirmavi. Ipse etiam Dominus meus Archiepicopo  propria manu confirmavit, omnesque eleemosinas amatorum et benefactorum aeterna benedictione et Episcopali absolutione sublimavit. Illos autem qui eam molestare aut violare temptaverint, anathematis gladio a corpore Ecclesiae praescindendos, etc. nisi resipuerint aeternae, damnationis maledictionis ad judicavit. Quod factum est anno ab incarnatione domini millesimo centepsimo trigesimo septimo, mense Augusto, 6. Idus ejusdem mensis. Archipraesulatus autem domini Gauffridi Dolensis Archiepiscopi anno septimo, coram plebe etc. subscriptis testibus. testes magister Huberius canonicus; Jordanus filius Porcher; Robertus Gaullus. Ipse sunt Canonici de Dolo; Robertus Anglicus scriptor Archiepiscopi;  de militibus et laicis Gaufredus Capellanus; Brientius filius Buenvallet; Adelmus Gualensis; Brientius monachus; Benedictus de Chesnei; Radulfus  de Combour; Brientius filius Josce et W.frater ejus; Hamo nepos eorum; Bardulfus de Spiniac et omnis plebs quae assuit. 

      Au nom de la Sainte et Indivise Trinité moi Gelduin fils de Hamon j'écoute les pauvres amoureux du Règne des Cieux auquels de droit  l'hérédité a été promise par la bouche de la Vérité; si la même pauvreté ne me veut pas ou bien si je ne peux pas en attendant m'en montrer l'éxécuteur, que tout au moins je sois pauvre avec lui qui, quand il était riche, par amour pour nous s'est fait pauvre; avocats et médiateurs moi je m'éverturai d'acquérir. Qu'il soit su par tous les fils de la Sainte Mère Eglise, tant actuels que leurs successeurs, que moi Gelduin fils de Hamon pour le salut de mon âme et celles de mes parents, mais aussi pour le salut de l'âme de ma femme Adelise et celles de mes fils et de mes filles, aussi pour le salut de mon seigneur Geoffroy archevêque de Dol [ou Geoffroy le Roux lequel sera toujours en poste en l'année 1147. Voir ci-dessous la charte de donation que fit son frère Guillaume Rufus à V.V. cela en présence de son dit frère Archevêque de Dol. C'est sous sa mandature que sera aussi fondée l'abbaye du Tronchet, proche de Dol, abbaye fondé par Alain fils de Jordan, sénéchal de Dol] lui même concédant le don, concèdent aussi ma femme Adelize et mes fils Jehan et Hamon le don, et concèdent à l'Eglise de la Sainte Trinité de Savigny et aux moines qui en ce lieu combattent pour Dieu, en perpétuelles aumosnes pour la construction de leur abbaye toute ma terre de Vieuville pour l'égard de mon propre Seigneur, tant en champs, tant en prairies, rivières et arbustes, comme à orient et au nord la partie entourée par le ruisseau qui s'appelle Landal, à l'ouest par un autre ruisseau qui se nomme Travidal, au sud par la partie de l'un de ces ruisseaux; autre tout ce qui existe en la seigneurie de Vieuville en le territoire commun d'Espiniac; aussi le don de mon étang  celui du ruisseau qui se nomme Landal [formé par le ruisseau qui se nomme...] , excepté la moitié du poisson recueillit dans l'étang et la moitié des moutures du moulin suspendu à l'étang que maintenant pour moi je retiens, à savoir dans la continuité de ce que auront les moines pour leurs approvisionnements, et moi sans [cependant sans paiement pour moi qui...] ma mouture en le dit moulin que je fais broyer. En outre le don de cette terre qui est appelée Bigoteria close dans toute son intégralité, et jusqu'aux récoltes exceptée la petite portion laquelle j'ai donnée aux lépreux [laquelle hier j'ai donné aux lépreux...], le reste qui encore une fois sera divisé, et en autre la Landam de Catavilla [ou la lande de Chateville séparée de la terre de la Bigotière par un fossé] qui fut une discorde entre moi et l'archevêque précité et conjointement lui même concède l'archevêque, à savoir la terre qui est divisée [qui est délimitée] par le fossé de Bigotière [délimitée par le fossé séparant la lande de la terre de la Bigotière] jusqu'à un certain vieux chemin vers la Chapelle [jusqu'au chemin antique menant à la Chapelle], d'une autre partie par le chemin [menant de...] de Dol à Epiniac jusqu'à la terre de Hamon fils de Corburn. Je donne aussi aux moines leur propre élevage de porcs et le bois en mes forêts pour leurs cheminées et [cela], quitte de tous usages et services, est aussi accordé et prescrit. Donc cette donation de mes terres sans entraves etc. quiète etc. de toute calomnie [à l'abri de toute réclamation...] etc. Libres de toutes exactions séculaires etc. [et les donations franches de toutes impositions séculaires...] de droit concédées, le don des aumones persévérant, il ne sera rien retenu sur elles sauf la Récompense éternelle etc. Et contre tout assaillant ces aumones seront défendues, cela en soi dans de telle condition etc. A partir de ces aumones en la Vieuville les cénobites construirons leurs maisons etc. Deuxièmement de l'abbaye dans les conditions et les coutumes susmentionnées l'église de la Sainte Trinité là est fondée. Et aussi le don de deux parts de décimes que je possède en la paroisse de Meillac, libres de toutes exactions [de toute revendication] coutumière et séculières. Deux parts de décimes sur la moitié de la paroisse de Toumen  [cette paroisse semble disparaitre au XVI siècle formant au paravent une enclave "doloise" voisine de Saint-Coulomb. Dom Morice preuve 1 colonne 575.Elle semble avoir été avalée par la mer lors de la montée de son niveau cela tout comme la paroisse de Paluel laquelle était-elle au nor de Roz sur Coueson. Hervé de Tremigon plus tard donnera lui à V.V. deux jugers de terre et un juger de pré tous trois proches du village de Tourmen : ...juxta villam Thoumein...Dom Morice colonnes 773 et 785. Histoire féodale des Marais, Territoire et église de Dol.; par Jean Allenou, année d'édition 1918],  libres de tout et tranquilles, don aussi pour la calomnie [la discorde, la revendication] que j'ai eu en la terre du Fossé Rouge, et c'est le même don concédé pour d'autres calomnies [pour d'autres revendications seigneuriales] à savoir  [celles que j'ai eu avec......] Manassé et Guillaume fils de Truffier de Millac, Hugues et Alemanno de Perioch [Piriacum, Pirieuc terre assise en la paroisse de Meillac] ; Guiguen de Riwas [Guiguen : aujourd'hui petite ville située au centre d'une ligne reliant la Boussac-Espiniac à Combourg] ; de même Thomas fils de Boter avec Noga sa femme fille de Guillaume Morel; tous ces dons par la main de Geoffroy [furent] transmis à l'abbé de la dite église; que aussi ces aumosnes mon Seigneur Gelduin de Dol [fils de Jean 1er lequel, fils de Riwallon Chèvre Chenu fut seigneur et archevêque de Dol] avec dévotion a accordé et aux mêmes moines le pâturage des porcs en la forêt fut donné tranquille. Peu de temps après la convocation [la réunion] et réunis ont été consacrées les mêmes aumosnes en le grand cimetière, cette multitude d'aumosnes données en cette même charte de mon Seigneur Geoffroy archevêque avant que la plèbe [les gens] les récites; par le don de Dieu etc; Octroient et concèdent aussi Adelise ma femme et mes fils Johanne et Hamon; je les ais aussi toutes données etc. avec l'accord des souscripteurs et confirmés dans la présente charte par la propre main des témoins. Aussi le même jour, Hervé Taun lui même avec sa terre que de moi il tenait en la paroisse de la Boussac à offert à Dieu dans les aumosnes susmentionnées que moi et l'Archevêque nous avons confirmé. Il a aussi mon Seigneur Archevêque confirmé de sa propre main toutes les aimables aumosnes, les bénéfices et la bénédiction éternelle et exalté l'absolution de l'Episcopal. Mais pour ceux qui tenteront de molester ou de violer, l'anathème, l'épée du Corps de l'Eglise, les déchirera etc. Cela a été fini dans l'année de l'Incarnation du Seigneur mille cent trente sept mois d'Auguste, aux 6ème ides du même mois. Voici les dignités de Geoffroy archevêque de Dol, année 7 [Geoffroy le Roux en effet sera nommé archevêque de Dol en 1130] devant le peuple etc. Les témoins suivants. Témoins : Maître Hubert canonici; Jordan fils de Porcher; Robert Gaule. Il est du Canon de Dol : Robert l'Anglais écrivain de l'archevêque; les chevaliers et laïcs : Geoffroy Chapelle; Brient fils Buenvallet; Aldem Gualensis; Brient moine; Benoit de Chesnei; Raoul de Combourg; Brient fils de Josce et Guillaume son frère; Hamon leur neveu; Bardulfus d'Epiniac et tout le peuple assidu.  

     

    Chartes n°2. Johannes d.g. [Dei gracia] Dolensis ecclesie minister humilis not. [notificatio] elemosinas etc. Ex dono Oliverii Spine clerici in parrochia de Cuguen paruam decimam; ex dono Henricii de la Barre militis in parrochia de Ros Landrioc aliam paruam decimam; ex dono Thoma la Becache in parroichia de pledihen aliam paruam; ex dono Johannis Loüel aliam parvam juxta sanctum Piatum; ex dono Rivellonis de Flachei in parrochia de S. [sancti] Broalardi; ex dono Uxoris Gaufredi Spine filii Eudonis sororis Gaufredi Cortepie in parrochia S.Marchanni paruam decimam; ex dono Mengui piscatoris paruam decimam etc.

    Jehan par la Grace de Dieu humble ministre de l'église de Dol [Jean évêque de Dol] notification des aumônes etc. Don d'Olivier de l'Espine, clerc, en la paroisse de Cuguen petite dime [village relevant au moyen-âge de la paroisse de Combourg l'église de Guguen sera cependant citée dès le XI siècle quand Main, fils de Theoginete, offrira en 1066 les dîmes de l'église de Cuguen à l'abbaye de Saint-Martin de Tours; Main fera cette donation avec l'accord de son père ainsi que ceux de ses frères, Hamon et Gaultier, donation faite pour leur maladie à tous deux. Outre les dimes personnelles qu'il possédait en cette église, Main en possédant le tiers et ses deux autres frères les deux autres tiers, Main donnera également ses dîmes assises en l'église de Noyal , dans la continuité de sa guérison à son tour Gaulier donnera à Marmoutier ses propres dîmes]; puis le don de Henri de la Barre soldat en la paroisse de Roz Landrieu autre petite dime; le don de Thomas la Becasse [probable ancestre de la terre seigneuriale de la Becassière en Pleudihen] en la paroisse de Pleudihen autre petite [dime]; puis le don de Jehan Louvel autre petite [dime] proche de Saint-Piat; puis le don de Riwallon de Flacheio en la paroisse de Saint-Brolabre; puis le don de la femme de Geoffroy de L'Espine soeur de Geoffroy Cortepie en la paroisse de Saint-Marcan petite dîme; puis le don de Mengui petite dîme d'une pêcherie etc.

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    Charte n°3. 1307. Universis presentes litteras inspecturis et audituris off. et senescallus Dolensis noveritis quod coram nobis in jure constitutis Jametus [James celui-ci étant à l'origine du prénom Jacques] le Paumier spontaneus non coactus dat concedit Deo et monasterio de Veteri villa et monachis ibidem Deo servientibus pro salute anime sue tres pecias de terre in parrochia de Espiniaco sub dominio Radulfi Baderon armigeri quarum una sita est etc. tenendas et possidendas a dictis religiosis et eorum monasterio et successoribus; fuit etiam in nostra presentia personaliter constituta Haisia uxor dicti Jameti cum authoritate dicti Jameti que spontanea, et non coacta confirmat et ratificat donationem predictam et in primis renuntiavit coram nobis omni juri dotalitii. Anno dni 1307.

    Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre et officiellement écouterons et.. sachez qu'en présence du sénéchal de Dol constitué [établi] en droit Jacques le Paumier spontanément et non forcé a donné concédant à Dieu et au monastère de Vieuville, et aux moines qui là servent Dieu, pour le salut de son âme, trois pièces de terre en la paroisse d'Epiniac dont l'une est placée sous  la propriété [sous la possession de ...] de Raoul Baderon écuyer etc. maintenue et possédée par les dits religieux et leur monastère et successeurs; a été aussi en notre présence, constituée de sa personne, Haisia femme du dit Jacques avec l'autorisation du dit Jacques qui a spontanément et non forcée confirmée et ratifiée la dite donation et en premier renoncée devant nous à tous ses droit de [dotations] douaires. Année du Seigneur 1307.

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    Charte n°4. 1257. Universis christi fidelibus p.l. [presentes litteras] vel audituris Radulfus d'Albineio dominus de Landal, salutem in domino; noveritis quod in mea presentia constitutus Guillelmus Buticularius miles primogenitus Gaufredi Buticularius dolsn. [dolensi] mil. [militus] pro dei amore et anime sue et antecessorum et heridum suorum, salute dedit et concessi beate Marie de Veteri villa, et monachis ibidem deo servientibus quidquid propinquitatis jure et reclamationis  habebat ant habere posset in omnibus acquisitionibus et elemosinis quas dicti monachi habebant in toto feodo patris sui, et aliorum antecessorum suorum et specialiter in toto illo feodo quod Gaufridus dictus Capella et heredes sui de dicto patre suo tenere solebant in parrochia de Espiniac; concessit insuper eisdem monachis in puram et perpetuam  elemosinam  et ex tune presente cartular confirmavit ommes elemosias que ipsis in dicto feodo amodo fient, et omnes alias acquisitiones etc. presentes litteras sigillo nostro, una cum sigillo dicti Guillelmi sigill. [sigillas]. Datum anno domini 1257.

    A tous les fidèles dans le Christ qui regarderont et écouterons cette présente lettre Raoul d'Aubigné seigneur de Landal [Ici Raoul d'Aubigné époux de Sybille de Valognes]  salut en le seigneur. Sachez tous que en ma présence constituée Guillaume le Bouteiller, [ici le patronyme le Boutiller était propre à une charge féodale. Cette charge donnera ainsi naissance au patronyme Boterel par exemple...] chevalier, fils aisné de Geoffroy Bouteiller de Dol, chevalier, pour l'amour de Dieu et le salut de son âme et celles de ses ancestres et celles de ses héritiers, donne et concède à la bienheureuse Marie de Vieuville, et aux moines qui en ce lieu servent Dieu tout ce que de droit il a à proximité et tout ce que également il pourrait avoir reçu en toutes les acquisitions  et aumônes que les dits moines ont en tous les fiefs de son père et de ceux de ses autres ancestres  et spécialement l'ensemble de ses fiefs que Geoffroy dit la Chapelle et héritiers tiennent habituellement de son dit père en la paroisse d'Espiniac concèdés par ailleurs aux mêmes moines en pures et perpétuelles aumônes. Et puis furent confirmées en la présente charte toutes les aumosnes désormais en le dit fief et toutes les autres acquisitions etc. En cette présente lettre notre sceau avec un sceau dudit Guillaume qui signe. Daté de l'année du Seigneur 1257.  

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    Charte n°5. Vers 1170. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit Hasculfus de Soligneio salutem; noverit universitas vestra quod Johannes Villicus doli cum fratribus suis Hamone, Eudone, Oliviero et duabus sororibus quas solas habebat, et uxore sua, non enim ad huc habebant heredem qui concedere sciret [savoir] vel deberet, dimisit abbatie Veteris ville bono ductus consilio decimam illam tertiam videlicet partem quam jure hereditario in vineis suis apud Dolum possidere videbantur, et longo tempore ammatim ab ipsi acceperat, et pater illius ante eum, hanc enim retinebat contra jura privilegiorum ordinis cisterciensis. Habuit autem de caritate monasterii LXX solidos andegavenses, et concessi eam sicut dictum est praefate abbatie liberam et quietam et jure elemosinarum perpetus possidendam, hoc non est sub silentio transeundum quod si aliquo tempore ut fieri solet terra illa vineis omissis vel succisis addentum rediget segetum, monachi nihilominus decinam possiderunt. Hoc ego Hasculfus quia predicte vince ex largitate ancessorum meorum sepe dicte abbatie collate fuerant concedente Yselde uxore mea volui et concessi, et etiam me custodem et tutorem constituens sigilli mei authoritate firmavi sub testibus istis

    A tous ceux à qui ce présent écrit parviendra Hasculf de Soligné [ou de Subligny] salut. Vous devez tous savoir que Jean villicus de Dol [Villicus : Celui qui tient ou qui gère une ferme, un domaine, un bien et donc aussi gère la perception des taxes financières dues lesquelles de droit reviennent au seigneur. Fils de Geoffroy voyer de Dol, le dit Geoffroy étant cité en 1173 lors de l'insurrection qui fut menée à l'encontre d'Henry II, Jean aura en effet pour soeur Dionisia laquelle épousera Geoffroy Baderon. Jean ici cité aura pour enfant notamment Hasculph le Voyer lequel lui aussi sera Voyer de Dol ], avec ses frères Hamon, Eudes, Olivier et deux soeurs que seul il a, et sa femme,  il n'a plus d'héritier pour concéder ou qui devait,  abandonne à l'abbaye de Vieuville avec de bonnes intentions la troisième partie des dimes que par droit d'hérédité il semblait devoir posséder dans les vignes de Dol et que depuis longtemps chaque année il recevait, et son père avant lui,  cela étant détenu contre les droits et privilèges de l'Ordre des Cisterciens. Par charité au monastère 70 sols d'Angers et concède à la dite abbaye mentionnée, libres et tranquilles et de droit la possession éternelles des aumosnes,   si à n'importe quelque moment ce silence était outrepassé comme cela arrive souvent en la terre des vignes cédées, réduisant leurs champs, les moines n'en possèderont pas moins pour autant les dimes. Cela moi Hasculph je le veux pour la dite victoire de la largesse de mes ancestres souvent accordée à la dite abbaye,  ma femme Ysolde veut et concède et et aussi en gardien et tuteur je me constitue sous l'autorité de mon sceau confirmé là par les témoins

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    Charte n°6. 1212. Universis christi fidelibus presentes inspecturis Gaufridus Filicer dnus [dominus] etc. Noveritis universi me dedisse et hac carta mea in puram et perpetuam elemosinam confirmasse pro salute etc. monachis de Veteri villa vignti minas frumenti in molendino meo de Marcille annuatim reddendas in festo sancti Remigi, unde unus monachus presbiter habeat necessaria qui pro me et ancessoribus meis jugiter divina celebrare teneatur etc. quod ut perpetuam obtineat firmitatem, id letteris adnotari, et sigilli mei feci munimine roborari, actum est hoc anno a nativitate domini 1212.

    Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette présente Geoffroy Filicer [Geoffroy Fougères petit fils de Raoul II tous deux "baron" de Fougères. Le 25/07/1204, en litige avec son oncle Guillaume, devant la cour de Guy de Thouars, alors régent du duché de Bretagne pour sa fille mineure Alix, il donnera à son oncle une partie de son bien; à savoir le Coglès et 100 livres de rentes à Marcillé. Son aïeul Raoul II sera nommé sénéchal de Bretagne par Henry II d'Angleterre et par lui "gardien" de la maison seigneuriale de Dol puisque tuteur de sa nièce; Raoul II prendra lui pour épouse en effet Jeanne de Dol la propre fille de Geldouin de Dol et de Noga de Tinténiac.] seigneur etc. Vous devez tous savoir que j'ai donné, et ce par ma charte, en pures et perpétuelles aumosnes confirmé par le salut etc. aux moines de Vieuville 20 mines de froment en mon moulin de Marcillé chaque an payable en la fête de Saint-Rémi [ou Marcillé-Robert" proche de Vitré-Fougères] ; ainsi un moine prêtre nécessaire pour moi et mes ancestres pour constamment [pour tous les jours...Geoffroy de Fougères donnera ainsi à Vieuville 20 mines de froment afin de pourvoir à la subsistance des besoins d'un prestre lequel sera chargé de célébrer tous les jours...] célébrer le Divin etc. afin d'obtenir une stabilité permanente; cette lettre annotée [enregistrée] et de mon sceau j'ai confirmé, fait cette année de la Nativité du Seigneur 1212.

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    Charte n°7. Vers 1255. Presentibus et futuris presentem paginam inspecturis ego Radulfus de Albineio salutem; notificamus vobis quod discordia illa vertebatur inter abbatem et monachos Veteris ville, et filios [pluriel de filio] Willelmi filii Alani super pratis de Travidal [terre située toujours aujourd'hui en la commune d'Epiniac bordée par le ruisseau du même nom]  coram nobis in hunc modum sopita est post mortem. Patris sui qui aliquandiu partem pratorum, illorum ut monachi dicebant injuste tennerat, monachi clamorem fecerunt de Willelmo filio alterius Willelmi majore natu [natu majore = l'aisné d'une famille; natu ninor = le puisné d'une famille], et coram me diu inter illos querela illa ventilata est ille et enim dicebat se non tenere prata illa, de me sed de Gervasis Baderon [ Gervais Baderon,  l'enfant aisné de la famille, vers 1200 donnera à V.V., située en le territoire d'Epignac, sa terre de la Ville Herebert, dépendances comprises, cela avec la moitié de ses dîmes applicables en cette terre; il donnera aussi toutes ses dîmes propres à la paroisse de la Boussac. Gervais Baderon est très probablement "descendant" de Caradoc de la Boussac puisque celui-ci sera le père de Guihenoc ou Wihenoc et de son frère dit "Baderon" ce dernier étant très probablement la "racine même "de ce patronyme breton. Guihenoc lui est cité dès l'année 1055 peu avant la bataille d'Hasting. Il sera en effet nommé sur une charte relatant une donation faite à l'abbaye de Saint-Serge d'Angers, donation relative au don de l'église de Montreuil sur Pérouse. Au lendemain de Hasting Guihenoc sera appelé en Angleterre par le vainqueur normand Guillaume de Normandie lui confiant il est vrai en 1076 la garde du château de Monmouth. Au regard de son "installation" sur le sol anglais Guillenoc était très probablement le frère "puisné" de Baderon ancestre lui de notre Gervais Baderon ici cité. Une charte du début du XII siècle relatera le don que fera Guihenoc alors présent en Angleterre à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur; cette même charte attestera en même temps de la confirmation faite par Guillaume ou Willelm Baderon, celui-ci étant alors présenté comme étant le propre neveu de Guihenoc, de l'ensemble des donations faites à Saint-Florent par son père Baderon sur ses terres d'Epiniac et de la Boussac. Présent lui aussi en 1090 à Monmouth Guillaume abbé de Saint-Florent de Saumur recevra notamment il est vrai la terre de Chachebren laquelle lui fut offerte par Willelm fils de Baderon et par sa femme aussi.  Guillaume semble avoir eu à son tour un fils lui aussi nommé Baderon: ...que autem in dominatu Baderonis stabilita sunt, eandem libertatem quam Badero habet habere debent sicut ab antecessoribus ejus, hoc est Guihenoco et ejusdem Baderonis patre Willelmo, post adquisitionem angliae donata fuerunt...Willelme ou Guillaume fils de Baderon sera lui même successeur de son père et de son oncle du château de Monmouth semble t-il, cela peu avant 1086. En effet certaines chartes du prieuré de Sainte-Marie de Monmouth citent ces deux hommes, l'oncle et le père de Willelme; le fait que Willelm ou Guillaume ait eu aussi pour enfant Robert de Walensis, seigneur anglais, semble confirmer ce fait aussi. D'après une charte Guihenoc, ici oncle de William et frère de Baderon,  semble avoir fini sa vie comme moine. Apparaissant donc dès la fin du XI siècle la famille seigneuriale des "Baderon" possède donc une authenticité aussi importante que la seigneurie de Dol puisque Caradoc de la Boussac était lui contemporain de  Riwallon le premier seigneur de Combourg cité par l'Histoire. Cette même histoire fera en sorte que par ses faits et gestes la "branche puisné, elle installée en Angleterre, connaissent un rôle historique beaucoup plus important que sa branche aisnée elle retournée en le pays de Dol. L'ancestre de Cadaroc de la Boussac était-il déjà "seigneurialement" assis en le pays de Dol cela avant même que la seigneurie de Combourg soit créée pour le dit Riwallon, frère de Josselin de Dinan et fils du vicomte Haimon ? Aussi ancienne que la maison seigneuriale de Subligny, aussi ancienne que la maison seigneuriale de Montsorel fondatrice de l'abbaye de Vieuville, aussi ancienne que la maison seigneuriale de Combourg, si la maison de Baderon en Bretagne ne sera jamais que "sujet vassalique" de la jeune seigneurie de Dol-Combourg, cela au XI et XII siècles, elle a été néanmoins l'une des bases fondatrices du pays de Dol elle aussi et cela parmi les plus anciennes. Le litige porte ici en cette charte sur les prairies de Travidal, terres relevant du fief des seigneurs de Montsorel, terres disputées aux moines de Vieuville par les fils de Guillaume Alain, prairies antérieurement offertes à V.V. par Gervais Baderon lui même ]  suo majore natu et de electo dolemsi, et ipsum Gervasium predictum Willelmus in curia mea collocavit ad tuendam  illam ut quod ipse enim faceret ratum haberet. Contentio vero facta est inter me et electum Dolensem  supra prata illa, et propter hanc altercationem de medio tollendam placuit ipso dno electo, ut mihi loqueretur testimonium terre ad cujus dominium prata illa viderentur pertinere, quod et ego concessi postea vero die constituta accessimus ad prata illa cum multitudine magna militum et aliorum hominum, et ibi homines denominati sub juramento dixerunt quod quicumque prata illa possideret de me tenere deberet, quia de feodo meo erant, et ad jus meum pertinebant quod videntes... monachi ... iterum ad me accesserunt, et petierunt prata sibi reddi, et eis in presenti investivi quod no lui facere nisi per judicium curie mee tandem die constituta apud Labocae [la Bocae ou Labocac ou aujourd'hui la Boussac laquelle fut détachée hier de la paroisse d'Epignac] la Boussac astuerunt multi mil. et viri prudentes qui utranque partem audientes, et diu secum retractantes judicaverunt filios Willelmi ad heredit atem illam non poste redire, quia in principio cause mee dominum suum non recognonerunt, tunc per judicium investiri abbatem et monachos qui ibi ad erant pratis illis jure elemosinarum in perpeturum possidentis. Postea vero monachi cum aliis duobus fratribus praedicti Willelmi Guidone, et Jehanne locuti sunt et ut omnem suam dimitterent calumniam de caritate sua dederunt eix sex libras andegavenses, et super altare in Capella mea de Landal manu corporaliter prestita pratis illis peritus ab renuncianerunt. Hanc antem pacem Willelmus fratre illorum majore  matu qui preta per judicium perdiderat concessit, et similiter manu prest ita super sancta confirmavit, et sopitis omnibus querelis inter ex pax confirmata est similiter filii Eudonis Baderon cognati predictorum juvenum quando sepultus est pater eorum in monasterio, hanc pacem et omnes alias elemosinas de feodo sus et de feodo ancessorum suorum abbatie concessorunt, et ut hoc ratum etc. Sigilli mei etc. Testibus G. priore Veteris ville; M. monacho; G. archidiacono dolensis; G. Bardol; R. Bardol; P. Querloel; R. de Combor.  


    Pour le présent et l'avenir à tous ceux qui regarderons cette présente page moi, Raoul d'Aubigné salut; vous devez savoir que cette discorde dirigée entre l'abbé et les moines de Vieuville et les fils de Guillaume fils de Alain sur les prairies de Travidal fut de notre côté réglée de cette façon :  Après la mort de leur père [Guillaume fils de Alain] certaines parties des prairies étaient injustement détenues par les moines [ici est la réclamation contre V.V. des héritiers de Guillaume fils de Alain] ; les moines ont crié [contre] Guillaume autre fils de Guillaume l'aisné [contre Guillaume l'aîné de la famille... Est-ce ici le dit Guillaume Alain ci-dessus ou bien Guillaume lequel, fils aisné de Guillaume Alain, était alors probablement le meneur ou le représentant de ces mêmes héritiers de Guillaume fils de Alain ?] et devant moi longtemps parmi ceux qui ont diffusé la plainte [les dits héritiers de Guillaume fils de Alain lesquels revendiquaient la possession de Travidal]  il a été dit que les prairies [de Travidal] n'étaient pas tenues de moi mais de Gervais Baderon son aisné [Son beau-père ? Guillaume fils de Alain aurait pris pour épouse une fille de Gervais Baderon ? Le ou les fils de ce derniers alors auraient été cousins du dit "Guillaume fils de Gauillaume fils de Alain"] et de l'élu de Dol; et Gervais et le dit Guillaume en ma cour établie feront de sorte que cela soit ratifié [que cela soit reconnu]. En vérité le contentieux s'est produit  entre moi et l'élu de Dol [l'évesque de Dol] sur ces prairies et à cause de cette altercation, en son milieu s'interposant, [l'évesque en le milieu de cette affaire s'interposant] il a été décidé par le seigneur électeur de l'enlever [l'évesque de Dol décida de revenir sur sa prétention concernant la possession des prairies de Travidal]; je parle en tant que témoin seigneur de la terre à laquelle cette prairie semble appartenir [cette terre relevant de son fief de Landal]  et que j'ai donné plus tard [Raoul d'Aubigny semble ici avoir confirmé la donation faite hier à Vieuville par Geldouin de Dol, donation concernant les dites prairies de Travidal]; d'autre part le jour désigné où je suis venu dans cette prairie avec une multitude de chevaliers et d'autres hommes et que les hommes là nommés ont déclaré sous serment que quiconque possèdera cette prairie devra la tenir en possession de moi parce que elle relève de mes fiefs [bien de Gervais Baderon les prairies de Travidal relevaient toutes en effet du fief des seigneurs de Montsorel cela suivant le principe même du droit féodal] et de l'étendue de ma justice que regarde... ...les moines ... ... de nouveau venu à moi, et demandait en retour ma prairie, et dans le présent investi ... ...et des hommes sages qui ont entendu les deux parties ont jugé en révision avec les enfants de Guillaume ses héritiers afin de ne pas y revenir. Depuis le début de cette affaire ils n'ont pas reconnu notre seigneur; par jugement nous investissons l'abbaye et les moines dans le droit qu'ils avaient en ces prairies et a perpétuité les aumosnes qu'ils y possédaient. Et après les moines avec les deux autres frères  de Guillaume s
    usmentionné, Guy et Jehan, ont parlé et pour s'acquitter de toutes leurs calomnies par charité [Guillaume, Jean et Guy tous frères héritiers de Guillaume fils de Alain]  ont donné six livres d'Angers et sur l'autel en ma chapelle de Landal  matériellement de leur main ont offert habilement [avec justice] les prairies en y renonçant. Avant cette paix William [Guillaume l'aisné frère de Jean et de Guy] le frère aisné a accordé par jugement le prix de ce qu'ils avaient perdu et de même la main posée sur tous les saints confirma et pour apaiser entre eux toutes ces querelles la paix est confirmée et pareillement pour le fils Eudes Baderon, cousin des jeunes précités, quand son père fut enterré en leur monastère et toutes les autres aumosnes de mes fiefs et des fiefs de mes ancestres seront concédés à leur abbaye etc. et que cela soit ratifié etc. mon sceau etc. Temoins G.prieur; M.moine; G.archidiacre de Dol; G.Bardol; R.Bardol; P.Querloel; R.de Combourg.


    Pour ceux qui en le présent ou dans le futur [qui aujourd'hui ou demain] inspecteront [regarderont] [cette] présente page moi, Raoul d'Aubigné salut. Nous vous notifions la discorde qui se retourna entre l'abbaye et les moines de Vieuville et les fils de Guillaume fils de Alain sur les prai ries de Travidal, devant nous [et] de cette manière, pour se reposer après la mort. Leur père pour certaines parties de [ces] prairies les moines ont dit qu'il les tenait injustement ; les moines ont clamé [ont crié contre] Guillaume fils de l'autre Guillaume majeur par l'âge [l'aisné] et depuis longtemps entre eux la querelle s'est diffusée

     

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    Charte n°8. Omnibus christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit R.de Albineio salutem. Noverit universitas vestra quod Gervasius Baderon ab renuncians seculo, et suscipiens habitum reliogionis in Veteris villa; dedit eidem abbatie in perpetuam elemosinam liberam ommine et quietam totam decinam suam de Labocat , et tam villam Herbert ex integro cum omnibus pertinentiis suis et totam decimam medietatis Ville Hervei. Concesserunt autem hec omnia et omnes elemosinas de feodo suo videlicet prata de Travidal et quartam partem Harelterie, et omnes alias quas habebant monachi de feodo ancessorum suorum , Joannes fratre ejus et Nicolaas soror eorum, et Johannes de Moscon maritus ejus, et omnes pueri ipsius Nicholae. Hujus donationis testes sunt M.abbas ; G.Prior; Denoales et R. de Passibus monachi; G.Barbot; R.Bardol et R. de Combor milites et multi aliis hoc autem donum quia de feodo meo erat, et volui fieri firmum et in perpetuo permanserum. Concedente uxore mea. M. sigillismei defensione roborari. 

     Pour tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra Raoul d'Aubigné salut. Vous devez tous savoir que Gervais Baderon a renoncé au monde et a reçu l'habit des religieux en la Vieuville, il donne à la même abbaye à perpétuité ses aumosnes libres de tout et tranquilles, toutes ses decimes de Labocat [la Boussac], et ainsi que la Villa Herbert en intégralité avec toutes ses accessoires [dépendances et appartenances, tout ce qui ressort de...]  et toute ses decimes, la moitié de la Ville Hervei. Voici qu'il concède tout ceci et toutes les aumosnes de son fief en les prairies de Travidal et quatre partie de Harel et tout ce que les autres moines de ses fiefs ont reçu de ses ancestres; Jean son frère et Nicole leur soeur et Jean de Moscon son mari et tous les jeunes hommes [enfants] de la même Nicole. Les témoins de ces donations sont Maurice abbé; Guillaume prieur; Denolaes et Raoul Passibus moines; Guillaume Barbot; Raoul Barbol et Raoul de Combour chevaliers et plusieurs autres; ces dons en raison de mes fiefs et que je veux que cela devienne ferme et reste en permanence. Concède ma femme confirmé par sous la défense de mon sceau. 

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    Charte n°9. Omnibus Christi fidelibus presentem paginam inspecturis P.dei gratia S.Maclovii episcopus, et Willelmus abbas de Tronchei et P.S.Maclovii archidiacomus  a Dno papa delegati salutem et delectionem, noverit universitas vestra nos confirmasse authoritate D.P. abbatiet monachis de Veteri villa possessionem terre in parrochia de Bagar [Baguer-Morvan] per judicium curie dni dolensis ostense, et tres solidos de redditibus terre quos seilicet Willelmus Jordan et Ruellonus Baudoin per decem annos post mortem Willelmi de Pontegeroart [ou Guillaume fils de Thomas de Pont-Gerouard. Guillaume donnera également à V.V. cinq sous en Cuguen : Don Morice P1 colonne 785. Thomas vivant vers 1170 avait pour frère Hamon et Alain; Thomas de Pontgerouard entrera dans l'importante famille des seigneurs de Baderon épousant Ales soeur de William et d'Eudes Baderon: . Iterum dedit praedicit abbatiae Thomas de Ponte Geroaldi unam mesuram concedente uxore sua Ales et concedentibus soceris suis Willelmo Baderon scilicet et Eudone fratre ejusdem Willelmi et concedentibus fratribus suis Alano scilicet et Hamone. Traduction : Encore donne à la dite abbaye Thomas de Pont Geroaldi une mesure, concède Ales sa femme et concèdent son beau père à savoir Guillaume Baderon et Eudes le frère du même Guillaume et concèdent aussi ses frères à savoir Alain et Hamon [Dom Morice P1 colonne 666. Il existe toujours de nos jours le manoir de Pont-Gerouard fait au XVI siècle en cette terre située entre Dol de Bretagne et Epiniac proche du bourg de Carfantin. Peut-être au tout début du XIII siècle sera cité aussi à Pont-Gerouard Hamon Beuvon ce dernier donnant à V.V. une masure située sur cette terre ]; ex dono Hamonis filii W.Bevum unam mesuram in Ponto Geroaldi concedente sorore sua et sororio suo Johanne de Langan. Traduction : et le don de Hamon fils de Guillaume Bevum une mesure en le Pont Geroaldi, concède sa soeur  et  les soeurs de Jehan de Langan [Dom Morice P1 colonne 773.] a possessione dicte terre videlicet a Guillelmo Garembert receperunt sicut probatum est in nostra curie apud Combor per testes legitimes monachorum presente predicto Willelmo Jordan et Ruellone Baudoin et predicta authoritate illos omnes excommunicarimus qui predictam possessionem presump serint pertubare presentim Willelmus Jordan et Ruellonum fratrem suum misi possessionem illam domini serint quiete et si in alia curia molestare presumpserit etc...

      Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette présente page Pierre par la grace de Dieu evesque de Saint-Malo et Guillaume abbé du Tronchet et Pierre de Saint Malo archidiacre délégué de notre seigneur le Pape salut. Et par choix vous devez tous savoir que nous confirmons d'autorité à l'abbaye et aux moines de Vieuville la possession de la terre en la paroisse de Baguer Morvan par le tribunal de notre cour seigneuriale de Dol représentée ; et en retour de cette terre 3 sols à savoir à Guillaume Jordan et Ruellan Baudoin pour dix années après la mort de Guillaume de Pontgeroard pour la possession de la dite terre de Guillaume de Garembert. Reçu et approuvé en notre cour de Combourg avec pour témoins légitimes les moines présents les dits Guillaume Jordan et Ruellan Baudoin. Et de la dite autorité l'excommunication pour tous ceux qui seront présumés de perturber la dite possession; présents Guillaume Jordan et Ruellan son frère qui donnent cette propriété tranquille et si en une autre cour il est présumé des représailles etc...

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    Charte n°10. Omnibus sancte ecclesie filiis presentibus et futuris Hasculfus de Soligneio salutem in Christi, notum sit vobis quod ego Hasculfus de Soligneio dedi monachis Veteris ville in perpetuam elemosinam, liberam et quietam, concedente Yselde uxore mea et filiis meis Johanne et Radulfo totam terram |qm| Herveus Mercarius tenebat de me in Magna nova Viridaria et totam terram quam Robertus Faon habebat in eadem Viridaria, nec non et totam terram quam idem Herveus clausit in Bella Insula, et duas plateas in Paluel has omnes tradiderum mo pradicto Herveo jure hereditario tenendas sub anno censu 3 sol.andeg. in festivitate sancti Michaelis, verunt ut hae rata demiceps et firma permaneant scripto commendari et sigilli etc. Testibus his Pincerna Doli, Gaufrido Spina; Garn.monacho Montis Sancti Michaelis; Gaufrido Corrigiaro etc.

    Pour tous les fils présents en la sainte église, présents et futurs, Hasculf de Subligné salut en le Christ. Vous devez tous savoir que moi Hasculf de Subligné donne aux moines de Vieuville en perpétuelles aumosnes, libres et tranquilles, que concèdent Yseulde ma femme et mes fils Jean et Raoul, toute la terre que Hervé Mercarius [Hervé Marchand] tien de moi en le nouveau grand Jardin et toute la terre que Robert Faon tien ou non en le même Jardin et toute la terre que le même Hervé a cloturé en Belle Isle et deux rues en Paluel ; et livré par le dit Hervé tenu en droit d'hérédité, sous l'année, [la somme] estimée à 3 sols d'Angers à la fête de Saint-Michel. Pour que ceci soit valide et reste ferme nous le confirmons et notre sceau etc. Témoins le Pincerne de Dol Geoffroy de l'Espine; Garin moine du Mont Saint-Michel; Geoffroy Corrigiaro etc.

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    Charte n°11. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit ego Johannes de Dolo, filius Hasculfi de Soligneio, salutem. Noverit universitas vestra quod concessi abbatie Veteris ville  et monachis ibidem deo servientibus, 8 acras terre in virideriis [viridariis = bosquet d'arbres, jardin...] in terra que dicitur Rabiet quas pater meus eis dederat ante quam pro fecisse retur [?]  in angliam pro ira Regis francie liberas omnium et quietas ab omni exactione et jure elemosinam possidentas, excepto quod de unaquaque acra reddent milii vel patri meo in festivitate sancti Michaelis dimidiam minam frumenti sciendum antem quodet meo ...clauserant alias duodecim acras quator liberas ab omni redditu pro pitanciam Johannis de Dolo patris, matris mee de reliquis vero 8 reddent sicut de istis, hoc autem concessit Johannes de Dolensis episcopus dominus meus hoc etiam concessit, Jodoinus filuis meus quem solum habebam et Noga filia mea, hoc ego quia integrum etc. = je fais cela en toute intégrité etc. Sigilli etc. sub testibus istis Mauricio abbate ; Gaufrido priore ; Luca et Joseph monachis ; Gaufrido Cortepie ; et Thomas fratre suo ; et Ruella Gaudoin et multis aliis in eadem terra supradicti monachi ex dono patris mei et matris mee ...

    Vers 1196 . Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra moi, Jean de Dol [Jean III de Dol père de Geldouin et de Noga] , fils de Hasculf de Soligné, salut. Vous devez tous savoir que j'ai concédé [que j'ai confirmé à...] à l'abbaye de Vieuville et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, 8 acres de terre, en jardin, en la terre qui est dit Rabiet [Violente ?] que mon père leur avait donné avant qu'il fasse son retour d'Angleterre pour la colère du roi de France, [Hasculf alors présent en Angleterre avait dû probablement hâter son retour afin de contrer la venue en Bretagne du roi de France]  libre de tout et quitte de toute exaction et possédant de "en droit" les aumosnes, à l'exception [à la condition] que pour chaque acre de millet soit rendu à mon père en la fête de Saint-Michel une demie mine de froment  qu'il conviendra de prendre avant en la même terre des moines précitée, le don de mon père et de ma mère  et mon ... [mot manquant...] douze autres acres de terre clos, quatre libres de tout paiement pour la pitance du père de Jean de Dol, de ma mère, pour les huit qui reste ils devront les rendre; cette concession Jean évesque de Dol mon seigneur également le concède, Geldouin mon seul fils l'a fait et Noga ma fille, je fais cela en toute intégrité etc. mon sceau etc. Sont témoins Maurice abbé [Maurice qui sera abbé de V.V. en la dite année 1196], Geoffroy prieur, Luc et Joseph moines, Geoffroy Cortepie et Thomas son frère, et Ruellan Gaudoin et plusieurs autres.

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    Charte n°12. 1241: Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis Willelmus decanus dolensis salutem in dno. Noveritis quod Trehanus Brientii et Guina uxore ejus dederunt deo et beate Marie de Veteri villa dimidiam minam frumenti apud Hereleretam et ad luminare ecclesie , tres dietos de reditu suo super hebergamento Evani fratri sui quam donationem predictam sacramento corporali firmaverunt et habuerum ipsi = et tiendront de caritate monasterii 70 sol. monete currentis unde ad requisitionem partium presentes litteras sigillarimus,actum anno gratie 1241, mense decembri

     Pour tous les fidèles du Christ qui regarderons cette présente lettre Guillaume doyen de Dol salut dans le Seigneur. Vous devez savoir que Trehanus Brient et Guima femme du même ont donné à Dieu et là la bienheureuse Marie de Vieuville une demie mine de forment de Harel et, à la lumière de l'Eglise, trois jours de son rendu [de ses fruits, de ses cueillettes] sur les herbages de son frère Evan, don pour établir le sacrement du corps et avoir [reçu] de la charité du monastère 70 sols de monnaie courante [et le monastère par charité, ou pour confirmer cet accord,  a donné 70 sols de monnaies coutumières...] ; ainsi à la demande des parties cette lettre avec le sceau... Fait en l'année de Grâce 1241, mois de décembre

     

    Charte n°13. 1266. Universis presentes litteras inspecturis vel audituris Oliverius de Charruiers miles, et Alanus Poingelos tune temporis armiger, salutem in domino. Noveritis quod cum contentio verteretur din in curia laicali coram episcopo Delens. seu allocuti ipsuis inter Hamelvinum de Teicent militem [nous pensons ici : [Hamelin de Tressaint...] et ejus uxorem dominam audam ex una parte, et abbatem et conventum Veteris ville ex latera Hamelion et Auda dicentibus quod religiosi habuerant a Gaufrido Buticulario dolensi milite defuncto terram in pago d'Espiniac que dicitur feodus Chapelam ratione doni sen commodati dicto militi a dictis religiosis facti dictis religiosis dicentibus se dictam terram habuisse a dicto milite sigillatas, quam terram dicti Hamel. et ejus uxor petebant ratione proximitatis reverti ex parte, dicte Aude filie dictis militis, reddendo donum vel commo. [commodati] datum dicto militi pro dicta terra.Factum tandem post multa altercationes coram nobis agitatas convenerum tandem  Hamelinus et Auda quod si fr. [fratre] Rob. de Hedeio et fratre Gaufridus de Bescherel monachi Veteris ville, vellent et possent jurare tactis sanctis evangiliis quod ipsi quod ipsi nihil dedissent = qu'ils n'ont rien donner ou empreinté vel commodassent ratione fait de prêt en usage dicte terra dicto Gaufrido, dicti religiosi essent ab impetitione dictorum Hamelini et Aude immune quod cum dicti religiosi. Praestitissent coram nobis Hamelino et Auda corporaliter presentibus, et dictum sacrementum accipientibus, nos tanquam arbitri adjudicavimus dicitis religiosis et corum monasterio dictam terram. In cujus rei testimonium etc. Datum anno Domini 1266 mensis augusti apud Labocac.

    1266. Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre ou l'entendrons Olivier de Cherrueix chevalier, et Alain Poingelos en ce temps écuyer, salut en le Seigneur. Vous devez savoir qu'il y eu un contentieux violent en la cour laïc de l'évêché de Dol, harangué comme susmentionné, entre Hamelin de Teicent et son épouse, maitresse Aude d'une part, et l'abbé et couvent de Vieuville de l'autre côté, Hamelin et Aude faisant appel que les religieux eurent de Geoffroy Buticulario [Geoffroy Bouteiller ou Geoffroy le Bouteiller], chevalier défunt de Dol, une terre appelée le "fief de la Chapelle" en raison d'un don ou d'un prêt en usage du dit soldat aux dits religieux; [les religieux de V.V. avaient donc prêtés une somme d'argent ou accordé un prêt à Geoffroy le Bouteiller ce dernier avançant en garantie en le "gageant" le dit fief de la Chapelle] ils ont dits les dits religieux avoir fait appel de la dite terre au sceau du dit soldat [les dits moines de V.V. ont pris possession de ce fief à la mort du chevalier comme prévu dans l'acte d'engagement" cela en conformité de la charte scellée du sceau du chevalier], que la terre le dit Hamelin et sa femme aspirent en argumentant qu'elle retourne à proximité, d'une part [premièrement], Aude la fille du dit chevalier  rapporta le don ou le prêt en usage du dit soldat pour la dite terre [à la lecture de cette charte judiciaire Aude, la femme du dit Hamelin de Teicent, était donc la fille de Geoffroy Buticulario. Afin de pouvoir retrouver la dite terre, Hamelin et Aude souhaitant qu'elle revienne à proximité d'eux mêmes, les dits Hamelin et Aude ramenèrent ou remboursèrent à V.V.le prêt hier accordé par V.V. à Geoffroy Buticulario] . Enfin après bien des querelles il fut enfin convenu que Hamelin et Aude, si frère Robert de Hédé et Geoffroy de Becherel moines de Vieuville le veulent, qu'ils puissent prêter serment en touchant les saints évangiles, [disant tous deux...] qu'ils non rien emprunté ou fait de "prêt en usage" de la dicte terre du dit Geoffroy à la demande des religieux, appelant l'immunité avec les dits religieux. Hamelin et Aude garantissent  devant nous physiquement présents et déclarent [vouloir] recevoir les sacrements. Nous comme arbitres adjugeons aux dits religieux et à leur monastère la dite terre  etc.  En foi de quoi etc. daté de l'année du Seigneur 1266, mois d'Aout à la Boussac.

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    Assises du Mont Saint-Michel (charte ne faisant pas partie du Cartulaire de V.V.)
    Circa 1216
    Notum sit  .... quod cum ego phillipus de Albineo  ballivus in insulis ex parte Domini Henrici Regis Anglie , de mandato suo litteris suis directis , astantibus in insulis assisias teneremus pro salute Regis tercii Henrici ut deus cum custodiat , foveat et protegat et pro salute antecessorum suorum et mea , juramento juratorum patrie legitimorum in plenaria assisia abatti Stii Michaelis eidem que loci conventui in pace reddidi firmiter et quiete omnia jura sua in insula Jersoii in terra et in mari , videlicet , Wreccum suum per totam terram suam et usum venandi per predictam terram , scilicet ad Petramvillam  , ad Rupem Godeine , ad Nigrum Montem . Et hec omnia feci assensu et mandato Domini Henrici Regis Angle tercii . Et ut ratum permaneat et stabile perseveret , sigilii mei munimine et testimonio confirmavi . Testibus his. P. de Garclip  , B fratre suo   , W. de Salinell.  , H Pigan.  , Ph. de Kartrario , G. Godel , Thoma de Vincelleis , R. Galletop , Roberto de Hoga , etc ... 


    Assise du Mont Saint Michel. Autour de 2016.
    Que l'on sache ... qu'avec moi Philippe d'Aubigné bailli dans une partie des iles pour le seigneur Henri roi d'Angleterre, dirigé [ordonné] de ses lettres mandatées,
    dressant les assises tenues dans les iles pour le salut du roi Henri III conservé avec Dieu, choyé et protégé, et pour le salut de ses ancêtres et des miens, pretant serment pour la légitime patrie en toutes les assises de l'abbaye de Saint-Michel, de même que rétablir fermement la paix dans les assises, et la tranquilité de toute son autorité [son droit] en l'ile de Jerzey, en terre et en mer, à savoir ses épaves sur toutes ses terres et la pratique de la chasse par la terre [à travers le pays]
    à savoir en le village de la Roche [dans la paroisse de Saint-Clement de Jerzey] , aux falaises de Godeine, à la montagne Noire. Et tout cela je l'ai fais de l'assentiment et mandement du seigneur Henri III roi d'Angleterre. Et ratifié pour que cela reste et continue dans la stabilité muni de mon sceau et confirmé par témoins. Les témoins sont Petrus du Garclip; Bernardus son frère; Willelmus de Salinellis; H.Pigan; Ph. de Kartrario; G.Godel; Thomas de Vincelleis; R.Galletop; Roberto de Hoga etc.

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    Charte n°14. Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit Staphanus Goion [Etienne Gouyon seigneur de Matignon et de Plevenon; celui-ci était-il parent avec Guillaume Gouyon ? Ce dernier recevra la "sénéchaussée" du Clos Poulet lorsque Hamon de l'Espine en sera "privée" à cause de la spoliation d'une terre l'ayant opposée à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Etienne devint seigneur de Matignon par son union contractée avec Lucie fille de Denis seigneur de Matignon]  salutem. Notum sit vobis quod ego et Lucia uxor mea pro salute animarum nostrarum, et amicorum, et pro salute animarum filiiorum Guigonis et Gaufredi dedimus abbatie S.marie de Veteri villa, in puram elemosinam unam minam frumenti in decima de Langanan [ou Langan, ancienne enclave de l'évêché de Dol située entre Rennes et Bécherel proche de Romillé] , concedentibus fillis nostris Alano, Stephano, Johanne et quia hanc donationem ratam et inconcussam in perpetum volo conservari. Sigilli mei authoritate feci muniri 

    A tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra; Etienne Gouyon salut. Vous devez savoir que moi et Lucie ma femme, pour le salut de nos âmes et [celles de] nos amis, et pour le salut des âmes de nos fils Guy et Geoffroy donnons à l'abbaye de Saint-Marie de Vieuville, en pure aumosnes une mine de froments en les dîmes de Langan [Etienne Gouyon premier seigneur de Gouyon cité par l'Histoire. Né vers 1190 il prendra en effet pour épouse Lucie de Matignon ceux-ci étant la souche même des seigneurs "Gouyon de Matignon". Fille de Denis de Matignon né vers 1160 par son époux,le dit  Etienne de Gouyon, Lucie de Matignon sera Dame de la Gouyonnière et de Châteaugouyon] ; concèdent nos fils Alain, Etienne, Jean et pour ce don que je  souhaite inébranlable, [et] conservé dans la perpétuité, de l'autorité de mon sceau je le protège.

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    Charte n°15. 1258. Universis presentes litteras  inspecturis P. [Petrus] le Gon arminger tune temporis senescallus Dolensis salutem in Dno [domini]. Noveritis quod coram nobis in jure constitutis  Johannes dictus Chapelen recognoit se vendidisse abbati  et conventi Veteris ville totam terram et dominium et quidquid in feodo ipsorum in parrochia de Espiniac, una cum dote  matris sur  pro quandam summa de qua se tenuit pro pagato hoc autem Theophania uxor dicti Johannis in jure coram nobis
    habuit et gratum etc.
    Et quia de dicta venditione per curiam domini dolensis episcopi banna legetima fuerunt facta,  et vende persolute et omnia alia que fieri debent,secundum ussum et consuetudinem patrie de venditione et emptione facta, nos de consensu presentes litteras tradidimus salvo jure domini Dolensis episcopi, sigillo senescalli dolens. sigillatas, datum anno Dni 1258, manse Januarii.  

    1258. Que tous ceux qui regarderons cette présente lettre Petrus le Gon écuyer, en ce temps [en ce moment] sénéchal de Dol, salut en le seigneur. Vous devez savoir qu'en droit constitué Jean dit Chapelain [Jean Chapelle] reconnait avoir vendu à l'abbaye et couvent de Vieuville toute sa terre et seigneurie et tout ce qui est en le même fief en la paroisse d'Espiniac, une avec la dote de sa mère après la mort de la susmentionnée [de la même] pour une certaine somme qu'elle tenait de ses districts. Quand à Théophania, femme du dit Jean, [elle à donné tout ce qu'elle...] ce qu'elle avait de nous en droit et reconnaissante etc. Et que la dite vente par devant la cour seigneuriale de l'évesque de Dol a été faite sous la bannière légitime, vendue et payée, et toutes les autres choses qui devaient être faites selon l'utilisation et la coutume du pays pour la vente et l'achat faits ; nous présentons les lettres de consentement remis en état de droit par le seigneur évêque de Dol. Le sceau du sénéchal de Dol [le dit Pierre le Gon] ; scellé, daté de l'année du Seigneur 1258, mois de Janvier.

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    Charte n°16. 1261. Universis presentes litteras inspecturis et audituris Gaufridi le Botillier de Dol miles salutemin Dno. Noveritis universitas vestra quod ego pro salute mea, nec non et parentum meorum, dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam liberam omnime et quittam etc. Deo et beate Marie de Veteris villa, et monachis ibidem Deo servientibus quidquid juris possessionis etc. habebam et habere poteram  quo que modo in feodo Capellani in territorio de Chesneio  sito in parrochoia de Spiniaco ... quinimo donationem illam monachis garantizabo et defendam ; et ad hee omnia heredes volui teneri specialiter obligatos. In jure rei testimonium etc. Actum anno domini  1261mense julio. Le sceau de Geoffroy le Botelier de Dol.

    Pour tous ceux qui regarderont et écouterons cette présente lettre Geoffroy le Bouteiller de Dol, chevalier, salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir que moi, pour mon salut, et aussi pour mes parents, donne et concède en pure et perpétuelle aumosne libre de tout et quitte etc. à Dieu et à Marie de Vieuville, et aux moines qui là-bas servent Dieu, quelques soient mes droits de possession etc. que j'ai et que j'aurai pu avoir, ce qui signifie en mes fiefs de mes aumoneries en le territoire de la Chesnaie situés en la paroisse d'Espiniac ... en effet ses donations [sont] garanties et défendues; et ceci pour tout héritier que par ma volonté je tiens tout spécialement à obliger [ces donations sont toutes garanties et défendues, ceci pour tous mes héritiers qui pourraient revenir sur ce don...]. Pour ces choses en droits sont les témoins etc... Acté en l'année du Seigneur 1261, mois de Juillet. Le sceau de Geoffroy le Botelier.

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    Charte n°17. 1244. Universis Christi fidelibus p.L.J. Noga de Cherruiers   uxor Guillelmi Rufier militis salutem in domino. Noveritis quod cum Willelmus de Charruiers quondam miles pro salute anime suo dedisset deo et beate Marie de Veteris villa, et monachis ibidem deo servientibus in puram et perpetuam elemosinam dimidian minam frumenti  annui redditus, et Thomas de Chantegrue miles filius ejusdem Guillelmi eandem donationem gratam habens et ratam pro eadem dimidia mina frumenti dedisset eisdem monachis et concessisset totum illum campum quem Willelmus Laurentii de illo tenebat situm juxta hebergamentum Johannis Farci ... et ille campus ad meum dominium pertineret, ut ejusdem eleemosine ego et heredes mei essemus participes, ego dictum Campum concessi ejusdem monachis habendum liberrime datum anno domini 1244 mense maii

    1244. Pour tous les fidèles du Christ p. L. J. Noga de Cherrueix [ou de Cherrueix. Proche du Mont Dol terre hier seigneuriale étirant toujours son étendue entre le Vivier et les marais de Dol. Cette seigneurie apparait pour la première fois dans les pages de l'Histoire quand Guillaume de Normandie fera bastir ici, proche de l'embouchure du Couesnon le fort " de Charruées". L'enquête de 1181 établie à la demande de Henry II précisera que cette "terre" relevait de l'autorité de l'archevêché ou évêché de Dol. Noga de Cherrueix ici citée descendait très probablement de Guillaume fils Urfoen de Cherrueix ces deux noms étant eux aussi cités en la dite enquête de 1181] femme de Guillaume Ruffier [ancestre probable de la maison des seigneurs de Vauruffier. Au XVI siècle cette maison se fondera en la maison seigneuriale de Coëtquen] chevalier, salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir avec Guillaume de Charrueix, [vous devez tous savoir que Guillaume de Cherrueix...] autrefois chevalier, pour le salut de son âme a donné à Dieu et à la Bienheureuse Marie de Vieuville et aux moines qui en ce lieu servent Dieu en pure et perpétuelle aumône la moitié d'une mine de froment à prendre annuellement et Thomas de Chantegrue chevalier, fils du même Guillaume [Thomas Chantegrue est ici le propre fils de Guillaume Ruffier et de Noga de Cherrueix même si le fils de ces derniers en effet ne portait pas le nom de son père mais probablement le nom de la terre dont il était alors le seigneur; la famille seigneuriale de Chantegrüe au XIII siècle possédait le manoir et les terres de Chantegrüe en Roz-sur-Couesnon proche de Cherrueix. Nous voyons donc ici même que la famille de Chantegrue descendait donc des familles seigneuriales de Ruffier et de Cherrueix] afin de plaire le même don [et Thomas de Chantegrue chevalier, fils du même Guillaume de Cherrueix, afin de "plaire" a fait le même don] , et ratifiant pour les mêmes moines la même demie mine de froment et Guillaume Laurent accorde tout le champ  proche de l'hébergement [proche de la maison de d'hébergement] détenu par Jean Farci et le champ appartenant à ma maison que la même aumosne moi et mes héritiers nous [la] partagerons; moi concède le dit champs  aux mêmes moines [moi Noga de Cherrueix concède le don du champ m'appartenant et donné aux moines par Guillaume Laurent], librement possédé, [libre de toutes coutumes] daté de l'année du Seigneur 1244, mois de mai.  

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    Charte n°18. 1242. Universis presentes litteras inspecturis officialis curie dolensis salutem in Dno. Noveritis quod Evanus la Barbe et Hodecart uxor ejus dederunt Deo et beate Marie de Veteris villa et monachis ibidem Deo servientibus  in puram et perpetuam elemosinam super feodo quod Evanus tenet de isdem monachis supradictis unum quartengium frumenti, propter quod habuerunt de caritate monasterii triginta solid. [solidos] . Actum anno Domini 1242, mense martis.

    Pour tous ceux qui verront cette presente lettre officielle de la Cour de Dol, salut en le seigneur. Vous devez savoir que Evan la Barbe et Hodecart sa femme ont donné à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville et aux moines qui là servent Dieu, en pure et éternelle aumône, sur les fiefs que Evan tient, aux moines qui précèdent, un quartengium [?] de froment; pour quoi [après quoi] il a reçu de la charité du monastère trente sols [les actes de donations étaient très souvent suivis d'un versement en numéraire fait par le bénéficiaire du Don, à savoir le monastère, versement donné au bienfaiteur. Cela permettait en quelques sortes de faire un "semblant de "achat-vente" lequel sortait en quelque sorte le dit monastère de toute "redevance morale" envers ce même don et son donateur]. Acté en l'année du Seigneur 1242, mois de mars.

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    Charte n°19. 1241. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis officialis curie dolensis salutem in Dno. Noveritis universis qd Willelmus de Breineully et Hodecart uxor ejus dederunt et concesserunt in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Veteris villa et monachis etc. quidquid juris ipsi habebant et habere poterant in feodo eorumdem monachorum; et super sacrosancta juraverunt dicti Willelmus et Hodecart quod dicto feodo nihil de cetero reclamabunt etc. Actum anno Domini 1241mense 7bri.

    1241. Pour tous les fidèles dans le Christ qui verront cette présente lettre officielle de la Cour de Dol, salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir que Guillaume de Breineully et Hodecart sa femme ont donné et concédé en pure et perpétuelle aumône à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville et aux moines etc. tous les droits qu'ils ont et pourraient avoir en [leurs] fiefs à leurs moines; et sur les Sacro-Saints et jurèrent les dits Guillaume et Hodecart que sur les dits fiefs enfin de ne [jamais] rien réclamer. Acté en année du Seigneur 1241, mois d'octobre.

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    Charte n°20. 1196. Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit Johannes Dei gratia electus et capitulum dolense salutem (est narratio cujusdam compositionis canonicos inter et monachos Veteris ville inite pro decimis quibusdam) actum anno Domini 1196. 

    1196. Pour tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra Jean par la Grâce de Dieu élu [évêque de Dol] et le chapitre de Dol salut (est la narration de la composition de certains canons [établis] entre les moines de Vieuville pour donner quelques dimes)  acté en l'année du Seigneur 1196.

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    Charte n°21. 1234. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis Salomon decanus Combornii salutem in Dno. Noverit universitas nestra quod Gaufridus filius Roberti de Valle dedit abbatie Veteris villein puram et perpetuam elemosinam quidquid percipiebat in decimis in parrochia de Denaye, videlicet in La Mal Felonniere etc. Confirmante hoc et patre suo Roberto,  similer Gaufridus patrum supradicti  Gaufredi concedentibus omnibus filiis dedit quidquid percipiebat decimarum in supradicta parrochia videlicet in feodo Willelmi de Traomel etc. actum anno 1234.

    1234. Pour tous les fidèles du Christ que regarderons cette présente lettre Salomon doyen de Combourg salut en le Dieu. Vous devez tous savoir que Geoffroy fils de Robert de Valle a donné à l'abbaye de Vieuville et pure et perpétuelle aumône tout ce qu'il percevait en dimes en la paroisse de Denaye, de la Male Felonnière etc. Confirment ceci et son père Robert comme Geoffroy ancêtre du susdit Geoffroy [son aïeul ?] ; concédent tous ses enfants [et] que soit donné tout ce qui est perçu en dîme en la susdite paroisse en le fief de Guillaume de Traomel etc. [Guillaume de Traomel semble être ici le seigneur direct du dit Geoffroy fils de Robert de Valle] . Acté en l'année 1234.

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    Charte n°22. 1266. Universis presentes litteras inspecturis, et audituris archidi dol, salutem in Dno. Noveritis quod coram nobis personaliter constituti Petrus Benayt, et Guillelmus ejus filius primogenitus recognoverunt se vendidisse religiosis viris abbati et conventi Veteris ville quidquid  juris et possessionis habebant ant habere poterant in toto feodo et dominio dictorum religiosorum ex parte dicti Petri; datum anno 1266.

    1266. Pour tous ceux qui regarderont cette présente lettre et les auditeurs de l'archidiaconé de Dol. Vous devez tous savoir que devant nous personnellement constitué [presonnellement présent] [que] Pierre Benayt et Guillaume son fils aîné ont reconnu avoir vendu aux hommes religieux de l'abbaye et couvent de Vieuville tous leurs droits et possessions qu'ils ont et pourraient avoir en tous leurs fiefs et possessions aux dits religieux,  biens du dit Pierre [relevant des biens du dit Pierre]. Daté en l'année 1266.

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    Charte n°23. 1218. Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit Juhellus de Meduena dnus Dinannii salutem. Notum facio vobis quod Willelmus filius Alanii de Meniac [ou ici Alain de Miniac et non de Méniac...Les premiers seigneurs de Miniac, alors assis sur cette terre laquelle demain s'appellera "Miniac-Morvan" cette dernière ayant eu pour premier seigneur Morvan, seront donc aussi possesseurs de droits feodaux en l'actuelle ville de Saint-Pierre de Plesquen] concedente G.fratre suo et omnibus avunculis suis pro anima patris sui assignavit et concessit monachis Veteris ville unam minam frumenti in parrochia de Ploeguen [probablement l'actuelle ville de Saint-Pierre de Plesquen dont c'est ici l'une des toutes premières apparition écrite] , scilicet in villa de Reunbert salvo jure domini de Dinanno anno gratie 1218.

    1218. Pour tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra Juhel de Mayenne seigneur de Dinan salut. Je vous fais savoir que Guillaume fils d'Alain de Miniac, concéde Geoffroy son frère et tous ses oncles pour l'âme de son père, assigne et concède aux moines de Vieuville une mine de froment en la paroisse de Pleguen  et à savoir en la ville de Reunbert, sans empèchement en droit du Seigneur de Dinan [sans que cela puisse se faire au dépend de Juhel de Mayenne seigneur de Dinan]. Année de Grâce de 1218.   

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    Charte n°24. 1211. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit Juhellus dominus Meduane et Dinanni, noverit uiversitas vestra quod Geofredus le Blanc dedit abbatie Veteris ville in perpetuam elemosinam totam decimam suam parrochiarum  de Ploguenoit et de Pleodel; concedentibus omnibus infantibus suis, Oliverio, Georgio, JV, Rossel, Lucia,  et ut hec donatio firma sit presens scriptum sigilli mei authoritate etc. anno gratie 1211.

    1211. Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra, Juhel seigneur de Mayenne et de Dinan. Vous devez tous savoir que Geoffroy le Blanc donne à l'abbaye de Vieuville, en perpétuelle aumône, toutes ses dîmes en la paroisse de Ploguenoit et de Pleodel; concèdent tous ses enfants, Olivier, Georges, JV, Rossel, Lucia, et pour que ce don soit affirmé [je mets...] le sceau de mon autorité sur ce présent écrit etc. Année de grâce 1211  

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    Charte n°25:  Vers 1180. Omnibus Sancte matris ecclesie filiis presentem cartulam inspecturis H. de Soligneio dnus Comburnii salutem in Dno. Vobis innotescat pro salute anime mee, et Yseldis uxoris mee, et antecessorum nostrum Johannis videlicet dolens domini mei cujus filiam predictam Yseldem habeo uxorem et matris mee Aaliz abbatie Veteris ville et monachis me dedisse in Virideria in terra que dicitur Rabies  quatuor acras terrr ab omnii exactione liberas et quietas, excepto quod abbas copiosam pitanciam de pane albo et vino et pissibus die constituta de proprio faciet conventui illius locis pro salute anime mee et predicte Yseldis uxoris mee etc. Hoc donum quia ratum et et inconcussum et sine contradictione mansuram in perpetuum volo sigilli mei etc. Concedente Yselde uxore mea, ad ejus enim spectabat patrimonium donum, et concedentibus filiis meis Johanne et Radulfo et Gaufredo sub testibus his Daniele Hospitali, Luca monacho, Roberto de Floavilla, Gaufredo Curtapica et multis aliis, Johanne de Hyrel.

    Pour tous les fils de la Sainte Mère église qui regarderont cette présente charte Hasculfus de Soligné seigneur de Combourg salut en Dieu. Vous devez faire connaitre pour le salut de mon âme et celle d'Yseul ma femme et les esprits de mes ancestres, Jean de Dol mon seigneur dont la fille est la dite Yseul que j'ai pour femme, et ma mère Aaliz, que j'ai donné à l'abbaye de Vieuville et aux moines, en bosquet [ou en un jardin] , en la terre qui se nomme Rabies [rages en français], quatre acres de terre libres de toute exaction  et tranquille,  excepté [ sauf les obligations suivantes...] que l'abbé devra une grande pitance de pain blanc, de vin et poisson, établir la propreté en les lieux de ce couvent pour le salut de mon âme et de la susdite Yseul ma femme etc.   Pour que ce don soit ratifié et inchangé et sans contradiction, durable à jamais, je veux de mon sceau etc. Concède Yseul ma femme; pour elle regardez ce don du patrimoine et concèdent mes fils Jean et Raoul et Geoffroy sous ces [en présence des...] témoins Daniele de l'Hospital; Luc, moine; Robert de Floaville; Geoffroy Cortepie [chevalier possessionné en Saint-Marcan]; Jean de Hyrel et plusieurs autres, . 

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    Charte n°26. Vers 1196. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit ego Hasculfi de Soligneio salutem. Noveritis universitas vestra quod Galan de Paluel dedit monasteri Veteris ville unam acram de terre juxta domum suam de Bella Insula; concedente Willelmo filio sue et omnibus aliis ... [mot ici manquant] et habuit de caritate monasterii 4 libras andegavenses, quod ego Hasculfus quia de feodo meo erat concessi, concedente Ysolde uxore mea et sigill. etc.

    Vers 1196. Que tous à qui se présent écrit parviendra moi Hascul de Soligné salut. Vous devez tous savoir que Galan de Paluel a donné au dit monastère de Vieuville un acre de terre juxtant sa maison de Belle Isle; concèdent Guillaume son fils et tous les autres...et il eut par charité des moines 4 livres d'Angers, que moi Hasculf, en raison de mon fief, j'ai concédé; concède Yseul ma femme et de mon sceau etc... 

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    Charte n°27. Presentibus et futuris ad quos presens scriptum pervenerit Guillelmus de Albigneio salutem. Noverit universitas vestra quod ego Guillelmus pro salute anime mee et ancessorum meorum, et pro prosperitate heredum dedi abbatie Veteris ville in perpetuam elemosinam liberam omnime et quietam, quatuor minas frument, et dimidiam in Paluel de meo frumento qd [quod] acceperam a Dno Hasculfo de Soligneio per pacem et concordiam quam feceram cum eo de magnis querelis que erant inter me et ipsum, dedi etiam eidem abbatie quatuor acras terre in medietaria Frechore juxta Carmuer pater enim meus longe ante dederat partem alteram canonicis dolensibus hanc autem elemosinam in medietaria dedi ad luminare magni altaris lampadis . Has elemosinam liberas  omnimo, et quietus concesserum duo filii mei Radulfus et Guillelmus et Stephanus frater meus monachis vero concesserunt mihi in eadem abbatia unam Capellaniam in perpetuum; testibus his M. [Maurice] abbate et convetu ejusdem abbatie, Stephano de Soligneio , Bartholomée Gallo, Petro Querloel, et multis aliis, hoc autem quia ratum volui sigilli mei etc.  

     Pour le présent et le futur à qui se présent écrit parviendra Guillaume d'Aubigné salut. Vous devez tous savoir que moi Guillaume pour le salut de mon âme et celles de mes ancestres, et pour la prospérité des héritiers [de mes héritiers je...] donne à l'abbaye de Vieuville en perpétuelle aumône libre de tout et tranquille, quatre mines de froment et la moitié de mes froment en Paluel que accepte le seigneur Hasculf de Subligny pour la paix et la concordance [l'armonie] que je fais avec lui [après] les grandes querelles qui ont été entre moi et lui. Je donne aussi à l'abbaye quatre acres de terre en la métairie de la Freschaye proche de Carmuer [Carmuer : il semble ici s'agir du patronyme d'un sujet] dont mon père bien avant a donné l'autre partie, cette aumône autrefois fut donnée à la lumière des bougies du Grand Autel. A cette aumônes libre de tout, et tranquille, ont concédé mes deux fils Raoul et Guillaume et Stephane [Etienne] mon frère  toutefois aux moines pour moi a concédé en la même abbaye une aumônerie à perpétuité. Les témoins ont été Maurice Abbé et en accord avec la même abbaye Etienne de Soligny, Bartholomé Gallo, Pierre Querloel et plusieurs autres. Toutefois j'ai voulu que cela soit ratifié de mon sceau etc.  

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     Charte n°28  1183. Ego Hasculfus de soligneio et Yseldis uxor mea filia Johannis de Dolo universis fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit salutem in Christo. Notificamus igitur vobis nos ecclesie Veteris ville pro salute nostre et antecessorum nostrum et seccessorum dedisse viginti acras terre in nova Viridaria et juxta viginti ista tria ad faciendam donum monachorum ad manendum et grangiam et ortos, et sex acras in Melidia; concedentibus filiis nostris Johanne et Radulfo in perpetuam elemosinam ab omni exactione sou...liberam et quietam, et totam decimam illarum 26 acrarum excepta amma pensione XI min. frumenti, et quoniam has elemosinas et donationes ratas esse volumus etc. ... ... nec quemquam moneat quod ego Hasculfus alterius figure sigillum habuii antequam pater meus iret Jerosalimam videlicet cum scuto de quarteris, et monachis non obsit quod habent cartas primo et sucundo sigillatas. Hae autem facta sunt anno ab incarnatione Dni 1183. Sub testibus istis Luca et Mauricio monachis; Hamone Bode; Rogerio de Ros. presbiteris; Ruell. [Ruellone] de Flach. [de Flacheio] et Herveo de Chaorcin militibus [Hervé de Chaorcin et Ruellone de Flacheio, descendant des Subligny pour ce dernier, seront tous deux cités "témoins" en 1167 lors de l'enquête faite à la demande de Jean de Soligné "fait" seigneur de Dol par Henri II , père d'Hasculph de Subligny ou Soligné,  lorsque les droits des moines de Vieuville applicables sur certaines forêts seront contestés par les maîtres forestiers eux-mêmes. Dom Morice P1 colonne 658]

    Moi Hasculph de Soligné et Yseuld ma femme, fille de Jean de Dol, à tous les fidèles auxquels parviendra ce présent écrit salut en le Christ. En conséquence nous vous notifions [nous vous informons] qu'à l'église de Vieuville, pour notre salut, et [celui] de nos ancestres et successeurs, nous donnons 20 acres de terre en le nouveau jardin [ou nouveau verger], et proche de ce verger nous effectuons ces trois dons aux moines, le logement et la grange et le jardin et six acres en Melidia; ont concédé nos fils Jean et Raoul en aumosne perpétuelle libre de toute exaction, libre et tranquille, et toutes les dîmes de ces 26 acres [libres et tranquilles aussi...]  excepté annuellement [une rente due de ...]11 mines de froment et ces aumônes et donations nous tenons à ce qu'elles soient ratifiées etc ...... ... [mots manquants] ni conseiller à personne; que moi Hasculphe ait un autre sceau figuré [sculpté] avant [que] mon père aille à Jérusalem avec les quartiers [les Armoiries ?] de son bouclier et pour que les moines n'interfèrent pas qu'ils aient [ainsi] des chartes du premier et du second sceau. et ont été témoins de ces choses qui ont été faites en l'année de l'incarnation du Seigneur 1183. Sous les témoins Luc et Maurice moines; Hamon Bode; Rogier de Ros. prêtres; Ruellon de Flacheio et Hervé de Chaorcin chevaliers.

     

    Charte n°29 . Universis etc. R. de Albineio etc. Ego testificor W.Boterat filium R. de Flacheio dedisse Abbati et conventui S.Mich. clausturam muri et terram etc. Juxta domum Monachorum S.Broladrii etc. Ipse cruce signatus erat et iter suum aggredi properabat, et terram suam de manu Dolensi episcopi receperat  et ab eo tenebat, et etatem habebat, et ut res et ejus facta stabilitatem haberent, ejus sigillo confirmavit; et tunc temporis non eram nisi ejus Senescallus. Titre du Mont Saint-Michel.

    Charte 30 . [Idem ci-dessus]. Universis, etc; Radulfus de Albineio etc. Ego testificor Willelmus Boterat filium Radulfus de Flacheio dedisse abbati et conventui Sancto Michaelis clausturam muri et terram etc. juxta domum Monachorum Sancto Broladrii etc. Ipse cruce signatus era et iter suum aggredit properabat, et terram suam de manu Dolensis Episcopi receperat et ab eo tenebat, et aetatem habebat, et ut res et ejus facta stabilitatem  haberent, ejus sugillo confirmavit , et tunc temporis non eram nisi ejus Senescallus. Titre du Mont-Saint-Michel

    Pour tous etc. Raoul d'Aubigné etc. Moi je témoigne que Guillaume Boterat [Guillaume le bouteiller de Dol ou Guillaume le Bouteiller] fils de Raoul Flachéio [ce bouteiller de Dol était le beau-frère de Jean de Lanvallei et le fils de Raoul de Flacheio Raoul par sa mère étant lui  le parent d'Hasculphe de Soligny seigneur de Dol]  a donné à l'abbaye et couvent de Saint-Michel les murs clos et la terre etc. proches de la maison des moines à saint-Broladre etc. et lui même en cette ere s'est signé de la Croix hate d'aborder [et hate d'entreprendre] son voyage, [il donne aussi...] et sa terre qu'il a reçu des mains de l'évêque de Dol,et l'âge ayant, et entreprenant cela, et possédant la stabilité de ses faits, de son sceau confirma; et alors en ce temps je ne serai plus son sénéchal [à la lecture de cette charte Raoul d'Aubigné était donc le sénéchal de Guillaume Boterat de sa fonction bouteiller de Dol. Raoul d'Aubigné, toujours à la lecture de cette charte, était donc lui "vassal" du dit Bouteiller de Dol] .

    Charte n°31 : Herveus Buttelarius dedi Mon.S.Flor. ecclesiam de Roz totam quietam et tertiam partem decimae et unum erbergamentum in ipso cymiterio ubi domus patri sui antea fuerat cum tot curtillio. Quod concessit Hugo frater ejus. Testes Goffr.fil.Radulfi; Guill.fil.Raineri; Glamarhoc de Beillac; Guihamarus Clericus forestarius fratris ejus. [Titre de Saint-Florent].

    Hervé Bouteiller donne au monastère de Saint-Florent son église de Roz en toute quiétude et la troisième partie de la dime et un hébergement [une maison]  dans le cimetière , maison précédemment à son père, avec  son jardin. Qu'a cela a concédé Hugues mon frère. Témoins : Geoffroy fils de Raoul; Guillaume fils de Rainier; Glamaroc de Beillac; Guihamarus clerc son frère forestier.

     

    Charte n°32. Après 1070. Iterius de Ros quando moreretur, dedit sex acras terrae in parrochia de Ros propter quod eum monachi de Dol in beneficium receperunt et in cymiterio sepelierunt; hos donum factum est in domo Amelinae Butellariae et concesserunt mater ejus Duisset et soror ejus Orven;Test Rivallonus filius Adam; Urfoenus Rufus; Cheron filia ejusdem Amelinae. Hoc donum concessit Scirardus Vicarius de cujus casamento erat praedicta terram et Goffredus filius ejus et uxor Scirardi qui etiam omnes consuetudine quas in ea terram habebat dimisit; Propter quod dedit ei Ulricus Mon. IV solidos et unum quarterium de frumenti. Test. Herveus Butellarius; Jarnoenus fiius Guillelmus; Goffredus filius Radulfi; Christianus; Rotbertus de Ros vendidit etc.


    Iterius de Roz quand il est mort [sur son lit de mort] a donné six acres de terre en la paroisse de Roz [Roz- Landrieux] pour que les moines de Dol [pour les moines du prieuré de Roz relevant de Saint-Florent de Saumur fondée en 1070] en percevoient le bénéfice et dans le cimetière enterré [afin qu'il soit en leur cimetière enterré] ; ce don a été fait en la maison de Ameline Buttelarius et a accordé Duisset sa mère et sa soeur Orven. Accorda ce don Scirardus le Vicaire de la maison saillante (?) qui est sur la terre précitée et Geoffroy son fils et l'épouse de Scicardi et aussi toutes les coutumes libres qu'en cette terre il y a; pour cela Ulrich moine lui a donné 4 sols et un quart de froment [en échange de ce don Ulrich moine donna à Iterius et à sa famille 4 sols et un quart de froment à percevoir sur les récoltes nées de la terre offerte] . Témoins Herveus Buttelarius; Jarnoenus fils de Guillaume; Geoffroy fils de raoul; Christian; Robert de Roz qui a vendu etc. 

     

    Charte n°33. 1075 In nomine Patris, etc; anno ab incar. Dom. MLXXV indict.XIII. Ego Trehan de Sancto Broaladrio concessi et dedi Deo et Sancto Mich. de Monte. et Monachis ipsuis loci, pro salute mea et heredum meorum et pro animabus patris et matris mea et omnium antecessorum meorum, totam decimam quam habebam in Sancto Broladrio et sepulturam  et quidquid in eadem ecclesia jure hereditario possidebam . Dedi etiam XII acras terre et decimam de meo molendino et de meo pomario. Idem ego Trehan cernens appropinquare michi finem vite accepi Monachiles pannos a Monachis S.Mich. et tunc etiam dedi terram de Curtis Sulcis [la terre des Courts sillons] , de Busbadric, et omnem partem meam longis Sulcis, et totam terram de Torpol que juncta est Culture Sancti Mich. et mansuram Eweni  ...  in cimiterio Sancti Broaladrii  que in meo dominio erat [la maison de Even en le cimetière de Saint-Broladre qui est en mes domaines...] . Has meas donationes concesserunt Gaufridus filius meus et uxor mea Adelina. Notum sit etiam omnibus quod donationem primam quam feci decima et sepultura et de omni re quam in illa Ecclesia habebam concessit Johannes Rivallonis filius proprius Dominus meus [concède Jehan fils de Rivallon mon propre seigneur...]; sed et Evenus qui tunc Archiepiscopus erat hoc concessit. Hujus rei testes sunt Alvi filius Morini qui signum crusis subter impressit; Signum Alvi; S.Maini Calvi; S.Iweni Bastardi. Ego quoque Trehan signum; S.Crucis feci et filio meo Gaufrido; S.firma feci. Ex nostra parte isti sunt testes Hugo Cubicularius Abbatis. Hugonis; S. Signum.Ligerius; S.Filius Ermenulsi Morinus; S. de Sessun. Titre du mont Saint-Michel. 


    Au nom du Père, etc. année de l'Incarnation du Seigneur 1075 moi Trehan de Saint Broladre concède et donne à Dieu et à Saint-Michel du Mont et aux moines de cet endroit pour le salut de mon âme et [celles] de mes héritiers et pour les âmes de mon père et de ma mère et celles de tous mes ancestres toutes mes dîmes que j'ai en Saint-Broladre et [aussi celle] des sépultures [impôt perçu sur les enterrements] et quel que soit tout ce que dans le même église je possède [tout ce que dans l'église de Saint-Broladre je possède] de droit par hérédité. Donne aussi 12 acres de terre et et la dîme de mon moulin et de mon verger. De même moi Trehan quand je me suis approché de la fin [quand je me suis approché de la fin de ma vie] j'ai pris l'habit monastique des moines de Saoint-Michel et puis de même ai donné les terres de Courts Sillons, de Busbadric et toute ma partie des Longs Sillons et toute ma terre de Torpol qui est proche de la culture de Saint-Michel et la masure d'Even [Masure : petite maison souvent accomlpagnée de dépendances hebergeant souvent un fermier] en le cimetière de Saint-Broladre qui est en mes domaines. A mes donations ont concédé Geoffroy mon fils et Adeline ma femme. Vous devez tous savoir que le premier don que j'ai fais, les dîmes et les sépultures, et tout ce que j'ai dans l'église, a concédé Jehan fils de Riwallon mon propre seigneur [Jean de Dol, fils de Riwallon premier seigneur de Dol-Combourg, demain successeur de l'archevêque de Dol Even], puis par ailleur cela a été concédé par Even qui était archevêque. Cela devant les témoins qui sont : Alvi fils de Morin qui a laissé son empreinte du signe de la Croix. Signe Alvi; signe Main fils de Calvi; signe Yves Bastard; moi aussi Tréhan je signe; et signe de la Croix mon fils Geoffroy confirmant et de notre côté ont été témoins Hugues Cubicularius abbé; Hugues; signe Ligerius; signe fils Ermel fils de Morin; signe de Sesson. Titre du Mont-Saint-Michel.

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    Charte n° 34: Presentibus et futuris hujus testimonis declaramus quod Evarinus filius Manescher dum moreretur dedit ecclesie de Veteri villa pro salute anime sue, in perpetuam elemosinam liberam et quietam dimidian villam Pellipariorum quam in suum tenebat dominium ; hanc autem donationem concesserunt sorores et nepotes sui filii scilicet Radulfi de Brolio qui morienti presentes astabant; ceterum ne donum hoc deiuceps cujus quam malignitate irritum fieret ego Hasculfus de Solinneio sigilli mei authoritate confirmavi. Facta est autem hae donae [donationem] aput Comburt in domo Roberti de Gaya sub testibus his Bricio; Roberto le Chat capellanis; Adam  de Solinneio; Thoma de Kibriac; Roberto de Gaia et uxore ejus Ganchero; Galtero Reburs; Russello Mimo; Stephano, Henrico monachis Veteris ville et aliis pluribus.


    Pour le présent et l'avenir les témoins déclarent que Evan fils de Manescher [fils de Manescher de Meillac. La pemière fois que fut citée cette seigneurie cela fut en 1137 lors de la fondation de l'abbaye de Vieuville lorsque Gelduin fils de Hamon, seigneur de Montsorel, offrit à la dite abbaye en train de naitre deux parts de dîmes assises en Meillac . Quelques années passeront puis seront cités ici présents à Meillac, cela en 1147,  Manascher et Guillaume  tous deux fils de Gaultier Troussier de Meillac, leur soeur Damette, les fils de cette dernière, Hingan et Geoffroy et aussi Guillaume le Salvage gendre de Damette. Tous ensemble seront donc eux aussi cités ici cela pour avoir  donné à Vieuville la Chapelle de Nazarie village de Meillac, 80 acres de terres, des bois aussi pour permettre aux futurs moines de pourvoir et à leur chauffage régulier et à l'édification de leurs différents bâtis monastiques. Dom Morice Colonne 601. Plusieurs années après que fut érigée la dite abbaye de Vieuville certains héritiers de Manascher,
    quels prirent pour noms Meillac,   contestèrent ces mêmes donations notamment les droits forestiers et la dite Chapelle de Nazarie tous accordés hier à V.V. par Manascher et les siens. Il en sera donc ainsi pour Evan dit fils de Manaschers lequel semble avoir durant plusieurs années chercher querelles à V.V.puisqu'il faudra attendre l'année 1192 pour voir intervenir en cette affaire Hasculf de Soligné lui-même. L'époux de la soeur  de Evan fils de Manascher, ou de Evan de Meillac, semble avoir été Raoul du Breil ci-dessous.] avant de mourir donna à l'église de Vieuville pour le salut de son âme, en perpétuelle aumosne libre et tranquille, la moitié de la villa [dans les chartes au moyen âge le terme "villa" servait à désigner un local soit d'habitation soit d'usage professionnel; ainsi il était utilisé pour désigner soit une ferme, soit une métairie etc.] de Pellipariorum [Pellipariorum vient de Pelliones; endroit en lequel se trouvaient les pelletiers faisant commerce des peaux ou les peaussiers et fourreurs ] qu'il tenait en son domaine [en sa maison, en sa propriété, en sa seigneurie]. Toutefois [pour] ce don concédèrent ses soeurs et ses neveux à savoir les fils de Raoul du Breuil qui à présent se dresse mourant; même si ce don fut fait avant que par la malignité il devienne infirme moi Hasculf de Soligné de l'autorité de mon sceau je le confirme réalisant ce don près de Combourg en la maison de Robert de Gaya sous [devant] ces témoins : Brice; Robert le Chat chapelain; Adam de Soligné; Thomas Kerbriac; Robert de Gaya et sa femme Ganchero; Gautier Rebours; Russel Mimo; Etienne et Henry moines de Vieuville et plusieurs autres.

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    Charte n°35 : 1147. In nomine sancte et individu trinitatis, notum sit omnibus sancte matris ecclesie filiis quod filii Galterii Trusser de Millach [Gaultier Troussier de Meillac] , Manascher et  Guillelmus, et Dameta soror eorum cum Hingando et Gaufredo filiis suis et filiabus, et Guillelmo le Salvage genero suo pro salute animarum suarum etc. Donaverunt ecclesie de Veteri villa  et monachis etc. capellam Nazarie cum terra elemosine eidem capelle pertinente, et octoginta jugera terre etc. donaverunt  etiam in bosco suo ligna neccessaria ad domos edificandas et manu tenendas ad ignem, necnon et pastum pecorum etc. habuerunt  autem de caritate  monasterii IV lib.V sol. minus. has autem donationes liberas omnino prefati viri obtulerunt. Hoc ipsum concedente Domino eorum Johanne filio Gelduini de Dolo et signo Crusis manu sua confirmante. Noga etiam matre sua idem signo Crusis confirmante. Sed et ipsi donatores cum filiis et filiabus suis hec omnia signo Crusis coram testibus confirmaverunt et super altare Sancti Salvatoris et Sancte Marie sicut munera Deo consecrata obtulerunt. Insuper et ipse Johannes Dominus Dol. sigilli etiam sui auctoritate hanc cartam premunivit. Nomine testium : Magist.Gaufridus Canonicus Sancti Samsonis; Hugo Decanus; Radulfus filius Graelent et alii quamplure Canonici; Johannes dominus Dolensis et Noga mater ipsuis; Guillelmus de Chibriac et Guillelmus filius Main et plures alii tam clerici quam laïci. Facta est autem hujus carte confirmatio anno incarnatione Domini MCXLVII. Signum Johannis; signum Nogae matris ejus; signus Manescher; signum num Willelmus fratris ejus: signus Hervei filius ejus; signus Marie; signus Willelmus le Selvage; signus Osanne; signus Damete; signus Gaufredi filii ejus; signus Hingandis; signus Garini Rufi; signus Orguen matris Robertii filii Jordani; signus Robertii filii Jordani donatorum, qui X solidos, quia concessit, habuit.
     

    1147. Au nom de la Sainte et indivise Trinité, qu'il soit notifié [qu'il soit connu à tous les...]  à tous les fils de la Sainte Mère église que les fils de Gaultier Trusser de Meillac, Manascher et Guillaume, et Dameta leur soeur avec Hingand et Geoffroy ses fils et filles, et Guillaume le Salvage son gendre pour le salut de leurs âmes etc. ont donné à l'église de Vieuville et aux moines etc. la Chapelle de Nazarie [située en le Village de Meillac] avec les aumosnes de la terre se rapportant de la même chapelle et quatre vingt jauges de terre etc. et de même fait don en leurs forêts du bois nécessaires à l'édification de leurs maisons et pour tenir leurs mains sur le feu [pour se chauffer] et l'alimentation du bétail etc. Voici qu' ils ont reçu par charité [amour... Il était courant ou normal d'entériner une donation par le versement d'une somme d'argent afin de conclure d'une façon définitive cette même donation. Ainsi les moines en quelque sorte "achetaient" cette même donation en versant cette même somme d'argent  et ainsi ne devaient rien au donateur]  du monastère 4 livres 5 sols...Minus. [mot ici abrégé] ; et ces dons tout à fait libres les hommes susmentionnés les ont offert. Cela fut concédé par leur Seigneur Jean fils de Gelduin de Dol [Jean II de Dol] et de sa main confirmé par le signe de la Croix. Noga sa mère aussi du même signe de Croix confirma; mais encore et les donateurs avec leurs fils et leurs filles tous avec ce signe de la Croix et devant témoins confirmèrent et sur l'autel de Saint-Sauveur et de Sainte-Marie ont offert cela comme cadeaux consacrés à Dieu. En outre [par ailleurs] Jean Seigneur de Dol de l'autorité de son sceau a prémuni cette charte [a protégé cette charte]. Les témoins nommés : Magistra Geoffroy chanoine de Saint-Samson [chanoine de la cathédrale de Saint-Samson de Dol] ; Hugues doyen; Raoul fils de Graelent et aussi plusieurs autres chanoines; Jean seigneur de Dol et Noga sa mère; Guillaume de Chibriac et Guillaume fils de Mains et plusieurs autres tant clercs que laïcs. Voici que cette charte fut confirmée en l'année du Seigneur 1147. A signé Jean ; a signé Noga mère du même; a signé Manescher; a signé Guillaume frère du même; a signé Hervé fils du même; a signé Marie; a signé Guillaume Le Selvage; a signé Orsanne; a signé Damete; a signé Geoffroy fils de la même; a signé Hingand; a signé Garin le Roux; a signé Orguen mère de Robert fils de Jordan; a signé Robert fils de Jordan. Il a été concédé de donner 10 sols.

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    Charte n°36 . 1141. In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Universis sanctae matris ecclesiae filiis G.D.G. [Gracias Dominus Godefredus] Dolensis archiepiscopus [par la Grâce de Dieu Geoffroy archevêque de Dol dit le Roux] perpetuam in Domino salutem. Bonorum est principium, maxime vero Pontificum, elemosinas pauperum patrocinio custodire ac tueri. Notificamus itaque scripti praesentis attestatione posterorum memeriae, que G.Rufus [Guillelmi] fratre meus, totam terram quae appellatur Feodum Ranulfi [le fief de Ranoulf] , me suggerente et orante, egglisiae Sancti Salvatoris et Sanctae Mariae de Veteri villa [l'église abbatiale de V.V. était donc déjà édifiée en la dite année 1141], me praesente, donavit, anno scilicet eodem quo bonae memoriae  Robertus Abbas eidem loco primus ordinatus est. Notificamus etiam quod Gaufridus Roillet de Bargart, concedentibus fillis sui, concedente etiam Henrico Domino suo cum filiis suis, donavit unum mansum . Sed et Jodouin filius Eudonis Baderon dedit mansum unum. Factum est hoc anno ab incarnatione Domini MCXLI, mense septembri, Archiepiscopatus autem nostri anno XI. coram multis testibus. Signum Gaufredi Dolensis Archiepiscopi; S.Guillelmi Rufi [ou Refus] fratris ejus; S.Gaufredi Roilei; S.Ansgeri filii ejus; S.Joelduinis Baderon; S.Asciriae matris ejus. Testes : R.filius Graelen [Raoul fils de Graelen] ; Robertus Gaullus; isti sunt Canonici de Dol. R.etiam Anglicus scriptor archiepiscopi de Militibus et laïcis Gaufridus Capellanus; Briantius filius Buenvaslet; Briantius monachus; Benedictus de Chesnei; Atelmus Gualensis; Brientius filius Josce; Bardufus de Spiniac et alii plures.  

    1141. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. A tous les fils de la Sainte-Mère église, par la Grâce de Dieu Geoffroy archevêque de Dol, salut perpétuel en le Seigneur. Les biens physiques depuis le commencement , notamment pour les papes, sont des aumosnes pour la protection, la garde, la défense des pauvres. Faisons donc connaitre par ce présent écrit attestant pour demain aux mémoires que Guillaume le Roux mon frère, [donne] toute la terre qui se nomme "le fief de Ranoulf" moi suggérant et priant [Guillelmus le roux semble devoir donner sa terre à V.V. à la seule demande de son frère Archevêque de Dol] à l'église de Saint-Sauveur et de Sainte-Marie de Vieuville; en ma présence fut donnée cette même année à la bonne mémoire de Robert qui fut ici en ce même endroit nommé premier abbé [cette donation fut faite en la mémoire aussi de Robert hier premier abbé nommé de V.V.] . Notifions aussi que Geoffroy Roillet de Bargart [ou Geoffroy Roillet habitant Begard, ou habitant Baguer-Morvan-Pican] , ont concédé ses enfants; concèdent aussi Henry son Seigneur avec son fils [Henry II roi d'Angleterre et Geoffroy son fils] la donation d'une maison. Fait en l'année de l'Incarnation du Seigneur 1141, mois de Septembre en la 11ème année de notre archevêché [Geoffroy le Roux aurait donc été élu archevêque de Dol en l'année 1130] . Signe Guillaume le Roux frère du même; signe Geoffroy Roilet; signe Ansgeri fils du même; signe Joël [Geldouin ou Joelduinis] Baderon; signe Asciriae mère du même. Témoins : Raoul fils de Graelen; Robert Gaulle, ce sont les chapelains de Dol; R. le même anglais chevalier écrivain de l'archevêque et les laïcs Geoffroy Capelle; Briant fils de Buenvaslet [sera est cité vers 1180 sur l'un des Magni rotuli de l'Echiquier de Normandie  un dénommé "Rob. Buensvalet"]; Briant moine, Benedictin de Chesnel; Atelm Gualen; Brient fils de Josce; Bardefus de Spiniac [Barde d'Espiniac] et plusieurs autres.

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    Charte n°37 . 1198. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit Willelmus Spina [Guillaume de l'Espine. Au regard de la date de 1198  il s'agit ici probablement de Guillaume né vers 1160, peut-être frère de Hamon, et frère de Geoffroy. Hamon de l'Espine spoliera l'abbaye du Mont- Saint-Michel de l'abbaye de Cancale s'appropriant les bénéfices de celle-ci; cela sera fait avant l'année 1182 année en laquelle sera rendu un jugement. Les moines de Saint-Michel déposeront plainte et devant Geoffroy Plantagenest et Rolland de Dinan le jugement sera rendu à Rennes en la dite année 1182. Hamon sénéchal du Clos Poulet devra démission et rendre aux dits abbé la dite abbaye de Cancale. Pour pénittence Hamon devra prendre la route de Jérusalem son poste de sénéchal du Clos Poulet étant lui alors confié à Guillame Gouyon. Lire la charte suivante faite à l'abbaye du Mont-Saint-Michel...] salutem. Noverit universitas quod ego Willelmus pro salute animarum  patris et matris mee, et pro salute anime mea, et anime Gaufredis fratris mei, ipso concedente, dedi abbatie de Veteris ville in perpetuam elemosinam quidquid habebam in decima des Buatz in parrochia de Comborn, et unum boissel frumenti in Pencoit ad unam pitanciam faciendam in Capite Jejunii, vini et piscium; concedentibus meis Juliana et Oliva, filium enim habebam, sed tante erat teneritudinis  quod concedere non valebat, non enim ad hue habebat quatuor menses ; ex dono investivi abbatem Mauricium per librum in Capitule prefate abbatie in die [en le jour]  assumptionis Beate Marie anno ab incarnatione Dni 1198. quod quia ratum volo haberi sigillum etc. Testibus his Walterio sacerdote du Guguen; Gaufrido Spina; Rollandus Spina; Radulfo de Monters et aliis multis. 

    1198. Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra Guillaume de l'Espine salut. Sachez tous que moi Guillaume pour le salut des âmes de mon père et de ma mère, et pour le salut de mon âme et l'âme de Geoffroy mon frère, qui a accordé, donne à l'abbaye de Vieuville en aumosne perpétuelle tout ce que je possède en dîmes de Buatz en la paroisse de Combourg, et un boisseau de froment en Pencoit, et une pitance à effectuer en la prise du Jeûne, vin et poissons; concèdent mes [filles] Julienne et Olive [pour] le fils que nous avons telle est sa tendresse puisqu'il n'est pas en mesure de l'accorder n'étant pas ici depuis quatre mois; ce don fut investi [déposé] à l'abbé Maurice en le livre du Chapitre de la présente [de l'abbaye précitée] abbaye en le jour de l'Assomption de la Bienheureuse Marie, année de l'Incarnation du Seigneur 1198. qui est ratifié selon la volonté des sceaux etc. Temoins sont Raoul prêtre de Guguen; Geoffroy de l'Espine [au regard de la date de 1198 il s'agit peut-être de Geoffroy de l'Espine ou d'Espiniac qui fut sénéchal de Dol] ; Rolland de l'Espine; Raoul de Monters et plusieurs autres.  

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    Charte n°38. 1182. Sciant praesentes et futuri quod Hamo Spina sciens se et antecessores suos elemosinam Sancti Mich. quae dicitur Abbatia de Cancaura [ou l'abbaye de Cancavena ou de Cancale], injuste tenuisse, Jerosolymam orationis gratia profecturus, ad ammonitionem Accaronici Ep. et aliarum plurium religiosarum personarum inductus est ut eam Monachis Sancti Michaelis resignare  et in pace dimitteret. Veniens itaque idem Haimo ante Comitem Gaufredum filium H.gloriosi Regis Angliae et Ducis Norm. et Aquit. et Comitis Andeg. et ante Rollandum de Dinam in eorum presentia publice recognovit possessionem supradictam ad Monasterium S. Mich. , pleno et integro jure pertinere et se et antecessores suos eam contra jus et aquum [pour équitable, justice,vérité]  per violentiam detinuisse, ideoque eam tam ipse quod Gaufridus Spina primogeniti fratris sui et Guillelmus Spina primog. filius suus tanquam elemosinam Sancti Mich. propriam Monachis libere et in pace perpetua dimissione cum omnibus pertinentiis suis resignatum  et per manum Stephani Goiun tunc Senescalli de Poelet eos illa possessione investierunt.  Prestiterunt etiam praesentus Haimo et Gaufridus nepos ejus et Guillelmus Spina filius Haimonis quod in eadem ecclesia nullis de cetero temporibus aliquid reclamarent. Actum publice Redonis et postea apud Dolum consummatum . Testibus Herveo decano; magistra Geroldo; Matheo de Spiniac; Guillelmo de Dragevilla; Guillelmo de Fulgeriis; Stephano Gouin; Guillelmo de Tintinnaco; Gaufrido de Tintinniaco; Gaufrido filio Hamonis; Cillardo de Brohun; et aliis multis anno ad Inacarn.Domini MCLXXXII. Titre de Saint-Michel. 

    1182. Sachez pour le présent et le futur, sachant que Hamon de l'Espine et ses ancestres ont injustement tenus une aumosne de Saint-Michel qui s'appelle l'Abbaye de Cancale, qu'il part à Jérusalem par la grâce du discours [que Hamon s'en va à Jérusalem appelé par ...] sur l'empressement de l'évêque d'Accaron [ville située proche de Jérusalem] et celui d'un certain nombre de personnes religieuses elles conduitent au Mont Saint-Michel [religieuses au...], résigné et renvoyé dans la paix [résigné et renvoyé en paix]. Hamon est venu de même devant le comte Geoffroy fils de Henri le Glorieux roi d'Angleterre et duc de Normandie et d'Aquitaine et comte d'Anjou et devant Rolland de Dinan, en leur présence à reconnu publiquement la possession susdite au monastère de Saint-Michel, plein et de droit [et a reconnu publiquement la susdite possession appartenir de plein droit au monastère de saint-Michel] , et lui et ses prédéccesseurs à l'encontre de ses droits et en vérité l'avoir détenu par la violence et qu'en conséquence  que le même Geoffroy son frère aisné, et de même Guillaume de l'Espine son fils aisné [ici le dit Guillaume est le fils aisné de Hamon et non pas celui de Geoffroy frère aisné de Hamon], laissent librement l'aumosne aux moines de Saint-Michel et dans la paix du pardon perpétuel avec toutes ses dépendances démisssionne et puis qu'il investisse [et puis que Hamon laisse en la main de Etienne...Hamon sera en effet obliger de renoncer à sa "sénéchaussée" du Poelet laquelle de ce fait sera récupérée par Etienne Gouyon] en la main de Etienne Gouyon la sénéchaussée du Poelet qu'il possède. Garantissent encore par leur présence Hamon et Geoffroy son neveu et Guillaume de l'Espine fils de Hamon dans la même église qu'aucune autre chose de tout temps ne sera protestée. Promulgué publiquement à Rennes puis ensuite achevé à Dol. Témoins: Hervé chanoine; maitre Gerold; Mathieu de l'Espine; Guillaume de Drageville; Guillaume de Fougères; Etienne Gouyon; Guillaume de Tinténiac; Geoffroy de Tinténiac; Geoffroy fils de Hamon; Cillard de Brohun [Terre et forêts situées proche du château de la Hardunaye]  et plusieurs autres. Année de l'Incarnation du Seigneur 1182. Titre de Saint-Michel.

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    1292. Charte n°39. Universis presente litteras inspecturis vel audituris Guillelmus Chaorcin arminger tune temporis senescallus de Comborn salutem in Domino. Noveritis quod coram nobis in jure constituta Margarita relicta, Johannus Chaperon confessa est se vendidisse, et vendidit religiosis viris abbati et conventui Veteris ville quidquid ipsa habebat et habere poterat quacumque ratione  in territorio de Landran in parrochia de Comborsub dominio dictorum religiosorum proprietate pro quandam summa pecurie se dicta Margarita se tenuit pro plene et bene pagata coram nobis, bannis super hoc factis, vendis nobis persolutis, omnibus recte peractis que de venditione et emptione terre possunt et debent fieri, secundum consuetudinem Britannie etc. in cujus rei testimonium presentes littéras dictis religiosis ad petitionem predicte Margarite salvo jure Dni. de Combor. Sigillo curie predicti Domini de Combor ad contractus dedimus sigillari, datum die lune ante feftum beate Luce. Anno Dni1292. 

    Pour tous ceux qui regarderons ou écouterons cette présente lettre Guillaume Chaorcin soldat [écuyer]  en ce temps sénéchal de Combourg salut en le seigneur. Vous devez savoir que devant nous, en droit constitué laissant Marguerite [agissant en droit constitué pour Marguerite et en son nom puisque Jean Chaperon ci-dessous est son époux] , Jean Chaperon confesse ce qu'il a vendu et ce qu'il vend aux hommes religieux en l'abbaye et couvent de Vieuville, peu importe ce qu'elle a et ce qu'elle a pu acquérir  qu'elle qu'en soit la raison, en le territoire de Landran [assis] en la paroisse de Combourg, en la maison des dits religieux propriétaires pour une certaine somme d'argent tenu pleinement et bien propagée de nous; [...bien propagée devant nous...bien présentée devant nous à Guillaume Chaorcin...Les moines de Vieuville semblent avoir  prêté à la dite Marguerite femme du dit Jean Chaperon une somme d'argent certaine en contrepartie d'une rente annuelle et régulière à prendre sur ses terres assises en son fief de Landran. Celle-ci semble avoir de ce fait vendu ou baillé aux dits moines de Vieuvile certaines de ses terres. Ce prêt ou ce bail annonce d'éventuelles amandes en cas de non respect ou de non remboursement du dit prêt d'argent ]  pour les amendes pécunières qui pourrons êtres faites pouvoir vendre pour s'acquitter, toutes droits de ventes conclues. Et les acquisitions de terres possibles qui devront [alors] êtres faites suivant la coutume de Bretagne etc... En cela pour témoigner cette présente lettre [donnée] aux dits religieux [et] à la demande de la dite Marguerite enregistrée de droit en la seigneurie de Combourg. Le sceau de la cour de la dite seigneurie de Combourg au contrat nous avons donné. Daté au Lundi avant la fête de Saint-Luc. Année du Seigneur 1292.   

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    Charte n°40. 1296. Universis presente litteras inspecturis et audituris Guillelmus Chaorcin arminger tune temporis senescallus de Comborn salutem in Domino. Noveritis quod coram nobis Margarita relicta Johannis Chaperon defuncti confessa est se vendidisse religiosis viris abbati et conventui Veteris ville 20 solidat annuii redditus sitas in Combor sub Dominio religiorum in dominio et homnibus et terra in feodo de Landran cum pertinentiis etc. pro quandam pecunie summa de qua dicta Margarita se tenuit coram nobis pro bene pagata; datum die lune post pentecostem anno dominii 1296. 

      Pour tous ceux qui inspecterons et écouterons cette présente lettre Guillaume Chaorcin, homme en arme [ou écuyer celui qui portait les armes des chevaliers] actuellement sénéchal de Combourg salut en le Seigneur. Sachez que devant nous Marguerite la veuve du défunt Jehan Chaperon confesse avoir vendu aux religieux de l'abbaye et couvent de Vieuville pour 20 solides années allouées [en retour] situés en Combourg sous la propriété des religieux et en leur propriété et les hommes et la terre du fief de Landran avec tous leurs dépendances etc. pour une certaine somme d'argent que la dite Marguerite nous a dit tenir avant pour ainsi le propager [pour continuer ce que hier déjà elle percevait sur les mêmes hommes et fief]  . Daté le lundi après la Pentecôte année du Seigneur 1296.

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    Charte n°41. Omnibus ad quos scriptum pervenerit ego Adam Botier salutem. Noverit universitas vestra quod salute anime mee et ancessorum meorum, et heredum meorum, dedi abbatie Veteris ville in perpetuam et puram elemosinam, totam decimam meam de Travel; concedente Petronilla uxore mea et omnibus...m.frum. pensionis quam ibi retrini dum viverem, dum autem romain pergerem, minam illam prefate abbatie... faciendam unam pitanciam monachis ibi Deo servientibus in die obitus mei, dedi etiam predicte abbatie tune temporis quartam partem decime mee de S.Matheo post mortem filiorum meorum clericorum quibus illam  viverem tribui possidendam etc. hoc autem quia inconcussum etc. Sigilli mei authoritate firmavi.

    Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra moi Adam Botier salut. Vous devez tous savoir que pour le salut de mon âme et [celles] de mes antecesseurs [mes ancestres] et [celles] de mes héritiers, donne à l'abbaye de Vieuville en perpétuelle et pure uamosne toutes mes dimes de Travel; concède [cela] Pétronille ma femme et tous ... [mes enfants ?mots ici manquants] mesure de froment allouée pour trois vies [?] tandis que j'irai à Rome [Adam Botier semble devoir aller à Rome pour une faute hier commise à l'encontre de l'abbaye de Vieuville ce voyage faisant suite à une libéralisation décidée par Hasculph de Soligné. Ce litige en lequel semble également prendre "partie" Adam de Soligné, l'oncle d'Hasculph que ce dernier considère comme son propre père, concerne de fait la terre de Travel mais aussi les "grands fossés rouges". Adam Botier en cette affaire prit semble t-il le parti du dit Adam de Soligné. La mère d'Adam Botier était-elle une enfant d'Adam de Soligné ?] , mines à l'abbaye précitée pour faire une pitance pour les moines qui serviront Dieu en le jour de ma mort. Donne aussi à la dite abbaye en ce moment [en ce jour] un quart de ma dime de Saint-Matheo après [ma] mort [pour] mon fils clerc ce que j'accorde a posséder pour vivre. Pour que cela soit inébranlable je le confirme de l'autorité de mon sceau.

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    Charte n°42. Notum sit omnibus quod ego Adam Botier, concedente Petronilla uxore mea, et omnibus filiis meis, dedi abbatie totam decinam meam de Travel, retenta mihi una minas frumenti pensionis, dum autem Romam pergerem dedi supradicte abbatie minam illam, in cujus rei fidem presentem cartam sigilli authoritate confirmavi.

     Sachez tous que moi Adam Botier , concèdent Pétronille ma femme, et tous mes fils, donne à l'abbaye toutes mes dîmes de Travel, moi je retiens une mine de froment [pour une] pension; tandis que j'irai à Rome je donne à la susdite abbaye la mine; en foi de quoi cette présente charte fut confirmée de l'autorité de mon sceau  

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    Charte n° 43. Vers 1200. Ego Hasculf de Soligné etc. contentio quae vertebatur inter Monasteri Veteris villea et Adam de Soligneio patruum [père ou celui que l'on considère comme étant son père] meum super terram de Travel [ou peut-être aussi la terre de Travel] ita sopita est ... ... quam pactus [mot abrégé ?] est liberare contra Adam Botier [ou Adam Boter] , concedentibus filiis suis Johanne et Gisleberto, item et calumniam de rubro fossato [la calomnie du fossé rouge] concessit. Hoc ego quia ad meum Dominium pertinebat concessi cum Iselde uxore mea, et Johanne filio meo, et sigilli et Adam patruum meus similiter sigilli sui authoritate firmavit.Test. Guillemo Grimaut; Roberto de Floavilla; Guillelmo de Kaline; Hamone Bode; Mauricio abbate Veteris ville.

    Vers 1200. Moi Hasculf de Soligné [de Subligné] etc. le contentieux inversé [changer, transformé, retourné; comment ce contention a été réglé...] entre le monastère de Vieuville et Adam de Soligné mon père sur la terre de Travel, ainsi apaisé...[partie de phrase manquante] qu'il a été conclu un accord pour liberer Adam Botier ; ont concédé ses fils Jean et Gislebert [ici Jean et Gilbert les 2 fils d'Adam de Soligné  ou bien ceux du dit Adam Botier ? ], de même que la calomnie du fossé rouge acccordée [ainsi que la paix sur la colomnie du fossé rouge accordée elle aussi... Hasculf de Subligny a oeuvré ici à la paix enfin retrouvée mettant ainsi fin à un litige ayant hier opposé V.V. et son oncle Adam, litige ayant opposé ces derniers et en la terre de Travel et en la terre dite du "Fossé rouge"]. Voici ce que je dois à mon Seigneur accorder avec Isolde ma femme [Je l'accorde avec Iseuld ma femme] et Johanne mon fils; et signe Adam mon oncle de la même manière du sceau établissant son authorité. Témoins : Guillaume Grimaut; Robert de Floaville; Guillaume de Kaline; Hamon Bode; Maurice abbé de Vieuville.

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    Charte n°44. 1196. Universis sancti  matris ecclesiae situs ad quos present scriptum pervenerit Jehanne de Solineio salutem Notificamus vobis quod Adam Boter miles meus pro salute sua dedit abbati Veteris Ville decidam de Truel [de Travel] et ex hoc dono investiri domum illam per librum quem posuit super altare Dei genitricis maria in anno ab incarnatione dei 1196 present abbate M.Gaufrido Tabernario et Guigon de Cobar et multi aliis.  Hoc etiam volumus sub silencio prectevicis  quod eadem die Guigon de Cobar dedi dominicum suam de Plaisiaeo concedentibus nepotibus suis  filis Radulfi Gruel et filio Hervei de Millac et filio Hervei de Tremigon.  

    1196. Pour tous ceux situés [assis] en la Sainte Mère Eglise à qui ce présent écrit parviendra Jean de Soligné salut. Nous vous faisons savoir que Adam Botier mon chevalier pour son salut donne à l'abbaye de Vieuville sa dime de Travel et ce don fut revêtu par le livre de la Maison posé sur l'Autel de Marie génitrice [mère] de Dieu en l'année de l'Incarnation de Dei 1196. Présents l'abbé M.Geoffroy Tabernario [boutiquier] et Guigon de Cobar et plusieurs autres. J'ai souhaité également sous le silence que  le même Guigon de Cobar donne son église de Plaisiaeo concédant ses petits-neveux  [ont concédé cela ses petits neveux...en réalité ces neveux tout simplement puisque ces derniers étaient tous fils de ses soeurs respectives] le fils de Raoul Gruel et le fils de Hervé de Miniac et le fils de Hervé de Tremigon. Ecrit en marge: Concède Pétronille sa femme.

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    Charte n°45. In nomine sancte et individue Trinit. Patris etc. Ego Adam de Soligneio omnibus T. P. Q. F. notum fieri volo quod contentionis habitatione inter abbatem Veteris ville et Guillelmus Catum [Guillelmus Catus frère de Robert, de Guillaume, tous trois fils de Aalis leur mère] et alios milites etc. ut in collect. Rougeriana.

    En le nom de la sainte et indivisible Trinité, le Père etc. Moi Adam de Soligné... je veux que soit noté le contentieux de "l'habitation" entre l'abbaye de Vieuville et Guillaume le Chat et d'autres chevaliers etc. dans la collecte de Rougeriana.

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    Charte n°46. 1177-1185. In nomine etc. Ego Guillelmus Abbas Sancte Florentio Salmur volui tradere scripto quoniam Rotbertus Cattus et Guillelmus Cattus fratre ejus, dederunt Sancto Floentio ecclesiam Sancto Leodegarii et decimam etc. pro anima Gaufredi cattus fratris eorum, concedente matre eorum Aaliz nomine. Hoc viderunt Rollandus archiepiscopi Dolensis [archevêque de Dol entre 1177 et 1185], Goffridus de Langan mon., Radulfus de Filgerii  etc. Actum apud Trembleium  in porticu ecclisiae. Hoc donum deinde abstulerat Hamo per vim Guillelmi Esmalensis etc. [Titre de Saint-Florent].

    1177-1185. En le nom etc. Moi Guillaume Abbé de Saint-Florent de Saumur j'ai voulu donner l'écriture parce que Robert le Chat et Guillaume le Chat son frère, ont donné à Saint-Florent l'église de Saint- Leodegarii [de Saint-Leger] et les dîmes etc. pour l'âme de leur frère Geoffroy; concède leur mère nommée Aaliz. Ont lu cela Rolland archevêque de Dol; Geoffroy de Langan; Raoul de Fougères etc. Fait au Tremblium à la porte de l'église. Ce don a été emporté [à] Hamon par la force de Guillaume Esmalensis  [Guillaume l'Ismaelite  seigneur de Tinténiac ?] etc.

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    Charte n°47. Vers 1220-30. Universis presentem paginam inspecturis Johannes de Dolo filius Hasculf de Soligneio salutem. Universitati  vre. notificamus quod Johannes de Langan dedit abbaye Veteris ville pro anima nepotis sui filii Thome Spini quando in eadem abbatia receptus est ad sepulturam seii nummos andegavenses quod annuatim recipiebat a monachis dicte abbatie de terra sua de Travel, concedente Michelao fratre suo, et sorore sua uxore Thome Spine, et filia unica sororis. Item notificamus vobis quod Guegon de Cobar dedit predicte abbatie hebergamentum Petri le Porc in Brillahart et duo jornalia terre juxta eandem villam, cencedentibus nepotibus suis Roberto Gruel, Gaufrido de Millac, Rollando de Temigon. Item notificamus quod Radulfus de Listre, et uxor ejus filia Reginald Cati dimiserunt prefate abbatie calumniam quam reclamabant in terra de Bremont, et habuerunt de caritate monasterii XXX sols andegave. has omnes elemosinas quia de feodo meo erant et ad me pertineant liberare et quietas, concedo et sigillo mei authoritate confirmo. 

    Pour tous ceux qui regarderons cette présente page Jean de Dol fils de Hasculph de Subligny salut. Nous vous notifions à tous que Jean de Langan a donné à l'abbaye de Vieuville pour l'âme de son neveu, fils de Thomas de l'Espine, lorsqu'il fut en la même abbaye reçu en sa sépulture, six pièces d'Anjou que percevront chaque année les moines de la dite abbaye sur sa terre de Travel ; concèdent Michel son frère, et sa soeur femme de Thomas de l'Espine et la fille unique de sa soeur. De même nous vous notifions que Guegon de Cobar a donné à la susdite abbaye l'hébergement de Pierre le Porc en Brillahart et deux journaux de terre proche le même village [celui de Brillahart], concèdent ses petits enfants [ces neveux tous "fils de ses soeurs" en fait] Robert de Gruel, Geoffroy de Meillac, Rolland de Tremigon. De même nous vous notifions que Raoul de Listre, et sa femme fille de Reginald le Chat, ont levé en la précitée abbaye la calomnie [l'oppression... Raoul de Listre et sa femme étaient donc tous deux en litige avec V.V. pour la terre de Bremont. Ce litige sera éteint moyennant le versement par Vieuville de 30 sols d'angers] qui protestait en la terre de Bremont et ils ont reçu de la charité du monastères 30 sols d'Angers. Toutes ces aumônes étaient de mon fief et m'appartenaient libres et tranquilles. J'accorde et le confirme de l'autorité de mon sceau [je les accorde et confirme cela de l'...].

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    Charte n°48. Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum parvenerit  ego Guigo de Chobar salutem. Noverit universitas vestra quod ego pro salute anime mee dedi abbatie Veteris ville dominicum meum de Plaisicio juxta grangiam suam de Pirioc. Post longum vero tempus accepti crucem ab abbate Veteris villea ut irem Jerosolimam, cum essem in procinctu ipsuis  itineris vocavi ipsum abbatem apud Lanhelon et ibi coram magna multitudine clericorum et militum, dedi ipsi abbatie tertiam partem ipsuis Plaisicii que me attingebat, concedentibus heredibus meis, videlicet filiis sororum mearum Gaufredus de Millac, Rollando de Tremigon, Roberto Gruel, quia nullum alium habebam haeredem.


    A tous les fidèles du Christ à qui ce présent écrit parviendra moi Guegon de Chobar salut. Vous devez savoir que moi pour le salut de mon âme donne à l'abbaye de Vieuville ma seigneurie de Plaisir proche de sa grange de Pirioc. Après une longue période de temps j'ai accepté la Croix de l'abbé de Vieuville pour aller à Jerusalem. Tandis qu'il se trouvait que je me préparais moi même au voyage j'ai appellé l'abbé lui même proche de Lanhelon [ou aujourd'hui à Lanhelin au moyen-âge ancienne partie de la paroisse primitive de Meillac. Il existe toujours aujourd'hui l'emplacement de l'ancien château des seigneurs de Chobar]   et là, devant une grande foule de clercs et de soldats, j'ai donné à l'abbaye la troisième partie de Plaisir elle même et il m'a touché. Ont concédé mes héritiers c'est à dire les fils de mes soeurs Geoffroy de Meillac, Rolland de Tremigon, Robert Gruel car je n'ai aucun autre héritier.

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    Charte n°49. ...Item Guegon de Chobar miles dedit totum dominicum suum Plaisiaco, concedentibus nepotibus suis filius Hervei de Tremigon et filius Radulphi Gruel et filius  Hervei de Meillac...

    ...de même Guegon de Chobar donne toute sa seigneurie de Plaisir, concédent ses neveux qui sont fils de Hervé de Tremigon et fils de Raoul Gruel et fils de Hervé de Meillac.

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    Charte n°50. Vers 1180. Memorie [memoria] commendari dignum duximus quod Andreas de Langan et fratre ejus Willelmus nullum habebant heredem dimiserunt calumniam forestagii de Borgot quam ad versus monachos veteris ville de jure hereditaris reclamabant pro hac vero dimissione habuerunt de caritate monasterii 40 solidos andegavensis;  sub testibus Henrico monacho; Bricio capellano; Hamone Truanno; Hamone Spina; Johanne Pincerna; Hamone Delzac; ego autem Hasculfus de Soligneio. Quantum ad me pertinet ... ... dimissionem hanc gratam habeo et sigilli mei authoritate confirmo.

    Pour la recommandation de la mémoire avec dignité nous disons que André de Langan et son frère william, n'ayant nul héritier, abandonnent les accusations de la forêt de Borgot [abandonnent leur prétention sur la forêt de Borgot... André et son frère semble en effet tous deux avoir disputer à V.V. la "possession même" de cette forêt. N'ayant nul héritier moyennant 40 sols d'Angers ils abandonneront cette même prétention]; que les moines de Vieuville de droit [sont] proclamés héritiers. Et pour cette renonciation ils ont reçu par la charité du monastères 40 sols d'Angers. Ont été  témoins : Henri moine; Brice chapelain; Hamon Truanno; Hamon de l'Espine [bouteiller de Dol]; Jean Pincerne; Hamon Delzac; moi Hasculph de Soligneio en ce qui me concerne; de mon côté ... ... [partie de phrase manquante] je suis reconnaissant pour cette renonciation et la confirme de l'autorité de mon sceau.

     Charte n°51. 1249. Omnibus haec visuris magister Johannes de Veneto  officialis dolensis salutem in Domino. Noveritis quod Guillelmus et Gaufridus de Porcon quondam milites dederunt et concesserunt Deo et beate Marie de Veteris villa et monachis etc. tria jornalia terre sita in parrochia de Sancto Idoco que dicti Guillelmus et Gaufridus tradiderant Bartholomeo de Noeta tenenda de ipse tanquam de Dominis jure hereditario possidenda et juraverunt coram nobis quod contra istam donationem etc. et quod illam garantizabunt quod ut etc. Presentes litteras sigillo curie sigillatas dedimus anno domini 1249, mense maii.


    Pour tous ceux qui regarderons cela maître Jean de Veneto, officier de Dol, salut en le Seigneur. Sachez que Guillaume et Geoffroy de Porcon, autrefois chevaliers, ont donné et concédé à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville et à ses moines etc. 3 journaux de terre en la paroisse de Saint-Idocon [Saint-Ideuc ?] que les dits Guillaume et Geoffroy ont remis [terre] que le seigneur  Bartholomé de Noeta possédait par droit héréditaire et jurèrent devant nous que contre ce don etc. et qu'ils ont garanti que etc. [Cette] Presente lettre scellée du sceau de la cour donnée en l'année du seigneur 1249, [au] mois de mai

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    Charte n°52. 1271. Universis presentes litteras inspecturis vel audituris Johannes divina permissione dolensis episcopus salutemin Dno. Ratam habet quandam permutationem factam capitulum inter ecclesie dolensis et monachos Veteris ville anno Dni 1271mense octob.

    Pour tous ceux qui regarderont ou entendront cette présente lettre Jean par la divine permission évêque de Dol salut en le Seigneur. Il y a eu un certain échange fait au Chapitre entre l'église de Dol et les moines de Vieuville en l'année du Seigneur 1271, mois d'Octobre.

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    Charte n°53. 1408. Universis presentes litteras inspecturis et audituris fratre Jehannes humilis abba monasterii Veteris ville ordinis Cisterciens conventionem facit cum Capitulo dolensis pro quibusdam tractibus decimarum anno 1408 quod Jehannes abbas Savignei superior majeur confirmavit eodem anno.

    1408. Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre et écouterons, frère Jean,  humble abbé du monastère de Vieuville de Ordre des Cisterciens; convention [un accord fut établi avec...] faite avec le Chapitre de Dol pour certaines actions de dîmes pour l'année 1408 que Jean abbé majeur supérieur de Savigny a confirmé en la même année.

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    Charte n°54. 1284. Universis presentes litteras inspecturis Radulfus de Albigneio Dnus  de Landal salutem in Domino. Noveritis quod quoddam excambium factum est inter abbatem et conventum Veteris ville  et Gaufridum Corbun (ande la Carbonnaye) tune temporis armiger, de quibusdam terris parrochia de Kaerfeuntum [aujourd'hui la ville de Carfantin proche de Combourg], actum mense septembri anno 1284


    Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre Raoul d'Aubigné, seigneur de Landal, salut en le Seigneur. Sachez que certaines compensations ont été faites entre l'abbaye et couvent de Vieuville et Geoffroy Corbun (ou de  la Carbonnaye) , en ce temps [en ce moment, aujourd'hui...] homme en armes [écuyer]  pour certaines terres [assises] en la paroisse de Carfantin; acté mois de septembre 1284.

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    Charte n°55. 1246. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis Willelmus decanus dolensis salutem. Noveris universitas vestra quod Hamo le Gras [et] Osana ejus uxor, et Jehannes filius eorundem dederunt Deo et beate Marie Veteris villa et monachis etc. in puram et perpetuam elemosinam dimidiam minam frumenti annuatim possidendam, percipiendam super feodum quod ipsi tenebant de eisdem monachis in villa Johannis in parrochia de Spiniaco, salvo alio redditu quem de dicto feodo reddere debebant, datum anno Dni 1246 mense martio.

    Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette présente lettre Guillaume, doyen de Dol, salut. Vous devez savoir que Hamon le Gras et Osana sa femme et Jean fils des mêmes ont donné à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville une demie mine de froment à prendre chaque année pour la posséder; à percevoir sur les rentes que tiennent les mêmes moines en la Ville Jean en la paroisse d'Espignac [terre limitrophe avec le ruisseau de Landal]  sauf une autre qui devra être restituée, laquelle rente devra être rendue. Daté de l'année du Seigneur 1246, mois de mars. [En 1208 Jean de Lizannet évêque de Dol offrira au Chapitre de son évêché l'église d'Espigniac ou d'Epignac. Certaines dîmes assises en cette paroisses, cela par le role des "donations", seront toutefois offertes à V.V.  Le dit Chapitre de Dol n'aura de cesse de vouloir s'approprier  ces mêmes dîmes notamment par le role des "échanges" ou des "achats". Il en sera ainsi en l'année 1297 lorsque le Chapitre se portera acquéreur des dîmes du seigneur Guillaume Amaury de Pont Geroard déjà rencontré ici même, dîmes alors elles aussi assissent en Espigniac].  

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    Charte n° 56. 1239. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis Johannes Boterat miles salutem in Dno. Nov. Ursi [universalis] . quod ego pro Dei amore et anime mee et ancessorum meorum dedi abb. V.V. et mon. etc. in p. et pp. el. [puram et perpetuam elemosinam] quidquid habebam in villa Garnerii et in villa que dr. [?] Kaharia in parra. Fresneie. Anno Dni 1239.

    1239. Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette présente lettre Jean Boterat écuyer, salut en le Seigneur. Sachez tous que moi pour l'amour de Dieu et  mon âme et mes ancestres donne à Vieuville et à ses moines etc. en pure et perpétuelle aumosne tout ce que j'ai en la villa Garneri et en la villa de Kaharia en la paroisse de la Fresnaye. Année du Seigneur 1239 [l'un des tous premiers seigneurs "Bouterat" cité par notre histoire sera Guillaume Boterat celui-ci ayant été cité en 1095 en une donation qu'il fit au monastère du Mont-Saint-Michel, cela avant de partir pour la première croisade; sera alors cité comme étant son seigneur direct, celui-ci autorisant la dite donation, Raoul d'Aubigné lui même].

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    Charte n°57. 1252. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis vel audituris officialis Curie dolensis salutem in Domino. Noveritis quod in vostra presentia constitutus Gaufridus de Porcon [Geoffroy avec l'accord de son frère William donnera en la dite année 1252 à V.V. ses deux tenanciers ou bien le revenu de ces derniers  lesquels étaient alors Robert Fabre et sa femme Johanne fille de Pierre Fabre] de assensu et voluntate Willelmi de Porcon fratris sui primogeniti  ambo in nostra presentia constituti  dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Veteri villa, et monachis ibidem Deo servientibus pro salute anime sue et antecessorum suorum liberam ab omni tailla consuetudine et exactione seculari nee non ab omni assifia patrie Robertum Fabrum et Johanam filiam Petri Fabri uxorem dicti Roberti cum toto tenamento in territorio quod de ipso tenebant in territorio de Curia Baguer [ou le fief de la Cour Bague en Saint-Ideuc terre seigneuriale aujourd'hui disparue et donc bien en 1252 des seigneurs locaux nommés "Porcon ". Ici en cette charte ces derniers avaient pour "tenanciers tenant certaines de leurs tenures" les dits Fabres] sito in parrochia S.Idoci [l'ancienne paroisse de Saint-Ideuc aujourd'hui quartier relevant de Saint-Malo de l'Isle et assis au nord-est de cette ville; la seigneurie de Saint-Ideuc au haut moyen-âge s'étirait ainsi sur les actuelles villes de Saint-Ideuc, Paramé et Saint-Coulomb. Aux 11-12 siècles cette seigneuries semble avoir eu pour premier seigneur les seigneurs de Dinan eux mêmes puisque Clamaroch donnera ici même à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, au XI siècle, cela avec l'aval de Geoffroy seigneur de Dinan, la troisième  partie de ses dîmes assises en Saint-Ideuc et aussi une terre au même endroit pour la valeur d'une charruée : terciam partem decime Sancti Idoci et terram ad unam carrugam in eodem loco...Clamaroch donnera un peu plus tard, toujours aux moines de Saint-Michel, 60 acres de terres toujours assises en Saint-Ieuc. En contrepartie les moines du Mont-Saint-Michel verseront une somme de 60 sols, monnaie de Rennes en s'engagent aussi à compléter éventuellement toute somme demandée pour sa délivrance en cas d'emprisonnement à venir. La charte ici reliant Willelmus et Gofridus de Porcon à Veteris-ville est presque la copie même de celle ayant donc unie au XI siècle le dit Clamaroch et les dits moines de Saint-Michel ] et quidquid habebat etc;  in toto territorio de Curia Baguer ita tamen quod dicti monachi sen allocatus eorum tenebuntur 12 deniers monete usualis infra diem martis primam ante assensionem soluere qui si non fuerint dicto die persoluti, poterit [poterit: le temps "futur" de possum. Ici possibilité d'avoir...] Guillelmus idem dicto territorio stanna [Stanna : pluriel de Stannum = étain ]  capere [capturé, conquis, emparé ...] pro dictis denariis et pro duodecim aliis pro pena, et juravit dictus Gaufridus, quod ultra nihil requiret et posuit id. Gaufrid. dictum Willelmum tanquam Dominum totius feodi sui in plegium etc. qui coram nobis onus plegiationis [plegiationem, plegiatio, plegius...En gage ou engager, egagement personnel; ] recipiens [de recipere : prendre, s'emparer recevoir] juravit quod si dictus Gaufridus, vel heres de dicta defensione, deficeret ipse per quadringenta annos continuos garantizaret et juraverunt dicti Guillelmus et Gaufridus, et ipsos suos filios et heredes voluerunt obligatos subjicientes se et illos curie nostre, datum ad petitionem dictorum Willelmi et Gaufridi sub sigillo curie dolensi, anno Dni 1252, mense aprili.

    Vous devez tous savoir qu'en notre présence constituée Geoffroy de Porcon, [seigneur du dit lieu de Porcon seigneurie assise en Saint-Méloir des Ondes] avec l'assentiment et la volonté de Guillaume de Porcon son frère aisné,
    tous deux en notre présence constituée, a donné et concédé en pure et perpétuelle aumosne à Dieu et à la Bienheureuse Marie de Vieuville et aux moines qui là servent Dieu pour le salut de leurs âmes et [celles] de leurs ancestres, libre de toute taille, de Coutumes et d'exactions séculaires, non plus assistance [sans aide obligatoire apportée non plus]  sur toute la terre de Robert Fabre et [et celle de la]  fille de Pierre Fabri la femme du dit Robert avec toutes les tenures en ce territoire [Avec l'assentiement de Guillaume de Porcon, ici son frère aîné,  Geoffroy de Porcon semble offrire à Vieuville Robert Fabre et sa femme, fille de Pierre Fabri tous deux couple "tenancier de certaines de ses  tenures". Il s'agit probablement plutôt de l'ensemble du ou des revenus que ces derniers annuellement lui devait en redevance. Le servage en Bretagne en effet n'existait plus depuis Alain duc de Bretagne ; il ne peut donc ici s'agir non du don de deux personnes mais plutôt du fruit de leur travail et cela au travers des taxes féodales dues annuellement qu'ils devaient à leur seigneur direct] qu'il tient en le territoire de la Cour de Baguer située en la paroisse de Saint Ideuc et quel que soit ce qu'il a etc. Toutefois ces dits moines en tout le territoire de la Cour de Baguer ou leurs allocataires garderont [recevront ou verseront ?] 12 deniers [soit 120 pièces de monnaie usuelle]  de monnaie usuelle sous [en] le jour du premier mardi avant l'Ascension ; dans le cas contraire sera dispensé ce qui n'aura pas été perçu [ou payé; pourquoi cette somme mise de côté ? ] le dit jour;  aura la faculté d'avoir  le même Guillaume [ici le dit frère de Geoffroy pour une capture éventuelle faite en le territoire recevra des moines de V.V. les dits deniers en étain pour aider alors au rachat de sa liberté] en le dit territoire, d'étains pour sa capture,  les dits deniers et pour sa douleur douze autres denaries [Denarie = denier = dizaine ou 10 pièces de... En cas de capture éventuelle de Guillaume, et cela en échange des tenures relevant des dits "Fabres"  offertes aux moines de Vieuville, Guillaume de Porcon devra  pouvoir percevra de V.V. 12 deniers ou 120 pièces de monnaie usuelle en cas de délivrance demandée plus 120 autres pièces de monnaie usuelle au seul titre du préjudice en cas d'emprisonnement] et Geoffroy jura que plus rien d'autre il ne requiéra [que plus rien d'autre il ne demandera à V.V. pour son frère ] et déposera; Geoffroy et le dénommé Guillaume comme seigneurs ont engagé tous leurs fiefs etc.[Geoffroy, et le dénommé Guillaume frère aisné de Geoffroy, engagent à V.V. comme seigneurs tous leurs fiefs pour leurs éventuelles "libéralisation"...] devant nous ils ont accepté la charge de ce cautionnement [et devant nous se sont engagé à recevoir cette charge, à savoir l'engagement de leurs tous leurs fiefs...] il jura que si le dit Geoffroy, ou l'héritier de la défense [Guillaume jura  que si le dit Geoffroy ou l'héritier du défendu] , abandonnent eux mêmes, pendant quatre années consécutif il sera le garant [Guillaume sera le garant pendant quatre ans de son frère puisné ou de l'héritier de celui-ci si ces derniers n'honorent pas leurs obligations envers V.V] et jurèrent les dits Guillaume et Geoffroy; et ils voulurent que leurs fils et héritiers se moumettent à cette obligation. Cette demande des dits Guillaume et Geoffroy fut datée sous le sceau de notre cour de Dol, année du Seigneur 1252, mois d'avril.

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    Charte n°58. 1294. Seachent tous que comme contens [comment contentieux ... ?] fut esmu [fut réglé ?] en la Cour de Rennes entre Haoys [Havoise] la Degpie, Geoffroy de Porcon  et Henry, Thomas et Pierre lors [leurs] fils, et Marguerite la soeur aux dits enfans d'une partie, et religieux [... et Marguerite la soeur des dits enfants d'une part, et de l'autre part les religieux et...] hommes et honnestes labbé et convent [..les hommes et honnestes de l'abbaye et couvent de Vieuville] de la Vieuville de lautre. C'est a seavoir que icelle femme par raison de son doaire et ses devants enfans   [A savoir qu'en raison de son douaire Havoise la Degpie et ses enfants ici présents...] par raison de lors droits [de leurs droits] si comme ils disoient, demandoient a avoir lour droit  [ses enfants ici présents au nom de leurs droits comme ils disent, demandent à avoir leurs droits] au sien de la Cour Bagues [au sein de la Cour Bagues ?] en la parroisse Saint Idouc [de Saint-Ideuc], et sont plusieurs  autres choses qu'ils demandoient a avoir aux dits religieux  [et il y a aussi plusieurs autres choses qu'ils demandent à avoir des dits religieux...] et les dits religieux disoient icelles choses leur avoir été données et aumonées [et les dits religieux ont dits que ces mêmes choses leurs avaient été données en aumônes...] de celuy que leur droit y avoit [par celui même dont ils ont obtenu ces droits]; à la fin la ditte Degpie et tous ses davants dits enfans [à la fin la dite Degpie et tous ses enfants devant nous présents] se défirent et delaissèrent lors demandes susdittes et renoncèrent etc.   [se sont démis, délaissèrent et renoncèrent à toutes leurs dites demandes] A quoy par notre ditte Cour jugeons la ditte Degpie et ses enfans et a leur requeste le sceau de la Cour de Rennes fut mis à ces lettres, et celuy de Henry de Rochefort [alors le seigneur en titre de Chateauneuf de la Noë et de sa cour judiciaire, cour en laquelle étaient jugés certains des différents litiges présents en le pays de Dol. Ici Henry de Rochefort semble représenter la dite Degpie et enfants. Ces derniers semblent avoir contesté les donations faites hier par Geoffroy de Porcon. Déboutés de leur demande ils durent aux termes de ce procès délaisser leur prétention et confirmer de ce fait ces mêmes dons faits hier] pour les dits Haoys et enfans parce qu'ils n'en avoient point de propre; ce fut donné au mois de feverel [au mois de février] de l'an de grace 1294.  

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    Charte n°59. 1366. Guilleaume d'Aubigné chevalier seigneur de Landal ay veu [ai vu, regardez, étudiez], et diligemment considéré la teneur des lettres de donaison [de donation] et [de] confirmation que notre très cher pere mons. [monseigneur] gouv. [gouverneur ?] mons. Raoul d'Aubigné chevalier seigneur de Landal donna es [aux] abbé et religieux de la Vieuville scellées en son propre sceau [scellée de son propre sceau] saines et entières etc. quoy veu nous avons jugé ne devoir rien demander sur les dits religieux [aux dits religieux] et sur leurs biens fors retributions divines [fortes rétributions] etc. et voulons nous et Dame Philippe [Philippe de Gouyon laquelle avait prit pour époux Guillaume d'Aubigné] notre compagne epouse, et Mahault notre fille [Mahault d'Aubigné fille de Philipe de Gouyon et du dit Guillaume d'Aubigné  prendra pour époux Olivier de Montauban apportant ainsi à ce dernier la terre seigneuriale de Landal. En 1388 Mahaut d'Aubigné, cela peut-être parce qu'elle n'avait point d' enfant, donnera à la soeur de son époux, Jeanne de Montauban femme de Jean de la Taillerie, la dite seigneurie de Landal] , que le tout soit quitte selon les anciennes donaisons, et avons donné esdits religieux [aux dits religieux] une maison et domaine nommée la Ville Alain sise en la paroisse de labouezac [la Boussac], et en temoin de ce [et devant les témoins de cela] avons donné ces presentes [avons donné ces présentes lettres] scellées de notre propre scel [sceau] ensemble  o [et] le scel [de] monsieur Bertran de Saint Pe. [de saint-Pern] chevalier mis a notre requeste a cette confirmation  fait le 8ème jour dou [du] mois de may de l'an 1366. Presente a ce [présente à cela] notre compagne Dame Philippes  Goion [Plilippe de Gouyon], frère Raoul Angier abbé de laditte abbaye [alors abbé de la dite abbaye de V.V.] , Colin de Miniac, dom Jehan Angier prestre, et plusieurs autres.

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    Charte n°60. 1288. A tos ceus qui verront et orront cestes presentes lettres Raoul Daubigné chevalier, seigneur de Landal : accords pour les clostures d'Espinniac. Ce fut donné en l'an de Grayce 1288 au moy de may.

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    Charte n°61. 1270. Universis presentes litteras inspecturis. Juliana domina de Tremehin [Tremehin : terres situées en la paroisse de Baguer-Pican et placées sous mouvance du Régaire de Dol. Citée dès l'année 1247 sa "Dame" devait alors à l'évesque de Dol un chevalier pour son Ost. Julienne ici citée, ou Juliana Egovis, donne à V.V. en effet en 1270 sa dime de Tremehin qu'elle avait prédemment acheté à Geffroy Pinel et à Jean de la Haye. Elle fit cette donation pour le repos de l'âme de son premier époux Bertrand de Saint-Gilles et pour le retour aussi de son second époux parti lui en Terre Sainte : Robert de Melesse] salutem in Domino. Noveritis quod Juliana ego vis  predicta tempore quo Robertus de Melece [Bertrand de Melesse, père supposé de Robert ci-dessus, est lui cité en 1248 lorsqu'il accompagnera le jeune roi de France Louis IX à la septième croisade. En 1294 son petit-fils supposé, Raoul, seigneur de Melesse, lui sera cité dans l'enquête référençant les différents seigneurs devant "chevalier" pour l'Ost ducale. L'actuelle ville de Melesse est située aujourd'hui en le canton de Saint-Aubin d'Aubigné,  proche de la ville de Rennes en son nord, à environ 12 klm de celle-ci] maritus meus  in subsidio terre sancte [la huitième croisade au cour de laquelle décédera Saint-Louis ou le dit Louis IX roi de France en la dite année 1270] in trans marinis partibus morabatur, dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Veteri villa, et monachis ibidem Deo servientibus, pro salute anime Bertranni de Sancto Egidio [de Tremehin. Parent probable de Bertrand de Saint-Gilles seigneur de Saint-Gilles près de Rennes lui cité vivant en l'année 1281 puisque Bertrand de Saint-Gilles c-dessus, feu époux de Juliana Egovis, lui est cité "mort" dès l'année 1270. Fils de Tison, Bertrand de Saint-Gilles de Rennes et son frère Guillaume eurent des démélés avec le prieur du prieuré de Saint-Gilles. En 1281 Bertrand, Guillaume, et Philippe leur soeur à tous deux, abandonnèrent leur revendication sur le dit prieuré de Saint-Gilles dépendance de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes; à noter que la dite Philippe eut pour mari Olivier de Montfort seigneurie proche de Rennes] mariti mei et dicti Roberti, et aliorum ancessorum meorum, decimam illam quam ego et Bertrammus emeramus [emaramus = acheter.   ...que moi et Bertrand avons acheté en  notre fief de Tremehin...] et Gaufrido Pinel et Johannes de Haia [Jean de la Haye] in feodo nostro de Tremehin in cujus rei testimonium etc. Actum anno 1270, mense martio. 

     Pour tous ceux qui regarderons cette présente lettre Juliana Dame de Tremehin salut en le Seigneur. Sachez que moi Juliana veut, en ce temps [aujourd'hui] que mon mari Robert de Melesse parti soutenir la Terre Sainte est resté de l'autre côté de la mer, donner et concéder en pure et perpétuelle aumône à Dieu et à la bien heureuse Marie de Vieuville et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, pour le salut de l'âme de Bertrand de Saint-Gilles [hier] mon mari, et le dit Robert
     et d'autres mes ancestres [aussi], les dîmes que moi et Bertrand avons acheté et à Geoffroy Pinel et à Jean de la Haye en notre fief de Tremehin; comme preuve etc. Acté [Fait] en l'année 1270, [au] mois de mars.

     

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    Charte n°62. 1214. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit ego Johannes dei gracia Dolensis episcopus, salutem in Dno [Domino] . Notificare volumus dona que Veteris ville filie nostre in nostra diocesi collata sunt ... ... Ex dono mea quando dedicata sunt ejusdem abbatie ecclesia duas acras terre in maresco [mariscus], juxta brueriam  ; ex dono Johannis Paenel et Mathildis uxoris ipsuis, et Philippi filii ejus Mathildis dimidiam plateam in Spiniac, et  unam acram terre in arpento  suo de Carcon totum de ipso dominio suo; ex dono Evani Dibo unum jornale terre in Ladiboaic in parrochia de Bagar [Baguer Pican/Baguer-Morvan] moruam juxta cheminum ejusdem ville; ex uno latere concedente Hamone de Bagar  domino suo de quo istam terram in proximo dominio tenebat ipso que Hamone pro salute anime sue quidquid in dicta terra juris, dominii et proprietatis reclamare poterat, dinuttente et donante; ex dono G.Paenel dimidiam acram terre de dominio suo [de sa possession] et parrochia de Mont Dol de Roberto de Thoomen  quidquid habebat in decimis [en dîmes] in parrochia de Thoomen, concedentibus omnibus heredibus suis, concedente etiam Helya filio Gaufredi Dno suo, et Alano filio ejusdem; B. et Alano filio Jordani filii Helie de Burgo de Ploguenoit quidquid habebat in decimis perrochia de Pleedel; ex dono Agnetis uxoris Willelmi Morvan ad precem ipsuis Willelmi medietatem decime sue de parrochia de Millac, concedentibus Willelmo et Valentia heredibus ipsorum, concedente etiam Willelmo de Beillac [Probablement ici Guillaume de Meillac et non pas de Beillac]  qui post Willelmum Morvan habuit predictam in uxorem et ut hoc etc. Sigilli viri una cum sigillo Capituli nostri ad majorem rei firmitatem roboravimus. Actum est hoc anno Domini millesimo ducentesimo decimo [dix] quarto [quatre]

    A tous ceux à qui ce présent écrit parviendra moi, Jean, par la grâce de Dieu évesque de Dol, salut en le Seigneur. Nous voulons vous notifier les dons que notre fille de Vieuville en notre diocèse a collationné. Par suite mon don quand fut dédié à l'église de la même abbaye deux acres de terres en les marais proches des bruyères; par suite le don de Jean Painel et de Mathilde épouse de lui, et Philippe fils de Mathilde une demie place [ou rue] en Espiniac et un acre de terre en son arpent de Carcon en tout son domaine; par suite le don de Evan Dibo un journal de terre en Ladiboaic [ou l'actuelle commune de "La Boussac" située elle au plus proche de Baguer Pican,  démembrement probable de la dite paroisse primitive de Baguer Pican ici citée et non d'Espiniac comme certains le supposent.  en la paroisse de Baguer Pican au plus près du chemin de cette même ville; par suite d'un côté concède Hamon de Bagar [ou Hamon de Baguer Pican] son seigneur pour cette terre qui se tien proche du domaine de Hamon pour le salut de son âme quelque soit cette terre de droit; par suite le don de G.Painel un demi acre de terre en sa propriété et en la paroisse du Mont-Dol, quelques soient les dimes qu'il possède de Robert de Thooomen en la paroisse de Thoomen [au moyen-âge la mer en la baie du Mont-Saint-Michel, face à Cancal notamment, semble avoir été beaucoup moins haute qu'elle ne l'est aujourd'hui; plusieurs paroisses, et de grands arbres étirant alors leur hauteur là même ou aujourd'hui la mer étire ses vagues, étaient en lieu alors présents. Là était la forêt de Scissy courant entre les actuelles iles ou rochers de Chausey proches du Mont. En cette étendue alors découverte par la mer et relevant de la paroisse de Baguer Pican,  s'asseyait donc au moyen-âge la dite terre de Thoomen], concèdent tous ses héritiers, concède aussi Helys fils de Geoffroy son seigneur et Alain fils du même.  B. et Alain fils de Jordan enfant de Helie de Burgo de Ploguenoit [B. et Alan fils de Jordan le dit Jordan enfant d'Helie de...]  soient les dimes qu'ils possèdent en la paroisse de Pleedel [ou Plehedel située au centre d'un triangle formé par les villes actuelles de Guingamp, Paimpol et Saint-Brieuc. Au regard de cela il est possible que la terre de Helie de Burgo de Ploguenoit soit celle de l'actuelle ville de Planguenoual située elle proche de Saint-Brieuc. Il ne faudrait alors pas confondre Planguenoual avec la seigneurie de Pleugueneuc proche elle de Dol]; par la suite le don de Agnès femme de Guillaume de Morvan à la prière [à la demande] de Guillaume lui même, la moitié de ses dîmes de Millac [Meillac proche de Dol. Cette ancienne paroisse est citée en 1138 lors de la fondation de V.V. lorsque Gilduin donne notamment deux dîmes en Millac quand Manasser et Guillaume fils de Gautier Troussier de Millac ou de Gualteri Trusser de Millac eux iront de leurs propres dons en offrant leurs dîmes de la Chapelle Nazarie. Cette paroisse comprenait alors aussi les actuelles villes de la Chapelle aux Fitzméens et de Lanhelin], concèdent Guillaume et Valence ses héritiers [Guillaume seigneur de Morvan ou de Miniac-Morvan prit-il pour épouse, cela au travers de la dite Agnès, une enfant héritière des seigneurs de "Troussier de Meillac" ?], concède aussi Guillaume de Meillac après Guillaume de Morvan qui avait la dite épouse et ce que etc.Signent nos hommes avec le sceau de notre Chapitre joint pour une plus grande stabilité. Cela a été fait dans l'année du Seigneur mille deux cent dix et quatre. 

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    Charte n°63. 1227. Universis Christi fidelibus paginam inspecturis Gervasia domina de Dinanno. Noverit universitas vestra quia ego in liberam voluntate mea existens dedi pro amore dei et concessi Deo et abbatie Savigni et monachis ibidem Deo serventibus, in puram et perpetuam elemosinam omnime liberam et quietam quidquid juris habebam in domo et platea Simonis le feutrier et uxoris ejus, etc. que sita sunt apud Dinannum ante ecclesiam Sancti Salvatoris juxta domum de Garini de Langorlay, datum anno Domini 1227.

    1227. Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont cette page Gervaise Dame de Dinan. Vous devez tous savoir que moi de ma libre volonté en mon existence pour  l'Amour de Dieu je concéde à Dieu et à l'abbaye de Savigny et aux moines qui là servent Dieu, en pure et perpétuelle aumosne libre et quiète de tout, de droit tout ce que j'ai en la maison et rue de Simon le feutrier [peut-être l'actuelle rue des "Chauffepieds" située au derrière de la dite église de Saint-Sauveur en son sud-est] et [celles de] sa femme etc. qui sont situés à Dinan devant l'église de Saint-Sauveur proche de la maison de Garin de Langorlay [l'actuelle ville de Langrolay située proche de Dinan ] ; daté de l'année du Seigneur 1227.

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    Charte n°64. Universis fidelibus presentes litteras inspecturis Juhell dnus Meduane et Dinanni. Sciatis quod ego pro salute anime mee et uxoris mee, et heredum meorum dedi et concessi in puram et perpetuam elemosinam, Deo et Beate Marie, et monachis Veteris ville, quitanciam et libertatem, per totam terram meam in costuma, et passagii de omnibus rebus suis etc.

    Pour tous les fidèles à qui ces présentes lettres parviendront Juhel seigneur de Mayenne et de Dinan. Sachez que moi pour le salut de mon âme et [celle] de ma femme [Gervaise de Dinan] et [celles] de mes héritiers, donne et concède à Dieu en pure et éternelle aumône, et aux moines de Vieuville, quittes et libres, tout au long de ma terre, [les droits] en coutumes et passages pour toutes leurs affaires etc.

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     Charte n°65. Après 1224. Omnibus ad quos presens scriptem pervenerit. Ego Petrus de Garclip salutem. Notum facimus vobis quod William Blanchet pro salutem anime sue et antecessorum suorum heredibus concedentibus suis dedit et concessit Abbatiae Veteris villae in puram et perpetuam elemosinam duo jugera terrae juxta Ansgoteriam predicto Willelmo et heredibus suis hanc autem elemosinam quia de feodo meo erat ut stabilis permaneret sigilli mei munimine roborani sub testibus his Gaufrido priore Veteris villae et Guillelmus filio Brientii etc. 

      A tous ceux qui percevront ce présent écrit. Moi Pierre du Garclip salut. Vous devez savoir que William Blanchet pour le salut de son âme et [celles de ses] ancestres et héritiers avec consentement a donné et accordé à l'Abbaye de Vieuville en pures et perpétuelles ausmones deux acres de terre proche d'Ansgoteriam [l'actuel lieu-dit nommé aujourd'hui Langotière proche de Cancal et de l'actuelle anse Duguesclin]  les susdits William et héritiers tenant [cette] l'aumosnes en mon fief; pour que cela reste permanent je le renforce de la protection de mon sceau; sont témoins Geoffroy prieur de Vieuville et Guillaume fils de Brient etc.

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    Charte n°66. 1237. Universis Christi fidelibus litteras inspecturis Ricardus Marescallus dominus Longe Ville [de Longueville en Normandie, dernier époux de Gervaise de Dinan] et Dinanni uxor ejus eternam in Domino salutem. Noverit universitas vestra quos nos dedimus et concessimus apud Dinannum Deo et abbatie de Savignii et monachis ibidem Deo servientibus pro salute animorum suorum et antecessorum et successorum etc. anno Dni 1237.

    Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont ces lettres Richard Mareschal seigneur de Longueville et de Dinan, [et] femme, éternel salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir qu'ils donnent et concèdent près de Dinan à Dieu et à l'abbaye de Savigny et aux moines qui là servent Dieu pour le salut de leurs âmes et [celles de leurs] prédécesseurs et successeurs etc. Année du Seigneur 1237.

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    Charte n°67. 1238. Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis et audituris Oliverius Riegen burgensis de dinanno salutem in Dno. Noveritis quod ego essensu Isabellis uxoris mee, et Rollandi filii mei primogeniti, dedi et concessi etc. monasteri de Veteri villa quod aqua descendens de domo ipsorum per Gulteriam co.em [ici mot abbrégé] sitam super murum communent [ou communicare], inter domum meam et domum ipsorum de drapperia dinanni cadat [tombé] in terre mea retro domos supradictas etc. Actum 1258 mense octo.

    Pour tous les fidèles dans le Christ qui regarderont et écouterons ces présentes lettres Olivier Riegen bourgeois de Dinan salut en le Seigneur. Sachez que moi avec l'essentiment Isabelle ma femme, et de Rolland mon fils aisné, donne et concède etc. au monastère de Vieuville, l'eau descendant par la maison de Gaultier sur le mur de communication situé entre ma maison et leur maison de draperie de Dinan, [eau] tombée en ma terre au derrière des maison susdites etc. Acté 1258, mois d'octobre

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    Charte n°68. 1213. Universis Christi fidelibus presentes paginam inspecturis
    Juhel Meduane, et dinanni dominus, noveritis quod ego pro salute anime mee etc. cum assensu Gervasie uxoris mee, dedi et concessi in puram et perpetuam elemosina, donationes illas que ex largitates fidelium in terra mea de Britannia, abbatie Veteris ville collate sunt : [qui ont été collationnés; qui ont été recueillis ...] quas propriis vocabulis dignum duximus exprimendas, ex dono Gaufredi filii Ricardi quando se contulit abbatie Veteri ville duas partes tenementi [tenures, fiefs tenu en tenure] suis, concedente  Willelmo clerico unico filio suo; hoc etiam concesserat Gaufridus de Euvran [Geoffroy d'Evran fils de Hugues d'Evran] dominus predicti tenementi, et heredes ipsuis Gaufredi, Henricus scilicet Hugo et omnes alii heredes concesserunt ab omni exactione liberas, pro hac autem concessione Gaufridus filius Ricardi concessit tertiam partem tenementi Gaufredi de Euvran; prata et g.den.[mots ici abbrégés] in dicta villa preterea dictus G.de Euvran [Gaufredi d'Euvran] extra partem concessit abbatie dicte panem et ova etc. ex dono Bertini reclusi unum jornale terre in parrochia sancto Mevenni; Willelmus de Montborcher et uxore ejus; [Willelmus de Montborcher ou Guillaume de Montborcher prendra pour épouse Juliana laquelle, soeur d'Olive, était la fille de Willim Spina ou de Guillaume de l'Espine ou Guillaume d'Espiniac. Le patronyme de Montborcher sera très probablement à l'origine des seigneurs de Montboucher cités eux en le pays de Dol au XIV siècle]; ex Zacharie dono et W. [Willelmus] de Porcum [ou de Porcon ou Guillaume le Porc. En 1242, soit quelques années après seulement, Batholomei de Porcon, chevalier, sera cité lors d'une donation faite à Saint-Suliac par Etienne Gontier ] duo jornamenta terre, concedente Thoma Bardol Dno isporum; ex dono Dyonisie filie Willelmi filii Pagani unum cartene frumenti etc. actum est hoc anno ab Incarnatione domini 1213.  


    Pour tous les fidèles du Christ que regarderont ces présentes pages Juhel de Mayenne, et seigneur de Dinan, [Juhel de Mayenne seigneur de Dinan] sachez que moi pour le salut de mon âme etc. avec l'assentiment de Gervaise mon épouse, donne et concède en pure et éternelle aumosne les dons généreux en ma terre de Bretagne qui ont été collationnés par l'abbaye de Vieuville par les teneurs, dignement appellés en leur propre nom exprimés [les dons des teneurs de fiefs qui ont été reçus par l'abbaye de Vieuville, dons dignement offerts par ces seigneurs  et exprimés en leurs propres noms], puis le don de Geoffroy fils de Richard quant il est allé en l'abbaye de Vieuville deux parties de ses tenures, concède Guillaume clerc [clerc de son état] son unique fils; cela aussi concède [ce même don] Geoffroy d'Evran seigneur des dites tenures et les héritiers de Geoffroy [pour ces mêmes immeubles par lui offert Geoffroy fils de Richard est donc "vassal" de Geoffroy d'Evran] à savoir Henry [et] Hugo, et tous les autres héritiers concèdent [cela aussi] libre de toutes exactions; Geoffroy fils de Richard à concédé la troisième partie des tenures de Geoffroy de Evran;  prés et [mots ici abbrégés], par ailleurs en la dite ville le dit Geoffroy d'Evran au dehors concède en partie à la dite abbaye le pain et les oeufs etc. Puis le don de Zacharie et Guillaume de Porcum deux journaux de terre, concède lui même Thomas Bardol leur seigneur; [il faut noter l'existence en 1184 d'un Thomas Bardol ou Bardolf lequel, pour la garde du château de Verneuil, en Normandie, avait alors reçu en la dite année 1184 la somme de 300 livres. Celui-ci était le fils de Thomas Bardol et de Rohais lesquels tous deux donnèrent l'église de Bernouville à l'abbaye du Bec. Rohais ou Rohaise était,elle, fille héritière de Ralph ou Raoul Halselinus baron du comté de Nottinghamshire. Source : Charte d'Henry II pour l'abbaye du Bec], puis le don de Denise fille de Guillaume fils de Payen un quart de froment etc. Acté en l'année de l'Incarnation 1213.

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    Charte n°69. 1278. Universis presentes  litteras inspecturis, frater Gerinus dictus abbas Savigni totus que ejusdem loci conventus, cedunt abbati et monachis Veteris ville quandam minam frumenti annui redditus in Gaeria de Escalloth in episcopatu Macloviensi etc. Actum anno Dni 1278.

    Pour tous ceux qui regarderont ces présentes lettres frère Garin, dit abbé de tout Savigny, en le même endroit convient de céder à l'abbaye et aux moines de Vieuville certaines mines de froment à prendre annuellement en Gaeria de Erscalloth en évêché de Saint-Malo etc. Acté en l'année du Seigneur 1278.

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    Charte n°70. 1253. Pour tous les fidèles du Christ qui regarderont ces présentes lettres G. par la Grâce de Dieu évêque de Saint-Malo, confirme certains dons à Geoffroy Michel pour la pitance de ses moines en l'anniversaire de Dieu le mercredi après la fête de Saint-Luc évangéliste de Dieu; année du Seigneur 1253.

    Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis G. Dei gracia macloviensis epus [episcopus] confirmat quandam donationem factam a Gaufrido Michaele pro pitancia monachorum in Die anniversarii sui, Dei mercurii post festum beati Luce evangeliste; anno Domini 1253.

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    Charte n°71. 1310. Omnibus hae visuris Guillelmus le Bret de Sancto Stephano et Aalicia ejus uxor cum Johanne filio dicte Aalicie et herede principale salutem in Domino. Noveritis qd [quod] Radulfus Baderon armiger confessus est se dedisse, cessisse etc. abbati et conventui Veteris ville per excambium  quasdam terras. Anno Domini 1310. die sabbati post leua [?] Jerusalem    

    Pour tous ceux qui verront,  Guillaume le Bret de Saint-Stephen [Guillaume le Bret de Saint-Etienne] et Alice femme du même avec Jean fils de la dite Alice [Jean semblant ne pas être ici le fils de Guillaume Alice serait donc la seconde épouse du dit Guillaume] et héritier principal [ce celle-ci]  salut en le Seigneur.  Sachez que Raoul Baderon, écuyer,  confesse avoir donné, cédé etc.  à l'abbaye et couvent de Vieuville par compensation certaines terres. Année 1310 le samedi après [?] Jérusalem

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    Charte n° 72. 1252. P. archid.[Petrus archidiaconus] maclov. [maclovis; sanctus maclovis] salutem in Dno [domini]; noveritis quod in nostra presentia constituta Oren relicta Gauffredi le Cofre vidua et suis juris existens, dedit in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Maire de Veteri villa, et monachis ibidem deo servientibus, pro salute anime sue, et Gauffredi quondam mariti sue, et specialiter Guigonis le Coffre quondam filii sui, quidquid juris, et possessionis habebat in tenemento quod tenebat de ipsa Gaufrido filius Roberti Mingot etc. datum anno domini 1252 mense augusto. 

    Pierre archidiacre de Saint-Malo salut en le Seigneur. Sachez qu'en notre présence constituée Oren, veuve après le départ de Geoffroy Le Cofre [ou le Coffre; veuve après le décès de son mari...],  et de son droit d'existence [de son droit d'être donne...ou: de droit donne...] donne en pure et perpétuelle aumône, à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville, et aux moines qui en ce lieu servent Dieu, pour le salut de son âme, et Geoffroy une fois son mari [pour Geoffroy hier son mari... elle est en effet veuve de celui-ci] et spécialement Guy le Coffre une fois son fils [Guy le Coffre autrefois son fils], quel que soit son droit [tous ses droits] et les possessions qu'elle a en la tenure et qu'elle même tien de Geoffroy fils de Robert Mingot etc [tous ses droits et les possessions qu'elle a en ses tenures qu'elle tien de Geoffroy fils de Mingot]. Daté de l'année de Seigneur 1252 mois d'aoust.   

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    Charte n°73. Omnibus ad quos presens scriptum pervenerit commune capitulum S. [Sancto] maclovii salutem in Domino.Noverit universitas vestra quod Radulfus de Mascon [Raoul de la Massüe ancestre des seigneurs de la Massüe de Saint-Piat] miles, dni [domini] Oliverii de Tinteniac ipso Oliverio concedente a quo eam accepera in dono [Olivier de Tinténiac fils de Guillaume et d'Eremburge et époux de Théophile. Ici au côté d'Olivier sera citée aussi sa soeur, Stephana ou Etiennette laquelle, en une autre charte, sera dite femme de Eudonis de Ponte ou d'Eudes de Pontchateau, chevalier banneret baron de Pontchâteau, seigneur de Blain et de Heric. Il semble avoir eu tous deux pour enfant Constance Dame de Pontchateau. Celle-ci en effet, en une donation, faite en 1239 à l'abbaye de Blanche Couronne, sera dite fille d'Eudonis de Ponte], et Stephana sorore dicti Oliverii concedente, dedit abbatie Veteris ville suam decimam de Dinart in perpetuam elemosinam; similiter Aubrii LEvesque dedit aliam parvam decimam juxta villam st [sancto] Petrii de Marcenpoalet [aujourd'hui Saint-Père Marc en Poulet ville située proche de Saint-Suliac, Chateauneuf de la Noë, la Gouesnière et Dinard] eidem abbatie, concedente Radulfo canonico, sacerdote  ejusdem ecclesie; et concedentibus omnibus  filiis et filiabus suis, similiter Rag.Gordal sese dicte abbatie aliam paruam decimam in Guastina, concedentibus  filiis et filiabus sui minoribus; has omnes  elemosinas quia conservari volumus concedimus [c'est ici le Chapitre de Saint-Malo qui s'exprime]; et sigilli nostri munimine etc. 

    Pour tous ceux à qui ce présent écrit parviendra communément, le Chapitre de Saint-Malo salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir que Raoul de Mascon, chevalier, le seigneur Olivier de Tinténiac le même Olivier acceptant à partir duquel il reçu le don [que Raoul de la Massuë chevalier, le seigneur Olivier de Tinténiac le dit Olivier accordant le don duquel il le reçu. Olivier de Tinténiac semble donc avoir posséder les biens assis en Dinard, terres dont il donna les dîmes au dit Raoul de la Massüe]  et Stephana soeur du dit Olivier concedant [aussi], donne [ici c'est Raoul de la Massuë qui donne] à l'abbaye de Vieuville sa dîme de Dinard en aumône perpétuelle; similairement Aubry L'Evesque donne une autre petite dîmes proche du village de Saint-Pierre Marc en Poulet à la même abbaye, concède Raoul chanoine, prestre [recteur] de la même église; et concèdent tous ses fils et ses filles; similairement Rag.Gordal lui même donne à la dite abbaye une autre petite dîme en la Gouasnière, concèdent ses fils et ses filles mineurs; et toutes ces aumosnes  nous voulons les accorder et pour la conservation nous les munissons de notre sceau.

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    Charte n°74. Notum sit omnibus ad quos presentes littere pervenirit quod Iuhellus de Meduana dinus [dominus] Dinanni et Gervaisia exor mee, dedimu s monachis de Veterais villa in perpetuam elemosinam unam minam frumenti in feodo Reginaldi de Mota, juxta castellum de Noe, in Paoulet, ad faciend  as nostra, unde misse ibidem celebrabuntur in perpetum; testibus his  Isabel de Meduana; Garnigo de Malonido; magistro Ogerio; Willelme Rossel [nommé Guillelmus Rousel en une autre charte en laquelle il sera témoin de Juhel de Mayenne quand celui-ci sera cité en un litige l'opposant en 1218 à l'abbaye de Lehon; sera alors aussi nommé témoin Jarnigon de Malodino ci-dessus cité. En une autre charte rédigée en 1197 sera cité le dit Jarnigon de Malodino nommé alors Gernogonius de Malodino; cette charte sera relative à une donation faite à l'abbaye de Léhon, donation faite par les frères Gruel et confirmée par Juhel de Mayenne]; Willelmo Clerico et Theobaldo Clerico; et ut hoc ratum etc. meo sigilli etc. 

    Qu'il soit noter par tous à qui cette présente lettre parviendra, que moi Juhel de Mayenne seigneur de Dinan et Gervaise mon épouse donnent aux moines de Vieuville en perpétuelle aumosne une mine de froment en le fief de Reginald de Mota, proche du château de la Noë, en Poulet, [en l'actuelle ville de Châteauneuf de la Noë] en nos produits là où la messe est célébrée à perpétuité. Ces [sont témoins:] témoins : Isabelle de Mayenne; Garnigon de Malonido [ou Jarnigan de Malodino ou Gernogonius de Malodino]; magistra Ogerio; Guillaume Rossel; Guillaume Clerc et Théobalde Clerc; et sur ce fut ratifié etc. mon sceau etc. 

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    Charte n°75. 1215. Omnibus presente litteras inspecturis Juhellus Meduana et Dinannii dominus, salutem in Dno [Domino]. Noveritis quod Martha filia Eudonis Pele assensu mariti sui et assensu heredum suorum, dedit Deo et beate Marie de Fonte Danielis [Abbaye située hier à la Fontaine Daniel en la commune de Saint-Georges Burravent . Abbaye cistercienne elle fut ici édifiée en 1205 à la demande de Juhell III de Mayenne époux de la dite Gervaise de Dinan dame de Lehon. Cette charte peut-être intéressante dans la mesure ou elle assoit ici-même, et cela proche de la dite abbaye, la présence d'un hospital lequel était alors placé sous le vocable de Saint-Jacob. Pourquoi cet acte de donation fut-il enregistré dans le chartier de Vieuville ?], en perpetuam elemosinam unum campum terre juxta donum hospitii S [Sancto]. Jacobi. Actum anno gracia 1215.

    Pour tous ceux qui regarderons ces présentes lettres Juhel de Mayenne et seigneur de Dinan salut en le Seigneur. Sachez que Marthe fille d' Eudes [Etienne] Pele avec l'assentiment de son mari et l'assentiement de ses héritiers, donne à Dieu et à la bienheureuse Marie de Fontaine Daniel, en perpétuelle aumosne, un camp de terre proche de l'hôpital de Saint-Jacob. Acté [fait] en l'année de Grâce 1215.

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    Charte n°76 située entre 1184 et 1209. Omnibus presentem paginam inspecturis Stephania Sancti  Georgii Rodonensis humilis abbatissa et ejusdem loci conventus salutem in Domino. Oliverius de Tinteniac cum assensu et volontate Steophanie sororis sue, et Eudonis de Ponte mariti sui, pro amore Dei etc. dedit Deo et beate Marie de Veteris ville, et monachis ibidem Deo servientibus, tres minas frumenti, duas scilicet quas ad petitioneum matris sue j[mot ici abrégé] dederat, unam vero quam in dedicatione ecclesie post modum dedit in molendino suo de Bigotia juxta villam suam de Tinteniac possidem nos vero etc. Sigilli nostri etc. 

    Pour tous ceux qui regarderont cette présente page Stéphanie humble abbesse de Saint-Georges de Rennes [Etiennette de Tinténiac. tante très probable d'Olivier elle est nommée abbesse en 1184; elle décédera le 23/09/1209. Il est cependant possible que celle-ci soit Stephanie ci-dessous la propre soeur d'Olivier et donatrice elle aussi. Cependant il faudrait alors accepter le fait que l'abbesse était alors en ce cas mariée...] et du couvent du même lieu salut en le Seigneur. Olivier de Tinténiac avec l'assentiment et la volonté de Stéphanie sa soeur, et d'Eudes de Ponte [Etienne de Pontchâteau] son mari, pour l'amour de Dieu etc. donne à Dieu et à la bienheureuse Marie de Vieuville et aux moines qui là servent Dieu, trois mines de froments, à savoir deux à la demande de sa mère qu'il l'avait donné [Olivier confirme ici à V.V. une donation de deux mines de froment hier données à V.V. par Theophania sa mère] mais une consacrée à la dédicasse [au nom] de l'église [une mine de froment consacrée à Marie le nom de l'église de Vieuville] donnée après en son moulin de Bigotia proche de son village de Tinténiac mais nous obtenons etc. Notre sceau etc.

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    Charte n°77. 1246. Universis etc. officialis maclouviensis salutem in Dno. Noveritis quod Johannes Bojou abbati et conventui Veteris ville concessit in perpetuam elemosinam quamdam terram que dicitur Les Osches apud villam Engelier sitam propre fontem Neine in parrochia de Comborn quas terras Rollandus Bojou avunculus ejus defunctus, in elemosinam dederat monachis supradicti loci; datum anno Domini 1246.

    Pour tous etc. [les] officiels de Saint-Malo salut en le Seigneur. Sachez que Jehan Bojou abbé et [au] couvent de Vieuville accède en perpétuelle aumône [sachez que Jean Bojou, abbé, concède au couvent de Vieuville en perpétuelle aumosne...celui-ci semble devoir confirmer ici une donation faite hier à V.V. par son oncle Rolland Bojou] une certaine terre terre appellée les Osches dans le village d'Engelier située près de la fontaine de Neine en la paroisse de Combourg; cette terre [qui était à] son oncle defunt Rolland Bojou, en aumosne  [la] donné aux moines susmentionnés du lieu; daté de l'année du Seigneur 1246.

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    Charte n°78. 1231. Universis Christi fidelibus etc, Johannes de Dol dominus Comburnii [Jean de Dol seigneur de Dol-Combourg] salutem in Domino; noveritis universitas vestra quod cum contentio diu fuisset inter heredes Oliverii de Ploguenoit ex une parte et abbatem et conventum Veteris ville es altera, super obedientiis feodi manescher , et feodo as arun  dolis. Guillelmus Moruan [Guillelmus ou Guillaume II de Morvan] filius Agnetis primogenite filie dicti Oliverii [Agnès fille aisnée d'Olivier de Ploguenoit, femme de Guillaume 1er de Morvan  et mère de Guillaume II de Morvan ici cité; Agnès en 1214donnera en effet à V.V. ses dîmes de Meillac]  coram nobis bona fide concessit et super sancta juravit, quod si infra quod si nativitatem beate Marie que eni [enim] in anno 1234, non potuerit in jure revocare litteras istas [en l'année 1234 Guillaume II de Morvan fils de la dite Agnès, fille d'Olivier de Ploguenoit, ne pourra plus en droit révoquer ces lettres d'assentiments] de assensu et voluntate sua dictis monachos dictorum [et de sa volonté dira à ces moines] feodorum obedientias a termino supradicto in antea [mettre un terme à la soumission du fief autrefois susmentionné] idem Guillelmus et heredes sui in dictis feodis [idem Guillaume et ses héritiers en le dit fief de Meillac] et obedientiis [et soumission] nihil poterunt reclamare praeterea [en outre ne pouvant rien réclamer] idem Guillelmus dictis monachis in pace [de même Guillaume laissera les dits moines en paix] dimisit Duranteiam [il nous faut probablement lire ici : Durant etiam.. ce qui signifie : de même Durant...] et villam Roberti [abandonnant renonçant à Duranteiam et à la métairie de Robert ou la Ville Robert. La ville Robert, fief de Meillac en 1231, est aujourd'hui un hameau lequel, situé proche de la Chapelle-aux-Fitzmeens, relève toujours de Meillac. Au moyen-âge le prieuré des Fils de Méens fut à l'origine de l'actuellel ville de la Chapelle aux Fitzméens] et quia omnia hoc sunt de feodo Godebelt [et parce que tout cela est en le fief de Godebelt] nostri domini presentes litteras sigilli anno Domini 1231[le sceau de notre seigneur sur ces présentes lettres année du Seigneur 1231..Il est stipuler en vieux françois au bas de cette page la présence apposée du Sceau de la seigneurie de Combourg]


    Pour tous les fidèles du Christ etc. Jehan de Dol seigneur de Combourg salut en le Seigneur. Vous devez tous savoir le contentieux qu'il y eu longtemps entre les héritiers d'Olivier de Ploguenoit d'une part et l'abbaye et le couvent de Vieuville de l'autre, sur l'obédience [sur l'obéissance] du fief de Manacher [Fief assis en Meillac et relevant hier des biens de Manascher fils de Trussier de Meillac] et les tromperies en le fief ; Guillaume Morvan [Guillelmus ou Guillaume II de Morvan] fils d'Agnès fille aisnée du dit Olivier [Agnès fille aisnée d'Olivier de Ploguenoit, femme de Guillaume 1er de Morvan et mère de Guillaume II de Morvan ici cité; Agnès en 1214 donnera en effet à V.V. ses dîmes de Meillac]  devant nous de bonne foi concède et sur les Saints jura qu'en la Nativité de la Bienheureuse Marie dans l'année 1234 de droit rien ne pourra révoquer en ces lettres; avec le consentement et leur volonté il a été déclaré que les moines ont dit que l'obédience [l'obéissance] du fief mentionnée précédemment est terminée, de même Guillaume et ses héritiers en le dit fief en outre ne pourront plus réclamer l'obéissance, de même le dit Guillaume laissera les moines en paix libérant Durant aussi et la Ville Robert [Villam = métairie en latin. Ici il s'agit de la métairie dite Robert laquelle demain donnera la Ville Robert] et que tout cela est du fief de Godebelt; le sceau de notre Seigneur sur ces présentes lettres, année du Seigneur 1231.

    Charte n°79. Praesentibus et futuris notum facimus quod Olivarius de Ploigonoit, concedente uxore sua Aalix filia Petevini, dedit monachis Veteris ville decimam Capellae Nazariae, terrae illius scilicet quam tunc temporis possidebant, sicut continetur in carta Johannis de Dolo, antequam praedictus Olivarius haberet heredem de Praesentibus Aalix.Habuit autem heredem postea Gaufridum nomine, qui ad mortem matris sua in castello de Comborn coram Yselde filia Johannis de Dolo uxore H.de Soligneio et coram Adam de Soligneio nutritio ejus donum illud quod pater ejus et mater antea dederant concessit. Testibus his Roberto Carbon et Gaufrido Docet laicis.

    Qu'il soit noté pour le présent et le futur que Olivier de Ploguenoit, a concèdé Alix sa femme fille de Petevini, a donné aux moines de Vieuville [ses] dimes de la Chapelle Nazarie, à savoir la terre qu'à l'époque il possédait comme cela est contenu dans la charte de Jehan de Dol avant que le susmentionné Olivier ait pour héritier la présente Aalix. Il eu cependant plus tard un héritier, nommé Geoffroy [qui confirmera ce don] à la mort de sa mère en le château de Combourg devant Yseuld fille de Jehan de Dol femme d'Hasculph de Soligné et devant Adam de Soligné son nourricier [ou ici son "tuteur". Geoffroy de Ploguenoit confirmera  en le château de Combourg, cela lorsque sa mère donnera son dernier souffle en ses murs, la donation de la Chapelle de Nazarie hier donnée par feux ses parents bien matériel et financier que tous deux détenaient de Jehan de Dol. Cette "confirmation" se fera en la présence d'Adam de Soligné hier nourricier de Geoffroy. En effet avant de décédé  Adam  de Soligné semble avoir été choisi par Olivier de Ploguenoit lui même pour être le "tuteur" de son enfant;Aaliz semble avoir donne lors de la prise de cette décision son propre assentiment. Quel fut le lien de parenté ayant pu alors unir et Olivier et Aalix à Adam de Soligné pour que celui-ci soit choisi comme "nourricier" de leur dit enfant  Geoffroy Ploguenoit ? Aalix était-elle apparentée à la famille de Soligné par sa mère puisque son père était Petevini ?], don qui était de son père et que sa mère avant concédant avait donné. Ont été témoins Robert Carbon et Geoffroy Docet laïcs.

     

    Charte n°80. Vers 1200. Omnibus P.Dei gratia macloviensis epus. et capitulum [Pierre Giraud évesque de Saint-Malo de 1184 au 11/09/1218 jour de son décès] .  Notificamus vobis dona que in nostro tempore in nostra diocesi abbati Vet. ville sunt collata. Ex dono Olivierii de Dinan unam minam frumenti in medietaria sue de Dinan; ex dono R.Regaut campum unum haiam  . dinanni [ou haim = "pastores", terres pastorales]  ex dono Willelmi filii [enfant] Rad. et Roll. filii ejus duas minam frumentii  in parrochia de Evran [in patria de Everan] in terra que dicitur Lesgretes [les Gretet]; ex dono Oliverii de Tinteniac et Theophaie [Theophanie] sororis sue duas minas frumentii in parrochia de Tintin. [Tintinniaci] in molendino suo de Bigoteria [moulin de la Bigotière] concedente abbetissa sancti Georgii ad cujus dominium Bigoteria ipsa pertinebat; ex dono Gaufredi Spine junioris [et matris sue] in parrochia de Kebriac [Quebriac parvulam decimam ad haiam terre. Paroisse assise proche de Tinténiac]; ex dono Johannis Cati parvam decimam in parrochia de Dinge quando sepultus est in prefata abbatia, concedentibus fillis suis; ex dono Willelmi Blanchet in parrochia sancti mevenni de Cancale etc [duo jugera terre de parvula landa ipsi vicina];  . in eadem parrochia ex dono Gaufredi Nouel  [unum jornale terre] et ex dono Bertranni Nouel etc [unum carragium frumenti in villa Noueti concedente Johanne le Rei,  Petro le Rei domino predictorum hominum et Johanne fratre ipsius etc. 

    Pour tous. Pierre par la Grace de Dieu evêque de Saint-Malo et du Chapitre. Nous vous notifions les dons qui notre temps en notre diocèse ont été collationné en l'Abbaye de vieuville. Et le don d'Olivier de Dinan une mine de froment en sa métairie de Dinan; puis le don de R.Regaut un champ pastoral à Dinan; puis le don de Guillaume fils de Raoul et Rolland son fils deux mines de froment en la paroisse d'Evran en une terre que est dite "les Gretes"; puis le don d'Olivier de Tinténiac et Tiphaine sa soeur deux mines de froment en la paroisse de Tinténiac en le moulin de la Bigotière, concède l'Abesse de Saint-Georges à laquelle seigneurie Bigotière est la propriété; puis le don de Geoffroy de l'Espine le jeune et sa mère en la paroisse de Québriac une petite dime en la terre pastorale; puis le don de Jehan le Chat une petite dime en la paroisse de Dinge pour qu'il soit ensépulturé en la présente abbaye, concèdent ses fils; puis le don de Guillaume Blanchet en la paroisse de Saint Meven de Cancale deux jauges de terre en la proximité de la Petite Lande; puis en la même paroisse le don de Geoffroy Nouel un journal de terre et puis le don de Bertrand Nouel une charrette de froment en la ville Nouel que concèdent Jehan le Rei, Pierre le Rei seigneurs des dits hommes et Johannes son frère etc.  

     

     

     

    Excellentissimo domino suo Phlippe, Dei gratia Francorum regi, Millo de Leviis et Renaldus de Villa Terrici, salutem. Nobis per literas vestra precipiendo mandastis quatenus submoneremus omnes milites et servientes feodatos bailliarum qui vobis debent servicum ut essent omni occasione remota apud Pomtem Ursonis [auprès de Pont Ursonis; est-ce l'actuelle ville de Pontorson ? Du prénom Ursonis ou Ursus mot latin désignant ours.  Pontorson : le pont d'Ursus ou le pont d'Ours] die jovis proxima ante festum sancti Andree apostoli. Sciatis nos mandatum vestrum adimplevisse et milites et servientes qui vobis debent servicium ad mandatum ipsum bene venerunt et die sabbati proxima ante instans festum beati Andree venimus apud Gaiclinum cum domino Willelme de Melloto, et cum eo interfuerunt dominus Almauricus de Creon et dominus Theobaldus de Blazon, et bene et pacifice et sine contradictione aliqua illuc venimus, et dictus Willelmus munivit dictum castellum coram nobis et infra castellum posuit quinque milites, XX servientes et quinque excubias qui omnes erant de terra Maduana, preter tres servientes qui erant de Francia, ut nobis intimarunt. Posuit etiam intus castellum XXIII dolia vini et frumentum cujus quantitaem non potuimus numerare certissime, quia afferebatur cum equis et quadrigis, et difficilis erat via et ardua et quatuor quadrigata [charruée] alliorum et ceparum et salis et centum porcos vivos et quinquaginta bacones. Preterea sciatis quod Petrus de Gaiclino redierat in partes illas, et quandam veterem plateam inceperat firmare. Ad quam firmandam bene poterat expendisse XXX libras; sed certissime sciatis quod nihil esset firmitas illa; nisi ad illam firmandam ampliores expense appendantur. Et nos et dominus Almauricus et dominus Theobaldus de Blazon firmitatem illam vidimus, que incepta erat supra quosdam muros veteres, antiques prope Gaiclinum edificatos [aedificare]. Et super hoc mandavimus domine Gervaisie de Meduana, penes pateretur quam dictus Petrus morari dicibatur,  

    Son excellence seigneur Philippe, par la Grâce de Dieu roi des Français, Millo de Lewis et Renauld de Ville Terrici [ou Renaud de Villetière cité notamment en 1235] , salut. Par cette lettre nous vous précisons [nous vous avertissons] puisque nous vous en donnons mission d'avertir tous hommes chevaliers et serviteurs feodaux [soldats ordinaires ?] de notre bailli, en moulte occasion éloignés [de lui ?], d’êtres à son service auprès de  Pontorson les jeudi avant les fêtes de l'apôtre Saint André . Sachez que nous vous mandatons accomplissement, et [à vous] chevaliers et serviteurs, que vous devez service [ou entretient. Obligation d’œuvrer à une tache d’entretien…] , vous mandatons de bien venir et le samedi proche avant l'instant de la fête du bienheureux André, auprès de  Gaiclinum [auprès des gens du château de Pierre Guaclip ?] avec le seigneur Guillaume de Melloto [ou Guillaume de Mello fils de Dreux IV de Mello. Il aura pour enfant Dreux celui-ci prenant pour épouse demain Isabelle de Mayenne fille de Juhel de Mayen et de Gervaise de Dinan tous deux seigneurs de Mayenne et de Dinan], et avec le présent seigneur Almauricus de Craon et le seigneur Theobaldus de Blazon, et bien et pacifiquement, et sans opposition certains d'arriver, et le dit Guillaume devant nous [pour nous devra…] fortifier le château fort [celui de Pierre Gaiclip ?] et de mettre ensemble dans le château fort 5 chevaliers, 20 serviteurs et 5 sentinelles qui tous seront de terre de Mayenne, sauf trois qui seront de France nous l’intimons. Egalement établir dans le château 23 jarres de vin et une quantité de froment dont nous ne pouvons pas avec certitude compter le nombre annuellement avec les chevaux et les attelages [quadrigis = attelage de quatre chevaux...] et difficile sont les routes et raides, [nous l’annonçons] et quatre charruée d'ail et d'oignons et de sel et cent porcs vivants et 50 de lard . Par ailleurs sachez que Pierre du Gaiplic s'en ai retourné en ses parties [en sa région] et que le renforcement [la fortification] de certaines places [places fortes ?] fut commencé. Pour ce qui est du bon renforcement [pour ce qui est des bonnes fortifications cela...] pourrait couter 30 livres mais savoir certainement que rien n'est arrêté mais [sauf] à l'exception de ses amples fortification aux dépenses pesées [estimées ?] et nous et [notre] seigneur Almauric et [notre] seigneur Theobald de Blazon nous avons vu sa fermeté qui a commencé sur certains vieux murs, bâtiments antiques proches de Gaiclinum [le château de Guesclin assis en la paroisse de Saint-Coulomb. Pierre du Guesclin semble avoir lui même renforcer  de son vivant les murs de son très vieux et antique château] ; et sur [au cours de]  ce mandat Gervaise de Mayenne [Gervaise de Dinan dame de Dinan et de Mayenne] m'avait dit de demeurer entre les mains du dit Pierre, lui même non reçu en sa terre, ni souffrir que cette fermeté ne puisse faire plus de travail.

     

    Omnibus etc. Mauricius dictus abbas et conuentus Veteris Ville etc. nos post longum litigium et guerras etiam, atque violentias a Willelmo de Machua milite nobis illatas propter obedientiam Manescheriorum quam petebat anobis etc. in parrochia de Millac etc. promisimus eidem Willelmo quod aliquem hominem de dicto feodo

    Tous etc. Abbé dit Maurice et [le] couvent de Vieuville etc. nous après un long litige et meme les guerres, et la violence de Guillaume Machua [Guillaumme de la Massüe] chevalier qu'il nous infligea pour la soumission de Maneschere qu'il demandait de nous etc. en la paroisse de Meillac etc. a promis le même Guillaume qu'un autre homme du dit fief

     

    Chartes autres :

     

     

    Bonsoir Loïc. Je viens de rentrer de Londres.

    Ci-dessous la région basse de l'Aquitaine confiée par Henry III à son vassal Raoul Bardulf, acte relatif aux obligations dues par les personnes citées en dessous de ce mandement. Ma traduction personnelle en bleue ci-dessous...

    Message du 08/05/15 15:19

    De : "fisselier loic" <agedmlf@hotmail.com>
    A : "Jean-Pierre" <jean.pierre.moy@wanadoo.fr>
    Copie à :
    Objet : du guesclin


    Bonjour Jean Pierre. Pourrais tu m'indiquer succintement que signifie cet acte ?
    Sont concernes Philippe d'Aubigne et Bertram de Guarcli ( Bertrand du Guesclin , de la branche restee en Angleterre , seigneur de Ginge )
    cordialement LOIC

    patent rolls 1255: Protectio.—Rex omnibus etc. salutem. Mandamus vobis quod mahuteneatis [manuteneatis] protegatis et defendatis omnes terras, redditus, et res, et onmes possessiones, dilecti et fidelis nostri Radulfi Bardulf, quem misinius [misimus] in servicium nostrum in Wasconiarn [Wasconiam] cum Ricardo fratre nostro, nullam ei inferentes vel inferri permittentes injuriam, molestiam, dampnum aut gravamen, quamdiu ibidem fuerit in servicio nostro per preceptum nostrum; et si quid interim ei fuerit forisfactum, id ei sine dilacione faciatis emendari. Volumus etiam quod ipse et dominica sua interim sint quieta de sectis comitatuum et hundredorum et de omnibus placitis et querelis, exceptis placitis corone nostre. Teste rege, apud Suwic, xvij die Marcii, anno nono. Consimiles litteras habent subscripti:
    W. comes Sarresburie.

    Protection. Le roi pour tous etc [il s'agit ici d'Henry III fils de Jean sans Terre]. Salut. Nous vous mandatons de maintenir, de protéger, de défendre toutes terres, les rentes, et toutes les possessions, de notre estimé et fidèle Raoul Bardulf [probablement le fils de Guillaume hier sénéchal de Normandie pour Richard Coeur de Lion] lequel a été envoyé à notre service en Wasconairn [ou l'ancienne Vasconie ou l'actuelle zone géographique d'aujourd"hui" située entre les pyrénées et le dessous de Bordeaux] avec notre frère Richard [Richard de Cornouailles frère de Henry III], nulle violence ou injustice permise, désagrément, dommage ou incommodité, tant qu'il sera en notre service par notre commandement et si dans l'intervale cela doit être commis [alors] sans délai faire amende honorable. Nous voulons également que lui et son domaine pendant ce temps soient quiètes des coutumes des comtés et des provinces et de tous souhaits [ou: de toutes envies belliqueuses] et querelles exceptés les souhaits de notre couronne [sauf ce que nous même pourrions souhaiter]. Témoin : le règne [ou : les représentants de notre règne concernés ci-dessous cités] près de Suwic; 17 ème jour de mars année 9. Conforment à cette lettres ont souscrits :
    Philippus de Albiniaco.
    Thomas de Lunge vile.
    Matheus de Haversech.
    Johannes de Bello Canipo.
    Radulfus filius Drogonis.
    Hugo Graundyn.
    Walterus de Wauncy.
    Bertram de Guarcli.
    Galfridus de Aldwarton.
    Hugo filius Ricardi, persona de Stanoure.
    Willelmus Buffe.
    Stephanus Walensis, qui profectus est cum comite Sarresburie.
    Willelmus de la Basoche, qui etc. cum Ricardo fratre domini regis.
    Willelmus de Damper, qui profectus, cum eodem.
    Nicholaus de Mara cum eodem.
    Robertus de Baiocis cum eodem.
    Philippus de Lugoyl.
    Willelmus de Alencun.
    Johannes de Nevill.
    Engelardus de Cygoini.
    Reginaldus Basset.
    Henricus de Franchesney.
    Benedictus Revel
    Robertus de Killingeholm.
    Reginaldus Cabus.
    Galfridus de Nevill.
    Bogo filius Sirnonis.

    Toujours à la demande de Loîc :

    Universis, etc., Symon, dei gracia Briocensis episcopus,etc. Noverit universitas vestraquod, in nostra presencia contitutus, Henricus de Montfort, miles, dedit et concessit Deo et abbacie Beate Marie de Bello Portu et can. regul. ibidem Deo Ser., cum assensu et voluntate Gaufredi filii sui primogeniti, in puram, perpetuam, liberam et quietam elemosinam pro salute anime sue et suorum, xv busellos frumenti, quos percipiebat annui, redditus in Bodedieue, in parrochia de Ploagat, ad mensuram venalem de Lanvolon, ab ipsis religiosis, super terram quam dicti religiosi habuerunt ex pia donacione et elemosina Gaufridi, quondam persone de Yvias, etc. Actum anno ab Incarnacione Domini MCCLX nono, mense decembris
    Traduction : Pour tous, etc., Symon par la Grâce de Dieu évesque de Saint-Brieuc, etc. Vous devez tous savoir que, en notre présence constituée, Henris de Montfort, chevalier, a donné et concédé à Dieu et à la Bienheureuse abbaye de Marie de Beauport et au Canon régulier qui y sert Dieu, avec l'assentiment et la volonté de Geoffroy son fils aisné, en pure, perpétuelle, libre et quiète aumosne, pour le salut de leurs propres âmes, 15 boisseaux de froment qui seront perçus annuellement donnés en Bodedieue, en la paroisse de Ploagat, depuis la mesure de la vente de Lanvolon; [et] depuis aux religieux eux mêmes, sur la terre que les dits religieux ont eu d'une pieuse donation, et l'aumône de Geoffroy autrefois en la personne [ou recteur] d'Yvias, etc .Acté en l’année de l’Incarnation de Dieu 1269, mois de décembre.


    Universis, etc., Radulfus Harel, miles, senescallus domini comitis Britannie in Trecorensi diocesi tunc tempore, etc. Noverint universi quod cum contencio verteretur coram nobis inter Gaufridum personam de Yvias, ex una parte, et Conanum dictum Clericum, ex altera, super quadam terra que nominatur Terra Maenguen, in parrochia de Yvias sita, concesserunt predicte partes coram nobis quod nos inquireremus veritatem de contencione predicta : inquisita vero veritate tam per testes ydoneos hinc et inde productos et diligenter a nobis examinatos, quam per litteras, invenimus quod dictus Gaufridus emerat racionabiliter in curia vicecomitis de Rohan a quo dicta terra tenebatur, duas partes dicte terre et decimas tocius dicte terre, et decimam de villa Tanue ad dictam terram pertinentem ab heredibus Yvisan Le Bec qui jure hereditario dictam terram et decimas cum pertinenciis possidebat : unde super hoc nos, de prudencium virorum consilio et judicio, auctoritate domini comitis mediante, predictas duas partes dicte terre et decimas ut suam empcionem racionabiliter factam predicto Gaufrido et suis in perpetuum adjudicavimus permanere et jure hereditario possidere ; etc. Datum anno Domini M° CC° sexagesimo, mense maii "(Archives des Côtes-d'Armor, Anciens Evêchés, IV, 156. — Vidimus donné en 1267 par le doyen de Lanvollon Traduction : Pour tous etc. Raoul Harel, chevalier, sénéchal pour le seigneur Comte de Bretagne en le diocèse de Treguier en ce moment etc. Vous devez tous savoir le renversement du contentieux qu’il y eu devant nous entre Geoffroy personnage de Yvias [ou bien « entre la personne de Geoffroy fils de Yves ou d’Yvis ». Certains auteurs cependant voient ici au travers du terme « personnage de … » le rôle de « recteur de… ». Ainsi nous aurions « Geoffroy personnage ou recteur d’Ysias » et non pas « la personne de Geoffroy fils d’Ysias ] d’une part, et le dit clerc Conan d’autre part, chevalier, sur une certaine terre qui se nomme « terre de Laenguen » située en la paroisse de Yvias, ont concédés les dites parties devoir devant nous enquêter sur les vérités du dit contentieux [chercher la vérité sur les origines de ce contentieux], enquêter sur la vérité par des témoins ici appropriés et ainsi faire avancer [faire avancer le dénouement du dit contentieux et pour cela] et nous avons examiné les lettres ; nous avons inventé [nous avons découvert que] que le dit Geoffroy avait raisonnablement acheté en la Cour du comte de Rohan en la dite terre tenue deux parties de la dite terre et un dixième de toute la terre et la dîme de la métairie de Tanue en la dite terre qui appartient aux héritiers d' Yvisan le Bec [je pense qu'il faut peut-être voir au travers de ce dit Yvisan le Bec le "fondateur de la ville d'Yvias] qui possèdent par droit d'hérédité la dite terre

     

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