• 1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     En le Poudouvre,

     

    vers 1140, apparition du moulin de Quencombre et de ses terres

     

    "Mathieu fils d'Alain le Roux" et Eudes de Lanvallei

     et Radulfii de Quoyquien ou de Coëtquen

     

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    Note rajoutée le 20/01/2016

     

    Pour les Rufus, cela pour reprendre l'hypothèse d'une éventuelle descendance de Riwallon Rufus ou le Roux frère de Geoffroy 1er de Dinan :

    En Pleudihen, terre sur laquelle les seigneurs de Coëtquen demain seront aussi possessionnés, terre sur laquelle il y a le port Josselin, il y a la dite terre et le moulin de Quincombre lesquels, vers 1200, seront en effet confirmés comme "possession du prieuré du pont à Dinan" par Mathieu dit fils d'Alain Rufus. Ce dernier voit le jour vers 1130-40 puisque son dit fils Mathieu, né lui vers 1160-70, confirmera vers l'âge de 30 ans la dites seigneurie de Quincoubre au dit prieuré du Pont. Cette terre est toujours assise en face de l'ancienne seigneurie de la Bellière laquelle, au XIII siècle, sera le bien de Raoul de Dinan vicomte du Poudouvre.                                                     Alain le Roux, "seigneur initial de Quincoubre", naissant vers 1030-1040, est donc le contemporain de William 1er de Lanvalei. Né vers 1250 Raoul de Coëtquen au XIII siècle sera lui, en une charte rédigée le 23/03/1292, dit "seigneur de Quincoubre"; son fils un peu plus tard sera confié au tutorat de Renaut de Lanvallay.                           Ma question ce soir  est la suivante: Quincoubre, terre offerte au dit prieuré du pont à Dinan par Alain Rufus, n'aurait-elle pas pu avoir au travers du dit Alain le Roux, son premier seigneur cité,  un autre fils de notre dit Alain Boterel fils d'Aimeric puisque certains historiens prêtent à Alain Boterel  fils d'Aimerici d'autres enfants que Guillaume et William de Lanvalei ? Cela si nous retenons bien sur comme critères premiers et la transmission du prénom Alain et le qualificatif de "Rufus" . Ainsi, dans cette proposition, Alain Rufus, premier seigneur de Quincoubre cité,  serait le fils d'Alain Boterel fils d'Aimeric premier seigneur de Lanvalei; il serait de ce fait frère de Guillaume [William 1er de Lanvalei] et de Raoul de Lanvalei et par sa mère, née éventuellement de Riwallon de Dinan dit le Roux [notre travail nous a amené en effet à envisager la possibilité que Alain fils de Henry, Alain étant ici le père attesté de William 1er de Lanvalei, a pu effectivement prendre pour épouse une enfant inconnue à ce jour née du dit Riwallon le Roux, enfant héritière par son père de terres assises au dela du pont de Dinan, terres aujourd'hui assises en  Lanvallay également le petit-fils du dit Riwallon le Roux Riwallon  celui-ci ayant été de son vivant possesseur de terres aujourd'hui assises en Lanvallay

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    La Pierre de la Rance

     Aux alentours de l'an 1200, probablement peu avant, Mathieu fils d'Alain le Roux confirmera au prieuré du pont à Dinan la possession du moulin de Quencombre et la possession aussi des terres l'accompagnant, bien foncier dont les terres, depuis le XIII siècle, sont assises en la paroisse de Pleudihen . Cette possession, née d'une donation faite hier par feus ses ancestres, fut peut-être à l'origine d'un droit d'arrérages lequel, au XVII siècle, se percevait encore pour tous les bateaux arrivant au port de Dinan et naviguant entre le dit pont de Dinan et la Pierre de Rance toute cette étendue d'eau relevant de ce fait des biens du dit prieuré du Pont. Où était cette dite "Pierre de Rance" ? Etait-elle située au plus près des dites terres de Quencombre cela face au noble château de la Bellière lequel, bien des puissants vicomtes de Dinan, apparaitra lui qu'au début du XIV siècle ? Un acte de dénombrement réalisé vers 1660 assoit cette "Pierre de Rance entre la Ville de Saint-Malo et le dit pont à Dinan. Proche du moulin du Prat [l'appellation du moulin du Prat plongerait son origine en le mot "pierre" Prat étant éventuellement la déformation du mot  "pierre". Ainsi le moulin du Prat aurait pour véritable signification "le moulin de la pierre"], moulin hier bien du dit château de la Bellière, se trouve de nos jour toujours la très belle grève de "Morgrève", toujours très belle malgré le fait qu'elle soit à jamais très envasée par la réalisation même du barrage marémotrice de la Rance. De mémoire d'anciens il y avait ici même hier deux grandes pierres lesquelles, nommées respectivement Pierre de Saint-Malo et Pierre de Dinan, servaient depuis des temps très reculés à "positionner " en la déterminant la hauteur d'eau de la mer ici alors présente lors des marées montantes. Quand les dites pierres étaient toutes deux immergées les bateliers savaient ainsi pouvoir remonter par la rivière au pont à Dinan l'eau étant alors suffisamment assez profonde. Faut-il voir en ces deux Pierres la dite Pierre de Rance délimitant la partie de la rivière relevant du dit prieuré du Pont, pierre donc citée vers 1660 ? Cette dernière pouvait-elle toutefois être située beaucoup plus en amont, plus proche de la cité de Saint-Malo ou de la ville de Dinard  étendant de ce fait d'autant plus la dite zone fluviale relevant de notre prieuré du Pont à Dinan ? Voici comment fut positionnée en 1803, en l'an XI de la République française, la "Pierre de la Rance" par  Louis de Grandpré lequel écrivit son "Dictionnaire universel de géographie maritime : ...La rade de Saint-Malo n'est qu'un canal étroit et curé, sur lequel les ancres n'ont pas d'abord une excellente tenue; il leur faut un peu de hal pour s'assurer. A cet inconvénient il s'en joint au autre, c'est celui de la pierre de la Rance, autrement nommé pierre aux Normands. Cette pierre est le travers de la pointe du Moulinet . On est dessus quand on tient cette pointe par la Corbière, et Bizeul ouvert par la pointe de Béchard. Elle découvre au bas de l'eau dans les très grande marée... L'estuaire de la Rance avant la réalisation du barrage marémotrice remontait jusqu'au port de Dinan en lequel d'ailleurs les fortes marées remontaient aussi. La zone "fluviale-maritime" soumise à la juridiction du prieuré du pont, du vivant de ce dernier, cela via ses arrérages droits d'encrages probablement, semble donc bien avoir été étendue du dit port de Dinan à la pointe de Dinard nommé aujourd'hui "la pointe du Moulinet". Cette zone en laquelle s'appliquait les droits fiscaux du prieuré du pont à Dinan dépassait donc de loin la propre limite géographique de la paroisse de Pleudihen et celle de son moulin de Quencombre bien du dit prieuré peu avant la fin du XII siècle.  Cela est vrai bien sur si la dite Pierre de la Rance citée vers 1660 en un acte de dénombrement est bien la même "Pierre de la Rance " présente elle en la dite pointe du Moulinet et positionnée en ce même point géographique en 1803 par Louis Degrandpré

     

     1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    Ci-dessus l'image partielle de  l' "essai de généalogie  du Poudouvre et de la Bellière

     

     

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    Premièrement

    Vers 1100

    Apparition des seigneuries de Taden et de Plouer en la jeune Vicomté du Poudouvre

     

    La seigneurie de Plouer apparait très tôt dans l'histoire de la région proche de Dinan puisque Bressel de Plouer, père de Robert vicaire de Plouer [ego Robertus vicarius de Plouernio], cela en tant que tel, lui voit le jour vers 1030-1040 à la même époque qu'Olivier 1er de Dinan le propre fils de Josselin ou Goscelinus de Dinan. Robert de Ploer "vicaire de Plouernio" , le fils de Bressel de Plouer, devait être un seigneur puissant puisqu'il était possesseur en Saint-Malo de l'Isle d'une terre étendue allant de la porte de la ville d'Aleth au cimetière de Saint-Servant, cela loin de ses terres paternelles en l'actuelle ville de Plouer sur Rance. Bressel son père de son vivant fut-il lui aussi "vicaire de Plouer" ? De qui Robert était-il le petit-fils ? Comment entra t-il en possession de cette terre située au plus près de la dite porte d'Aleth laquelle demain sera nommée Saint-Malo ?   Son père Bressel, seigneur en Plouer, était-il déjà en les murs d'Aleth un seigneur puissant et reconnu ? Bressel était-il le fils d'un parent proche de Guegon le Vicaire d'Aleth ce dernier ayant eu pour père Hehradi ou bien lui même prit-il lui pour femme une soeur de Guégon ?  [ou Herbadi autre forme d'écriture de Hehradi. le Vicaire :  Mot servant à désigner une fonction officielle de "remplaçant" de N. Ou ici : Guegon le remplaçant  ou le "représentant de N. Le Vicaire ou le "voyer" en son vicaria représentait en effet légitimement le seigneur d'un lieu. Cette charge seigneuriale était "souvent" elle aussi transmise héréditairement. Guegon en Aleth était-il un proche de  Hamon dit le "vicomte" et de ce fait neveu  aussi de Josselin de Dinan ? Guegon fera ce ou ces dons à l'église de Saint-Pierre d'Aleth en pardon de ses crimes sacrilèges commis. Il sera de par sa fonction le "voyer" du vicomte chargé par Hamon le frère de Josselin de Dinan d'appliquer en Aleth la justice] . Guegon en 1098 donna à l'église de Saint-Pierre d'Aleth ainsi qu' à son évêque des dimes lui appartenant en la dite ville d'Aleth ainsi qu'une terre proche de l'église pour la construction du cimetière d'icelle. Au nom de cette "donation" Guégon était-il de ce fait un petit-fils de Hamon le Vicomte le propre frère de Josselin de Dinan ? Son père le dit "Herbadi " était-il lui fils du dit Hamon le Vicomte ? La réponse à ces deux questions reste aujourd'hui très incertaine même si la charte relatant la "pénitence" de Guegon et le don qui s'en suivi concerne elle aussi cette terre sur laquelle en effet sera construit le cimetière de l'église de Saint-Pierre d'Aleth... Il est en effet possible que Bressel pris pour épouse une parente très proche de Guégon, la propre soeur de celui-ci peut-être,  cela pouvant il nous semble expliquer la possession de cette dite terre laquelle très peu de temps après sera en effet le bien propre de Robert de Ploer son fils [Parce que sa nature était ainsi Guegon essayera un peu plus tard de reprendre une partie des dîmes de la terre que Robert fils de Bresel avait offert à Saint-Pierre d'Aleth terre laquelle hier était en la sienne. Cette information nous laisse donc penser que des liens de parenté "certains" ont  uni Robert à Guegon puisque Robert recevra lui même en effet cette terre avant d'en faire don]. Cette terre elle aussi était  donc assise en Aleth; Bressel possédera également d'autres terres  biens du dit Guégon ce fait étant d'ailleurs attesté par une charte de Saint-Michel de Tombelaine citant Bressel père de Robert de Ploer rappelons le [Guegon fils de Herbadi et Robert fils de Bressel étaient-ils tous deux de la même génération ? Ils seront tous deux également cités en une charte de Saint-Michel de Tombe ou de Tombelaine  l'ile première originelle laquelle donnera naissance au Mont-Saint-Michel, ile située en face de celui-ci. En sa qualité de "Vicaire" Guegon semble avoir eu pour rôle de faire appliquer au nom du vicomte la justice le "vicaria" ayant été elle aussi quelques fois une "charge" héréditaire et cela à l'image de la charge de "sénéchal" de Dol laquelle sera transmise au sein de la famille seigneuriale issue de Flaad fils de Alan cela pendant plusieurs générations. Comment Robert fils de Bressel devint-il lui vicaire de Plouer ? Comment fut-il à l'origine des seigneurs de Plouer ? Si Bressel ne prit pas pour "femme" une soeur de Guegon Robert son fils, ancestre des seigneurs de Plouer, ne trouva t-il pas ses propres origines dans celles de Haimon le Vicomte ?  Charte de la donation de Robert fils de Bresel de Plouer Notum sit, tam futurae, quam praesenti generationi, hanc scripturam legenti vel audienti, Robertum filium Bressel de Ploierno, pro salute animae sua et filii sui Ingandi, atque uxoris sue E. et omnium parentum suorum, in elemosinam perpetuam Beato Petro civitatis Aleth, atque ejus Episcopo nomine Benedicto, qui tunc ecclesiam Aletensem regebat, ejusque successoribus , dedisse quandam terra juxta praefatae urbis portam, Sancti Servatii cimiterium sitam, quam hereditario jure a Vicario nomine Wigono libere tenebat, eo videlicet tenore, ut ipse ipsius que successores omnium supradictae Ecclesiae beneficiorum in perpetuam participes maneant, cunctique Episcopatus. Cunctique Episcopatus illius ecclesiarum ejus memoria perennis fiat; et quando ad finem pervenerit, ejus corpus pro alterius crimine inhumatum non existat, quod ne temporum prolixitate, seu succesorum livore corrumpi valeat, scripti memoriae commendavimus. Ejus rei sunt testes ipse Benedictus Episcopus, qui de manu Roberti hanc elemosinam suscepit, fraterque ipsuis, Eudo videlicet monachus, et Winhenocus, Boistardus presbiter, Evenus presbyter de Dinan, Simon et Lucas capelani, Hamon presbyter de Ploerno, Willelmus de Melbraïs, Judicael Talvagu, Tenet medicus, aliique. Ut igitur hoc donum inconvulsum, magisque confirmatum existat, ipse Robertus, ejusdem filius Hingandus, haec signa manibus propriis fecerunt. Signum Roberti, Signum Hingandi. Quicumque hanc elemosynam infringere, vel auferre praedictae ecclesiae tentaverit, a liminibus Sanctae Dei Ecclesiae separatus sit, nisi ad emendationem canonicam venerit. Traduction personnelle : Que l'on sache, tant pour le futur que pour la génération présente, par cet écrit lu ou entendu, que Robert fils de Bressel de Plouer, pour le salut de son âme et celle de son fils Hingand et celle de sa femme E. et celles de tous ses parents, en aumosnes perpétuelles à Saint-Pierre en la cité d'Aleth, et à son évêque nommé Benoit, qui gouverne l'église d'Aleth, à ses successeurs, donne certaines terres proches de la porte de la ville susmentionnée où est situé le cimetière de Saint-Servan que par droit d'hérédité le Vicaire nommé Guigon librement tient, en raison de cette condition il a dit que tous ses successeurs partageront en perpétuité les avantages de la susdite église, et tout l'episcopat de l'église [avec tout l’episcopat de l’église] pour que sa mémoire soit pérennisée, et pour que la fin arrivée que son corps pour ses crimes ne reste pas longtemps sans sépulture, ou ceux de ses successeurs qui pourraient êtres corrompus par le pouvoir ; que soit ainsi écrit la recommandation de sa mémoire. De cela sont témoins l'évêque lui même, Robert de la main duquel il reçut cette aumosne, lui et son frère, à savoir le moine Eudes ["lui" désigne probablement ici l'évêque Benoit et non pas Robert fils de Bressel qui lui est déjà cité en tant que "témoin" en cette même phrase. Eudes, moine, serait-donc le frère de Benoit évêque d'Aleth], et Winhenocus, Boistardus prestre ,Even prestre de Dinan, Simon et Luc chapelains, Hamon prestre de Plouer, Guillaume de Melbraïs, Judicael Talva, Tenet médecin, et d'autres. Alors pour ce don volontaire de plus ont confirmé son existence, Robert lui même, le même fils Hingand, qui ont signé de leur propre main, signe Robert, signe Hingand. Quiconque interrompra cette aumosne, ou tentera de la prendre à la dite église, qu'il soit séparé du seuil de la sainte Eglise de Dieu, sauf si l'amendement vient du Canon [sauf s'il obtient le pardon canonique] . Titre du mont-Saint-Michel. Vivant cependant en même temps que Robert de Plouer fils de Bressel Guegon refusera de ratifier le don que fera Robert de Plouer à l'église de Saint-Pierre d'Aleth, don relatif à un champ assis au plus près de l'église, entre la porte d'Aleth et le cimetière de Saint-Servan aujourd'hui recouvert par l'actuel parvis de l'église. En agissant plus injustement Guegon s'accaparera un peu plus tard des 2/3 de la dîme propre aux revenus de ce terrain. Plus encore, en présence de son propre frère, Hamon, Guegon enfoncera un jour la porte de la dite église de Saint-Pierre afin de pouvoir piller les troncs de la dite église dont l'argent était destiné aux pauvres. Benoit, évesque d'Aleth, prononcera une excommunication  à l'encontre des deux frères ces derniers étant alors dans l'obligation de faire amende honorable. Nous voyons donc encore  très bien ici l'importance de l'étude des chartes originelles  Notum sit, tam praesentibus quam futuris hominus, quam emendationem fecerit Guegonus Vicarius Herhadi filius...super tanti sacrilegii crimine...concessit enim totam terram liberam absque aliqua calumniain perpetuum, quam prius dederat Robertus Bresselli filius in eleemosynam Episcopo Benedicto et omnibus successoribus sibi Episcopis...Praeter hoc etiam dedit ipse Guegonus et frater ejus Haimo Ecclesiae Sancti-Petri et Episcopis ejus in eleemosynam perpetuam duas partes decimae praefatae terrae, quas in manu sua tenebant, dedit quoque Episcopo in eleemosynam ipse Guegonus duas parres decimae carrucae suae, concessit etaim fieri cimiterium de una corda juxta Ecclesiam in terrasua. Super his itaque omnibus sunt his testes...  traduction : Que tous sachent aujourd'hui et demain comment Guegonus le vicaire fils de Herhadi s'est amélioré... sur le grand crime sacrilège...accorde en aumosnes toutes les terres libérées perpétuellement sans aucune calomnie que avant Robert fils de Bressel avait donné en aumosnes à Benoist évesque et à tous les successeurs évesques...en plus ont donné aussi Guegonus et son frère Hamon à l'église de Saint-Pierre et à son évesque en dimes perpétuelles deux parties des terres précitées qu'ils tenaient en leurs mains; le Guegonus a donné à l'évesque deux dîmes sur ses équipements, il a concédé encore une corde sur la terre du cimetière joignant l'église. Ont tous été témoins...   

    Ex codice Saint-Michaelis de Tumba. Notum sit tam praesentibus quam futuris hominibus, quam emendationem fecerit, Guegonus vicarius Hersadi filius, super infractura ecclesiae B.Petri Alethensis, quam in diebus sanctae quadragesimae intra ipsam ecclesiam facere praesumpsit anno ab incarnatione domini MXCVIII. Cum itaque in subsequenti aestate divino judicio plaga in capite esset vulneratus, et inde timeret mori, vocaus et obnixe per nuncios deprecans praesulem praesatae ecclesiae, Benetictum nomine, qui tunc forte apud Saint-Maclovium de insula morabatur, ut ad se visitandum veniret, et super tanti sacrilegii crimine quod in deum  et praedictam ecclesiam exercuerat, emendationem suam Reciperet. Cum in primis venire contemueret, tandem ad cum venit, plorans igitur peccatum suum, ab eo et a presbyteris secum adstantibus confessionem canonicam suscepit, subea, conditione : ut omnia quae rapuerat in praedicta ecclesia et pauperibus abstulerat in proximo redderet, et arma non ferret, nisi cum consilio et licencia episcopi. Ecclesiae vero Aletensi B.Petri hoc modo satisfecit, concessit enim totam terram liberam absque aliqua calumnia in perpetuum, quam prius dederat Rotbertus Breseli filius in elemosynam Episcopo Benedicto et omnibus successoribus sibi Episcopis; investiens Episcopum de hoc per virgam ejus pastoralem. Praeter hoc etiam dedit ipse Guegonus, et frater Haymo, Ecclesiae B.Petri et episcopis ejus in elemosynam perpetuam duas partes decimae praefatae terrae quas in manu sua tenebant. Dedit quoque episcopo in Elemosynam ipse Guegonus duas partes decimae carrucae suae. Concessit etiam fieri caemeteriumde una corda juxta ecclesiam in terra sua. Super his itaque omnibus sunt hi testes : Benedictus episcopus, qui hoc donum suscepit; Galterus monachus, arratuilus; Rotbertus clericus Episcopi; filius Johannis; Hugo presbyter; Guillelmus presbyter; etc. Quicumque igitur hoc donum abstulerit ecclesiae et Episcopi ejus, sit excommunicatus.                                                  Traduction En le livre de Saint-Michel de Tombelaine.
    Que sachent les hommes tant du présent que du futur, l'amendement qui fut fait à Guegon vicaire fils de Hersadi, pour ce qu'il était en train de rompre en l'église de Saint-Pierre d'Aleth et ce qu'il a présumément fait en ces jours du Carême dans l'église elle même en l'année de notre seigneur 1098. Depuis , dans ce qui a suivi,  il a été sous le coup du jugement divin ayant été blessé à la tête et ayant eu peur de mourir il a fait appelle de toute urgence, implorant, les messagers se montrant garant envers l'église l'évesque nommé Benoit qui se trouvait être resté dans l'ile de Saint-Malo, pour qu'il vienne le visiter, et pour le sacrilège qu'il avait exécuté dans l'église de Dieu sus mentionnée recevoir son pardon, qu'avec sa conscience il est venu le premier, enfin en ce qui concerne ses péchers il a donc pleuré et dans sa confession canonique il a pris en lui ceux qui étaient anciens subissant les conditions pour toutes les choses qu'il avait pris dans l'église sus mentionnée ainsi qu'aux pauvres dans un proche avenir restituer ce qu'il leur a pris, et ne plus porter les armes sauf avec le consentement et la licence de l'évêque cela à la satisfaction de l'église de Saint-Pierre d'Alete, de cette façon nous avons été satisfait. Il a concédé toute la terre libre a perpétuité sans calomnie ce que Robert fils de Bressel avait donné en aumosne à l'évêque Benoit et à tous ses successeurs évêques. L'évêque l'investi de sa verge pastorale. Au dela de cela aussi donna Guegon et Haimon son frère, à la bienheureuse église Pierre et à son évesque en perpétuelles aumosnes deux parties de la terre précitée qu'il tient en sa main. A également donné à l'évesque en aumosnes Guegon deux parts de ses dimes sur ses laboures, il a également accordé une corde en le cimetière en sa terre proche de l'église. En plus ont tous été témoins: Benoit évesque qui a reçu ce don, Galterus moine, Robert clerc de l'évesque, Hugues prestre, Guillaume prestre, etc. Quiconque par conséquence enlevera ce don à l'église et à l'évesque qu'il soit excommunié.  

       

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     

     

         A l'origine la paroisse actuelle de Plouer [la première apparition écrite de la seigneurie de Plouer sera donc faite en 1095 et cela bien avant qu'apparaisse écrit pour la première fois dans les actes retrouvés le nom de la "paroisse" de Plouer. La paroisse primitive de Plouer, proche de celles de Ploubalay et de Pleurtuit, de Pleudihen aussi malgré la rivière de Rance les séparant, comprenait les territoires des actuelles villes de Langrolay, de Pleslin, de Saint-Samson sur Rance et de Taden . En Taden Orieldis,  femme de Geoffroy 1er de Dinan, possédera en cette même terre des pièces de vignes Orieldis et Geoffroy vivants tous deux en la première moitié du XI siècle. Langrolay, Pleslin, Saint-Samson et Taden sont donc des paroisses toutes nées d'un détachement de la paroisse primitive de Plouer. La paroisse de Tremereuc, cette dernière apparaissant pour la première fois au XII siècle, en 1163 au travers de son église, tout en étant assise au plus près de Langrolay elle naitra d'un détachement de la paroisse primitive de Pleurtuit. Son premier seigneur connu, Guillelmus de Tremareuc, lui apparaitra en la fin du XII siècle lorsque Olivier de Dinan fera don à l'abbaye de Saint-Aubin des bois de la moitié de ses dîmes d'Henantbian; sera alors présents à leurs côtés à tous deux aussi Olivier 1er seigneur de Coëtquen cité], laquelle est citée pour la première fois en l'année 1181 au travers de la citation de son église,  seigneurie relevant alors, cela au XII siècles, des seigneurs de Dinan, semble devoir apparaitre  avant la naissance du premier "seigneur de Taden cité"  puisque la paroisse de Taden est née très probablement d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouer. La seigneurie de Plouer semble apparaitre aussi avant la venue du premier seigneur de Langrolay puisque "Robertus vicarius de Plouernio " ou "Robert fils de Bressel vicaire de Plouer", en cette même terre était aussi possesseur de droits seigneuriaux [La seigneurie de Dinan en effet s'étirait entre la rivière de l'Arguenon et celle de la Rance, cela au débouché de cette dernière ; n'oublions pas qu'Olivier 1er de Dinan ainsi que son oncle, Riwallon de Dol-Combourg, étaient tous deux possesseurs de biens communs établis eux en la paroisse de Saint-Suliac. Le propre frère de Josselin de Dinan, Hamon, fut lui très probablement "vicomte d'Aleth" héritant cette charge de son père. En la seconde moitié du X siècle en effet toute l'étendue géographique s'étirant du nord au sud depuis la mer jusqu'au limite de la forêt antique, et de l'ouest à l'est entre la rivière de l'Arguénon et celle du Couesnon, relevaient entièrement le la seule vicomté de Hamon 1er du nom époux de Roianteline probablement vicomte d'Aleth. Faisant peut-être politiquement ombrage au comté de Rennes, lequel proche alors était le bien propre du duc de Bretagne, Alain III ce dernier, sitôt "son vicomte d'Aleth" décédé, procèdera au démembrement de la vicomté d'Aleth première la distribuant entre les différents enfants héritiers du dit Hamon affaiblissant ainsi d'autant sa puissance première. Il est toutefois possible que ce même démembrement trouve son origine en une autre raison, celle de la répartition équitable due à tout enfant héritier de son père. Hamon deuxième du nom recevra ainsi par ce partage une nouvelle " vicomté d'Aleth", elle affaiblie par cette répartition, Josselin de Dinan lui recevra les terres s'étirant en effet entre les rivières de l'Arguénon et de la Rance et quant à Riwallon lui il recevra le pays de Dol. Salomon leur frère à tous trois, enfant naturel de Hamon, lui il héritera d'une seigneurie moindre, le Guarplic, seigneurie comprenant l'ensemble de terres  bordant la mer entre Saint-Malo et Cancale, seigneurie cadette relevant toutefois de la dite nouvelle vicomté d'Aleth elle déposée entre les mains du dit Hamon II. Vicomte d'Aleth le nouveau seigneur d'Aleth était donc seigneur en Saint-Malo de l'Isle possesseur de Dimes assises en cette ville également. Les enfants puisnés d'Hamon II vicomte d'Aleth, enfants supposés pour certains, entreront très probablement en possession de charges seigneuriales héréditaires, telle celle du "Vicaria", ainsi que de droits seigneuriaux perçus héréditairement telles les dimes assises pour certaines en l'église de Saint-Pierre d'Aleth. La vicomté de Hamon II depuis Saint-Malo de l'Isle quant à elle étirera son étendue au plus près de la seigneurie de Dinan, à savoir jusqu'à l'actuelle ville de Plouer donnant naissant ainsi au "pays d'Aleth" englobant ainsi de la sorte également la totalité de l'ancienne paroisse promitive de Plouer. Vicaire de Aleth Guigon  fils de Herbadi est ainsi probablement un petit-fils de Hamon II d'Aleth puisque Guegon fils de Herbadi sera possesseur de droits seigneuriaux assis en l'église de Saint-Pierre d'Aleth; Bressel père de Robert de Plouer" lui aussi sera très probablement "parent" du dit Hamon II d'Aleth puisque son fils Robert, probable 'vicaire de Plouer", possédera lui aussi, cela par droit d'hérédité, de droits seigneuriaux eux aussi assis en la dite église de Saint-Pierre d'Aleth, droits que Guegon et Robert se disputeront la possession. En lisant cela nous comprenons très bien que la dite "vicomté" d'Aleth étirait effectivement son étendue au plus près des murs de la seigneurie de Dinan. La vicomté d'Aleth semble devoir disparaitre en la moitié du XII siècle Geoffroy 1er de Dinan recevant par droit d'hérédité ou par son mariage contracté avec Orieldis son épouse, cette même vicomté. Geoffroy ainsi sera cité "possesseur" de terres en Saint-Ideuc, ancienne paroisse aujourd'hui assise en Paramé-Saint-Malo, puisse qu'il donnera son accord lorsque Clamarhoc son vassal offrira aix moines de Saint-Michel une terre assise en Saint-Ideuc. Ainsi Bressel de Plouer ou son fils Robert étaient-ils probablement "descendants" du premier vicomte d'Aleth époux lui de Roianteline.  Robert de Plouer eu un fils lequel, nommé Hingannus,  est cité lui aussi par l'Histoire.   Apparait cité aussi vers 1140 Hingannus fils de Gosbert celui-ci donnant à Saint-Florent de Saumur 1/4 de l'église de Miniac-Morvan, 1/4 de son cimetière et 1/4 de ses propres dîmes alors en sa possession. Il donnera aussi ce même jour ses droits de pêcherie détenus en rivière de Rance et assis en la paroisse de Langrolay commune assise aujourd'hui au plus près de Plouer ce dernier don étant lui accompagné de la moitié de la chapelle dédiée à Saint-Méen et  Saint Judicaël; sera présent à ses côtés notamment Guemaroc fils de Brient. Accepteront pour les dons de Miniac son frère Gaultier et le fils de celui-ci aussi prénommé Gaultier.; donnera aussi son acceptation le futur sénéchal de Dol Jordan fils d'Alain lesquels tous deux en conséquence étaient aussi possesseurs d'une partie de ces mêmes biens. Le bien de Miniac était très probablement un bien "familial hérité" puisque donnera son acceptation aussi Hugues fils de Guillaume Normand le propre neveu de Hingan. Il est fortement possible de Higannus fils de Gosbert soit la même personne que Hingannus fils de Robert de Ploer ou de Plouer le script ayant "confondu le G et le B; en ce cas nous serions obliger d'admettre que les premiers seigneurs de Plouer étaient aussi possessionnés en les paroisses de Miniac et de Langrolay cette dernière paroisse étant aujourd'hui une commune assise au plus près de l'actuelle ville de Plouer. Il nous faut savoir aussi que les paroisses de Langrolay et de Miniac, au dit XII siècle, relèveront elles aussi des seigneurs de Dinan puisque Geoffroy 1er de Dinan fils d'Olivier lui donnera son "assentiment seigneurial " pour "valider" ces mêmes dons fait à l'abbaye de Saint-Florent. Pour le don de Langrolay donneront aussi leur acceptation respective et Quemarhoc fils de Briand et ses deux frères; par cette acceptations donnée ces derniers étaient-ils eux aussi apparentés à Hingannus fils de Gosbert ? Hingannus filius Gosberti dedit Deo et Sancto Florentio 1/4 partem Ecclesiae de Miniac et 1/4 partem cymiterii et 1/4 partem decimae concedente fratre suo Galterio et filio Galteri et Jordano filio Alani. Huic donationi affuerunt Hugo filius Guillelmi Normannus nepos Hinganni; Riwallon fils de Radulfus. Hanc etiam donationem concessit Sancto Florentio Gauffredus filius Oliverii de Dinan praesentibus Ulrico et Johanne Monachis.Cujus concessionis testes sunt Hamo Viscomes; Hamo filuis de Guihenoc; Guigon filius Galon; Rodulfus filius Duallonis; Riwallonus de Ferraria; Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in parochia de Langorlay censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et medietatem capellae  sanctorum Mevenni et Judicalis sicut eam tenebat quietam et unum bordariolum etc. Hoc donum concessit Quemarhoc filius Brientii et ejus duo fratres. Testes Goffredus Grainadus; Herveus Bucel. Titre de Saint-Florent                             Traduction :   Hingan fils de Gisbert donne à Dieu et à Saint-Florent 1/4 de l'église de Miniac, 1/4 du cimetière et 1/4 de ses dîmes. Ont concédé son frère Gaultier et son fils Gaultier et Jordan fils d'Alain [Jordan fils de Alain sénéchal héréditaire de Dol]. A ce don sont venus Hugue fils de Guillaume Normand neveu de Hingan; Riwallon fils de Radulfus; a également concédé ce don à Saint-Florent Geoffroy fils d'Olivier de Dinan, présents Ulric et Jean moines. Les témoins à cette concession furent Hamon le Vicomte [Hamon vicomte d'Aleth]; Hamo fils de Guihenoc; Guigon fils de Galon; Rodulfus fils de Dual; Riwallon de Ferrare; Geoffroy Billon. De même le dit Hingan a dooné à Saint-Florent en la paroisse de Langrolay ses droits de pêcheries en la rivière nommé Rancia et la moitié des chapelles de Saint-Méen et de Saint-Judicaël dans le calme et une portion de terre etc.Ce don a été accordé par Quemarhoc fils de Brient et ses deux frères. Furent témoins Geoffroy Grainadus; Hervé Bucel]                         

    Ces deux paroisses existaient-elles ainsi nommées lors de l'apparition de leurs premiers seigneurs respectifs ?  Oui probablement.                                                                           Aujourd'hui en Pleudihen la terre de Quencombre et son moulin furent eux, cela vers 1140, offerts au prieuré du pont de Dinan, donation laquelle vers 1200 sera de nouveau confirmée par Mathieu fils d'Alain le Roux, le propre petit-fils des bienfaiteurs, après que celui-ci et ses frères eurent contesté au prieuré cette donation faite hier par leurs aïeuls. Devant ce dédit la maison du prieuré du pont à Dinan, alors représentée par son chapelain, Eudes de Lanvalei, intentera une procédure judiciaire religieuse laquelle trouvera son dénouement en une charte rédigée et envoyée à tous les concernés. Cette lettre, ou cette charte de conclusion, sera rédigée à la demande de Guillaume, alors archidiacre de l'Eglise de Dol, tribunal ecclésiastique dont relevait alors l'ensemble des litiges trouvant leur origine respective en notre paroisse de Lanvalei notamment. Seront ainsi témoins aux conclusions émises par l'archidiacre de Dol des religieux en provenance d'Angers et relevant de Saint-Florent de Saumur; mais sera présent aussi le dit Eudes de Lanvallei lequel trouvera à ses côtés Mainguy, dit "prêtre" en exercice de la paroisse de Tadain, cet acte confirmant ainsi une nouvelle fois, par sa seule écriture, l'existence de l'église de Taden et cela dès la fin du XII siècle.                                                                                                                                              Nous avons déjà rencontré en notre travail la dite paroisse de Taden, hier Tadain, au travers du "village de la Jossais" lequel, au XVI siècle, relevait des biens temporels du prieuré du pont à Dinan placé qu'était ce village en le bailliage de Beaufort relevant de la seigneurie de la Garaye en Taden. En les toutes dernières heures du XII siècle la paroisse de Tandais semble bel et bien déjà existante puisque la Grande abbaye de Marmoutier reçoit en dons les revenus de deux de ses églises, à savoir l'église originelle de Taden, dont l'implantation géographique aujourd'hui reste incertaine, ainsi celle de l'un de ses villages, alors relativement important celui-ci puisqu'il comprend ou possède une chapelle, celui de Trélat. Ce don fut offert par Guinguenoc fils d'Eudes lequel possédait de ses "ancestres" les revenus financiers de ces deux entités religieuses. Il faut donc remonter dans le milieu du XII siècle pour voir apparaitre probablement l'une des toutes premières familles seigneuriales de Taden puisque son premier seigneur supposé et cité,  Eudes père du dit Guinguenoc, lui nait vers 1120.                       L'étendue de cette paroisse, en cette même fin du XII siècle, comprenait donc déjà le village de Trelat la superficie de la dite paroisse de Taden équivalent peut-être approximativement à celle que nous lui connaissons aujourd'hui. On prête aujourd'hui à la ville de Taden d'avoir originellement fait partie de la paroisse de Plouer, partie depuis démembrée, démembrée qu'elle était déjà probablement en ce même XII siècle. L'église de Taden est citée ici par cet acte pour la énième fois la première citation de l'église de Taden ayant été effectivement faite entre 1120 et 1142 sous la mandature de Donald, alors évêque d'Aleth, en une charte du prieuré de Saint-Malo de Dinan. Cette première citation sera effectivement faite lorsque  Guinguenoc, fils d'Eudes, offrira tout ce qu'il possédait de et en l'église de Saint-Pierre de Taden aux moines du Grand Monastère de Marmoutier, biens multiples qu'il possédait héréditairement de ses dits "ancestres". Comment ces derniers entrèrent-ils en possession de la dite église "originelle" de Taden ? La firent-elle construire ? Cette charte, pour l'histoire de Taden, est importante puisqu'elle implique la présence d'une famille seigneuriale propre à Taden et cela dès le début du XII siècle puisque la dite église de Tadain, vers 1120, avait donc été le bien propre des ancestres du dit Guinguenoc fils d'Eudes et celui de son père dit Eudes que nous nommerons ici Eudes de Taden. Détachée très tôt de la paroisse de Plouer qu'était la paroisse de Taden est-ce que les premiers seigneurs cités de Plouer étaient généalogiquement apparentés à ce dit Guinguenoc ? Il y a eu t-il un lien de parenté entre le dit Robertus de Plouer et le dit Guinguenoc ?                                                                                                           Fils de Bresel et père de Hingandus ou Hingand Robert de Ploierno, [Plouer s'est écrit de différentes façons comme moult paroisses s'écrivant ainsi soit Ploer, Ploher, Ploierno etc.] seigneur de Plouer, sera lui cité dans une charte plus  ancienne, rédigée vers 1100, quand Robert fils de Bresel et Hingant son fils donneront tous deux à la cathédrale d'Aleth une terre étirant ses étendues entre la porte de la cité d'Aleth et le cimetière de Saint-Servan tous deux étant donc ici même aussi possesseurs d'une terre importante. Assistera alors à la dite donation, cela en autre, Hamon prestre de Plouer. Les premières heures du XII siècle, cela en la région proche de Dinan, ont certainement dû assisté à l'établissement de tout un ensemble de seigneurs "importants", ou "relativement importants",  ces derniers étant déjà de grands possesseurs fonciers possédant, cela à l'image de Robert de Plouer, des terres étendues à l'extérieure même de leur propre seigneurie respective [Rappelons ici encore que l'ensemble des terres situées à Occident de la rivière de Rance, et cela dans leur totalité, relevaient de l'évesché d'Aleth alors que l'ensemble des terres assises à Orient de la même rivière elles relevaient de l'évesché de Dol. En 1070 nous sommes à l'époque de Henri lequel, père de Alain, sera l'aïeul de William 1er seigneur connu de Lanvallei dont les terres, peut--être alors encore non nommées, relevaient toutefois déjà de l'Eglise de Dol. Donc assis à occident de la rivière de Rance Robertus de Plouer en effet avait en tant que seigneur des liens "fonciers" avec Saint-Malo de L'isle, liens ici même attestés par cette charte religieuse]. D'autres seigneurs plus importants, féaux des comtes de Bretagne mais aussi féaux pour certains des seigneurs de Dinan,  eux seront pour certains ici même "vicomtes" en leur terre étendue cela à l'image d'Alain fils de Brient le premier "vicomte" du Poudouvre cité [Rappelons ici qu'à l'origine les vicomtes étaient des officiers chargés des "gestions" militaires et autres d'une terre très étendue et cela au nom d'un comte. Cette charge à l'origine n'étaient nullement héréditaire. Cependant en les premières heures du XII siècle elle apparait héréditaire en certaines régions mais cela pas à l'image de celle de la vicomté du Poudouvre puisque celle-ci ne deviendra héréditaire que dans la seconde moitié du même XII siècle lorsqu'elle retournera dans l'escarcelle des seigneurs de Dinan. Les premiers seigneurs de Dinan eux ne seront jamais Vicomte mais leurs statuts seigneuriaux les placeront probablement au rang supérieur des puissants "barons" de Bretagne. D'ailleurs Olivier III de Dinan donnera son acceptation de "principe" lorsque Geoffroy héritier du vicomte du Poudouvre, mais simple seigneur du Plessis Baluçon, fils d'Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre, donnera une donation à l'Abbaye de Saint-Albin. Seigneurie située entre l'actuelle rivière de Arguénon et le pays de Dol, donc englobant de ce fait la rivière de Rance, la vicomté du Poudouvre apparue avec Alain fils de Brient; elle comprenait ainsi notamment, proches de Dinan, les terres d'Aucaleuc, Calorguen, Langrolay, Plouer etc pour ne citer que celles-ci. Elle semble même par la ville seigneuriale de Miniac-Morvan avoir possédé, et cela de l'autre côté de la rivière de Rance, une enclave territoriale en le pays même de Dol; cela était vers 1100, sous la présence seigneuriale de Geoffroy de Dinan, probablement après la fondation du prieuré du pont à Dinan lequel recevra lui en temps et en heures des dîmes propres à Miniac-Morvan aussi. Comment le prieuré du pont à Dinan reçu t-il ses mêmes dixmes assises quant à elles en la seigneurie de Miniac-Morvan ? Les paroisses citées ci-dessus, toutes relevant de la vicomté du Poudouvre au XII siècle, étaient toutes quatre voisines ou très voisines de la très proche ville seigneuriale de Dinan, terres assises aujourd'hui en les département des Côtes d'Armor et de l'Ille et Vilaine pour l'ancienne paroisse de Miniac-Morvan; elles possédaient toutes leur propre seigneurs "local" respectif. Ainsi pour illustrer ce propos nous voyons au tout début du XII siècle Hingannus ou Hingand, dit fils de Gosbert, seigneur local en ses terres, posséder des biens et en Miniac-Morvan  et en Langrolay pourtant deux paroisses séparées l'une de l'autre par la rivière de Rance. Possédant 1/4 de l'église de Miniac, ainsi que 1/4 du cimetière d'icelle, le dit  Hingand possédait aussi en Langrolay une pêcherie en la dite rivière de Rance. Hingand fera dont de ces trois biens, alors en sa possession, église, cimetière et pêcherie incluse, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. Pour les deux premiers ceux qui accepteront ces dons seront et Geoffroy 1er de Dinan et Jourdan fils d'Alain alors sénéchal de Dol en fonction le vicomte Haimon, lui, étant cité au simple rang des  "témoins" de ces mêmes dons. Qui était ce dernier ? Etait-il apparenté de près ou de loin au propre Hamon dit le Vicomte, seigneur du Clos Poulet lequel, de son vivant, fut l'oncle d'Olivier 1er de Dinan ce dernier étant le père de Geoffroy 1er de Dinan  ci-dessus ?                                                                                                   De faite le Poudouvre venait-il aussi au XII siècle, et cela par une simple "enclave", buter sur le Régaire épiscopal de l'évêché de Dol dont la ville était alors héréditairement confiée à ses sénéchaux héréditaires tous descendant de Flaad et de son fils, à savoir Alain fils de Flaad.     Par cette possession ou "enclave" l'autorité de la vicomté du Poudouvre d'Alain fils de Brient avait donc en un point géographique précis franchie la rivière de Rance. Proche de l'abbaye du Tronchet, laquelle fut édifiée peu avant 1150-1160, cela par Alain fils Jourdain, alors sénéchal de Dol, certains liens furent probablement tissés dès le milieu du dit XII siècle entre la dite paroisse de Miniac-Morvan et la dite abbaye du Tronchet celle-ci étant assise au plus près de la cité épiscopale de Dol; lors de son édification la dite abbaye du Tronchet fut occupée par des religieux en provenance de l'abbaye de Tyron près de Chartres et, jusqu'à la première "Commende", relèvera spirituellement de cette seule abbaye "mère". Le nom du fondateur de l'abbaye du Tronchet sera attesté en 1229 lors de la confirmation par Jodome ou Gelduin de Dol de l'ensemble des donations faites hier à la dite abbaye du Tronchet par feus ses ancestres aussi: UNIVERSIS prœsentes litteras inspecturis, Jodomus de Dolo, miles, salutem in Domino. Noveritis universi, quod ego, pro salute animœ meœ omnes eleemosynas et dominationes, quas Alanus, filius Jordani, Senescallus Dolensis, fundator Abbatiœ BeatœMaria de Truncheto et antecessores mei et omnes alii fideles fecerunt dictœabbatiœ et fratribus ibidem Deo servientibus ac servituris, ratas habeo et confirmo, volens et concedens quod easdem habeant et possideant in perpetuum liberas, pacificas et quietas, nichil michi juris proprietatis, possessionis et redevanciœ hœredibus meis retinens in eisdem, in quorum testimonium prœsentes litteras dedi eisdem, sigillo meo sigillatas. Datum, anno Domini 1229, mense Aprili. Extrait des titres de l'abbaye du Tronchet, conservés à Paris, à la Bibliothèque nationale, F 22 325 p. 621.                     Traduction personnelle : Que tous étudient cette présente lettre. Geldiun de Dol, chevalier, salue en le Seigneur. Connaissez tous par moi, pour le salut de mon âme, que toutes les aumosnes et possessions d'Alain fils de Jourdain, sénéchal de Dol, fondateur de l'Abbaye de Sainte-Marie du Tronchet, celles de mes ancestres, et toutes les autres qui ont été faites aux fidèles et aux frères lesquels en la dicte abbaye servent Dieu et sont ses serviteurs, que je les ratifie et que je les  confirme voulant qu'ils les aient et les possèdent à jamais dans la liberté, la paix et le calme n'ayant sur eux aucun droit de propriété, possessions et redevances que mes héritiers retiendront de même. En foi de quoi je donne cette même présente lettre, signée de mon sceau. Datée de l'année du seigneur 1229, mois d'avril.                                                                                             La seigneurie de Miniac-Morvan au XII siècle possédait probablement aussi des liens féodaux l'unissant à la seigneurie de Geoffroy 1er de Dinan; cela était-il dû au fait qu'elle relevait elle aussi de la dite vicomté du Poudouvre ce fait ayant été confirmé par une charte de donation faite sous les heures seigneuriales du dit Geoffroy 1er de Dinan ?                                                      Voici ci-dessous cette donation faite en pays de Dol avec l'acceptation de Geoffroy 1er de Dinan, cela vers 1120, donation relative aux dixmes de l'église de Miniac laquelle donation fut faite en présence et avec l'acceptation aussi de Jourdain fils d'Alain, sénéchal de Dol, le dit Jourdain étant le père d'Alain ci-dessus le propre fondateur de la dite abbaye du Tronchet vers 1150-1160. Cette donation fut accompagnée d'une deuxième donation laquelle, elle, fut relative à la paroisse de Langrolay proche de Plouër; cette dernière donation fut faite avec l'assentiment de Quemarhoc fils de Brient. Ce Brient fut-il le père D'Alain fils Brient vicomte du Poudouvre ci-dessus ? Le dit Quemaroch seigneur de Langrolay était-il, vers 1100, le frère d'Alain fils Brient vicomte du Poudouvre ?  Hingannus filius Gosberti dedit Deo et Sancto Florentio IV partem Ecclesiae de Miniac et IV partem cymiterii et IV partem decimae concedente fratre suo Galterio et filio Galterii et Jordano filio Alaini. Huic donationi affuerunt Hufo filius Guillelmi. Normannus nepos Hinganni; Riwallon.fil.Rad. Hanc etiam donationem concessit Sancto Florentio Geoffredus filius Oleverii de Dinan praesentibus Ulrico et Johanne monachis. Cujus concessionis testes sunt Hamo Vicecomes; Hamo filius Guihenoc; Guigon filius Galon;Rodolfus filius Dualloni; Rivallonus de Ferraria; Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in parochia de Langorlai censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et mediatatem capellae Sanctorum Mevenni et Judicalis sicut eam tenebat quietam, et unum bordariolum etc. Hoc donum concessit Quemarhoc filius Brientii et ejus duo fratres. testes : Goffredus Grainardus; Herveus Buceletc.                                                                         Traduction personnelle :   Hingand fils de Gosbert a donné à Dieu et à Saint-Florent 1/4 des parties de l'église de Miniac et 1/4 des parties du cimetière et 1/4 des dixmes; cela fut concédé par son frère Gaultier et son fils Gaultier et Jourdain fils d'Alain. Etaient présents à ce don Hufo fils de Guillaume; Normand petit-fils de Hingand; Riwallon fils de Raoul; ce don fut aussi accordé à Saint-Florent par Geoffroy fils d'Olivier de Dinan présents Ulric et Jean moines. Les témoins à ce don sont Hamon Vicomte; Hamon fils de Guihenoc; Guigon fils de Galon; Raoul fils de Dual; Riwallon de Ferrare; Geoffroy Billon. De plus le dit Hingand a donné à Saint-Florent, en la paroisse de Langrolay une pêcherie rescensée en la rivière nommée Rance et la moitié de la chapelle de Saint-Meen et de Saint-Judicaël car elle sont tranquilles et une portion de terre donnée à ferme etc. Ce don fut accordés par Guemarhoc fils de Brient et ses deux frères. Témoins Geoffroy Grainardus; Hervé Bucelet etc.                                                                             

    Voici partiellement ci-dessous la charte suivante laquelle illustre elle le fait que la seigneurie de Miniac Morvan était effectivement déclarée au XIII siècle: "terres relevant de la vicomté du Poudouvre ". Certaines de ses terres seigneuriales, situées proches du Tronchet et donc à la porte de la ville épiscopale de Dol, relevaient elles au XVI siècle du prieuré du Pont à Dinan lequel prieuré en percevait alors les dixmes seigneuriales, : ...Jordanus Rousel et Herveus Auberi clericus uxoratus  ...decimas quas habebant in porrochia de Miniac in toto feodo quod tenent a vicecomite de Poudouria milite et a Joanne Rufier armigero...                                        Traduction personnelle : ...Jourdain Rousel et Hervé Auber clerc marié, ...les dîmes qu'ils ont a en la paroisse de Miniac avec leurs droits relevant de la Vicomté du Poudouvre et Jean Rufier...   La première seigneurie supposée de Plouer elle aussi était intégralement intégrée en la dite vicomté du Poudouvre. La Vicomté du Poudouvre et sa charge était délimitée à occident par le comté de Penthièvre et à orient par la région du Clos Poulet, ou Saint-Malo et la seigneurie de Dol. La Vicomté du Poudouvre était donc de ce fait placée sous l'autorité première de l'un des premiers seigneurs de Dinan Alain fils de Brient, né vers 1100, ayant probablement été nommé à cette charge par Olivier II de Dinan le propre fils de Geoffroy 1er de Dinan Olivier II naissant lui vers 1090. Il est possible toutefois que la dite "Vicomté de Poudouvre soit apparue une génération avant, vers 1090, du vivant même de Brient père d'Alain lequel lui nait vers 1070. En ce cas la dite vicomté originelle du Poudouvre aurait eu pour premier vicomte le dit Brient père d'Alain. En ce cas celui-ci aurait alors été nommé à cette charge militaire par Geoffroy 1er de Dinan lequel, de son vivant, possédait aussi la ville et château de Jugon les Lacs biens assis sur la rivière de l'Arguénon. Du temps de Geoffroy 1er de Dinan apparaitront aussi écrits d'autres noms seigneuriaux évoluant dans l'environnement proche du seigneur de Dinan. Ainsi vers 1090 lorsque ce dernier réglera le litige l'opposant alors à Brient Vetulus seront aussi cités présents à ses côtés Pierre de Broons, Eudes Gobio ou Eudes de Gouyon, David de Miniac et Guerin de Languenan. En l'éventualité émise ci-dessus de qui Brient aurait-été le fils ? Quels pouvaient avoir été ses origines et ses faits et gestes pour avoir reçu une telle charge militaire et seigneuriale aussi importante? Peut-on faire un rapprochement de celui-ci avec Brient Vetulus ? La seigneurie du Poudouvre "originelle" cependant ne sera en effet existante par les actes écrits que le temps du vivant d'Alain fils de Brient son fils Geoffroy n'étant que seigneur en ses terres notamment celles du Plessis-Balisson, terres détachées de la puissante vicomté du Poudouvre bien hier donc tenu par feu son père. La Vicomté du Poudouvre première en effet disparaitra quand Geoffroy II de Dinan, fils du dit Olivier II ci-dessus, prendra pour épouse Muliel la propre fille du dit Alain fils de Brient. Geoffroy II de Dinant à ce titre était donc le propre beau-frère du dit Geoffroy seigneur du Plessis-Baluçon. Ce dernier fut-il écarté de cette charge tenue hier par son père lorsque Geoffroy II de Dinan prendra pour épouse sa propre soeur ? La seigneurie de Plessis-Baluçon apparait-elle suite à ce même mariage ? Au lendemain de cette union la "vicomté originelle du Poudouvre" disparait donc Geoffroy II de Dinan la transmettant au sein de sa propre famille. Ainsi son petit-fils Rolland de Dinan, fils de Rolland 1er sire de Plancoët, lui même sire de Plancoët seigneurie traversée par la dite rivière de l'Arguénon, prendra aussi le titre de Vicomte du Poudouvre. Appartenant alors aux seigneurs de Dinan la capital de la dite vicomté de Poudouvre devient alors la ville de Dinan elle même. Il faudra attendre le milieu du XIII siècle pour voir les seigneurs de Dinan prendre à leur tour de nom de "Vicomte de Dinan". Cela se fera sous le vivant de Raoul de Dinan lequel, né vers 1210, prendra ce titre au lendemain de son union avec Phelippe de la Bellière. ].                                                                                 

    Quels ont pu être les "rapports seigneuriaux féodaux", cela quels qu'ils aient été, ayant unis ces dits seigneurs "importants ou relativement importants" à Geoffroy 1er seigneur de Dinan et ses successeurs proches ?  Ainsi seront donc cités témoins en la fin du XII siècle, en 1184, sous le règne de Geoffroy comte de Bretagne et fils d'Henry II d'Angleterre,  cela suite à un accord lequel fut signé entre les moines de l'abbaye de Lehon et les Peagers de Corseul, plusieurs témoins. Cet accord fut fait suite à l'injonction du vieil Alain Vicomte du Poudouvre celui-ci voulant mettre un terme à un désaccord opposant alors les dits moines de l'Abbaye de Lehon aux dits péagers de Corseul [Alain fils de Brient nait très probablement vers 1120 le terme de ce litige lui ayant été par les deux parties accepté en 1184. Son fils Geoffroy né vers 1150, enfant puisné semble t-il puisque celui -ci n'héritera point de la dite vicomté de Poudouvre, hier bien de son père, sera le fondateur en la deuxième partie du XII siècle d'une nouvelle seigneurie. Geoffroy aura lui pour enfant Alain  fils de Geoffroy lequel sera héritier demain de cette même nouvelle seigneurie fondée par feu son père; cette seigneurie s'appellera le Plessix Baluçon. Enfant puisné son frère aîné "héritier" ne reçu point la dite seigneurie de Dinan puisque celle-ci sera "héritée" par Geoffroy II de Dinan celui-ci épousant Muliel soeur probablement d'Alain fils de Brient ou à défaut sa veuve laquelle aurait alors épousé en seconde noce le dit Geoffroy II seigneur de dinan.. Comment Geoffroy II reçu exactement cette même vicomté ? ]. Furent alors présents Geoffroy Balisson du Plessis fils d'Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre; Gaufridus de Oscaloc ou Geoffroy d'Aucaleuc;  Robertus de Calorguen le dit Alain fils de Brient signant lui de son sceau:    Ego Alanus Brientii filius notum facio quod controversia que vertebatur inter Monachos Sancti Maglorii de Lehum, et heredes teloneariorum  de Corsot super decima quam predicti Monachi habent in parochia de Corsot in feodo Vicecomitatus  de dono antecessorum meorum Vicecomitum de Poodouria, per industriam et solicitidinem Gaufredi Comitis Britannie filii Regis Anglie ad debitum deducta est finem; et remansit igitur decima supradicta Monachis; et hoc concessi ego et Gaufridus Balucion filius meus. Testes Gaufrid.de Oscaloc; Robertus de Calorguen; etc. Anno ab Incarn. Dom. MCLXXXIV. Sigilum Alani filii Brientii.  Traduction personnelle :Moi Alain fils de Brient fait savoir que la contestation qui existe entre les moines de Saint-Magloire de Lehon et les percepteurs de Corseul sur les dîmes que les moines précités ont en la paroisse de Corseul dans le fief de la Vicomté, don de mes ancestres vicomtes du Poudouvre, par l'assiduité et  la sollicitude de Geoffroy comte de Bretagne fils du roi d'Angleterre, a l'obligation d'avoir une fin et doit demeurer aux dits moines les dîmes. Et cela j'ai concédé et Geoffroy Baluçon mon fils. Témoins : Geoffroy d'Aucaleuc; Robert de Calorguen etc. Fait en année de l'Incarnation du Seigneur 1184. Signature : Alain fils de Brient.                                                                           Quels ont été les mêmes liens vassaliques ayant pu unir les enfants de ces derniers, Robert de Plouer ayant eu pour petit-fils présumé Radulfo ou Raoul de Ploer, à ses mêmes seigneurs de  Dinan ? Certains de ces liens "vassaliques" seront en effet confirmés, comme nous venons de le voir ci-dessus, lorsque par exemple Olivier III de Dinan, lequel nait vers 1140, fils de Geoffroy II et de Muliel de Poudouvre, donnera son accord de principe lors d'une donation que fera son oncle maternel, Geoffroy seigneur du Plessis-Baluçon, à l'abbaye de Saint-Aubin des Bois [Abbaye réalisée vers 1140 en l'actuelle commune de Pledeliac, commune située entre les  communes de Plancoët, Corseul, Lambale, Plelan le Petit et Jugon les Lacs]; Raoul de Ploer sera témoin lors de cet accord donné par Olivier III de Dinan fils de Geoffroy II et de Muliel. Donneront aussi leur respective acceptation et Rolland et Geoffroy de Dinan tous deux frères d'Olivier III ci-dessus : Ego Oliverius de Dinnano concedo donum, G.Balucon del Pleseiz, quod dedit Abbatiae sancti Albini sub his testibus Muliel matre sua, Guegono Goion [probablement Guegon Goyon ou Guy de Goyon ancestre de la famille demain de "Gouyon de Matignon". Au XI siècle ce patronyme se rencontre aussi sous la forme écrite "Gobio". Ainsi  vers 1090, lorsque le litige opposant Geoffroy 1er de Dinan à Brient Ventelus sera définitivement réglé, sera cité parmi les témoins Eudes Gobio ou Eudes Gouyon celui-ci ayant été aussi cité présent lors de la fondation du prieuré de Jugon les Lacs, prieuré voulu par Geoffroy 1er de Dinan vers 1090 ]; Radulfo de Ploer; Willelmo Leffant; Rollando et Gauffredo fratribus mei concedentibus.              Traduction personnelle: Moi, Olivier de Dinan, donne mon accord au don que fait Geoffroy Baluçon du Plessis à l'Abbaye de Saint-Albin. Sont témoins Muriel ma mère; Guy de Goyon; Raoul de Plouer; Guillaume Leffant. Rolland et Geoffroy mes frères ont aussi concédé.  

     1120-1130 . Voici maintenant la charte relative à la donation de l'église de Saint-Pierre de Tadain, donation faite par Guiguenoc fils d'Eudes :  Ego Donoaldus, Dei gracia Aletensis dictus episcopus, notum esse volo omnibus christiane religionis cultoribus quum quidam vir clericus, nomine Guinguenedus, filius Odonis, cum amicis et fratribus nostris monachis Majoris Monasterii presentiam nostram adiit, precibusque multis nos implorans ut ecclesiam Sancti Petri de Tadduem quam a progenitoribus suis quasi jure hereditario cum oblationibus et cum illis omnibus que de fraternitatibus vel de oracionibus seu quibuslibet aliis redditibus eidem ecclesie pertinentibus possidebat, Deo et Beato Martino Majoris Monasterii donaremus diligenter exoravit. Nos vero ob reverentiam et religionem Majoris Monasterii eorum precibus assentientes in elemosinam perpetuo possidendam predicti Sancti Monachis hujus ecclesie donum benigne concessimus ; et ut omnia que vol ipse Guinguenedus vel antecessores ejus in jam Sancti Petri de Tadduen ecclesia et omnibus ad eam pertinentibus habuerant jure perpetuo possiderent. Inde vero Petrum Hingandum, priorem Sancti Maclovii Dinannensis, hoc dono investivimus, et cartulam inde factam ad hujus rei testimonium muniri fecimus. Hujus rei testes sunt ego et Gradalonus capellanus, et Ricardus et Gaufredus Ledet, Robertus de Pluer, Herbertus filius, ..., Ricardus de Tadduen, Hugo de Corsolt , David de Miniac, Bigot filius ejus, Evanus vicecomes, Petrus prior, Juhellus monacus et alii plures.                                                                              Traduction personnelle : Moi, Donald, par la Grâce de Dieu nommé évêque d'Aleth, qu'il soit su par tous les fidèles dans la religion du Christ, qu'un certain clerc nommé Gunguenoc, fils d'Eudes, avec des amis et les frères de notre Grand monastère appelés devant notre présence, nous a demandé pour l'église de Saint-Pierre de Taden qu'il a par droit d'hérédité de ses ancestres, avec les offrandes et avec l'arsenal de toute la Fraternité et les prières faites en cette église et tous les autres revenus de l'église qu'il possède pertinemment, de donner ce qui est ci-dessus énnoncés à Dieu et au Grand monastère. Nous respectons. Et aux religeux du Grand monastères et pour leurs prières nous donnons à perpétuité les aumosnes et demandons aux moines de prendre possessions de ce qui a été si gracieusement accordé de cette église et tout ce que Gunguenoc et ses ancestres ont possédé en l'église de Saint-Pierre de Taden et tout ce que pertinemment il possède qu'ils le possèdent par conséquence à perpétuité. Pierre Hingand prieur de Saint-Malo de Dinan a confirmé ce don et pour que cela soit confirmé devant témoins nous avons fait cette charte. Pour cela ont été témoins le chapelain Gradolonus, et Richard et Geoffroy Ledet, Robert de Plouer, le fils d'Herbert, Richard de Taden, Hugues de Corseul, David de Miniac, Bigot son fils, Even vicomte, le prieur Pierre, le moine Juhel et plusieurs autres. L'église de Tadain ou Taden sera une nouvelle citée, cela vers 1187, lorsque l'évesque de Saint-Malo de L'Isle confirmera l'ensemble des possession du Grand monastère de Marmoutier en son diocèse reprenant en partie l'origine de la donation de l'église de Saint-Pierre de Taden ainsi que celle de Trelat :  ... ecclesia de Tadden et ecclesia de Treila, que eidem subjacens est ecclesie, quod nobis monachis Sancti-Martini Dignanno degentibus donavit Ginguenocus  sui patris Odonis et fratris Halourici concessit tempore quo Petrus Comburni prioratum Sancti Maclovii...                                                                                                          Traduction personnelle : ...église de Taden et l'église de Tréla et ce qui est situé dans les dites églises qu'ont aux moines de Saint-Martin de Dinan présentement donné Guinguenoc, son père Eudes, et frère Halourici  ont accordé dans le temps à Pierre de Combourg prieur de Saint-Malo...                                                                                                                                                En la charte de Quencombre ici étudiée, charte rédigée peu avant 1200,  l'église de Taden au travers de son prieur  est donc citée une nouvelle fois. La paroisse de Taden, il est vrai indirectement, est citée cependant beaucoup plus tôt et cela du vivant même Orieldis Radegonde femme de Geoffroy 1er de Dinan, Elle effet cette dernière sera citée au sujet d'un don qu'elle fera prélever en sa métairie de Taden. Elle semble avoir possédé cette même métairie en nom propre et non pas au nom de son époux Geoffroy 1er de Dinan. Comment Orieldis Radegonde est-elle entrée en possession de cette même métairie assise en la paroisse de Taden ? Y eu t-il un lien de parenté ayant généalogiquement pu unir la dite Orieldis Radegonde et Guiguenoc ? Orieldis nait vers 1070 et semble mourir peu après 1123.  Toujours est-il que la paroisse de Taden est donc déjà existante bien avant l'apparition de Mainguy de Tadain. Mathieu et ses frères, eux aussi héritiers de feu leur père Alain dit le Roux, au terme de ce procès reconnaitront la légalité du don fait hier par leurs aïeuls en jurant sur les Evangiles de laisser dorénavant en paix la maison du prieuré. Pour que cela soit su et reconnu de tous cela se déroula devant les dits témoins lesquels pour ce fait reçurent dix sols. Cette paix, en la présence de tous, fut ainsi faite et entérinée par le sceau du dit Mathieu fils d'Alain le Roux. Qui d'entre nous sait aujourd'hui cela ?

     

    Deuxièmement :

     

     1292. Première citation du "manoir "de Quincombre

    bien de Raoul de Coëtquen


    1543. Le sieur de Cresquen et la métairie de Quencombre

    Prétention du sieur de Cresquen celui-ci prétendant être le bienfaiteur de la donation de la métairie de Quencombre

     

    1568: La maison et la noble métairie de Quaincoubre

    Bail à ferme entre Bertrand Ferron et Jean Ledean

     

    XIX siècle : La gentilhommière de Quincoubre

    Monsieur Marion maire de Pleudihen

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    1543. Le sieur de Cresquen et la métairie de Quencombre; prieur Jean Le Clerc                            

    Item une mestairye siize et estant la paroisse de                                                                      Pludihen nommée Quencombre estante en ung mesme                                                                   Tenant contenant le tout douze journaux de terre                                                                            Joignant dung coste au chemin par lequel lon va du                                                                           Moullin de la Belliere au bourg de Pludihen et                                                                                   Dautre coste et bout au chemin par lequel lon va du dit                                                                      Chemin a la riviere de Rance quelle mestairye touttefoiz                                                                  Le sieur de Cresquen dit estre tenue de luy                                                                                 

    Par devant nous notaires et tabellions ducaulx                                                                              Receuz et jurez en la cour de Rennes, a este present devant                                                                Nous en personne venerable et discret messire Sebastien                                                                    Thomme, tesorie et chanoine de Rennes, procureur du dit                                                        Messire Jan Terin prieur commandataire surdit lequel, audit                                                            Nom, est confessant le dit prieur commandataire                                                                              Tenir prochement en fief amorty, de nostre dit seigneur                                                                    Le duc, les dites choses cy-davant declarees et contenues

     

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre 

      Minu et denombrement du prieuré établi le 19 juin 1556; prieur Pierre Feron 

     Item en la paroisse de Pleudihen, environ dix journaux                                                                    De terre apellez les terres de Quencomble  jognant dune                                                                Part le grand chemin de Dinan au bourg de Pleudihen,                                                                 Ville de Chasteauneuf, daultre part la riviere                                                                                   De Rance, daultre le villaige de la Chapelle                                                                                     De Mordreuc vallant et son revenu par chacun an vingt                                                           Boyceaux fromant mesure de Dinan.                                                                                                 Sur et par cause desquelles choses cy davant le dit Ferron                                                            Prieur confesse debvoir et quil doibt obeyr au Roy                                                                     Nostre souverain seigneur, comme en tel cas apartient                                                               Avecq prieres et oraisons...

     

    Quincoubre

    1844. Ci-dessus en Pleudihen sont représentées les terres, la maison et l'ancienne métairie noble de Quincoubre. Cette métairie dite noble, probablement non existante au tout début  XII siècle puisque non citée, sera nommément citée en l'année 1292 et cela dans un acte confirmant une donation; cet acte sera établi sous Raoul de Coëtquen alors seigneur des lieux [ou S.Radvlphii.Domini.de Co....S. puisque celui-ci sera également possesseur du Val-Hervelin aujourd'hui toujours en Pleudihen. Cette possession de rentes ou de dîmes semble de nouveau avoir été au XVI siècle confirmée au prieuré du pont à Dinan par le sieur "Cresquen". Nous faut-il ici lire le nom de Coëtquen et non celui de Cresquen ? Le manoir de Quincombre apparait donc "écrit" pour la première fois le 23/03/1292, cité qu'il sera en effet lors de la confirmation de la jouissance des biens de Quencombre, jouissance accordée hier au prieuré de Pont à Dinan, confirmation faite par Raoul de Cotquen en personne. Comment Raoul de Coëtquen entra t-il avant 1292 en possession de la seigneurie de Quincombre, manoir et dépendances compris, certaines rentes de cette dernière ayant été au début du XII siècle  offertes au prieuré du pont à Dinan  par l'aïeul d'Alain le Roux ?] . Quel était ce dernier noble homme  nommé "Cresquen" ?   La gentilhommière présente aujourd'hui, laquelle fut construite que dans le courant du XIX siècle, n'existe pas encore absente qu'elle est ici sur ce plan napoléonien; plan cadastre des Archives des Côtes d'Armor. Quand le manoir de Quincombre cité "existant" en 1292 disparait-il des terres noble de Quincombre pour ne réapparaitre qu'au XIX siècle cela au travers d'une "gentilhommière" ? 

     

    Quincoubre

    Le carré noir implante l'actuelle gentilhommière laquelle apparait construite seulement après 1844. Les carrés rouges eux représentent très probablement la maison et la métairie dite noble biens affermés en 1568 par le prieuré du Pont à Dinan à Jehan Ledean [Jehan Ledean était sieur de la Pichonnais, cela probablement en Taden, terre toujours assise aujourd'hui au plus près de la Jossais en Taden, hier bien du Prieuré au XVI siècle. Sieur de cette terre dite de la "Pichonnais", Jean Ledean ne fera que prendre en "ferme" les dites terres de Quincoubre propriétaire qu'il était de la Pichonnais. Son parent, frère probable, François Ledean, lui à l'inverse devait possédait la partie des terres de Quincoubre non placées sous l'autorité fiscale et seigneuriale du prieuré du pont à Dinan. François en effet sera cité "sieur de Quincoubre" lors d'un baptême de l'un des enfants de Jehan Ledean. Plus tard, la dite terre de Quincoubre, bien de François, reviendra de droit, cela probablement par héritage, à l'un des enfants de Jehan lui même]. Les terres ainsi affermées par le prieuré sont probablement celles situées à la gauche de la grande allée menant au XIX siècle à la dite métairie puisque c'est sur cette parcelle que semble avoir été assis le dit moulin de Quencombre, au XII siècle, tourné vers la mer [il est cependant préférable de penser que ici était non pas le dit moulin de Quincombre mais le pigeonnier seigneurial du manoir lui nommément cité en la dite année 1292. Le moulin de Quincombre cité dans la charte d'Alain le Roux puis dans celle rédigée en la dite année 1292 serait alors ni plus ni moins que l'ancestre du moulin que nous connaissons aujourd'hui sous l'appellation du "moulin du Prat"]; c'est sur cette même parcelle que semble avoir été édifié après 1844 le second château ou la dite gentilhommière de Quincoubre. François Ledean, sieur de Quincoubre, parent attesté de Jehan Ledean fermier de la ferme de Quincombre, était-il au XVI siècle propriétaire de la parcelle de terres situées à la droite de l'actuelle gentilhommière ?  Le cercle rouge, situé face à la mer, tourné vers l'actuel moulin du Prat, était-il à l'origine le dit ancien moulin de Quemcombre ou bien un pigeonnier relevant sur le tard du manoir de Quincombre cité en 1292 ? En vérité le moulin originel de Quincombre assis face à la mer n'est-il pas celui qui demain, au XIV siècle, relèvera de la seigneurie de la Bellière ?

     

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    Face à la mer l'ancien colombier pour certains ou l'éventuel ancien moulin de Quencombre assis ici sur un léger promontoire naturel [les moulins à vent n'ont pas toujours été édifiés sur de grandes surélévations naturelles. Tout dépendait de la présence d'un "vent" alors en un endroit précis présent. Il en sera ainsi du moulin tardif de Lancieux lequel, toujours existant aujourd'hui, fut édifié en plaine et cela sur aucune surélévation naturelle]. A droite s'aperçoit la Gentilhommière laquelle fut construite qu'après 1844. Seules les seigneuries, quelle qu'elles soient, avaient le droit de posséder un pigeonnier ou colombier, signe seigneurial distinctif; l'importance d'un pigeonnier était fonction aussi de l'importance "sociale' de la seigneurie le possédant. Il en allait de même pour les poteaux patibulaires dont le nombre, planté en un même lieu, était lui aussi dépendant de la seigneurie les possédant toutes les seigneuries ne possédant pas forcément le droit de haute justice. La terre de Quaincoubre, dans sa partie relevant du prieuré du pont à Dinan, cela au XVI siècle, terre alors affermée à Jehan Ledean, ne semble plus devoir encore posséder un noble logis l'acte ci-dessous présenté ne présentant en ses lignes que la présence d'une terre, d'une maison et d'une métairie dite noble. Ou était donc passé au XVI siècle ce noble manoir celui ayant donc été nommément cité en la dite année 1292 ?  

    QuincoubreQuincoubre

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'ancien maison et métairie noble de Quaincoubre citées en 1568 et bien du prieuré du Pont. Affermé à Jehan Ledean en 1568 le bâti originel de la maison et de la dite métairie noble a très probablement disparu pour être remplacé par celui-ci, beaucoup plus récent.

    Quincoubre

    La Gentilhommière de Quincoubre. Faite en la deuxième moitié du XIX siècle; elle fut probablement édifiée là où hier, en 1292, se trouvait-être le manoir de Quincombre

    Quincoubre

    Peu avant 1200. La première apparition écrite du moulin de Quincoubre lequel, plus tard, sera dénommé le moulin de Quincombre. Cet acte citant aussi Eudes de Lanvallay fut très probablement réalisé vers la fin du XII siècle. Par cette charte Mathieu et ses frères, fils de Alain le Roux, reconnaissent au prieuré du Pont à Dinan la possession des terres et moulin de Quincoubre hier offert au prieuré par leurs ancestres. Archives de Saint-Brieuc série des microfilms.

     

    Lecture de la charte latine ci-dessus :                                                                                                   Universis sancte matris ecclesie filiis ad quos presens carta pervenerit Willelmus, archidiaconus Dolensis, salutem et dilectionem in domino. Noverit universitas vestra quod controversia  que inter priorem de Ponte de Dinan et Matheum filium Alani Rufi et fratres  suos super terra et molendino de Quencombre  vertebatur, in presencia nostra sopita est in hunc modum; quod idem M.et fratres sui recognoverunt eandem terram datam fuisse in elemosina ab antecessore suo domui Beate Marie Magdalene de Ponte de Dinan, et eciam molendinum, et coram nobis eandem terram et molendinum de Quencombre videlicet tactis sacrosanctis Evangeliis juraverunt de cetero priori domus supradicte in pace relinquere, et pro pace ista tenenda prior eis decem solidos Andegavenses persolvit testibus hiis : Hamone Bode, Thoma Choan, Eudo de Lanualay, Menguidone de Taden presbiteris et Radoue de la Bocae, diacono, et pluribus aliis tam clericis quam laicis. Et quoniam pax ista in presencia nostra sacta suit, volentes quod de cetero robur obtinerest firmitates, eam fecimus annotari et sigilli nostri munimino confirmari.

    Traduction personnelle :                                                                                                                        A tous les fils de la Sainte Mère Eglise qui recevront cette présente charte par Guillaume, archidiacre de Dol, santé et adoration dans le Seigneur. Que vous tous sachiez que le désaccord entre le prieuré du pont à Dinan et Mathieu fils d’Alain le Roux et ses frères (portant) sur la terre et le moulin de Quencombre en litige, a été de cette façon en notre présence suspendu (arrêté, réglé...). Que le même Mathieu et ses frères ont reconnu les aumônes que leurs ancêtres sur la même terre ont donné à la maison Sainte-Marie Magdeleine du pont à Dinan, et aussi le moulin et devant nous, pour les même terres et moulin de Quincombre, en touchant les Evangiles, (ils) ont juré a l’avenir de laisser en paix leur maison (La maison du prieuré) ; et pour que cette première paix soit tenue ils ont donné dix sols à ces témoins d’Angers (à ces témoins de Saint-Florent de Saumur) : Hamon Bode ; Thomas Choan ; Eudes de Lanvalay ; Mainguy prêtre de Tadain et Radou de la Bocase, diacre et beaucoup d’autres aussi bien clercs que laïcs. Et cette paix en notre présence fut faite, volontairement, laquelle aura la force de se maintenir stable dans l’avenir ; cela nous l’avons fait noter et confirmer par la protection de notre sceau.

    Lecture de la charte rédigée en 1292 et mettant en scène Raoul de Coëtquen :                                Universis presentes litteras inspecturis et audituris Theobaldus. Dei gracia Dolensis episcopus , salutem in Domino; Reformitis qua cumque religiossi | virum fratrem Jacoburn priorem prioratus de Ponte Dinanni nostre filio et prioratus predicti, ex una parte, et nobilem virum Radulphii | dominum de Quoyquien,  militem, ex altera, contentio moneatur occasione et raccosione cujusdem manerii dicti de Quenconbre condanso et pertinenciis | dicti manerii situm in parrochia de Pludihen ad dictum prioratum pertinentum quod manierum dicebat idem miles dictum priorem debere  | tenete ab ipsos inisite in fide Thomasio et ...... de feodo ipsius existebat dicto priore asserente ...... et fide ipsius feodo aliquociens ex ......| dictum manierum quod non consitezbatur non disitebatur idem prior tam ipse qu...... ejus predecessores qui pro tempore suant in dicto prioratu | priores tanto tempore pacifice possederant et raccosione donacoris sibi facte et ex alia causis justis non obediento pro ipso inisite neohomagium | faciciendo

    Aujourd'hui en Pleudihen, le moulin et les terres de Quencombre, aujourd'hui Quincoubre, seront tous deux nommément cités quelques dizaines d'années seulement avant que n'apparaisse dans notre histoire par l'écriture le nom de la paroisse de Pleudihen. Celle-ci en effet apparait écrite pour la première fois au début du XIII siècle, vers 1220-1230,  quand Mathilde de Landal, Dame de Landal, échangera avec Jehan père abbé de l'abbaye du Tronchet les dîmes d'Epinac contre celles de Pleudihen. Jean abbé du Tronchet donnera ensuite de lui-même, cela en 1244, les dites dîmes d'Epinac  au Chapitre de Dol. Rédigée vers 1200 puisque Eudes de Lanvallei ici témoin lui sera aussi cité en une autre charte dûment datée quant à elle, cela en 1201, le nom de Quencombre, son moulin et sa terre, apparaissent donc bien avant l'orthographe écrite de la paroisse de Pleudihen. La lecture de cette charte ne nous donne aucun renseignement sur l'ascendance seigneuriale de Mathieu alors seigneur en ces terres de Quencombre. Nous savons seulement qu'il en hérita avec ses frères de ses ancestres et que de leurs vivants ces derniers avaient offert au prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan un ensemble de leurs terres et un moulin assis en celles-ci aussi.                                                                                                       Acte rédigé vers 1200 Alain et ses frères sont alors peut-être âgés de 30-40 ans tous ayant alors vu le jour vers 1170. Par ce terme "ancestres" doit-on comprendre que le moulin de Quencombre et ses terres furent tous deux offerts au dit prieuré du pont par les aïeuls de Mathieu et non pas par son père Alain dit le Roux et sa mère ? Mathieu né vers 1170 les aïeuls de Mathieu doivent eux voir le jour vers 1110 [Nous étudierons un peu plus bas l'éventualité que Mathieu soit le père de Philippa de la Bellière laquelle, née vers 1210, pris pour époux Raoul Ier de Dinan ce dernier étant le premier vicomte de Dinan jamais cité dans l'histoire de Dinan. Raoul 1er, seigneur de la Bellière par son épouse, eu pour parents Rolland II de Dinan et Agnès de Coron tous deux seigneurs de Plancoët. Rolland II né vers 1180 fut le fils de Rolland 1er le premier seigneur de Plancoët cité celui-ci étant lui l'enfant de Geoffroy II de Dinan et de Muriel de Poudouvre la dite Muriel ayant eu pour parents Alain fils de Brient, vicomte attesté du Poudouvre, et Muliel. Ceci pour montrer ou démontrer que l'aïeul de Mathieu, possesseur vers 1140 de la terre de Quencombre par la donation qu'il fit envers le prieuré du pont à Dinan, lui est bien né vers 1120 et cela au lendemain même de la fondation du dit prieuré fondé lui vers 1100. Si vers 1120 nait donc l'aïeul de Mathieu, vers 1200 naissent aussi  Geoffroy II de Dinan et son épouse Muriel de Doudouvre fille du dit Alain fils de Breint et de Muliel. La terre et le moulin de Quencombre furent donc tous deux donnés au prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan en la génération qui suivie la création de la Vicomté du Poudouvre]. Le prieuré du pont ayant été lui fondé vers 1100 cette donation fut probablement offerte à notre prieuré vers 1140, cela en ses premières heures. Qui était donc le père d'Alain le Roux, jeune adulte et seigneur de ces terres en la dite année 1140 ?  A ce jour aucune réponse n'est possible d'être donnée à cette dernière question. Le prieuré du pont à Dinan entre t-il ainsi en possession de ce bien et cela avant même que n'apparaisse la noble terre de la Bellière laquelle elle n'apparaitra au tout début du XIV siècle par l'existence de Jeanne, vicomtesse de la Bellière laquelle, née vers 1300-13010, épousera successivement et Robert III Raguenel et Pierre de Plouer [En vérité la première appellation de  la Bellière est un peu plus ancienne et antérieure à Jeanne épouse de Pierre de Plouer. Elle remonte en effet au milieu du XIII siècle quand Raoul de Dinan, né vers 1210, premier vicomte de Dinan cité, prendra vers 1230-1240 pour épouse Philippa, dite Dame de la Bellière, Philippa étant l'aïeule de Jeanne ci-dessus et de sa soeur Philippe de la Bellière toutes filles de Raoul II et petite-filles de Raoul I et de Philippa de la Bellière. Raoul 1er de Dinan et Philippa de la Bellière naissant tous deux vers 1210-1220 le père de Philippa, que nous nommerons ici "N.seigneur de la Bellière"  doit lui naitre vers 1180. Mathieu fils d'Alain le Roux ici étudié, né vers 1170, ne serait-il pas le père de la dite Philippa de la Bellière lui qui possédait les dites terres de Quencombre cela au plus près de l'endroit au demain, en la fin du XIII siècle, Raoul II fils de Raoul 1er fera édifier le dit château de la Bellière ?].                                                                                                                       

    Les autres apparitions écrites du moulin de Quencombre [Si Mathieu à la veille de 1200 est dit possesseur de la terre et moulin de Quencombre il n'est aucunement dit qu'il est seigneur de Quencombre. Seigneur en les terres de Quencombre qu'il possède par ses aïeuls il l'est toutefois probablement; citées en les premières années du XII siècle  les terres de Quencombre ne forme pas pour autant une terre seigneuriale possédant château même si l'existence de ce dernier est-elle attestée en la dite année 1292 puisque Raoul de Coêtquen, cela ici même, possédera lui manoir et dépendances. Qu'elle pouvait donc être la terre seigneuriale de Mathieu ? De qui Alain dit le Roux, son père, était-il le fils ? Pourquoi Mainguy, prêtre de Taden, est-il en cette charte cité comme témoin ?], alors orthographiées Quencombre, Quaincoubre etc, seront écrites en 1543, puis en 1556 et 1568, quatre siècle plus tard, lorsque cette terre, sa maison et sa métairie dite noble, seront tous trois citées biens du prieuré avant d'êtres affermés en la dite année 1568 au sieur Jehan Ledean alors parent de François Ledean dit sieur de Quincombre. Lors de cet affermage le moulin de Quincombre, cité lors de la donation faite vers 1200, ne sera point cité, ni d'ailleurs en 1543 et 1556 probablement disparu depuis longtemps qu'alors il était. En les terres de Quaincoubre où pouvait être positionné hier ce dit moulin ? Etait-il un moulin à vent ou bien un moulin à marée tout proche de la mer laquelle hier, cela avant la réalisation du barrage marémotrice de la Rance, parvenait probablement par forte marée a lécher les murs même de la terre de Quincoubre ? Faut-il voir dans les fondations de l'ancien colombier de Quincoubre, bâti toujours présent aujourd'hui en face au moulin du Prat, moulin relevant des terres de la Bellières, les fondations mêmes de ce moulin ? Si cela était alors le moulin de Quencombre aurait été un moulin à vent...Le moulin de Quencombre étant de très loin antérieur à l'édification du château de la Bellière  ne serait-il pas possible qu'il soit ce qui est aujourd'hui le dit moulin à marée du Prat ? Les terres de Mathieu, cela au XII siècle et en l'absence de la seigneurie de la Bellière alors encore non née, ne pouvaient-elles pas étirer ses étendues herbeuses jusqu'au plus près de la mer ici encore présente ? Admettre cependant que le moulin de Quencombre aurait été ce qui est aujourd'hui le moulin de la Bellière, ou le moulin de Prat, serait admettre la présence ici même d'un moulin "de mer" dans les toutes dernières heures du XII siècle. Accepter comme vérité absolu qu'il est pu y avoir ici même au XII siècle un moulin "de mer" serait prendre toutefois certains raccourcis avec l'Histoire. Le dit Pigeonnier de Quincoubre présenté aujourd'hui ne pourrait-il pas être en vérité les vestiges de l'ancien moulin dit de Quencombre au XII siècle ?                                                                                                      Ce fermage, lequel fut donc réalisé en 1568, fut établi entre le dit Jehan Ledéan et Bertrand Ferron alors fermier général du prieuré du pont à Dinan en exercice. Le nom du fermier général gérant le "bien temporel" du prieuré en 1543, année en laquelle sera rédigé le premier acte de Dénombrement du prieuré,  ne nous est pas du tout connu. On ne connait par cet acte que le nom du prieur en exercice, Jehan Le Clerc. Il faudra attendre pour cela la dite année 1568 pour connaitre le premier nom "connu" du fermier général du prieuré. Cela sera en effet celui de Bertrand Ferron son nom ayant été cité le 21 mai de l'année 1568 lorsque sera affermé par le dit Bertrand Ferron ce dernier étant donc, en cette dite année 1568, le fermier du prieuré religieusement tenu par son frère, le prieur Hamon, les terres relevant du prieuré assises en la paroisse de Miniac-Morvan mais aussi celles de Quencombre relevant de notre dit prieuré du pont à Dinan. Ce fermage comprendra aussi la terre de Quaincoubre, ainsi écrite en la dite année 1568, maison et métairie noble comprises. Ce sous-fermage sera lui réalisé pour une durée parfaite de trois années cela en faveur du dit sieur Jehan Ledean, sieur de la Pichonnais, lequel nait vers 1550. Jean ou Jehan Ledean eu pour frère probable Gilles Ledean lequel fut lui prieur de la paroisse de Tressaint, village aujourd'hui lui aussi assis en Lanvallay.  Jehan Ledean semble ici ne posséder que son fermage de Quincoubre ensemble affermé comprenant terre, maison et métairie noble; cependant cet ensemble ne semble pas pour autant comprendre la  noble terre de Quincoubre laquelle appartient de fait alors à André Ledean cette dernière effectivement ne relevant elle aucunement du prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan. André en effet, cela en tant que "Sieur de Quincoubre", sera cité au travers de sa femme lors du baptême de l'un des enfants de Jehan Ledean ce dernier n'ayant jamais été cité comme étant, lui aussi, sieur de Quincoubre. Pour illustrer ce propos Jehan et André ont-ils pu ensemble posséder la dite terre noble de Quincombre ? ... Pour troys ans quy comence des le premier jour de janvier dernier et qui finiront a pareil jour jcelix revoluz noble homme maistre Bertran Feron sieur de la Metrie fermier du revenu du prieure de la magdhelaine du pont a dinan luy garentyra a baille et soubz afferme a messire Jehan Ledean sieur de la Pichonnait pret et acceptant les debvoirs  de dixmes oblations meugneues en quoy le dit sieur prieur dicelluy prieure ou ses fermiers  et soubz fermiers sont fondes a prendre levez et receuillez  de chacun an tant par bled aignaulx laines et le fruit de rente bretons  et tout aultre  quelconcque revenu ordinaire ou extraordinaire dont a acoustume de jouir le dit sieur prieur et les dits peres prieurs present en la paroisse de Myniac avecq  aussi les terres et heritaiges deppendantes du dit prieure qui sont sittuees en la paroisse de Pleudihen deppendante de Quaincoubre daultant... ...sa femme de la paroisse de Pleudihen et y demeurant seavoir est la maison et mestairie noble de Quincoubre...
     Lire l'acte en totalité ci-dessous. Outre sa terre "normale" dite de Quincoubre Jehan Ledean recevra donc également en sous-fermage de sa dite  terre une maison et une métairie dite noble toutes deux dépendantes des nobles terres de Quincoubre mais lesquelles, terre, métairie noble et maison relevaient elles du dit prieuré du pont à Dinan comme nous sommes en train de le voir en cet acte de fermage. Les dites terres nobles de Quincombre ainsi que sa terre, sa maison et sa métairie noble, toutes trois relevant du prieuré du pont, étaient toutes quatre assises en la paroisse de Pleudihen cela en vis a vis du manoir de la Bellière et de son moulin nommé le Prat. Donc le noble logis de Quicoubre et ses terres nobles semblent alors devoir appartenir en propre à un parent de Jehan, son frère peut-être, André Ledean. Madeleine de Villadiego, dite alors épouse du dit "André Ledean sieur de Quicoubre", sera en effet présente au baptême d'Olivier Ledean fils de Jehan lequel nait le dit 27/03/1603. Olivier plus tard, fils de Jehan, semble devenir héritier de son parent André puisque Olivier sera à son tour dit "sieur de Quincoubre" cela à l'inverse de son père lequel lui ne sera jamais présenté comme tel. Jehan Ledehan prit-il en 1568 et en fermage les terres, maison et métairie noble de Quincoubre, toutes dépendantes de dites terres nobles de Quincoubre,  pour mieux se rapprocher de son frère supposé possesseur lui des terres nobles de Quincoubre ?                                                                                                        Plus tard, beaucoup plus tard, en 1631,  les terres, la maison et la métairie noble de Quincoubre seront toutes affermées par le fermier du moment, alors un Malouin résidant à Saint-Malo, le sieur Julien Artur de Launay, à Jan Lecointre et son épouse Guillemette Ferrat tous deux résidants en la dite paroisse de Pleudihen. 
    Le chartrier de l'église de Saint-Sauveur de Dinan a gardé en ses textes le testament religieux de Jehan Ledean : Jean Ledean sieur de la Pichonnais, époux de Laurence Agan, sachant que toute personne qui a prins vie il faut la terminer par mort, qui certaine est, et  ne sait-on l'heure d'icelle, afin de ne pas mourir intestat... veut 13 torches flambantes à la conduite de son corps et demande que, le jour de son service de 7ème et de l'an, il soit fait et boulangé, une mine de froment, en bon pain, qui soit départi et donné aux pauvres... Il laisse un boisseau de blé à l'Hôpital de Dinan, à chacun des couvents des Jacobins, des Cordeliers et des dames de Saincte-Dolive (Catherine Dolo) ou Clarisses, où sera transporté son obit, en cas d'inexécution à Saint-Sauveur. Il en fonde un aussi à Pleudihen, comprenant trois messes à notes, l'une du Saint-Esprit, l'autre de Notre-Dame, la troisième de Requiem, avec diacre, sous-diacre et nocturne des morts . Le patronyme Ledean s'écrira plus tard aussi Ledoyen.                                                                                                                                          Très brièvement : Jehan Ledean prendra pour épouse Laurence Agan et de cette union naitra notamment : Barbe laquelle prendra pour époux Ecuyer Pierre de Tremeureuc [paroisse située proche de Ploubalay et dont la terre, au XII siècle, était assise en la "vicomté du Poudouvre]; Andrée laquelle prendra pour époux Victor Jamet; puis Pierre sieur de Vaudrouet lequel prendra pour épouse Hardouine Lerenec. Du mariage de Pierre et d'Hardouine naitre le 27/03/1603 Olivier celui-ci étant nommé par Magdeleine de Villadiego dite femme d'André Ledean sieur de Quincoubre. L'épouse d'André confirme les rapprochements intimes ayant unis, probablement au travers de la draperie et de sa manufacture, cela dès le XVI siècle, et la région de Dinan et le pays d'Espagne.  Les terres relevant de prieuré et dépendant des dites terres nobles de Quincoubre étaient tous toutes, et cela dès le XIII siècle, le bien propre de notre dit prieuré du pont à Dinan. On parlait alors aussi du moulin de Quincoubre. Celui-ci, probablement déjà disparu en dite année 1568, était-il plus ancien que le dit moulin du Prat alors sont très proche voisin ?   

     

    Ci-dessous voici maintenant l'acte de fermage établi entre Bertrand Ferron et Jehan Ledean en 1568  :

    Pour troys ans quy ont comencé des le premier jour de janvier dernier et quy finiront apareil jour jceilx revoluz noble homme maistre Bertran Feron sieur de la Meterie fermier du revenu du prieure de la magdhelaine  du pont a Dinan luy garentira a baille et soubz afferme a maistre Jehan Ledean sieur de la Pichonnait pret et acceptant les debvoirs de dixmes, oblations, meugnues dy quoy le sieur prieur dicelluy prieure ou ses fermiers et soubz fermiers sont fondez a prendre, levez et receuillez en chacun an tant par bled aignaulx laines et le fruit de rente breton (?) et tout aultre quelconcque revenu ordinaire et extra ordinaire dont a acoustume de jouir le dict père prieur ou ses dits pères prieurs présent (?)  en la paroisse de Myniac avecq aussi les terres et heritaiges ci deppendants du dict prieure qui sont situees en la paroisse de Pleudihen deppendentes de Quaincoubre. Daultant  cy en apartient au dict prieur sans en re resprendre ce que en a acquis le dict Ledean. Ensemble jouira le dict Ledean de tout aultre revenu quy apartient au dict prieur en la dicte paroisse de Pleudihen et pour en jouir en maniere accoustume et faire le preneur les acquitz et portez les charges sur ce sy aulcunes sont deues sans y consprandre les debvoirs de decymes, promet sainct visitationet tables abbatialles que portera et acquitera la bailleur pour en jouir le dict preneur tout ainsy que le pouroit faire le dict prieur tenantz les dictes choses en main et a raison des dictes jouissances et aussi faire le dict preneur il poyera les chacun an au dict Feron ouict mines acceptant la somme de traize vingtz livres monnoye tournois aux festes de monseigneur Sainct Jehan Baptiste et Noel par moictie lun terme appellant lautre que se entend a faulte du premier poyement en chacun dict an caution pour lautre terme en cours quil ne seroit escheu. En oultre poyer ce que presantement a faict le preneur au dict Feron acceptant six escuz dor pistollets tenu estant pour entree  de la presante ferme et quand a faire et fournir par chacun dict an a terme le dict preneur a oblige tous ses biens meubles et immeubles presans et futurs pour sur les immeubles procede par saisies procede vente et subhastion des ordonnations royaux et sur les meubles proceder par execution vante et subhastion [subaction]  a de jour et heure, et aultre produir gages touz sujez a vandre et jugement de court suffizament garde et neanctz par concurance a suborner le preneur son corps a tout arrest  et hostaige tout somme et requis en prinson fournir (?) la part quil plaira au dict bailleur au dict nomme le faire mettre et constituez si necessaire jucqu a entre et par faict poyement tant au principal que mesme recouvrer  et elles ne seront liquides les dictes contraintes comme mieulx plaira au dict ferron quy apuye les garentaiges faire faire et paye gree jure oblige r...condempner tenir les serments notre court de Dinan a submission juree et prorogation a lordonnance dycelle par lintimation de touz sergens royaulx de hault justices et tout ce a este voullu consenty promis et jure par serment tenir et a ce faire par le jugement de nostre court de Dinan les y avons condempnez sur lypothecque de tous leurs biens de faict et signe presentement a Dinan en la maison et demeuration de Lerenec lun des soubz signes notaires le vingt ung ieme jour de may mill cinq cent soixante houict aveq les seignes des dictes partyes apposes au grand rolle du dict baille, et ung aultant de luy, ung exemplaire pour chascun seullement ny aucune derogation (?)  faite apres tractation et approuver fort l'apres (?) sous ferme  sur hypotheque du tout le sieur aussy ledean acceptant ... (une ligne incompréhensible) signent Lefrançois; Anthoine Lerenec; Jehan Ledean. 21 may 1568. Dixmes de Miniac Morvan 230 livres de ferme par an. Contract de soubz ferme par Bertran feron et jehan ledean pour les dixmes de Miniac, moulin terres de Quincoubre en pleudihen aportes au prieure du pont a Dinan 1568 pour 230 livres. En marge: Bail a ferme du prieure de la Madelaine du pont a Dinan pour le prix de treize vingt livres a jehan ledean le 21 ieme may 1568. Ce present bail pour sous fermer pour entrer en la metairie de Quincoubre car le preneur diceluy s'en est empare ...

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     

     

     

     

     

     

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