• - 1132 - 1186 - 1201. Premières citations de la paroisse de Lanvalae

    1132 - 1136 - 1186 - 1201  

     

    L'une des premières apparitions "écrites",  en 1186 de l'église de "Lanualae-Lavalio" ce fait impliquant à lui seul de la déjà "existence" de la paroisse de Lanvallay

     

     

    La première apparition écrite de la "chapelle du prieuré du Pont à Dinan" 

    Ecclesiam Sancti  Mevenni de Lanvalio - capella Sancte Marie Magdalene de Ponte Dinanni

     

     

     Note importante :

    Avant que n'apparaisse écrit pour la première fois le nom de la paroisse de Lanvallei surgira dans la lumière des écrits le nom de la paroisse de Tressaint. En effet celle-ci sortira de l'ombre quelques années auparavant. Cela se fera en une bulle papale datée de l'année 1123. Nous devions à cette ancienne paroisse aujourd'hui rattachée à Lanvallay cette information.             En 1186 la paroisse de Tressaint relevait déjà de l'évêché de Dol, grande terre religieuse très proche de Lanvallay, quand la paroisse de Lanvallay elle relèvera de l'évêché de Saint-Brieuc assise en l'une de ses enclaves. Quelle fut l'origine de cette dite enclave ici même enfermée qu'elle était entre l'évêché de Saint-Malo et le dit évêché de Dol ? Pourquoi demain la paroisse de Lanvallay quittera t-elle le dit évêché de Saint-Brieuc pour géographiquement et spirituellement intégré celui de Dol ?

    Le prieuré du Pont à Dinan peut lui je pense nous apporter un début de réponse ce dernier en effet avait en quelque sorte un "statut à part". Sur le plan de la "seule autorité seigneuriale'" en 1198 le prieuré du pont à Dinan relevait d'Olivier III de Dinan seigneur de Dinan Nord. Cela est attesté en effet par un litige lequel en la dite année 1198 opposera Pierre prieur du prieuré du Pont et le dit Olivier III seigneur de Dinan nord . Mais  le prieuré du Pont à Dinan sur le plan "religieux" lui relevait de la seule paroisse de Lanvallay et donc de l'évêché de Dol puisque cette paroisse était assise en ce même évêché. Alors la paroisse de Lanvallay relevait-elle donc de ce seul fait elle aussi de Dinan Nord ? Les actes judiciaire de Lanvallay au XIV seront pour la plus part d'entres eux jugés en la Cour seigneuriale de Châteauneuf celle-ci ayant été assise hier, "géographiquement parlant", en la partie seigneuriale relevant de Dinan Nord. Au XII siècle, en 1186, la paroisse de Lanvallay, toujours sur un plan spirituel ou religieux, ne relevait donc  ni de l'évesché de Saint-Malo, ni de l'évêché de Dol, mais bel et bien de celui de Saint-Brieuc ce même évêsché ayant en la paroisse de Lanvallay cett e enclave "briochine" extérieure à son territoire laquelle enclave ne comprenait ici même que la paroisse de Lanvallay la paroisse de Tressaint, aujourd'hui rattachée à Lanvallay, elle faisant partie de l'évêché de Dol. Quelques années plus tard, la paroisse de Lanvallay sera rattachée à l'évêché de Dol. Pourquoi au XII siècle  la présence ici même au plus près des murs seigneuriaux de Dinan la présence de cette enclave de l'évêché de Saint-Brieuc ? Cela a t-il un rapport avec le fait que plusieurs seigneurs de Penthièvre aux XI-XII siècles  prendront pour femme des enfants nées au sein même de la famille seigneuriale de Dol ? Certaines informations laissent penser aujourd'hui que le premier seigneur de lanvallay ait eu pour ancestre premier Aimeric Botrel fils Geoffroy dont le père, Geoffroy Boterel seigneur de Penthièvre, trouvera la mort sous les murs de Dol en 1093. Le rattachement au XII siècle de la paroisse de Lanvallay à l'évêché de Saint-Brieuc vient-il de ce fait ?

     

     

    Avant propos ajouté le 24/11/2013

     La paroisse de Lanualae apparait entre 1100 et 1186, c'est à dire entre le moment où sera voulue la fondation du prieuré du pont à Dinan et la première fois que sera écrite en une charte le nom de la paroisse aujourd'hui nommée Lanvallay. En effet le nom de la paroisse de Lanvallay n'est aucunement cité en la charte propre à la fondation du dit prieuré. Pourquoi cela ? [La première apparition écrite de Lanvallei semble avoir été réalisée non pas en 1201 mais en 1132 lors d'une charte laquelle fut rédigée sous la mandature du Pape Innocent II  celui-ci ayant été pape de 1130 à 1143. Cette charte présente le terme écrit de Lanvallei associé au mot latin ecclesiae et non pas au mot paroisse le mot ecclesiae servant à désigner en latin médiéval soit une assemblée soit une église.Cette charte citant le dit pape Innocent  fait aussi référence géographiquement à l'évêché de Saint-Brieuc  et non pas au siège épiscopal de Dol. De nombreuses abbaye" "filles" , de monastères ou de prieurés seront lors de leur fondation respective placés sous l'autorité d'un monastère lui situé en une région souvent éloignée de la nouvelle entité religieuse créée. Il en ira ainsi aussi pour le prieuré du pont de Dinan lequel lui sera placé sous l'autorité de l'abbaye mère de Saint-Florent de Saumur. Créé vers 1100 sa naissance précédera donc de peu la dite première apparition écrite du nom de la paroisse de Lanvallei, aujourd'hui écrite Lanvallay. Cette paroisse au XIII siècle relèvera de l'autorité du siège épiscopal de Dol puisque les procès intentés en la dite paroisse de Lanvallay seront alors eux tous jugés devant la cour épiscopal de Dol. Pourquoi les dits actes ci-dessus datés de 1109 et de 1132  font-ils eux référence à la dite cour épiscopale de Saint-Brieuc et non pas au siège épiscopal de Dol ? Relevant de Saint-Florent de Saumur le prieuré du pont à Dinan pouvait-il être lui assis sur une terre relevant géographiquement de l'évêché de Saint-Brieuc ? La présence ici même en la région de Dol des seigneurs du Penthièvres, assis géographiquement proche de Saint-Brieuc cela dès la fin du XI siècle, certains de leurs enfants prenant effectivement "femme" et en la maison seigneuriale de Dol et en celle de Dinan,  peut elle à elle seule nous expliquer cela ? Quand et pourquoi la paroisse de Lanvallei fut -elle détachée du dit siège épiscopal de Saint-Brieuc pour être rattachée à celui de Dol ?  Cela se fit-il lors du retrait en la région de Dol de la dite maison seigneuriale de Penthièvre ? La deuxième citation écrite de Lanvallay elle semble avoir été faite dè l'année 1136 et la troisième le 28 décembre de l'année 1186, cela soit quelques 80 années après la fondation du prieuré pour cette dernière; celle-ci sera rédigée en la dite année 1186 lorsque paraitra une bulle papale de Urbain III et elle dénommera très clairement l'église ou la chapelle de la Magdeleine du prieuré du pont à Dinan et cela parmi l'ensemble des donations reçues par Saint-Florent de Saumur en cette même charte énumérées. Les deuxième et troisième chartes nommeront  toutes deux "l'église  de Saint-Méen de Lanvallay; à ce titre, et à ce seul titre, la paroisse de Lanvallay existait donc déjà dès la dite deuxième année soit dès l'année 1136. Rappelons ici que William premier de Lanvallei nait lui vers 1130, son père Alain lui vers 1100 et Henri , aïeul dui dit William et père du dit Alain ui vers 1070 Alain ayant été très probablement le premier seigneur nommé "de Lanvallei"].

    La citation en icelle des moulins relevant du monastère de Léhon, lesquels moulins demain au XIII siècle feront partis des moulins de Brachesac, moulins alors assis en la paroisse de Lanvallay, semble elle aussi confirmer le fait que la paroisse de Lanvallay n'existait point encore quand fut fondé le prieuré du Pont à Dinan. Le premier seigneur de Lanvalei cité est William lequel nait très probablement vers 1130. Le père de William et son grand père sont tous deux "connus" par une charte judiciaire laquelle s'étirera sur plusieurs années prenant fin par un dernier jugement lequel sera rendu en 1209. Ainsi sera, William 1er de Lanvalei, fils de Alain et petit-fils de Henri [ou Aimerici]. William naissant donc vers 1130 Henri son grand-père doit lui naître vers 1070. C'est à dire que Henri, aïeul de William 1er  de Lanvalei, nait très probablement à la même époque que nait Riwallon le Roux frère de Geoffroy de Dinan le dit Riwallon ayant été, envers le prieuré du Pont à Dinan, donateur de terres lorsque celui-ci fut fondé. Existant vers 1100 alors pourquoi Henri aieul de William de Lanvallei ne fut-il point cité en cette charte parmi les différents témoins ? Etait-il alors déjà héritier de fiefs assis en Angleterre ? [l'histoire au travers d'une charte de justice nous apprendra que Henry le grand-père de William 1er de Lanvalei était en possession de la paroisse de la Petite Abington, en Angleterre, bien foncier que Henry 1er, roi d'Angleterre, semble lui donner de son vivant. La paroisse de la Petite Abington avait été au préalable le bien propre d'Etienne de Penthièvre celui-ci l'ayant reçu de son frère Alain le Roux seigneur de Richemont. Couronné roi en 1100 la donation d'Abington n'a donc pu se faire qu'au lendemain de ce couronnent. Comment Henri père d'Alain reçu t-il exactement la dite seigneurie de la Petite d'Abington ? L'a t-il reçu des mains d'Henry 1er ou bien éventuellement par droit de succession des comtes de Bretagne ? Alain fils de Henry recevra  de son père cette même paroisse et la transmettra ensuite à deux de ses enfants héritiers, Raoul et William 1er de Lanvalei. Né vers 1070 Henry fut donc l'un des jeunes puisnés bretons lesquels, au lendemain de la bataille d'Hasting, allèrent en Angleterre faire fortune auprès d'Henry 1er d'Angleterre. Les deux enfants d'Alain s'étant tous deux appelés "de Lanvalei" pouvons supposer que la dite paroisse de Lanualei apparut ici en Bretagne du vivant même de Alain fils de Henry ? Qu'elle était donc l'ascendance de Henri père d'Alain ?]                                                                                                                                   Au regard de ces points d'interrogation la seigneurie de Lanvalei apparait-elle que du vivant du dit "Alain fils de Henry" Alain naissant lui vers 1100 ? Alain étant majeur vers 1130 tout laisse supposer que la seigneurie de Lanvalei fut créée que vers 1130 c'est à dire au lendemain de la fondation du prieuré du Pont à Dinan... Fin de l'avant propos.

     

    1201. Première citation de la paroisse de Lanvalae

    Ci-dessus la charte originelle non abrégée et rédigée en l'année 1201  charte citant Eudes alors chapelain de  Lanvallay :  Eudone capellan de Lan     

     

     Charte de 1201. A.D.C.A. Série des microfilms. MI 25-1 et MI33. Microfilms présents aussi aux archives départementales d'Angers. Rédigée en cette dite année 1201 cette charte présente au travers de son texte le chapelain de la paroisse de Lanvallay lequel est appelé : Eudone capellan de Lanualae ou Eudes chapelain de Lanvallay. Une copie de cette charte, incompréhensible pour nous puisque très "condensée", fut réalisée au XVII siècle dans un latin complet et non abrégé quant à lui.  C'est cette "copie originelle latine" qui a été traduite après que J.Geslin de Bourgogne en ait donné une transcription dans son ouvrage consacré à l'Evêché de Saint-Brieuc. Référencée aux Archives : DDML H.3360V cette même copie ne peut toutefois remplacer la charte originelle de 1201 ci-dessus elle aussi référencée aux mêmes Archives de Maine et Loiresous la référence : H.3357 IV. 

     

     

    1186

    Ci-dessous la Bulle papale de Ubain III citant notamment l'église ou la chapelle de la Magdaleine et l'église "paroissiale" de Lanvallay tous deux alors biens de Saint-Florent de Saumur relevant de l'évêché de Saint-Brieuc [A.D. du Maine et Loire; livre rouge de Saint-Florent, H.3715 et 3720] 

    ...ecclesiam Sancti Mevenni de Lanvalio cum capella Sancte Marie Magdalene de Ponte Dinanni

     

     

    Privilegium Urbani Pape de Omnibus ecclesiis,Urbanus episcopus servus servorum Dei. Dilectis filiis Maineio Abbati monasterii Sancti Florenti quod situm est juxta castrum Salmurii, ejusque fratribus tam presentibus quam futuris, regularem vitam professis in perpetuum. Cum ...
    ad curam et regimen universalis ecclesie licet immeriti superus providentia dispositionis assumpti siquando postulantur a nobis que ad tuitionem ecclesiarum petentium desiderus nos clementer convenit condescendere et corum vota effectum prosequente complere.et a propter dilecti in domino filii veri instis postulationibus clementer annuimus, et prefatum monasterium Sancti Florentii, in quo divino mancipati estis obsequio, ad axemplar predecessorum nostrum felicis memorie : Johannis, Calixti, Innocentii, Eugenii, Adriani et Alexandri
    romanorum pontificum, sub beati Petri.
    et nostra protectione suscipimus  et presentis scripti privilegio communimus. In primis siquidem statuentes ut ordo monasticus qui secundum Deum et beati Benedicti regulam in eodem loco constitutus esse digno citur perpetuis.  Ibidem temporibus inviolabiliter observetur; Preterea quascumque possessiones quaecunque , partout ou idem monasterium in presentiarum juste et canonice possidet aut in futurum concessione pontificum largitione regum vel principum oblatione fidelium seu aliis justis modis permittente Domino poterit adipisci firma vobis vestrisque successoribus et illibata permaneant . In quibus hec proprius duximus exprimenda vocabulis Monasterium Sancti Florentii de Monte Glomne . cum omni libertate, dignitate et immunitate quam antiquibus tam in spiritualibus quam in temporalibus habuisse cognoscitur sicut predictorum antecessorum nostros privilegiis continetur cum omnibus pertinentis suis. Ecclesiam Sancti Petri cum capella Sancti Florenti de Mayet [ou l'église de Saint-Pierre du Mont Glonne. Cette charte ici lue reprend en grande ligne la Bulle d'Exception laquelle fut promulguée le 1 février 1143 par le pape Innocent II. Cette Bulle énumèrera notamment toutes les églises relevant du territoire de Saint-Florent de Saumur concernées par cette même execption. A.D.Maine et Loire. U 1837 n°6 Livre d'Argent]; ecclesiam Sance Marie de Marieleis cum capellis Sancti Jehannis et Sancti Nicholai; ecclesiam Sancti Laurentii de Moteyo cum capella Sancti Jacobi de Beausse [l'église de Saint-Laurent du Mottay]; ecclesiam Sancte Marie de Masnilio [l'église de Sainte-Marie du Mesnil] ; ecclesiam Sancti Albini de Castro Penne [Saint-Aubin deChâteaupanne] ; ecclesiam Sancti Germani [l'église de Saint-Germain du Botz]; ecclesiam Sancti Egidi de Borno [l'église de Saint-Gilles de Botz]; ecclesiam Sancti Symphoriani de Busseria cum capella Sancte Marie [l'église de Saint-Symphorien la Boissière]; ecclesiam Sancti Christophori de Capella [l'église de Saint-Christophe de la Chapelle de Saint-Florent]; ecclesiam Sancti Petri de Buziliaco cum capella de Pieria [l'église de Saint-Pierre de Bouzillé]; ecclesiam Sancti Macharii cum capellis Sancte Marie et Sancte Margarete [l'église de Saint-Macaire  en Mauges]; ecclesiam Sancti Philiberti [l'église de Saint-Philibert en Mauges]. Omnes autem supradicte ecclesie eandem cum ecclesia Sancti Florentii hactenus sine interruptione habuerunt .In episcopatu Andegavensi Monasterium Sancti Florentii in quo nunc est abbatia cum capella Sancti Bartholomei: ecclesiam Sancti Hillary cum capella Sancti Jacobi de Bosco; Monasterium Sanciti Florentii de castro Salmuro cum antiqua sita dignitate, fiscum Lentiniacum cum ecclesis Sancte Marie et Sancti Petri et Sancti Nicholai de Ofardo et Sancti Lazari et omnibus pertinentus suis. Ecclesiam Sancti Petri de Resto cum capella Sanxte Marie de Monte Sorella; villam que dicitur Distriacus cum ecclesiam Sancte Marie de Catuniaco cum capella Sancte Crucis de Marteloni; ecclesiam Sancti Andree de Verreya; villam que dicitur Ulmis cum ecclesia Sancti Vincentis et capellam Sancti Petri de Magniaco cum pertinentis suis; ecclesiam sancti Petri Catoli cum capellis Sancti Johannis et Sancti Julianid et sancti Radegundis; ecclesiam Sancti Supplicci de Rou; ecclesiam Sancti Johannis de Denezio cum capellis Sancte Marie de Ceverno et Sancte Marie de Arbaldo cum pertinentus suis; ecclesiam Sancti Georgii de Savoys cum capella Sancte Marie de Dunte Burgo; ecclesiam Sancte Heleri; ecclesiam Sancti Petri de Goonort cum capella Sancti Johannis. Ecclesiam Sancti Georgii de Capniaco cum capella Sancti Michaelis, et perminentus suis; ecclesiam Sancte Marie de Monte Rebelli; ecclesiam Sancte Marie de Melcio; ecclesiam Sancti Johannis de Toarceio cum capellis Sancti Petri et Sancti Luminii; ecclesiam Sancti Audoeni de Corcellis cum capella sua; ecclesiam Sancti Johannis et Sancti Docellini Alona cum pertinentus suis; ecclesiam Sancti Lambertii; ecclesiam Sancti Martini de Platea cum capella Sancte Marie Magdelene de Bomeya; capellam Sancti Jacobi et Sancti Florentii juxta Andegavensi; ecclesiam Sancti Petri de Cantociaco cum capella Sancti Albini et ominbus pertonentis.
    In episcopatu Turonensi : ecclesiam Sancti Christofori cum capella Sancti Egidii et omnibus pertinentiis suis; e cclesiam Sancti Martini de Villa Barrelli; ecclesiam Sancti Loantis cum capella de Distille et pertinentii suis; ecclesiam Sancti Symplicis de Castro Novo cum capella Sancti Jacobi et Sancti Florentii et pertinentii suis;
    In episcopatu Cenomannensi: ecclesiam Sancti Gervasii de Coceio cum capellis Sancti Germani et Sancti Bonerii et Sancte Plene cum pertinentii suis; ecclesiam Sancti Johannis de Placeio. In episcopatu Redonensi :

    Urbain par privilège pape de toutes les églises, Urbain, évesque serviteur des serviteurs de Dieu. Main fils bien aimé abbé du monastère de Saint-Florent qui est situé proche du château de Saumur, ses frères tant présents que futurs, la vie professée régulière à jamais. Avec... aux soins et le gouvernement universelle de l'Eglise indigne de la Providence supérieure, les arrangements adoptés a chaque fois qu'il nous sera demandé de nous protection de l'église à ces demandes nous désirons gracieusement convenir et condescendre et de leurs voeux en effet complétement les accompagner. Et pour l'amour de la Vérité, fils bien aimé du Seigneur, nous demandons la clemence de l'âme, et le susdit monastère de Saint-Florent en lequel on se consacre au service du Divin, a l'exemple de nos prédécesseurs pour leur heureuse mémoire: Johan, Calix, Innocent, Eugène, Adrian et Alexandre pontifs romains en vertu de Saint-Pierre et de notre bienveillante protection et le présent écrit fortifiant nos privilèges.
    Vraiment en premier l'ordre monastique qui seconde Dieu et la Règle de Saint Benoist située en le même endroit perpétuellement dignement citée; là en même temps l'inviolable observation. Par ailleurs toutes les possessions que partout ce même monastère de droit et canoniquement possède, ou futures larges concessions pontives, largesses des rois, ou les oblations des princes fidèles, légales ou autres moyens que le Seigneur permettra d'obtenir et de vous confirmer, à vos sucesseurs, la continuation dans son intégrité. En quoi ces propriétés nous avons pensé et exprimé au dénomé monastère de Saint-Florent de Mont Glomne . Avec toute la liberté , la dignité et immunité que les anciens, à la fois spirituelles et temporelles, comme nos ancestres précités avaient connu, contenant privilèges avec tous leurs pertinences [leurs équipements, leurs biens] .L'église de Saint-Pierre avec la chapelle de Saint-Florent de Mayet; l'église de Sainte-Marie de Marielis avec la chapelle de Saint-Jean et Saint-Nicolas; l'église de Saint-Laurent de Monteyo avec la chapelle de Saint-Jacques de Beausse; l'église de Sainte-Marie de Masnille; l'église de Saint-Alban de Château Penne; l'église de Saint-Germain; l'église de Sainte Egide de Borne; l'église de saint-Symphorien de Busseria avec la chapelle de Sainte-Marie; l'église de Saint-Christophe de Chapelle, l'église de Saint-Pierre de Buzilico avec la chapelle de Pieria; l'église de Saint-Machari avec les chapelles de Sainte-Marie et de Sainte-Margarette; m'église de Saint-Philibert. Toutes les susdites églises même avec l'église de Saint-Florent jusqu'à présent détenues sans interruption.

     

     

    1201. Première citation de la paroisse de Lanvalae

    La vieille croix de l'ancienne église paroissiale de Lanvallay et son vieux cimetière séculaire. Cette croix s'érige aujourd'hui là où hier s'ouvrait la porte de l'antique église paroissiale de Lanvallay.

     

     

    Ci-dessous est le travail relatif à l'une des première chartes ayant citées l'existence de la paroisse de Lanualae ainsi que son premier officiant à ce jour connu [Lire le chapitre consacré aux moulins de Brachesac...]. Cette charte fut rédigée en l'année 1201 et concerne un litige ayant alors opposé et le dit officiant et le prieur du prieuré du pont à Dinan. Ce litige concernait la redistribution des "Dîmes" alors perçues en la dite paroisse de Lanualae. Porté devant le prieur de l'Abbaye de Saint-Florent de Saumur, en pays de Loire, abbaye dont relevait alors le prieuré du Pont à Dinan, la sentence du litige sera rendue et dite par Hilaire Abbé de Saint-Pierre de Bourgeuil et Guillaume lui abbé de Saint-Maur; cela sera fait en dehors de la présence des deux belligérants.

     

    1201. Première citation de la paroisse de Lanvalae


    La vieille église paroisse de Lanvallay et son vieux bourg en 1844, cela peu avant sa destruction, peu avant la réalisation du nouveau bourg.Travail réalisé d'après le plan napoléonien de 1844.

     

    Transcription de la "copie non abrégée" de la charte originelle

    1- Hylarius dei gracia abbas Sancti Petri Burgulii et Guillemus eodem gracia abbas sancti Mauri omnibus ad quos iste

    2- litere pervenerint salutem in auctore salutis. Netum vobis fieri volumus quod causa que vertebatur inter

    3- priorem de Ponte de Dynan et Eudonem capellanum de Lanualae super quibusdam decimis et oblationibus auctoritate

    4- Romane curie nobis comissa cum diutius coram nobis agitata esset et processum esset ad productionem testium

    5- et etiam ad publicationem eorumdem sacerdos divinitus inspiratus omnia illa  que prior adversus eum reclamabat de

    6- jure Beati Florentii esse recognovit scilicet mediatatem in tertia parte decime que ad ecclesiam pertinet tam in

    7- pane quam in vine in parochia de Lanualae et in capella de Ponte de Dynam ad libitum prioris sive per

    8- famulos colligendam et trahendam sive aliis quibus voluerit ad firmam tradendam et preterea mediatatem

    9- omnium oblationum et confessionum quadragesime et omnium generaliter ad presbyteratum pertinentium tam vivorum quam

    10- mortuorum preter visitationes infirmorum et baptisterium que cedunt in capellani. Factum fuit hoc in camera prioris de

    11- abbatia Sancti Florentii presentibus istis monachis Michaele priore, Michaele suppriore, Salome sacrista,                                                                                     12- Symone de Santo Brictio, Guillelmon elemosinario, Annone baiulo, Rivallone armario et pluribus aliis.

    13- Actum est hoc anno gratie millesimo  ducentesimo primo. Et ut hoc futuris temporibus firmius observetur, literis nostris fecimus annotari

     14- et sigillorum nostrorum robore communivi.

    Et scellé de double sceau à double queue et au dos sont escrfis ces mots de Dinan.

     

     

    Puis...                                                                                                                       Ci-dessous la même charte. En lettres noires la dite "copie" en écriture non abrégée de la charte originelle. En lettres bleues la charte originelle de 1201 correspondant au micro-film ci-dessus. Puis après, en texte bleu, mon travail de transcription personnel...

     

    1- Hylarius dei gracia abbas Sancti Petri Burgulii et Guillemus eodem gracia abbas sancti Mauri omnibus ad quos iste

    Hylari di gra abbs sct pei burgullii et Guillm ead gra abbs sct mauri omib ad qs iste 

    2- litere pervenerint salutem in auctore salutis. Netum vobis fieri volumus quod causa que vertebatur inter priorem 

    liere puennit salute i auctore salutis. Notu uot fieri uolum qd causa que uetebar int p-

    3- de Ponte de Dynan et Eudonem capellanum de Lanualae super quibusdam decimis et oblationibus auctoritate

    -ore de pote de dinan et eudone capellam de lanualae sup qbda decimus et oblato auctoritate

    4- Romane curie nobis commisa cum diutius coram nobis agitata esset et processum esset ad productionem testium

    romane curie nob comissa cu duiti cora nob agitata eet et pcessu eet ad pructione testui  

    5- et etiam ad publicationem eorumdem sacerdos divinitus inspiratus omnia illa  que prior adversus eum reclamabat de

    e etam ad publicatione eorude saedos divinis ispirat omnia illa que por advr eu reclamalur de   

    6- jure Beati Florentii esse recognovit scilicet mediatatem in tertia parte decime que ad ecclesiam pertinet tam in

    Iure bea florety ee recognovit  scilie mediatate in etia parte decime q ad eccsiam peinet tam in

    7- pane quam in vine in parochia de Lanualae et in capella de Ponte de Dynam ad libitum prioris sive

    pane qua in uine i parochia uidt de Lanuala et i capella de pote de dina ad libitu poris sive   

    8- per famulos colligendam et trahendam sive aliis quibus voluerit ad firmam tradendam et preterea mediatatem

    P famulos suos colligenda et et trahenda sive aliis qb  uoluerit ad firma tradenda et pret media-      

    9- omnium oblationum et confessionum quadragesime et omnium generaliter ad presbyteratum pertinentium tam vivorum quam

    tme omniu oblatonu et cofessionu quagesine et omniu gnalite ad psbitetu penetiu ta vivorum qm  

    10- mortuorum preter visitationes infirmorum et baptisterium que cedunt in capellani. Factum fuit hoc in camera prioris de

    mortuem pt visiticones ifirmor  et baptistiu q cedut i parte capellani. Factu fuit oc camera poris de    

    11 - abbatial  Sancti Florentii presentibus istis monachis Michaele priore, Michaele suppriore, Salome sacrista,                                               

    abbatia sci floreti psetib istis monachis michaele pore. michaele suppore. Salome sacsta

    12- Symone de Santo Brictio, Guillelmon elemosinario, Annone baiulo, Rivallone armario et pluribus aliis.

    Symone de sto bricho. Gillmo elemos. Annone baiulo. Rivallone armario et plurib aliis 

    13- Actum est hoc anno gratie millesimo  ducentesimo primo. Et ut hoc futuris temporibus firmius observetur, literis nostris fecimus annotari

    Actu est hoc anno gre m.cc.i  et utoc futur tepib  firmu obseruet literis nts fecim  

    14- et sigillorum nostrorum robore communivi.

    et sigillom nostrom robore communivi

     

     

    1201. Première citation de la paroisse de Lanvalae

    En 1811. Le même vieux bourg, la même vieille église paroissiale. Parcelle du plan napoléonien originel présent aux archives municipales de Lanvallay.

     

     

    Traduction en bleue de la dite "copie" . Travail de feu monsieur Jean Menard. Lanvallay 

     

    Hilaire, par la grâce de Dieu, abbé de Saint-Pierre de Bourgueil [L'abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Bourgueil-en-Vallée est dans le diocèse d'Angers, en l'actuel département de l'Indre et Loire. Fondée au X siècle, en 990, par Emma de Blois comtesse de Poitiers, alors fille de Tribaut le Tricheur, comte de Blois, cette abbaye semble au regard de cette charte avoir eu très tôt des liens très "intimes" avec l'abbaye de Saint-Florent le Vieil. L'Abbaye de Saint-Pierre de Bourgueil, importante, comptera placés sous sa dépendance 42 prieurés et environ 64 paroisses. Cette charte révèle ici à tous l'existence d'Hilaire en tant qu'Abbé de Saint-Pierre de Bourgueil, abbé alors encore inconnu de tous ce matin puisqu'il est, semble-t'il, seulement cité ici en cette même charte. L'Abbaye de Saint-Pierre de Bourgueil-en-Vallée  adoptera la "Règle de Saint-Maur" en 1630] et Guillaume, par la même grâce, abbé de Saint Maur [Il s'agit peut-être ici de l'un des abbés de l'Abbaye de Saint-Maur de Glenfeuil en Anjou, proche de Saint-Florent le Vieil]. A tous ceux qui reprendraient ce litige, salut. Garants de votre bien être, nous voulons vous faire connaître l'affaire concernant le prieur du Pont à Dinan [Nous avons ici à faire face à la lecture de la quatrième charte religieuse mettant en scène le prieur ou le prieuré du Pont à Dinan. La première est la charte d'indulgence laquelle fut promise entre 1109 et 1138 et la deuxième celle qui fut rédigée en l'année 1198. Cette dernière met alors en scène et la "Maison du Port" et "Olivier III de Dinan". Dans la première charte tout comme d'ailleurs dans cette quatrième charte ici étudiée le nom du prieur n'est pas cité. Il existe également une troisième charte laquelle fut-elle aussi réalisée du vivant d'Eudes lequel sera donc "chamoine de Lannualae. Celui-ci en cette dite charte apparait en effet pour l'Histoire une première et avant dernière fois au côté du dit prieur, en tant qu'Eudes de Lanualae aucune fonction lui étant alors attachée. En cette première charte en laquelle il est cité Eudes ne semble pas encore être "Chapelain" de la paroisse de Lanualae puisqu'il est cité que comme "simple témoin"; cette charte est alors relative au moulin de Quincoubre aujourd'hui disparu et hier assis en la paroisse de Pleudihen. Dans cette troisième charte le prieur du prieuré du Pont à Dinan n'est donc toujours pas nommément nommé même si le prieuré est nommé "la maison de Sainte Marie-Magdelaine du Pont à Dinan". Dans les premiers siècle ayant suivis la fondation du prieuré toutes les chartes relatives au dit prieuré ne comportent donc pas systématiquement le nom du prieur du moment. Pourquoi cela ? Nous retenons cependant pour prieurs nommément nommés Pierre qui fut prieur du prieuré en la dite année 1198 puis Even aussi puisque l'existence de ce dernier sera cité en 1219 en une cinquiesme charte lorsque éclatera un litige l'opposant à ses propres drapiers féaux, tous oeuvrant alors au Pont de Dinan] et Eudon chapelain de Lanvalay à propos des dîmes et dons puisque depuis longtemps l'autorité romaine et nos engagements sont brandis et mis en question pour la production de témoignage et même la publication de ceux-ci [Les dîmes étaient un impôt en "nature", plus tard et en "nature et en espèce" lequel, versé à l'Eglise, représentait en principe 1/10 des différentes productions qu'elles soient céréalières ou d'animaux divers. Ainsi le chappon sera très souvent utilisé en notre région aux XVI et XVII siècle. La Dîme comprenait en principe trois parties lesquelles respectivement étaient perçues de la manière suivante : 1/3 des 1/10ème pour l'entretien de l'église; le second 1/3 pour ses officiants ou prestre desservants; le dernier 1/3 enfin pour les pauvres, les malades etc. . Le prêtre divinement inspiré de toutes ces choses a reconnu la Règle du bienheureux Florent que le premier arrivé réclamait bien évidemment [le prestre semble devoir être ici non le prieur du prieuré du Pont à Dinan mais Eudes, chapelain de la paroisse de Lannualae et donc de son église aussi puisque cette dernière était déjà construite d'après cette même charte. Il nous faut savoir qu'un chapelain était un prestre chargé de l'administration ou d'une chapelle ou bien d'une paroisse dite "personnelle" . Ce terme de "paroisse personnelle" est relativement vague puisque qu'il pouvait s'agir soit d'une maison noble, soit d'une communauté religieuse ou bien un centre d'enseignement par exemple. A l'inverse du prestre paroissial le chapelain ne régnait pas sur une circonscription religieuse géographique mais simplement aux seuls fidèles rassemblés en son propre établissement. L'existence de la paroisse de Lanvalay est en effet citée ici, en cette charte, comme l'est aussi celle de son église paroissiale. Le terme "chapelain"  utilisé ici laisse t-il à penser que la paroisse de Lanualae était donc une paroisse personnelle et qu'à ce titre elle relevait alors d'un bien propre et seigneurial, bien personnelle d'une "maison noble" ?  Relevait-elle alors de Guillaume fils de Raoul et père d'Olivier premier seigneur de Coëtquen cité puisque Olivier lui même reconnaitra en 1219, cela sous la mandature du dit Even alors prieuré du prieuré du Pont à Dinan, détenir l'ensemble de ses biens de feux ses ancestres ?              Le bien heureux "Florent" désigne ici le fondateur de l'Abbaye de Saint-Florent le Vieil ou Saint-Florent de Saumur, en Anjou. Le terme "premier arrivé" semble devoir concerné le prieur du prieuré cet établissement religieux ayant été fondé vers 1100. Cette phrase semble impliquer le fait que lorsque le prieuré fut édifié la paroisse de Lanualae et sa seigneurie tous deux alors n'existaient pas encore]. La moitié de la troisième partie de la dîme qui revient [reviendra] à l'église, tant en pain qu'en vin en la paroisse de Lanvalay et en la chapelle du Pont à Dinan, recueillie et appréhendée, soit par les prestres, soit par certains autres, selon une solide tradition, au choix du serviteur. En outre, d'une manière générale, la moitié de tout ce qui touche et concerne tant les vivants que les morts, en plus des visites aux malades, et des baptêmes qui sont du ressort du chapelain [Nous avons vu ci-dessus que la "Dîme" représentait 1/10 d'une production, qu'elle quelle soit, laquelle dîme était alors perçue par l'église. Elle était un impôt. Constituée de trois parties, l'une de celles-ci était donc destinée au seul entretien d'une église. Celle-ci ici sera donc équitablement perçue au lendemain de ce litige par moitié entre et le dit prieur et le dit chapelain. Il en sera donc de même pour l'une des deux parties restantes, à savoir le tiers destiné lui aux malades et aux pauvres la troisième partie ou le dernier tiers étant lui reçu par chaqu'un des officiants. Pour ce second tiers cela sera ainsi fait malgré le fait que la visite des malades et aux pauvres semble alors devoir relever que de la seule responsabilité du dit chapelain. Il en ira de même pour les baptêmes.  En ce jugement ici rendu, en 1201, cette troisième partie destinée aux officiants devait donc être elle aussi équitablement répartie entre l'église paroissiale de Lanualae et l'église prieurale du prieuré du Pont. A la lecture de ce jugement l'ensemble de la "Dîme" ici disputée devait donc au lendemain de ce jugement être équitablement répartie entre la paroisse de Lanualae et le prieuré du Pont à Dinan. Ce jugement est ici important puisqu'il implique le fait que dès l'année 1201 le prieuré et la paroisse de Lanvalay relevaient ou dépendaient tous deux d'une même "recette financière" et qu'ils étaient déjà devenus tous deux en qu'elle sorte "indissociables" .             Les différentes activités des officiants ou prestres desservants étaient elles aussi rénumérées. Il en allait ainsi pour la visite des malades ou les baptêmes. L'utilisations des Huiles saintes pour les enterrements ou l'offrande des bougies elles aussi représentaient un revenu certain puisque la moitié de ces "mannes financière" allaient donc tout droit alimenter l'escarcelle de l'abbé ou du prieur]. Fait en la chambre du prieur de l'Abbaye de Saint-Florent. Moines présents : Michel, prieur; Michel, trésorier; Salomon, sacristain; Simon de Saint-Brieuc; Guillaume, aumosnier; Armand, messager; Rivallon, bibliothécaire et plusieurs autres.                                                                                                                      Fait en l'an de Grâce mille deux cent un et pour que ceci soit gardé fidelement aux temps à venir, nous l'avons fait scellé du sceau qui nous est commun.   

     

    1201. Première citation de la paroisse de Lanvalae

    L'ancien presbytère paroissial présent sur le plan napoléonien de 1811 et stipulé en tant que tel sur la plan de 1844.  Il deviendra ensuite une école lorsque la nouvelle église paroissiale sera réalisée en le nouveau bourg.

     

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