• Bonjour Jean Pierre,
     Voici, en pièce jointe, comment je compte exploitez le document ANP 1571, il est relié à mon site Geneanet pour la généalogie :
    http://gw.geneanet.org/philippebac_w?lang=fr

    Je vois fréquemment, sur Dinan, une rente "sur le baillage d'Avaugour" qui a toujours cours à la fin du XVIII° siècle...Auriez vous une explication et qui la percevait?
    A vous lire,
    Philippe

     

     

    Bonjour Philippe

    - Suis très sincèrement impressionné...

    Pour le bailliage d'Avaugour (ou celui de Quergolay ?)  voilà ce que je sais :

    - Le bailliage d'Avaugour à Dinan  je sais qu'il s'étirait derrière la fontaine de l'Ecuyer, au delà de l'actuelle Gendarmerie la fontaine de l'Escuyer étant approximativement là où il y a aujourd'hui le patio face au cinéma. D'ailleurs la petite chapelle d'Avaugour est celle qui se trouve en face de la gendarmerie, juste au pied du pont de la voie de chemin de fer.

    De mémoire ce bailliage s'étirait vers la porte de Saint-Malo puisque qu'il reprenait l'actuelle rue du Petit Hotel à Dinan proche de la dite porte. Maintenant je ne sais pas de qui ce bailliage relevait lorsqu'il était dit "d'Avaugour" dans les temps anciens. Je sais qu'à Dinan au XVIII siècle  il y en avait encore plusieurs dont un qui s'étirait au derrière de la rue de l'Ecole [Hormis les bailliages de Beaufort et d'Avaugour, ou de Quergolay, ils existaient en effet d'autres bailliages assis eux aussi à Dinan et proches de Dinan. Ainsi en 1667 sera cités deux de ces autres bailliages s'entretenant  et ayant cour en la paroisse de Saint-Malo de Dinan, biens de Jean Chauchard seigneur de la Vicomté en la paroisse de Saint-Enogat, aujourd'hui Dinard . Le premier sera le fief et bailliage d'Argentel quand le second sera lui le fief et bailliage des Conguelais tous deux bailliages hérités de son père Noël Chauchard de son vivant seigneur aussi de la Vicomté Saint-Enogat; le bailliage de la Conguelais ou de la Conjelais lui relevant de sa seigneurie du Mottay. Le fief et bailliage d'Argentel, assis proche des moulins d'Argentel, proche aussi du moulin Beaudoin, semble avoir compris les terres descendantes sur la paroisse de Taden à l'extrémité du quai occidental de Dinan puisque Laurent Aoustin, noble homme sieur des Vignes, sera lui l'un des tenants de ce fief et bailliage. Semble aussi avoir relevées de ce même fief les terres de la Penessais lesquelles, situées en face des dits moulins d'Argentel, elles étaient le biens de Gilles Durand et Françoise Lerenec tous deux sieur et dame de la Penessais et possesseurs aussi de la métairie de la Ménardais. Le manoir actuel de la Penessais ne semble alors pas encore exister en 1677 puisque seules les terres elles sont citées en les Papiers du Terrier de Dinan; déjà veuve Françoise Lerenec en 1677 demeure alors en sa maison au port de Dinan.                                             Les moulins d'Argentel hier possessions des seigneurs d'Avaugour, puis celles des seigneurs de la Garaye de Taden en 1617, confiés aux bons soins des chanoines du Chapitre de Saint-Malo de Lisle  par le roi Louis le treiziesme, semblent en la dite année 1677 devoir également relever du même bailliage d'Argentel des "Chauchard" puisque ces derniers percevaient à cette même époque, et cela pour chaque année, sur les moulins de Suzain, de Méen et de la Roche une mine de froment de rente ou quatre boisseaux. Les "Chauchard"  percevrons en effet cette rente laquelle était aussi versée en même tempts et à l'archidiacre de Dinan et au prieur de Saint-Malo de Dinan aussi. Nous avons donc ici au travers du dit bailliage d'Argentel un bailliage relativement important puisque étaient donc "teneurs" de ce bailliage les sieurs de la Vigne, de la Penessais et ces messieurs du Chapitre de Saint-Malo de Lisle eux-mêmes. Etaient donc en 1676 entre autres sujets et vassaux de la seigneurie "Chauchard" les sieurs Aoustin de la Vigne possesseurs eux de la maison Beaudoin aussi cette dernière relevant également de la seigneurie de la Vicomté Saint-Enogat.                                                                 A noter qu'il sera spécifié en les papiers du terrier que ces deux bailliages et fiefs  n'avaient aucunement le droit de Haute et Moyenne justice. Ce fait sera cependant contesté à cause de l'existence même des fiefs d'Argentel et de la Conquelais contestation portée par le sieur Chauchard lequel réclamait en effet un droit de Basse et de Moyenne Justice. Sa réclamation portera notamment sur le fait que son ancestre Bertrand Chauchard en 1530 possédait semble t-il ces deux droits ainsi que son autre ancestre Julien Chauchard lequel lui sera cité "escuyer du Mottay" en l'année 1599]. Il est fortement  possible que ce bailliage dit "d'Avaugour" soit celui-ci, celui qui sera nommé à la même époque le bailliage de "Quergolay" puisque celui-ci à la même époque, au XVII siècle, s'étirait sur une terre comprenant la rue du Jarzual; le Bignon Guy ; la rue de l'Ecole et l'Escuyer tout cela au plus près de la dite porte de Saint-Malo. A défaut, cela alors en son origine, le dit bailliage de Quergolay n'aurait-il pas pu faire partie intégrante du dit bailliage d'Avaugour ?

    - D'ailleurs il sera dit ceci du bailliage de Quergolay au XVII siècle: ...de la terre et seigneurie de Quergolay en Dinan membre dependant de la seigneurie de Rennes et que tient possede noblement Dame Guyonne de Montboucher veuve de feu messire Sebastien René de Cahideuc seigneur du dit lieu...A raison de la quelle ditte seigneurie Quergolay la ditte Dame de avouante a droit de sépulture et enfeu prohibitiff dans leglise des Cordeliers de cette ville de Dinan dans un tombeau de pierre eslevé  sittué tout aupres du grand hostel au costé de levangille sur lequel tombeau sont peint les ecussons et armoiries et alliances des anciennes seigneuries du Cour de la Motte et de Quergolay du nom de Beaumanoir et Davaugour, comme aussi davoir sur armes dans la grande vittre derrière le grand autel dans les colonnes armoyées des Armes Davaugour et de Beaumanoir aux droits des quels autres seigneurs la ditte Dame avouante est fondée presentement...Item la ditte Dame est en pocession davoir plusieurs ecussons de ses armes et de celles de ses predecesseurs seigneurs du Bois de la Motte... Item la ditte Dame tient  comme dessers un four sittué pres la porte de Saint-Malo de cette ville pour le service de ses vassaux de la dite seigneurie de Quergolay avec un jardin au derrière , chambre au dessus du dit four...A raison de laquelle seigneurye de Quergolay la ditte dame a droit de haute, moyenne et basse justice ...

    Voila Philippe. J'espère avoir su répondre à votre demande. Tres bonne soirée.

    Jean-Pierre

     

     

    A : "Jean-Pierre"
    > Copie à :
    > Objet : Bonsoir
    >
    > ..Ne pas confondre Kergolay..avec d'Avaugour...
    > Je sais que Peter Measey  a voulu le démontrer..mais je ne suis pas d'accord...Car nous le voyons aussi bien à Dinan Ouest ou Est (Saint Malo ou Saint Sauveur)...et au
    > début  du XVIII° siècle... et qui touchait cette rente???...Nombre d'acte font mention de cette rente dans tout Dinan (notamment rue de de l'Horloge...et Dinan Saint Malo)...
    > Mais pour moi, il faut séparé d'AVAUGOUR et Kergolay..d 'ailleurs... le Jerzual dependait de Beaufort......
    > Je pense que lorsque nous nous rencontrerons nous aurons plusieurs "débats" amicales...Je suis un "passionné"....
    > J'ai rencontré Frédéric GAUDIN et la Tendaye...
    > Je connais votre passion pour le jumelage que vous souhaitez, si je peux y apportez ma participation n'hésitez pas...
    > Amicalement
    > Philippe BACQUER

     

     

    Bonsoir Philippe,

    - Vous avez peut-être raison...Tout débat relatif à ce bailliage reste entièrement ouvert. D'ailleurs dans mon explication je dis "il est fortement possible". Il est vrai aussi que les alliances ayant réunies les familles du Bois de la Motte de Trigavou, de Quergolay, de Beaumanoir et d'Avaugour laissent elles aussi le débat grand ouvert ...des autres seigneurs du Bois de la Motte du nom de Beaumanoir que ailleurs ...la ditte Dame de Cahideuc demeurante en son chasteau du Bois de la Motte paroisse de Trigavou...Les liens de généalogies ayant unir la famille de Quergolay à la famille seigneuriale d'Avaugour, cela au travers de la Dame de Cahideuc, Guyonne de Montboucher, femme de Sébastien -René de Cahideuc, Dame résidant au château du Bois de la Motte en Trigavou, seigneur de Quergolay, sont eux mêmes attestés par Jean Laurent d'Avaugour lequel sera dit au XVII siècle "seigneur du Bois de la Motte et de Tremereuc".[Guyonne de Montboucher était en effet la cousine  de Jean d'Avaugour de Saint-Laurent ses père et mère ayant été François de Montboucher et Bonaventure de Bellouan Dame d'Avaugour par son second mari, "Robert d'Avaugour" pour le citer. Au regard de cette seule information pouvons nous faire une identification entre le dit bailliage d'Avaugour et le dit bailliage de Quergolay ?]                                                                              - Tout le Jerzual ne dépendait pas forcément du seul bailliage de Beaufort puisque la seigneurie de Quergolay en la fin du XVII siècle était aussi maitresse en cette même rue croisant en icelle celle de la Garaye-Beaufort. Elle était à ce titre "seigneur" de l'Hostellerie de l'Etain, hostellerie située en le bas de la rue du Petit-fort ...et baillage de la dite seigneurye de Quergolay ayant cours dans la ditte ville et faux bourgs de Dinan , dans les rues du Jarzual, du Bignon Guy, de lescolle et lescuyer...

    Pour le Plat d'Etain en le bas de la longue descente du Jerzual : Rue du Petit Fort Jean Vallée sieur de la Ville Hervy tient de la ditte seigneurye de Quergolay une portion de maison sittuée en la ditte rue au desrrière de Lhostellerie du Plat Destain consistant en la grande escurye  au bout de la ditte maison contenant de longueur trante pieds et de laize dix sept, la petite escurie en croizée au costé de la cour contenant quinze pieds de long et huict pieds, les greniers et combles au dessus, la grande cour au devant des dittes escuryes contenant de longueur vingt sept pieds a prendre depuis la grande escurye jusque a la petitte, un jardin au desrière de la ditte escurye contenant trois cordes, un cellier appellé le celier du rocher, autrement la prison contenant quinze pieds de longueur et de laize sept pieds, un apentiff au desrière de la ditte cour contenant treise pieds de longueur et neuf pieds de laize, une chambre appellée la chambre dessus le rocher qui tient quinze pieds de longueur et traise pieds de laize avecq la cour pavé au devant, la vallée dessus le rocher contenant huict cordes  de terre joignant au reste de la ditte maison du plat destein appartenante au dit Vallée du costé aux enfants de Gilles Durand sieur de la Pennezais dautre costé a terre de Gilles Le Hardy  et autres, plus la grande cour et allée estant au costé  de la ditte maison et vers la cour et maison des enfants  de Macé Mesnage sieur des Morandaye uniceint et la rue du Petit Fort et du devant au chemin qui conduit à la rue Saint-Malo un transport entre deux...  lavons aussy maintenu dans la quantité et portion de maison de Macé Mesnage sittuée rue du Petit-Fort jusqua letandue de six pieds de laize joignant la maison du plat Destain...

     Je vous remercie très sincèrement aussi pour votre aide proposée pour le jumelage.                                                                                                               Très sincèrement merci.                                                                                            A bientôt Philippe.                                                                                                     Jean-Pierre

     

    Bonsoir Philippe

    Relative au XVII siècle et aux seigneuries d'Avaugour et de Quergolay [la famille seigneuriale de Quergolay, seigneur au XVII siècle de la seigneurie du "Bois de la Motte en Trigavou", possesseur du bailliage de Quergolay en Dinan, trouve certaines de ses racines premières en la personne d'Alienor de Quergolay laquelle, dite fille de Jehan de Quergolay, prendra pour époux Jehan de Beaumanoir seigneur du dit Bois de la Motte ce dit Jehan ayant eu pour père Raoul de Beaumanoir du Bois de la Motte et pour aïeux Jehan III de Beaumanoir et Marie de Dinan-Montafilant Dame du Guildo tous deux nés vers 1280. Alienor et Jehan tous deux ci-dessus cités auront pour enfant notamment "Jehan" lequel lui prendra pour épouse  "Isabeaud deTremereuc" ce même mariage apportant ainsi au sein même de la dite famille de "Beaumanoir du Bois de la Potte " la seigneurie de Tremereuc". Julienne de Beaumanoir du Bois de la Motte, petite-fille des dits Jehan et Alienor ci-dessus nommés, prendra elle pour épouse "François de Coëtquen" ce même mariage déposant ainsi entre les mains des dits "Coëtquen"  la dite seigneurie du Bois de la Motte et la transmission aussi du dit patronyme "de Quergolay" leur enfant à tous deux nommé "Jean" devenant ainsi "Jean de Coëtquen seigneur du Bois de la Motte et de Tremereuc".  Guyonne de Coëtquen née vers 1515,  fille du dit jean de Coëtquen, prendra elle pour époux "Michel de Bellouan seigneur du dit lieu celui-ci recevant ainsi à sont tour les dites seigneuries du Bois de la Motte et de Tremereuc". Tous deux auront une enfant prénommée "Bonnaventure du Bois de la Motte"; celle-ci prendra elle pour époux "Robert d'Avaugour" amenant ainsi au sein de cette seconde famille des "Avaugour" issue de Jehan de Bellouan et de Blanche d'Avaugour  les dites seigneuries du Bois de la Motte et de Tremereuc" les enfants mâles de ce dernier couple prenant eux le dit nom des "Avaugour". Bonnaventure du Bois de la Motte et son époux le dit Robert de Bellouan d'Avaugour de leur vivant assisteront à l'élévation au titre de "marquisat" de leur dite terre du Bois de la Motte et à ce titre Robert d'Avaugour sera dit "marquis du Bois de la Motte" ; tous seront les parents de Jean d'Avaugour de Saint-Laurent héritier du dit "marquisat". Au décès du dit Robert d'Avaugour  son épouse et veuve Bonnaventure née Bellouan prendra pour autre époux François de Montboucher tous deux ayant pour enfant Gabriel de Montboucher et pour petite-fille Guyonne de Montboucher.  Guyonne de Montboucher au décès de son parent "fils direct" du dit Jean d'Avaugour de Saint-Laurent, fils décédé sans postérité, recevra à son tour les dites seigneuries et du Bois de la Motte et de Tremereuc" celle-ci recevant aussi le dit bailliage et fief  de Quergolay, seigneurie vassale ou dépendance de la dite seigneurie du Bois de la Motte Le fief  d'Avaugour à Dinan au XVII siècle, maître du dit fief de Querlogay, semble devoir être le même que celui du dit Bois de la Motte. Le bailliage de Quergolay en Dinan, seigneurie vassale donc de celle du dit Bois de la Motte, bien hier des dits seigneurs "d'Avaugour" possédait ainsi des droits seigneuriaux assis pour certains en les halles même du marché de Dinan et pour d'autres en les actuelles rue de l'Ecuyer, rue de l'Ecole, rue du Bignon-Guy, rue du Jerzual et l'actuelle rue du Petit-fort.] je reviens ce soir sur votre pensée concernant la propre pensée de Mr Peter Measey dans sa démarche personnelle. Dans sa recherche, sa démarche,  monsieur Meazey a eu pourtant pour lui la "raison" puisque en effet nous ne pouvons plus détacher aujourd'hui la seigneurie d'Avaugour, alors seigneurie "possesseur" de la seigneurie du Bois de la Motte en Trigavou, hier bien des Beaumanoir, des Coëtquen, des Bellouan et des Avaugour,  de celle de Quergolay puisque cette dernière aussi bien "généalogiquement" que "féodalement" était reconnue pour être au dit XVII siècle la continuité, le prolongement même, de celle des dits seigneurs d'Avaugour. Ce lien familial et féodal fut en effet très implicitement cité lors de la tenue en 1682 du Dénombrement de la dite seigneurie de Quergolay, ou de Kergolay, alors bien ou fief seigneurial  de Guyonne de Montboucher laquelle, par son aïeule "Bonnaventure du Bois de la Motte", était la propre cousine de  "Jean d'Avaugour de Saint-Laurent de Bellouan" celui étant le descendant par ses aïeux de la famille des "Beaumanoir" et de la famille d'Avaugour cela pour cette dernière via Juhael d'Avaugou fils d'Henry II d'Avaugour mais aussi petit-fils de Gervaise de Dinan Dame de Lehon [en effet Juhael est le frère puisné d'Alain d'Avaugour. Juhael ici cité sera à l'origine de la seigneurie de Kergrois en Remugol.  ] . Voici en effet ce que l'on peut lire en le terrier décrivant ce même "Dénombrement" et à ce titre il nous ai donc impossible aujourd'hui de séparer au XVII siècle ces deux seigneuries alors si intimement liées et reliées puisque celle d'Avaugour en effet était en le même XVII siècle  déposée"entre les seules mains des dits seigneurs "du Bois de la Motte" seigneur aussi deTremereuc: Laquelle seigneurye de Quergolay est une depandance  de la seigneurye du Bois de la Motte et a toujours  esté joincte et unie et une terre laquelle  est escheue a la ditte Dame avouante par les  deces de feu Messier Jan d'Avaugour vivant  seigneur des dits lieux et pour raison de quoy  la ditte Dame confesse devoir a son dit seigneur [ici le roi]  foy, hommage, rachapt... Jean d'Avaugour de Saint-Laurent décèdera laissant au monde qu'un seul héritier sans descendant lequel sera lui aussi inhumé en l'église de Trigavou au côté de son dit père. Au décès du cet enfant unique Guyonne de Montboucher entrera en possession de la dite seigneurie d'Avaugour ainsi que de celle du Bois de la Motte et de celle de Quergolay, de celle de Tremereuc aussi   possédant en ses seigneuries le droit de Haute, de Moyenne et de Basse justice mais  possédant aussi  également de droit de dresser sur ces terres des croix patibulaires.

     

     

     

     

     

     


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  • 1642 - 1676

    Le papier terrier de l'Hostellerie des trois Rois

    bien de Josselin et Jan Lechapelier. 

     

    Autre papier concernant aussi une autre petite maison assise sur la rivière relevant elle aussi des biens de Jan Lechapelier en 1676

    Acte premier

    Delaraon et denombre des maisons et heritages que noble homme Jan Lechapellier sieur de Cucillé en son nom et faisant pour ses enfants heritiers de damoiselle Jullienne Rolland sa femme possede et tient prochement du Roy nostre sire et souverain seigneur soubs son domaine cour et juridiction de Dinan laquelle declaration le dit Lechapellier fournist a messire Jan Artaud conseiller du Roy doyen et maistre ordinaire en sa Chambre des Comptes de Bretagne commissaire deputé par arrest d'Icelle du dixiesme janvier mil six cent soixante seize pour la confection du papier terrier et reformation du dit domaine de Dinan et à messieurs les juges royaux du dit Dinan pour satisfaire à l'ordonnance du vingtiesme juillet dernier publiée aux prosnes des grandes messes des paroisses du ressort du dit domaine lesquelles maisons et héritages consistes;

    Seavoir :

    La maison et hostellerie ou pend pour enseigne les trois Rois située au fort bourg du pont à Dinan en la paroisse de Saint Sauveur contenant de laize parle devant vingt six pied et demi [ 8.75 mètres de long sur rue] et de profondeur quarant quatre pieds six pouces [15 mètres de profondeur. L'Hostellerie des trois Rois étaient donc un grand rectangle parallèle à la rivière en sa profondeur ou en  sa dimension principale] outre le petit corps de maison y adherent du costé orient [Vers est, face à la rivière, il y avait donc ce petit corps de maison lequel formait donc un retour à la dite Hostellerie, retour tourné vers la rivière. Ce retour de maison lui mesurait 5.60 mètres sur 5.30 mètres] s'advancant vers la rivière de Rance ayant dix sept pieds de laize et seize pieds de profondeur borné par ailleurs tant des héritages ci-apres que autre debornement ensuitte les pressouers [pressoirs]; logements; escuries; fannières; buanderies; cours, transports; et jardins derriere contenant ensemble par fonds vingt six cordes quart de corde [26.25 cordes] ou environ joignant du devant au paves du dit fort bourg; d'un oste a maison de maistre Michel Huet sieur des Touches; d'Ollivier Legault sieur du Portal et aux vallées de Simon Leportel; de lautre coste vers orient à maison des enfans et mineurs de Pierre Serizay sieur de la Gastinais et de Raoul Vallée sieur de la Gibonnais et a la dite riviere de Rance; du desriere aux vallées cy apres; la ditte maison et dependances tenue prochement du Roy en son domaine de Dinan franche de rente au dit domaine [l'Hostellerie des Trois Rois était donc affranchie de ces mêmes taxes cela suite à une première ordonnance faite par le roi Henry III ordonance qui fut renouvellée sous le règne de Louis le treiziesme. D'autres maisons présentes sur le quay de Dinan elles aussi présenteront le même affranchissement de taxes] mais obeissance suivant coustume; icelle hostellerie franche et exempte du debvoir d'impots et bellots par lettres de concession des roys Henry trois et Louis treziesme d'heureuse memoire verifiees a Dinan plusieurs arrests, les quelles choses le dit Lechapellier possede tant de la sucession de Josselin Lechapellier sieur de Cucillé son pere suivant le partage des seize et vingt deuxiesme juin mli six cent quarante deux que par acquest que lui en la dite Rolland sa femme ont fait d'avec damoiselle Janne Lechapellier soeur du dit Jan par contract du sixiesme juillet mil six cent cinquante et six et d'avec maistre Michel Huet et Janne Piquehel sa femme par autre contrat du neufiesme juin mil six cent quarante, lesquelles franchises et partie de la ditte hostellerie est par le partage a Dinan datté et autres actes depuis chargée de payer à Gille du Pré; Pierre Ollivier: Guillemette Lechapellier lesnée;Guillemette Lechapellier la jeune et autre la somme de cent quatre vingt quinze livres. 

    De plus possede les Vallée et herbergerments ensuitte contigu et joignant les jardins cy dessus appellés les Vallées...a suivre... 

                   

    Acte deux

    Declaraon et denombre de la maison que noble homme Jan Lechapelier sieur de Cucillé [Jan sieur de Cucillé et de Champagne aussi. Il nait en 1611 et épousera Julienne Rolland. Il sera inhumé le 17/04/1690] possede et tien prochement et roturierement du roy nostre sire et souverain seigneur soubz son domaine de Dinan la quelle declaration le dit Lechapelier fournist a messire Jan Artand conseiller du roy  doyen maistre ordinaire en la Chambre des Comptes de Bretagne commissaire deputé par arrest dicelle du dix janvier pour la confection du papier terrier et reformation du dit domaine et a messiers les juges royaux du dit Dinan pour satisfaire à l'ordonnance du vingt uniesme juillet mil six cent soixante seize publiée aux prosnes des grandes messes des paroisses du ressort du dit domaine la quelle maison conciste.

    Seavoir :

    Une maison [sur un autre acte du Terrier, celui concernant la maison de Pierre Mesnage, l'actuelle boulangerie du port, on apprendra que la maison de Jan Lechapelier était construite sur des piliers de pierres la supportant. La dite maison de Jan Le Lechapellier semble avoir été construite en "avancée" sur la rivière de rance et cela de quelques pieds seulement. Cet empiétement sur la rivière semble avoir été fait pour les commodités et les latrines. Pierre Mesnage avait un "droit d'attache sur l'un de ces mêmes piliers cela probablrmrnt pour pouvoir amarrer. Voir l'acte du terrier propre à cette maison ayant été le bien du dit Pierre Mesnage] seize au fort bourg du pont à Dinan en la paroisse de Saint Sauveur contenant de face sur le pavé entre les costalles huict pieds et par le derrière vers la rivière de Rance dix neuf pieds y compris la costalle avec une petite étude au bout en forme d'apantis s'avancant sur la dite rivière de cinq pieds et demi de longueur la dite maison contenant de longueur soixante quatorze pieds ses commodités et latrinnes au costé vers midi s'avancant sur la dite rivière de deux pieds et demi ou environ joignant du costé vers septentrion au grand moulin du roy [hier moulin du duc quand la Bretagne était encore duché. Il s'agit ici du moulin lequel était en appui sur le pont cela au milieu de ce dernier]une tenelle entre deux du costé du midi à maison de Pierre Mesnage sieur de la Villegrommil [l'actuelle boulangerie-Patisserie du port]et du bout vers orient à la dite rivière de Rance; laquelle maison le dit Lechapellier possede en son nom et pere de ses enfants et de defunte damoiselle Jullienne Rolland sa femme par acquest quil en a fait d'avec Gilles de la Chesnais et Guillemette Harel sa femme [les anciens possesseurs de ce bien ici décrit] le quinziesme juillet mil six cent cinquante six franche de rentes au dit domaine fort obeissance.

    Laquelle presente declaration le dit Lechapelier demeurant au dit for bourg du pont à Dinan parroisse de Saint Sauveur present en personne devant nous notaires royaux a Dinan soubs signants affirme veritable à sa cognoissance sauf a y augmenter ou diminuer en cas d'erreur ou obmission à la continuation de la dite obeissance affecte et hipoteque a sa maiesté [majesté] la dite maison et revenu d'icelle pour sur le tout estre procedé suivant les ordonnances royaux et coustume de ce pais avec pouvoir a maistre procureur au dit Dinan lequel il a eslu   de domicille de presenter la dite presente declaration a mes dits services les commissaires et de requerir que aux fins d'icelle le dit constituant soit enroollé sur le papier terrier et roole de la reformation qui sera fait des terres mouvantes de sa dite maiesté soubs le dit domaine de Dinan ce quil a ainsi voulu consenti promis et jurere tenir renoncer y contr...partant à ce faire condamner par l'authorité de nostre dite cour de Dinan à la quelle il s'est subjet fait au dit Dinan en l'estude de Massu notaire royale avec le signe [avec la signature] du dit sieur de Cucillé le vingtiesme aoust mil six cent soixante et seize ainsi signé : J.Lechapelier; Massu et Berard notaires royaux.
    Collationné a l'original de la dite declaration par moy courrier greffier de la Refformation. Soussigné Boisquet.   


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  • > Message du 15/04/14 18:08
    > De : "philippe bacquer"
    > A : "Jean-Pierre"
    > Copie à :
    > Objet : Re: re: Bonsoir
    >
    > Bonsoir Jean-Pierre,
    > Comme je vous l'ai dit je m'intéresse aux marchand-tanneur de Dinan-Lanvallay et bien sûr à la famille TETO.
    > Or, je trouve que le père des tanneurs Guillaume, Jean, Olivier et Laurent François:  Jean TETO époux de Jeanne AROT est dit "fabriquant de tuille", elle "marchande de cuir".
    > ceci à La Madeleine à Lanvallay et plus précisément rue de l'Abbaye.
    > Avez vous des renseignements sur cette activité à La Madeleine, ce qui impliquerait four et cheminée.
    > Merci de votre réponse,
    > Philippe

    Petite rectification..la tuilerie serait sur le quai à Dinan où est morte Jeanne AROT..Mais Jean TETO devait avoir une maison rue de l'Abbaye dont héritera Marie Yvonne ANGOT, femme de Guillaume Julien TETO, son fils,  A la mort de Marie Yvonne en 1845, elle laissera ses biens à son gendre Julien Louis JEGUT, huissier à Dinan, veuf de sa fille Jeanne Marie , ainsi qu'une somme conséquente.
    Bonne soirée,
    Philippe

     

    Bonsoir Philippe,

    - J'ai comme enfants de honorable homme Jan-Guillaume Teto et Jeanne Arot : François-René né en 1773; Guillaume-Julien né en 1774; Jan né en 1777; Rose-Louise née en 1781 et Laurent-Marie né en l'an XIV.

    Guillaume-Julien né le 03/08/1774 et époux de Marie-Yvonne Angot sera dit comme son père : honorable homme; il sera dit aussi "marchand à la Magdeleine. Il héritera de sa mère la petite maison sur perron située à la sortie de la Cour de Bretagne. IL est vrai que sa mère achètera successivement tout un ensemble de maisons sur le quartier de la Magdeleine, maisons qu'elle vendra également successivement. En son temps elle sera l'une des personnes les mieux nanties sur la rue du Cheminneuf. Elle achètera ainsi et aussi et l'ancienne auberge de l'écu et le grand immeuble bien de Christophe le Roux sieur des Aulnais situé en le bas de la descente de l'actuelle rue de la Madeleine.

    - La famille Arot est présente sur le quartier de la Magdeleine pour le baptême de leurs enfants dès la première moitié du XVII siècle puisque Janne Arot née vers 1630 épousera vers 1650 Gilles Coupé tous deux ayant eu pour enfant Julien Coupé lequel lui naitra en décembre de l'année 1652. Cependant aucun Arot est cité en la rue de l'Abbaye en l'année 1693; je pense que les premiers Arot cités ici présents devaient être de la paroisse de Lanvallay, sur les hauteurs du plateau côtissois.

    J'ignorai le métier de "marchande de cuir" de Janne en la rue de l'Abbaye, vers 1760, même si la présence d'une tannerie est elle certaine en 1780 en la rue du Four située proche. Si au XIX sur le port de Dinan, en l'extrémité de son quai, est certaine l'activité de "four à chaux" quand était-il de la présence d'une "briqueterie" avec son four et sa cheminée en la fin du XVIII siècle la photographie étant encore à naitre. Une telle cheminée et un tel four, présents tous deux à l'époque de Jan-Guillaume Teto, cela à la charnière des XVIII et XIX siècle, ont-ils pu tous deux perdurer jusqu'à l'apparition de la photographie en la seconde moitié du XIX siècle, voir même au delà ? Si usine à brique il y eu a t-elle pu exercer son activité pendant plusieurs générations ?

    - Il y eu cependant tout à la fin du XIX siècle une telle cheminée, circulaire et relativement importante, au milieu de la longueur du quai de Dinan, en une cour située à la droite de l'actuel cabinet d'architecture Michel, proche des containers à huile. A noter aussi en cette cour, en son fond, la présence encore aujourd'hui d'une grande fontaine à fond plat en une petite excavation sous la terrasse supérieure. Deux autres excavations sont toujours présentes aussi. Je ne dis pas que c'était là mais là il y eu cette grande cheminée...Pourquoi ici cette cheminée ? La cheminée il y a longtemps  n'existe plus. Ci-joint 3 cartes postales fin XIX siècle.

    Voila Philippe.

    Au plaisir de vous voir.

    Jean-Pierre


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    1543 - 1673 - 1693

     

    La rue de l'Abbaye

    ou le chemin conduisant à la Croix de Coïsquen

     

    La "Vallée de Bretagne" ou l'ancien "jardin de l'Hôpital"

     

     Les servitudes et le chemin de la "Fontaine Clairet"  cité en 1671 

     

    1671. ...il confesse debvoire pour chacun et de lautre deux sels six deniers monnoie au jour de Saint-Gilles foire a Dinan; davantaige un petit courtil sittue au dessus de la rue de la Baye appelle le courtil Clerette contenant saize coudees de laise joignant dun coste au heritiers d'Ollivier Girard sieur de la Vallee austre coste le chemin au tier conduisant de la dite rue de la Baye au chemin des Croix de Couaquen et dun boult a terre de Mace Douillet...

    1693. Rue de Labaye : ...la ditte veufveu Ollive Becheu, Carize Becheu pocede le jardin de lopital...la dite Jullienne Becheu et enfants Pierre Guerin uune maison et jardin desriere...Julienne Becheu veufveu Pierre Guerin oultre les 12 sols boisseaux pour la vallee cy dessus doit en sols de terre...monsieur de Percevault et sa fille pocede la vallee de Clairette et haut de la dite rue de labbaye savoir sy elle releve du prieure...

    1693. Sur le fortbourg et cimetiere : ...Guillaume Beauchesne et Carize Becheu uune maison neufve proche nommee la Cour de Bretagne...

    1788. Vente Marvereau-Julien Merel : ...une autre masure de maison situee audit lieu de l'Abbaye faisant l'encoignure du coste vers orient du chemin conduisant a la fontaine de Clairet, contenant environ huit pieds de laise sur quatorze d'enfoncement ou environ , un petit jardin au derriere de cette masure contenant environ douze pieds de laise sur quatre vingt quelques de long joignant la dite masure et jardin, du midi au chemin de la fontaine Clairet, d'occident à la grande rue de l'Abbaye et du nord a orient a l'acquereur...

     

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Le quartier de la Magdeleine avant 1700. Plan de Garangeau vers 1695.

     

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

    1648. Pouillié général écrit par Gervais Alliot citant la présence d'une maladerie au Pont à Dinan en 1648.

     

     

     

     

    La première citation de la présence d'une léproserie ou Maladerie au pied du prieuré sera faite en l'année 1219 lors d'un désaccord ayant opposé alors, cela en le tout début du XIII siècle, et Olivier de Coëtquen et le prieur du prieuré probablement Even ici en mandature en cette même année. La seconde citation ou attestation et celle "ci-dessus" laquelle, rédigée en l'année 1648, confirme ici même, au pont de Dinan , la "toujours présente" maladerie celle-ci relevant alors directement de l'évêché de Dol et donc de l'archevêché de Tours. La troisième et dernière citation, indirectement cette fois, sera celle faite en l'année 1693 lorsque sera énuméré en un acte écrit l'ensemble des tenanciers devant impôts au prieuré du Pont à Dinan; le souvenir de cette maladerie se fera probablement au travers de l'appellation du "Jardin de l'Hopital", jardin appartenant en la dite année 1693 et en en propre à Carize et Julienne Bacheu toutes deux soeurs la dite Carize possédant également une maison assise en la "Cour de Bretagne" alors toute proche; cette "énumération" assiéra le dit jardin en la rue de l'Abbaye. La "maladerie" semble en cette même année 1693 déjà ne plus devoir exister seul le jardin la rappelant étant lui présenté. Où en la rue de l'Abbaye, où proche de la dire rue, la "maladerie" était-elle assise ? Etait-elle assise en la vallée de Bretagne là où peut-être le dit "jardin de l'Hôpital" étirait ses terres en 1693 ? Peut-être disparue dès l'année 1671, année en laquelle apparait citée pour la première fois la "Fontaine Clairet", quelle fut à la fin du XVII siècle l'origine de sa disparition ?

     

     

    La rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserie

     

    Vers 1700. Ci-dessus un plan personnel établi d'après les plans de "Garangeau"  essayant de montrer les différentes servitudes ayant desservies hier la dite "Vallée de Bretagne". En petite image une partie originelle de l'un des plans de Garangeau montrant en effet l'absence dans son tracé d'aujourd'hui de l'actuelle rue de la Magdelaine, hier rue du Chemin neuf, cela dans sa remontée sur les hauteurs de la paroisse de Lanvallay. Effectivement à la charnière des XVII et XVIII siècles, en 1700 donc, au débouché de l'actuelle rue de Jean Perquis pour qui connait le port de Dinan et sa géographie, la remontée sur les hauteurs du plateau Côtissois semble devoir se faire en ligne droite et cela directement en montant au travers de la Vallée de Bretagne prenant ici l'une de ses "servitudes" lesquelles "servitudes" n'apparaissent dans les textes écrits qu'au XVIII siècle. Le tracé originel de l'actuelle rue de la Madeleine en sa montée a t-il pu être différent de celui que nous lui connaissons aujourd'hui ? Le tracé de l'actuelle rue de la Madeleine peut-il être différent de celui du Chemin neuf lequel lui apparait très probablement dès le milieu du XVI siècle avec la venue ici de l'honorable homme "Jean Marot sieur du Chemineuf" ? Lors de son apparition est ce que la remontée du "Chemin-neuf" était-elle carrossable cela au regard de la présence en 1543 d'auberges assises au plus près du prieuré du Pont à Dinan ? [la Vallée de Bretagne aux XVII et XVIII siècles s'étirait tout au long de l'actuelle rue du Lion d'Or, cela en son dessous, surplombant ainsi à cet endroit du port toute la vallée de la rivière. Au XVIII siècle pour desservir cette très grande étendue, plantée d'arbres à fruits puisque la présence du noyer y est attestée au XVIII siècle, surfaces parcellées entre plusieurs propriétaires, différents chemins soumis à des servitudes dites "de passage" apparaissent desservant ainsi la totalité de cette même vallée un bâti s'y implantant notamment en son bas, cela dès la fin du XVII siècle, puisque l'implantation de l'auberge du "Lion d'Or" est citée ici construite dès l'année 1693. Par l'écriture dès le XVIII siècle la présence de ces servitudes ici est attestée; elles prenaient naissance ainsi et en la dite rue de l'Abbaye et en la dite rue de la Magdelaine. Le chemin Clairet est l'une de ces mêmes servitudes et en tant que tel il sera décrit en effet lui aussi sur un acte notarial rédigé au XVIII siècle. Quand était-il au XVI et XVII siècle ici en la vallée de Bretagne avant qu'apparaissent certaines de ces servitudes ? Existaient-elle déjà ? Celles-ci aux XVIII siècles ont-elles pu naitre sur le tracé initial du "chemin allant à Saint-Malo" lequel, gravissant au travers de la Vallée de Bretagne, fut dessiné sur ses plans par Garengeau ?]. A la lecture de ces plans seul semble en effet devoir exister en 1700, cela tel que nous le connaissons aujourd'hui, le bas de l'actuelle rue de la Madeleine et son débouché sur le "Carouel" de la rue du Four la remontée sur les hauteurs semblant n'être qu'un grand chemin probablement difficile alors à grimper. Ce "détail" étant repris sur les différents plans que Garangeau dessina ici ce même détail est-il aussi une erreur de sa part sachant qu'il en va de même pour le propre tracé de la rue de l'Abbaye laquelle, elle aussi, semble devoir remonter sur le plateau au travers d'une autre de ces mêmes servitudes ? La partie haute de la dite rue de l'Abbaye a t-elle, elle aussi, et cela depuis l'année 1700, connu une modification dans son tracé originel ? Cette partie haute que nous lui connaissons aujourd'hui existait-elle seulement en 1700 ? Son débouché dans son tracé actuel ne semble cependant pas être dû à la réalisation du viaduc de Lanvallay construit en 1852 puisque ce débouché que nous connaissons aujourd'hui lui est déjà représenté sur le premier plan napoléonien de 1811. Alors qu'en est-il exactement celui-ci apparaissant très vraisemblablement entre la dite année 1700 et la dite année 1811 ?

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

    Vers 1930. La rue du Lion d'Or                                  Même rue vers 1895-1900

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'ancienne léproserie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Extraits du premier de l'un des 3 plans de Garangeau

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Extrait du deuxième de l'un des trois plans de Garangeau lequel implante un bois en l'actuel bas de la rue de la Madeleine.

     

     

     

     

    A gauche l'extrait du troisième de l'un des autres plans de Garangeau positionnant l'église ainsi que la présence lui aussi d'un bois en le bas de l'actuelle rue de la Madeleine. Ce bois ici implanté relève t-il d'une erreur ou bien était-il bel et bien à ce même emplacement ?

     

     

     

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Nous remarquons sur ce plan que le Vieux "chemin de Lenvay", ou le chemin actuel du Mont en Va est géographiquement assis en face de la limite haute du haut plateau côtissois en contre-bas de laquelle, en la seconde moitié du XIX siècle, sera réalisée en 1852 la dite rue du Lion d'Or. Cette rue fut-elle en 1852 réalisée sur ce qui fut, et cela avant même sa réalisation, la "continuité" en cet endroit du chemin de Lenvay ? Si hier ici cette continuité a été ne fut-elle pas l'une des parties du chemin menant à la Croix de Couaquen ? Le chemin actuel du Mont en Va et la dite rue du "Lion d'Or" ne sont-ils pas à eux deux ce qui fut hier l'un des premiers chemins reliant la paroisse de Lanvallay  aux dites Croix de Coëtquen ? [Couaquen ou Coëtquen. En toute logique ici le chemin premier ayant relié la rue de la Baille aux Croix de Coëtquen devrait-être plutôt celui que nous appelons aujourd'hui la "Vieille côte" celle-ci étant aujourd'hui, en la sortie du chemin de Lenvay, la continuité même de la rue de l'Abbaye dans son débouché actuel. D'ailleurs cette dite "Vieille côte" traverse toujours aujourd'hui l'ancien village nommé dès le XVII siècle "le village des Croix". Ce village ne prit-il pas le nom du chemin reliant la rue de la Baille aux Croix de Couaquen ? Traversant le plateau côtissois en effet cette dite "Vieille côte" est toujours dans la continuité d'une ligne droite laquelle géographiquement relie toujours deux points, à savoir celui de l'actuelle forêt de Coëtquen et celui du quartier du prieuré et cela passant en le dit débouché de la Baille au plus près de la fontaine supposée de "Clairet". La dite Vieille côte était-elle en son origine reliée au pont de Dinan par l'une de ces mêmes servitudes citées au XVII et XVIII siècles gravissant la Vallée de Bretagne" ?  Cette même servitude ne serait-elle pas celle qui fut nommée en 1671 : le chemin au tiers conduisant de la dite rue de la Baille au chemin des croix de Couaquen" ? Pourquoi en 1671 cette appellation du "chemin au tiers" ? A la lecture de cette phrase nous sommes obligés d'accepter le fait qu'il y eu bel et bien au XVII siècle, cela en la dite rue de la Baille, un chemin perpendiculaire ayant relié secondairement en son bas et la rue de la Baille  et la dite vieille côte. L'étroit plateau ou le chemin cité ci-dessus, chemin sur lequel apparaitra donc en 1852 la dite rue du "Lion d'Or" , ne peut-il ne pas avoir été en ses débuts un chemin étroit secondaire reliant et le chemin de Lenvay et le grand chemin ancestral menant en la cité de Saint-Malo dès la sortie du plateau côtissois ?]

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Venelles de servitudes en 1811

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    En 1844 et en autre la venelle de servitudes desservant les vallées de la Magdeleine et de Bretagne et représentée en 1700 sur les plans de Garangeau

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

    La rue du Lion d'Or; à gauche et en contrebas la rue de la Madeleine, carte émise le 30/06/1910.

     

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'HôpîtalLa rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1784 le Chemin neuf ou la rue de la Magdelaine sera profondément modifié pour permettre la réalisation d'une large courbe. Ainsi l'actuel "vieux chemin du rocher" fut abandonné. Celui-ci par cette nouvelle réalisation a pu ainsi garder son aspect originel restant dans "l'état "qui était le sien en 1784. En  regardant aujourd'hui ce vieux chemin peut-on aussi avoir un aperçu de ce que pouvait être en 1784 l'état initial de l'actuelle rue de la Madeleine ? L'actuelle rue de l'Abbaye avait-elle la même morphologie ?

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Début XX siècle. La rue de la Madeleine et ses anciens jardins aujourd'hui disparus

     

     

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Assise en 1756 en la bas de la rue de la Magdelaine par Pierre Salmon l'Aisné, en face de l'actuelle rue Jean Perquis alors "voie" déjà existante, cette maison fut édifiée au dessus d'une  servitude laquelle pour le "menu" elle aussi desservait la dite Vallée de Bretagne. Cette servitude aujourd'hui n'existe plus telle qu'elle était aux XVIII et XIX siècles limitée qu'elle est de nos jour que pour le service du derrière de cette maison construite donc en 1756. Cette servitude non existante en 1700 apparaitra bien sur avec l'édification de ce bâti. Il en sera de même pour celle ci-après citée. Cette servitude non existante avant l'apparition de ce bâti fut-elle assise sur l'ancienne amorce du "grand chemin allant au XVII et XVIII siècle de Dinan à  Saint-Malo ? La grande maison de gauche malgré par son assise géographique semble être antérieure à sa voisine; elle fut donc construite quelques années après [Une rue avant qu'elle n'existe par définition ne peut pas posséder un "bâti" la jalonnant. Ainsi lorsqu"une rue apparait très tôt un ensemble de maisons alors apparait en son jalonnement, hier, les unes suivant les autres. Quand Christophe Le roux demandera l'autorisation de construire une autre maison il lui sera faite obligation de la construire dans le "prolongement" et "l'alignement" de sa première maison. Ainsi l'ensemble des maisons construites en le bas de l'actuelle rue de la Madeleine ont toutes été construites au XVIII siècle et probablement en le milieu de celui-ci. Cette dite rue de la Madeleine que nous connaissons aujourd'hui, nommée à la fin de ce même siècle, en 1784 : "le grand chemin de Saint-Malo" , fut-elle au regard de cela réalisée dans son tracé actuel que dans le courant de ce même XVIII siècle ? Il faut cependant ne pas oublier que si le bâti apparait ici en bordure de la route que vers la fin du XVIII siècle il est pourtant ici même cité dès l'année 1693 au travers de l'auberge du Lion d'Or celle-ci ayant été toutefois construite plus en retrait et donc au derrière de ce bâti ici regardé. Cela peut-il ici aussi confirmé un tracé initial du grand chemin allant à Saint-Malo différent que celui que nous connaissons aujourd'hui ?] . Edifiée par Christophe le Roux la grande maison possédant entrepôts au RDC sera recueillie par son fils Pierre lequel sera maire de Lanvallay; ces deux "immeubles" au lendemain de la mort de Christophe Le Roux et d'Hélène Salmon appartiendront donc tous deux à une même famille servie par une fratrie Pierre ayant la grande maison et sa soeur Hélène-Thomasse-Perin ayant elle la petite . La grande maison de Gauche, celle qui fut construite par Christophe le Roux père, avait-elle aussi une servitude pour la dite Vallée de Bretagne, mais une servitude plus importante cependant avec un grand passage pour le "gros" du service notamment pour les charrettes à chevaux [la petite servitude de droite, située dans le prolongement du chemin de Lenvay, est peut-être l'amorce de l'ancien grand chemin de Saint-Malo dessinée par Garengeau]. La Vallée de Bretagne aujourd'hui a entièrement perdue la jouissance de ces deux mêmes servitudes ayant de nos jours pour seul accès que l'ancien chemin menant hier à la Fontaine Clairet.  

     

     L'actuelle rue de l'Abbaye, nommée aussi rue de la Baille en la fin du XVII siècle, est la plus vieille rue nommément citée de notre ancienne paroisse de Lanvallay la rue du Four elle apparaissant seulement quelques années après. Au regard de cela la rue de l'Abbaye mérite elle aussi d'être citée ici. L'appellation "baille" est très probablement une déformation du mot Abbaye puisque lorsque viendra ici même à la fin du XVII siècle Dom Floraine, marchand-docteur à la Faculté de la Sorbonne à Paris, il sera dit "Dom Floraine  ancien religieux de la baye de Marmoutier." Le mot "rue" sera utilisé pour la première fois quant à lui dans le seconde moitié du XVII siècle, en 1671, lors de la succession de Jan Lechapelier; ce terme sera ainsi utilisé pour désigner le bâti s'étirant en la rue du Four. Cette association de mots sera ensuite régulièrement repris notamment en 1693 lorsque sera rédigé un acte énumérant l'ensemble des "tenanciers" propriétaires à la Magdelaine du pont à Dinan devant impôt seigneurial pour leurs maisons et jardins respectifs.

    Au XVI siècle, en l'année 1543 exactement, cette voie alors citée pour la première fois n'était pas encore une rue mais était alors un simple chemin nommé "le chemin conduisant à la Croix de Coëtquen". Situé en le prolongement de la rue du faubourg du Jerzual ce chemin non carrossable ne permettait alors aucunement la sortie en la paroisse de Lanvallay des marchandises arrivant au pont à Dinan. Pour permettre cela sera réalisé probablement en la première moitié du XVI siècle l'amorce ou le bas de l'actuelle rue de la Magdelaine laquelle amorce prendra le nom du Chemin-neuf [en 1539 sera en ce chemin neuf citée l'auberge de Tourandel. Au regard de cela le dit cheminneuf dans sa partie basse, partie aujourd'hui implantée entre la dite rue de l'Abbaye et l'actuelle rue Jean Perquis, existait donc déjà en la toute première moitié du XVI siècle. Sorti de cette sortie basse comment remontait-on en la paroisse de Lanvallay au XVI siècle ? Cela se faisait-il par les chemins de servitudes desservant la dite "vallée de Bretagne"  comme semble le démontrer les différents plans militaires établis par l'architecte Garengeau ? Par la présence attestée en 1539 de l'auberge de"Tourandel" le dit "cheminneuf" ne parvenait-il pas déjà sur les hauteurs du plateau Côtissois en la dite année 1539 ? Celui-ci en 1539, si il était, était-il déjà forcément dans son actuel tracé ?]. Sera aussi cité en la dite année 1693 au port de Lanvallay le Talard. L'amorce ou le bas de cette rue ne semble pas avoir eu sa "continuité montante" avant le début du XVII siècle puisque les différents plans de l'architecte militaire Garangeau, plans réalisés vers 1695-1701, nous font tous sortir du quartier du prieuré par les servitudes de l'ancienne "Vallée de Bretagne".                                                                   La rue de l'Abbaye semble avoir connu elle aussi plusieurs "phases d'urbanisme" cette rue ayant possédée en sa partie basse plusieurs maisons à pans de bois dont il reste aujourd'hui, et cela malheureusement, qu'un seul et dernier "exemplaire". La partie haute de la rue semble elle avoir été   "urbanisée" que plus tard, dans le courant du XVIII, puisque ses maisons alors ici présentes, en la dite partie haute, semble toute avoir été  très probablement construites en ce même XVIII siècle. A noter qu'en la partie basse de la rue de l'Abbaye sera  citée en 1671, soit 20 années avant le recensement des tenanciers devant impôts au prieur, le dit chemin de la Fontaine Clairet.  

     

    La rue de l'Abbaye

    Le bâti du prieuré hier et aujourd'hui

     

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Citée au port de Lanvallay, en le prolongement de la rue du Jerzual, sous l'ancien prieuré de Saint-Malo de Dinan, ici est l'amorce de la rue de l'Abbaye, ou de la rue de la Baille; à  gauche l'ancien noble logis de la Cour de Bretagne lequel sera cité à la fin du XVI siècle, en 1598.  Donnant à Occident sur la rue de la Magdeleine cette maison au XVIII siècle, en 1781, sera dite "faisant l'angle de la rue de l'Abbaye et du Chemin-neuf". Ayant été le bien de Jacques Giffart et de Guillemette Této en 1781 ce "logix" sera ensuite entre 1799 au plus tard et 1802 le bien de Julien Merel "marchand de fer" de son état.                                                                                      - A droite une ancienne maison à encorbellement réalisée au plus tard au XVI siècle cela au regard de sa solive unique soutenue par une multitude d'aisseliers en bois. Cette maison longtemps compris deux logements distincts, un au RDC et un au premier étage. Son RDC sera dans la première moitié du XIX siècle un atelier de forge de nombreuses scories ayant été retrouvées en l'infrastructure même du chemin de la "Fontaine Clairet". Cet atelier existera probablement dès le XVII siècle le dit passage Clairet étant lui cité dès l'année 1673 lors de la succession de Jan Lechapelier. La fin du XVIII siècle verra la veuve Follen, alors "épicière",  héritière du dit Julien Merel, occuper les lieux de cette même maison avant que celle-ci échoit à sa propre fille.  Lire ci-dessous un texte consacré à cette maison....Cette maison en 1964 sera le bien de madame Roinel  laquelle la recevra par voie de succession de feu son père ce dernier décédant en 1957.Celui-ci était entré en possession de cette même maison en l'année 1924.  Madame Roinel ci-dessus en la dite année 1964 vendra ce bien à monsieur Philippe Busson toujours propriétaire à ce jour [monsieur Roinel ne semble pas avoir acquis cette maison pour l'habiter puisque ce dernier prendra pour locataires, cela en son étage seulement, madame et monsieur Ramard. Madame Ramard mettre en icelle au monde, cela en l'année 1936, un enfant lequel sera prénommé Claude Ramard. Monsieur Ramard père sera tué à la guerre de 39-45 et devenue veuve madame Ramard déménagera peu de temps après en la rue du "Petit-Fort". Propos recueilli le 20/04/2014 de la bouche même de monsieur Claude Ramard].

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plan daté du 12/06/1964. Acquisition Busson-Roinel

     

     

    Acte partiel d'acquisition Roinel-Busson : Madame Renée-Amélie Roinel, sans profession, épouse de monsieur Felix-Lucien Vellutini, militaire, avec lequel elle demeure rue de la Madeleine...monsieur Philippe-Marcel-René Busson-François, céramiste...Une maison de construction ancienne en pierres et colombages, sous ardoises, ayant au rez de chaussée, une grande pièce et un cellier; au premier étage deux pièces auxquelles on accède par un escalier extérieur de pierres. Grenier au dessus. Petite cour au derrière...Cet immeuble appartient en propre à mesdames veuve Roinel, Bricaud et et Vellutini pour l'avoir recueilli avec d'autres dans la succession de monsieur Auguste-René-Jean-Paul Roinel né à Dinan le vingt trois octobre mil neuf cent quatre...L'immeuble ci-dessus désigné appartenait en propre à monsieur Auguste Roinel au moyen de l'attribution qui lui en a été faite au terme d'un acte passé...le douze mars mil neuf cent cinquante trois... pour l'avoir acquis de madame Marie-Joseph Marchix, sans profession, veuve de monsieur Lemercier, demeurant au vieux pont, commune de Lanvallay...le premier février mil neuf cent vingt quatre. Cette acquisition eut lieu moyennant le prix principal de mille neuf cent cinquante francs...[monsieur Auguste-René-Jean-Paul Roinel sera l'un des nombreux possesseurs  ayant été propriétaires de l'ancienne auberge de l'Ecu. En icelle il tiendra vers 1940 un débit de boisson et un dépôt de sable de mer. La rentabilité de son activité l'incitera à acheter la Cour de Bretagne, bien hier de Robert Remond, ainsi que cette maison à pans de bois ci-dessus vendue par sa fille au dit Philippe Busson. Son petit-fils Maurice Roinel vendra plus tard en 2003 l'ancienne auberge tenu hier par feu son grand-père. Cette auberge aujourd'hui ne possède plus aucun "pas de porte" professionnel].  

     

     

    La rue de l'Abbaye

    Dans le bas de l'amorce de la rue de l'Abbaye, au midi, se trouve être l'ancien noble logis de la Croix-Verte, XVI siècle, lequel fut fortement modifié à la fin du XIX siècle.  Au delà se devine l'amorce de la rue du Four et l'ancienne maison de Jan Lechapelier le lieu ayant été nommé en 1673 le "Carouel" ou le carrefour donnant sur les pavées du faubourg. En icelle professeront Dame Jacquemine Domalain et François Marc son époux celui-ci étant dit "Aubergiste à la Magdelaine" . Lire le chapitre consacré à la grande maison de la Croix-Verte...

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     A gauche et en "fond d'image", édifiée  en pierre de maçonnaille en 1655, la maison nommée "la Cour de Bretagne". Cette maison sera dite en la dite année 1693 : "maison neufve. A gauche l'embas de cette même maison nommée en effet et en 1693 et en 1781: la maison de le Cour de Bretagne. Bien en 1693 de Carize Becheu et de son époux, Guillaume Beauchesne, desservie aussi en la dite année 1693 par le faubourg de la Madelaine, cela via la dite "Cour de Bretagne", elle portera le n° parcellaire 96 sur le premier plan napoléonien de 1811; pour sa matrice cadastrale elle sera alors le bien de François Grignard cordonnier à la Magdeleine.

     

      

    Sur la photographie de gauche, au déport de ces deux maisons l'une au derrière de l'autre, vers orient, le chemin de la Fontaine Clairet "chemin de servitude" cité plusieurs fois depuis 1671 [le caractère de la dite"servitude" de ce chemin sera confirmé par écrit le 17/06/1839 lors de la cession des parts d'indivis propres au cellier assis en le fond de la Cour de Bretagne; affaire Remont : ...une maison située au fond d'une cour ...composée d'un cellier...la dite maison des vendeurs joint du nord le jardin de madame veuve Teto, du midi madame Follen et madame Grignard avec son mur mitoyen, d'orient une ruelle de servitude, d'occident une cour...].      Nommé en 1671 "le chemin au tier" ce chemin sera indirectement cité pour la première fois en la dite année 1671 lors de la dite succession de Jan Lechapelier [...davantage un petit courtil sittué au dessus de la rue de la Baye apelle le courtil Clairette contenant saize coudees de laise joignant dun coste aux heritiers d'Ollivier Girard sieur de la Vallee austre coste le chemin au tier conduisant de la dite rue de la Baye au chemin des croix de Couaquen et d'un bout..]. Ce chemin servait et dessert toujours  la desserte de la "Grande vallée de Bretagne" bien au XVIII siècle, en 1733 exactement, des enfants du feu du noble sieur Asseline sieur du Chemin-Neuf et de la Mare pour certains de ses héritiers [cette grande vallée appartenant donc en la dite année 1671 aux héritiers d'Olivier Girard sera en effet une nouvelle citée en 1733 lors de la vente de la dite "Cour de Bretagne" laquelle fut vendue avec son cellier situé en son fond. Cet acte précise aussi la possession de la maison ci-dessous faite en 1655 et bien en son vivant de Carize Bachu ou Bacheu : ...un cellier en haut de la cour...joignant le tout du dit cellier et grenier d'un coste a maison appartenant aux heritiers de Carize Bachu et du derriere a une vallee appartenant aux enfants de Thomas Asseline...Ce chemin de servitude, le courtil et la dite fontaine Clairet seront tous trois de nouveau cités en 1799 lorsque Julien Merel, alors possesseur du noble logis de la Cour de Bretagne, achètera deux  masures de maisons situées au plus près de son logis en la dite rue de l'Abbaye. Ces deux masures acquises seront aussi assises au plus près de la première maison ici en pans de bois, maison que le sieur Julien Merel semble alors en 1799 avoir aussi déjà en sa possession : ...une masure ou un emplacement de maison situe au coste nord orient de la rue de l'Abbaye dite commune de Lanvallay qui avait autrefois son entre sur la dite rue, contenant d'enfoncement dix huit pieds  ou environ sur treize de laise compris la moitie du mur mitoyen joignant du midi a maison du dit acquereur , du nord a une masure du dit acquereur, d'occident au jardin des enfants mineurs du citoyen Farci et de l'autre part a la dite rue de l'Abbaye...une autre masure de maison situee audit lieu de l'Abbaye faisant l'encoignure du coste vers orient du chemin conduisant a la fontaine de Clairet, contenant environ huit pieds de laise sur quatorze d'enfoncement ou environ , un petit jardin au derriere de cette masure contenant environ douze pieds de laise sur quatre vingt quelques de long joignant la dite masure et jardin, du midi au chemin de la fontaine Clairet, d'occident à la grande rue de l'Abbaye et du nord a orient a l'acquereur... ].  

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Extrait du Registre des Augmentations de 1829 sur plan napoléonien de 1811 implantant avec certitude en le numéro cadastral 97 les masures ou bâtiments que Julien Mérel acheta au plus près de sa maison en la rue de l'Abbaye, au plus près du chemin menant à la fontaine Clairet aussi. Ce registre de fait implante donc le dit chemin Clairet...Ces masures ou bâtiments étaient le bien peu après 1811, avant d'être ceux de Julien Merel, de madame veuve Baron.

     

     

    A gauche la petite maison en laquelle naitra monsieur Claude Ramard en 1936; n° cadastral 91-92 sur le plan napoléonien de 1811 [pour la matrice cadastrale du plan napoléonien de 1811 elle sera alors de bien de la veuve de François Marc].  En plan central le petit escalier desservant depuis toujours le premier étage ou le logement de cette ancienne petite-forge ayant successivement appartenu, cela en en autres, aux XVIII et XIX siècles, au sieur Julien Merel marchand de fer puis à son héritière madame veuve Follen; elle sera ensuite le bien de madame veuve François Marc. Au fond de ce passage, toujours venelle de servitude, une maison réalisée en 1655, année de la réalisation de sa cheminée. Cette maison fut probablement édifiée par Carize Bacheu et son époux, Guillaume Beauchesne, tous deux nommément cités en 1693 "...Guillaume Bauchesne et Carize Becheu uune maison neufve proche nommée la Cour de Bretagne...[ici c'est la cour qui est nommée la Cour de Bretagne et non pas la maison] ; la brique en le fond du foyer est un rajout d'aujourd'hui. Cette maison sera dénommée en 1781, lors de la succession de Guillemette Této, veuve du Jacques Giffard, tous deux possesseurs du noble logis de la Cour de Bretagne, la "maison de la Cour de Bretagne". Elle sera desservie très longtemps aussi par la Cour de Bretagne ayant aujourd'hui perdu cet accès; bien de madame Carize Bacheu ou Bachu cette maison sera en effet citée en 1693 lorsque seront énumérés des tenanciers devant impôt au seigneur prieur du prieuré [Carize Bacheu était ici avec sa soeur Olive propriétaire aussi d'un jardin nommé "le jardin de l'Hôpital". Celui-ci était-il ce qui sera appelé demain "la Vallée de Bretagne" ?]. Au XIX siècle, en 1844, elle sera le bien du sieur François Grignard lequel fut en ce logis "Cordonnier" de son état; elle fut depuis le bien de feus monsieur et de madame Clerc au lendemain de la seconde guerre mondiale, garçon de Café et couturière à Paris. Le chemin Clairet pendant toute la seconde moitié du XX siècle desservira en la dite vallée de Bretagne tout un ensemble de traits ou de micro-jardins la plus part des riverains habitants rue de la Madelaine ayant ici sa propre parcelle de terre louée à l'année; la Vallée de Bretagne pour le "gros" était desservie par une autre servitude beaucoup plus importante laquelle prenait elle naissance en la cour même de l'Hostellerie du Lion d'Or assise elle en le bas de la rue de la Madelaine. Seule reste aujourd'hui en venelle de servitude cette dite venelle dite aux XVII-XVIII siècles "le chemin de la Fontaine Clairet".

     

     

     

    La rue de l'Abbaye

    Pierre de forge à fond plat pour tremper les fers à la sortie de l'enclume

     

     

     La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

    La rue de l'Abbaye. A gauche au delà de ce mur était la cour exigüe de la Grande maison de la Croix-Verte celle-ci contenant en son sein un nombre important de bâtis en effet et cela en plus du cimetière de l'église alors attenant. Ce mur était hier le "pignon " de l'étage d'une grande maison laquelle, assise en la dite cour, possédait son embas "professionnel" en la même cour. L'accès au logement du premier étage se faisait il y a longtemps par la dite rue de l'Abbaye. Encore présente en la première moitié du XX siècle, puisque dessinée par le peintre dinannais "Urvoy" et représentée sur une cartographie, elle avait alors déjà perdu ses accès en la dite rue de l'Abbaye l'ensemble de ses ouvertures ayant été représentées sur cette même cartographie toutes murées. Cette maison au tout début du XVIII siècle, en 1718, aujourd'hui disparue, sera le bien des héritiers du feu sieur Gilles Ruellan de la Fontaine et nommée alors  "la  petite maison de la Croix-Verte".                                                                                                                 A droite et au derrière du mur ici en premier plan se dressait cette même maison; au delà de son emplacement, à droite, s'assoit toujours  le derrière de l'ensemble du bâti de la grande maison de la croix-Verte même si l'un de ses bâtis fut lui partiellement déposé dans sa hauteur. Au delà de cet ensemble était hier le cimetière du prieuré et l'église de celui-ci laquelle église venait elle presque s'appuyer en son "Chevet" sur la dite "petite maison de la Croix-verte". Voir le plan en tête de ce chapitre...Au loin, au dessus de la rivière de Rance, était hier assis au bas moyen-âge le prieuré de Saint-Malo de Dinan.

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche ce qui fut hier le bâti "professionnel" de la grande maison de la Croix-Verte. A gauche en effet l'ancienne porcherie; au delà du lavoir, aujourd'hui murée, l'ancienne grande porte des grandes écuries; face à vous, perpendiculaire aux dites anciennes grandes écuries disparues, se trouve être l'ancienne petite écurie laquelle fut construite à l'emplacement du "transept" de l'église du prieuré qui fut détruite peu après 1792. Au delà à midi dicelle est toujours l'ancienne maison du prieur que nous ne voyons pas ici sur cette photographie; cette grande écurie était aussi desservie par la cour des dépendances de la maison du prieur, cour située au midi de la dite maison du prieur. En premier plan, aujourd'hui gazonné, l'emplacement de l'extrémité sud de l'ancienne petite maison de la Croix-Verte. Sur la photographie de droite, sur les hauteurs, s'aperçoit l'emplacement de l'ancien prieuré de Saint-Malo de Dinan et sa chapelle de St-Joseph elle toujours existante aujourd'hui. Cette chapelle fut ici édifiée au XV siècle lors de la démolition de l'église originelle de ce prieuré. Lire le chapitre consacré à ce prieuré ainsi qu'à son église.

    La rue de l'Abbaye

    Le bas de la rue de l'Abbaye et le viaduc réalisé en 1852. A gauche les ruines d'une ancienne maison qui fut le bien de Pierre Salmon tanneur sur le port de Lanvallay en 1827. Cette ancienne maison entièrement faite de pierres fut édifiée hier en amont d'une maison à pans de bois alors beaucoup plus vieille. Cette maison construite de pierres, d'après la mémoire d'un ancien, s'écroula en le milieu du XX siècle. A droite l'une des autres maisons du dit sieur Pierre Salmon, maison laquelle venait à occident s'appuyer sure la dite "Petite maison de la Croix-Verte". Cette même maison sera ensuite, cela à la fin du XIX siècle, le bien du sieur Guillaume Této.

     

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vers 1930. A gauche et à droite en la rue de l'Abbaye une ancienne maison à pans de bois laquelle aujourd'hui, malheureusement, n'existe plus; à gauche est le dessin de Jean Urvoy. L'encorbellement de celle-ci semble avoir été beaucoup plus important, ou avancé, que la dernière maison à pans de bois encore présente en le bas de cette rue.

     

     

     

    La rue de l'Abbaye

    Aujourd'hui ce même emplacement de maison

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En descendant la rue de l'Abbaye...

     

     

    La rue de l'Abbaye

     

     

    La rue de l'Abbaye

     

    La rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                   

     

    La rue de l'Abbaye

    Lors de sa réhabilitation cette maison reçu deux nouvelles ouvertures au premier étage avant inexistantes auparavant. Pour ce faire l'ossature bois fut partiellement modifiée même si ces mêmes nouvelles ouvertures aujourd'hui semblent toutes deux originelles.

     

    - Contrepoussée au nord/orient par la maison ayant appartenu en 1693 à Carize Bacheu cette maison à pans de bois fut le bien entre 1839 et 1846 de la dite "veuve Follen". Qui était cette dernière ?                                                                                                                                               - Cette maison à pan de bois semble avoir été le bien en 1799 de Julien Merel alors veuf de Jeanne-Nicole Briand. Celui-ci, quelques années après, en l'an 1802, prendra pour nouvelle épouse Marie-Jeanne-Olive Follen née de Pierre Follen et de Anne-Marie Cabaret. Née de Jeanne-Nicole Briand la première femme de son père Jeanne Marie Merel prendra pour époux le propre frère de Marie-Jeanne-Olive Follen cette dernière ayant été la seconde épouse de son propre père.                                                                                                                                           - Charles-Louis Follen, alors frère de la dite Marie-Jeanne-Olive Follen, entrera t-il en la possession de cette même maison par son union contractée avec Jeanne-Marie Merel la fille du dit sieur Julien Merel hier possesseur en 1799 de cette même maison ?  La réponse semble être " un peu plus compliquée" puisque la matrice cadastrale établie ici propriétaire, vers 1820, la veuve de feu monsieur Marc François hier aubergiste en la grande maison de la Croix Verte; cette maison pour ce même acte appartiendant en même temps à ses enfants tous dits "héritiers"...Source : Matrice cadastrale de Lanvallay 1er plan. Comment Dame Jacquemine Domalain, veuve du dit François Marc, dit aubergiste à la Magdelaine, entra t-elle en la possession de cette petite maison à pans de bois ?                                                                        Dame Jacquemine Domalain, la dite veuve de "François Marc et Enfants", semble devoir entrer en la possession de cette petite maison à pans de bois peu de temps après la mort de Julien Merel lequel décéda le 29/12/1812 elle même étant dite veuve le 19/04/1813. En effet cette dernière au lendemain de la mort de son mari mettra en vente par "adjudication" l'auberge de la Grande Croix-Verte" hier tenue par feu son mari le dit sieur François Marc. Lors de cette vente Charles-Louis Follen ci-dessus sera dit "tuteur" des trois enfants mineurs de Dame Jacquemine Domalain...Des liens ainsi unissaient donc et Dame Jacquemine Domalain et Charles-Louis Follen. Charles-Louis Follen à t-il vendu la dite petite maison à pans de bois, bien hier de feu son beau-père et beau-frère, à la dite Jacquemine Domalain afin de permettre à cette dernière de retrouver un toit au lendemain de la vente par "adjudication" de l'auberge hier tenue par feu son époux ? A un moment non déterminer de notre histoire Charles-Louis Follen semble cependant avant 1839 devoir récupérer la petite maison à pans de bois bien hier du père de Jeanne-Marie Merel son épouse. En effet cette même maison à pans de bois sera beaucoup plus tard, le 23/02/1866 exactement, déclarée être le bien de Jeanne-Marie Follen leur propre fille à tous deux cette dernière étant dite en ses murs "rentière" de son état.

    -Charles-Louis Follen sera dit marchand-tanneur et marchand épicier en la paroisse de Lanvallay. Il est fort probable que cette maison qui fut "forge"  fut aussi le siège de cette épicerie laquelle, tout aussi probablement, fut tenue par la femme de Charles-Louis Follen la dite Jeanne-Marie Merel.Cette dernière a t-elle en icelle tenue épicerie au lendemain du départ de la dite Dame Jacquemine Domalain ?                                                                                            - Donc entre  1839 et 1846 cette même maison sera de nouveau le bien de Charles-Louis Follen et Jeanne-Marie Merel son épouse cette dernière étant citée plusieurs fois propriétaire de ce bien et notamment "veuve" en la dite année 1846: ...la dite maison joint du nord le jardin de la veuve Teto, du midi madame veuve Follen et madame Grignard avec mur mitoyen, d'orient une ruelle de servitude et d'occident une cour...sources : acte relatif à l'indivis qui fut appliqué entre 1839 et 1846 sur la maison-cellier situé en le fond de la Cour de Bretagne; affaire Remont. Vente par adjudication de l'auberge de la Croix-Verte; lire ou relire le chapitre consacré à la Grande maison de la Croix-Verte.

                                                                                                                             

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

    XVIII siècle. Anciennes maisons assises au sud/est de la rue de l'Abbaye face à occident et au prieuré. Cet ensemble sera en 1827 l'un des bien de Pierre Folen alors maréchal à la Magdelaine.

     

     

     

     

     

     

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En le haut de la rue de l'Abbaye ces maisons furent construites elles aussi avant1811 présentes qu'elles sont sur le premier plan napoléonien. Elle sont cependant très certainement postérieures aux différents maisons situées en faces et assises à orient tout au long de la rue de l'Abbaye quand on monte celle-ci. Sur la photographie de droite au milieu du XX siècle, vers 1950,  en la maison en premier plan était établi en celle-ci un tonnelier lequel tenait aussi en icelle un atelier de vannage. La petite maison avant celle-ci, ici aux volets verts, était elle aussi en 1827 l'une des maison du dit sieur Pierre Salmon tanneur à la Magdelaine de son état. Les deux maisons récentes situées elles aussi en amont de la précédente elles alors n'existaient pas; ici étaient en 1827 des jardins appartenant au sieur Guillaume Této marchand à la Magdelaine.

     

     

    La rue de l'Abbaye

    Le dessous de l'arche du viaduc enjambant la rue de l'Abbaye. A gauche du pilier se voit une ancienne tour de gué laquelle, du XIII siècle, à pris le nom de l'ancienne tour de Saint-Catherine laquelle fut détruite en 1786 pour la réalisation du nouveau grand-Chemin. Sur le plateau au dessus de celle-ci se dresse la sous-préfecture là ou l'histoire implante le premier château-fort de Dinan. Il ne faut pas confondre celui-ci avec la motte féodale représentée sur la tapisserie de Bayeux  laquelle en vérité était là où Rolland de Dinan, au XII siècle, fera bâtir le château-fort de Léhon.

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le débouché de la rue de l'Abbaye lequel fut probablement réalisé avant la réalisation du Viaduc, dans les premières heures du XVIII siècle, puisqu'il est représenté sur le 1er plan napoléonien de 1811. Toutefois sur les différents  plans de Garangeau, lesquels furent édifiés à la charnière des XVII et XVIII siècles, vers 1695-1700,  ce débouché n'apparait nullement puisque cette très ancienne voie alors toujours "naturelle" est représentant traversant sur une ligne presque rectiligne la dite "vallée de Bretagne". A l'origine ce chemin devait probablement avoir pour principal but la desserte de la dite "vallée de Bretagne" au travers de tout un ensemble de servitudes. Ce débouché naturel probablement aménagé lors de la réalisation du viaduc est-il antérieur à la dite venelle de servitude menant hier, en 1671, et cela au travers de la vallée de Bretagne, à la dite fontaine Clairet ? il confesse debvoire our chacun et de lautre deux sels six deniers monnoie au jour de Saint-Gilles foire a Dinan; savantaige un petit courtil sittue au dessus de la rue de la Baye appelle le courtil Clerette contenant saize coudees de laise joignant dun coste au heritiers d'Ollivier Girard sieur de la Vallee austre coste le chemin au tier conduisant de la dite rue de la Baye au chemin des Croix de Couaquen et dun boult a terre de Mace Douillet...  

     

    La rue de l'AbbayeLa rue de l'Abbaye

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce vieux chemin séculaire cité au XVII siècle "L'Envay" sera dénommé en 1811, sur le premier plan napoléonien: "Le chemin de la Magdeleine au vieux Bourg".

     

    Ci-dessus l'ancestral chemin nommé aujourd'hui "le Mont en Va" lequel, en 1693, sera nommé l'Envay. [Françoise Lesné et enfants deux maisons et deux jardins proches le hault Envay] Ce chemin séculaire desservait il y a très longtemps en quelque sorte lui aussi depuis le pont à Dinan le vieux bourg de la paroisse de Lanvallay mais cela pour son tout petit menu. Ce chemin étant non carrossable le bourg de Lanvallay était alors principalement desservi pour le "gros" par le déjà très vieux chemin venant du château de Dinan ce enjambant la Rance au plus près de l'abbaye de Saint-Magloire de Lehon .                                                                                         L'actuelle dénomination "chemin du mont en Va" tenant son appellation de "l'Envay"  cette dernière appellation plonge probablement son origine dans le mot Lanvallay lui même cela dans le sens où ce chemin menait effectivement en la dite paroisse de Lanvallay. En effet en son amorce sera en 1693  positionnées des maisons et jardins dits proches "de Lenvay".                       Avant la réalisation du Cheminneuf, aujourd'hui rue de la Madelaine, lequel chemin apparaitra lui au tout début du XVI siècle, le cheminement de la rue de l'Abbaye était-il à l'image de ce chemin non carrossable appelé aujourd'hui le Mont en Va ?                                                         Le cheminement de l'actuelle rue de l'Abbaye apparait pour la première fois en 1543 nommé alors en une charte: d’autre coste le chemin de labbaye quel conduist es Croix de Coïsquen. Ce menu "chemin",  alors non carrossable en son étirement, mènera vers orient par sa sortie, et cela probablement dès ses premières heures, en un autre ancestral chemin lui menant en la paroisse de Coëtquen. Ce second chemin naturellement devait probablement s'acheminer dans la continuité linéaire de l'actuel chemin du Mont en Va, continuité sur laquelle sera réalisée l'actuelle rue du Lion d'Or en l'année 1852, alors nouveau chemin enjambant aussi à occident la Rance cela sitôt la terminaison de la réalisation du viaduc de Lanvallay.                             Pour le "menu" seulement le dit "chemin de labbaye quel conduist es Coix de Coisquen" ce dernier menant en 1543 sur la grand-route de Coëtquen, chemin toujours nommé aujourd'hui "rue de l'Abbaye" par ailleurs,  reliera probablement et inlassablement en effet, et cela pendant tout le bas mayen-âge en traversant la "Vallée de Bretagne" , empruntant ses servitudes,  le faubourg du prieuré du Pont à Dinan  à l'ancestrale paroisse de Lanvallay débouchant ainsi au plus près et de la dite "Fontaine Clairet" et du "Haut Envay";  et le prieuré du pont et la ville épiscopale de Saint-Malo de L'Isle ; il en ira aussi ainsi certainement pour la ville épiscopale de Dol.

     

    La rue de l'Abbaye et le jardin de l'Hôpîtal

    Il existe dans la "Vieille Côte" une fontaine ancestrale assise au plus près de l'actuel débouché de la rue de l'Abbaye; cette montée elle aussi ancestrale traverse ce qui fut hier le village des Croix. Faut-il voir au travers de cette rude montée ce qui fut hier le dit chemin conduisant aux Croix de Couaquen ? Faut-il voir aussi en cette très vieille fontaine la dite "fontaine Clairet" ? Cette fontaine fut il y a peu la victime de l'affaissement d'une partie de la vallée la surplombant saccageant ainsi toute sa voute...

     

     

    1693. Les tenanciers de la "rue" de labaye

     

    - La demoiselle des Fontaines Ruellan possède uune maison du costé du midy de la Grande Croix Verte et jardin du prieuré et un jardin au hault de la dite rue [Ici Roberte Charton laquelle épousa Gilles Ruellan sieur des Fontaines. Roberte Charton était la petite-fille de Charlotte Marot et de ce fait l’arrière petite-fille aussi de Robert Charton sieur de la Richardais en Taden. De son vivant Gilles Ruellan fut Notaire royal et Alloué de Plouer].

     - Le sieur Pestel pocede du mesme costé portion de maison et jardin qui fuet a Nicollas Dutertre [fils de Guillaume Dutertre et de Guillemette Busson. Nicolas fut nommé le 31/03/1636 au prieuré de la Magdelaine].   

     - Le sieur dit Beranger Rolland [ Pierre Rolland sieur de Béranger en les Champsgéraux. Il était l'un des neveux de Guillemette Rolland dont la pierre tumulaire est aujourd'hui exposée en le bas de rue de l'Abbaye] uune maison et jardin au boult qui fuet aux Moncoqs.  

     - La ditte veufut Ollive Becheu [ou Olive Bechet. Fille de Yvon Bechet, Bechu, Baschu ou Becheu et de Jeanne Beauchesne, elle fut nommée le 25/06/1625] et Carize Becheu pocede le jardin de lopital [est-ce ici l’ancien prée du prieur situé lui en la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan ? Logiquement cela ne se peut puisque celui-ci était situé de l'autre côté de la Rivière. Ce jardin serait-il l'endroit en lequel fut présente au XIII siècle l'ancienne maladerie ou léproserie ? Si cela était alors cette dite Léproserie aurait été assise au plus près de l'actuelle rue de l'Abbaye au derrière de notre prieuré. L'appellation donnée à ce jardin aurait gardé en ses lettres le souvenir de cette ancienne "léproserie"  la présence de celle-ci étant stipulée en une charte rédigée en 1219]   

                                                                                                                                                                   - Françoise Lesné et enfants deux maisons et deux jardins proches le hault Envay [Fille de Guillaume Lesné né en 1625 et d’Olive Loste ou Lhoste. Son oncle Maurice sera Capitaine ou gouverneur de la ville de Dinan. Cette famille posséda la terre de Pelineuf ou Pelineuc en Lanvallay. La terre du Haut Envay renvoie ici à l’actuel chemin nommé : le Mont en Va. Ce chemin, longeant la Rance, réuni sur la plateau de Lanvallay la dite rue de l’Abbaye et l’ancien bourg de Lanvallay. Nommé Envay ay XVII siècle peut-on faire un rapprochement orthographique entre le terme Envay et le nom de la paroisse de Lanvallay ? ].                              - Monsieur Maingard de la Vallée de Clouges    

     - Les enfans Ollivier Pous et Carize Harel uune maison cellier cour fontaine et petit jardin desrière. 

    - La dite Jullienne Becheu et enfant Pierre Guerin uune maison et jardin desrière

     - Jan Louisse et Anne Forest uune maison cellier et jardin desrière   

     - Le dit François Dubois uune maison qui fuet a Amaury Richeux [la famille Richeux sera pendant plusieurs générations en possession de la terre dite du Lohier, terre située au plus proche de l’église paroissiale de Lanvallay. Le premier possesseur fut Amaury Richeux premier du nom] et jardin desrière. 

     - Jane Pou et fils uune maison et petitte section ou plancher de jardin. 

    - Nicollas Dutertre et enfants deux maisons et jardin desrière [l'une des caractéristiques de la rue de l'Abbaye c'est que chacune de ses maisons possédait une petit jardin en son derrière tous ces jardins étant situés en contrebas de la dite "Vallée de Bretagne". Ces jardins étaient privatifs et non desservis par une servitude. La seule servitude présente ici semble avoir été le seul "chemin de la fontaine clairet", chemin desservant la dite "Vallée de Bretagne"]. 

    - Emmanuel Bregain sieur de Connes pour uune maison qui fuet a Pierre Hamelin

     - Jan Guerin maison et jardin. 

    - Les enfants de Lesnart Douillet (fils de Léonard Douillet et de Pasquière Rebour. Léonard et Pasquière naissent tous deux vers 1580 puisque leur premier enfant nommé Gilles naitra le 20/11/1600. Ce couple aura au moins sept enfants dont Mathurin lequel verra le jour le 03/09/1614. Au regard de la chronologie il est cependant possible que Leonard ci-dessus soit le fils de Léonard et de Pasquière. Lorsque se fera le partage  Lechapellier-Rolland en 1671 le fils de Leonard et de Pasquière, Macé Douillet né le 18/12/1605 pour le nommer, sera en cet acte cité comme étant propriétaire d’un Courtil sis rue de l’Abbaye) un logix jardin et verger desrière.         

    - Les enfants Julien Harel uune maison et petit jardin au hault de la rue [Nés de Julien Harel et son épouse   Yvonne ( ?) Hamelin].                                                                                                            

    - Pierre Lemaugnier une maison qui fuet a François Barbe et jardin en hault de la dite rue.              

    - Monsieur de Prelaute (Percevault) et sa fille pocede la vallée de Clairette [Cette vallée tire son nom de la présence d’une fontaine nommée la Fontaine Clairée. Cette fontaine sera elle aussi citée en 1671 lors du partage des biens Lechapellier-Rolland. Cette vallée était-elle sitée en le prolongement de la dite vallée de Bretagne ? Aujourd'hui en cette vallée, hormis un puits situé en sa partie basse et un second privatif, il n'existe plus aucune fontaine. Toutefois, positionnée en sa partie haute, il existe un endroit en lequel régulièrement il faut faire un rajout de terre le sol en cet endroit de la vallée se creusant toujours. La dite fontaine Clairet était-elle ici en ce même endroit ?] au haut de la dite rue de labbaye savoir sy elle relève du prieuré…voir la veuve du feu sieur de CussillyeLechapellier (Autre orthographe du sieur de Cucillé. Cette famille en 1693 descend de Josselin Lechapellier et de Jeanne Lerenec. Josselin Lechapel(l)ier est le premier sieur de Cucillé cité. Né en 1557 il décédera très âgé, le 25/01/1647. Sieur de Cucillé il sera aussi le possesseur de l’auberge des Trois rois, auberge assise au port de Dinan à droite à la sortie de la rue du Petit-fort. Aujourd’hui à l’emplacement de cette auberge se positionne le départ de la rue du Port, dès la boulangerie passée].                                                                                                                  

    - Margueritte Louvier (?)  Ollive et Claude ...un logis et jardin qui fuet aux Sougnet.                        

    - Jean Goujon un cors et jardin.                                                                                                            

    - Jean Ribau(l)t un cors et jardin.                                                                                                         


     

    La rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLa rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLes petits jardins privatifs de la Vallée de Bretagne

     

     

     

     

     

    La rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLa rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLa Vallée de Bretagne surplombant les ports de Dinan et de Lanvallay.

     

     

     

     

    La rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLa rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserie

     

     

     

     

     

    La rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLa rue de l'Abbaye et l'ancienne léproserieLe noble logis de la Cour de Bretagne et la dite Cour de Bretagne tous deux regardés depuis la dite "Vallée de Bretagne".

     

     

     

     

     

     

     

    Autres tenanciers assis proches du prieuré :

     

    - La maison du Vieux Connant ( ?) sur le quay en la paroisse de Saint-Malo de Dinan apartenant à noble homme de la courbure Aoustin sieur de la Vigne. Coté 372-374 [Laurent Aoustin lequel, né vers 1620, prendra pour épouse Bertranne Legrand. Laurent aura pour père et mère Julien Aoustion et Françoise Cohue Julien ayant été chirurgien de son état. Cette propriété, située au pied du Saut à l’Ane, est voisine de l’ancien moulin de Beaudouin situé 50 mètres en amont, à l’extrémité du quai de Dinan, côté Dinan. Marie-Rose Jan, fille de Marie Aoustin et de Raoul Jan et petite-fille de Laurent ci-dessus sera dite demoiselle de Beaudoin son époux étant Vincent Leroy sr de la Billardais en Taden. Sa sœur Hélène Jan sera l’épouse de Christophe Lesné sr de Pélineuf en Lanvallay. A noter le fait aussi que le dit Raoul Jan ci-dessus était le propre petit-fils de Macé Marot et de Guillemette Rolland sieur et Dame du Cheminneuf dont la pierre tumulaire aujourd’hui est positionnée dans la bas de la rue de l’Abbaye]

    - Julien Oriou et Alaine Bezart la maison du Sault à lasne St-Malo (en la paroisse de St-Malo, aujourd’hui la vallée des Chênes ou la côte surmontant la Courbure) doit le jour de la Chandeleur 3 sols 2 chapons. Cotte 418.

    - Antoine Bouzin la somme pour le clos au Prieur jadis [peut-être la "Prée du prieur"] les Petits champs Jehanne. 1 boisseau de froment 1 chapon. Coté 160.                                               

     - Juliette Bécheu veuve Pierre Guerin oultre les 12 sols boisseaux pour la Vallée terre cy dessus doit en sols de terre de 10 seillons à la Mainette un boisseau de froment.                                           

    - Alain Labbé demeurant au village de Réhanet en Lanvalay.

     

     


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  •  En la vicomté du Poudouvre...

     

    Avant ci-dessous pour info et en PDF  l'ouvrage ou le mémoire de monsieur Louis Ollivier...

     

     

     1140 - 1200

    Apparition et citation du moulin et terre de Quencombre

     

    "Mathieu fils d'Alain le Roux" et Eudes de Lanvallei

     et Radulfii de Quoyquien ou de Coëtquen

     

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    Note rajoutée le 18/01/2018

     

    Le moulin du Prat aujourd'hui en la Vicomté sur Rance, hier en Pleudihen, , relevant pendant moults siècles de la seigneurie de la Bellière, fut nommé en un acte écrit en 1608 "les moulins du Perray.  Voir acte ci-dessous.                                                                                                               Pour les Rufus, cela pour reprendre l'hypothèse d'une éventuelle descendance de Riwallon Rufus ou le Roux frère de Geoffroy 1er de Dinan :

    En Pleudihen, terre sur laquelle les seigneurs de Coëtquen demain seront aussi possessionnés, terre sur laquelle il y a le port Josselin, il y a la dite terre et le moulin de Quincombre lesquels, vers 1200, seront en effet confirmés comme "possession du prieuré du pont à Dinan" par Mathieu dit fils d'Alain Rufus.  [sur cette même terre sera édifié plus tard le château dit de Quincoubre lequel sera au tout début du XIX  siècle le bien de "noble homme" René-Jacques Bernard de la Ponthaye lequel, décédé en 1805 en sa maison sise rue du Jerzual à Dinan,  1er maire de Peudihen dès 1790-93 en fera don à deux acadiens tous deux alors présents à Pleudihen en son dit château hier hérité en 1789.  Sources : De Daniel Brandilly : L'affaire Boudrot, de Pleudihen à Dinan, histoire d'un hértitage en 1805. Voir ci-dessous la représentation de ce château lequel fait toujours face aujourd'hui au dit moulin du Prat. Ce don sera fait en faveur notamment de monsieur Armand Boudrot de son statut "domestique " du dit René-Jacques Bernard. Ce don sera ensuite contesté par les deux héritières du dit Jacques-René Bernard à savoir  Françoise et Marguerite Bernard cette dernière étant alors veuve du dit sieur Dubreil du Chalonge. Au travers du dit "René-Bernard de la Ponthaye, celui ayant été par sa mère Marie Emangeart héritié par celle-ci le nouveau propriétaire de c château,  il nous faut  simplement lire : monsieur René-Jacques Bernard, sieur de la Pont-Haye Bernard étant ainsi le "patronyme" de ce dernier. Doit-on voir au travers de la dite terre de la Pont-Haye ci-dessus citée  la terre du même nom celle-ci étant elle assise en Plouer ? Le château premier ou originel, remplacé par celui qui est toujours aujourd'hui présent, fut cité dès la fin du XVII siècle, en 1595 exactement l'année de son décès, comme étant le bien personnel de noble homme Jehan Ledean de son vivant époux de Lorande Agan Dame de la Pichonais ce dit Jehan ayant été pour la métairie de Quincombre "sous-fermier" aurpès du prieuré du pont à Dinan alors "possesseur" de la dite métairie. Cette noble famille possèdera ce même château "originel" pendant 3 génération cela jusqu'en l'année 1683, année du décès de noble homme Julien Ledean époux de Demoiselle Anne Salmon. Au XIX siècle madame Bodinier née Baudrot, héritière de feu Armand Boudrot ci-dessus cité, transmettra ensuite ce dit château à monsieur Henry Marion époux de N.de Boismenu.] Ce dernier voit le jour vers 1130-40 puisque son dit fils Mathieu, né lui vers 1160-70, confirmera vers l'âge de 30 ans la dites seigneurie de Quincoubre au dit prieuré du Pont. Cette terre est toujours assise en face de l'ancienne seigneurie de la Bellière laquelle, au XIII siècle, sera le bien de Raoul de Dinan seigneur puisné vicomte du Poudouvre [en la fin du Haut Moyen-âge, lors de la grande émigration ayant emmenée en notre Petite Bretagne tous nos saints évangélisateurs, cela bien avant la naissance de la seigneurie des seigneurs de Dol, à l'est de notre dite Bretagne, 3 pagus originels se présentaient accueillant tous ces saints hommes sus-mentionnés. Ainsi, au delà du Pays du Tréguier, entre la rivière de l'Arguenon et la rivière de la Rance, s'étirait  le pagus de Poudouvre lequel en effet était délimité d'ouest en est par ces deux rivières. Lors du démembrement au XI siècle de la puissante Vicomté d'Alet, souche des seigneurs de Dinan et de Dol notamment,  en ces terres du Poudouvre sera érigée une nouvelle vicomté nommée quant à elle : la Vicomté du Poudouvre. Cette nouvelle vicomté, probablement établi pour le père par nous inconnu de Brient père d'Alain, ayant probablement pour première cité  Saint-Enogat aujourd'hui le quartier historique de Dinard, ville assise proche de Pleurtuit, sera pour la première fois citée en une charte en 1184 cela au travers de la personne du dit Alain fils de Brient de son vivant dit "héritier des premiers vicomtes du Poudouvre" .  L'assise géographique de cette "vicomté reste cependant il est vrai aujourd'hui toujours imprécise puisque en effet certains actes écrits dont notamment celui de la "grande réformation de 1513" cela au travers effectivement au travers de la parole portée par Françoise du Chastel, l'assoit eux géographiquement en la paroisse de Pleurtuit, Il ne faut pas oublier que la Doyenné du Poudouvre jusqu'à la Révolution, ayant parmi ses différentes paroisses Pleurtuit, Langrollay etc avait pour première paroisse Saint-Enogat". Quand est-il alors exactement ?   Y a t-il pu y avoir "amalgame ou confusion géographique" ? Au regard de la déclaration en 1513 de la dite Françoise du Chastel, au regard de cet autre acte lui rédigé en l'année 1637, acte décrivant les biens du vicomte de Dinan Claude de Boiseon , ne peut-on en effet penser que la seigneurie première de Poudouvre avait effectivement pour assise géographique la dite paroisse de Pleurtuit ?  Y a-il pu y avoir aussi une confusion née de l'existence même au XVI  de Charles Chauchard lequel, cité en la paroisse de Pleurtuit en 1513, apparaît à la dite Grande Réformation, et l'existence même de son descendant Noël Chauchard lequel, seigneur de la Vicomté, lui sera en la seconde partie du XVII siècle possesseur du manoir de la vicomté en Saint-Enogat ?  Geoffroy fils du dit Alain sera quant à lui à l'origine de la seigneurie du Plessix-Balusson; il prendra pour épouse une noble Dame née au sein de la famille héréditaires des sénéchaux de Dol fille qu'elle était de Alain fils de Jordan tous deux sénéchaux héréditaires de Dol. Nous pensons en effet que la ville première de cette dite vicomté de Poudouvre était en effet en Saint-Enogat proche qu'était cette ville de l'ancienne cité d'Alet celle-ci étirant sa propre juridiction sur tout l'actuelle région du Clos Poulet ou pays d'Alet. D'ailleurs certains actes anciens rédigés au XV siècle propres à cette cité  présentent en leurs lignes écrites les vestiges, alors en ce même lieu ici présents, d'un très vieux chastel nommé : la Motte au vicomte ou la Motte Poudouvre. Alain fils de Brient, père du dit Geoffroy seigneur de Baluçon ou de Plessix-Balusson, de son vivant  Alain dit "héritier des premiers vicomtes de Poudouvre", ne semble pas devoir transmettre la dite vicomté du Poudouvre à son dit fils Geoffroy puisque ce sera Muliel, ou Muriel sa soeur  ou sa parente, qui par son union établie avec Geoffroy II de Dinan transmettra au sein de cette même famille la dite Vicomté de Poudouvre. Alain fils de Brient en effet, tout en étant dit "héritier des premiers vicomte du Poudouvre, ne transmis point en effet cette même vicomté à son fils Geoffroy. Pourquoi cela ?  Il semble bien que ce fait soit dû au fait que sont dit père Brient était probablement "fils puisné" de son propre père alors vicomte du Poudouvre. En effet l'acte qui relate son "ascendance" avec les vicomte du Poudouvre ne le dit aucunement "vicomte du Poudouvre [[don de mes ancestres les vicomtes du Poudouvre...]. D'ailleurs Rolland de Dinan le propre  petit-fils de ladite Muriel, lui voyant le jour vers 1180, ne sera t'il pas  de son vivant présenté comme étant seigneur de Dinan-Montafilan vicomte du Poudouvre ? Plus tard au XIII siècle, né vers 1250, Raoul II de Dinan, époux de Phelippe de la Bellière, petit-fils du dit Rolland cité ci-dessus, juveigneur des seigneurs de Dinan mais héritier de la dite vicomté du Poudouvre, délaissera le vieux chastel de la Motte Poudouvre établi en Saint-Enogat pour s'établir de l'autre côté de la Rance en la paroisse de Pleudihen, paroisse relevant alors du Rathel, puisqu'il fera bastir en cette terre ancestrale une nouvelle demeure seigneuriale qu'il fera nommé la Bellière. La terre de la Bellière deviendra ainsi le nouveau siège de la Vicomté du Poudouvre laquelle, demain, prendra pour nouveau nom la Vicomté de Dinan.  Ce titre de "vicomté de Dinan" était surtout  "qu' honorifique" puisque la véritable"vicomté de Dinan", bien hier de Gervaise de Dinan, était alors déposée entre les mains et de la maison ducale de Bretagne et en les mains du seigneur d'Avaugour  puisque celui-ci  avait pour aïeule la dite Gervaise de Dinan.  Ce nouveau titre  "honorifique" dit de la "Vicomté de Dinan" Raoul semble devoir l'obtenir de par sa naissance d'enfant "puisné". Pourquoi Raoul de Dinan agira ainsi en se présentant comme étant le"vicomte de Dinan"  avant toute chose  lui qui était de par sa naissance dépositaire de la dite vicomté du Poudouvre ? L'historien breton Du Paz dans ses écrits ne le présentera jamais sous ces 2 titres, celui de vicomte du Poudouvre et  celui de Vicomte de Dinan mais toujours sous celui de "Vicomte de la Bellière". Prenant en sa nouvelle terre seigneuriale de la Bellière le titre de "Vicomte de Dinan" Raoul ne délaissa t-il pas le titre de "Vicomte du Poudouvre" au regard du fait que sa nouvelle demeure ou terre seigneuriale était maintenant située en le pays du Rathel ? En effet le nouveau siège de sa dite vicomté du Poudouvre, assis en les terres paroissiales de Pleudihen,  ne relevait plus du "Poudouvre" géographique originelle puisque les dites terres de la Bellière étaient en effet elles assises de l'autre costé de la rivière de Rance cela en l'ancien pagus Racter nommé au XII siècle : le Rathel. Le  Pagus de Racter, pays assez mal défini, assis entre la dite rivière de la Rance et la rivière du Couesnon, semble avoir eu pour point central l'ancienne cité de Plerguer proche de la puissance cité de Chasteauneuf de la Noë délimité qu'était ce pagus en son nord par le dit Pays d'Alet et en son est par les anciens marais de Dol tous proches de la ville seigneuriale de Dol; sa limite en son sud est plus incertaine. Toutefois les paroisses de Pleudihen, de Lanvallay, de Saint-Solen, de Tressaint, d'Evran pour ne citer que celles-ci, toutes situées en son dit sud, faisaient toutes parties au moyen-age du dit Rathel ancien pagus du Racter. D'ailleurs au moyen-âge la plus part des procès judiciaires de Lanvallay furent défendus devant la Cour de Justice de la dite cité de Chasteauneuf de la Noë] Alain le Roux, "seigneur initial de Quincoubre", naissant vers 1130-1140, est donc le contemporain de William 1er de Lanvalei. Né vers 1250 Raoul de Coëtquen au XIII siècle sera lui, en une charte rédigée le 23/03/1292, dit "seigneur de Quincoubre"; son fils un peu plus tard sera confié au tutorat de Renaut de Lanvallay [Alain le Roux né vers 1140, père du dit Mathieu, offrit donc au tout jeune prieuré du Pont à Dinan assis en la paroisse de Lanvallay ses dites terres de Quincombre toujours assises aujourd'hui en face des anciennes terres seigneuriales de la Bellière. A ce titre était-il aussi possesseur de ces dites terres de la Bellière lesquelles vers 1250 devinrent biens seigneuriaux de Raoul jouveigneur des seigneurs de Dinan ?  A ce même titre ne doit t-on pas voir au travers du dit Alain le Roux le bisaïel de la dite Phelippe épouse du dit Raoul jouveigneur de Dinan ?] Ma question ce soir  est la suivante: Quincoubre, terre offerte au dit prieuré du pont à Dinan par Alain Rufus, n'aurait-elle pas pu avoir au travers du dit Alain le Roux, son premier seigneur cité,  un autre fils de notre dit Alain Boterel fils d'Aimeric puisque certains historiens prêtent à Alain Boterel  fils d'Aimerici d'autres enfants que Guillaume et William de Lanvalei ? [[Si Alain le Roux père de Mathieu, possesseur ici de la dite terre de Quicombre , devait être le même personnage que Alain fils de Brient, héritier des premiers seigneurs du Poudouvre, ne devrait-on pas devoir voir alors, au travers du dit Brient, un frère supposé d'Alain fils d'Henri ou d'Aimerici Boterel  souche des seigneurs de Lanvallei ? Si cela était alors il nous faudrait voir au travers du dit Aimeric fils de Geoffroy Boterel, ce même Geoffroy ayant été de son vivant "comte de Bretagne, le premier vicomte du Poudouvre..Reprendre ci-dessous l'arbre de généalogie proposé...Additif du 06/02/2018. La vicomté du Poudouvre aurait alors été établie par Geoffroy Boterel lui-même lequel, mort en Dol de Bretagne, a été de son vivant  "comte de Bretagne"]  Cela si nous retenons bien sur comme critères premiers et la transmission du prénom Alain et le qualificatif de "Rufus" . Ainsi, dans cette proposition, Alain Rufus, premier seigneur de Quincoubre cité,  serait le fils d'Alain Boterel fils d'Aimeric premier seigneur de Lanvalei; il serait de ce fait frère de Guillaume [William 1er de Lanvalei] et de Raoul de Lanvalei et par sa mère, née éventuellement de Riwallon de Dinan dit le Roux [notre travail nous a amené en effet à envisager la possibilité que Alain fils de Henry, Alain étant ici le père attesté de William 1er de Lanvalei, a pu effectivement prendre pour épouse une enfant inconnue à ce jour née du dit Riwallon le Roux, enfant héritière par son père de terres assises au dela du pont de Dinan, terres aujourd'hui assises en  Lanvallay également le petit-fils du dit Riwallon le Roux Riwallon  celui-ci ayant été de son vivant possesseur de terres aujourd'hui assises en Lanvallay

     

     

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    La Pierre de la Rance

     Aux alentours de l'an 1200, probablement peu avant, Mathieu fils d'Alain le Roux confirmera au prieuré du pont à Dinan la possession du moulin de Quencombre et la possession aussi des terres l'accompagnant, bien foncier dont les terres, depuis le XIII siècle, sont assises en la paroisse de Pleudihen . Cette possession, née d'une donation faite hier par feus ses ancestres, fut peut-être à l'origine d'un droit d'arrérages lequel, au XVII siècle, se percevait encore pour tous les bateaux arrivant au port de Dinan et naviguant entre le dit pont de Dinan et la Pierre de Rance toute cette étendue d'eau relevant de ce fait des biens du dit prieuré du Pont. Où était cette dite "Pierre de Rance" ? Etait-elle située au plus près des dites terres de Quencombre cela face au noble château de la Bellière lequel, bien des puissants vicomtes de Dinan, apparaitra lui qu'au début du XIV siècle ? Un acte de dénombrement réalisé vers 1660 assoit cette "Pierre de Rance entre la Ville de Saint-Malo et le dit pont à Dinan. Proche du moulin du Prat [l'appellation du moulin du Prat plongerait son origine en le mot "pierre" Prat étant éventuellement la déformation du mot  "pierre". Ainsi le moulin du Prat aurait pour véritable signification "le moulin de la pierre"], moulin hier bien du dit château de la Bellière, se trouve de nos jour toujours la très belle grève de "Morgrève", toujours très belle malgré le fait qu'elle soit à jamais très envasée par la réalisation même du barrage marémotrice de la Rance. De mémoire d'anciens il y avait ici même hier deux grandes pierres lesquelles, nommées respectivement Pierre de Saint-Malo et Pierre de Dinan, servaient depuis des temps très reculés à "positionner " en la déterminant la hauteur d'eau de la mer ici alors présente lors des marées montantes. Quand les dites pierres étaient toutes deux immergées les bateliers savaient ainsi pouvoir remonter par la rivière au pont à Dinan l'eau étant alors suffisamment assez profonde. Faut-il voir en ces deux Pierres la dite Pierre de Rance délimitant la partie de la rivière relevant du dit prieuré du Pont, pierre donc citée vers 1660 ? Cette dernière pouvait-elle toutefois être située beaucoup plus en amont, plus proche de la cité de Saint-Malo ou de la ville de Dinard  étendant de ce fait d'autant plus la dite zone fluviale relevant de notre prieuré du Pont à Dinan ? Voici comment fut positionnée en 1803, en l'an XI de la République française, la "Pierre de la Rance" par  Louis de Grandpré lequel écrivit son "Dictionnaire universel de géographie maritime : ...La rade de Saint-Malo n'est qu'un canal étroit et curé, sur lequel les ancres n'ont pas d'abord une excellente tenue; il leur faut un peu de hal pour s'assurer. A cet inconvénient il s'en joint au autre, c'est celui de la pierre de la Rance, autrement nommé pierre aux Normands. Cette pierre est le travers de la pointe du Moulinet . On est dessus quand on tient cette pointe par la Corbière, et Bizeul ouvert par la pointe de Béchard. Elle découvre au bas de l'eau dans les très grande marée... L'estuaire de la Rance avant la réalisation du barrage marémotrice remontait jusqu'au port de Dinan en lequel d'ailleurs les fortes marées remontaient aussi. La zone "fluviale-maritime" soumise à la juridiction du prieuré du pont, du vivant de ce dernier, cela via ses arrérages droits d'encrages probablement, semble donc bien avoir été étendue du dit port de Dinan à la pointe de Dinard nommé aujourd'hui "la pointe du Moulinet". Cette zone en laquelle s'appliquait les droits fiscaux du prieuré du pont à Dinan dépassait donc de loin la propre limite géographique de la paroisse de Pleudihen et celle de son moulin de Quencombre bien du dit prieuré peu avant la fin du XII siècle.  Cela est vrai bien sur si la dite Pierre de la Rance citée vers 1660 en un acte de dénombrement est bien la même "Pierre de la Rance " présente elle en la dite pointe du Moulinet et positionnée en ce même point géographique en 1803 par Louis Degrandpré

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    Ci-dessus plan et extrait du plan de Cassini; deuxième moitié du XVII siècle. Implantation de la dite "Pierre de la Rance" aujourd'hui Pointe du moulinet. Extrait très aimablement envoyé par Mr Jean-Luc Cottain  par son rôle "président" de l'association du Moulin du Prat.

     

     

     

     1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    Ci-dessus l'image partielle de  l' "essai de généalogie  du Poudouvre et de la Bellière

     

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    Premièrement

    Vers 1100

    Apparition des seigneuries de Taden et de Plouer en la jeune Vicomté du Poudouvre

     

    La seigneurie de Plouer apparait très tôt dans l'histoire de la région proche de Dinan puisque Bressel de Plouer, père de Robert vicaire de Plouer [ego Robertus vicarius de Plouernio], cela en tant que tel, lui voit le jour vers 1030-1040 à la même époque qu'Olivier 1er de Dinan le propre fils de Josselin ou Goscelinus de Dinan. Robert de Ploer "vicaire de Plouernio" , le fils de Bressel de Plouer, devait être un seigneur puissant puisqu'il était possesseur en Saint-Malo de l'Isle d'une terre étendue allant de la porte de la ville d'Aleth au cimetière de Saint-Servant, cela loin de ses terres paternelles en l'actuelle ville de Plouer sur Rance. Bressel son père de son vivant fut-il lui aussi "vicaire de Plouer" ? De qui Robert était-il le petit-fils ? Comment entra t-il en possession de cette terre située au plus près de la dite porte d'Aleth laquelle demain sera nommée Saint-Malo ?   Son père Bressel, seigneur en Plouer, était-il déjà en les murs d'Aleth un seigneur puissant et reconnu ? Bressel était-il le fils d'un parent proche de Guegon le Vicaire d'Aleth ce dernier ayant eu pour père Hehradi ou bien lui même prit-il lui pour femme une soeur de Guégon ?  [ou Herbadi autre forme d'écriture de Hehradi. le Vicaire :  Mot servant à désigner une fonction officielle de "remplaçant" de N. Ou ici : Guegon le remplaçant  ou le "représentant de N. Le Vicaire ou le "voyer" en son vicaria représentait en effet légitimement le seigneur d'un lieu. Cette charge seigneuriale était "souvent" elle aussi transmise héréditairement. Guegon en Aleth était-il un proche de  Hamon dit le "vicomte" et de ce fait neveu  aussi de Josselin de Dinan ? Guegon fera ce ou ces dons à l'église de Saint-Pierre d'Aleth en pardon de ses crimes sacrilèges commis. Il sera de par sa fonction le "voyer" du vicomte chargé par Hamon le vicomte, le propre frère de Josselin de Dinan, d'appliquer en Aleth la justice] . Guegon en 1098 donna à l'église de Saint-Pierre d'Aleth, ainsi qu' à son évêque, des dimes lui appartenant en la dite ville d'Aleth ainsi qu'une terre proche de l'église pour la construction du cimetière d'icelle. Au nom de cette "donation" Guégon était-il de ce fait un petit-fils ou parent proche de Hamon le Vicomte le propre frère du dit Josselin de Dinan ? Son père, le dit "Herbadi ", était-il, lui même, fils du dit Hamon le Vicomte alors seigneur d'Alet ? La réponse à ces deux questions reste aujourd'hui très incertaine même si la charte relatant la "pénitence" de Guegon et le don qui s'en suivi concerne elle aussi cette terre sur laquelle en effet sera construit le cimetière de l'église de Saint-Pierre d'Aleth... Il est en effet possible que Bressel pris pour épouse une parente très proche de Guégon, la propre soeur de celui-ci peut-être,  cela pouvant, il nous semble, expliquer la possession de cette dite terre laquelle très peu de temps après sera en effet le bien propre de Robert de Ploer son fils [Parce que sa nature était ainsi Guegon essayera un peu plus tard de reprendre une partie des dîmes de la terre que Robert fils de Bresel avait offert à Saint-Pierre d'Aleth terre laquelle hier était en la sienne. Cette information nous laisse donc penser que des liens de parenté "certains" ont  uni Robert à Guegon puisque Robert recevra lui même en effet cette terre avant d'en faire don]. Cette terre elle aussi était  donc assise en Aleth; Bressel possédera également d'autres terres,  biens du dit Guégon, ce fait étant d'ailleurs attesté par une charte de Saint-Michel de Tombelaine citant Bressel père de Robert de Ploer rappelons le [Guegon fils de Herbadi et Robert fils de Bressel étaient-ils tous deux de la même génération ? Ils seront tous deux également cités en une charte de Saint-Michel de Tombe ou de Tombelaine  l'ile première originelle laquelle donnera naissance au Mont-Saint-Michel, ile située en face de celui-ci. En sa qualité de "Vicaire" Guegon semble avoir eu pour rôle de faire appliquer au nom du vicomte la justice le "vicaria" ayant été elle aussi quelques fois une "charge" héréditaire et cela à l'image de la charge de "sénéchal" de Dol laquelle sera transmise au sein de la famille seigneuriale issue de Flaad fils de Alan cela pendant plusieurs générations. Comment Robert fils de Bressel devint-il lui vicaire de Plouer ? Comment fut-il à l'origine des seigneurs de Plouer ? Si Bressel ne prit pas pour "femme" une soeur de Guegon Robert son fils, ancestre des seigneurs de Plouer, ne trouva t-il pas ses propres origines dans celles de Haimon le Vicomte ?  Charte de la donation de Robert fils de Bresel de Plouer Notum sit, tam futurae, quam praesenti generationi, hanc scripturam legenti vel audienti, Robertum filium Bressel de Ploierno, pro salute animae sua et filii sui Ingandi, atque uxoris sue E. et omnium parentum suorum, in elemosinam perpetuam Beato Petro civitatis Aleth, atque ejus Episcopo nomine Benedicto, qui tunc ecclesiam Aletensem regebat, ejusque successoribus , dedisse quandam terra juxta praefatae urbis portam, Sancti Servatii cimiterium sitam, quam hereditario jure a Vicario nomine Wigono libere tenebat, eo videlicet tenore, ut ipse ipsius que successores omnium supradictae Ecclesiae beneficiorum in perpetuam participes maneant, cunctique Episcopatus. Cunctique Episcopatus illius ecclesiarum ejus memoria perennis fiat; et quando ad finem pervenerit, ejus corpus pro alterius crimine inhumatum non existat, quod ne temporum prolixitate, seu succesorum livore corrumpi valeat, scripti memoriae commendavimus. Ejus rei sunt testes ipse Benedictus Episcopus, qui de manu Roberti hanc elemosinam suscepit, fraterque ipsuis, Eudo videlicet monachus, et Winhenocus, Boistardus presbiter, Evenus presbyter de Dinan, Simon et Lucas capelani, Hamon presbyter de Ploerno, Willelmus de Melbraïs, Judicael Talvagu, Tenet medicus, aliique. Ut igitur hoc donum inconvulsum, magisque confirmatum existat, ipse Robertus, ejusdem filius Hingandus, haec signa manibus propriis fecerunt. Signum Roberti, Signum Hingandi. Quicumque hanc elemosynam infringere, vel auferre praedictae ecclesiae tentaverit, a liminibus Sanctae Dei Ecclesiae separatus sit, nisi ad emendationem canonicam venerit. Traduction personnelle : Que l'on sache, tant pour le futur que pour la génération présente, par cet écrit lu ou entendu, que Robert fils de Bressel de Plouer, pour le salut de son âme et celle de son fils Hingand et celle de sa femme E. et celles de tous ses parents, en aumosnes perpétuelles à Saint-Pierre en la cité d'Aleth, et à son évêque nommé Benoit, qui gouverne l'église d'Aleth, à ses successeurs, donne certaines terres proches de la porte de la ville susmentionnée où est situé le cimetière de Saint-Servan que par droit d'hérédité le Vicaire nommé Guigon librement tient, en raison de cette condition il a dit que tous ses successeurs partageront en perpétuité les avantages de la susdite église, et tout l'episcopat de l'église [avec tout l’episcopat de l’église] pour que sa mémoire soit pérennisée, et pour que la fin arrivée que son corps pour ses crimes ne reste pas longtemps sans sépulture, ou ceux de ses successeurs qui pourraient êtres corrompus par le pouvoir ; que soit ainsi écrit la recommandation de sa mémoire. De cela sont témoins l'évêque lui même, Robert de la main duquel il reçut cette aumosne, lui et son frère, à savoir le moine Eudes ["lui" désigne probablement ici l'évêque Benoit et non pas Robert fils de Bressel qui lui est déjà cité en tant que "témoin" en cette même phrase. Eudes, moine, serait-donc le frère de Benoit évêque d'Aleth], et Winhenocus, Boistardus prestre ,Even prestre de Dinan, Simon et Luc chapelains, Hamon prestre de Plouer, Guillaume de Melbraïs, Judicael Talva, Tenet médecin, et d'autres. Alors pour ce don volontaire de plus ont confirmé son existence, Robert lui même, le même fils Hingand, qui ont signé de leur propre main, signe Robert, signe Hingand. Quiconque interrompra cette aumosne, ou tentera de la prendre à la dite église, qu'il soit séparé du seuil de la sainte Eglise de Dieu, sauf si l'amendement vient du Canon [sauf s'il obtient le pardon canonique] . Titre du mont-Saint-Michel. Vivant cependant en même temps que Robert de Plouer fils de Bressel Guegon refusera de ratifier le don que fera Robert de Plouer à l'église de Saint-Pierre d'Aleth, don relatif à un champ assis au plus près de l'église, entre la porte d'Aleth et le cimetière de Saint-Servan aujourd'hui recouvert par l'actuel parvis de l'église. En agissant plus injustement Guegon s'accaparera un peu plus tard des 2/3 de la dîme propre aux revenus de ce terrain. Plus encore, en présence de son propre frère, Hamon, Guegon enfoncera un jour la porte de la dite église de Saint-Pierre afin de pouvoir piller les troncs de la dite église dont l'argent était destiné aux pauvres. Benoit, évesque d'Aleth, prononcera une excommunication  à l'encontre des deux frères ces derniers étant alors dans l'obligation de faire amende honorable. Nous voyons donc encore  très bien ici l'importance de l'étude des chartes originelles  Notum sit, tam praesentibus quam futuris hominus, quam emendationem fecerit Guegonus Vicarius Herhadi filius...super tanti sacrilegii crimine...concessit enim totam terram liberam absque aliqua calumniain perpetuum, quam prius dederat Robertus Bresselli filius in eleemosynam Episcopo Benedicto et omnibus successoribus sibi Episcopis...Praeter hoc etiam dedit ipse Guegonus et frater ejus Haimo Ecclesiae Sancti-Petri et Episcopis ejus in eleemosynam perpetuam duas partes decimae praefatae terrae, quas in manu sua tenebant, dedit quoque Episcopo in eleemosynam ipse Guegonus duas parres decimae carrucae suae, concessit etaim fieri cimiterium de una corda juxta Ecclesiam in terrasua. Super his itaque omnibus sunt his testes...  traduction : Que tous sachent aujourd'hui et demain comment Guegonus le vicaire fils de Herhadi s'est amélioré... sur le grand crime sacrilège...accorde en aumosnes toutes les terres libérées perpétuellement sans aucune calomnie que avant Robert fils de Bressel avait donné en aumosnes à Benoist évesque et à tous les successeurs évesques...en plus ont donné aussi Guegonus et son frère Hamon à l'église de Saint-Pierre et à son évesque en dimes perpétuelles deux parties des terres précitées qu'ils tenaient en leurs mains; le Guegonus a donné à l'évesque deux dîmes sur ses équipements, il a concédé encore une corde sur la terre du cimetière joignant l'église. Ont tous été témoins...   

    Ex codice Saint-Michaelis de Tumba. Notum sit tam praesentibus quam futuris hominibus, quam emendationem fecerit, Guegonus vicarius Hersadi filius, super infractura ecclesiae B.Petri Alethensis, quam in diebus sanctae quadragesimae intra ipsam ecclesiam facere praesumpsit anno ab incarnatione domini MXCVIII. Cum itaque in subsequenti aestate divino judicio plaga in capite esset vulneratus, et inde timeret mori, vocaus et obnixe per nuncios deprecans praesulem praesatae ecclesiae, Benetictum nomine, qui tunc forte apud Saint-Maclovium de insula morabatur, ut ad se visitandum veniret, et super tanti sacrilegii crimine quod in deum  et praedictam ecclesiam exercuerat, emendationem suam Reciperet. Cum in primis venire contemueret, tandem ad cum venit, plorans igitur peccatum suum, ab eo et a presbyteris secum adstantibus confessionem canonicam suscepit, subea, conditione : ut omnia quae rapuerat in praedicta ecclesia et pauperibus abstulerat in proximo redderet, et arma non ferret, nisi cum consilio et licencia episcopi. Ecclesiae vero Aletensi B.Petri hoc modo satisfecit, concessit enim totam terram liberam absque aliqua calumnia in perpetuum, quam prius dederat Rotbertus Breseli filius in elemosynam Episcopo Benedicto et omnibus successoribus sibi Episcopis; investiens Episcopum de hoc per virgam ejus pastoralem. Praeter hoc etiam dedit ipse Guegonus, et frater Haymo, Ecclesiae B.Petri et episcopis ejus in elemosynam perpetuam duas partes decimae praefatae terrae quas in manu sua tenebant. Dedit quoque episcopo in Elemosynam ipse Guegonus duas partes decimae carrucae suae. Concessit etiam fieri caemeteriumde una corda juxta ecclesiam in terra sua. Super his itaque omnibus sunt hi testes : Benedictus episcopus, qui hoc donum suscepit; Galterus monachus, arratuilus; Rotbertus clericus Episcopi; filius Johannis; Hugo presbyter; Guillelmus presbyter; etc. Quicumque igitur hoc donum abstulerit ecclesiae et Episcopi ejus, sit excommunicatus.                                                  Traduction En le livre de Saint-Michel de Tombelaine.
    Que sachent les hommes tant du présent que du futur, l'amendement qui fut fait à Guegon vicaire fils de Hersadi, pour ce qu'il était en train de rompre en l'église de Saint-Pierre d'Aleth et ce qu'il a présumément fait en ces jours du Carême dans l'église elle même en l'année de notre seigneur 1098. Depuis , dans ce qui a suivi,  il a été sous le coup du jugement divin ayant été blessé à la tête et ayant eu peur de mourir il a fait appelle de toute urgence, implorant, les messagers se montrant garant envers l'église l'évesque nommé Benoit qui se trouvait être resté dans l'ile de Saint-Malo, pour qu'il vienne le visiter, et pour le sacrilège qu'il avait exécuté dans l'église de Dieu sus mentionnée recevoir son pardon, qu'avec sa conscience il est venu le premier, enfin en ce qui concerne ses péchers il a donc pleuré et dans sa confession canonique il a pris en lui ceux qui étaient anciens subissant les conditions pour toutes les choses qu'il avait pris dans l'église sus mentionnée ainsi qu'aux pauvres dans un proche avenir restituer ce qu'il leur a pris, et ne plus porter les armes sauf avec le consentement et la licence de l'évêque cela à la satisfaction de l'église de Saint-Pierre d'Alete, de cette façon nous avons été satisfait. Il a concédé toute la terre libre a perpétuité sans calomnie ce que Robert fils de Bressel avait donné en aumosne à l'évêque Benoit et à tous ses successeurs évêques. L'évêque l'investi de sa verge pastorale. Au dela de cela aussi donna Guegon et Haimon son frère, à la bienheureuse église Pierre et à son évesque en perpétuelles aumosnes deux parties de la terre précitée qu'il tient en sa main. A également donné à l'évesque en aumosnes Guegon deux parts de ses dimes sur ses laboures, il a également accordé une corde en le cimetière en sa terre proche de l'église. En plus ont tous été témoins: Benoit évesque qui a reçu ce don, Galterus moine, Robert clerc de l'évesque, Hugues prestre, Guillaume prestre, etc. Quiconque par conséquence enlevera ce don à l'église et à l'évesque qu'il soit excommunié.  

       

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     

     

         A l'origine la paroisse actuelle de Plouer [la première apparition écrite de la seigneurie de Plouer sera donc faite en 1095 et cela bien avant qu'apparaisse écrit pour la première fois dans les actes retrouvés le nom de la "paroisse" de Plouer. La paroisse primitive de Plouer, proche de celles de Ploubalay et de Pleurtuit, de Pleudihen aussi malgré la rivière de Rance les séparant, comprenait les territoires des actuelles villes de Langrolay, de Pleslin, de Saint-Samson sur Rance et de Taden . En Taden Orieldis,  femme de Geoffroy 1er de Dinan, possédera en cette même terre des pièces de vignes Orieldis et Geoffroy vivants tous deux en la première moitié du XI siècle. Langrolay, Pleslin, Saint-Samson et Taden sont donc des paroisses toutes nées d'un détachement de la paroisse primitive de Plouer. La paroisse de Tremereuc, cette dernière apparaissant pour la première fois au XII siècle, en 1163 au travers de son église, tout en étant assise au plus près de Langrolay elle naitra d'un détachement de la paroisse primitive de Pleurtuit. Son premier seigneur connu, Guillelmus de Tremareuc, lui apparaitra en la fin du XII siècle lorsque Olivier de Dinan fera don à l'abbaye de Saint-Aubin des bois de la moitié de ses dîmes d'Henantbian; sera alors présents à leurs côtés à tous deux aussi Olivier 1er seigneur de Coëtquen cité], laquelle est citée pour la première fois en l'année 1181 au travers de la citation de son église,  seigneurie relevant alors, cela au XII siècles, des seigneurs de Dinan, semble devoir apparaitre  avant la naissance du premier "seigneur de Taden cité"  puisque la paroisse de Taden est née très probablement d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouer. La seigneurie de Plouer semble apparaitre aussi avant la venue du premier seigneur de Langrolay puisque "Robertus vicarius de Plouernio " ou "Robert fils de Bressel vicaire de Plouer", en cette même terre était aussi possesseur de droits seigneuriaux [La seigneurie de Dinan en effet s'étirait entre la rivière de l'Arguenon et celle de la Rance, cela au débouché de cette dernière ; n'oublions pas qu'Olivier 1er de Dinan ainsi que son oncle, Riwallon de Dol-Combourg, étaient tous deux possesseurs de biens communs établis eux en la paroisse de Saint-Suliac. Le propre frère de Josselin de Dinan, Hamon, fut lui très probablement "vicomte d'Aleth" héritant cette charge de son père. En la seconde moitié du X siècle en effet toute l'étendue géographique s'étirant du nord au sud depuis la mer jusqu'au limite de la forêt antique, et de l'ouest à l'est entre la rivière de l'Arguénon et celle du Couesnon, relevaient entièrement le la seule vicomté de Hamon 1er du nom époux de Roianteline probablement vicomte d'Aleth. Faisant peut-être politiquement ombrage au comté de Rennes, lequel proche alors était le bien propre du duc de Bretagne, Alain III ce dernier, sitôt "son vicomte d'Aleth" décédé, procèdera au démembrement de la vicomté d'Aleth première la distribuant entre les différents enfants héritiers du dit Hamon affaiblissant ainsi d'autant sa puissance première. Il est toutefois possible que ce même démembrement trouve son origine en une autre raison, celle de la répartition équitable due à tout enfant héritier de son père. Hamon deuxième du nom recevra ainsi par ce partage une nouvelle " vicomté d'Aleth", elle affaiblie par cette répartition, Josselin de Dinan lui recevra les terres s'étirant en effet entre les rivières de l'Arguénon et de la Rance et quant à Riwallon lui il recevra le pays de Dol. Salomon leur frère à tous trois, enfant naturel de Hamon, lui il héritera d'une seigneurie moindre, le Guarplic, seigneurie comprenant l'ensemble de terres  bordant la mer entre Saint-Malo et Cancale, seigneurie cadette relevant toutefois de la dite nouvelle vicomté d'Aleth elle déposée entre les mains du dit Hamon II. Vicomte d'Aleth le nouveau seigneur d'Aleth était donc seigneur en Saint-Malo de l'Isle possesseur de Dimes assises en cette ville également. Les enfants puisnés d'Hamon II vicomte d'Aleth, enfants supposés pour certains, entreront très probablement en possession de charges seigneuriales héréditaires, telle celle du "Vicaria", ainsi que de droits seigneuriaux perçus héréditairement telles les dimes assises pour certaines en l'église de Saint-Pierre d'Aleth. La vicomté de Hamon II depuis Saint-Malo de l'Isle quant à elle étirera son étendue au plus près de la seigneurie de Dinan, à savoir jusqu'à l'actuelle ville de Plouer donnant naissant ainsi au "pays d'Aleth" englobant ainsi de la sorte également la totalité de l'ancienne paroisse promitive de Plouer. Vicaire de Aleth Guigon  fils de Herbadi est ainsi probablement un petit-fils de Hamon II d'Aleth puisque Guegon fils de Herbadi sera possesseur de droits seigneuriaux assis en l'église de Saint-Pierre d'Aleth; Bressel père de Robert de Plouer" lui aussi sera très probablement "parent" du dit Hamon II d'Aleth puisque son fils Robert, probable 'vicaire de Plouer", possédera lui aussi, cela par droit d'hérédité, de droits seigneuriaux eux aussi assis en la dite église de Saint-Pierre d'Aleth, droits que Guegon et Robert se disputeront la possession. En lisant cela nous comprenons très bien que la dite "vicomté" d'Aleth étirait effectivement son étendue au plus près des murs de la seigneurie de Dinan. La vicomté d'Aleth semble devoir disparaitre en la moitié du XII siècle Geoffroy 1er de Dinan recevant par droit d'hérédité ou par son mariage contracté avec Orieldis son épouse, cette même vicomté. Geoffroy ainsi sera cité "possesseur" de terres en Saint-Ideuc, ancienne paroisse aujourd'hui assise en Paramé-Saint-Malo, puisse qu'il donnera son accord lorsque Clamarhoc son vassal offrira aix moines de Saint-Michel une terre assise en Saint-Ideuc. Ainsi Bressel de Plouer ou son fils Robert étaient-ils probablement "descendants" du premier vicomte d'Aleth époux lui de Roianteline.  Robert de Plouer eu un fils lequel, nommé Hingannus,  est cité lui aussi par l'Histoire.   Apparait cité aussi vers 1140 Hingannus fils de Gosbert celui-ci donnant à Saint-Florent de Saumur 1/4 de l'église de Miniac-Morvan, 1/4 de son cimetière et 1/4 de ses propres dîmes alors en sa possession. Il donnera aussi ce même jour ses droits de pêcherie détenus en rivière de Rance et assis en la paroisse de Langrolay commune assise aujourd'hui au plus près de Plouer ce dernier don étant lui accompagné de la moitié de la chapelle dédiée à Saint-Méen et  Saint Judicaël; sera présent à ses côtés notamment Guemaroc fils de Brient. Accepteront pour les dons de Miniac son frère Gaultier et le fils de celui-ci aussi prénommé Gaultier.; donnera aussi son acceptation le futur sénéchal de Dol Jordan fils d'Alain lesquels tous deux en conséquence étaient aussi possesseurs d'une partie de ces mêmes biens. Le bien de Miniac était très probablement un bien "familial hérité" puisque donnera son acceptation aussi Hugues fils de Guillaume Normand le propre neveu de Hingan. Il est fortement possible de Higannus fils de Gosbert soit la même personne que Hingannus fils de Robert de Ploer ou de Plouer le script ayant "confondu le G et le B; en ce cas nous serions obliger d'admettre que les premiers seigneurs de Plouer étaient aussi possessionnés en les paroisses de Miniac et de Langrolay cette dernière paroisse étant aujourd'hui une commune assise au plus près de l'actuelle ville de Plouer. Il nous faut savoir aussi que les paroisses de Langrolay et de Miniac, au dit XII siècle, relèveront elles aussi des seigneurs de Dinan puisque Geoffroy 1er de Dinan fils d'Olivier lui donnera son "assentiment seigneurial " pour "valider" ces mêmes dons fait à l'abbaye de Saint-Florent. Pour le don de Langrolay donneront aussi leur acceptation respective et Quemarhoc fils de Briand et ses deux frères; par cette acceptations donnée ces derniers étaient-ils eux aussi apparentés à Hingannus fils de Gosbert ? Hingannus filius Gosberti dedit Deo et Sancto Florentio 1/4 partem Ecclesiae de Miniac et 1/4 partem cymiterii et 1/4 partem decimae concedente fratre suo Galterio et filio Galteri et Jordano filio Alani. Huic donationi affuerunt Hugo filius Guillelmi Normannus nepos Hinganni; Riwallon fils de Radulfus. Hanc etiam donationem concessit Sancto Florentio Gauffredus filius Oliverii de Dinan praesentibus Ulrico et Johanne Monachis.Cujus concessionis testes sunt Hamo Viscomes; Hamo filuis de Guihenoc; Guigon filius Galon; Rodulfus filius Duallonis; Riwallonus de Ferraria; Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in parochia de Langorlay censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et medietatem capellae  sanctorum Mevenni et Judicalis sicut eam tenebat quietam et unum bordariolum etc. Hoc donum concessit Quemarhoc filius Brientii et ejus duo fratres. Testes Goffredus Grainadus; Herveus Bucel. Titre de Saint-Florent  Traduction :   Hingan fils de Gisbert donne à Dieu et à Saint-Florent 1/4 de l'église de Miniac, 1/4 du cimetière et 1/4 de ses dîmes. Ont concédé son frère Gaultier et son fils Gaultier et Jordan fils d'Alain [Jordan fils de Alain sénéchal héréditaire de Dol]. A ce don sont venus Hugue fils de Guillaume Normand neveu de Hingan; Riwallon fils de Radulfus; a également concédé ce don à Saint-Florent Geoffroy fils d'Olivier de Dinan, présents Ulric et Jean moines. Les témoins à cette concession furent Hamon le Vicomte [Hamon vicomte d'Aleth]; Hamo fils de Guihenoc; Guigon fils de Galon; Rodulfus fils de Dual; Riwallon de Ferrare; Geoffroy Billon. De même le dit Hingan a dooné à Saint-Florent en la paroisse de Langrolay ses droits de pêcheries en la rivière nommé Rancia et la moitié des chapelles de Saint-Méen et de Saint-Judicaël dans le calme et une portion de terre etc.Ce don a été accordé par Quemarhoc fils de Brient et ses deux frères. Furent témoins Geoffroy Grainadus; Hervé Bucel]                         

    Ces deux paroisses existaient-elles ainsi nommées lors de l'apparition de leurs premiers seigneurs respectifs ?  Oui probablement.                                                                           Aujourd'hui en Pleudihen la terre de Quencombre et son moulin furent eux, cela vers 1140, offerts au prieuré du pont de Dinan, donation laquelle vers 1200 sera de nouveau confirmée par Mathieu fils d'Alain le Roux, le propre petit-fils des bienfaiteurs, après que celui-ci et ses frères eurent contesté au prieuré cette donation faite hier par leurs aïeuls. Devant ce dédit la maison du prieuré du pont à Dinan, alors représentée par son chapelain, Eudes de Lanvalei, intentera une procédure judiciaire religieuse laquelle trouvera son dénouement en une charte rédigée et envoyée à tous les concernés. Cette lettre, ou cette charte de conclusion, sera rédigée à la demande de Guillaume, alors archidiacre de l'Eglise de Dol, tribunal ecclésiastique dont relevait alors l'ensemble des litiges trouvant leur origine respective en notre paroisse de Lanvalei notamment. Seront ainsi témoins aux conclusions émises par l'archidiacre de Dol des religieux en provenance d'Angers et relevant de Saint-Florent de Saumur; mais sera présent aussi le dit Eudes de Lanvallei lequel trouvera à ses côtés Mainguy, dit "prêtre" en exercice de la paroisse de Tadain, cet acte confirmant ainsi une nouvelle fois, par sa seule écriture, l'existence de l'église de Taden et cela dès la fin du XII siècle.                                                                                                                                              Nous avons déjà rencontré en notre travail la dite paroisse de Taden, hier Tadain, au travers du "village de la Jossais" lequel, au XVI siècle, relevait des biens temporels du prieuré du pont à Dinan placé qu'était ce village en le bailliage de Beaufort relevant de la seigneurie de la Garaye en Taden. En les toutes dernières heures du XII siècle la paroisse de Tandais semble bel et bien déjà existante puisque la Grande abbaye de Marmoutier reçoit en dons les revenus de deux de ses églises, à savoir l'église originelle de Taden, dont l'implantation géographique aujourd'hui reste incertaine, ainsi celle de l'un de ses villages, alors relativement important celui-ci puisqu'il comprend ou possède une chapelle, celui de Trélat. Ce don fut offert par Guinguenoc fils d'Eudes lequel possédait de ses "ancestres" les revenus financiers de ces deux entités religieuses. Il faut donc remonter dans le milieu du XII siècle pour voir apparaitre probablement l'une des toutes premières familles seigneuriales de Taden puisque son premier seigneur supposé et cité,  Eudes père du dit Guinguenoc, lui nait vers 1120.                       L'étendue de cette paroisse, en cette même fin du XII siècle, comprenait donc déjà le village de Trelat la superficie de la dite paroisse de Taden équivalent peut-être approximativement à celle que nous lui connaissons aujourd'hui. On prête aujourd'hui à la ville de Taden d'avoir originellement fait partie de la paroisse de Plouer, partie depuis démembrée, démembrée qu'elle était déjà probablement en ce même XII siècle. L'église de Taden est citée ici par cet acte pour la énième fois la première citation de l'église de Taden ayant été effectivement faite entre 1120 et 1142 sous la mandature de Donald, alors évêque d'Aleth, en une charte du prieuré de Saint-Malo de Dinan. Cette première citation sera effectivement faite lorsque  Guinguenoc, fils d'Eudes, offrira tout ce qu'il possédait de et en l'église de Saint-Pierre de Taden aux moines du Grand Monastère de Marmoutier, biens multiples qu'il possédait héréditairement de ses dits "ancestres". Comment ces derniers entrèrent-ils en possession de la dite église "originelle" de Taden ? La firent-elle construire ? Cette charte, pour l'histoire de Taden, est importante puisqu'elle implique la présence d'une famille seigneuriale propre à Taden et cela dès le début du XII siècle puisque la dite église de Tadain, vers 1120, avait donc été le bien propre des ancestres du dit Guinguenoc fils d'Eudes et celui de son père dit Eudes que nous nommerons ici Eudes de Taden. Détachée très tôt de la paroisse de Plouer qu'était la paroisse de Taden est-ce que les premiers seigneurs cités de Plouer étaient généalogiquement apparentés à ce dit Guinguenoc ? Il y a eu t-il un lien de parenté entre le dit Robertus de Plouer et le dit Guinguenoc ?                                                                                                           Fils de Bresel et père de Hingandus ou Hingand Robert de Ploierno, [Plouer s'est écrit de différentes façons comme moult paroisses s'écrivant ainsi soit Ploer, Ploher, Ploierno etc.] seigneur de Plouer, sera lui cité dans une charte plus  ancienne, rédigée vers 1100, quand Robert fils de Bresel et Hingant son fils donneront tous deux à la cathédrale d'Aleth une terre étirant ses étendues entre la porte de la cité d'Aleth et le cimetière de Saint-Servan tous deux étant donc ici même aussi possesseurs d'une terre importante. Assistera alors à la dite donation, cela en autre, Hamon prestre de Plouer. Les premières heures du XII siècle, cela en la région proche de Dinan, ont certainement dû assisté à l'établissement de tout un ensemble de seigneurs "importants", ou "relativement importants",  ces derniers étant déjà de grands possesseurs fonciers possédant, cela à l'image de Robert de Plouer, des terres étendues à l'extérieure même de leur propre seigneurie respective [Rappelons ici encore que l'ensemble des terres situées à Occident de la rivière de Rance, et cela dans leur totalité, relevaient de l'évesché d'Aleth alors que l'ensemble des terres assises à Orient de la même rivière elles relevaient de l'évesché de Dol. En 1070 nous sommes à l'époque de Henri lequel, père de Alain, sera l'aïeul de William 1er seigneur connu de Lanvallei dont les terres, peut--être alors encore non nommées, relevaient toutefois déjà de l'Eglise de Dol. Donc assis à occident de la rivière de Rance Robertus de Plouer en effet avait en tant que seigneur des liens "fonciers" avec Saint-Malo de L'isle, liens ici même attestés par cette charte religieuse]. D'autres seigneurs plus importants, féaux des comtes de Bretagne mais aussi féaux pour certains des seigneurs de Dinan,  eux seront pour certains ici même "vicomtes" en leur terre étendue cela à l'image d'Alain fils de Brient le premier "vicomte" du Poudouvre cité [Rappelons ici qu'à l'origine les vicomtes étaient des officiers chargés des "gestions" militaires et autres d'une terre très étendue et cela au nom d'un comte. Cette charge à l'origine n'étaient nullement héréditaire. Cependant en les premières heures du XII siècle elle apparait héréditaire en certaines régions mais cela pas à l'image de celle de la vicomté du Poudouvre puisque celle-ci ne deviendra héréditaire que dans la seconde moitié du même XII siècle lorsqu'elle retournera dans l'escarcelle des seigneurs de Dinan. Les premiers seigneurs de Dinan eux ne seront jamais Vicomte mais leurs statuts seigneuriaux les placeront probablement au rang supérieur des puissants "barons" de Bretagne. D'ailleurs Olivier III de Dinan donnera son acceptation de "principe" lorsque Geoffroy héritier du vicomte du Poudouvre, mais simple seigneur du Plessis Baluçon, fils d'Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre, donnera une donation à l'Abbaye de Saint-Albin. Seigneurie située entre l'actuelle rivière de Arguénon et le pays de Dol, donc englobant de ce fait la rivière de Rance, la vicomté du Poudouvre apparue avec Alain fils de Brient; elle comprenait ainsi notamment, proches de Dinan, les terres d'Aucaleuc, Calorguen, Langrolay, Plouer etc pour ne citer que celles-ci. Elle semble même par la ville seigneuriale de Miniac-Morvan avoir possédé, et cela de l'autre côté de la rivière de Rance, une enclave territoriale en le pays même de Dol; cela était vers 1100, sous la présence seigneuriale de Geoffroy de Dinan, probablement après la fondation du prieuré du pont à Dinan lequel recevra lui en temps et en heures des dîmes propres à Miniac-Morvan aussi. Comment le prieuré du pont à Dinan reçu t-il ses mêmes dixmes assises quant à elles en la seigneurie de Miniac-Morvan ? Les paroisses citées ci-dessus, toutes relevant de la vicomté du Poudouvre au XII siècle, étaient toutes quatre voisines ou très voisines de la très proche ville seigneuriale de Dinan, terres assises aujourd'hui en les département des Côtes d'Armor et de l'Ille et Vilaine pour l'ancienne paroisse de Miniac-Morvan; elles possédaient toutes leur propre seigneurs "local" respectif. Ainsi pour illustrer ce propos nous voyons au tout début du XII siècle Hingannus ou Hingand, dit fils de Gosbert, seigneur local en ses terres, posséder des biens et en Miniac-Morvan  et en Langrolay pourtant deux paroisses séparées l'une de l'autre par la rivière de Rance. Possédant 1/4 de l'église de Miniac, ainsi que 1/4 du cimetière d'icelle, le dit  Hingand possédait aussi en Langrolay une pêcherie en la dite rivière de Rance. Hingand fera dont de ces trois biens, alors en sa possession, église, cimetière et pêcherie incluse, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. Pour les deux premiers ceux qui accepteront ces dons seront et Geoffroy 1er de Dinan et Jourdan fils d'Alain alors sénéchal de Dol en fonction le vicomte Haimon, lui, étant cité au simple rang des  "témoins" de ces mêmes dons. Qui était ce dernier ? Etait-il apparenté de près ou de loin au propre Hamon dit le Vicomte, seigneur du Clos Poulet lequel, de son vivant, fut l'oncle d'Olivier 1er de Dinan ce dernier étant le père de Geoffroy 1er de Dinan  ci-dessus ?                                                                                                   De faite le Poudouvre venait-il aussi au XII siècle, et cela par une simple "enclave", buter sur le Régaire épiscopal de l'évêché de Dol dont la ville était alors héréditairement confiée à ses sénéchaux héréditaires tous descendant de Flaad et de son fils, à savoir Alain fils de Flaad.     Par cette possession ou "enclave" l'autorité de la vicomté du Poudouvre d'Alain fils de Brient avait donc en un point géographique précis franchie la rivière de Rance. Proche de l'abbaye du Tronchet, laquelle fut édifiée peu avant 1150-1160, cela par Alain fils Jourdain, alors sénéchal de Dol, certains liens furent probablement tissés dès le milieu du dit XII siècle entre la dite paroisse de Miniac-Morvan et la dite abbaye du Tronchet celle-ci étant assise au plus près de la cité épiscopale de Dol; lors de son édification la dite abbaye du Tronchet fut occupée par des religieux en provenance de l'abbaye de Tyron près de Chartres et, jusqu'à la première "Commende", relèvera spirituellement de cette seule abbaye "mère". Le nom du fondateur de l'abbaye du Tronchet sera attesté en 1229 lors de la confirmation par Jodome ou Gelduin de Dol de l'ensemble des donations faites hier à la dite abbaye du Tronchet par feus ses ancestres aussi: UNIVERSIS prœsentes litteras inspecturis, Jodomus de Dolo, miles, salutem in Domino. Noveritis universi, quod ego, pro salute animœ meœ omnes eleemosynas et dominationes, quas Alanus, filius Jordani, Senescallus Dolensis, fundator Abbatiœ BeatœMaria de Truncheto et antecessores mei et omnes alii fideles fecerunt dictœabbatiœ et fratribus ibidem Deo servientibus ac servituris, ratas habeo et confirmo, volens et concedens quod easdem habeant et possideant in perpetuum liberas, pacificas et quietas, nichil michi juris proprietatis, possessionis et redevanciœ hœredibus meis retinens in eisdem, in quorum testimonium prœsentes litteras dedi eisdem, sigillo meo sigillatas. Datum, anno Domini 1229, mense Aprili. Extrait des titres de l'abbaye du Tronchet, conservés à Paris, à la Bibliothèque nationale, F 22 325 p. 621.                     Traduction personnelle : Que tous étudient cette présente lettre. Geldiun de Dol, chevalier, salue en le Seigneur. Connaissez tous par moi, pour le salut de mon âme, que toutes les aumosnes et possessions d'Alain fils de Jourdain, sénéchal de Dol, fondateur de l'Abbaye de Sainte-Marie du Tronchet, celles de mes ancestres, et toutes les autres qui ont été faites aux fidèles et aux frères lesquels en la dicte abbaye servent Dieu et sont ses serviteurs, que je les ratifie et que je les  confirme voulant qu'ils les aient et les possèdent à jamais dans la liberté, la paix et le calme n'ayant sur eux aucun droit de propriété, possessions et redevances que mes héritiers retiendront de même. En foi de quoi je donne cette même présente lettre, signée de mon sceau. Datée de l'année du seigneur 1229, mois d'avril.                                                                                             La seigneurie de Miniac-Morvan au XII siècle possédait probablement aussi des liens féodaux l'unissant à la seigneurie de Geoffroy 1er de Dinan; cela était-il dû au fait qu'elle relevait elle aussi de la dite vicomté du Poudouvre ce fait ayant été confirmé par une charte de donation faite sous les heures seigneuriales du dit Geoffroy 1er de Dinan ?                                                      Voici ci-dessous cette donation faite en pays de Dol avec l'acceptation de Geoffroy 1er de Dinan, cela vers 1120, donation relative aux dixmes de l'église de Miniac laquelle donation fut faite en présence et avec l'acceptation aussi de Jourdain fils d'Alain, sénéchal de Dol, le dit Jourdain étant le père d'Alain ci-dessus le propre fondateur de la dite abbaye du Tronchet vers 1150-1160. Cette donation fut accompagnée d'une deuxième donation laquelle, elle, fut relative à la paroisse de Langrolay proche de Plouër; cette dernière donation fut faite avec l'assentiment de Quemarhoc fils de Brient. Ce Brient fut-il le père D'Alain fils Brient vicomte du Poudouvre ci-dessus ? Le dit Quemaroch seigneur de Langrolay était-il, vers 1100, le frère d'Alain fils Brient vicomte du Poudouvre ?  Hingannus filius Gosberti dedit Deo et Sancto Florentio IV partem Ecclesiae de Miniac et IV partem cymiterii et IV partem decimae concedente fratre suo Galterio et filio Galterii et Jordano filio Alaini. Huic donationi affuerunt Hufo filius Guillelmi. Normannus nepos Hinganni; Riwallon.fil.Rad. Hanc etiam donationem concessit Sancto Florentio Geoffredus filius Oleverii de Dinan praesentibus Ulrico et Johanne monachis. Cujus concessionis testes sunt Hamo Vicecomes; Hamo filius Guihenoc; Guigon filius Galon;Rodolfus filius Dualloni; Rivallonus de Ferraria; Goffredus Billon. Item predictus Hingannus dedit Sancto Florentio in parochia de Langorlai censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et mediatatem capellae Sanctorum Mevenni et Judicalis sicut eam tenebat quietam, et unum bordariolum etc. Hoc donum concessit Quemarhoc filius Brientii et ejus duo fratres. testes : Goffredus Grainardus; Herveus Buceletc.                                                                         Traduction personnelle :   Hingand fils de Gosbert a donné à Dieu et à Saint-Florent 1/4 des parties de l'église de Miniac et 1/4 des parties du cimetière et 1/4 des dixmes; cela fut concédé par son frère Gaultier et son fils Gaultier et Jourdain fils d'Alain. Etaient présents à ce don Hufo fils de Guillaume; Normand petit-fils de Hingand; Riwallon fils de Raoul; ce don fut aussi accordé à Saint-Florent par Geoffroy fils d'Olivier de Dinan présents Ulric et Jean moines. Les témoins à ce don sont Hamon Vicomte; Hamon fils de Guihenoc; Guigon fils de Galon; Raoul fils de Dual; Riwallon de Ferrare; Geoffroy Billon. De plus le dit Hingand a donné à Saint-Florent, en la paroisse de Langrolay une pêcherie rescensée en la rivière nommée Rance et la moitié de la chapelle de Saint-Meen et de Saint-Judicaël car elle sont tranquilles et une portion de terre donnée à ferme etc. Ce don fut accordés par Guemarhoc fils de Brient et ses deux frères. Témoins Geoffroy Grainardus; Hervé Bucelet etc.                                                                             

    Voici partiellement ci-dessous la charte suivante laquelle illustre elle le fait que la seigneurie de Miniac Morvan était effectivement déclarée au XIII siècle: "terres relevant de la vicomté du Poudouvre ". Certaines de ses terres seigneuriales, situées proches du Tronchet et donc à la porte de la ville épiscopale de Dol, relevaient elles au XVI siècle du prieuré du Pont à Dinan lequel prieuré en percevait alors les dixmes seigneuriales, : ...Jordanus Rousel et Herveus Auberi clericus uxoratus  ...decimas quas habebant in porrochia de Miniac in toto feodo quod tenent a vicecomite de Poudouria milite et a Joanne Rufier armigero...                                        Traduction personnelle : ...Jourdain Rousel et Hervé Auber clerc marié, ...les dîmes qu'ils ont a en la paroisse de Miniac avec leurs droits relevant de la Vicomté du Poudouvre et Jean Rufier...   La première seigneurie supposée de Plouer elle aussi était intégralement intégrée en la dite vicomté du Poudouvre. La Vicomté du Poudouvre et sa charge était délimitée à occident par le comté de Penthièvre et à orient par la région du Clos Poulet, ou Saint-Malo et la seigneurie de Dol. La Vicomté du Poudouvre était donc de ce fait placée sous l'autorité première de l'un des premiers seigneurs de Dinan Alain fils de Brient, né vers 1100, ayant probablement été nommé à cette charge par Olivier II de Dinan le propre fils de Geoffroy 1er de Dinan Olivier II naissant lui vers 1090. Il est possible toutefois que la dite "Vicomté de Poudouvre soit apparue une génération avant, vers 1090, du vivant même de Brient père d'Alain lequel lui nait vers 1070. En ce cas la dite vicomté originelle du Poudouvre aurait eu pour premier vicomte le dit Brient père d'Alain. En ce cas celui-ci aurait alors été nommé à cette charge militaire par Geoffroy 1er de Dinan lequel, de son vivant, possédait aussi la ville et château de Jugon les Lacs biens assis sur la rivière de l'Arguénon. Du temps de Geoffroy 1er de Dinan apparaitront aussi écrits d'autres noms seigneuriaux évoluant dans l'environnement proche du seigneur de Dinan. Ainsi vers 1090 lorsque ce dernier réglera le litige l'opposant alors à Brient Vetulus seront aussi cités présents à ses côtés Pierre de Broons, Eudes Gobio ou Eudes de Gouyon, David de Miniac et Guerin de Languenan. En l'éventualité émise ci-dessus de qui Brient aurait-été le fils ? Quels pouvaient avoir été ses origines et ses faits et gestes pour avoir reçu une telle charge militaire et seigneuriale aussi importante? Peut-on faire un rapprochement de celui-ci avec Brient Vetulus ? La seigneurie du Poudouvre "originelle" cependant ne sera en effet existante par les actes écrits que le temps du vivant d'Alain fils de Brient son fils Geoffroy n'étant que seigneur en ses terres notamment celles du Plessis-Balisson, terres détachées de la puissante vicomté du Poudouvre bien hier donc tenu par feu son père. La Vicomté du Poudouvre première en effet disparaitra quand Geoffroy II de Dinan, fils du dit Olivier II ci-dessus, prendra pour épouse Muliel la propre fille du dit Alain fils de Brient. Geoffroy II de Dinant à ce titre était donc le propre beau-frère du dit Geoffroy seigneur du Plessis-Baluçon. Ce dernier fut-il écarté de cette charge tenue hier par son père lorsque Geoffroy II de Dinan prendra pour épouse sa propre soeur ? La seigneurie de Plessis-Baluçon apparait-elle suite à ce même mariage ? Au lendemain de cette union la "vicomté originelle du Poudouvre" disparait donc Geoffroy II de Dinan la transmettant au sein de sa propre famille. Ainsi son petit-fils Rolland de Dinan, fils de Rolland 1er sire de Plancoët, lui même sire de Plancoët seigneurie traversée par la dite rivière de l'Arguénon, prendra aussi le titre de Vicomte du Poudouvre. Appartenant alors aux seigneurs de Dinan la capital de la dite vicomté de Poudouvre devient alors la ville de Dinan elle même. Il faudra attendre le milieu du XIII siècle pour voir les seigneurs de Dinan prendre à leur tour de nom de "Vicomte de Dinan". Cela se fera sous le vivant de Raoul de Dinan lequel, né vers 1210, prendra ce titre au lendemain de son union avec Phelippe de la Bellière. ].                                                                                 

    Quels ont pu être les "rapports seigneuriaux féodaux", cela quels qu'ils aient été, ayant unis ces dits seigneurs "importants ou relativement importants" à Geoffroy 1er seigneur de Dinan et ses successeurs proches ?  Ainsi seront donc cités témoins en la fin du XII siècle, en 1184, sous le règne de Geoffroy comte de Bretagne et fils d'Henry II d'Angleterre,  cela suite à un accord lequel fut signé entre les moines de l'abbaye de Lehon et les Peagers de Corseul, plusieurs témoins. Cet accord fut fait suite à l'injonction du vieil Alain Vicomte du Poudouvre celui-ci voulant mettre un terme à un désaccord opposant alors les dits moines de l'Abbaye de Lehon aux dits péagers de Corseul [Alain fils de Brient nait très probablement vers 1120 le terme de ce litige lui ayant été par les deux parties accepté en 1184. Son fils Geoffroy né vers 1150, enfant puisné semble t-il puisque celui -ci n'héritera point de la dite vicomté de Poudouvre, hier bien de son père, sera le fondateur en la deuxième partie du XII siècle d'une nouvelle seigneurie. Geoffroy aura lui pour enfant Alain  fils de Geoffroy lequel sera héritier demain de cette même nouvelle seigneurie fondée par feu son père; cette seigneurie s'appellera le Plessix Baluçon. Enfant puisné son frère aîné "héritier" ne reçu point la dite seigneurie de Dinan puisque celle-ci sera "héritée" par Geoffroy II de Dinan celui-ci épousant Muliel soeur probablement d'Alain fils de Brient ou à défaut sa veuve laquelle aurait alors épousé en seconde noce le dit Geoffroy II seigneur de dinan.. Comment Geoffroy II reçu exactement cette même vicomté ? ]. Furent alors présents Geoffroy Balisson du Plessis fils d'Alain fils de Brient vicomte du Poudouvre; Gaufridus de Oscaloc ou Geoffroy d'Aucaleuc;  Robertus de Calorguen le dit Alain fils de Brient signant lui de son sceau:    Ego Alanus Brientii filius notum facio quod controversia que vertebatur inter Monachos Sancti Maglorii de Lehum, et heredes teloneariorum  de Corsot super decima quam predicti Monachi habent in parochia de Corsot in feodo Vicecomitatus  de dono antecessorum meorum Vicecomitum de Poodouria, per industriam et solicitidinem Gaufredi Comitis Britannie filii Regis Anglie ad debitum deducta est finem; et remansit igitur decima supradicta Monachis; et hoc concessi ego et Gaufridus Balucion filius meus. Testes Gaufrid.de Oscaloc; Robertus de Calorguen; etc. Anno ab Incarn. Dom. MCLXXXIV. Sigilum Alani filii Brientii.  Traduction personnelle :Moi Alain fils de Brient fait savoir que la contestation qui existe entre les moines de Saint-Magloire de Lehon et les percepteurs de Corseul sur les dîmes que les moines précités ont en la paroisse de Corseul dans le fief de la Vicomté, don de mes ancestres vicomtes du Poudouvre, par l'assiduité et  la sollicitude de Geoffroy comte de Bretagne fils du roi d'Angleterre, a l'obligation d'avoir une fin et doit demeurer aux dits moines les dîmes. Et cela j'ai concédé et Geoffroy Baluçon mon fils. Témoins : Geoffroy d'Aucaleuc; Robert de Calorguen etc. Fait en année de l'Incarnation du Seigneur 1184. Signature : Alain fils de Brient.                                                                           Quels ont été les mêmes liens vassaliques ayant pu unir les enfants de ces derniers, Robert de Plouer ayant eu pour petit-fils présumé Radulfo ou Raoul de Ploer, à ses mêmes seigneurs de  Dinan ? Certains de ces liens "vassaliques" seront en effet confirmés, comme nous venons de le voir ci-dessus, lorsque par exemple Olivier III de Dinan, lequel nait vers 1140, fils de Geoffroy II et de Muliel de Poudouvre, donnera son accord de principe lors d'une donation que fera son oncle maternel, Geoffroy seigneur du Plessis-Baluçon, à l'abbaye de Saint-Aubin des Bois [Abbaye réalisée vers 1140 en l'actuelle commune de Pledeliac, commune située entre les  communes de Plancoët, Corseul, Lambale, Plelan le Petit et Jugon les Lacs]; Raoul de Ploer sera témoin lors de cet accord donné par Olivier III de Dinan fils de Geoffroy II et de Muliel. Donneront aussi leur respective acceptation et Rolland et Geoffroy de Dinan tous deux frères d'Olivier III ci-dessus : Ego Oliverius de Dinnano concedo donum, G.Balucon del Pleseiz, quod dedit Abbatiae sancti Albini sub his testibus Muliel matre sua, Guegono Goion [probablement Guegon Goyon ou Guy de Goyon ancestre de la famille demain de "Gouyon de Matignon". Au XI siècle ce patronyme se rencontre aussi sous la forme écrite "Gobio". Ainsi  vers 1090, lorsque le litige opposant Geoffroy 1er de Dinan à Brient Ventelus sera définitivement réglé, sera cité parmi les témoins Eudes Gobio ou Eudes Gouyon celui-ci ayant été aussi cité présent lors de la fondation du prieuré de Jugon les Lacs, prieuré voulu par Geoffroy 1er de Dinan vers 1090 ]; Radulfo de Ploer; Willelmo Leffant; Rollando et Gauffredo fratribus mei concedentibus.              Traduction personnelle: Moi, Olivier de Dinan, donne mon accord au don que fait Geoffroy Baluçon du Plessis à l'Abbaye de Saint-Albin. Sont témoins Muriel ma mère; Guy de Goyon; Raoul de Plouer; Guillaume Leffant. Rolland et Geoffroy mes frères ont aussi concédé.  

     1120-1130 . Voici maintenant la charte relative à la donation de l'église de Saint-Pierre de Tadain, donation faite par Guiguenoc fils d'Eudes :  Ego Donoaldus, Dei gracia Aletensis dictus episcopus, notum esse volo omnibus christiane religionis cultoribus quum quidam vir clericus, nomine Guinguenedus, filius Odonis, cum amicis et fratribus nostris monachis Majoris Monasterii presentiam nostram adiit, precibusque multis nos implorans ut ecclesiam Sancti Petri de Tadduem quam a progenitoribus suis quasi jure hereditario cum oblationibus et cum illis omnibus que de fraternitatibus vel de oracionibus seu quibuslibet aliis redditibus eidem ecclesie pertinentibus possidebat, Deo et Beato Martino Majoris Monasterii donaremus diligenter exoravit. Nos vero ob reverentiam et religionem Majoris Monasterii eorum precibus assentientes in elemosinam perpetuo possidendam predicti Sancti Monachis hujus ecclesie donum benigne concessimus ; et ut omnia que vol ipse Guinguenedus vel antecessores ejus in jam Sancti Petri de Tadduen ecclesia et omnibus ad eam pertinentibus habuerant jure perpetuo possiderent. Inde vero Petrum Hingandum, priorem Sancti Maclovii Dinannensis, hoc dono investivimus, et cartulam inde factam ad hujus rei testimonium muniri fecimus. Hujus rei testes sunt ego et Gradalonus capellanus, et Ricardus et Gaufredus Ledet, Robertus de Pluer, Herbertus filius, ..., Ricardus de Tadduen, Hugo de Corsolt , David de Miniac, Bigot filius ejus, Evanus vicecomes, Petrus prior, Juhellus monacus et alii plures.                                                                              Traduction personnelle : Moi, Donald, par la Grâce de Dieu nommé évêque d'Aleth, qu'il soit su par tous les fidèles dans la religion du Christ, qu'un certain clerc nommé Gunguenoc, fils d'Eudes, avec des amis et les frères de notre Grand monastère appelés devant notre présence, nous a demandé pour l'église de Saint-Pierre de Taden qu'il a par droit d'hérédité de ses ancestres, avec les offrandes et avec l'arsenal de toute la Fraternité et les prières faites en cette église et tous les autres revenus de l'église qu'il possède pertinemment, de donner ce qui est ci-dessus énnoncés à Dieu et au Grand monastère. Nous respectons. Et aux religeux du Grand monastères et pour leurs prières nous donnons à perpétuité les aumosnes et demandons aux moines de prendre possessions de ce qui a été si gracieusement accordé de cette église et tout ce que Gunguenoc et ses ancestres ont possédé en l'église de Saint-Pierre de Taden et tout ce que pertinemment il possède qu'ils le possèdent par conséquence à perpétuité. Pierre Hingand prieur de Saint-Malo de Dinan a confirmé ce don et pour que cela soit confirmé devant témoins nous avons fait cette charte. Pour cela ont été témoins le chapelain Gradolonus, et Richard et Geoffroy Ledet, Robert de Plouer, le fils d'Herbert, Richard de Taden, Hugues de Corseul, David de Miniac, Bigot son fils, Even vicomte, le prieur Pierre, le moine Juhel et plusieurs autres. L'église de Tadain ou Taden sera une nouvelle citée, cela vers 1187, lorsque l'évesque de Saint-Malo de L'Isle confirmera l'ensemble des possession du Grand monastère de Marmoutier en son diocèse reprenant en partie l'origine de la donation de l'église de Saint-Pierre de Taden ainsi que celle de Trelat :  ... ecclesia de Tadden et ecclesia de Treila, que eidem subjacens est ecclesie, quod nobis monachis Sancti-Martini Dignanno degentibus donavit Ginguenocus  sui patris Odonis et fratris Halourici concessit tempore quo Petrus Comburni prioratum Sancti Maclovii...                                                                                                          Traduction personnelle : ...église de Taden et l'église de Tréla et ce qui est situé dans les dites églises qu'ont aux moines de Saint-Martin de Dinan présentement donné Guinguenoc, son père Eudes, et frère Halourici  ont accordé dans le temps à Pierre de Combourg prieur de Saint-Malo...                                                                                                                                                En la charte de Quencombre ici étudiée, charte rédigée peu avant 1200,  l'église de Taden au travers de son prieur  est donc citée une nouvelle fois. La paroisse de Taden, il est vrai indirectement, est citée cependant beaucoup plus tôt et cela du vivant même Orieldis Radegonde femme de Geoffroy 1er de Dinan, Elle effet cette dernière sera citée au sujet d'un don qu'elle fera prélever en sa métairie de Taden. Elle semble avoir possédé cette même métairie en nom propre et non pas au nom de son époux Geoffroy 1er de Dinan. Comment Orieldis Radegonde est-elle entrée en possession de cette même métairie assise en la paroisse de Taden ? Y eu t-il un lien de parenté ayant généalogiquement pu unir la dite Orieldis Radegonde et Guiguenoc ? Orieldis nait vers 1070 et semble mourir peu après 1123.  Toujours est-il que la paroisse de Taden est donc déjà existante bien avant l'apparition de Mainguy de Tadain. Mathieu et ses frères, eux aussi héritiers de feu leur père Alain dit le Roux, au terme de ce procès reconnaitront la légalité du don fait hier par leurs aïeuls en jurant sur les Evangiles de laisser dorénavant en paix la maison du prieuré. Pour que cela soit su et reconnu de tous cela se déroula devant les dits témoins lesquels pour ce fait reçurent dix sols. Cette paix, en la présence de tous, fut ainsi faite et entérinée par le sceau du dit Mathieu fils d'Alain le Roux. Qui d'entre nous sait aujourd'hui cela ?

     

    Deuxièmement :

     

     1292. Première citation du "manoir "de Quincombre

    bien de Raoul de Coëtquen


    1543. Le sieur de Cresquen et la métairie de Quencombre

    Prétention du sieur de Cresquen celui-ci prétendant être le bienfaiteur de la donation de la métairie de Quencombre

     

    1568: La maison et la noble métairie de Quaincoubre

    Bail à ferme entre Bertrand Ferron et Jean Ledean

     

    XIX siècle : La gentilhommière de Quincoubre

    Monsieur Marion maire de Pleudihen

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    1543. Le sieur de Cresquen et la métairie de Quencombre; prieur Jean Le Clerc                            

    Item une mestairye siize et estant la paroisse de                                                                      Pludihen nommée Quencombre estante en ung mesme                                                                   Tenant contenant le tout douze journaux de terre                                                                            Joignant dung coste au chemin par lequel lon va du                                                                           Moullin de la Belliere au bourg de Pludihen et                                                                                   Dautre coste et bout au chemin par lequel lon va du dit                                                                      Chemin a la riviere de Rance quelle mestairye touttefoiz                                                                  Le sieur de Cresquen dit estre tenue de luy                                                                                 

    Par devant nous notaires et tabellions ducaulx                                                                              Receuz et jurez en la cour de Rennes, a este present devant                                                                Nous en personne venerable et discret messire Sebastien                                                                    Thomme, tesorie et chanoine de Rennes, procureur du dit                                                        Messire Jan Terin prieur commandataire surdit lequel, audit                                                            Nom, est confessant le dit prieur commandataire                                                                              Tenir prochement en fief amorty, de nostre dit seigneur                                                                    Le duc, les dites choses cy-davant declarees et contenues

     

     

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre 

      Minu et denombrement du prieuré établi le 19 juin 1556; prieur Pierre Feron 

     Item en la paroisse de Pleudihen, environ dix journaux                                                                    De terre apellez les terres de Quencomble  jognant dune                                                                Part le grand chemin de Dinan au bourg de Pleudihen,                                                                 Ville de Chasteauneuf, daultre part la riviere                                                                                   De Rance, daultre le villaige de la Chapelle                                                                                     De Mordreuc vallant et son revenu par chacun an vingt                                                           Boyceaux fromant mesure de Dinan.                                                                                                 Sur et par cause desquelles choses cy davant le dit Ferron                                                            Prieur confesse debvoir et quil doibt obeyr au Roy                                                                     Nostre souverain seigneur, comme en tel cas apartient                                                               Avecq prieres et oraisons...

     

    Quincoubre

    1844. Ci-dessus en Pleudihen sont représentées les terres, la maison et l'ancienne métairie noble de Quincoubre. Cette métairie dite noble, probablement non existante au tout début  XII siècle puisque non citée, sera nommément citée en l'année 1292 et cela dans un acte confirmant une donation; cet acte sera établi sous Raoul de Coëtquen alors seigneur des lieux [ou S.Radvlphii.Domini.de Co....S. puisque celui-ci sera également possesseur du Val-Hervelin aujourd'hui toujours en Pleudihen. Cette possession de rentes ou de dîmes semble de nouveau avoir été au XVI siècle confirmée au prieuré du pont à Dinan par le sieur "Cresquen". Nous faut-il ici lire le nom de Coëtquen et non celui de Cresquen ? Le manoir de Quincombre apparait donc "écrit" pour la première fois le 23/03/1292, cité qu'il sera en effet lors de la confirmation de la jouissance des biens de Quencombre, jouissance accordée hier au prieuré de Pont à Dinan, confirmation faite par Raoul de Cotquen en personne. Comment Raoul de Coëtquen entra t-il avant 1292 en possession de la seigneurie de Quincombre, manoir et dépendances compris, certaines rentes de cette dernière ayant été au début du XII siècle  offertes au prieuré du pont à Dinan  par l'aïeul d'Alain le Roux ?] . Quel était ce dernier noble homme  nommé "Cresquen" ?   La gentilhommière présente aujourd'hui, laquelle fut construite que dans le courant du XIX siècle, n'existe pas encore absente qu'elle est ici sur ce plan napoléonien; plan cadastre des Archives des Côtes d'Armor. Quand le manoir de Quincombre cité "existant" en 1292 disparait-il des terres noble de Quincombre pour ne réapparaitre qu'au XIX siècle cela au travers d'une "gentilhommière" ? 

     

    Quincoubre

    Le carré noir implante l'actuelle gentilhommière laquelle apparait construite seulement après 1844. Les carrés rouges eux représentent très probablement la maison et la métairie dite noble biens affermés en 1568 par le prieuré du Pont à Dinan à Jehan Ledean [Jehan Ledean était sieur de la Pichonnais, cela probablement en Taden, terre toujours assise aujourd'hui au plus près de la Jossais en Taden, hier bien du Prieuré au XVI siècle. Sieur de cette terre dite de la "Pichonnais", Jean Ledean ne fera que prendre en "ferme" les dites terres de Quincoubre propriétaire qu'il était de la Pichonnais. Son parent, frère probable, François Ledean, lui à l'inverse devait possédait la partie des terres de Quincoubre non placées sous l'autorité fiscale et seigneuriale du prieuré du pont à Dinan. François en effet sera cité "sieur de Quincoubre" lors d'un baptême de l'un des enfants de Jehan Ledean. Plus tard, la dite terre de Quincoubre, bien de François, reviendra de droit, cela probablement par héritage, à l'un des enfants de Jehan lui même]. Les terres ainsi affermées par le prieuré sont probablement celles situées à la gauche de la grande allée menant au XIX siècle à la dite métairie puisque c'est sur cette parcelle que semble avoir été assis le dit moulin de Quencombre, au XII siècle, tourné vers la mer [il est cependant préférable de penser que ici était non pas le dit moulin de Quincombre mais le pigeonnier seigneurial du manoir lui nommément cité en la dite année 1292. Le moulin de Quincombre cité dans la charte d'Alain le Roux puis dans celle rédigée en la dite année 1292 serait alors ni plus ni moins que l'ancestre du moulin que nous connaissons aujourd'hui sous l'appellation du "moulin du Prat"]; c'est sur cette même parcelle que semble avoir été édifié après 1844 le second château ou la dite gentilhommière de Quincoubre. François Ledean, sieur de Quincoubre, parent attesté de Jehan Ledean fermier de la ferme de Quincombre, était-il au XVI siècle propriétaire de la parcelle de terres situées à la droite de l'actuelle gentilhommière ?  Le cercle rouge, situé face à la mer, tourné vers l'actuel moulin du Prat, était-il à l'origine le dit ancien moulin de Quemcombre ou bien un pigeonnier relevant sur le tard du manoir de Quincombre cité en 1292 ? En vérité le moulin originel de Quincombre assis face à la mer n'est-il pas celui qui demain, au XIV siècle, relèvera de la seigneurie de la Bellière ?

     

    QuincoubreQuincoubre

     

     

     

     

     

     

     

     

    Face à la mer l'ancien colombier pour certains ou l'éventuel ancien moulin de Quencombre assis ici sur un léger promontoire naturel [La nature de cet édifice se trouve être l'ancien colombier de Quencombre]. A droite s'aperçoit la Gentilhommière laquelle fut construite qu'après 1844. Seules les seigneuries, quelle qu'elles soient, avaient le droit de posséder un pigeonnier ou colombier, signe seigneurial distinctif; l'importance d'un pigeonnier était fonction aussi de l'importance "sociale' de la seigneurie le possédant. Il en allait de même pour les poteaux patibulaires dont le nombre, planté en un même lieu, était lui aussi dépendant de la seigneurie les possédant toutes les seigneuries ne possédant pas forcément le droit de haute justice. La terre de Quaincoubre, dans sa partie relevant du prieuré du pont à Dinan, cela au XVI siècle, terre alors affermée à Jehan Ledean, ne semble plus devoir encore posséder un noble logis l'acte ci-dessous présenté ne présentant en ses lignes que la présence d'une terre, d'une maison et d'une métairie dite noble. Ou était donc passé au XVI siècle ce noble manoir celui ayant donc été nommément cité en la dite année 1292 ?  

    QuincoubreQuincoubre

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'ancien maison et métairie noble de Quaincoubre citées en 1568 et bien du prieuré du Pont. Affermé à Jehan Ledean en 1568 le bâti originel de la maison et de la dite métairie noble a très probablement disparu pour être remplacé par celui-ci, beaucoup plus récent.

    Quincoubre

    La Gentilhommière de Quincoubre, hier Quencombre. Faite en la deuxième moitié du XIX siècle; elle fut probablement édifiée là où hier, en 1292, se trouvait-être le manoir de Quincombre.
    Ce manoir fut en 1805 offert  par monsieur  René-Jacques Bernard de la Ponthaye. Au titre de l'année de ce lègue fait le manoir ci-dessus représenté fut-il en effet édifié au XIX siècle cela avant la dite année 1805 ?

    Quincoubre

    Vers 1200-1210. La première apparition écrite du moulin de Quincoubre lequel, plus tard, sera dénommé le moulin de Quincombre. Cet acte citant aussi Eudes de Lanvallay fut très probablement réalisé vers la fin du XII siècle puisque que le dit "Eudes, chapelain de Lanvallei, sera aussi cité en tant que tel en une seconde charte elle rédigée en 1201. Par cette charte Mathieu et ses frères, fils de Alain le Roux, reconnaissent au prieuré du Pont à Dinan la possession des terres et moulin de Quincoubre hier offert au prieuré par leurs ancestres. Archives de Saint-Brieuc série des microfilms.

     

    Lecture de la charte latine ci-dessus :                                                                                                   Universis sancte matris ecclesie filiis ad quos presens carta pervenerit Willelmus, archidiaconus Dolensis, salutem et dilectionem in domino. Noverit universitas vestra quod controversia  que inter priorem de Ponte de Dinan et Matheum filium Alani Rufi et fratres  suos super terra et molendino de Quencombre  vertebatur, in presencia nostra sopita est in hunc modum; quod idem M.et fratres sui recognoverunt eandem terram datam fuisse in elemosina ab antecessore suo domui Beate Marie Magdalene de Ponte de Dinan, et eciam molendinum, et coram nobis eandem terram et molendinum de Quencombre videlicet tactis sacrosanctis Evangeliis juraverunt de cetero priori domus supradicte in pace relinquere, et pro pace ista tenenda prior eis decem solidos Andegavenses persolvit testibus hiis : Hamone Bode, Thoma Choan, Eudo de Lanualay, Menguidone de Taden presbiteris et Radoue de la Bocae, diacono, et pluribus aliis tam clericis quam laicis. Et quoniam pax ista in presencia nostra sacta suit, volentes quod de cetero robur obtinerest firmitates, eam fecimus annotari et sigilli nostri munimino confirmari.

    Traduction personnelle :                                                                                                                        A tous les fils de la Sainte Mère Eglise qui recevront cette présente charte par Guillaume, archidiacre de Dol, santé et adoration dans le Seigneur. Que vous tous sachiez que le désaccord entre le prieuré du pont à Dinan et Mathieu fils d’Alain le Roux et ses frères (portant) sur la terre et le moulin de Quencombre en litige, a été de cette façon en notre présence suspendu (arrêté, réglé...). Que le même Mathieu et ses frères ont reconnu les aumônes que leurs ancêtres sur la même terre ont donné à la maison Sainte-Marie Magdeleine du pont à Dinan, et aussi le moulin et devant nous, pour les même terres et moulin de Quincombre, en touchant les Evangiles, (ils) ont juré a l’avenir de laisser en paix leur maison (La maison du prieuré) ; et pour que cette première paix soit tenue ils ont donné dix sols d'Angers à ces témoins  (à ces témoins de Saint-Florent de Saumur) : Hamon Bode ; Thomas Choan ; Eudes de Lanvalay ; Mainguy prêtre de Tadain et Radou de la Bocase, diacre et beaucoup d’autres aussi bien clercs que laïcs. Et cette paix en notre présence fut faite, volontairement, laquelle aura la force de se maintenir stable dans l’avenir ; cela nous l’avons fait noter et confirmer par la protection de notre sceau.

    Lecture de la charte rédigée en 1292 et mettant en scène Raoul de Coëtquen :                                Universis presentes litteras inspecturis et audituris Theobaldus. Dei gracia Dolensis episcopus , salutem in Domino; Reformitis qua cumque religiossi | virum fratrem Jacoburn priorem prioratus de Ponte Dinanni nostre filio et prioratus predicti, ex una parte, et nobilem virum Radulphii | dominum de Quoyquien,  militem, ex altera, contentio moneatur occasione et raccosione cujusdem manerii dicti de Quenconbre condanso et pertinenciis | dicti manerii situm in parrochia de Pludihen ad dictum prioratum pertinentum quod manierum dicebat idem miles dictum priorem debere  | tenete ab ipsos inisite in fide Thomasio et ...... de feodo ipsius existebat dicto priore asserente ...... et fide ipsius feodo aliquociens ex ......| dictum manierum quod non consitezbatur non disitebatur idem prior tam ipse qu...... ejus predecessores qui pro tempore suant in dicto prioratu | priores tanto tempore pacifice possederant et raccosione donacoris sibi facte et ex alia causis justis non obediento pro ipso inisite neohomagium | faciciendo

    Aujourd'hui en Pleudihen, le moulin et les terres de Quencombre, aujourd'hui Quincoubre, seront tous deux nommément cités quelques dizaines d'années seulement avant que n'apparaisse dans notre histoire par l'écriture le nom de la paroisse de Pleudihen. Celle-ci en effet apparait écrite pour la première fois au début du XIII siècle, vers 1220-1230,  quand Mathilde de Landal, Dame de Landal, échangera avec Jehan père abbé de l'abbaye du Tronchet les dîmes d'Epinac contre celles de Pleudihen. Jean abbé du Tronchet donnera ensuite de lui-même, cela en 1244, les dites dîmes d'Epinac  au Chapitre de Dol. Rédigée vers 1200 puisque Eudes de Lanvallei ici témoin lui sera aussi cité en une autre charte dûment datée quant à elle, cela en 1201, le nom de Quencombre, son moulin et sa terre, apparaissent donc bien avant l'orthographe écrite de la paroisse de Pleudihen. La lecture de cette charte ne nous donne aucun renseignement sur l'ascendance seigneuriale de Mathieu alors seigneur en ces terres de Quencombre. Nous savons seulement qu'il en hérita avec ses frères de ses ancestres et que de leurs vivants ces derniers avaient offert au prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan un ensemble de leurs terres et un moulin assis en celles-ci aussi.                                                                                                       Acte rédigé vers 1200 Alain et ses frères sont alors peut-être âgés de 30-40 ans tous ayant alors vu le jour vers 1170. Par ce terme "ancestres" doit-on comprendre que le moulin de Quencombre et ses terres furent tous deux offerts au dit prieuré du pont par les aïeuls de Mathieu et non pas par son père Alain dit le Roux et sa mère ? Mathieu né vers 1170 les aïeuls de Mathieu doivent eux voir le jour vers 1110 [Nous étudierons un peu plus bas l'éventualité que Mathieu soit le père de Philippa de la Bellière laquelle, née vers 1210, pris pour époux Raoul Ier de Dinan ce dernier étant le premier vicomte de Dinan jamais cité dans l'histoire de Dinan. Raoul 1er, seigneur de la Bellière par son épouse, eu pour parents Rolland II de Dinan et Agnès de Coron tous deux seigneurs de Plancoët. Rolland II né vers 1180 fut le fils de Rolland 1er le premier seigneur de Plancoët cité celui-ci étant lui l'enfant de Geoffroy II de Dinan et de Muriel de Poudouvre la dite Muriel ayant eu pour parents Alain fils de Brient, vicomte attesté du Poudouvre, et Muliel. Ceci pour montrer ou démontrer que l'aïeul de Mathieu, possesseur vers 1140 de la terre de Quencombre par la donation qu'il fit envers le prieuré du pont à Dinan, lui est bien né vers 1120 et cela au lendemain même de la fondation du dit prieuré fondé lui vers 1100. Si vers 1120 nait donc l'aïeul de Mathieu, vers 1200 naissent aussi  Geoffroy II de Dinan et son épouse Muriel de Doudouvre fille du dit Alain fils de Breint et de Muliel. La terre et le moulin de Quencombre furent donc tous deux donnés au prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan en la génération qui suivie la création de la Vicomté du Poudouvre]. Le prieuré du pont ayant été lui fondé vers 1100 cette donation fut probablement offerte à notre prieuré vers 1140, cela en ses premières heures. Qui était donc le père d'Alain le Roux, jeune adulte et seigneur de ces terres en la dite année 1140 ?  A ce jour aucune réponse n'est possible d'être donnée à cette dernière question. Le prieuré du pont à Dinan entre t-il ainsi en possession de ce bien et cela avant même que n'apparaisse la noble terre de la Bellière laquelle elle n'apparaitra au tout début du XIV siècle par l'existence de Jeanne, vicomtesse de la Bellière laquelle, née vers 1300-13010, épousera successivement et Robert III Raguenel et Pierre de Plouer [En vérité la première appellation de  la Bellière est un peu plus ancienne et antérieure à Jeanne épouse de Pierre de Plouer. Elle remonte en effet au milieu du XIII siècle quand Raoul de Dinan, né vers 1210, premier vicomte de Dinan cité, prendra vers 1230-1240 pour épouse Philippa, dite Dame de la Bellière, Philippa étant l'aïeule de Jeanne ci-dessus et de sa soeur Philippe de la Bellière toutes filles de Raoul II et petite-filles de Raoul I et de Philippa de la Bellière. Raoul 1er de Dinan et Philippa de la Bellière naissant tous deux vers 1210-1220 le père de Philippa, que nous nommerons ici "N.seigneur de la Bellière"  doit lui naitre vers 1180. Mathieu fils d'Alain le Roux ici étudié, né vers 1170, ne serait-il pas le père de la dite Philippa de la Bellière lui qui possédait les dites terres de Quencombre cela au plus près de l'endroit au demain, en la fin du XIII siècle, Raoul II fils de Raoul 1er fera édifier le dit château de la Bellière ?].                                                                                                                       

    Les autres apparitions écrites du moulin de Quencombre [Si Mathieu à la veille de 1200 est dit possesseur de la terre et moulin de Quencombre il n'est aucunement dit qu'il est seigneur de Quencombre. Seigneur en les terres de Quencombre qu'il possède par ses aïeuls il l'est toutefois probablement; citées en les premières années du XII siècle  les terres de Quencombre ne forme pas pour autant une terre seigneuriale possédant château même si l'existence de ce dernier est-elle attestée en la dite année 1292 puisque Raoul de Coêtquen, cela ici même, possédera lui manoir et dépendances. Qu'elle pouvait donc être la terre seigneuriale de Mathieu ? De qui Alain dit le Roux, son père, était-il le fils ? Pourquoi Mainguy, prêtre de Taden, est-il en cette charte cité comme témoin ?], alors orthographiées Quencombre, Quaincoubre etc, seront écrites en 1543, puis en 1556 et 1568, quatre siècle plus tard, lorsque cette terre, sa maison et sa métairie dite noble, seront tous trois citées biens du prieuré avant d'êtres affermés en la dite année 1568 au sieur Jehan Ledean alors parent de François Ledean dit sieur de Quincombre. Lors de cet affermage le moulin de Quincombre, cité lors de la donation faite vers 1200, ne sera point cité, ni d'ailleurs en 1543 et 1556 probablement disparu depuis longtemps qu'alors il était. En les terres de Quaincoubre où pouvait être positionné hier ce dit moulin ? Etait-il un moulin à vent ou bien un moulin à marée tout proche de la mer laquelle hier, cela avant la réalisation du barrage marémotrice de la Rance, parvenait probablement par forte marée a lécher les murs même de la terre de Quincoubre ? Faut-il voir dans les fondations de l'ancien colombier de Quincoubre, bâti toujours présent aujourd'hui en face au moulin du Prat, moulin relevant des terres de la Bellières, les fondations mêmes de ce moulin ? Si cela était alors le moulin de Quencombre aurait été un moulin à vent...Le moulin de Quencombre étant de très loin antérieur à l'édification du château de la Bellière  ne serait-il pas possible qu'il soit ce qui est aujourd'hui le dit moulin à marée du Prat ? Les terres de Mathieu, cela au XII siècle et en l'absence de la seigneurie de la Bellière alors encore non née, ne pouvaient-elles pas étirer ses étendues herbeuses jusqu'au plus près de la mer ici encore présente ? Admettre cependant que le moulin de Quencombre aurait été ce qui est aujourd'hui le moulin de la Bellière, ou le moulin de Prat, serait admettre la présence ici même d'un moulin "de mer" dans les toutes dernières heures du XII siècle. Accepter comme vérité absolu qu'il est pu y avoir ici même au XII siècle un moulin "de mer" serait prendre toutefois certains raccourcis avec l'Histoire. Le dit Pigeonnier de Quincoubre présenté aujourd'hui ne pourrait-il pas être en vérité les vestiges de l'ancien moulin dit de Quencombre au XII siècle ?                                                                                                      Ce fermage, lequel fut donc réalisé en 1568, fut établi entre le dit Jehan Ledéan et Bertrand Ferron alors fermier général du prieuré du pont à Dinan en exercice. Le nom du fermier général gérant le "bien temporel" du prieuré en 1543, année en laquelle sera rédigé le premier acte de Dénombrement du prieuré,  ne nous est pas du tout connu. On ne connait par cet acte que le nom du prieur en exercice, Jehan Le Clerc. Il faudra attendre pour cela la dite année 1568 pour connaitre le premier nom "connu" du fermier général du prieuré. Cela sera en effet celui de Bertrand Ferron son nom ayant été cité le 21 mai de l'année 1568 lorsque sera affermé par le dit Bertrand Ferron ce dernier étant donc, en cette dite année 1568, le fermier du prieuré religieusement tenu par son frère, le prieur Hamon, les terres relevant du prieuré assises en la paroisse de Miniac-Morvan mais aussi celles de Quencombre relevant de notre dit prieuré du pont à Dinan. Ce fermage comprendra aussi la terre de Quaincoubre, ainsi écrite en la dite année 1568, maison et métairie noble comprises. Ce sous-fermage sera lui réalisé pour une durée parfaite de trois années cela en faveur du dit sieur Jehan Ledean, sieur de la Pichonnais, lequel nait vers 1550. Jean ou Jehan Ledean eu pour frère probable Gilles Ledean lequel fut lui prieur de la paroisse de Tressaint, village aujourd'hui lui aussi assis en Lanvallay.  Jehan Ledean semble ici ne posséder que son fermage de Quincoubre ensemble affermé comprenant terre, maison et métairie noble; cependant cet ensemble ne semble pas pour autant comprendre la  noble terre de Quincoubre laquelle appartient de fait alors à André Ledean cette dernière effectivement ne relevant elle aucunement du prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan. André en effet, cela en tant que "Sieur de Quincoubre", sera cité au travers de sa femme lors du baptême de l'un des enfants de Jehan Ledean ce dernier n'ayant jamais été cité comme étant, lui aussi, sieur de Quincoubre. Pour illustrer ce propos Jehan et André ont-ils pu ensemble posséder la dite terre noble de Quincombre ? ... Pour troys ans quy comence des le premier jour de janvier dernier et qui finiront a pareil jour jcelix revoluz noble homme maistre Bertran Feron sieur de la Metrie fermier du revenu du prieure de la magdhelaine du pont a dinan luy garentyra a baille et soubz afferme a messire Jehan Ledean sieur de la Pichonnait pret et acceptant les debvoirs  de dixmes oblations meugneues en quoy le dit sieur prieur dicelluy prieure ou ses fermiers  et soubz fermiers sont fondes a prendre levez et receuillez  de chacun an tant par bled aignaulx laines et le fruit de rente bretons  et tout aultre  quelconcque revenu ordinaire ou extraordinaire dont a acoustume de jouir le dit sieur prieur et les dits peres prieurs present en la paroisse de Myniac avecq  aussi les terres et heritaiges deppendantes du dit prieure qui sont sittuees en la paroisse de Pleudihen deppendante de Quaincoubre daultant... ...sa femme de la paroisse de Pleudihen et y demeurant seavoir est la maison et mestairie noble de Quincoubre...
     Lire l'acte en totalité ci-dessous. Outre sa terre "normale" dite de Quincoubre Jehan Ledean recevra donc également en sous-fermage de sa dite  terre une maison et une métairie dite noble toutes deux dépendantes des nobles terres de Quincoubre mais lesquelles, terre, métairie noble et maison relevaient elles du dit prieuré du pont à Dinan comme nous sommes en train de le voir en cet acte de fermage. Les dites terres nobles de Quincombre ainsi que sa terre, sa maison et sa métairie noble, toutes trois relevant du prieuré du pont, étaient toutes quatre assises en la paroisse de Pleudihen cela en vis a vis du manoir de la Bellière et de son moulin nommé le Prat. Donc le noble logis de Quicoubre et ses terres nobles semblent alors devoir appartenir en propre à un parent de Jehan, son frère peut-être, André Ledean. Madeleine de Villadiego, dite alors épouse du dit "André Ledean sieur de Quicoubre", sera en effet présente au baptême d'Olivier Ledean fils de Jehan lequel nait le dit 27/03/1603. Olivier plus tard, fils de Jehan, semble devenir héritier de son parent André puisque Olivier sera à son tour dit "sieur de Quincoubre" cela à l'inverse de son père lequel lui ne sera jamais présenté comme tel. Jehan Ledehan prit-il en 1568 et en fermage les terres, maison et métairie noble de Quincoubre, toutes dépendantes de dites terres nobles de Quincoubre,  pour mieux se rapprocher de son frère supposé possesseur lui des terres nobles de Quincoubre ?                                                                                                        Plus tard, beaucoup plus tard, en 1631,  les terres, la maison et la métairie noble de Quincoubre seront toutes affermées par le fermier du moment, alors un Malouin résidant à Saint-Malo, le sieur Julien Artur de Launay, à Jan Lecointre et son épouse Guillemette Ferrat tous deux résidants en la dite paroisse de Pleudihen. 
    Le chartrier de l'église de Saint-Sauveur de Dinan a gardé en ses textes le testament religieux de Jehan Ledean : Jean Ledean sieur de la Pichonnais, époux de Laurence Agan, sachant que toute personne qui a prins vie il faut la terminer par mort, qui certaine est, et  ne sait-on l'heure d'icelle, afin de ne pas mourir intestat... veut 13 torches flambantes à la conduite de son corps et demande que, le jour de son service de 7ème et de l'an, il soit fait et boulangé, une mine de froment, en bon pain, qui soit départi et donné aux pauvres... Il laisse un boisseau de blé à l'Hôpital de Dinan, à chacun des couvents des Jacobins, des Cordeliers et des dames de Saincte-Dolive (Catherine Dolo) ou Clarisses, où sera transporté son obit, en cas d'inexécution à Saint-Sauveur. Il en fonde un aussi à Pleudihen, comprenant trois messes à notes, l'une du Saint-Esprit, l'autre de Notre-Dame, la troisième de Requiem, avec diacre, sous-diacre et nocturne des morts . Le patronyme Ledean s'écrira plus tard aussi Ledoyen.                                                                                                                                          Très brièvement : Jehan Ledean prendra pour épouse Laurence Agan et de cette union naitra notamment : Barbe laquelle prendra pour époux Ecuyer Pierre de Tremeureuc [paroisse située proche de Ploubalay et dont la terre, au XII siècle, était assise en la "vicomté du Poudouvre]; Andrée laquelle prendra pour époux Victor Jamet; puis Pierre sieur de Vaudrouet lequel prendra pour épouse Hardouine Lerenec. Du mariage de Pierre et d'Hardouine naitre le 27/03/1603 Olivier celui-ci étant nommé par Magdeleine de Villadiego dite femme d'André Ledean sieur de Quincoubre. L'épouse d'André confirme les rapprochements intimes ayant unis, probablement au travers de la draperie et de sa manufacture, cela dès le XVI siècle, et la région de Dinan et le pays d'Espagne.  Les terres relevant de prieuré et dépendant des dites terres nobles de Quincoubre étaient tous toutes, et cela dès le XIII siècle, le bien propre de notre dit prieuré du pont à Dinan. On parlait alors aussi du moulin de Quincoubre. Celui-ci, probablement déjà disparu en dite année 1568, était-il plus ancien que le dit moulin du Prat alors sont très proche voisin ?   

     

    Ci-dessous voici maintenant l'acte de fermage établi entre Bertrand Ferron et Jehan Ledean en 1568  :

    Pour troys ans quy ont comencé des le premier jour de janvier dernier et quy finiront apareil jour jceilx revoluz noble homme maistre Bertran Feron sieur de la Meterie fermier du revenu du prieure de la magdhelaine  du pont a Dinan luy garentira a baille et soubz afferme a maistre Jehan Ledean sieur de la Pichonnait pret et acceptant les debvoirs de dixmes, oblations, meugnues dy quoy le sieur prieur dicelluy prieure ou ses fermiers et soubz fermiers sont fondez a prendre, levez et receuillez en chacun an tant par bled aignaulx laines et le fruit de rente breton (?) et tout aultre quelconcque revenu ordinaire et extra ordinaire dont a acoustume de jouir le dict père prieur ou ses dits pères prieurs présent (?)  en la paroisse de Myniac avecq aussi les terres et heritaiges ci deppendants du dict prieure qui sont situees en la paroisse de Pleudihen deppendentes de Quaincoubre. Daultant  cy en apartient au dict prieur sans en re resprendre ce que en a acquis le dict Ledean. Ensemble jouira le dict Ledean de tout aultre revenu quy apartient au dict prieur en la dicte paroisse de Pleudihen et pour en jouir en maniere accoustume et faire le preneur les acquitz et portez les charges sur ce sy aulcunes sont deues sans y consprandre les debvoirs de decymes, promet sainct visitationet tables abbatialles que portera et acquitera la bailleur pour en jouir le dict preneur tout ainsy que le pouroit faire le dict prieur tenantz les dictes choses en main et a raison des dictes jouissances et aussi faire le dict preneur il poyera les chacun an au dict Feron ouict mines acceptant la somme de traize vingtz livres monnoye tournois aux festes de monseigneur Sainct Jehan Baptiste et Noel par moictie lun terme appellant lautre que se entend a faulte du premier poyement en chacun dict an caution pour lautre terme en cours quil ne seroit escheu. En oultre poyer ce que presantement a faict le preneur au dict Feron acceptant six escuz dor pistollets tenu estant pour entree  de la presante ferme et quand a faire et fournir par chacun dict an a terme le dict preneur a oblige tous ses biens meubles et immeubles presans et futurs pour sur les immeubles procede par saisies procede vente et subhastion des ordonnations royaux et sur les meubles proceder par execution vante et subhastion [subaction]  a de jour et heure, et aultre produir gages touz sujez a vandre et jugement de court suffizament garde et neanctz par concurance a suborner le preneur son corps a tout arrest  et hostaige tout somme et requis en prinson fournir (?) la part quil plaira au dict bailleur au dict nomme le faire mettre et constituez si necessaire jucqu a entre et par faict poyement tant au principal que mesme recouvrer  et elles ne seront liquides les dictes contraintes comme mieulx plaira au dict ferron quy apuye les garentaiges faire faire et paye gree jure oblige r...condempner tenir les serments notre court de Dinan a submission juree et prorogation a lordonnance dycelle par lintimation de touz sergens royaulx de hault justices et tout ce a este voullu consenty promis et jure par serment tenir et a ce faire par le jugement de nostre court de Dinan les y avons condempnez sur lypothecque de tous leurs biens de faict et signe presentement a Dinan en la maison et demeuration de Lerenec lun des soubz signes notaires le vingt ung ieme jour de may mill cinq cent soixante houict aveq les seignes des dictes partyes apposes au grand rolle du dict baille, et ung aultant de luy, ung exemplaire pour chascun seullement ny aucune derogation (?)  faite apres tractation et approuver fort l'apres (?) sous ferme  sur hypotheque du tout le sieur aussy ledean acceptant ... (une ligne incompréhensible) signent Lefrançois; Anthoine Lerenec; Jehan Ledean. 21 may 1568. Dixmes de Miniac Morvan 230 livres de ferme par an. Contract de soubz ferme par Bertran feron et jehan ledean pour les dixmes de Miniac, moulin terres de Quincoubre en pleudihen aportes au prieure du pont a Dinan 1568 pour 230 livres. En marge: Bail a ferme du prieure de la Madelaine du pont a Dinan pour le prix de treize vingt livres a jehan ledean le 21 ieme may 1568. Ce present bail pour sous fermer pour entrer en la metairie de Quincoubre car le preneur diceluy s'en est empare ...

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

    1201: Attestation de l'existence du moulin et des terres de Quencombre

     

     

     

     

     

     


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