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    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     

     

     

     - Sanctus Solempnis -


    Son histoire et sa pauvreté au travers de ses premiers maires et conseils municipaux.

     

     

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    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     1810. Signature en le Registre des délibérations du maire de Saint-Solain qui signe : "Ferron maire". Celui-ci fut  très probablement Louis-René-François Ferron lequel pris pour épouse Henriette-Marie-Jeannes de Gennes tous deux père et mère de trois enfants, tous trois successivement maire de Saint-Solen.   6 enfants de Saint-Solen nés "De Ferron de la Vairie" seront tous "maire" de cette commune entre 1809 et 1925. La mairie de Saint-Solen fut ainsi transmise au sein même de cette famille cela dès la première partie du XVIII siècle. En 1808, alors qu'il décèdera en l'année 1817, Louis-René-François Ferron sera aussi le fabricien financier de la paroisse de Saint-Solen. Il sera remplacé à ce même poste, élu par la Fabrique, par son propre fils futur maire lui aussi; à savoir  Louis-Henry Ferron : Ce jour 24 janvier 1808 a été convoqué une assemblée des membres de la fabrique pour nommer un fabricien comptable à la place de monsieur Feron père. L'assemblée réunie dans la sacristie a unanimement nommé monsieur Louis-Henry Ferron pour l'année 1808 et avons signé les membres de la fabrique : Ferron père ex membre; François Huet... 

     

    La commune de Saint-Solen, hormis une courte pause en la seconde moitié du XIX siècle, sera pauvre et toujours pauvre tout au long des XVIII et XIX siècle, et même encore au début du XX siècle.                                                              Pour aborder dès maintenant et en avant propos ce sujet sachez, que devant faire face au besoin d'une nouvelle école en l'année 1897, les travaux envisagés relatifs à cette école représentant alors à eux seuls un investissement estimé de 12.000,00 francs, soit approximativement 37.000,00 de nos actuels euros, la commune de Saint-Solen était déjà dans l'incapacité financière de pouvoir faire face à de simple frais de réparation devant eux avoir lieu en l'unique école recevant depuis 1859 les enfants filles et garçons de cette commune.              Demandant un peu plus tard, le 02/01/1898 exactement, un financement d'état pour la construction de la dite nouvelle école la commune de Saint-Solen, le même jour, demandera également une autre aide financière,  à Monsieur le Préfet  cette fois,  cela pour pouvoir faire face au dites réparations, réparations  jugées alors absolument  nécessaires en l'école originelle réalisée 40 années plus tôt. Le montant de ces travaux devant être réalisés dans l'urgence s'élevait à 308,63 francs soit la moitié du revenu salarial annuel de l'instituteur de Saint-Solen du moment, revenu établit à 600,00 francs par an, un instituteur "homme-femme" d'aujourd'hui recevant annuellement en moyenne une rémunération net de 24.000,00 euros ou bien 157.429,68 de nous francs encore en vigueur en l'année 2000.                                                                                                    L'Insee aujourd'hui estime qu'en 1900 le franc devait approximativement représenter une valeur proche de 3.12 euros actuels; au regard de cette information notre dit instituteur recevait donc annuellement pour son seul travail la valeur de 1870,00  euros au lieu des 24.000,00 euros touchés annuellement de nos jours.  Toujours au regard de cette même information les 12.000,00 francs estimés nécessaires pour la réalisation de la dite nouvelle école eux en 1898 représentaient donc l'équivalent de 37.440,00 euros quand les 308.63 francs pour le remise en état de la dite école originelle eux représentaient 960.00 euros. La pauvreté de Saint-Solen en la dite année 1898 était elle qu'elle ne possédait envers elle aucune réserve financière équivalente à 960 de nos actuels euros pour financer les dits travaux de remise en état de l'école originelle; par la seule force des choses elle possédait encore moins l'équivalent de 37.400,00 de no actuels euros somme d'argent alors nécessaire pour le construction de la dite nouvelle école. 12.000,00 francs pour la seule nouvelle école ! Les recettes et dépenses de Saint-Solen en effet pour l'année entière de 1898 s'équilibraient à 1234.87 francs les dits 12.000, 00 francs pour la nouvelle école représentant à eux seuls 10 années entières de recettes  : ...M. le Maire communique à l'assemblée le devis estimatif s'élevant à 308,63 francs des réparations nécessaires à l'école des garçons et des filles et l'invite à se prononcer sur les ressources à effectuer à la dépense ainsi que sur le montant des recours à solliciter par la commune. Le Conseil municipal ouï l'exposé de M.le maire considérant que toutes les réparations comprises au devis sont indispensables aux maisons d'école, que l'état de la situation financière produite par le Receveur Municipal constate qu'il n'existe aucun fond libre en caisse, que la commune déjà très grevée est dans l'impossibilité absolue de voter une part contributive, prie instamment M.le Préfet de demander à la commission départementale d'accorder à la commune le recours qui lui est nécessaire pour effectuer les réparations dont il s'agit... La commune de Saint-Solen de fait obtiendra pour cette dite nouvelle école une subvention s'élevant  à 80 % du montant de l'estimation ou du devis de l'architecte la dite estimation ou devis s'élevant exactement à 11.400,00 francs. Deux adjudications suivront ce devis présenté et pour une augmentation de seulement 2%  appliquée à cette même estimation ou devis le marché sera remporté par monsieur Chevalier entrepreneur à Dinan. Toutefois sa "situation de très grande précarité "  lui interdisant ou l'empêchant de financer ces 2% supplémentaires, représentant seulement 228 francs, la commune au travers de son Conseil municipal priera instamment le Préfet d'exposer sa situation au ministre de l'Education cela afin d'obtenir de ce dernier un complément de secours d'au moins de 200 francs.  Pour pouvoir faire face financièrement à cette construction la commune de Saint-Solen empruntera à la Caisse Nationale des Retraites la somme de 2.495,00 francs dont les intérêts au taux de 3.8 francs et l'amortissement seront tous versés en une annuité trentenaire de 140 francs environ le seul fermage de l'école des filles lui s'élevant à la somme de 150 francs [en effet Saint-Solen de possédant en 1898 qu'une seule école, celle qui fut construite en 1859, afin de pouvoir séparer les garçons des filles la commune de Saint-Solen louait à un particulier une maison d'école pour les filles. Pour cette dite maison d'école la commune de Saint-Solen honorant un bail 3-6-9 annuellement versait en location la valeur de 150 franc soit à peu près aujourd'hui la somme de 470 euros] ; M.Thomas maire obtiendra de même une seconde aide financière propre aux financements des travaux de la maison d'école originelle des filles et garçons laquelle aide elle s'élèvera à 150 francs. A cause des affres financiers de la commune Saint-Solen devra attendre la dite année 1898 pour pouvoir assurer pour la première fois l'ensemble de ses bâtiments communaux le maire du moment, le dit sieur Thomas, ayant présenté en son Conseil municipal "l'utilité incontestable" de pouvoir assurer ses bâtiments contre les seuls risques d'incendie; pour cette même assurance la commune de Saint-Solen versera à monsieur Jean, greffier à Dinan, la somme de 27 francs. L'enfantement de la construction en 1897 de la nouvelle école et l'impossibilité aussi de pouvoir faire face au même moment aux frais d'entretien de la seule école originelle imagent très bien à eux deux l'état de grande précarité financière en laquelle en la dite année 1898 se trouvait encore la commune de Saint-Solen.

     

     

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    Ci-dessus : Moulin à farine de Blé noir pour table. Collection privée, Lanvallay.

    Sera cité au XVIII siècle à Saint-Solen, en l'année 1793 exactement, la profession de : Faiseur de moulin à blé noir.

     

     

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     1840. Diaporama sur la frayère de Chantoiseau hier en le "marais de la Pétrole" de Saint-Solen. Cette immense frayère est aujourd'hui tout ce qui reste, immergée, de l'ancienne marnière de vase de mer laquelle, aujourd'hui en grande partie submergée, fut tout au long de la première moitié du XIX siècle utilisée pour amender les sols de Saint-Solen, Pleudihen, Saint-Helen et Lanvallay. En très grande partie inondée pour les besoin de port de Dinan sa vase de mer sera remplacée en la seconde moitié du XIX siècle par la chaux produite au sein de tout un ensemble de fours à chaux même si certains apparaitront dès l'année 1836 comme cela fut le cas pour les fours à chaux de la Ville es Olliviers en Lanvallay. Cette photo est ici un "lien"...

     

     

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    Réalisé par nous. Le marais de la Pétrole en 1844

     

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     La Pétrole et tout ce qui reste de sa marnière devenue aujourd'hui frayère.

     

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    L'écluse du Chatelier, et l'ancien petit village du Livet, barrière fluviale séparant aujourd'hui la Rance maritime ici à gauche de la Rance fluviale ici à droite. L'actuel port du Livet alors n'existait pas encore...

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    L'écluse du Châtelier reliant lors de sa réalisation les communes de Saint-Samson et de Pleudihen, aujourd'hui Saint-Samson et la Vicomté sur Rance. Cette écluse fut réalisée pour les besoins de la réalisation du canal d'Ille et Rance lequel, pour contrer le blocus anglais, fut réalisé entre 1804 et 1832 année en laquelle il sera inauguré; la passerelle  est plus tardive, 1894. L'exhaussement de son déversoir réalisé afin d'améliorer la navigation fluviale dangereuse en les fortes marées d'équinoxes, notamment quand les bateaux naviguaient à vide,  et afin aussi d'approfondir la hauteur d'eau au port de Dinan, sera lui envisagé dès l'année 1837. Dès le projet de la réalisation de l'exhaussement du déversoir les marais de la Pétrole étaient à cour ou moyen terme définitivement condamnés. Depuis la réalisation du barrage marémotrice inauguré lui en 1966 la marée sur tout l'estuaire de la Rance est devenue entièrement artificielle puisque régulée...Alimentant en électrique une ville comme Rennes, environ 300.00 âmes, le barrage de Saint-Malo fut à l'origine d'un bouleversement biologique ici important. Depuis 1966 un écosystème originel premier, et millénaire, ici même a pratiquement disparu par la seule absence de la force des marées naturelles; la plage de sable fin hier réputée à la Ville Ger a été entièrement avalée par des dépôts sédimentaires; l'envasement du lit naturel de la rivière en sa partie hier maritime amena la disparition des carrelets  ici nombreux avant la dite année 1966 etc.

     

     

     

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    XX siècle. Ici est le nouveau cimetière édifié route du Mezeray en 1902 en un terrain alors bien de monsieur Yves Lucas.Un litige ou désaccord en la dite année 1902 éclatera entre la mairie de Saint-Solen et monsieur le Vicomte de Ferron de la Vairie ce dernier réclamant de droit une partie de l'ancien cimetière qu'hier, en 1883, il avait offert à la commune de Saint-Solen pour l'agrandissement de ce dernier; ce don ou ce cadeau il est vrai  avait été fait en contre-partie d'une compensation. En effet le dit De Ferron en échange de ce même don devait en le dit cimetière recevoir de droit la gratuité d'une concession pour plusieurs tombes réservées à sa seule famille. Ce legs n'ayant en la dite année 1902 toujours pas été confirmé par monsieur le Préfet monsieur de Ferron de droit réclama le retour en sa possession de la dite terre hier offerte pour l'agrandissement du cimetière monsieur de Ferron s'estimant toujours possesseur de celle-ci ayant de droit la possibilité d'en disposer à son gré. Devant l'attitude de monsieur de Ferron et devant aussi ses agissements le Conseil municipal décidera le 06/06/1902 de l'acquisition d'un nouveau terrain de 14 ares assis sur la route du Mezeray  terrain alors bien de monsieur Yves Lucas. Une commission de 4 membres sera aussitôt désignée pour s'entendre avec les propriétaires du terrain retenu. Le 17 aout 1902 monsieur le Médecin des Epidémies ayant reconnu les bonnes conditions de ce nouveau terrain, avec l'acceptation de Monsieur le Préfet à l'unanimité de Conseil municipal décidera de l'acquisition de ce terrain et décidera en ce nouveau terrain du "transférement"  de l'ancien cimetière. Le 15 février 1903 le Conseil municipal souhaitera édifier autour de ce nouveau cimetière un mur de clôture projet confié à monsieur Chevalier hier vers 1900 constructeur de la nouvelle école des filles . Toutefois la construction de la dite nouvelle école voulue en 1900 pour les filles et les frais du transfert de l'ancien cimetière avaient tous deux fortement grévé la commune. Devant la nécessité de cette clôture le Conseil municipal se tournera une nouvelle fois vers le Préfet afin d'obtenir de ce dernier sa bienveillance puisque les ressources financières de la commune de Saint-Solen était alors absolument nulles. La commune n'ayant en effet aucune ressource le Conseil municipal décidera également du déplacement du Calvaire originel de l'ancien au nouveau cimetière cela afin d'éviter les frais propres à l'acquisition d'une nouvelle Croix. Ayant obtenu du Département une aide financière de 500 francs, mais les travaux d'édification demandant plusieurs mois de réalisation, devant l'emplacement insuffisant en l'ancien cimetière pour les nouvelles inhumations le Conseil municipal décidera de recevoir immédiatement en le nouveau cimetière la réception de toutes les nouvelles inhumations. Les dimensions  du murs ayant été décidées par le Conseil messieurs Jungné Olivier et Bellard Jean, tous deux Conseillers municipaux, seront tous deux chargés par monsieur le Maire de l'achat direct des pierres de construction. Espérant pouvoir appliquer une augmentation sur les prix des concessions à Perpétuité cela afin de pouvoir partiellement renflouer les finances de la commune, prix fixer moyennement à 50 francs,  la municipalité dû cependant revoir à la baisse cette taxe puisque plus aucune concession à Perpétuité ne sera alors prise en les premières heures du nouveau cimetière; le prix de 50 francs sera en effet ramener à 40 francs afin d'inciter l'acquisition des dites concessions à Perpétuité...

     

     

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    1772 -1964

    Route du Mezeray. Sépulture de la famille de Ferron de la Vairie en le nouveau cimetière celui-ci ayant été en ce lieu établit en 1902 sur une terre bien hier de M. Yves Lucas. En 1902 certaines des sépultures de l'ancien cimetière seront  ici même en effet "transférées"...Sont ici inhumés en cette sépulture hier en 1902 déplacée  : Alain vicomte de Ferron, général de Division, Commandeur de la Légion d'Honneur qui fut aussi maire de Saint-Solen, 1838-1953; Georges-Alain-Marcel vicomte de Ferron, 1913-1953; Colonel vicomte de Ferron, 1883-1964: Louis-Henry vicomte de Ferron, 1772-1841; Adèle-Marie-Thérèse de Ferron , 1817-1844; Marie-Thérèse de Ferron, 1821-1846; Louise-Anne-Marie-Henriette de Ferron, 1842-1843; Victorine-Marie-Louise de Ferron, 1805-1876; Amédée-Marie-Renée vicomte de Ferron, 1808-1891; Marie-Louise-Sévère Rouxel de Lescouet, vicomtesse de Ferron, 1816-1892; Annie-Paule-Marie de Ferron, 1885-1892; Angèle-Pauline-Henriette de Ferron, 1876-1896; Joseph-Fernand-Pierre de Ferron, 1879-1899; Marthe-Victorine-Marie de Ferron, 1878-1900; Renée-Amédée-Marie de Ferron, 1874-1907; Marie-Julie-Anne Le Couedic vicomtesse de Ferron, 1849-1925. En le même cimetière mais sous deux deux autres pierres tombales : Vicomtesse Charles Raoult de Rudeval née Louise de Ferron, 1871-1963; Vicomtesse Alain de Ferron née Marie-Louise de Bonnière de Wierre, femme du suivant, 1890-1969;  Alain vicomte de Ferron, époux de la précédente, 1887-1973.

     

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    Ici la pierre tombale d'Adèle Gabillard et de Joseph Duval Adèle étant la fille de Julienne-Marie Duval et de Julien-Jean Gabillard qui fut maire de Saint-Solen. La famille "Gabillard", via les "Julien", semble devoir trouver son origine première en le pays d'Evran en lequel elle apparait en effet dès les premières heures du XVII siècle, en 1615 exactement, cela même si Urbain Gabillard, ici cité, est dit en un acte de BMS être originaire de la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan.  Né à Saint-Solen le 18/01/1799 Julien-Jean Gabillard eu pour père et mère Joseph Gabillard et Marie Heuzé et, pour aïeuls le dit Urbain Gabillard originaire en effet de la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan, établit en Saint-Solen, et Louise Gaultier très probablement  née en cette même commune puisque leur union à tous deux y fut célébrée le 19/05/1757.                         Urbain Gabillard de son vivant avait été "marin"; fils lui même de Julien Gabillard dit son père en un acte des B.M.S , Urbain prit pour épouse au travers de la dite Louise Gaultier une honorable demoiselle de Saint-Solain puisque lors de leur mariage il sera dit qu'elle était la fille de "maistre" Eustache Gaultier  et de Damoiselle Jacquemine Prioul ces deux derniers s'étant eux aussi unis à Saint-Solain le 18/02/1716. L'Honorable homme Eustache Gaultier, de la paroisse d'Evran, prendra en effet lui pour épouse de la paroisse de Saint-Solen la dite Honnête  Jacquemine Prioul ; cette union elle sera faite en présence de l'honorable Pierre Adam, curateur du dit Gaultier, mais aussi en présence d'Honorable Jan Percevault sieur du Chandelorme.                                           Les "Gabillard de Saint-Solain" semblent tous avoir en la première moitié du XIX siècle occupés une certaine place sociale et en Saint-Helen et en Lanvallay.  En effet, hormis Urbain qui sera "marin",  les trois enfants de ce dernier, Joseph-François père demain du maire de St-Solen,  Julien et Olivier, seront respectivement marchand de bois-charpentier pour Joseph-François, charpentier pour Julien et enfin maçon pour Olivier tous trois tenant ainsi noble activité artisanale. La première partie du XIX siècle fut il est vrai pour Saint-Solen, cela à l'image de moult communes, propice au travail manuel et à l'enrichissement personnel. Ainsi la plus part des enfants de Saint-Solen, rencontrés en les BMS, étaient en très grandes parties presque tous reliés aux métiers de construction puisqu'ils furent  en très grande partie soit tailleur de pierre, soit piqueur de pierre ou bien encore poseur de pierre. Cette période il est vrai fut celle en laquelle on construisit à Dinan le viaduc, fut celle en laquelle apparu le nouveau bourg de Lanvallay, fut celle aussi en laquelle furent édifiées à Saint-Solen une très grande partie des actuelles anciennes maisons toujours ici assises. Julien-Jean,  fils du dit Joseph-François cité ci-dessus, lequel deviendra en effet "maire" de Saint-Solen, à l'inverse de ses oncles semble avoir hérité une certaine fortune de son père puisque l'ensemble des actes le citant le présentent tous comme étant de métier "propriétaire" à Saint-Solen. Etait-il rentier de son métier ?   Ainsi pour expliquer ou imager en ce même XVIII siècle la réussite sociale de toute une partie de la société présente proche de Dinan sachez que notre  Julien-Jean Gabillard, maire de Saint-Solen, était par sa femme Julienne-Marie Duval, fille de Julien Duval et de Julienne Junguené,  parent proche de Louis Sabot lequel personnellement sera au port de Dinan la souche d'une dynastie de "tanneurs" dont les enfants demain seront aussi responsables de plusieurs ateliers de filature" ; en effet Françoise-Jeanne-Vincente Junguené, tante de son épouse la dite Julienne-Marie Duval, avait pris elle pour époux Bernard-Jean Sabot lequel, père du dit Pierre-Louis Sabot cité ci-dessus, était déjà l'un des plus grands "marchand-tanneurs" de Dinan.          Julienne-Marie Duval et Julien-Jean Gabillard ci-dessus  cités respectivement décèderont le 06/04/1879 pour l'une et le 26/07/1868 pour l'autre. Cette pierre tombale ne comporte pas en son sein le nom des dits Adèle Gabillard et Joseph Duval son époux. Pourtant elle comporte l'inscription "famille Duval-Gabillard" suivie de : Ci git Marie Duval née le 18 Mai 1869 décédée le 23 mai 1888. Marie Duval ici inscrite et décédée en la dite année 1888 eu en effet pour parent les dits Adèle et Joseph ci-dessus cités. Inhumée en cette pierre en la dite année 1888 cette dernière fut quelques unes des très rares concessions à être déplacées en la dite année 1902 de l'ancien en le nouveau cimetière.

     

     

     

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    En l'actuelle rue de l'Ardriais : L'ancienne entrée monumentale de château de la Vairie avant que soit réalisée la grande déviation laquelle coupera d'une façon définitive et en son bas l'allée du château.

     

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    Les chapiteaux ou couronnements des anciens piliers de la porte ouvrant sur la dite allée. C'est tout ce qui reste aujourd'hui, proche de la Campagne des Tertres, de cette ancienne entrée principale coupée de son château depuis que la route départementale contournant Saint-Solen fut réalisée vers 1970.

     

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    1811. L'ancienne allée du dit château de la Vairie ou Verrie. Au lieu dit ici la Roche, ou le Tertre sur certains actes écrits, sera construire en 1890, après "expropriation" prononcée à l'encontre de Mademoiselle de Ferron, Dame de la Vairie, propriétaire aussi de cette terre, l'ancienne "mairie-école" de Saint-Solain aujourd'hui pôle associatif. En bas le ruisseau des Epinettes venant d'Evran et alimentant le grand bassin de la Vairie; retrouvant le village du Gué-Parfond il est nommée à Chantoiseau, retombant en la mer à la Pétrole : le ruisseau "Ste-Zusanne".

     

     Le marais de la Pétrole

    Saint-Solain. Saint-Solen a pour seule image de son passé social le seul souvenir de ses enfants nés "vicomte de la Vairie" et cela au détriment de sa propre histoire sociale. On peut regretter également le non souvenir de l'un de ses maires les plus importants, Julien Gabillard pour le nommer, lequel en vain au travers de lettres écrites batailla si durement et longuement pour sa commune autour de 1850 cela contre le seul projet de l'exhaussement du déversoir de l'écluse du Châtelier.    Quel fut l'origine de ce combat ou de cette lutte menée dans le seul intérêt de sa commune au sein de Conseils municipaux successifs ?                                          Au 1 janvier de l'année 1811 furent comptabilisés 370 habitant en ce lieu. Petite commune de campagne ayant eu en l'année 1843 une population s'élevant à un peu plus de 400 âmes , puis au recensement de 2015 un nombre d'habitants s'élevant lui à 497 âmes, nous avons très peu d’informations concernant l’Histoire de Saint-Solen hier terre de culture, avare et très peu nourricière, hormis le fait que l'ensemble de ses hommes travaillant en l'année 1836 étaient tous, pour ainsi dire tous, soit  appareilleur ou tailleur de pierre quand autres communes, elles, leurs mains ouvrières étaient liées essentiellement aux activités maritimes. La Bretagne connaitra en effet en la fin de la première moitié du XIX siècle des travaux de génie civil importants les villes de Lanvallay et de Dinan voyant elles, cela en cette même période, la construction de l'actuel viaduc de Lanvallay lequel, lui, sera inauguré en 1854. Ces mêmes travaux de génie civil au XIX siècle appelleront ainsi, loin de Saint-Solen puisque appelés en toute la Bretagne, tous les bras des enfants de la dite commune de Saint-Solen "appareilleurs ou tailleurs de pierre", autant d'absences professionnelles plongeant souvent un nombre important de familles dans le désarroi de longs silences, désarrois souvent lourds de mutisme. Ces silences familiaux en ce temps trouveront souvent leur origine commune dans le retard des transmissions des lettres ou courriers  et cela  malgré la naissance au lendemain de la Révolution française de l'Administration des postes lesquelles seront alors mises en régie et administrées directement par l'Etat. Il est vrai que lorsque le cheminement du courrier par "chevaux" sera en 1873 définitivement remplacé par le transport ferroviaire la distribution du courrier s'en trouvera alors d'autant amélioré comme déjà ce même premier cheminement le fut lui même vers 1840 lorsque arrivera la vapeur et son utilisation: Monsieur le Préfet. L'amélioration dans le service des postes dont le besoin est le plus généralement utile, et par conséquence la plus désirée, c'est le service quotidien de facteurs ruraux dans nos campagnes. Vous trouverez donc bien naturel que nous venions solliciter pour Saint-Solain l'avantage de participer au service journalier, surtout quand vous saurez que des raisons particulières viennent se joindre aux motifs généraux. Une grande partie des hommes valides de notre commune est occupée sur tous les points de la Bretagne dans les travaux publics comme appareilleurs ou tailleurs de pierre, et il est souvent important pour leurs familles de ne pas recevoir leurs lettres un jour plus tard. Il y a aussi dans la commune de grands propriétaires qui ayant une correspondances nombreuses peuvent éprouver du préjudice en n'ayant pas de distribution quotidienne. La commune de Saint-Solain présentant aussi en son bourg une assez grande population agglomérée puisqu'elle dépasse trois cents personnes, le service est rendue plus facile. Ces divers motifs nous font espérer que l'Administration des postes fera droit à notre demande, et que vous voudrez en la lui transmettant, l'appuyer auprès d'elle. Nous avons l'Honneur de vous transmettre notre respectueuse considération monsieur le Préfet. Les membres du Conseil municipal. Gabillard maire...                           Terre peu nourricière sur un plan "culture et pâturage" il faudra en effet attendre le milieu du 19ème siècle pour voir cette terre, alors amendée par de la vase de mer, portée en son sein des graines de céréales plus noble que celles de l'avoine ou du blé noir. Les actuelles maisons "originelles" de Saint-Solen semblent toutes avoir été faites en la première moitié du XIX siècle, vers 1830-1855, la plus ancienne, en une cour commune, remontant elle en 1826: à cette même maison furent juxtaposées ensuite, et cela très rapidement, d'autres maisons l'ensemble formant une barre  rectiligne. L'une de ces autres maison fut elle bâtie en 1836.             Dans d'autres cours elles aussi communes, elles aussi ayant "barre rectiligne de bâtis ou maisons jumelées, d'autres maisons sont elles aussi datées de 1836 ou 1840. Ces maisons, toutes réalisées en la première moitié du XIX siècle, furent pour certaines probablement édifiées à l'emplacement originel d'un premier bâti originel puisque les B.M.S. de Saint-Solain, cela  dès 1675, atteste en Saint-Solain de la présence d'une certaine multitude d'habitants. Ainsi, entre 1681 et 1690, soit en 9 années seulement, la commune de Saint-Solain enregistrera en ses B.M.S.  pas moins de 55 naissances, 32 unions et 62 décès....                                             Où sont donc passées en ce même début du XIX siècle, hormis quelques rares maisons,  l'ensemble des maisons premières antérieures au dit XIX siècle et forcément présentes autour de l'église première originelle démolie que sera cette dernière vers 1870 ?                                                                                                 Furent-elles, elles aussi, la proie d'un immense incendie, aujourd'hui oublié de toutes les mémoires, comme le furent toutes les maisons du Mezeray, village de Saint-solen, en la nuit du 20 au 21 avril de l'année 1834 ?                              Pourquoi en ce première moitié du XIX siècle, 150 ans après alors qu'apparait également le bourg neuf de Lanvallay, furent édifiées la plus part des actuelles anciennes maisons de Saint-Solen alors que les registres des Conseils municipaux de cette commune nous énoncent pour cette même époque les dures difficultés financières du moment ? Il nous semble y avoir ici contradiction entre la dite pauvreté de Saint-Solain, pauvreté tant décrite en les réunions des Conseils municipaux du moment, cela entre 1808 et 1859,  et la constructions des dites maisons toutes édifiées en effet en cette même première moitié du XIX siècle.     La pauvreté tant décrite en Saint-Solain, en ce même XIX siècle, résidait-elle essentielle qu'en les cours de fermes anciennes et séculaires quand l'élite sociale de Saint-Solen, elle, faisait construire pour y habiter les dites nouvelles maisons.        En cette même première partie du XIX siècle pouvait à la fois être pauvre et faire construire ?  Un fils de parents laboureurs pouvait-il socialement s'émanciper de la pauvreté de ses père et mère pour acquérir suffisamment assez d'argent au point de faire construire en le bourg sa propre maison ? Un enfant de simples laboureurs pouvait-il professer une noble profession, comme celle d'arpenteur par exemple, commercer aussi au point de pouvoir faire construire en 1840 sa propre maison ? Les registres des Conseils municipaux du moment nous apprendrons qu'il existait en cette même première moitié du XIX siècle une "certaine élite sociale".            Celle ci sera invitée régulièrement à aider la commune de Saint-Solain,  cela via la levée d'imposition exceptionnelle, dans ses différents besoins financiers que cela soit pour l'entretien des chemins vicinaux et pour la construction d'un bâtiment public. Cette même élite sociale fut-elle celle qui fera construire certaines de ces mêmes maisons puisqu'il est vrai que cette première partie du XIX siècle verra sortir de terre moult bourgs nouveaux ainsi que de nombreux chantiers d'intérêt public. 

     

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    Ci-dessus et en second plan la maison de Jean-Marie Essirard et d'AdélaIde Chevalier associée à celle de Louis Lorre toutes deux édifiées en 1840 et toutes deux inaugurées respectivement les 2 et 3 mai 1840. Jean-Marie Essirard," arpenteur-marchand" de son métier, né le 3 Floréal en l'an 12 à Saint-Solain, était le fils de Jacques Essirard et de Renée Trehen tous deux nés en Pleudihen, de leurs vivants tous deux simples  "laboureurs" à Trevallon en la paroisse de Saint-Helen. Petit-fils de François Essirard et de Thérèse Lemasson tous deux de Pleudihen Jean-Marie fera en effet construire cette maison laquelle sera "inaugurée" le 3 mai de l'année 1840. Jean-Marie profitera de peu de sa nouvelle maison puisqu'il décèdera en Saint-Solain le 07/03/1850 soit 10 années seulement après cette construction. Jean-Marie saura s'élever "socialement" puisqu'il exercera, lui fils de simples  laboureurs, le métier d'arpenteur. D'après les Mémoires de Charles-Rolland Néel de la Vigne Jean-Marie Essirard sera de son vivant, décernée par le ministre de la Marine sur ordre royal,  récompensé de la Médaille  d'Honneur pour avoir combattu avec le plus grand courage et le plus grand dévouement l'immense incendie lequel, dans la nuit du 20 au 21 avril 1834, consumera la totalité des maisons du Mezeray village de Saint-Solen assis sur la frontière communale de "Saint-Solen - Saint-Helen". Jean-Marie dû t-il à ce même incendie le fait de pouvoir s'émarger humainement  de la condition sociale de feus hier ses parents ? Nous pouvons regretter qu'aujourd'hui en notre commune, sur cette maison, qu'aucune plaque ne commémore son geste d'hier.

                                                                           

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     Le linteau supérieur de l'une des fenestres de la maison de Jean-Marie Essirard, arpenteur -marchand de son métier,  maison accolée à celle de Louis Lorre.

     

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    Le linteau de la maison de Louis Lorre laquelle sera" inaugurée" le 2 mai de l'année 1840. Le marteau, sur la petite pierre de gauche, assoit très probablement une profession, à savoir celle de "piqueur ou tailleur de pierres". Ce métier au sein de certaines familles sera transmis de père en fils comme cela le fut en la famille Lavoué de Saint-Solen. La petite pierre de droite est d'une lecture très difficile en sa partie haute et à droite. Si le prénom "Louis" est lisible le patronyme l'accompagnant, lui, est pour ainsi dire illisible. Il s'agirait peut-être de Louis-Pierre Lavoue lequel, fils de Louis Lavoué "père", était  tailleur de pierres quand son dit père, lui, sera piqueur de pierres et maçon de métier. En effet Louis Lavoué ce dernier, père du dit Louis-Pierre Lavoué, sera le propre témoin de Louis Lorre quand celui-ci le 03/02/1823 prendra pour épouse Marie-Anne Coudray; sur cet acte Louis Lavoué père sera dit être le "parent et voisin de l'époux".

    Ce linteau pourrait donc ainsi se lire : 2 Mai. Louis Lorre. Construite par  [ici un coeur inversé; par amour ?] Louis Lavoue tailleur de pierre. En la première moitié du XIX siècle beaucoup  d'enfants de Saint-Solen seront tailleurs ou piqueurs de pierre et ouvrageront sur toute l'étendue de la Bretagne.

                 

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    Maisons édifiées en 1836 et 1855. Celle de droite, isolée sur le tertre et construite en la dite année 1855, sera édifiée en face de la dite "mairie-école" , cela cinq années après la construction de cette dernière. L'ensemble du bâti actuel de Saint-Solen semble avoir été dans sa totalité édifié en la première partie du XIX siècle, ou très peu de temps après.

     

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    L'ancienne commune de Saint-Solen comporte en son sein plus "barres" de bâtis ou de maisons associées toutes desservies par des cours et allées communes. La maison située en premier fut elle aussi édifiée en la première partie du XIX siècle, en 1835 exactement.

     

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     Autre "barre" de Saint-Solen. Hormis la plus petite maison, la deuxième à partir de la gauche, laquelle est une extension postérieure, cette barre était déjà construite en 1844 édifiée qu'elle sera entre 1811 et 1844 à l'emplacement même d'un bâti plus ancien, antérieur, lui positionné ici même en la dite année 1811.

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    L'emplacement exacte, au pied de cet arbre, de l'ancienne fontaine Barre. Puits encore ouvert vers 1970 de nombreuses personnes alors y allaient encore y puiser l'eau. Puits aujourd'hui entièrement abandonné.

     

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     Les "barres" de Saint-Solen ne furent pas toutes édifiées en même temps une même barre comprenant parfois des constructions "étagées". Ainsi cette barre assise au village du Mezeray, village relevant en partie et de Saint-Solen et de Saint-Helen, comprend un ensemble de bâtis construits tous au XIX siècle mais cependant avec un écart de temps  relativement important. Ainsi si la maison du premier plan elle fut construite en l'année 1834 la maison qui lui fait suite elle fut édifiée qu'en l'année 1875; celle-ci fut édifiée en la dite année 1875 par Jean Mancel et Marie Foutel. Jean Mancel sera enregistré lors de son  décès survenu le 22/05/1899 comme ayant été de son vivant "laboureur". Habitant le Mezeray en Saint-Solen Jean était issu d'une longue génération de cultivateur puisque ses père et aïeul de leur vivant avaient été eux aussi "cultivateur". François son propre frère lui aussi était dans ce métier puisque les actes écrits le présentent comme  ayant été de métier "marchand de bestiaux". Ont pouvait donc être "agriculteur tout en étant propriétaire de son bien bâti. Si Jean était fils et petit-fils d'agriculteur il était aussi de longue date originaire par le sang du village du Mezeray puisque si Julien Duval, le père de son aïeul, était lui originaire de la terre d'Evran, terre assise au plus près de Saint-Solen, Catherine Coudray aussi son ancestre, la propre femme du dit Julien Duval ci-dessus cité, elle était déjà originaire  du dit village du Mezeray lorsque sera célébré son mariage le 12/02/1754. La maison ici citée aujourd'hui possède toujours au delà du passage commun une ancienne dépendance agricole...

     

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    La maison bleue. Maison édifiée au lendemain de 1811  puisque non représentée sur le plan Napoléonien de 1811.

     

     

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

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    Côté rue ci-dessus  l'école originelle construite en 1859; filles et garçons

                                                                                                Ici à la gauche de celle-ci, côté cour, vers occident, la nouvelle école de fille elle construite peu après 1898.

     

    Les anciennes "écoles et mairie" de Saint-Solen  lesquelles furent édifiées en 1859 et 1897. Avant cette édification la commune de Saint-Solen ne possédait point d'école et était donc dans l'obligation de louer à un particulier un bien bâti en lequel l'éducation scolaire était donc enseignée. Ici même sur ce tertre comprenant alors 17 ares, en une terre nommée "la Champagne des Tertres", cela avant la dite année 1859, étaient assises des terres appartenant au château de la Vairie. Cet emplacement, pour l'édification de la future" école-mairie", sera personnellement retenu par 'inspecteur de l'Education primaire  une proposition de prix pour 700 francs étant aussitôt proposée pour l'acquisition de cette terre à Mademoiselle de Ferron en personne. L'instituteur de Saint-Solain à l'époque avait lui un revenu annuel de 600 francs. Mademoiselle de Ferron  toutefois ne retint point cette proposition puisque l'argent proposé par le Conseil municipal ne représentait par la moitié de sa propre estimation. Devant ce refus un désaccord semble   s'être établi entre la dite Demoiselle de Ferron et le Conseil municipal de Saint-Solain et son maire, alors monsieur Hamoniaux. Celui-ci en une réunion extraordinaire du Conseil opta pour une expropriation pure et simple.  Au travers de "Mademoiselle de Ferron"  il nous faut voir probablement en la dite année 1859 madame  Marie-Louise-Sévère Rouxel de Lescoët femme d'Amédée-Marie-René de Ferron lequel, vers 1876, sera à son tour maire de Saint-Solain. On doit au dit sieur Amédée la réalisation de la nouvelle église de Saint-Solain.                                                                                                                                                  Il nous faut voir ici, au travers de cet ensemble de deux bâtis distincts mais accolés, deux écoles différentes dont l'une en effet, la première, école mixte de filles et de garçons et mairie aussi, sera elle construite en la dite année 1859. Lequel des deux bâtis ici représentés est la dite école de filles et de garçons ? Le Registre des délibérées nous apportera le 12/12/1897 la réponse puisqu'il sera dite ce jour là que la nouvelle école des filles devra être édifiée dans la continuité ou au bout de la première école, celle des garçon, la nouvelle école des filles devant être assise au "couchant" de la précédente soit en son "ouest".  Le second bâtiment lui sera construit qu'en l'année 1897, cela quelques 40 ans après la première réalisation, le Conseil municipal de Saint-Solen demandant une aide d'état le 21/11/1897 pour la construction d'une "école de filles". Le même jour des dits mois et année le Conseil demandera également au département des Côtes du Nord une autre subvention; celle-ci concernera une aide financière demandée pour des réparations urgentes devant êtres faites en la dite école de filles et de garçons, c'est à dire en la dite première école-mairie construite en la dite année 1859. Saint-Solen fut-elle l'une des premières commune à posséder, cela dès la fin du XIX siècle, deux écoles à savoir une école pour les filles et une école pour les garçons. La séparation des "sexes" au sein des écoles semble donc devoir  intervenir à Saint-Solen entre les dites années 1859 et 1897. La nouvelle école des" filles" n'étant toujours pas construite en 1898 la commune de Saint-Solen louait pour palier cette absence un bien ou local privatif; le bail de cette location devant prendre fin le 29 septembre 1899 la question de la rentabilité d'un emprunt concernant la construction d'une seconde école pour les seules fille sera posée au sein d'un conseil municipal. N'étant toujours pas construite en octobre 1899 le 8 de ce même mois le Conseil municipal renouvellera le fermage de cette école des filles pour un nouveau bail de trois, six, neuf cela pour un paiement annuel de 150 francs.

     

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    Ci-dessus l'arrière de l'ancienne métairie ou ferme de la dite Campagne des Tertres bien de la famille seigneuriale de la Vairie. La photographie de gauche représente un four à pain en sa cheminée. Ce ou ces bâtis sont probablement du 18ème siècle puisque cette ferme et son four sont tous deux représentés sur les plans Napoléoniens de 1811. En les années 1950, peut-être même avant, ici se trouvait l'une des célèbres machine à traire Suage Melotte. Cette vieille plaque est tout ce qui reste de ce passé professionnel aujourd'hui à jamais disparu.

     

     

     

    L’une des pages les plus anciennes que personnellement nous possédions remontait qu'à la fin du XIX siècle lorsque sera réalisée la nouvelle église de Saint-Solen. Elle sera édifiée à l'initiative du vicomte Amédée Marie Renée de Ferron de la Vairie  maire de Saint-Solen en exercice; nous étions alors en l'année 1877.         Elle sera consacrée et ouverte au Culte en 1883 son édification ayant demandée 6 longues années de travaux. En aparté  cette église vieillira d'ailleurs très vite puisque 50 années après, vers 1935 seulement, il sera fait en l'un des conseils municipaux de Saint-Solen mention de l'état "très abimé" de son intérieur. L'ensemble des enduits en effet étaient en grande partie déjà tombés à terre sol sur lequel jonchaient moult bris de vitrail aussi. Le vieillissement "précoce de cette église tente à démontrer un réel abandon financier des lieux privant en cette première partie du XX siècle cette construction religieuse récente  de tout entretien même irrégulier. Pourquoi cela ?                                                                             Les premières heures du 20ème siècle effacées la commune de Saint-Solen devait-elle toujours et en permanence faire face à des affres financiers ?                   Donc en dehors de cette même église que savons réellement de l'Histoire ancienne de Saint-Solen ?                                                                                                     Que connaissons nous de sa ruralité d'antan, petite commune  électrifiée peu après 1930 ?                                                                                                                      Par la lecture de différents compte-rendus de Conseils municipaux apparaissant dès l'année 1808  nous avons pu prendre connaissance de son assise sociale d'alors, de sa pauvreté  omniprésente  sur sa terre et cela dès le lendemain de la Révolution française; celle-ci était-elle alors endémique ?                                                            Par rapport à aujourd’hui Saint-Solen, dans les toutes premières heures du XIX siècle, était-elle une commune pouvant se suffire à elle-même et cela à l'image d'autres petites communes aux alentours comme celle de Tressaint par exemple aujourd'hui partie intégrante de Lanvallay ?                                                                Au tout début du 19ème siècle le bourg ancestral de  Lanvallay n'était constitué que d'un ensemble de petits villages épars,  plus nombreux il est vrai cependant que les petits villages formant alors Saint-Solen. En ce même siècle quels ont pu être les facteurs ayant favorisés ensemble le développement économique de Lanvallay et quels ont été ceux qui, à l'inverse, ont pu pénaliser très fortement le développement économique de Saint-Solen les uns allant très probablement de paire avec les autres ?                                                                                              La possession d'une rive de débarquement pour les marchandise remontant sur Rennes, rive assise au port de Dinan dès la seconde partie du 18ème siècle, port de fond d'estuaire alors en pleine essor économique, en pleine mutation sociale aussi, a t-elle pu favoriser à elle seule en ce dit milieu du 18ème siècle le développement économique de Lanvallay  ?                                                                                     En ce dit 18ème siècle est-ce que le nouveau tracé routier principal traversant l'ancienne paroisse de Lanvallay, reliant Rennes à Dinan, fut-il lui aussi l'un des facteurs principaux du dit essor économique de Lanvallay tout comme le fut aussi probablement le dit port de "Dinan-Lanvallay" ci-dessus cité ?                                  Celui-ci, en parlant du dit tracé routier ci-dessus énoncé, fut-il donc à l'origine même de l'apparition du nouveau bourg neuf de Lanvallay lequel, très peu de temps après son apparition, allait entièrement supplanter et économiquement et socialement le vieux le bourg originel assis qu'était celui-ci sur l'ancienne voie reliant ici et hier Dol à Rennes  ?                                                                                  Aux premières heures du XIX siècle l'ancienne paroisse de Lanvallay était l'assemblage de tout un ensemble de vieux villages éparses parsemant alors le grand plateau surplombant ici la rivière le village originel de Lanvallay n'étant lui qu'un ancien village parmi ces dits vieux villages. Vers 1820, sur l'axe nouveau reliant "Dinan-Rennes", le bourg neuf de Lanvallay lui n'allait pas tarder à naitre et a devenir le nerf central de cette dite ancienne paroisse de Lanvallay effaçant ainsi le vieux village ancestral celui-ci, très peu de temps après, perdant en effet la première église originelle de Lanvallay et gagnant ainsi son appellation de "Vieux bourg".                                                                                                         Géographiquement excentrée de la liaison routière principale reliant Dinan à Rennes, qu'elle soit la neuve ou l'ancienne, Saint-Solen doit-elle au 18 ou au 19 siècle sa pauvreté, alors très souvent  présentée au 19 siècle en ses registres municipaux, qu'à sa seule assise géographique ?                                                          La problématique de cette même assise géographique sera très clairement énoncée  le 20/01/1834 lors d'un Conseil municipal  lequel, afin de donner son avis, débattra pour leur imposition sur les réelles valeurs matricielles des maisons de Saint-Solain les comparant en ce même conseil municipal avec les propres valeurs des maisons de Lehon ou de Tressaint par exemple toutes deux communes  très fortement favorisées par leur seule proximité avec la grande route reliant Dinan à Rennes : L'an 1834 le 27 janvier aux deux heures de l'après midi les membres du Conseil municipal de la commune de St-Solain réunis en conformité de l'Ordonnance royale du 15 décembre 1832 pour donner son avis sur le travail de l'Assemblée cantonale du 10 courant, a reconnu que l'Assemblée a voulu trouver la valeur réelle des matrices des maisons en doublant les unes, triplant les autres etc. opération qui auroit pu être juste s'il y avait eu un travail juste et régulier dans les matrices de toutes les maisons des communes. Mais les unes ont porté leur évaluation au dessous du Cadastre et les autres au dessus de manière que les premières sont soulagées et les 2ème surchargées. Dinan n'offre aucune classe à vérifier, on reconnait seulement que ses maisons "hors classe" ont été multipliées par 2 au lieu quelles auroient du être multipliées par le chiffre trois pour arriver au niveau des campagnes. Que la commune de Lehon qui est par sa position située à la porte de la ville une de celles du canton qui retire les plus de bénéfice de son commerce, son bourg traversé par le passage des habitants de Tressaint, d'Evran, le Quiou, Saint-Judoce, Saint-Juvat, Tressaint, Calorguen, etc. et l'écluse qui porte son nom sous ce bourg fait qu'il profite des chalans et bateaux qui y  séjournant en a tous les avantages désirables sous le rapport du commerce, se livre moins évalué que la commune de Saint-Solain qui se trouve à l'extrémité du département, renfoncée dans la forêt et habitée  par des malheureux sans commerce ni industrie, que Tressaint est aussi favorisée par le travail de l'Assemblée cantonale en comparaison de St-Solain car Tressaint est habité que par des marchands riches et aisés. Enfin que la commune de Pleudihen qui est la plus riche et la mieux située du canton  pour le commerce maritime est aussi l'une des plus ménagée dans l'évaluation donnée par l'Assemblée et quelle auroit diminué de valeur dans ses maisons hors classe depuis l'opération cadastrale  ce qui est contre toute probalité  [probité ?]  car il est à la connaissance du public que Pleudihen augmente de plus d'un quart depuis que cette commune a été cadastrée à ce jour, et cependant l'on voit ses maisons hors classes portées d'après la matrice cadastrale à 370f et d'après l'Assemblée cantonale à 260f  qui seroit supposer une erreur sauf explication qui de nous n'est pas connue. A la mairie de St-Solain les dits jour, mois et an que devant.                                               Cependant, malgré cette assise géographique  "défavorisée", la petite commune de Saint-Solain était toutefois traversée par un autre chemin vicinal  lui aussi de première catégorie, vieux chemin la traversant depuis des temps séculaires. Prenant naissant en effet en le bas village du Gué-Parfond, peu après le village de la Ville Arais lui assis en Lanvallay, ce même chemin vicinal reliait ainsi via  Saint-Solain la grande paroisse de Lanvallay  à Saint-Pierre de Pleguen et cela cela avant de se diriger ensuite sur Avranches  via Lanhélin, Epiniac, la Bousac, Pontorson et Pontaubault. A la hauteur de Saint-Pierre de Pleguen en le Pays de Dol ce même chemin se divisait pour se diriger également vers Rennes via Pleugueneuc, Becherel, Tinténiac etc alors qu'un peu plus en amont, toujours sur la route menant à Avranches, à Lanhelin exactement, une autre bifurcation elle menait à l'ancienne ville seigneuriale de Combourg via Meillac. Cette voie vicinale traversant le bourg de Saint-Solen, depuis le dit village du Gué Parfond, aujourd'hui nommée rue de l'Ardrillais en sa partie basse, était donc lui aussi "vital" pour Saint-Solen les transports du bois ou du lin le traversant donc régulièrement. Toutefois cette utilisation presque outrancière mettait régulièrement à mal ce même chemin mettant ainsi dans un grand embarras financier notre commune de Saint-Solain laquelle ne possédait pas de revenu suffisant pour pourvoir à son entretien même sur son seul territoire. Pour contrecarrer cette impuissance financière  la commune de Saint-Solen dès l'année 1845 demandera à la région et donc à son préfet de bien vouloir déclarer ce même chemin "route départementale". Séance extraordinaire du 3 juillet 1845 d'après l'autorisation de monsieur le Sous-préfet en date du 27 juin 1845. L'an mil huit cent quarante cinq le troisième jour de juillet à 6 heures du matin, le Conseil municipale de la commune de St-Solain, réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de Mr le maire, est d'avis d'adresser à M. le Préfet la demande qui suit : Considérant que la route de Dinan à Combourg n°38 est fréquentée par l'acceliet (?) et les diligences, ce qui demande un entretien double de celui qu'il fallait avant que cette route fut si fréquemment suivie, que les communes sont incapables de pourvoir à l'entretien de cette communication, le Conseil prie Mr le Préfet de vouloir aviser au moyen de faire déclarer ce chemin route départementale. Fait à St-Solain le jour, mois et an que ci-dessus. Gabillard maire ...Amédée de Ferron...  La commune de Saint-Solain semble avoir tout au long du XIX siècle attachée un point important à sa seule assise géographique. En effet elle lutera d'arrache-pied  avec le Préfet des Côtes du Nord et la ville de Dinan et son port pour pouvoir garder l'exploitation de sa vase de mer, et cela en vain; de même elle lutera pour faire reconnaitre la voie vicinale principale et première la traversant comme route nationale ne pouvant financièrement pourvoir à son seul entretien. Celle-ci lui permettant de recevoir quelques retombées financières appréciables, puisqu'elle était régulièrement traversée  par tout un transport professionnel  lié à l'exploitation et du bois et du lin allant notamment de Combourg à Dinan,  dès 1840, soit six année avant que soit posée sa première pierre, elle lutera et cela toujours dans le seul intérêt  de son assise géographique contre le premier jet du futur viaduc de Dinan lequel jet, dans son tracé premier, menaçait grandement il est vrai lui aussi l'économie de cette commune. En effet celui-ci en son premier projet impliquait, à court terme, la déviation du dit chemin vicinal premier traversant en sa totalité notre bourg de Saint-Solain. L'enjambement de la rivière prévu initialement plus en aval de la mer, à la sortie même de la ville de Lanvallay, au Bois Harouard et au  dessus de ses fours à chaux alors en activités, reliant Lanvallay à Dinan au plus près de la porte Saint-Louis, menaçait il est vrai tout un pan de l'économie de Saint-Solain; sur ce point les habitants de Saint-Solain auront gain de cause puisqu'ils obtiendront l'actuel tracé du viaduc déplacé que ce dernier sera de quelques centaines de mètres à peine. Suite à cette décision seconde prise, au lendemain de l'année 1854, année en laquelle le viaduc de Lanvallay-Dinan sera inauguré,  le voyageur de Rennes venant à Dinan et empruntant ce nouveau pont viendra toujours de l'axe Rennes-Combourg-Saint Solen-Lanvallay traversant de faite toujours en totalité la dite commune de Saint-Solain  et non pas l'axe nouveau de Rennes-Tressaint-Lanvallay ce dernier axe de faisant lui que "frôler" l'une des extrémité de la dite commune de Saint-Solain: Séance du neuf Août 1840. Dans le projet qui existe d'établir un pont suspendu sur le bois Harouard, celui d'attacher le voyageur à la tête de ce point fait entrevoir que la route de Combourg serait prise  devant le bourg de Saint-Solain en passant par la Rouveraie pour se rendre à Lanvallay la route de Rennes jusqu'à la limite des communes de Tressaint et de Lanvallay, projet qui deviendrait tout à fait nuisible au commerce et à l'agriculture de la commune de Saint-Solain. Aux commerces en empêchant les voyageurs de passer par le bourg, à l'agriculture en morcellant par un nouveau chemin les propriétés de la commune d'une extrémité à l'autre. Considérant qu'un pont jeté sur la Rance de la Porte Saint-Louis sur le Bois Harouard, deviendra presque inutile au commerce et nuira à l'agriculture des communes de Lanvallay, Tressaint, Evran et Saint-Solain en morcellant les propriétés des quatre communes; considérant qu'une communication établie sur la Rance, de Dinan à Lanvallay, éviterait aux voyageurs les cotes rapides qui sont aux approches de cette ville [les actuelles route et rue et de la Madeleine et du Jerzual] pentues, mais que la position la plus utile et la plus naturelle est celle de la Côte des Veaux ou du mur Saint-Sauveur sur le mont Envay, que ce pont viendrait prendre à un hectomètre [100 mètres] de la Rance l'embranchement de toutes les routes qui aboutissent à Dinan dans la partie de la C.18 sans nuire à l'agriculture.Le Conseil supplie en conséquence monsieur le Préfet des Côtes du Nord de vouloir bien solliciter auprès de monsieur le Ministre des travaux publics l'établissement du pont projeté dans la direction de la Côte des veaux ou du mur Saint-Sauveur sur le Mont Envay. A Saint-Solain les dits jour, mois et an que devant. Gabillard maire, Jean Heuzé adjoint...

     La terre ou les sols de Saint-Solen ne contenant en 1845 que 230 hectares et à peine 370 âmes, mis en culture, possédaient-ils au tout début du XIX siècle qu' un très faible rendement productif ?                                                                             La terre  mis en culture ici en les sols de Saint-Solen était-elle une terre pauvre, trop acide et ingrate ?                                                                                               La pauvreté ou l'insuffisance financière de la commune de Saint-Solain sera telle en l'année 1828, le quinzième jour du moi de mai exactement, qu'elle s'autorisera  à "s'imposer"  une imposition extraordinaire, à savoir le calcul des "centimes" par franc exprimé, cela pour faire face à ses endettements l'entretien des chemins vicinaux, alors à sa seule charge, représentant toujours des travaux et des dépenses très importants souvent échelonnés sur plusieurs exercices. Plus même, le Conseil municipal fera aussi appel à un impôt exceptionnel, en nature et en numéraire, dû pour ce dernier, par la Loi des 10 plus importants, par contribuables les aisés de la commune. Ainsi seront exceptionnellement soumis à l'impôt les portes et les fenêtres, la journée de travail, les chevaux et les charrettes aussi. Les chiens également seront soumis à taxation les chiens de compagnie étant beaucoup plus taxés que les chiens évoluant en les cours de ferme. : Considérant que pour faire face à ses dépenses la commune est obligée d'être grevée d'une imposition extraordinaire, est d'avis que la commune soit authorisée à s'imposer les centimes par franc, pour subvenir en 1829 à l'insuffisance de ses revenus affectés aux dépenses annuelles ordinaires de cet exercice. En ce même jour de la même année, à savoir le dit quinzième jour du mois de mai, une seconde réunion du Conseil municipale aura lieu. Donc en un même après midi les Conseillers du maire et ce dernier se réunirons par deux fois établissement pour cela deux compte-rendus  entièrement distincts l'un de l'autre le second étant lui relié au coût de l'entretien des dits chemins vicinaux. Il est vrai que ces derniers, simples chemins carrossables,  revêtus naturellement de la simple terre, étaient tous très rapidement mis à mal par toutes les voitures ou charrettes à jantes étroites les empruntant journellement : Aujourd'hui le quinzième jour du mois de mai de l'an mil huit cent vingt huit, après midi, le Conseil  municipal de la commune de Saint-Solain, réuni extraordinairement, sous la présidence du maire, et assisté conformément aux articles de la loi 39 et 45de la loi du 15 mai 1818 des contribuables les plus imposés au nombre des dix, à l'effet de délibérer sur les mesures à prendre relativement aux réparations des chemins vicinaux  : Considérant que le chemin vicinal qui traverse la commune dans toute sa longueur ne pourra être achevé d'être réparé cette année et exigera l'an prochain une continuité de travaux et de dépenses, ce conseil après avoir murement délibéré est d'avis unanimement que la commune soit authorisée un former un rôle de prestation en nature pour l'année 1829 où seront inscrit dans des plus justes proportions tous les habitants jugés en état de pouvoir concourir aux dites prestations soit  par des journées de travail soit par la fourniture de charrois, et à imposer aussi des centimes jusqu'à la concurrence de cinq francs sur les contributions foncières, mobilières, portes et fenêtres, de cet exercice. Attendu que ces prestations sont "rachetables" à volonté moyennant une indemnité équivalente en argent le Conseil fixe cette indemnité de la façon suivante : la journée de travail à 0 franc 75 centimes; chaque cheval à 1 franc 50 centimes; chaque charrette à 1 franc 50 centimes.                                    Cela cependant ne sera pas suffisant puisque un an plus tard jour pour jour, le quinzième jour du mois de mai 1829, la même décision sera prise pour l'année suivante, à savoir celle de 1830;  et il en sera de même pour  la suivante c'est à dire l'année 1831 pour l'année 1832. L'année 1833 de la même façon elle aussi sera "imposée" en l'année 1832. Nous voyons très bien ici la difficulté que pu rencontrer le Conseil municipal de Saint-Solain pour faire face à ses charges financière cela tout au long de la première moitié du 19ème siècle. Cette imposition extraordinaire, laquelle ne concernait que les mieux lotis de Saint-Solen, perdurera cependant jusqu'en l'année 1836 et même au delà,  année en laquelle le Conseil municipal fera une démarche administrative. Pour pouvoir échapper à la charge extraordinaire que représentait en effet pour la commune le seul entretien de cette route, alors essentielle pour toute la région, le Conseil municipale de Saint-Solen demandera le 10 juin de l'année 1836 sa classification en "route vicinale de première catégorie" ou "route de grande communication" avançant comme motif premier le rôle très important que cette même route pouvait alors bien avoir pour desservir économiquement toute la région située entre Bazouges et Dinan : Du dix juin aux dix heures du matin le Conseil municipal de la commune de St-Solain, réuni au lieu ordinaire de ses séances, conformément  à la circulaire de Monsieur le Préfet de ce département en date du 26 mai dernier, pour délibérer sur les avantages ou les inconvénients que la commune peut éprouver dans le classement de la route de Dinan à Combourg qu'il n'y a lieu à aucune modification  et qu'on peut maintenir la direction de cette route telle qu'elle est. Le point de départ de cette route est du Gué Parfond limite de cette commune avec Lanvallay jusqu'au ruisseau des Caridais limite de St-Solain avec Evran. Sa largeur moyenne est de huit mètres douves comprises et la longueur est de deux mille huit cent quarante six mètres qui paroit suffisante. St-Solain profite du passage de cette route qui traverse son bourg, il doit en être de même du bourg de Meillac que cette route traverse pour se rendre de Dinan à Combourg. Cette route est très avantageuse et à l'agriculture et au commerce. C'est le chemin le plus fréquenté des cantons de Dinan , en fait des chemins vicinaux. L'entretien en est très couteux et la commune est dans l'impuissance de le maintenir en bon état. Les bois qui sortent de la forêt de Coëtquen et des taillis des environs se dirigent par cette route pour Dinan et le Canal d'Ille et Rance ainsi que les bois de construction qui sont dirigés des terres pour Saint-Malo. Les communes d'Evran, Saint-Pierre de Plesguen, Saint-Domineuc, Plerguer, Meillac, tréverien, Tinténiac, Hédé, Basouge et la ville de Combourg pratiquent ce chemin pour porter leurs produits  et denrées aux marchés de Dinan qui se trouvent alimentés de fils de chanvres qui si rendent pour la fabrication des toiles à voiles qui sont livrées aux bâtiments de l'état et au commerce. ces fils de chanvre sont produit par Basouge et Combourg. Le Conseil est d'avis que ce chemin soit classé comme chemin vicinal de 1ère classe ou de Grande communication. Fait et délibéré à St-Solain les dits jour, mois et an que devant. Monsieur la maire de Saint-Solain Gabillard.             Il faudra pour Saint-Solen attendre les années 1840 pour assister à une certaine amélioration de la qualité nourricière de cette terre et donc aussi à l'amélioration de la qualité de vie de la plus grande partie de la population de Saint-Solen. Il faudra de même attente l'année 1859 pour voir la commune de Saint-Solain s'offrir sa première école n'ayant jamais eu avant la dite année 1859 suffisamment assez d'argent pour s'offrir cette construction; jusqu'en la dite année 1859 la commune de Saint-Solain louait en effet un bien privé en lequel la classe unique était alors établie. Les fermes agricoles de Saint-Solen en 1840 étaient pour une grandes majorité de toutes petites exploitations ayant au maximum deux chevaux de labours; sur trente fermes utilisant la marnes pour enrichir en cette ville ses sols  seules 4 fermes étaient à même de pouvoir entretenir quatre chevaux. Jusqu'au début du 19ème siècle il est vrai que les sols de Saint-Solen, pauvres et peu nourriciers, suffisaient difficilement à la seule subsistance du bétail proposant de même une très faible diversité dans tout ce qui alors en ces mêmes sols étaient cultivés; seuls en effet poussaient en cette terre ingrate le blé noir, le seigle et l'avoine.  Qu'elle fut en ce milieu du XIX siècle l'origine même de l'amélioration de la qualité de cette terre laquelle en cette commune de tout temps fut tant travaillée et tant retournée ?                                                                               L'amendement récent des sols stériles en Saint-Solen par l'utilisation de la marne extraite ici même dès 1820 fut-il au milieu du dit XIX siècle le facture essentiel de cette dite amélioration nourricière laquelle se généralisera sur tout un ensemble de petites communes présentes au plus près de ce même marais ?                                  A moins d'une lieue de l'église de Saint-Solen, dans une partie même du lit de la rivière de Rance, en Saint-Piat, en une vaste zone marécageuse aujourd'hui "frayère", les terres de Saint-Solen au 19ème siècle trouvèrent en effet l'élément naturel indispensable pour les enrichir : la "marne". Biens en indivis entre les communes de Saint-Solen, de Pleudihen, de Saint-Helen, et de Lanvallay exceptionnellement, les plans napoléoniens de 1844 assoient ici même en cet endroit une grande digue artificielle coupant en presque sa moitié la rivière et retenant de ce fait ce même grand marais de la Pétrole tant nourricier, marais coupé et recoupé en grandes tranchées cela pour les besoins de l'extraction de la dite marne; on l'appelait alors : la Muraille de l'Oeuvre. Cette grande surface d'extraction, près de 23 journaux de terre, était située en contre-bas du plateau de Saint-Piat, hier village relevant de Pleudihen, mais aussi à la terminaison de l'extrémité du plateau Côtissois lequel en cet endroit étirait hier une grande terre se nommant : "la Grande Pétrole" nom d'une plante propre à ce marais. On extrayait également cette marne en  en les villages de Mordreuc et de Saint-Samson deux villages proches de Pleudihen aussi; A noter aussi la présence en amont de la Pétrole la présence d'une autre marnière, celle du Lyvet,port aujourd'hui assis en l'actuelle commune de la Vicomté sur Rance cela en contrebas de Saint-Samson. Appartenant à de petite exploitations agricoles, et très régulièrement, de multiples petites charrettes tirées par deux chevaux, toujours peinant en ce sol marécageux, venaient ici même en la Pétrole extraire en ce marais cette marne avant de remonter péniblement par des chemins carrossables sur le plateau de Saint-Solen. Ainsi du jour au lendemain la terre de Saint-Solen fut enrichie grâce à la marne si péniblement extraite ses sols très parcellés et hier si peu nourriciers car acides s'améliorant favorisant ainsi la culture de plantes céréalières plus noble que le blé noir; ainsi fut également amender d'autres terres elles assises sur d'autres communes  possesseurs elles aussi de ce même marais par ce même droit  "indivis"  : L'an mil huit quarante deux le même jour de mars le Conseil municipal de la commune de St-Solain, réuni au lieu ordinaire de ses séances, autorisé par monsieur le Sous-Préfet, le trois mars mil huit cent quarante deux a l'honneur d'exprimer : Il y a vingt ans la culture dans la commune de St-Solain n'était autre chose qu'un assolement de blé noir, seigle et avoine, suivi d'une pâture plus ou moins longue qui procurait aux bestiaux une nourriture aussi rare que peu substantielle,Depuis notre sol se couvre également de magnifiques récoltes de froment d'orge et de paumelle, de trèfle, de virée, de pois qui ont fait pour la plupart des habitants de St-Solain, d'un état de misère à une honnête aisance.Tous ces bienfaits nous les devons à la marne, uniquement à la marne, l'en priver St-Solen ce serait comme pour beaucoup d'autres communes la priver de pain. Malheureusement quelques poursuites exercées l'été dernier par des agents subalternes de l'Administration, ont jeté notre population dans l'inquiétude en lui faisant craindre que dorénavant on ne laissa plus transporter la marne sur charrettes à jantes étroites, seul mode de transport praticable pour notre commune qui possède beaucoup de petits attelages mais qui n'en a pour ainsi dire point de nombreux et de forts. La propriété étant très divisée dans la commune de St-Solain la plupart des cultivateurs ne peuvent guère entretenir plus de deux chevaux et à peine quelques uns trois. Il est donc de toute impossibilité pouvoir de charroyer la marne dans des charrettes à larges jantes puisque l'attelage ne suffirait que pour tirer la charrette vide. Ils n'ont pas même la ressource d'y aller avec un seul cheval et une charrette légère, mesure qui d'ailleurs les priverait du travail de leurs autres chevaux ou poulains. En effet, aux mêmes qui ne possèdent qu'un seul cheval sont presque toujours obligés de s'associer à d'autres cultivateurs pour charroyer la marne. Outre l'économie qui en résulte un seul charretier conduisant facilement deux ou trois chevaux cette assignation est encore commandée par l'état de nos chemins de travers et de l'extrême difficulté  du charroi sur le marais de la Pétrole où nous allons prendre la marne. Le marais est effectivement coupé de nombreuses filières ou tranchées dans lesquelles le cheval qui s'y trouve engagé a besoin de toutes ses forces pour se retirer. Dans cette position il ne peut contribuer au tirage de la charrette et un attelage de deux ou trois chevaux est indispensable puisqu'il arrive toujours un moment sur notre marais de la Pétrole où le cheval limonier ne peut tirer seul la voiture chargée de marne. Il est donc absolument impossible pour la petite culture d'employer d'autre mode de transport pour la marne que celui des charrettes légères et par conséquence  et à jantes étroites et l'interdire ce serait interdire l'emploi de ces engrais si précieux; ce serait à l'instant frapper nos champs de stérilité. La grande culture est si peu nombreuse à St-Solain que, sur trente cultivateurs qui vont à la marne, quatre seulement peuvent entretenir quatre chevaux et au dessus, ce serait donc les cinq dixième de nos laboureurs qui seraient atteints par l'interprétation désastreuse donnée depuis peu à la loi sur la police du roulage. L'article huit dit frasitivement que les voitures employées à l'exploitation et la culture des terres ne sont point soumises aux dispositions de la présente loi, cet article va même jusqu'à prévenir le cas où ces voitures ou charrettes d'agriculteurs emprunteraient la grande route et il établit que dans ce cas un règlement d'administration publique déterminera le poids de leur chargement. Dès aujourd'hui ce que nous demanderions en proposant pour le fixer une manière bien simple : le nombre de chevaux attelés et l'on pourrait prendre pour maximum le nombre de trois ou quatre. Nous devons ajouter une observation fort importante. Le marais ,de la Pétrole où nous extrayons la marne est la propriété privée, quoique indivisible de Saint-Solain, avec les communes de Pledihen, St-Helen et Lenvallay. Lors même qu'on voudrait donc restreindre le sens de l'article 8 de la loi de l'an douze, au cas où il s'agit d'une même exploitation il nous semble que nous n'enfreignons pas encore cette loi puisque nous prenons la marne dans notre marais pour la transporter dans nos champs. Nous croyons donc, monsieur le Préfet, qu'en fixant le nombre des chevaux attelés et considérant en même temps notre qualité de "propriétaire" du marais de la Pétrole, vous pouvez sans sortir de l'esprit ,de la loi permettre le transport de la marne au charrettes aux jantes étroites. Le Conseil municipal de la commune de St-Solain en vous faisant entendre sa pour prévenir la ruine de l'agriculture en son territoire, espère qu'elle sera entendue avec faveur. Nous avons l'honneur d'être, monsieur le Préfet, vos humbles serviteurs. Les et obéissants F.Houitte; Si.Heuzé; Quedignel; Fran.Heruzé; J.Hué; Cauault; F.Patard; F.Rouxel; Gabillard maire.                                                                     On doit trouver l'origine de cet indivis dans la troisième possession du dit marais de la Pétrole lequel en ses 20 journaux, au lendemain de la Révolution française, fut le bien personnel de monsieur François-Julien-Michel de la Morvonnais ce dernier l'ayant acquit le 27 février de l'an 7 [1799] soit 5 années après la mort du dernier Marquis de Châteauneuf celui-ci l'ayant lui même acquit par contrat d'accensement le 24 mars 1781 [contrat d'accensement : contrat de fief que l'on prend par aliénation. Il s'agit peut-être ici d'une rente foncière. Le Marquis de Châteauneuf est ici Etienne-Auguste Baude celui-ci achetant en 1746 le marquisat de Châteauneuf. De ce fait il devint  le dernier marquis de Châteauneuf avant d'être guillotiné à Rennes, en 1794.]. Né à Pleudihen le 24/10/1757, décédé à Saint-Malo le 23/05/1815, Michel de la Morvonnais sera élu "député " d'Ille et Vilaine à l'Assemblée Législative  en l'année 1791. Le 30 Fructidor de l'an sept [16 septembre 1799] il donnera en effet aux communes de Pleudihen, de Saint-Solen et de Saint-Helen son dit marais de la Pétrole cela en indivis la commune de Lanvallay demain y agençant sur son propre territoire un chemin d'accès. Ce don sera rappelé lors d'une séance du Conseil municipal de Saint-Solen lorsque monsieur le maire Julien Gabillard fera lecture d'une lettre de monsieur le maire de Lanvallay celui-ci réclamant ses droits sur la portion dit marais au nom des seuls travaux d'accessibilité hier par sa commune réalisés  : Séance ordinaire du sept aout mil huit cent trente trois, régulièrement convoqué conformément à la loi du vingt et un mars mil huit cent trente un, présents les membres soussignés. Monsieur le maire donne lecture d'une lettre du maire de Lanvallay qui a pour objet de demander au Conseil municipal de cette commune son consentement pour que la commune de Lanvallay jouisse en entier des mêmes droits que cette commune sur les 20 journaux de terrain à se prendre sur la Pétrole en Lanvallay  que feu monsieur Michel Morvenais à conféré par sa déclaration du trente fructidor l'an sept aux communes de" Pleudihen, St-Helen et Saint-Solain. Considérant que le terrain mentionné dans la susdite déclaration de monsieur Michel Morvenais qui étoit anciennement en Pleudihen, et qui se trouve maintenant en Lenvallay par le fait de l'opération cadastrale. Considérant que les travaux qui ont été dirigés par le maire de Lanvallay dans l'applanissement, et l'élargissement du chemin qui conduit de la Grande route à la Pétrole, il ne seroit pas juste de s'opposer à sa demande  d'autant que la commune de Saint-Helen a dans une délibération du mois de mai dernier acquiesée  à pareille demande du maire de Lanvallay  en faveur de sa commune. Le conseil est d'avis que la commune de Lanvallay en son entier participe comme la commune de Saint-Solain aux mêmes droits et privilèges pour prendre de la marne sur les 20 journaux du marais mentionné dans la susdite déclaration de feu monsieur Michel Morvenais  du trente fructidor l'an sept. Les deux actes faits et approuvés en mairie de Saint-Solain par les conseillers les dits jour, mois et an  que devant. Les cinqs mots reillés nuls.                                                                                                          L'extraction de cette marne [roche sédimentaire mélange d'argile et de calcaire] si nécessaire pour contrer l'acidité naturelle de certains sols, donc ceux de Saint-Solen notamment, fut donc entreprise aux environ de 1820  et perdurera au delà de l'année 1837 cette dite année étant l'année en laquelle sera modifiée l'écluse du Châtelier [nommée aussi l'écluse du Livet]. Celle-ci sera édifiée  pour les besoins de la  réalisation du canal d'Ille et Rance ce dernier étant lui inauguré en l'année 1834. L'année 1837 verra en effet le rehaussement de la dite écluse lequel rehaussement appelait de force à une augmentation du niveau des eaux de la rivière notamment en la dite marnière provoquant de ce fait l'ennoyage de sa roche sédimentaire. Devant ce projet de rehaussement, né lui peu avant 1837, et cela pour les besoins de la nouvelle "navigation fluviale"  le port de Dinan ayant besoin d'une eau plus profonde, les habitants de Saint-Solen prirent peur devant le certitude de plus plus pouvoir extraire la marne du marais de la Pétrole. Il est vrai qu'alors ces mêmes paysans se dressèrent tous  contre les intérêts de riches négociants portuaires et autres ces derniers utilisant eux la rivière et le fond de son estuaire pour pouvoir s'enrichir au travers du transport de différentes denrées qu'elles soient céréalières au autres.  Ainsi au milieu du XIX siècle les frères Moncoq, multi-propriétaires au port de Dinan ces derniers y possédant moult grands entrepôts, pour certains hier biens du sieur Salmons le Roux des Aulnais, y possédant aussi sa vieille auberge, accueillaient professionnellement aussi bien les graines de lins que les graines de chanvres, des céréales divers et des fruits aussi tous ces produits étant alors appelés à être dispatchés sur des marchés proches de Dinan ou plus éloignés pour certains. La navigation à voile peu avant la réalisation du canal d'Ille et Rance, cela dès l'année 1825, participera elle aussi au plein développement économique du port de Dinan lequel utilisera ces mêmes entrepôts pour provisoirement entreposer le lin et le chanvre alors tous deux utilisés à Dinan  et en sa région pour la confection du linge et de la toile à voile à bateaux. Certains ateliers de filature assis au port de Dinan feront ainsi "réponse" à des appels d'offres lancés par la marine proposant également la réalisation en toile de longues gaines pour pompes d'incendie. Cette intense activité "portuaire" sera présente elle aussi en le port de Plouer, lui assis en amont, ce dernier voyant en l'année 1861 entrer en son port 54 navires pour 2800 tonnes et voyant en cette même année sortir de ses eaux 57 navires pour 2900 tonnes. Il faudra attendre la venue des rails de chemins de fer en l'année 1892 lesquels, placés sous l'Autorité de la Grande Compagnie de l'Ouest, participeront de proche ou de loin aux prémices du déclin économique du port de Dinan.                                                                                     Pour revenir à la crainte de la montée des eaux de la rivière, cela notamment en les marnières de la Pétrole, celle-ci fut vivement expliquée par écrit dès le 2 aout 1837. Cependant malgré la réalisation du dit rehaussement de la dite écluse et de la montée des eaux jusqu'au port de Dinan , travaux réalisés  en la dite année 1837,  en l'année 1842 on extrayait toujours de la marne sur une certaines partie du grand marais de la Pétrole : Du deux août mil huit cent trente sept le Conseil municipal de la commune de St-Solain réuni au lieu ordinaire de ses séances, composé de Mr Julien Gabillard maire, et Jean-Marie Heuzé adjoint, M.M Heuzé Joseph, Rouxel François, Hué Joseph, Hué Jacques, Quedignet Jean, Patard Francois, Houitte Jean, et Rouxel Jean membres du Conseil municipal. Mr le maire expose que depuis le rétablissement de l'écluse de Livet, les eaux sont élevées, plus haute qu'à sa première construction et restent dans le rabaissement du marais de la Pétrole situé sur le territoire de la commune de Lanvallay ce qui fait éprouver une grande difficulté pour se procurer de la marne, que les projets de la ville de Dinan, et de monsieur Robinot,sont remis en activité pour l'exchaussement de la ditte écluse du Livet de sorte que les eaux séjourneront toujours sur les marais situés en Lanvallay et que les communes qui font usage de la marne en seront totalement privées ce qui fera une perte irréparable  et incalculable pour l'agriculture. Considérant que par contrat d'accenssement du 24 mars 1781 le marquis de Chateauneuf devint propriétaire du dit marais de la Pétrole situé alors en la commune de Pleudihen et aujourd'hui en celle de Lanvallay, que par contrat du 26 février an 7 M.Michel Morvonnais devint acquéreur du marais de la Pétrole avc plusieurs autres propriétaires y bordants, que par donation du dit Michel Morvonnais du 4 fructidor an 7 la Pétrole fut cédée aux communes de Pleudihen, de St-Hélen, de Saint-Solen et de Lanvallay, pour y extraire de la marne pour l'engrais des terres. Considérant qu'antérieurement à la déclaration de M.Michel Morvonnais ont acquis par cet acte un titre de propriété sur le dit marais de la Pétrole; considérant que si les projets de la ville de Dinan et du sieur Robinot [Il s'agit ici de l'ingénieur en chef de ce projet ainsi que de celui du canal d'Ille et Rance. Celui-ci était très probablement apparenté de très près avec Armand Robinot de Saint-Cyr homme influent né au manoir de Beauvais en Lanvallay le 12/09/1790. Homme politique celui-ci décédera à Rennes le 02/04/1867;  il plaida comme avocat en la Cour de Dinan puis devint maire de Rennes en 1861. On lui doit notamment l'agrandissement de l'actuel parc du Thabor de Rennes ainsi que celui des Champs de Mars] sont mis à exécution les marais de Lanvallay seront constamment couverts d'eau et la commune de St-Solain privée de l'engrais de la mer son produit diminuera de moitié ce qui causera la ruine des fermiers, une perte aux propriétaires et une diminution de revenu au Gouvernement qui sera obligé de réduire les impôts sur les propriétés qui seront diminuées de valeur. Considérant que la commune de St-Solain croit avoir de droits acquis et incontestables sur le marais de la Pétrole, le Conseil est d'avis d'employer tous les moyens pour les conserver et prie d'abord l'Autorité supérieure de faire autoriser une requête de commode et d'incommode afin de connaitre si l'avantage qu'on dit vouloir donner au commerce, équivaudra la perte qu'éprouvera l'agriculture. Fait et délibéré à St-Solain les dits jour et an que devant. J.Heuzé; J.Quedignet; J.Hué;J.Patard;J.Cauault; F.Rouxel; Gabillard maire; J.Houitte.                         Ce désaccord profond ou cette lutte du pot de fer contre le pot de terre en 1839 sera de nouveau rappelé à la mémoire, donc deux années plus tard, cela au sein de deux nouvelles réunions du Conseil municipal celui-ci désapprouvant toujours ce même projet présenté hier en 1837 par le maire de Dinan et monsieur Robinot. Ce même projet en la dite année 1839 fera en effet l'objet de l'enquête hier demandée par ce même Conseil municipal enquête menée au sein même des Conseil des communes concernées. Le Conseil municipal de Saint-Solain reprendra en cette enquête ses crainte hier déjà émises remettant même en question les bénéfices ou retombées commerciales de ce même projet et annonçant même la ruine de l'agriculture de Saint-Solen ainsi que celle des communes voisines. La lecture du deuxième compte rendu est très intéressant à plus d'un titre puisque en celui-ci le Conseil de Saint-Solain mit tous ses "arguments" comme un valeureux guerrier jette en son dernier combat ses ultimes dernières forces. Il est également intéressant à lire puisque certaines de ces lignes contiennent en leur sein la mauvaise foi manifestée alors  par monsieur Robinot l'architecte en chef du projet de l'exhaussement de la dite écluse du Châtelier et de la rehausse du plan d'eau au port de Dinan également ingénieur en chef du canal d'Ille et Rance qu'était ce dernier. Rappelons avant de lire le compte rendu de ces deux mêmes séances que le dit exhaussement du déversoir de l'écluse du Châtelier sera à l'origine même de la cessation de l'activité professionnelle du moulin de la Falaise, moulin assis au bord même des dits marais de la Pétrole. Moulin de mer et de rivière celui-ci en effet, cela devant l'élévation du plan d'eau, était inéluctablement condamné à mourir : -  Séance ordinaire le trois février mil huit cent trente neuf. Le Conseil municipal de la commune de Saint-Solain réuni au lieu ordinaire de ses séances, composé de M.M.Gabillard, maire, Heuzé adjoint, Quedignet, Heuzé J; Huet J; Patard; Houitte J;Rouxel F; Hué J; Rouault J. membres du Conseil municipal. M.le maire donne lecture de l'arrêté de M.le Préfet du département en date du 10 écoulé annonçant que l'avant projet de M.l'ingénieur en chef Robinot, à l'effet d'exhausser le déversoir de l'écluse du Châtelier sur le canal d'Ille et Rance  et d'élever la hauteur du plan d'eau dans le port de Dinan portant que les dits plans et les rapports de l'ingénieur seront déposés à la Sous-préfecture de Dinan pour être soumis à une enquête. Dans les formes prescrite par l'Ordonnance royale du 18 février 1834 l'article 3 de cet arrêté porte que les communes qui se jugeraient intéressées sont autorisées sur la convocation du maire à délibérer et et à donner leurs observations et leurs avis motivés sur l'exécution de ce projet. Après avoir pris communication du dit arrêté et avoir entendu les détails du projet dont il s'agit, donné par un membre du Conseil qui en a pris communication: Considérant que l'élévation du plan d'eau dans le port de Dinan devient inutile au commerce attendu que les bateaux de ce port [les bateaux actuels] suffisent pour le transport des marchandises de Dinan à Saint-Malo et de Saint-Malo à Dinan.Considérant que quoi qu'on en dise qu'on sera obligé d'abandonner la marne de la Pétrole plutôt ou plus tard, si la police continuait à y être bien faite, on pourrait encore s'y procurer de la marne un siècle ou 80 ans au moins. Considérant que l'élévation projetée du déversoir de l'écluse du Châtelier ayant lieu tous les marais de Lanvallay seront submergés et sans espoir de pouvoir s'y procurer aucun engrais de mer ce qui fera diminuer les propriétés habituées à cet engrais de plus de moitié dans leur rapport. Considérant que les marais de la Pétrole est une propriété privative aux communes de Pleudihen, Saint-Helen, Saint-Solain et Lanvallay par l'abandon que leur en fit feu M.Michel Morvonnais ancien propriétaire de ce marais le 30 fructidor an 7. Considérant qu'autre la perte incalculable que va faire la commune de Saint-Solain en perdant l'usage de la marne, on vient lui imposer une nouvelle contribution en indiquant de la marne en aval de l'écluse du Châtelier qu'elle ne pourra se procurer qu'à grand frais au moyen de bateaux et qu'elle ne saura où déposer pour l'enlever avec les voitures.Le Conseil après s'être opposé de toutes ses forces à l'exécution du projet de l'ingénieur en chef  du canal d'ille et Rance "Robinot' demande: 1er. Qu'on paye à la commune avant les travaux la quatrième partie dans le marais de la Pétrole, conjointement avec les communes de Lanvallay, de Saint-Helen et de Pleudihen.2è. Qu'une diminution de la moitié de son impôt fourni lui soit faite attendu que ses récoltes sont diminuées de plus de moitié. 3e. Qu'on lui accorde aussi le passage sans frais à l'écluse du Châtelier [droit d'octroi] pour aller chercher les engrais de mer au dehors. 4e. Enfin que le gouvernement donne un emplacement convenable au lieu de de la Magdeleine en Lanvallay pour déposer leur engrais de mer qu'on pourrait se procurer en aval de l'écluse qui ne pourront rester sur les callus du talard dans le cas que le projet de l'ingénieur soit mis à exécution. Fait à Saint-Solen les dits jour et an que devant. Enfin si nous perdons ces marais la c'est mettre notre commune ainsi que les communes voisines à la mendicité.                                                                                                                    - Séance ordinaire du dix février 1839. Le Conseil municipal de la commune de Saint-Solain réuni au lieu ordinaire de ses séances, composé de M.Gabillard maire et Heuzé adjoint, Quedignet...membres du Conseil municipal. M.le maire donne lecture de l'arrêté de M.le Préfet en date du dix janvier annonçant le projet de M.l'ingénieur en chef du canal d'Ille et Rance à l'effet d'exhausser le déversoir de l'écluse du Châtelier exhaussement qui aurait pour résulta de submerger les marais de la Pétrole. Après avoir pris communication du dit arrêté et des détails du projet dont il s'agit le Conseil est d'avis de transmettre aux autorités compétentes l'inutilité commerciale de l'exhaussement du déversoir du Châtelier conséquemment la dépense frustratoire pour le gouvernement et la ruine de l'agriculture dans les communes voisines Examinant d'abord la question commerciale il est matériellement impossible que M.l'ingénieur atteigne par l'exhaussement du déversoir le but qu'il se propose de faire remonter à Dinan des navires de 150 à 200 tonneaux pendant dix ,jours de chaque marée [les grandes marées d'équinoxes ?] ; car en admettant, (et nous le contestons avec raison) que cela rende la navigation facile pour ces navires [il existait en effet lors de ces grandes marées de très forts courants d'eau de mer remontant tout l'estuaire de la rivière de Rance, courants provoquant alors souvent des avaries matérielles ainsi que des accidents quelque fois mortels pour certains] en amont de l'écluse du Châtelier, cela n'élèvera  en rien le plan d'eau en aval et tous les marins de la Rance affirmeront que ces navires ne peuvent se rendre de Saint-Malo à l'écluse que pendant cinq jours au plus de chaque marée mais encore avec les plus grandes difficultés à cause de la sinuosité et du peu de largeur du chenal, qui les expose à de grandes avaries. Maintenant la navigation en amont de l'écluse sera t-elle plus facile ? Non car en supposant que l'envasement du chenal ne vint pas constamment détruire l'élévation du plan d'eau, son peu de largeur et ses replis si fréquents expose un navire à de dangereux échouages par suite ou du manque de vent ou d'une brise trop forte ou du déplacement d'un banc sable. Aussi tous ces inconvénients sont-ils démontrés de la manière la plus évidente par le péril plus élevé du fret pour importer à Dinan des denrées sur des navires au dessus de cinquante tonneaux que sur des bâtiments de petit cabotage  ou des barosses [?] non pontées.Mais d'ailleurs ce serait en vain qu'on se flatterait de donner en amont de l'écluse une élévation durable au plan d'eau M.l'ingénieur avance dans son rapport que depuis la construction de l'écluse du Châtelier l'envasement qui en résulte a rendu le port de Dinan moins profond qu'il ne l'était auparavant.Or nous lui demandons maintenant si l'exécution de son projet remédiera à cet envasement constant qui comblera de plus en plus le chenal, nécessitera donc d'année en année un nouvel exhaussement du déversoir. Quand on a si clairement prouvé l'inutilité complète de l'exhaussement du déversoir du Châtelier sous le rapport de la navigation, il semble au Conseil superflu d'insister sur son inutilité sous le rapport purement commercial. Les exportations des denrées, productions et objets manufacturés du pays ont toujours été facilement enlevés par les navires qui remontaient la Rance à toutes les époques et les importations qui se font sont par leur nature du ressort du petit cabotage. Si nous examinons le projet quant à l'avantage de la construction à Dinan, les fortes avaries qu'ont éprouvé tant au dessus qu'au dessous de l'écluse les navires sans charge qu'on a voulu conduire à Saint-Malo sont-elles propre à encourager les constructeurs lorsque d'ailleurs nos bois sont transportés à Saint-Malo à si peu de frais au moyen de trames. Non seulement les dépenses frustratoires pour l'état sont une conséquence de l'inutilité complète de l'exhaussement pour le commerce et la navigation mais nous verrons plus loin que les revenus actuels du gouvernement seraient amoindris par la diminution les droits de mutation et d'abaissement des impôts indirects qui résulteraient de l'appauvrissement du pays. Maintenant examinant la question sous le point de vue agricole il est de notoriété publique que pour quinze communes circonvoisines des marais de la Pétrole ce n'est que depuis l'introduction comme engrais de la marne, ou tangue de mer, que l'on a put s'adonner à la culture du froment qui forme aujourd'hui la base de l'assolement dans toutes ces communes, que c'est seulement au moyen de la marne que l'on a pu y faire venir le trèfle et les autres fourrages artificiels et par la suite y élever des bestiaux de race un pari supérieur considérant qu'il est à la connaissance personnelle de la plus part des membres du Conseil qu'avant l'emploi de cet engrais la commune de Saint-Solain en particulier n'avait que de chétives récoltes d'avoine, seigle et blé noir, tandis qu'aujourd'hui le froment, l'orge, le trèfle, le colza réussissent, que les tous y ont doublé de valeur locatives et vénales, ce qui par suite a doublé le revenu des droits de mutation pour le gouvernement, qu'une grande partie des habitants ne doivent qu' la marne d'être passé d'un état d'indigent à une position aisée qui élève nécessairement le produit des impôts indirects. Le Conseil peut affirmer que la privation des marais de la Pétrole serait la ruine de sa commune et du pays. Le Conseil répondant aussi à une objection de M.l'ingénieur qui prétend que les marais de la Pétrole seront promptement épuisés et que la marne y est d'inférieure qualité depuis la construction de l'écluse. Il est certain que l'écluse du t-elle toujours être maintenue il faudrait encore des siècles pour épuiser ces marais.Quant à la qualité de la marne une analyse chimique a démontré que si maintenant elle contient moins de parties salées elle conserve autant de principes calcaires engrais que tous les agriculteurs savent être plus durable et que par conséquent les principaux avantages en subsistent encore. Les avantages sont doublement démontrés par la constance avec laquelle les laboureurs de nos communes vont y chercher la marne, et ils lui trouvent encore une nette supériorité sur tous les autres engrais, que maintenant même ils s'imposent d'assez grandes dépenses pour réparer des chemins conduisant exclusivement aux marais parce qu'alors elle sera facilement et sans frais à la portée de tous et surtout à celle du petit propriétaire. Il n'y aurait au contraire que le riche qui pourrait faire les avances nécessaires pour aller chercher de la marne en aval de l'écluse au moyen de chalands, et encore il faudrait supposer, ce qui n'est pas, que les autres communes puissent permettre l'enlèvement de la marne sur leurs marais. Considérant en résumé que rien ne saurait dédommager la commune des conséquences désastreuses qu'aurait pour elle l'inondation des marais de la Pétrole que sur le point de vue commerciale, la nature des importations et exportations du port de Dinan ne réclame que le petit cabotage, que d'ailleurs sous le rapport de la navigation l'exhaussement du déversoir du Châtelier ne parera à aucun inconvénient puisqu'il ni les obstacles qui se trouvent en aval ni l'envasement constant en amont, le Conseil municipal de la commune de Saint-Solain est d'avis de réclamer et de protester de toutes ses forces contre l'exécution du projet présenté par M.l'ingénieur en chef du canal d'Ille et Rance pour l'exhaussement du déversoir de l'écluse du Châtelier. Arrêté que monsieur le maire transmettra une expédition de la présente délibération à la commission d'enquête par l'intermédiaire de M.le Préfet, une autre à M.le Directeur général des Ponts et chaussées et une troisième à M.le Ministre du Commerce et des Travaux publics.                                                                                                      Suite à l'exhaussement du déversoir de l'écluse du Châtelier une grande partie du marais de la Pétrole sera en effet submergée puisque la commune de Saint-Solain ne fut point entendu il nous semble. Les plans napoléoniens de la commune de Lanvallay montrent en effet l'inondation de toute une partie de ces marais à savoir toute la bande en limite du territoire de Saint-Helen; restera seule exploitable la partie du marais en limite du territoire de Lanvallay. Celle-ci d'ailleurs restera exploitée jusqu'en 1845, soit 1 an après la réalisation des dits plans napoléoniens eux réalisés à partir de 1844, puisqu'un dernier épisode marquant la vie tumultueuse des marais de la Pétrole sera de nouveau l'objet d'une réunion du Conseil municipal de Saint-Solain convoqué que sera ce Conseil le 03/07/1845 à 6.00 heures du matin. Cet ultime épisode concernera une décision prise par Monsieur le Préfet en personne lequel, en cette même année 1845, décidera de spolier définitivement au travers de la commune de Lanvallay les communes de Pleudihen, Saint-Helen, Saint-Solain de leurs droits légalement hier assis sur les dits marais de la Pétrole. Malgré le fait que ces quatre communes fussent en indivis propriétaires de ce qui restait de ces marais, cela par la donation qui leur fut fait le 7 fructidor de l'an 7 par le sieur Michel de la Morvonnais, Monsieur le Préfet décidera en effet de rendre à la mer l'ensemble des marais toujours présents en la limite du territoire de Lanvallay. Du jour au lendemain malgré un faux espoir apporté par le Conseil d'Ille et Vilaine, cela par une spoliation d'état imposée par un arrêté préfectoral des Côtes du Nord, ce bien municipal en indivis entre plusieurs communes devint définitivement le 18/06/1845 bien du Domaine et cela malgré  un espoir malgré 2 dernières lettres de contestation lesquelles seront émises par le Conseil de Saint-Solen le03/07/1845 et pour la deuxième le  02/11/1845. En ces dernières lettres de réclamation, longues lettres emplies d'arguments forts étayés, les membres du Conseil essayeront, cela via une demande transitant par monsieur le Sous-préfet, de "casser" l'arrêté ou l'autorisation du projet du déversoir accordée par monsieur le préfet lui même mais ce dernier sursaut restera sans fruit. Ainsi la commune de Saint-Solain fut-elle spoliée de ses droits les plus fondés et incontestables par une seule décision émanent d'un Préfet prenant lui fait et cause pour le seul intérêt apporté par le développement portuaire du port de Dinan. Ainsi dans ce long combat ayant eu lieu opposé un pot de terre et un pot de terre  disparaitra peut-être dans la continuité d'une décision prise à l'encontre des intérêts de Saint-Solain la petite culture du trèfle ici si important pour l'élevage des chevaux et des vaches laitières ce légumineux aimant les sols argilo-siliceux. Les qualités nouvelles de l'utilisation de la chaux, cela au travers du chaulage des sols, pourront-elles demain, au lendemain de cette décision prise, remplacées tous les bienfaits ici  apportées par la seule vase de mer celle-ci ayant transformée depuis des temps déjà mémorables  une terre pauvre et inculte en des prairies artificielles et fertiles ?                             - Séance extraordinaire du 3 juillet 1845 d'après l'autorisation de M.le Sous-préfet en date du 27 juin 1845.L'an mil huit cent quarante cinq, le troisième jour du mois de Juillet à 5 heures du matin, le Conseil municipal de la commune de St-Solain, réuni au lieu ordinaire de ses séances. Un membre dit que le maire de Lanvallay a récemment reçu un arrêté de M.le Préfet qui retire la Pétrole du territoire de Lanvallay pour être rendu à la mer; c'est à dire que ce marais appartient désormais au Domaine ce qui dépouillerait les communes du droit qu'elles ont sur ce marais, droit qu'elles avaient conservé jusqu'à ce jour par une jouissance immémoriale et non interrompue. Considérant que M.Michel Morvonnais propriétaire du marais de la Pétrole par acte authentique, fait un abandon de ce marais aux communes de Pleudihen, St-Helen, St-Solain et Lanvallay le trente fructidor an 7, dont les titres sont enregistrés aux mairies des communes de Pleudihen, St-Helen, St-Solain et Lanvallay, les originaux demeurant aux mains de la famille Morvonnais,le Conseil demande que les droits qui ont été conféré à la commune de St-Solain sur le marais de la Pétrole par le propriétaire lui soient maintenus et prie M.le Préfet de faire droit à la présente. Fait en mairie à St-Solain le 3 juillet 1845. Pour copie conforme au registre.                                      - L'an mil huit cent quarante cinq le deuxième jour du mois de novembre, le Conseil municipal de la commune de Saint-Solain, réuni au lieu habituel, sous la présidence de Mr le Maire, pour la tenue de la session ordinaire du 4ème trimestre de 1845, et au nombre formant la majorité des membres en exercice : Mr le Maire a exposé que déjà il avait prévenue le Conseil que Mr le Préfet des Côtes du Nord après un arrêt en date du 20 juin dernier, portant en autres dispositions que la marais de la Pétrole, situé sur la rive droite du grand mur de la Rance, est déclaré faire partie du Domaine de l'Etat, et que la réclamation adressée le 3 juillet par la commune est restée sans résultat. Monsieur le Maire a observé en second lieu que quelques uns des journaux de la localité ont annoncé que le projet d'exhaussement du déversoir de l'écluse du Chatellier qui, en submergeant cette grève dans toute son étendue, porterait le coup le plus funeste à l'agriculture de la contrée, projet auquel on semblait avoir renoncé, doit être fourni à la fonction des Chambres à l'une des prochaines cessions, qu'un avis favorable à ce projet a été surpris au Conseil général des Côtes du Nord, tandis que celui d'Ille et Vilaine m'ayant éclairé a, dans différentes sessions, annoncé un avis tout contraire.Monsieur le Maire a invité en conséquence de Conseil municipal à délibérer sur la question de savoir s'il ne convenait d'obtenir l'annulation de l'arrêté de monsieur le Préfet et ce dans le cas d'exhaussement du déversoir et de submersion du marais de la Pétrole; la commune de St-Solain ne doit pas justifier la propriété du droit de puiser dans le susdit marais la quantité de marne nécessaire pour fertiliser les terres de la commune; propriété qui lui est assurée par les titres les plus incontestables, et si elle ne doit pas former en justice une action d'indemnité pour l'expropriation de ce droit, de l'exercice duquel dépend la prospérité de toute la commune. Le Conseil considérant que le droit de prendre à perpétuité de la marne salée dans la marais de la Pétrole est assuré à la commune de St-Solain par acte de concession du 3 fructidor an 7, consenti par feu sieur Jacques Jean-Michel de la Norvonnais , acte de concession dont copie certifiée se trouve inscrite à cette date sur le registre de délibération de l'Autorité municipale de cette époque. Que les droits du sieur Michel de la Morvonnais à la propriété de ce marais résulte d'un acte d'accensement du 30 juin 1780 passé en exécution d'arrêt du Conseil, par les commissaires du Roi chargés de l'aliénation des portions du Domaine de sa Majesté, que cet acte d'accensement fut enregistré par Arrêt de la Chambre des Comptes de Bretagne en date du 24 mars 1781, dont expédition authentique se trouve déposé en l'Etude de Maitre Deroyer à Dinan. Considérant que les habitants de la commune de St-Solain ont toujours depuis l'acte de concession du 30 Fructidor an 7 joui sans trouble du droit de prendre dans ce marais un engrais à l'emploi duquel ils doivent leur aisance actuelle, et ont vu par cet usage tripler les produits de leur agriculture, que s'ils venaient à être privés de cette ressource toute une prospérité viendrait à disparaitre et avec elle les avantages  les avantages qui en résulte pour l'Etat, par les droits d'enregistrement et par les contributions directes, parce qu'il est impossible de remplacer cet engrais qui devient dans ce pays la force de toutes les autres, en y rendant seul possible les prairies artificielles et surtout la culture du trèfle. Ainsi une population occupant le territoire de sept à huit communes, dont les cinq sixième ne trouve leur existence que dans la petite culture d'un ou deux hectares, serait ruinée par la submersion de marais de la Pétrole et les propriétaires de fermes verraient leurs revenus réduits de moitié.                                                                                                     Considérant que se serait essayer d'atténuer l'immense préjudice porté à la contrée par la submersion de la Pétrole, on a voulu faire naitre l'idée [la région a voulu faire naitre...le gouvernement à voulu faire naitre...] qu'il existe en aval de l'écluse du Châtellier une quantité de marne suffisante pour les besoins du pays, cette assertion ne peut être et ne repose sur aucun fondement puisqu'il n'existe sur la rive droite du bras de la mer [de l'estuaire], en aval de l'écluse, de couches de marne de quelque importance qu'à plus de 8 kilomètres de la Pétrole et à plus de douze de Saint-Solain; encore ces dépôts sont-ils d'un accès fort difficile par l'état des chemins qui y conduisent, tandis que le marais qui devrait être submergé, situé à un kilomètre de deux routes royales, est d'un abord très facile pour les voitures. Qu'il est vrai que le transport de vase de mer peut avoir lieu en bateaux ou allèges [allège : grand  chaland employé pour amener la marchandise d'un navire en déchargement sur un canal], ce ne peut être que pour quelques points éloignés de la mer où cet engrais n'ayant jamais été employé produit un grand effet quoique répandu en petite quantité, mais que ce moyen,  pour les terres habituées à cet engrais et qui pour cette raison exige une bien plus grande quantité pour soutenir la production au même niveau, serait une énorme imposition dont en peineraient les cultivateurs. Considérant en résumé que le marais de la Pétrole a cessé depuis 1780 de faire partie du Domaine public et fait depuis l'an 7 la propriété privée de quatre commune, Pleudihen, Saint-Helen, Saint-Solain et Lanvallay, cette dernière représentant la section de Saint-Piat qui a été détachée de Pleudihen, que nul ne peut être privé de sa propriété sans une juste et préalable indemnité, que l'arrêté par lequel monsieur le Préfet a déclaré que le marais de la Pétrole serait rendu à la mer, dépouillerait la commune se Saint-Solain d'une propriété sur laquelle elle a les droits les plus fondés et que l'exécution  du projet de l'exhaussement du déversoir du Châtellier annulerait complétement.                                                      Le Conseil municipal arrête en conséquence qu'une expédition de la présente délibération sera adressée par l'intermédiaire de monsieur le Sous-Préfet à monsieur le Préfet pour qu'il veuille bien reporter l'arrêté qui porte atteinte aux droits de Saint-Solain, donner son avis que sur l'objet de la réclamation de cette commune, et l'autoriser à intenter toute action nécessaire à l'effet d'obtenir une juste indemnité en raison de la perte ou de la réduction dans l'exercice d'un droit de propriété incontestable et la plus essentielle pour la prospérité de l'agriculture dans la dite commune, préjudice que lui cause l'établissement de l'écluse du Chatellier.  Que l'écluse du Chatellier a déjà réduit l'exercice de ces droits. Fait à Saint-Solain les mêmes jour et mois que devant. Julien Gabillard maire, Amédée de Ferron [ici secrétaire du maire élu dès l'année 1831. L'équipe municipale ici concernée, en cette dite année 1845, était déjà élue en l'année 1833 année en laqueulle sera élu pour maire le dit Julien Gabillard ici cité] , Jean Lorre adjoint, Joseph Heuzé, Jean Rouault, Joseph Hué, François Houitte, Quedégnet                

    Après l'amélioration en la seconde moitié du 19ème siècle de la qualité de vie des gents habitant la commune de Saint-Solen, amélioration de vie apportée grâce à l'utilisation de la seule marne extraite des marais de la Pétrole, au XX siècle la commune de Saint-Solen dans son ensemble semble devoir connaitre cependant cette pauvreté hier trop souvent citée puisque cette dernière de nouveau sera  plusieurs fois énoncée en certains des registres municipaux et cela notamment dans ceux qui furent établis entre 1900 et 1935. Pour imager cette difficulté lors du Conseil municipal du 11/02/1912 il sera "alloué"  pour le Bureau de bienfaisance une dotation de 371 francs les recettes ordinaires s'élevant elles à 270 francs et les Dépenses ordinaires elles à 270 francs. Les années 1901- 1902 semble avoir été deux années particulièrement difficiles puisque la mairie du faire face à deux dépenses exceptionnelle : la construction d'une nouvelle école pour les "filles" ainsi que la création d'un nouveau cimetière le cimetière originel ayant montré ses limite de "réception". Fortement impactées par ces deux réalisation les ressources financières  de la mairie étaient alors au plus sec. Nouvellement réalisé le nouveau cimetière en 1902 n'était pas encore clos; devant cet impératif l'état financier de la commune se dressait alors face à un mur : Monsieur le Président expose à l'Assemblée qu'il serait urgent de prévoir la construction d'un mur de clôture au nouveau cimetière mais déclare que les ressources de la commune en raison des nombreux sacrifices qu'elle a eu à s'imposer pendant ces dernières années pour la construction d'une école de filles et la translation du cimetière ne lui permettent pas de faire face à la dépense qui d'après le devis dressé par monsieur Chevalier est évalué à ...Considérant l'absolu nécessité de la construction en question vote l'exécution des travaux et sollicite de la bienveillance de monsieur le Préfet un secours aussi clerc que possible pour aider la commune dont les ressources sont absolument nulles à supporter cet dépense. Monsieur le Président demande ensuite au Conseil municipal de transporter dans le nouveau cimetière le Calvaire qui se trouve dans le cimetière actuel. Le Conseil considérant que la commune n' pas les fonds suffisants pour faire la dépense d'un nouveau calvaire est d'avis de se conformer à la demande de monsieur le Maire. Ainsi dans le compte rendu relatant la réunion du Conseil municipal du 1er mai 1927, réunion relative à l'électrification de la commune, nous pouvons également  lire ceci : ...Le maire après avoir ouvert la séance soumet au Conseil en ce qui concerne la commune le projet de concession par l'Etat au profit de la Société "l'Electricité de Bretagne" , d'une distribution d'énergie électrique dans l'arrondissement de Dinan. Le Conseil après avoir examiné le projet et délibéré, considérant que l'électricité serait un bienfait pour la commune, donne un avis favorable mais ne se prononcera définitivement que lorsqu'il saura, la commune étant très pauvre, le quotité qu'elle aura à payer... Cette pauvreté une nouvelle fois sera rappelée quelques années plus tard quand en 1934 il sera question de la remise en état du portail du cimetière ainsi que de celui de l'école des garçons réalisée que fut cette dernière en l'année 1837 : ...Le maire expose ensuite au Conseil que le portail du cimetière et de l'école des Garçons ont besoin de réparations et que la commune étant grevée est dans l'impossibilité de les faire faire. Le conseil après avoir oui l'exposé du Maire, examiné la situation des deux portail sus visés, la situation financière de la Commune ont délibéré. Considérant que la réparation de ces portails est urgente à faire si l'on ne veut pas être obliger de les remplacer et que la situation financière de la commune est précaire, demande qu'une subvention la plus forte possible lui soit accordée pour l'exécution de ces travaux. L'école publique de Saint-Solen elle aussi pâtira donc de cette "pauvreté" mettant à mal le confort même primaire de certains de ses élèves.  Cette école née donc en la dite 1837, cela  dans la difficulté financière la plus grande, sera donc confrontée de nouveau à cette même difficulté et cela en la dite année 1934. Voici ci-dessous l'enfantement  douloureux de la naissance de cette école faite pour les garçons de Saint-Solain ainsi qu'un rapport  lequel lui sera lu en le Conseil municipal réuni pour la séance du 25 septembre 1927

    :...Le maire expose ensuite au Conseil la situation des croisées de la maison d'école des garçons, école, chambres et grenier, ainsi que celle de la porte de l'école, du préau des garçons, du mur d'enceinte des jardins des écoles et du mur et enceinte du cimetière à l'exception du côté ouest construit il y a quelques années, ainsi que la situation du mur de l'école des garçons côté ouest, du bas jusqu'au du préau de l'école des filles, mur qui aurait besoin de joints, il n'en a pas été faits lorsque ceux de l'école des garçons ont été faits. Le bois des croisées de l'école des garçons est pourri, il y a des trous par ou l'on voit le jour, les fermetures anciennes en bois ne tiennent plus. A la dernière grande entrée, deux croisées se sont ouvertes et il y a eu 8 carreaux de cassés. Aux grandes pluies des 23 et 29 septembre 1927 le plancher du grenier  et les parquets des chambres ont été inondés l'eau ayant traversée les plafonds ont été détériorés. Le seuil de la porte des garçons usé, et la porte en mauvais état ainsi que les croisées, l'école a été remplie d'eau et il n'aurait pas été possible de faire l'école ces jours là. De plus dans l'hiver la salle de l'école est froide. Le mur d'enceinte des écoles et le mur d'enceinte du cimetière ont besoin de raccords et d'être couverts pour arrêter leur déteriorement, ces murs auraient aussi besoin de joints mais la dépense seraient trop grande et il faut aller aup^lus pressé. Le préau construit à la hauteur qu'il a, et avec les courants d'air, qui passent dessous est mortel pour mes enfants en hivers; il serait nécessaire qu'il soit abaissé et que le tout soit clos au midi. Le Conseil, après avoir entendu l'exposé et s'être rendu sur les lieux du maire délibère : Considérant que les travaux présentés par le maire sont urgents lui donne tous pouvoirs pour faire le nécessaire pour que ces travaux soient exécutés, et la commune n'étant pas riche et ne pouvant disposer que d'une très petite somme il demande à monsieur le Préfet de bien vouloir accorder à la commune une subvention la plus forte possible pour lui permettre de faire exécuter ces travaux qui sont d'une extrême urgence...                                                                                 La commune de Saint-Solen à l’inverse de celle de Tressaint en effet, aujourd’hui toutes deux en Lanvallay, dès 1812 possédait parmi ses habitants un nombre réel d'indigents formant "classe sociale"; cela sera confirmé une nouvelle fois par écrit en l'année 1834 lorsque la richesse "économique" de Saint-Solain sera comparée à celle de Tressaint. Pour répondre à nos Questions Saint-Solain dès l'année 1812, comme moult d'autres petites communes d'ailleurs, était déjà une commune pauvre et désertée probablement de toutes activité professionnelle qu’elle quelle soit. Les lendemains de la Révolution française et les guerres Napoléoniennes alors en cours ne devaient pas du tout favoriser il est vrai un essor économique professionnel. L'état impérial, cela il est vrai, avait instauré sous l'autorité des maires, dans toutes les communes il nous semble, des bureaux de bienfaisances, notamment distributeurs de "soupe, " ancêtres de nos centres sociaux d'aujourd'hui. Ainsi au mois d'Avril 1812 Saint-Solain  verra en sa commune la distribution journalière de 418 soupes ce geste social et humain  représentant alors pour 5 mois la somme de 339 francs et 50 centimes. Le début du XX siècle assistera lui aussi aux affres nés de cette même pauvreté puisque pas un seul Conseil municipal pour ainsi dire de prendra pas la défense d'un nécessiteux ou d'un miséreux. Nés hier en les heures du 1er Empire les "bureaux de bienveillance 150 ans après existeront toujours puisque à Saint-Solen notamment des élus, oeuvrant régulièrement au sein de sa commission,  un budget annuellement leur étant alloué, chaque jour prendront des décisions indispensables pour les nécessiteux dressant en des lignes sans fin leurs listes interminables. Ils ouvragerons ainsi et de leur propre initiative ou bien à la propre demande des gens concernés leur adressant parfois un refus quand leur propre condition sociale l les plaçait alors au dessus du seuil de l'indigence.  Ainsi après l'établissement  de telles listes étaient allouées au sein de cette commission aussi bien des aides  pour assister certaines femmes alors en couche que des demandes d'assistance médicale gratuite, d'assistance aux vieillards, d'Hospitalisation gratuite, liste d'assistance aux vieillards infirmes et incurables,  : ...le maire demande ensuite au Conseil s'il n'y aurait pas lieu de demander l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables à domicile de monsieur Ormel François hospitalisé le 22 mai 1933 au titre de l'assistance médicale gratuite soit changée en hospitalisation...Cette commission accèdera aussi quelques fois à des demandes d'allocations militaires cela  au seul  titre "du soutien de famille". quand le seul enfant pouvant subvenir aux besoin de sa famille, son père étant lui même décédé à la guerre,  était appelé sous les drapeaux de la Nation : Le maire soumet ensuite au Conseil la demande d'allocation faite par madame veuve Loisel Celestin née Lemée Henriette pour son fils Louis-Alfred-Julien-Joseph qui accomplit actuellement sa période de service actif au 6ième régiment de Génie à Angers. Le Conseil après avoir examiné la situation de madame veuve Loisel et délibéré; considérant que la postulante ne possède que sa pension de veuve de guerre, et qu'elle a un loyer annuel de trois cent francs a payé et qu'elle est âgée de cinquante deux ans et ne peut plus guerre travailler; qu'elle a encore deux enfants à sa charge dont l'un, Loisel Celestin-Henry-Jean-Marie, âgé de dix huit ans, est malade depuis le mois de mai mil neuf cent trente deux et ne peut plus travailler, le deuxième Loisel Henri-Julien âgé de seize ans est petit commis pharmacien et ne gagne pas son entretien et que lorsqu'elle avait son fils Alfred-Julien-Joseph celui-ci donnait tout ce qu'il gagnait et par conséquence lui venait bien en aide donne un avis favorable à la demande de madame veuve Loisel Célestin.                                                                                                                    Le maire fait ensuite connaitre au Conseil qu'il a reçu une demande d'allocation militaire pour soutien de famille formulée par monsieur Lavoué Eugène pour son fils Marcel incorporé au 5ème Régiment d'Infanterie compagnie CMI à Courbvoie. Le Conseil après avoir oui l'exposé de monsieur le Maire, examiné la situation du postulant a délibéré : Considérant que monsieur Lavoué Eugène qui est âgé de cinquante huit ans est fatigué et ne peut plus guerre travailler, qu'il ne possède que la petite maison qu'il habite et environ 14 ares de mauvaises terrain, une pension de quatre mille deux deux cent francs par an sur la Caisse des Invalides de la Marine et que sa femme Lavoué Azeline âgée de cinquante trois est également fatiguée et ne peut plus travailler ayant élevée six enfants sans autre ressource que le produit de leur travail, que les deux aisnés sont mariés et ne peuvent leur venir en aide, l'aisné étant père de famille et ayant assez à faire pour eux; que le troisième Louis qui reste à la maison gagne trois francs de l'heure et ne fait par ce temps de chômage que de petites journées; que les deux jeunes dont l'un est plâtrier et gagne à peine son entretien ne faisant que débuter; l'autre est petit commis de magasin gagnant 250 francs par mois mais sans être nourri, que son fils Marcel lui donnait tout ce qu'il gagnait et lui était d'un grand aide, donne un avis favorable à sa demande. Fait et délibéré à Saint-Solen, les jours, mois et an susdit.                                                                                                                       Tout au long de la première partie du XX siècle la plus grande partie des aides financières accordées concerneront cependant les femmes en couche cela en application de la loi du 17 juin 1913 loi voulue pour combattre le taux de mortalité infantile importante. L'enveloppe de toutes ces aides sociales, à la seule charge de la commune, représentait une somme assez considérable. En 1927 en effet, les recettes de la commune s'élevant à 13.543 francs et 89 centimes le montant de ces aides sociales, comprenant l'Assistance sociale gratuite; la Protection de la santé publique, l'Assistance aux vieillards, l'Assistance aux familles nombreuses, l'Assistance aux femmes en couche, l'Assistance aux allaitement maternel, les Enfants assistés etc. s'élevait lui à la somme de 1.393 francs et 96 centimes soit un peu plus de 10 % des recettes globales de la commune . Cette somme allouée à la protection "sociale" des plus démunis représentait à elle seule 30 % des frais propres obligatoires de la communes. Ces derniers, en fait frais de fonctionnement, comprenaient eux la rémunération du secrétaire de Mairie, celle du tambour afficheur, l'entretien des écoles, celui du cimetière, l'entretien des fontaines publiques, le matériel d'enseignement etc.etc.  Le conseil  ...extrait du tableau de la subdivision entre les communes de l'arrondissement de Dinan des soupes à la renfort accordée aux cantons de cet arrondissement dans la répartitions de 37100 soupes qui doivent êtres distribuées par jour dans le département des Côtes du Nord en exécution du décret impérial du 24 mars 1812. Population, nombre, prix de ces soupes, communication de ces soupes. Saint-Solain 418 soupes par jour pour 2 francs 25 centimes, par mois pour 67 francs 50 centimes, pour 5 mois 337 francs 50 centimes...Malgré cette prise de conscience de l'Empire certains prêtres officiants reprocheront cependant du haut de leur Chaire le manque de réaction à certains élus quelques fois trop éloignés de la réalité de la souffrance ressentie par cette même classe indigente  : le 14 avril 1812. Cartulaire de Monsieur le Sous-préfet de Dinan du 13 avril 1812 à monsieur le Maire de Saint-Solen. Monsieur. Outre les Comités de bienfaisance dans les chefs lieux de Cantons, en exécution du décret impérial du 24 mars dernier, pour la distribution des secours extraordinaires aux indigents, il doit y en avoir un dans chaque commune pour correspondre avec celui du Chef Lieu composé du Maire Président, du Desservant [prêtre au sein d'une paroisse officiant les offices religieux] et de trois membres choisit dans le Conseil municipal. Vous voudrez bien en qualité de Président de ce Comité choisir dans ce Conseil les trois membres que vous jugerez les plus capables de remplir cette fonction charitable et vous vous concerterez avec le Comité du Chef Lieu de Canton sur les meilleurs moyens à employer pour la distribution des secours à la classe indigente. Vous m'enverrez l'état nominatif de ceux que vous aurez désigné et vous les installerez  de suite. J'ai l'honneur de vous saluer. Pour copie conforme. Ferron maire.                                                            Le  19 avril 1812. Aujourd'hui le 19 avril1812 plusieurs membres du Conseil municipal assemblés au presbytère de Saint-Solain ont sommé monsieur le Desservant de s'expliquer sur ce qu'il a dit aujourd'hui en Chaire lorsqu'il a attaqué publiquement les Autorités constituées en disant qu'ils manquaient de nerfs et à qu'elle occasion, sur son refus de répondre, le prirent à être clos et arrêté  pour en faire part aux Autorités supérieure en présence de Jean Heuzé adjoint, de Louis Lavoué, de Julien Houite, de Gilles Piel, de Jean Coudrai. Rature nulle. Le maire de Saint-Solain Ferron.                                                       L'an 1836 le 6 février ...monsieur le maire déclare que la commune se compose d'habitants peu aisés et les trois quart pauvres ne peuvent suffire aux sacrifices qu'il faut faire pour la réparations des chemins vicinaux de cette commune et notamment celui qui conduit de Combourg à Dinan invite le Conseil à délibérer sur les moyens à prendre pour l'entretien de ces chemins...après avoir reconnu que le rôle de prestation et tous les autres sacrifices que la commune pourrait faire sont insuffisants pour entretenir les chemins de cette commune, prie monsieur le Sous-préfet de bien vouloir solliciter de monsieur le Préfet des secours pour continuer les réparations de la dite rout ede Combourg qui doit être vicinale de première classe...  ].                                                                                              Pour connaître un peu plus en profondeur l’Histoire ancienne et sociale d’une commune, à la lecture de ce que nous avons déjà lu ci-dessus, on comprend très bien qu'il existe un outil indispensable : c'est la lecture des anciens Registres des délibérations des Conseils municipaux d’alors. La Loi impériale du 14/02/1806 fixera les sessions ordinaires des Conseils municipaux du 1er au 15 mai de chaque année ces derniers en effet contenant en leurs pages écrites, cela en dehors des quittances et comptes financiers bien sur, moult détails sociaux se rapportant à la vie même de chaque commune concernée telles les ordonnances financières des octrois ou la gestion de l’entretien des différents chemins vicinaux desservant une même commune. Les sommes reçues par les dits octroies ou la levée exceptionnelle chez l’habitant de sommes d’argent y permettaient en effet aux communes de faire face à leur besoin respectifs [En conformité du décret impérial du quatorze février mil huit cent six qui a fixé la session ordinaire des Conseils municipaux du premier au quinze may de chaque année, le sept de ce mois ayant donné lecture de cet arrêté à l’issue de la Grande messe avec injonction aux membres du Conseil municipal de se réunir à la mairie le quatorze du présent mois et y étant le sieur Ferron Maire de la commune de Saint-Solain à présenté au Conseil municipal son compte d’administration tant en charger que décharge, pour l’an mil huit cent huit avec les quittances au soutien…droit de recette pour l’octroi trois francs soixante neuf, loyer et réparation de la maison commune, six francs réparation de couverture tant au presbytère qu’à l’église en mil huit cent dix avec un devis signé Joseph Lorre et approuvé par le Conseil municipal quatorze franc…La commune désirant acquitter peu à peu les dettes qu’elle doit depuis 1806 pour la couverture à neuf de la cuisine du presbytère consent à mettre au nombre des dettes arriérées une somme de trente francs due à Joseph Lorre… Le Sous préfet de Dinan à Monsieur le Maire de Saint-Solain. Par votre lettre du 15 courant vous me consulté sur la question de seavoir si vous pouvez tolérer votre desservant faire la quête en argent chez les habitants de la commune avec un rôle non exécutoire…                                                                                                     Les informations lues en ces mêmes registres sont ainsi quelques fois riches par leur diversité sociale, informations toujours obtenues au sein de ces mêmes conseils municipaux alors toujours réunis par la seule autorisation des Préfets ou Sous-préfets et cela sans pour autant respecter la dite date du dit mois de mai citée ci-dessus. Les mairie en 1809 en tant que "bâtiment public" n'existait pas encore et les différentes réunions d'un même  Conseil municipal souvent ouvertes au sein même d'une maison public contenant en son sein une pièce en laquelle les dites réunions devaient alors avoir lieu. Sous la mandature de monsieur Serizay, seigneur de Grillemont et maire de Lanvallay, les réunions de son Conseil municipal avaient lieu au sein même de son château dit de Grillemont.  Ainsi M.Ferron maire de Saint-Solain, avec son adjoint monsieur Jean Heuze, tenait les réunions de son Conseil municipal en la maison public ou hostellerie tenue et appartenant à sont dit adjoint Jean Heuze. Au sein de ses mêmes réunions certains conflits d'intérêt "professionnels ou autres" pouvaient ainsi naitre : Nous Ferron maire de la commune de Saint-Solain, sur le réquisitoire de Louis Pul, sergent de la Garde Nationale, nommé conjointement avec six fusiliers pour maintenir le bon ordre le Dimanche vingt sept avril mil huit cent neuf dans l’Assemblée du jour saint-Fiacre, nous nous sommes rendu à six heures du soir à la maison commune dont tous les appartements ettoient remplis de buveurs, notamment la Chambre de la municipalité. J’ay sommé au nom de la loi Jean Heuzé, propriétaire de la dite maison et adjoint de la commune, de me céder une table dans la ditte chambre et de faire évacuer l’appartement affin de pouvoir librement faire le rapport de l’évènement qui venait d’arriver. Sa réponse fut que j’avais une table chez moi. Je le somme une seconde fois et alors il est … Séance du trois décembre mil huit cent neuf tenue par messieurs les membres du Conseil municipal de la commune de Saint-Solain, réunis d’après l’autorisation de monsieur le Préfet en date du treize novembre mil huit cent neuf à l’effet de délibérer sur les abonnements aux droits d’octrois consentis par les contribuables… D’autres informations, elles liées au  droit civique et à la moralité, seront plusieurs fois évoquer en les réunions municipales de Saint-Solen ces mêmes délibération confirmant soit l’acceptation soit le refus décidé en haut lieu de certaines démissions par certains élus demandées : Dinan le 21 mai 1811. Le Sous-préfet de Dinan à monsieur le Maire de Saint-Solain. Il résulte d’une lettre que j’ai reçue de monsieur le Préfet de ce département qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre les fonctions des membres du Conseil municipal et de Conseiller de la Fabrique. En conséquence la démission des sieurs Jean Houitte et de Josepf Duval ,n’est pas admissible . J’ai l’honneur de vous saluer. Charles Néel de la Vigne.   

    Les maires                                                      

    L'organisation des "mairies"  et l'élection de leur maire respectif semble avoir été définitivement assises sous l'Empire, en 1806. Cette organisation sera rappelée à la mémoire de Saint-Solain en 1812 lorsque le Prefet du moment, monsieur Boullé,  choisira un an avant la fin du mendat du maire alors en fonction, le maire Ferron, son futur successeur. Son dit successeur lui entrera en effet en fonction le 3 septembre de l'année1813 soit la même année en laquelle sera votée une loi interdisant d'envoyer travailler en les mines les enfants de moins de 10 ans.     Cette organisation établira notamment et la "méthode" de l'élection et la durée des mandats des maires élus ces derniers ayant pour les seconder au sein d'une même équipe municipale qu'un seul adjoint nommé. Les nouveaux maires, sous le regard des Préfets, seront donc élus 1 an avant la fin des dits mandats par les dits Préfets eux-mêmes et confirmés en leur nouvelles charges par les maires sortant en personne. Les mendats auront une durée de 5 années. Au lendemain de la Révolution Française ce mode d'élection, pour élire le premier officier d'une commune, était-il réellement démocratique "l'habitant" n'ayant lui point du tout la possibilité de s'exprimer par un vote libre et personnel ?  Ainsi en la fin de l'année 1812  monsieur Boullé, Préfet des Côtes du Nord depuis 1800, choisira en effet pour maire de Saint-Solain Henry Ferron ce dernier, près d'un an après, le 3 semptembre 1813 exactement, ayant été confirmé en sa nouvelle charge par le maire du moment alors sortant, à savoir le maire Ferron. Le Sieur Henry Ferron ayant prêté le dit serment "Senatus Consulte"  recevra celui de son Conseil municipal que près d'un an après sa propre prise de fonction, le 18 septembre 1814 exactement.                                                                                                                 - Organisation des Mairies. Arrondissement de Dinan. Commune de Saint-Solain. Le Préfet des Côtes du Nord, baron de l'Empire, officier de la Légion d'Honneur. Vu les articles 12 et 20 de la loi du 15 avril 1806 concernant le renouvellement quinquenal des maires et adjoints des villes et communes de l'Empire, somme pour remplir les fonctions de maire de la commune de Saint-Solain le Sieur Henry Ferron fils et pour remplir celles d'adjoint le Sieuir Jean Heuzé. Le maire estc chargé de l'installation des nouveaux maire et adjoint qui preteront le sermentprescrit par le"Senatus Consulte" du 28 floréal an 12. Elle aura lieu à la réception de la présente et en sera rapporté procès verbal  séance tenante, et une expédition adréssée de suite au Sous-préfet de l'arrondissement qui la fera parvenir sans délai à la Préfecture. En préfecture à St-Brieuc le 24 xbre 1812. Signé Boullé.                                                                                                                En conséquence nous maire de cette commune avons installé le Sieur Henrt Ferron fils dans ses fonctions de Maire et le Sieur Jean Heuzé dans celles d'Adjoint et ont individuellement prononcé le serment prescrit par le Senatus Consulte du 28 Floréal an 112 en mairie de Saint-Solain le trois septembre 1813. Le maire de St-Solain Ferron.                                                                                                          - L'An mil huit cent quatorze le dix huit septembre. Nous, Henry Ferron, Maire de la commune de Saint-Solain, 3ème arrondissement communal de Dinan, département des Côtes des Nord, certifions et rapportons que d'après la Délégation spéciale de Mr le Sous-préfet de Dinan, qui nous autorise à recevoir le serment que les membres du Conseil municipal de cette commune doivent prêter au Roi, nous les avons invité nominativement à se réunir aujourd'hui à 5 heures de l'après midi au Chef lieu de cette commune où étant leur réunion et après leur avoir rappelé l'étendue et la dignité de leur fonction, l'obeïssance et la fidélité que le Roi a le droit d'attendre de tous ses sujets et particulièrement des fonctionnaires publics qui doivent donner l'exemple, ils ont individuellement prononcé à haute et intelligible voix et prêté en nos mains le serment suivant : Je jure et promet à Dieu de garder obeîssance et fidélité au Roi, de n'avoir aucune intelligence, de n'assister à aucun conseil, de n'entretenir aucune ligue qui serait contraire à son Autorité. Et si dans le ressort de mes fonctions ou ailleurs, j'apprends qu'il se trame quelque chose à son préjudice, je le ferai connaitre au Roi. De quoi nous avons dressé et rapporté le présent procès verbal qui sera envoyé en double expédition à moi le Sous-préfet et ont signé avec nom. Fait à Saint-Solain les jour, mois et an que dessus. J.Houitte; Julien Houel; Gilles Piel; louis Lavoué; Lorre;J. Huet; Julien Mancel; Duval; Jean Coudrai; le Chevalier Ferron.                        -Dinan 2 juin 1817. Les Sous-préfet de Dinan et M. l'Adjoint de la commune de St-Solain. J'ai l'honneur de vous adresser la Commission de Monsieur Ferron Jean-Augustin, nommé Maire de votre commune, en nremplacement de Monsieur Henry Ferron qui occupe une place de Percepteur incompatible. Vous étes chargés de l'installation de ce fonctionnairequi prêtera le serment prescrit par la circulaire du 3 juin 1816, vous en rapporterez procès verbal dont vous m'adresserez sans délai une expédition, pour être transmise à M.le Préfet. Recevez ...Du Bourblanc.  - Nous, soussigné Adjoint de la commune de St-Solian, certifions et rapportons que d'après la délégation spéciale de M. le Sous-préfet de Dinan, qui nous autorise à recevoir le serment de M.Ferron Jean-Augustin, nommé Maire de cette commune, et à procéder à son installation, nous lui avons donné connaissance de la lettre de M.le Sous-préfet et l'avons invité de se rendre aujourd'hui à 3 heures à la mairie où étant présent il a prononcé à haute voix et prêté en nos main le serment suivant... A Saint-Solain ce 17 juin 1817. Jean Ferron Maire [pour Jean Augustin Ferron maire] Jean Heuzé.                                                                                         - L'an mil huit cent dix neuf... délivré par M. le sous-préfet du département des Côtes du Nord  sous la date du vingt cinq novembre dernier, et de la circulaire de monsieur le Sous-préfet de l'arrondissement de Dinan, sous la date du huit du courant, qui nomme au lieu et place de Monsieur Ferron Jean-Augustin, décédé, le sieur Lorre Jean pour remplir en cette qualité les fonctuions de maire de la dite commune...     

    Personnellement je sais aujourd’hui que les premiers maires de Saint-Solen assis en le "Premier Empire" furent tous des seigneurs nés  "Ferron de la Vairie" ce poste ayant été « légalement par élection » attribué  en 1807 à un enfant né Ferron lequel, sur ses différents actes municipaux, signera cependant simplement : Ferron maire . Seigneurs de la Vairie, élus maires de Saint-Solen, les sieurs "Ferron" étaient-ils issus du peuple ? En l'année 1816, sous le mandat d'Henri Ferron alors maire en foncion qui signe "le Chevalier Ferron", seront aussi "membres du Conseil municipal de Saint-Solain" qui tous deux signent de leur nom respectif, "Ferron de la Verrie" et "Louis Ferron de la Verrie".                                            Quel fut le facteur politique ou social qui permis aux enfants d'une même famille de devenir au lendemain de la grande Révolution française tous "maire" d'une même commune en les premières heures du XIX siècle ?                              Comment la transmission de cette charge municipale nouvelle et démocratique a t-elle pu se faire en Saint-Solen au sein d'une même fratrie ?                                    Le changement de société voulu par la Révolution Française, quelques 20 années auparavant, semblait en la dite année 1807 déjà bien loin puisque les premiers maires, eux issus du peuple, ici en Saint-Solen, en leur charge municipale ont été effectivement sous le dit Premier Empire tous  remplacés par les dits "maires Ferron"  tous enfants issus d'une même famille hier seigneuriale et de nouveau sous le dit Premier Empire redevenue seigneuriale. Ou était passée l'année1793 appartenant à la Convention, année en laquelle avait déjà été élu "maire de Saint-Solen, "Officier municipal ou d'Officier publique,  un simple marchand de vaches âgé d'à peine 28 ans, marié à une femme elle aussi issue du peuple : ...Aujourd'hui vingt cinquième jour de janvier mil sept cent quatre vingt treize an second de la République Française à six heures du soir par devant moi, Jean Lorre, maire de la paroisse de Saint-Solen à défaut d'officier public est compaue en la salle de la maison commune Michel Thomas sage-femme ...lequel a déclaré à moi Jean Collin que Marie Huë âgée de 28 ans femme en légitime mariage de Jean Lorre, maire, marchand de vache, âgé de 28 ans demeurant au dit bourg de Saint-Solen en cette paroisse, est accouchée ce matin dans sa maison située au dit bourg de Saint-Solen d'un enfant mâle lequel Michel Thomas m'a présenté ...Jean Lorre maire.                                                                                                                        

    Il faut toutefois reconnaitre que tout au long du XIX siècle, cela sitôt la "dynastie 1ère  des "Ferron maires" éteinte , ce poste en Saint-Solain semble avoir été transmit au sein même de certaines familles réduites au nombre de trois ou quatre lesquelles étaient probablement les plus aisées financièrement. Sous le Premier Empire la dite dynastie "de Ferron" dût-elle ses nominations successives au poste de Maire de la commune de Saint-Solain à sa seule assise financière ?                    Il nous semble que les membres d'un Conseil municipal étaient  presque toujours choisis entre les habitants les plus riches d'une commune, toujours parmi les plus imposés,  même si les maire et adjoint eux l'étaient sur décision préfectorale. Pour tous projets d'imposition extraordinaire cette classe sociale, dite des plus imposés, était alors invitée aux délibérations puisque cette dernière, par décision du Conseil municipal, devait alors  mettre "main à la poche" pour permettre le "bouclage" d'un budget annuel concerné. Ainsi en Saint-Solain, en 1853, le Conseil municipal se réunissait en la présence des plus imposés. Nos actuelles dotations d'état ne semble alors pas devoir encore exister :  L'an mil huit cent cinquante trois, le vingt deuxième jour du mois de mai, le Conseil municipal de la commune de Saint-Solain, assisté des plus imposés, s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de monsieur le Maire pour la tenue de sa session ordinaire . Présent M.M. Heuzé Joseph; Houille Jean; Lemasson Pierre; Essirard Jacques; Thomas Louis; Busnel Pierre; Lucas Gilles; Lavoué Marie; Junque Olivier et Gabillard Julien maire lesquels forment la majorité des membres en exercice le Conseil et les plus imposé...Vu le budget pour 1853 et les comptes de gestion rendus par le percepteur municipal des recettes et dépenses de l'année 1852, et 1853, vu le budget proposé pour l'année 1854 dont les recettes ordinaires s'élèvent à la somme de 947 francs et recettes extraordinaires à 302 francs 58 centimes, tandis que les crédits proposés pour les dépenses annuelles et ordinaires ont un objet de 1250 francs 41 centimes, considérant que la commune ne peut y faire face qu'au moyen d'une imposition extraordinairesont d'avis, après en avoir délibéré, que la commune soit autorisée à s'imposer trois centimes par franc, sur les contributions directes bpour à l'effet de subvenir à l'insuffisance des revenus affectés aux dépenses ordinaires de cet exercice.Fait à Saint-Solain les mêmes jour, mois et an que devant. Le Conseil municipal : F.Houitte; Thomas Louis; Lavoué Marie; J.Huet adjoint; Olivier Junguené. Les plus imposés: Pierre Guillot

    Ainsi les Hamoniaux, les Lorre et les Cabillard se partageront tous trois le mandat de maire tout au long de ce même XIX siècle. Les mandats de "maire" étaient alors des  mandats électifs de 5ans après avoir été de 2 années au lendemain de la Révolution quand les premiers maires étaient simplement nommés : "Agent municipaux" l'appellation "maire" apparaissant au lendemain d'une loi votée en l'an 8, le 27/02/1800 exactement. Le dit "Ferron maire", le premier  "Ferron" de Saint-Solen cité "maire" par l'Histoire, fut-il en cette dite  année 1807 le quatrième "maire" ici en Saint-Solen élu démocratiquement par son prédécesseur ?  En vertu de la lettre de M.le Sous Préfet de Dinan du vingt quatre février mille huit cent dix et de celle de M.le Préfet du vingt un du même mois par les quelles le maire de Saint-Solen est autorisé à convoquer le Conseil municipal pour le vingt cinq mai à l'effet de dresser et arrêter le compte de 1809 et dresser le budget de 1810 le Conseil municipal ayant eu connaissance de ces lettres le 25 mai a été convoqué de se rendre à la maison commune pour le premier avril à deux heures de l'après midy où après avoir examiner le compte rendu par le maire à l'appui des quittances pour l'exercice de 1809 il a été reconnu et constaté qu'il restait en fait un franc trente deux centimes; de plus les centimes additionnels aux contributions foncière, mobilière et somptuère [somptuaire] quarante francs soixante quinze centimes abonnement pour l'octroi soixante quinze centimes; nature des dépenses, contribution foncière des biens communaux devront six francs quatorze centimes; abonnement aux bulletins des lois dix francs six centimes et frais de registres des actes civiles trente trois francs cinquante et un centimes; compagnie de réserve six francs cinquante centimes; bois, lumière, ancre, papier, plumes et frais de toute espèce alloué au maire vingt cinq francs. Droit de recette pour octroi trois francs soixante; loyers et réparation de la maison commune six francs; réparation de couverture tant au presbitère qu'à l'église en mille huit cent dix avec un devis signé Joseph Lorre et approuvé par le Conseil municipal quatorrze francs. Mr le maire ayant représenté au Conseil municipal qu'il estoit du à plusieurs particuliers pour les réparations faittes au presbitère  de Saint-Solain en 1806 une somme de quatre cent trente un francs et de plus en 1809 une somme de 25 francs allouée à l'ancien maire par délibération  du 15 février 1809 et signé par le conseil qui ne lui a point été payé ces deux sommes formant ensemble quatre cent cinquante francs et que le Conseil municipal mêt au nombre des dettes arriérées. Fait en mairie le premier aout mille huit cent dix. Signent: Joseph Duval; Lorre, F.Houitte;Jacques Huet; Julien Houel; Gilles Piel; Jean Coudray; deux interlignes approuvé "Ferron maire"                                                                                                                     Qui était ce dénommé maire signant simplement Ferron maire ? A défaut d'avoir été Louis-Henri Ferron qui fut nommé en 1808  "fabricien comptable de la paroisse de Saint-Solain" ce dernier, frère des tous premiers maires reconnus de Saint-Solain, signant en ses actes de la Fabrique : "Louis Ferron", il est fort possible qu'il ait été leur père à tous, Louis-René- François Ferron  de son état seigneur de la Vairie et Lieutenant du roi au gouvernement de la ville de Dinan. Père du dit "Louis-Henri Ferron"  ici cité Louis-René-François Ferron sera il est vrai aussi le père et de Henri-Malo Ferron et de Jean-Auguste Ferron tous deux "maire de Saint-Solen";  le 24/12/1812  son successeur sera son fils puisné ce dernier se prénommant Henry-Malo [en 1808 en effet Louis-Henry Ferron deviendra le nouveau fabricien comptable de la paroisse remplaçant à ce même poste son père qui lui le fut de 1806 à 1807: Ci jour 24 janvier 1808 a été convoqué une assemblée des membres de la Fabrique pour nommer un fabricien comptable à la place de Mr Ferron père. L'Assemblée réunie dans la sacristie a unanimement nommé Mr Louis-Henry Ferron pouir l'année 1808...nous fabriciens après avoir examiné la recette et la dépense pendant les années de 1806 et de 1807 qu'en a fait mr Ferron de la Vairie fabricien comptable...Cette élection avait lieu annuellement puisque le 1er janvier 1809 le dit Louis-Henry Ferron sera pour la dite année 1809 reconduit dans cette même fonction]                                 Pourquoi son fils "aisné" pour certains, le dit "Louis-Henry Ferron", ne lui a t-il pas succédé à ce poste" éligible portant" laissant ainsi la place à son dit frère puisné le dit Henri-Malo Ferron successeur à ce poste du dit Ferron maire ? Pourquoi fut-il lui aussi cependant  "maire de Saint-Solain mais seulement à partir de l'année 1826 lui qui un moment prit le chemin de l'exil?  Pendant les heures rouge-sang de la Révolution française de très nombreux seigneurs  "aisnés", bretons pour certains, prendront le chemin de l'exil laissant ainsi leur grand ou immense bien immobilier aux gentes de la Révolution française perdant de ce fait aussi tout leur droit sociaux aussi. Quelques années plus tard, cela dès l'établissement de l'Empire semble t-il, certains réclameront justice et certains d'entre eux pourront enfin revenir sur les terres qui les ont vu naitre. Il en sera ainsi pour le dit Louis-Henri Ferron frère des deux maires ayant tous deux succédé au dit "Ferron maire". Un acte en effet le rétablira dans l'ensemble de ses "droits citoyent" ce fait ayant été en son heure rapporté par écrit au dit Ferron maire lequel de cet écrit établira "copie" conforme: Copie d'une lettre de monsieur le Préfet qui a été adressée à monsieur le Sous-préfet en date du 4 avril 1813 au maire de Saint-Solain. J'ai l'honneur de vous informer que conformément à la décision de son Excellence le Ministre de la Police sous la date du 18 mars relevée en la Dépêche de Monsieur le Comte de Réal [la "dépêche n'est point ici une revue littéraire mais une lettre écrite par le dit comte de Réal. Ce fut lui qui reçu en personne l'avis de condamnation du duc d'Enghein ; le comte de Réal fut sous le Consulat l'un des 4 Conseillers d'Etat chargé de la Police] en date du 24 aussi courant, je lève provisoirement la surveillance à la quelle est assujetti comme "émigré amnistié" le sieur Ferron Louis-Henri propriétaire domicilié de la commune de Saint-Solain et qui a fait l'objet de vos lettres des 10 décembre et 1er janvier dernier. Vous le regarderez en conséquence comme ayant recouvré l'exercice des droits de citoyen français dans toute leur plénitude. J'ai l'honneur de vous saluer . Charles de la Vigne. Certifié conforme Ferron maire   « Percepteur » de son état Henry-Malo, successeur direct au poste de maire de Saint-Solain du dit Ferron maire,  ne pourra se représenter une seconde fois. En effet il sera dit que son poste de "Percepteur" était "illégale"  avec le poste élu de maire. Henry-Malo Ferron, lequel lui signera H. Ferron maire,  sera alors remplacé à son poste de maire de Saint-Solain par son frère lui aussi puisné, Jean-Augustin Ferron ce dernier signant ses registres municipaux  J.Ferron. Ainsi les premiers maires de Saint-Solain étaient tous frères tous  nés du Chevalier  Louis-René- François Ferron lieutenant du roi et gouverneur de Dinan pour celui-ci aussi. Ainsi leur propre neveu à tous trois, Amédée-Marie-René de Ferron, lui aussi devint maire de Saint-Solen à la fin du XIX siècle.  Louis-René apparaitra pas d'avantage dans les délibérations de Saint-Solain. Il est cependant un autre "Ferron" lequel sera témoin, cela en plusieurs délibérations du Conseil municipales de  Saint-Solain, aux côtés même des maires nés "Ferron"; celui-ci signera en écrivant : Chevalier Ferron. Qui était-il ? Etait-il celui qui hier signait simplement "Ferron maire" [la lecture des B.MS. de Saint-Solain nous a apprit depuis qu'il s'agissait en fait du dit Henry lequel signait aussi ainsi en bas de son prénom Henry. Signant encore H.Ferron le 06/07/1815 il signera "Henry Ferron le Chevalier Ferron " à partir du 14/09/1815..Rajout du 24/04/2016]. Bien des années plus tard, en 1878 exactement, un autre Ferron sera de nouveau maire de saint-Solen cette paroisse s’écrivant alors effectivement Saint-Solen et non plus Saint-Solain. Cet enfant, le dit Amédée ci-dessus cité, neveu des deux derniers puisqu’il était le fils du dit premier maire ici cité ci-dessus, Louis-Henry, sera le fameux édificateur de la nouvelle église paroissiale de Saint-Solen. Nous voyons très bien ici l'importance sociale de cette famille seigneuriale laquelle en 1878 dans la nouvelle église possédait encore un banc attitré et aux initiales de son nom  banc réservé à sa seule seigneurie.                                                                                                              Ces différentes informations nous les avons trouvées au sein du recueil des Délibération s’étirant de l’année 1808 à 1859. Nous ne dirons jamais assez l’importance que peut posséder la lecture des actes anciens. Ce recueil contient en ses moult pages certains renseignements « sociaux «  importants que je me propose de vous décrire un peu plus tard.                                                                    Cependant aujourd’hui je suis tombé  sur un petit bijou concernant l’Histoire de Saint-Solain ainsi alors orthographié cet acte étant en rapport direct avec la coalition européenne soulevée à l’encontre de l’empereur Napoléon 1er. Cette page se déroula en Saint-Solain le 14/10/1813 cela pendant les 100 jours de l’Empereur Napoléon. Cet acte nous apprend la présence en Saint-Solain des troupes Prussiennes en gite en notre actuelle commune et la raison de leur présence ici même. Le gite, le boire et le manger sont tous trois décrits même si cela est dit de façon sommaire il est vrai. Est également décrit la contribution personnelle des habitants de Saint-Solain ainsi que la durée de leur venue chez nous à pied depuis l'actuelle Russie.                                                                                                   Voici dès à présent cet acte, dans sa version originelle, puisque je pense toutefois qu’il est intéressant d’être par nous su puisque cet épisode est maintenant l’une des pages de notre histoire locale puisque Saint-Solen aujourd’hui fait partie intégrante du territoire de Lanvallay :

    Le 14 octobre 1813 200 hommes des troupes de sa Majesté Prussienne faisant partie du 6ème corps, sous les ordres du général Tauenrien [Tauentzien] , sont arrivés dans cette commune par la route de Dol à 2 heures de l’après-midi. Ils ont reçu des billets de logement et après avoir diné chez l’habitant ; sont allé bivaquer dans la cour de la Verrie où étaient logés les 3 officiers de la Compagnie, capitaine Baumuller. Le lendemain ils ont coupé du bois pour construire des baraques qu’ils ont établies des deux côtés dans le bas de l’avenue de Ladriais, ci dans les Vilhubert contre le mur du jardin de la commune. A fourni la paille pour mettre dedans et dessus et les ustanciles nécessaires pour cuire la viande dont la distribution se faisait dans la maison de la Verrie ainsi que celle de pain, cidre, eau de vie, beurre, pois, sel et tabac, qu’il fallait aller chercher tous les jours à Dinan au Magasin de fourniture. Ils sont restés jusqu’au Lundi matin 18, qu’ils sont partis pour aller à Plenée Jugon d’où ils sont revenus le 28 du même mois couchés dans les mêmes baraques, et ils se sont dirigés le lendemain sur Dol, devant s’en retourner par la Normandie. Ils étaient partis le 23 avril des environs de Konisgberg [hier capital de la Prusse Orientale ; aujourd’hui Kaliningrad en Russie] et de Memel, et faisaient partie de la coalition de toutes les Puissances venues en France pour chasser une seconde fois Napoléon Bonaparte et rétablir Louis XVIII sur le trône.

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux- 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     

     

     

     

     

     

    XVII - XVIII siècles. Vieilles maisons au village du Gué Parfond lequel comprend une dizaine de maisons, maisons associées l'une à l'autre pour certaines. Ici fut assis le moulin du Gué-Parfond, nom d'un ruisseau venant de la Vairie puis plus en amont de Tressaint. Les deux maisons ici ci-dessus étaient déjà construites en 1844 puisqu'elles apparaissent tous ,deux sur les plans napoléoniens de 1844

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    XIX siècle. 1850. Autre  maison au village du Gué-Parfond

     

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux- 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     

     

     

     

     

     

     

     

    XIX siècle. 1848. Vieilles maison et étable au village du Gué Parfond. La petite ville de Saint-Solen, aujourd'hui en Lanvallay,  est un détachement de la paroisse primitive de Pleudihen.  Saint-Piat, ancien petit village tout proche lequel en 1811 fut par décret Impérial détaché de Pleudihen pour être rattaché à la commune de Lanvallay, possède au travers des anciennes marnières de la Pétrole une histoire commune avec Saint-Solen. L'une des plus vieilles maisons de Saint-Piat remonte à la fin du XVIII siècle; il ne faut pas pour autant oublier les terre et ferme du Bois-Colin lesquelles sont citées dès l'année 1549 cela au travers de Jehan de la Hayes sieur du Bouais Collin. A la fin du XVI siècle cette terre sera de nouveau citée cela au travers de la célèbre famille des Lerenec. L'ancienne noble ferme du Bois Collin,aujourd'hui abimée, fut très probablement fortement modifiée puisque le fronton de sa gerbière présente une architecture très différente de l'ensemble du bâti lequel lui rappelle plus le XVIII siècle.

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    XVIII-XIX siècle. L'ancienne noble ferme de Bois-Colin en Saint-Piat regardée depuis la cour intérieure

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    La dite ferme du Bois-Collin, maison accompagnée de l'une de ses anciennes dépendances

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    Façade de l'habitat de Bois-Collin depuis la rue...

     

     

     Entre 1795 et 1900

     

    Les membres du Conseil général Communal et maires

    - Vendémiaire de l'an 3 : François Collin officier public de la Commune

    - 18 Germinal de l'an 3 : Jean Houille officier public de la Commune

    - 8 Brumaire de l'an 6 : François Lemarié agent municipal de la Commune

    - 5 Floréal de l'an 7 : Jean Hamoniaux agent municipal de la commune

    - 24 Prairial de l'an 8 : Jean Hamonaiux maire provisoire...

    - 03 Fructidor de l'an 8 : Jean Hamoniaux maire de Saint-Solain

    - 25 Floréal de l'an 12 : Jean Heuzé maire de la Commune officier de l'Etat civil

    - 15 juin 1806 : Jean Hamoniaux maire de Saint-Solain

    - 22 Février 1807 : Jean Lorre faisant office de maire

    - 19 Mars 1807. Jean Lorre maire de Saint-Solain

    - 20 Février 1808. Ferron de la Verrie maire.  signe aussi: "Ferron maire"

    - 03 septembre 1813. Henry Ferron maire  [ou Henry-Malo Ferron] . Signe H.Ferron "...Inscrit par moi Henry Ferron officier de l'Etat civil..." Il sera maire jusqu'au 29/05/1817 remplacé qu'il sera par son frère Jean-Augustin.

    - 18 Aout 1817 : Jean-Augustin Ferron. Signe J.Ferron. Il décèdera le 18 juin 1819 à l'âge de 32 ans. Son décès sera déclaré par son frère germain Louis Ferron "chevalier de Saint-Louis"  âgé lui de 46 ans. Son acte stipulera qu'il était "Cultivateur-maire de Saint-Solain". Il sera remplacé provisoirement par son adjoint Jean Heuzé.

    - 19/12/1819 : Jean Lorre maire de Saint-Solain.

    - 28 mai 1826 : Louis-Henry Ferron de la Verrie. Signe: "Louis-Henry Ferron de la Verrie. Ferron de la Verrie maire". Souvent absent il sera remplacé par son adjoint Jean Hamoniaux.

    - 7 Janvier 1831. Jean Hamoniaux maire de Saint-Solain.Maire démissionnaire...

    - 12 juin 1833: Julien Gabillard, 1er adjoint de Jean Hamoniaux, est nommé maire en remplacement du maire démissionnaire.

    - 12 janvier 1857 : Jean Hamoniaux maire de Saint-Solain.

    - 23 septembre 1860 : Joseph Gabillard maire de Saint-Solain.

    - 2 Janvier 1867 : Michel Lorre maire de Saint-Solain

    - 27 juillet 1875 : Amédée de Ferron maire de Saint-Solain; Joseph Gabillard adjoint délégué.

    - 19 Novembre 1890 : Desportes maire de Saint-Solen

    - 18 Mars 1894 : Jean Lorre nommé maire de Saint-Solen

    - 17/05/1896: Jean Lorre reconduit comme maire.

    - 27/09/1896 : Mr Rouxel nommé maire de Saint-Solen

    - 21 Février 1897 : Joseph Thomas maire de Saint-Solen

    - 27/01/1901 : François Lorre est élu maire; reconduit en 1908.

    - 19/03/1912 : le général Vicomte Alain de Ferron élu maire. Reconduit "maire" le 13/12/1919.

    - 17/05/1925 : Marie-Ange Davy nommé maire à l'encontre du dit Général de Ferron; 11 voix pour Marie-Ange Davy contre 1 seule voix pour le dit général de Ferron.

     

     

     Les métiers rencontrés en Saint-Solen 

    Agent national de cette commune ; Appareilleur ; Arpenteur ; Boucher ; Boulangèr(e) ; Cabaretier ; Charron ; Charpentier ; Cordonnier ; Couturière ; Couvreur en ardoises ; Couvreur en pierres ; Cultivateur ; Débitant ; Domestique ; Drapier ; Employé à l'Hospice ; Fabricant de toile ; Faiseur de moulin à blé noir ; Faiseur de cercles ; Filandière ; Forgeron ; Homme de loi ; Instituteur ; Journalière ; Laboureur ; Lingère ; Maçon ; Marchand boulanger ; Marchand de bois ; Marchand de bestiaux ; Marchand de vache ; Maréchal ; Marin ; Masson "maçon" ; Ménagère ; Mendiant ; Menuisier ; Meunier Moulinier ; Notaire ; Pierreur de pierre ; Piqueur de pierre; Platrier ; Sage-femme ; Tailleur(euse) ; Tailleur d'habits ; Tailleur de pierres; Tisserand  Tonnelier ; Tourneur

     

     

     

    Les personnalités rencontrées

    - Charles Pincson  écuyer sieur de la Guermonnais de la paroisse de Plesguen, fils de Jean Pincson et de Louise Ferron. Il épouse le 25/010/1675 Michelle du Hamel. Témoins : Eustache Pincson; Françoise Ferron et Renée de Lesquen "Dame du Rocher" femme du dit Eustache Ferron veuve en première union d'Eustache Ferron.

    - Marie-Anne Ferron citée comme témoin aux côtés de Renée de Lesquen alors veuve d'Eustache Ferron.

    - François-Louis Ferron cité comme témoin aux côtés de Renée de Lesquen son aïeule

    - Yves Blondeau sieur du tertre cité en 1682.

     

     

     Les recteurs

    -1675.  Jacques Prioul en 1675

    - 1700. Eustache Ferron signe : recteur de Saint-Solain à partir du 19/03/1700. Son apparenté ne m'est pas connue...

    - 1739. Dubouis recteur de Saint-Solain

     

    Divers

    1682. Citation de l'existence du "moulin à eau" de la Verrie

    1682. Somme de 60 sols donné au recteur de Saint-Solen pour une sépulture en l'église.

    1901. Construction de la nouvelle école des filles

    1901. Acquisition du terrain de Yves Lucas, route du Mazeray, pour le nouveau cimetière.


    5 commentaires
  • Les Origines du premier seigneur de Lanvalei

     

    Informations et avant propos apportés en ce blog le 10/01/2016 

     

     Les Origines de Raoul  et de William  tous deux  "premiers seigneurs de Lanvalei cités et fils supposés de "Alain Boterel fils d'Aimerici"


    ou

    Les Origines de la seigneurie de Lanvalei

     

    Télécharger « genealogie-partielle-des-premiers-seigneurs-de-Lanvalei.doc »

     

    Il est souvent difficile, ou bien "délicat", de vouloir remettre en question certains "dogmes"  bien établis toujours considérés comme étant la "Vérité absolue". L'ancienne paroisse de Lanvalei de tout temps a toujours été assombrie par l'ombre de Dinan et en notre région de Bretagne l'ensemble des historiens ayant écrits sur l'Histoire de Dinan ont toujours considéré que ses premiers seigneurs avaient été l'unique "souche" des seigneurs de Lanvalei; il en ira de même pour les seigneurs de Coëtquen. J'ai donc essayé de démontrer ici en ce texte que tel n'avait pas été le cas. Donc bien au contraire les premiers seigneurs de Lanvalei ont eu eux aussi dans leur toute première heure une Histoire laquelle leur a été propre, une histoire  possédant ses propres racines et cela en toute indépendance de l'Histoire de Dinan. Mais il est tout aussi vrai également qu' en leur seconde heure très probablement,  vers 1130 il me semble pour moi, qu'ils ont été par la "Femme", mais par la "Femme" seulement,  unis à la déjà puissante maison seigneuriale de Dinan.                                                                                                              Alain Boterel, né vers 1100, est cité vers 1130-38 en une charte établie en le Pays de Dol; il est alors nommé Alanus Boterel fils d'Aimeric, et non "Alain de Lanvalei",  étant l'un des barons de la seigneurie de Dol, important,  présent, et lui aussi témoin de l'archevêque de Dol Baudri concerné par cette charte . La seigneurie de Lanvalei ne semble donc pas devoir encore exister lorsque cette même charte fut rédigée et donc notre Alain Boterel fils d'Aimeric probablement encore non marié non plus et donc non encore uni à la puissante famille des seigneurs de Dinan...Qui était donc cet Alain Boterel fils d'Aimeric ?  

    Effectivement tout nous laisse à penser aujourd'hui qu'Alain Boterel fils d'Aimeric, né vers 1100, chevalier breton et baron de la seigneurie de Dol, source probable de Guillaume de Lanval héros du lai de Marie de France, père supposé des premiers seigneurs de Lanvalei cités par l'Histoire nés eux vers 1130, à savoir Raoul et Guillaume 1er de Lanvalei, ai pris lui pour épouse vers 1130 en effet une enfant née de Riwallon de Dinan dit "le Roux" frère du seigneur Geoffroy de Dinan. Pourtant cette union n'est point citée par l'Histoire ni cette enfant non plus    d'ailleurs !                                                                                                                                      Quand la "seigneurie" de Lanvalei dans notre Histoire apparait pour la première fois au travers de cette union faite vers 1130, union aujourd'hui par nous supposée il est vrai, la "paroisse" de Lanvalei existait déjà très certainement  puisque celle-ci sera citée pour la première fois en 1132 soit environ deux années seulement après la réalisation de cette "union supposée. Cependant cette seigneurie semble devoir apparaitre relativement tard cela par exemple à l'inverse de la seigneurie de Combourg. Mais est-ce que la seigneurie de Lanvalei, cela en tant que "seigneurie" à part entière,  existait déjà peu avant cette même union par nous supposée ?  Alain Boterel père de William et de Raoul, tous deux nés "de Lanvalei", obtint-il la seigneurie de Lanvalei de ses pères supputés, à savoir  Geoffroy ou Alain Boterel son frère tous deux nés Boterel, ou bien du seul chef de sa femme "enfant supposée" du dit Riwallon ou Roland 1er de Dinan ? La paroisse de Lanvalei et son seigneur du "moment" étant tous deux non cités vers 1100, cela lors de la fondation du prieuré du Pont à Dinan, fondation  voulue par Geoffroy de Dinan et son frère le dit Riwalon, la seigneurie de Lanvalei en effet existait-elle déjà en la dite année 1100 ? Si le dit Alain Boterel né vers 1100 obtint en effet la seigneurie de Lanvalei par le seul "chef" de sa femme, enfant "héritière" supposée du dit Riwallon de Dinan, cela vers 1130, alors pourquoi vers 1110 lors de la fondation du dit prieuré, Riwallon étant alors présent, celui-ci est dit simplement : Riwallon de Dinan et non pas Riwallon de Dinan seigneur de Lanvalei ? Riwallon pouvait-il être seigneur en des terres assises en la paroisse de Lanvalei  sans pour autant que cette dite seigneurie de Lanvalei par elle même alors exista ? Cette dernière existait-elle donc déjà dans les jeunes années du dit Riwallon de Dinan ?  Existait-elle donc déjà vers 1100 ou bien fut-elle créée tout spécialement vers 1130 pour le dit "Alanus Boterel fils d'Aimerici " lequel pour nous très probablement pris donc pour épouse une enfant née du dit Riwallon le Roux ou Roland de Dinan ?                                                                                        Peu avant 1130 la  jeune seigneurie de Lanvalei située de l'autre côté de la rivière, cela face à l'évêché de Saint-Malo dont spirituellement relevait la jeune seigneurie de Dinan, la paroisse de Lanvalei elle étant alors en l'évêché de Dol une enclave géographique relevant de l'évêché de Saint-Brieuc assis qu'était celui-ci en les terres seigneuriales des dits Penthièvre, existait-elle donc déjà et comment celle-ci parvint-elle au dit Alanus Boterel ? Cette seigneurie, si bien sur celle-ci existait alors déjà, lui parvint-elle par son beau-père supposé, le dit Riwallon de Dinan, ou bien par son dit père attesté Aimeric Boterel né lui "de Penthièvre" famille seigneuriale et comtale déjà hier présente en le pays de Dol ?

    Même si nous ne pouvons pas apporter avec certitude une réponse à ces dernières questions il est cependant aujourd'hui pour nous un fait établi c'est que la souche des premiers seigneurs de Lanvalei  par les "hommes" fut la famille seigneuriale de Penthièvre et non celle de Dinan.    La  famille seigneuriale de Dinan par la "femme", Alain Boterel fils d'Aimeric prenant union en la dite maison seigneuriale de Dinan en choisissant une enfant "supposée"  née elle de Riwallon de Dinan, fut donc elle aussi la souche même des premiers seigneurs de Lanvalei cités alliée qu'elle fut à la souche née "de Penthièvre".                                                                                 Bref, en la première partie du XII siècle la deuxième ou troisième rencontre et de la maison seigneuriale de Penthièvre et de la maison seigneuriale de Dinan sera très probablement à l'origine même des dits premiers seigneurs de Lanvalei. [La première fois fut l'union d'Olivier 1er de Dinan qui prendra pour épouse Ganna, enfant supposée par nous d'Eudes de Penthièvre cette union pouvant expliquer à elle seule comment le dit Olivier entrera en possession du castel de Jugon hier fief du dit Eudes de Penthièvre; la seconde union sera celle qui en effet pour nous unira Alanus Boterel filius d'Aimerici à une enfant née de Riwallon le Roux, enfant aujourd'hui par nous supposée il est vrai; puis la troisième union sera cellequi unira Olivier II de Dinan, fils de Geoffroy de Dinan, à Agnorie de Penthièvre fille d'Etienne] Ainsi la rencontre vers 1130 d'un homme né "Boterel" et d'une enfant née "de Dinan" sera à l'origine même et de William et de Raoul de Lanvalei tous deux frères, tous deux nés vers 1130, tous deux dit "de Lanvalei" aussi. Alain Boterel leur père à tous deux décédera avec certitude "Alain de Lanvalei" ...

    Unis ainsi dans la généalogie par cette union "supposée" des liens familiaux certains unirent ensuite très probablement l'un des enfants d'Alanus Boterel et la maison seigneuriale de Dinan elle même et cela Outre-Manche.  Pour illustrer ce propos est-ce que William 1er de Lanvalei, alors seigneur de la terre de Blagrave par son père Alan, terre assise elle en la seigneurie de Lambourn, n'était-il pas par sa dite terre "vassal" en la dite seigneurie de Lambourn de son propre parent présumé, Josce de Dinham, puisque celui-ci était le "tenant" en titre de cette même seigneurie ?  Neveu du dit Riwallon de Dinan Josce n'était-il donc pas parent avec William 1er de Lanvalei lui même petit-fils du dit Riwallon par sa mère fille supposée du dit Riwallon ? William 1er de Lanvalei n'assista t-il pas à l'ouverture testamentaire du dit Josce de Dinham alors son parent présumé par sa mère ? Par sa mère, et non pas par son père né Boterrel bien sur,  tout nous laisse à penser aujourd'hui qu'effectivement William de Lanvalei était par la "Femme" descendant des seigneurs de Dinan son origine par son père relevant elle bien sur de la seule maison seigneuriale  et comtale de Penthièvre.

    Les historiens anglais depuis longtemps rattachent l'origine de la maison seigneuriale de Lanvalei au dit Alain Boterel fils d'Aimeric le dit Aimeric étant lui forcément le fils d'un "Boterel" puisque ses deux enfant, le dit Alain ici cité et son frère Geoffroy, seront tous deux nommés "Boterel" et cela en effet en une charte de Dol rédigée vers la dite année 1130  mettant en scène les différentes donations faites envers l'église de Combourg : Goffredus et Alanus Boterel filii Aimerici . Ces mêmes historiens ont donc relié par la généalogie et sa logique Aimeric ou Henri ici cité, aïeul supposé par les dits historiens anglais et de Raoul et de William de Lanvalei, tous deux fils supposés du dit Alanus Boterel, à Geoffroy Boterel lui même lequel était le frère aisné notamment et d'Alain le Roux seigneur  de Richemond en Angleterre et d'Etienne de Penthièvre. Hors d'après la correspondance de l'archevêque Anselme Alain le Roux ci-dessus, frère puisné de Geoffroy Boterel aussi cité ci-dessus, semble avoir eu avec Gunhilde fille d'Harold et de la belle Edewa, tous deux encore roi et reine d'Angleterre à la veille de la bataille d'Hasting, une "certaine" liaison sentimentale la dite Gunhilde ayant de sa mère la dite Edewa probablement héritée de la terre de la Petite Abington. Si cette liaison rapportée par le dit archevêque Anselme est vrai Gunhilde fille d'Harold du Sussex n'aurait-elle pas pu ainsi apporter au dit Alain le Roux, son compagnon "supposé", la dite terre de la Petite Abington, terre demain "bien seigneurial" de notre dit Alain fils de Henri, puisque le Domesday book fait du dit Alain le Roux frère de Geoffroy Boterel et d'Etienne de Penthièvre  le "Tenant" seigneurial de cette même terre nommée "Abington" ? Terra Alani comitis Ipse com' ten' Abintone. Ibi V hid'. Trav' e. VIII car'. In d'nio II hid. et dim'  et ibi sunt III car'. Ibi XI uill'i et V bord. eu' V car.' Ibi IIII servi. et I mol. de VI sol et VIII denar' . Ptu' II car' . Silua XX porc'. Int. tot. val' et u'luit X lib. Hoc tenuit Eddew'. ou bien sans aucune abbréviation latine  : Terra Alani comes tenet  Abintone ibi V Hidae et VIII carrucae in dominio; II hidae et dimidia et ibi sunt III carrucae . Ibi XI villani et V bordariis eum V carrucis ibi IIII servi et I molinus de VI solidos et VIII denariis. Pratum  II carrucae. Silva XX  porcis. Inter totum valet et valuit X libras. Hoc manerium tenuit Eddeuua  Traduction : Le comte Alain tien la terre d'Abington ou il y a 5 hides de terre et 8 charruée en la seigneurie; 2 hides et demi où il y a  3 charruées; où il y a 11 fermes et 5 bordées avec 5 charruées où il y a 4 serviteurs et 1 moulin de 6 sols et 8 deniers; prairie de 2 charruées et forêt pour 20 porcs; le tout vaut dans l'ensemble 20 livres. Ce manoir était tenu par Edewa. Ma question maintenant est donc la suivante : Dans la mesure ou Alain Boterel fils d'Aimeric, ou Alain fils d'Henri père de Raoul et de William de Lanvalei, reçoit lui la dite terre de la Petite Abington, est-ce que Aimeric ou Henri Boterel père de notre dit Alain aurait-pu avoir lui pour père "non pas " Geoffroy Boterel mais plutôt le frère de ce dernier le dit Alain le Roux compagnon "supposé" de la dite Gunhilde cette dernière héritant probablement en effet de sa mère la dite paroisse de la Petite Abington ? 

    Si cela devait être "vrai" alors le premier seigneur de Lanvalei aurait eu pour aïeux Alain le Roux et Gunhilde fille d'Harold du Sussex et d'Eddeva le dit Harold ayant eu lui pour soeur Aelfgifu femme d'Edouard le Confesseur: ... Homo Aleveve soror Heraldi...  Le roi Edouard ayant choisi pour héritier au trône d'Angleterre Guillaume de Normandie celui-ci se présentera en Angleterre pour recevoir son héritage. Ayant prêté "serment vassalique" à Guillaume de Normandie avant sa venue en Angleterre Harold reniera son sermon de vassalité  hier donné et au non de sa soeur "prétendra" à l'héritage du dit Edouard le Confesseur. La bataille d'Hasting pour l'Histoire décidera d'elle même lorsque Guillaume et Harold tous deux combattrons l'un contre l'autre à Hasting.

    Riwallon le Roux ou Ruelland ou Roland de Dinan, ce prénom venant peut-être de Riwall, né vers 1070, participant à la première croisade commencée en 1096, meurt il est vrai sans avoir laissé aucun enfant "héritier" connu à ce jour par l'Histoire.  L'Histoire en effet ne se souviendra "de lui" avec certitude qu'au travers de "sa participation" à la dite première croisade; il est alors effectivement âgé d'environ 26-30 ans.                                                              Au regard de tout ce que nous disons en ce présent texte il est en effet "tout à fait possible" que le dit Riwallon ou Roland de Dinan eu pour enfant "une enfant" laquelle prit union dans la famille seigneuriale de "Penthièvre" prenant ainsi pour époux notre dit Alanus Boterel fils d'Aimeric souche des seigneurs "de Lanvalei" pour nos amis historiens anglais. Cette dite enfant naissant elle vers 1100, notre dit Alanus lui aussi naissant vers 1100, cette union "supposée" ne pourrait-elle pas  ainsi à elle seule expliquer comment Olivier de Coëtquen fils de "Guillaume fils de Raoul", ce dernier étant lui même dans notre pensée le propre fils de notre dit Alanus Boterel fils d'Aimeric et le frère de William 1er de Lanvalei aussi,  ai pu en effet descendre lui aussi de la maison seigneuriale de Dinan lui qui était seigneur  en la paroisse "de Lanvallay" ?                                                                                                                                       Le nom de la seigneurie "de Lanvalei" ne semble t-il pas devoir  apparaitre qu'au lendemain de cette même union ayant elle réunie  par les "femmes" et la maison seigneuriale de Dinan et un enfant naturel né "Penthièvre" cette dernière ayant été omniprésente en le Pays de Dol pendant toute la fin du XI siècle ?  Cette union, ici supposée, contractée entre une enfant née de Riwalon de Dinan et Alanus Boterel filuis d'Aimeric, ne serait-elle pas  la souche même des seigneurs de Lanvalei puis, demain, celle du premier seigneur de Coëtquen ? Ainsi, si ici nous devions avoir raison bien sur, la seigneurie de Lanvalei puis celle  de Coëtquen descendraient toutes deux et de la maison comtale de Penthièvre par les "hommes" et de la maison seigneuriale de Dinan par les femmes la dite seigneurie de Coëtquen elle étant une branche cadette des premiers seigneurs de Lanvalei eux mêmes.                                                                                                                       La dite maison de Coëtquen fera elle demain très probablement le "chemin inverse". En effet l'héritière d'Olivier de Lanvalei, celui-ci étant le frère de Roland tous deux fils de "Guillaume fils de Raoul", héritière  de Coëtquen par sa mère née " de Coëtquen"  choisira elle pour époux un enfant né "de Dinan". Les premiers seigneurs de Lanvalei cités en notre duché, cela vers 1200 au travers du dit "Guillaume fils de Raoul" cité ci-dessus, semble avoir aussi été possessionnés en le pays d'Evran puisqu'une charte de l'abbaye de Vieuville semble bel et bien pouvoir aussi en ce lieu les assoir.
    J'ai trouvé en effet dernièrement en le chartier de Vieuville une charte laquelle, rédigée vers 1200, met en scène en la dite paroisse d'Evran pour la terre "lesgretes" un dit "Guillaume fils de Raoul" le dit Guillaume ayant aussi pour frère "Roland". La présence du dit Rolland frère de Raoul citée en cette charte en effet m'interpelle. Je pense qu'il s'agit ici en effet du dit "Guillaume fils de Raoul" père d'Olivier de Coêtquen et de Roland son frère tous quatre cités ci-dessus. Si j'ai ici raison alors "Guillaume fils du dit Raoul", Raoul que nous pensons avoir été le frère aisné de William de Lanvalei, aurait alors été aussi "possessionné" en la paroisse d'Evran. Comme Guillaume fils de Raoul obtient-il la dite terre "des Gretes" en Evran ? L'obtient-il de sa femme de nos jours entièrement inconnue ou bien de son dit père Raoul "de Lanvalei" nous nous ignorions aussi la femme ? Pourquoi le patronyme de Guillaume, "Guillaume de Lanvalei", n'est point ici cité ? Si j'ai raison et qu'il s'agit bel et bien ici des  mêmes "Guillaume fils de Raoul" tous deux respectivement père et aïeul d'Olivier de Coëtquen alors effectivement ils ne sont pas nés "de Dinan" sinon ils auraient été tous deux  nommés "Guillaume de Dinan fils de Raoul et frère de Rolland". La présence du prénom Roland ici cité en cette charte ne confirmerait-elle pas, elle aussi, la dite affiliation supposée ci-dessus celle-ci ayant probablement unie rappelons le et une enfant N. née de Riwallon ou Roland de Dinan et Alanus Boterel filuis Aimeric. Si les premiers seigneurs de Dinan furent "possesseurs" d'une terre laquelle demain allait s'appeler "Lanvalei" est-ce que Alanus Boterel  filuis d'Aimeric ne fut-il pas, et cela au nom du seul "chef"  de sa femme, le véritable "premier seigneur de Lanvalei" ?   La dite "seigneurie" de Lanvalei ne fut-elle pas créée par le dit seigneur de Dinan pour ce même couple ?
    Voici-ci dessous cette charte trouvée en le chartier de Vieuville :

    Omnibus P.Dei gratia macloviensis epus. et capitulum [Pierre Giraud évesque de Saint-Malo de 1184 au 11/09/1218 jour de son décès]Notificamus vobis dona que in nostro tempore in nostra diocesi abbati Vet. ville sunt collata. Ex dono Olivierii de Dinan unam minam frumenti in medietaria sue de Dinan; ex dono R.Regaut campum unum haiam  . dinanni [ou haim = "pastores", terres pastorales]  ex dono Willelmi filii [enfant] Rad. et Roll. filii ejus duas minam frumentii  in parrochia de Evran [in patria de Everan] in terra que dicitur Lesgretes [les Gretet]; ex dono Oliverii de Tinteniac et Theophaie [Theophanie] sororis sue duas minas frumentii in parrochia de Tintin. [Tintinniaci] in molendino suo de Bigoteria [moulin de la Bigotière] concedente abbetissa sancti Georgii ad cujus dominium Bigoteria ipsa pertinebat; ex dono Gaufredi Spine junioris [et matris sue] in parrochia de Kebriac [Quebriac parvulam decimam ad haiam terre. Paroisse assise proche de Tinténiac]; ex dono Johannis Cati parvam decimam in parrochia de Dinge quando sepultus est in prefata abbatia, concedentibus fillis suis; ex dono Willelmi Blanchet in parrochia sancti mevenni de Cancale etc [duo jugera terre de parvula landa ipsi vicina];  . in eadem parrochia ex dono Gaufredi Nouel  [unum jornale terre] et ex dono Bertranni Nouel etc [unum carragium frumenti in villa Noueti concedente Johanne le Rei,  Petro le Rei domino predictorum hominum et Johanne fratre ipsius etc
     
    Traduction : Pour tous. Pierre par la Grace de Dieu evêque de Saint-Malo et du Chapitre. Nous vous notifions les dons qui de notre temps en notre diocèse ont été collationnés en l'Abbaye de Vieuville. Et le don d'Olivier de Dinan une mine de froment en sa métairie de Dinan; puis le don de R.Regaut un champ pastoral à Dinan; puis le don de Guillaume fils de Raoul et Rolland son fils deux mines de froment en la paroisse d'Evran en une terre que est dite "les Gretes"; puis le don d'Olivier de Tinténiac et Tiphaine sa soeur deux mines de froment en la paroisse de Tinténiac en le moulin de la Bigotière, concède l'Abesse de Saint-Georges à laquelle seigneurie Bigotière est la propriété; puis le don de Geoffroy de l'Espine le jeune et sa mère en la paroisse de Québriac une petite dime en la terre pastorale; puis le don de Jehan le Chat une petite dime en la paroisse de Dinge pour qu'il soit ensépulturé en la présente abbaye, concèdent ses fils; puis le don de Guillaum Blanchet en la paroisse de Saint Meven de Cancale deux jauges de terre en la proximité de la Petite Lande; puis en la même paroisse le don de Geoffroy Nouel un journal de terre et puis le don de Bertrand Nouel une charrette de froment en la ville Nouel que concèdent Jehan le Rei, Pierre le Rei seigneurs des dits hommes et Johannes son frère etc.  

     

     

    Les dites dernières informations ou étaiement de notre propos :

     

    Qu'elles furent les nobles origines ou l'ascendance d'Alain de Lanvalei ou d'Alanus Boterel fils d'Aimeric, père de Raoul et de William de Lanvalei, pour que ce dit William vers 1160  puisse être choisi par Henry II roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine et de Normandie,  pour épouser sa Pupille royale Guennora de Saint-Clair ? Par ce mariage  Genorra apportera  à William de Lanvalei toute une partie de l'héritage du défunt Eudes de Ryes hier sénéchal de toute l'Angleterre. Raoul et William de Lanvalei. Il s'agit ci-dessus de Raoul et de Guillaume de Lanvalei, nés tous deux vers 1130  "fils attestés" par des chartes judiciaires d'Alain lui même dit fils de Henri [Guillaume ou William de Lanvalei ici cité a été sénéchal de Rennes pour Henry II roi d'Angleterre en 1166; il prendra en effet pour épouse Guennora de Saint-Clair pupille royale du roi son père Hamon décédant en 1155 lors de la bataille de Bridgnorth. Recevant en effet un carreau d'arbalète visant Henri II d'Angleterre  Hamon décédera presque aussitôt sur le champ de bataille rendant l'âme en les bras de son roi confiant à celui-ci avant de mourir le soin de le remplacer au près de sa fille enfant toujours mineure; au regard de son geste salvateur Henri acquiescera. C'est ainsi que Guennora devint "pupille royale" confiée à la protection du roi qu'elle fut aussitôt la mort de son père survenue  ]. Le dit Alain, leur père à tous deux, doit donc lui naitre vers 1100 le dit Henry père du dit Alain lui voyant le jour vers 1070 c'est à dire, pour celui-ci, en même temps que Geoffroy et Riwallon de Dinan [Riwallon de Dinan et Henry père du dit Alain, aïeul pour ce dernier de William de Lanvalei, naissent donc tous deux vers 1070; donc pour suivre les règles de la généalogie  l'un ne peut pas être le fils de l'autre...]. Geoffroy et Riwallon étaient tous  deux fils d'Oliver 1er de Dinan celui naissant vers 1030-40 puisque son père Josselin lui nait vers 1000 cité vivant qu'il sera en 1032 en une charte de Berthe de Blois.                                                                                                                                              Alain  né donc vers 1100,  fils du dit Henri, père aussi et de Raoul 1er et de William 1er tous deux nés "de Lanvalei", semble devoir recevoir de son vivant [il s'agirait plutôt de la "confirmation de la possession de son fief hérité, en ce cas bien sur,  bien hier de son père. En effet malgré les droits "héréditaires" une succession seigneuriale devait toujours être "validée ou entérinée" par le roi lui même  lequel était le seul à pouvoir reconduire ou non un jeune héritier dans le fief hier détenu par feu son père], cela des mains même de Henry 1er roi d'Angleterre couronné en 1100, la seigneurie de la paroisse de la Petite Abington cette dernière relevant alors de l'Honneur de Richemond. Il y a aujourd'hui une très forte probabilité pour que Henri ici cité, père d'Alan lui même père et de Raoul 1er et de William 1er de Lanvalei, soit en vérité un enfant naturel né de Geoffroy Boterel premier du nom, fils de Eudes et frère d'Etienne de Penthièvre tous deux successivement "comte de Bretagne et seigneur de Richemond cette grande seigneurie ayant été transmise héréditairement au sein même de la maison ducale de Bretagne tout au long de son existence [Eudes eu pour fille éventuellement Canna ou Ganna femme d'Olivier de Dinan; cette affiliation "supposée" pourrait expliquer comment le dit Olivier de Dinan fils du dit Josselin lui devint seigneur du castel de Jugon. Mais Eudes eu aussi pour enfants "mâles" notamment, cela en plus des dits Geoffroy et Etienne déjà cités ci-dessus, Briand et Alain le Roux dit Alan Rufus de Richemond et Alain le Noir ou Alan dit le Niger le dit Brient lui ayant participé à la bataille d'Hasting; celui-ci en récompense se verra recevoir au nord-est du comté de Yorkshire le dit Honneur de Richemont pour lui créé spécialement. Décédé sans enfant il transmettra le dit Honneur de Richemont à son frère Geoffroy Rufus lequel, mort également sans descendant, à son tour transmettra ce même Honneur à son puisné Alain de Niger. A la mort d'Alain de Niger, toujours sans héritier, Geoffroy Boterel le frère aisné à tous étant lui seigneur en le Penthièvre, le dit Honneur de Richemond lui sera transmit au dit Etienne de Penthièvre celui-ci offrant à la dite église de Sainte-Marie d'York ses dimes assises en la dite paroisse d'Abington cette dite paroisse étant toutefois assise loin des terres principales du dit Honneur elles assises surtout dans le Yorkshire. Alain le Roux comte de Bretagne, seigneur possesseur de l'Honneur de Richemond, frère du dit Etienne ci-dessus, possèdera  effectivement cette dite seigneurie d'Abington bien hier de la belle Eddeva Pulchra, seigneurie comprenant alors 5 hides comme cela est spécifié dans le Domesday book lesquels 5 hides seront demain "biens" de William et de Jehan de Lanvalei tous deux oncle et neveu l'un de l'autre.Comment cette dite seigneurie nommée de  "Litle Abington", éloignée du dit comté du Yorkshire et  bien hier d'Etienne de Penthièvre  parviendra t-elle à Alain de Lanvalei fils d'Henri ? Reprendre pour cela l'avant propos ci-dessus...] .                                   Geoffroy 1er Boterel d'ailleurs trouvera la mort en 1098 sous ou en les murs de Dol le dit Geoffroy essayant alors de prendre possession d'une façon ou d'une autre de toute cette région de Bretagne assise au plus près du duché de Normandie terre natale de son aïeule. Père officiel que de Conan Boterel, lequel meurt croisé la même année que son père en Palestine, Geoffroy semble pourtant avoir bel et bien eu un autre enfant naturel autre que le dit Conan. En effet une charte relative aux donations faites à l'église de Combourg pour authentifier ses dons donnés, charte réalisée avant 1130 et sous et en présence de Baldricus alors archevêque de Dol, cite très "implicitement" ses autres petits enfants cela au travers et de Alan et de Geoffroy tous deux dits: Goffredus et Alanus Boterel fils d'Aimeric Aimeric étant une autre forme d'écriture pour Henri. Henri ou Aimeric père et de Geoffroy et d'Alain était donc fils "naturel" du dit Geoffroy Boterel fils d'Eudes [ Goffredus ou Geoffroy est ici cité en amont de notre dit Alain; ce fait est-il le fruit d'un hasard ou bien Geoffroy était-il le frère aîné d'Alain ? Il nous faut faire remarquer ici que Geoffroy, ancestre des seigneurs Botrels ou Botterell ou Boutreaux d'Angleterre, semble avoir eu une  importance plus grande que son dit frère Alain en Angleterre. Si lui aussi possédera à l'instar de son frère Alain des terres assises en Nettlestead, tous deux pour ces terres héritiers de leur père le dit Aimeric,  il prit toutefois lui définitivement racine en Angleterre et cela ayant pris pour épouse Vigolenta. De son mariage Geffroy sera en effet le père d'un seigneur important,  William Boterell ou William de Boutreaux, lequel sera lui shériff du Devonshire, de Wallingford et de Cornewall le dit William prenant pour épouse Alice Corbet la propre soeur de Sybil "concubine" du roi Henry 1er d'Angleterre.                                                                              Alain fils d'Aimerici semble donc à l'inverse de son frère être "rentrer en ses terres natales puisqu'il eu  des "échange avec l'Abbaye du Mont-Saint-Michel, proche de Dol : bibliothèque d'Avranches  manuscrit n° 210 folios 73-74 et 85. Certains historiens anglais, dont Keats Rohan notamment en 1996-99, ont vu au travers du dit Alanus Boterel filuis d'Aimeric "Halanalt de Nettlestead" lequel sous le roi Henry 1er d'Angleterre sera le "tenant" d'un fort château assis en les terres d'Alain de Richemond puisque pour cette seigneurie ou cet Honneur le dit Alain fils de Henri ou le dit Alain de Nettlestead devra lui les frais d'équipement à Alain de Penthièvre seigneur de Richemond  pour 2 chevaliers; Halanalt est la forme hypocoristique du prénom Alain.                                                                                                                                               N.B. Il me semble y avoir eu Outre-Manche une "confusion" entre les dit Alain et Geoffroy de Nettlestead seigneurs en le Suffolk tous deux ici cités et Geoffroy et Alain de Penthièvre tous deux fils d'Etienne comte de Penthièvre et de Richemond que certains auteurs anglais présentent en effet comme ayant été les dits Alain et Geoffroy de Nettlestead. A la mort du dit Etienne de Penthièvre c'est Alain son fils qui deviendra comte de Richemond quand Geoffroy le frère de celui-ci lui deviendra comte de Lambale construisant sur ses terres bretonnes le château de Montcontour. Alain deviendra aussi duc de Bretagne en prenant pour épouse Berthe de Bretagne celle-ci étant devenue au décès de son père Conan III héritière du duché de Bretagne; elle était aussi par sa mère Mathilde de Normandie la propre "petite-fille" du roi Henry 1er d'Angleterre. Si effectivement Alain et Geoffroy de Nettlestead avait été Alain de Richemond et Geoffroy de Penthièvre, tous deux fils du dit Etienne comte de Penthièvre et de Richemond, alors le duc de Bretagne Alain de Richemond ici cité aurait été possesseur non du comté de Richemont mais seulement de la dite terre de Nettlestead. Comment en effet si le dit Alain ou Halanalt de "Nettlestead "  avait été le même individu que le dit Alain de Richemont, duc de Bretagne, celui-ci aurait pu alors devoir envers lui même pour un château lequel de droit lui appartenait les frais d'équipement  pour deux chevaliers et cela au seul titre de son dit  château assis en ses propres terres de Richemond ? Bref, pouvait-être son propre vassal, pouvait-on se payer impôt à soi même ?                                                                                                                                     Fermant cette petite note ou parenthèse  Geoffroy Boterel fils d'Aimeric, cela au décès de son père le dit Aimeric, semble donc lui aussi devoir recevoir une certaine partie de cette terre dite de Nettlestead. Pourquoi la partie de cette terre relevant hier du dit Alain après la disparition de celui-ci n'a t-elle point été héritée par Raoul ou William de Lanvalei tous deux fils supposés du dit Alain Boterel fils d'Aimeric ? Cette même terre seigneuriale échoira t-elle en totalité au dit Geoffrey de Nettlestead oncle supposé des dits Raoul et William de Lanvalei ?                       Raoul et William reçurent-ils ainsi tous deux en compensation la dite seigneurie de la Petite Abington  hier bien de la belle Edewa Pulchra alors femme puis veuve de Harold roi d'Angleterre tué à Hasting ?                                                                                                            D'après les correspondances de l'archevêque Anselme Alain le Roux aurait-eu un certain rapport "personnel" avec Gunhilde la propre fille des dits Harold et Edewa et cela semble t-il au lendemain du dit décès de Harold. Connaissant personnellement cette enfant laquelle, en effet, héritera probablement de sa mère la dite terre d'Abington, Alain le Roux son compagnon "supposé"  personnellement entra t-il ainsi en la possession de cette même terre seigneuriale ? Nettlestead quant à elle est une terre située au sud-est de Londres quant la paroisse de la Petite Abington elle est située au nord de Londres, sous Cambridge proche de Colchester; l'Honneur de Richemond assis dans le Yorkshire, cela au travers d'Alain le Roux pour commencer, semble donc avoir possédé aussi quelques terres excentrées,  terres assises elles de part et d'autre de Londres puisque si la dite seigneurie de Richemond semble avoir bordé au nord les limites de la ville de Londres elle même elle semble également avoir eu en sa mouvance la dite terre de Nettlestead. Seigneur puissant Alain le Roux de Richemond, frère de Briant, frère d'Etienne demain possesseur de dimes en la dite paroisse d'Abington, avait donc comme sujets directs tout un ensemble de seigneurs bretons ou normands venus ici eux aussi chercher fortune.] Eudes de Penthièvre père de Geoffroy Boterel doit lui voir le jour vers 1008 puisque Geoffroy 1er duc de Bretagne, père du dit Eudes et d'Alain III de Bretagne son frère, lui meurt en la dite  année 1008. Au regard de cette date notre Geoffroy Boterel, fils du dit Eudes et père du dit  Conan et de notre dit Aimeric ou Henri, lui doit voir le jour vers 1040; découlant toujours de cela le dit Aimeric ou Henri son fils naturel  lui doit naitre vers 1070 et donc toujours de ce fait Alan et Geoffroy Boterel fils d'Aimerici, les deux enfants de ce dernier attestés par une charte de Combourg, eux vers 1100. Tous deux nés vers 1100 Alain et Geoffroy Boterel semble êtres tous deux présents en angleterre sur une même terre, celle de Nettlestead . Pour cette terre en cette première moitié du XII siècle Halenad ou Alain de Nettlested devra lui à la seigneurie de Richemond  les frais pour deux chevaliers. Tout au long du XII siècle la terre de Nettlestead relèvera de la seule famille seigneuriale de Boterel ces derniers se voyant "tenants" de son château.   Geoffroy Boterel, frère probable du dit Halanad ou Alain de Nettlestead ci-dessus,  lui est cité en tant que Geoffroy Boterel de Nettlestead. En tant que tel il est cité en 1139 lors d'une donation qu'il fit aux moines de Nettlestead, moines  relevant de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes. Keats-Rohan donne pour ancestre commun à tous les Boterel ayant été "tenants" du castel de Nettlested  Alan fils de Aimeric. Geoffroy sera lui la souche des seigneurs de Botreaux ou de Boterell en Angleterre                                                                                                         Marchant sur les pas de leur dit aïeul Geoffroy, lequel en effet meurt en la dite année 1093 en ou sous les murs de Dol, Alan et Geoffroy fils de Henri seront donc tous deux présents vers 1130 en le dit pays de Dol de leur état "probable barons" de Geluin II de Dol alors seigneur de Dol-Combourg puisque ces deux derniers seront côte à côté témoins de cette même charte rédigée en présence du dit Baldricus archevêque de Dol [Au lendemain de la révolte menée en 1075 contre le roi d'Angleterre, cela par Raoul de Gaël, le comte de Chester proche du roi, à savoir Hugues d'Avranches,  tissa certains liens avec certaines maisons seigneuriales en le pays de Dol lui même ces derniers relevant de la seigneurie de Dol-Combourg. Ainsi la seigneurie de Monmouth hier bien seigneurial du dit Raoul de Gael fut-elle confiée à Guehenoc de la Boussac proche de Dol Ainsi en les terres anglaises les seigneurs de la Boussac s'implantèrent-ils. Monmouth sera peu après ramassé par Guillaume  de la Boussac lui même fils de Baderon le dit Baderon et son frère ci-dessus susnommé, Guehenoc, devenant tous deux moines en l'abbaye de Monmouth relevant elle de l'Abbaye mère de Saint-Florent de Saumur. Des seigneurs Normands sujets du roi d'Angleterre, mais apparentés pour certains au dit comte de Chester Hugues d'Avranches, à l'inverse eux  iront s'implanter en le pays de Dol. Il en sera ainsi pour les seigneurs de Soligné ou de Subligny lesquels devinrent eux seigneurs de Dol-Combourg. Il en sera de même pour les seigneurs de Flacheio, ou les seigneurs du Flachet lesquels, parents des dits seigneurs de Soligné ci-dessus cités, eux s'uniront à la maisons seigneuriale de Lanvalei quand Radulfus de Flacheio deviendra lui le beau-frère de Jehan de Lanvalei. Pour la venue en les terres d'Angleterre il en sera ainsi pour les familles seigneuriales de Fougères; de Vitré; de Mortain; de Laval; de Mayenne; de Dol cela au travers de Alain fils de Flaad sénéchal de Dol et ancestre des Steward d'Ecosse et de Geoffroy de Dol lequel, fils de Riwallon, était devenu seigneur à saint-Berthevin la Tannière; de Dinan etc.].                                                              Ainsi Au regard de cela il serait possible que le dit Alain fils de Henri ai "ramassé" en quelque sorte une certaine partie du pays de Dol placée hier lors de sa venue sous l'autorité première de son aïeul le dit Geoffroy 1er Boterel notre Henri ci-dessus son fils, père de notre dit Alain, neveu naturel de Etienne, ayant avec ce dernier et dans sa continuité possédé des dimes relevant de la paroisse de la Petite Abington [du vivant même de Geoffroy Boterel lequel décèdera en la dite année 1093 la famille seigneuriale de Penthièvre, comte de Bretagne, prendra "alliance" en la maison seigneuriale de Dol puisque le dit Conan ci-dessus, fils du dit Geoffroy Boterel, lui prendra pour épouse  Noga de Dol la propre fille de Gelduin seigneur de Dol-Combourg cité ci-dessus; Hawise de Dol, soeur de la dite Noga, elle, pour illustrer ce propos, prendra pour époux Geoffroy Boterel 2ème du nom. Nous faut-il voir au travers de celui-ci  Geoffroy Boterel de Nettleastead ? Nous ne le pensons pas. Il y a tout lieu de voir au travers de ce dit Geoffroy Boterel de Nettleastead le dit Goffredus  Boterel filuis Aimeric cité ci-dessus lequel, frère de Alan souche présumée des seigneurs de Lanvalei,  lui sera la souche des seigneurs "de Bottrel" d'Angleterre. Petit-neveu du dit Etienne de Penthièvre ci-dessus lequel héritera du dit Honneur de Richemond notre Geoffroy dit de "Nettleastead" lui sera seigneur d'une terre elle aussi relevant du dit Honneur de Richemond; cette terre sera celle de Nettlestead. En la dite année 1139 il donnera en cette terre aux moines d'Hatfield relevant de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes une rente annuelle: Gaufridus cognomento Boterel Balwino prefecto suo de Nettlestede salutem. Ego Gaufridus tibi precipio precipit quoque uxor mea precipiunt et filii ut monachis beati Melanii qui in Hetfeldo uilla regis manent marcan argenti anima pro meorumque uxoris scilicet mee filiorumque et antecessorum successorumque meorum monasterio eorum... A ce titre Geoffrey de Nettleastead pour sa terre, cela après avoir été le vassal d'Etienne de Penthièvre, est donc devenu en 1139 vassal de son parent le comte de Bretagne Alain de Penthièvre fils du dit Etienne ci-dessus ce dernier lui décédant en 1136. Alain ici cité, fils du dit Etienne, lui prendra pour épouse Berthe de Bretagne fille de Conan III duc de Bretagne; par son mariage le dit Honneur de Richemond quittera la maison comtale de Bretagne pour intégrer la maison ducale de Bretagne. De son vivant, né vers 1100 tout comme Alanus Boterel filuis Aimeric son dit frère présumé, Geoffrey Boterel seigneur de Nettleastead décidera en 1139 de donner annuellement aux moines de Hatfied des mark d'argent; l'abbaye de Hatfield relevait elle de l'Abbaye Sainte-Melaine de Rennes. Ainsi la paroisse de la Petite Abington  relèvera t-elle, elle aussi, cela tout au moins pendant  un certain, de la dite maison Ducale de Bretagne].             Il nous faut aussi ne pas oublier qu'au lendemain de la fondation du prieuré du pont à Dinan que la très jeune paroisse de Lanvalei sera une "enclave" de l'évêché de Saint-Brieuc quand la paroisse de Tressaint sa voisine très proche, aujourd'hui partie de Lanvallay, elle aussi alors citée, relèvera elle de l'archevêché de Dol; pourquoi cela ? Est-ce parce que les seigneurs de Penthièvre comtes de Bretagne étaient alors "seigneurs" en le pays de Saint-Brieuc ?  Geoffroy Boterel fils d'Aimerici ci-dessus, frère supposé de notre dit Alain père de Raoul et de Guillaume de Lanvalei, semble donc en effet pouvoir être identifié avec Geoffroy Boterel de Nettlestaed les enfants de ce dernier ayant eux aussi tissus des liens très "serrés" avec le pays de Dol comme il a été dit ci-dessus.        Créé au lendemain de la bataille d'Hasting pour les comtes de Bretagne l'Honneur de Richemond en Angleterre était une seigneurie bretonne très étendue, bien très important appartenant de droit et en propre à la maison ducale de Bretagne puisqu'en ces terres Etienne de Penthièvre, frère de Geoffroy comte de Bretagne décédé à Dol en 1093, sera "héritier" le dit Etienne offrant à la jeune église de Sainte-Marie d'York ses propres dimes héritées relevant de la dite paroisse de la Petite Abington. Cette seigneurie paroissiale au travers de sa dite paroisse et de son église sera elle transmise ensuite aux dits seigneurs de Lanvalei, cela via très probablement le dit Alain fils de Heny, à William 1er de Lanvalei et Jehan de Lanvalei neveu de ce dernier William II fils de William 1er et son cousin notre dit Jehan devant tous deux pour ce même fief seigneurial les "frais d'armement" pour 1 chevalier. En effet certains seigneurs possesseurs de dimes seigneuriales relevant d'une terre, d'une église et aussi d'une paroisse devaient pouvoir entretenir militairement un chevalier en cas de guerre; ce nombre de chevaliers dus était fonction de l'importance de la dite seigneuries et pour imager cela le seigneur de Dol-Combourg lui devait au duc de Bretagne via l'archevêque de Dol  deux chevaliers par exemple [Jusqu'au XII voir le XIII siècle les biens temporels ecclésiastiques ne seront point la propriété de l'Eglise de Rome mais celle des seigneurs locaux ou régionaux. Ce fait est très bien mis en valeur en le chartier de l'Abbaye de Vieuville sous Dol lequel comprend en ses lignes mille détails propres à cela. Ainsi les droits seigneuriaux ouvrant à impôts permettaient à ces mêmes seigneurs de recevoir moult dîmes. Celles-ci concernaient les recettes financières dû sur les bougies, sur les cires, sur les droits d'inhumation, sur les baptêmes etc lesquelles toutes étaient perçues par ses mêmes seigneurs. Ainsi ces derniers aux travers de ces mêmes droits possédaient-ils ainsi les églises elles mêmes puisqu'ils étaient "détendeurs" de tout son temporel certains de ces mêmes droits pouvant eux s'appliquer également à toute une même paroisse. Ces droits étaient en plus héréditaires que cela soit en lignes droites ou indirectes. Ainsi le famille des sénéchaux de Dol étaient-ils de père en fils détendeurs de ces mêmes droit  au sein d'une même église. L'église de Rome entrera doucement en possession de ces mêmes droits cela au travers de la  donation multiple de ces mêmes dimes ou droit que ces mêmes seigneurs donneront aux abbayes assises sur ou proche de leur terres seigneuriale. Il en sera ainsi pour la paroisse de la Petite Abington laquelle elle sera confirmée au travers de ses 5 hides à Alain de Lanvalei fils de Henri le dit Alain ayant reçu la confirmation de cette possession sous le règne de Henry 1er roi d'Angleterre. Transmise à William et à Raoul de Lanvalei, cela semble t-il en indivis, Jehan de Lanvalei fils de Raoul puisque dit "neveu" du dit William frère du dit Raoul, lui en sera également possesseur pour moitié avec son propre cousin William II de Lanvalei. En litige avec Simon le Bret son parent probable, lequel lui avait spolié sa demie part pour l'offrir à l'abbé de l'Abbaye de Waltham,  le dit Jehan aura pour Avocat son propre cousin de dit William II. Lire le déroulement de ce procès...].                                                                                                                Quels furent les liens qui au XII siècle unirent autour de la dite paroisse de la Petite Abington et la famille seigneuriale de Penthièvre et les premiers seigneurs de Lanvalei ?                                 Alain ci-dessus cité et fils du dit Henri, frère aussi du dit Geoffroy Boterel fils d'Aimeric lui aussi cité ci-dessus, père des dits Raoul 1er et William 1er de Lanvalei, né vers 1100 et cela en même temps que le prieuré du Pont de Dinan, doit donc lui aussi avoir porté le patronyme de "Lanvalei" puisque ces deux enfants "Raoul 1er et William 1er de Lanvalei " seront tous deux ainsi "nommés".  Bien que jamais ainsi cité Alain Boterel fils d'Aimerici, ou Alain fils de Henri si bien sur nous avons raison dans notre raisonnement,  du à la fin de sa vie en effet probablement s'appeler  lui aussi Alain "de Lanvalei".                                                                  La paroisse de Lanvalei, proche de Dinan, existait-elle déjà lors de la naissance du dit Alain né vers 1100 ? La première citation écrite de la 1ère église paroissiale de Lanvalei apparait elle en 1132; cependant celle-ci en la dite année 1132 sera dite être "placée" sous la sainte protection de Saint-Meen le même "saint breton" duquel Geoffroy de Dinan fit venir en sa seigneurie de Dinan des reliques pour l'édification du dit prieuré du pont à Dinan, cela donc vers 1100-10 [le prieuré du pont à Dinan fut en effet édifié sous la mandature de Willelme de Dol, abbé de Saint Florent le Vieil, lequel fut abbé en la dite abbaye de Saint-Florent  entre 1070 et 1118. Lors de la fondation du dit prieuré du Pont à Dinan seront présent probablement en bas âge Alain et Olivier de Dinan tous fils de Geoffroy lequel nait vers 1070 les dit Alain et Olivier eux voyant le jour vers 1100. La fondation du prieuré du pont à Dinan eu donc probablement lieu vers 1110. Pour information la première retranscription latine de la charte de fondation du dit prieuré semble avoir été faite en le sein même du Livre des "Blancs manteaux" bien manuscrit de la dite Abbaye de Saint-Florent, livre probablement lui rédigé vers 1178-80 ].                                        Au regard de cette information la première église paroissiale de Lanvalei semble donc avoir été édifiée au lendemain même de la dite édification du dit prieuré du pont à Dinan c'est à dire toujours vers 1110 l'église du prieuré du Pont et l'église paroissiale recevant alors toutes deux probablement en leur sein respectif une relique du dit Saint-Meen.                                           Notre dit Henri père d'Alain, aïeul et de Raoul 1er et de William 1er de Lanvalei, Henri naissant rappelons le vers 1070, fut-il le premier seigneur de Lanvalei connu par l'Histoire à porter ce nouveau patronyme seigneurial ou bien cela fut-il son fils le dit Alanus Boterel celui-ci obtenant probablement des terres assises en la paroisse de Lanvalei par le "chef" de sa femme fille probable de Riwallon de Dinan ? Du dit Raoul 1er frère "aisné" de William 1er de Lanvalei, "aisné" puisque le dit William 1er lui fera sa propre fortune en Angleterre, hormis bien sur la dite paroisse de la Petite Abington transmise par leur aïeul à tous deux le dit Henry, l'Histoire n'a presque rien retenue sinon l'existence de son fils unique lui aussi prénommé Raoul ou Raoul II.                                                                                                                                                       En tant que "fils aisné" Raoul 1er de Lanvalei, celui-ci disparaissant de l'histoire construite en Angleterre, semble donc "être rentré" en Bretagne peu après 1173 et cela pour gérer la possession seigneuriale "originelle et première" appartenant déjà par la "coutume" à tout fils aisné. Qu'elle était cette seigneurie dite originelle ? Quand Riwallon de Dinan offrira à l'Abbaye de Saint-Florent de Saumur pour l'édification du prieuré du pont à Dinan une terre étendue, terre aujourd'hui assise en l'actuelle ville de Lanvallay, Henry seigneur de la Petite Abington et père d'Alain 1er "de Lanvalei" est alors déjà un homme d'expérience âgé d'environ 30 années qu'il était. Comment son dit fils Alain devint-il seigneur de la toute jeune paroisse de Lanvalei ? Comment le même Alain entrera-il en possession de dimes ou de droits seigneuriaux applicables sur une terre hier offerte au dit prieuré du pont à Dinan par Riwallon de Dinan lui même ? Peut-on concevoir aujourd'hui le fait que le dit Alain "père de Raoul 1er et de William 1er de Lanvalei" ait pu avoir pour épouse une enfant inconnue née de Riwallon de Dinan lui même alors que l'Histoire du dit Riwallon jamais n'a retenu aucun enfant ? En effet le dit Henri père du dit Alain n'était-il pas "contemporain" du dit Riwallon de Dinan ces deux derniers naissant tous deux vers 1070 ? Cette union "supposée" entre Alain de Lanvalei né en 1100 et la dite maison de Dinan ne pourrait-elle pas nous expliquer même partiellement pourquoi plus tard Alain de Dinan-Vitré, lequel fut sénéchal de Bretagne pour Henry II d'Angleterre au décès de Roland de Dinan hier lui même sénéchal pour le même roi, prit lui possession entre 1182 et 1196 année de sa mort du château fort de Lanvallay ? Il est vrai cependant que son dit poste de "sénéchal de Bretagne" pour le roi Henry en dehors de toute généalogie "supposée" lui en donnait tout à fait le droit seigneurial                                                                                              Le premier seigneur de Lanvallay cité en notre paroisse par l'Histoire de notre propre région est Olivier de Coëtquen lequel, né vers 1180, possesseur de terres et d'une métairie étirant toutes leurs propres étendues au dessus du pont à Dinan lui même, sera en 1219 le sujet d'une discorde avec le dit prieuré du pont à Dinan. Cette discorde portera notamment sur les droits applicables sur son "pressoir seigneurial" hier donné par feus ses ancestres, pressoir alors assis en le sein même du grand jardin du dit prieuré du pont à Dinan. En cette discorde énoncée en la dite année 1219 Guillaume père d'Olivier "dit alors Olivier de Coëtquen", père aussi de Raoul, de Thomas et de Roland, tous trois nommés que par leur prénom respectif, ne sera lui point cité en ce litige; pourquoi cela alors que son dit père Guillaume, que l'Histoire en 1223 nous dit être "fils de Raoul", était lui encore en vie ? L'acte relatant ce litige en la dite année 1219 nous énonce toutefois le nom de l'épouse d'Olivier de Coëtquen; elle est nommée en cet acte "Haois de Coëtquen". Notre Olivier est-il né "de Coëtquen" ou bien prit-il le nom patronymique de son épouse née alors forcément "Havoise de Coëtquen" ? Notre Olivier fils de "Guillaume fils de Raoul" ne serait-il pas plutôt né "de Lanvalei" puisque son dit aïeul "Raoul" père de Guillaume lui voit le jour vers 1130 c'est à dire à la même époque en laquelle naissent et Raoul 1er et William 1er de Lanvalei tous deux fils d'Alain fils de Henry ? L'acte de 1219 nous cite également le nom de la mère de notre Olivier dit "de Coëtquen"; elle est prénommée Denise. Il s'agit en faite de Denise de Dol, fille d'Yseul de Dol et d'Hasculf de Soligné, petite-fille de Jehan II seigneur de Dol lui même fils de Geldouin et lui même fils de Jehan 1er seigneur de Dol-Combourg. Ainsi "Guillaume fils de Raoul", père d'Olivier dit "de Coëtquen" notre premier seigneur de Lanvalei chez nous cité, prit-il pour femme une enfant née "de Dol" ! L'acte de 1223 ci-dessus énoncé, celui-là même qui cite pour la première l'affiliation directe d'Olivier de Coëtquen le disant "fils de Guillaume fils de Raoul" , nous annonce la venue en la paroisse de Lanvalei de l'abbé de l'abbaye de Vieuville sous Dol fondée en 1138 celui-ci ayant été appelé par Guillaume père d'Olivier de Coëtquen le dit Guillaume étant alors en train de trépasser en les murs même du prieuré du Pont à Dinan. Quels furent les liens qui ont pu unir dès la fin du XII siècle les premiers seigneurs de "Lanvalei" à la dite Abbaye de Vieuville ? Quels furent les liens qui ont pu unir à la même époque le premier seigneur de Coëtquen à la dite Abbaye de Vieuville sous Dol ? Pourquoi Olivier époux de Haois de Coëtquen fit-il venir au prieuré du pont à Dinan, pour les morts prochaines et de Guillaume son père et de Roland son frère, l'abbé de la dite Abbaye de Vieuville sous Dol lui même ? Si Guillaume fils de Raoul et père de notre dit Olivier de Coëtquen cité ci-dessus avait vu le jour en la toute proche et puissante maison seigneuriale de Dinan pourquoi en ces deux actes n'est-il pas cité comme étant "Guillaume de Dinan" ? Ce même acte nous annonce également la mort prochaine de Roland frère du dit Olivier de Coëtquen Roland tout comme son dit père Guillaume étant lui aussi en train de mourir en les murs même du prieuré du pont à Dinan; cet acte nous apprend aussi que le futur lieu d'inhumation et de Roland et de Guillaume ci-dessus cités sera en les murs même de la dite Abbaye de Vieuville sous Dol, abbaye en laquelle à la même époque Jehan de Lanvalei, neveu de William 1er de Lanvalei, se fera lui aussi inhumer après y avoir reçu personnellement l'habit monacal                                                                                                                                            Une certaine lecture des écritures nous apprend qu'Olivier dit de Coëtquen, né pour nous "de Lanvalei vers 1170-80, et Haois de Coëtquen sa femme eurent, pour garçon Guillaume et une enfant elle aussi probablement nommée Hawoise, cela toute comme sa mère. Cette enfant née elle vers 1200 prendra "union" en la maison seigneuriale de Dinan puisqu'elle aura pour époux Olivier de Dinan ou pour nous Olivier 2ème du nom ce dernier prenant à son tour lui aussi le nom de "Coëtquen" ce fait étant attesté par l'écriture d'une charte de l'Abbaye de Vieuville rédigée en 1241 cette même charte citant ce même Olivier alors vivant en la dite année 1241 ; ce même fait sera également attesté en la dite année 1241 quand le dit Olivier 2ème du nom permettra au jeune couvent des Jacobins de Dinan d'agrandir son enclave territoriale. Avant de plonger l'une de leur racine commune en la maison seigneuriale de Dinan les seigneurs de Coëtquen "descendants" de Havoise de Coëtquen et de notre dit Olivier 1er du nom seigneur en Lanvalei, fils de Guillaume fils de Raoul, semble bel et bien avoir eu pour racine première l'union "Lanvalei-Coëtquen" et après et seulement après "Coëtquen-Dinan".                         Pour des problèmes  de concordance de dates nous remettons en effet brièvement en question les premières lignes de généalogie proposée en 1851 par monsieur le Marquis du Hallay-de Coëtquen en son ouvrage  celui-ci ayant semble t-il omis une ligne générationnelle. Effectivement monsieur du Hallay identifie, ce qui nous semble être une erreur, Olivier de Coëtquen, né probablement  "de dinan" et cité vivant en 1241 en le dit chartier de Vieuville, avec notre Olivier de Coëtquen seigneur en Lanvalei né vers 1170-1180 fils de "Guillaume fils de Raoul" ce dit Raoul ayant été le frère aisné de William 1er de Lanvalei. Faisant cette erreur monsieur du Hallay fait donc de notre dit Olivier de Coëtquen pour nous "né de Lanvalei" Olivier de Dinan fils de Guillaume fils de Raoul de Dinan. Par cette même erreur ou omission monsieur du Hallay fait des seigneurs de Dinan la souche même des seigneurs de Lanvalei monsieur du Hallay ignorant totalement l'existence de ces derniers dont l'existence pourtant est attestée aujourd'hui par l'écriture des chartes les concernant. Il est vrai qu'afin de pouvoir acheter au profit de sa propre famille "la fondation " du couvent des frères prescheurs, ou le couvent des Jacobins de Dinan, Malo de Coëtquen en 1731, alors gouverneur de Saint-Malo en fonction, sera tenté de lire d'une façon personnelle ses propres racines transformant en un acte de fondation un acte d'agrandissement réalisé par l'un ses ancestres cela en 1241. Les Archives du Hallay-Coëtquen en leur première page n'ont-elles pas été influencées par la dite attittude du dit Malo de Coëtquen ? Les archives du Hallay-Coëtquen comprennent donc en leur première page ce qui nous semble être une erreur  majeure.  A savoir celle qui est décrite ci-dessous :        Les archives du Hallay-Coëtquen réalisées en la dite année 1851, soit plus d'un siècle après l'interprétation personnelle qu'eut de sa propre "histoire" Malo de Coêtquen,  assoient effectivement la fondation du Couvent des Jacobins en 1203. Cela se fera pour ses mêmes archives par l'intercession d'un dénommé "Guillaume de Coëtquen" alors qu'en réalité ce couvent fut décidé entre 1215 et 1221-24 par Alain de Lanvalei en personne cela à la demande de Saint-Dominique ce dernier trouvant le repos éternel en la dite année 1221;  à savoir cependant que le grand historien Dom Lobineau lui positionne la "fondation" du dit couvent en la dite année 1224 cela donc 3 années après le décès du dit Saint-Dominique. Ce couvent  sera un peu plus tard, cela en l'année 1241, effectivement agrandit par l'intercession d'un dénommé Olivier de Coëtquen que personnellement nous avons déjà ci-dessus nommé Olivier de Coëtquen "2ème du nom" . Cet agrandissement en effet sera rendu possible par l'intercession du dit Olivier 2ème du nom  en la dite date de 1241. Pourquoi Olivier de Coëtquen 2ème du nom pour cette dite intercession "d'agrandisszment" et non pas le dit Olivier 1er du nom né lui vers 1170 ? En vérité Olivier de Coëtquen ci-dessus 1er de nom, né vers 1170, n'aurait-il pas été en la dite année 1241 âgé de 70 ans environ lors de cette même intercession laquelle permis en effet l'agrandissement et non la dite fondation du dit couvent des Jacobin ? Qui était ce dénommé Guillaume de Coëtquen cité en 1203 par les dites archives du Hallay-Coëtquen et censé être à l'origine de la dite fondation soi disant voulue en 1203 ? Rappelons que le premier seigneur de Coëtquen cité par les chartes est Olivier que nous avons ci-dessus nommé "1er du nom" lequel, né vers 1170, est cité et en 1219 et 1223. Fils lui même d'un dénommé "Guillaume fils de Raoul" son père, le dit Guillaume  fils de Raoul ici mentionné, cela au regard de la naissance de son fils le dit Olivier 1er du nom, vu lui très probablement le jour vers 1140; Si le dit "Guillaume fils de Raoul" né vers 1140 est le même Guillaume que celui que même en scène en l'année 1203 les archives du Hallay-de Coëqune1203 alors le dit Guillaume aurait été âgé d'environ 62-65 ans lors de cette même "intercession" faite.. Cela nous semble peu probable au regard d'un âge si avancé pour l'époque.  Le second Guillaume de Coëtquen cité par les chartes est Guillaume de Coëtquen lequel, né probablement "de Dinan", sera lui cité et en 1241 en une charte de l'Abbaye de Vieuville, en 1246 au travers de sa fille Agnès et  aussi en 1259 lors d'un désaccord opposant alors Joanne veuve de Geoffroy Malvesin à l'Abbaye . [En 1246 en effet sa file Agnes, dite Agnez fille de Guillaume de Qouoiquem, avec l'aval de son seigneur et époux Gefrey le Blanc, vendra à la dite Abbaye du tronchet tous les biens propres qu'elle possédait en la paroisse de Pleudihen :  Tos ceuz qui verront et orront ces lettres, Robert Hervé, Seneschal Monsir Henri de Avaignor en la terre de Dinan en icel temps, salu en nostre segnior. Sachez que Agnez, la fille de Guillaume de Qouoiquem, o le assentement et o la volonté de Gefrey Le Blanc, son segnior, a vendu par devant nos, comme par devant cort, à l'abbaye du Tronchet, toi quand ele avait et poiet avoir en droiture et en saisine, en la paroisse de Pleudihen, au feu que l'en appelle le feu de Calpec, a aveir a Pabeie et à tenir toz, mes en pez, comme sa dresture sauve la dresture monsegnor et à ses hers, et cele vente furent les bans fez et les ventes paiez et en furent fait quant que deit estre fet de ventes et usages et as coutumes de Bretagne. Donné en l'an de nostre segnor 1246]. Nous le pensons être  "fils" du dit Olivier 2ème du nom et donc par conséquence "petit-fils" du dit Olivier 1er du nom. Vivant en la dite année 1259 Guillaume né "de Dinan" ici cité, fils du dit Olivier 2ème du nom,  n'aurait-il pas été beaucoup trop jeune en la dite année 1203 pour être à l'origine même de l'édification de notre dit couvent ? Doit -on aussi prendre pour vérité absolue tout ce qui tourne autour de la dite année 1203 en les dites archives du Hallay-Coëtquen ? Voici la phrase relevée en les dites archives de Hallay-Coëtquen que nous pensons historiquement être fausse puisqu'il sera reconnu en 1730 lors d'une assemblée des Dominicians de Dinan que la fondation du dit couvent des Jacobins de Dinan était postérieur à cette date puisqu'elle fut réalisé du vivant même de Saint-Dominique lequel lui décéda en la dite année 1224. La date de 1203 avancée par les dites archives du Hallay-Coëtquen est donc à fortiori fausse  ...Les témoignages consignés dans cet acte authentique remontent à Guillaume, sire de Coëtquen, qui vivait en 1203, et qui donna, à cette époque, la place ou furent bâtis les couvent et pourpris des Jacobins de Dinan...  Nous avons dit ci-dessus que la dite intercession faite en faveur du couvent des Jacobins pour son agrandissement fut faite en la dite année 1241 par Olivier pour nous 2ème du nom. Pour contrer en 1730 les revendications de Malo de Coëtquen alors gouverneur de Saint-Malo qui voulait que notre dit Olivier de Coëtquen 2ème du nom soit non pas le dit intercesseur pour le dit agrandissement mais le seul et véritable  "fondateur " du dit couvent au travers de ce propos alors qu'il tint: Oliivier chevalier seigneur de Coëtquen fonda l'église, maison et couvent des Frêres prescheurs de Dinan en leur donnant le manoir de l'évesque de Dol, audict Dinan qu'il acheta pour cet effet. D'ou vient que pour cela et autres grandes fonations faittes par les successeurs dudict Ollivier de Coëtquen comme leurs premiers et principaux fondateurs  et qu'aux vitres du choeur de leur église se voient les armes de la maison de Coëtquen... les dominicains de Dinan lors de leur Assemblée générale faite en la dite année 1730 lui répliquèrent ceci  :  Quelque soin qu'on ait pris pour scavoir precisément en quelle année on jetta les premiers fondements de ce couvent de Dinan on ne l'a pu scavoir  ny par les historiens de Bretagne ny par aucuns titres. Le plus ancien que nous avons est un acte privé de l'abbaye du Tronchet ordre de Saint-Benoit,  par lequel Olivier seigneur de Coëtquen donne les dixmes de la paroisse de Pleguen à l'abbé et religieux du Tronchet  en considération de ce que ladite abbaye luy a donné le manoir du révérendissime évesque de Saint-Malo situé en la ville de Dinan  et que ladite abbaye avait eu en échange du dudit évesque de Saint-Malo et que ledit seigneur de Coëtquen donna aux frères prescheurs  de Dinan pour accroistre leur enclos. Le dict acte de l'année mil deux cent quarante un.. Mais cela ne prouve pas le temps de la fondation de ce couvent qui doit être beaucoup plus ancienne suivant la tradition qui dit que Saint-Dominique écrivit d'Italie aux frères prescheurs  de Dinan et comme Saint-Dominique est mort en 1221 il s'ensuit que la fondation est plus ancienne de beaucoup que le susdit acte. Cette lettre a été confiée aux dits seigneurs de Coëtquen parce que qu'elle faisoit mention de leur illustre maison et avec d'autant plus de confiance que nous les avons toujours regardé comme nos fondateurs et bienfaiteurs aucun mérite gratis. Nous avons plusieurs fois demandé aux dits seigneurs la lettre de Saint-Dominique qu'ils n'ont pas nié avoir mais il n'ont pas jugé a propos de s'en dessaisir promettant toujours de nous en donner une copie fidelle que nous n'avons pu encore avoir jusqu'à ce jour. Le père Lobineau de l'ordre de Saint-Benoit marque dans son Histoire de Bretagne que le couvent des Jacobins de Dinan a esté fondé en 1224 . Ce qu'il y a de vray c'est que tout nostre ordre convient qu'il est un des plus anciens  et que réellement il a esté fondé du vivant de Saint-Dominique. Le gouverneur de Saint-Malo à la lecture de cette charte asseyait donc toute sa "réclamation" sur l'existence d'un écrit ou d'une charte que jamais  cependant il  ne présenta à la dite Assemblée de 1731" . Malo de Coëtquen en l'absence de la présentation de cette pièce jamais ne pu confirmer les dires de son propos à savoir celui qu'il tint ci-dessus. Il ne pu en effet en l'absence de ce dit écrit jamais présenté prouver que le dit couvent des Jacobins de Dinan avait été fondé en 1241 par Olivier de Coëyquen 2ème du nom. En l'absence de la présentation de cet écrit Malo de Coëtquen ne fut donc point  entendu dans sa prétention et l'acte rédigé en la dite année 1241 par Olivier de Coëtquen, 2ème du nom , resta lui un simple acte d'agrandissement et non pas l'acte fondamental de la fondation par elle même.      Mais revenons à la confusion amenée par les archives du Hallay-Coëtquen, confusion ayant eu lieu, cela personnellement il nous semble, entre cet Olivier de Coëtquen né pour les dites archives Hallay-Coëtquen "Dinan" et  Olivier de Coëtquen 1er du nom né "de Lanvalei" et époux de Havoise de Coëtquen, tous deux seigneurs distincts qu'elles ont cependant confondu ou unis en une seule et même personne. Pour nous ce premier "Olivier de Dinan",  lui "supposé Dinan" par le dit monsieur du Hallay, mais il est vrai que cette supposition "né Dinan" a le mérite de nous expliquer pourquoi les "seigneurs de Coëtquen" plus tard se diront tous "descendre" de l'illustre maison des seigneurs de Dinan, seigneur qui prendra donc de son vivant et à son propre tour le nom "d'Olivier de Coëtquen" et qui, cela  toujours pour nous bien sur,  épousera Hawoise de Coëtquen la propre fille de notre Olivier 1er du nom proposé ci-dessus sera aussi celui qui, vivant en la dite année 1241 cité qu'il fut lors de l'agrandissement du couvent des Jacobins de Dinan, sera également nommé en cette même année 1241 en une seconde charte réalisée en le chartier de l'Abbaye de Vieuville cette charte le mettant en scène suite à la présence  d'un mur de séparation délimitant l'une de ses propriétés assise en le pays de Dol. En cette seconde charte en effet cet Olivier de Coëtquen 2ème du nom est nommé également et explicitement : "Olivier de Coëtquen". Par cette même et seconde union les seigneurs de Coëtquen suivant effectivement plongeront tous dorénavant par cet "homme" leur racine commune aussi en la Maison des dits seigneurs de Dinan.                                                        Notre pensée ici en ce texte a le mérite nous pensons de pouvoir expliquer comment le tout premier seigneur Alanus Boterel devint le premier seigneur de Lanvalei; cette même pensée d'expliquer aussi comment le premier seigneur nommé de "Coëtquen", notre dit Olivier 1er du nom né "de Lanvalei" en 1170-80 et cité en 1219 et 1223, devint sur les hauteur du prieuré du pont à Dinan, un "grand possesseur". Assis en la paroisse de Lanvalei Olivier a ainsi possédé au dessus du Pont de Dinan moult terres, une métairie, des droits ancestraux sur les vignes ici présentes ainsi qu'un droit de table qu'il réclamera en la dite année 1219 prétendant en droit pouvoir la percevoir à chaque fois qu'il se rendait en la dite paroisse de Lanvalei. Raoullet de Coëtquen enfant "mineur" en 1295, son arrière petit-fils, ne sera t-il pas en dite année 1295 mis sous la "curatelle" de Renaut de Lanvalei son parent ?

    https://books.google.fr/books?id=pJAGAAAAQAAJ&pg=PA419&dq=le+lai+de+lanval&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwizzqf3-KTfAhWCzIUKHZCvBVY4ChDoAQhOMAc#v=onepage&q=le%20lai%20de%20lanval&f=false

     


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  • Vers 1160

     

    Blagrave et Eastbury fiefs des premiers seigneurs de Lanvalei

     

     Blagrave: Terre assise proche de Eastbury aujourd'hui en la paroisse de Lambourn, cela en le comté du Berkshire, proche de Londres et à l'ouest de cette ville. Hier la terre seigneuriale de Lambourn semble avoir été avant 1155 le bien propre de Josce de Dinan alors seigneur du castel de Ludlow. Josce laissera pour « héritiers » deux enfants, Sybille et Hawise, dont l'une d'elles épousera Hugh de Plukenets ou Hugues de Pleugueneuc issu d'une terre bretonne assise proche de Lanvallay. La terre de Blagrave et certaines de Eastbury étaient elles "possessions" des seigneurs de Lanvalei...
    Par son mariage avec Sybille de Dinham, l'une des dites héritières de Josce de Dinan, Hugues de Pleugueneuc entre donc à son tour en possession d'une partie de la seigneurie de Lambourn ce seigneur décédant en 1202 l'autre partie de la seigneurie de Lambourn revenant elle de droit à Fulk Fitzwarin époux de Hawise deuxième fille de Josce de Dinan.
    Hugues de Pleugueneuc par sa femme transmettra sa partie héritée de Lambourn à son fils Josce de Plukenet, petit-fils de Josce de Dinan, sa mère Sybille elle étant encore citée vivante en 1212. L'autre partie de la terre de Lambourn, relevant hier de Josce de Dinham, nommée « Grandisons », sera elle transmise par voie d'hérédité à Foulques II Fitzwarin seigneur de Whittinghon et époux de Hawise de Dinham fille du dit Josce de Dinan ou de Dinham. Foulques II alors encore en vie réglera à la couronne pour cette même terre, et cela au seul nom de sa femme, 100 livres d'impôt  afin de pouvoir rester en la possession de la dite terre. Mort en 1198, Hawise elle décédant en 1220, Foulques III leur enfant à tous deux, la vie de ce dernier étant en grande partie à l'origine même de la vie légendaire de l'Outlaw Robin Wood, lui entrera à son tour, cela toujours par voie d'hérédité, de cette même terre nommée Grandisons. L'une des héritière de cet enfant épousera elle John Tregor celle-ci au nom du douaire de sa mère recevant la dite terre cette même terre relevant cependant toujours par droit de féodalité de la seigneurie de Fitzwarin. Ainsi différents droits attachés à la dite terre de Lambourn furent-ils octroyés successivement à l'abbaye de Stanley par les seigneurs de Plukenet et de Fitzwarin.
    Au lendemain de 1154, année en laquelle accédera à la couronne Henry II fils de Mathilde, une autre terre elle aussi assise en la paroisse de Lambourn, nommée Blagrave, sera quant à elle confiée par le dit Henry II roi d'Angleterre à Raoul de Lanvalei frère aisné de Guillaume ou William 1er de Lanvalei. Josce de Dinham semble avoir reçu à la même époque la seigneurie dite de Lambourn des mains même d'Henry II ce dernier le récompensant ainsi de la perte du castel de Ludlow survenue un peu plus tôt cela malgré l'autorité contestée de sa mère la dite Mathilde dit l'Emperesse. Ainsi Henri II d'Angleterre, né en 1133, semble devoir récompenser en une même paroisse ou en une même région, cela au lendemain de son accession au trône d'Angleterre, deux seigneurs bretons très voisins, à savoir Josce de Dinham et Raoul de Lanvalei fils aisné "d'Alain fils de Henri" le dit Raoul étant lui reconduit dans la terre de Blagrave ce dernier étant aussi seigneur de la terre de « le Wyke » en le Eastbury; Alain sont père semble en effet avoir été lui aussi "possesseur" de cette même terre dite de Blagrave laquelle demain relèvera en effet du comté de Lambourn et donc de Josce de Dinham. La terre de Wyke était assise quant à elle en le comté du Sussex au sud de Londres.                                                             William 1er de Lanvalei et son frère aisné Raoul ont vu tous deux le jour vers 1130 cela à l'image du dit roi Henry II né lui en la dite année 1133. Entre 1190 et 1194 la dite terre de Blagrave semble avoir été « retirée » aux dits seigneurs de Lanvalei puisqu'elle sera alors déposée entre les mains seigneuriales de Robert de Burdon. Toutefois dès l'année 1194 elle sera de nouveau restituée aux seigneurs de Lanvalei puisque William II de Lanvalei fils de William 1er en 1194 paiera 15 marks pour sa dite terre de Blagrave assise en Lambourn ; Raoul II de Lanvalei, fils héritier de William 1er et frère de William II de Lanvalei, sera dit un peu plus tard être « en possession » de cette dite terre de Blagrave. Comment cette terre, hier bien de Raoul 1er de Lanvalei, est-elle tombée entre les mains de ses neveux fils de William 1er de Lanvalei son frère ? Cette dernière possession sera donc l'objet peu après d'un litige entre les deux frères semble t-il puisque une discorde relative à cette terre opposera un Raoul de Lanvalei à un Williame de Lanvalei. Cela se fera il nous semble à l'avantage du dit William II puisque William III son fils, petit-fils héritier de Guillaume 1er de Lanvalei, sera lui en possession ou sera dit « Tenant » de la dite terre de Blagrave en l'année 1210 cela c'est à dire 5 années avant la signature de la Magna-Carta à laquelle participera activement le dit William III de Lanvalei. Cette possession par William III de Lanvalei est en effet entièrement confirmée par le fait même que John de Burgh époux de Hawise fille du dit William III de Lanvalei sera à son tour possesseur de cette dite terre de Blagrave.
    Toujours est-il que peu après 1154, l'année en laquelle accédera à la couronne Henry II, Raoul 1er de Lanvalei frère aisné de William 1er de Lanvalei, tous deux nés donc vers 1130, recevra aussi du dit roi d'Angleterre la dite terre nommée « le Wyke » assise en le Eastbury . Lui ayant semble t-il repris cette même terre vers 1164 Henry la confie une nouvelle fois à Raoul 1er frère aisné de William 1er puisque le dit Raoul 1er en est alors de nouveau le « tenant » en 1173 ; Raoul 1er né vers 1130 est alors âgé d'environ 43 ans. Raoul II de Lanvalei né vers 1170, fils héritier de William 1er et frère de William II, lui décèdera en 1209 en tant que « Tenant » de la dite seigneurie de Eastbury et cela pour la dite terre nommée « le Wike » ; son héritière à la terre de cette même seigneurie sera Maud de Lanvalei, laquelle, sa fille probable, prendra pour époux en 1219 Richard Walley dit aussi Walens ou le Waleys. Elle prendra ensuite pour second époux Gilbert de Mareys ce dernier devenant par sa femme Maud le nouveau « Tenant » de la dite seigneurie de Eastbury ; il sera ainsi « dénommé » en 1231. Raoul Walens ou Raoul le Waleys fils des dits Richard et Maud entrera en possession de son héritage paternel et maternel mais décédera jeune vers 1215 laissant pour uniques héritières que ses deux sœurs nommées respectivement Agnès et Juliana cette dernière prenant pour époux Geoffroy de Wrokeshale ; de son second époux Gilbert de Mareys Maud de Lanvalei aura cependant une troisième enfant née elle Agnès de Mareys ; celle-ci meurt aussi sans enfant, cela en 1252.
    Sa demie -soeur Agnès, première du nom, elle prendra pour époux John de Mareys puis Raoul Hadley ayant eue de son premier époux John de Mareys 5 enfants dont un fils prénommé Thomas et 4 filles tous les cinq ses co-héritiers. Ses 4 filles nommées Joan, Amice, Anastacia et Agnès épouseront respectivement Simon le Breton ou le Bret, Thomas Grazenhoil, John de la Grave et William ou Guillaume de Gomeledon. Il n'est pas possible aujourd'hui de faire un lien entre ce dit Simon le Bret et celui qui beaucoup plus tôt en 1209 sera en litige pour la petite paroisse d'Abington avec Jehan de Lanvalei neveu de William 1er de Lanvalei.
    Juliana Waleys ci-dessus citée, sœur des dites Agnès et Raoul Waleys, femme du dit Geoffroy de Wrokeshale, aura elle pour enfant également un fils prénommé Eustache et quatre filles toutes quatre héritières de leur frère décédé jeune. L'aisnée Joan épousera John de Cerne  et aura pour enfant John de Cerne ; la seconde Rose elle prendra pour époux Richard de Brokenbergh et aura elle aussi pour enfant un garçon prénommé John  etc. 

     

     Quelques chartes latines citant les seigneurs de Saint-Clair et les premiers seigneurs de Lanvalei :

    Carta Huberti de Sco Claro ecclesiae S. Trinitatis de Norioicae de ecclesiae de Chancra et in eodem ..Charte de Hubert de Saint-Clair [pour les] églises de la Sainte-Trinité de Norwich, de Chancre et en la même...

     

    Avant 1185 William 1er de Lanvalei, avec Manasse Biset dapifero, Henrico de Oilleo, est "témoin" d'une charte  en vertu de laquelle le roi Henri II  confirme le don aux religieuses de Neasham, Durham faites avant par Emma de Teisa [il s'agit ici peut-être de la fille de Aedgarus Treissolz cité ci-dessous]

     Oliver de Lanvalei [ici Olivier de Lanvalei frère de William 1er et de Raoul] .  Willelmus de Lanualei donated “terram quam tenuit Ædgarus Treissolz extra muros Colecestrie et in Balkerne gardinum” to Colchester St. John, with the consent of “uxoris mee Gunnore et heredis mei Willelmi”, by undated charter, witnessed by “Robertus de Valuines, Radulfus de Lamualei, Oliuer de Lanualei, Radulfus filius Pain, Willelmus de Lanualei clericus nepos domini Willelmi de Lanvalei... William de Lanvalei  a donné la terre que tenait Edgard Treissol au dehord des murs de Colchester en le jardin de Balkern à Saint-Jean de Colchester, "avec le consentement de ma femme Guennore,  et mon héritier William": en cette charte daté sont témoins Robert de Valuine, Raoul de Lanvalei [ici nous supposons qu'il s'agit du frère  de William 1er et non de son fils puisque le lien de parenté "père-fils" est ici absent en cette charte] , Olivier de Lanvalei [ idem; le frère de William 1er et de Raoul 1er lesquels tous deux sont alors en ce jour présents côte à côte], Raoul fils de Pain, William de Lanvalei clerc, neveu du seigneur William de Lanvalei [celui-ci venant en dernier en cette charte, clerc de son état, il s'agit du neveu de William 1er de Lanvalei; à ce titre il serait donc un fils supposé de Raoul 1er de Lanvalei.; serait Guillaume père d'Olivier souche supposé des seigneurs de Coëtquen ? .

     

    Et Willelmo de Lanualei xij li. quas ipse recepit ad custodiam castelli de Colecestr' . de quibus debet respondere...Et Guillaume de Lanvalei XII livres pour qu'il continu de recevoir le castel de Colchester...

    Willelmus de Lanvalei” confirmed the donation of “decimis...in terris...quas Eudo dapifer eis dedit vel alii antecessores mei...Hamo de Sancto Claro et Willelmus frater eius...terram in Berle que dicitur Adgareslau et Grenestede et ecclesiam de Hamertune” made to Colchester St. John by undated charter, witnessed by “Willelmus clericus nepos domini Willelmi de Lanvalei, Radulfus de Lanvalui. William de Lanvalei [Ici William II de Lanvalei petit fils de Hamon de Saint-Clair par sa mère Gunnore. Il ne peut pas s'agir de Willaim 1er puisque celui-ci n'avait pas d'ancestres "donateurs" de la dite église de Saint-Jean de Colchester} confirme les dons de dîmes ...en terre...que Eudes dapifer ou tous les ancestres de William ont fait...Hamo de Saint-Clair et William le frère du même...les terres en Berle qui se nomment Adgareslau et Grenestede et  l'église d'Hamertune qui toutes trois furent hier offertes à Saint-Jean de Colchester. Furent témoin de cette charte William de Lanvalei clerc neveu du seigneur William de Lanvalei, Raoul de Lanvalei...

     

    Carta Willelmi de Lanvaley confirmans donationem huberti de sco claro avi sui ut ...Charte de Guillaume de Lanvalei confirmant la donation de Hubert de Saint-Clair son grand-père [Guillaume II de Lanvalei fils de Guillaume 1er de Lanvalei et de Guennora de Saint-Clair fille du dit Hubert. ]...

     

     

    Et seruientibus Willelmi de Lanualei xxx li. ad operiendam domum thesauri et ad gaiolam [gabiola pour caveola] faciendam...Et le service de Guillaume de Lanvalei XXX livres pour recouvrir [pour rendre, pour restituer, pour rembourser...] la maison du trésor et le faire mettre en geole...

     

     Willelmus de Lamualei filius Willelmi de Lamualei miles” donated “terram...ad Galweidone in Lexedene...pro dimidia virgata terre quam Clementia avia mea...pro anima matris mee Gunnore de maritagio suo in Westone donaverat to Colchester St. John by undated charter, witnessed by “Radulfo de Lamualei...Guillelmo clerico.. William de Lanvalei, fils de William de Lanvalei chevalier, donne la terre de Galweidone en Lexedene... pour une demie verge de terre  de Clemence mon aïeule [Clemence de Clare l'épouse de Hamon tous deux parent de Gunnore femme de William 1er de Lanvalei], pour l'âme de ma mère Gunnore qu'elle avait reçu en Westone pour son mariage. Sont témoins Raoul de Lanvalei; William de Lanvalei, clerc...

     

    Et Willelmo de Lanualei c s. bl. in Blakesgraue.

     

    Et eidem xx li. bl. in Estbiri cum filia et herede Radulfi de Lanualei. Et de même 20 livres en Eastbury avec la fille et héritière de Raoul de Lanvalei [il s'agit ici de Raoul fils de William 1er et frère de William II. Raoul sera en effet par son père héritier de Blagrave et de Eastbury hier tous deux biens de son oncle Raoul 1er  frère de William 1er].

     

    Witts de Lanualei .xlvi. ti. 7 . xin.s. 7 .iiii. d. p tinda benivot

     

    Willus de Lanualei qui infra etatem est tulit assisam ultime psentacois ad medicta ecclie de Abinton vjus abbatem de Waltham qui venit et vocavit inde ad warant. Simon le Bret qui ven. et warantizavit abbi donum qd fecerat et dicit qd tempe Reg Rici hoc fecit. E contra Willus dic qd placit suit int Johem de Lannalei et Simon le Bret de medietate ville de Abinton et de dampno qd receperat debuit solvere eidem Johi LXXX marc et fuerent attornate ille LXXX marc Willo de Lannalei patri suo et p debito illo quiet clan eidem Willo medietat ville cum ptineri et hac racone petit medietat ejusdem etc.

     

    ...fratem eius de V hidis terre in Abbliton in curia comitisse et dies datus est ipsi Simoni et Johannes de Lanuelei et Hamon f [ici abbrévation de filius] Alani et Willelmus frater eius sumoniti fuerunt ut fuissent in curia predicto Simoni responsuri. Et ad diem illum non uenerunt [nec] se essoniauerunt ; ad tercium diem predictus Johannes fecit se essoniari et dies datus suit ei per [essoniatorem suum] : et Hamon nec Willelmus se essoniauerunt nec apparuerunt et consideratum fuit in....son frère 5 hydes de terre [ou 5 hydes de terre en vergers situés en Abington] en Abington en la cour de la comtesse et donnés ce jour [confiées ce jour en la main de la comtesse de Bretagne]; eux mêmes, Simon et Jehan de Lanvalei et Hamon fils de Alain et Guillaume son frère ont été convoqué en la cour le dit Simon ayant répondu. Ils ne sont pas venu [Johannes de Lanvalei et Hamon fils de Alain et Guillaume son frère ne sont pas venus] et essonnier [escuse que l'on présente à son seigneur quand un empêchement empêche un vassal de se rendre à une convocation émise par son seigneur]; le troisième jour le dit Johannes a fait son escuse et donné son escuse et Hamon et Guillaume se sont escusés et ont comparu et il a été considéré...

     

    Et Johannes de Lanualei uenit [ou venit] et defendit sumonicionem et essonia [essonier ou exoine. Terme désignant le fait d'être comme vassal mandé par son seigneur. Ou bien escuse que l'on présente à son seigneur quand un empêchement empêche un vassal de se rendre à une convocation émise par son seigneur] sua et breue quod seruiens suus tulit in predicta curia ut curia dicit et quod Hamo f. Alani et Willelmus frater eius predesessores sui numquam illam terram tenuerunt set …Et Jehan de Lanvalei est venu et s'est défendu à la sommation et pour son escuse il a rapporté à la dite cour et dit à la cour que Hamon fils de Alain et Guillaume son frère, [ici Hamon et Guillaume, tous deux « frère » l'un de l'autre, tous deux fils du dit Alain] ses prédécesseurs, [ses prédécesseurs au dit fief contesté ces deux derniers étant neveux de Jerhannes. Hamon frère aisné de Guillaume, fils " d'Alain frère aisné de Jehannes", était de droit héritier de la dite terre puisque son dit père Alain était en effet « frère aisné » de Jehannes. A ce titre Hamon était donc en effet le possesseur « prédécesseur » de cette même terre] n'ont jamais tenu cette terre...

     

    Robertus de Curson, Benedictus de Wibertan', Lanbertus f. Tuli, Ricardus de Lee isti tulerunt recordum de curia comitisse de Britannia inter Johannem de Lanualei et Simonem le Bret de V virgatis [ou virgarum  ou viridarium: terre plantée ou vergers] terre in Abblinton ; dicunt pro curia quod Simon Breton tulit breue domini Regis de recto uersus [versus] Johannem de Lanuelei et Hamonem f. [f pour filius] Alani et Willelmum...Robert de Curson, Benedicte de Wibertan, Lanbert fils de Tuli, Richard de Lee ont pris le dossier en la cour de la comtesse de Bretagne entre Jehannes de Lanvalei et Simon le Bret de [au sujet de] 5 terres de vergers en Abington [dans d'autres actes écrits il s'agir de 5 hydes de terre] ; ils ont dit à la cour que Simon le Breton rapporte une breve [breve : discourt ou écrit concis] de son seigneur le roi contre le droit de Johannes de Lanvalei et Hamon fils de Alain et Guillaume …

     

    Alani et Willelmus! frater eius sumoniti fuerunt ut fuissent in curia predicto Simoni responsuri. ...Alain et Guillaume son frère ont été convoqués à la cour pour répondre au dit Simon...

     

    ...Lanualei. Et Simon Bret tulit aliud breue ut non protelaretur loquela illa nisi ad tercium diem et tunc posuerunt ei racionabilem diem de ultra mare ueniendi in curia inde responsurus. Et tunc judicio curie ceperunt terram Hamonis et Willelmi fratris sui [in manum comitisse] pro defectu illorum et detenta suit in manu predicte comitisse per XV dies et item detenta suit per alios XV dies et adhuc per tres alios dies et per IIIJ alios dies et...Simon Le Bret prit une autre breve non pour retarder l'allocution à l'exception d'un troisième jour et alors il mis un jour raisonnable pour au delà de la mer venir répondre à la cour. Et puis le tribunal pris la terre à Hamon et à son frère Guillaume [dans la main de la comtesse] pour leur defection et elle fut détenue dans la main de la comtesse pour 15 jours et item elle fut détenue pendant 15 autres jours puis pendant 4 autres jours...

     

    ...Valoniis, Gaufrido clerico de Lanualei, Radulfo de Lattimer, Radvdfo [Radulfo] de Lanualei, Willielmo de London [Guillaume de Londres] , Gaufrido filio Alani, Ricardo filio Gilberti, Andrea dispensatore, Henrico de Westle, David filio Brunman, Milone camerario, Fulcone  vanator, Reginaldo pistore, Rogero filio Aeliz, Johanne...de Valonis; Geoffroy de Lanvalei, clerc; Raoul de Lanvalei; Guillaume de Londres; Geoffroy fils d'Alain: Richard fils de Gilbert; André, intendant; Henri de Westle; David fils de Brunam; Milon camerié [Camérié : personne attachée à la Dignité du Pape]; Fulcon vanator [vanator: le responsable de la chasse] ; Reginald pistore [pistor : celui qui broie les grains, le boulanger] ; Roger fils d'Aeliz; Jehanne...

     

    Et Willelmo de Lanualei c s. bl. in Blakegraue. Et Willelmo (f. W.) Briewerre x li. bl. in Vplamburn'. Et Ricardo Walensi vij li. et x s. in Vplamburn' [ici Richard le Waleys qui épousera Maud de Lanvallei la propre fille de Raoul II frère de William II. Par son épouse petite nièce de Raoul 1er de Lanvalei Richard entrera en effet en possession de la dite seigneurie de Blagrave] R. Et eidem x li. bl. in Estberi cum filio et herede Radulfi de Lanualei. Et in Cocham et Brai c et xx li. bl. ...et de même 10 livres en Eastburi avec le fils et héritier [de] Raoul de Lanvalei...[il s'agit ici probablement de Raoul frère de Maude tous deux fils de Raoul II et petits enfants de William I ou neveux de William II].

     

    ...x libratas terre in Estbir cum filia Radulfi de Lanvalei et herede, per finem quem fecit cum domino Rege Johanne sine servicio nominato, quam Henricus Rex pater dedit antecessoribus uxoris sue... dix livres en la terre d'Estbir avec la fille de Raoul de Lanvalei et héritière, à la fin ceci fut fait avec le règne du roi Jean sans que le service soit nommé; que Henry père du roi [que Henry II père du roi Jean] a donné aux ancestres de sa femme...

     

    William 1er de Lanvalei garantira à son plus jeune fils Raoul la terre de Hamerton qu'il détenait de sa mère Gunnore de Saint-Clair. Cette "transmission" de la dite terre d'Hamerton faite en faveur de son plus jeune fils William 1er de Lanvalei la fera au lendemain de la mort de sa mère, la dite Gunnore.

     

    William II de Lanvalei fils de William 1er donnera à l'église de Saint-Jean de Colchester une donation faite en faveur de l'âme de Haise de Boclande sa femme et en faveur aussi de celles de son père et de sa mère Gunnore de Saint-Clair. Sero alors présent à ses côtés Jehan de Lanvalei cousin germain fils de Raoul 1er

     

    Monac de Rading .lv1. îi. nuo . in Bliebia. Et eisd .xxv. îi. nûo in Henred. Et Regin de Curtenai .l. îi. nûo . in Sutton. Et Monachis de Clu- niaco .lxv1. îi. 7 .xm. s. 7 .1m. d. in Ledecûba. Et Hug de Plugenoi . 7 Rad de Lanualei .lx1.R. bî.in Lamburn.

     

    ... diuisam de Wakeri' ij acras . et [totum] riffleium de Finneshaued de magno chemino usque ad essartum Willelmi1 de Lanualei . et totum essartum de Sethelle et iuxta apud occidentem totum curtum boscum usque in altum boscum de quercu …


    ...Et comes ponit loco suo Gilbertum de Lanualei. 2523. (Ebor') Quenilda de Carleton' (quam Waldulf' uir eius uocauit ad warantum1) uersus Jollanum de Carleton' de placito dotis per Henricum de Carleton'. A die sancti Hillarii in j mensem...

     

    ... Galfrido de Lanualei. militibus. Baldewino de Bolonia. Hugone de Essexa. Gocelino de Eresuuelle. Radulfo filio Galfridi. Willelmo de Buuetune. Radulfo espurun. Ricardo filio Euerardi. Nigello de Hauestune. Ricardo de Mannestune. et multis ...

     

    ...Et in Quietantia tre Willi de Lanualei de Henherst. XXXIIII s. 7 IX d

     

    Loqd de Johe de Lanualai q pet vsus Sim le Bret q t XX m de catall t Sim ven t dic qd n vult ei reponde desic ipe itur in svicio dni Reg n cur considavit t John pet qd ei allocet(r) qd Sim n comparuit ante diem tcium t Joh pdes op se cum lege sua q(a) vadiav at vsus Sim qd ipe Sim injuste t sn judico cur Com Britann eum de pdeis catall dissaisiav at ipe Sim t fil suus. T Will.le Meg(e) arripunt ipm Joh p manu dextam extnsa ult(a) libm dentes qd neq(i)t voluit abjurare sr eu pecunia illa. Considat qd Joh disronav pdeam pecun vs Sim t Sim fil suu t Will Lemegr in mia.

     

    Bercs. Loqd de Willo de Lanualai t Rad. De Lanualai de pl. tre a die Sci Mich in iij sepl t intim hant licencia concord.

     

    Bercshire. Dies dat. Willo de Lanvallai et Rad.de Lanualai ad audiend. jud. suu de pl. tre a dir sci. Mich. in III sepl.

     

    Ricardo Walensi l.s. bl. in Estbiri de quarta parte anni cum filia et herede Radulfi de Lanvalei ... Ricardus Walensis reddit compotum de c.l. pro habendo in uxorem Matildem de Lanval' curn hereditate ipsius Matildis". Pipe Roll 13 John, Berks.

     


    'H[enricus] Rex Angliae, et Dux Normanniae et Aquitanniae, et Comes Andegaviae, archiepiscopis, episcopis, comitibus, baronibus, justitiariis, vicecomitibus, ministris, et omnibus fidelibus suis Francis et Anglis totius Angliae, salutem. Sciatis me concessisse, et hac mea carta confirmasse, Burgensibus de Noting[ham] omnes illas liberas consuetudines quas habuerunt tempore Regis Henrici avi mei ; scilicet, Tol et Theam, et Infangenetheof, et Thelonea, a Thurmotestona usque ad Newerc', et de omnibus Trentam transeuntibus, ita plenarie ut in burgo de Noting[ham] ; et ex alia parte a duito ultra Rempestunam usque ad aquam de Radeford in Nort. Homines etiam de Noting[ham]scir' et de Derbisir' venire debent ad burgum de Noting[ham] die Veneris et Sabbati, cum quadrigis et summagiis suis : nee aliquis infra decern leucas in circuitu de Noting[ham] tinctos pannos operari debet, nisi in burgo de Notingh[am]. Et si aliquis, undecunque sit, in burgo de Noting[ham] manserit anno uno et die uno, tempore pacis, absque calumpnia, nullus postea nisi rex in eum jus habebit. Et quicunque burgensium terram vicini sui emerit, et possederit per annum integrum et diem unum, absque calumpnia parentum vendentis, si in Anglia fuerint, postea earn quiete possidebit ; neque praeposito burgi de Notingh[am] aliquem burgensium calumpnianti respondeatur, nisi alius fuerit accusator in causa. Et quicunque in burgo manserit, cujuscunque feodi sit, reddere debet simul cum burgensibus taillagia, et defectus burgi adimplere. Omnes etiam qui ad forum de Notingh[am] venerint a vespere diei Veneris usque ad vesperam Sabbati, non namientur, nisi pro firma regis. Et iter de Trenta liberum esse debet navigantibus quantum pertica una optinebit ex utraque parte fili aquae. Quare volo et firmiter praecipio quod praedicti Burgenses praedictas consuetudines habeant et teneant bene et in pace, et libere, et quiete, et honorifice, et plenarie, et integre, sicut habuerunt tempore Regis H[enrici] avi mei. Testibus : Ricardo de Hum[et] Conest[abulario], Willelmo de Braosio, Willelmo de Caisneto, Willelmo de Lanvalei, Rann[ulfo] Vic[ecomite] de Noting[ham].' Apud Eborac[um].

    Confirmation des chartes suivantes en faveur de la Westminster. bourgeois de Gloucester:          H, rex Anglorum et dux Normannorum et comes Andegavorum omnibus archiepiscopis, episcopis, abbatibus, comitibus, baronibus, justiciis, vicecomitibus, et omnibus Jidelibm, suis totius Anglie Francis et Anglis, salutem. Sciatis me concessisse et confit'masse burgensibus meis de Gloecestria easdem consuetudines et libertates per totam terram meant de teloneo et de omnibus aliis rebus quas unquam meliores habuerunt cives Londonienses et illi de Wyntonia tempore regis H . avi nostri. Quare volo et firmiter precipio quad predicti burgenses met omnes Ulas libertates et liberas consuetudines et quietancias plenarias habeant, nequis eis injuriam inde vel dampnum vel molestiam faciat. Testibus, R. comite Comubie, Manassero Biset, dapifero, Warino filio Geroldi camerario, Hugone de Longo campo, apud Westmonasterium. 2. H. rex Anglorum et dux Normannorum et Aquitanorum et comes Andegavorum vicecomitibus suis de Gloecestrescira et de Wirecestresira et de Salopesira et omnibus ballivis eorum, salutem. Precipio quod homines de Gloecestria et omnes illi, qui per flumen Saveme ire voluerint 9 habeant chiminum et iter suum per Savernam cum lignis et carbonibus et mairemio et omnibus mercaturis liberum et quietum. Et prohibeo ne quis eos super hoc vexet in aliquo vel desterbet. Testibus, Gau/rido archidiacono Cantuariensi et WiUelmo de Lanvalei et Radulfo filio Stephawi, apud Gloecestriam.

     

    (1173-1179). —11. Dei gratis rex. Sciatis me concessisse et presenti caria confirmasse conventionemrationabifiter factam inter priorem et rnonachos ecclesie Christi Gant. et Larribiuum Frise...T. Bic. Wint., G. Elyeusi, episcopis, Rie. de Luci, A!wredo de. Martino dap., Regin de Gurtenai, Rob. Marmioti, Will. de Lanval., Thoma Basset, Hug. de Greissi, Will. Basset, Will. Fluo Rad., Gerardo de Ganvilla
     
    Henricus, rex Anglorum, et dux Normannorum et Aquitanorum, et comes Andegavorum, archiepiscopis, episcopis, comitibus, baronibus, justiciis, vicecomitibus, et omnibus ministris et fidelibus suis Anglie, salutem.
    Sciatis quod concedo et hac carta mea confirmo Anselmo Candaveine manerium de Tarentefort, cum pertinentiis suis, ita libere et quiete tenendum sicut ego illud tenui, exceptis placitis et querelis que pertinent ad coronam meam.
    Testibus : Johanne decano, Willelmo de Curci dapifero, Reginaldo de Curtenay, Willelmo de Lanvaleio, Roberto de Stutevilla.
    Apud Argentomum.

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  • 1066

     

    Combourg

    et la fondation d'un prieuré

     

     

    L'église Notre Dame ou de Sainte-Marie  de Combourg est déjà très probablement une église séculaire très ancienne lorsque peu avant 1040, année en laquelle il décèdera, le duc Alain III détiendra en ses mains personnelles une partie importante des revenus annuels relevant de cette église. Alain III en effet possédait alors une dime laquelle lui ramenait la moitié des revenus annuels  perçus sur le seul "grain" relevant de cette même église. Comment le "maitre" de la Bretagne, fils de Geoffroy Beranger et d' Havoise de Normandie, fit-il pour entrer en possession des dimes de cette même église ? En était-il possesseur au titre de sa couronne ducale ou bien entra t-il en possession de ces mêmes dimes pour voie d'hérédité alors que du temps de son père, le dit Geoffroy Béranger, Roianteline, vicomtesse d'Aleth et mère du dit Riwallon de Combourg, avait été en une certaine terre de Combourg  elle aussi propriétaire seigneuriale ? Quels furent les liens ayant pu ainsi unir autour de la dite église de Combourg et le duc de Bretagne et le dit Riwallon seigneur de Combourg ? Ces liens étaient-ils simplement des liens vassaliques ou bien des liens personnels ou tout autre ?                                      Peu après, cela vers 1066, Riwallon seigneur de Combourg, lequel nait vers 1010, sera lui possesseur d'une moitié des revenus de cette dite église ce fait étant attesté par une charte en laquelle Riwallon confirmera  ses propres donations faites au Grand Monastère de Marmoutiers en offrant à celui-ci l'église de Sainte-Marie de Combourg. Cette charte, laquelle fut rédigée avant le 11/12/1066, année de la mort du duc Conan fils du dit Alain ici en cette charte citée,  reprend aussi la fondation du prieuré de Combourg lequel, placé sous la protection de la Sainte-Trinité est alors en cours d'édification voulu qu'il fut par Riwallon de Combourg. En 1066 Riwallon ici cité fondera en effet en Combourg le prieuré de la Sainte-Trinité, prieuré qu'il offrira aussi au dit monastère de Marmoutiers. Seront notamment alors présents à ses côtes les seigneurs de Châteaubriant et d'Ancenis. Comment Riwallon seigneur de Combourg entrera t-il en possession des biens seigneuriaux assis en la dite église de Sainte-Marie de Combourg qu'Alain III duc de Bretagne lui même, cela avant 1042, personnellement avant lui possédait déjà? Peu avant l'année 1042, année en laquelle Alain III décèdera,  Alain III duc de Bretagne offrira t-il  à son dit  vassal Riwallon de Combourg ce propre bien seigneurial religieux et financier ? Conditor noster, etc. Unde ego Rivallonius homo militaris ex Britannia de castello Combornio, etc dedi Majoris Monasterio quemdam locum juris mei apud Combornium in honore sanctae Trin. constructum qui in Britanniam episcopatu Sancti Machuti, voluntate et assensu conjugis mea Aremburgis ac liberorum nostrorum Guillelmi scilicet et Johannis, Gelduini quoque atque Haduisiae jam nuptae cum omnibus sibi subjectis rebus. Huic dono placuit etiam adjicere medietatem decimae annonae quae pertinet ad ecclesiam Sancti Mariae non longe a predicto castro sitam, et medietatem primitiarum omnium; fed et tres anni fesftivitates, id est, Nativitatem Domini et Pascha atque Nativitatem Sancti Mariae sicut Comes Alanus tenuit ; medietatem quoque panis, et totam ceram totosque denarios, et quidquid insuper ipsis festivitatum diebus ad altare, et die parasceve ad adorandam crusem oblatum fuerit. His ita solemniter peractis a praedicto Abbate postulavi deprecando ut in hoc loco illo qui in honore Sancti Trinitatis est constructus.Aliquo constitueret Monachos qui inibi omnipotenti sedulum exhiberent officium, ita quod in dispositione Abbatis Majoris monasterum pendeat de numero et qualitate fratrum qui ad praedictum locum sunt transmittendi. Sepulturas quoque et omnes exitus extraneorum hominum quos illi Monachi ibi ad habitandum susceperint vel adduxerint absque ulla calumnia habeant. Facta funt haec dona celeberrime Combornium. Et ut hoc scriptum vigorem perpetuitatis obtineret, Conanus Comes, excepto hoc quod auctoritate sua effigiata in hoc scripto Crucis caractere confirmavit, videtur fecisse per quoddam lignum donum rerum omnium quas ipse dederam omnipotenti Deo et sancti Martino, dato ipso dono a praedicto Comite Domno Bartholomaeo Abbati apud castrum Brientii in claustro Monachorum. Si quis autem hoc donum calumniatus fuerit Comitis X libras auri coactus exsolvat, testes hi subnotanturS.Rivalloni; S. Aremburgis uxoris ejus; S.Guillelmi filii ejus; S.Gelduini filii ejus; S.Ignoguen sororis ejus; S.Roaldis; S.Hamonis et Hervei filiorum ejus; S.Gurgar; S.Hamonis filii Alberici;S.Gaufredi filiastri ejusdem; S.Walterii filii Riculfi; S.Gauffridi et Guillelmi filiorum ejus et Hervei bastardi; S.Hervei filii Odrici; S.Hugonis Pincernae; S.Maenonis filii Theheni; S.Rivallonii Alberti filii; S/Rainaldi filii Constantii; S.Gleu Praepositi; S.Guigon filii Hugonis; S.Hingandi; S.Alvei Vicecomitis; S.Gauscelini villani; S.Ricardi Bigot; S.Haimonis filii Bernerii; S.Gauterii filii Riculfi; S.Gaufredi filii ejus; S.Willelmi fratris ejus; S.Briselli; S.Rainerii Gahart; S.Andrea de Ponte; S.Bartholomaei abbatis; S.Walterii bajuli; S.Johannis Briotonis; S.Johannis de Laval; De dono et auctotamento Conani Comitis his signis et vocabulis testes subnotantur; S.Conani comitis; S.Gaufredi filii Brientii. S.Tehelli fratris ejus; S.Brientii fratris Tehelli; S.Alfredi filii Alani; S. Silvestri; S.Roaldi filii Alani; S.Ludowici filii Jarnegoni [Jarnegon est peut-être ici le frère de Bernard II de la Roche-Bernard. En effet au sein de cette famille sera demain, seigneur de la Roche-Bernard, "Jarnegon"]; S.Gauffredi de Monasteriis; S.Wihernonis de Castro Anceniso [ou Wihenonis ou encore Guihenoc autre forme d'écriture de Wihernonis la dite forme Wihenonis ayant donnée l'écriture Guihenoc]; S.Mirhenii de Maedon; S.Gaufredi filii Gleu; .Roberti praepositi [ou Robert le préposé ou Robert Prevost la fonction de "préposé" ayant ici donné la "patronyme : Prevost ou Provost. La fonction de "prévost" était une charge important puisqu'elle pourrait être rapprochée de celle de Juge ou celle de "grand justicier" du duché]; Ecce B.Martine quod grate obtuli exacte requiris, vere ut decet exaudibilis es in voto, sed carus in voto, sed carus in negotio. Titre de Marmoutier    : Traduction : Notre Fondateur etc. De ce fait moi, Riwallon, homme militaire de Bretagne en le château de Combourg etc. donne au Grand Monastère de mon droit un lieu en Combourg construit en Bretagne établi en le diocèse de Saint-Malo avec la volonté et l'assentiment de mon conjoint et [ceux de] nos enfants à savoir Guillaume et Jehan, et Gelduin et aussi Hadwise [celle-ci venait de prendre pour époux Alain de Poher seigneur du Poher]  maintenant mariée, avec tous leurs sujets. Décide également d'ajouter des dons, la moitié des dimes des récoltes de l'année qui appartiennent à l'église de Sainte-Marie située non loin du dit château et la moitié de tous les prémices [offrande des premiers produits]aux trois festivités de la Nativité du Seigneur et de Pasques et de la Nativité de la Sainte-Vierge comme le Comte Alain les a tenu; la moitié du pain, et tous les deniers de toute la cire; en outre quels que soient les jours de festivités à l'Autel et les oblations le jour qui précède la fête de l'Adoration de la Croix. Ayant ainsi solennellement conclu le susdit abbé a demandé en suppliant qu'en ce lieu en construction qu'on honore la Sainte Trinité. Certains moines s'empresseront également à Dieu Tout-Puissant d'exhiber les offices, de cette sorte ils seront dans les dispositions de l'Abbé du Grand Monastère dépendant du nombre et de la qualité des frères lesquels en ce lieu seront venus en cet endroit transmettre. Et les sépultures pour tous les hommes étrangers qui cesseront de vivre des moines qui vivront là seront bienvenus sans apporter aucune calomnie. Ces dons furent faits en le célèbre Combourg. Et pour que cette écriture vigoureuse obtienne la perpétuité, le Comte Conan [Ici Conan II décédé en 1066, fils d'Alain III duc de Bretagne], de l'autorité de son effigie en cet écrit confirma du symbole de la Croix, il semble avoir été fait à tous don d'un morceau de bois qu'il a donné [un morceau de bois de la Croix sur laquelle Jésus décédera] à Dieu Tout puissant et à Saint-Martin [Grand Monastère de Marmoutiers], le don fut accordé par le susdit Comte au Seigneur Abbé Bartholomé dans le château de Brient en le cloitre des moines. Si ces dons sont le sujet d'une calomnie [sont ou seront contestés par qui que ce soit] le comte dix livres d'or obligera de payer; ces témoins ont contresigné :Signe, Riwallon; signe Aremburge sa femme; signe Guillaume son enfant [Willelme ou Guillaume sera demain "maîte abbé" de Saint-Florent de Saumur]; signe Ignoguen sa soeur [ou Innoguent-Innogwen soeur de Riwallon. Elle épousera Teuharius parents tous deux qu'ils seront de Briant fondateur de la seigneur de Châteaubriant]; signe Roaldis; signe Hamon et Hervé ses fils [ici les fils du dit Roaldis]; signe Gurgar; signe Hamon fils d'Albert; signe Geoffroy mari de la fille du même [ici Geoffroy est le gendre de Hamon fils d'Albert]; signe Raoul fils de Riculfi; signent Geoffroy et Guillaume ses enfants et Hervé batard [ici les enfants du dit Raoul fils de Riculfi. Signe aussi Hervé enfant naturel de Raoul]; signe Hervé fils de Odrici; signe Hugues pincerne [probablement alors le "pincerne" de Dol en fonction]; signe Maen fils de Thehen; signe Riwallon fils d'Albert; signe Rainald fils de Constantin; signe le préposé Gleu [ou Gleu Prevost] ; signe Guigon [Guy] fils d'Hugues; signe Hingan; signe le vicomte Alvei; signe Josselin métayer; signe Richard Bigot; signe Hamon fils de Berner; signe Gautier fils de Riculfi; signe Geoffroy son fils; signe Guillaume frère du même; signe Brisel; signe Rainier Gahart; signe André du Pont; signe l'abbé Bartholomé; signe Raoul le porteur; signe Jehan Briot; signe Jehan de Laval [ici probablement Jean de Laval moine de Marmoutier. Il aura pour parents Guy 1er de Deneze seigneur de Lanval et Rotrude de Château du Loir tous deux souche des seigneurs de Laval], Pour ce don et testament le comte Conan et le nom des témoins appelants de leur signe ont contresigné : signe le comte Conan [le duc de Bretagne fils d'Alain III]; Geoffroy fils de Brient; signe Tehel son frère [ici ce sont Geoffroy et Tehel lesquels, fils tous deux de Brient de Châteaubriant, seront les petits-fils d'Innoguen soeur de Riwallon de Combourg ici bienfaiteur. A ce titre ils sont donc tous deux les petits neveux du dit Riwallon]; signe Alfred fils de Alain; signe Silvestre; signe Roaldis fils de Alain; signe Louis fils de Jarnegon; signe Geoffroy du monastère; signe Wihern de Château Ancenis [le dit Wihernonis ou Guihenoc cité en amont en cette même charte. Il s'agit ici de Guihenoc fils d'Albert II seigneur d'Ancenis 9ème baron de Bretagne. Alfred II était le fils d'Alfrid homme du comte de Bretagne Judicaël. Judicaël en effet confiera au dit Alfrid 1er la défense militaire d'Ancenis celui-ci fondant ainsi la dynastie des seigneurs de Château Ancenis assis au nord-est de Nantes]   ; signe Mirhen de Maedon; signe Geoffroy fils de Gleu; Robert préposé; la béatifiée église de Saint-Martin qui est gratifié pour ce qui est offert ; cela a été sied et entendu en ce voeu, mais cher est ce voeu, cher est ce voeu en cette affaire.  


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  • Blagrave 

     

    Terre assise en la paroisse de Lambourn en le comté du Berkshire bien seigneurial des premiers seigneurs de Lanvalei.

     

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     Avant propos :

    Ce texte est consacré à la terre de Blagrave que William 1er détenait de son frère Raoul 1er, cela vers 1168, en la seigneurie de Lambourn. Etait alors seigneur de Lambourn Josce de Dinham; Quels ont pu êtres les liens ayant alors pu unir ces deux familles seigneuriales ? Etaient-ils seulement féodaux ou bien également patrimoniaux ? voici ce que personnellement j'ai comme information:

     Nous avons une ordonnance datée du 3 septembre 1199 se rapportant à des terres appartenant et à William et à Raoul de Lanvallei  "Willo de Lanuallai et Rad de Lanualai" terres situées en les comtés du  Huntingdonshire et du Berkshire. Il s'agit ici de William II et de Raoul 2 ème du nom  son frère tous deux fils de William 1er. Nous avons également  la terre héritée de Blagrave pour laquelle un litige ou une dispute opposera ces deux frères. Raoul II frère du dit William II semble par certains titres avoir été en effet à la tête de Blagrave  cependant celle-ci retournera ensuite entièrement en les mains de William II. La terre de Blagrave fut en effet héritée de leur père William 1er lequel entrera en possession de celle-ci après la disparition de Raoul 1er  son frère aisné . Raoul 1er est effectivement cité comme ayant été "tenant" de cette terre dite de Blagrave; celle-ci pour une raison que l'on ignore échoira en la cassette de William 1er son frère puisné. Pourquoi cela ? Cela se fit-il quand Raoul 1er de Lanvallay retourna en ses terres natales de Bretagne héritier qu'il était ce celles-ci par son droit d'aînesse ? Y aurait-il "échange" de terres entre William 1er et Raoul 1er de Lanvalei quand celui-ci retournera en effet en Bretagne?

     Willelmus de Lanvalei tene c solidatas terre à Blacgrave sine servicio nominato quam Rex Henricus pater dedit Radulfo avo suo que personnellement je traduirai par : William de Lanvalei [il s'agit ici en 1199 de William II lequel semble décédé vers 1204] tient x terres solidement à Blagrave sans service appelé que le roi Henri a donné au père de Raoul son aïeul . Je pense qu'il s'agit ici de l'aïeul du dit William II lequel aïeul était le père de Raoul 1er, et donc de William 1er ce dernier ici n'étant pas cité,  tous deux étant frères l'un de l'autre et fils d'Alain fils d'Aimeric. Pour l'aïeul il s'agirait donc ici en effet d'Alain fils d'Aimeric père de Raoul et père de William 1er le dit Alain étant en effet l'aïeul du dit William II. Le roi "Henry" en question serait lui Henry 1er ce dernier décédant en 1135; né vers 1100 Alain fils d'Aimerici aurait donc reçu la dite terre de Blagrave vers l'âge de 30 ans et cela durant les dernières années de règne du roi Henry 1er.

    Le roi Henry 1er aurait donc donné la terre de  Blagrave à Alain fils d'Aimeric lorsque Josce de Dinan lui entrera en la possession de Lambourn qu'au lendemain de la perdition du château de Ludlow que le roi Etienne lui ôtera; c'est à dire après 1135 année en laquelle Henri 1er décèdera. Les historiens anglais disent que c'est Mathilde fille du dit Henry 1er qui aurait donnée la seigneurie de Lamburn à Josce cela pour le compenser de la perte de Ludlow c'est à dire la aussi peu après 1135. Alain semble donc avoir été seigneur de Blagrave avant que Josce lui le devient de Lambourn. William 1er de Lanvalei, héritier pour cette terre de son frère aisné Raoul, tient donc la terre de Blagrave de son dit père Alain et non d'un lien de parenté quel qu'il soit pouvant l'unir à Josce de Dinan. Pourtant quels furent ces liens  ayant pu unir hier Alain fils d'Aimeric et Josce de Dinham pour qu'ils aient été tous deux assis sur cette même terre  seigneuriale même si l'un le fut avant l'autre ? A noter également que Raoul 1er de Lanvalei, fils du dit Alain "fils d'Aimeric", sera lui entre 1156 et 1163 également possesseur d'une ferme en les terres de Shaftesbury, terres assises en le comté du Dorset; en effet pour celle-ci Raoul 1er de Lanvalei était assujettit à une redevance annuelle. Cette terre elle aussi échoira à son frère William 1er puisque nous la retrouverons déposée entre les mains de William II fils du dit William 1er et neveu du dit Raoul 1er de Lanvalei; pour celle-ci William II sera annuellement assujettit à une somme de 10 livres. Au travers de cette deux terres nous voyons très bien en effet que Raoul 1er de Lanvalei un jour se "déposséda" en faveur de son frère puisné de presque toutes ses terres assises en Angleterre.

     Fin de l'avant propos

     

     La terre de Lambourn semble avant 1155 avoir été le bien propre de Josce de Dinan hier seigneur du castel de Ludlow lequel Josce laissera pour "héritiers"  deux enfants, Sybille et Hawise, dont l'une d'elles épousera Hugh de Plukenet ou Hugues de Pleugueneuc seigneur aussi  d'une terre bretonne assise proche de la jeune paroisse Lanvallay. Par son mariage avec Sybille de Dinham, l'une des dites héritières de Josce de Dinan, Hugues de Pleugueneuc jeune seigneur breton entre donc à son tour en possession d'une partie de la seigneurie de Lambourn ce seigneur décédant en 1202. L'autre partie de la seigneurie de Lambourn reviendra de droit quant à elle à Fulk Fitzwarin époux de Hawise de Dinham la deuxième fille de Josce de Dinan et donc de ce fait belle-soeur aussi du dit Hugh de Plugenet ou de Plukenet. Hugues de Pleugueneuc par sa femme transmettra sa partie héritée de Lambourn à son fils Josce de Plukenet, petit-fils de Josce de Dinan, sa mère la dite Sybille étant elle citée en 1212 vivante encore qu'elle sera. L'autre partie de la terre de Lambourn, relevant hier de Josce de Dinham, terre nommée "Grandisons", sera elle transmise par voie d'hérédité à Foulques II Fitzwarin seigneur de Whittinghon et époux de Hawise de Dinham fille du dit Josce de Dinan ou de Dinham. Foulques II alors encore en vie réglera à la couronne pour cette même terre et cela au nom de sa femme 100 livres d'impôt afin de pouvoir garder en sa possession la dite terre bien seigneurial hier hérité par sa femme; le rapport moyen et annuel de la possession d'un manoir représentait environ 20 livres par an cela en fonction bien sur de l'importance de la dite seigneurie alors concernée. Foulque II  mort en 1198, Hawise elle décédant en 1220, Foulques III leur enfant à tous deux, la vie de ce dernier étant en grande partie à l'origine même de la vie légendaire de l'Outlaw Robin Wood, lui entrera à son tour en possession, cela toujours par voie d'hérédité, de cette même terre nommée Grandisons. L'une des héritières de cet enfant épousera elle John Tregor celle-ci au nom du douaire de sa mère recevant la dite terre cette même terre relevant cependant toujours par droit de féodalité de la seigneurie de Fitzwarin. Ainsi différents droits attachés à la dite terre de Lambourn furent-ils octroyés successivement à l'abbaye de Stanley par les seigneurs et de Plukenet et de Fitzwarin.
    Au lendemain de 1154, année en laquelle accédera à la couronne Henry II fils de Mathilde, une autre terre elle aussi assise en les terres seigneuriales de Lambourn, nommée Blagrave quant à elle, sera elle confiée par le dit Henry II roi d'Angleterre à Raoul de Lanvalei frère aisné de Guillaume ou William 1er de Lanvalei tous deux nés vers 1130 [certaines dernières informations laisseraient "supposer" que la dite terre de Blagrave serait parvenue à Raoul frère aisné de William par leur père à tous deux, Alain fils de Aimerici. Donc la terre dite de Blagrave aurait été confiée à Alain père de Raoul et de William de Lanvalei non pas par Henry II mais plutôt par son aïeul, Henry 1er ].

    Il nous faut savoir que Guillaume ou William 1er de Lanvalei ci-dessus cité sera au lendemain de 1166 "témoin" de l'ouverture testamentaire du dit Josce de Dinham, ouverture testamentaire concernant et Sybille et Mathilde de Dinham toutes deux enfants héritières de Josce; William de Lanvalei sera alors présent au côté même de Hugues de Pleugueneuc héritier par se femme du dit Josce de Dinham. Quels étaient alors les liens ayant pu unir et Josce de Dinham et William 1er de Lanvalei ce dernier étant généalogiquement son cadet de 30 ans environ ? Ces liens étaient-ils des liens familiaux ou bien des liens féodaux relatifs quant à eux à la possession même de Blagrave par son frère Raoul 1er de Lanvalei, terre elle aussi seigneuriale assise en la seigneurie de Lambourn seigneurie détenue hier par le dit défunt Josce de Dinham ?  La seigneurie de Lamburn sera elle donc équitablement répartie entre les deux héritières de Josce celui-ci de son vivant ayant également possédé d'autres  terres seigneuriales elles établies en les comtés du Devonshire, de Somerset, du Berkshire, dans le Hampshire mais aussi en le Wiltshire. Possédant aussi le manoir de Stanton lequel sera hérité par son gendre Foulk II Fitzwarin, manoir demain bien de William III de Lanvalei, le manoir de Lambourn rapportait seul à son seigneur et cela annuellement le revenu financier de 76 livres l'an. Josce de Dinham nait donc vers 1100, c'est à dire une génération avant celle des dits Raoul et William de Lanvalei tous deux fils d'Alain fils de Henri; il semble avoir reçu plus tôt, cela sous le règne d'Etienne de Blois alors roi d'Angleterre, la seigneurie dite de Lambourn des mains même du futur Henry II et de celles de sa mère Mathilde tous deux le dédommageant ainsi  de la perte du castel de Ludlow survenue un peu plus tôt. Josce de Dinham en effet était entré en possession du dit château de Ludlow par son mariage voulu par le dit Etienne de Blois cousin de Mathilde, mariage contracté en 1139 avec l'héritière du dit lieu alors veuve de Pain Fitzjohn décédé lui en 1137; cette riche héritière se nommait Sybille de Lacy. S'étant détourné du parti d'Etienne de Blois Josce de Dinham fit renforcer la place de Ludlow dans la crainte du dit Etienne de Blois; le château était alors il est vrai revendiqué de droit par Gilbert de Lacy parent de Sybille de Lacy femme de Josce de Dinam.  Lors de l'une de ses absences du château de Ludlow Josce perdit celui-ci prit que fut ce dernier par le dit Gilbert de Lacy Josce n'ayant pour seul recourt que de se replier sur Lambourn proche. Ainsi avant 1154 année à l'accession au trône du dit Henry fils de Mathilde, ainsi après 1139 année en laquelle par sa femme Josce de Dihnam entra en possession de Ludlow, Josce entra t-il en la possession des dites terres de Lambourn terres seigneuriales donc offertes et par Mathilde et par son fils le futur Henry II. Ainsi Henri II d'Angleterre, né en 1133, semble devoir récompenser en une même paroisse ou en une même région seigneuriale, cela avant et peu après  de son accession au trône d'Angleterre, deux seigneurs bretons géographiquement très voisins, à savoir Josce de Dinham et Raoul de Lanvalei fils aisné "d'Alain fils de Henri" le dit Raoul lui étant probablement "confirmé" dans la possession de la dite terre de Blagrave. Raoul, aussi seigneur de la terre de " le Wyke " en le Eastbury assise qu'était cette terre en le comté du Sussex, au sud de Londres; Raoul était également possesseur de la ferme de Shaftesbury assise en le comté du Dorcet puisque pour cette même "ferme" Raoul devra annuellement payer  redevance.

    . William 1er de Lanvalei et son frère aisné Raoul ont vu tous deux le jour vers 1130 cela à l'image du dit roi Henry II né lui en la dite année 1133.
    Entre 1190 et 1194 la dite terre de Blagrave semble avoir été "retirée"  aux dits seigneurs de Lanvalei puisqu'elle sera alors déposée entre les mains seigneuriales de Robert de Burdon. Toutefois dès l'année 1194 elle sera de nouveau restituée aux seigneurs de Lanvalei puisque William II de Lanvalei, décédé en 1204,  paiera en 1194  la somme de15 marks d'argent pour sa dite terre de Blagrave assise en Lambourn ; Raoul II de Lanvalei, fils héritier de William 1er et frère de William II de Lanvalei, sera dit un peu plus tard être "en possession"  de cette dite terre de Blagrave. Cette dernière possession sera donc l'objet peu après d'un litige entre les deux frères semble t-il puisque une discorde relative à cette terre opposera un Raoul de Lanvalei à un Williame de Lanvalei. Cela se fera il nous semble à l'avantage du dit William II puisque William III son fils, lequel décède lui en 1217, petit-fils héritier de Guillaume 1er de Lanvalei, sera lui en possession ou sera dit "Tenant"  de la dite terre de Blagrave en l'année 1210 cela c'est à dire 5 années avant la signature de la Magna-Carta à laquelle participera activement le dit William III de Lanvalei. Cette possession par William III de Lanvalei est en effet entièrement confirmée par le fait même que John de Burgh époux de Hawise fille du dit William III de Lanvalei sera à son tour possesseur de cette dite terre de Blagrave.

    Toujours est-il que peu après 1154, l'année en laquelle accédera à la couronne Henry II, Raoul 1er de Lanvalei frère aisné de William 1er de Lanvalei, tous deux nés donc vers 1130, recevra aussi du dit roi d'Angleterre la dite terre nommée "le Wyke" assise en le Eastbury. Lui ayant semble t-il repris cette même terre vers 1164 Henry la confie une nouvelle fois à Raoul 1er frère aisné de William 1er puisque le dit Raoul 1er en est alors de nouveau le "Tenant "  en 1173; Raoul 1er né vers 1130 est alors âgé d'environ 43 ans.                                                                       Raoul II de Lanvalei né vers 1170, lequel est le "fils puisné" du dit William 1er de Lanvalei, neveu de ce fait du dit Raoul 1er de Lanvalei et donc aussi frère toujours de ce même fait  de William II de Lanvalei, lui décèdera en 1209 en tant que « Tenant » de la dite seigneurie de Eastbury et cela pour la dite terre nommée « le Wike » ; son héritière à la terre de cette même seigneurie sera Maud de Lanvalei laquelle, sa fille probable, prendra elle pour époux en 1219 Richard Walley dit aussi Walens ou le Waleys. Elle prendra ensuite pour second époux Gilbert de Mareys ce dernier devenant par sa femme Maud le nouveau "Tenant" de la dite seigneurie de Eastbury ; il sera ainsi "dénommé"  en 1231. Raoul Walens ou Raoul le Waleys fils des dits Richard et Maud entrera en possession de son héritage paternel et maternel mais décédera jeune vers 1215 laissant pour uniques héritières que ses deux sœurs nommées respectivement Agnès et Juliana cette dernière prenant pour époux Geoffroy de Wrokeshale ; de son second époux Gilbert de Mareys Maud de Lanvalei aura cependant une troisième enfant née elle Agnès de Mareys ; celle-ci meurt aussi sans enfant, cela en 1252.
    Sa demie - soeur Agnès, première du nom, elle prendra pour époux John de Mareys puis Raoul Hadley ayant eue de son premier époux John de Mareys 5 enfants dont un fils prénommé Thomas et 4 filles tous les cinq ses co-héritiers. Ses 4 filles nommées Joan, Amice, Anastacia et Agnès épouseront respectivement Simon le Breton ou le Bret, Thomas Grazenhoil, John de la Grave et William ou Guillaume de Gomeledon. Il n'est pas possible aujourd'hui de faire un lien entre ce dit Simon le Bret et celui qui beaucoup plus tôt en 1209 sera en litige pour la petite paroisse d'Abington avec Jehan de Lanvalei neveu de William 1er de Lanvalei.
    Juliana Waleys ci-dessus citée, sœur des dites Agnès et Raoul Waleys, femme du dit Geoffroy de Wrokeshale, aura elle pour enfant également un fils prénommé Eustache et quatre filles toutes quatre héritières de leur frère décédé jeune. L'aisnée Joan épousera John de Cerne  et aura pour enfant John de Cerne ; la seconde Rose elle prendra pour époux Richard de Brokenbergh et aura elle aussi pour enfant un garçon prénommé John  etc.

    Ainsi en ses premières heures fut transmise la seigneurie de Lambourn bien de Josce de Dinham seigneurie en laquelle était alors assise Blagrave terre seigneuriale confiée elle au dit Alain fils de Henri le premier seigneurs de Lanvalei...William II de Lanvalei héritier de Blagrave par son père William 1er, lui même héritier de son frère le dit Raoul 1er,  sera aussi seigneur en les terres seigneuriales héritées de Walkern, mais en des terres seigneuriales  assises elles en les comtés de l'Hertforshire, de Berkshire,  du Northamptonshire possesseur que sera son fils William III aussi des manor de Great-Halingbury et de Stanway en le comté de l'Essex.


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