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    Bonjour ,

    Je m'intéresse à Roianteline femme d'Hamon.

    on trouve dans le "Pouillé historique de Rennes" à propos de l'abbaye de Chavagne que la vicomtesse aurait reçu Chavagne de son premier mari le vicomte Eudon..

    Que pensez vous de cette assertion...et qui était ce vicomte

    Merci pour l'excellent travail que vous faite et dont je me sers pour mes études sur DINAN

    Merci d'avance

    Philippe

     

    Bonjour Philippe

    Si l'assertion du Pouillé de Rennes concernant Roianteline est "véritable", assertion relative à la donation de l'église de la "Chapelle-Janson" rapporté par le seul abbé Guillotin de Corson auteur du dit pouillé,  Il est vrai alors que cette information  peut nous  interpeller. Roianteline, dite la "vicomtesse", aurait-elle pu avoir un premier époux avant qu'elle prenne pour époux Hamon d'Aleth ? Josselin de Dinan voyant le jour vers 1000 Roianteline sa mère doit voir elle le jour vers 970-980 soit à peu près 50-60 ans avant la fondation de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes; également 50-60 ans avant que Havoise de Normandie, alors veuve depuis 1008 de Geoffroy 1er de Bretagne, donne en 1034  à la dite abbaye alors en train de naitre le bourg de Chavagne, bourg proche de Rennes, bourg éloigné de cette ville comtale de seulement 14 km et relevant alors très probablement d'icelle [à noter cependant que dans la charte relatant la dite donation de Chavagne faite en 1034 par Havoise le nom de Roianteline n'est point du tout cité. Seul Eudes au travers de son héritage laissé à la faveur de Geoffroy fils de Conan 1er, Eudes étant nommé" Eudonis vicecomitis" ,est lui en effet cité]. Le bourg de Chavagne sera offert à Geoffroy époux de Havoise avant la dite année 1008 par le vicomte Eudes alors sans héritiers aucun et époux de la dite Roianteline celle-ci beaucoup plus tard, en la dite année 1031, donnant à la dite abbaye de Saint-Georges de Rennes une communauté de femmes qu'elle avait du temps de son dit marie Eudes créée personnellement à Chavagne.Ainsi le dit bourg de Chavanne intègrera t-il le douaire de la dite Havoise offerte que sera ce bourg à la femme du duc Geoffroy. Au regard du décès en 1008 de Geoffroy époux d'Havoise, au regard aussi vers 1000 de la naissance de Josselin de Dinan nous pouvons penser que la donation du bourg de Chavagne offerte par le vicomte Eudes , époux de la dite Roianteline, fut faite avant la dite année 1008, mais avant aussi la dite année 1000. Eudes le Vicomte, de son vivant possesseur du dit bourg de Chavagne semble avoir été peut-être plus âgé que son épouse celui-ci  décédant sans héritier avant la dite année 1008.                

    Né vers 960 cet Eudes dit époux de Roianteline, vicomte de sa charge, possesseur de la dite terre de Chavagne, terre  relevant alors du comté de Rennes, à ma connaissance est le seul " Eudes le Vicomte" géographiquement assis ici près de Rennes qui fut cité par l'Histoire avant l'an 1000. Sachant que ce comté sera très peu de temps après le bien personnel de la famille de Porhoet, elle issue de Gue(i)thenoc, puisque Eudes de Porhoet, fils de Josselin et petit-fils de Guethenoc [Guethenoc cela au travers de Guithenoc, me semble avoir été aussi cité avant 1038 lorsque Alain III duc de Bretagne confirmera aux moines de Marmoutier la donation de l'église de Marcillé, donation offerte au Grand monastère par Guerin alors évêque de Rennes. Marcillé, aujourd'hui Marcillé Robert, se trouve seulement à 10 lieues de Chavagne ! Cette charte est intéressante dans la mesure où elle annonce l'existence d'un autre enfant de Guethenoc cela au travers de Junguené alors prestre en fonction en la dite église. Peut-on par cette charte jeté un pont entre Junguené fils de Roianteline, archevêque de Dol et notre dit Junguené fils de Guithenoc ? Guillotin de Corson aurait-il pu "tirer" cette affirmation à la lecture de cette même charte ? Jungeneo filio Guithenoci, presbitero de Marcilliaco teste. , sera dit  en une charte "vicomte de Porhoet et comte de Rennes " peut-on avant l'an 1000 avoir été possesseur de la dite terre de Chavagne, terre assise toute proche de Rennes, avoir été dit aussi "vicomte", sans avoir été pour autant alors le "vicomte de Rennes"  en exercice ?  Le nom de Josselin de Porhoet né vers 1000, celui-ci ayant été le fils aisné de Guethenoc, Guethenoc ayant été lui   la "souche première" des seigneurs de Porhoet , doit-il ou peut-il être rapproché de celui de Josselin de Dinan celui-ci ayant été le fils de la dite Roianteline lui aussi né vers 1000 la dite Roianteline ayant été elle aussi du temps du dit Eundes le vicomte  "possesseur en Chavagne ? Au regard de la dite terre de Chavagne assise proche de Rennes, au regard du fils de Guethenoc nommé lui aussi Junguené, également  de la présence du dit prénom "Josselin présent lui aussi et en la famille de Porhoer et en la famille de Dinan, peut-on penser que le dit Eudes le Vicomte, de son vivant avant 1000  possesseur de la dite terre de Chavagne, fut à défaut d'être le père ou le frère aisné du dit Guethenoc un parent très proche de celui-ci ? Roianteline mère de Josselin de Dinan a t-elle pu être par sa première union la tante du dit Josselin de Porhoet ? Pour moi, mais cela reste ma pensée personnelle bien sur, le dit Eudes le vicomte, en la fin de sa vie "dit" époux de Roianteline, fut très probablement un parent "très très" proche du dit Guethenoc, voir même peut-être son frère aisné. Peu de temps après Conan 1er comte de Rennes le premier seigneur de  Porhoet fut très probablement un "juveigneur" de cette puissante famille maitresse de Rennes et la transmission du dit prénom de "Eudes" prénom  transmis aussi en sein même de la famille ducale par" Eudes fils du dit Geoffroy 1er"  semble bien pouvoir étayer ce fait même. Ainsi Roianteline veuve en première noce du frère supposé de Guethenoc, si le propos de Guillotin de Corson est vrai, aurait-donc été par son défunt époux apparentée à la dite famille ducale issue de Conan 1er. Doit-on pouvoir ainsi  expliquer par cette seule supposition le fait que Hamon le second époux supposé de la dite Roianteline fut choisi  par Geoffroy 1er fils de Conan pour devenir le "gouverneur" de ses propres enfants, à savoir Alsavoir en quelle charte ain et Eudes ? Cela reste bien sur qu'une supposition par moi émise...Cependant pour "preuve de la véracité" de tout cela il serait toutefois très intéressant de savoir en quelle charte écrite l'abbé de Corson à puisé cette ou son information. Voilà Philippe ma pensée...


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     1638

     

    Bail consenti par Michel Bouvart, abbé commendataire du prieuré de la Magdelaine, à Guillaume de Serville et Laurence Delahaye son épouse.

     

     

     

    21 novembre 1638

    Bail fait par le sieur Bouvart,

    prieur de la Magdelaine, a

    Guillaume Deserville estant pour

    six ans de revenu dudict prieuré

    avec reserve qu’il fait des

    bastiments et jardins aux religieux

    desservant ledict prieuré.

     

    Pour le temps de seix années et six

    parfaite jouissance qui commenceront le

    vingt huictiesme jour de may prochain

    mil six centz trante neuff, et finissant a

    pareil jour, ledict temps revolluz, noble

    et discret Michel Bouvart [Hier Premier valet de chambre du roi Louis XIII, il sera choisi pour devenir le prieur commendataire du prieuré du pont]  prieur commadataire

    du prieuré de la Madelayne du pont a

    Dinan, demeurant a Paris rue et paroisse

    Saint Severin [donnant dans la rue Saint-Jacques à Paris, elle même donnant sur le quai Saint-Michel, la rue de Saint-Severin, desservant l'église du même nom, est située au plus près de la Cathédrale de Paris séparée d'icelle de seulement 1 pont], estant de presant audit

    Dinan, loge au faulx bourcg de la Madeleine

    au logis ou pand pour enseigne la

    Croix Verte [grand ensemble de maisons, au XVII siècle probablement auberge par la présence de sa seule enseigne, assis en le bas de l'actuelle rue de l'Abbaye, biens bâtis alors en la possession de la famille Rolland issue de l'union ayant été établie vers 1600 entre Rolland Rolland et Jeanne Ferron sa femme tous deux sieur et dame des croix et de la Croix-Verte. Nicolas Rolland, leur fils à tous deux, sera lui aussi "fermier général" du dit prieuré; Guillemette Rolland, sa propre soeur, elle prendra pour époux Macé Marot celui-ci ayant été de son vivant le "procureur fiscal"  du dit prieuré. Pierre Marot, leur fils, possesseur rue du Four, sera lui le trésorier de notre dit prieuré ], a affermé et promis garantir

    a Guillaume de Serville, sieur des Vieilles

    Naviere [terre assise en Evran], et Lauranse Delahaie, sa femme,

    elle le requerant, vallablement authorisée

    de sondit mary, demeurantz audit faux

    bourcg de la Madelaine du pont

    a Dinan, a ce presantz et acceptantz .

    Seavoir :  est les fruictz et revenuz tant

    certain que incertain apartenant et

    despandant dudit prieure de la Madelaine

    dudit pont a Dinan, consistantz au

    four a ban dudit prieure et logemant

    et grange en despandant, jardrins d’icelluy

    prieuré, fors le jardin dont jouira et a

    acoustume de jouir le religieux qui

    dessert en l’eglisse dudit prieure, ensamble

    jouiront du colombier estant en l'un

    desdictz jardins, moulin a eau, le pré

    appelé de la prieuré [nommé aussi en certains actes: "la Prée du prieur". Aujourd'hui la plaine inondable assise sous les remparts de Dinan côté Dinan]  sur la riviere

    de Rance, proche dudit prieuré, les

    droictz et debvoirs de dixme en la

    paroisse de Crehen et autres droictz et
    debvoirs de dixmes en la paroisse

    de Miniac, et autre debvloir de dixmes

    appelé le Champs Morel ayant cours en

    la paroisse de Pleudihen, les rantes et

    revenus certains et incertains apartenantz

    et despandantz dudit prieure pour cause

    des fieff et balliaiges audit pont a

    Dinan, et la Jossais en general, ledit sieur

    bailleur afferme le tout dudit revenu certain

    et incertain apartenant et despendant dudit

    prieuré, et ainssy quil a droit d’en jouir

    comme lesdictz preneurs ont acoustume

    faire sans aulcune reservation, fors

    le logement du religieux ou autre

    qui desservira en l'églisse dudit prieure

    avecq le jardin ainssy que le religieux

    deservant a de coustume d’en jouir,

    le tout comme en ont jouy les preneurs

    fermiers et soubz fermiers soubz eux

    avecq debvoirs de loddes et vantes

    et autres proffilz du fieff pour en

    jouir par les preneurs en bon pere famille

    payeront par chacun an, pour raison de laquelle

    jouissance, pour toutes charges audit

    sieur bailleur, la somme de dix neuff

    centz livres tournois, par les demye

    année, comme elle escheront dont le

    premier paymant qui est neuff centz

    cinquante livres, se fera au jour de

    Noel et le segond a la Sainct Jan Batiste

    segondement venant, et ainssy continuer

    durant laditte jouissance et outre et

    sans diminution de laditte somme,

    bailleront par chacun an audit jour

    de Toussaint pandant le presant

    bail, audit sieur bailleur, douze pottées

    de beure de chacun quattre livres de

    bon beure, lesdictz deniers et beure randus

    en la ville de Paris, maison dudit

    sieur bailleur, aux frais et risques desdictz

    preneurs, a ce faire s'oblige lesdictz

    deservilles et de la Haie sa femme,

    sollidairement avecq renonciation au

    benefice de biens et de fide jusseur [celui qui se porte garant]

    sy laditte femme aux droictz de …

    si que mulier [si cette femme] a elle donnez a

    entandre a y este contraintz par

    execution et prompte vante de biens,

    meubles, comme gaiges tous jugez

    a vandre saizis… et vante des

    immeubles arrestz et hostaige de la

    personne dudit Deserville en prison, fermer

    la part qu'il plaira audit sieur

    bailleur comme pour deniers royaux

    l'une voie n’empeschant l’autre, convent [convient]

    que les dictz preneurs faire pouront

    servir des logemants dudit prieure

    en l’estat qu'ils sont reservé, ceux du

    religieux comme est dit cy devant

    par ce que s'il restoit quelques

    menues reparations de couverture, d’iceux

    preneurs la feront faire sans repetition

    ni rabais aussy, s'il estoit requis

    faire quelques paymantz de pantion [de pension]

    a un religieux ou autres qui deservira

    en l'églisse dudit prieure et droitz

    et debvoir de decimes aussy a

    payer lesdictz preneurs neanlmoins

    les conditions et termes de payer ci devant

    seront tenuz de payer et avancer, et les

    acquitz qu’ils retireront desdictz paymantz

    leur vauldront aultant de

    rabais sur le pris [prix] du presant acte

    de la ferme, rendront les preneurs les tournans et moullant [les pièces qui tournent et les meules] dudit moulin

    a eau en fin de ferme en l’estat qu’il

    trouve a l’entrée dont en sera

    fait estat et proces verbal, ne

    pouront lesdictz preneurs pour quelque

    cause que se soit pretandre aulcun

    rabais sur le pris de leur ferme

    en laquelle ne pouront subroger et

    subplanter aulcune personne sans le

    Consentemant dudit sieur bailleur

    auquel iceux preneurs ont payé et

    advancé la somme de six centz

    livres tournois qui leur sera par

    ledict sieur bailleur desduite sur chacune

    desdittes annees et pour icelle centz

    livres par chacun an, et en cas de

    décès dudit sieur bailleur avant ledict

    bail finy et acomply lesdictz preneurs

    ne pouront pretandre contre ses

    herittiers aulcune diminution de la ditte

    somme de dix neuff livres par an

    pour les années qui resteront a

    expirer lors dudit décès, ce que les

    partyes ayant ce que dessus ainssy

    voullu consenty, promis et juré tenir

    a ce faire et entherinnner de point en

    autre nousdictz nottaires les y

    avons par le jugement de nostre ditte

    Cour de Dinan condampnez et condampnons

    avec soumission y jurer et prorogation

    de jurdiction neanlmoins induces

    par le faire scavoir par tous

    sergens [sergents] et pour l’execution du presant

    bail a la mantion et domicille de sa

    presante nommée par ledict sieur

    bailleur cheix et en sa demeurance

    de Maistre Gilles Leforestier, procureur

    en la Cour de Dinan pour y valloir

    tous exploitz comme a personne ou

    propre domicille. Fait et le gre

    prins au pont à Dinan à la maison

    ou pant pour enseigne la Croix

    Verte, le vingt et uniesme jour de

    novembre mil six cents trante huict,

    et Deserville signe chacun pour leur

    regard et a requeste de laditte de la Haie

    qui a veriffye de scavoir signer,

    a signe a sa requeste Mace Mesnage

    sieur de la Salle dudit pont a Dinan

    cy presant. En bon pere de

    famille pour raison de laquelle jouissance

    trouve a l’entree dont en sera approuve

    santance et cede du presant est demeuree

    vers moy Jullien Pinault l’un desdicts notaires

    soubz signe.

    Pinault, notaire royal

    Maistre Jacques Massu

    autre notaire.

    26 sols.

    Page 121 du carton ADML H3363


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    Le bailliage d'Avaugour  et le Bailliage de Quergolay

    biens de la seigneurie du Bois de la Motte

     

    Conversation avec Philippe..

     

     Comme toute seigneurie le "bailliage " d'Avaugour de tout temps fut représenté par ses baillis et autres personnages, notaires ou procureurs, personnages gérant les biens de cette seigneurie,quels qu'ils aient été,  biens et droits divers assis en et en dehors de la ville de Dinan pour celui-ci et cela jusqu'à la porte de la Révolution tout comme cela le fut le cas pour la seigneurie du Prieuré du Pont à Dinan cette dernière ayant eue elle aussi son sergent, ses procureurs fiscaux, ses notaires etc.         Quel fut l'importance au travers de ses droits du bailliage d'Avaugour [ne pas confondre cette seigneurie dite d'Avaugour assise en Dinan avec la Baronnie bretonne d'Avaugour] relevant de la dite seigneurie, seigneurie assise hier en l'ancienne paroisse de Trigavou, proche de Dinan, dont le premier seigneur, né peut-être "de Beaumanoir", apparait en les premières heures du XIV siècle si ce même bailliage en effet peut être rapproché à celui de Quergolay ?                       Le bailliage d'Avaugour à Dinan  de tout temps en effet s'est  étiré également  au derrière des hauts murs de la ville seigneuriale de Dinan, proche la fontaine de l'Ecuyer par exemple, au delà de l'actuelle Gendarmerie la dite fontaine de l'Escuyer étant approximativement hier assise là où il y a aujourd'hui le patio faisant face au grand cinéma de Dinan. Ce même bailliage possédait donc d'autres biens ou droits féodaux assis eux  "intra-muraux",  rue de l'Horloge ou en la hall du marché sur les seules viandes de volailles pour ce dernier par exemple.  D'ailleurs l'actuelle petite chapelle d'Avaugour n'est-elle pas celle qui se trouve en face de l'actuelle gendarmerie, cela juste au pied du pont de la voie de chemin de fer ?                                                                                                                          De mémoire ce bailliage s'étirait donc  proche de  la porte de Saint-Malo aussi puisque qu'il reprenait en effet certains biens en l'actuelle rue du Petit Hôtel à Dinan, biens bâtis assis  proche de la dite porte de Saint-Malo. Maintenant je ne sais pas de qui exactement ce bailliage relevait lorsqu'il était dit "d'Avaugour",  cela  dans les temps anciens, hormis le fait, bien entendu, qu'il doit très probablement son origine à la seigneurie du même nom trouvant en icelui très certainement sa heure première. Au XVI siècle, en 1583 exactement, la seigneurie du Bois de la Motte proche de Ploubalay , seigneurie alors bien de Jean d'Avaugour de Saint-Laurent, seigneur du dit lieu, du Bois de la Motte mais aussi de Tremereuc, semble devoir relever d'une seigneurie plus importante, à savoir la seigneurie de Plessis-Balisson alors bien des seigneurs du "Breil de Pontbriand" comtes de Plessis-Balisson, vicomtes de Pontbriand, seigneurs du Chalonge, de Plumaugat etc. puisque ces derniers  en 1638 posséderont effectivement la  "sergentise féodée d'Avaugour" [sergentise féodée : Office donnant droit à un salaire puisque les officiers tenant ces offices avaient pour charge de procéder à certaines cueillettes  cela au travers de leur fonction financière. Ce salaire reçu en "gage" consistait souvent en la perception d'une châtellenie, terres comprises, mais aussi avec l'obtention d'une certaine partie financière perçue directement sur les différentes cueillettes réalisées. Messire Jean du Breil, seigneur comte du Ray, comte du Plessis-Balisson cette dernière terre ayant été érigée en comté en 1680, sera aussi gouverneur de la ville et du château de Dinan].                                     Je sais qu'à Dinan au XVIII siècle il y en avait encore plusieurs bailliages qui s'étiraient au derrière de l'actuelle rue de l'Ecole,  à savoir le bailliage d'Avaugour, celui de Quergolay relevant de celui du Bois de la Motte, le bailliage de la Garaye-Beaufort, la dépendance de ce dernier à savoir le bailliage d'Argentel plus tard celui des Chauchard-d'Argentel [Hormis les bailliages de Beaufort et d'Avaugour, ou de Quergolay, ils existaient en effet d'autres bailliages assis eux aussi à Dinan et proches de Dinan. Ainsi en 1667 seront cités deux de ces autres bailliages s'entretenant  et ayant cour en la paroisse de Saint-Malo de Dinan, biens de Jean Chauchard seigneur de la Vicomté en la paroisse de Saint-Enogat, aujourd'hui Dinard . Le premier sera le fief et bailliage d'Argentel quand le second sera lui le fief et bailliage des Conguelais tous deux bailliages hérités de son père Noël Chauchard de son vivant seigneur aussi de la Vicomté Saint-Enogat; le bailliage de la Conguelais ou de la Conjelais lui relevant de sa seigneurie du Mottay. Le fief et bailliage d'Argentel, assis proche des moulins d'Argentel, proche aussi du moulin Beaudoin, semble avoir compris les terres descendantes sur la paroisse de Taden à l'extrémité du quai occidental de Dinan puisque Laurent Aoustin, noble homme sieur des Vignes, sera lui l'un des tenants de ce fief et bailliage. Semble aussi avoir relevées de ce même fief les terres de la Penessais lesquelles, situées en face des dits moulins d'Argentel, elles étaient le biens de Gilles Durand et Françoise Lerenec tous deux sieur et dame de la Penessais et possesseurs aussi de la métairie de la Ménardais. Le manoir actuel de la Penessais ne semble alors pas encore exister en 1677 puisque seules les terres elles sont citées en les Papiers du Terrier de Dinan; déjà veuve Françoise Lerenec en 1677 demeure alors en sa maison au port de Dinan.                                                                                        Les moulins d'Argentel hier possessions des seigneurs d'Avaugour, puis celles des seigneurs de la Garaye de Taden en 1617, confiés aux bons soins des chanoines du Chapitre de Saint-Malo de Lisle  par le roi Louis le treiziesme, semblent en la dite année 1677 devoir également relever du même bailliage d'Argentel des "Chauchard" puisque ces derniers percevaient à cette même époque, et cela pour chaque année, sur les moulins de Suzain, de Méen et de la Roche une mine de froment de rente ou quatre boisseaux. Les "Chauchard"  percevrons en effet cette rente laquelle était aussi versée en même tempts et à l'archidiacre de Dinan et au prieur de Saint-Malo de Dinan aussi. Nous avons donc ici au travers du dit bailliage d'Argentel un bailliage relativement important puisque étaient donc "teneurs" de ce bailliage les sieurs de la Vigne, de la Penessais et ces messieurs du Chapitre de Saint-Malo de Lisle eux-mêmes. Etaient donc en 1676 entre autres sujets et vassaux de la seigneurie "Chauchard" les sieurs Aoustin de la Vigne possesseurs eux de la maison Beaudoin aussi cette dernière relevant également de la seigneurie de la Vicomté Saint-Enogat.                                                                 A noter qu'il sera spécifié en les papiers du terrier que ces deux bailliages et fiefs  n'avaient aucunement le droit de Haute et Moyenne justice. Ce fait sera cependant contesté à cause de l'existence même des fiefs d'Argentel et de la Conquelais contestation portée par le sieur Chauchard lequel réclamait en effet un droit de Basse et de Moyenne Justice. Sa réclamation portera notamment sur le fait que son ancestre Bertrand Chauchard en 1530 possédait semble t-il ces deux droits ainsi que son autre ancestre Julien Chauchard lequel, lui, sera cité "escuyer du Mottay" en l'année 1599]. Il est fortement  possible que le dit bailliage dit "d'Avaugour" soit celui qui sera nommé à la même époque le bailliage de "Quergolay" puisque celui-ci à la même époque, au XVII siècle, s'étirait donc sur une terre ou surface comprenant la rue du Jarzual ou Jerzual même si en cette rue étaient aussi présent d'autres bâtis relevant eux du seul bailliage de Beaufort-la Garaye; le Bignon Guy ; la rue de l'Ecole et l'Escuyer tout cela au plus près de la dite porte de Saint-Malo. A défaut, cela alors en son origine, le dit bailliage de Quergolay n'aurait-il pas pu faire partie intégrante du dit bailliage d'Avaugour ou à défaut être une "dépendance" de celui-ci  ? [le dit bailliage de Quergolay, possédant droits de haute, moyenne et basse justice, possédant le droit de dresser ses propres crois patibulaires, était de fait une "dépendance" de la seigneurie du Bois de la Motte assise elle en la paroisse de Trigavou, seigneurie relevant en effet au XVII siècle de la seigneurie des "Avaugour-Bellouan" elle même relevant avant toute chose du comte de Plessis-Balisson possesseur de la "sergentise d'Avaugour . Lire un peu plus bas ci-dessous.]

    - D'ailleurs il sera dit ceci du bailliage de Quergolay au XVII siècle: ...de la terre et seigneurie de Quergolay en Dinan membre dependant de la seigneurie de Rennes et que tient possede noblement Dame Guyonne de Montboucher veuve de feu messire Sebastien René de Cahideuc seigneur du dit lieu...A raison de la quelle ditte seigneurie Quergolay la ditte Dame de avouante a droit de sépulture et enfeu prohibitiff dans leglise des Cordeliers de cette ville de Dinan dans un tombeau de pierre eslevé  sittué tout aupres du grand hostel au costé de levangille sur lequel tombeau sont peint les ecussons et armoiries et alliances des anciennes seigneuries du Cour de la Motte et de Quergolay du nom de Beaumanoir et Davaugour, comme aussi davoir sur armes dans la grande vittre derrière le grand autel dans les colonnes armoyées des Armes Davaugour et de Beaumanoir aux droits des quels autres seigneurs la ditte Dame avouante est fondée presentement...Item la ditte Dame est en pocession davoir plusieurs ecussons de ses armes et de celles de ses predecesseurs seigneurs du Bois de la Motte... Item la ditte Dame tient  comme dessers un four sittué pres la porte de Saint-Malo de cette ville pour le service de ses vassaux de la dite seigneurie de Quergolay avec un jardin au derrière , chambre au dessus du dit four...A raison de laquelle seigneurye de Quergolay la ditte dame a droit de haute, moyenne et basse justice ...

    Tout débat relatif à ce bailliage reste entièrement ouvert. D'ailleurs dans mon explication je dis "il est fortement possible". Il est vrai aussi que les alliances ayant réunies les familles du Bois de la Motte de Trigavou, de Quergolay, de Beaumanoir et d'Avaugour laissent elles aussi le débat grand ouvert ...des autres seigneurs du Bois de la Motte du nom de Beaumanoir que ailleurs ...la ditte Dame de Cahideuc demeurante en son chasteau du Bois de la Motte paroisse de Trigavou...Les liens de généalogies ayant unir la famille de Quergolay à la famille seigneuriale d'Avaugour, cela au travers de la Dame de Cahideuc, Guyonne de Montboucher, femme de Sébastien -René de Cahideuc, Dame résidant au château du Bois de la Motte en Trigavou, seigneur de Quergolay, sont eux mêmes attestés par Jean Laurent d'Avaugour lequel sera dit au XVII siècle "seigneur du Bois de la Motte et de Tremereuc".[Guyonne de Montboucher était en effet la cousine  de Jean d'Avaugour de Saint-Laurent ses père et mère ayant été François de Montboucher et Bonaventure de Bellouan Dame d'Avaugour par son second mari, "Robert d'Avaugour" pour le citer. Au regard de cette seule information pouvons nous faire une identification entre le dit bailliage d'Avaugour et le dit bailliage de Quergolay ?]                                                                                                               Tout le Jerzual ne dépendait pas forcément du seul bailliage de Beaufort, bailliage lui aussi dans cette rue présent,  puisque la seigneurie de Quergolay en la fin du XVII siècle était aussi maitresse en cette même rue croisant en icelle celle de la Garaye-Beaufort. Elle était à ce titre "seigneur" de l'Hostellerie de l'Etain, hostellerie située en le bas de la rue du Petit-fort ...et baillage de la dite seigneurye de Quergolay ayant cours dans la ditte ville et faux bourgs de Dinan , dans les rues du Jarzual, du Bignon Guy, de lescolle et lescuyer...

    Pour le Plat d'Etain en le bas de la longue descente du Jerzual : Rue du Petit Fort Jean Vallée sieur de la Ville Hervy tient de la ditte seigneurye de Quergolay une portion de maison sittuée en la ditte rue au desrrière de Lhostellerie du Plat Destain consistant en la grande escurye  au bout de la ditte maison contenant de longueur trante pieds et de laize dix sept, la petite escurie en croizée au costé de la cour contenant quinze pieds de long et huict pieds, les greniers et combles au dessus, la grande cour au devant des dittes escuryes contenant de longueur vingt sept pieds a prendre depuis la grande escurye jusque a la petitte, un jardin au desrière de la ditte escurye contenant trois cordes, un cellier appellé le celier du rocher, autrement la prison contenant quinze pieds de longueur et de laize sept pieds, un apentiff au desrière de la ditte cour contenant treise pieds de longueur et neuf pieds de laize, une chambre appellée la chambre dessus le rocher qui tient quinze pieds de longueur et traise pieds de laize avecq la cour pavé au devant, la vallée dessus le rocher contenant huict cordes  de terre joignant au reste de la ditte maison du plat destein appartenante au dit Vallée du costé aux enfants de Gilles Durand sieur de la Pennezais dautre costé a terre de Gilles Le Hardy  et autres, plus la grande cour et allée estant au costé  de la ditte maison et vers la cour et maison des enfants  de Macé Mesnage sieur des Morandaye uniceint et la rue du Petit Fort et du devant au chemin qui conduit à la rue Saint-Malo un transport entre deux...  lavons aussy maintenu dans la quantité et portion de maison de Macé Mesnage sittuée rue du Petit-Fort jusqua letandue de six pieds de laize joignant la maison du plat Destain..

    Relative au XVII siècle et aux seigneuries d'Avaugour et de Quergolay [la famille seigneuriale de Quergolay, seigneur au XVII siècle de la seigneurie du "Bois de la Motte en Trigavou", possesseur du bailliage de Quergolay en Dinan, trouve certaines de ses racines premières en la personne d'Alienor de Quergolay laquelle, dite fille de Jehan de Quergolay, prendra pour époux Jehan de Beaumanoir seigneur du dit Bois de la Motte ce dit Jehan ayant eu pour père Raoul de Beaumanoir du Bois de la Motte et pour aïeux Jehan III de Beaumanoir et Marie de Dinan-Montafilant Dame du Guildo tous deux nés vers 1280. Alienor et Jehan tous deux ci-dessus cités auront pour enfant notamment "Jehan" lequel lui prendra pour épouse  "Isabeaud deTremereuc" ce même mariage apportant ainsi au sein même de la dite famille de "Beaumanoir du Bois de la Potte " la seigneurie de Tremereuc". Julienne de Beaumanoir du Bois de la Motte, petite-fille des dits Jehan et Alienor ci-dessus nommés, prendra elle pour épouse "François de Coëtquen" ce même mariage déposant ainsi entre les mains des dits "Coëtquen"  la dite seigneurie du Bois de la Motte et la transmission aussi du dit patronyme "de Quergolay" leur enfant à tous deux nommé "Jean" devenant ainsi "Jean de Coëtquen seigneur du Bois de la Motte et de Tremereuc".  Guyonne de Coëtquen née vers 1515,  fille du dit jean de Coëtquen, prendra elle pour époux "Michel de Bellouan seigneur du dit lieu celui-ci recevant ainsi à sont tour les dites seigneuries du Bois de la Motte et de Tremereuc". Tous deux auront une enfant prénommée "Bonnaventure du Bois de la Motte"; celle-ci prendra elle pour époux "Robert d'Avaugour" amenant ainsi au sein de cette seconde famille des "Avaugour" issue de Jehan de Bellouan et de Blanche d'Avaugour  les dites seigneuries du Bois de la Motte et de Tremereuc" les enfants mâles de ce dernier couple prenant eux le dit nom des "Avaugour". Bonnaventure du Bois de la Motte et son époux le dit Robert de Bellouan d'Avaugour de leur vivant assisteront à l'élévation au titre de "marquisat" de leur dite terre du Bois de la Motte et à ce titre Robert d'Avaugour sera dit "marquis du Bois de la Motte" ; tous seront les parents de Jean d'Avaugour de Saint-Laurent héritier du dit "marquisat". Au décès du dit Robert d'Avaugour  son épouse et veuve Bonnaventure née Bellouan prendra pour autre époux François de Montboucher tous deux ayant pour enfant Gabriel de Montboucher et pour petite-fille Guyonne de Montboucher.  Guyonne de Montboucher au décès de son parent "fils direct" du dit Jean d'Avaugour de Saint-Laurent, fils décédé sans postérité, recevra à son tour les dites seigneuries et du Bois de la Motte et de Tremereuc" celle-ci recevant aussi le dit bailliage et fief  de Quergolay, seigneurie vassale ou dépendance de la dite seigneurie du Bois de la Motte Le fief  d'Avaugour à Dinan au XVII siècle, maître du dit fief de Querlogay, semble devoir être le même que celui du dit Bois de la Motte. Le bailliage de Quergolay en Dinan, seigneurie vassale donc de celle du dit Bois de la Motte, bien hier des dits seigneurs "d'Avaugour" possédait ainsi au XVII siècle des droits seigneuriaux assis pour certains en les halles même du marché de Dinan et pour d'autres en les actuelles rue de l'Ecuyer, rue de l'Ecole, rue du Bignon-Guy, rue Haute-Voie, rue du Jerzual et l'actuelle rue du Petit-fort; lire pour cela le terrier de Dinan] je reviens ce soir sur votre pensée concernant la propre pensée de Mr Peter Measey dans sa démarche personnelle. Dans sa recherche, sa démarche,  monsieur Meazey a eu pourtant pour lui la "raison" puisque en effet nous ne pouvons plus détacher aujourd'hui la seigneurie d'Avaugour, alors seigneurie "possesseur" de la seigneurie du Bois de la Motte en Trigavou, hier bien des Beaumanoir, Quergolay, des Coëtquen, des Bellouan et des Avaugour,  de celle de Quergolay-Cahideuc,  puisque cette dernière aussi bien "généalogiquement" que "féodalement" était reconnue pour être au dit XVII siècle la continuité, le prolongement même, de celle des dits 1er seigneurs d'Avaugour. Ce lien familial et féodal fut en effet très implicitement cité lors de la tenue en 1682 du Dénombrement de la dite seigneurie de Quergolay, ou de Kergolay, alors bien ou fief seigneurial  de Guyonne de Montboucher laquelle, par son aïeule "Bonnaventure du Bois de la Motte", était la propre cousine de  "Jean d'Avaugour de Saint-Laurent de Bellouan" celui étant le descendant par ses aïeux de la famille des "Beaumanoir" et de la famille d'Avaugour cela pour cette dernière via Juhael d'Avaugou fils d'Henry II d'Avaugour mais aussi petit-fils de Gervaise de Dinan Dame de Lehon [en effet Juhael est le frère puisné d'Alain d'Avaugour. Juhael ici cité sera à l'origine de la seigneurie de Kergrois en Remugol.  ] . Voici en effet ce que l'on peut lire en le terrier décrivant ce même "Dénombrement" et à ce titre il nous ai donc impossible aujourd'hui de séparer au XVII siècle ces deux seigneuries alors si intimement liées et reliées puisque celle d'Avaugour en effet était en le même XVII siècle  déposée"entre les seules mains des dits seigneurs "du Bois de la Motte" seigneur aussi deTremereuc: Laquelle seigneurye de Quergolay est une depandance  de la seigneurye du Bois de la Motte et a toujours  esté joincte et unie et une terre laquelle  est escheue a la ditte Dame avouante par les  deces de feu Messier Jan d'Avaugour vivant  seigneur des dits lieux et pour raison de quoy  la ditte Dame confesse devoir a son dit seigneur [ici le roi]  foy, hommage, rachapt... Jean d'Avaugour de Saint-Laurent décèdera laissant au monde qu'un seul héritier sans descendant lequel sera lui aussi inhumé en l'église de Trigavou au côté de son dit père. Au décès du cet enfant unique Guyonne de Montboucher entrera en possession de la dite seigneurie d'Avaugour ainsi que de celle du Bois de la Motte et de celle de Quergolay, de celle de Tremereuc aussi possédant en ses seigneuries le droit de Haute, de Moyenne et de Basse justice mais  possédant aussi et également de droit de dresser sur ses terres des propres croix patibulaires. Apparaissant dès le XIII siècle au côté du patronyme des Beaumanoir en la jeune seigneurie du Bois de la Motte,  uni à celui des Avaugour  dès les premières heures du XVI siècle toujours en la dite seigneurie du Bois de la Motte, réapparaissant   en la seconde moitié du XVII siècle cela toujours en la dite seigneurie du Bois de la Motte au côté de celui de Guyonne de Montboucher dite "Dame de Quergolay", le dit nom de Quergolay de tous temps fut très intimement lié à l'histoire de certains seigneurs nés "de Beaumanoir", nés "deAvaugour", né "de Coëtquen seigneur de Tremereuc", né de Bellouan ce même baillaige descendant au plus près de la barrière ou de l'octroi alors assis au plus bas de la rue du Jerzual au port de Dinan [le marquis de Coëtquen, au XVII siècle, percevait des droits sur toutes les marchandises entrant en Dinan par son port ; celui-ci en contre-partie devait l'entretien régulier de son pont. Peut-on voir au travers de cela la présence au dit port de Dinan du dit bailliage de Quergolay ?].


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  • XVIII siècle

    Le presbytère et son église

     

     

    L'église

    1737 - 2016

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    1877. Les plans de l'église de Saint-Solen furent réalisés par monsieur Charles Aubry, architecte à Dinan ce dernier oeuvrant plus tard, cela en 1808, sur les plans de la restructuration de la nef de l'église de Saint-Malo de Dinan; la construction de l'église de Saint-Solen fut réalisée par monsieur Jean-Marie Garnier. Construite à l'emplacement d'une église première et originelle la démolition de celle-ci en sa partie supérieure commencera le 21 avril de la dite année 1877 la première pierre du nouvel édifice étant elle posée le 13 mai du mois suivant. La première célébration en icelle eu lieu le 29/09/1878 la partie construite ne comprenant alors que le Choeur, le Transept ainsi que l'une des 2 travées de la future Nef. L'autre travée et la dite Nef furent elles toutes deux commencées le 16/05/1880 et la terminaison des travaux, dans leur ensemble, elle se fit en juillet de l'année 1881. L'église  sera "bénite"  ou "consacrée" le 02/06/1885 soit 4 années après la fin de sa construction en la présence de monsieur le Vicomte Amédée de Ferron de la Vairie alors maire en exercice de Saint-Solen. Quelle fut l'origine de ces 4 dernières années ? Tout ce qui reste de l'église originelle semble devoir être la petite fenêtre ogivale située au derrière du Choeur.

     

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    L'If millénaire de Saint-Solen

     

     

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux- 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1844 et aujourd'hui, à droite. A gauche en 1844 sur le plan napoléonien, et en couleur bleue, l'église originelle première laquelle fut modifiée dés l'année 1747 par d'adjonction d'une sacristie; cette église sera en 1870 remplacée par l'actuelle église; assis en face d'icelle se trouve être l'ancien presbytère alors déjà existant. Cet presbytère déjà présent au XVIII siècle, cela en l'année 1737au XX siècle, sera la mairie de Saint-Solen  jusqu'en 2013 avant de devenir, en l'année 2016, un local associatif pour les clubs de photographie et de chasse de Lanvallay. Sur le plan cadastral d'aujourd'hui, ici à droite, une erreur semble devoir s'être glissée en la parcelle close n°395; en effet celle-ci n'existe pas puisqu'à sa place se trouve être une petite route communale reliant la rue du Bas-bourg au derrière de notre église. Sur cette même parcelle hier alors existante s'étendait jusqu'en 1902 une partie de l'ancien cimetière.

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    Erreur de la parcelle n°595, hier "partie" de l'ancien cimetière,  parcelle sur ce plan ici close mais néanmoins aujourd'hui inexistante puisque voie de communication...

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

    1811. La même église 30 années plus tôt. Le presbytère semble alors de pas avoir encore été édifié puisqu'il n'est point représenté. Pourquoi cela  puisque celui-ci sera cité dès l'année 1737 ?  Sur les 2 plans napoléoniens, celui de 1811 et celui de 1844, la parcelle située au dos du Choeur de l'église, respectivement numérotée en 1811 et 1844  n°586 et n ° 590, semble devoir être celle qui en 1883, bien du vicomte de Ferron,  sera offerte par celui-ci pour l'agrandissement du cimetière originel ou premier devenu insuffisant. Pour un désaccord opposant en 1902 pour cette même parcelle monsieur de Ferron à la Commune de Saint-Solen l'agrandissement du dit cimetière n'aura jamais lieu le Conseil municipal optant pour un nouveau cimetière lequel sera assis route du Mezeray.

    Pour plus de détail sur la dite église...

     

    Le presbytère

     

    - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux - 1808- 1859. Histoire de Saint-Solen au travers de ses premiers Conseils municipaux

     

     

     

     

     

     

    Les maisons et logements de l'ancien  presbytère

     

    Ci-dessus l'actuel ancien presbytère et mairie de Saint-Solen, aujourd'hui local associatif. Celui-ci au regard de ces 2 plants fut-il édifié entre 1811 et 1844 son intérieur premier ayant contenu en son sein, cela en 1737, les biens personnels des enfants du feu Charles de Bourg de son vivant recteur de Saint-Solen, biens hérités de ce dernier ? [le petit logement de droite semble en effet devoir être plus ancien. On peut noter ou remarquer aussi des traces de modifications ou reprises de construction en certaines parties de la grande façade, au centre de celle-ci. Le presbytère en effet sera cité en la première partie du XVIII siècle, cela en l'année 1737; l s'agissait très probablement, là aussi, d'un bâtiment premier].  Un acte écrit en 1875 nous apprend cependant que tel ne fut pas la cas puisque la partie centrale de ce presbytère fut elle reconstruite peu après 1875. Alors pourquoi cette omission en 1811 remarquée sur le dit premier plan napoléonien ? Le Conseil reconnait que les réparations du presbytère qui consistent à relever à neuf la partie centrale, est plus urgente encore que l'agrandissement de l'église, que d'ailleurs il est impossible de commencer les travaux de l'église cette année manque de ressources de temps et qu'au contraire on peut très bien les faire au presbytère si le Conseil municipal veut bien accorder l'argent déjà promis et revenant de la taxe des mobilisés. Le Conseil de fabrique prend alors la détermination de demander cet argent au Conseil municipal pour l'employer de suite au Presbytère. Cette demande est aussitôt dressée et signée des conseillers de fabrique et envoyée au Conseil municipal avec le budget de 1875. Fait à Saint-Solain les jour, mois et an que dessus. Duval Josepj; Houitte Jean; Gabillard Joseph: Salmon recteur: Heuzé Jacques: Essirard, Amédée de Feron maire.   En 1844 cet ensemble de bâtis était le bien intégral de l'église puisqu'il était alors le "presbytère" en sa totalité ce fait étant lui confirmé par la seule la couleur bleue utilisée sur le dit plan napoléonien; la mairie en effet n'existait pas encore les séances du Conseil  se faisant en un lieu habituel et ordinaire. Celle-ci sera édifiée qu'en 1859 associée qu'elle sera avec la nouvelle école construites en la Champagne des Tertres. Quand plus tard le nombre des enfants augmentera la dite mairie, construire en la dite année 1859, sera déplacée en  le dit presbytère dont elle occupera alors une très grande partie le presbytère lui ne gardant que la petite aile ici assise à occident; la mairie "originelle", ou mairie-école,  construite sur le tertre, ou en la Champagne des Tertres, ayant été hier le bien des seigneurs de la Vairie, sera elle transformée en classe supplémentaire et "ou" en logement de fonction.    

     

    Le presbytère et son fonctionnement au XVIII siècle

     Les maisons et logements constituant ensemble le presbytère était le bien propre de la paroisse et donc gérés par les membres de la Fabrique lesquels réunis formaient ensemble  le conseil paroissial nommé aussi en les actes judiciaires : le "général". Celui-ci ainsi nommait entre autre en la sacristie de l'église les différents trésoriers-collecteurs  gérant l'ensemble des biens relevant tous de la paroisses, personnes toujours choisis parmi les notables de la dite paroisse; les élections de ces trésoriers remplaçant des "feus trésoriers défunts"  étaient toujours appelées par le procureur royal de Dinan. L'an 1767 le 11 janvier à l'issue des vêpres chantées par monsieur le recteur de Saint-Solen et sur les avis par lui donnés le dimanche 4 du même mois, répétés ce jour au prône de la grande messe, le tout aux ordres du procureur du roi à Dinan, lui intimé le 3 janvier de l'an présent, le général de la dite paroisse s'est assemblé en corps politique au lieu ordinaire des délibérations pour unanimement et de concert  procéder par les voies ordinaires à la nomination de 4 notables anciens trésoriers et liquataires pour avec le sieur recteur examiner et recevoir les comptes dus par les trésoriers qui ont passé en charge en la dite paroisse depuis René Lemonnier jusqu'à ce jour le dit René Lemonnier trésorier en charge avec Mathurin Barbé ces deux derniers morts néanmoins représentés par leurs enfants et héritiers. En cet endroit le même général a choisi et nommé pour notables maistre François Lorre sieur du Coudray, jacques Betuel, Guillaume Patard et Eustache Piel lesquels dits notables se trouveront dimanche prochain 18 du présent à l'issue de la grande messe de la dite paroisse pour faire les dits examens . Le dit général représenté par honorables gens Guillaume Batard, Jacques Betuel, Jacques Lemonnier, Jacques Heuzé, Olivier Duval, Eustache Piel, Olivier Jouan, Jean Renault, Joseph Hamoniau, Jean Soutel, Laurent Duval qui tous signent et Noel Quinet qui seul déclare ne savoir signé et qui a fait signer pour lui Olivier Maneel cy présent de lui rerquis. Fait et arrêté en la sacristie lieu ordinaire des délibérations. Le décès de chaque recteur provoquait de fait une réunion du général cela afin d'inventorier l'état du dit presbytère. Ainsi si les effets et biens mobiliers et immobiliers du défunt recteur étaient remis aux enfants héritiers de ce dernier il était aussi établi un état des lieux ceux-ci ayant pu êtres mis à mal par le dit défunt recteur.  Le général  proposait alors au nouveau recteur de nommer un expert lequel était charger de faire le dit état des lieux; tout cela se faisait bien sur sous le regard d'un procureur lequel était attaché à la juridiction même du château de la Vairie. Le montant et les détails de ces travaux estimés d'emblés étaient acceptés par le dit général le montant des travaux étant alors à la charge des héritiers du feu recteur.  Ainsi les successions  en 1737 et en 1776 des feus recteurs Charles du Bourg et de Jean-Baptiste-Marie Thouet  sont toutes deux des pièces importantes dans l'histoire de notre presbytères, cela tant sur le plan de la loi, "qui devait quoi vers l'autre",  que sur le plan du"bâti" par lui même. Pour ce dernier nous découvriront ainsi certains détails intéressants propres à son intérieur et à son extérieur aussi. Ainsi nous apprendront que ce presbytère "originel ne possédait qu'un seul RDC sous grenier mais aussi que son toit était paillé etc.                      Si un Conseil paroissial a pour seul devoir aujourd'hui de gérer les aumônes et de faire le Catéchisme au XVIII siècle le général, devant un notaire seigneurial, relevant de la juridiction de la Vairie pour ce qui ici nous concerne, avait aussi pouvoir de lever des cueillettes ou impôts exceptionnels cela pour répondre à une obligation jugée et ordonnée. Tel sera le cas quand en 1714 le recteur du moment, Messire Etienne le Manuel [ou Etienne le Manuays ou Lemanuée] demandera son droit ou son dû ordonné par l'évêque de Dol dès l'année 1706 ce désaccord mettant à mal l'union religieuse devant unir ensemble les paroissiens et leur recteur. Responsable de ses paroissiens devant la juridiction de la Vairie la fabrique au delà de ses paroissiens sera elle aussi mise personnellement à contribution financière pour remédier à cette division sans oublier pour autant, cela afin  de rendre justice équitable,  ce que financièrement chacun réellement devait à l'autre :  Avril 1714. Le 29 jour d'avril 1714 après-midy, devant nous notaire de la juridiction de la Verrye pour nous paroissiens de Saint-Solen, pour obéir au procès nous intenté par le sieur recteur de la dite paroisse aux fins du procès-verbal de visite faite par Monseigneur l'Evêque et comte de Dol le 11 juin 1706 signifié ce jour, et pour...[mot incompréhensible] à tout ce qui pourrait arriver dans la suite et sur le réquisitoire de Jacques Botuel et Julien Charpentier nous stimulant de nous assembler, avons délibéré pour conserver l'union et charité mutuelle que le sieur recteur et les dits paroissiens ont eu jusqu'à ce jour et doivent avoir ensemble, ils ont unanimement déclaré soubvenir en ce qui est : Pierre Guillouais, Germain Patard, Guillaume Rolland, Thomas Bregine, Jean Guillouais Gilles Davy, Jean Lebret, Jean Betuel, Olivier Jouan, Julien Duval, Gilles Houitte, Mathurin Barbé, Jacques Lemonnier, Guillaume Betuel, Vincent Perdriel, nous délibéront avoir arrêté qu'il sera levé sur la dite paroisse incessamment  la somme de 150 livres, de tout quoy nous consentons qu'y soit levé sur nous [sur nous les paroissiens] et sur le général  et pour cet effet avons nommé pour faire la cueillette de la dite somme Pierre Guillouais qui aura 18 deniers pour lever pour la cueillette, se réservant les dits paroissiens de faire rendre compte des restes depuis 8 ans aux trésoriers et collecteurs de la dite paroisse et même au sieur recteur de l'argent qu'il aurait pu toucher conformément aux quittances pour savoir où les employés ce que les dits dénommés ci-dessus ont de leur gré juré et de leur consentement. Et a le dit sieur recteur, a payer 3 livres 5 sols, qu'il a déclaré avoir de l'argent qu'il a reçu pour la fabrique, tant des anciens trésoriers que autres. Et le dit collecteur a aussi payer la somme de 3 livres 5 sols ce que le dit sieur Pierre Guillouais et les autres ont signé      

    Etat des lieux de 1737

    25 mars 1737, réunion et délibération du général, ou assemblée générale, de Saint-Solen. L'an mil sept cent trente sept, le 25 jours de mars, et forte de l'Annonciation, en exécution de la délibération assignée le jour d'hui, jour de Dimanche, par monsieur le curé d'Office, en la sacristie de l'église paroissiale de Saint-Solen, le général d'icelle y étant assemblé en corps politique pour nommer des experts au sujet des réparations nécessaires aux maisons et logements du presbytère de la dite paroisse à cause du décès de Messire Charles de Bourg, vivant recteur d'icelle, à quoi délibérant monsieur Eustache Gaultier sieur de Pontcadeuc, Jan Coudray, Jan Foutel, etc. et monsieur Nicolas Patard tous lesquels délibérant ont déclarer nommer pour expert pour vaquer au procès verbal des réparations en question le sieur Laurent Charpentier pour maçon et tailleur de pierres; et monsieur Pierre Avril ci-présent procureur des héritiers purs et simples du dit feu sieur recteur a déclaré convenir pour expert Mr Charles Ernault couvreur d'ardoises, et pour tiers expert ont convenu et nommer assemblement Jean Louanon, et ont les dits délibérants nommé pour leur procureur bien viellant le dit maitre Gaultier pour assister aux procès verbaux des réparations...consentant aux héritiers mainlevée des scellés, même qu'ils fassent inventaire et vente par le greffier de la Vairie, la présente écrite sur le présent registre, vu que celui de délibérations est apparemment dans les archives, lesquelles il y en a une des clefs sous le scellé, et la présente rapportée par moi soussigné greffier les dits jour et an, dessus la grand messe dite par noble et discret prêtre Mathurin Tostiven sieur curé d'Office cy-présent, les dits experts seront assignés à la diligence du dit Pierre Avril à prêter serment devant la juridiction de la Vairye. Le premier acte dressé par Messire Mazure qui a succédé à Messire du Bourg. Ce presbytère au lendemain de 1737, au ledemain de la mort de Charles du Bourg, sera ensuite occupé par messire Etienne-Joseph Mazure ci-dessus cité puisque celui-ci y décèdera le 12 avril 1749.                     En 1813 l'église et les maisons du presbytère feront l'objet de quelques réparations même si l'année 1776 bien des années avant vit la rédaction d'un état des lieux très étudié et approfondit : le 27 mars 1813. Pour réparation faite sur leglisse et sur les maisons du presbitaire  pour clous, chaux et ardoise et main deuvre cy 17 livres et 17 sols 

     

    Etat des lieux de 1776

    Au mois de juin

    L'an 1776 le 30 juin à l'issue de la grande messe paroissiale de Saint-Solen, le lieu ordinaire des délibérations, le général, assemblé en corps politique aux fins de la convocation lui faite dimanche dernier et répétée ce jour et représentée par Jean-Jacques Betuel, maistre François-Olivier Gautier, Eustache Piel, maistre Vincent Patard, Jean Houitte, Olivier Mancel, Jean Regnault, Urbain Gabillard, Nicolas Foutel, Nicolas Roussel, Olivier Jouan, Olivier Hamoniau, Thomas de la Vigne et Jean Bray les deux derniers trésoriers en charge.                                A été sur la représentation faite par les deux trésoriers en charge d'une voix unanimement arrêté:                                                                                        Premièrement : que les trésoriers en charge mettent au nom du général une requeste entre juridiction de la Verrye où il sera exposé que le sieur Thouet [Messire Jean-Baptiste-Marie Thouet recteur de Saint-Solen du 29 décembre 1758 au 28 février 1776] recteur dernier de la dite, ayant laissé peu d'effets et les scellés apposés les héritiers du sieur Thouet ont remontré à sa justification que monsieur le procureur fiscal attendant jusqu'à l'expiration des 3 mois 4 jours, il est de l'avantage de la succession du défunt et de ses héritiers que la vente de ses effets et biens immobiliers soit faite par le greffier parce que  ces effets récupérés dépérissaient et que même ses graines diminuent de volume par la vermine.          Deuxièmement : Qu'il y a nécessité que vente soit faite des dits meubles et que le prix en provenant soit touché par Jacques Betuel, un du général, que le général à cité et fait nommer pour en tenir compte à qui et devra pour les réparations nécessaires au presbytère pour préalablement, sur le produit de la dite vente après les frais utiles, payés.                                                                         Troisièmement : Que le retardement de la dite vente pourrait occasionner... ... le presbytère étant fermé et patte fichée et qu'étant nécessaire de faire faire un procès-verbal de l'état des dites réparations pour faire rentrer monsieur le recteur actuel dans le presbytère. Il va peut-être vaquer au procès-verbal qu'il n'est été procédé à la vente et que les portes soient ouvertes et les appartements vidés.                                                                                                   Quatrièmement : Le général injecte [demande, propose] que le recteur ci-présent  [Messire Antoine-Pierre Pihan recteur du moi de février 1776 au 2 septembre 1792 et successeur du dit feu recteur Thouet. Le recteur Pihan prendra la fuite au 16 juin de l'année 1801] de vouloir convenir d'un expert pour vaquer au procès-verbal déclarant le dit général adhérer à la dite convention qu'il fera.                                                                                 Cinquièmement :  Que le dit général nomme pour son procureur, pour répondre et être présent tant aux procès-verbaux d'inventaires, vente, et expert, maistre François-Maria Gautier lequel en ces difficultés prendra conseil de noble maistre [paronyme incompréhensible] .avocat au Parlement auquel ils donnent tout pouvoir  promettant l'avoué sans révocation.                                Sixièmement : Que les trésoriers attacheront à leur requeste une expédition de la présente et prendront des conclusions relatives à quoy, le dit sieur recteur actuel a répondu qu'il déclarait nommer pour expert la personne de honorable homme Louis Pestel entrepreneur de bâtiment demeurant au village de ...en Calorguen lequel général a déclaré acquieser la susdite convention du dit sieur recteur et le dit sieur recteur en dessous les délibérants après lecture faite de tout ce que dessus.

    Au mois d'aout

    Etat des lieux et devis. 6 aout 1776. Etat et devis approximatifs des réparations à faire à la maison et dépendance du presbytère de Saint-Solen aux fins du procès-verbal fait par honorable homme Louis Pastel, maçon, tailleur de pierres et entrepreneur de bâtiment, expert convenu de la part de Messire Antoine-Pierre Pihan, recteur actuel de la dite paroisse, et du général de la dite paroisse, en date du 5 aout 1776 contrôlé à Dinan le 27 du dit mois et an, et ce aussi aux fins de billet de bannie fait Dimanche dernier 25 de ce mois certifié du dit sieur Recteur et contrôlé aussi à Dinan le dit jour 27 de ce dit mois et an portant assignation au lundi 31 pour en faire adjudication dont la teneur du devis suit :                     Premièrement : Et commençant par la cuisine, au midi de la dite cuisine, environ le milieu de la costale, il y a une fenestre donnant jour, que dans l'embrasure d'icelle s'y trouve un potager, que sa pierre au devant a 2 trous, laquelle il faut refaire à neuf avec 2 trous en quarré, et grille dessous aussi à neuf et qu'il y aura aussi la brique dessous les fourneaux pour recevoir les cendres.                                                                                                     Deuxièmement : A la même fenestre y il sera repassé l'embas de la carrée, ou jet d'eau, qui doit être en bois de chêne lequel de 3 pieds 4 pouces de longueur, sur laise de 9 pouces, et de 4 pouces d'épaisseur, et en la pièce d'en bas y sera mis un crampon pour recevoir la clanche, et la même clanche rattachée, et les vitrages des 2 battants seront remastiqués et décrassés de façon que le tout s'y trouve en bon état et le tout bien regarny.                                                                      Troisièmement : Au foyer de la cuisine à l'occident d'ycelle il y sera placé dans le milieu du même foyer une pierre de 20 pouces de longueur sur 22 de laize regarny bien et dûment.                                                                           Quatrièmement :  Que tout le pourtour de la même cuisine sera reblanchi en neuf en chaux et bourre, et puis relavé d'un letange de chaux, que les poutres et solives seront également relavées et regarny d'un letange de chaux aussi bien et dûment.                                                                                              Cinquièmement : Que la montée ou escalier de la dite cuisine 3 des premières marches d'en bas seront regarnyes de pierres et terre de maçonnerie.


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  • XIX siècle

     

    Les fours à chaux et leur quai

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Postérieurs à la réalisation du canal d'Ille et Rance les anciens fours à chaux et l'usine plâtrière de la Ville es Olliviers en Lanvallay; aujourd'hui maison d'habitation en premier plan ici les anciens ateliers d'ensachage.  Ci-dessus mis en évidence de l'ancien quai de déchargement édifié vers 1840-50 et récemment redécouvert et mis à jour lors des travaux de remise en état du chemin de halage. Avant ces mêmes travaux ne restait plus de la présence de ce quai, image de notre passé social, que son seul souvenir en certains actes écrits enfoui qu'il était sous plusieurs tonnes de remblais. En grande intelligence cette découverte fut respectée puisque non remblayée et les pierres du quai déchaussées  dernièrement furent toutes remises en place avec un liant nouveau.  

     

    Ces fours à Chaux et usine plâtrière furent ici en Lanvallay édifiés entre 1834 et 1836 à la demande de monsieur Louis Lecomte lequel était aussi armateur d'un bateau à Vapeur; travaillaient vers 1840 en ce complexe 8 ouvriers et 4 enfants. Le quai de déchargement, d'une longueur de 20 mètres linéaires, servaient à acheminer depuis la rivière les tonneaux de pierre à chaux arrivant ici même par la rivière le calcaire venant de Regneville sur mer dans la Manche le gypse lui venant de Rouen en la Vallée de la Seine. Pour alimenter les 2 fours de ce complexe, d'une capacité de 5 mètres cube produisant annuellement 450 tonnes de chaux et 15 tonnes de plâtre, il fallait faire venir ici même par la rivière et tous les quinze jours l'équivalent de 50 à 60 tonneaux de pierre  de chaux. Ainsi en 1860 8000 hl de chaux seront ainsi annuellement produites. Suite à la faillite de son frère L.Lecomte ces fours seront en 1866 acquis par monsieur Eugène-Aimé Giffard et le beau-frère de ce dernier, Louis Moncoq; en effet Eugène-Marie Giffard, né à Lanvallay le 10/04/1806, avait pris pour épouse Marie Moncoq soeur et de Louis ici cité et de Charles Moncoq "négociant" de son métier à Dinan. En 1879 Eugène et Louis obtiennent l'autorisation de la réalisation d'une petite voie ferrée de 70 cm de large laquelle, reliant le dit quai aux fours et dépendances, permettait de mieux pouvoir acheminer dans les deux sens par wagonnets  la matière première entrante et les produits réalisés sortants. En 1866 ainsi travaillaient ici même 10 hommes, 1 femme et 5 enfants. En 1881 Eugène et Louis feront réaliser une machine à vapeur; au lendemain de cette réalisation ne travailleront plus ici même que 5 ouvriers. Les fours de la Ville es Olliviers semblent devoir arrêter leur activité vers 1920...Eugène-Marie, par son père Nicolas-Jean officier de santé par son métier, et son aïeul Amy-Georges Giffard, était l'arrière petit-fils et de Guillemette Této née à Lanvallay et de Jacques Giffard son époux ces deux derniers ayant été possesseurs de l'ancien noble logis de la Cour de Bretagne assis en le bas de la rue de la Madeleine en Lanvallay; Jacques de son métier, né à Saint-Malo de Dinan,  était "chirurgien". Tout laisse à penser que l'acquisition des dits fours à chaux fut pour Eugène-Marie une opération ou un placement purement financier puisque Eugène-Marie de son métier était "officier de marine et Capitaine aux longs cours" les dits fours alors probablement confiés à son dit beau-frère, Louis Moncoq, frère du dit Charles ci-dessus cité. D'ailleurs chacun des 2 enfants d'Eugène-Marie Giffard et de Marie Moncoq sera déclaré par son oncle maternel, à savoir le dit Charles Moncoq négociant ou "marchand de bois" à Dinan, les actes de baptême relatifs à ces 2 enfants spécifiant le père des susdits enfants comme étant "Capitaine aux longs cours officier de marine"; sera alors aussi témoin le propre frère d'Eugène-Marie, à savoir Amy Giffard petit-fils du dit Amy-Georges Giffard cité ci-dessus, lequel Amy de son métier lui était menuisier. Eugène-Marie Giffard prendra Marie Moncoq en mariage le
    22/11/1847 cela à l'âge déjà avancé de 41 ans; on ne lui connait pas d'autre union et il n'aura pour enfant que Marie-Eugénie et Marie-Eugène-Joseph respectivement nés en 1848 et 1850. La date de son décès n'est pas connue et il semble donc devoir disparaitre au lendemain de la dite année 1850.

     

     

    L'ancienne noble maison de la Cour de Bretagne, bien en 1781 de Jacques Giffard et de Guillemette Teto arrières grand-parents d'Eugène-Marie Giffard époux de Marie Moncoq cette union ayant été prononcée à Dinan le 22/11/1847.

     


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