• 1846

    Le cellier de la Cour de Bretagne

    Acte de mutation entre François Rémond et son oncle Pierre

     

    Du dix neuf aoust mil huit cent quarante six a été présenté l'acte de mutation dont la teneur suit :

    Par devant maître Clément et son collègue, notaires à Dinan, chef lieu d'arrondissement, département des Côtes du Nord, soussigné [au lendemain de cette mutation Pierre Rémond, charron de métier, deviendra en 1846 le seul propriétaire de la Cour dite de Bretagne ce dernier ayant acquis l'ensemble de l'indivis hier établi par feu son père Robert Rémond].

    A comparu:

    François Rémond [le fils de Julien, frère de Françoise et neveu de Pierre], sans profession, majeur, demeurant et domicilié à Dinan rue de la Lainerie, lequel a vendu, avec toutes garanties de fait et de droit:

    A Pierre Remond, charron, et de Anne Lesné son épouse, qu'il autorise, demeurant ensemble à Lanvallay, rue de la Magdeleine, ci et présents et acceptant :

    Désignation:

    Les onze vingt quatrième indivisis dans les biens ci-après possédés :

    Une maison située au fond d'une cour [l'ancien cellier de la Cour de Bretagne], rue de la Magdeleine, dite commune de Lanvallay, bâtie en pierre et couverte d'ardoises composées:

    - D'un cellier formant le rez-de-chaussée, deux chambres et grenier.

    - Un appentis devant la dite maison y joignant [depuis 1733, année en laquelle ici il n'y avait qu'un simple appentis et grenier, soit un siècle avant la rédaction de cet acte de mutation, es agrandissements successifs ont été à l'origine de la transformation du dit cellier originel en maison cette dernière ayant été alors surélevée le grenier Grenier ayant été transformés en deux chambres. A remarquer aussi, en 1846, la présence d'un cellier celui-ci étant positionné en la dite cour mais devant la dite nouvelle maison], déport au devant.

    - Un siège de latrines commun entre les vendeurs [le vendeur François Remond] et acquéreurs [Pierre son oncle et l'épouse de ce dernier] joignant le dit appentis.

    La dite maison joint du nord [ici en la dite cour à gauche] le jardin de madame veuve Teto [hier jardin d'Hélène Salmon veuve de Christophe le Roux des Aulnais], du midi [vers la rue de l'Abbaye] madame Follen et madame Grignard avec mur mitoyen, d'orient une ruelle de servitude [le chemin de la Fontaine Clairet], d'occident une cour [la dite Cour de Bretagne].

    Propriété :

    La dite maison est vendue quant à la portion indivise ci-dessus telle qu'elle se poursuit, contient et comporte, avec tous ses droits et servitudes, actifs et passifs, sans réserve, circonstance et dépendance, telle qu'elle appartient au vendeur comme l'ayant recueillie,.

    Savoir:

    8/24 ème de la succession du sieur Robert Rémond, son aïeul paternel, décédé il y a environ 17 ans.

    Jouissance :

    Les acquéreurs entrent en propriété et jouissance à compter de ce jour des biens vendus, le tout aux charges, conditions, causes suivantes:

    Premièrement :

    De prendre les dits biens dans l'état où ils se trouvent actuellement, et de la totalité desquels biens ils se trouvent.

    Deuxièmement :

    De payer les contributions qui peuvent ou pourraient les grever ce jour. En outre, la présente vente est faite moyennant la somme de 600 francs que les acquéreurs promettent et s'engagent conjointement et solidairement de payer au vendeur, en l'étude du Notaire rapporteur. Savoir:

    200 francs aussitôt après la transcription du présent contrat au bureau, remettre les titres relatifs aux biens vendus qu'il pourrait avoir en sa possession.

    Le vendeur déclare et sous les peines de droit, qu'il n'existe sur les biens vendus qu'une inscription dont il s'oblige de faire obtenir la levée aux acquéreurs, à ses frais, sous le plus bref délai, et qu'il n'a jamais été tuteur ni curateur.

    Les frais des présentes

     

     

     

     


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  • 1825. Acte de mutation de la forge allant de Julien à Pierre Resmond tous deux frères

     

    En cette même année 1825 Pierre Rémond, lui aussi charron, achètera à la veuve Salmon sieur du Fresne les anciens bâtiments conventuels du prieuré. A savoir l'ancien four à ban, les écuries et celliers hier acquis après avoir été saisis comme Bien National sous le Directoire.

     

    Le sept novembre mil huit cent vingt cinq a été présenté au barreau l'acte de mutation dont la teneur suit :

    Par devant Pierre-Gilles Guérin et son collègue, notaires résidant à Dinan, chef lieu d'arrondissement, département des Côtes du Nord, furent présents :

    Julien Rémond, charron, et dame Elisabeth Leturquis, son épouse elle de lui autorisée, demeurant à la Magdeleine, commune de Lanvallay lesquels, après que la dite Leturquis a eu déclaré renoncer à son droit de reprise, et de récompense de propres aliénés, ont à ce jour avec promesses de garantie de tous troubles, hypothéqués, évincés quelconque, vendus, cédés et transportés en toute propriété, tant pour eux que pour leurs hoirs et cause ayant à Pierre Remond charron et dame Anne Lesné son épouse [Pierre et Julien étaient tous deux frères l'un de l'autre], elle de lui autorisée, demeurant au dit lieu de la Magdeleine [ils semblent tous résider alors en la même maison, au même endroit. Au lendemain de la mort de Julien, son époux, Elisabeth Leturquis prendra logis en la rue de l'Apport en Dinan, logis en laquelle elle sera déclarée résidente en 1839] , commune de Lanvallay, ci-présent acquéreurs et acceptant pour eux et cause ayant :

    La portion appartenant au dit Julien Remond, vendeur tant dans les biens immeubles [Robert leur père, Pierre et Julien fils de Robert, étaient tous trois charron au faubourg de la Magdeleine en cette même année 1825 travaillant probablement de concert en la petite forge ayant appartenu, en 1733, à Catherine Gigot, petite forge en laquelle ouvrageait alors Olivier Briand] dépendant des successions de feue Françoise Meslé sa mère, et de Marc Remont son frère germain, l'un et l'autre décédés il y a plus de dix huit ans, consistant :

    En une maison située au côté Orient à Midi de la grande route [à droite et au sud du grand chemin menant de Dinan à Rennes et Saint-Malo, grand chemin nommé aussi le Chenin neuf] , au dit lieu de la Magdeleine, commune de Lanvallay, composée :

    - D'un embas [rez de chaussée. Composée de deux maisons ici est vendue que la maison appartenant en propre au dit Julien l'autre maison étant elle toujours le bien de son père Robert ou bien celle de son frère Pierre] , chambre et grenier au dessus, sous couverture d'ardoises construite en murs de pierres. 

    - Cour au derrière  vers Midi [à la droite des dites maisons] sur laquelle sont construits deux bâtiments servant de cellier ou boutique, l'un construit en maçonnaille, l'autre en colombage, sous couvertures d'ardoises et ainsi que le tout est plus ou long describé dans le procès verbal du partage des biens d'acquêts dépendant de la communauté qui avait existé entre la dite Françoise Meslé, décédée, femme de Robert Remond, fait entre ces derniers, le vendeur, l'acquéreur et marc Remond leur frère décédé en date du dix mars 1807, enregistré le vingt au droit de un francs 10 centimes, lesquels biens sont restés indivisis ainsi qu'ils se contiennent et leur appartiennent présentement avec leurs droits, servitudes actives et passives, sans réservation ni exception, sauf au dit acquéreur à partager avec Robert Remond, leur père, la portion incombant dans la succession de Marc Remond, leur frère, cédant et licitant à l'acquéreur tous ses droits aux dits biens, sans réservation, et comme ils sont échus au dit vendeur de la succession de sa mère et de son frère.

    Pour les dits acquéreurs en entrer en jouissance à la Saint Jean-baptiste 1825 et en disposer en toute propriété comme des choses lui appartenant.

    Cette vente et licitation sont faites pour la somme  de six cent francs de prix principal, sans accessoire. Laquelle somme les dits acquéreurs ont présentement compté et payé au vendeur, en monnaie et effets, dont ces derniers se sont saisis et ont déclaré en consentir pleine et entière quittance, sans réserve, au moyen de quoi les dits vendeurs se sont en l'instant dévêtus, dessaisis et dépossédés de la propriété et jouissance de la portion en indivisis et appartenant aux dits vendeurs aux dits biens en concédant aux acquéreurs tous les actes de propriétés et de transcription requis selon la loi.

    Dont acte fait et passé à Dinan, en l'étude et au rapport de Guérin, l'un de nous [notaires], ce jour vingt huit octobre mil huit cent vingt cinq, et ont les comparants, avec nous notaires, signés après lecture.

    Signés sur la minute : Julien Remond, Elisabeth Letruquis, Pierre Remond, Anne Lesné, Egault et Guérin notaires.

    Enregistré à Dinan le cinq novembre mil huit cent vingt cinq. Folio 68, verso case 7, reçu 29 francs 40 dixième compris.

    Signé : Faisant. Signé à l'expédition : Guérin.

    transcrit littéralement sur l'expédition de l'acte par moi conservateur. Soussigné : Faisant.


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  • 1839

    Le cellier de la Cour de Bretagne

    ou la

    Mutation de l'indivis ayant appartenu à Marc Remond, fils de Julien, vers Pierre Remond oncle de Marc charron en la Cour de Bretagne

    Archives de St-Brieuc. Registre 1268. Série 4Q n°143

     

     

    Du dix huit janvier mil huit cent trente neuf a été présenté en ce bureau l'acte de mutation [Cette mutation ne concerne que le cellier lequel était situé au fond de la dite Cour de Bretagne. Il ne faut pas confondre cette présente vente avec celle qui eu lieu en 1825, 14 ans plus tôt, et qui concerne l'indivision notamment des deux petites maisons, forge comprise, situées en bordure du Cheminneuf. La dite année 1825 vit en effet le rachat de l'indivis de ces deux petites maisons  et cela entre les dits frères Julien et Pierre Remont ci-dessous. Voir l'acte de 1825 propre à cette acquisition ou mutation; en cet acte de mutation les deux petites maisons ne forme qu'une seule et même maison la deuxième étant celle qui fut elle aussi construite par Robert Rémont celle-ci ayant été édifiée en colombage et en la dite Cour au derrière de la dite petite-forge] dont la teneur suit :

    Par devant maître Clément et son collègue, notaires à Dinan, chef lieu d'arrondissement, département des Côtes du Nord, soussignés;

     

    A comparu:

    Elisabeth Leturquis, veuve du sieur Julien Remont [Resmond], sans profession, demeurant à Dinan, rue de l'Apport laquelle a, par ses présentes, vendue avec toute garantie de fait et de droit à Pierre Remont [Pierre était le frère du dit Julien, hier tous deux ici en indivis. Pierre semble se voir ici proposer le rachat de l'indivis ayant été hier le bien de son frère. Pierre et Julien étaient tous deux fils de Robert Resmond et de Françoise Meslé cette dernière étant, en 1825, déjà décédée depuis plus de 18 ans. Françoise Meslé leur mère doit donc décédée vers 1807, soit sept année seulement après leur acquisition de la dite Cour de Bretagne. Robert lui est toujours ici même charron en 1830], charron, et dame Lesné son épouse qu'il autorise, demeurant rue de la Magdeleine commune de Lanvallay [dans les petites maisons construites là où hier s'étiraient les jardins de Catherine Gigot et de Pierre Blondeau son beau-frère], ci-présents et acceptant :

    Le douzième indivisis lui appartenant conjointement avec Françoise et François Remont ses enfants [Elisabeth Leturquis veuve de Julien et mère de François et Françoise Remont. L'indivis ici concerné  et vendu revenait conjointement et à Elisabeth et à ses enfants François et Françoise cet indivis ne s'appliquant que sur l'héritage de Marc le fils mineur et décédé de la dite Elisabeth. Le dit François ci-dessus, plus tard et à son tour, cela en 1846, sept années après la vente de cet indivis ayant appartenu à son frère  le dit Marc, cédera à son tour, cela toujours à son oncle Pierre, ce qui lui revenait personnellement et de droit sur l'indivis hérité de son père. Voir acte de 1846 propre à cette mutation] dans les biens ci-après consistant :

    En une maison située au fond d'une cour, rue de la Magdeleine, commune de Lanvallay, bâtie en pierre et couverte d'ardoise, composée d'un cellier formant rez de chaussée, deux chambres et grenier au dessus [en 1733 lorsque ce bien sera vendu par Catherine Gigot au sieur Pierre Baguelin cette construction ne comprenait qu'un cellier et grenier au dessus. En 1839, un siècle après, cette construction se trouve décrite "sur élevée" comprenant à la place du grenier originel deux chambres], un appentis devant la dite maison et, y joignant, avec déport au devant, est un siège de latrines commun entre le dite venderesse et l'acquéreur, joignant le dit appentis.

    La dite maison joint du nord le jardin de madame veuve Této [Marie-Angot laquelle achètera les biens ici ayant appartenu hier à Hélène Salmon veuve de Christophe Le Roux sieur des Aulnais], du midi Madame Follen [Jeanne-Marie Merel femme de Pierre-Charles-Louis Follen]  et de madame Grignard.

    Origine de propriété: La dite maison est vendue quant à la portion indivise ci-dessus, telle qu'elle se poursuit, contient et comporte, avec sans réserve droit de mitoyenneté et de communauté, telle enfin qu'elle appartient à la Venderesse, comme l'ayant recueillit de la succession de Marc Remont son fils mineur décédé il y a environ sept ans [Marc est ici le fils de la Venderesse. Il ne faut pas le confondre avec Marc Remont son oncle lequel, frère germain de Pierre et de Julien Rémont est, en 1825, présenté comme étant décédé depuis plus de 18 ans].

    Ce dernier possédait le tiers indivis dans les dits biens ci-dessus comme lui provenant de la succession du dit sieur Julien Remont décédé il y a environ dix ans [Marc était l'un des enfants de Julien et de la dite venderesse Elisabeth Letruquis. Au regar de cet acte il semble avoir été l'aîné. Au décès de son père Julien, Marc toujours enfant mineur, hérita de son père. Au décès de Marc, lequel décèdera trois ans après son père, c'est sa mère qui semble hériter ici de son fils lequel, hier, avait été héritier de son père. François et Françoise, son frère et sa soeur, semblent tous deux devoir êtres écartés de la succession de leur père Julien. Pourquoi cela ? Elisabeth Leturquis, leur mère, demanda t-elle l'autorisation de ces deux autres enfants, François et Françoise, pour mettre en vente ce qui était de droit hier à son fils Marc ?].

    Jouissance : Les acquéreurs entrant en propriété à compter de ce jour, en jouissance à compter du jour de Noël dernier, aux charges, clauses, conditions suivantes :

    Premièrement : De prendre les biens vendus dans l'état où ils se trouvent actuellement.

    Deuxièmement : De payer à partir de leur entrée en jouissance les contributions qui peuvent ou pourront grever les dits biens. En outre la présente vente est faite moyennant la somme de cent vingt francs [en 1825 les maisons sur le Chemin neuf seront-elles vendues pour la somme de 600 francs], que les dits époux Remont promettent et s'obligent conjointement et solidairement de payer à la venderesse en l'étude de maître Clément, l'un des notaires soussignés, après la transcription du présent au bureau des hypothèques de Dinan, sous le délai d'un mois, les frais du présent seront acquittés par les acquéreurs.

    Dont acte pour l'exécution duquel les parties font élection de domicile en leur demeure actuelle.

    Fait et passé à Dinan, en l'étude, l'an mil huit cent trente neuf, le quatorze janvier, sous les seings des comparants et des notaires après lecture.

    Enregistré à Dinan le quatroze janvier mil huit cent trente neuf, folio 109, recto case 5 et case 6. Reçu six francs soixante centimes et soixante six centimes pour décimes.

    Signent : Prigent et Clément notaires.

    Transcrit littéralement sur l'expédition de l'acte par moi conservateur soussigné et fait l'inscription d'office. Volume 53 n°178.

    Arrêté le dix huit janvier mil huit cent trente neuf. Prigent.

     

     

     


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  •  

     

                                       La vente des biens religieux

    1791-1794

     

    Au lendemain de la Révolution française l'ensemble des biens du prieuré, saisis comme tant d'autres d'ailleurs, seront tous vendus comme "biens nationaux". Il en ira ainsi pour la maison du prieur, pour ses  dépendances, pour son église, cimetière et jardins aussi. La maison du prieur, ses jardins, son église et son cimetière seront ainsi acquis à la lueur des bougies le 15/09/1794 par François Marc, Marc ou Mari celui-ci étant alors cultivateur à Lanvallay [le prix d'acquisition sera de 4230 livres. Archives de C.A. IQI]. Ce dernier achètera aussi l'ancienne "Grande maison de la Croix-Verte" assise elle au plus près de l'ancienne église du prieuré maison en laquelle hier fut établi le premier relais à Côches assurant de ce fait la première  liaison régulière reliant journellement les villes de Dinan et de Rennes établissant en icelle une grande auberge ou hostellerie. La maison du prieur et ses dépendances elles seront acquise le 29 Fructidor de l'an 2 de la République  [en la dite année 1794] par le sieur Yves Salmon sieur du Bas frêne et son épouse Anne Tardif. Yves était de par sa naissance fils de Pierre Salmon et de Françoise Lemée tous deux ayant été de leur vivant plusieurs fois "fermiers généraux" des biens temporels du dit prieuré du pont à Dinan . Jacques Salmon, le frère de Yves, sera lui l'un des plus grand possesseur du port de Dinan, les deux rives confondues, son bien immobilier étant lui assis de part et d'autre de la rivière. Yves Tradif et son épouse, demeurant à Dinan, se porteront également acquéreurs de la ferme de Saint-Nicolas, ferme bien hier du abbaye de Saint-Magloire de Lehon [La métairie de la Sansonnains ainsi que celle de Bellevues, toutes deux biens des Jacobins de Dinan, assises en Lanvallay, elles seront  acquises le 01/03/1791 et par François Rouxel pour l'une et par  Denis Boulard pour l'autre. La métairie de la Ville - Oris, bien bien des Ursulines sera elle acquise ce même jour de mars 1791 par Auguste De Noual notaire à Dinan et cela pour la somme de 18200.00 livres les enchères ayant été ouvertes à la somme de 9000.00 livres. Ainsi furent vendus eux aussi  les biens "religieux" assis en la jeune commune de Lanvallay]. 

     

    11/10/1821

    Le sieur Yves Salmon du Bas frêne

     

    Vente établie entre madame Anne Tardive, veuve du Sieur Salmon du Fresne et Pierre Resmont d’une maison et cour rue du Four        

     

     

    N°122. Série 4Q registre 1239

     

    A été présenté au bureau l’acte de mutation dont la teneur

    Suit :

    Par devant Julien Cariguel, et son collègue, notaire soussigné

    résidant à Dinan, département des Côtes du Nord, fut présente dame

    Anne Tardif, veuve de monsieur Yves Salmon Bas Frêne, propriétaire sans

    profession, demeurant Grande Rue à Dinan, faisant tant pour elle en

    privé nom, que pour ses enfants, laquelle nous a déclaré avoir, avec

    promesse de bonne et valable garantie, vendu, cédé et à jamais

    par héritage transporté :

    Au sieur Pierre Remont, [Fils de Robert Resmond le même qui acheta à Pierre Follen et Guillemette Baguelin, en 1801,  la Cour de Bretagne. Resmond sera plus tard orthographié Remont...] marchand charron, demeurant au lieu de la Magdeleine,

    commune de Lanvallay, à ce présent acquéreur et acceptant.

    A savoir :

    - L’emplacement d’une maison située faux bourg de la Magdeleine, en la

    dite commune de Lanvallay [il s'agit ici des anciennes dépendances du prieuré du pont à Dinan. A savoir l'ancien four banal, les celliers et les écuries].

    - Avec un jardin à l’orient et au midi d’environ cent soixante centiares ou une corde.

    - Et cour à l’occident, dans laquelle est un appentis tombant en ruine, d’environ

    quarante et un pieds de long le tout dépendant du ci devant prieuré de la Magdeleine.

    Joignant :

    - D’occident à la rue du Four.

    - Du midi au sieur Charles Moncoq.

    - D’orient à monsieur Lemire

    - Du nord à monsieur Daulieu.

    De manière qu’ils lui appartiennent et à ses enfants, et ainsi

    qu’ils avaient été acquis par le dit sieur feu Salmon Bas-Frêne

    leur mari et père d’avec le Directoire du District de Dinan

    aux fins d’adjudication lui en faite, le 29 Fructidor An 2

    enregistré à Dinan le 20 Vendémière An3.

    Le procès verbal d’adjudication a été par la dite veuve Salmon

    Bas Frêne, présentement remis au sieur Pierre Rémont,

    acquéreur, qui s’en est saisi et a déclaré consentir décharge.

    Cette vente est faite pour et moyennant la somme de 300 francs, que

    l’acquéreur a présentement au vu de nous dits notaires, compté et

    payé à la dite de veuve Salmon Bas Frêne, qui s’en est saisie et

    emparée, a déclaré consentir quittance générale sans réserve.

    Au moyen de quoi la dite de Salmon Bas Frêne a déclaré des dessaisir,

    dévêtir et dépossédé de propriété, profession et jouissance des

    dits biens, et en a saisi et emparé le sieur acquéreur, pour entrer

    en jouissance de ce jour, a charge à lui a payer les contributions

    à compter de son entrée en jouissance, avec faculté au dit

    acquéreur de faire enregistrer la présente, transcrire au bureau des

    hypothèques et de remplir généralement toutes les formalités voulues

    par la loi pour purger toutes les hypothèques et devenir propriétaire

    Dont acte fait et passé à Dinan, en l’étude et au rapport du dit

    G.Cariguel ce neuf septembre 1821, et ont les dites parties signé avec nous

    Dits notaires, après lecture faite, ainsi signé sur la minute :

    Pierre Rémont

    Veuve Salmon Bas Frêne

    Guerin et Cariguel notaires.

    Enregistré à Dinan le 9 septembre mil huit cent vingt un folio 63 R. case 7.

    Reçu dix huit francs quinze centimes 10 centièmes compris signé.

    Faisant Pigné signe sur l’expédition de l’acte Cariguel notaire rapporteur.

    Transcrit littéralement sur l’expédition de l’acte par

    Moi conservateur soussigné Faisant.

    Arrêté le onze octobre mil huit cent vingt un.


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  • le 8 Juillet 1766

    Inventaire des biens de Pierre Follen et de Laurence Chomené

     

    A comparu sieur Pierre Follain veuf de damoiselle Laurence Chomené décédée le 7 mai 1752, père et garde naturel du sieur Pierre Follain [Pierre Follen deuxième du nom lequel prendra pour épouse Guillemette Baguelin] et de damoiselle Françoise Follain ses enfants demeurant en la rue du Petit-Fort de cette ville [de Dinan, rue débouchant sur le port de Dinan en prolongeant la rue dite du Jerzual], qui a déclaré leur estre échu par leur décès du sieur Ollivier Follain leur frère arrivé au Cap François en 1765 [héritiers par leur mère décédée en la dite année 1752 Pierre, Françoise et Olivier Follen étaient de ce fait tous héritiers à part égal de leur dite mère. Le décès d'Ollivier, lequel survient en la dite année 1765, semble avoir provoqué cet inventaire son frère et sa soeur, Pierre et Françoise, devenant de ce fait héritiers de leur propre frère le dit Olivier décédé. Quand la mort d'Olivier survient son père Pierre Follen, le premier du nom, lui à la lecture de cet acte, veuve de son épouse, est alors toujours en vie]. La tierce partie d'une maison et jardin sise au faux bourg des Rouairies de cette ville relevante en roture de la Garaye [seigneurie de Taden appartenant alors au comte Toussaint Marot seigneur des Alleux], affermée verbalement à Pierre Cocheril cinquante livres. Autre maison sise au pont à Dinan affermée à la veuve de Jacques Vallée soixante livres, et une portion de maison sise rue du Petit-Fort relevant en la roture du roy, également que la précédente qu'ils habitent et déclare [Pierre Follen déclare...] estre du revenu de soixante quatorze livres; ce qui fait pour les propres [biens] de la dite damoiselle Chomené cent quatre vingt quatre livres [lesquels biens appartenaient tous alors en propre à la dite Laurence Chomené, biens probablement hérités de ses propres parents]. Plus a déclaré avoir acquis pendant leur communauté [biens acquis conjointement pendant leur mariage] de honnête homme René-Yves de la mouche et de damoiselle Françoise Leroy son épouse, un grand corps de maisons à vis l'église et simetière de la Magdeleine, cour au derrière dans laquelle il y a des logements, écuries, appentis et jardins [il s'agit ici d'une partie de la dite "Grande maison de la Croix-Verte. Ces derniers achèteront peu avant ou peu après la dite Cour de Bretagne alors bien de Pierre Baguelin et de Jane Leteto sa femme. Un peu plus tard, en 1739,  au rapport de Quemerais notaire contrôlé et insinué ils achèteront aussi le bien de Pierre Blondeau bien lui aussi desservi par la dite Cour de Bretagne] trois mille livres d'épeingles par contrat du 5 janvier 1734 au rapport de Jehanneau notaire contrôlé et insinué le 8ème affermé verbalement à différents particuliers [pour la somme de...] deux cent soixante et dix sept livres [le huitième de la dite partie de la Grande maison de la Croix-Verte était donc déjà baillé à des particuliers pour la dite somme de 277 livres], autre maison et jardin sis au faux-bourg [le même faux-bourg de la Magdeleine] acquise de honnête Pierre Blondeau [Cette maison et ce jardin ont fait hier partie intégrante de la succession d'Olivier Gigot lequel fut, au XVII siècle, possesseur et héritier par ses père et aïeul de la dite Cour de Bretagne; cette cour, au XVIII siècle, comprenait plusieurs maisons et jardins, une petite forge aussi. En cet inventaire ici étudié ne parait cependant point la possession de la dite Cour de Bretagne, Cour que Pierre Follen deuxième du nom héritera cependant puisqu'il vendra cette dernière et son contenu en 1800 à Robert Resmond. Pourquoi cette cour, dans cet acte ici étudié, n'est point citée puisque notre Pierre Follen, deuxième du nom, en sera effectivement "l'héritier" et cela par sa mère semble t-il ? Cette Cour de Bretagne, au lendemain de 1733, comprenait plusieurs propriétaires à savoir : Catherine Gigot laquelle avait gardé la propriété du noble logis de la Cour de Bretagne au lendemain de la vente de la dite cour de Bretagne; Pierre Baguelin lequel venait d'acquérir de la dite Catherine Gigot, en la dite année 1733, la cour par elle même cette acquisition comprenant aussi une petite forge sise en la dite cour ainsi qu'une petite maison bâtie en fond de cette même cour; le troisième propriétaire était Pierre Blondeau lequel, par sa femme Marie Gigot, soeur de la dite Catherine, possédait lui par sa dite femme une autre maison et portion de jardin aussi; le quatrième propriétaire était Janne Gigot et son époux André Lerenec; enfin un cinquième propriétaire au travers des enfants de la veuve Bacheu lesquels possédaient en commun une petite maison donnant et sur la dite cour de Bretagne et sur le chemin de la Fontaine Clairet; cette maison d'ailleurs, en 1781, sera dénommée: la maison de la Cour de Bretagne.                                 Pierre Follen fils pour vendre la dite Cour au sieur Resmond, vente comprenant alors et la Cour et la petite forge et la petite maison assise au fond de la dite, toutes trois biens ayant hier appartenu au dit sieur Pierre Baguelin,  était donc entré en possession de ce même ensemble. Nous savons qu'il en avait hérité de sa mère Laurence Chomené semble t-il. Comment cette dernière l'acquis t-elle de Pierre Baguelin ? A la lecture de cet acte ici étudié il nous semble bien aussi que le couple Pierre Follen-Laurence Choméné avait également acquis le bien relevant en la dite Cour de Bretagne de Pierre Blondeau sieur de la Ville-Ménard. Comment cette seconde acquisition se fit-elle ?] douze cent livres par contrat du 6 juillet 1739 au rapport de Quemerais notaire contrôlé et insinué le même jour, affermée à différents particuliers verbalement soixante quinze livres, [au regard de cette petite somme seuls les jardins ayant hier appartenu à Pierre Blondeau semblent alors êtres affermés lors de cette vente "Blondeau-Follen"] les dites maisons relevant en roture de la Magdeleine [ici la Grande maison de la Croix-verte ainsi que la maison hier bien du dit Pierre Blondeau] . Une chambre sise rue du Petit-Fort acquise cent quarante livres de Marie et Julienne Mouard par contrat du 27 avril 1739 au rapport de Lohier notaire contrôlé et insinué le 23, tenue en roture du roy qu'il a estimé sept livres de revenu [le bâti de la rue du Petit-Fort, probablement aussi celui de la rue du Jerzual, relevaient donc en roture du roy et non pas en roture de la seigneurie de la Garaye comme pouvait l'était le faux-bourg des Rouairies, faux-bourg alors situé au delà des murs de la ville de Dinan]; petit jardin derrière la dite maison rue du Petit-Fort acquis cent livres par contrat du 20 avril 1739 au rapport de du dit Lohier contrôlé et insinué le 23, qu'il a estimé cinq livres de revenu; une autre portion en la [dite] maison sise rue du Petit-Fort  tenue en roture du roy acquise de Guillemette Chomené [la soeur probable de Laurence Chomené] par contrat du 8 aoust 1741 au rapport du dit Lohier contrôlé et insinué le 9, qu'il a estimé vingt livres de revenu; une portion de maison et jardin  sis au faux-bourg des Rouairies acquis de François Lebreton et consorts, deux cent livres par contrat du 11 aoust 1746 au rapport du dit Lohier contrôlé et insinué le 17, relevant de la roture de la Garraye, affermé treize livres de revenu; et la métairie de la Tandais, en la paroisse de Quévert, relevant en roture de la Garraye et de la Bouexière acquise de Messire Pierre Jamet quatre mille cinq cent livres vins et outre épeingles quarante huit livres par contrat du 29 juillet 1747 contrôlé et insinué le 31, qu'il a estimé deux cent trente neuf livres de revenu. Le revenu desquel acquets [le revenu annuel de ce qui a été acquis ci-dessus] revient à six cent quarante et une livres dont moitié appartenante à ses dits enfants [ces derniers étant alors héritiers à part égale de feue leur défunte mère] est de trois cent vingt livres 10 sols [une livre représentait donc 20 sols] qui joints aux cent quatre vingt  livres de propres cy-dessus, font ensemble cinq cent quatre vingt livres dix sols au principal de dix mille quatre vingt  dix livres dont le tiers dépendant de la dite succession revient à trois mille trois cent soixante trois livres six sols huit deniers pour le centième denier, six livres quatorze sols sept deniers pour les quatre sols pour livres et a affirmé la présente sincère et véritable sous les peines des règlements qu'il a signé. [Signe Piere Folen]. 

    Lire ou relire le chapitre consacré à la grande maison de la Croix-Verte en la rubrique "le Bâti et les terres". Ce chapitre cite les auteurs ayant trouvés cet inventaire originel ici étudié.       


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