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    Bonjour ,

    Je m'intéresse à Roianteline femme d'Hamon.

    on trouve dans le "Pouillé historique de Rennes" à propos de l'abbaye de Chavagne que la vicomtesse aurait reçu Chavagne de son premier mari le vicomte Eudon..

    Que pensez vous de cette assertion...et qui était ce vicomte

    Merci pour l'excellent travail que vous faite et dont je me sers pour mes études sur DINAN

    Merci d'avance

    Philippe

     

    Bonjour Philippe

    Si l'assertion du Pouillé de Rennes concernant Roianteline est "véritable", assertion relative à la donation de l'église de la "Chapelle-Janson" rapporté par le seul abbé Guillotin de Corson auteur du dit pouillé,  Il est vrai alors que cette information  peut nous  interpeller. Roianteline, dite la "vicomtesse", aurait-elle pu avoir un premier époux avant qu'elle prenne pour époux Hamon d'Aleth ? Josselin de Dinan voyant le jour vers 1000 Roianteline sa mère doit voir elle le jour vers 970-980 soit à peu près 50-60 ans avant la fondation de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes; également 50-60 ans avant que Havoise de Normandie, alors veuve depuis 1008 de Geoffroy 1er de Bretagne, donne en 1034  à la dite abbaye alors en train de naitre le bourg de Chavagne, bourg proche de Rennes, bourg éloigné de cette ville comtale de seulement 14 km et relevant alors très probablement d'icelle [à noter cependant que dans la charte relatant la dite donation de Chavagne faite en 1034 par Havoise le nom de Roianteline n'est point du tout cité. Seul Eudes au travers de son héritage laissé à la faveur de Geoffroy fils de Conan 1er, Eudes étant nommé" Eudonis vicecomitis" ,est lui en effet cité]. Le bourg de Chavagne sera offert à Geoffroy époux de Havoise avant la dite année 1008 par le vicomte Eudes alors sans héritiers aucun et époux de la dite Roianteline celle-ci beaucoup plus tard, en la dite année 1031, donnant à la dite abbaye de Saint-Georges de Rennes une communauté de femmes qu'elle avait du temps de son dit marie Eudes créée personnellement à Chavagne.Ainsi le dit bourg de Chavanne intègrera t-il le douaire de la dite Havoise offerte que sera ce bourg à la femme du duc Geoffroy. Au regard du décès en 1008 de Geoffroy époux d'Havoise, au regard aussi vers 1000 de la naissance de Josselin de Dinan nous pouvons penser que la donation du bourg de Chavagne offerte par le vicomte Eudes , époux de la dite Roianteline, fut faite avant la dite année 1008, mais avant aussi la dite année 1000. Eudes le Vicomte, de son vivant possesseur du dit bourg de Chavagne semble avoir été peut-être plus âgé que son épouse celui-ci  décédant sans héritier avant la dite année 1008.                

    Né vers 960 cet Eudes dit époux de Roianteline, vicomte de sa charge, possesseur de la dite terre de Chavagne, terre  relevant alors du comté de Rennes, à ma connaissance est le seul " Eudes le Vicomte" géographiquement assis ici près de Rennes qui fut cité par l'Histoire avant l'an 1000. Sachant que ce comté sera très peu de temps après le bien personnel de la famille de Porhoet, elle issue de Gue(i)thenoc, puisque Eudes de Porhoet, fils de Josselin et petit-fils de Guethenoc [Guethenoc cela au travers de Guithenoc, me semble avoir été aussi cité avant 1038 lorsque Alain III duc de Bretagne confirmera aux moines de Marmoutier la donation de l'église de Marcillé, donation offerte au Grand monastère par Guerin alors évêque de Rennes. Marcillé, aujourd'hui Marcillé Robert, se trouve seulement à 10 lieues de Chavagne ! Cette charte est intéressante dans la mesure où elle annonce l'existence d'un autre enfant de Guethenoc cela au travers de Junguené alors prestre en fonction en la dite église. Peut-on par cette charte jeté un pont entre Junguené fils de Roianteline, archevêque de Dol et notre dit Junguené fils de Guithenoc ? Guillotin de Corson aurait-il pu "tirer" cette affirmation à la lecture de cette même charte ? Jungeneo filio Guithenoci, presbitero de Marcilliaco teste. , sera dit  en une charte "vicomte de Porhoet et comte de Rennes " peut-on avant l'an 1000 avoir été possesseur de la dite terre de Chavagne, terre assise toute proche de Rennes, avoir été dit aussi "vicomte", sans avoir été pour autant alors le "vicomte de Rennes"  en exercice ?  Le nom de Josselin de Porhoet né vers 1000, celui-ci ayant été le fils aisné de Guethenoc, Guethenoc ayant été lui   la "souche première" des seigneurs de Porhoet , doit-il ou peut-il être rapproché de celui de Josselin de Dinan celui-ci ayant été le fils de la dite Roianteline lui aussi né vers 1000 la dite Roianteline ayant été elle aussi du temps du dit Eundes le vicomte  "possesseur en Chavagne ? Au regard de la dite terre de Chavagne assise proche de Rennes, au regard du fils de Guethenoc nommé lui aussi Junguené, également  de la présence du dit prénom "Josselin présent lui aussi et en la famille de Porhoer et en la famille de Dinan, peut-on penser que le dit Eudes le Vicomte, de son vivant avant 1000  possesseur de la dite terre de Chavagne, fut à défaut d'être le père ou le frère aisné du dit Guethenoc un parent très proche de celui-ci ? Roianteline mère de Josselin de Dinan a t-elle pu être par sa première union la tante du dit Josselin de Porhoet ? Pour moi, mais cela reste ma pensée personnelle bien sur, le dit Eudes le vicomte, en la fin de sa vie "dit" époux de Roianteline, fut très probablement un parent "très très" proche du dit Guethenoc, voir même peut-être son frère aisné. Peu de temps après Conan 1er comte de Rennes le premier seigneur de  Porhoet fut très probablement un "juveigneur" de cette puissante famille maitresse de Rennes et la transmission du dit prénom de "Eudes" prénom  transmis aussi en sein même de la famille ducale par" Eudes fils du dit Geoffroy 1er"  semble bien pouvoir étayer ce fait même. Ainsi Roianteline veuve en première noce du frère supposé de Guethenoc, si le propos de Guillotin de Corson est vrai, aurait-donc été par son défunt époux apparentée à la dite famille ducale issue de Conan 1er. Doit-on pouvoir ainsi  expliquer par cette seule supposition le fait que Hamon le second époux supposé de la dite Roianteline fut choisi  par Geoffroy 1er fils de Conan pour devenir le "gouverneur" de ses propres enfants, à savoir Alsavoir en quelle charte ain et Eudes ? Cela reste bien sur qu'une supposition par moi émise...Cependant pour "preuve de la véracité" de tout cela il serait toutefois très intéressant de savoir en quelle charte écrite l'abbé de Corson à puisé cette ou son information. Voilà Philippe ma pensée...


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  • Message de Philippe BACQUER, envoyé par le formulaire de contact de lanvallayhistoire.eklablog.com
    Sujet : Saint-Solen


    Bonsoir,
    J'ai déjà eu le plaisir de vous féliciter pour la qualité de votre site et de vos informations qui me servent bcp m'intéressant à l'histoire de "notre pays de Dinan".
    Habitant St Helen, Je m'intéresse à l'histoire de la Vairie et je m'interroge sur ce qu'à écrit G. FERRON "d'après ses archives familiales", ne trouvant pas traces d'éventuelles sources pour conforter son écrit (famille DU CAMBOUT, LE SENECHAL, BREFEILLAC- FERRE)
    D'autre part, je trouve une famille CHERTIER, qui se dit Sieur du Meseray, s'agit-il du Meseray en Saint-Solen?
    Merci d'avance pour votre réponse, et vous remerciant du plaisir que je passe à la lecture de votre site..et peut-être de vous rencontrer..
    Philippe BACQUER

     

    Bonjour Philippe

     

    Personnellement pour l'histoire très ancienne de la Vairie mes certitudes, en dehors de la famille Ferron laquelle apparait ici sur cette terre qu'au XVII siècle, comprennent seulement la personne de Guillaume de Brefeillac puisque celui-ci est cité ici même en ces terres en 1513 cela lors de la Réformation de l'évêché de Dol [cité en 1513 comme étant marié Guillaume de Brefeillac doit donc voir le jour vers 1480]. Ce dernier est donc cité possesseur de la Vacquerie, cela donc avec forte certitude, 4 générations avant que ce soit formé le couple ayant uni Eustache Ferron et Renée de Lesquen dite "Dame de la Vairie".                   Les Breifeillac semble avoir été "seigneur" du dit lieu de Breifeillac ce dit lieu étant lui assis en la paroisse de Pommeret entre Yffiniac et Lamballe; ils semblent avoir été aussi seigneurs de la terre de la Lande assis qu'était cette dernière en la paroisse de Saint-Potan proche quant à elle de Matignon. En les dites paroisses de Pommeret et de Saint-Potan les seigneurs de Breifeillac seront cités en des montres dès l'année 1423.  La liaison généalogique directe unissant et les Breifeillac de Pommeret-Saint-Potan et les Breifeillac de la Vacquerie-Vairie de Saint-Solain cités eux en 1513  n'est cependant pas connue mais simplement supposée par certains.

     

    Comment entre temps fut donc transmise cette terre seigneuriale assise en la paroisse de Saint-Solen ? Eustache Ferron voit le jour en 1619, son épouse elle, Renée de Lesquen, voit le jour le 10/10/1632. Cette dernière est attestée Dame de la Verrie ou Vairie par son acte de décès inhumée qu'elle sera en la première église de Saint-Solen [cet acte de décès stipule qu'elle sera Dame du Rocher Bordière par son second mari. Celui-ci sera Eustache Pinczon, écuyer et sieur du Rocher Bordière terre située en la paroisse de Saint-Pierre de Plesguen. Renée est dite fille de messire Alain de Lesquen, chevalier, seigneur de la Villemeneu en la paroisse de Pluduno et de Françoise Ferré Dame de la Vairie. De mémoire et, sauf erreur de ma part, il me semble bien qu'il y eu une affaire successorale de la Vairie entre Renée de Lesquen et les siens. Donc la terre de la Vairie arrive en les sieurs de Ferron du Chesne bel et bien par Françoise Ferré de la Ville es Blanc dite, elle aussi, Dame de la Vairie. Source : 1965 Henri Frotier de La Messelière.Filiations bretonnes. 1650-1912, recneil des filiations] Renée était, et cela il est vrai, bien fille d'Alain de Lesquen et de Françoise Ferré cette dernière étant l'arrière petite fille de Bertrand Ferré et de Dame Peronnelle de Guémadeuc. Françoise au regard de son titre "Dame de la Vairie" semble donc en effet transmettre à ses enfants nés Lesquen la terre de la Vairie. Comment cette terre parvint-elle à son père Daniel Ferré, lequel aïeul de la dite Renée,  lui pris pour épouse Renée de Champagne?  Par hérédité ou bien par acquisition ? Personnellement je n'ai pas la réponse.     

    Nous avons donc autour de la construction de la seigneurie de la Vairie de Saint-Solain la présence des patronymes suivants : les Breifeillac cités en 1513; les seigneurs "Sénéchal";  Daniel Ferré né vers 1560-70 époux de Peronnelle de Guemadeuc tous deux parents de Françoise Ferrée dite "Dame de la Vairie; née vers 1600 Françoise Ferré dite "Dame de la Vairie" épouse d'Alain de Lesquen ci-dessus citée; née en 1622 Renée de Lesquen dite "Dame de la Vairie"  fille d'Alain et de Françoise ci-dessus cités épouse que Renée sera d'Eustache Ferron seigneur de la Vairie par son épouse.

     

    Je n'ai pas envers moi non plus d'information quant à la présence sur les terres de la Vairie des sieurs "Sénéchal". La présence en l'une des pierres de la Vairie des armoiries des " Du Cambout" semble elle pouvoir attester leurs présences ici même mais à une époque probablement postérieure à celle de Guillaume de Brefeillac; d'ailleurs cette famille citée au XVII siècle n'est-elle pas le train union unissant à  la Vairie  les Brefeillac à la famille de Renée de Lesquen via sa mère Françoise née Ferré vers 1600 ou bien par le père de cette dernière, Daniel Ferré, celui-ci voyant le jour vers 1570 ? [Il existe cependant un Guillaume de Froulay lequel, possesseur de cette terre située en Mayenne, prendra pour épouse en 1442 une Marguerite le Sénéchal dite fille de Guillaume le Senéchal.  Son arrière petit-fils Louis de Froulai, encore enfant mineur en 1536, prendra pour épouse le 17/03/1540 Louise de la Vairie elle même fille de Jean seigneur de la Blotière et de Julienne de la Vairie. Y a t'il ici un rapprochement en faire entre ces deux "Sénéchal" ? Il a t-il aussi un rapprochement à faire entre la Vacquerie de Guillaume de Brefeillac né vers 1480 et la Vairie de Julienne de la Vairie née elle vers 1500 ?. Cela je n'en suis pas du tout sur]

     

     

    Pour répondre à votre dernière question il existe en effet une très forte probabilité pour que le bourgeois de Dinan Julien Chertier ai été effectivement possesseur d'une terre nommée du "Mezeray", cela en l'actuel village du Mezeray aujourd'hui assis et en Saint-Helen et en Saint-Solen. Nous rencontrons effectivement ce bourgeois en les registres B.M.S de Lanvallay. Epoux de Nicolasse Guerin [elle est prénommée en 1677 Nicole dans le grand Terrier de Dinan lequel cite Julien Chertier leur fils dit lui "sieur du Mezeray" en la dite année 1677. Pour ce Terrier Julien Chertier et Nicole Guerin, tous deux parents de Julien Cherier fils, sieur du Mesezray, seront dits "sieur et dame des Bouteilles". Julien Chertier fils sera dit "propriétaire d'une maison" assise elle sur le quai de Dinan en la paroisse de Saint-Malo de Dinan. Julien Chertier fils héritera de cette maison et en 1677, toujours pour le grand Terrier de Dinan, il sera dit "marchand" de son état logeant en "la Place du marché civile paroisse de Saint-Sauveur évêché de Saint-Malo" ]. dite aussi "dame du Mezeray", il était le fils de Guillaume Chertier et de Julienne Pigeart. Julien et Colasse seront ainsi tous deux en 1632 cités en les B.M.S. de la paroisse de Lanvallay lors du baptême de Colasse Ermel. Ils auront tous deux pour enfant Guillaume lequel lui prendra pour épouse Guillemette Oren la propre fille de Pierre Oren et de Jacquemine Picot le dit Pierre étant alors sieur des Champsgallés en la dite paroisse de Lanvallay. Julien et Collasse auront aussi pour enfants Jean et Julien lesquels prendront respectivement pour épouse Noëlle Blondeau et Jeanne Jan deux patronymes eux aussi présents en la paroisse de Lanvallay. Au regard de ces seuls contacts multiples avec la dite paroisse de Lanvallay il existe donc une très forte probabilité pour que le bien ayant hier appartenu à Julien Chertier, bien nommé du "Mezeray", ait été effectivement une parcelle de terre ou bien un bâti, quel qu'il soit d'ailleurs, lequel était probablement situé au plus près de la dite paroisse de Lanvallay.

    Voila Philippe.

    Je serai aussi content de pouvoir vous rencontrer


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  • Bonjour,

    Nous nous sommes rencontrés il y a à peu près un an dans le port de Dinan, à l'occasion d'un marché... j'ai arpenté la Vieille Rivière pendant une année et cela a donné une exposition de pièces en végétaux tressés à la Maison de la Rance l'été 2012.
    Je reprends mon bâton pour une 2e année-rando autour du site et me reviennent des questions non résolues. Vous seul pouvez m'aider je pense. D'abord, je ne sais plus dans quel contexte, il m' été donné de voir une photographie d'une peinture de la chapelle : pourriez vous me dire comment la retrouver ?
    L’ermitage : était-il installé au sommet du rocher ou ailleurs ? Qu'est ce qui atteste que les ruines au sommet du rocher sont celles d'un hermitage ?
    Sur la falaise face à l'usine de retraitement des eaux, quelques traces de bâtons de dynamite : le tracé de l'isthme ne va pas jusque là... a t-on abattu le rocher pour faire de la place, et pour quoi ?

    Je vous remercie du temps que vous prendrez à me répondre.
    Très cordialement,

    Nadine Dupeux

     

     

    Le 16 décembre 2013 19:43, Jean-Pierre <jean.pierre.moy@wanadoo.fr> a écrit :

     

    Nadine D...La Vieille rivière, son ermitage et son écluseNadine D...La Vieille rivière, son ermitage et son écluse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La petite tranchée, trace supposée des premiers travaux prévus ici, ceux d'une écluse. Ces travaux seront très vite abandonnés pour être remplacés par la réalisation d'un petit canal exécuté au travers de la montagne, sur la gauche de ce passage aujourd'hui sentier.

     

    Nadine, bonsoir,

    Pour votre première question, relative au tableau peint de la petite chapelle,  malheureusement je n'ai pas envers moi la réponse et croyez bien que je le regrette.

    Pour ce qui est de l'ermitage du petit moine il faut ne pas oublier que l'existence du dit petit moine Balao fait parti intégrante des Saints bretons relevant de notre propre "tradition orale" et "régionale" et que rien, aujourd'hui, ne peut confirmer son authenticité; et cela même si certains patronymes de certaines paroisses aux alentours furent construits à partir de son nom.  Les légendes religieuses ont ainsi quelques fois participé à la construction même de certaines vieilles vérités. Ayant vécu, pour notre tradition orale, au VI siècle, le petit moine aurait donc vécu ici même un demi millénaire avant qu'apparaisse le premier seigneur de Dinan; il aurait vécu aussi six siècles avant qu'apparaisse écrit pour la première fois le patronyme de notre commune de Lanvallay. Il n'existe d'ailleurs, en dehors de cette "légende orale", aucun acte écrit au moyen-âge allant dans ce sens et cela depuis 1201 année en laquelle le nom de notre paroisse fut pour la première fois orthographié.  Alors dire aujourd'hui que ce petit moine fut présent au VI siècle, là où se positionne de nos jours "la Vieille Rivière", que cela soit en sa partie haute ou bien en sa partie basse, est peut-être prendre "certains raccourcis" avec l'Histoire même si certains auteurs, et cela est vrai, au XIX siècle eux l'ont présenté présent ici même.

    L'existence de la maladrerie ici présente au XIII siècle, au plus près de la rivière, au pont à Dinan, à l'inverse est formellement attestée en une charte laquelle fut rédigée en l'année 1219. Donc pour répondre à votre deuxième question il est certain que rien aujourd'hui ne peut confirmer l'existence, ici même, de cet ermitage et celle de son ermite et encore moins la présence de son ermitage en ces murs pourtant anciens formant enclos au dessus du rocher ces derniers n'ayant toutefois pas 1600 ans d'âge et cela malgré leur actuelle assise, ancienne et aujourd'hui maladroite.                                                                                        Le dessus du Rocher, formant un large plateau lequel naturellement et doucement depuis toujours atterrit au plus près du sol, à orient, a probablement de tout temps été exploité par l'homme même s'il est en surélévation par rapport à la rivière. Je pense qu'il faut voir en ces murs les reste d'un grand enclos, peut-être réalisé pour des animaux, monté hier à la pierre sèche. Même si ce mur est probablement séculaire personnellement je ne pense pas qu'il soit plus que millénaire. Le rocher, avant son grand percement,  cela avant même la réalisation du canal d'Ille et Rance"  était la "terminaison" d'une excroissance du plateau de Taden, excroissance formée par un large méandre de la rivière ici présent. Lors de votre errance sur le rocher vous avez pu voir sa terminaison à orient laquelle, douce et naturelle, vient de cette façon mourir ou bien prendre naissance sous les hauteurs même de la Landeboulou. Sa douceur à orient est frappante avec sa face abrupte à Occident, face abrupte due à la réalisation même du canal.

    Le plan napoléonien de 1844 ici laisse deviner très clairement l'emprise hier importante de tout le rocher avant qu'il soit percé en le début de sa dite excroissance. Il montre aussi, en plus de l'activité du port maritime alors ici présent, la présence même d'une carrière, cela des deux côté du dit canal réalisé, carrière de laquelle au XIX siècle on a extrait de nombreuses pierres. Le dit plan napoléonien de 1844  montre très bien que la partie du rocher faisant face aujourd'hui à l'actuelle usine d'épuration était elle aussi exploitée au nom de la dite carrière.

    Voilà Nadine. Pardonnez moi si j'ai été un peu long de mon explication.  J'espère avoir su répondre à vos questions hormis la première bien sur.

    Bonne soirée.

    Jean-Pierre

     

    Un grand merci pour tant de détails précieux. Quelques petites questions encore si vous permettez :
    Vous évoquez une maladrerie : excusez mon ignorance -et celle de mon dictionnaire- : de quoi s'agissait-il ?
    J'aimerais aussi que vous m'informiez sur la manière de trouver le plan Napoléonien. A la BNF ? pouvez vous m'aider dans la recherche... pour moi ça a été très compliqué !

    Merci de votre patience.
    Cordialement,
    Nadine Dupeux.

     

    Bonjour Nadine,

    Ce que l'on appelait "maladerie" dans les anciennes chartes religieuses c'est des établissements en lesquels on apportait des soins aux "malades" lesquels soins, au moyen-âge, n'étaient pas nos soins médicaux d'aujourd'hui. C'était des établissements probablement plus "charitables" que véritablement médicaux. Certaines de ces "maladeries" furent nommées aussi plus tard "léproserie" à moins qu'elles furent en même temps et "Maladerie et Léproserie".
    Saint Marie-Magdelaine de tout temps fut la sainte patronne des morts et à ce titre, très souvent, elle tient en la paume de sa main un crâne humain. A ce titre son "Saint-nom" fut très tôt associé aux "léproseries" lieux en lesquels on acceptait de recevoir ces gens éloignés et écartés de tous. Presque tout l'ensemble des prieurés ayant eu pour nom celui de Sainte-Marie Magdelaine" eurent au moyen-âge, au plus près de leurs murs, la présence d'une léproserie. C'est ce qui fit dire à certains historiens attachés à l'histoire de Dinan que sur le port de Dinan il y eu au dit moyen-âge, proche du prieuré de la Magdelaine, une "léproserie". Le terme employé dans la charte de 1219 reste. pourtant celui de "maladerie" et non de "léproserie".

     Non vous n'avez pas besoin d'aller aux archives pour consulter les plans napoléoniens. Il vous suffit depuis votre ordinateur de vous connecter aux archives départementales des côtes d'Armor en tapant Archives 22  puis de cliquer sur "archives en lignes en la page google. Une fois en leur site vous taper sur "plans anciens" ou bien, à partir de ce texte, cliquez directement sur ce lien :  > cliquez pour accéder à l'outil de recherche
     Vous pouvez aller aussi directement à l'adresse suivantes : http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/AD/cnx/connexion.aspx

    Il ne vous reste plus ensuite qu'à choisir votre ville.

    Sachez que le plan de la vieille rivière est déjà en mon blog en le chapitre nommé les Promenades "Walks" puis : Mon plaisir à la Courbure

    Très bonne après-midi

    Jean Pierre

     

    Génial ! C'est noël !
    Je constate que la chapelle apparait sur le flanc opposé du rocher où vos explications le jour de notre rencontre m'avaient fait penser qu'elle était... mais que c'est précisément là que je la soupçonnais à ma première recherche. Juste à droite du chemin percé dans le rocher... et d'ailleurs pourquoi cette première saignée, abandonnée ensuite : le percement était-il prévu plus large que ce qui a été décidé ensuite ?
    En tout cas encore mille merci pour votre aide.
    Bonne journée.
    Nadine.

     

    Bonsoir,
    J'espère que je ne vous importune pas ?
    Ci-joint un scan d'un plan de la Vieille Rivière, sans référence ni datation... pourriez vous la dater et me dire d'où elle vient ? (la BNF sans doute ?).
    Autre question : le plan que vous m'avez envoyé (détail sur le site), est bien un plan napoléonien redessiné ?
    Il y a des différences.

    J'espère de tout cœur que je ne vous gêne pas. Vos lumières me sont précieuses.

    Cordialement,
    Nadine.

     

    Bonsoir Nadine

     

     

    Il y a quelques années j'ai ré-assemblé, dans un immense plan reconstitué, l'ensemble des plans napoléoniens de la région de Dinan, cette région s'étirant entre Pleudihen et l'entrée du pays d'Evran. Le plan que je vous ai communiqué n'est qu'un extrait de cette grande reconstitution. Ce travail de plus de deux années consista à redécouper chaque plan napoléonien, de Dinan, de Lanvallay, de Lehon, de Pleudihen, de Taden, de la Vicomté etc.  Chaque plan ainsi découpé a formé à lui seul l'un des élément de cet immense puzzle géographique chaque élément découpé étant entièrement redessiné à l'échelle normale dans le moindre de ses traits parcellaires. Tous ses plans ont été ensuite mis en contact les uns aux autres, emboités,  pour former ainsi un immense plan napoléonien de 1844 tout en respectant entièrement l'échelle des géomètres napoléoniens.

    Ce plan fut exposé plusieurs années à la Maison de la Rance avant d'être offert à monsieur Rucet, maire de la Vicomté sur Rance. Ce grand plan, faisant plusieurs mètres carrés, est aujourd'hui exposé à demeure en la Salle du conseil de la dite mairie de la Vicomté, salle en laquelle tout le monde peut aujourd'hui le regarder ou l'étudier. J'ai voulu faire ce plan de façon à pouvoir mettre en image toute la région de Dinan telle qu'eon pouvait la regarder entre 1811-1844, cela avec ses forêts, ses rivières, son habitat, ses voies vicinales, ses parcelles journalières, ses moulins et biefs etc.

    La différence que vous avez pu noté est du au fait que vous avez ouvert le plan de la Vieille Rivière dit de la Courbure qu'à partir des plans napoléoniens de la ville de Lanvallay. La vieille rivière fut en effet rétrocédée à la ville de Lanvallay qu'après le 25/04/1847 et le plan réel, le premier plan, le plan le plus complet de la vieille rivière, le plus intéressant, celui montrant la chapelle, la passerelle, la carrière, le chantier à bateaux etc. est à prendre en les plans napoléoniens de la dite ville de Taden et non pas en la ville de Lanvallay Ce plan se trouve en le dossier D, 6ème feuille, des plans napoléoniens de la ville de Taden. Voila pourquoi vous avez pu remarquer ces différences lesquelles, dans la réalité, n'existent pas puisque j'ai scrupuleusement respecter l'ensemble de tous les plans napoléoniens.

    Je vous remercie très sincèrement pour ce plan. Je pense très sincèrement qu'il fut réalisé au XVIII siècle, avant même que commence les grands travaux d'aménagement du port de Dinan, travaux préparatoires réalisés pour la réalisation du canal d'Ille et Rance. En effet le rocher sur ce plan n'est pas encore percé; le méandre de la rivière est toujours le seul accès permettant de remonter au port. Sur le plan, que je crois être "un plan préparatoire", un "plan d'étude", un "plan de projet", je  pense que l'on peut comprendre que l'architecte responsable du projet était en train d'étudier la "réalisation d'une éventuelle écluse" avec son déversoir, [Les bateaux de tout temps remontant la Rance par ce méandre la présence d'un déversoir dessiné sur ce plan, à la gauche de la sortie du méandre de la rivière, implique forcément en ce projet la réalisation d'une écluse. Cette écluse sur ce plan semble pouvoir être géographiquement implantée à l'endroit en lequel aujourd'hui se trouve être la petite faille dans le rocher. Sauf erreur de ma part cette petite percée ou faille dans le rocher, toujours existante aujourd'hui, semble donc être les prémices des travaux propres à cette écluse laquelle finalement ne sera jamais réalisée puis un "canal"  sera lui réalisé] là où fut finalement réalisée la grande percée du rocher. Ce plan est donc antérieur à la réalisation du canal d'Ille et Rance mais fut très probablement réalisé dans l'étude même de ce projet.

    Je ne connaissais personnellement pas ce plan lequel est pour moi très intéressant puisqu'il met en évidence le projet premier d'une écluse. J'attendrai toutefois sa parution, par la Codi, afin de le mettre sur notre blog.

    Chère Nadine, vous ne me dérangerez jamais.

    Très bonne soirée. Jean Pierre

     

     

    Re bonsoir Nadine,

    Je reviens vers vous, ce soir, même s'il est tard, pour vous faire part d'une dernière pensée. Je vous ai dit, tout à l'heure, que ce plan que vous avez bien voulu me montrer était probablement du XVIII siècle, antérieur à la réalisation du canal d'Ille et Rance cela est sur.

    je pense, maintenant que je vous écrit, qu'il est probablement plus ancien, peut-être même de la première moitié du XVII siècle lorsque fut décidé pour la première fois le percement du rocher formant méandre de la rivière. En 1635, en effet, ont dit que commencèrent les premiers travaux du percement du canal mais ceux-ci durent bientôt s'arrêter devant une opposition manifestée et par le prieuré et par les riverains du port ces derniers redoutant des risques de fortes inondations lors des fortes marées [il fut retrouvé cependant au XVIII siècle, en l'année 1783, dans les archives de la ville de Dinan, un acte écrit relatif à ces premiers travaux. cCes derniers semble t-il furent envisagés dès l'année 1589 même si cestravaux furent commencés vers 1635.Cet acte écrit précise le fait, en effet, que les habitants de Dinan et donc probablement ceux du port aussi, avaient obtenu du roi Henry IV le fait de "pouvoir percevoir un paiement" pour toutes marchandises arrivant à Dinan par  les eaux de la Rance ces mêmes paiements devant financer le coût des travaux du percement de la montagne de Taden. Le "vouloir" de ce grand chantier, au regard de cet acte, lui vu donc le jour au XVI siècle et non pas au XVII siècle].

    La nature de ces premiers travaux, commencés en 1635,  est à ce jour toujours inconnue. Ce soir, au regard de ce plan, ces premiers travaux concernaient-ils la réalisation d'un canal ou bien celle d'une écluse ? En 1635, au regard de la crainte manifestée par les gens habitant au port, ce premier projet n'était-il pas celui d'une écluse pouvant réguler par sa fonction l'impact des marées aussi, cela à l'inverse d'un canal ? Il faut remarquer sur ce plan que du côté de Dinan, de l'autre côté de la rivière, aucun talard ni aucun quai ici ne sont dessinés. Pourquoi cela ? La simplicité du trait dans ce dessin me confirme maintenant dans la presque certitude que ce plan est probablement plus du 17ème siècle que du 18ème siècle. Si en cela j'ai raison alors la petite tranchée ou saignée dans le rocher, toujours présente aujourd'hui, serait ce qui reste de ces premiers travaux lesquels débutèrent en la dite année 1635, travaux presque aussitôt interrompus.

    Voila

    Très bonne nuit. JP

     

     

    Nadine,

    Bonjour,

    Je reviens ce matin sur la petite tranchée, aujourd'hui toujours existante dans le rocher, ainsi que sur le long méandre de la rivière et son parcours avant que soit réalisé le petit canal lequel fut exécuté au travers de ce même rocher. Je reviens aussi sur l'emplacement premier et supposé de la dite petite chapelle celle-ci étant située, comme l'indique un plan de 1847, de l'autre côté du rocher tournée qu'elle était vers Saint-Malo.

    Pour aller au tout début du XVII de l'autre côté de la rivière, face à Saint-Malo, il fallait nécessairement contourner le rocher en suivant le long méandre de la Rivière. Parcours excessivement long pour se rendre à cette même époque en la petite chapelle de la Courbure si celle-ci était déjà implantée ici même, en ce début du XVII siècle. Son emplacement premier devait-être alors en un autre lieu, très probablement implanté devant le rocher et non pas en son derrière, tournée assurément vers Dinan.

    La chapelle est citée présente en la Courbure dès l'année 1640; bien religieux du Chapitre de Saint-Malo de Dinan elle est alors assise sur les terres de monsieur Collet possesseur des terres, métairie et moulin de Baudouin en Taden. Cette chapelle est en cette même année 1640 dans un fort état de vétusté et monsieur Collet obtiendra, sur l'appui de Monseigneur Achille de Harlay, évesque de son état, la restauration de la petite chapelle laquelle restauration incombait au dit Chapitre de Saint-Malo de Dinan ce dernier ayant jusqu'à lors refuser de faire faire les travaux nécessaires. Ce désaccord durera quelques années, probablement devant le cout important des travaux nécessaires. En 1647, sept années après 1640, le dit Chapitre de Saint-Malo semble obtenir l'autorisation de procéder au déplacement de la petite chapelle en faisant édifier un nouvel édifice lequel, construit de l'autre côté du rocher, lui sera tourné regardant vers Saint-Malo. Fallait-il alors pour ce rendre en icelle toujours contourné le dit rocher ?

    L'édification de cette nouvelle chapelle, édifiée au lendemain de la dite année 1647, correspond étrangement, à quelques années près, à l'époque en laquelle furent commencés les premiers travaux de "canalisation de la Rance" lesquels aux XVIII-XIX siècle allaient déboucher sur la réalisation du dit petit canal. Ces travaux en effet ayant été entrepris vers 1635 commencèrent donc une dizaine d'années seulement avant l'édification de la nouvelle chapelle aussitôt abandonnés qu'ils furent.

    Au regard de ces travaux commencés en 1635, au regard de l'édification de la nouvelle chapelle en 1647, chapelle située de l'autre côté du rocher, nous pouvons peut-être penser qu'en effet était déjà présente, en la dite année 1647, la petite tranchée citée ci-dessus là où, à la même époque, un plan préconisait lui la réalisation d'une écluse [ce plan implante la petite église déjà tournée vers la mer. Ce plan serait donc antérieur à la construction même de la nouvelle chapelle faite, elle, en 1647. Au regard e de cette information nous pouvons peut-être penser que quand ce plan fut réalisé la dite petite saignée ou tranchée était alors déjà réalisée].

    Voilà Nadine

    Très bon week-end.

    Jean-Pierre


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