• Avant,  quelques mots sur les origines du château de Dinan...

     

    La Maison de Dinan; maison princière du XIV siècle.

     

    Le château de Dinan et la porte dite du Guichet murée ; dessin  de Peter Hawke (Peintre anglais né en 1801. Peu de temps après la Révolution française de 1830 il vint à Dinan ville en laquelle il fera quelques travaux, notamment des travaux préparatifs pour la réalisation de certains vitraux de l'église Saint-Malo de Dinan. Ayant émigré aux états-Unis d'Amérique, puis en Espagne, il décédera à Tunis en 1887 à l'âge de 86 ans) exécuté avant 1850 "Statistique illustrée de la ville de Dinan, Charles Lecoq". 1850.  Remarquez l'absence, ou la disparition, de l'ancienne cour basse laquelle, enfermée hier en un bâtiment construit, servait alors de cour de "réception".             L'édification de ce château fut décidée le 3 novembre de l'année 1382 sur commandement de Jean de Montfort, alors duc de Bretagne. Construit dans la dernière période du 14ème siècle ce château fut édifié à l'emplacement d'un bâti originel plus ancien lequel élevait ses murs au plus proche de la porte dite du Guichet laquelle, antérieure au donjon, fut très probablement construite quant à elle beaucoup plus tôt, au 13ème siècle. Ce bâti originel était-il un ancien premier château ? Formée de deux tourelles comprenant des archères, tourelles nommées encore aujourd'hui Lambaudaye (cela depuis le 17ème siècle temps en lequel elles sont ainsi nommées sur un plan et devis tous deux rédigés. La porte du Guichet semble contenir en son appareillage deux périodes bien distinctes, la partie supérieure ayant des pierres différentes et cela au dessus du cintre de pierre surplombant l'arc en ogive de la herse. Cette partie supérieure de la porte fut peut-être refaite lors de l'édification du donjon semble t'il), la porte du Guichet formait dans sa structure même un Châtelet protégeant dans sa fonction l'entrée alors principale de la ville de Dinan. La porte du Guichet fut murée sous la Ligue, vers 1590, l'année 1585 étant l'année en laquelle la ville de Dinan s'offrit aux gens en armes de la ligue du duc de Mercoeur et 1598 étant l'année de la fin des troubles que ce même mouvement avait forcément induit (le chasteau, fossez et pourprins dicelluy ou y avoit ung coulombier par pied avecq plusieurs maisons démolyes et abattues pres le lieu ou estoit, et est la porte du Guischet a present bouschée et furent de la manière abattue et démolye par ordonance et commandement de monseigneur le gouverneur Philippe Emmanuel de Loraine, duc de Mercoeur et de Penthièvre, pair de France, prince du Sainct empire et de Martigues, auquel a esté présenté requeste a ceste fin au moys de juin mil cinq centz quatre vingtz quinze estant lors en ceste ville ou il promis faire ladicte récompense...). Elle demeura ainsi fermé de très longues années puisque fut décidée en 1620, soit dans la première partie du 17ème siècle, la construction de la porte dite de Saint-Louis afin de permettre de nouveau l'accès en la ville de Dinan et cela depuis le chemin séculaire arrivant sous les murs du donjon depuis Rennes (cette porte séculaire sera de nouveau ouverte mais il faudra pour cela attendre 1932, plus de trois siècles après qu'elle fut murée) . A la droite de la dite porte du Guichet, porte plus tardive dans sa construction et à cette porte dite du Guichet et au château ou donjon, se dresse toujours aujourd'hui la tour dite de Coëtquen laquelle fut édifiée au 15ème siècle (la famille seigneuriale de Coëtquen, issue des seigneurs de Lanvallay au 12ème siècle, donnera au travers et de Raoul et de Jehan de Coëtquen deux gouverneurs ou capitaines à la ville de Dinan, tous deux respectivement entrés en charge et en 1449 et en 1476). Nous avons ainsi en cet endroit des remparts de Dinan et sur une distance très petite une suite d'édifications défensives s'étirant dans le temps cela du 13ème siècle au 17ème siècle.

     

     

    Avant,  quelques mots sur les origines du château de Dinan...

    Le Château de Dinan en 1807. Dessin de François-Agathon du Petit-Bois tirée du livre "La Fontaine des Eaux minérales de Dinan, livre réalisé en 2012 par Charles Montécot, écrivain-photographe. Remarquez la présence sur la gauche des anciens fossés secs alors présents ainsi que la présence d'un corps de logis originel au devant du château, corps de logis déjà absent en 1840 lequel enfermait hier une "cour basse" servant de lieu de réception [à la gauche de cette cour basse intérieure se positionne, ici en fond plus blanc, l'ancien petit pont levis ce dernier servant uniquement pour le passage des hommes se présentant au château]. Ces dessins, réalisés au 19ème siècle, peuvent nous interpeller dans le fait qu'ils nous montrent tous deux et très clairement la présence d'un fossé sec encore étroit et profond sous les murs même du Donjon, interpellation due au fait que ce fossé fut nivelé et planté pour la première fois au 18ème siècle, en 1745, et cela sous la mandature du Charles Duclos-Pinot. Ce travail sera réalisé afin de permettre la création d'une nouvelle promenade autour des remparts de Dinan (au tout début du 18 siècle, lors de la venue à Dinan en 1701 de l'architecte militaire Garengeau, le fossé sec était toujours présent au pied du château. Celui-ci allait alors au delà de la porte du Guischet puisque le dit Garengeau le présenta comme s'étirant jusqu'au socle même de la Tour de Coëtquen). Le château fut probablement tout au long de sa vie déjà passée l'objet de plusieurs temps fort de travaux et cela quels qu'ils aient été. Toujours est-il que les dits travaux mentionnés ci-dessus, ceux-là mêmes qui furent réalisés au mois de Juin 1595, furent la cause d'un litige lequel opposa et la Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan  et le représentant de l'autorité ducale alors en fonction en cette ville. En effet la démolition des différentes maisons ordonnée par le duc de Mercoeur supprimait de ce fait à cette Fabrique, laquelle percevait sur ces mêmes maisons des rentes seigneuriales la Fabrique de la paroisse de St-Sauveur de Dinan étant propriétaire de ces mêmes biens bâtis, des revenus annuels réguliers. L'église de St-Sauveur n'étant toujours pas terminée en 1595 le duc permit de verser en compensation, pour la continuité de son édification, une rente de 40 sous d'indemnité. Cette rente, 30 ans après, en 1624, était toujours revendiquée par la même Fabrique. Ce procès peut être intéressant d'être su dans la mesure où il nous indique clairement l'étendue foncier de cette même Fabrique laquelle était donc propriétaire de biens juxtaposant le dit château de Dinan le fief de la "Trinité Saint-Sauveur" étant la juridiction même de la Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan, juridiction dont la dota Charles de Blois vers 1344  (pour estre la dite fabrique réparée des torts et préjudices de la perdition de rentes au nombre de plusieurs qui étaient deues sur les maisons, cours et jardrins sus lez le chasteau et la porte du Guischet a Dinan, lesquels terrains ont esté prins pour les fortifications du chasteau et pourpris par les capitaines et gens de guerre du duc de Mercoeur. Lesdites maisons, jardrins et coulombier a pigeons volants sous la juridiction de la Trinité et a debvoir de rente et d'obeissance...).

     

     

    Avant,  quelques mots sur les origines du château de Dinan...

    La porte du Guiche antérieure au château. t XIII siècle

     

    Ci-dessus la Porte du Guischet et ses deux appareillages de pierre distincts, la partie supérieure ou en surélévation de la porte ayant une pierre identique à celle utilisée pour le donjon. La porte originelle étant probablement du 13ème siècle, le pont levis n'apparaitra que plus tard la porte du Guichet ayant eu dès son édification, pour élément principal de sa défense, qu'une herse intégrée dans l'épaisseur même de la porte, herse coulissante entre les deux arcs en ogive ici visibles. Le nom de Guichet doit probablement trouver son origine dans le terme Guichet lequel servait à désigner une petite porte laquelle était insérée dans une plus grande porte, l'ensemble faisant ainsi un tout.                                                                                                                                               Cette porte semble avoir de tout temps "ouvert ou fermé" la voie principale desservant la ville seigneuriale de Dinan, cela depuis la ville Rennes, desservant aussi en cela l'un des grands marchés de Dinan. En effet au moyen-âge, cela au travers de ses seigneurs, une partie de la ville de Dinan était aussi possesseur de Léhon et de son château; cela était vrai en l'année 1168, année en laquelle Henry II roi d'Angleterre fera mettre à bas le premier château-fort de Lehon alors bien de Rolland de Dinan seigneur de Léhon et de Becherel. Il est vrai qu'au XII siècle l'un des grands marchés ou foires de Dinan pour sa draperie avait peut-être régulièrement lieu au plus près de la place fort de Léhon [nous pensons cela au seul regard de tous les moulins de Brachessac lesquels au XII siècle, moulins à feulon pour les draps ou tissus étaient, en quantité importante, tous présents au plus près de l'abbaye de Saint-Magloire de Lehon et pour la plus part d'entre eux relevant de cette même abbaye. En 1286, lors d'une donation faite à l'abbaye de Saint-Albin, par Gervaise Dame de Dinan et de Lehon, il sera indirectement précisé que les foires avaient lieu à Dinan. Cette donation correspondait alors à une valeur financière offerte à la dite abbaye et applicable et sur les draps vendus lors de ces foires mais aussi aux taxes imposées aux usuriers prêteurs d'argent. Lire la charte ci-dessous... ]. Mis à mal après l'ingérence de 1168 et la destruction du castel ce même marché plus d'1 siècle après semble, cela à défaut d'avoir disparu,  avoir "intégré" dès l'année 1286 les murs même de Dinan même si le château actuel de Lehon fut peu de temps après 1168 reconstruit sur le mandement de Roland de Dinan lui même. Roland, la paix retrouvée, en effet, était lui devenu le nouveau sénéchal de Bretagne pour le même roi Henry II d'Angleterre. Y eut-il au XII siècle au pont de Dinan aussi un marché  puisque la navigation fluviale elle aussi pouvait desservir un tel marché ici établi ? Universis Christi fidelibus a quos litterae istae pervenerit, Gervasia Domina Dinanni salutem in Domino. Noveritis quod ego in viduitate mea post mortem bonae memoriae Richardi Marescalli quondam mariti mei, pro salute animae mea et pro salute parentum et haeredum meorum dedi, et confirmavi in puram et perpetuam eleemosinam Abbatiae Sancti Albini Cisterciensis Ordinis, Briocensis Diocesis, ad victum et vestitum unius monachi, qui in honore beate MarieVirginis, in eadem Abbatia celebrabit , pro mea et pro mei haeredibus, duodecim libras annui redditus et eas assignavi omni anno recipiendas in Draperia de Dinanni de primis redditibus meis, libere, pacifice et quiete. Et nisi duodecim illae librae infra nundinas Dinanni solverentur, marcham argenti pro poena cum duodecim illis libris praepositi mei reddant dictae abbatiae sine contradictione.  Et ut donatio ista rata et inconcussa in futurum permaneat, litteras istas sigillo meo sigilli, et ad majorem confirmationem dominus Gaufridus Macloviensis episcopus ad petitionem meam his litteris suum sigillum apposuit in testimonium et munimen . Actum anno gratiae 1236 die martie proxima post festum beati Thomas Apostoli

    Traduction :  Pour tous les fidèles du Christ à qui cette présente lettre parviendra, Gervaise seigneur de Dinan salut en le Seigneur. Sachez que moi dans mon veuvage, après ma mort [et pour ] la bonne mémoire de Richard Marechal [ou Richard le Marechal seigneur de Longueville, puis de Dinan aussi par son union avec Gervaise.], autrefois  [ici je ne comprends pas très bien puisque nous sommes en l'année 1236 et que 1 an plus tard, en 1237 exactement, Richal le Marechal et Gervaise feront tous deux une  nouvelle donation mais à l'abbaye de Savigny cette fois. Il s'agit peut-être ici de ses deux premiers veuvages Richard étant lui son troisième mari. Mais alors pourquoi dit-elle ici du dit Richard : autrefois mon mari ? Cependant à défaut d'être une fausse charte la dite date de 1237 est très probablement une erreur  puisque Richard semble en effet mourir en Irlande en l'année 1234. Il semble avoir été l'époux de Gervaise dès l'année 1224 puisque en cette même année 1224 il fera à l'abbaye de Beaulieu une donation en tant que "seigneur de Dinan". Richard était l'un des cinq fils de Guillaume comte de Pembroc en son vivant "grand maréchal" d'Angleterre; de son vivant Richard sera lui aussi seigneur de Longueville, comte de Pembroc et maréchal d'Angleterre] mon mari, pour le salut de mon âme et pour le salut [de celles de mes] parents et mes héritiers donne, [Gervaise de Dinan après ses veuvages successives, elle avait en effet successivement épousé et Juhel baron de Mayenne et Geoffroy vicomte de Rohan, épousera en troisième noce Richard le Marechal seigneur de Longueville en Normandie. Guillaume de Pembroc père de ce dernier, lequel de son vivant sera considéré comme étant le meilleur cavalier du monde, sera choisi pour être le tuteur de Henry d'Angleterre dit le Jeune pendant sa minorité celui-ci étant l'un des fils légitime d'Henry II. Guillaume épousera Isabelle de Clare fille de Richard comte de Pembroke ou de Pembroc  et de Buckingham. Agé de 68 ans William le Marechal sera au côté de William III de Lanvallei lorsque sera signée la Magna Carta en l'année 1215; il meurt quatre ans après, en 1219 ayant été aussi régent d'Angleterre en 1217. Le "gisant" de William de Pembroke est toujours aujourd'hui visible en l'église du temple à Londres] et confirme en pure et éternelle aumosnes [a] l'abbaye de Saint-Albin de l'Ordre des Cisterciens, diocèse de Saint-Brieuc, les moyens d'existence et de vêtement [pour] un moine qui honorera la bienheureuse Vierge-Marie en la même abbaye pour moi et pour mes héritiers,  et leur affecter chaque année la réception de12 livres de loyer annuel en les draps de Dinan [la perception des premières taxes appliquées sur les draps de Dinan] sur mes premiers revenus, libres, pacifiques et tranquilles. Et à moins [et nisi = et en plus ?]  douze livres acquittées dans les foires de Dinan, [par les] marchands d'argent pour la punition, ces douze livres que mes superviseurs rendront à la dite abbaye sans opposition. Et que cette charte soit ratifiée et incontestablement poursuivie dans l'avenir, cette lettre scellée de mon sceau, et pour une plus grande confirmation Geoffroy évesque de Saint-Malo à ma demande [sur] cette lettre a apposé son propre sceau en témoignage et protection etc. Acté [promulgué] en l'année de Grâce 1236 en mars après la fête de Saint-Thomas l'apôtre.

     

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    Le donjon fortifié de Dinan fut réalisé au lendemain du conflit ayant opposé et Olivier V de Clisson, (Olivier 1er de Clisson, né vers 1205 et mort en l'année 1265, sera en lutte contre Jean 1er duc de Bretagne, fils de Pierre Mauclerc. Olivier 1er aura pour enfant Olivier II lequel aura lui aussi, pour 1er souverain, Jean 1er de Bretagne dit le Roux. Jean 1er  entrera en conflit important avec l'évêché de Nantes provoquant ainsi une très forte réprobation de l'ensemble des évêchés bretons, ces derniers l'excommuniant et l'obligeant ainsi, en 1256, 3 ans après cette sentence religieuse, de se rendre à Rome afin de lever cette même excommunication. Le pardon lui sera donné le réintégrant ainsi dans la Communion de l'Eglise avec, toutefois, des lois et des obligations à faire appliquer et à faire respecter en son duché. Ne respectant pas ses obligations imposeés, Jean le Roux se brouillera de nouveau et avec l'évêché de Nantes et avec certains grands de son duché aussi lesquels vont se dresser contre leur souverain. Dinan au cours de ce conflit sera la proie des flammes et la Chronique rapportera simplement que cette ville fut brulée. Le fut-elle dans sa totalité ?)  ce dernier étant breton et ancien lieutenant de Charles V roi de France, et le duché de Bretagne Ollivier s'étant emparé de la ville de Dinan y emmenant moultes fortes luttes et désolations (Charles V décédant le 16/09/1380; son fils Charles VI sera couronné roi de France  à l'âge de 12 ans. Deux mois à peine après son couronnement, Bertrand du Guesclin ayant trouvé la mort, Charles VI sacre Olivier de Clisson "connétable de France"). Jean de Montfort, réfugié en Angleterre et époux de Jeanne de Hollande, arrière petite-fille d'Edouard 1er roi d'Angleterre, est rappelé par les bretons (Ou Jean IV de Bretagne  lequel, né en 1339, eu pour parents Jean III de Montfort et Jeanne de Flandre. A la mort de son père survenue en 1345, il hérite de l'Honneur de Richemont et du comté de Montfort ainsi que de la couronne ducale de Bretagne cette dernière lui étant disputée par Charles de Blois. Cette guerre civile va durer de nombreuses années pour prendre fin à la bataille d'Auray au cours de laquelle Charles de Blois trouvera la mort, le 29/09/1364. Quelques mois après, en 1365, Jean signe un traité de paix à Guerande avec Jeanne de Penthièvre, Jeanne étant la veuve du feu Charles de Blois. Ce traité donnera pleinement la couronne ducale à Jean IV. Durant le déroulement de cette guerre civile, Jean de Montfort ira à plusieurs reprises trouver refuge en Angleterre prenant même pour 1ere épouse, en 1355,  Marie d'Angleterre, fille du roi Edouard III et propre soeur du Prince Noir lequel sévit déjà en France puisque la guerre dite de 100 ans, guerre longue ayant opposée et le royaume de France et le royaume d'Angleterre est déjà commencée depuis 1337. Cette première épouse décédant en 1362, Jean épousera en seconde noce  Jeanne de Hollande, fille de la comtesse de Kent et belle-fille du même prince Noir hier son beau-frère par sa première épouse Marie. Quand Jean est reconnu seul duc de Bretagne, en 1365, Jeanne de Hollande, née de mère anglaise, par ce fait devient duchesse consort de Bretagne à part entière. Nous voyons très bien ici les liens tissés entre ces deux royaumes, l'un duché et l'autre royal.  le Royaume de France et  le royaume d'Edouard III d'Angleterre, ce dernier étant l'ancien beau-père de Jean de Monfort, sont alors tous deux déjà entrés en guerre. Les liens de protections ayant unis hier Jean à l'Angleterre vont perdurer et Jean ira jusqu'à confier certaines places fortes à des capitaines anglais comme le sera, par exemple, la ville de Brest soulevant ainsi un certain mécontentement parmi ses grands vassaux mais aussi à la propre cour de roi de France. Attaqué par Charles V, ce dernier lui reprochant d'avoir des liens trop tissés avec la couronne d'Angleterre,  et sans être défendu par son propre pays, Jean s'en retourne outre-Manche afin de fuir les coups portés par le roi de France. En 1379, aidé par certains grands capitaines Bretons dont notamment le Connétable du Guesclin, le vicomte de Rohan, Olivier de Clisson et le sire de Laval, Charles V tentera, en l'absence de Jean, de confisquer le duché de Bretagne afin de pouvoir l'annexer à sa couronne. Révoltés par ce dessein d'unification qu'ils jugent contre-nature, les grands de Bretagne forment un ligue laquelle est alors placée sous les Ordonances directes des sires de la Hunaudaye, de Montafilant, de Beaumanoir et de Montfort, ligue formée peu avant que les bretons fassent savoir à Jean de Montfort leur souhait à tous de le voir revenir en son duché. Le 22/07/1379, avec des promesses militaires faites par Richard roi d'Angleterre, à savoir  notamment 2000 hommes en armes et 2000 archers, Jean s'embarque  a Soutampton en direction de Saint-Malo. A peine arrivé, il est acceuillit par ses grands capitaines déjà cités ci-dessus  ces derniers ayant aussi à leur côté le vicomte de Dinan; 300 lances ainsi l'accuillirent. Le 06/08/1379, Jean arrive à Dinan et s'en alla trouver logis chez les Frères Prêcheurs de Dinan; le 20 août il est devant les murs de Rennes.                                                             Décidés en 1382, les travaux de construction du château de Dinan connaitront le décès de Jeanne de Hollande puisque cette dernière meurt en 1384; en 1386 pour une 3ème fois Jean de Montfort va prendre femme et il choisira pour faire cela Jeanne de Navarre cette dernière étant l'enfant de Charles le Mauvais et de Jeanne de France celle-ci ayant eu pour père Jean II dit le Bon roi de France. Jeanne de Navarre donnera à Jean IV de Montford 9 enfants dont Artur III futur duc de Bretagne. Jean IV de Monfort décédant en Novembre de l'année 1399, Jeanne son épouse épousera 4 ans plus tard, en 1043, Henry IV roi d'Angleterre prétendant à la couronne de France.) quant Olivier de Clisson parmi d'autres, accédant à la demande du roi de France, oeuvra pour réunir la Bretagne au royaume de France, ce conflit ayant positionné Olivier de Clisson peu de temps après, dans la tête des bretons, du seul côté de la traitrise. Vainqueur d'Olivier de Clisson, ce dernier étant obligé de quitter la Bretagne, Jean de Montfort est présent à Dinan dès le 06/08/1379 ville en laquelle il tint alors un conseil au cours duquel il déclara son dessein de faire la guerre au roi de France;  quelques jours après il franchit triomphalement les murs fortifiés de Rennes entrant ainsi dans cette ville le 20/08/1379 (En 1372, avant cette date de 1378 en laquelle Jean revient en Bretagne, ce dernier, alors duc de Bretagne, passe de nouveau un accord avec le roi d'Angleterre soulevant ainsi un grand élan de colère chez la plus part des capitaines du duché de Bretagne. De ce fait les familles seigneuriales de Beaumanoir, les Laval et  les Rohan, en autres, se soulevèrent contre ce traité et donc contre Jean de Montford lui même; parmi ces grands capitaines se trouve également Ollivier de Clisson lequel, peu de temps après, prend fait et cause pour le royaume de France. Devant ce mouvement de rebelion Jean de Montfort revient très vite sur ses dispositions prises précédemment permettant ainsi, à la Paix, de revenir en Bretagne. Ce prince néanmoins, autant angloiz dans ses penseés qu'il est breton de sang, oublie ses dernières promesses nouvelle attitude pouvant, de ce fait, représenter une nouvelle menace pour le royaume de France dont une très grande partie de son armée était alors placée sous le commandement direct de Bertrand du Guesclin. Devant ce nouveau revers du duc de Bretagne Bertrand du Guesclin, dirigeant  toujours l'armée du roi de France, accourt aussitôt en Bretagne, puis assiège et prend Dinan. Devenu le maitre de cette ville en laquelle il avait combattu précédemment Thomas de Cantorbery, un chevalier du duc de Lanclastre lors d'un champ, il parvint une nouvelle fois à repousser l'armée anglaise au plus près de la mer. C'est dans la continuité de cette lutte qu'Ollivier de Clisson prétendit unir le duché de Bretagne à la couronne de France. Duguesclin, incompris lui aussi par les siens bretons, suite au siège de la ville de Dinan, passera désormais pour un traite, fidèle vassal du roi de France).  Le 05/03/1380, quelques mois seulement après son entrée triomphante dans Rennes, Jean de Montfort est de nouveau devant les murs de Dinan et, revisitant cette ville, il décide en autre de l'édification d'un chastel  ainsi que de la reconstruction ou re-fortification des remparts de la ville, remparts alors déjà existants. Il semble en effet, à la lecture d'une charte relative à l'édification de ce même château, que ce dernier fut édifié à l'emplacement d'une récente demeure déjà en la possession de la maison ducale de Bretagne.  Le texte toutefois reste très vague quant à cette première demeure; tout réside dans la tournure d'une phrase écrite. Quant est-il alors exactement ? Pour permettre cette réalisation certaines propriétés furent aussitôt confisquées, déposées ou détruites, et certains maistres de corps d'état appelés aussitôt.                                                                                                      Le château de Dinan fut construit à l'extérieur des remparts et positionné au plus près du grand chemin principal reliant la ville de Dinan à la ville de Rennes et son emplacement fut peut-être décidé en fonction de l'importance stratégique que représentait alors cette même voie de communication, vieille et ancestrale. Il ne fait pas de doute en effet, aujourd'hui,  que les premières heures et la fonction du débouché de ce grand chemin pénétrant en la ville de Dinan, après avoir franchit ses remparts, aient été antérieures à l'édification même de ce château.  La voie principale et actuelle permettant aujourd'hui de traverser Dinan et d'en sortir, en son Orient, se dirigeant vers Rennes, n'existait alors pas dans sa présente totalité puisque cette percée de Dinan, en amont de l'actuelle porte de Saint-Louis,  ne sera réalisée que dans la seconde moitié du 18ème siècle, en août 1781, lorsque sera décidée la réalisation d'un nouveau grand chemin devant relier  et le port de Dinan et le château; ce nouveau chemin sera nommé le "Grand Chemin des Vaux" (Venant du castel de Léhon, la dite Place du Champ était desservie intra-muro par l'amont du grand chemin tourné vers Rennes lequel prenait naissance au plus près du château, à la sortie de la porte du Guichet; il est toutefois possible que ce même champ, au 13ème siècle (malgrè la vente de la seigneurie de Dinan faite en 1283 à Jean 1er de Bretagne, vente réalisée par Henry d'Avaugour, cette famille seigneuriale conserva toutefois, en cette même ville de Dinan, des droits de dimes appliqués sur les marchés et les foires, certains de ces droits s'appliquant ainsi au dit Champ. La présence de ce Champ est donc attesté dès le 13ème siècle et ce fait est confirmé par une doléance faite par Henry d'Avaugour, fils du précédent, protestation déposée pour non respect de ces mêmes droits de foires et marchés. Voici une partie de cette protestation rapportée par Monier, page n° 432 : come le champ ez chevaux de Dynan soit quemun entre le duc de Breteigne  e le devant dit Henry et le duc de Breteigne qui mort est de nouvel, ait baillé places et feit fere meisons es leux ou ledit Henry aveit sa quemunauté  e sesine de i tenir les batailles quant ils estoient jugiées, et de lever ses coustumes es feires e ez marchiez...), ai été beaucoup plus grand que la surface que nous lui connaissons aujourd'hui et qu'il se soit étiré jusque dans le prolongement de la dite porte du Guichet. Cela reste toutefois qu'une éventualité devant être confirmée; dans cette supposition, et seulement dans cette supposition, le champ serait alors venu se terminer sur les enclos religieux du couvent des Jacobins (L'enclos de la communauté des Jacobins était immense. Dans son entier, il allait jusqu'au jardin des frères La Mennais, de celui de la Victoire et du Collège communal actuel. Ces libéralités furent...Odoricci, page n° 314) séparé de ces derniers, au 15ème siècle, par la rue de Léhon laquelle est citée dans un acte d'expropriation rédigé en l'année 1481 lorsque fut fondé le couvent des Clarisses. Quoi qu'il en soit, lorsque le château fut construit, le dit Champ au tout début du 15ème siècle allait finir son étendue au pied de celui-ci, ce fait était lui même confirmé par une autre charte relative, quant à elle, à un aveu rédigé le 08/01/1420 par la fabrique de l'église de Saint-Sauveur de Dinan. Voici patiellement cet aveu lui aussi relevé par Monier, page n°252 : l'emplacement fons et deport ou est a present esdifie les chasteau, porte, muraille, coulombier et belle (belle: nom donné au cour fermée en lesquelles se déroulaient les jouxtes, dite place d'Armes aussi) dudict chasteau de ceste ville jouxte le Champ comme il se poursuyt ...                                                                   Le chemin intra-muro lequel depuis la place du Marchix desservait le dit Champ venait, quant à lui,  mourrir sur la même porte du Guichet, la descente ou son prolongement actuel que nous lui connaissons vers la rivière et nommé lors de sa réalisation "Route Royale n°176" , n'existant pas encore. Reprendre le plan du Quartier des Jocobins de 1778 à la rubrique consacrée à Alain de Lanvallay pour mieux comprendre ce sujet ici abordé. Jusque dans le courant du 18ème siècle, en direction de la rivière de Rance, seulement deux voies possibles existaient donc alors. La première était la rue dite du Jerzual laquelle, dans son prolongement, divisait déjà la ville de Dinan en deux paroisses, celle dite de Saint-Sauveur de Dinan et celle dite de Saint-Malo de Dinan. L'accès de cette première voie se faisait principalement par le débouché oriental de la Grande rue, cette dernière étant  déjà citée au 15ème siècle lors de l'édification de la nouvelle église de Saint-Malo de Dinan; un autre de ses accès se faisant au derrière de l'église de Saint-Sauveur de Dinan par la rue du Coignet cette dernière permettant de rejoindre  le dit Jerzual, peu avant la porte dite du Jerzual aussi, par l'actuelle rue nommée aujourd'hui "Trois-Quart" (la partie basse de la rue Haute-Voie et l'actuelle rue Michel n'existant alors pas encore). La seconde voie quant à elle était celle qui, franchissant la porte du Guichet, au plus près du Château, redescendait sur la rivière via le bourg et le pont de Léhon).                                La rue du Jerzual quant à elle, reliant la ville haute à la rivière, permettait surtout un accès direct à la dite rivière et donc au port de Dinan pour le chargement et le déchargement des différents produits venant et partant par la Rance mais ne permettait, en aucun cas, de rattraper la direction de Rennes par le versant oriental de la vallée de la Rance, le pont de Dinan franchit. En effet l'actuelle rue de la Madelaine elle non plus n'existait pas encore ; le cheminneuf, sa toute première dénomination connue, n'ayant été réalisé que dans la seconde moitié du 16ème siècle.  Au port de Dinan, de l'autre côté de la rivière, une fois le dit pont franchit, seule l'actuelle rue de l"Abbaye existait alors mais très probablement avec un aspect entièrement différent que celui que nous lui connaissons aujourd'hui et avec une fonction toute aussi différente également. Hors de la seigneurie de Dinan et desservant le fief religieux du prieuré du Pont à Dinan, le cheminement de cette voie prieurale était probablement mal habile, elle se présentait tout aussi probablement sous la forme d'une  servitude ayant pour role essentiel que la desserte haute de la vallée de Bretagne laquelle étirait ici même sa terre large et étendue au dessus du dit prieuré. En conséquence, l'arrivée à Dinan, par voie de Terre, pour toute personne ou toute marchandises provenant de la ville de Rennes, se faisait donc essentiellement ou uniquement par ce chemin lequel, peu de temps après avoir franchit la rivière de Rance au pont à Léhon, entrait en Dinan. Un aveu rédigé en 1420, quelques 60 années après que fut prise la décision de la construction du château, nous apprend que ce dit château, proche du Champs sur lequel Bertrand du Guesclin lutta pour défendre l'honneur de son frère puisné, contenait une cour ou place d'arme proche le séparant du dit champs. Un acte plus tardif, rédigé en 1526 et retrouvé dans le Pouillé de l'église de Saint-Sauveur de Dinan, nous donne d'autres informations notemment le fait que la porte du Guichet, sous laquelle parvient et passe le dit grand chemin reliant Dinan et Rennes, fut reconstruit lors de l'édification du Château (ont confessé plusieurs capitaines soubz les princes qui en celly temps la capitainerie y ceulx lieu ou a este rediffié le dit chausteau  et muraille et porte du Guischet et ung emplacement aioingt  de celle servante a une poterne...).                                                                                                              Cet acte, pour nous, est également important dans la mesure où il nous présente le premier sieur de la Landeboulou, terre assise en Lanvallay, à savoir le sieur  Guillaume Guiton.  Voici ce que Luigi Odorici disait en 1857 sur ce château quant il écrivit son ouvrage consacré à l'Histoire de Dinan :   En consultant la copie d'un vieux plan des fortifications, nous avons pu nous faire une idée sur la physionnomie de cette place d'armes, de ce château. C'était un rectangle tronqué dont la face ou base s'étendait du donjon parallèlement au fossé jusqu'à une faible distance de la Porte Saint-Louis. La porte du Guichet en occupait presque le milieu; elle était défendue par deux petites tourelles d'un oval irrégulier, comme celui du donjon lui-même. Le tout était relié par une maçonnerie épaisse, appuyée sur le terre-plein formant terrasse, en dessous duquel était percées une route, passage sombre et étroit : venait ensuite le pont-levis, débouchant dans une cour; ce pont conduisait  aux diverses parties du bâtiment et en facilitait l'entrée et le service. Plus élevé que toutes les constructions environnantes, entouré de fossés et d'un terrain d'un abord fort difficile, le donjon contenant la chapelle... Du château proprement dit, il ne reste rien...     

                                         

    Suite...ou quelques mots sur les origines du château de Dinan

    Plan de dessus du château de Dinan en 1770.

                                                        

    Voici maintenant le texte originel d'une charte décrétant l'expropriation de certaines maisons afin de permettre la continuation de l'édification de ce château laquelle fut donc probablement décidée en mars de l'année 1380 : Texte pris dans le livre écrit par M.E.Monier intitulé : Dinan mille ans d'Histoire.    A touz ceulx qui ces presentes lectres verront et orront. Patry sire de Chasteau-Giron chevalier commissaire quant ad ce de très puissant nostre souverain seigneur le duc, salut, certifie que jay veu les lectres et commission de mondit seigneur contenant la forme qui suyt : "Jehan duc de Bretaigne, compte de Montfort et de Richemont a nostre bien ame et feal Patry de Chasteau-Giron garde de nostre ville de Dynan salut : Comme soit chose utille et necessaire que pour l'augmantacion et edifice de nostre meson (maison) que nous avons ordonne en commencer puix naguyeres (Naguere: Que nous avons ordonné et fait commencer récemment)  en nostre dite ville  que aucunes places et mesons à aucuns de soz subguetz (sujets)  appartenants ils soint mises et emploieez, (demande d'expropriation de certaines maisons appartenant à certains sujets et ici et en ce lieu alors présentes, moyennant une indemnisation financière)  lesquelles ne voullons que ilz  soint mises se n'est pas en desdomageant ceulx a qui elles sont ainsi comme par l'avisement (à notre demande) de nous et de nostre conseil sur ce garde et delibere que ce doibt estre (decidons que ceci doit être)  , pour ce vous mandons et commandons nommer si mestier est que vous appeliez nostre procureur de nostre dite ville et Estienne le Turc maistre de notre dite oeuvre  (ici le futur architecte de ce projet) et aultres que vous verres qui devront estre appelez, (et d'autres que vous veillerez à faire appeler) vous faictes les dictes choses prises tant en fond que édifices de présent et aussi  tant par meuble que par heritaige (?) par vous choissizans gens dignes de foy, maistres charpentiers et aultres loyaux gens en ce eux cognoessans  (connaissant leur metiers) et dudit prisaige (et des relevés, mesures, compte rendus)  tout ce que vous en ferez  nous faites voir bon sougz sceau (vous nous rendrez compte, sous notre sceau et autorité susdite) et authorité ou  dessusdit  ou soubz authorité   ou aultres affin que nous en ordonnions  en la maniere  et comme dessus et dict (afin que nous puissions vous donner nos directives, comme il est dit ci-dessus) et de ce faire avecques toutes les choses et chascunes ad ce necessaires et leurs dependances (et afin de pouvoir faire ainsi les choses necessaires et tout ce qui y est attaché,  je vous donne)  vous avons donne et donnons plain povoir (nous vous donnons pleins pouvoirs) et mandement espret, mandons et commandons a touz et chascuns nos subjetcz en ce faisant vous obeir et diligemment entendre .(et demandons expressement et ordonnons à tous et à chacun de nos sujets, ce faisant, de vous obeir et de vous ecouter)   Donne  (fait) en nostre ville de Vennes (Vannes) le III jour de novembre l'an mil IIIC quatre  vingt deux. (1382) Ainsi signe par le duc de son commandent. R.Roll                                                    Sa construction décidée en mars 1380, l'expropriation de certaines maisons ayant ayant ordonnée novembre 1382, le château est probablement terminé quelques années plus tard, en 1393, puisque le Pouillé de Saint-Sauveur de Dinan le cite à propos d'un impôt ou fouage lequel alors est dû par une maison assise au Champs  (M.E.Monier, Dinan mil ans d'Histoire)   et de ladite baillée (fouage)  le dessessirent les diz thésauriers, transportans saesine audict Derian et doyvent et sont tenuz lesdiz thesaurierrs  garantir ladite baillée de touz et contre touz à la coustume sauff et excepte que si les gienz tenaz le chastel de Monseigneur par leur puissance vouloint occuper aucune quantité du courtil, que ceulx thesauriers nen feroint point de garanty...


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    1675. Jugement de délits et de violences portées

    Corps de ferme de l'ancienne métairie de la Bouexière, bien de Macé Gigot vers 1673  située hier au plus près de l'ancienne église paroissiale de Lanvallay et de la terre noble dite le Colombier. [ ou la Boixière terre et ancienne métairie située en Lanvallay. Elle sera en le milieu du XIX siècle un relai à chevaux pour les côches se rendant à Rennes. Au pied de l'actuelle ancienne métairie ou relais se trouve, à moitié recouverte par un poste de transformation EDF, un ancien lavoir alimenté hier par la fontaine de Saint-Valay. La légende veut voir en cet endroit l'ermitage en lequel Se moine Balao, ou Saint-Vallay, fondateur de la paroisse de Lanvallay pour cette même légende, s'isolera. Entre 1850-1870 installation en ces murs de la famille L'Hermite. Le Banquier Bazin en 1922 sera ici même propriétaire de la ferme. Celui-ci sera à Dinan le fondateur de rue de la Ferronnerie de la BNCI  celle-ci plus tard, devenue la BNP, s'installant Place Duclos

     

     

     

    1675. Jugement de délits et de violences portées

    La fontaine de la Bouexière

     

     

    Dans un précédent chapitre nous avions émis la possibilité de pouvoir peut-être, un jour prochain, avoir accès à certaines archives privées ces dernières, que nous pensons êtres nombreuses, existant de ce fait toujours de nos jours même si certaines d’entre-elles sont entreposées dans des recoins oubliés, que ces derniers soient des recoins de greniers ou de toute autre nature, que sais-je. Aussi, peut-il encore exister, aujourd’hui, des écrits anciens et non archivés et relatifs à histoire de Dinan et de sa région, quels qu’ils soient, en dehors de ceux répertoriés par les Archives départementales ou bien des différentes pièces d’archives civiles entreposées, quant à elles, dans les arrières de très vieilles études notariales ? Certains greniers de maisons nobles contiennent ainsi, recouverts  d’une poussière parfois épaisse et très ancienne, des livres d’écritures privées pouvant contenir, en leur profondeur, une mine d’informations pour qui s’intéresse à son histoire locale. Ainsi en Lanvallay, travaillant personnellement dans une tourelle plus que séculaire, attenante à une très vieille noble demeure (le château de Grillemont), je me suis un jour retrouvé à dévisager des livres très anciens, empilés, de grande taille, lesquels, poussiéreux, devaient eux aussi contenir des informations que j’aurai alors très aimé pourvoir découvrir et lire. Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir osé, lors de ma rencontre fait avec ces mêmes vieux livres écrits, ne serait-ce que de les toucher. Plus, j’aurai pu les ouvrir et parcourir ainsi certaines de leurs lignes noires, hier si méticuleusement  tracées. Pourquoi ne l’ais je donc pas  fait ?                                                                                               C’est dans l’un de ces greniers que fut découvert, au 19ème siècle, un livre très ancien, plus que séculaire, lequel reprenait, pour la région de l’évêché de Dol, toutes les maisons nobles établies sur cette même région et cela lors de la tenue de la Réformation de 1513. L'une des plus belles découvertes, souvent personnelle, peut ainsi être parfois le faite d’un simple hasard.

    J’ai été contacté, il y a peu, par une dame dont je ne citerais pas le nom et cela à sa demande laquelle, avec une très grande gentillesse, me confia un acte de Justice relatif à la région de Dinan, acte détenu au sein de sa famille et cela depuis plusieurs générations. Cet acte de justice, malheureusement, est incomplet lui manquant notamment la première page ainsi que la dernière, ces feuilles, absentes, ne nous permettant pas de savoir devant quelle cour royale cette affaire fut jugée ni quant elle fut jugée non plus. Cet acte cependant, pour nous, a été très intéressant à lire pour plusieurs raisons. Premièrement, par le simple fait que cet acte reste aujourd’hui entièrement inconnu de tous les centres d'archivage, qu’ils  soient départementaux ou régionaux et, deuxièmement, parce qu’il concerne une suite de mêmes délits ayant étés commis, en autre, et à Dinan et à Lanvallay.  

    La région de Dinan fut, en 1675, l’une des nombreuses villes de l’Ouest à se soulever  contre l’instauration du Papier timbré laquelle, instauration, correspondait à une nouvelle taxe fiscale créée, taxe alors appliquée alors sur tous actes dit Authentiques, quels qu’ils soient. Notre acte de justice, contenant lui-même  sur deux de ses feuillets l’application de ce timbre fiscal nous permet aussi et ainsi, par la présence de ce même timbre fiscal, de positionner après 1675 la rédaction de notre acte de justice. Certains personnages cités dans cet acte de justice, et déjà rencontré dans le déroulement de l’histoire de notre commune, nous permettent de mieux positionner la période relative à ce procès verbal aussi. C’est le cas notamment du sieur Jean Lambert lequel, sieur du Pré et propriétaire en la rue du Four au port de Dinan, en Lanvallay, né en 1637, fut syndic de Dinan et doyen des procureurs au Siège de Dinan, maire de la communauté de la ville de Dinan en l'année 1679, le suivant ayant été François Foullain [peut-on généalogiquement et orthographiquement relier ce même patronyme Foullain à celui de Follen ou Folain celui-ci apparaissant en la paroisse de Lanvallay au toutes premières heures du XVIII siècle ?]  en 1683. Jean Lambert sera également l'un des économes chargés de la gestion économique de l'Hôpital de Dinan, il occupera ce poste en 1673 (la plus part des grands bourgeois rencontrés autours des fonds baptismaux du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan seront, pour la plus part d'entre eux, économes de ce même hôpital. Pourquoi ? Luigi Odorici: Recherches sur Dinan et ses environs, livre rédigé en 1857); Jean Lambert ayant 38 ans lors de la dite Révolte du Papier à Timbre. Peut-on ainsi raisonnablement penser que ces délits multiples, occasionné par un même individu, ont tous été commis pendant cette même révolte ?  Avant de vous présenter cet acte sachez que ce dernier concerne l’établissement, dans leur fait, de plusieurs délits tous accompagnés de menaces et injures et coups portés pour certains, délits ayant pour auteur un même cavalier balafré lequel,  monté sur un cheval blanc et se présentant comme étant le maréchal des logis de Monsieur de Carnavalet, alors présent avec sa soldatesque dans la région très proche de Dinan, s’imposait par la force chez les gens, vers les 20 heures du soir, afin de leur soutirer, toujours par menaces et jurements, de l’argent en remplacement du logis dû (En cas de conflit les habitants d’une paroisse, parfois, étaient dans l’obligation de recevoir certains cavaliers ou soldats pour la nuit et de leur proposer le repas et le lit, ces gens en armes se présentant muni d’un billet lequel était écrit soit par leur supérieur ou soit par le syndic de la ville, billet les autorisant alors à faire cette même démarche dite d'hébergement chez les dits particuliers. Sur le port de Dinan l’un de ces délits fut donc fait chez le sieur Macé Gigot sieur de la Boixière, fils d’Olivier Gigot et de Carize Mouton tous deux sieur et Dame de la Lande,  et époux de Jacquette Mesnage. Carize Mouton et Jacquette Mesnage, sa belle-fille, seront toutes deux marraine lors du baptême des cloches de l’église paroissiale de Lanvallay et Macé Gigot ci-dessus, résidant au port de Dinan en la paroisse de Lanvallay, sera l’oncle de Catherine Gigot laquelle sera propriétaire, par droit de succession, de notre actuelle maison sise au 18 de la rue de l’Abbaye).  Voici maintenant cet acte de justice partiel. Ce dernier est écrit en vieux français  et il peut aussi présenter certaines difficultés de compréhension. Il mérite toutefois une analyse approfondie.                                             En haut de la première page présente est apposé le timbre fiscal dont la valeur de 18 deniers est écrite.

     

    Premier feuillet

    Et demy vallants douze livres un sol en presance du sieur Ernault (le patronyme Ernault est présent en la commune de Lanvallay, celui-ci ayant été possesseur de la seigneurie du Bois Harouard et de la Ville es Olliviers. Thomas Enault, avocat au Parlement de Rennes, sera cité en 1653 lors du baptême de Thomas Martel ; son neveu, Jean-Thomas Ernault, né en 1688, sera lui aussi avocat au Parlement de Rennes, il sera aussi syndic de Dinan puis sénéchal de la seigneurie du Colombier en Lanvallay) par ce que et non autrement il prendroit paieront sa nouritture de son vallet et de ses chevaux en ladicte hostellerye et non ailleurs en laquelle ils seront ensanble, les dicts Amelots et mareshal des logis ou le dit mareshal montra a lhoste et lhostesse les douze livres un sol que le dit Amelot luy avoit baillé et leur dist quil navoit affaire quavecq luy pour sa noriture quils luy fourniroiait et a son vallet et chevaux pandant son sejour, que le dit Amelot en demeuroit quitte auquel les dits hoste et hostesse diroit quils ne manqueroiait pas de fournir la dicte noritture et le logement et de la faire paier audit mareshal des logis qui en demeura daccord, Dit de plus ledit Amelot quayant demandé audit mareshal des logis pourquoy la compagnye arivoit sy tard, il luy repondit quelle sestoit arrestée proche de Beauvoir a faire halte par ce quelle navoit (pu) logé en la ville de Jugon esloignée de douyse lieux. En febvrier de trante ecus qui luy seroit dellivrés par les habitants dudit Jugon, qu'il montra au dit Amelot et le pria de les luy changer en Louis d'or ce quil ne fist non ayant louer et a signé, ainsy signé Amelot.

    Comme ensuitte transportés a lhostellerye de Saint Jullien, en cette ville de Dinan ou estant et y avons trouves André Raoul sieur de la Maisonnaisfne (Maisonneuve), lhoste y demeurant, lequel nous a declare que hier

    Deuxième feuillé

    et au soir, sur les six a sept heures le sieur de la Villeneusfve Amelot  lui  mena un cavallier balafré au visage qui se disoit mareshal des logis de la compagnye de monsieur de Carnavalet lequel dist quil avoit recut du dit sieur de la Villeneufve Amelot douse livres un sol pour aller loger a la dite hostellerye ne le pouvant loger chez luy et le dit Amelot sestant retiré, le dit mareshal des logis dist au dit Raoul quil alloit au devant de la compagnye et que estant de retour y il viendroit y loger sans que neanmoins ledit mareshal y soit retourné et ainsi a signé, ainsy signé A.Raoul.                                                                                                         Ensuitte dequoy nous sommes transportes en la maison et demeurance de Jan Dupré, sieur de la Cochaye (aujourd'hui en Léhon) par la Place du Champ ou estants avoir trouve damoiselle Ollive Rabasté compagne dudit sieur de la Cochaye laquelle nous a dit que hier au soir, environ les neuf heures , il ariva en leur ditte demeurance un jeune homme quy a une balafre au visage, habillé de gris, monté sur un cheval blanc lequel se disoit mareshal des logis de la compagnye de cavallerye de Monsieur de Carnavalet ayant un billet dudit sieur sindic pour loger chez le dit sieur de la Cochaye et femme ou il a toujours resté jusques a presant, et leur dit avoit eu de Laurant Lebigot et Guillaume Chanevelle, aussi habittans de cette ville, la somme de sept livres

    Troisième feuillé

    Et que le dit dit jour en venant en cette ville ils avoient brullé Jugon et que pour ny point demeurer on leur avoit baillé trante a quarante ecus, so.......positi... du nombre quil luy montra en argeant blanc et que sestoient ses petits profilts et a signé fin a refusé de signer attendu que son mary nest presant.                                                                                   Avons ensuitte entré aux demeurances des dicts Guillaume Chanevelle et Laurans Lebigot et lesquels nous ont declaré seavoir le dit Chanevelle que hier au soir, anviron les huit a neusf heures un jeune homme qui a une balafre au visage, habillé de gris qui estoit monté sur un cheval blanc  alla en sa demeurance  pour y loger tenant a la main un billet dudit sieur syndic, se disant mareshal des logis de la compagnye de cavallerye de Monsieur de Carnavallet lequel demanda aus dits Lebigot et Chanevelle, a chacun, dix livres, autrement quil alloit tout a lheure leur envoyer chacun un soldat quy auroiait bien la raison d'eux et que pour evitter a touttes ses menaces ils accomoderent a sept livres quils paierait par moityé et a le dit Lebigot dit le seavoir signer et pour le dit Chavenelle a signé Y. Bruand.                                                                   Et sur ce que ledit sieur sindic a eu admis de plusieurs habittans que Henry Lebigot et Abraham Bosquet avoient donné de largent a deux cavalliers quils estoient

    Quatrième feuillé

    obligés de loger hier au soir sans en seavoir les causes, pour en aprendre la veritté, le requerant le dit sieur sindic, nous sommes dessendus en leurs demeurances par la dicte place du Champ ou estait le dict sieur sindic leur ayant demandé la representation de chacun leur billet et dire ou sont les cavalliers qui doibvent estres logés cheix eux, ils ont les deux et les autres refusé de le faire et dit quils avoient accomodé avecq eux et leur avoir donné de largeant sans dire combien et ont refusé de signer et a ledit lebigot  dit quil croit qui alla pour loger chez luy, allé chez le nommé dit Arsy.                                                                                           Jan Petit dit Arsy, marechal, demeurant pres la ditte place du Champ, a dit que hier au soir, environ huit a neusf heures, il ariva en sa demeurance un cavallier ayant un billet a la main auquel il a fourny sa noriture et a son cheval et ne seavoir sy le dit soldat avoit demander a loger en autre lieu.                                                                                        Anthoine Guerier, demeurant hoste a lhostellerye  ou pend pour enseigne la Ville de Paris, lequel nous a declaré navoir logé de soldats porteurs de billets mais quil a logé six gentils hommes qu'il ne connoist lesquels arivant avecq la compagnye de Monsieur de Carnavallet et son parant, tous ensemble, en sa demeurance hier au soir, lesquels gentils hommes avoient chacun un vallet et a signé, ainsi signé A.Guerier.

    Cinquième feuillé

    Claude Brart, tonnelier, dit que hier au soir, environ les huit heures, il vint un soldat avecq un cavallier avecq un billet pour loger chez lui, un aisné de Nouel Desert et Jacques Briand, ses voisins, et sur ce quils luy proposerait de loger en lhostellerye de Saint Jullien ou est demeurant la belle soeur dudit Brart, il refusa se retirant a Dinan et laissa son billet disant quil voullait avoir la somme de six livres et le matin de ce jour, le même soldat, est retourné accompagné de dix a douze autres soldats qui les ont obligés par leur menasses daccomoder a cinquante sols quils ont payé et a dit seavoir signé.                                                                            Raoul Lescoublet, serurier, a dit que hier au soir, environ les neusf heures, il alla en sa demeurance, aux vieux marché, un cavallier balafré au visage monté sur un cheval blanc lequel luy montra un billet de logement et, ne voullant dessendre, mais lobligea par ses menasses et jurements, de luy donné un ecu et un pot de cidre et a dit ne seavoir signé.                                                                                                      Jullien Chartier, sieur du Meseray (ce dernier écrivit un journal tenu chaque jour lequel, aujourd'hui, reste le seul journal  de Dinan écrit au 17ème siècle et tenu par un bourgeois dinannais. Malheureusement, dans son ouvrage, Jullien Chertier n'écrivit que des banalités sans réelles importances, banalités reprenant, par exemple, soit les baptêmes soit le temps du moment comme le propos suivant qu'il tint en 1660 : "je vous donne avis que l'année 1660, quoique l'hiver précédent fut grand et rude, ladite année 1660 n'a fait aucun froid, ni jour ni nuit, ni, rude, ni gelée, ni neige, ni mauvais temps, rien que beau et belle saison, les arbres fleuris en février et avancés comme mois de mai. 14 novembre 1660. Anne et Simone Chertier, filles de...".  l'un de ses commentaires toutefois sera consacré à l'apparition de la taxe des papiers et parchemins timbrés dont il annonce la date exacte, laquelle apparition se fit, d'après son écrit, le 15/09/1673. Son journal sera édité en 1897 sous le titre suivant: Journal d'un bourgeois de Dinan. 1637-1690) a dit que il ariva en sa maison hier au soir, environ 

    Sixième feuillé

    neusf heures, un soldat cavallier lequel lobligea par ses jurements et menasses de luy paier la somme de six livres et sur ce que le dit Chartier faisoit quelque difficulté daccomoder, voullant le loger et lui fournir lettape suivant les ordres du Roy, le dit cavallier tira lepér sur luy et sur une sienne fille preste dacouchez  et fist cy fort de luy en frayeur ce que pour evitter il a paieroit la ditte somme de six livres et a signé, ainsy signé Jullien Chertier.                                                                                   Janne Collet, famme de Nouel Eon, sieur des Vaux, a dit que hier au soir, environ neusf heures, il ariva un cavallier en leur demeurance saisy d'un billet pour y loger et voiant que le recevoit avec beaucoup de civilitté, il se mist a jurer le Saint Nom de Dieu et dist que seu n'estoit pas ce quil demendoit mais quil vouloir la somme de neuf livres et apres beaucoup de menasses et emportements, il les obligea de luy paier la somme de quattre livres, et a dit ne seavoir signé.                                               Noble homme Jan Lambert, sieur du Pré, au tien sindic de la dicte ville et communauté de Dinan, nous a declaré questant hier au soir en sa demeurance, sur les huit heures, y ariva a la porte dicelle un cavallier de la compagnye de monsieur de carnavalet, lequel luy dist avoir un

    Septième feuillé

    billet pour loger chez luy, mis pied a terre et entra avecq luy dans sa salle basse ou il luy marqua quil avoit bien de la joye de le loger et .....temps fist tirer une bouteille de vin de laquelle le dit cavallier ayant beu dix coups, il dist au dit Lambert, quil voullait couché dans son lit et mettre son cheval dans sa salle sil ne voulloit luy bailler quattre ecus  pour aller ailleur et vouloir luy forcer de les luy donner, ayant lors le pistollet à la main et luy ayant dit quil estoit desfandu par le Roy dexiger des habittans de la région, le dict cavallier, jurant le saint Nom de Dieu, sortit sur la rue et voullant de force et viollance faire entrer son cheval dans la maison et le dit lambert luy ayant voullu oposer, nayant descurye, et faire offre de le loger dans lescurye de Pierre Janin, son proche voisin, le dit cavallier prist un des ses pistolets et voullant tirer sur le dit Lambert, le rata et acquy le dit Lambert de rentrer dans sa maison  et, voullant fermer le bas de la porte, le  dit cavallier ayant mis la main a son sabre, croyant couper le bras du dit lambert quil avoit sur la ditte porte, penetrant comme yl nous a fait voir dans le bois denviron demy pouce et, ensuitte auroit enttré dans la premiere salle de la ditte maison avecq son cheval tenant son sabre a la main et ferma la porte de devant

    Huitième feuillé

    avec les verouils ce quy obligea le dit Lambert et sa servante de senfuir dans la cuisine et de fermer la porte qui la sépare de la ditte salle quil fist cy fort denfoncer, ce que ne pouvant faire, il voullut tirer son mousqueton dans la ditte porte et, a linstant, aux cris de fores (d'efforts) du dit Lambert et des voisins interviennerent monsieur le Procureur du Roy, le dit sieur de Lesichere, sindic, et autres habittans qui oposerent le dit cavallier de continuer ses viollances et le dit cavallier, voullant sortir par force, il fut aresté et mis prisonnier et ses armes portées avec son manteau chez monsieur de Lechapt, lieutenant du Roy au gouvernement de cette ville et son cheval, logé par ordre du dit Lambert en une hostellerye auquel cavallier le dit Lambert a envoyé sa noriture jusques aux neusf heures du matin  de ce jour, quil a esté pris aus dites prisons par les dits sieurs de Carnavalet et de Lechapt qui ont envoyé querir par le maréshal des logis de la compagnye le cheval du dit cavallier quy luy a esté dellivré  et par après, le dit mareshal des logis  est venu chez le dit Lambert escorté de huit cavalliers luy faire des menasses avecq emportements de le maltraitter ce qu'ils aissaoit fait sans quil est arivé plusieurs voisins. Ainsy signé Lambert.                                                        Robert Pommeret a dit que le jour d'hier estant sur la routte de Saint-Malo, il vint un cavallier en sa demeurance

    Neuvième feuillé

    ou il ny avoit que sa femme, lequel cavallier lui fist plusieurs menasses et viollances avecq jurements pour lobliger de lui donner de largeant, ayant fait entrer son cheval dans lembas de sa demeurance pour latacher  au poste de courliet et dans le moment, le dit Pommeret estant arrivé, le dit cavallier lobligea de luy donner la somme de quattre livres et trois pintes de cidre pour evitter a ses menasses et se retira ainsi signe Robert pommeret.                                                                                                    Noble homme Macé Gigot sieur de la Bouexière habittan demeurant au Pont à Dinan lequel nous a dit que hier au soir environ les neusf heures, il vint en sa demeurance un cavallier ayant un billet a la main pour loger lequel, ayant recut et fait mettre son cheval a lescurye, il luy fist servir a souper ou y il but trois pots de cidre et une pinte de vin ensuitte, ayant fait donner du foing et de l'avoine a son cheval, le dit cavallier malttraita le particulier qui pensoit son cheval avecq jurements et menasses de maltraitter  le dit sieur de la Bouexière qui luy fist preparer un lit mais au lieu de se coucher il a passé toutte la nuit levé dans la chambre faisant grand bruit avecq jurements et menasses de mettre le feu dans la maison en sorte que le dit sieur de la Bouexière fut obligé dapeller des voisins qui ont avecq luy veillé...

     Dixième et dernier feuillé                                                                          

    Damoiselle Françoise de la Fosse compagne de Jacques Vallée sieur de Lancheraie déclare questant seulle en sa demeurance le sieur de Lancheraie son mary estant absan hier au soir environ les huit a neusf heures il arriva en sa demeurance un jeune homme portant Gaussairs et livrée quelle  a entendu dire estre un des gens du sieur de Carnavalet qui se disoit trompette de la compagnye du sieur de Carnavalet tenant un billet a la main demanda de loger chez elle ou quelle lui aist baillé de largeant  il se retiroit après de son capitaine avecq lequel il avoit dordinaire deloges et que ce quon luy donnoit estoint ses petits profilts alors nayant son mary avecq elle elle luy paia quattre livres cinq sols aquoy ils commercerait (?) ensembles daultant quil faut assoit de luy manger plus une pistolle sy il restoit chez elle et le fist conduire chez la damoiselle de Laprechaie  ou est logé le dit sieur de Carnavalet et a signé ainsy signe Françoise de la Fosse.                                                     Guillaume Morin maistre cordonnier a dit que hier au soir environ neusf heures il arriva en sa demeurance un cavallier de la compagnye de monsieur de Carnavallet qui avoit un billet du dit sieur sindic lequel cavallier ayant demandé au dict Morin de largeant pour ne point loger chez lui sans voulloir mettre pied a terre ils commercerait ensemble a quattre livres dix sols quil luy paia...

     

     

     

     

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  • L'origine de nos villages côtissois

     

     

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    - L'Origine de nos villages Côtissois 

     

     

    Le Pavillon en Lanvallay. Bien en la seconde moitié du XVI siècle de Raoulet Sarcel. Dessin de Yvonne-Jean Haffen

     

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     Le château de Beauvais aujourd'hui  le "prieuré Sainte-Anne"

     

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    La manoir de la Grand cour, hier bien des seigneurs de Lanvallay-Tressaint, aujourd'hui foyer de "Charité"

     

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    Le manoir de la Ville Oris; photo de Me Véronique Orain. Aujourd'hui "corps de ferme" le "Pavillon central", partie originelle, semble devoir daté de la charnière des XVI et XVII siècle

     

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    La manoir des Rochettes édifié au XVII siècle par la famille "Le François". Photo de Monique Orain.

     

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    Le manoir du Bois fougères ; photo de Véronique Orain. Bertrand Piron de la Pironnais né vers 1580 est cité au baptême de Bertrand Guebriat né en 1610 ; archive de Lanvallay image 168. D'azur à la face d'or, accompagné en chef de trois fleurs de lys d'argent et en  pointe de  trois coquilles de même.. Du manoir originel, des XVI-XVII siècles, il ne reste que de rares véstiges à savoir quelques rares ouvertures et, à l’intérieur, une grande cheminée armoirieé de deux blasons en mi-partie :1er blason : d'azur à la face d'or, accompagné en chef de trois fleurs de lys d'argent et en  pointe de  trois coquilles de même..et d'argent à trois pieds de vache de gueules qui sont eux de la famille des Piedevache.2ème bason : d'azur à la face d'or, accompagné en chef de trois fleurs de lys d'argent et en  pointe de  trois coquilles de même..et  de sable à l'épée d'argent, la pointe en bas qui sont des Monterfil. Le manoir existant est lui dans sa réalisation du XVIII siècle édifié en ses extérieurs qu’il fut en 1776.

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    XVI -XVIII siècles.  Le Gileau bien au XVI siècle de Pierre Nicolas et d'Hardouine Hamon nés tous deux vers 1535 lui de son vinant étant "greffier d'office de la cour de Dinan. Par mariage ce bien sera en la possession au XVII siècle de la famille de Bonfils. Manoir très fortement modifié au XVIII siècle; reste cependant des premières heures une cheminée monumentale et d'une fenêtre haute un appuis saillant mouluré. Photo de Véronique Orain.

     Ci-dessous en PDF le PLU de Lanvallay...

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    L'un des plus beau, sinon le plus beau manoir de notre Commune de Lanvallay. Ici mon collaborateur Hugo Poilly sans lequel, professionnellement, je ne serais pas non plus. La fenêtre de gauche contient dans sa pierre la date de 1637, celle au dessus de la cage d'escalier originelle comprend quant à elle la date de 1680, la très belle cheminée polychromée située à l'intérieur est de 1703. Ces dates ici présentes sont importantes pour nous dans la mesure où elles attestent ensemble des évolutions successives apportées à un même bâti.

     

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    1719. Acte de décès de Gille Pleuvier sieur du Pavillon.                                      Noble homme Gille Pleuvier sieur du Pavillon décédé hier a esté inhumé dans l'église paroissiaile de Lanvalay en présence de Guillaume Pleuvier, Claude Bernard sieur de la Cocherais, François Mesnaige sieur du Boutron, Jan Thomas Ernault sieur du Villeu (Jan Thomas Ernault sera sénéchal de la seigneurie du Colombier en Lanvallay. A ce titre, il signera l'entête des certains registres annuels des B.M.S. de Lanvallay. Il fut également Syndic ou Maire de la communauté de ville de Dinan en 1722. Le Villeu est une terre assise au bord de la rivière, en Lanvallay, en limite du pays d'Evran)  et plusieurs autres le deux juin mil sept cent dix neuf. La Cocherais Bernard, Boutron Mesnage, Jan Thomas Ernault, Prioul recteur de Lanvallaye, Guillaume Pleuvier. Image 506 des A.R. de Lanvallay

     

     

     

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    Les premières heures de nos hameaux ou l’origine de nos villages Côtissois

     

    Les temps médiévaux et leur Histoire n’ont laissé aucune empreinte sur le quartier de la Magdeleine du Pont à Dinan, sinon quelques rares traces encore présentes aujourd’hui, et cela au travers du seul souvenir du prieuré de la Magdeleine du Pont de Dinan lequel fut fondé près de ce pont, entre 1074 et 1118 (il semble cependant rester une ultime trace de ce bâti médiéval hier présent sur notre quartier et aujourd'hui disparu. La cave voutée située sous l'ancien logis prieural présenterait, effectivement, certaines traces structurelles du bas moyen-âge. Malheureusement cette cave voutée eu à subir d'énormes modifications lors des réhabilitations successives apportées continuellement à ce même ancien logis prieural, lesquelles modifications, dès le 16ème siècle, sous le prieur Christofle May, durent commencer ce dernier ayant déjà, sous sa mandature, remis en état les différents bâtiments de son prieuré lesquels menaçaient ruines et cela de ses propres deniers. Nous étions alors en 1523).

    La Renaissance quant à elle, au 16ème siècle, nous a légué quelques rares documents, ces derniers nous donnant, en quelques sortes, les seconds renseignements propres à ce prieuré (les premiers renseignements, hormis sa fondation bien sur, concerne un procès intenté dans la première moitié du 14ème siècle par les drapiers de prieuré à l'encontre du prieur, leur seigneur, ceux-ci voulant exiger de ce dernier la gratuité de la chauffe de l'eau pour pouvoir travailler leurs tissus; les drapiers ne seront pas reconnus dans leur réclamation et seront ainsi déboutés de leur demande).

    Ils ont été rédigés en 1543 et 1556 mais ces mêmes actes, malheureusement, se sont tous révélés n’être que des actes de dénombrement même si ces écrits notariés, quelques fois, ont pu nous livrer certaines informations presque importantes. Le milieu du 17ème siècle et le tout début du 18ème nous offrent certains textes plus intéressants il est vrai mais ceux-ci cependant, en tant que baux de fermage seigneuriaux, restent encore insuffisants pour pouvoir analyser correctement et à sa juste valeur les premières heures sociales de loin antérieures à la révolution et propres à ce quartier. Comment pouvait se présenter, tout au long de la Renaissance, ce même petit prieuré déjà si séculaire en 1543 ? Hormis la présence d’une bourgeoisie ici présente et relevant alors directement de la justice seigneuriale de ce prieuré pouvait-il y avoir aussi, et cela au plus près des murs enfermant cette communauté religieuse, une activité déjà professionnelle ? Un acte dit de Pardon, réalisé en 1531, nous donnera une réponse affirmative à cette dernière question et cela au travers de la présence, en ce même endroit, d’une auberge appelée l’auberge de Jacques Tourandel en laquelle fut réalisé un larçin (il existe encore aujourd’hui, au centre même de ce quartier, un puits nommé Tourandel. Ce puits sera également plusieurs fois cité dans différents actes notariaux, notamment en 1711 lors d’un acte de succession propre à la Grande Maison dite de la Croix-Verte, acte faisant suite au décès de madame Turpin alors, hier, ici propriétaire. De mémoire ancestrale ce puits relevait depuis toujours d’une auberge appelée le Puits Tourandel).

    Ces lignes écrites néanmoins, trouvées au sein mêmes de ces différents actes, qu’ils soient judiciaires ou liés à différentes activités professionnelles, nous ont dévoilé en autre l’existence de plusieurs patronymes, alors propriétaires en ce lieu et relevant tous de la justice seigneuriale de ce prieuré. Nous ne connaissions hier rien de plus sur ce microcosme. Avait-il roturier, simple bourgeois ou appartenait-il à une certaine noblesse dite de Robe ? (la noblesse de Robe était la noblesse liée à certaines charges ou offices que l'on pouvait acquérir avec de l'argent. Ainsi les métiers de justice, tels les charges d'avocats et procureurs, permettaient d'acquérir cette même noblesse dite de Robe et ainsi une élévation dans l'échelle même de la société) Cette élite sociale, puisqu’elle était ici présente, était-elle issue de Dinan et de ses différentes paroisses ou bien, indépendante, appartenait-elle déjà à l’histoire de notre quartier ? (la ville de Dinan était formée des paroisses de Saint-Malo et de Saint-Sauveur; à celles-ci étaient rattachés notamment le faubourg du Jerzual et sa longue descente de la rue du Petit-Fort ainsi que l'actuelle "rue du Quai". En icelle le bâti construit vers midi relevait lui de la paroisse de Saint-Sauveur quand son autre bâti, construit vers nord, lui relavait de la seule paroisse de Saint-Malo le débouché de la dite rue du Petit-Fort, prolongement de la dite rue du Jerzual, séparant ici même sur le port de Dinan ces deux mêmes paroisses.  Le quartier de la seigneurie de la Magdeleine du Pont, relevant de la paroisse de Lanvallay pour la desserte de son église, semble bien avoir lui aussi relevé de la seule paroisse de Saint-Sauveur pour son bâti puisque celui-ci sera dit être ainsi assis lors de la tenu du "Grand terrier de Dinan". En effet l'ensemble des baptêmes, mariages et décès réalisés en ce prieuré seront tous célébrés par des prêtres-recteurs officiant également en l'église paroissiale de Lanvallay) Toutes ces questions récemment pour certaines d'entre elles ne possédaient encore aucune réponse. Nous les reformulons aujourd’hui pour tenter d’apporter ainsi une première information puisque l’Histoire, quelques fois, vient vous aider à démêler un écheveau (les archives départementales nous ont livré dernièrement, il est vrai, des actes divers concernant aussi bien des baux de fermages seigneuriaux, dont nous parlerons plus tard, que des actes de justices dont un acte important puisqu’il concerne directement une plainte émise à l’encontre du seigneur prieural de ce prieuré. Un autre acte judiciaire concerne, quant à lui, rédigé à la fin du 17ème siècle, une plainte émise devant la dangerosité présentée par une maison laquelle, appuyée contre les murs de l’église, s’était partiellement éboulée sur la maison lui faisant suite. Cet acte est à lui seul important puisqu’il nous apprend l’existence, ici même et à la fin de ce même 17ème siècle, de la présence d’un Egout et tout ce qui s'ensuit. D’autres actes concernent, quant à eux, l’état descriptif de l’intérieur même de certains bâtis, qu’ils soient à usage d’habitation ou à usage professionnel. Ces actes, dont nous reparlerons plus tard, contiennent en effet des informations sociales très importantes lesquelles permettent, à elles seules, de mieux cerner notre petit microcosme ici alors présent).

    Nous avons expliqué, dans un chapitre précédent, la découverte en ce lieu d’une pierre tumulaire (pierre tombale) exécutée en 1605, donc au tout début du 17ème siècle. Nous savons aujourd’hui qu’elle a été commanditée par une très grande famille appartenant déjà, en cette année 1605, à l’histoire de la ville de Dinan. Elle est alors riche et bourgeoise et déjà propriétaire sur le quartier de la Magdeleine de plusieurs parcelles de terres, probablement très importantes. (Nous apprendrons demain que l’ensemble de ses terres s’étiraient alors entre le port de Dinan et le bourg de St-Piat, et entre la rivière de la Rance et la route laquelle mène aujourd’hui de Lanvallay à Dol. Macé Marot, l'homme de ce couple, était le procureur fiscal du prieuré de la Magdeleine ainsi que celui de son prieur, son seigneur).

    La rivière de Rance fut de tout temps, bien avant les temps médiévaux, et cela jusqu’à l’apparition des trains à vapeur, l’une des voies commerciales principales de notre région et elle a joué ainsi un rôle essentiel dans le premier développement économique de la ville de Dinan et de ses alentours. La rive orientale de son port naturel, alors ici naissante, emplie de vallons, plantée de vignes et propice aux premières cultures, qu'elles relèvent du domaine agricole privatif, seigneurial ou religieux, fut probablement, et cela dès le 16ème siècle, le bien personnel de grandes et nobles familles déjà présentes sur le plateau haut faisant face aux remparts du château de Dinan.

    Il nous est très difficile de déterminer l'exacte origine de ces mêmes familles et nous avons envers nous peu d’informations les concernant ; certaines similitudes patronymiques cependant tendent aujourd’hui à les relier, et cela dès ce même 16ème siècle, avec les grandes familles présentes sur les différentes paroisses formant alors la ville de Dinan.

     

     

     

    Le Quartier de la Magdeleine

     

    Qu’elle a été, tout au long de la Renaissance, l’importance de cette classe sociale, noble ou bourgeoise et ayant habitée tout autour du prieuré de la Magdeleine ? Sa prépondérance sociale a t-elle rayonné et su franchir ainsi le débouché du Chemin Neuf (aujourd’hui l'amorce de la rue de la Madeleine laquelle semble avoir été réalisée dans la seconde moitié du 16ème siècle) ? Est-elle parvenue à s’épanouir et à s’implanter sur le plateau oriental surplombant la rivière de Rance ? Ce sont trois questions fortes et essentielles auxquelles nous devons répondre si nous voulons pouvoir analyser le plus correctement possible l’impact personnel et social exercé par ce quartier sur l’ensemble des différents lieux dits l’environnant au plus près. Il nous faudrait, pour ce faire, pouvoir nous aventurer sur ces hauteurs et explorer ainsi certains actes très anciens et personnels, actes relevant d'archives privées, toujours anciennes et enfermées, pour certaines d'entre elles, dans de vieilles nobles propriétés. Mais avoir accès à ces mêmes archives privées cela nous sera-t-il un jour seulement possible ?

    L’étude sociale de notre environnement proche, ici même, au 16ème et 17ème siècle, est le commencement de ce travail. Les sieurs de Fromentel, des Salles, de la Croix-Verte, les sieurs de Grillemont, de Landeboulou, des Portes, les sieurs des Touches, du Gislau, des Croix, des Rochettes, les sieurs de Pelineuf, du Chemineuf ou des Champsgallais etc., ont tous été à l’origine de la naissance des différents petits villages lesquels à leurs tours, dans la seconde moitié du 19ème siècle, ont donné naissance à notre commune réunie telle que nous l’a connaissons aujourd’hui (il faut noter cependant la présence ici, et cela dès le début du 15ème siècle, de quelques grandes familles seigneuriales au nombre très réduit alors présentes sur notre plateau que nous nommons aujourd’hui Côtissois. La présence de ces quelques familles seigneuriale a été attestée avec certitude par la réformation des évêchés de Dol et de Saint-Malo, réformation réalisée au tout début du 16ème siècle, en 1513. Familles seigneuriales, les études généalogiques de la transmission de leur patrimoine foncier respectif permettent donc, à elles seules, d’attester également avec une grande certitude de leur présence ici même, sur les terres de notre commune, et cela dès le début du 15ème siècle, à savoir vers 1430. La terre de la Sansonnaye, la terre de Beauvais, la terre du Bois-Harouard, la terre du Colombier pour ne citer qu'elles, plongent ainsi toutes leurs racines dans les premières heures de ce même 15ème siècle. Pour mieux comprendre cela, veuillez télécharger l'arbre de généalogie présenté au tout début de ce chapitre).

    La plus part de ces personnages, appartenant à une certaine bourgeoisie régionale dinanaise, relevaient tous dans leur ensemble, par leurs propriétés respectives, de la paroisse de Lanvallay. Nous les rencontrons donc très souvent réunis ici même, dans le bas des actes de baptêmes de leurs enfants respectifs, les uns étant les parrains des enfants des autres et cela réciproquement. Nous avons pensé, au tout début de notre recherche, que leur rencontre régulière au plus près du pont de Dinan avait eu, pour principale cause, le baptême même de leurs nouveaux nés. Cependant, les actes photographiés aux archives départementales des Côtes d'Armor, au travers d'aveux d'imposition divers, ont révélé que certains de ces mêmes personnages étaient également propriétaires de biens fonciers ou immobilier et cela au plus près du prieuré, dans les quelques rues émaillant son quartier; ce fait démontrant ainsi, par la force des choses, de leur présence ici aussi et cela au plus près du même pont de Dinan. Ainsi, pour illustrer ce propos, la première apparition de l'écriture Grillemont se fait ici même et cela avant même de la rencontrer, un peu plus tard, sur les hauteurs côtissoises (de nombreuses familles bourgeoises Dinanaises viendront également en notre prieuré tout au long du 17ème siècle afin de faire baptiser leurs enfants, implantées pour certaines en la paroisse de Sauveur de Dinan, implantées pour d'autre en la paroisse de Saint-Malo de Dinan. Pourquoi cela? De nombreuses familles de notables citées en ce travail seront en effet au XVII et XVII siècles propriétaires, de plusieurs maisons souvent, toutes assises au plus près de la rivière et cela quelque soit la rive regardée. Il en ira donc ainsi de familles "Lerenec, Lechapeplier, Apuril, Rolland, Marot ou Mesnaige" pour ne citer que ces derniers puisque la plus part des noms cités en les B.M.S de Lanvallay au XVII siècle étaient pour ainsi dire tous "propriétaire" tout au long de la longue descente du Jerzual, rue du Petit-Fort compris.  Lire pour cela le "grand terrier"de Dinan") . La recherche ou la qualité de l'écriture propre à la déclaration d'un baptême dépend très fortement, au 17ème siècle, du statut social de la famille de l'enfant. Le texte relatant le baptême d'un enfant né dans l'une de ces familles "bourgeoises" est très aéré et non serré et les signatures y sont très nombreuses; en principe une page est alors entièrement consacrée au baptême de l'un de ces nouveaux nés. Qu'elle fut la cause de cet attrait religieux lequel attira ici même, en la seigneurie de notre prieuré, cette bourgeoisie dont certains membres étaient très étroitement reliés à la bourgeoisie même de Dinan que cette dernière ait été enfermée au dedans des murs de cette ville ou éparpillée dans sa proche campagne ? [si moult de ces mêmes notables "fonciers" possédaient effectivement divers biens bâtis et non bâtis assis au plus près de la rivière de Rance certains de ces mêmes notables possédaient aussi d'autres biens bâtis et non bâtis eux positionnés au delà des murs de Dinan assez éloignés qu'ils étaient de la rivière de Rance. Certains de ces notables effectivement ont exercé des fonctions notables telle celle de Maire ou de Syndic. Lire pour cela le travail de monsieur Philippe Bacquer en cours de réalisation. Ce dernier donne ainsi en une certaine partie de son travail le liste des dits "Maires ou Syndics en fonction entre les XV et XVII siècles...]   Nos notables établis ici, au pont de Dinan, et rencontrés tout au long de la lecture de ces très nombreux baptêmes furent donc très probablement des multi-propriétaires possédant alors également, pour certains d'entre eux, des terres étendues en la paroisse de Lanvallay et parfois même loin au delà, terres accompagnées de leurs différentes métairies pouvant abriter probablement quelques fois plusieurs familles. Pour illustrer cela il nous suffit de savoir que Jeanne Ferron et Rolland Rolland, parents de Guillemette Rolland, la Dame de notre pierre tumulaire trouvée sur le port en 2000, parents vivants à la fin du 16ème siècle, possédaient à eux seuls au sein de leur couple la Grande Croix-Verte, les Salles, une partie du village des Croix, ils possédaient aussi le manoir de Vauboeuf en la Hisse, leurs possessions s'étirant aussi jusque dans le pays d'Evran (de cette famille vient l'appellation donnée encore aujourd'hui à la Croix Rolland, terre située en Lanvallay). Qu'elles furent aussi les attaches du prieuré du pont avec la paroisse très proche de Saint-Sauveur de Dinan puisque de nombreuses familles, relevant de cette même paroisse au 17ème siècle, vinrent ici même faire baptiser leurs nouveaux nés ?

    (La noble famille Aubry, famille issue d’une seigneurie d’Evran elle aussi, est représentée sur le quartier de la Magdeleine en 1556 par Rogier Aubry, alors présent. Ce patronyme a tenu une place importante dans l’économie paroissiale de la Fabrique de Saint-Sauveur. Nombres de patronymes présents sur la Magdeleine ou sur les hauteurs Côtissoises, au 16ème et 17ème siècles, qu’ils soient les Porée, les Lechapelier, les Mouton, les Deservilles, les Giquels, les Aubry, les Lerenec, les Lambert, les Tourandel, les Mesnage ,les Rillet, les Ruellan, les Blondeau, les Roland, auront tous, entre 1528 et 1685, un ou plusieurs membres responsables de la trésorerie de cette paroisse quant d'autres membres seront Economones de  l'Hospital de Dinan ou syndic de la communauté de ville de Dinan. Un Aubry, chirurgien et représentant de cette famille en 1811, sera ainsi propriétaire d’une métairie située sur ce même plateau oriental, au vieux bourg de Lanvallay; cette propriété est plus connue aujourd’hui sous le nom du Lohier. Cette notable bourgeoisie peut-être suivie, pour toute une partie d'entre elle, entre la seconde moitié du 16ème siècle et le courant du 18ème siècle et cela à l'image du dit Lohier dont le premier possesseur connu est Amaury Richeux lequel, en 1584, est cité sur une Minute du Prieuré du Pont à Dinan pour un bien pour lequel il était alors soumis à impôts seigneuriaux. il en est de même pour la plus part des terres dites nobles lesquelles sont également transparentes au travers de leurs propriétaires respectifs. Ainsi la terre noble nommée le Pavillon, assise au plus près de la Rance et du vieux pont de Léhon, est traçable et cela grace aux actes de baptêmes lesquels nous ont transmis le nom de ses successifs possesseurs que cette transmission ait été assurée par moyen d'acquisition ou par le moyen des transmissions propres aux affiliations héréditaires. Le Pavillon est l'une de ces terres dites nobles. Citée dès le 16ème siècle comme étant le bien de la famille Sarcel, elle aura pour propriétaires successifs les Sarcels, les Legay lesquels seront possesseurs de cette terre dès la première moitié du 17ème siècle, et les Pleuviers ces derniers apparaissant à la fin du 17ème siècle; ils seront toujours propriétaire de cette terre et de son manoir en 1719. Les actes de baptêmes de la paroisse de Lanvallay font partis, avec ceux de la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan et ceux de la paroisse de Saint-Malo de Dinan, des actes pouvant nous donner le plus de renseignements possible sur cette même bourgeoisie ayant dirigée les paroisses de Dinan et de Lanvallay tout au long des années étirant leur longueur entre la seconde moitié du 16ème siècle et la seconde moitié du 18ème siècle ces membres ayant, très souvent, attachés à leur patronymes premiers le nom de leur propre terre. Il en sera ainsi pour les seigneurs Ernaults de la ville Es Olliviers lesquels se nommeront de Bois-Harrouard).

    Que cela soit la terre de Fromentel ou la terre de Pélineuc à moindre échelle (Christophe Lesné, l'un des premiers sieurs cités de Pelinec, trouvera la mort au royaume de Lima) ; la vallée des Salles, cette large étendue de terre descendant sur la rivière ; que cela soit le village des Croix ou tout autre village toujours implanté aujourd’hui en notre commune de Lanvallay, la plus part de ces mêmes villages possèdent tous encore aujourd’hui quelques traces bâties de ce noble passé, cela enrichissant aussi l'histoire de notre commune. Il en va ainsi pour la Cour de Bretagne au port de Lanvallay, pour Grillemont, pour la Landeboulou et son manoir-pigeonnier, pour les Rochettes et son manoir de feu la famille Lefrançois, il en va ainsi aussi pour le très beau Belestre, pour le Bois-Harouard et le Pavillon etc.

    La plus part de ces propriétés furent donc nobles et grandes à l'image de la terre de Grillemont citée ci-dessus, propriété des Serizay (cette dernière est présente ici dès 1608, année en laquelle elle apportera une très grande modification architecturale dans la façade principale de son manoir), la seigneurie dite de la Lande-Boulou, énoncée aussi ci-dessus et propriété successive des nobles gens Legault, Marot, Lerenec et compagnie , toutes ces nobles demeures ont donc laissé chacune, dans l’histoire de notre commune, leurs propres empreintes personnelles.

    La plus part de ces grandes propriétés, alors déposées entre les mains de ces grandes dynasties fortunées ont été, et cela très tôt, entourés de petits villages s’étirant au plus près de leurs métairies liés qu'ils étaient à leurs activités agricoles (certains villages comme la Landeboulou auront cependant, au 18ème siècle, d'autres activités professionnelles, tel le métier de menuisier que nous rencontrons alors dans ce village). Ainsi ont grandi lentement dans l’ombre de ces nobles gens la terre de la Ville es Oliviers nommée aussi Bois-Harouard, le village de la Landeboulou, le village des Touches ou bien encore le village des Croix bref, l’ensemble de ces mêmes petits villages lesquels ont formé sur le tard, au 19ème siècle, la première commune de Lanvallay.

    Situé en contre bas et grandissant dans l’ombre de ses propres seigneurs tous religieux, alors possesseurs du prieuré de la Magdeleine du Pont, le bourg de la Magdeleine devenait quant à lui plus important, plusieurs de ces mêmes grandes familles terriennes étant, nous l'avons vu ci-dessus, ici aussi également multi propriétaires, certaines s’unissant par mariages dans sa petite église et devant toutes impôts à son seigneur prieur. Le bourg de la Magdeleine doit son origine à la présence même de ce prieuré Bénédictin. Ce fait a t-il pu lui conféré hier, tout au long des 16ème et 17ème siècles, une prédominance, quelle qu'elle soit, par rapport aux autres villages formant aujourd’hui notre commune de Lanvallay ?

    Le quartier de la Magdeleine ayant toujours été un bourg à part entière (avant même la création du prieuré vers 1118 il s'appelait le bourg aux moines), ce dernier connaîtra également, tout au long des 18ème et 19ème siècles, une prédominance économique certaine due très certainement à la rivière toute proche. Les premières activités, reliées dès le début du 18ème siècle au développement du port, amèneront donc ainsi des activités professionnelles aussi diverses que celle de la pierre, du sel (celle-ci est attestée dès 1671), de la tannerie, du tissus (celle-ci étant attestée dès le 14ème siècle par le procès établit à l'encontre du prieur) de la carrosserie ou de l’hostellerie (celle-ci est attestés sur le porte dès le 16ème siècle par un acte dit de Pardon), de l’alimentation aussi. L’ensemble des petits hameaux présents sur le plateau Côtissois devra attendre, quant à lui, la création de la commune de Lanvallay pour voir apparaître une première et réelle économie propre à toute municipalité. Mais ceci est une autre histoire.

     

    Vous trouverez ci-dessus, en lien de téléchargement, un premier arbre de généalogie lequel reprend partiellement, au travers de son graphique, l’apparition de certaines de ces familles, souches de nos villages ou hameaux d’aujourd’hui. Cet arbre demain sera complété par un second arbre de généalogie.

     

     

     

    Les terres nobles de Lanvallay rescensées lors de nos recherches dans les actes de baptêmes déjà réalisés; travail en cours de réalisation...

     

    Abbaye

    - Macé Douillet cité en 1671 comme étant propriétaire d’un courtil rue de l’Abbaye, délimité par le chemin haut menant  de la rue de l’Abbaye à Coaqueux en Evran. Acte de partage Lechapellier-Rolland daté de juillet 1671.  

    - Jean Douillet né vers 1670 *  Marie-Thérèse Leroy. Elle est la  fille de Jean Leroy et de Charlotte Rabasté sr et dame sr du Colombier. (Nous pouvons faire ici un rapprochement certain avec la rue de l’Abbaye en Lanvallay. L’acte de baptème de Guillaume Marot né en 1604, fils de Macé Marot et de Guillemette Rolland, tous deux propriétaires dès la fin du 16ème siècle au débouché de la dite rue de l’Abbaye, contient en effet parmi les différentes signatures apposées celle de monsieur Douillet. Ce même patronyme sera plusieurs fois cité sur le quartier de la Magdeleine tout au long des 18 et 19 ème siècles). Trésorier de la paroisse de St-Sauveur de Dinan en 1708. Fils probable du précédent…

     

    Baudouin au port à Dinan

    - Yves Collet, sieur de la Ville es Gris, est dit être propriétaire des terres et maisons de Beaudoin à la Courbure. Cité en 1640 ; Odorici page 592. 

    - Marie-Rose Jan née en 1673 ; dlle de Baudouin *  Vincent Leroy sr de la Chesnaye. (Ce dernier épousera en deuxième  noce à lanvallay, le 17.11.1716, Laurence Lechappelier).           

    - Sylvestre Beaudouin * Jeanne de la Vigne cités tous deux en 1770 au baptême de leur fils. Il existait un moulin dit le moulin Baudoin à l’extrémité du quai de dinan au Saut à l’Ane. En face de cet ancien moulin, aujourd’hui auberge, se trouve une petite maison dite aussi la maison de la Vigne, ancien four à Chaux. Certains historiens de dinan localisent aussi  à cet emplacement le dit moulin Baudoin ; cela semble pourtant être une erreur, ce moulin ayant été représenté sur un dessin.

     

    Beauvais

    - Guillaume de Taillefer né vers 1480, propriétaire de la seigneurie de Beauvais. Il est cité en 1513 sur le registre de réformation des évêchés de Dol et de Saint-Malo.

    - Gilette de Taillefer * Jean Le Chauff sieur de la Motte au Chauff en Saint-Coulomb ; fille du précédent. Jean le Chauff est dit être propriétaire de la terre de Beauvais en Lanvallay par sa femme Gilette de Taillefer ; il représentera Guillaume de  Taillefer ci-dessus lors de l’acte de réformation en 1513.

    - Jean Le Chauff ci-dessus. Ecuyer. D’argent à un pigeon d’azur membré et becqué de gueulles, accompagné en chef de deux croissants de gueulles adossés.

    - Gilles Le Chauff  sieur de la Motte au Chauff * Anne de Lescu, fils des précédents ; demoiselle de la Sansonnaye en Lanvallay, fille très probable de Gilles de Lescu cité en 1513 sur ce même acte de réformation. Son beau-père, Jean Le Chauff ci-dessus, représentera également Gilles de Lescu sur cet acte de réformation en 1513. Voir Sansonnaye en Lanvallay…

    - Gilles le Chauff * Catherine Levesque, écuyer. Sieur de la Motte au Chauff, fils des précédents.

    - François Le Chauff * Julienne Le Chauff, écuyer. Sieur de la Sansonnaye également. Fils des précédents.          

    - Guillaume Le Chauff cité le 31 octobre 1668 lors de la réformation de la noblesse. Fils de noble écuyer François Le Chauff sieur de la Sansonnaye ci-dessus. Voir Samsonnaye en Lanvallay. Guillaume Le Chauff ci-dessus possède le manoir de Beauvais, dit sieur de Beauvais le 31 octobre 1668 lors de la réformation de la noblesse.

    - Jean-Baptiste Thomas Anger  sieur de Beauvais cité en 1724 lors du Baptème de Marie-Louise Leroy demoiselle des Clos. A.R.de Lanvallay image.                          - Armand Robinot de Saint-Cyr. On possède quelques informations intéressantes sur Armand-Constant Robinot de Saint-Cyr. Sa famille est originaire de Paris et Armand voit le jour en le manoir de Beauvais en Lanvallay le 12/09/1790 en plein trouble révolutionnaire (Armand a t-il vu le jour alors que ses parents étaient en visite chez des amis ou parents ou bien Armand a t-il vu le jour dans la maison de ses propres parents ? Nous n'avons pas la réponse aujourd'hui à cette même question) Ce lieu de naissance sera aussi attesté le 28/01/1861 quand Armand, alors vieil homme, est cité sur un acte civile lorsque fut décidée la Liquidation de certaines pensions, liquidations décidées par le ministre secrétaire d'état des finances alors en exercirce; règne alors l'empereur Napoléon III (Bulletin des Lois de L'Empire Français. 1861). Armand connu une carrière politique digne de ce fait et cela en tant que Maire de la ville de Rennes en laquelle Armand décèdera en 1867, dans sa 71ème année. Armand fit réaliser de grands travaux en cette même ville de Rennes dont certains furent pensés alors qu'il n'était que Conseiller en cette ville. Il en sera ainsi de la déviation de la rivière la Minette et de la réalisation de l'Aqueduc dit de la Minette lequel, Aqueduc, permit d'amener l'Eau en l'intérieur même de la ville deRennes; aujourd'hui il existe un quai de Rennes, longeant la Vilaine, lequel porte toujours son nom. Il s'agit du Quai Robinot de Saint-Cyr.                                                                                                                  En tant que Maire Armand procédera aussi à l'agrandissement du Grand Jardin connu de tous aujourd'hui à Rennes, le grand Jardin du Thabor; il en sera de même pour les Champs dits de Mars. Homme instruit et fidèle, il sera ainsi un fervent ami de la Société d'Archéologie de la ville et à ce titre, probablement peu de temps après son décès, le grand historien de Bretagne que fut Artur le Moine de la Borderie, l'un de ses amis, il assistera, assis auprès de ses pères, à son héloge laquelle sera prononcée par ce même vieil et fidèle ami. Maire de Rennes il fut, en tant que Recteur, Président de l'Académie de cette ville. Est-ce à ce titre qu'il recevra la décoration de l'Instruction Publique et est-ce à ce titre aussi qu'il recevra également la Légion d'Honneur ? (il sera aussi Président Honoraire de la Cour Impériale. Savions nous tous, qui que nous soyons à Lanvallay, que l'un de nos enfants, né hier, avait eu un rôle régionnal si important en l'ancienne ville Capital hier du duché de Bretagne ? Acte de son bâptème : lanvallay image n°250).             - Jacques Robinot de Saint-Cyr; père du précédent il prendra pour épouse Guillemette Ozou; Jacques sera Capitaine de navire marchant et il occupera, en la ville de Dinan, la fonction de procureur-Syndic du district de Dinan.                       - Aristide le Moniez de Sagazan de Lanvallay ; Ses armoiries sont de gueules à trois bandes d’or, au chef d’azur chargé d’un soleil d’or. Né le 11/05/1846, à Plounez, il meurt en ses domaines Beauvaisiens de Lanvallay le 18/12/1905.

     

    Belestre

    - NH Alain Maingard * Julienne Gillier née le 30 juillet 1603. Voir Conninais aussi…                                    

    - Marie Prioul demoiselle de Belestre citée en 1706 au baptème de Marie-Agnès Cordon.A.R. de Lanvallay Image 369.                                            

    - Julien Rolland né en 1649 *  Marie Prioul ci-dessus; Procureur du siège royal, échevin de dinan, sénéchal du prieuré de St-malo                                            

    - François Viel dit aussi Belestre le Vieil ; trésorier de St-Sauveur de Dinan en 1779.

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Très beau vieux pressoir à pomme. Le Belêtre

     

     

     

    Boiscollin

    - Jehan de la Haye sieur du Bouais Collin. Vivant en 1549 il fondera une chapelle en l'église de Saint-Malo de Dinan son nom ayant été gravé au dessus d'une de ses crédence avec l'inscription suivante : En l'an 1549 Jehan de la Hayes sieur du Bouais Collin a cott.cette chapelle.

    - Simon Lerenec né vers 1565 *  Guillemette de Serville ; voir  Fresne aussi. Il est cité en 1592 comme étant le parrain de Toussaint Chevalier, fils de Nicolas Chevalier et de Jeanne Lerenec; Simon ci-dessus est le fils d’Alain Lerenec et de Françoise Denoual sieur et dame du Fresne. Il existe une terre située en Saint-Piat, en lanvallay, à proximité de St-Hélen, dite du Bois Collin. Il nous faut savoir que le petit Boug de Saint-Piat est situé sur la route de St-Malo – Dol de Bretagne, tout à côté d’une intersection importante appelée de nos jours la Croire du Fresne ; Simon Lerenec est appelé aussi sr du Fresne.

    Cette terre, dite de Bois-Collin, est limitrophe de la terre du Gisleau appartenant quant à elle à la noble famille des Nicolas. Jéhanne Nicolas, fille de Pierre Nicolas et d’Hardouine Hamon, sr et dame de la Touche en Evran  et du Gisleau en Lanvallay, sera unie à Guillaume Lerenec sr de Beauchesne.         

    - Guillemette Lerenec  née en 1588 *  Guillaume Porée ; fille des précédents. Guillaume Porée est le  fils d’Olive de St-Cyre veuve de Guillaume Lerenec et de Laurent Porée sr et dame du Fourdoré.    

    - Jeanne Jugan *  Pierre Ménard né en 1634 sr et dame de Landeboulou ;  fille d’André Jugan et de Marie Mangard et petite fille de Toussaint Jugan et de Jeanne Lerenec et arrière petit-fille d’Olive de Saint-Cyre et de Guillaume Lerenec sr et dame de Beauchesne ci-dessus. Deux terres de Lanvallay seront réunies ici par cette union, à savoir  celle de Boiscollin et celle de Landeboulou. Elle sera inhumée dans la chapelle du Purgatoire en l’église de St-Malo de Dinan.                      

    - Anne-Julienne Ménard née en 1683 *  Pierre-Jean Lepertel ; fille des précédents.

     

    Boisfougère

    - Bertrand Piron né vers 1580 ; cité au baptême de Bertrand Guebriat né en 1610 ; archive de Lanvallay image 168, image  ci-dessous.                   

    - René Piron cité en 1627 lors du baptême de Renée Desprè(s). A.R. de Lanvallay image 423

    Bois Frouger

    - Augustine Houitte Elle se marie le 12 septembre 1653, Saint-Hélen, Côtes-d'Armor, Bretagne, France, avec Guillaume Ferron sieur de la Villeguerin.            

    - Le Forestier en 1772. Ce patronyme est cité en 1772 lors d’un décès lequel présente le dit Le Forestier  comme étant chevalier de Bois Fougère. Registre des décès de St-Malo de Dinan 1772…

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Bertrand Quebriat filz de Pierre et Guillemette Couallan ses pere et mere a este baptise sur les fons  de la Magdelaine par discret prestre messire François Longlet subcure de Lanvalay et la tenu sur les dicts fons noble homme Bertyrand Piron sieur de Bois Frouge et pour tesmoin Gillette Piron et autre. Le 25 iesme jour daout 1610. François Longlet.

     

    Boisharouard           

    - Raoul de Monterfils. Noble Ecuyer. Avant 1513. Cité en 1513 lors des réformations en l’Evéché de Dol. Sécrit ici Boays –Harouat. Il est dit aussi dans cet acte propriétaire du Colombier-Lanvallay.Voir Colombier en Lanvallay aussi…

    - Jean de Monterfil, sr de la Garette en Plouer en 1513 et du Bois-Harrouart * Marguerite Malterre (Les armoiries des Monterfils sont présents sur le linteau de porte du manoir de Veauboeuf au Port St-Jean). de sable à l’épée basse d’argent. Pierre Rolland né vers 1580 et flls de Rolland Rolland et de Jeanne Ferron sr et dame de la Croix Verte et des Salles sur la Magdeleine, en Lanvallay, sera propriétaire aussi du manoir de Voeubeuf en Plouer après son père ci-dessus. Le manoir de la Ville es Ollivier, XVIIème,  en Lanvallay également, sera édifié à l’initiative aussi de la famille dite Harrouard. Jean est  dit être  successeur de Raoul Monterfils ci-dessus.lors de cet acte de réformation en 1513.

    - Françoise de Lesen (De Lescu) est dite être, en 1513, propriétaire d’une maison à la sortie du Boays-Harouard pour raison de douaire. (Bien assuré par le mari à sa femme survivante).   

    - Guillemette de Monterfil * Guillaume de Lescu sr de la Samsonnais ou Samsonnaye en Lanvallay, fille de Jean de Monterfil et de Marguerite Malterre ci-dessus.. Union faite vers 1520…           

    - Georges de Neuville  né vers 1570 *  Charlotte Josse ; Charlotte Josse, leur fille née en 1596, sera nommée par Roland de Neuville et par Jeanne Marot.

     - Henry Ernault né en 1629  *  Catherine Moysan de Kervegan ; frère de François Ernault sr du Colombier en Lanvallay et fils de Pierre Ernault et de Guillemette Hamon, sr et dame du Pont d’Amourette ;  juge criminel à Rennes. (Seigneur du Boisharouard, il prend possession de la seigneurie de la Roche Geslin en 1675. Il construit une chapelle en l’église de St-Gravé. Il est débouté de sa noblesse en 1672. Voir Colombier en Lanvallay.ce patronyme semble être à l’origine de la construction du manoir de la Ville es Ollivier en lanvallay, manoir délimité par les terres dites du Bois Harrouard)

     

    Bon Espoir   

    - Gillette de la Vallée née vers 1580 et citée au baptême de Jan Sévigne né en 1617. Archives de Lanvallay, image 250…Elle est apparentée à Jacques de la Vallée, sieur de la Conninais en Taden. Voir acte de baptême de Taden, Image 33. Il est toutefois possible que cette même terre ait été une terre assise en la paroisse de Taden cette commune possédant, elle aussi, une terre avec la même appellation.

     

    Bouexière [ ou la Boixière terre et ancienne métairie située en Lanvallay. Elle sera en le milieu du XIX siècle un relai à chevaux pour les côches se rendant à Rennes. Au pied de l'actuelle ancienne métairie ou relais se trouve, à moitié recouverte par un poste de transformation EDF, un ancien lavoir alimenté hier par la fontaine de Saint-Valay. La légende veut voir en cet endroit l'ermitage en lequel Se moine Balao, ou Saint-Vallay, fondateur de la paroisse de Lanvallay pour cette même légende, s'isolera ]  

    - Olivier Gigot * Carize Mouton. Cité en 1623 au baptême de Ollivier Lambert. A.R. de Lanvallay image 369. Voir aussi Lande…

    - Macé Gigot né vers 1625  *  Jacquette Mesnage ; fils d’Olivier Gigot et de Carize Mouton ; fille de Macé Mesnage et de Jacquette Chevrel, sr et dame de la Salle à la Magdeleine du Pont en Lanvallay.

    - Pierre Lucas de la paroisse de d’Envay ou Lanvallay * Catherine de Baudry en 1660.

    - Bernard Louvain cité sieur de la Bouexière lors de la naissance de son fils le 12/02/1712. Epoux de Janne Guerin. A.R. de Lanvallay image n° 446.

    - Bernard Tourenne * Jeanne Guérin née en 1669 et fille de Gilles sr de Hauteville (la famille de Hauteville  fut dite seigneur de Pelineuc dans le milieu du 17ème      siècle)                                                                                                                          - Dame Claude Ladvocat décédée en 1721 à l’âge de 81 ans. Voir aussi Motte-Labbé.                                                                                                                          - Entre 1850-1870 installation en ces murs de la famille L'Hermite.                          -   Le Banquier Bazin en 1922 sera ici même propriétaire de la ferme. Celui-ci sera à Dinan le fondateur de rue de la Ferronnerie de la BNCI  celle-ci plus tard, devenue la BNP, s'installant Place Duclos.

    Champs-Gallées      

    - Pierre Oren  né vers 1585 *  Jacquemine Picot ; apparenté aux Oren sr de la Hamelinaye en Evran.

    - Guillemette Oren née en 1610 ; fille des précédents ;  nommée par Antoine Oren sr de la Hamelinaye.

    - Thomas Oren né en 1618 *  Yvonne Bonfils ; fils de Pierre Oren et de Jacquemine Picot ci-dessus ; docteur en médecine.

    - Pierre Oren né en 1621 * Jeanne Lesné ; frère du précédent ; docteur en médecine ; dlle de Pélineuf . Union faite en la chapelle Ste-Anne. Cette dernière était située en Lanvallay sur la route de Dol de Bretagne, en face de l’actuelle  fontaine des Abreuvoirs…).

    - Thomas Oren né en 1649 ;  fils des précédents ; prêtre, docteur en théologie, Scholastique, vicaire-général et official de Dol

     

    Champsgérault                               

    -Jean Nicolas né en 1563 *  Jeanne Martin ; fils de Pierre Nicolas et d’Hardouine Hamon sr et dame de la Touche en lanvallay ; aloué de Dinan ; voir aussi la seigneurie de la Touche en Evran

    - Messire Jean Nicolas né en 1595 * Louise Le Vayer (dlle de Clayes) ; fils des précédents ; conseiller au parlement de Bretagne ; inhumé aux Jacobins

     

    Champsguérards     

    - Macé Marot  né avant 1581 * Guillemette Rolland ; fils de Jean Marot sr du Cheminneuf en lanvallay ; fille de Rolland Rolland ;  voir Chemineunf aussi…

    - Nicolas Lambert né vers 1620 * Jeanne Guerin de Lanvallay ; fils de Julien Lambert et de Guillemette Leroy sr et dame de la Salleverte ;  écuyer

    Châteignerais         

    - Jean Lerenec né en 1600 ; fils d’Alain Lerenec et de Marie Bonfils sr et dame de la Touche.  La  terre de Châteigneraie est située tout à proximité de la terre dite du Bois Collin, terre ayant appartenue à Simon Lerenec. Jean Lerenec ci-dessus est le petit fils de Françoise Hamon, sœur d’Hardouine Hamont dame du Gisleau en Saint-Piat, commune de Lanvallay aussi.

                                         

    Cheminneuf 

    - Jean Marot né avant 1550 *  N…, décédé en 1581 Marot en Bretagne. D'azur à la main dextre d'argent, accompagnée d'une étoile d'or en chef, du côté dextre.

    - Macé Marot * Guillemette Rolland ; sr et dame du Chemin Neuf ; Macé décéde après 1630 ; cité en 1597 au baptême de Macée Durand ;  fils du précédent (leur pierre tombale, découverte en juin 2000 a été retrouvée là où s’élevait hier le prieuré de la Magdeleine au pont à Dinan. Elle est exposée à la maison de la Rance : Cy est la sépilture d’honorables gens Mafé Marot et Guillemette Rolland dame du Cheminneuf. Sans Hoirs. 1605 ).

    - François Marot * Jeanne Legault ; frère de Macé Marot ci-dessus.

    - Olivier Guérin * Jeanne Jan  née vers 1590. Jeanne Jan est le belle-sœur de Gillette Marot, fille de Macé Marot et de Guillemette Rolland ci-dessus.

    - Thomas Guérin cité en 1651 au baptême de Thomas Juhanneaux ; image 202 archives de Lanvallay

    - François Asseline  * Perrine Guérin. Il est présenté comme étant sieur du cheminneuf en 1723

    - Thomas Asseline noble homme né vers 1700  *  Jeanne Marie Anne Quétisan. Fils très probable de François Asseline et de Perrine Guérin ci-dessus.

    - Marie-Jehanne-Emanuelle Asseline, fille des précédents, née en 1724. AR de Lanvallay image 569.

     

    Chesnay        

    - Raoul Mesnaige ou Mesnage né vers 1570 * Marie Guérin. Il est cité en 1601 comme parrain de Jeanne Oren. Jeanne Oren  à pour cousine Guillemette Oren, fille de Pierre Oren et de Perrine Marault ; Guillemette sera nommée par Julien Aoustin sr de la Vigne. La famille Oren, sera propriétaire, quant à elle, de la terre dite des Champsgallais en Lanvallay aussi.

    La Chesnaie, en Tressaint donc, commune de Lanvallay, est située pas très loin de la terre de Rochefort, en Lanvallay aussi. Voir François Mesnage sr de Rochefort…).

     

    Clos   

    - Julien Serizay né en 1623 * Jacquemine Leroy; fils de Guillaume Serizay et d’Hélène Gillier sr et dame du Ruzy ; syndic de Dinan. Il fut l’un des premiers directeurs de l’hôpital de Dinan, il en est nommé en 1685.

    Les Clos, terre située au port de Dinan, sur la rive de Lanvallay, aujourd’hui le musée de la Rance,  seront en 1718 la propriété d’un Leroy ; acte de vente de Madame Turpin à la Magdeleine en 1711. Le patronyme Serizay sera propriétaire, au 17ème siècle, du château de Grillemont en lanvallay, terre s’élevant au dessus du port de Dinan, même rive.

    - Louis Leroy né vers 1690 * Janne Chevillard

    - Marie-Louise Leroy née en 1624, fille des précédents, elle aura pour parrain et marraine Jean-Baptiste Thomas Anger dit sieur Beauvais et Perrine Guerin. A.R.de Lanvallay image 567.

    - Bertrand Ménard né en 1622 * Anne Legault, fille de Jacques Legault et d’Yvonne Rillet tous deux sieur et dame de Vildé et du Fresne ; notaire royal.

    - Denise Menard, fille de Bertrand ci-dessus, né en 1655.

    - Pierre Hubert sieur du Clos cité en 1717. A.R. de Lanvallay image 493.

     

    Colombier

    - Raoul de Monterfils. Noble Ecuyer. Avant 1513. Cité en 1513 lors des réformations en l’Evéché de Dol. Voir Bois-Harouart en Lanvallay aussi…

    - François de Monterfils. Voir Samsonnais ; Bois Harouard…

    - Gilles de Lescu, fils de Roland de Lescu et de Catherine de Vigneuc décédés tous deux vers 1570, sr et dame de la Samsonnays en Lanvallay ; seigneur du Colombier-Lanvallay et de la Mancelière (Baguer-Pican, 35), épouse le 15 août 1575 à Baguer-Morvan (35) Louise Bertrand, dame de Launay-Bertrand, fille de Guillaume Bertrand, sieur de Launay-Bertrand, et de Marie d'Acigné.

    - Jacques de Lescu, seigneur du Colombier-Lanvallay et de la Mancelière, fils des précédents et chevalier de Saint-Michel, décédé le 10 mai 1631, inhumé le 12 du même mois en l'église de Baguer-Pican (35), épouse le 13 juillet 1605 Marguerite de la Fontaine, dame de Bréhigné.

     - François Ernault né en 1625 *  Françoise Richaume ; neveu de Simone Ernault ci-dessous ;  fils de Pierre Ernault et petit-fils de Robert Hamon et d’Hélène Maingard ; cousin de Gilles Pleuvier ci-dessous. Il est le frère d’Henry Ernault seigneur du Boisharouard . (La famille Harouard de Lanvallay est reconnue pour être les batisseurs du manoir de la Ville-es-Ollivier ; ce manoir fut construit au 17ème siècle. Tout près de ce manoir, à l’angle de la propriété, commence l’impasse du Bois Harrourd menant en face des ramparts de dinan. L’une des tours de ce ramparts,située en face de ce manoir, fut appelée aussi tour Harourd…).

    - Françoise Richaume ci-dessus citée comme marraine de Françoise- Julienne Martel née en 1683 ; dite dame du Colombier et seigneur de Lanvallay…

    - Gilles Pleuvier né en 1650  *  Marie Lerenec. Elle est la fille de Thomas Lerenec ( frère de Nicolas Lerenec sieur de la Landeboulou en Lanvallay aussi) et de Simone Ernault. Cette dernière est la fille de Guillaume Ernault et de Simone Boulliart, sr et dame du Pont d’Amourette.

    - Jacques de Serville né vers 1620  *  Perinne Leroy ;  fils de Guillaume de Serville sr des Vieilles-Rivières en Evran demeurant à la Landeboulou en Lanvallay,  lui même cousin de Julienne Gillier, épouse d’Alain Maingard sr de Belestre.

     

    Cornican  "Conican, Coniquan"     

    - Bertrand Percevault * Raoulette Labbé ; né vers 1580 et cité au baptême de Bertranne Barbier née en 1615. Archive de Lanvallay, image 231. En 1836, sur le registre cadastral de la commune de Lanvallay, cette terre et sa maison fera partie intégrante des biens de la famille seigneuriale des Serizay de Grillemont. Reprendre le chapitre consacré ici à ce château.

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Bertranne Barbier fille de Guillaume et de janne Du Val ses père et mère a este baptize sur les fons de la Magdelaine du pont à Dinan par discret Dom Jan Prioul subcuré de la paroisse de Lanvalay et a este tenu sur les fonds par honeste homme Bertrand Parcevault sieur de Coniquan assisté de Janne Parier ses parain et marainne  faict le dix ouict iesme jour d'octobre mil six cent quinze. Guillaume Barbier, Jehan Prioul,  J.Guibert, F.Marot, F.Lebret. B.M.S. Lanvallay

     

    Courbure                             

    - Julien Aoustin né en 1642. Petit-fils de Julien Aoustin,  Chirurgien,  et de Françoise Cohue, sr et dame de la Vigne…

    - Fief appartenant aux Chanoines de St-Malo cité en 1677 sur le registre de réformation de 1677. 2 A 82 in ADIV.

     

    Croix                                    

    - Raoulet Sarcel, sr des Crouez ou des Croix décédé en 1521 ; sa pierre funéraire est située dans la cour des Cordeliers de Dinan.

    - Maurice Picot né vers 1550 *  Marie Sarcel ; petite fille éventuelle de Raoulet Sarcel ci-dessus.

    - Macé Picot né vers 1570  *   Bertranne Hamon ; fils des précédents ; voir aussi Moinerie. Il sera dit sieur de Lanvay (pour Lanvallay ?) lors du baptême de Macé Aubry en 1599. Voir le texte sur l’origine patronymique du mont en va. Pierre tombale de Raoulet Sarcel aux Cordeliers : un écusson portant trois sarcelles…Cy-gist noble bourgeois Raullet Sarcel en son vivant sieur du Crouez qui décéda le XXVIIIe jour de janvier MVcXXI

    - Guillaume Picot né vers 1570, frère du précédent ; son nom est inscrit comme trésorier sur l’un des piliers de la voûte de St-Sauveur ; trésorier de la dite paroisse

    - Jean Picot né en 1593  *   Olive Locquet ; fils de Macé ci-dessus ; voir aussi Moinerie ; apothicaire ; inhumé dans la chapelle St-Roch de St-Sauveur  de Dinan.

     

    Croix ou Croix Rolland

    - Nicolas Rolland né vers 1575  *  Olive Hudebert ; fils de Rolland Rolland sr de la Croix-Verte à la Magdeleine ; voir aussi Vieillefosse…                          

    - Julienne Rolland  *  Jean Lechappelier sr et dame de la Champagne et de Cucillé ; fille des précédents ; inhumée à la Magdeleine du Pont

    - Jean Rolland né vers 1600 *  Charlotte Vannard, fils de Nicolas Rolland ci-dessus,  procureur syndic de Dinan ; inhumé aux Cordeliers

    - Pierre Rolland né en 1634 *  Jeanne Agan et Jeanne Desdouit, fils de Jean  Rolland ci-dessus. Trésorier de la fabrique de St-Malo en 1676 et maire de Dinan ; inhumé aux Cordeliers.

     

    Croix

    - Jacques Lerenec né vers 1560 et cité en 1595 comme parrain de Maurice Chevalier, fils  de Nicolas Chevalier et de Jeanne Lerenec

    - Antoine Lerenec. Né vers 1550. Cité en 1583 lors du baptême d’Antoine Lerenec ci-dessous et présenté comme étant le cousin germain de son père, Guillaume Lerenec sieur de Beauchesne. Parent très probable de Jacques ci-dessus.

    - Antoine Lerenec né le 09/05/1583  *   Gillette Cochart ; fils de Guillaume Lerenec et de Janne Nicolas, tous deux sieur  et dame de Beauchesne ;  petit fils de Pierre Nicolas sieur du Gisleau et de la Touche et neveu supposé de Jacques Lerenec ci-dessus. Lors de son baptême, il reçut le nom porté sur les St-fonds du baptême par Antoine Lerenec sieur des Croix lequel est alors présenté comme étant le cousin germain de Guillaume Lerenec de Beauchesne, son père. Sont cités aussi mais comme simples témoins, lors de son baptême, et Jan Lerenec dit l'aisné, lui même fils de Macé Lerenec dit sieur de la Touche et Bertranne Bagot dite femme de Nicolas Lerenec sieur de la Moynnerie. 

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Antoine Lerenec fils Guillaume Le Renec et Janne Nicollas sa femme sieur et dame de Beauchesne a esté baptisé sur les fonds du baptesme en ceste eglize parochialle de Saint-Malo de Dinan par Messire Gilles Guillou subcuré dicelle églize et l'a tenu sur fond et donna le nom messire Anthoine Le Renec sieur des Croix cousin germain du dit Guillaume assisté pour tesmoins de Jan Lerenec Lesné  fils Macé Lerenec sieur de la Touche et Bertranne Bagot femme Nicollas Le Renec sieur de la Moygnerie, les soubz signés et plusieurs autres le lundi près midi feste de Saint-Nicoalas neufiesme jour de may mil cinq centz quatre vingt troys.

     

     

    - Pierre Leroy né en 1597  *  Olive Dupré ; arrière petit-neveu  de Macé Lerenec sr de la Touche en Evran,  lui même beau frère de Pierre Nicolas ci-dessus ; notaire royal.

    - Macé Leroy né en 1626 * Roberte Fleury, neveu de Pierre Leroy ci-dessus et  fils de Jean Leroy sr de Grabuisson

    - Jeanne Leroy née en 1668, fille de Macé Leroy et de Roberte Fleury ci-dessus

    - Pierre-Jean Leroy né en 1671, frère de Jeanne Leroy ci-dessus

     

    Croix-Verte  

    - Rolland Rolland né vers 1550 *  Jeanne Ferron ; voir aussi les Salles…. Rolland Lereffaict  né en août 1581, sera nommé par Rolland Rolland sr de la Croix Verte en Lanvallay ; Jeanne Lereffaict, sa sœur née en 1584, sera nommée par Jeanne Rolland, épouse de Guillaume de Serville sr de la Jéhardière en St-Pierre de Plesquen. Avons nous ici deux parents probables en Jeanne et Rolland Rolland.

    - Pierre Marot * Janne Trédéhan, petit-fils des précédents, cité en 1623 au baptême de Janne Baujan. A.R. Lanvallay image 367.

    - Guillemette Rolland * Macé Marot sieur du Cheminneuf ; mère de Pierre Marot ci-dessus et fille de Rolland Rolland ci-dessus. A.R. de Lanvallay image 510.

     

    Ferme des Clos                                

    - Gilles Gautier * Françoise Lemy ; petite fille de Laurent Lemy maire de Léhon en 1791.

     

    Fosses            

    - Gilles Roche né vers 1590 * Hardouine Vallée cités tous les deux en 1631 au baptême de Hardouine Vallée. A.R. de Lanvallay image 543.

    - Philippe Leforestier cité en 1668 au baptême de Jeanne Rolland, fille de Pierre Rolland sieur des Croix en Lanvallay. Jean Leforestier, fils de Briand  Leforestier et de Catherine Guitton, serra nommé par Jean Guitton sr de la Lande-Boulou en Lanvallay né vers 1570. Les Fosses sont situées sur le territoire de Tressains, proches du manoir de la Grand-Cour.

     

    Fromentel                            

    - Jean Porée décédé en 1626…

    - Guillaume Porée né en 1619 *  Thomasse Bonfils née en 1612 et arrière petite-fille de Pierre Nicolas sr de la Touche en Evran ;  fils de Guillaume Porée et de Jeanne Bagot sr et dame du Fourdoré ; inhumé aux Cordeliers en 1687.

    - Jan Porée né vers 1700 *  Jeanne Blondeau ; petit-fils de Jacques Porée sr de Lespinay ; propriétaire à la Magdeleine,( ils demeuraient en leur maison de la Soudrais en Pleudihen.) Jeanne Blondeau ci contre fut inhumée à St-sauveur dans la Chapelle de St-Michel au côté de sa sœur.

    - Du Breil le Breton, propriétaire vers 1830.

     

    Gislaut ou Gileau en Saint-Piat

    - Pierre  Nicolas né vers 1535 * Hardouine Hamon , sr du Gislaut ; voir aussi Touche en Evran…Greffier d’Office de la Cour de Dinan

    (Il faut noter ici l’union faite entre Margueritte Nicolas et Yvonet Guitton né en 1430 ; leur arrière petit-fils, Jean Guitton, épousera Elisabeth Bodin. Si nous ne pouvons pas faire ici le rapprochement certain entre la famille de Pierre Nicolas et celle de Margueritte Nicolas, nous pouvons noter cependant la présence du patronyme Bodin présent sur la région de Lanvallay aussi).

    .- Thomasse Nicolas née vers 1580 * Jean Bonfils sr de la Villeorieux ; fille de Pierre Nicolas ci-dessus.

    - Jean Bonfils né en 1598 * Macée Serizay ; fils de Thomasse Nicolas, mariés dans la chapelle de la Garaye ; conseiller du roi et son procureur à Dinan

    - Jean Bonfils né en 1621 *  Jeanne Jounin et Gabrielle Robiou ; fils de Jean ci-dessus et cousin de Yvonne Bonfils dame des ChampsGallées en Lanvallay.

    - Julien-Gilles Bonfils né en 1657 *   Noëlle Guérin ; fils de Gabrielle Robiou ; Notaire royal et procureur, syndic de Dinan.

     

    Grillemont en Lanvallay ?        

    - Dufresne vers 1540. Gilles Du Fresne sur un acte de dénombrement daté de 1556 devait impôts,  en cette année 1556,  au prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan. Jean Dufresne sera le parrain de Robert Sarcel né en 1526, fils de  Pierre Sarcel et frère de Christophe Sarcel. Tous deux semblent être apparentés à Christophe sarcel sieur des Croix en Lanvallay. Aux  côtés de Gilles, son cités redevables des mêmes impôts aussi, Marye Aubry et ses enfants, Didié Chevallier, Hamon Paumeret, Jéhen Marquer, Ollivier Bretaigne, Morice Mesnage, Ollivier Jéhan pour Jan, Guilaume Souchart, Roger Aubry, Maye Paraiau, André Provost, Robin Adam, Jullien Taforel, Macé Taforel, Robine Gicquel, Richarde Harel, Dom Brain André, Jean Bertié pour Bertier, Cristoffe Sarcel et Gilette de la Porte. Le Prieur commandataire de la Magdeleine, en 1556, était alors maître Pierre Ferron, frère de Jeanne Ferron, épouse de Rolland Rolland alors propriétaire sur le quartier de la Magdeleine. La nièce de Pierre Ferron, Guillemette Rolland, sera dite Dame du Cheminneuf…).

    - Gille du Fresne cité comme parrain de Marie Cochart née en 1540.

    - André Dufresne cité comme parrain d’André Jugan né en 1616 et d’André Briant né en 1624

     

    Grillemont   

    - Hardouyne Serizay née vers 1580 et citée au baptème de Hardouyne Allot, fille de Macé Allot et de Janne Boudeaux.Archives de Lanvallay page n° 235

    - Jacques Serizay né le 12 octobre 1601, fils d’Alain Serizay et d’Hélène Nicolas sieur et dame des Grandschamps en Dinan et frère d'Hardouine ci-dessus. Voir acte de baptème de Jacques Labbé né en 1622, archives de Lanvallay. Avocat à la Cour. Frère et soeur tous deux de Pierre serizay, la terre de Grillemont sera transmise à leur neveu à tous deux, Pierre Serizay lequel est le fils du dit Pierre Serizay et de Françoise Lerenec son épouse. Cette transmission laisse à penser que la terre noble de Grillemont était alors peut-être le bien des parents et d'Hardouine, et de Jacques et de Pierre Serizay, à savoir Alain Serizay et Alaine Nicolas tous deux nés vers 1560.

    - Bertranne Serizay née en septembre 1634, fille de Pierre Serizay, (frère de Jacques Serizay ci-dessus) et de Françoise Lerenec, sr et dame de la Gastinais et petite fille de Nicolas Lerenec sr de Landeboulou.

    - François-Hyacinthe Serizay né en 1668 * Marie-Julienne de Miniac ; petit-fils de Pierre Serizay ci-dessus et de Françoise Lerenec ci-dessus ; arrière petit-fils de Nicolas Lerenec sr de la Landeboulou et arrière petit- fils d’Alain  Lerenec sr des Grandschamps et d’Hélène Nicolas dlle du Gislaut Serizay de Grillemont en Bretagne. Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à la fleur de lys d'argent en cœur, accompagnée de trois roses d'or, posées 2 et 1; aux 2 et 3 d'argent à trois guidons de gueules, les lances hautes, posées en pal.  (La terre dite de Landeboulou, en Lanvallay, est située en face de la propriété dite de Grillemont, château des Serizay…)Décédé en Lanvallay à l’age de 60 ans le 17/02/1728, inhumé dans l’église paroissaile de Lanvallay. Archives de Lanvallay image 590.

    - Françoise Serizay inhumée dans le cimetière de Lanvallay en 1719. A.R. de Lanvallay image 510.

    - Pierre-Jean Serizay né en 1706 *  Marie Jonché ; fils du précédentet écuyer.

    - Pierre-Clément  Serizay *  Hélène-Marie-Magdeleine Garbin de la Chesnaye ; fils du précédent ; capitaine des Dragons, chevalier de St-Louis                               - Clémentine Serizay de Grillemont * Adrien-Marie-Joseph Urvoy de Saint-Mirel lequel fut anoblit par lettre patente le 30/03/1816. Fille des précédents.                   - Pierre Serizay * Marie-Françoise Lanjourbaut de la Pochère; seigneur de Grillemont, chevalier, né le 23/10/1787. Frère de la précédente.                                - Pierre-Louis Serizay * Caroline-Emma Guerin; seigneur de Grillemont né le 09/08/1823. Fils des précédents.

    - Pierre Raoul Serizay dit de Grillemont, fils des précédents né vers 1850.

    - Artur-Joseph Serizay dit de Grillemont, frère du précédent.

    - Fernand 1er  Le Fer de la Gervinais décédé au château de Grillemont le 30/11/1919 et arrière petit-fils de Clémentine serizay ci-dessus.

    - Fernand 2ème du nom Le fer de la Gervinais * N. Lescane. Possesseur de la maison noble de la Nourais en Léhon, il possède aussi la métairie et la terre du Réhanet aussi en Lanvallay. Maire de Léhon.

    - Me N.Le Fer de la Gervinais * N.Aimé; général; fille des précédents.

     

     

    Herviais

    - Jean Lefrançois né vers 1550 * Catherine Ferron ; voir aussi de Launay. Il existe en Lanvallay un lieu dit ou village nommé les Herviais à la sortie des Croix. Terre appelée ainsi sur les plans napoléoniens de 1811. La famille Lefrançois sera également propriétaire d’une terre dite les Rochettes. Une terre de ce nom existe également en Lanvallay…

    - Jan Lefrançois né vers 1580 * Janne Lerenec et Françoise de Serville. Fils des précédents.

    - Richard Lefrançois né vers 1580, frère de Jean Lefrançois ci-dessus.

    - Jean Perrier né en 1607, fils de Jean Perrier et de Françoise Lefrançois sr et dame du Fief. Françoise Lefrançois est la  fille de Catherine ci-dessus.

    - Bertrand  Lefrançois  frère de Richard ci-dessus  *  Jacquemine Bagot ; voir aussi Pépinière…

    - Mathurin Lefrançois né en 1645 * Charlotte Lechapellier, petit fils de Bertrand ci-dessus ; trésorier de St-Malo en 1676.

     

    Lande

    - Olivier Gigot né vers 1560 *  Julienne Jan ; apparenté à Thomas Gigot sr de la Salle-Epis. Maurice Jan est cité comme étant propriétaire sur le quartier de la Magdeleine en 1556 ; voir acte de dénombrement du prieuré de la Magdeleine du pont de Dinan.

    - Olivier Gigot né en 1584 *  Carize Mouton ;  mariés à Lanvallay en  1614…fils des précédents ; inhumé dans le Cœur de Saint-Sauveur de dinan. Voir aussi Bouexière en Lanvallay.

    - Jean Gigot né vers 1620, recteur de Lanvallay ; fils des précédents.

    - Zacharie Gigot né en 1674 *  Louise Jascob ; fils de Gilles Gigot sr de Courchamps et petit-fils des précédents.

    - Claude Leforestier né vers 1600 et cité au baptême de Claude Moizan né en 1622. Image 19 archives de Lanvallay…

     

     - L'Origine de nos villages Côtissois- L'Origine de nos villages Côtissois

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le manoir de la  Landeboulou et sonviel pigeonnier. XVII siècle

     

    Landeboulou ou  Lande-Boulou    

    - Jehan Guitton né vers 1500 et cité en 1540 à la naissance de Perrine Duval. Image 48 SSD. (il était aussi le parrain de Jehanne Guyton ou Guitton née en 1533, fille de Thomas Guyton et de Françoise Lecoqc, sieur et dame de Léchap en Léhon. Jéhan Guitton ci-dessus, sieur de la Landeboulou, s’écrit sur cet acte : Jehan Guyton…Archive de Léhon, image 20. Ce baptême implique un lien de parenté très proche entre Jehan Guitton de la Landeboulou et Thomas Guyton dit seigneur de Lechapt. Etaient ils deux frères tous deux  propriétaires, en autre, de deux terres étendues et séparées l'une de l'autre par la rivière de Rance ?).      Nous avons déjà expliqué, dans un autre chapitre, que la plus part de ces notables appartenant à l'Economie de la communauté de ville de Dinan étaient probablement tous multi-propriétaires. Cela fut le cas de Jehan Guitton lequel était aussi propriétaire, en 1526, d'une maison et de sa terre assises toutes deux au plus près du château de Dinan, ensemble de biens sur lequel Jehan Guitton devait en impôts seigneuriaux, à la Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan, 18 sous de rentes. Toutefois, Guillaume Du Fay, capitaine du dit château de Dinan, peu de temps après, pris une partie du jardin de Jehan Guitton ce fait divisant alors équitablement entre eux ces deux mêmes personnages la rente seigneuriale due à la dite Fabrique de Saint-Sauveur de Dinan, Jehan en devant plus que 13 sous et le capitaine du château 5 sous. Cet acte est important dans la mesure ou il nous confirme ce principe de multi-propriété. M.E.Monnier. Dinan, mille ans d'Histoire. Page 252-253.

    - Jean Guitton né vers 1570 ; petit- fils probable du précédent…Cité comme parrain au baptême de Jean Leforestier, fils de Briand Leforestier et de Catherine Guitton. Jean Leforestier sera également nommé par Guillaume Legault sieur de la Landeboulou ci-dessous. La présence ici, autour de ce même baptême, de deux sieurs dit tous deux de la Lande-Boulou, implique forcement la présence, sur cette dite terre dite de la Landeboulou, d'au moins deux manoirs distincts.

    - André Leforestier né vers 1580.  Rechercher l’apparenté entre le dit André et Briand Leforestier ci-dessus.

    - Guillaume Legault né vers 1570  *  Denise Marot ; procureur et greffier au présidial de Dinan et avocat de roi de Dinan aussi; économe de l’hôpital en 1614,. Il sera le beau-frère de Macé Marot sr du Cheminneuf à la Magdeleine en Lanvallay.

    - Nicolas Lerenec né vers 1567 *  Bertranne Roumain ; fils de Nicolas Lerenec sr de la moinerie et de la Noë

    - Pierre Ménard né en 1634  * Jeanne Vallée (dlle du Rocher) et Jeanne Jugan ; fils de Pierre Ménard sr de la Roberdie ;  voir aussi Boiscollin en Lanvallay. Ces armoiries commprendra également une main posée en Pal.Elles sont toujours présentes aujourd’hui sur l’unes des cheminées au manoir de la Landeboulou en Lanvallay. Faut-il ici faire un rapprochement avec les armoiries propres aux Marot ? Les armoiries de Pierre Ménard sont : d’Azur à la main d’argent posée en pal, issant de flamme de gueules.

    - Toussaint-Jacques Ménard né en 1682  , fils de Pierre Ménard ci-dessus

    - Toussainte-Marie Ménard née en 1703 ; fille de Pierre Ménard sr de la Hunnelais ; petite fille de Pierre Ménard ci-dessus

    - Toussaint Ménard né en 1702 *   Pétronille Lemeignan ; frère de Toussainte ci-dessus ; trésorier de St-Malo en 1734

    - Ménard de la Landeboulou, commandant en second du Courrier de Bourban de la Royale compagnie lors de sa campagne de France au Sénégal en 1732, frégate de la compagnie des Indes jaugeant 130 tonneaux avec 10 canons

     

    Lohier ou Lozier                 

    - Amaury Richeux né vers 1550  *  Janne Bodot. Il est cité sieur du Lohier le dernier jour d'Aoust de l'année 1585 lors du baptême d'Amaury Bodot fils de Pierre Bodot et de Janne Fauvel. A.R.St-Malo de Dinan, image n° 66. Il est cependant cité dès l'année 1582 sur une Minute relatif à un bien qu'il possédait au plus près du prieuré de la Magdelaine au port de Dinan. Ce semble semble être le Puits de la Maison dite Tourandel lequel puits existe toujours aujourd'hui, c'est l'actuelle fontaine située dans le bas de la rue de la Madeleine. Il devait comme impôts, au seigneur Prieur, un premier impôt représentant 12 boisseaux de froment et 1 chappon quant il devait, pour le puits de la Maison Tourandel, un second impôt de 8 soubz. Au côté d'Amaury, pour ce même puits, plusieurs propriétaires étaient eux aussi soumis à ce même impôt lequel était différent d'un propriétaire à l'autre. Ainsi Roger Durand devait quant à lui 10 soubz monnoye, Guillaume Souquet 3 soubz monnoye, Raoullet Souchart et ses consorts dix soubz monnoye et Rolland Rolland, père de Guillemette Rolland, la Dame du Cheminneuf, 3 soubz 6 deniers monnoye. Voir une partie de cet acte en bas de ce chapitre.                    Au travers d'Amaury, nous semblons pourvoir avoir la confirmation du fait que certains hauts personnages, alors  propriétaires sur les hauteurs du plateau Cotissois,  étaient également propriétaires d'autres biens relevant géographiquement et financièrement directement du prieuré du Pont à Dinan. La terre dite du Lohier ne peut prêter ici à aucune confusion, les enfants d'Amaury Richeux ayant été souvents témoins à des baptêmes réalisés en l'église paroissiale de Lanvallay.

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Amaury Bodot filz de Pierre et de Janne Fauvel ses pere et mere a este ce jour baptise sur les fons de l'eglise Sainct Malo de Dinan par discrect messire Gilles Guillou subcure dicelle et la tenu sur les dictz fons honorable Amaury Richeux sieur du Lohier et pour tesmoings Francoy Fontaine  et Gillette Hellon le dernier ultime jour jour daougst an mil cing centz quattre vingt cinq. Amaury Richeux, Thomas Bodo, Julien Josselin, Estienne de Blarv(u), Adrien des Douhets

     

     

    - Eustache Richeux né vers 1580 * Thomasse Guibourg. Leur enfant, Jan Lericheux sera nommé dans l’église de la Magdeleine du Pont à Dinan.

    - Amaury Richeux né vers 1600  *  Jeanne Guérin ; enfant très probable du précédent.  Cité honorable homme en 1625 au baptême d’Amaury Barré, image 60 archives de Lanvallay. Leur fille Julienne verra le jour en 1636, image 61 des mêmes archives.

    -  Richard Richeux  né en 1609 et cité au baptême de Julienne Séquart née en 1624  (fille de honneste homme  Artur Séquart et de honneste femme Louise Richeux) ; image 23 archive de Lanvallay

    - Guillaume Morin fils de Tanguy Morin et de Thomasse Morin décédé à la métairie du Lohier en Lanvallay en 1711.A.R.  Lanvallay image 433.

     

    Mare   

    - Raoul Legault né en 1642 *  Françoise Cohue, cette dernière décédant à Tressaint en Lanvallay ; fils de Jean Legault et d’Olive Durand et petit-fils des précédents ; inhumé à St-Sauveur ; trésorier de St-Sauveur

    - Raoul Legault né en 1673 ; fils des précédents.                                                       - Jacques Durand cité le 15/010/1742 au baptême de Jacques Lerenec né à Tressaint.

    - Maistre Jan Asseline sieur de la Mare décédé à l’âge de 112 ans et inhumé dans l’église de la Magdeleine du Pont en 1722. A.R. de Lanvallay image 538.

    - Pierre Ferté de la Mare cité en 1719 lors de l’inhumation de Pierre Taupin. A.R. de Lanvallay image 505.

     

    Magdelaine                                                                                                                        - Gillier Armel, Trésorier et fabriqueur de l'église de la Magdelaine du pont en 1643.

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

    Le prit papier contient deuc ents feuilletz compris et a este numroté par nous. Jan Vaugrenat Recteur de Lanvalllay et Pierre Marot sieur du Mottay et Gilles Armel thresorier et fabriqueur de l'églize de la Magdelaine et a esté achap... en dernier dicelle fabrique. Le permier jour de febvrier mil six centz quarante trois. Signent Vaugrenat, Pierre Marot

     

     

    Mezerais                              

    - Guillaume Chertier né vers 1565  *  Julienne Pigeart

    - Julien Chertier né en 1588  *  Nicole ou Nicolasse Guérin ; fils des précédents. Cités en 1632 au baptême de Collasse Ermel. A.R. de Lanvallay image 559.

    - Guillaume Chertier  né en 1627  *  Guillemette Oren ; fille de Pierre Oren sr des Champsgallées et de Jacquemine Picot ;  fils de Julien Chertier ci-dessus

    - Guillaume Chertier * Jacquemine Picot ; père et mère de Pierre Chertier né en 1629, sr des Bouteilles. Il existe en Saint-Helen une terre dite le Mezerais, terre située tout à proximité de la terre du Tiolais, propriété de la famille Aubry fin 16ème siècle. (Cette terre, dite du Mezarais, se trouve aujourd’hui située à proximité, 300 mètres environ, d’un lieu dit toujours appelé aujourd’hui Le Bois Picot…)

    - Julien Chertier né en 1620  *  Jeanne Jan ; fils de Julien ci-dessus, Jeanne est la fille de Raoul Jan sr de Coetfinet et du Ruzais

    - Jean Chertier né en 1629  *  Noelle Blondeau ; fils de Julien Chertier et Nicolasse Guérin ci-dessus ; fille d’Yves Blondeau sr de la Chapelle. Lors de la naissance ou baptême de Jean, un sieur de  la Tiollais sera ici présent aussi comme témoin…

     

    Pavillon                                

    - Manoir construit à l’initiative de la famille Sarcel, sr des Croiryes en Lanvallay. Il porte la date 1610 inscrite dans l’une de ses pierres.

    - N.H Laurent Legay né en 1622  *  Simone Levayer ; fils de Jean  Legay sr de Vauregnard

    - N.H Pierre-Louis Legay né en 1653  *  Guillemette Feudé ; fils de Laurent ci-dessus

    - Charles Legay né en 1693 et nommé par Charles Feudé sr des Croix en lanvallay aussi ?

    - Gilles Pleuvier  né en 1650  *   Jeanne Bezart et Gillette d’Armaillé ; sr de Boitison aussi… Ce dernier sera inhumé en juin 1719 en l’église de Lanvallay. A.R de Lanvallay image 506.

     

    Pelineuf                                

    - Robin Lesné * Margueritte Trémaudan ; il est mentionné vers 1610…

    - Roger Lesné né vers 1600 (frère du précédent ?) * Françoise Denoual ; elle est la fille de Guillaume Denoual sr du Plessis

    - Denis Lesné cité en 1620 au baptême de Robert Lesné fils de Roger Lesné ci-dessus. Frère probable de Robin et de Roger Lesné ci-dessus.

    - Maurice Lesné né en 1627 * Gillette Meraut ; fils des précédents ; il sera l’un des capitaines de la ville de Dinan. Inhumé le 1 octobre 1699.

    - Christophe Lesné (tantôt Lené) * Hélène Jan née en 1668, dlle de Grandchamp ; capitaine de la ville de Dinan ; inhumé le 07 01 1703 aux Jacobins

    Sous la cinquième tombe brisée par la moitié où il y a une petite concavité, à commencer au tronc de Ste-Rose, le corps de Christophe Lené sieur de Pellineuc antif du Pérou au royaume de Lima…Fils des précédents.

    - Robert Lesné cité en en 1602 comme étant le parrain de Robert Jan.

    - Guillaume Lesné né en 1625 * Olive lhoste,  frère de Maurice Lesné ci-dessus.

    - François de Hauteville, noble homme, époux de Janne Boisnel, tous deux cités au décès de leur enfant le 12/07/1741. A.R. Lanvallay image n°159

     

    Plat d’Etain au port de Dinan       

    - Maison étant la propriété en 1676 du couple Jeanne Vallée et Pierre Ménard sieur et Dame de la Landeboulou en Lanvallay

    Elle était située rue du Petit-Fort à Dinan, au fond de  la cour de l’actuelle maison sise au 49 et 51 de cette même rue. Aujourd’hui disparue, cette ancienne maison comprenait cave, deux chambres hautes sur étage ; elle deviendra une tannerie dans  la plus grande partie du  18ème. Il s’agit d’une grande tannerie située dans un léger renfoncement du terrain de la vallée, ce qui permet à l’établissement de bénéficier en plus du ruisseau du Petit-Fort, d’une petite arrivée d’eau qui coule des champs de la « falaise des Combounaises », coteau nord de la vallée du Petit-Fort. Le bâtiment est long de vingt mètres sur six de profondeur ; il se compose d’un rez-de-chaussée et d’un étage  avec trois travées d’ouverture sur la façade. Une grande cour se trouvant à l’avant du bâtiment, descend jusqu’à la rue du Petit-Fort. La tannerie contien tous les éléments  attachées à la perpétuelle demeure et indispensable à la producton, il s’agit des pleins et des réservoirs qui se trouvent au rez-de-chaussée du bâtiment équipé d’un travail de rivière. L’étage  sert à faire sécher les peaux. Texte d’Eric Duval pris dans son mémoire intitulé Les marchands- tanneurs  du Petit-Fort. Le Pays de Dinan année 2005.

     Propriétaires et tanneurs : Les Teto… L’un des membres de cette famille sera également propriétaire dans cette même rue du Château Ganne ou Maison dite du Gouverneur. ; Ils seront propriétaires de presque toutes les tanneries de cette rue transformée en un immense atelier du cuir.  Leurs bien professionnel,  estimé à plus de 100.000,00 fs, comprendra six différentes tanneries situées toutes au long de cette rue. La Cloutière, maison située aujourd’hui au 64 de cette rue est l’une de leurs anciennes tanneries.

     

    Réhanet        

    - Marguerite Lelièvre, belle-mère de Charles Ménard, dame de Réhanet. (La terre dite le Réhanet en Lanvallay,  propriété hier de la famille Le Fer de la Gervinais, est située en limite de propriété avec le château de Grillemont ; en face se site le château de la Lande Boulou ou Landeboulou. Ce château de la Landeboulou fut la propriété, au 18ème siècle, de la famille Ménard alors sr de la Landeboulou. Le château de Grillemeont est aujourd’hui la propriété de madame Le Fer de la Gervinais, descendante Serizay.  Voir la famille de Serizay propriétaire de Grillemont au 18ème siècle). Il existe toutefois une terre dite le Réhanais en St-Helen…

    - Mlle Dufresne citée en 1747 à la naissance d’Anne Dupont, fille de sa servante et domestique. A.R. de Lanvallay.

    - Me Le Fer de la Gervinais, héritière de cette terre par ses parents Fernand le fer de la Gervinais époux de N. Lescanne.

     

    Rochefort     

    - Françoise Mesnage née en 1671 et décédée à 66 ans, fille de Jean  Mesnage et d’Olive André, tout deux  sr et dame de Lormegay . Françoise est la petite-fille de Macé Mesnage propriétaire de la terre dite la Salle, présente au port de Dinan en Lanvallay…).

     

    Rochettes

    - Gilles Lefrançois né en 1603 * Jeanne Lesné ; fils de Jean Lefrançois et de Françoise de Serville sr et dame de Launay. Olive Lefrançois, sa petite nièce née en 1641, sera nommée par Jean Picot sr des Croix. La terre des Rochettes, probablement en lanvallay, apparaît ici pour la première fois. Le patronyme Lesné est déjà présent sur cette commune dans la seconde moitié du 16ème siècle ; il est alors propriétaire de la terre de Pélineuc dit aussi Pélineuf. Il existe un manoir bâtit très tôt sur la terre des Rochettes…Sa construction  est t’elle décidée par Jean Lefrançois ou bien ce dernier en hérite t’il de sa maman Françoise de Serville ? Ce patronyme étant également présent sur cette même commune…Guillemette Lefrançois, née de l’union Lefrançois-Lesné, sera baptisée en l’église de la Magdeleine du pont à dinan sur la paroisse de lanvallay. Sa sœur Julienne sera nommée par Thomas Cochon sr de la Vigne ; ce patronyme est propriétaire de l’actuel Presbitère situé sur le port de Lanvallay, en la fin du 17ème siècle ; elle se mariera en la chapelle de la Courbure en Taden, chapelle construite à l’extrémité du port de dinan. Son autre sœur, Simone, se mariera aussi avec Macé Mesnage, riche propriétaire terrien assis sur le port de Dinan, côté lanvallay. Jean Lefrançois, fils de Bertrand Lefrançois et cousin direct de Gilles, sera sr des Combournaises, terres assises sur les hauteurs du port de dinan en dinan.Ces détails multiples nous confirment ainsi dans la localisation de cette terre dit les Rochettes, en lanvallay.

    - Guillemette Lefrançois, dlle des Rochettes, elle est baptisée à la Magdeleine ; elle est la fille de Gilles Lefrançois ci-dessus

    - Guillaume Lefrançois né en 1645 * Marie Mustel ; frère de Guillemette Lefrançois ci-dessus.

     

    Rouvrai(ye)s en Saint-Solen          

    - Georges Chastel cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse de l’évêché de Dol : Georges Chastel, écuier, sieur temporel de la Rouvraye, représentant Morice Chastel, lequel Morice, représentant noble homme Raoullet Chastel, possède héritages qui furent en roture.

     

    Saint-Piat                             

    - Louis Herbert seigneur de la Massuë et de Saint-Piat et François son frère ; tous deux vivant vers 1669. D’argent à trois fasces d’or

     

    Salle à la Magdeleine          

    - Macé Mesnage né en 1591 *  Jacquette Chevrel et Carize Jan ; fils de Thomas Mesnage et de Macée Hamon ; inhumé en 1654 dans la chapelle St-Pierre de l’église de St-Malo, (de nombreux Mesnage furent inhumés en cette chapelle.)

    - François Mesnage né en 1645 et décéde en 1724 ; fils des précédents

     

    Salles                        

    - Rolland Rolland né vers 1550 *  Jeanne Ferron ; voir aussi la Croix Verte

    - Hamon Apuril né en 1569 * Jeanne Rolland,  fille des précédents ; petit fils de Marie Lambert, marraine de Jéhan Sarcel

    - Jean Mouton né vers 1592 * Carize Apuril née en 1612,  fille de Hamon ci-dessus ;  petit fils de Laurent Porée .

    - Guillaume Mouton né vers 1655 * Jeanne Le Mouton ou Mouton; fils du précédent ; notaire Royal

    - Jeanne Le Mouton ci-dessus *  seconde noce Jean Guillaume sr du Coudray

    - Marie-Thérèse Guillaume née en 1703 ; fille des précédents ; inhumée à St-Sauveur dans la chapelle de St-Michel. Sa sœur, Anne-Esther Guillaume sera inhumée en la chapelle de St-Nicolas.

    - Jacques-Dominique Mouton né en 1682  *  Hélène Merven ; fils de Guillaume Mouton et de Jeanne Le Mouton ci-dessus ; notaire royal, procureur et lieutenant de la milice.

    - Jeanne-Thérèse Mouton née en 1670 ; sœur du précédent ; inhumée à St-Malo dans la Chapelle du Purgatoire

    - Anne-Hélène Mouton  née en 1715 ; fille du précédent ; dlle des …

    - Alain Maingard * Jeanne Lerenec née en 1688 ; héritière des Salle par son père unit en première noce à Jeanne Gigot, petite fille de Carize Mouton ;  avocat et échevin de Dinan ; inhumée à St-Sauveur dans la chapelle St-Roch

     

    Samsonnais                          

    - Thomas de Lescu  vers 1450 * Guillemette de Beauchesne sieur et dame de la Sansonnays.  S’est écrit aussi Sansonnaye, Somsonnaye etc.

    - N. de Lescu * Jacquemine Ferron, fils des précédents  ; dlle de la Ferronnays en Calorguen, elle est la fille de d’Olivier Ferron et de Marie Le Porc de la Chesnaye tous deux sieur et dame de la Ferronnays vers 1450.

    - Gilles de Lesquen (ou Lesen, Lescu…) cité en 1480 sur la liste des teneurs de fiefs des évéchés et de Saint-Malo et de Dol. Peut-être la première forme d’écriture de Lescu…

    - Bonabes de Lesen (Lesquen, Lescu…) cité également en 1480 et représentant Gilles Lesquen ci-dessus lors de la même liste. Peut-être son fils…Il est dit propriétaire du manoir noble de la Sansonnaye en Lanvallay lors de l’acte de réformation de 1513 des évéch »s de Dol et de Saint-Malo.

    - Anne de Lescu * Jean le Chauff sieur de la Motte au Chauff en St-Coulomb. Parente très probable de Gilles et de Bonabes Lesquen ci-dessus. Jean Le Chauff son mari représentera Gilles de Lesen (Lescu) ci-dessus lors de l’acte de réformation de 1513 pour les évéchés de Dol et de Saint-Malo.

    - Guillaume de Lescu  né vers 1500 * Guillemette de Monterfil ;  dit seigneur de la Sansonnaye en Lanvallay, messire, seigneur de Beauvais  et lieutenant du roi à Dinan, fils de  N. de Lescu et de Jacquemine Ferron ci-dessus. Fille de Jehan de Monterfil et de Marguerite Malterre… La famille de Lescu porte "d'azur à six billettes d'argent posées 3, 2 et 1, au chef d'azur chargé de trois targes, ou anciens boucliers, d'argent". On trouve aussi "d'azur à six billettes d'argent posées 3 2 et 1, au chef d'azur soutenu d'or chargé de trois targes, ou anciens boucliers, :d'argent". Voir le Colombier…

    Voir le Bois Harouard en Lanvallay…Le père de Guillemette, Jean de Monterfils est dit sieur du Bois Harrouart. Cette famille sera propriétaire de la terre dite du Colombier en Lanvallay au 15ème et 16ème siècle. Cette même propriété sera en la possession de la famille de Lescu au 17ème et 18ème siècle. François de Monterfils, seigneur de Monterfils et du Colombier sera chevalier et Gouverneur de la ville de Vannes… Cette famille sera propriétaire des terres de Caver et de la Garde en Yvignac et en Evran…Elle semble avoir été la première propriétaire de la terre dite le Bois Harrourd en Lanvallay aussi. De sable à l’épée d’argent la pointe en bas.

    - Roland de Lescu sieur de la Mancelière, fils du précédent * en 1540 Catherine de Vigneuc dame de la Mancelière; décédés l’un après  1563 et l’autre vers 1575. Fille de Geoffroy de Vigneuc, elle est la petite fille et de  Guillaume de VIGNEUC et Jeane UGET sa feme, Sieur et dame de la Mancelière (en Baguer-Pican), possèdent le lieu de la Ville-au-Mont que tenait feu Jehan LECORGNE et Jeane ÉON sa femme, et depuis peu Geffroy UGUET, père de la dite Jeane.

    - Gilles de Lescu, fils des précédents , seigneur du Colombier-Lanvallay et de la Mancelière (Baguer-Pican, 35), épouse le 15 août 1575 à Baguer-Morvan (35) Louise Bertrand, dame de Launay-Bertrand, fille de Guillaume Bertrand, sieur de Launay-Bertrand, et de Marie d'Acigné.

    - Jacques de Lescu, seigneur du Colombier-Lanvallay et de la Mancelière, fils des précédents et chevalier de Saint-Michel, décédé le 10 mai 1631, inhumé le 12 du même mois en l'église de Baguer-Pican (35), épouse le 13 juillet 1605 Marguerite de la Fontaine, dame de Bréhigné.

     - François Le Chauff * Julienne Le Chauff sa parente, écuyer et petit-fils d’écuyer Gilles Le chauff et de Anne de Lescu ci-dessus. Propriétaire de la terre de Beauvais en Lanvallay…Il est cité en 1668 lors de l’acte de réformation concernant son fils Guillaume Le Chauff sieur de Beauvais et Gilette de Taillefer, son arrière-grand-mère, apportera en dote la terre de Beauvais de Lanvallay par son union avec Jean le Chauff, son arrière grand-père.

    - Bertrand de Lescu cité en 1563 sur un acte de fermage propre aux biens du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan. Voir Lanvallay. Archives DCA.

     

    Tertre                                   

    - Guillaume Vallé né vers 1590 * Françoise Leroy cités tous deux en 1630 au baptême d’Ollivier Lambert. A.R. de Lanvallay image 495.

    - N.H.François Vallée  né vers 1618 *  Jeanne Durand née vers 1618 ; fille de Julien Durand et de Françoise Hamon sieur et dame de la Villehervy. Fils de Jean Vallée et de Françoise Savé sieur et dame du Tertre-Martin et neveu de Julien Vallée époux de Thomasse Bezart sieur et dame du Rocher.

    - Olivier Vallée né vers 1620 * Servanne Martel ; fils de François Vallée et de Jeanne Guillaume sieur et dame du Fief à l’Abbé ; arrière petit-fils aussi de Julien Vallée et de Thomasse Bezart sieur et dame du Rocher.

    - Guy Bezart cité en 1676 au baptême de Guy-Chérubin Rolland fils d’Eustache Rolland sr de la Tiollais

    - Julien Labbé  * 1775 Marguerite Drien ; fils de Guillaume Labbé et de Julienne Dibart. Capitaine de vaisseau.

     

    Touche          

    - Nicolas Pleuvier né en 1642 * Jeanne Lefrançois ; petit- neveu de Roberte Pleuvier dame de la Touche en Evran et arrière petit-fils de Louis Ernault sr du Colombier. (La maman de –Nicolas Pleuvier, Marie Lerenec, dlle de la Noë, est la cousine d’ Henry Ernaul, seigneur du Boisharouard en Lanvallay. François Ernault, son frère, sera sr du Colombier en Lanvallay aussi). Inhumé dans le cimetière de la paroisse de Lanvallay en 1708.A.R. de Lanvallay image 403.

    - Jeanne Pleuvier née en 1685 *  Claude Bernard ; fille de Nicolas Pleuvier ci-dessus et belle-sœur de Joseph-Laurent Cargouët.

    - Jean Richomme cité en1688 au baptême d’Anne Lechapellier, fille de Guillaume Lechapellier  et de Julienne Mestivier ; sénéchal de Saint-Malo

    - Julienne Jourdan dame de la Touche, citée en 1644 au baptême de Françoise-Marie Collin ; image 112 archive de Lanvallay.

     

    Touche Carcouët                 

    - Bertranne Pleuvier née en 1675  *  Joseph-Laurent de Cargouët ; sœur de Jeanne Pleuvier ci-dessus

    - Michel Huet, grand-père de Françoise Gigot, fille de Gilles Gigot et d’Anne Huet

    - Louis Blondeau né vers 1660 *  Marie Nouël ; frère de Claude Blondeau, épouse de Thomas Huet sr du Villeu ; maître apothicaire

    - Jean Guillou né en 1652 et cité en 1717 lors de son inhumation dans le cimetière de la Magdeleine du Pont. A.R. de Lanvallay image 495.

     

    Tressaint      

    - Jan de Lorgeril cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse de l’évéché de Dol. Haut et puissant seigneur Jean de Rohan, seigneur de Landal, possède le manoir de Tressaint qui fut à Messire Jean de Lorgeril…

    - Jean de Rohan seigneur de Landal cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse de l’évéché de Dol.

     

    L’Auberge des Trois Rois                          

    - Le sieur Mounier en 1714. A.R. de Lanvallay image 471. Auberge située au port de Dinan

     

    Vairie 

    - Guillaume de Brefeillac cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse de l’évéché de Dol.Noble homme Guillaume de Bréfeillac, écuier, et sa compagne, sieur et dame de la Vacquerie.

    - Les seigneurs Ferron de la Vairie. Voir cette famille seigneuriale… 

     

    Vallée                        

    - Jean Guinguoin  *  Jeanne Durand née en 1570, sœur de Roger Durand sr de la Villepierre inhumé à la Magdeleine à Lanvallay en 1627.

    - Anne-Marie Cruet demoiselle de la Vallée de Lanvallay citée en 1724 lors de son mariage avec Philippe Denouald des Aulnay. A.R. de Lanvallay image 554

     

    Vaux  En Lande-Boulou     

    - Jan Guérin dit père de Jan Guérin en 1624. Né vers 1580. A.R. de Lanvallay image 381.

    - Jan Guérin  né vers 1600* Amaurye Ménard (Il existe une vallée des vaux, située tout à côté de l’ancien port de Josselin, en face du halage menant à la Hisse, en contre bas de la Landeboulou. Ce terrain sera vendu en 1811 aux enchères, entre Mr Desserville, propriétaire de la landeboulou et monsieur Giffart, propriétaire du 18 de la rue de l’Abbaye à la Magdeleine du pont en lanvallay. Le patronyme Guérin est déjà cité présent à la Magdeleine dès le début du 17ème siècle. Jean Guérin ci-dessus, sera l’épouse d’Amaurye Ménard. Les Ménard ont été propriétaires également du manoir de la Lande-Boulou)

    - Jan Guérin dit fils de Jan Guérin sieur des Vaux, cité en 1624 au baptême de Jan Guérin fils de Jan Guerin et de Guillemette Blanchard. A.R. de Lanvallay image 381. Est-ce Jan Guérin ci-dessus ?

    - Thomas Guérin  né en 1644 * Perrine Chevillart,  fils de Jean Guérin et d’Amaurye Ménard ci-dessus

    - Perrine Chevillart citée en 1720 lors du baptême de Perrine-Guillemette Leroy demoiselle des Clos. A.R. de Lanvallay image 515.

    - Jean-Thomas Guérin né en 1672, fils de Thomas ci-dessus ; le trésorier de St-Sauveur en 1708

    - Jeanne Guérin née en 1670 ; très probable fille de Thomas Guérin ci-dessus

     

    Vieillefosse                           

    - Nicolas Rolland né vers 1575, voir aussi Croix ; fils de Rolland Rolland et de Jeanne Ferron

     

    Vigne au port de Dinan      

    - Julien Aoustin cité en 1596  *  Françoise Cohüe. Chirurgien

    - Laurent Aoustin  *  Bertranne Legrand ; fils des précédents.

    - Marie Aoustin née en 1646  *  Raoul Jan sr des Portes, petit-fils de Macé Marot et de Guillemette Rolland sr et dame du Cheminneuf ; fille des précédents. (Peut-on voir aujourd’hui, en cette terre, le grand terrain situé à l’extrémité du quai au port de Dinan sur laquelle est érigée la maison de la Grande Vigne consacrée au peintre Yvonne Jean-Haffen ? Cette propriété, située au pied du Saut à l’Ane, est voisine de l’ancien moulin de Beaudouin situé 50 mètres en amont. En effet, Marie-Rose Jan, fille de Marie Aoustin et de Raoul Jan ci-dessus sera dite demoiselle de Beaudoin, son époux étant Vincent Leroy sr de la Billardais en Taden. Sa sœur Hélène Jan sera l’épouse de Christophe Lesné sr de Pélineuf en Lanvallay).

    - Thomas Cochon cité en 1634

     

    Villeameline                        

    - Gilles Pleuvier né vers 1550 *  Guillemette Bagot et Françoise Perrier  vers 1550.  Il est cité en 1580 ; archives de Léhon ; image 80.

    - Roberte Pleuvier née en 1570 * Jean Lerenec sr de la Touche; fille des précédents.

    - François Pleuvier, né vers 1592,   recteur de St-Sauveur, fils de Gilles ci-dessus.

    - François Pleuvier décédé le 21 novembre 1640, inhumé dans la chapelle du Saint-Crespin en l’église de St-Sauveur de Dinan, près de l’autel des trois Marie.

    - Antoine Lerenec né en 1596 *   Bertranne Jounin ; fils de Roberte Pleuvier ci-dessus.

    - Jean-Baptiste-Julien Lerenec né en 1699 *  Perrine-Thomasse Martel, petit-fils d’Antoine ci-dessus. Honorable homme.

    - Laurent-Rose Lerenec né le 02/04/1739  à Tressaint  *  Jeanne-Renée Rolland ; elle sera inhumée dans la Chapelle de St-Michel à St-Sauveur de Dinan ; Laurent-Rose prendra pour épouse en seconde noce Françoise-Jeanne Macé ; fils de Jean-Baptiste ci-dessus; échevin et major de la milice de Dinan, le trésorier de St-Sauveur en 1801 aussi.                                                                                            - Jacques Lerenec dit aussi Lernec; fils de Laurent Rose et Perinne Martel ci-dessus né à Tressaint le 15/10/1742. Image 88.

     

    Villearay       

    - Anthoine Guillaume  (ou Guillemyn) né vers 1590 et cité en 1632 au baptême de Margueritte Rouxel.A.R. de Lanvallay image 563.

    Ville-Arais (ou Ville Heray)           

    - Jean Vallée. Noble homme, il est cité en 1713 lors du baptême de Jean-Michel De Serville, fils de Pierre de Serville sieur Desmarets. A.R. de Lanvallay image 455.

     

    Villeu            

    - Guillaume Marot   *   Roberte Guillaume ;  fils de Macé Marot et Guillemette Rolland ?

    - Macé Lerenec né vers 1540  *  Françoise Hamon ( fille de Jéhan Hamon sr du Lesvay) ; père de Jeanne Lerenec épouse de Josselin Lechappelier.

    - Alain Lerenec né en 1560 *  Marie Bonfils ;  fils des précédents, il décéde à Rennes ;  fille de Guillaume Bonfils sr de la Louvière et de la Vallée-Martin ; voir aussi Touche et Mezières. Faut-il ici faire un rapprochement entre la terre de la Mezière et le fait qu’il soit décédé à Rennes ?

    - Macé Lerenec né en 1597 et décédé en 1627 ; il est le fils des précédents.

    - Jeanne Lerenec née en 1594 *  Jean Ernault sr de Landeneuf ; sœur du précédent dite dlle de Villeu.

    - Thomas Ernault  *  Julienne Savé ; fils des précédents ; avocat au Parlement de Rennes. Il est cité en 1653 au baptême de Thomas Martel, fils d’Alain Martel sr de Béranger. Sénéchal de la seigneurie du Colombier en Lanvallay aussi.

    - Jean Ernault né en 1648 ; fils des précédents ; prieur de St-Catherine de Taden.

    - Nicolas Ernault né en 1629  *  Jeanne –Pélagie Jourdain ; frère de Thomas Ernault ci-dessus

    - Jean-Thomas Ernault né en 1688  *  Marie Pleuvier ; fils de Nicolas Ernault ci-dessus ; avocat au Parlement de Rennes ; syndic de Dinan ; sénéchal de Lanvallay inhumé aux Jacobins.

     

     

     

    L'Origine de nes villages Côtissois

     

     Partie de la Minute relative à l'imposition du Puits de la Maison Tourandel

     

     

     

     

     

     

     


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    Pierre Salmon et Hélène LeméePierre Salmon et Hélène Lemée

     

     

     

     

     

     

     

     

    1733

    La petite forge de la Magdeleine de la Cour de Bretagne

     1801

    Ci-dessus les anciens jardins "aujourd'hui bâtis" de Janne et de Marie Gigot, jardins alors présents en 1733. A droite et en retrait de ces deux jardins disparus est la petite forge attenante cette dernière existante déjà en cette même année 1733. Cet ensemble forge et jardins sera vendu le 13/11/1801 au citoyen Robert Resmont, charron de métier, par les citoyens Pierre Follen et Guillemette Baguelin sa deuxième épouse. Pierre Baguelin sur le tard de sa vie vendra ainsi certains de ses biens ici même acquis au Port de Lanvallay. Son fils Pierre-Charles-Louis Follen, alors tanneur et épicier au Port de Lanvallay, vendra lui entre 1811 et 1828 la partie du noble logis de "Grillemont" dont son père était en 1786 propriétaire. Pierre Follen était entré en possession de la Cour de Bretagne par son union contractée avec Guillemette Baguelin celle-ci ayant héritée ce même bien par son père Pierre Baguelin lequel, en 1733, les avait lui même acheté à la dite Catherine Gigot. Né en 1735 à l'âge de 69 ans en effet, nous sommes alors en 1804, Pierre Follen "père" sera agriculteur à Quévert et domicillié aussi en cette même commune [Au regard de la vente laquelle fut établit en 1832 entre Adélaide Turpin, petite-fille d'Hélène Salmon, et Marie Angot veuve Této, ce bâti, hormis la forge bien sur, ne semble alors en 1832 ne pas être encore construit.L'entrée de la Cour de Bretagne est située à gauche de la dite petite-forge. Au midi de la dite entrée se trouve être assise l'ancienne maison ayant apartenue en 1781 à Jan Této lui même acquereur du Sieur de la Touche Salmon; cette maison probablement édifiée au début du XVIII siècle aura en ce même siècle par un devoir de servitude un droit d'utilisation applicable sur les toilettes du logis de la Cour de Bretagne ainsi qu'un droit d'utilisation aussi de sa tour d'escalier les toilettes devenues communes étant en icelle. Ce noble logis était alors le bien des consorts Julien Merel et Marie-Jeanne-Ollive Follen cette union ayant fait du dit Julien Merel le propre gendre du dit Pierre Follen. Le noble logis de la Cour de Bretagne était  avant 1781 le bien  de Jacques Giffart et Guillemette Této son épouse. Vendu peu après 1781 à la mort du dit Jacques Giffart le citoyen Julien Merel acquit-il ce même logis dans la continuité de ce décès ?  Suit ensuite au midi de cette même petite maison le dit noble logis de la Cour de Bretagne].   Ce bâti ayant remplacé les dits "petits jardins"parait donc avoir été édifié au milieu du XIX siècle par Robert Resmont lui même. L'acte de vente de ce bien acquis en 1801 par le dénommé Resmont, bien alors non encore bâti, est le suivant :  L'an neuf de la République française une et indivisible, le vingt deux brumaire devant nous notaires publics à Dinan département des Côtes du Nord soussignés, ont comparu le citoyen Pierre Follen et la citoyenne Guillemette Baguelin son épouse, elle de lui le requérent dûment autorisée demeurant faubourg de la Magdeleine commune de Lanvallay, lesquels  après que la dite Baguelin a décidément en faveur de la présente renoncé à son droit de douaire et récompense de prétendre aliener, ont ce jour avec promesse de garant vendu, cédé et transporté en pleine propriété tant pour eux, leurs hoirs ou cause ayant successeurs au citoyen Robert Resmont, charron, et Françoise Meslé sa femme elle de lui le requérent dûment autorisée, demeurant au dit faubourg de la Magdeleine et commune de Lanvallay ci présents acquéreurs pour eux, leurs hoirs et cause ayant. Savoir : est une boutique donnant sur le pavé servant autrefois de forge, grenier au dessus couvert d'ardoises, au midi de laquelle est un grand portail pour le service d'une cour au derrière et cy-après le dit portail néanmoins en commun servant de passage pour le service de la veuve Této, Julien Merel et du jardin de la citoyenne Leroux des Aulnais, à l'entretien duquel ils sont assujettis avec le vendeur. La dite boutique contenant de largeur 8 pieds et six pouces et de longueur sept pieds six pouces. Un petit appentis au nord couvert d'ardoises, un petit jardin au nord dans lequel sont les batiments ci-devant clos de murs par à l'orient le long d'une ruelle de servitude servant de passage pour le jardin de la citoyenne Le Roux des Aulnais qu'elle même a comblé le passage de terre, au tout midi est une porte commune avec elle pour le service du présent jardin, contenant icelui de longueur environ trente sept pieds et de largeur seize pieds ou environ. Une cour au derrière de la boutique et donnant sur le chemin contenant de largeur vingt quatre pieds et de longueur quarant huit pieds ou environ dans laquelle cour il sera libre aux acquéreurs d'y bâtir ce que bon leur semblera ainsi qu'avaient le droit de le faire les vendeurs et leurs auteurs [Catherine Gigot] conformément au premier titre. En haut et à l'orient de laquelle cour est une maison bâtie en bas côté couverte d'ardoises consistant en un grand embas servant de magasin, deux chambres et grenier au dessus, ayant une grille de fer du côté du jardin de la dite Salmon veuve des Aulnais Leroux au devant de laquelle mais du côté nord de la cour est un petit caveau voûté qui se prolonge sous le jardin de la dite Salmon veuve le Roux des Aulnais. Le tout des dits biens se tenant et joignant d'orient au jardin de la dite Salmon veuve le Roux des Aulnais et de Mérel du midi à maison de ces derniers et de la veuve Této, d'occident au pavés de la rue, du nord au jardin de la cotoyenne le Roux des Aulnais et qouique se fait le tout des dits héritages se contiennent et poursuivent et appartiennent aux vendeurs pour leur être échus de la sucession de Pierre Follen et Laurence Lomené ses père et mère  et comme il avait le droit d'en jouir  avec tous droits de communauté et dûs selon les anciens titres; circonstances et dépendances sans aucune réservation au soutient de la propriété. Lesquels héritages les dits vendeurs ont présentement remis aux acquéreurs : premièrement une grosse sur velin du contrat de vente d'iceux par Catherine Gigot à Pierre Baguelin et femme du 05/12/1733 au rapport de Roualt notaire à Dinan, référé contrôlé et insinué le même jour. Deuxièmement une autre grosse en velin d'un contrat d'acquêt fait par les père et mère du vendeur du six juillet mil sept cent trente neuf au rapport de Quemerai notaire à Dinan y référé et contrôlé et insinué le même jour. Une sentence rendue sur appel au ci-devant Président de Rennes le quatre juillet mil sept cent cinquante sept entre Pierre Salmon appellant et Pierre Follen et un traité passé en double entre ces derniers le 16/03/1759 desquelles pièces les acquereurs se sont saisis et en ont déchargé les vendeurs [Pierre Salmon et Pierre Follen furent tous deux en effet en procès l'un contre l'autre pour injures émises]. La vente fut faite et convenue entre parties pour et moyennant la somme de deux mille francs de prix principal sans accessoires laquelle somme les dits acquéreurs se sont jointement et solidairement sans division ni discusion de bien obliger sur tous leurs biens et précisément sur ceux employés auè présent de le payer et faire avoir aux vendeurs dans un délai de trois mois à compter et à partir de ce jour faute de quoi consentent d'y être contraint; et sera libre aux vendeurs faute de ce paiement de la part des ci-dits de rentrer dans la propriété des dits biens. Au moyen de quoi et ce que devant l'exemple les dits vendeurs se sont dès à présent désaisis, devêtus et désappropriés de la jouisance des sus dits héritages; et en ont saisi, vêtu, emparé les acquéreurs pour mettre libre jouissance à compter du 6 Messidor prochain, leur en concèdent dès à présent tout acte d'enregistrement, possession et d'expropriation suivant la loi, avec tout pouvoir de déposer au bureau des hypothèques à Dinan une expédition du présent, conformément à la loi. Lecture faite au long de tout ce que devant les pareties l'ont ainsi voulu, consenti, promis, saisi, exprimé et renoncé à revenir contre nous notaires à leur requête les y avons jugés et comdamnés d'autorité devant la loi avec soumission. Fait et passé au rapport Guérin l'un de nous, sous les seings respectifs des parties et des nôtres, chacun pour leur fait. Ont signé la minute Robert Resmond, Pierre Follen père, François Meslé, Guillemette Baguelin femme Follen, Egault notaire. Enregistré à Dinan le 25 Frimaire An 9 de la République Française. N°181.Verso case 1.2.3.reçu 8 francs pour subvention de quérir. Signé Guerin.                                   Le pignon de la première maison située ici à gauche, sur cette photographie, laquelle maison apparait donc au XVIII siècle siècle, semble cependant depuis avoir été modifié et cela dans le courant du XIX siècle puisque un croquis la représentant la présente avec un premier étage en "avancée" possédant de fait un tout petit encorbellement de bois [Reprendre le chapitre consacré au noble logis de Grillemont].  Ci-dessus en premier plan sur la photographie de gauche, en retrait de la rue et adossée à l'entrée de la dite cour aussi, se trouve donc être l'ancienne petite forge de la dite Cour de Bretagne    [Devenu en 1733 possesseur de cette forge Pierre Baguelin continuera ensuite d'en confier l'utilisation,  moyennant une redevance annuelle probablement, à Ollivier Briand maréchal sur route lequel était alors déjà établi en ses murs du temps de Catherine Gigot : ...est une boutique située en l'entrée du Chemin neuf donnant sur le pavé, servant de forge, occupée actuellement par ollivier Briand  maréchal sur route... ] laquelle cour est ainsi citée en 1693 dans un acte de "Recept". De nos jours cette ancienne petite-forge est devenue la chambre de la petite maison du milieu laquelle fut probablement avec la première maison construite par le dit Robert Resmont [aujourd'hui cet ensemble de maisons ne forme plus qu'une seule et unique maison la partie de gauche et la partie centrale ayant toutes deux, construites qu'elles furent après 1801, remplacées les dits petits jardins ayant appartenus avant 1733, cela en une forme d'indivis, à deux des trois petites-filles d'Olivier Gigot et de Carize Mouton. Ainsi seront ici même propritaires en 1733 les deux soeurs de Catherine Gigot, à savoir Janne Gigot épouse d'André Lerenec et Marie Gigot laquelle épousera Pierre Blondeau sieur de la Villeménard, marchand de draps de soie et lieutenant de la Milice de Dinan. En effet en cette dite année 1733 seule semble devoir exister ici même, et cela au plus près des dits pavés du cheminneuf, en ce lieu montré ici en cette photographie, que la dite petite forge puisque les dits petits jardins énoncés ci-dessus en 1733, jardins appartenant de droit et à Janne et à Marie Gigot, semblent quant à euxdevoir alors séparer deux bâtis bien distincts. A savoir un bâti aujourd'hui comblé de terre et appartenant en 1733 au sieur de la Villeménard Blondeau le second bâti étant quant à lui la dite petite forge appartenant à Catherine Gigot sa belle soeur : ... et à côté est un grand portail pour le service d'une cour ci après, compris le donnant au côté de la dite forge, commun entre la dite venderesse et le sieur de la Villemenard Blondeau contenant de largeur environ huit pieds et demi et joignant du derrière à la dite cour et du devant aux pavés de la rue dans laquelle cour il sera libre aux acquereurs d'y bâtir ce que bon leur semblera ainsi qu'avait droit de le faire la dite venderesse, sans pouvoir toutefois boucher le passage dû au dit Blondeau et au sieur Porée mari et procureur de la damoiselle Marie Blondeau cela aux fins du partage fait entre eux. Un petit jardin au côté de la ci-forge et prise en icelui, clos d'une muraille du côté du chemin neuf dans laquelle muraille il y a une fenestre de fer grillée sur le chemin, jardin ayant son entrée par une porte de communication avec le sieur Porée pour le service de son jardin  séparé d'avec celui de la dite Janne Gigot d'un rang de Castillier et de groseillier...                                                                                                                     La fin du XVII siècle assistera dans cette même cour à la construction d'une maison à laquelle sera adossée ensuite, au tout début du XVIII siècle, la dite petite forge puisque celle-ci n'est aucunement citée en cette même année 1693; cette maison sera nommée la Cour de Bretagne en la dite année 1693 : Guillaume Beauchesne et Carize Becheu uune maison neufve proche nommée la Cour de Bretagne". En surélévation et au derrière de ce bâti est une grand jardin depuis tout temps appelé "la Vallée de Bretagne" lequel en cette même année 1733 appartient à Thomas Asseline. Il nous faut savoir aussi que dans le milieu du XVI siècle sera présent au port de Dinan, en la paroisse de Lanvallay, la famille "Bretaigne" . C'est dans cette cour, au derrière de cette petite forge, que circulait la dite servitude desservant la dite maison de 1756, maison appartenant alors et à Christophe le Roux sieur des Aulnais et à Hélène Salmon son épouse. Cette même servitude en 1733 desservait probablement aussi sur son derrière le bien du sieur Blondeau de la Villeménard]. Ce grand ensemble quoi qu'il ait été, cour au derrière comprise, fut au XVII siècle le bien personnel de Carize Mouton et Ollivier Gigot tous deux Sieur et Dame de la Lande, puis celui de leur fils Alain Gigot lequel se maria avec Guillemette Rillet [Catherine, Janne et Marie seront toutes trois enfants des dist Alain et Guillemette. Propriétaires attestés de cet ensemble par un acte de litige ayant opposé au début du XVIII siècle, en 1710 exactement, les jeunes soeurs Janne, Marie et Catherine Gigot, toutes trois alors en procès contre le prieur du prieuré du pont, Ollivier Gigot et Guillemette Mouton, leurs grand-parents propriétaires de ce lieu, seront tous deux inhumés en leur chapelle funéraire située derrière le Choeur de l'Eglise de Saint-Sauveur de Dinan. Mariés en Lanvallay, le 30/06/1614, Ollivier Gigot sera ainsi inhumé en sa chapelle le 13/09/1652 et Guillemette Mouton, elle son épouse, le sera bien des années après, le 17/02/1668] . En 1733 le delà de ce même ensemble ici présent sur cette photo, delà que nous ne pouvons appercevoir puisqu'il est situé à gauche de cette photographie,  sera le bien de Janne et Marie Gigot les propres filles elles aussi des dits Alain Gigot et Guillemette Rillet [petite-fille H.H. Guillaume Rillet et de H.D. Marguerite Aubert sieur et dame de la Préjentais en Dinan]. A la droite de cette cour se trouve être toujours de nos jours le noble logis ayant appartenu, lui aussi, au XVII et XVIII, à la noble famille "Gigot-Mouton", noble logis que nous n'appercevons pas non plus ici sur cette même image. Cette cour commune dite de Bretagne, au XVIII siècle, comprenait en son sein une porcherie, un atelier de maréchal-ferran, deux maisons et une servitude. Cette cour notamment desservera aussi en son derrière une autre maison de forgeron ayant quant à elle son entrée principale en la rue de l'Abbaye [Cette maison est aujourd'hui la seule maison à pans de bois encore présente en cette rue. Télécharger l'arbre de généalogie ci-dessus concernant la généalogie partielle de Pierre Salmon]. En cette même année 1733 Catherine Gigot, soeur de Janne et Marie Gigot ci-dessus sera, elle citée, comme étant alors la seule propriétaire et cela par droit d'hérédité de ce noble logis [Janne  et Marie effectivement entreront ensemble en possession de toute la dite partie de Gauche celle-ci contenant aujourd'hui une ancienne maison laquelle fut aux XVIII-XIX entièrement comblée de terre afin de faire un jardin en surelevation; cela fut fait probablement par Hélène Salmon femme de Christophe Leroux sieur des Aulnais puisque sa propriété, celle qui fut édifiée en la dite année 1756, entrera en possession de ce même nouveau jardin réalisé en "surelévation". Catherine leur soeur quant à elle percevra le noble logis, la cour et tout son contenu. Janne épousera André Lerenec le même qui ouvrira la première liaison postale en la dite Croix-Verte et Catherine, elle, épousera Dieu Soeur qu'elle sera du 1/3 Ordre de Saint-François. Catherine décédera à l'âge de 81 ans en sa maison de Dinan, rue de la Mitrie, après avoir vendu la dite cour et son contenu à Pierre Baguelin et Jane Teto ou Leteto son épouse cette vente ayant eu lieu en cette même année 1733. Qui habitait alors son noble logis hérité ? La cage de l'escalier de ce manoir sera visuellement au XVIII siècle obstruée par l'édification d'une petite maison laquelle fut alors construire sur les pavées du Cheminneuf. Cette nouvelle construction sera en 1781 la possession de Jan Této celui-ci l'ayant acquit du sieur la Touche Salmon. Cette maison avant 1781 sera "réunie" au dit noble logis puisque la tour d'escalier du noble logis desservira alors ces deux mêmes propriétés. Lors de la succession de Jacques Giffard succession survenue en 1781, l'escalier du noble logis ne desservait déjà plus cette  nouvelle habitation puisque celle-ci ne sera pas énumérée dans les différents biens ayant appartenu au dit feu Jacques Giffard. Aujourd'hui encore les paliers du noble logis contiennent en leurs murs les anciennes portes palières condamnées et depuis plus de deux siècles définitivement obstruées. Mais ceci est une autre histoire... ].

     

    Pierre Salmon et Hélène LeméePierre Salmon et Hélène Lemée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ci-dessus à gauche une maison aussi desservie par la Cour de Bretagne en 1693 et ses entrée principale et  façade donnant toutes deux sur la rue de l'Abbaye. A droite, au delà du mur séparatif lequel ne figure plan sur le plan napoléonien de 1844, le derrière de cette même maison. Celle-ci, en 1781, possédait un accès direct en effet  en la dite Cour de Bretagne.; une porte imposante mais aveugle, modifiée et murée, fut en effectivement retrouvée dans le mur la séparant de la dite cour lorsque cette maison vers 2010  fut l'objet d'une rénovation en profondeur.

    1693

     

    Ci-dessus la maison nommée la Cour de Bretagne, maison située elle aussi en dite "la Cour de Bretagne" ; elle est dite "neuve" en 1693 lors de la Tenue des tenanciers du prieuré du Pont. Elle  est alors le bien propre de Guillaume Beauchesne et de Carize Becheu ou Bechu et possède un accès donnant sur la dite Cour de bretagne.  En 1733 elle sera le lien de leurs héritiers et, en 1781, le bien de Jacques Giffard [sucession de Jacques Giffard en 1781 : Maison assise au dit faux-bourg de la Magdeleine du pont de Dinan, nommée la Cour de Bretagne consistant dans un embas...]. Le XVIII siècle assistera donc très probablement à l'acquisition de cette simple maison par les propriétaires du noble logis ayant appartenu hier, aux XVI et XVII siècles, aux nobles gens Gigot-Mouton puisque cette même maison en 1781 fera en effet parti  intégrante de la succession de ce même noble logis, logis alors en possession des enfants du feu chirurgien Jacques Giffard lesquels, de droit, en étaient tous héritiers en 1781. Comment Jacques Giffard entrera t-il en possession de ce noble logis lequel était le bien, en 1733 des héritiers de Carize Bachu? Comment entra-il aussi en possession de cette même simple maison dite "la cour de Bretagne" ? Voici ce que dit partiellement l'acte de 1733 : ...Une cour au devant donnant sur le chemin contenant un cellier en haut de la cour donnant du côté du jardin  avec une grille de fer et deux grilles aussi de fer dans le devant, un grenier au dessus avec un cheminée en icelui couvert d'ardoises en forme de mansarde dans lequel on monte par un degré de pierre sous lequel est bâti une soue à cochons; joignant le tout du dit cellier et grenier, d'un côté à maison appartenant aux héritiers de Carize Bachu et du derrière à une vallée appartenant à Thomas Asseline. Avec ses droits sur cour et le dit chemin le portail est entretenable par moitié par la dite Gigot et le sieur Blondeau et comme le tout des héritages ci-devant se contiennent...Se réservant aussi la dite venderesse, damoiselle Gigot, le passage par la dite cour pour le service de certains des héritages qu'elle a et de ceux des ci-Blondeau-Porée...Catherine Gigot sera inhumée le 20/06/1745 à l'âge de 81 ans; lors de cette vente, laquelle fut faite en 1733, elle était donc déjà en un âge avancé pour l'époque âgée qu'elle était de 69 ans. Sa soeur Janne, épouse de Pierre Blondeau sieur de la Villeménard, décédera quant à elle le 05/06/1737 dans sa 74 ème année.

     

    Pierre Salmon et Hélène LeméePierre Salmon et Hélène Lemée

    1801 ?

    Ci-dessus peut-être l'emplacement de l'ancienne maison du sieur de la Villeménard Pierre Blondeau, marchand de draps de soie et lieutenant aussi de la milice de Dinan. Epoux de Marie Gigot il sera inhumé le 08/03/1720 bien avant qu'est eu lieu la vente de 1733, vente ci-dessus établie entre la dite Catherine Gigot et le dit Sieur Pierre Baguelin. cette maison fut en son contenant entièrement comblée puis transformée en "jardin haut";  travail de remblaiement probablement réalisé dans le courant du XIX siècle, cet aggrandissement deviendra le bien d'Hélène Salmon [la date de ce remblaiement n'est pas connu à ce jour ni la date de la "destruction de cette maison. Un acte daté de 1801 et retranscript ci-dessous nous dit cependant ceci : ...le long d'une ruelle de servitude servant de passage pour le jardin de la citoyenne Le Roux des Aulnais qu'elle même à comblé le passage de terre..]. Ces travaux expliqués très succinctement en cet acte concernent-ils les travaux de remblaiement de cette même maison ?                                                                                                                                                  En l'an 1740, le 10 mai exactement, seulement 7 années après que fut faite la dite vente "Gigot-Baguelin" le sieur Pierre Blondeau de la Villeménard fils sera pour raison de dettes civiles emprisonné. Cet enfermement sera fait à la demande de madame de Portcorvo laquelle portera plainte à son encontre Pierre sortant alors provisoirement de prison pour pouvoir comparaitre devant les notaires royaux de Dinan. Pierre Blondeau né le 05/12/1704 et Toussainte Raoul son épouse, dlle de Quiné, demeurent alors en leur maison assise en la Grande Rue de Dinan; présent à ses côtés comparait aussi son beau frère, Jan Porée, sieur de Fromentel, lequel est alors  le 2ème époux de Janne Blondeau ces derniers ayant quant à eux leur maison assise en la Soudrais, terre relevant de la paroisse de Pleudihen. Jeanne, née le 17/09/1703, sera inhumée le 28/05/1779 en la chapelle de Saint-Michel, église de Saint-Sauveur de Dinan. Comparait enfin aussi,  ce même 10 mai 1740, Marie-Jeanne Blondeau laquelle alors est présentée comme étant "veuve" de feu noble homme Jacque Porée, sieur de lespinay, demeurant tous deux hier en leur domicile de la rue de la Mittrie, rue sise en la paroisse de Saint-Sauveur de Dinan [les trois enfants de feu Pierre Blondeau et Marie Gigot ne semblent plus êtres en possession en la dite année 1740 des biens ayant ici même hier appartenus à leurs parents. Pourquoi ? La dite maison "remblayée peut-elle être mis en rapport avec cela ?]. Le 03/10/1789 , dix ans après le décès de sa soeur Jeanne, Marie-Jeanne Blondeau ira rejoindre sa soeur inhumée qu'elle sera elle aussi dans la même chapelle dite de Saint-Michel. Pierre Blondeau, Janne et Marie Blondeau sont tous trois présentés en cet acte comme étant les enfants de feu Pierre Blondeau père, de son vivant "marchand de draps de soie et lieutenant de la Milice"  et petits-neveux aussi de Christophe Blondeau, oncle du dit Pierre Blondeau, lequel Christophe de son vivant fut sieur de la Grange Vallée [Christophe Blondeau et son frère Julien, lequel Julien fut le père de Pierre et le grand-père de ses enfants ci-dessus sus-nommés, furent tous deux les deux enfants héritiers de Gilles Blondeau lequel lui aussi fut "marchand de draps de soie. Nous avons ici à faire à une famille bourgeoise de Dinan et de sa région ayant, et cela dès la seconde moitié du XVI siècle, fait fortune en la manufacture des "Draps de soie"  puisque le propre père de Gilles, Christophe 1er du nom, fut lui aussi "marchand" le dit Christophe décédant le 05/02/1639. Christophe Blondeau frère de Julien, lequel Christophe décédera le 14/10/1629, leguera à son frère Julien l'ensemble de ses biens et terres lequel héritage sera ensuite reçu par son neveu et ses nièces en indivis à savoir Pierre, Jeanne et Marie-Janne Blondeau]. Ayant peut-être fait réussite professionnelle Christophe Blondeau était possesseur proche de Garagat, terre située en pays de Saint-Juvat, de deux sillons deux rais de terres nommés "les Bouhourdries", de trois autres sillons de terres nommés  "Lorgeville" et finallement encore de cinq autres sillons de terres appellés quant à eux "le Courtil du bas" l''ensemble de ces sillons étant assis et en Tégrit et en la Croix de Paumelin et relevant donc de ce fait du grand bailliage de Saint-Juvat. Pierre, Janne et Marie, tous trois unis dans ce litige, renonceront à cet héritage venu de leur oncle Christophe se dépossédant tous trois ainsi de leur propriété et jouissance commune; la valeur de ses sillons représentait 50 livres de principal, sans vin ni commission non plus. Cette vente "forcée" sera réalisée en faveur de Maistre Yves Reslou lequel, sieur de la Tisonnais, demeurait alors en la ville de Dinan, rue du Marchix, paroisse de Saint-Sauveur, donnera ainsi les dits 50 livres qu'il comptera personnellement devant les trois héritiers de feu Pierre Blondeau. Janne et Marie accepteront toutes deux que Pierre leur frère puisse aussitôt se saisir de 33 livres et 8 deniers, le montant probable de ses dettes d'argent. Cet argent fut ensuite porté entre les portes de la prison, lieu de liberté pour Pierre Blondeau.

     

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    Voici aujourd'hui le bas de la rue de la Madeleine, à droite en montant. L'histoire des XVII, XVIII et XIX siècles de cette rue ainsi que celle de tout le quartier de la Magdeleine est très intéréssante à étudier puisqu'elle est le reflet d'une transmutation sociétale ayant aussi ici eu lieu. En effet la haute bourgeoisie dinanaise  ayant dirigée au XVI et XVII siècle toutes les économies paroissiales des paroisses de Saint-Malo et de Saint-Sauveur de Dinan vont ici inexorablement disparaitre pour donc laisser place ici même à une nouvelle bourgeoisie "marchande" liée aux différentes activités sociales indispensables à tout développement économique. Ainsi l'une des  charnières appartenant au temps, celle établie entre le XVII et XVII siècle, va t'elle assiser à la disparition de certaines des vieilles familles dinanaises ici installées depuis des temps séculaires pour voir leur remplacement par de nouvelles famille, certes roturières, mais cependant demain économiquement puissante.  Les de Serville, les Lerenec, les Marot, les Feron, les Rolland, les Lechapellier, les Blondeau, les Lambert, les Serizay, les Douillet par exemple [ces derniers dirigeront soit la milice de Dinan soit son économie et cela au travers de l'Hospital ou au travers de la trésoreries des fabriques paroissiales quand d'autres seront avocat royal ou procureur du roi etc.] vont pour la plus part tous disparaitres remplacés qu'ils seront par les Této, les  Salmon, les Giffard ou les Baguelin, les Leroux, les Angot, les Resmond, les Turpins ou les Bertins par exemples lesquels tous seront soit fermier général du prieuré, soit tanneur, soit tisserant, soit maréchal sur Route, soit charron, soit hostelier, soit libraire, boulanger, chirurgien ou autre chose encore tout cela accompagnant inexorablement le developpement économique du Port lequel connu son heure la plus importante avant et après  la Révolution française. Quand est-il aujourd'hui ? Le faux-bourg de la Magdeleine va-t'il lui aussi assister à ce changement profond lequel eut lieu principalement aux dits XVII et XVIII siècles. Presque tout l'ensemble de son bâti situé en le bas de la rue du Cheminneuf, aujourd'hui rue de la Madeleine,  fut au XVII siècle le bien personnel d'Ollivier Gigot et celui de son épouse, Carize Mouton; ce seront ici presque les derniers notables à disparaitre. Le n° 1 est la maison laquelle "remplie et comblée de terre" fut en 1733 le bien de Marie Gigot et Pierre Blondeau Marie étant la petite fille et d'Ollivier et de Carize [en 1693 le patronyme Blondeau n'est pas cité lors de l'établissement de la Recept alors que celui des héritiers Gigot-Mouton le sont], les deux maisons portant le n° 2 sont les deux petits jardins séparés par un rang de Castilliers ayant en 1733 appartenus et à la dite Marie Gigot et à sa soeur Janne. La petite maison portant le n° 3, maison séparée du n° 4 par la dite cour de Bretagne, est l'ancienne petite forge ayant été vendue en 1733 à Pierre Baguelin par Catherine Gigot, soeur et des dites Marie et Janne Gigot. Le n° est la nouvelle maison édifiée avant 1781 et ayant appartenu à Jan-Guillaume Této celui-ci l'ayant acquit du sieur de la Touche Salmon [Guillaume Této et Françoise Briand, fille du maréchal sur route excerçant en la dite petite forge auront tous deux un enfant prénommé Jan-Guillaume lequel nait le 25/03/1743. Ce Jan-Guillaume est-il à rapprocher avec le dit Jan Této propriétaire de cette même maison en 1781 ?]; cette maison fut construire contre la Tour de l'escalier desservant le noble logis ayant appartenu au couple "Ollivier Gigot et Carize Mouton". La maison portant le n° 5 est le dit noble logis. Lors du litige ayant opposé en 1710 Marie, Janne et Catherine et monsieur Lopin, alors le prieur du moment au prieuré du pont, il sera dit que les parents et aieux de ces mêmes soeurs avaient de tout temps accepter de payer l'impôt seigneurial dû sur cette maison, maison qu'ils avaient eux mêmes acquis. Cette phrase laisse à penser qu'Ollivier Gigot et Carize Mouton, tous deux unis à Lanvallay le 30/06/1614, ne furent point les "constructeurs" de ce noble logis mais seulement les acquéreurs. Alors quand celui-ci fut-il construit et par qui ?

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

    La Cour de Bretagne en 1733

    ou les Héritages transmis par Ollivier Gigot et Carize Mouton unis le 30/06/1614

     

    En n°1 la maison éventuelle de Marie Gigot et de Pierre Blondeau père lequel nait en 1671 [leur fille Marie-Jeanne, laquelle nait le 21/11/1709, prendra pour époux, le 24/04/1728, Jacques Porée sieur de Lespinay. Le grand Jardin en n°2 sera le bien en 1733 du dit Jacques Porée et de la dite Marie-Jeanne Blondeau son épouse. Seront-ils aussi tous deux propriétaires de cette maison aujourd'hui remblayée depuis très longtemps et alors continue à leur propre jardin ? Catherine Gigot en 1733 semble cependant ci même devoir posséder un bien puisque celle-ci et à sa demande conservera suite à cette vente un droit à la dite cour ainsi qu'un droit à la venelle cela afin de pouvoir avoir accès à ce même bien]; en n°2 le dit grand jardin de ces derniers et toujours en n°2 le petit jardin appartenant toujours en 1733 à Jeanne Gigot épouse d'André Lerenec sieur de Malonnais [En 1733 ces deux jardins étaient tous deux séparés par un rang de castilliers. Ici la dite Jeanne Gigot est par la force des choses la tante directe de Marie-Jeanne Blondeau. Ces deux jardins ensemble seront vers 1732 acquis par Pierre Baquelin et son épouse Laurence Choméné. En effet leur enfant à tous deux, prénommé Pierre aussi, vendra à Robert Resmond, charron de son état, et la cour de Bretagne et les dits jardins. Celui-ci fera édifié sur ces mêmes jardins les deux maisons que nous pouvoir voir aujourd'hui. Ce bâti jumellé est donc originellement duu XVIII siècle  même si sa façade fut modifiée à la charnière du XVIII et du XIX siècle suivant un croquis lequel fut dessiné ]; en n°3 la petite forge vendue par Catherine Gigot à Pierre Baguelin et Jane Teto son épouse [Cette vente fut faite en 1733. Catherine Gigot vendra lors de cette "vente" et la Cour et une petite maison située au fond de la dite cour. Cette maison comprendra un cellier en embas lequel est alors surmonté de deux chambres et d'un grenier. On monte dans les deux chambres de cette maison par un escalier de pierres sous lequel se trouve être alors une petite porcherie. L'ensemble de cette petite maison comprend alors un appenti en avancé ainsi qu'un corps de latrines. Vendant cela Catherine s'octroiera cepenfant la jouissance et de la cour et la jouissance aussi de la dite venelle de servitude, ici en n°12. Les dits jardins ne feront pas partis de cette vente réalisée en 1733] ; en n°4 la maison appartenant à JanTéto en 1781 après que celui-ci l'ai acquit du sieur de la Touche Salmon [maison dont l'existance en 1733 est confirmée par la mensuration du portail commun] en n°5 le noble logis de Catherine Gigot  [en 1781 ce noble logis sera le bien de Jacques Giffard, chirurgien à Dinan et celui de son épouse, Guillemette Teto. Il est possible qu'il y ai eu un lien de parenté établit entre la dite Guillemette Této et Jan-Guillaume Této propriétaire de la maison accolée au noble logis et positionnée en n°4 puisque la cage de l'escalier de ce manoir, ainsi que ses latrines, positionnées quant à elles dans le dit escalier, étaient tous deux devenus communs à ces deux mêmes maisons. L'histoire de ce manoir ainsi que celle de la cour de Bretagne font de ce lieu géographique le berceau de la famille "Této". Ici en l'occurence Guillemette Této peut-être considérée comme étant la tante de Jan-Guillaume Této]; en n°5b la tour d'escalier externe du noble logis; en n° 5t la lingerie externe + toilette sur égout du noble logis; en n°6 la maison dite de la cour de Bretagne appartenant et à Carize Bachu et à son époux Guillaume Beauchesne; en n° 7  Cellier de plein pied sous maison vendue  aussi à Pierre Baguelin en 1733; en n°7 bis maison d'habitation sur le dit cellier appartenant en 1733 à Catherine Gigot et donc vendue en cette même année 1733 à Pierre Baguelin et Jane Teto son épouse [ce ensemble vendu en 1733 à Pierre Baguelein sera vendu plus tard par le fils de ces derniers, lui aussi prénomé pierre, à Robert resmond. Lors de cette vente le dit Robert acquiera l'ensemble de tous les biens ici établits de Pierre Baguelin fils ; en n°8 est une forge de plein plein donnant sur la rue de l'Abbaye et appartenant, en 1844, au sieur Piquelais; le n°9 est une élévation du n°8 et appartenant en 1844 à Pierre Folen; la partie en n° 9b est une cour extérieure appartenant au n°8; le n°10 est une maison daté de 1664 et ayant appartenu, en 1733, à Carize Bachu "fille" puis en 1844 au sieur Grignard. En n°11 la cour de Bretagne vendue également à Pierre Baguelin et Jane Teto; en n°12 venelle de servitude pour desservir et les héritages de Catherine Gigot et ceux de sa soeur Marie Gigot laquelle épousera Pierre Blondeau. Marie-Jeanne Blondeau, l'enfant des dits Marie Gigot et Pierre Blondeau sera  elle et son mari Jacques Porée eux aussi ici propriétaires, en 1733, cela au nom de ses parents les dits Marie Gigot et Pierre Blondeau [Marie-Jeanne Blondeau laquelle, soeur de Pierre Blondeau fils épousera Jacques Porée de Lespinay. Elle sera elle aussi inhumée en la chapelle Saint-Michel de Saint-Sauveur de Dinan. Il semble que la famille Blondeau y possédait aussi un enfeu. Née le 21/11/1709 elle décédera elle aussi à un âge avancé, à 80 ans, le 03/10/1789. Jacques Porée père du dit Jacque était lui aussi "marchand de drap de soie"] ; en n°13 est un petit caveau en souterrain appartenant à la cour. Ce dernier en 1801 sera dit "être positionné sous le jardin d'Hélène Salmon" alors veuve de Christophe Le Roux sieur des Aulnais; en n°14 le portail  commun à la charge et de Catherine Gigot et de Pierre Blondeau [en 1781 l'entretien de ce même portail relèvera du dit JanTeto et de Pierre Folain ou Folen] ; en n°15 la Vallée de Bretagne appartenant à Thomas Asseline; en n°16 est l'un des jardins desservis par la dite ruelle de servitude et appartenant, en 1801, à Hélène Salmon veuve Le Roux des Aulnais. 

     

    Pierre Salmon et Hélène Lemée

     

     La Cour de Bretagne et ses biens

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