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    Le Bois-Harourd et la Ville es Olliviers

    Plan Napoléonnien de 1844 positionnant l'emprise de l'ancienne seigneurie du Bois Harouard et ses terres de la Ville Es Olliviers, seigneurie attenante à celle du Colombier. Ces dernières semblaient alors êtres comprises entre la rivière de Rance, l'ancien chemin montant perpendiculairement à la rivière et nommé en 1844 le chemin de la Magdeleine et l'actuel route menant toujours au manoir des Rochettes dont furent propriétaires, au 17ème siècle, Gilles Lefrançois né en 1603 et son épouse Jeanne Lesné, Gilles ayant eu pour parents Jean Lefrançois et Janne De Serville (Olive Lefrançois, la petite nièce de Gilles née en 1641, sera nommée par Jean Picot sieur des Croix en Lanvallay, terre surplombant le prieuré de la Magdeleine. La terre des Rochettes, très probablement en Lanvallay aussi, apparaît ici pour la première fois. Le patronyme Lesné est déjà présent sur cette commune dans la seconde moitié du 16ème siècle ; il est alors propriétaire de la terre de Pélineuc dit aussi Pélineuf assise elle aussi en la paroisse de Lanvallay également. Il existe un manoir bâtit très tôt sur la terre des Rochettes…Sa construction  a t’elle été décidée par Jean Lefrançois ou bien ce dernier en hérite t’il de sa maman,  Françoise de Serville, ce patronyme étant également présent sur cette même commune ? Guillemette Lefrançois, née de l’union Lefrançois-Lesné, sera baptisée en l’église de la Magdeleine du pont à Dinan sur la paroisse de Lanvallay. Sa sœur Julienne sera nommée par Thomas Cochon sieur de la Vigne, ce patronyme ayant été propriétaire de l’actuel Presbitère situé sur le port de Lanvallay, en la fin du 17ème siècle. Elle se mariera en la chapelle de la Courbure en Taden, chapelle construite à l’extrémité du port de Dinan. Son autre sœur, Simone, se mariera quant à elle avec Macé Mesnage, très riche propriétaire terrien assis sur le port de Dinan, côté lanvallay. Jean Lefrançois, fils de Bertrand Lefrançois et cousin direct de Gilles, sera lui sieur des Combournaises, terres assises sur les hauteurs du port de Dinan en Dinan. Ces détails multiples nous confirment ainsi dans la localisation de cette terre dite les Rochettes, en Lanvallay, laquelle aurait été édifiée, au plus tard, dans la toute première moitié du 17ème siècle).

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Vue aérienne du Bois Harouard (2) et de la Ville es Olliviers (1). Le château de Dinan contient dans ses mémoires le souvenir lui aussi de l'ancienne seigneurie du Bois Harouard. En effet, les plans réalisés de la ville de Dinan par Garengeau, architecte militaire de louis XIV, comporte une tour nommée Tour du Bois-Harouard. Cette tour (3) fut démontée ainsi que sa voisine, la tour dite de Ste-Catherine (4), afin de permettre, en 1783-1783, la réalisation du Grand-Chemin nommé aussi la Grande route Royale 176, route devant remonter sur la ville de Dinan afin de pouvoir remédier à la difficile remontée du faubourg du Jerzual. Une petite-tour de garde, sans nom sur les plans de Garengeau, porte désormais le nom de Sainte-Catherine et cela en remplacement de son aisnée disparue (5). Voici ce que dit M.E.Monier dans son ouvrage écrit sur Dinan : En conséquence il fut ordonné à l'entrepreneur de la route, le sieur Saulnier-Duchesne, d'abaisser le rempart à trois pieds au-dessus du sol inférieur, sur une longueur de 107 toises; de raser la tour Sainte-Catherine et une autre, dite du Bois-Harouard, au second tournant du mur, vers la montée en ville. Ainsi à partir de ce premier coude, où était la tour Sainte-Catherine, le rempart ....La tour du Bois-Harouard qualifiée d'après une propriété, vis à vis, sur l'autre versant de la vallée... La route royale 176 fut en effet réalisée sur l'emprise des ramparts de Dinan lesquels en cet endroit furent déposés pour les besoins de cette réalisation. Reprendre pour mieux visualisé ce travail le plan de superposition présenté à la rubrique  des seigneurs de Lanvallay, chapitre Alain de Lanvallay ou les Jacobins de Dinan.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La Ville es Olliviers et le Boays Harouard en 1811. 1ère série des Plans Napoléoniens, archives municipales de Lanvallay. Remarquez l'absence de tout chemin de halage, seuls existaient alors quelques chemins de servitudes lesquelles servitudes livraient accès à l'ensemble des surfaces parcellaires ou des terres et cela toujours au delà des voies vicinales. Le bois Harouard est ici situé en contre bas de la seigneurie de la Ville es Olliviers et contient une ancienne métairie laquelle demain, en 1844, sera dénommée la Petite Ville es Olliviers et non plus le Bois Harouard ; ce bois Harouard est formé de terres boisées aussi lesquelles sont situées en sortie de cette même seigneurie, terres s'étirant jusqu'au bord de la rivière de Rance au près de laquelle, demain, sera édifié des Fours à Chaux. Notez donc l'absence sur ce plan, réalisé vers 1811, de ces mêmes fours à chaux lesquels seront réalisés par le sieur Giffard vers la fin de la première partie du 19ème siècle; absent sur cette première série de Plans dits napoléoniens, ils seront positionnés sur les seconds plans réalisés quant à eux vers 1844. Avec ces mêmes fours semble apparaitre le nouveau chemin lequel, appelé le chemin de la Magdeleine à la Ville es Ollivers, relia dorénavant, dès 1844, la rivière de Rance avec le vieux bourg originel de Lanvallay. 

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

    Extrait du plan napoléonnien de 1844 assemblé et colorisé par nous même en 2000 lequel montre le positionnement de la terre seigneuriale du Boays-Harouard et celle du Colombier, terres positionnées toutes deux vis à vis des remparts de Dinan. Remarqué sur ce même autre plan la présence du chemin de halage, maintenant existant.

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    L'ancien corps de ferme en l'actuelle Petite Ville es Olliviers lequel fut nommé sur un acte de dénombrement rédigé en l'an IV de la République: l'Ancienne métairie du Bois Harouard. Le Bois Harouard, par erreur orthographique, pris la forme écrite de Bois Halouai sur le plan napoléonien de 1811

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf en la Ville Es Nonais. Ancienne seigneurie ayant appartenue entre autre aux Monterfil de Lanvallay,  puis à la famille seigneuriale de Taillefer et à Rolland Rolland et Jeanne Ferron sr et dame de la Croix-Verte au port de Dinan, ces derniers étant tous deux possesseurs de cette terre (la dite terre de la Croix-Verte) située au plus près du prieuré de la Magdeleine du Pont. Guillemette Rolland, leur enfant, sera inhumée sous une pierre tumulaire laquelle, découverte en l'année 2000 à proximité de l'ancienne cimetière du prieuré du Pont à Dinan est, aujourd'hui, exposée dans le bas de la rue de l'Abbaye au Port de Dinan-Lanvallay.

     

     

    Le Bois-Harouard, le Colombier et la Ville Es Olliviers

     

     

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    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La Croix de la Ville es Olliviers; son origine aujourd'hui reste inconnue

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de la Ville es Olliviers; image latérale prise sur le derrière-gauche de cette ancienne noble demeure laquelle nous montre l'architecture de ses cheminées, architecture ayant beaucoup de similitudes avec celles des cheminées du couvent des Catherinettes de Dinan lequel fut édifié au 17ème siècle et dont la cérémonie d'édification date du 7 juin 1664. Aussi, au regard de l'architecture de ces cheminées, celles du dit manoir de la Ville es Olliviers, et au regard aussi de l'antériorité de l'appellation du Bois dit Harouard (laquelle apparait dès 1513) peut -on ici soulever l'hypothèse d'un bâti originel premier lequel aurait été remplacé, dans la seconde moitiè du 17ème siècle, par ce même actuel manoir ?                  Ce manoir fut le bien, entre autre, de la noble famille malouine Baude du Val laquelle, en la personne d'Henry Baude sera propriétaire de ce noble logis dans la seconde moitié du 17ème siècle ce dernier signant, sur l'acte de baptême d'Henry Lorre, enfant né en sa métairie de la Ville es Olliviers: Ecuyer Hanry Baude seigneur du Colombier et du Bois Harouard. Ce manoir, très peu de temps après la Révolution, sera vendu comme bien nationnal (extrait de l'Inventaire du 6 Messidor, An 4 de la République, des Biens nationaux du Département des Côtes du Nord); il appartenait alors à Armand-Charles-Marie Bourigan Dupé d'Orvault fils du marquis Armand demeurant en sa seigneurie d'Orvault, en l'actuelle ville d'Orvault en Loire-Atlantique, et à son épouse née Jeanne-Séraphine-Reine-Anne Baude fille d'Henry Baude et de Reyne-Jeanne-Félicité Vincent. Ce logis du 17ème siècle sera ainsi transmis successivement au sein de cette même famille sur plusieurs générations lesquelles sont les suivantes: Henry Baude du Val époux d'Hélène Eon de la Baronnie parents du suivant; Henry Baude du Val, escuyer et conseiller du roi né à St-Malo et époux de Pélagie-Celeste Picot de Premesnil parents du suivant; Henry Baude et son épouse Jeanne-Reyne-Félicité Vincent parents de la suivante (frère Etienne-Auguste marquis de Châteauneuf, Henry Baude achetera à celui-ci plusieurs de ses seigneuries dont la seigneurie de Saint-Père de Marc en Poulet en 1750 puis sa baronnie de Pont l'Abbé qu'il achetera en 1753. Il achetera aussi au comte Charles du Breil, pour la somme très importante de 307.000 livres, le comté de Rays lequel, constitué de terres situées en pays de Ploubalay, fut érigé en comté en 1680 ; il est d'ailleurs cité comte de Rays dans un aveu rédigé le 28/03/1759 cinq années seulement après son décès survenu à Quimper le 12/03/1754. Il sera aussi de son vivant, outre ses seigneuries achetées et à son frère le marquis de Châteauneuf et à Charles du Breil, seigneur de Plessis-Balisson, seigneur de Boubonnier, du Bois-Jean, de la Mallerie, du Colombier en Lanvallay et de la Touche Baude en Saint-Piat. Il sera aussi par ses fonctions Controleur-secrétaire du roi à la Chancellerie du Parlement de Bretagne et lieutenant-Colonel des Gardes-Côtes de Saint-Malo. Avec son frère Etienne-Auguste de Vieuville, marquis de Châteauneuf,  il sera issu du cercle fermé des très riches armateurs malouins lesquels s'enrichirent au XVIII siècle dans le marché négrier; à ce titre leurs parents à tous deux, Henry Baude père et Pelagie-Celeste Picot de Premesnil seront deux armateurs aussi Henry Baude père étant l'un des Directeurs de la Compagnies des Indes orientales de la ville de Saint-Malo lui même fils d'Henry 1er Baude lequel fut alloué de la ville de saint-Malo au XVII siècle. Cette famille ainsi s'était très grandement enrichie par la traite négrière engrangeant ainsi  une fortune colossale de plusieurs millions de livres laquelle permirent à ses différents enfants d'acquérir ces différentes seigneuries dont le Marquisat de Châteauneuf, la seigneurie du Bois-Harouard, de la Ville es Olliviers  et celle du Colombier toutes trois en Lanvallay ainsi que celle de la Touche Baude située quant à elle en la seigneurie de Saint-Piat. Reprendre ici le chapitre consacré à Saint-Piat ); Jeanne-Séraphine-Reyne-Anne Baude et son époux Armand-Charles-Marie Bourigau Dupé D'Orvault. Pour la transmission ascendante des seigneuries du Bois-Harouard et du Colombier veuillez télécharger l'arbre de généalogie ci-dessus. (il faut ici noter le fait que l'église dite des Catherinettes semble être antérieure à cette même date de 1664, cette même église contenant en son intérieur l'enfeu de Guillaume Lerenec et de Hardouine Nicolas, sieur et dame de Beauchesne, Guillaume Lerenec ayant trépassé le 25/12/1595. L'église des Catherinettes est-elle aussi la première église à avoir été édifiée en ce même point géographique ?).

     

     

    La seigneurie du Colombier est très intimement reliée à la terre du Bois Harouard laquelle apparait dès la seconde moitié du 15ème siècle en la personne de Jehan de Monterfil, ce dernier voyant le jour vers 1460. Cette terre ne semble pas avoir eu alors d’habitation importante en dehors d’une maison laquelle est spécifiée vers 1540 lorsque Françoise de Lescu, veuve de Raoul de Monterfil, fils de Jehan, est présentée comme étant en possession ici même d’une maison en vertu de ses droits de Douaires (douaire : terme ancien lequel désignait la partie d’un bien prévu par le mari pour son épouse au cas où cette dernière viendrait à lui survivre. Ici cette maison, alors en possession par Françoise de Lescu devenue veuve, semble par définition être la partie d’un tout beaucoup plus grand. Cette maison a pu néanmoins précédée une habitation beaucoup plus vaste, éventuellement le manoir de la Ville es Ollivier lequel sera assis sur ces mêmes terres dans les premières heures du 17ème siècle. La seigneurie du Colombier et la terre du Boays-Harouard sont citées toutes deux, avec leurs possesseurs respectifs, lors de la Réformation de  1513). Jéhan de Monterfils semble en effet avoir résidé en son manoir de Vauboeuf en la ville actuelle de la Ville ès Nonnais en lequel il possédait alors des droits féodaux étendus. Hormi la présence des armoiries de cette famille en ce même manoir, les descendants de Jehan de Monterfil, comme Jehan lui-même d’ailleurs, ne laissèrent aucun autre souvenir spécifique de leur passage en ce manoir sinon le fait qu’ils furent seigneurs de Vauboeuf jusqu’en 1563 au travers de la personne de l’Ecuyer Raoul de Monterfil, fils probable d’Eustache de Monterfil cité seigneur de Vauboeuf en 1530.Vers 1580 Rolland Rolland et son épouse, damoiselle Janne Ferron déjà rencontrée dans ce travail, seront tous deux propriétaires de ce même manoir et de ses terres, nommés donc tous deux également, en leur temps,  sieur et dame de Vauboeuf. Comment ces derniers entrèrent-ils en possession de cette seigneurie ? Pierre Rolland leur fils aisné, frère de Guillemette Rolland laquelle fut l’épouse de Macé Marot (ces deux derniers étant les possesseurs de la pierre tumulaire laquelle aujourd’hui est exposée dans le bas de la rue de l’Abbaye en Lanvallay ; Macé fut le procureur fiscal du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan et le cousin direct de Raoul Marot sieur de la Meffray et de la Garaye en Taden, ce dernier ayant été le sénéchal de Dinan dans les premières heures du règne du roi Henry IV), né vers 1580, sieur des Croix en Lanvallay, héritera avec sa mère de l’ensemble de ce bien au décès de son père en 1595 (il sera aussi propriétaire d'une terre située en la rue du Four, sur le port de Dinan, terre laquelle sera citée dans un acte de sucession établit en 1671 peu après le décès de Jehan le Chappelier, beau-frère de Pierre Rolland. Voir un peu plus tard l'acte de Jehan Lechappelier) ; ce bien sera ensuite vendu en l’année 1615 à Jehan de Taillefer, sénéchal et conestable de Dinan. Jean de Taillefer sera également le seigneur du manoir de Vaudoré situé au plus près du précédent, sur la même commune de la Ville es Nonnais (il est intéressant de noter ici que cette famille seigneuriale, les Taillefer, furent les 1er propriétaires de la terre de Beauvais en Lanvallay et cela au travers de la personne de Guillaume Taillefer lequel est cité lors de la réformation des évêchés de Dol et de Saint-Malo, réformation réalisée en l’année 1513. Sa fille Gilette s’unira avec Jéhan le Chauff, seigneur de la Motte au Chauff en Saint-Coulomb. Cette famille sera en possession des terres de Beauvais pendant 5 générations successives, jusqu’en 1668). Le seigneur de Vauboeuf possédait, parmi ses droits féodaux, le droit de Pescheries en autre, droit que dû posséder en son temps aussi Jehan de Monterfil. Jéhan de Monterfil était également propriétaire du noble manoir de la Garette en Plouër lequel avait devoir d’hommages et de rachapt aussi (le fait de verser une somme pour prétendre à la continuité de la possession d’un bien). Le manoir de Vauboeuf fut très fortement remanié dans la seconde moitié du 17ème siècle, ne restant du manoir originel que le linteau de porte en réemploi lequel comprend, dans sa pierre, les armoiries simples et premières de la famille seigneuriale des Monterfil. Ces dernières représentent une épée blanche sur fond noir, la pointe dirigée vers le bas : de Sable à l’épée basse d’argent. Ces armoiries sont présentes en différents lieux, notamment sur le puits de Caverre en Yvignac, représentées qu’elles sont en mi-partie avec la famille seigneuriale de la Houssaye.                                                                                                Mais revenons  aux seigneuries du Bois Harouard et du Colombier. 

    La terre du Bois-Harouard sera ensuite transmise au fils héritier de Jehan de Monterfils, donc Raoul de Monterfil lequel prendra pour épouse Françoise de Lescu, honorable Dame très probablement apparentée à la famille seigneuriale de Lescu de la Sansonnaye, famille seigneuriale déjà présente sur les terres de Lanvallay depuis le milieu du 15ème siècle, une génération avant, du temps du père de Raoul, père Jéhan de Monterfil. Avec Raoul de Monterfils apparaît aussi, et cela pour la première fois, la terre et seigneurie du Colombier en Lanvallay, Raoul étant cité possesseur et des terres du Bois-Harouard héritées de son père ainsi que de celle du Colombier. Cette terre de Lanvallay, dite du Colombier, Raoul de Monterfil l’a-t-il reçu par son union ou bien faisait-elle déjà partie des terres étendues du Bois-Harouard ? Peut-on raisonnablement penser que le manoir du Colombier avec sa seigneurie furent tous deux fondés par Raoul de Monterfil ? Cela semble probable. Lorsque le manoir de la Ville Es Ollivier sera vendu en l’an 4 de la république française comme domaine national provenant de l’Emigration, avec l’ensemble de ses terres (nous apprendrons un peu plus bas, en étudiant cette même vente, que le manoir de la Ville es Olliviers avait été hier le bien propre de l'ancienne famille seigneuriale Baude du Val, noble famille présentée dans un acte de baptême comme étant seigneur du Bois Harouard et du Colombier aussi),  celles-ci seront présentées comme étant des terres étendues et éparses, terres touchant celles des Rochettes, de Rochefort, touchant la métairie de la Boixière située sous le Coulombier aussi, d’autres seront délimitées quant à elles par le chemin menant des Champs Hingant à Bon Espoir, une quantité de terres touchant la terre de Colombier sera vendue elle aussi. Nous voyons très bien, au travers de cet acte préparant une vente faite sur saisie, l’étendue importante de ce domaine seigneurial sur lequel fut bâti, plus d’un siècle ½ auparavant, vers 1630, le manoir de la Ville Es Ollivier. Nous essayerons d'étudier un peu plus bas les différents corps composant ce même manoir. 

    Raoul de Monterfil semble ne pas avoir eu de descendance survivante. En effet la terre du Bois-Harouard, ainsi que la seigneurie du Colombier, se retrouvent toutes les deux entres les mains des seigneurs de Lescu au travers de la personne de Gilles 1er de Lescu lequel nait vers 1550. Raoul de Monterfil et son épouse Françoise de Lescu n’ayant apparemment pas eu d’enfant survivant, on peut envisager la possibilité que la terre du Bois-Harouard ainsi que la seigneurie du Colombier retournèrent toutes deux dans la famille de Lescu après le décès de Françoise de Lescu, femme de Raoul de Monterfil, et cela par la sœur de ce dernier laquelle épousa Guillaume de Lescu sieur de la Sansonnaye (afin de mieux comprendre ce cheminement de généalogie, télécharger de nouveau l'arbre de généalogie des premières seigneries nobles de Lanvallay rencontré à la rubrique précédente). Gilles 1er de Lescu transmettra à son tour, de façon héréditaire, le Bois-Harouard et la seigneurie du Colombier à son fils Gille de Lescu 2ème du nom lequel, seigneur du Colombier, fut aussi possesseur d’une vaste seigneurie située en Ille et Vilaine, à savoir la seigneurie de Beauvais acquise par son union avec Perrine Biet dite demoiselle de Beauvais. Né vers 1575, Gilles de Lescu est le membre de cette famille seigneuriale lequel sera le dernier possesseur et du Bois-Harouard et de la seigneurie du Colombier, biens alors toujours unis et indissociés.

    Les débuts du 17ème siècle voient l’apparition pour le première fois de l’appellation de la Ville es Ollivier, ces mêmes débuts assistant très probablement aussi à l’édification du manoir de la Ville es Ollivier sur les terres du Bois Harrouard (on présente, toujours à tort, le fait que cette noble bâtisse fut construite au 17ème siècle par la famille seigneuriale Harouard. Si ce nom seigneurial a réellement existé en tant que patronyme il ne s'agit en aucun cas ici, en ce qui concerne ce manoir,  d'un nom lié à une personne. Le terme seigneurie du Bois-Harouard à Lanvallay, lié au 17ème siècle à la Ville es Olliviers, tire son origine non pas du patronyme d'une famille nommée Harouard mais d'une terre appellée depuis les premières heures du 16ème siècle le Bois-Harouard. Les possesseurs de ce noble bâti nommé la Ville es Olliviers, bâti assis sur les terres du Bois-Harouard sont respectivement, tout au long des 16ème et 17ème siècles, et la famille seigneuriale de Lescu-Monterfil et la noble famille d'Ernault ; les Lescu-Monterfil, seigneurs du Colombier en Lanvallay, étant propriétaires de cette même terre dès les premières heures du 16ème siècle. Ce manoir, par conséquence, est donc peut-être un plus plus ancien, voir antérieur au 17ème siècle puisque Gilles de Lescu, seigneur du Bois-Harouard, s'unira en mariage le 15/08/1575. La noble famille Ernault, possesseur attitré de ce manoir au 17ème siècle, vers 1650, se présentera quant à elle comme étant seigneur du Bois Harouard aussi; de là vient peut-être cette confusion laquelle a donné à l'une de ces deux familles, celle qui sera à l'origine de l'édification du manoir de la Ville es Olliviers, le dit nom Harouard. Cette noble demeure, la Ville es Olliviers, pour finir ici cette petite remarque, fut donc édifiée soit par les seigneurs de Lescu dans le courant du 16ème siècle soit un peu plus tard par la noble famille Ernault laquelle, représentée par Henry Ernault, pris le titre de seigneur du Bois-Harouard dans certains de ses actes écrits. Le terme attaché à la seigneurie du Bois-Harouard cependant, lequel est donc cité en 1513 lors de la réformation de la noblesse, tire probablement son nom d'un premier possesseur  antérieur à Raoul de Monterfil lequel, né vers 1430 et représenté par son fils en 1513 est dit être possesseur de la dite terre du Bois d'Harouard. Il faut ici aussi faire rappeler à notre mémoire l'existence en 1513, sur cette même terre nommée le Boays-Harouard, d'une maison laquelle fut laissée à l'usage de Françoise de Lescu, veuve de Raoul de Monterfil et cela en vertu de ses droits de douaire. Peut-on aussi raisonnablement penser que cette maison, laquelle est citée ici même sur cette terre lors de la Réformation de 1513, fut le bâti originel du manoir de la Ville es Olliviers ? Née vers 1490, Françoise de Lesquen ou de Lescu est donc citée veuve en 1513 puisqu'elle possède des droits dit de Douaire sur cette maison; n'ayant laissé aucun enfant connu, la seigneurie du Bois-Harouard semble être transmise à son frère supposé Guillaume de Lescu lequel, uni à Guillemette de Monterfil, est dit seigneur de la Sansonnaye, le petit-fils de ces derniers, notre Gilles de Lescu ci-dessus, étant dit plus tard quant à lui seigneur du Colombier et du Bois Harouard. Si la réponse à notre question ci-dessus est oui, alors le bâti originel du manoir de la Ville es Olliviers serait beaucoup plus ancien, sa construction commencée probablement dès la fin du 15ème siècle). En effet,  dans la 1ère moitié du 17ème siècle, le manoir de La Ville es Ollivier et ses terres nommées le Bois Harouard ainsi que la seigneurie du Colombier se retrouvent toutes deux avoir été probablement la possession de Pierre Ernault puisque les deux fils de ce derniers seront respectivement propriétaires pour l’un et du Bois-Harouard et pour l’autre, quant à lui, du Colombier. Ainsi Henry Ernault en 1629, juge criminel de Rennes et conseiller du roi, sera possesseur du Bois-Harouard, son frère François étant dit sieur du Colombier en Lanvallay. Comment Pierre Ernault et Guillemette Hamon, leurs parents à tous deux, entrèrent-ils en possession de cette grande terre seigneuriale laquelle hier ayant été le bien propre de la famille seigneuriale  de Lescu ? Cette passation, faite probablement vers 1600, fut peut-être le fruit d’une vente établie alors entre Gilles de Lescu et Pierre Ernault mais malheureusement cette éventuelle pièce notariale, de nos jours, n’a toujours pas été retrouvée. Avec Henry Ernault et son épouse, Catherine Moysan de Kervegan, semble apparaître donc pour la première fois la terre dite de la Ville es Olliviers, ensemble foncier toujours indivisé aujourd’hui encore. (Seigneur du Boisharouard, Henry Ernault prend possession de la seigneurie de la Roche Geslin en 1675 ; il fera construire aussi une chapelle en l’église de St-Gravé. Personnage social important aussi bien par ses fonctions que par ses biens propres, il sera cependant débouté de sa noblesse en 1672 n’ayant pu asseoir généalogiquement sa famille et ses ancêtres sur plusieurs génération, 7 au minimum. Prise de possession de la juridiction de la Roche-Geslin par Henry Ernault sieur du Bois-Harouard le 28 février 1675. Les Justices seigneuriales en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles 1661-1791 d'André Edmond Victor Giffard. 1903). Quelques années vont ensuite s’emparer de ce même ensemble foncier sans laisser aucune trace du propriétaire succèdant, il nous faudra en effet atteindre la première moitié du 18ème siècle, quelques années avant la Révolution Française, pour que réapparaisse enfin la seigneurie du Bois Harouard, seigneurie toujours associée à celle du Colombier, et cela au travers du seigneur Henry Baude lequel, issu d'une très riche famille marchande originaire et de Saint-Servan et de la ville de Saint-Malo, est cité seigneur du Bois Harouard et du Colombier sur un acte de baptême de Lanvallay. Nous étions alors le 23 mai 1731.   

                                                        Note:                                                                                                             - La famille noble d'Ernault semble être restée en possession du Colombier et donc du Bois-Harouard jusqu'en 1734, année en laquelle Jean Thomas Ernault, sieur de Vileu (le villeu est une terre située au bord de la rivière de Rance, à la sortie de Lanvallay, sur la route d'Evran) sénéchal du Colombier Lanvallay, signe pour la dernière fois un papier timbré destiné aux B.M.S de la paroisse de Lanvallay (nous retrouvons sa signature sur un tel acte en 1728). La seigneurie de la Ville es Olliviers, comme très souvent beaucoup de nobles demeures assises en nos campagnes, comprenait alors, contenue dans sa cour interne, une maison, des bâtiments ou dépendances tous liés aux activités du domaine, ensemble appelé alors métairie. L'acte de naissance de Michel Lorre fils de Josselin Lorre, né le 29/10/1710 et baptisé dans l'urgence, Josselin Lorre étant métayer à la Ville es Olliviers, atteste de cela. Josselin aura 31/10/1711 un autre enfant, Jean, dont le lieu de naissance quant à lui ne sera pas cité; nous voyons très bien ici aussi l'importance que peut contenir certains actes de baptêmes. La seigneurie appartenant encore à la famille Ernault du Bois Harouard sera, quelques années seulement après cette naissance, entre les mains d'une nouvelle famille seigneuriale laquelle, à ses côtés, aura toujours la famille Lorre comme gens de ferme s'occupant de la métairie.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1710. Michel Lorre fils de Josselin et de Marie Junguené né de ce jour à la métairie de la Ville es Olliviers baptisé à la maison par necessité avec cérémonie du baptesme lui administrée par moy sousignant le 29 octobre 1710 parain et maraine Michel Lorre et Andrée Thomas. Josselin Lore. Messire Railet curé.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1741. Nicolas Jan Felix Lorre fils légitime de Jullien Lorre et Jullienne Huë né d'aujourd'hui au Bois Hallouard a esté baptisé par moy soussigné et a eu pour parrain Nicolas Lorre et marraine Janne Bouesnel Demoiselle de Hauteville (de Pelineuc) le 30 mai 1741. Janne Bouesnel, Janne Chatau, Jan-François de Hauteville (noble homme sieur de Pelineuc), Jean-Baptiste Macé.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    1731. Acte de baptême d'Henry Lorre nommé par le seigneur Henry Baude lequel signe en tant que seigneur du Bois Harouard et du Colombier. Henry Lorre était le nuveau né de son métayer demeurant et exerçant à la Ville es Olliviers, manoir et métairie relevant de la seigneurie du Bois Harouard et du Colombier, toutes deux assises en la paroisse de Lanvallay.

     

     

     

    1728. Chiffré et coté par nous sénéchal du Colombier Lanvallay au fin de notre procès verbal. Petit papier timbré pour servir de registre de Lanvallay a esté par nous Jan-Thomas Ernault sieur du Vileu advocat au Parlement, sénéchal de Lanvallay et autres lieux chiffré et millésimé par premier et dernier (de la première à la dernière page) à Dinan le sixieme janvier mil sept cent vingt huit. .Jean-Thomas Ernault

     

     

    Quelle pouvait être l'étendue de cette seigneurie suffisamment assez importante pour comporter, lovée en ses terres, toute une étendue du plateau s'étirant au dessus de la rivière et cela tout autour de la première paroisse originelle de Lanvallay ? Comment pouvait se présenter à notre regard le manoir du Bois Harouard (le Ville es Olliviers) et cela au lendemain de la Révolution Française ? Le manoir et les terres de la Ville es Olliviers, peu de temps après la révolution de 1789, seront mis en vente à la lumière des bougies et vendus comme bien nationnal, ses propriétaires s'étant tous deux réfugiés à l'étranger. Pour les besoins de cette vente et afin d'en estimer le juste prix d'acquisition, un acte d'état des lieux sera aussi réalisé ce dernier reprenant brièvement et l'intérieur du manoir et le revenu de l'ensemble des terres, labourables ou non laborables, estimation tenant compte aussi de la valeur de l'ensemble des taillis et bois émondables ainsi que de la valeur des chênes pouvant servir à la marine (chaque parcelle de terre balorable et non labourable étant toutes séparées, les unes des autres, par des fossés tous plantés d'arbres émondables). Cet état des lieux, long et complet, est très intéressant à étudier dans la mesure qu'il nous donne la juste valeur financière de ce domaine mais qu'il nous positionne aussi géographiquement l'ensemble des terres relevant toutes de ce même manoir. C'est acte est également intéressant puisqu'il nous apprend aussi que le manoir de la Vielle es Olliviers, devenu simple métairie, était alors occupé par le seul métayer et que son noble logis principal servait de domicile pour la famille de ce dernier (dans le courant du 18ème siècle de nombreux hôtels particuliers ont été édifiés entre les murs même de la ville de Dinan, les riches propriétaires fonciers abandonnant aux mains de leurs métayers respectifs la gestion de leur manoir originel ainsi que de l'ensemble de leurs terres préférant à leur vieille demeure froide et ancestrale une nouvelle habitation neuve élevée intra-mutos. La rue de Léhon, en Dinan, garde ainsi le souvenir de certains de ces mêmes hôtels particuliers. Les manoirs originels quant à eux, alors confiés entièrement aux seules mains des métayers, tombèrent très vite pour certains dans une utilisation purement liée à l'activité de la terre, leur noble bâti devenant alors une simple extension des anciennes fermes hier présentes en leurs cours; la maison originelle du fermier devenant de ce fait une simple dépendance, le métayer intégrant le logis du maitre, hier logis principal du maître). C'est acte d'état de lieux, offert par monsieur Bernard Jamet, nous vous le présentons maintenant : 

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de la Ville es Olliviers en 1794 vu du côté des jardins. Essaie de reconstitution de l'implantation des différentes pièces.

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

     

    Reconstitution de la Ville es Olliviers en 1793

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

     

    Vue élargie du dessus de la Ville es Olliviers en 1793

     

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Vue élargie de l'ensemble des terres relevant hier de la seigneurie du Boays Harouard et implantées sur le plan napoléonien de 1844; travail réalisé d'après la matrice cadastrale de 1844. En vert tendre, le Boays Harouard biens de monsieur Pierre Lemire; en vert moyen, la Petite Ville es Olliviers biens de monsieur Edouard Le Conte et en vert foncé la Ville es Olliviers. biens de monsieur Louis Gouillard. Ce dernier, héritier de Louis Gouillard, semble donc déjà avoir alors revendu, en 1844, toute une partie de la seigneurie acquise hier par son père ou parent prénommé également Louis ce dernier ayant acquis, par adjudication, l'ensemble de cette ancienne seigneurie en le mois de Messidor de l'an IV de la République, acquisition faite au titre des biens nationnaux  réquisitionnés par la jeune République au lendemain de la fuite à l'étranger de toute une partie de la noblesse française. En jaune sont représentées certaines terres relevant du manoir des Rochettes.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Manoir de la Ville Es Olliviers sur son angle Sud-Est

     

     

    Le Procès-verbal

    6 Messidor an 4. Procès verbal de l'expertise de la Ville aux  Olliviers et dépendances en Lanvallay arrondissement de Dinan. Departement des Côtes du Nord. Canton Rural de Dinan. Commune de Lanvalay. Domaines Nationaux provenant de l'Emigration d'Armand-Charles-Marie de Bourignan Dupe d'Orvaut et Jeanne-Saraphique-Reine-Anne Baude son épouse. L'an quatrième de la République française, une et indivisible, le six mésidor, nous soussigné Claude Gallée expert nommé par délibération de l'administration départementale des Côtes du Nord, en date du 28 Prairial dernier et Charles le Bret autre expert nommé par le citoyen  Louis Gouillard officier de  santé à Dinan, par sa soumission d'aquerir les biens nationaux  cy après désignés  du 20 dudit mois de Prairial à l'effet de procéder à l'estimation en revenu et en capital sur le pied de mil sept cent quatre vingt dix, des domaines nationaux et bois cy après désignés. Certifions à tous ceux qu'il appartiendra, nous être ce jour en conséquence de la commission à nous donnée par d'administration du département en datte du predit jour 28 prairial transporte de nos demeures que nous faisont separement, sur les communes de Lehon et Dinan, jusqu'a celle du citoyen Jacques Robiriot commissaire du Directoire pres ladministration  municipale du canton rural de Dinan sise en cette derniere commune, Grand rue, ou estant arrivés, environ les huit heures du matin, nous nous sommes  tous trois de compagnie transportés au lieu et metairie de la Ville aux Olliviers sise sur commune de Lanvalay et a peu de distance de Dinan, ou estant arrivés environ les neuf heures du matin, nous y avons fait rencontre du citoyen Louis Gouillard, en presence duquel nous avons procédé à la visite, mesurage, estimation de la sisditte metairie comme suis, suivant la Montrée nous en faite la veuve Rouillé fermière actuelle. Laquelle ditte metairie consiste en nune maison principale a une etage avisagée a orient (la façade donnant à l'est) , construite en moelon et pierre de taille sous couverture d'ardoises contenant soixante six pieds de long sur vingt neuf de laize de dehors à dehors (21 mètres de long sur 9.50 de large, mesures prises d'extérieur en extérieur)  divisée au raiz de chaussée en trois appartements le premier vers le midi (le sud) sert de demeure au fermier (aujourd'hui un grand salon) , le second au millieu de buanderie (aujourd'hui une salle à manger), et le troisième au nord de cellier et coridor (ce 3ème appartement est toujours aujourd'hui constitué de ces deux parties distinctes lesquelles forment ensemble pour l'une, et la cuisine et pour l'autre, le coridor en lequel se fait l'entrée principale de cette noble demeure l'escalier ayant été déplacé, dans la fin du 19ème siècle, dans le premier appartement, la cave en sous-sol ayant été complètement rebouchée sous cette actuelle cuisine hier buanderie. Cette noble demeure fut donc modifiée en profondeur dans certaines de ses pièces et cela vers 1877, année en laquelle fut réalisé aussi tout un lambris bois à caisson décoratif, ce dernier recouvrant toujours aujourd'hui les différents murs des appartements 1 et 2 en lesquels il fut posé du sol au plafond. Lors de la réalisation de nos travaux d'électricité, éxécutés de septembre à décembre 2011, nous avons trouvé en effet, dans l'appartement n° 2,  la date de la réalisation de tout ce travail de menuiserie laquelle date avait été alors soigneusement écrite au dos de l'une des moulures de bois assurant l'un des angles du plafond. Cette même année 1877 fut donc aussi le déplacement de ce même escalier menant originellement dans les chambres à feu puisque celui-ci se trouve être aujourd'hui, en son amorce, dans le grand salon, hier appartement n°1 lequel est toujours  entièrement revêtu du même lambris à caisson. L'escalier originel était-il un escalier monumental, propre à ces anciennes demeures. Nous ne le pensons pas, cette même demeure devant son existence à l'association de 3 appartements distincts, tous trois séparés mutuellement par d'épais murs de refend de 80 cm d'épaisseur; cet escalier fut malencontreusement remplacé par un escalier étroit à noyau et à petit diamètre  Le mur de refend séparant les appartement n°1 et 2 au 1er  étage  fut entièrement déposé afin de pouvoir faire une seule et même pièce , ce mur de refend séparant aujourd'hui ces deux appartement qu'au seul niveau du rez-de-chaussée celui-ci ayant également été déposé au second étage ou grenier. La buanderie ou appartement n°3, dans lequel se positionnait originellement l'escalier, aujourd'hui la cuisine, comprenait aussi une cheminée importante au côté de l'aquelle se trouvait alors un chauffe-plat; cet ensemble malheureusement fut déposé dans le courant du 20 ème siècle lors de la réalisation d'une nouvelle phase de travaux laquelle fut faite à la demande le la grand-mère de l'actuelle propriétaire. La partie ou les partie les plus anciennes semblent êtres les appartements  n° 1 et 2 , la cheminée de l'appartement n°3 présentant en toiture un travail bien moins fini et recherché même si l'assemblage de la pierre de taille a été fait afin de l'harmoniser avec les cheminées des appartements n° 1 et 2. Les ouvertures ou fenêtres hautes de l'étage présentent aussi une époque architecturale beaucoup plus ancienne, probablement renaissance tardive alors que les ouvertures des fenêtres de l'appartement n°3 présentent au regard une architecture beaucoup plus comtemporaine. L'appartement n°1 ne pourrait-il pas être la maison laquelle hier, au 16ème siècle,  fut hier possédée par Françoise de Lescu ? Cependant, si cette interrogation se révélait être vrai, en quel endroit des appartements n° 1 et 2 se trouvait alors être positionné l'escalier originel menant aux étages de ces mêmes deux appartements ? La petite disgrace de la cheminée de l'appartement n°3 est-elle suffisante pour prêter à ce même appartement une postériorité, quelle qu'elle soit ? Ce qui ici nous interpelle c'est  la construction de trois appartements cubiques et associé mais séparés les uns des autres par ces mêmes murs de refend d'une  épaisseur de 80 centimètres !) lequel dernier il y a une cave, avec trois chambres à feu (chambre possédant une cheminée. Si les deux cheminées situées au rez-de-chaussée de ce manoir, dans les appartements n°1 et 2 sont des cheminées dites monumentales, les deux cheminées des mêmes appartements, situées au premier étage, ne présentent à l'inverse aucun signe particulier, ne poussédant également aucun signe architecturale propre à la Renaissance, même tardive et cela à l'inverse du logis de la Cour de Bretagne lequel, situé au port de Dinan, posséde en son 1er étage une cheminée Renaissance très similaire à celle du manoir des Alleux datée quant à elle du 15ème siècle )  au premier étage et deux greniers et une fuye (pigeonnier) au dessus des dites chambres servies par un escalier pratiqué a lendroit du coridor. Autre corps de batiment au nord du précédent et sur le même allignement, consistante en maison ancienne du fermier (logis du fermier lorsque que le propriétaire occupait encore ce manoir), une étable, écurie, grange et bergerie, construite en moellon de pierre de taille, le tout sous couverture d'ardoises contenant quatre vingt dix pieds de long, sur vingt deux pieds de laize, cour au devant du tout, au coin entre orien et midy de laquelle cour il existe un corps de batiment sous couverture d'ardoise construite en moellon de pierre de taille divisé en trois etres dont les deux premiers vers midi servent de retraites a cochons et le troisieme vers nord detable aux veaux, contenant quarante huit pieds de long sur quinze pieds de laise, autre petit batiment en forme de remise est en la maison ancienne du fermier (dans la cour en face de cette dernière, lequel est délimité par l'actuelle rue) construite en moellon sous couverture d'ardoises contenant vingt trois pieds de long sur dix huit de laises, jardin muré au midi et à l'occident (au sud et à l'ouest)  de la maison principale avec courtil à chanvre (petit jardin en lequel on cultivait le chanvre pour la réalisation de tissu), et petit verger derriere la maison ancienne du fermier, du tout contenant contenant par fonds deux journeaux joignant d'orient au chemin qui conduit de Lanvallay aux Rochettes, du midy au Grand Domaine cy après et d'occident et nord aux bois et vallées aussi cy après. En général, tous les batiments sont antiques et indiquent reparations de couverture, portes et fenetres. Compte fait des chênes emondables plantés sur les fossés du verger, il s'en est trouvé vingt un estimés valloir de rente et revenu annuel, de bois reduit a fond cent trente livre cy 130 l.              Petit bois de futaye en vallée à l'occident du verger et jardin cy-dessus appelé Jardin à Madame, vallée au Cheval et vallée du Bois Harouard, plantés de chênes hetres, chateigniers, ormeaux et fresnes, contenant quatre journeaux  joignant d'orient au jardin et verger c- dessus, du midy au grand Domaine, d'occident à la rivière de Rance et du nord à terre de la metairie de la Bouexière. Compte fait des arbres plantés sur le terrain occupé par le susdit bois de futay, il s'en est trouvé mille cinquante généralement trop jeunes pour être avantageusement exploités sauf quelques ormeaux chênes et chateigniers qui pouroient êtres propres pour la marine lequel bois pourroit a lestime de nous dits experts, valloir en mil sept cent quatre vingt dix (ici la date de 1790), en principal une somme de six mille sept cents livres, non compris  de terrain. Les quatre journeaux de terrain estimés incultes et dépouillés de bois valloir de rente et revenu annuel douze livres cy 12 l.                                                 - Une petite pièce de terre labourable apellée Les Grand Rochefort contenant deux journeaux joignant dorient à Jacques Noury et autre, du midy au citoyen Solin, d'occident à la servitude des Rochettes et du nord à terre des enfants de feu Dubignou Mahauts. Compte fait des arbres emondables plantés sur les fossés de la ditte pièce de terre, il s'en est trouvé trente trois, estimée  valloir de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24 l.

    - Une pièce de terre labourable apellée Le Champ Rinard contenant deux journeaux joignant d'orient et nord  au chemin des Champs Hingant à Bon Espoir, du midy au citoyen Solin et d'occident à la citoyenne Ducoudray, sur le fossé de la quelle il existe cinquante arbres émondables. Estimée valloir  de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24 l.

    - Une petite Jaunais appelée Le Petit Rochefort, contenant douze cordes, joignant dorient a la citoyenne Decoudray, du midy et d'occident aux Dubignon, et du nord à terre des Champs Hingant, sur les fossés de la quelle il existe vingt trois chênes, environ estimé valloir de rente et revenu annuel deux livres cy 2l.

    - Une quantité de terres labourables apellée les Champs Jehanne contenant deux journeaux, joignant d'orient en même à la métairie des Rochettes, du midy à Julien Texier, d'occident à Mathurin Beaupied et du nord a terre du Colombier, sur les fossés  de la quelle il existe quinze chênes émondables, estimée valloir de rente et revenu annuel vingt quatre livres cy 24l.                                                                                                 - Une pièce de terre labourable apellée D'annehais, contenant trois journeaux, joignant d'orient à Mathurin Beaupied, du midy au Chemin de Tressaint à Lanvalay, d'orient a la citoyenne Ducouet et du nord a terre du Colombier, sur les fossés de la quelle il existe dix huit pieds de chênes emondabls. Estimé valloir de rente et revenu annuel, trente six livres cy 36l.                                                                                                                - Une pièce de terre en partie labourable, apellée le Tertre contenant un journal, joignant d'orient a terre du presbitere, la servitude, du midy au Domaine cy après, d'occident au P.... du nord au citoyen Delamotte, sur les fossés de la quelle il a aucun bois. Estimé valloir de rente et revenu annuel dix livres cy 10l.                                                                               - Un petit pré en vallée apellé le Pré de Loserais, contenant ...journal, joignant d'orient à la servitude, du midy au bois de futaie, d'occident à la vallée et du nord a terre de la Bouxière, sur les fossés duquel il existe dix chênes émondables. Estimé valloir de rente et revenu annuel douze livres cy 12l.                                                                                                           - Une petite vallée meulle apellée la Valée de la Lozerais contenant environ demi journal , joignant d'orient au pré cy-dessus, midy au bois, d'occident et nord a terre de la Bouexière; elle est dépouillée de bois. Estimé valloir de rente et revenu annuel, vingt sol cy 20s.                       -Une pièce de terre labourable apellée le Domaine de la Ville es Olliviers, contenant six journeaux, joignant d'orient au chemin de Lanvalay aux Rochettes, du midy et occident au chemin des Rochettes a la Ville es Olliviers et du nord a la petite vallée du Tertre cy dessus, sur les fossés de cloture de la quelle il existe quatre vingt deux pieds d'arbres émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, soixante douzes livres cy 72 l.                                                                                                - Une pierre de terre labourable apellée le Clos Rousse contenant six journeaux, joignant d'orient en même a terre Rochettes, du midy aux enfants Dubignou Mahauts, d'occident a terre cy-après, et du nord au chemin de la Ville es Olliviers aux Rochettes, sur les fossés de la quelle il existe soixante chênes émondables. Estimé de rente et de revenu annuel soixante douzes livres cy 72 l.                                                                      - Une pièce de terre en friche apellée le Champ Poil de Loup contenant un journal et demi, joignant d'orient aux enfants du Bignou Mahauts, du midy et d'occident au Domaine du Bois Harouard et du nord à la prairie cy après, sur les fossés de la quelle il existe aucun bois susceptibles d'évaluation. Estimé valloir de rente et de revenu annuel dix huit livres cy 18 l.                                                                                                               - La prairie de la Ville es Olliviers contenant deux journeaux joignant d'orient à terre cy-dessus, du midy aux Champs Poil de Loup d'occident à terre cy-après et du nord au chemin des Rochettes sur les fossés de la quelle il existe vingt trois pieds de chênes émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, trente livres cy 30 l.                                            - Une pièce de terre labourable apellé le Domaine du Bois Harouard contenant dux journeaux joignant d'orient à la prairie et au champ Poil de Loup, du midy à la Vallé au Lievre, d'occident à terre cy-après et du nord au Bois, Valée et Jardin  cy-dessus sur les fossés de la quelle il existe cent quarante pieds d'arbres émondables. Estimé valloir de rente et de revenu annuel, cent vingt livres cy 120 l.                                                - Valée très escarpée et en partie nuisible, apellée la Valée du Bois au Lievre, terre inculte et en rochers, ou il existe deux petits bosquets de bois de futaye, chênes,hetres, ormeaux et fresnes, contenant neuf journeaux, jougnant d'orient a terre cy-dessus et cy-après, du midy au citoyen Grandchamps, d'occident aux prairies de Léhon et du nord aux Rochers du Bois Harouard. Compte fait des arbres composant les deux bosquets, il s'en trouve trois cents pieds, en général trop jeunes pour estre avantageusement exploités et d'ailleur tres difficile a enlever vu qu'il faudra  les tirer par le haut de la montagne ou dédomager les propriétaires des terres voisines, pour se procurer un passage par le bas de la dite valée, lequel bois pourroit valloir en 1790 une somme de huit cents livres en principal, non compris le terrein. Les neufs journeaux de terrein estriés, comme terre inculte  et dépouillée de bois valloir de rente et revenu annuel neuf livres cy 9 l.                                                               - Une piece de terre labourable apellée le Clos dessus le Bois contenant  deux journeaux, joignant d'orient et midy à terre cy-dessus, d'occident au Bois Harouard et du nord a terre cy-après, sur les fossés de la quelle il se trouve six chênes émondables. Estimé valloir de rente et e revenu annuel Dix huit livres cy 18 l.                                                                                  - Finalement une pièce deterre labourable apellée la Garenne au coin d'entre occident et au nord de laquelle il exuste des masures (mot incomplet ?) contenant deux journeaux y compris les petits jatdins, cour, deport de l'ancienne métairie de Bois Harouard, joignant d'orient au Domaine du Bois Harouard, du midy au clos d'y le Bois, d'occident au Bois Harouard, et du nord a la valée  en bois de futay, sur les fossés de la quelle il existe quarante chênes emondables. Estimé de valloir de rente et de revenu annuel, vingt livres cy 20 l.                                                       -Et sont toutes choses les biens nationnaux qui se sont trouvés dépendre de la ditte métairie de la Ville es Olliviers, lesquelles, suivant nos estimations se trouvent valloir de rentes et revenus sur le pied de 1790, la somme de six cent trante quatre livres qui multiplié par vingt deux forme en principe treize mille neuf cents quarante huit livres  cy 13948 l. Il se trouve en autre deux articles de bois de futay, le premier montant a six mille sept cents livres et le second a huit cents livres ce qui fait en total sept mille cinq cents livres cy 7500 l. Total en revenu six cent trente quatre livres et en capital, le bois de futay compris , vingt un mille quatre cent quarante huit livres cy 21448 l. (quant on étudie, à un moment donné et précis de l'histoire, la valeur d'une monnaie, quelle qu'elle soit, différents paramètres doivent êtres retenus, ces paramètres devant alors tenir compte, en autre, et du salaire moyen d'un ouvrier oeuvrant à ce moment précis de son Histoire ainsi que de la valeur des différentes denrées alimentaires du moment. La comparer à notre monnaie, aujourd'hui est très difficile et reste très subjectif aussi, cette dernière connaissant elle aussi des valeurs différentes d'une année à l'autre. Bref, si on veut rester honnète et simple dans sa comparaison, il nous faut comparer une monnaie à ses propres valeurs du moment. Pour ou vers 1750, on estime que le salaire d'un ouvrier qualifié, dans les métiers de bouche par exemple, boulanger ou boucher, représentait un peu près un revenu annuel de 900 livres, celui d'un valet à peine 450 livres quant celui d'un manoeuvre sans aucune qualification, les jours non travaillés retirés, représentait à peine une livre par jour travaillé, soit un peu près 280 livres par an pour ce dernier. Que pouvaient représenter en 1790 les rentes ou le revenu annuel de cette ancienne seigneurie devenu métairie (et non pas de la valeur de son éventuelle acquisition) par rapport au salaire de ce même ouvrier qualifié ?  Il aurait donc fallu, pour simplifier notre propos, que notre ouvrier qualifié travailla donc, vers 1750, 21.448,00 livres /900,00 livres annuel soit à peu près 24 années afin de pouvoir prétendre gagner autant que ce même revenu dit annuel. Notre journalier non qualifié quant à lui aurait dû se tuer à la tache pendant 76 ans voir plus. Et, aujourd'hui, quant serait-il de la valeur de cette même métairie, celle ici étudiée avec toutes ses terres et arbres émondables,  pour nos actuels salaires dits médiants? Aujourd'hui, le salaire médiant et non moyen d'un ouvrier qualifié, il ne faut pas ici se tromper entre le salaire dit médiant et le salaire dit moyen (ce dernier est un indice très mensonger), représente un peu près 1650 euros net par mois. Si nous retenons, toujours pour un salaire médiant qualifié, et le nombre d'annuités et le principe même de cette Opération, nous avons donc pour un ouvrier qualifié d'aujourd'hui une valeur de 1650.00 euros X 12 mois X 24 années soit = 475.200,00 euros. Il ne faut pas oublier cependant, qu'à cette même époque, au 18ème siècle, la plus part des gens étaient encore, pour ainsi dire, des journaliers sans aucune qualification. Pour un revenu net basé quant à lui sur la valeur actuelle du Smic, cela aurait représenté 1100.00 euros X 12 mois X 76 ans soit une valeur de 100.320,00 euros. Nous voyons très bien ici que, pour deux classes sociales différentes l'une de l'autre, que la valeur d'acquisition d'un même produit peut petre très différente d'une première classe sociale dite Moyenne à une seconde classe sociale que nous jugeons personnellement être Pauvre  Cela reste bien sur assez simpliste dans sa démonstration; cependant cet exemple a le mérite de démontrer q'un même produit peut posséder, devant son éventuelle acquisition, deux valeurs d'achat entièrement différentes l'une de l'autre et cela d'un individu à un autre, d'une classe sociale à une autre).                                                              Le requérant le citoyen Robinet commissaire du Directoire executif, nous donnons pour apparû qu'il existe sur les foqqés, cinq cent quarante quatre pieds d'arbres émondables, valant à notre estime sur le ,pied  (sur la valeur de) de 1790, d'après les nottes par nous prises sur chaque héritage, quatre cents quatre vingt dix neuf livres, mais attendu que lors de nos estimations, ces bois bois ont été réduits a fond, nous ne croirions pas devoir les tirer a ligne.                                                                          Le requerant pareillement le susdit commissaire, nous affirmons que dans nos estimations nous n'avons aucunement en égare à la dixme, dont les susdits héritages etoient cy devant grevés, attendu que nous navons aucune certitude de sa qualité. De tout quoi nous susdits experts avons rapporté le présentant notre procès verbal sur les lieux  le quel nous affirmons sincères et véritable en son entier suivant  nos connaissances. Fait et rédigé sous nos seings, ceux du commissaire du Directoire executif et soumissionnaire après lecture les dits jour et au que devant. Signé a loriginal, Gallée, Le Bret, J.Robinot, L.Gouillard.   Pour copie conforme a l'original deposé a l'administration générale du département des Cotes du Nord a St-Brieuc.

     

     

     

    Actes de baptêmes divers

    Acte de baptême de Janne Rolland laquelle, fille de Pierre Rolland sieur de Vauboeuf, nait le 14/04/1609.                                                                 Jeanne Rolland fille d'honorable bourgeois Pierre Rolland et Margueritte Baudry sa femme et compagne, sieur et dame de Vaux Beuffz a esté baptisé ce jour sur les fonds baptismaux de l'église b.... par discret prestre messire François Longlet subcuré de l'église paroissiale de Lanvallay et lui a donné le nom vénérable Julien sieur de la Motte Bousset et témoin damoiselle Janne Ferron Dame des Salles et Guillemette Rolland femme et compagne de sieur Macé Marot sieur du Cheminneuff fait le quatorzième jour d'apuril mille six centz neuft

     

     

    Eustache Rolland fils de nobles gens Pierre Roland et Margeritte Baudry sieur et dame de Vauxbeufs ses père et mère a este bastize ce jour sur les saintz fonds de baptesme de l'églize de la Magdeleine par discret prestre messire Pierre Robert recteur dicelle et lont tenu sur les fonds pour parain Eusrache Ferron sieur de la Sigonnière et pour maraine damoiselle Janne Apuril femme de noble home Jacques Lecoq sieur du Val ce jour neufiesme janvier mil six cent trante quattre

     

     

     

    Le Manoir de Vauboeuf

     

    Les différents differents possesseurs de la seigneurie et du manoirs de Vauboeuf en la Ville es Nonais  : (un * signifie uni à...) 

     

    - Eustache de Monterfil vers 1530.

    - Ecuyer Raoul de Monterfil en 1563.

    - Noble homme Mathurin Rouxel sieur de Launay et de Vaux-Bœufs en 1570.

    - Honorable homme Gilles Gouyon, capitaine de compagnie des Indes en 1584.

    - Rolland Rolland sieur des salles et de la Croix-Verte au port de Dinan * Janne Ferron dits tous deux propriétaires de ce manoir en 1587.

    - Janne Ferron citée ci-dessus en héritera en partage avec ses enfants au décès de son époux Rolland Rolland survenu en 1595.

    - Pierre Rolland né vers 1585 * Margueritte Baudry ; fils de Rolland Roland et de Jeanne Ferron tous deux sieur et dame de la Croix-Verte et des Salles ; commanditaire de la cloche de la Magdeleine, il sera le trésorier du prieuré de la Magdeleine. Il reçu cette terre en partage de sa mère en 1609. Il sera avec son épouse possesseur de ce manoir jusqu'en 1634, année de la naissance de leur fils Eustache.

    - Jean de Taillefer né vers 1580 * Renée Miniac seigneur et dame de Préaux et de Belle-Isle en Taden ? Sénéchal et Connétable de Dinan, il décédera à Saint-Suliac en 1642. Ils achetèrent tous deux cette terre en 1615, peut-être à Pierre Rolland et Margueritte Baudry lesquelles se marièrent le 14/07/1609.

    - Bertranne de Taillefer née vers 1610 * Guillaume Cheville à Saint-Suliac en 1633 ; demoiselle de Vauboeuf, elle est la fille des précédents.

    - Jean Baptiste Taillefer né le 29-12-1642 * Jeanne Serizay ; dit sieur de Belle-isle, de Préaux et de Vaubeuf, il fut écuyer, connétable et sénéchal de Dinan, Décédé le 04-01-06-95, il sera inhumé dans le Cœur de St-Sauveur dans l’enfeu fondé par son oncle archidiacre de cette église. Marie Taillefer sa fille, laquelle nait le 12-08-1672, se noiera à la Courbure le 01-08-1702. Jean-Baptiste Taillefer est le fils de noble homme Jean Taillefer et de Françoise Jamet son épouse, dite demoiselle de Kerlanday. Sieur et dame de Belle-Isle aussi, Jean-Baptiste Taillefer est le petit-fils des précédents et le frère de Bertranne de Taillefer.

    - Laurent Dominique de Taillefer épousera Marie-Rose Lesné née en 1691. Marie-Rose Lesné est la fille d’Hélène Jan ddemoiselle de Grandchamp née en 1668 et de Christophe Lesnée sieur de Pelineuf en Lanvallay. (Hélène Jan est la fille de Raoul Jan et de Marie Aoustin sieur et dame des Portes ; elle est aussi la petite fille de Julien Jan et de Gillette Marot sieur et dame de Granville et l’arrière petite fille de Macé Marot et de Guillemette Rolland, cette dernière étant la sœur de Pierre Rolland ci-dessus). L’actuel manoir de Vauboeuf fut érigé en 1621 sur les fondations d'une ancienne seigneurie par Jean de Taillefer ci-dessus. La possession de cette seigneurie initiale passera en de nombreuses mains, nobles ou fortunées, dont les premières seront sans doute les seigneurs de Monterfil et cela dès la fin du 15ème siècle alors que le manoir actuel n'était pas encore construit.

    - Jean de Taillefer né le 08-08-1674 sera cité en 1683 au baptême de Jeanne-Esther Guérrande. Fils de Jean-Baptiste Taillefer et de Jeanne Serizay , il aura pour frère Laurent-Dominique Taillefer ci-dessus. Jean de Taillefer sera connétable et colonel de la milice de Dinan et sieur de Kerlanday.  

     

    Voila ce que disait l’abbé Auffret lequel, recteur de la Ville es Nonais, écrivit un livre décrivant en autre le manoir de Vauboeuf :

    Le joli manoir aux murs épais que nous pouvons admirer aujourd’hui à Vauboeuf, maison d'habitation à un étage laquelle, flanquée d'une tourelle couverte d'un toit polygonal en dôme à deux ressauts ressemble à un vieux clocher d'église romane, est tout ce qui reste d'une construction datant de 1621 et déjà restaurée en 1671. Les armoiries gravées au-dessus de la porte d'entrée de la maison, côté sud, sont celles de la famille seigneuriale de Monterfil: De sable à l'épée d'argent, la pointe en bas, sont celles des Monterfil. Gravées dans cette pierre utilisée probablement en réemploi, elles datent probablement de la senconde moitiè du 15ème siècle. Malgré son charme d'à présent, ce manoir n'a plus son faste d'antan. Reportons-nous aux siècles passés pour le visiter au temps de sa splendeur.

    Ce vieux castel, avec la joliesse de sa Maison Noble et de son enclos ravissant, renfermant six hectares, son site enchanteur en flanc de coteau sur les bords de la Rance, ses droits féodaux, ses constructions élégantes et pittoresques, c'était bien la perle du pays. Il en imposait avec ses fortifications, ses murs de défense flanqués d'une grosse tour ancienne du côté de la mer, surveillant la grève, ses nombreuses tourelles; «avec ses parapets, vües, meurtrières et ouvertüres ». Surplombant les murs, trois allées plantées de charmes, de bouleaux, de chênes verts séculaires, s'étageaient en gradins. L'une conduisait à la grosse tour; les deux autres, dans les diverses parties de l'enclos. Au-dessus des allées, des jardins montaient jusqu'à son «moulin à vent tournant et moulant faisant farine ». Au flanc de la colline s'accrochaient ses vergers et fruitiers, « ses vallons, rochers, perrières, mottes à lapins et garennes », que couronnaient « ses bois de hautes futaies et de décorations ». Du côté du levant, s'élevait «son colombier garni de pigeons vifs volant et parvolant », venant se désaltérer dans leur abreuvoir au pied de «la Vieille-Métairie ». Plusieurs pavillons entouraient la cour d 'honneur et la fontaine au fronton monumental, portant fièrement les armoiries du seigneur du lieu et, au-dessous de l'écu, le cadran solaire. Plus bas, les sources coulaient vers le vivier, près d'une petite chapelle bâtie vers 1767.

    Vauboeuf jouissait de droits féodaux. Il possédait en propre « le port et havre maritimes, des salines avec droit et usages immémoriables de pesches et pescheries, de tendre et tirer au canard et aultres oiseaux, de faire panager les bestiaux du dit lieu sur tous les marais jusqu'aux moulins de la Tourniolle et sur les verdières au delà du ruisseau fluant ».

    De la seigneurie de Vauboeuf dépendaient aussi la métairie des Rochaux et de nombreuses terres : «les Hurettes, la Marelle avec réservouër et receptacles d'eaux, le Radier, et autres quantités de terres en la Champagne d'Etabléhon et autres lieux ».

    Entre les expéditions militaires et les parties de chasse, vivre dans ce château n'était nullement monotone : la beauté du site variait selon les saisons et les marées; on avait ses occupations, ses soucis, et parfois même des anicroches avec ses voisines.

    Un long et curieux procès, dit «Procès du Colombier », s'engage en 1669 entre «Haute et Puissante Dame Pélagie de Rieux, Comtesse de Châteauneuf; contre Noble-Homme Jean de Taillefer, Seigneur de Vauxboeufs et Connétable de Dinan et Léhon ».

    La prétentieuse dame « expose devant Mes Seigneurs du Parlement de Bretagne que soub la banlieu et proche de son château de Châteauneuf l'appelé Jean de Taillefer a inové un coulombier au proche de sa maison de Vauxboeufs dans un lieu où il n'y en a jamais eut ni connu et qu'il y a deux choses qui lui manque pour pouvoir édifier une fuye, scavoir la qualité personnelle et le nombre de journaux de terre soit en domaine soit en fieff ».

    Le sieur Jean de Taillefer défend énergiquement ses droits, et surtout sa «qualité personnelle ». Il peut reconstruire un colombier, prétend-il, parce qu'il en existait un il y a moins de vingt-cinq ans. Il fait constater ses affirmations par des notaires de Dinan qui verbalisent ainsi leur visite domiciliaire: « Nous nous sommes transportés au Lieu Noble de Vauxboeufs ... où étant avons trouvé le Sieur Jean de Taillefer, lequel nous a fait vouër et considérer une vieille et ancienne masse et emplacement de colombier ... Dans laquelle masse et emplacement ayant entrés par une petite porte et huysserie de pierre de taille toultée avons remarqués le nombre de quatorze rangs de trous pertuits et refuge à pigeons ... » Enfin en 1671, après bien des jugements «cassés et miettés » et bien des requêtes de la partie plaignante, dame Pélagie doit s'avouer vaincue, puis écrire et signer de sa main : «Nous ... déclarons nous désister de l'opposition formée à la construction du colombier par le Sieur de Taillefer, Connétable de Dinan, à sa Maison Noble de Vauxboeufs ». Et Jean de Taillefer d'admirer enfin, en homme qualifié, ses beaux pigeons volant et parvolant!

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    La manoir de Vauboeuf. Carte rédigée le 07/07/1913 

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf côté rue

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le manoir de Vauboeuf.; peinture anonyme . Tout au bord de la rivière, le joli manoir de Vauboeuf semble surveiller la plaine comme il l'a fait pendant des siècles. Flanqué d'une curieuse tourelle que son toit polygonal en dômes à deux ressauts fait ressembler à un vieux clocher roman, c'est là tout ce qui reste du vieux castel construit en 1621 par Jean de Taillefer (ce dernier remplacera alors, à cette même époque, un manoir plus ancien alors propriété hier de la famille seigneurial des Monterfil) écuyer seigneur des Préaux et de Belle-Isle (terre noble située en Taden) qui avait acquis cette terre en 1615.Elle avait appartenue aux siècles précédents aux Monterfil dont les armoiries  "de sable à l'épée d'argent , la pointe en bas" se voient encore au dessus de la porte du manoir. Visage de la Rance, année d'édition 1983.

     

    Le manoir de Vauboeuf, depuis toujours posé au plus près du Port Saint-Jean, fait partie de la Ville es Nonnais laquelle est assise en le département d'Ille et Vilaine. Le Port Saint-Jean fut très longtemps nommé le Port d'Establehon (ou Stablon)) et se dressait alors, établit au plus près de ce dernier et cela dès le 12ème siècle, un hospital ou commanderie lequel, relevant alors du diocèse de Saint-Suliac, évêché de Saint-Malo, comprenait ou possédait différents bénéfices s'étirant quant à eux sur plusieurs paroisses. L'un de ces bénéfices relevait du baillage (Baillage : circonscription fiscale et judiciaire en lequel s'exerçait le pouvoir d'un bailli. Le baillage de la ville de Troyes par exemple, l'un des plus grqnd du royaume, comprenait ainsi  1 président, deux lieutenants généraux, un particulier,  11 conseillers, un avocat général, un greffier, 1 procureur etc. Bénéfice d'un baillage : les Bénéficiers s'atisfaisant aux charges et conditions auquelles ils sont tenus, le surplus des biens  provenant de leus bénéfices leur appartient et ils peuvent en disposer comme bon leur semble. Et n'en ayant point disposé, leurs héritiers en disposent. Coutumes du baillage de Troyes de Louis le Grand; année d'édition 1737) de la Houssaye en Plouer dont l'un des seigneurs sera possesseur de certains terres étendant leurs étendues en Yvignac; un autre baillage était celui de Vildé, terre assise en la seigneurie de Taden. Cet hospital sera également en possession de baillages divers dont certains s'appliqueront directement sur certaines maisons implantées derrière les murs fortifiés de Dinan; il sera aussi, et en autre, possesseur du baillage de Pont de Terre, possession situé en la paroisse de Pleudihen. Cet hospital, donc situé au pied même du manoir originel Vauboeuf, sera cité dès l'année 1160 et cela dans une charte rédigée sous le règne du duc de Bretagne Conan IV laquelle reprenait, en autre, certains des biens relevant de ce même hospital lequel doit voir son origine dans l'établissement ici même, vers 1100, d'une communauté de chevaliers-hospitaliers, ces derniers relevant alors très probablement de l'ordre de Saint-Jean de Jerusalem.                La seigneurie de Plouer, malgré sa relative importance, apparait elle aussi tôt dans l'histoire de notre région, ses premiers seigneurs étant cités dès la fin du 14ème siècle dans certaines Montres d'armes. Cette seigneurie comprenait un nombre, presque très important, de terres nobles presque toutes accompagnées de leur manoir respectif et de leur noble possesseur respectif aussi. La famille seigneuriale de Plouer, avant de ce fondre au 15ème siècle dans les seigneurs de la Moussaye puis dans ceux des Gouyon (ces derniers devenant ainsi les Gouyon de la Moussaye) établira des unions, et cela dès le 14ème siècle,  dans les plus grandes familles seigneuriales de notre région à l'image de Pierre de Plour lequel prendra, pour épouse, une enfant issue de la famille seigneuriale de Dinan-La Bellière (en 1346, Pierre II de Plouer prendra pour épouse Mahaut de Chastelier; Alain en 1364 prendra pour compagne Bienvennue de Lesquen; Ruellan de Plouer quant à lui prendra pour femme une enfant isuue de Lancieux, Janne de la Roche. La famille de Rosmadec elle aussi sera unie à la famille seigneuriale de Plouer par Jean 1er, cette même famille devenant plus tard maison comtale sous le règne d'Amaury III Gouyon, marquis de la Moussaye et comte de Plouer. Voir arbre de généalogie de la maison seigneuriale des Moussaye-Gouyon bientôt joint ici). Les nobles gens ou familles présents eux aussi ici même, possesseurs de terres en cette même seigneurie de Plouer, prendront respectivement eux aussi des alliance au sein de leur propre cercle seigneurial; nous aurons ainsi implantés en ces terres de Plouer les nobles gens de la Houssaye, de Quebriac, de Tremereuc, les membres multiples de la noble famille des De Saint-Cyres,  les Monterfil aussi  lesquels, quant à eux, seront propriétaires de plusieurs manoirs dont Vauboeuf et la Garette ce dernier ayant devoir de foi, d'hommage, de rachapt etc. Ce manoir, souvant cité dans ce présent chapitre, avant d'être la propriété des Monterfil sera, lors de la Réformation de 1427, le bien de la noble famille dite Le Metayer. Aux Illeaux, autres terres nobles ayant appartenues en 1427 à la famille seigneuriale des Amiot, sera positionnée, au tout début du 17ème siecle, la noble famille des Serizay laquelle est alors déjà implantée, quant à certains autres membres de sa propre famille, au château de Grillement en Lanvallay. Les familles de Monterfils et de la Houssayes seront toutes deux  seigneurs de terres en Yvignac aussi où leurs armoiries seront trouvées en mi-partie sculptées dans le puits de Caverre, chateau ayant appartenu à la famille seigneuriale de Jarnigon, famille déjà rencontrée dans la généalogie de la famille seigneuriale des du Breil. Il ne nous a pas encore été possible aujourd'hui de retrouver les 2 enfants ayant permis d'unir civilement et la famille seigneuriale de Monterfil et la famille seigneuriale de la Houssaye même si toute deux se sont retrouvées êtres respectivement propriétaires de terres ici en la seigneurie de Plouer, propriétaire du manoir de Vauboeuf pour les Monterfil et seigneurs de la terre et château de Saint Paul quant aux membres de la famille seigneuriale de la Houssaye (ce même manoir, celui de Vauboeuf, ayant été la propriété au 16-17ème siecles, il nous faut le rappeler ici, de Janne Ferron et Rolland Roland, tous deux parents de Guillmette Rolland dont la pierre de sépulture est aujourd'hui présente dans le bas de la rue de l'Abbaye au port de Dinan en Lanvallay).

     

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Le Puits de Caverre, en l'ancienne demeure de Geoffroy Jarnoüen, seigneur en Yvigniac à la fin du 15ème siècle. Ce puits comporte dans sa pierre deux armoiries en mi-parties. La première, celle-ci, représente et les Armes de la famille seigneuriale des Monterfil (qui sont : de Sable à l'Epée basse d'Argent) à gauche, et les Armes de la famille seigneuriale de la Houssaye (qui sont : Echiqueté d'Argent et d'Azur).  On trouve les Armoiries de Monterfil alliées à celles de la Houssaye sur le puits de Caverre en Yviginac...Henry Frotier de la Messelière; Manoir Breton des Côtes du Nord. 1941. L'Epée est à gauche quand l'Echiquier est à droite; l'Epée des Monterfil est présente aussi sur le linteau de la porte d'entrée du joli manoir de Vaubeauf, rappellons le, à Port Saint-Jean en la Ville es Nonnais.

     

    Le Bois-Harouard et la Ville es Olliviers

    Même puits; icil les secondes Armoires représentant les Armes de la famille seigneuriale des Jarnoüen en alliance avec celle de la Houssaye. Nous devons cette information, quant à cette seconde alliance,  à la gentillesse de mr Gilles Jarnoüen de la Villetary.  Si l'Epée et l'Echiquier sont tous deux reconnaissables sur les premières Armoiries, celles de Jarnoüen et de la Houssaye sont ici et aujourd'hui toutes deux impossible à dicerner; pour d'autres ces secondes Armoiries seraient-celles des Bouillé alliées à celle de Coëtquen.

     

    Télécharger « Télécharger arbre de généalogie des seigneurs de Plouer»

     

     

     

     

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     les premières origines de Saint-Solen

    ou les chemins gallo-romains de la région de Dinan

     

    Ci-dessus liste cadastrale des parcelles référencées "archéologiques" assises en notre commune de Lanvallay. Liste fournie par notre mairie.

     

     

    La Bretagne, cela il y a  très, très, très longtemps, avant même la conquête de la Gaule par César, et donc par Rome aussi, faisait partie intégrante des pays celtiques. Région occidentale de la "Gaule lyonnaise" sous l'empire de Rome elle aussi va être rattachée à ce nom lorsque celui-ci sera par les romains donné à ce qui allait devenir demain, plus de mille ans après, le royaume de France. Du monde des "gaulois" et de leur "société ",  hier de nous presque entièrement ignoré, nous avons tous reçu enfants que des images d’Epinal. Formatées et préconçues qu'étaient leurs images en nos livres scolaires nous avons toujours vu  au travers de ce peuple, pourtant si étendu géographiquement, qu’un ensemble de villages peuplés d’hommes tribales et sauvages, sacrificateurs et combattant presque entièrement nus, habitant des villages de huttes alors dirigés par une seule caste religieuse; celle-ci  était reliée aux divinités de la terre et pratiquait les offrandes d'animaux il est vrai...                                                                                                  Cependant, et cela depuis une quinzaine d’années seulement, nous avons de cette civilisation un autre regard maintenant, fruit de recherches et de récoltes archéologiques enfin recoupées. Qu’elle était cette civilisation celtique ? Il ne nous appartient nullement de la définir aujourd’hui puisque cette définition en ce cas serait, et cela par la force des choses, toujours que le seul fruit de notre propre réflexion. César dans sa conquête de la Gaule et le récit qu’il en fit laissa ainsi tant sa pensée imprégnée la Vérité que jusqu’à hier encore on voyait la civilisation gauloise au travers de son seul regard. Ce peuple, peuplé donc que de barbares, semble pourtant avoir connu un certain degré de "civilisation" et cela au regard des dernières découvertes archéologiques mises à jour et étudiées enfin de nos jours cela sans aucun préjugé. Ainsi aujourd’hui, depuis quelques 20 années seulement, on reconnaissons tous enfin que ce peuple avait sa propre "société" établie elle avec ses propres règles hiérarchiques, possédant  aussi ses propres structures internes, un développement commercial également puisque monétaire etc. Nous reconnaissons que ce peuple celtique, commercialement étendu sur toute une partie de l’Europe et ceci au travers d’un commerce mis en évidence par des pièces de monnaies communes retrouvées notamment au Danemark connaissait, par exemple, l’exploitation agricole cela au regard des multiples céréales trouvés en une même fouille cette certitude impliquant par la force des choses des surfaces cultivées, ouvertes ou encloses,  probablement alternées de forêts diverses et naturelles, surfaces donc plantées de bled ou tout autre céréale pouvant alors déjà existé. Travaillant le fer des puits de mines ou des galeries, galeries ou puits en lesquels les minerais contenant des pépites d'or étaient exploités, ont été aussi en des zones géographiques bien précises dénombrés et comptés; cette activité minière liée à l'or met en évidence, et cela à elle seule, la présence même d'une certaine  industrialisation, artisanale il est vrai, liée à ce métal déjà précieux certains magnifiques bijoux ayant pu êtres retrouvés; l'Art ou l'art de l'orfèvrerie faisait parti intégrante de leur culture aussi. Il en va de même pour sa poterie même si celle-ci en sa terre cuite ne connaissait alors que de simples dessins géométriques. Des fosses mortuaires ont révélées des armures de cuir et de métal mettant ainsi à mal l'image même de ces hommes luttant nu. La culture du raisin et la fabrication du  "vin", au lendemain de la conquête de la Gaule tant apprécié par les Romains, est aussi l’un des facteurs certifiant lui aussi ce même "degré de civilisation". Au lendemain de cette Conquête gagnée par Rome les fameux livres scolaires, hier encore, asseyaient en ce même lendemain les premières heures de notre "propre et première civilisation " que nous avons si longtemps voulu que "Gallo-romaine". Avant de devenir gallo-romaine notre actuelle Bretagne, hier celtique, connue elle aussi cette même "civilisation celtique" enfin reconnue en tant que telle aujourd’hui et non pas en tant que simple ensemble  de "tribus gauloises" toutes ainsi regardées hier par nos pères.                                        Les nombreux enclos de l'âge du fer en la région de Dinan aussi découverts, cela par prospections aériennes il y a quelques années seulement, sont eux aussi antérieurs pour la plupart à cette même civilisation dite "gallo-romaine" puisque certaines villas "gallo-romaine" seront édifiées en l'emplacement même de certains de ces enclos hier par la force des choses alors tous desservis par des voies ou autres chemins naturels. Certaines des premières voies gallo-romaines en notre pays réalisées ont-elles pu êtres façonnées à l'emplacement même de ces chemins ayant hier, cela à l'age du fer, desservis ces mêmes enclos aujourd'hui répertoriés ?  Au regard de cela pouvons nous penser aujourd'hui  que certains d'entre nous portent encore au plus profond de certaines de leurs cellules les traces mêmes de cette "première" civilisation dite enfin  "civilisation gauloise" ? Que saurions nous d'elle aujourd'hui, que cela soit vérité ou mensonge, que serions nous, nous mêmes aujourd'hui, si César n'avait point pu dire un jour : Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu...

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Ci-dessus la carte d'implantation positionnant, sur le plan cadastral napoléonien de 1844, les différents enclos de l'âge du fer ainsi que les différents sites gallo-romains répertoriés par prospection aérienne sur notre commune de Lanvallay.       Nous pouvons suivre tracée en rouge, depuis ce qui était alors qu'un simple passage à gué, au pont actuel de Léhon, la 2ème voie gallo-romaine laquelle provenait de Corseul sortant en son dessous et passant alors au plus près du temple de Mars. Gravissant les hauteurs de Léhon, par l'actuelle rue Anne, elle traversait ensuite tout le plateau côtissois pour se diriger sur Rennes via Saint-Pierre de Plesquen et cela à la sortie du Mezeray, bourg relevant déjà hier partiellement de la commune de Saint-Solen (les bourgs et les communes énumérés ci-dessus et ci-dessous n'existant pas encore bien sur. Nous les citons seulement afin que vous puissiez mieux suivre le cheminement de cette même voie gallo-romaine sur les différents plans présentés dans cette rubrique). Pour pouvoir arriver à ce point géographique elle traversait les terres étendues de l'ensemble des lieux dits d'aujourd'hui que nous connaissons sous les appellations de la Bruyères, (à ce point géographique là une voie secondaire prenait la direction de Bel-Air, sur la gauche, afin de se diriger sur les Champs Hingant et sur la Ville es Olliviers terres en lesquelles ont été répertoriées deux enclos. Un peu en amont des Bruyères une autre voie secondaire prenait la direction quant à elle du Puits Harel, sur la droite, afin de retourner au plus près de la rivière via la Croix Gohel, tous points géographiques sur lesquels plusieurs sites et enclos ont été aussi répertoriés. La terre de Harel sera plus tard la propriété de Jean de Lanvallei , terre près de laquelle la seconde branche des seigneurs de Lanvallay fera construire plus tard, dans le courant du 14ème siècle, leur propre manoir nommé aujourd'hui de la Grand-Cour; certains assoient cette même terre ehier seigneuriale n la région proche de Dol...) de la Mercerie, de Saint-Nicolas, du Gué-Parfond, du Mezeray puis, à partir de cet autre point géographique précis elle continuait sur Rennes.    En amont du Mezeray, en ce même point géographique, une branche seconde tournait sur la gauche pour, descendant par Saint-Piat, rattraper les directions d'Aleth ou Saint-Malo, de Dol et d'Avranches. Une autre bifurcation, peu avant Saint-Piat, toujours sur la gauche, permettait de retourner sur Corseul via Taden et Dinan (laquelle ville de Dinan n'existait pas encore elle non plus) en passant à gué la Rance au Port Josselin (Toujours à Saint-Piat mais en son amont, depuis le point de géographie en lequel se rencontrait les deux voies gallo-romaines sortant de Corseul. Au dessus du Port Josselin une voie seconde retournait peut-être sur le plateau côtissois afin de se diriger vers le hameau actuel de la Lande-Boulou, elle même menant peut-être également à Pelineuc, terres sur lesquelles différents enclos ont eux aussi été répertoriés). Nous avons ici, en ce même point géographique en lequel hier se positionnait le port Josselin, la rencontre des deux voies principales lesquelles, toutes deux, quittaient Corseul en son côté Est. La première voie, celle dite de Lestra, celle là même qui passait par Dinan et Taden, permettait principalement de relier la cité des curiosolites à la mer, les différents produits venant par les eaux de la mer étant alors en effet déchargés au port actuel de la Providence avant d'êtres acheminés, par voie de terre, à Corseul (les marées et leurs niveaux d'eau empêchant à partir de ce point géographique de continuer le transport des marchandises par voie d'eau en toute régularité). Entre l'actuel port de la Providence positionné juste en face du port Josselin, près de l'Asile dit des Pécheurs, et la cale de dite aujourd'hui de Taden, s'est très tôt édifiée, et cela probablement dans la continuité de l'apparition de la ville capitale des Curiosolites, une petite "agglomération" ou cité gallo-romaine tout un ensemble de sites divers, dont quelques enclos quadrilatères aussi, ayant été très tôt répertoriés puis prospectés avec des trouvailles de tessons de poteries protohistoriques notamment; des tessons de céramiques sigillées et estimées avoir été réalisées entre le 1er et le 4ème A.P.J.C ont été également mis à jour, plusieurs monnaies datées de la même période aussi (la présence ici même de ce point de déchargement pour toutes les matières premières remontant de la "mer", en cet endroit de la rivière, impliquait forcément l'apparition d'une agglomération ou cité, si petite soit-elle, liée directement quant à elle à cette même activité "portuaire").

     

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Le Temple de Mars de la cité des Curiosolites

    Origine de Saint-Solain

     Reconstruction de l'empreinte du temple de Mars sur la photo aérienne

     

    Origine de Saint-Solain

    L'Asile des Pécheurs au port de la Providence positionné vis à vis du port Josselin

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Carte géographique aérienne reconstituée s'étirant entre Corseul et le Vicus de Taden. La temple de Mars est représenté par le second point rouge situé à la sortie Sud-Est de Corseul. Ont été représentés en bleu les différents sites gallo-romains et enclos assis en  la commune de Quévert; en jaune ceux de Taden, en orange ceux de Léhon et en violet ceux de notre commune de Lanvallay. Cette carte représente très bien les deux voies gallo-romaines sortant de la capitale des curiosolites, à l'Est,  pour se retrouver ou se rejoindre aux ports acteuls de Josselin et de la Providence là où hier s'élevait de Vicus de Taden, seconde concentration importante de notre actuelle région de Dinan après la capitale des Curiosolites. On pense généralement aujourd'hui qu'une autre voie secondaire était également raccordée sur le chemin de Lestra, peut-être à la hauteur du Pont aux Planches en Taden, et que cette dernière devait très probablement se diriger vers la ville actuelle de Plouer et desservant Pleslin, Langrolay etc. Cette voie seconde elle aussi devait se diriger vers Saint-Malo et enjamber la rivière de Rance à la hauteur de l'actuel Pont de Châteaubriant au près duquel fut prospecté un site relatif à une ferme très importante s'étirant sur plusieurs hectares et évoluant dans sa structure même tout au long de l'âge du Fer. Ainsi les communes de Pleslin, Langrolay et Plouer en autres contiennent, elles aussi, un nombre très importants d'enclos et de sites ayant tous révélés des objets que ces derniers soient de la tégulae, des tessons de poteries ou des objets divers. A noter qu'à l'ouest de Corseul une voie importante partait, opposée au chemin de Lestra allant au Port Josselin, sur la ville actuelle de Carhaix via Plancoët. On se rend très bien compte ainsi, en regardant ce plan, que toute la Bretagne était elle aussi très bien desservie par tout un réseau de voies et principales et secondaires lesquelles reliaient entres elles les différentes cités gallo-romaines.

     

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Les Ruines de Corseul Reprendre la rubrique : les Origines du duché; chapitre : le Calendaire du royaume de Bretagne

      

    Origine de Saint-Solain

    Tessons de poterie trouvés proche de Bois Fougères...

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

     Ci-dessus, tesson de Poterie peut-être fumigée. La poterie fumigée semble disparaitre en partie au 1er siècle après Jésus-Christ; elle possédait comme principale caractéristique un épiderme sombre lequel reçu, lors de la fin de sa cuisson, un dépôt de carbone dû à son type même de cuisson. Sa couleur sombre se rapprochait du noir de fumée...

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

     

    Origine de Saint-Solain

    Origine de Saint-Solain

    Calcaire coquillier ou pierre des faluns, collection privée. Dont de Rémi Montfort, menuisier d'Art.

     

    Les Prémices...

    La commune de Saint-Solen, elle aussi, renferme également une autre page reliée quant à elle à notre très vieille histoire. Au lendemain de la conquête des Gaules par Jules-César, notre Bretagne celtique en effet fut très fortement modifiée dans ses structures les plus profondes ce qui allait permettre l’émergence d’une nouvelle civilisation celle de la Gaule Romanisée. Avec l’émergence de Corseul, capitale des curiosolites, capitale aussi de toute une région désormais autant romaine que gauloise, va apparaître des voies nouvelles de communication principales tant à l’est que à l’ouest lesquelles vont très tôt, au lendemain de cette même émergence, relier à l’est notre actuelle région de Corseul-Dinan à d’autres villes également en train de naitre comme par exemple Aleth, Avranches ou Rennes pour ne citer que ces 3 mêmes régions. Au débouché oriental de la ville des curiosolites, deux voies gallo-romaines permettaient donc toutes deux de relier ces mêmes villes citées ci-dessus. L’une, située plus au nord, permettait par la zone des Alleux, zone artisanale actuelle située sur les communes de Taden et de Dinan, de relier Corseul à Aleth et, en passant près de Dol, d'aller aussi sur Avranche ; l’autre, située plus au sud, permettait de rattraper la ville actuelle de Rennes en franchissant la Rance à gué au pont actuel de Léhon. La première, s'écoulant de Dinan puis de Taden parvenait au plus près de la rivière de Rance au niveau de l’ancien port de la Providence lequel aujourd’hui, très agréable promenade en bordure de l’eau de Rance, est situé en contrebas de l’église paroissiale de Taden. Traversant cette rivière à gué, elle franchissait ensuite les hauteurs de l’actuel bourg de Saint-Piat, au Port Josselin, sur l’autre rive faisant face à ce même port dit de la Providence. Sortie des hauteurs surplombant en cet endroit la rivière, cette voie romaine, nommée la voie de Lestra, permettait enfin d’aller soit sur Aleth ou soit sur Rennes, rencontrant un peu plus haut l’autre voie de communication issue de Corseul laquelle, elle aussi, parvenait ici même et cela après avoir traversé la rivière de Rance en amont, légèrement en dessous de l’actuel très vieux château-fort de Léhon. Les hauteurs de la rivière en cet endroit gravies, cette seconde voie trouait dans sa continuité tout notre plateau Côtissois du moment en traversant les lieux dits formés aujourd’hui par les hameaux de Bel-Air, les Bruyères, la ferme de Saint-Nicolas, le Gué Parfond etc. Parvenue dans notre actuelle commune de Saint-Solen  cette même voie permettait, par deux directions distinctes, d’aller soit sur Rennes, via saint-Pierre de Plesguen, soit de retourner sur Aleht en prenant l’actuelle voie vicinale laquelle, chaque jour de l'année, continue de descend sur Saint-Piat tout en longeant au plus près l’ancienne terre seigneuriale de Bois-Fougères. Certaines des voies dite gallo-romaine, présentes notamment ici aussi, ont été réalisées sur d’anciennes voies de communication encore plus anciennes remontant, quant à elles, à un âge plus reculé, celui de l’âge du fer. En effet, sur notre plateau côtissois, cette même voie Gallo-Romaine dessine une immense arrête de poisson laquelle desservait ainsi, à l’âge du fer (L'âge du fer est une période de la protohistoire positionnée juste àprès l'âge du bronze. Période humaine élastique, l'âge du fer est donc propre à chaque région du monde et, pour le nord de l'Europe, cette même période commence au 8-7ème siècle AV.J.C. C'est pendant ce même âge qu'apparait les premières concentrations humaines ou villes, cela accompagné d'échange commerciaux au sein même de l'Europe. Ces échanges seront confirmées dès le 2ème avant J.C. par la présence, en différents lieux, d'une même poterie sigellée estampillée portant le sceau d'un même atelier)  et par ses différentes arrêtes perpendiculaire à son axe, tout un nombre d’enclos néolithiques situés de part et d’autre de ce même axe central que formera beaucoup plus tard la dite voie gallo-romaine. Ainsi, sur notre plateau côtissois, par des prospections aériennes réalisées pour certaines lors de la sècheresse de 1989, différents enclos datant de l’âge du fer ont été de cette façon répertoriés (Il existait avant la romanisation de notre Gaule, chez nous, de nombreux enclos dit de l'âge du fer. Ces derniers présentaient différentes structures et formes. Ces enclos avaient chacun leur propre fonction. Ainsi, certains de ces enclos servaient simplement à séparer les différentes parties réservées à l'habitation des champs ou des voies de communication quand d'autres enclos servaient, quant à eux,  à un usage funéraire culturel, d'autres aussi à un usage purement agricole. Les différentes formes photographiées nous montrent des dessins géométriques simples ou parfois très complexes, certains enclos allant jusqu'à s'emboiter les uns dans les autres; de formes ovales pour certains, rectangulaires pour d'autres, parfois de formes très irrégulières aussi. Dans leur réalisation ils étaient de simples talus de terre élevés pour certains quant d'autres étaient fait de fossés emplis de végétation; d'autres enclos pouvaient êtres aussi des élévations de terre plantées de poteaux régulièrement espacés, parfois même contenant un parement extérieur réalisé avec des pierres appareillées et montées à la terre sèche. Leurs dimensions étaient également très variables d'un enclos à un autre mais dépendaient généralement de leur propre utilisation. Ainsi, les enclos inférieurs à 150m² étaient probablement des enclos funéraires, les plus grands probablement des constructions à usages liés à l'habitat ou à l'exploitation agricole. Ceux de dimensions vraiment beaucoup plus importantes et de formes imparfaites ou irrégulières étaient très certainement des enclos séparatifs. Lire le livre suivant : Traces, Typologie et Interprétation des enclos à l'âge du Fer de O.Buchsenschutz-année 2000).  Il en est ainsi de la Ville es Oliviers où fut aperçu un enclos orthogonal ayant 80 m x80m, ces mêmes empreintes  laissant supposer l'implantation ici même d'une ancienne structure gallo-romaine ; à Saint-Nicolas fut aperçu un enclos ovale ayant pour dimension 80 m x 30 m, à la Lande-Boulou deux enclos distincts ont eux aussi été répertoriés.  A la Croix Gohel des empreintes, laissant supposées un établissement gallo-romain, ont été aussi signalées, elles dessinent elles aussi des traces orthogonales de 50 m par 80 m. Que dire encore ? A Pelineuc, trois enclos sur cette même terre ont été signalés dont deux courbes et un rectangulaire de 160m x 60 m ; aux Champs Hingants ont été aperçues aussi différentes traces géométriques laissant elles aussi évoquer un établissement romain.  Ces mêmes enclos ont souvent vu l’établissement, sous la gaule romanisée, l’implantation de villas gallo-romaines lesquelles sont ainsi venues se greffer sur ces mêmes anciens enclos de l’âge du fer, l’habitation gallo-romaine succédant ainsi à une implantation humaine beaucoup plus ancienne.       Il a en été ainsi à Tressaint, au plus près de l’actuelle église où ont été retrouvées, dès la seconde moitié du 19ème  siècle, des morceaux de Tegulae ou tuile romaine. Le Puits-Harel, toujours en Tressaint, est un site reconnu sur lequel différents objets ont été retrouvés, que ces derniers soient du mobilier de poteries ou autres tels ce gobelet et ce plat datant tous deux du 2ème siècle après Jésus-Christ Au bourg, près de l'église, fut trouvé aussi des fragments d'enduits peints.                      A la Mercerie, proche de la ferme de Saint-Nicolas, fut trouvé en 1853 un pot lequel contenait près de 300 petits objets tous réalisés en bronze lesquels, aussitôt, intégrèrent le musée de Dinan rachetés qu’ils furent par monsieur Odorici en personne. Au Haut Champ, en 1864, fut découvert un ensemble de 40 haches à douille (petites haches creuses, portées en pendentif. On suppose que les haches à douilles faisaient office de moyen d'échange ou de troc, au temps du néolithique en la période de l'âge du Bronze, et cela avant l'apparition du principe même de l'Argent. Elles seraient donc, en quelque sorte, un système pré-monétaire. D'une longueur de 8 à 11 cm à peu près, elles avaient un poids variable s'étirant de 100 à 350 grammes environ ). Au Mesezay fut trouvé des éléments de tegulae ; il en sera de même pour Saint-Solen sur la terre de laquelle fut découvert un trésor, en 1856, enfermé dans un vase lequel contenait un collier réalisé en cornaline (calcédoine rouge aux reflets orangés) accompagné en autre de monnaies gauloises diverses dont une en or. Entre notre église de Saint-Solen et l’ancienne mairie ou Presbytère fut trouvé aussi un sarcophage plein en calcaire coquiller (calcaire contenant des organismes fossilisés) dont le corps, replié sur son côté, reposait encore sur des branches de chênes, ces deux découvertes ayant été relatées le 10 décembre de l'année1856 (Monsieur Danjou présente un collier gaulois trouvé dans un champ à Saint-Solain, près de Dinan. Ce collier se composent de dix sept cornalines, longues d'environs deux centimètres, épaisse d'un centimètre, assez irrégulièrement taillées, percées dans le sens de leur longueur, et dont quelques unes ont conservé à l'intérieur des débris du cordon qui les rattachait entre elles. Elles étaient enfermées avec plusieurs pièces grossièrement taillées, que l'on suppose êtres des amulettes dans un vase de pâtre grossière, qui contenait en outrequinze monnaies gauloises, en potin, offrant le type armoricain, le cheval conduit et attelé, la lyre renversée, la tête à trois grosses boucles de cheveux ; le même vase renfermait une autre pièce gauloise, en or, marquée de signes symboliques. Monsieur Danjou ajoute à cette intéressante communication quelques renseignements sur la découverte  d'un cercueil au Châtellier, entre le Presbytère et l'Eglise. Ce cercueil, en calcaire coquillier, était orienté de l'Est à l'Ouest : l'ouverture fut faite en présence du vicaire, monsieur Gillot. Le squelette qu'on y trouva était couché sur le côté droit et reposait sur des branches de chêne. Il avait été enveloppé dans un suaire, dont on reconnaissait encore quelques débris. Société Archéologique d'Ille et Vilaine. Rennes.1857. Page n°183).         Par les différents enclos répertoriés nous savons que notre plateau côtissois fut donc très tôt lui aussi occupé par une population autochtone très ancienne et cela dès l’âge du fer, ces différents enclos ayant été très probablement reliés les uns aux autres d’une façon ou d’autre. Il en a été aussi ainsi pour notre commune de Saint-Solen laquelle doit voir, au travers de certains de ces multiples enclos répertoriés, la trace première de son habitation quelle que soit cette dernière, la plus part de ces mêmes enclos ayant été les fondations mêmes des différents villages côtissois ayant formés plus tard, beaucoup plus tard, notre commune associée d'aujourd'hui (nous avons personnellement découvert, aux abords de Bois-Fougères, l’implantation d’une villa gallo-romaine non répertoriée il nous semble, ayant trouvé dans un champ, après les labours, des éléments multiples de tégulae accompagnés, malheureusement, de quelques trop rares éléments de poterie, ci-dessus photographiés). 

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Enclos orthogonaux  multiples aperçus aux Champs Brunets en Léhon. Carte Archéologique de la Gaule par Catherine Bizien-Jaglin. Page 183

     

    Origine de Saint-Solain


    Reconstitution de la commune de Lanvallay en vue aérienne. travail réalisé depuis le site des Pages Blanches; travail Jean-pierre fournier.

     

     

    Origine de Saint-Solain

     

    Implantation des différents sites reconnus ainsi que de leurs différentes voies de communication supposées;  (t) tégulae; (E) Enclos; (O) Objets divers; (C) habitation, tous  repositionnés sur une carte aérienne de notre commune. Carte réalisée depuis le travail de Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Galliou et Harvé Kerébel, Carte Archéoloqique de la Gaule; ouvrage édité en 2002 sous la responsabilité de Michel Provost.  L'ensemble de ces sites ont été repérés par des vols de prospections aériennes, vols réalisés en 1989 laquelle fut une année de grande sécheresse. En étudiant ou en regardant un temps soit peu cette carte et ses implantations de sites, nous sommes obliger de reconnaitre que ces mêmes différents sites étaient tous desservis depuis la voie principale reliant la cité de Curiosolites à la région de Rennes ainsi qu'à la région d'Avranches d'aujourd'hui, et cela par des voies que nous nommerons voies secondaires lesquelles voies secondaires  comportent sur leur parcourt respectif plusieurs sites répertoriés. Nous remarquerons également que ces mêmes voies existent toujours aujourd'hui...Aussi notre commune aurait-elle su garder, même partiellement, dans sa topographie d'aujourd'hui, l'image du maillage très ancien des différentes voies de communications originelles de l'époque des enclos, puis des premiers établissements Romain et Gallo-romains ? Toujours est-il que ces mêmes emplacements "d'enclos" attestent à eux seuls de la présence, et cela dès l'âge du bronze, de la présence d'une concentration de l'habitat sur notre commune, si petit soit cet habitat, présence également attestée aussi par la découverte de ces mêmes haches dites à douille.

     

     

     

    Origine de Saint-Solain

     La Ville es Olliviers et le Boays Harouard

     

     

    Origine de Saint-Solain

    La Ville es Olivier. Est-ce ici l'Enclos orthogonal (Orthogonal : à angles droits, perpendiculaire à...) ayant placé ce terrain en classification  des terrains protégés et non constructibles ou bien est-ce des traces naturelles dues à la nature géologique différente du terrain ? Il est parfois tentant de voir des traces d'enclos simples où, en effet, il n''existe que des veines de terres différentes. Toutefois, quant ces mêmes traces s'entre-maillent d'une façon multiple et très intime, le doute alors n'existe plus. Les terres de Pélineuc sur lesquelles plusieurs enclos ont été aussi répertoriés vont connaitre, à l'inverse de la Ville es Oliviers, la construction d'une future zone d'habitations gérée par la Codi. Pourquoi ? Il faut toutefois reconnaitre que même sans la présence de cet enclos répertorié sur cette terre de la Ville es Oliviers, que cette même terre serait restée de toute façon inconstructible, cela pour la simple raison qu'elle se trouve être positionnée à l'intérieur d'une zone protégée entourant de part et d'autre la rivière de Rance, zone dans laquelle, en principe, est interdite toute forme de nouvelle construction.                                                                                                                                                .

     

    Les premières origines de Saint-Solain

    Tracé d'un enclos répertorié sur le même terrain. Plan cadastral de Lanvallay.

     

     

    Origine de Saint-Solain

    Haches à douille

    Origine de Saint-Solain

     

    Les premières origines de Saint-SolainLes premières origines de Saint-Solain

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Haches à Douilles ne sont pas propres à une région mais correspondent à une même époque et à une même civilisation. Ici les Haches à Douilles exposées en le musée du castel de Colchester, en Angleterre; reconstitution d'une éventuelle Haches à Douille dite d'apparat.

     

     

     

    Jean Pierre fournier

     

    http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article30411791_7.jpg http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article30411791_8.jpg


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    - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La château de la Vairie très fortement remanié au XVIII siècle. Photo de Me Véronique Orain

     

    - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Acte de décès du soldat Thomas Quediguel décédé à Cryste et enterré à Wola arrondissement de Varsovie le 22/09/1807. Enregistré à Varsovie ce décès sera édité sur les registres de Saint-Solain que le 14 juillet 1814 soit 7 années après...

     

    - Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     L'acte de Saint-Solain enregistrant le décès de Fernand Ferron

     

     

     

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    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La Bataille de Loigny déroulée le 02/12/1870. Tableau de Charles Castellani réalisé en 1879 et exposé au musée des Armées à Paris

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La Vairie en Saint-Solain. Ancienne seigneurie dont le plus ancien seigneur reconnu est  le sieur Brefeillac seigneur du dit lieu situé en la paroisse de Pommeret lequel seigneur possèdait aussi la seigneurie de la Lande en la paroisse de Saint-Potan. Ce patronyme parait aux Montres de 1423 et 1535 de Pommeret et de Saint-Potant toutes deux paroisses situées en l'évêché de Saint-Brieuc. Les armoiries de Brefeillac  sont : d'Argent au Lion de Gueule, Armé, Lampassé et Couronné d'Or. La seigneurie de la Vairie semble devoir passer ensuite dans la famille Ferron par héritage.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    La seigneurie de la Vairie représentée sur le plan napoléonien de 1844.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Le Vitrail commémorant Fernand de Ferron dont le souvenir est accompagné de ses armoiries ayant pour devise :  Sans Tache

     

     

     

    Fernand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie

     

    Fernand de Ferron, enfant d'Amédée de Ferron et de Marie-Louise Rouxel de Lescouët, est l’un des enfants de Lanvallay ayant marqué notre Histoire même si ses propres faits et gestes se sont déroulés avant hier, dans la seconde moitié du 19ème siècle. Il est issu, tout comme ses frères aussi, de la noble demeure de la Vairie laquelle, assise aujourd’hui en notre commune de Lanvallay, relevait de la commune de Saint-Solen il y a encore quelques années à peine. Les monuments aux morts aujourd’hui sont les derniers souvenirs de tous ses enfants tombés aux champs d’Honneur hier pour nos parents, qui que nous soyons. Qui se souvient d’eux en passant au plus près de leurs colonnes respectives en dehors de cette fête commémorative annuelle ?  Qui se souvient de leurs faits et gestes emplis de souffrances quand tous tombèrent, leur propre moment venu, la face inerte posée sur un sol souvent étranger ? Mais avant que soient érigées toutes ces pyramides tendues vers le ciel, qui avait-il pour seulement se souvenir ? Je me souviens du Dormeur du Val de Rimbaud…Toutes les communes de France et de Navarre ont l’une de ces colonnes élancées et alourdies de bien trop d’écritures pour certaines d’entre-elles. La commune de Saint-Solain, notre commune, elle aussi possède une colonne similaire laquelle régulièrement marque le sol de son ombre comme pourrait le faire un immense cadran solaire. La paroisse de Saint-Solain a laissé trop peu de traces dans l’histoire même si nous savons aujourd’hui que le père de Ferdinand, le dit Amédée, fut le même Amédée qui décida un jour de l’année 1877 de la reconstruction d’un nouveau vaisseau de Lumière. Peut-il y avoir d’autres informations sur cette petite commune bretonne, hormi l’histoire de son église bien sur, méritantes au point d’êtres ici déposées ?  La seconde moitié du 19ème siècle fut, elle aussi, fortement troublée et emplie parfois de cris pleins de douleurs et d’effrois. Quelques années avant  que commence la reconstruction de son église, en 1877, au lendemain de la guerre ayant eu lieu entre la France et l’Autriche, laquelle se termina en 1859, le Royaume du Piémont montre une faim annexionniste importante laquelle trouve alors sur son chemin la présence du Pape Pie IX et celle de son état, celui du Vatican. Pie IX décide aussitôt, dans la continuité de sa démarche politicienne, la réalisation d’une armée pontificale dont les jeunes soldats porteront, au lendemain de la bataille de Castelfidardo, le nom de Zouaves pontificaux. En septembre de l’année 1860, Garibaldi et ses hommes ont réussi à prendre le royaume de Naples pénétrant ainsi, peu de temps après, dans les états mêmes pontificaux. Un appel est lancé par l’évêque de Rome à toute la jeunesse catholique et, dans le courant de l’année 1860, plus de 14000 jeunes  hommes vont ainsi venir de France, de Belgique et de Holland ; l’armée des zouaves pontificaux est en train de naitre. Cette guerre va perdurer sur plus de 10 longues années, 1870 connaissant toujours les tirs de balles tirées vers Rome. La famille seigneuriale de Ferron n’échappera pas à cet appel lancé depuis le Vatican et Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, fils d’Amédée, lui aussi répondra à ce même appel, ce dernier réussissant à rester en vie jusqu’en cette même année 1870. Alors que ce conflit n’est toujours pas terminé, l’année 1870 assiste également à la naissance d’un autre conflit d’une toute autre importance lequel va entrainer, dans un mouvement toujours plus meurtrier, ces mêmes zouaves pontificaux lesquels vont alors continuer à ce battre pour une nouvelle cause.            La France de Napoleon III en effet vient de déclarer la guerre à la Prusse; présents eux aussi à Rome, les soldats français sont presque aussitôt rappelés sur l'ordre de Napoléon III ce fait ayant probablement été l'un des facteurs ayant entrainé et précipité la chute de la ville de Rome laquelle allait alors entièrement tombé entre les mains de la soldatesque piemontaise. Restés fidèle à l'Evêque de Rome et, toujours présents en la ville papale, les Zouaves Pontificaux durent sur une ordre donné par Pie IX rendre l'ensemble de leurs armes le pape évitant ainsi à Rome de connaitre le sang, une fin tragique et violente. Dans le mouvement de cette réédition les zouaves pontificaux français fait prisonniers furent renvoyés sur le sol de leur mère patrie; embarqués notamment sur l'Orénoque, ils débarquèrent à Marseille et Toulon dans le courant du mois de septembre. Leur colonel, un dénommé de Charette, les incita dans la continuité de ce débarquement à se joindre aux soldats de Napoléon III cette nouvelle charge devant les mener à la triste et célèbre bataille de Loigny. Plus de 1200 jeunes zouaves pontificaux vont ainsi, dès le mois d’aout, quitter Rome et donner ainsi naissance à un nouveau corps militaire, celui de la Légion des Volontaires de l’Ouest.                                                                                          Le 2 décembre de l'année 1870 est le jour de la bataille de Loigny laquelle va se dérouler dans un crépuscule annuel alors étiré au dessus des plaines d'Eure et Loire, près de Chartes; la légion des volontaires de l'ouest  sera donc présente elle aussi lors de cette funeste bataille, positionnée et répartie toute proches du village de Loigny. La bataille commencée dans les premières heures de la matinée, dans un froid vif et mordant, allait se révéler héroïque et humainement catastrophique;  on comptabilisait déjà plus de 200 blessés repliés rien que sur la ferme de Loigny et cela peu après midi; les heures de l'après-midi s'écoulèrent dans l'enfer des tirs et des cris.  Emmené par le Colonel de Charrette, le 17ème corps d'armes se positionne à Patay et ainsi, 300 jeunes soldats zouaves français, dont Fernand de Ferron, vont livrer de leur propre côté un combat lequel ne prévoyait pratiquement aucune issue possible pour la plus part de ces mêmes jeunes soldats. L'après midi ensanglanté finit par laisser la place aux heures de la nuit encore plus froides; ces dernières assisteront à la mort de Fernand de Ferron survenue dans la nuit du 2 décembre à Patay, ce dernier rendant son ultime souffle la tête appuyée sur l'épaule du général de Sonis, lui aussi blessé. 133 proches compagnons de Fernand de Ferron rencontreront eux aussi la mort à ses côtés et à Patay, cette dernière toujours aussi affamée. 122 autres sortiront blessés de cette même bataille touchés  quant à eux et dans la profondeur de leur chair et dans leur esprit aussi (Cette bataille fut infernale et héroïque aussi dans cet épisode. L'ennemi présente, sur l'un de ses postes et au côté d'une très forte artillerie, plus de 10.000 hommes et face à cette force colossale seulement 800 zouaves prêt à donner leur vie pour reprendre le dessus de la bataille, proche du village de Loigny. La disproportion des forces est inhumaine, 12 soldats prusiens pour 1 seul de nos soldats zouaves; plus de 418 zouaves, quels qu'ils soient, verseront ainsi leur dernier cri respectif sur une terre entièrement gelée. Cette force de 800 hommes comprenait alors nos 300 zouaves pontificaux français emmené par le colonnel de Charrette, 150 autres zouaves francs tireurs et 350 autres zouaves mobiles tous emmenés quant à eux par le capitaine Hildebranet. ) ils n'étaient pas 300 zouaves au matin du 2 décembre 1870 à ne plus jamais se relever mais 418 à mourir tous loin de chez eux après avoir vaillamment et en vain lutter contre plus de 10.000 hommes alors tous ennemis (Le champ de bataille fut cependant plus grand, beaucoup plus grand malheureusement; il y eu en effet ce même jour de décembre, dans cette même plaine de la Beauce, 40.000 soldats français en tout lesquels luttèrent vaillamment contre 35.000 soldats prussiens. Le soir venu 9.000 hommes avaient été tués dont 5.000 français et 4.000 prussiens. Il y eu aussi 3.000 soldats français tous faits prisonniers). Le corps de Fernand de Ferron ainsi que celui de ses 133 compagnons zouaves seront tous inhumés dans une même carrière près de Villours, dans une grande fosse commune quand d'autres le seront ailleurs. Au lendemain de cette guerre, madame de Ferron, sa mère, fera édifier une immense Croix aujourd'hui nommée la Croix de Villours. Elle fera sortir de cette fosse 34 corps et parmi ceux-ci celui de feu son enfant Fernand lequel, mort agé d'à peine 30 ans sera reconnu grâce à sa médaille de la Croix Papale alors toujours présente autour de son coup (Ayant participé et survécu à la bataille de Castelfidardo près de Rome, en 1860, Fernand de Ferron reçut des propres mains de Pie IX la médaille de la Croix dite Croix de Castelfidardo aussi)Au pied de cette immence croix haute de 10 mètres s'étire étendu, sur une terre ici souvent humide, un Cénotaphe en dessous duquel se trouvent toujours inhumés les corps de ces 34 zouaves dont celui de Fernand de Ferron. Lionel Royer, peintre, le représentera en train de mourir et de rendre son tout dernier souffle , la tête appuyée sur l'épaule du général de Sonis. Cette Légion venue de l’Ouest sera dans sa totalité dissolue en septembre 1871. On meurt trop souvent dans une Postérité finissant toujours dans le plus profond Oubli.              En pénétrant aujourd’hui dans l’église de Saint-Solen, église qu’Amédée de Ferron son père, alors Maire de Saint-Solain fera reconstruire quelques années seulement après la mort de son fils Fernand, vous pouvez toujours voir un magnifique vitrail de la fin du 19ème siècle dans le transept droit de l’église lequel fut fait afin de commémorer la mort et le sacrifice de cet enfant zouave pontifical né en notre actuelle commune. Qui d'entre nous seulement le sait ? Je pense personnellement que cet enfant, lequel possède son nom gravé si loin de chez lui en le socle d'une croix faite dans le granit de notre pays mériterait, dans ce lieu que son père fit reconstruire et en lequel règne de nouveau une céleste Lumière, une plaque, même simple et cela afin que nos enfants ici même jamais n'oublie la peine profonde qu'il ressenti quant il mourût dans cette froide nuit entouré de tant de regards à jamais vides. Alain Louis Joseph de Ferron de la Vairie, René de Ferron de la Vairie, Henry César Amédée Ferron de la Vairie, ses trois frères, seront tous trois  honorés de la médaille de la Légion d’Honneur laquelle avait alors, et encore tout, son sens profond ; Alain-Louis-Joseph, commandeur de la Légion d’Honneur donnera son dernier souffle en 1933 ; Réné, vicomte, enseigne de vaisseau et aussi commandeur de la Légion d’Honneur partira quant à lui en 1913, peu de temps avant la première guerre mondiale ; Henry-César, toujours commandeur de la Légion d’Honneur s’éteindra quant à  lui en l’année 1930.                                                                                   

     

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Ci-dessus Bertrand de Ferron du Chesne, parent de Fernand de Ferron de la Vairie, capitaine aux zouaves pontificaux. Source : Arnaud Nymes.

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     La Croix monumentale du Villours en granit de Bretagne. Hauteur 10m

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Socle de la Croix; sur cette face est gravé le nom de Fernand de Ferron

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Le Cénotaphe de la Croix du Villours

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    Plaque commémorative

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain
    Les Cent jours d'indulgences accordés par Pie IX pour quiconque vient prier ici.

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

     

    La médaille de Castelfidardo laquelle fut remise aux survivants des tirailleurs franco-belges tous nommés Zouaves Pontificaux au lendemain de cette bataille laquelle se déroula le 18/09/1860 

     

     

     

    Le dormeur du val

     

    C'est un trou de verdure où chante une rivière,
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
    Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
    Nature, berce-le chaudement : il a froid.

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
    Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

     

    Artur Rimbaud

     

     

    Ferdinand-Louis-Marie de Ferron de la Vairie, enfant de Saint-Solain

    la Bataille de Castelfidardo

     

     

     

     

     

             

     

     

     

     

     


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    Votre journal local du petit bleu, première semaine de Janvier, dit que Wicohen maria sa fille Roienteline avec Haimon et qu’il offrit en dote le fief de Dinan, cette appellation apparaissant ainsi pour la première fois. Comment peut-on trouver aujourd’hui cet écrit présentant ce fait ?

     

     

    Bonjour

     

    Je ne pense pas que l’on puisse trouver cet acte, celui-ci n’ayant très probablement jamais existé. Comme je l’ai écris hier, lors de ma réponse apportée à la question de F.Blanchard, Roianteline était l’enfant de Riutall et non de Wicohen et, à partir de cette affirmation, je ne vois personnellement pas comment une charte pourrait présenter le mariage de Roienteline dite fille de Wicohen. Il existe aussi cet écart générationnel important entre ces deux mêmes personnes. Wicohen nait très probablement vers 920 et Roianteline au plus tôt vers 970. Je ne vois aussi pas comment Wicohen aurait pu alors être, ne serait-ce que présent, au mariage de cette jeune personne étant de ce fait très âgé pour l’époque, 70 ans ou plus peut-être.  Le nom de notre seigneurie de Dinan apparaît pour la toute première fois en 1039 et cela au travers de la personne de Goscellinus de Dinan, enfant de Roianteline. Il n’existe pas de charte écrite contenant le nom de notre seigneurie de Dinan en amont de cette même date de 1039. Le patronyme de Hamon quant à lui, père de Goscellinus, n’a jamais été écrit non plus, Hamon ou Hamonis  apparaissant pour l’unique fois non dans une charte religieuse mais dans la Chronique dite de Saint-Brieuc laquelle, rédigée par un auteur anonyme, fut très probablement écrite dans les premières années du 15ème siècle. At vero jam dicti fratres cum militibus essent ante castrum seque ad bellum praepararent, consilio matris sua Havesiae et boni magistri sui Hamonis pro anima Goffredi Ducis eorum patris ac ejusdem Havesiae et suarum animarum salute,ac etiam pro imminentis belli victoria belli et pro totius Britanniae incolumitate per manum Sancti Hinguetheni abbatis qui illic aderat praesens , ecclesia Sanctae Marie et Sanctorum Mevenni et Judicaelis de Gadel cum tota terra et foresta , quae in circuiti ipsuis ecclesiae erant, Deo et praelibatis...  Nous savons aussi qu’il a été vicomte, Roianteline étant présentée comme telle dans une charte sans toutefois que le nom de cette même vicomté soit cité également. Seul l’héritage reçut par leurs enfants implique la région s’étirant entre les eaux de l’Arguénon et celle de la Rance en son embouchure, la future seigneurie de Dinan étant alors géographiquement qu’une petite  partie de cette même grande Vicomté dont le nom n’a jamais été cité rappelons le ici une dernière fois. Haimon II l’un de leur enfant, à l’inverse, sera présenté quant à lui comme viscome de Dol.  Cette chronique, dite de Saint-Brieuc, reprend l’existence de Hamon en le présentant comme étant le magistrat ou le gouverneur des enfants du duc Geoffroy 1er Béranger, à savoir le futur Alain III duc de Bretagne et son frère Eudes. Hamon, père de Goscellinus et époux de Roianteline n’apparaitra plus, même pas une seconde fois à l’inverse de son fils ci-dessus lequel parait dans plusieurs chartes.  Hamon 1er du nom, pour l'historien Auguste Du Paz, est vicomte sous le règne et de Geoffroy 1er et sous celui de son fils aussi, Alain III duc de Bretagne. Geoffroy décédant en l'année 1008 et Alain son fils en l'année 1038, Hamon 1er est donc forcément vicomte et encore en vie vers 1010. Vicomte pour Geoffroy 1er en 1008, âgé d'environ 30 ou 35 ans, nous pouvons logiquement penser qu’Hamon 1er du nom serait donc né vers 975, Goscellinus son fils naissant vers 1000 et le nom de Dinan déposé à ses côtés dans cette même charte rédigée en 1039.

     

    Jean Pierre

     


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    Je viens de lire dans le journal le Petit Bleu, de cette semaine, un article consacré à Dinan et rédigé suivant des propos tenus par monsieur Y.C. lequel, d’après certaines informations, est historien du patrimoine et  résidant à Lanvallay. Celui-ci, à l'inverse de votre travail, présente Roiteline, mère de Josselin de Dinan, comme étant la fille de l'archevêque de Dol Wicohen. Quand est-il réellement ? Merci de bien vouloir répondre à ma question.

    Françoise Blanchart

     

     

    Bonjour Françoise.

     

    Certains auteurs ont effectivement avancés ce propos quand d’autres ont simplement émis une hypothèse. Ainsi le docteur  Huet, quant il écrivit son ouvrage nommé Les Appartenances du Pays de Dinan à Travers les Ages, écrit  en sa page n°53 la phrase suivante : Wicohen veut garantir la propriété d’une partie de ses biens  à une prétendue nièce Roianteline, mais, en tant que prêtre, refuse de s’avouer père illégitime.  Sur qu'elle pièce ou sur quelle charte monsieur Huet a t-il pu s’appuyer pour affirmer que Roienteline était la fille de l’archevêque Wicohen et que celui-ci ne pouvait pas s’avouer père illégitime ? Cette phrase n’est-elle pas légèrement colorée ? A ma connaissance il n'existe aucune charte écrite relatant cette affiliation directe avec Wicohen, cette dernière charte ne pouvant d'ailleurs exister  puisqu'il existe une charte laquelle, quant à elle, cite réellement le nom du père de Roienteline lequel n'est pas de dit Wicohen. Le docteur Huet a écrit un ouvrage sincèrement très intéressant mais lequel cependant comporte certaines erreurs et celle-ci en fait partie. Je ne saurai trop rappeler ici l’importance de la lecture des chartes religieuses du moyen-âge, qu'elles quelles soient (le moyen-âge), lesquelles font partie des rares pièces dignes de foi pour tout ce qui correspond à des recherches de généalogies très anciennes. Il nous faut donc faire attention, à défaut de pouvoir avoir accès à certaines de ces mêmes chartes, de présenter toutes affiliations généalogiques comme certaines si celles-ci ne peuvent pas  êtres confirmées par des écrits originels et anciens, que ces écrits soient des écrits religieux ou bien des actes ou sentences d'une justice rendue. En cas d’absence de toute confirmation conduisant à une certitude, il fait alors toujours émettre une affiliation supposée. L’archevêque Wicohen semble naitre vers 920 puisqu’il accède au siège épiscopal de Dol vers 944, ce dernier étant cité lors de la rédaction d’une charte relative à une donation faite à l’abbaye de Landevenec  au lendemain d’un conflit ayant été remporté par Alain Barbetorte. Roienteline quant à elle, née vers 970-980, est citée dans une charte de donation relative à une terre de Combourg qu’elle fit vers 1031 à l’abbaye de Saint-Georges de Rennes (Dedit Rojantelina vicecomitissa ann 1031 terram uni aratro sufficientem id est unam medietariam in Coburn). Il est vrai que l’écart générationnel ici présent est déjà par lui-même et pour l’époque relativement important, Wicohen aurait alors été âgé de plus de 50 ans à la conception de Roienteline. Mais le plus important c’est qu’il existe une pièce écrite précisant le père de Roienteline fille de Riutall (ou Rival, Riwallon etc). Cette pièce est une charte religieuse laquelle, rédigée entre 1015 et 1034, année du décès de la duchesse Havoise de Normandie, confirme par Alain III comte de Bretagne les différents dons faits à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Roienteline, dans cette charte, est citée aux côtés de son frère et neveu et le nom de son père est alors également cité : (signum Alanis comitis, S.Adhugis comitisses matris ejusdem comitis, S.Eudonis fratris ejudem Comitis, S. Gingonei Dolensis Archiepiscopi... Roiantelen filia Riutall.Hugonis filius ejus. Gauffredi filli ejus…signent Alain comte, Havoise comtesse mère du même comte, Eudes frère du même comte, Ginguené archevêque de Dol, Roianteline fille de Riutall, Hugues fils du même, Geoffroy fils du même.). Je ne voudrai pas finir ici ma réponse sans conseiller également une démarche toute aussi prudente pour tout ce qui concerne la vie des Saints bretons lesquels, dans leur globalité, ont vu leur vie respective auréolée de légendes aussi diverses que multiples. Il en est de même pour le moine Baloa et la dénomination de notre commune de Lanvallay. La seule certitude que nous savons, quant à l’apparition de l’orthographie de notre commune,  c’est que ce nom , cela en tant que nom de la dite paroisse de Lanvallay, apparaît pour la première fois en 1205. Cependant en tant que patronyme seigneurial il apparaitra bien avant dans différentes chartes et religieuses et de justices et cela sera notamment vers 1165 au travers de William de Lanvallay lequel patronyme alors s’écrivait Lanualei, le U ayant été remplacé par le V, tout comme Riutall lequel a donné Riwall puis Rival (dans des écrits rédigés en vieux françois, William de lanvallei se trouve aussi écrit : William de Langvale. Ainsi dans le livre intitulé  le Livere de reis de Engletere, livre édité en 1865 et reprenant l'ensemble des écrits relatifs aux rois d'Angleterre, un texte rédigé dans le 15ème siècle peut-être, reprend l'épisode du mariage de William de Lanvallei; dans ce texte écrit en très vieux françois William de Lanvallei s'écrit : William de Langualec. Il en est de même pour le prénom de Roianteline fille de Riutall, le J ayant été remplacé par la lettre I bien que cette même lettre soit, elle aussi, utilisée dans d'autres mots et cela à la même époque que l'utilisation du J. Ainsi, Roianteline s'écrit aussi, dans différents textes anciens, Rojanteline.  Josselin de Dinan, dans la toute première charte le citant, est appelé  Gotscelinus de Dinan, cette charte ayant été rédigée au lendemain de la mort d'Alain III duc de Bretagne lequel meurt en l'année 1039. Nous voyons très bien ici combien il faut faire attention avec les évolutions successives orthographiques apportées à l'écriture d'un même nom et ne pas tirer ainsi et trop vite certaines conclusions  construites sur l'orthographie même d'un nom). J’espère très sincèrement avoir su répondre à votre question. Merci pour cette dernière.

     

    Jean-Pierre

     


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