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    Les Seigneurs de Lanvalei et leurs origines

    aux 11ème, 12ème et 13ème siècles  

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    Les Premières heures des seigneurs de LanvalleiLes Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

     

    Walkern.

    Ci-dessus l'emplacement de l'ancienne motte féodale ayant été au XII siècle le bien seigneurial de Hubert de Saint-Clare. Guenora sa fille héritière, cela par son union avec William 1er de Lanvallei, transmettra au sein de la famille seigneuriale de son époux cette même seigneurie [Hamon ou Hamo de Saint-Clare père du dit Hubert, baron de Seigle et connétable de Colchester, semble devoir recevoir cette motte féodale en recevant du roi tout un ensemble des bien de Eudes dapifer fils de Hubert de Rie. Eudes, sénéchal d'Angleterre pour le roi Henry 1er, sera en effet nommé "lord" de Colchester pour ce même roi. Dans l'ensemble des biens que Hamon recevra du roi, cela au lendemain de la mort d'Eudes de Rie, Hamon ou Hamo de Saint-Clair ou de Saint-Clare semble de fait recevoir en effet et la terre de Walkern et le castel de Colchester. Celui-ci est-il à l'origine de la seigneurie de Walkern terre déjà citée en 1088 dans le Domesday Book ?]. En première photo les anciennes douves sèches; en seconde et troisième photos la cour intérieure aujourd'hui terre agricole. La dernière photo montre le remblaiement du début de la douve sèche laquelle fut très probablement remblayée par l'arasement même de la motte féodale. Merci à monsieur X lequel très gentiment accepta de nous montrer ces lieux. Sont présents sur cette photographie : Monsieur X propriétaire de la ferme et des lieux; Catherine Lesgourgues; Eric Lemoine et Jean-Jacques Fournier.

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     Les Premières heures des seigneurs de LanvalleiLorsque entre 1166 et 1168 William 1er de Lanvallei est chargé de la "sénéchaussée" de Rennes par le roi Henry II d'Angleterre William est déjà un seigneur "anglais" possesseur en Angleterre de moult terres dont certaines "héritées". Son aïeul breton Emeri, Aimeri ou Henry , deux générations avant la sienne, père de Alan, se voit déjà confier peu après l'année 1100 la paroisse de la Petite-Abington cette dernière relevant de l'Honneur de Richemont bien seigneurial des comtes de Bretagne seigneurs de Penthièvre [les dimes de cette église il est vrai, après avoir été pour certaines offertes à l'église de Sainte-Marie d'York. par Etienne de Penthièvre lui même,  seront le bien en indivis et de William II de Lanvallei et de Jean de Lanvallei son cousin. Le bien cité en indivis implique le fait que ces mêmes dîmes étaient antérieurement le bien propre de leur ancestre commun, à savoir Henry aïeul de William 1er de Lanvallei. Il en sera de même pour le "manoir" de la Little Abinton, ou le manoir de la Petite Abington" lequel sera lui en indivis entre Jean de Lanvalei, cousin germain de William II de Lanvalei, et Simon le Bret son parent chacun des deux ayant été possesseur de sa "propre moitié.  ]. En 1166, lorsque le roi Henry II vient en Bretagne assoir par les armes son autorité au nom de son fils mineur, Geoffroy [ce dernier s'était fiancé avec Constance héritière du duché de Bretagne. Devenu plus tard l'époux de Constance Geoffroy Plantagenest, frère et de Richard Coeur de Lion et de Jean dit "Sans terre", deviendra légitimement duc de Bretagne. De son mariage avec Constance naitra notre jeune duc "Artur de Bretagne" lequel jeune adolescent sera traitreusement assassiné par son propre oncle le dit Jean sans terre], William 1er de Lanvallei né vers 1130 est déjà "sujet Anglais" et marié depuis peu avec sa femme Guenorra  héritière de Hubert de Saint-Claire hier gouverneur du château de Colchester et possesseur du fief de Walkern. William de Lanvallei pour plusieurs raisons est depuis très longtemps "plus" sujet anglais que sujet breton. En effet il sera par ce roi nommé sénéchal de Rennes quand celui-ci prendra par la force militaire, proches de Dinan, pour ne citer que ces derniers, les châteaux de Léhon et de Becherel. Henry II s'en prendra aussi à moult seigneuries bretonnes cela à l'image des seigneuries de Tinténiac ou de Fougères toutes possédant moult possessions en Angleterre; il s'appropriera donc par la force des armes des biens de Rolland de Dinan seigneur "géographiquement" très voisin du propre neveu de William 1er de Lanvalei, à savoir Jean de Lanvalei. Ce dernier lui aussi fut possesseur héréditaire d'une partie de la paroisse de la Petite Abington et cela au travers des dîmes de son église, au travers des 5 hides de terre ayant été hier le bien de la belle Eddeva et de son bien assis en le  dit manoir de la Little Abinton, à savoir la moitié de ce même manoir. La paroisse de Lanvallay existait-elle en 1166 puisque sa première citation, cela en tant que paroisse, apparait pour la première fois écrite en 1186 année en laquelle seront cités et son église et son Saint-Patron, Saint-Méen ?  En 1166 la famille seigneuriale de Lanvallei allait très bientôt être définitivement scindée en deux [Un contrat sera en effet établi entre Jean de Lanvallei, seigneur aussi en le pays de Dol, et son petit neveu  William III de Lanvalei fils de William. Ce contrat concernera le bien en indivis de la dite paroisse de la Petite Abington. En effet Jean venait de se remarier avec sa seconde femme, Catherine de Molleton. Ce contrat, moyennant des indemnités financières versées alors à Jean,  prévoira le fait que ce dernier "abandonnera" à son petit neveu toute sa partie personnelle relevant de l'indivis de la Petite Abington si le dit Jean n'avait point d'enfant de sa dite seconde femme elle née en Angleterre. Jean n'ayant en effet pas eu d'enfant de sa dite seconde femme recevra donc cette contre partie financière laissant ainsi définitivement ses biens hier en indivis entre les mains de son parent William III. Hier possesseur de la dite moitié du manoir de la Little Abington Jean donnera à son dit petit-neveu et sa dite moitié du dit manoir et son 1.1/4  des 5 hides de terres ayant hier au XI siècle appartenu à Eddeva puis à Alan fils d'Eudes de Penthièvre; Hawise Lanvalei, fille héritière de William III de Lanvalei, sera en 1229 l'unique "possesseur" du manoir de la Little Abinton. Jean retournera avant de mourir en ses terres bretonnes et doloises et finira ses jours en l'abbaye de Vieuville sous Dol en ayant revêtu l'abbaye monacal. Le jour de la mort de Jean de Lanvalei n'est point connu mais son retour en Bretagne peut laisser penser que sa seconde épouse décéda elle avant lui ...], cela de chaque côté de la mer, et déjà William était devenu sujet anglais à part entière...

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei 

    La ferme du castel hier nommée en 1841 "la Ferme Bury" ; les douves en 1841 ne sont encore qu'en partie asséchées ...Il ne reste plus aujourd'hui que le petit étang en appui sur l'ancien logis. Les autres bâtiments forme le corps de ferme lui aussi positionné en 1841.

     

     Les bases principales de notre travail :

    - Dol. La charte des donations de l'église de Combourg -

    - Les chartes judiciaires d'Abington -

    - La charte religieuse de la donation d'Harel -

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

      Ci-dessus passage du livre de J.A .Everard tiré de son ouvrage intitulé : Brittany and the Angevins, Province and Empire. J.A. Everad reprend en son livre un propos lequel fut présenté en l'année 1994 par K.S.B Keats-Rohan en son livre intitulé : Journal of Medieval History cette dernière reprennant elle même un écrit de W.Ferre rédigé en 1920 : ...One of the numerous descendants of Aimeric, an illegitimate son of Geoffrey Boterel 1er, lord of Penthièvre... Traduction : William de Lanvallay sénéchal de Rennes. 1166-1172. L'un des nombreux descendants de Aimeric, fils illégitime de Geoffroy 1er Boterel, comte de Penthièvre. Les ancestres de William avaient pris le nom de la terre de Lanvallay près de Dinan et William est probablement un jeune frère qui est venu chercher fortune en le service du roi. Son frère aisné Raoul succède en les terres familliales de Bretagne. La seule terre que William possède, autrement que par concession royale, étaient pour les honoraires d'un chevalier à Abington qu'il tenait de Aubrey de Vere et éventuellement d'une terre relevant de l'Honneur de Richemond. W.Farrer; Feudal Cambridgeshire; 1920; page 54; R.Ransford.Ed.  

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculpture  saxonne du XI siècle. Eglise de Walkern       Gisant de William III de Lanvalei, baron de    Walkern en 1215.

     

                                                     Alanus et Goffridus Boterel filii Aimericii...                                           Alain et Geoffroy Boterel enfants d'Aimeric

     

    Alanus filius Henricus avus ejus...  Willelmus avunculus ejus filius Alani  

     Alain fils de Henry son aïeul...William son oncle fils d'Alain 

     

     

     

    Omnium Origo et Fructus 

    2013 - 1140

    21

     

    Les Premières heures des seigneurs de LanvalleiLes Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

     

     

     

     

    Lady Diana de Spencer

     

    Son Altesse Royale le Prince William 

     

     

     

    Généalogie reliant le Prince William de Windsor, fils de Lady Diana, à William 1er de Lanvalei par sa mère :

     

    William de Windsor et Kate Middleton ; Charles de Windsor et Lady Diana Spencer ; Edwart-John Spencer comte de Spencer et France Burke-Roche ; Albert Spencer comte de Spencer et Cyntia Hamilton ; James Hamilton et Rosalind Bingham ; Georges Bingham et Cecilia de Cordon-Lennox ; Charles Lennox, duc de Richemont, de Lennox et Caroline Paget ; Charles Lennox et Charlotte Gordon ; Alexander Gordon et Jane Maxwell ; Cosmos-Georges Gordon, duc de Gordon et Catherine Gordon ; William Gordon et Susan Murray; John Murray, duc d'Atholl et Catherine Douglas-Hamilton ; John Murray et Amelia-Anne-Sophia Standley [ils auront pour deuxième enfant Charles Murray ancestre de John Spencer Churchill 11ᵉ duc de Marlborough ];James  Stanley, comte de Derby et Charlotte de la Tremoille ; William Stanley, comte de Derby et Elisabeth de Vere ; Henry Stanley comte de Derby et Margareth Clifford ; Edward Stanley, comte de Derby et Dorothy Howard ; Thomas Stanley, comte de Derby, vicomte de Kynton et Anne Hastings ; Georges Stanley, baron de Strange et Joan Le Strange ; Thomas Stanley, comte de Derby et Eléanor de Nevill [Thomas épousera en seconde union,  en juin 1472, Margaret Baufort. De ce second mariage semble devoir être issu le chanteur John Winston Ono Lennon]; Thomas Stanley 1er comte de Derby et Joan Goushill ; John Stanley et Isabel Harrington de Farelton ; Robert Harington 3e baron d'Harrington et Isabel Loryng ; John Harington 2e baron d'Harrington et Joan de Birmingham ; Robert d'Harrington 1er baron d'Harrington et Elisabeth de Multon ; Eléanor de Burgh et Thomas V de Multon 1er sir d'Egremont [Elisabeth de Burgh, soeur d'Eléanor, épousera Robert 1er Bruce roi d'Ecosse. Reine d'Ecosse David II d'Ecosse leur fils à tous deux sera lui aussi roi mais sans aucune descendance connu avec Elisabeth. Elisabeth et Eleanor auront toutes deux pour soeur Joanes de Burgh laquelle prendra pour 1er époux Sir John "Le Neveu" Darcy, 1st Baron Darcy of Knaith. Ces deux derniers auront pour enfant Elisabeth Hereford d'Arcy comtesse d'Ormond. Celle-ci prendra pour époux James Butler, 2nd Earl of Ormond et tous deux auront pour enfant James Butler, 3rd Earl of Ormond  ] ; Richard II de Burgh dit le Rouge 2e comte d'Ulster, seigneur de Connaught et Margery de Burgh ; John de Burgh et Hawise de Lanvalei née en la baronnie de Lanvalei dans le Connaught tous deux parents de la précédente Margery ou Marguerite de Burg ; William III de Lanvalei et Maud Peche ; William II de Lanvalei et Hawoise de Boclande ; William 1er de Lanvalei et Guenora de Saint-Clair   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Winston-Spencer Churchill cousin de John Spencer Churchill 11ᵉ duc de Marlborough

     

     

    Pour vous aider les arbres corrigés suivants :

    Télécharger « Arbre de généalogie corrigé de l'ascendance des seigneurs de Lanvalei. Modification faite le 18/05/2013 »

    Télécharger « genealogie ascendante et descendante des seigneurs de Lanvallei. 1ère proposition"

    Télécharger « Genealogie-de-l-ascendance-des-seigneurs-de-Coetquen.doc »

    Télécharger «Généalogie unissant les maisons seigneuriales de Dol, d'Avranches, de Coëtquen et de Lanvalei »

    Télécharger «Généalogie commune de Ralf de Lanvalei et de John V de Dinham » . Cet arbre de généalogie confirme la présence de Riwallon de Dinan dit le Roux et celle d'Henri grand-aieul de Jean de Lanvalei sur une même ligne dite "générationnelle". Modification faite le 12/05/2013. Voir l'arbre ci-dessus aussi. »

    Télécharger « Arbre de généalogie commune des familles seigneuriales de Clare, de Saint-Clare et de Lanvallei »

    Télécharger «Arbre de généalogie commune des familles seigneuriales de Lanvallei et de Beauchamp

    Télécharger « Généalogie descendance de Richard de Clare épouse de Rohaise Giffard, tous deux ancêtres communs et de William III de Lanvallei et de Gervaise de Dinan via la famille seigneuriale de Fougères pour cette dernière »

    Télécharger « Généalogie de la transmission de la paroisse d'Abington entre les seigneurs de Penthièvre et de Lanvalei »

     

     

     

    Note ou dernière information : "Modifié le 09/05/2013"                                    Depuis la réalisation de ces différents arbres de généalogie notre travail a progressé. Certaines dernières informations en effet nous ont confirmé qu'Alain fils de Emeri, Aimeri ou Henry [lHenry, Emeri et Aimeric ont la même origine ou construction orthographique le prénom Aimeric étant l'une des nombreuses formes d'écritures de Henry lequel prénom Henry, en langue germanique, s'écrit Heimerich. Le dit Alain est ici le père attesté de William 1er de Lanvalei et en conséquence le père du père de Jean de Lanvalei puisque Jean est le neveu de William le fils d'Alain; Alain est donc aussi le grand-père de Jean. Quel était le nom de ce frère de William père de Jean de Lanvalei ? Est-ce que c'était Ralf  "Raoul "  frère aisné attesté de William ou bien Robert lequel, sénéchal de Rennes aussi vers 1190, est lui aussi présenté par certains comme étant l'un des jeunes frères de William mais frère présumé seulement. William ayant été avec certitude sénéchal de Rennes entre 1066 et 1068, Robert l'ayant été vers 1190, en la logique des choses tout laisse à penser que Robert serait non pas un jeune frère de William 1er mais plutôt l'un de ses neveux. Jean et Robert de Lanvalei étaient-ils frères l'un de l'autre ? Jean et Robert étaient-ils les enfants de Raoul le dit frère aisné attesté de William ?] était le grand père de Jean et que le dit Henry était le grand-aïeul de ce dernier et non son grand-père. Effectivement la lecture de la phrase dite lors du procès d'Abington : Alain fils de Henri grand-père de Jean prêtait énormément à confusion [qui était le grand-père de Jean dans cette phrase lue ? Est-ce que c'était Alain ou bien Henri ? Si c'était Henri alors Alain était le père de Jean et non son grand-père...]. La charte d'Harel nous disant que William fils d'Alain est l'oncle de Jean jette en complément une importante information laquelle information implique qu'Alain fils de Henri est bien le grand-père de Jean de Lanvalei. Certains de ces arbres de généalogie que nous avons hier réalisé présentent cependant Alain comme le père de Jean et Henri comme étant le grand-père de Jean et non comme étant son grand-aïeul; ces arbres demandent donc en conséquence à être pour certains modifiés ou corrigés [d'autres corrections apportées aux textes écrits, corrections dues au travail de monsieur Peter Sainclair, notamment l'affiliation de Ralf 1er de Lanvalei lequel est en réalité le frère aisné de William et non plus son fils puisné, même si toutefois William eu lui aussi un fils nommé Raoul, rendent elles aussi nécessaire la correction de ces mêmes arbres. Cependant ces corrections non toujours pas été réalisées à ce jour dans leur totalité].

    Ces dernières recherches ou informations proposent un lien très fort pouvant unir en une seule et même personne et le dit "Henri père d'Alain" et "Aimericii père d'Alain et de Geoffroy Boterel" tous deux nommés dans une même charte : Alanus et Goffredus Boterel filii d'Aimericii [ou Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimeric].  Alanus   et Geoffroy Boterel, tous deux fils d'Aimerici [ou Henri], seront côte à côte, présents ensemble à Dol, entre 1107 et 1130 cette estimation datée étant une date asseyant leurs deux existences respectives. Pour cela aussi certains de ces arbres devront êtres modifiés et tenir compte, une fois tous corrigés, de cette possible "unicité" ici proposée entre les dits Aimericii et Henri.                              Alanus fils d'Aimericii  "Boterel", présent à Dol avant 1130, né vers 1100, [Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimeric seront en effet tous deux cités ensemble comme "témoin" lorsque sera confirmé l'ensemble des donations faites à l'église du prieuré de Combourg. Cette charte fut réalisée sous la mandature de l'archevêque de Dol, Daudric, lequel occupa le siège épiscopal de Dol entre 1107 et 1130. Nés tous deux vers 1100, ils devaient approximativement êtres tous deux âgés d'environ de 20 ans au plus tôt lorsque cet écrit fut rédigé] serait-il le premier seigneur dit de "Lanvallei" ayant ainsi transmis ce nouveau nom seigneurial à ses deux enfants, Raoul et William, puisque tous deux se prénommeront  "de Lanvalei" ? La réponse semble bien être que oui puisque le nom de la seigneurie dite de "Lanvalei" sera porté par ses deux enfants, à savoir Raoul et William son puisné tous deux nommés : "de Lanvalei" [Raoul ayant eu en sa possession l'ensemble des terres situées en le comté de Bretagne il était probablement le frère aisné de William et non son puisné. William sera en possession, en indivis, avec son neveu Jean de Lanvalei, de la dite paroisse de la Petite Abington pour les frais d'un demi chevalier William n'ayant apparemment reçu aucune terres elles situées en le comté de Bretagne; William pour 1/2 des frais d'un chevalier et Jean son neveu pour l'autre moitié. Jean de Lanvalei à la mort de son père présumé, Raoul,  entrera en possession des terres situées en le dit comté de Bretagne mais donc aussi de la demie-paroisse de la Petite Abington relevant de ce même indivis.     Au regard de cette information Raoul, frère aisné de William, semble donc être le père de Jean et semble donc lui aussi avoir été en possession de l'une des deux moitiés formant alors la paroisse de ,la Petite Abington. Raoul semble avoir eu aussi pour enfants Raoul "II" de Lanvalei, Alain de Lanvallay et Guillaume celui-ci ayant été probablement la souche des seigneurs de Coëtquen au travers d'Olivier petit-fils de Raoul. La possession des terres bretonnes, héritée par Raoul 1er, semble avoir été assez importante. En effet Jean héritera des terres situées proche de Dol ainsi que la moitié de la paroisse dite de la Petite Abington.     Alain semble lui recevoir les terres situées en la paroisse de Tressaint plus des terres situées en la ville de Dinan puisque c'est sur celle-ci que sera édifié le couvent des Jacobins de Dinan. Guillaume lui semble recevoir les terres de la paroisse de Lanvallay laquelle n'était pas la paroisse de Tressaint, terres emplies de vignes et présentes au plus près de la rivière pour la plus part d'entre-elles ces dernières s'étirant très probablement sur le plateau entre l'actuelle "Landeboulou" et l'actuelle limite "Lanvallay-Léhon", terres descendant au plus près de la dite rivière de Rance .  Raoul II leur frère puisné lui semble rester en Angleterre héritant peut-être là-bas d'autres terres hier en la possession aussi de leur père Raoul 1er. Paragraphe rajouté le 13/09/2013].                                                                                            Le nom de cette seigneurie semble cependant apparaitre qu'au lendemain de la rédaction de cette charte faite à Dol. En effet, cela si nous avons raison, Alain est encore nommé en celle-ci: Alanus "Boterel" fils d'Aimerici et non pas Alain de Lanvallei. Son fils William 1er de Lanvallei et son neveu Jean de Lanvallei ayant tous deux portés le nom de Lanvallei, Raoul frère aisné de William ayant été lui aussi appelé "de Lanvalei" logiquement, cela au regard de ces faits, Alain fils d'Henry dû être en effet le premier seigneur souche de cette famille déjà seigneuriale à porter ce patronyme dorénavant lui aussi seigneurial [Aimeric, baron breton, sera présent lui aussi en Angleterre puisque sa présence y est attestée en 1139. En effet il sera présent au côté de Geoffroy II Boterel, lui même seigneur breton et époux de Vigolenta de Nettleshead , quand ce dernier offrira, aux moines d'Hatfield, abbaye relevant de Saint-Mélaine de Rennes, une dîme annuelle et régulière à prélever sur l'église de cette paroisse anglaise. En cette charte de donation Aimerici est dit en effet: Baron du comte Alain {Alain III dit le Noir, sera comte de Bretagne et de Richemont à la mort de son père Etienne de Penthièvre. Alain III est le propre frère de Geoffroy II Boterel seigneur de Penthièvre et comte de Lambale; son fils né de Berthe de Bretagne, fille héritière de Conan III et de Mathilde fille d'Henry 1er roi d'Angleterre, sera Conan IV duc de Bretagne} . Lors de cette charte Aimerici, âgé d'environ 70 ans, était donc déjà un homme très avancé dans l'âge puisque cette donation fut faite en 1139.         Une forte probabilité laisse sous-entendre que Geoffroy Boterel de Nettelhead et Aimerici père "d'Alanus et de Goffredus Boterel filius d'Aimerici" étaient tous deux parents proches. Toutefois l'identification de Geoffroy Boterel de Nettleshead avec Geoffroy II Boterel comte de Lambale et seigneur de Penthièvre n'est toujours pas confirmée aujourd'hui. Il est cependant intéressant de savoir que le prieuré de Sainte-Marie d'Hatfield  fut l'objet de donations offertes et par la maison seigneuriale de Lambale et par Alain III dit le Noir ci-dessus, frère puisné du dit Geoffroy II Boterel; des donations seront également faites par Conan fils d'Alain III. Ces donations furent offertes elles aussi en faveur de l'abbaye de Saint-Mélaine de Rennes.  Il est tout aussi intéressant également de savoir que Geoffroy Boterel de Nettleshead aura pour enfant, en autre, Peter Boterel lequel confirmera aux moines de Saint-Mélaine de Rennes les donations que leur fit son père {son frère William 1er Boterel , lequel prendra pour épouse Alice Corbet, parente de Sybile maitresse d'Henry 1er roi d'Angleterre, serait éventuellement le père de Hamon Boterel ce dernier naissant vers 1140; Hamon sera sénéchal de Rennes lui aussi. Il faut aussi noter l'existence de Reginal ou Renaud Boterel lequel, fils de William II et petit-fils de William 1er ci-dessus sera lui aussi sénéchal de Rennes. Nous voyons très bien ici la transmission "héréditaire" de la charge de Sénéchaussée de Rennes au sein même de cette famille seigneuriale apparentée à William 1er de Lanvalei}. Et il est encore tout aussi intéressant de savoir que la paroisse d'Hatfield est en le comté de Herdforshire et que la ville de Walkern, hier fief seigneurial de William de Lanvalei, est-elle aussi située en le dit comté de Herdforshire ces deux points géographiques étant tous deux séparés de 25 km seulement. Après avoir en 1136  fondé l'abbaye de Begard, en le comté de Penthièvre, Geoffroy II Boterel traversera la Manche la même année pour s'en aller participer à la guerre de succession opposant alors et Mathilde l'Impératrice et Etienne de Blois son cousin. Son frère Alain III prendra le parti d'Etienne de Blois divisant ainsi en deux la maison seigneuriale de Penthièvre. Jean d'Hagulstad, lequel écrivit vers 1141, présente Geoffroy II Boterel comme ayant été l'un des plus fidèles de ses lieutenant quant Mathilde dû quitter en fuyant la ville de Londres laquelle la menaçait. Geoffroy II Boterel semble mourir vers 1148.  Alain III ayant pris le parti d'Etienne de Blois, celui-ci décédant en 1154, Alain III de Bretagne en tant que comte de Bretagne traversera souvent la Manche appelé régulièrement aux affaires de son comté de Richemont. Son fils né de Berthe de Blois, fille héritière du duché de Bretagne, deviendra duc de Bretagne]. Tout cela est beaucoup plus détaillé dans les écrits ci-dessous...

     

     

    Les Premières heures

     Les armoiries supposées de William III de Lanvallei  

     

    Dans différents ouvrages très anciens ou anciens, écrits en latin médiéval puis en vieux françois ou anglais ancien, les William ou Guillaume de Lanvallei ont été, tout au long des 12ème et 13ème siècles, présentés orthographiquement sous différentes formes écrites; Willelmus de Lanvalaio, Willo de Lanualeia, Willelmum de Lanualei, Willus de Lanvaley, Willm de Lanualey, Willielmo de Lanualei, Willielmo de Lanualey, Willielmi de Langvale, Willelmum de Lamval, Lamvalay, Hawise de Laungval ou de Lamvallet, Will de Lanval ou de Lanual, William de Langvale, William de Lanvale, William de Lanvalei [plus rarement de Lanvallei. Nous utiliserons cependant ces deux dernières écritures] et enfin le nom actuel de notre ancienne paroisse Lanvallay  sont celles que nous connaissons aujourd'hui. Jean de Lanvalei quant à lui, neveu de William ou Guillaume 1er, sera lui même présenté sous la forme suivante dans l'un des nombreux actes relatifs à la spoliation de la paroisse de la Petite Abington : Johe de Lanualai; l'écriture de ce patronyme étant à l'origine en Bretagne, du patronyme Lanvallay le V ayant remplacé le U et le Y le I.                  Aussi, au travers de ces multiples écritures, certains historiens pensaient déjà hier qu'il aurait peut-être été possible de faire un lien originel entre l'Histoire de William 1er de Lanvalei, [cela au travers de son mariage l'ayant uni avec Guennora de Saint-Clair] et le chevalier Breton William de Lanvale personnage héroïque et légendaire [William de Lanvale est le principal héros du Lai de Marie de France laquelle, soeur à moitié du roi Henry II d'Angleterre, écrivit cette histoire bretonne du vivant même de William 1er de Lanvalei. Cette histoire relate une histoire d'amour impossible entre deux jeunes nobles gens]. Alors quant est-il aujourd'hui exactement ? Lanvallay veut-il toujours dire "la paroisse de Balao ?           Il n'existe aujourd'hui en France et à l'étranger, et cela dans quel pays que ce soit, aucun être encore en vie portant le patronyme de Lanvalei ou Lanvallay. Seule notre commune et une rue dans le district de Colchester gardent en elles seules le souvenir impérissable de cette noble famille ancienne et disparue. Pourquoi ce fait ? Pourquoi cet oubli ? 

    Les Premières heures  Les Premières heures

      

     

     

    Streep map of Lanvallei Road in Lexden , Colchester District, Essex County, Unuted Kingdom                                               

     

    William III de Lanvalei est le fils du baron du même nom auquel il succédera entre 1210 et 1211, dans la 12ème année du règne du roi Jean. Bien que son héritage ne semble pas avoir été très important, sa mère ayant seulement versée 200 marks, 133 livres, 6 sous et 8 deniers pour leur maintien, en l'an 1212-1213, la 14 année du même règne, Alan Basset seigneur de Wycombe donnera toutefois au roi quant à lui une somme identique et un excellent palefroi afin de pouvoir marier sa fille à l'héritier de William II de Lanvallei. Il est vrai qu'il y avait été aussi de son hommage rendu.                                                                                                          En 1215-1216, dans la 17ème année du roi Jean, le baron de Lanvalei était le gouverneur du castel de Colchester mais en même temps il s'était joint aux nobles insurgés du royaume et, à ce titre, il fut aussi l'un des 25 grands barons ayant gouvernés, très peu de temps il est vrai, le royaume en la ville de Londres et en sa Tour aussi (La charte de la Magna Carta est un très grand rouleau presque sans fin lequel comprend en sa longue page unique une multitude d'informations diverses mais secondaires pour la plupart. Cependant l'une fut très importante parce que bien des siècles après elle fut l'un des métaux avec lequel sera forgée la constitution même de la jeune Union des Etats Unis d'Amérique. Cet article en effet, lors de la rédaction de la Magna Carta, interdisait du jour au lendemain tout emprisonnement arbitraire est obligeait le seigneur ou le roi d'emmener tout accusé devant une cour de justice, et cela avant tout emprisonnement. Dorénavant tout accusé afin le droit d'être entendu et équitablement défendu. Cette loi laquelle disait en quelques sorte : Habeas corpus ad subjiciendum, sera en effet à l'origine même de l'Habeas Corpus de la constitution des Etats Unis d'Amérique. {A savoir : Aucun homme libre ne sera arrêté ou emprisonné, ou dépossédé de ses biens ou déclaré hors la loi, ou exilé ou lésé de quelque manière que ce soit et nous, le Roi, n'iront pas contre lui et nous n'enverrons personne contre lui sans un jugement loyal de ses pairs conformément à la loi du Pays} .                                  Ces 25 grands barons furent donc chargés de garantir et de veiller à la bonne observation et à la bonne application de la Grande Charte par le roi Jean laquelle lui avait été imposée au lendemain de ce mouvement rebelle. William III de Lanvallei sera excommunié par l'église de Rome pour ce fait, très peu de temps après la signature de la Magna Carta, s'étant lui aussi dressé contre l'autorité royale. En effet l'Eglise de Rome, au lendemain de cette crise "sociale et féodale" laquelle portait atteinte gravement au pouvoir royal, prit fait et cause pour le roi Jean. Elle décida de jeter l'Anathème sur tous les barons infidèles au roi. Puni servèrement par le pape Innocent III  en la fin de l'année 1215, et cela avec l'ensemble des 24 autres grands barons du royaume insurgés avec lui, il sera "excommunié avec ses pairs devant Dieu"  et les hommes perdant ainsi en un jour tous les honneurs dus à son rang. Le roi devant son excommunication lui retira alors l'ensemble de ses charges et privilèges, terres et manoirs, bref tous ses biens lesquels furent aussitôt offerts, le 08/03/1216, à William de Préaux lui qui était resté fidèle au roi Jean. Devant la menace du feu de l'Enfer et devant aussi cette immense perte financière, le retour 'politique' et en force du roi Jean étant réel, William III de Lanvallei sera obligé, comme d'autres barons d'ailleurs, de retourner à "l'Obéissance seigneuriale". Après son retour à l'Obéissance l'ensemble de ses biens et terres confisqué hier par Jean, et se trouvant notamment dans les comtés de Essex, de Herfordshire, du Kent, de Northamptonshire, de Somerset, du Cambridge et Huntingdonshire, lui sera rendu au prix de cette seule soumission. William III décédera peu avant le 19/10/1217.        Il était par sa mère née Hawise de Boclande le neveu de Geoffrey Fitzpeter, comte du Kent, lequel fut lui aussi l'un des 25 grands barons chargés de la dite bonne application de la Magna Carta.                        Encore mineur en 1204 William aura pour seconde ou première épouse Maud Pecche laquelle, épousée vers 1212, sera la mère de son enfant prénommée Hawise. Son aïeul maternel, Hugh de Boclande, seigneur de Buckland, de Berkshire, de Datchworth et de Herforshire, fut le shériff de Berkshire).                                                                                              ...William III de Lanvalei semble s'être reconcilié définitivement avec la royauté sous le règne d'Henry III, fils du feu roi Jean, cela par le grand traité de 1217. Il n'y a malheureusement de lui pas de plus amples renseignements si ce n'est que sa fille Hawise se maria avec John de Burgh, comte du Kent lequel fut Justicier d'Angleterre. Du mariage établi entre Hawise et John de Burgh sont nées deux filles, toutes deux co-héritières de leur père, dont l'une d'entre elles, Hawise, épousera en 1279-1280, en la 8ème année du règne du roi Edouard 1er, Roger de Greslei ce dernier ayant été l'ancestre de l'actuel Sir Roger Gresley de Drakelow. Dans les insignes armoiriales on a à tors donné à William III de Lanvallei les insignes de la maison De La Val lesquels sont d'Hermines à deux barres Vertes et cela au lieu du Lion d'Or Passant sur fond de Gueule. Cette erreur est probablement due au fruit de la confusion faite entre William et Gilbert de La Val  ce dernier ayant été lui aussi l'un des barons en armes lesquels se soulevèrent contre le roi Jean, en l'an 17 de son règne, c'est à dire en 1216-1217... En bleu ci-dessus, voici le texte originel tiré de l'oeuvre de Richard Thomson, An Historical essay on the Magna Charta of the king John. Edité en 1829.

     

      

     

    Quelles seraient les origines des premiers seigneurs de Lanval(l)ei ?

      

    Notes avant propos

     

     - Afin de mieux comprendre ce texte, il est très recommandé d'étudier ce travail en ayant sous les yeux l'arbre de généalogie de la famille seigneuriale de Lanvalei. Cet arbre est en téléchargement libre ci-dessus; cela est presque indispensable afin de mieux pouvoir suivre l'itinéraire des différents personnages lequels suivent ci-dessous.                            

    - Nous vous demandons aussi d'analyser avec attention toutes les informations relatives au procès ayant opposé Jean et William de Lanvalei à Simon le Bret [ou Simon II le Breton fils de Simon "le Bret" étant la forme écourtée de "Simon le breton". Simon est entré en possession par "héritage" de certaines des terres hier biens de Alan fils de Emeri. A ce titre il est possible que son père lui aussi nommé "Simon" est lui pris pour époux une enfant née de  "Alan fils Emeri". Le lien de parenté supposé est renforcé par le fait que Simon fils de Simon et Jean de Lanvalei, lui petit-fils du dit Alan fils de Emeri, furent tous deux possesseur du manoir de la little Abington chacun ayant eu notamment pour bien envers lui la moitié de ce même manoir, manoir alors assis en "indivis" entre tous les deux. Aujourd'hui tout nous laisse à penser que Simon le Bret premier du nom, père de notre Simon ici cité, pris pour épouse une soeur de William 1er de Lanvalei donc une fille de Alan fils de Emeri ]. Ce procès concernera la spoliation faite à Jean de certains de ses biens assis en la paroisse de la "Petite Abington" en Angleterre, biens détenus en "indivis" entre Jean et William II nommés tous deux de Lanvalei et en partie revendiqués par Simon fils de Simon le Bret. Ce procès est la pièce maitresse ayant permis de remonter leur généalogie commune...

    - Ayez aussi une attention très attentive sur l'ensemble des chartes religieuses latines concernant cette famille seigneuriale lesquelles, par leur nature même, ne sont pas réfutables.       Ces actes ont tous été transcrits dans ce travail en un chapitre à part : 1209. Preuves procès d'Abington. Donation d'Harel  

     

     

     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

    XI-XII siècle pour la partie la plus ancienne. Voici ci-dessus l'église de Saint-Claire sur Elle, dans la Manche. Cette ancienne paroisse est le berceau de la famille seigneuriale de Sancto-Claro ou  de Saint-Clair laquelle apparait en Angleterre sous le règne d'Henry II. Hamo de Sancto-Claro sera ainsi baron de Seigle mais aussi gouverneur du Castel de Colchester. Né vers 1090, décédé vers 1155, on lui doit la réalisation du 1er château de Walkern lequel, demain, sera le bien seigneurial de la famille seigneuriale de Lanvalei. Sa petit-fille fut Guenora de Saint-Clair laquelle, pupille royale d'Henry II, sera choisie par le roi Henry II pour devenir la femme de William 1er de Lanvalei. Hamo eu pour frère Hamon lequel sera seigneur de Creuilly, d'Evrecy, de Thorigny et de Thaon dans le diocèse de Bayeux. Son second frère attesté par charte sera William ou Guillaume lequel avec son frère Hamo recevra l'héritage en Angleterre d'Eudes Dapifer. Guillaume  sera pour cela seigneur de Chalk, du Kent, d'Hamertone, de Huntingdonshire et de Walkerly dans le  Northamptomshire [Ralph de Lanvalei, frère de William 1er, héritera de sa mère la dite seigneurie d'Hamertone; la seigneurie de Walkerly sera demain quant à elle le bien seigneuriale de William III de Lanvalei].

     

     

    Quelques explications    

                                                                 

    Très important est le déroulement du procès des revenus financiers de la demie-paroisse d'Abington, 1/2 paroisse et biens ayant été spoliés à Jean de Lanvallei par Simon le Bret son parent probable (Jean et William son oncle, entre d'autres obligations, devaient tous deux subvenir aux frais d'entretien pour 1 chevalier chargé de la paroisse de la Petite Abington et cela en compensation du fait qu'ils recevaient tous deux les revenus de l'église de ce village chacun ayant donc à sa propre charge les frais d'une moitié du dit chevalier. Il en ira de même pour le dit manoir de la Little Abington Jean et Simon le Bret devant chacun pour moitié au nom de ce même manoir subvenir aux frais d'entretien ou d'équipement, ou d'armement, pour un même chevalier. Lorsque William III de Lanvalei entrera en possession de la moitié du manoir ayant hier appartenu à Jean de Lanvalei William à son tour devra faire face aux mêmes frais "d'équipement". Jean, William et probablement aussi Simon,   possédaient tous trois 5 hides de terre en indivis en la dite paroisse de la Petite Abington, surface de terre hier offerte ou confirmée par le roi Henry 1er au grand-père de William 1er de Lanvalei à savoir Emeri, ou Aimeri ou Henri, hydes de terre hier offerte à Alan fils de Eudes de Penthièvre. Cette terre tous deux l'avaient reçu du père de William, Alain dit fils de Henri. Simon le Bret avait également spolié Jean de Lanvalei de certains de ses meubles et châteaux situés quant à eux en Bretagne, à la cour du Comte de Bretagne. Jean recevra plus tard, cela à titre de dédommagement, la somme de 80 marcs d'argent défendu que Jean sera pendant ce procès par son cousin William II de Lanvalei lui-même en cette affaire héritier de son père. Lire le chapitre consacré à ce Simon le Bret)Certains de nos derniers travaux permettraient de lancer éventuellement un lien de "parenté" entre le dit Jean de Lanvalei et le dit Simon le Bret lequel aurait pris pour femme une grande-tante éventuelle de Jean, à savoir Alveva tante supposée de William 1er de Lanvallei. Ce lien supposé et émis par monsieur Peter Sainclair permet à lui seul de mieux pouvoir comprendre la dite spoliation de Simon le Bret laquelle, en aucun cas, n'avait porté atteinte à l'autre demie-paroisse de la Petite Abington laquelle relevait quant à elle des dits William 1er et William II de Lanvalei, à savoir l'oncle et le cousin de Jean. Pourquoi fut seulement spolier en la paroisse de la "Petite Abington" la part propre à Jean ce dernier ne possédant envers lui que 1.1/4 des dits 5 hydes de terre ?                                                                            Cet acte est très important puisqu'il assoit dans l'échelle du temps les existences de ces différents antagonistes ce procès ayant trouvé son déroulement qu'après 1209 [une pièce de ce procès en effet est datée de 1209 par rapport au règne du roi Jean], déroulement se réalisant en dehors du vivant même de William 1er de Lanvalei celui-ci étant alors déjà décédé. Pendant ce déroulement on apprendra aussi que Jean de Lanvallei a lui même des neveux "cousins"  déjà adultes nés de son oncle William 1er puisque l'avocat de Jean sera William II de Lanvallay en personne lequel meurt en l'année 1204.      Jean de Lanvallei à la sortie de ce procès, en 1209, doit donc avoir un peu près 50 ans. Nous avons remarqué, dans les élaborations de nos différents arbres de génalogies, que l'écart générationnel séparant deux générations correspondait à peu près à 30 années plus qu'à vingt années les pères ayant souvent sur le tard soit des enfants naturels soit des enfants nés d'une seconde union. Ayant retrouvé les biens et revenus de sa demie-paroisse d'Abington ce procès se terminera en effet au lendemain de 1209 par un accord {Une partie de l'une des pièces de ce procès fera "référence" à la donation de la terre d'Harel que Jean reçu de son neveu nommé Hamon dit fils d'Alain. Sur cet acte est aussi présent le propre enfant du dit Hamon lequel Hamon doit être âgé d'au moins de 20 ans pour être en âge d'être père. Jean étant né vers 1160, étant le frère puisné d'Alain, Hamon son neveu, fils de son frère aîné Alain,  au plus tôt lui doit voir le jour vers 1170 et le fils de ce dernier doit quant à lui naitre vers 1200. Cette date de 1209 doit donc correspondre approximative à l'époque en laquelle fut faite la dite donation d'Harel; il en est donc également ainsi pour la fin du procès d'Abington} lequel fut établit entre Jean et son petit-cousin William III fils de William II de Lanvalei celui-ci étant décédé en 1204. Ce même accord stipulera qu'à défaut d'avoir des enfants héritiers de sa seconde femme née "Meleton" la demie paroisse d'Abington au travers de son manoir aussi, alors en possession de Jean, sera reçu à la mort de Jean par les enfants du dit William III fils de William II. Et effet, suivant ce même accord, les enfants de Jean nés de son premier mariage contracté avec la soeur de Radulfus de Flacheio {ou de Raoul de Flachet} perdaient tous droits légitime sur l'ensemble des biens paternels situés en Angleterre.                                      L'élaboration d'arbres de généalogie, pour ce travail, reste essentielle. En effet ils sont les seuls à pouvoir mettre en évidence la "concordance" des dates présumées et donc les seuls à pouvoir vérifier l'absence de trous dits générationnels. Certaines unions, séparées par plusieurs décennies, furent faites au sein même de quelques familles tout en partant d'une souche commune; les rencontres de ces unions, lesquelles donc se croisent sur les trames du temps, permettent de vérifier l'absence même de ces manques ou de ces trous dits générationnels. Il en est ainsi de l'arbre de généalogie commune unissant Gervaise de Dinan à William III de Lanvallei et cela par un ancestre commun à tous deux, à savoir Richard de Clare Fitzgilbert. Cet arbre à lui seul met en évidence la bonne corrélation des dates concernant ces deux mêmes personnes parentes éloignées l'une de l'autre et cela en les plaçant tous deux sur une même ligne horizontale de généalogie. Nous voyons très bien ainsi dans ce même arbre de généalogie que l'écart moyen générationnel séparant deux générations avoisine les 30 années.                                                                                           Jean de Lanvallei étant né vers 1170, ayant environ 40 ans en 1209, Alain le père de William et le grand-père de Jean [le dit William étant l'oncle de Jean. Dans l'un des écrits judiciaires relatifs au procès de la Petite Abington Alain sera dit "grand-père de Jean de Lanvallei et fils de Henri"] doit donc naitre quant à lui 2 générations avant, c'est à dire vers 1100.    Le grand-aieul de Jean, le dénommé Henri, lequel est aussi le grand-père de William 1er de Lanvallei et le père d'Alain (Alain fils de Henri, grand-père de Jean de Lanvallei...)  doit donc voir le jour quant à lui vers 1070 soit à la même génération que celle de Riwallon le Roux lequel, né aussi vers 1070-1080,  frère de Geoffroy de Dinan, offrira des terres à Saint-Florent de Saumur lors de la fondation du prieuré du Pont à Dinan ce dernier ayant été fondé entre 1070 et 1118 (1118 étant l'année de la mort de l'Abbé Wilhem de Dol abbé de St-Florent lequel lors de cette fondation représentait cette même abbaye de Saint-Florent; 1070 est l'année en laquelle il entra à Saint-Florent. Il était parent de Geoffroy 1er de Dinan. Le prieuré du Pont à Dinan fut très probablement édifié vers 1100).                                                   Il nous ait donc très difficile personnellement de faire  un lien de généalogie direct entre Henri "père d'Alain et grand-aieul de Jean de Lanvallei " et Riwallon le Roux de Dinan même si ce lien permettrait de rattacher à la famille seigneuriale de Dinan l'apparition même de la famille seigneuriale de Lanvallei. Je combats donc ce fait que l'on présente pourtant comme vrai depuis si longtemps pourtant. Pourquoi cela nous ait-il donc difficile ? Henri père d'Alain et Riwallon de Dinan voyant tous deux le jour à la même époque il est en effet difficile de voir au travers de la personne de Riwallon de Dinan le père d'Henri aïeul de Jean de Lanvalei. D'ailleur aucune charte  ou écrit, quels qu'ils soient, prêtent à Riwallon une descendance quelconque. Henri né vers 1070 est en Angleterre peu après 1100, année en laquelle Henry 1er sera couronné roi d'Angleterre, puisque ce dernier donne à Henri ou Aimerici 5 hides de terres en la paroisse de la petite Abington. A la même époque aucun écrit non plus prête à Riwallon une aventure Outre-Manche quant sa présence en Palestine, elle, est duement attestée. Riwallon de Dinan ou Riwallon dit le Roux pour les historiens semble être parti en croisade en Palestine vers 1113, Terre Sainte en laquelle pour les mêmes historiens il restera jusqu'en 1120. A son retour de Palestine, de nouveau en ses terres de Dinan, il fera commencé la construction de l'église de Saint-Sauveur de Dinan laquelle sera très probablement achevée par son neveu Alain 1er de Dinan dit aussi Alain de Richemont [La ville de Jérusalem ayant été prise en 1099, la première Croisade ayant débutée réellement en 1096, Geoffroy 1er de Dinan ayant vu le jour vers 1060, Riwallon son puisné doit donc naitre vers 1070 ayant alors environ 30 ans quand il parti en Terre Sainte. Pour des concordances de dates générationnelles il est peut-être plus juste de voir le départ de Riwallon pour la Terre Sainte vers 1096 participant alors pleinement à la prise de Jérusalem. Nous voyons en effet personnellement mal comment Riwallon aurait-pu partir en Terre Sainte après la prise de la Ville Sainte agé d'environ un peu plus de 40 ans à un âge déjà avancé au 11ème siècle. Cela cependant peut rester possible si nous acceptons le fait qu'il soit alors revenu de Terre Sainte agé de plus de 60 ans].                Au regard du procès de la Petite Abington, au regard de l'absence de Riwallon parti pour la Palestine entre 1096 et 1113, sachant aussi et maintenant qu'Henri père d'Alain [Alain rappelons le ici encore étant le grand-père de Jean de Lanvallei] doit voir le jour vers 1070 et qu'aucune charte, disons le encore, ne présente Riwallon comme ayant été le père d'enfants, cela quels qu'ils soient, peut-on toujours continuer de présenter légitimement aujourd'hui ce même Riwallon de Dinan comme étant la souche des seigneurs de  Lanvalei ? Il aurait fallut pour permettre ce fait que ce même seigneur de Dinan, Riwallon ou Riwallon le Roux, soit le père direct du dit Henri que nous nommerons ici de Lanvalei pour être plus explicite.                   Le procès d'Abington nous signale que le dit Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvalei, était entré en possession de cette paroisse dite de la Petite Abington, paroisse située en Angleterre, sous les heures du roi Henry 1er Beauclerc lequel fut sacré roi d'Angleterre en 1100. Cette paroisse Henri la transmettra héréditairement puisque son petit-fils William 1er et son arrière petit-fils Jean, tous deux oncle et neveu l'un de l'autre, seront tous deux propriétaires des dimes relevant de l'église de cette paroisse en indivis puisque chacun possédera sa propre moitié de la dite église et paroisse.                               Sachez qu'il n'existe aujourd'hui aucune charte écrite stipulant la présence du dit Riwallon le Roux en Angleterre et que la transmission généalogique de cette même paroisse rattacherait plutôt le dit Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvallei, à la famille comtale et ducale de Bretagne.                                          Une seule génération avant celle d'Henri "de Lanvalei" effectivement la seigneurie d'Abington sera le bien d'Etienne de Penthièvre, le propre frère de Geoffroy 1er Boterel, puisque Etienne de Penthièvre donnera des dimes relevant de cette paroisse à l'église de Sainte-Marie d'York. Comment l'église de la Petite Abington fut-elle transmise d'Etienne de Penthièvre aux seigneurs de Lanvalei ? (Il n'existe donc aucune trace écrite d'une descendance, et cela quelle qu'elle soit, de Riwallon de Dinan dit le Roux. Il est vrai que ce dernier fit donation de terres situées de l'autre côté de la rivière, terres aujourd'hui situées en la commune de Lanvallay. Il ne faut cependant pas pour autant oublier que ces mêmes terres furent rattachées à notre commune de Lanvallay qu'au lendemain de la Révolution même si ces dernières antérieurement relevaient religieusement de la paroisse de Lanvallay et que celles-ci, dans leurs toutes premières heures, relevaient directement de la seigneurie de Dinan. Il faudra en effet attendre l'an de Grâce 1168 pour voir disparaitre l'application de certaines coutûmes que les seigneurs de Dinan exerçaient de plein droit sur le prieuré du Pont à Dinan. Ce fait est confirmé par une charte laquelle fut établie en cette même année 1168 entre l'abbé du prieuré et Olivier de Dinan. Lire cette charte dans le chapitre consacré aux chartes judiciaires. Il nous semble donc aujourd'hui très difficile d'affirmer avec certitude que l'origine seigneuriale des seigneurs de Lanvallei soit issue de celle des seigneurs de Dinan. La première mention écrite mentionnant notre paroisse dite de "Lanvallay" est celle qui apparait dans une charte rédigée qu'en 1205, soit près d'un siècle après l'existence même du dit Riwallon le Roux. En dehors de l'apparition de toute nouvelle pièce écrite, religieuse ou judiciaire, les pièces les plus fiables pouvant êtres utilisées pour essayer d'établir l'ascendance des premiers seigneurs de Lanvallei restent à ce jour que le procès d'Abington ainsi que la transmission généalogique de l'une de ses deux paroisses, celle de la Petite Abington).  Pour tenter d'analyser cela il est vraiment indispensable de bien comprendre et les différentes étapes du déroulement de ce même procès et de comprendre aussi les premières heures de la  transmission de cette même paroisse laquelle, géographiquement, relevait des comtes de Bretagne seigneurs de Penthièvres et de Richemont. Il est presque certain aujourd'hui que Geoffroy 1er Boterel, malgrès le fait qu'on ne lui connaisse qu'un seul enfant reconnu en la personne de Conan de Penthièvre (ce dernier trouvera la mort la même année que son père, en 1093) eu un enfant naturel nommé Aimericii puisque l'existence de ce dernier se trouve être aujourd'hui attestée par une charte laquelle, réalisée entre 1107 et 1130, confirmera dans ses écrits les différentes possessions relevant du prieuré de Combourg. Cette confirmation fut faite par Jean 1er et Gelduin tous deux seigneurs de Dol. En effet lorsque furent confirmées les différentes donations faites à ce prieuré relevant de l'église de Dol furent cités comme témoins les enfants de ce même fils naturel lesquels sont alors présentés tous deux comme étant des enfants Aimericii nés Boterel "Gaufridus et Alanus Boterel filii Aimericii  (ou Geoffroy et Alain Boterel les enfants d'Aimericii. Filius en latin se lit: fils de...quand  Filii se lit: enfants de...). Cet enfant naturel, le dit Aimerici, doit naître obligatoirement avant l'année 1093 puisque cette même année fut celle de la mort de Geoffroy 1er Boterel rappelons le de nouveau ici encore. (Certains historiens anglais font eux aussi "d'Aimericii fils Boterel" la souche des seigneurs de Lanvallay ou de Lanvalei. Il font aussi de Gaufridus Boterel filii Aimerici l'ancestre de Geoffroy Boterel de Nettestead le dit Gaufridus étant alors de fait le frère d'Alain grand-père de Jean de Lanvallay. Dans cette supposition "anglaise" Geoffrey Boterel de Nettestead serait donc entièrement distinct de Geoffroy II Boterel fils d'Etienne de Penthièvre et époux d'Havoise de Dol. Qui a raison ? Mort sous les murs de Dol en 1093 après avoir voulu reprendre le comté de Rennes et sa proche région, hier tous deux détenus par feu son père Eudes, Geoffroy 1er Boterel fils d'Eudes sera très présent en des terres proches de l'évêché de Dol. Présent ici même pendant de nombreuses années, seigneurialement assis bien au delà des frontières naturelles de sa seigneurie du Penthièvre Geoffroy 1er Boterel sera physiquement présent à Rennes vers 1084; rappelons qu'il décédera d'ailleurs à Dol en 1093. Son fils légitime et héritier, Conan Boterel, prendra en les terres seigneuriales de Dol, pour épouse, Noga de Dol la propre petite-fille de Jean de Dol; son propre neveu Geoffroy II Boterel, lui prenant pour épouse, toujours sur ces mêmes terres doloises, Havoise de Dol la propre soeur de  Noga. Nous voyons très bien ici la maison comtale de Penthièvre renforce ainsi, et cela par ces deux mariages successifs, des liens étroits peut-être déjà établit hier par Geoffroy 1er Boterel lui même. Est-ce que c'est son attrait pour le comté de Rennes, au lendemain de la mort de Geoffroy Grenonant, son propre cousin germain, qui fut à l'origine même de sa fréquente présence sur les terres proches du dit évêché de Dol ? D'abord entré en conflit guerrier avec Conan II fils d'Alain de Bretagne, son propre cousin, conflit mené pour reprendre la guerre ouverte ayant déjà opposée hier et son pères Eudes et le dit Conan {Conan était donc le propre neveu d'Eudes}, Geoffroy Boterel à la mort de Conan continuera les hostilités avec cette fois Hoël de Cornouaille ce dernier héritant de Conan par son épouse nommée Havoise. Hoël en effet avait épousé la propre soeur de Conan Hoël naissant donc dans la maison de Cornouaille comme son nom l'indique. Hoël sitôt décédé, le 13/04/1084, cette lutte fraticide sera de nouveau reprise et ainsi prolongée de nouveau puisque Geoffroy Boterel se soulèvera une dernière fois contre le nouveau duc de Bretagne, Alain Fergent, le propre fils héritier de Hoël et d'Havoise soeur de Conan. Est-ce dans la continuité  de la reprise de cette lutte fratricide que Geoffroy Boterel trouvera la mort sous les murs de Dol, en 1093, presque 10 années après le décès de son cousin germain Geoffroy Grenonat ? La nature ou la raison de la mort de Geoffroy Boterel n'est citée par aucune charte quelle qu'elle soit et nous ne savons pas si Geoffroy est décédé en 1093 lors d'un combat mené sous les murs de Dol ou s'il trouva une mort naturelle en cette ville.     Que pouvait bien faire Geoffroy Boterel derrière les murs de Dol en 1093 ?

    Le seigneur Geoffroy Grenonat, cousin germain de Geoffroy Boterel, avait reçu d'Eudes son oncle, le propre père de Geoffroy lequel était alors le maitre de la Bretagne, {Conan fils héritier d'Alain III étant mineur à la mort de son père Eudes son oncle en effet s'emparera de la direction du duché certaines chartes le présentant même comme étant duc de Bretagne. Lorsque Conan quelques années plus tard voudra entrer en possession de son héritage paternel Eudes son oncle s'y opposera créant ainsi un conflit lequel déchirera la maison ducal et la maison de Penthièvre pendant de très nombreuses années. Eudes de force retournera à la raison mais son fils Geoffroy Boterel, héritier de son père, rallumera ce foyer fraichement éteint sitôt la mort de Conan en se dressant contre Hoël de Cornouaille. Geoffroy Grenonant, fils naturel d'Alain III, se dressera lui aussi contre l'autorité ducale quand lui-même s'opposera lui-même au propre fils d'Hoël, le duc Alain Fergent} l'apanage du comté de Rennes. Au lendemain de la mort de Hoël, en les premières heures de règne d'Alain Fergent, duc héritier d'Hoël, Geoffroy Grenonat s'opposera militairement au nouveau duc son propre neveu lequel parviendra à s'emparer de son comté de Rennes, en 1084, année en laquelle fait prisonnier Geoffroy Grenonant trouvera la mort. La ville fortifiée de Renne sitôt prise l'apanage du comté de Rennes réintégrera de ce fait les biens du duché de Bretagne. Geoffroy Boterel dit "comte de Bretagne", avant 1085, année en laquelle le Pape Grégoire VII décédera, sera déjà ou toujours présent à Rennes puisqu'il est alors cité sur un écrit rédigée par ce même pape et envoyé au dit Geoffroy Grenonat seigneur de "Rennes"  : Gregorius Episcopus servus servorum Dei dilecto Gauffredo Redonensi, Hoëlo, Gaufredo filio Eudonis nobilibus comitibus Britanniae salutem et apostolicam benedictionem... Présent à Rennes et dans sa proche région, entre 1084 et 1093, Geoffroy 1er Boterel aura donc deux petits enfants nés de son fils naturel Aimericii lesquels, prénommés Alain et Geoffroy, seront tous deux présents à Dol en un temps s'étirant entre 1107 et 1130.             La charte de confirmation des différentes donations faites envers le prieuré de Combourg fut faite en la présence de Baldric archevêque de Dol lequel fut archevêque de cette cité religieuse de 1107 à 1130 année de sa mort. La seule présence de Baldric en tant qu'archevêque de Dol permet en effet de positionner sur l'échelle du temps, et cela grace à cette même charte religieuse, l'existence même des enfants d'Aimericii alors vivant et probablement vers 1120 :  teste Archiepiscopo Baldrico Dolensi... Traduction : Témoin Baldric Archevêque de Dol).       Si Henri, arrière grand-père de Jean de Lanvalei, est bien né vers 1070-1080 alors il pourrait bien être la même personne que le dit Aimericii lequel, né avant 1093 aurait donc pu voir le jour vers la même époque  [1093 rappelons le ici est de ce fait l'année de la mort de Geoffroy 1er Boterel père naturel d'Aimerici lequel Geoffroy 1er, frère d'Etienne et oncle présumé aussi de Geoffroy II Boterel dit de Nettlestead meurt en les murs fortifiés de Dol en cette dite année 1093. N ous aurions alors au travers d'Alanus Boterel fils d'Aimerici le dit Alain dit fils d'Henri et grand-père de Jean de Lanvallay aussi puisque les prénoms Henri et Aimericii ou Aimeric ou Aymeric ont exactement tous deux la même étymologie Henry en langue germanique s'écrivant aussi Heimerich. Il ne faut pas oublier ici encore, en lisant ces quelques phrases que Alanus et Goffredus Boterel fils d'Aimerici seront tous deux présent à Dol lorsque seront confirmées les différentes donations faites au prieuré de Combourg. En 1139 lors d'une donation que fera Geoffroy II Boterel lequel eu deux épouse, Havoise de Dol en première noce et Vigolenta ou Vigolent en seconde noce, donation que Geoffroy II Boterel fera en faveur des moines de Hatfield lesquels relevaient de l'abbaye de Saint-Mélaine de Rennes, sera alors présent à ses côtés Aymeri dit dans cette charte "baron du comte Alain de Bretagne.  Aymeric ou Henri père d'Alain et arrière grand-père de Jean de Lanvallay, né vers 1080 comme nous l'avons vu plus haut, ne peut-il pas être le même Aimeric dit "baron du comte Alain de Bretagne lequel fut présent en 1139 quand Geoffroy II Boterel fit des donation aux moines d'Hatfield relevant de Saint-Mélaine de Rennes ? Lors de cette donation cinquante neuf années séparant seulement ces deux dates de 1080 et 1139 ne peut-on pas penser aussi que Aimeric père d'Alanus Boterel et le dit Aimeric baron du comte de Bretagne, ce dernier étant alors présent au côté du dit Geoffroy II Boterel, ne forment tous deux qu'une seule et même  personne ?                                                                                  Ne peut-on pas penser aussi que Alanus Boterel fils d'Aimerici soit la même personne que Alain fils d'Henry grand-père de Jean de  Lanvallay ? De sa seconde union faite avec Vigolenta Geoffroy II Boterel sera la souche en Angleterre, celui ayant pris le parti de Mathilde lors de la guerre de succession ayant opposée et Mathilde et son cousin Etienne de Blois, des seigneurs de Boutreaux lesquels feront lignées Outre-Manche; leur fils aisné à tous deux, William Boutereau, prendra pour épouse Alice Corbet parente de Sybile laquelle fut la très jeune maitresse du roi Henry 1er d'Angleterre. Seigneur de Penthièvre et de Lambale cité en 1120, quelques années avant sa présence en Angleterre, Geoffroy II Boterel fera édifier notamment le château de Montcontour avant de procédé le 03/025/1137 à la fondation de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois assise en la paroisse de Pledeliac. Geoffroy II Boterel aura pour enfant héritier de ses seigneuries bretonnes Riwallon enfant conçu avec Havoise de Dol. Né de Vigolenta de Nettlestead William 1er  de Botreaux, pour Boterel,  sera respectivement conestable de Wallingford, shériff de Devonshire et de Cornewall; son frère Peter confirmera en Angleterre et en 1153 la donation que fit feu son père aux moines de Saint-Mélaine de Rennes. Les seigneurs de Botreaux garderont toutefois des liens "affectifs" avec le duché de Bretagne puisque Reginald ou Renaud de Botreaux, fils de William II et petit-fils de William 1er de Botreaux sera plus tard, en 1181, nommé par Henry II roi d'Angleterre sénéchal de Rennes puis sénéchal de toute la Bretagne semblant avoir ainsi précédé de peu, à ce poste, son parent présumé, Robert de Lanvallay. Nous trouvons ainsi nommés successivement à ce poste de sénéchal ou dapifer de Rennes par Henry II d'Angleterre William 1er de Lanvallay lequel est cité en 1167; puis Reginaudi ou Renaut ou Regnault Boterel en 1181 son parent présumé; très peu de temps après, nommé peut-être par la duchesse Constance alors veuve  nous trouvons aussi Robert de Lanvallay lequel est cité sénéchal de Rennes en 1190 dans un titre de l'abbaye de Savigné. Il faut noter ici aussi la présence vers 1160 de Hamo Boterel lequel, enfant supposé de William 1er de Botreaux, sera cité sénéchal (de Bretagne ?) lors d'un acte rédigé du vivant de la duchesse Berthe de Bretagne laquelle épousa le dit Alain comte de Bretagne, le propre fils d'Etienne 1er de Penthièvre. Il faut noter aussi en 1074, cela toujours en tant que sénéchal de Bretagne, la personne de Rolland de Dinan ce dernier étant ensuite remplacé à cette même charge par Raoul II de Fougères celui-ci trouvant la mort en 1190 en Terre Sainte. Renaut Boterel ou de Boutreaux apparaitra ainsi dans un titre de l'église de Dol, cela en tant que sénéchal de Rennes, lorsque le roi Henry II ordonnera en 1181 que enquête soit faite afin que puissent êtres recouvrés, suite à moults combats menés, les différents biens perdus de l'église de Dol; cela sera fait en la présence aussi de Geoffroy Plantagenest dit "comte de Bretagne" Actum anno Verbi Incarnati MLXXXI mense Octobri de Mandato Henrici Regis Angliae et Gauffredi filii ejus Comitis Britannie...per manum Réginaudi Boterel eo tempore Senescalli Redon] .                 Nous effaçons ainsi, par cette même supposition, tout manque ou creux générationnel éventuel en liant et en rattachant directement, et cela par la seule logique de la chronologie, la dite maison de Penthièvre à l'ascendance même d'Henri père d'Alain ce dernier étant la souche certifiée de la maison seigneuriale de Lanvallei, problème générationnel que certaines personnes ont cru à tors pouvoir appercevoir dans ce présent travail.                                                                                                    Si nous pouvions retenir pour vrai cette éventuel affiliation alors disparait aussi et en totalité la possibilité que Riwallon dit le Roux puisse être la souche des seigneurs de Dinan le dit Haimericii ou Heimric ou Henri étant placé chronologiquement sur la même ligne de généalogie que le dit Riwallon le Roux [Nous ne pouvons ici que réitérer le fait que les existences de William et Jehan de Lanvallei, tous deux nommés de Lanvallei, tous deux "oncle et neveu l'un de l'autre", impliquent la très forte probalité que leur aieul à tous deux, par définition leur ancêtre commun à tous deux, le dénommé Alain, ait été de son vivant en possession d'une terre nommée "de Lanvalei".                     Le nom de cette terre "Alain fils de Henri" semble ensuite la transmettre  à ses fils héritiers directs à savoir Raoul de Lanvallei, Willelme de Lanvallei et leur frère à tous deux le père "supposé" de Jean de Lanvallei". Ce père "supposé" est vrai si ce dernier bien sur n'est pas  la même personne que le dit Raoul ci-dessus frère de Willelme ou William.                                  Nous ignorions entièrement quand et comment Alain, que nous appellerons donc "de Lanvalei", reçu cette terre dite de Lanvalei. Cependant il est à peu près certain que ce fut lui qu'il l'ait reçu personnellement en sa cassette puisque dans le déroulement des premières heures du procès d'Abington il est nommé "Alain fils de Henry" et non pas Alain de Lanvallei. La 1ère possession de cette terre semble donc être intimement liée à Alain lui-même puisque ses enfants, répétons le, seront tous dits : "de Lanvallei".                                                                                               Il faut surtout ne pas oublier aussi que les seigneurs de Penthièvres avaient une emprise seigneuriale très importante. Celle-ci dépassait de très loin leur terre "première" cette dernière venant originellement buter, proche de Jugon, sur les terres seigneuriales relevant des seigneurs de Dinan; la rivière séparant ces deux seigneuries, les seigneurs de Dinan étant les vassaux des Penthièvre, était celle de l'Arguenon. Comtes de Bretagne en effet leur puissance seigneuriale était alors d'autant plus très étendue. Pour tout cela leurs influences s'étiraient bien au delà des terres même des seigneurs de Dinan. Effectivement Geoffroy 1er Boterel, fils aisné d'Eudes et neveu d'Alain III duc de Bretagne, sera dit en une charte de donation: Geoffroy comte de Bretagne. Seigneurs de Penthièvre et de Lambale, comtes de Bretagne aussi, les liens unissant les premiers seigneurs de Penthièvre avec les seigneurs assis en l'archevêché de Dol prouvent, et cela par des mariages contractés au sein même de ces deux familles seigneuriales, l'importance de leur influence. L'influence des Penthièvres s'appliquera de faite sur tout un ensemble de terres étendues lesquelles s'étireront, en dehors du comté de Penthièvre, entre la seigneurie de Dol et les terres relevant du comté de Rennes.                                                     La grande assise géographique des seigneurs de Penthièvres, à l'extérieur même de leur fief premier, s'étirant de fait vers Rennes, comprenait-elle alors une assise en notre actuelle commune de Lanvallay ? La paroisse de Lanvallei, citée en 1205, existait-elle déjà en 1093 année du décès de Geffroy 1er Boterel ou bien apparait-elle qu'après la rédaction de la charte citant et Alain et Geoffroy Boterel fils d'Aimericii ?                       Il est possible toutefois qu'Henry père d'Alain, Alain que nous nommerons personnellement donc de Lanvallei, soit ou bien le fils d'Haimericii Boterel ou bien Aimericii lui-même. Dans ce cas, père d'Alanus et de Geoffroy Boterel, Aimeric ou Henri aurait donné à son fils Alain le prénom de feu son parent le duc Alain III duc de Bretagne. Quoi qu'il en soit nous voyons ainsi très bien la transmission de ce prénom Alain au sein même de la famille de Penthièvre. Cela est évident depuis Eudes de Penthièvre lequel, frère d'Alain III duc de Bretagne, était aussi le père de Geoffroy Boterel ce dernier ayant pour fils Aimericii lequel fut le père attesté et de Geoffroy et d'Alanus Boterel fils d'Aimericii. Le prénom Alain sera également transmis de la dite famille seigneuriale de Penthièvre à celle des seigneurs de Dinan-Becherel; la famille des seigneurs de Dinan semble en effet avoir été unie aux Penthièvre par le mariage ayant été établi entre Olivier 1er de Dinan et Gana cette dernière étant une fille naturelle présumée d'Eudes de Penthièvre. L'affiliation présumée de Gana peut effectivement à elle seule nous expliquer comment les seigneurs de Dinan, cela via Olivier 1er de Dinan, ont pu entrer en possession du castel de Jugon hier bien seigneurial d'Eudes de Penthièvre].  

     

     

    Quelques pages d'Histoire...

     

    L'an 1034. La séparation ou la division du duché de Bretagne               Alain III duc de Bretagne, peu après 1034, année de la mort de la duchesse Havoise sa mère, a partagé son duché en presque deux parties égales et donné l’une de ces deux parties en apanage à Eudes, son jeune frère puisné ; la seigneurie de Penthièvre vient ainsi de naître, le comté de Bretagne aussi. Toutefois en créant cet apanage lequel est immense puisqu’il s’étire sur presque tout le nord du duché, du Trégor au pays Dolois [A savoir les diocèses de Tréguier, de Saint-Brieuc, d’Aleth et de Dol, très grande partie du duché représentant, au 10ème siècle, toute la partie de la Bretagne acquise financièrement hier et par Judicaël de Rennes et par Wicohen alors archevêque de Dol tous deux proches parents. Ils avaient ensemble en effet acquit financièrement toute cette partie nord du duché de Thibault de Blois et cela au lendemain même de l'assassinat de Drogon. Fils du défunt duc de Bretagne Alain Barbetorte Drogon avait été assassiné sur l'ordre probable de son tuteur, le dit Thibault de Blois. Frère de Gerberge de Blois Thibault était par sa soeur le propre beau-frère d'Alain Barbetorte et le tuteur de Drogon qu'Alain de son vivant avait malheureusement eu tors de choisir pour tuteur de son enfant.Sitôt l'assassinat commis Thibault entra en ses seigneuries en ayant cependant pris soin de vendre au préalable, au comte de Rennes et à son frère supposé, Wicohen, toute cette partie du duché.                       Au 10ème siècle Judicaël de Rennes, aisné de Wicohen, laissera son frère puisné présumé diriger seul cette grande entité seigneuriale laquelle sera ainsi placée directement sous l'autorité religieuse du diocèse de Dol. Plus qu'aucun autre diocèse celui de Dol fut celui qui a possédé le plus d'Enclaves  dans d'autres diocèses et cela en dehors de son propre territoire. L'ensemble de ces enclaves représentait à lui seul 1/3 du diocèse de Dol, enclaves principalement insérées dans les diocèses de Tréguier et de Saint-Brieuc. Ses enclaves religieuses trouvent peut-être leur origine commune dans le fait qu'au 10ème siècle Wicohen, archevêque de Dol, possédait alors l'ensemble de ces mêmes diocèses. Peut-on aussi, au regard de ce même fait, jeter ici un pont reliant et les seigneurs de Penthièvre, comtes de Bretagne, et l'histoire de l'évêché de Dol ? Il est possible toutefois que l'origine de ces mêmes enclaves soit toute autre. En effet l'origine des enclaves de l'évêché de Dol serait peut-être née de la volonté même de Nominoë lorsque celui-ci décida de modifier les dits évêchés de Bretagne oeuvrant ainsi pour la future royauté de Bretagne vers laquelle il aspirait. Jusqu'en 836 la Bretagne ne comprenait en effet que 5 diocèses lesquels étaient tous tenus entre les mains d'évêques entièrement soumis à l'autorité des princes franks et agissant principalement dans l'intérêt de ces mêmes princes.                 Ainsi respectivement les diocèses de Vannes, de Cornouailles, du Léon, de Dol et d'Aleth étaient placés en 845-846 entre les mains de Susannus, de Félix, de Liberalis, de Salacon et de Mahen. Nominoë, dans sa marche devant déboucher sur l'autonomie de la Bretagne, face à l'autorité des mêmes princes franks, devait impérativement se séparer de ces seigneurs religieux tous dévoués à cette même autorité. Il parvient ainsi, avec l'aide du moine Convoyon, à obtenir leurs démissions respectives les ayant surpris à pratiquer fréquement le pécher de Simonie. Ayant fait de Dol dans le courant de l'année 848 la nouvelle métropole de la Bretagne, refusant de ce fait de reconnaitre l'Autorité première de la Métropole de Tours, il remplaça les évêques coupables de Simonie tout en créant deux nouveaux diocèses. Ce fut ceux de Tréguier et ceux de Saint-Brieuc, diocèses nouveaux et créés à partir du diocèse de Dol lequel hier, depuis Wicohen, archevêque de Dol, touchait respectivement les diocèses du Léon et de Cornouilles. De ce fait le diocèse de Dol, devenu Métropole, s'en trouvait être considérablement réduit et afin de compenser ce fait Nominoë, très probablement, dû octroyer à la nouvelle étendue de l'évêché de Dol ces mêmes enclaves assises et en le nouveau diocèse de Tréguier et en le nouveau diocèse de Saint-Brieuc. Quoi qu'il en soit, qu'elle ait été l'origine de ces dites enclaves doloises, elles jetèrent très longtemps un lien indestructible entre toute cette partie du duché de Bretagne, demain comté de Bretagne, et la région de Dol au travers de son évêché et de ses enclaves. Seigneur temporel de la ville de Dol ainsi que de tout son Régaire, sa "Circonscription", l'évêque de Dol au titre de ses enclaves possédait ainsi et en autre, et cela en tant que seigneur temporel du Régaire de Dol, la paroisse de Coetmieux en le diocèse de Saint-Brieuc ainsi que les paroisses de la Roque et de Saint-Samson sur Risle. Ainsi Lanleff, terre Paimpolaise sur laquelle se dresse toujours aujourd'hui l'une des plus ancienne église de Bretagne, église circulaire probablement érigée au 10ème siècle, relevait en 1148 de la paroisse de Lanloup laquelle quant à elle dépendait alors du dit évéché de Dol], Alain vient il aussi de créer un contre pouvoir dans son propre pouvoir, deux entités bretonnes de presque égale puissance se faisant désormais face, l’une à l’autre. La couronne ducale de Bretagne dorénavant doit tenir compte de cette nouvelle puissance seigneuriale; demain en effet de son sein sortira la maison comtale de Bretagne [Geoffroy 1er Boterel, enfant d’Eudes de Penthièvre, reprendra le titre de comte de Bretagne porté hier par son père lequel titre sera transmis à son tour aux propres enfants d’Etienne de Penthièvre, le frère cadet de Geoffroy 1er Boterel. En Angleterre les terres bretonnes relevant alors de la maison seigneuriale de Penthièvre seront toutes dites, dans différentes chartes religieuses : terres situées en la cour du comte de Bretagne. Ce comté de Bretagne sera créé au lendemain de la mort d’Alain par Eudes son frère puisné quand celui-ci prendra la direction du duché au nom de son neveu Conan II, enfant alors encore mineur].  

     

     


     

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

     

     

    Denier Billon recto-verso d''Eudes de Penthièvre (décédé le 07/01/1079, l'atelier de monnayage d'Estienne de Penthièvre son fils semble avoir été implanté à Rennes ceci confirmant la limite orientale du comté de Bretagne lequel s'étirait donc effectivement sur toute la partie nord du Duché ,du Trégor à l'actuelle région du Cesson englobant de ce fait les seigneuries de Dol, et de Dinan aussi. 

     

      

    Les Premières heures des seigneurs de Lanvallei

    Denier de Guingamp à la Croix étoilée d'Estienne de Penthièvre  (images d'Inumis.com)

    Alain dans cet apanage, ayant donné à Eudes les diocèses de Tréguier, de Saint-Brieuc, d’Aleth et de Dol, avec toutes leurs villes réciproques, n’a donc gardé pour lui il est vrai que les diocèses de Vannes et de Rennes.   Il a cependant tenu à garder la possession des plus grandes villes

    importantes appartenant aux diocèses d’Aleth et de Dol notamment, diocèses donnés à son frère Eudes tout en demandant à ce dernier la soumission que tout frère puisné doit à son aisné et cela probablement sur l’ensemble des évêchés reçut par Eudes. Alain possède ainsi toute une réelle puissance, quelle soit féodale ou économique, sur l’ensemble des diocèses cédés un peu plus tôt à son frère cadet.                                 Mécontent de cette position de force et de sa propre faiblesse aussi, et désirant peut-être posséder, et cela avant toute chose, une indépendance quasi complète par rapport à Alain son frère aîné, Eudes ne tarde pas à s'emparer des villes importantes que sont alors Dol et Aleth les confiant aussitôt prises à sa soldatesque [Etienne de Penthièvre vers 1090, fils d'Eudes et frère puisné de Geoffroy 1er Boterel, réalisera un atelier de monnayage et cela en continuité du denier billon frappé par son père Eudes. Cela fut fait en la ville de son épouse, Havoise de Guingamp, afin probablement de mieux pouvoir continuer à souligner l'indépendance de son comté dit de Bretagne par rapport à l'autorité ducale de son parent. Cette frappe de monnaie, au sein du comté de Bretagne, quasi indépendante donc du duché de Bretagne, sera poursuivie jusque dans la première moitié du 13ème siècle, vers 1225, peut-être sous Geoffroy III de Penthièvre lequel sera son arrière petit-fils. Certaines pièces de cette monnaie furent retrouvées dans la région Doloise aussi].  


     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Le château de Lehon

                                                                                                    

    1034 : La prise de la motte féodale de Lehon.                                        La prise militaire de ces deux villes importantes fut faite après avoir probablement pris "conseil" auprès du vicomte de Dol lequel, fils de l’ancien gouverneur des enfants du duc Geoffroy 1er de Bretagne est alors Hamon, fils de Roienteline (ou Hamon II de Dol pour les historiens. Il était de frère de Josselin premier seigneur de Dinan).                                   Cette dernière est dite vicomtesse dans différentes chartes religieuses notamment celle relative à la fondation du monastère de St-Georges de Rennes fondé en 1032. Quel est donc cet Hamon dit "fils de l'ancien gouverneur des enfants du Duc Geoffroy" par les anciens historiens, fils que nous savons avoir été "viscome" du duc par différentes chartes religieuses rédigées ?                                                                           Haimon le vicomte fut  le probable constructeur de la motte castrale de Léhon laquelle a été érigée avec certitude avant 1034 puisqu’elle fut en cette même année 1034 assiégée par Alain III duc de Bretagne [elle fut peut-être élevée un peu plus tôt, vers 1029, quant Robert de Normandie déclara la guerre à Alain III de Bretagne, son cousin, en cette même année1029. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, sa construction aurait alors pu être réalisée par Hamon dit le "gouverneur des enfants du duc Geoffroy", à savoir le propre père de Hamon II de Dol dit le "Viscome"]. Haimon II en 1024, âgé d’environ 25 ans, est cité à son tour, tout comme le fut son père aussi, comme étant le gouverneur du duc Alain III lorsque ce dernier décide d’assiéger son oncle Judhaël lequel s’est enfermé dans son château de Malestroit. La charte relatant ce fait précise que pour prendre cette décision Alain fut aidé des conseils donnés par Haimon son gouverneur et les frères de ce derniers [à savoir Joscelin de Dinan, l’archevêque de Dol Junguené, Riwalon de Combourg etc. lesquels nominalement ne sont pourtant pas cités]. Lors du conflit ouvert en 1034 entre Alain III de Bretagne et Eudes de Penthièvre, très peu de temps après la séparation du duché par Alain, Haymon II dit de Dol [ce dernier par sa vicomté de Dol était géographiquement placé il est vrais directement sous la nouvelle autorité première et directe d’Eudes de Penthièvre relevant ainsi de ce fait de ce nouveau comté de Bretagne récemment créé] prend probablement par devoir de féodalité le parti d’Eudes ce dernier se trouvant être alors son nouveau 1er seigneur féodal en le nouveau comté de Bretagne créé.

     

     

     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Vue sur Lehon depuis le manoir de Beauvais                         

     

    Le pays Dolois.                 

    Alain III de Bretagne, mécontent de la prise de position de ce jeune comte rebelle, qui est son propre jeune frère, décide d’assiéger en 1034 son château de Léhon relevant alors de la vicomté seigneuriale d’Haimon de Dol. La bataille commencée et la motte féodale de Léhon presque reprise par ses gens en armes il confie la continuité du siège de cette place forte au vicomte de Léon lequel, parmi d’autres barons bretons, a pris fait et cause pour lui [Un combat eu lieu entre les deux frères princiers, près de Léhon et proche de la rivière ; Eudes perdant la bataille s’en ira se réfugier dans sa place de Guingamp. L’évêque de Vannes et Robert de Normandie, neveu de la duchesse défunte, unirent leurs efforts dans la suite de ce combat afin de réconcilier ces deux frères devenus, depuis hier, deux frères ennemis acharnés]. 

     La paix entre les deux frères enfin revenue Eudes ne semble pas perdre de territoire, quels qu’ils soient. Il semble au contraire conserver entièrement la pleine jouissance de la ville de Dol prise précédemment.     Il garde aussi probablement certaines des terres relevant de cette grande seigneurie également. A-t-il pu garder, sous sa seule autorité première, tout le pays Dolois ? Quels furent alors les liens qui furent tissés entre la jeune seigneurie de Penthièvre [ou le comté de Bretagne] et la région de Dol et sur quelle durée ceux-ci se sont-ils étirés ?                                    Ces liens semblent avoir été tissés très tôt. En effet le neveu d’ Eudes de Penthièvre, lequel se prénomme Geoffroy [Geoffroy le Bâtard ou Geoffroy Grenonat lequel demain sera seigneur de Rennes], fils naturel d’Alain III de Bretagne, prendra pour épouse Berthe de Combourg la propre nièce d’Haimon II viscomes de Dol ci-dessus; cette dernière était en effet la fille de Riwallon dit Chèvre-Chenu, le 1er seigneur connu de Combourg.       Quant à Conan 1er de Penthièvre il prendra quant à lui pour épouse Noga de Dol la propre petite fille de Jean 1er seigneur de Dol et l'arrière petite-nièce aussi du dit Riwallon Chèvre-Chenu [par son père, Geoffroy 1er Boterel, Conan de Penthièvre était donc le petit-fils d’Eudes de Penthièvre. En ce travail ici proposé il est aussi le demi-frère d'Aimerici père d'Alanus et Geoffroy Boterel fils d'Aimerici. Nous voyons très bien ici les différents liens lesquels furent tissés entre la maison seigneuriale de Penthièvre et la seigneurie de Dol].

    Geoffroy II de Penthièvre dit de "Nettleshead" [ce dernier s'implantera définitivement en Angleterre et lors d'un don religieux fait aux moines d'Hartfield relevant de Saint-Mélaine de Rennes, alors témoin sur la charte confirmant cette même donation sera présent aussi son dit parent Aimericii. Nous pensons que celui-ci a pu avoir été le père  d'Alain et de Geoffroy Boterel fils d'Aimericii. Geoffroy II Boterel sera la souche de la famille seigneuriale anglaise des Boutreaux], cousin direct de Conan 1er de Penthièvre, prend lui, pour épouse, la propre sœur de Noga de Dol nommée Hawise de Dol.                                                                             En 1093, alors en conflit avec Hoël de Cornouaille, Geoffroy 1er Boterel, fils d’aîné d’Eudes de Penthièvre ci-dessus, frère d'Alain III de Bretagne, trouvera la mort sur ou en les murs de Dol. Nous voyons très bien de nouveau ici les différents liens déjà tissés entre le pays Dolois et la famille seigneuriale de Penthièvre (les deux petits-fils de Geoffroy 1er Boterel, nés tous deux d’Aimeric  ci-dessus, à savoir Alanus Boterel filius Aimericii et Geoffroy filius Aimericii, seront tous les deux cités comme témoin lors de la rédaction d’une charte relative, quant-à elle, aux différentes donations faites au prieuré de Combourg.                             Geoffroy 1er Boterel n'a eu, pour enfant légitime, qu'un seul enfant mâle nommé Conan de Penthièvre lequel épousa la dite dlle Noga de Dol. Il eu cependant cet autre enfant naturel nommé, quant à lui, Aimericii. L'affiliation ascendante unissant les deux enfants Aimericii à Geoffroy 1er Boterel est en effet confirmée par cette charte de donation dans laquelle les fils d'Aimericii sont nommés: Alanus et Goffredus Boterel filii Aimericii). Nous voyons très bien, et à quel point ici ! comment la famille seigneuriale de Penthièvre, cela par des unions successives, a pu s'ancrer profondément dans cette partie géographique du Duché, zone géographique du duché comprenant notamment la jeune seigneurie de Dol et son évêché dont relèvera demain la paroisse de Lanvallay... 

    (Jean 1er de Dol est le fils de Riwallon dit Chêvre-Chenu, le frère de Junguené archevêque de Dol. Il est aussi à ce titre le neveu de Goscellin de Dinan et de Hamon II de Dol, vicomte de Dol. Riwallon 1er se voit confier une toute nouvelle seigneurie créée pour lui par son frère Junguené, celle de Dol-Combourg. En tant que seigneur de cette nouvelle seigneurie et en tant que "Porte Etendard" de l’archevêché de Dol aussi, il fait élever la 1ère tour de Dol. Vers 1064, prenant le parti de grands seigneurs du duché entrés en révolte contre les décisions du jeune duc Conan II, Riwallon, alors homme déjà vieillissant, s’enferme derrière les murs de sa tour de Dol assailli qu’il est par son jeune souverain breton Conan II. Riwallon de Combourg marche t-il à son tour dans les traces emplies de rébellion de son frère aîné Hamon II lequel, hier ,se souleva contre Alain III prenant de ce fait le parti de son frère Eudes ?                     Il est vrai que Riwallon de Combourg est également possesseur d’une seigneurie assise en Normandie et à ce titre, l'a détenant du duc de Normandie, il est aussi "vassal direct" de Guillaume de Normandie.     Donc, enfermé dans sa tour de Dol et assiégé par Conan II son duc breton, il fait appel au duc de Normandie, Guillaume dit le Bâtard, lui aussi son suzerain pour ses terres normandes. Guillaume répondant à son appel force Conan et son allié Olivier 1er de Dinan, le propre neveu de Riwallon dit Chêvre-Chenu, à aller s’enfermer tous deux dans une motte castrale laquelle dresse alors ses pieux de bois sur le dessus naturel du prieuré de Saint-Magloire à Léhon. Ceci est l’épisode relaté par la très célèbre tapisserie de Bayeux. 

    Riwallon Chêvre-Chenu semble mourir quelques années après, vers 1070; son fils majeur, Wilhem ou Guillaume de Dol, renoncera à son droit d’aînesse vers 1070 afin de pouvoir entrer en religion en l’abbaye de Saint-Florent le Vieil, près de Saumur. Wilhem décèdera en l’an 1118 après avoir dirigé, comme Maître Abbé de Saint-Florent de Saumur, quelques années auparavant, la fondation du prieuré du pont à Dinan voulu par son parent Geoffroy 1er  seigneur de Dinan.                                                            Jean 1er de Dol, devenu par le renoncement de son aîné alors entré en religion le nouveau seigneur légitime de Dol offre, cela en compensation religieuse à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur, l’église de Pleine-Fougères avec ses dixmes seigneuriales. Il crée vers 1080, par ses libéralités, l’abbaye de Saint-Florent sous Dol qu’il offre presque aussitôt à Saint-Florent de Saumur aussi. La seigneurie de Dol, ainsi, passa de Hamon II de Dol à son petit-neveu Jean 1er de Dol. Celui-ci deviendra archevêque de Dol tout comme le fut hier son oncle, Junguené de Dol).  

    Au lendemain de cette réconciliation, faite entre les deux frères princiers et ennemis, le calme semble revenir définitivement au sein de la maison ducale de Bretagne. Eudes cependant, dès la mort d’Alain laquelle survient en 1039, Conan son neveu étant encore enfant mineur, s’empare aussitôt et politiquement des rênes du duché et va t’il aussi et ainsi le gérer de ses seules décisions. En fait il prend le titre de comte de Bretagne et assoit de cette façon ce comté et il sera ainsi nommé dans différentes chartes religieuses (dans certaines chartes il sera parfois présenté avec le titre de duc de Bretagne aussi).                                                                        Conan devenu adulte et reconnu comme seul duc légitime par les siens, cela en 1048, Eudes garde toutefois ce titre de comte de Bretagne qu’il transmettra à son fils aîné, Geoffroy 1er Boterel. La maison Comtal de Bretagne est définitivement née et se transmettra ainsi sur plusieurs générations. 

    Conan II fils d’Alain III, duc de Bretagne, meurt en 1066 empoisonné sans laisser de garçon né légitiment. Pour tout enfant légitime pouvant alors, à ce moment précis de l’Histoire, prétendre légitimement à la succession ducale, il n’y a qu’une jeune femme née d’Alain III père de Conan II; elle se prénomme Hawise. Havoise est alors la femme de Hoël comte de Cornouaille. Ce dernier va monter, et cela sur le seul nom de sa seule femme, sur le trône ducal et s’y maintenir de 1066 à 1084. Leur enfant à tous deux, Alain IV dit Fergent, sera l’héritier du duché ; la couronne ducale vient ainsi de sortir de la maison comtale de Rennes pour entrer dans celle de Cornouaille. 

    Que devient à ce moment de l'Histoire Geoffroy 1er Boterel ?                Alain IV Fergent devenu duc de Bretagne son parent Geoffroy 1er  Boterel, héritier du comté de Bretagne par son père Eudes, ne va pas tarder à rallumer les vieilles rancunes et mourir ainsi sous les murs de Dol en 1093. Est-il mort à  Dol à la suite de ces mêmes hostilités lesquelles, hier, avaient déjà si durement séparées son père de son oncle, Alain et Eudes ?       Une nouvelle fois la maison ducale de Bretagne et la jeune maison comtale de Bretagne vont s’affronter sur les champs de bataille. 

    Au lendemain du conflit ayant divisé Alain et Eudes, ce dernier possédant toujours la ville de Dol et les différentes terres l’environnantes (la ville de Dol ne semble n'avoir jamais été une baronnie mais simplement une très importante seigneurie et, à ce titre, par droit de féodalité, ses premiers seigneurs devaient probablement certains devoirs de vassalité envers les comtes dits de Bretagne), Hamon dit le gouverneur des enfants du duc, époux de Roianteline dite Vicomtesse, a déjà disparu de la scène de l’Histoire depuis très longtemps. Plus aucune charte ne le mentionne. Que devient peu de temps après la prise de sa motte féodale de Lehon, survenue vers 1034, Haimon II son fils dit Vicomte de Dol ? (ce dernier semble se reconcillier avec son duc et son successeur, puisque bien des années après, en 1066, Haimon II de Dol est présent au côté de Conan II lorsque celui-ci vient dans le pays Dolois combattre la rébellion menée par Riwallon de Combourg, le propre frère d'Haimon II de Dol)                     Josselin de Dinan apparaît quant à lui cité dans une charte religieuse rédigée au lendemain de la mort d’Alain III ; la baronnie de Dinan est donc probablement déjà née en 1039, année de la mort du duc Alain III.       Mais comment est donc née cette nouvelle seigneurie dite de Dinan issue de la région du Poudouvre ? Est-elle née pendant le conflit séparant Alain et Eudes ou bien trés peu de temps après la mort du même Alain, mort survenue en 1039 année en laquelle sera cité par la première fois cette même seigneurie ? 

     

     

     Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'abbaye de Boquen à Plenée-Jugon                                        

     

    Le Pagus Daoudour et le pays de Porhoët.                                      Quand vers 1040 Eudes de Penthièvre entre en conflit ouvert avec son neveu Conan II fils d’Alain III, celui-ci essayant de récupérer son duché spolié par son oncle, il trouve un fort adversaire en son proche parent Guethenoc de Bretagne lequel est l'un des petits-fils de Conan 1er Beranger, seigneur de Guillier.                                                           Guethenoc décide de la construction d’un castel proche de Guillier, l’un de ses nombreux fiefs, castel qu’il nommera du nom de Josselin, le prénom de son fils (la seigneurie de Josselin a été ainsi créée, seigneurie étant à l'origine de la ville actuelle de Josselin). Guethenoc est seigneur du Porhoët, une vaste seigneurie se situant au travers de la grande forêt placée au centre du duché de Bretagne.                                                Prenant la défense de Conan II son parent Guethenoc, dit vicomte du Porhoët, va aussitôt mener une lutte difficile à Eudes ; il sera dans cette lutte aidé par les habitants d’une région étirant quant à elle ses terres étendues entre deux rivières, entre deux eaux, à savoir celle de la rivière de l’Arguenon et celle de la rivière de Rance. La seigneurie de Dinan, alors probablement déjà née, prend t-elle fait et cause pour Guethenoc et Conan II fils d'Alain III ?

    Cette vaste région est délimitée par la mer au nord, par la rivière de l’Arguénon à sa gauche, par la rivière de Rance ou le pays de Dol sur sa droite puis par la grande forêt et les limites du pays de Vannes à son sud ; le Pagus Daoudour ou pays des deux eaux apparait à ce moment de l'Histoire lequel demain sera nommé le Poudour puis Poudouvre.  

    Ce pays, positionné entre ces deux eaux citées, étire toutefois ses terres à la limite de la grande seigneurie de Penthièvre et sur le nouveau comté de Bretagne lequel, relevant d'Eudes de Penthièvre, est enfermé de fait lui aussi entre deux nouvelles rivières, celle du Gouët près de Plerin et celle du Couesnon laquelle sépare alors le duché de Bretagne de celui de Normandie. Cette grande seigneurie, laquelle comprend notamment le Penthièvre ou tout le pays de Lamballe, assure ainsi à d’Eudes, avec le comté dit de Bretagne, une puissance commerciale et militaire importante.  

    Toutefois Eudes de Penthièvre  n’aurait-il pas créé, voir positionner à la limite du pagus Daoudour, la seigneurie de Dinan  afin de pouvoir assurer au pays Dolois une 1ère  défense militaire contre les habitants de cette même région lesquels alors s'étaient ralliés à Guethenoc seigneur du Porhoët pour l'aider dans sa lutte l'opposant à Eudes ? Certains liens vassaliques ont-ils pu unir le Penthièvre à la jeune seigneurie de Dinan celle-ci aussitôt née ? (vers 1110, Geoffroy de Dinan, possesseur héréditaire du castel de Jugon, s’emparera illégalement de certaines terres appartenant à Briant Vetulus ou le Vieil, terre relevant alors du comté de Porhoët et située dans l'actuelle région de Plénée-Jugon. Sur cette terre spoliée, laquelle n’était donc pas la sienne, Geoffroy de Dinan souhaitera faire édifier un prieuré mais en avait-il moralement le droit ? Cette question sera clairement posée entre les deux antagonistes réunis pour ce faire à Dinan, en l’église de Saint-Malo. Briant devra donner son autorisation afin que la fondation de ce prieuré, voulu par Geoffroy de Dinan, puisse se faire. La réalisation du futur prieuré de Boquen allait bientôt commencer et cela grâce à l’acceptation de Briant le Viel. Celui-ci apparaît avec le titre de haut seigneur dans la charte relatant cet épisode ; il sera également présent dans l’une des chartes du cartulaire de Marmoutier, ayant donné certains fiefs au monastère de Saint-Martin le Grand de Marmoutier. Briant sera à l’origine de la famille seigneuriale de Brehan, famille positionnée dans le diocèse de Saint-Brieuc ; dans le courant du 12 ème siècle cette seigneurie aura rang de Baronnie. Brientius cognomine Vetulus Brihentensium summus dominus et eorum primogenitus ac Sancti-Martini monachus et…Plenée-Jugon relevait donc bel et bien de la seigneurie de Porhoët quand le château de Jugon, quant à lui, relevait de la seigneurie du Poudouvre. La charte de fondation du monastère de Jugon, en Plenée-Jugon, stipulait en effet que Jugon et son château, dans les temps d'hier, relevait alors de la famille seigneuriale de Penthièvre)                               La seigneurie de Dinan peut-elle, pour cette seule raison énoncée ci-dessus, avoir vu le jour ? Il faut cependant faire remarquer, ici et maintenant, que Josselin de Dinan, 1er seigneur de Dinan, ne semble pas avoir eu d’animosité dirigée envers le jeune duc Conan II fils du défunt Alain III.                                                                                                   Olivier 1er de Dinan, fils du dit Josselin de Dinan, ira même jusqu'à prendre les armes pour lutter aux côtés de Conan II quant celui-ci viendra à Dol pour assiéger l’oncle d’Olivier de Dinan lui même, Riwallon Chêvre-Chenu, lorsque celui-ci prendra la tête d’une rébellion fomentée et dirigée contre l’autorité de Conan II.                                                                   Alors quand est-il exactement de la création de la seigneurie de Dinan ? Est-elle née d’une simple division successorale de l’ancienne vicomté de Haimon époux de Roianteline, dite vicomtesse, ou bien est-elle née d’un choix stratégique et militaire lors du conflit ouvert entre Eudes de Penthièvre et Guéthenoc, seigneur du Porhoët ?                                    Quand est-il aussi de l’apparition de la 1ère seigneurie de Lanvallay laquelle un peu plus tard, assise sur les terres dépendant du diocèse de Dol, relevera géographiquement du comté de Bretagne par droits de féodalité et devoirs de vassalité ?                                                              La  seigneurie de Lanvallay apparaît pour la première fois au travers d’Alain lequel, fils de Henry, est présenté dans une charte comme étant le grand-père de Jean de Lanvallei, ainsi cité, Jean étant lui même le neveu de Willhelm (William ou Guillaume) de Lanvallei ainsi cité lui aussi.    Alain dit fils de Henry, parent de ces deux seigneurs nommés tous deux de Lanvallei, a probablement dû lui aussi porter le patronyme de Lanvallei. Au travers de cet Alain, que nous nommerons donc aussi de Lanvallei, lequel nait vers 1100, apparait donc très probablement pour la première fois la forme écrite du patronyme Lanvallei au travers du latin lanualei (Il nous faut cependant faire extrêmement attention à la lecture de cette charte laquelle reste un jugement judiciaire. A ce titre elle est très importante. Ce jugement fut rendu après de nombreuses années, jugement extrêment bien détaillé lequel se prononça en 1209 en faveur de Jean de Lanvallei et cela à l'encontre de Simon Lebret. Ce dernier avait spolié Jean de Lanualei de terres situées en le comté de Bretagne mais également d'une demi-paroisse située en Angleterre, à savoir la demie-paroisse de la Petite Abington située en le comté de Richemont;  l'autre demie paroisse était le bien propre de William II de Lanvallei lequel, en fait, la détenait de son père William 1er. Il nous faut savoir aussi que cette paroisse hier, et cela dans sa totalité, relevait d'Etienne de Penthièvre possesseur par ses frères successivement décédés du comté de Richemont. Pour étudier ce litige lire pour cela le châpitre propre aux faits et gestes des seigneurs de Lanvallei.                                                 Cependant pourquoi nous faut-il faire extrêment attention à la lecture de ce jugement ? Est-ce parce que il nous établit l'ascendance généalogique directe de Jean et de William de Lanvallei ?                                              Le comté de Richemont et sa paroisse de la Petite Abington, tous deux accompagnés du procès relatif aux terres spoliées de Jean par Simon Le Bret, jettent tous trois un pont certain entre l'ascendance de la famille seigneuriale de Lanvallei et la maison comtale de Penthièvre ou la maison ducale de Bretagne. Tout cela semble pouvoir mettre à mal le fait que l'on présentait depuis toujours la famille seigneuriale de Lanvallay comme étant un simple bourgeon ayant surgit sur le tronc de la famille seigneuriale de Dinan.                                                                                                      Dans le cas présent le lien unissant les seigneurs de Lanvallei à la Maison de Penthièvre reste donc la transmission de la paroisse de la petite Abington. Henri ou Hainric père du dit Alain est quant à lui un enfant naturel supposé de Aimeric Boterel lui même enfant naturel certifié de Geoffroy 1er Boterel ce dernier étant le propre frère du dit Etienne de Penthièvre.            

      La paroisse de Lanvallay en tant que telle apparait citée quant à elle, pour la première fois, bien plus tard, en 1205 puis en 1223 lors du décès de Guillaume père d'Olivier de Coëtquen. Les seigneurs de Lanvalei doivent-ils leur dénomination du nom même de la paroisse de Lanvallay ou bien est-ce que la paroisse de Lanvallay prit, elle, le patronyme de ses premiers seigneurs ? Ceci est-il une question pertinente ?                   Cependant il nous faut bien retenir le fait que le nom de la paroisse de Lanvallay, écrit Lanvalei, apparait pour la première fois effectivement qu'en 1205 lorsque le patronyme seigneurial de Lanvalei lui apparait écrit dès les premières heures de la seconde moitié du XII siècle. Avons nous la réponse à notre question que celle-ci soit pertinente ou non ?                    Le nom écrit de la paroisse de Lanvalei ou Lanvallay apparaitra ensuite souvent écrit, cela notamment entre 1242 et 1300  tout au long de l'existence des moulins de Brachessac assis en cette paroisse. Reprendre ce même chapitre).



     

    Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

     

    L'abbaye de Sainte-Marie d'York                                           

     

      Alain de Lanvallei fils d'Henri.                                                          Quand est-il de Henry père d’Alain de Lanvalei que nous ne nommerons pas  de Lanvalei ici ? Henry nait vers 1070 et il apparaît écrit en 1209 sa personne étant citée dans l'acte de Justice relatant la spoliation de terres volées à son arrière petit fils Jean dit de Lanvallei. Jean et William de Lanvalei étaient donc tous deux propriétaires d’une même paroisse nommée Little Abington (la ville actuelle d'Abington dans le Cambridgeshire est constituée de deux paroisses distinctives mais néanmoins réunies, chacune d'elle ayant sa propre église. Il en ait toujours ainsi aussi pour la ville de Dinan laquelle est constituée,depuis les premières heures du 12 ème siècle, des paroisse de Saint-Malo de Dinan  et de Saint-Sauveur, Saint-Sauveur apparaissant avec l'agrandissement de la ville initiale de Dinan. Ainsi la Petite ville d'Abington et la Grande Abington, séparées l'une de l'autre par le fleuve Granta, forment-elles ainsi réunies la ville d'Abington. Les églises de la Petite Abington et de la Grande Abington sont toutes les deux placées sous le même vocable de Ste-Marie. Cette séparation géographique se fit probablement lors de la rédaction de Domesday Book quand les deux manoirs, situés de part et d'autre de la rivière furent attribués à des vassaux différents placés néanmoins tous deux très probablement sous l'autorité première du seigneur Alain le Roux de Richemont frère de Geoffroy 1er Boterel. Dans le Domesday Book, la paroisse de la Petite Abington relevant du comte de Bretagne est présentée ainsi: In domesday book Little Abington is thus noticed : Terra Alani Comitis. In Cildeford Hund. Ipse eom... The Genthemans' magazine and historiale chronicle, volume n°86 Partie 1 année d'édition 1816).                                                                                 La paroisse de la Petite Abington relevait de l’Honneur de Richemont, en Angleterre, quant la dite seigneurie de l’Honneur de Richemont elle relevait de la famille seigneuriale de Penthièvre.

    Propriétaires en indivis de l’église de la Petite Abington (cette dernière assistera en 1170 à la naissance de St-Edme lequel, en 1234, deviendra archevêque de Cantorbury. Entré en conflit avec le roi Henry III d'Angleterre, Edmese retire en France reçu par le roi Louis IX et sa mère, Blanche de Castille. Il meurt proche de Provins, en 1242, canonisé très peu de temps après, en 1246) Jean de Lanvallei, William de Lanvallei et les enfants de ce dernier seront cités dans plusieurs actes tous relatifs à la spoliation des terres volées à Jean.                                                          Cet acte judiciaire, commencé dès l’année 1199, perdurera jusqu’en l’année 1209. Nous apprendrons en même temps qu’Estienne de Penthièvre, frère de Geoffroy 1er  Boterel comte de Bretagne (Estienne nait vers 1050 et décéde le 24 avril 1136), fils d’Eudes et neveu d’Alain III duc de Bretagne lui aussi, offrira à l’abbaye bénédictine de Sainte-Marie d’York, laquelle fut construite par son frère Alain le Roux, les différentes dîmes de l’église d’Abington lesquelles dîmes relevaient alors de sa propre seigneurie de Richemont.

    (Etienne 1er de Penthièvre  qui épousa Havoise de Guingamp, comte de Penthièvre, fut un grand possesseur de terres situées en Angleterre. Héritier de son aîné Geoffroy 1er comte de Bretagne, lequel meurt en 1093 sous ou en les murs de Dol...Quod Gofredus Britannorum Comes, qui et Boterellus cognominabatur..., il reçoit en 1093 les comtés de Penthièvre, de Guingamp, du Trégor et du Goëlo. En effet le seul fils légitime de Geoffroy 1er Boterel, Conan 1er de Penthièvre son neveu, semble lui aussi mourir cette même année 1093 mais cela en en Syrie lors de la 1ère croisade. Par les décès respectifs de ses  autres frères, Brient, Alain le Roux et Alain de Niger, tous seigneurs de Richemont, Etienne de Penthièvre hérite aussi de l’honneur de Richemont en Angleterre.          Etienne eu en autre pour enfant Alain dit le Noir, 1er comte de Richemont, ce dernier épousant Berthe de Bretagne la propre fille de Conan III de Bretagne et petite-fille de ce fait du Duc Alain Fergent.                            Comme fils d'Eudes de Penthièvre et comme héritier de son frère Geoffroy 1er Boterel Etienne de Penthièvre prendra lui aussi l'appelation comte de Bretagne, titre créé par son père Eudes.                                                     Alain le Noir fils d'Etienne ci-dessus, outre l'héritage de l'Honneur de Richemont reprendra lui aussi le titre de Comte de Bretagne et cela jusque dans l'intérieur même de certaines chartes religieuses rédigées en Angleterre; Conan IV son fils, héritier par sa mère de Conan III, héritera de la couronne ducale de Bretagne.                                                           Etienne eu aussi pour enfant Geoffroy II Boterel, comte de Penthièvre et de Lambale. Geoffroy II s'établira définitivement en Angleterre après son second mariage avec Vigolenta de Nettleshead après avoir fait édifier et le château de Montcontour et l'abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois. Seigneur dans le Nettleshead Geoffroy II Boterel sera la souche de la famille seigneuriale anglaise de Boterells ou Boutreaux.                   Geoffroy II un peu plus tard, donc parti en Angleterre, prendra le parti de Mathilde l’Emperesse lors de la guerre de succession laquelle opposera cette dernière à son cousin, Estienne de Blois, prétendant lui aussi à la couronne d’Angleterre. Dans ce conflit, Geoffroy II Boterel comte de Penthièvre sera opposé à son frère Alain le Noir comte de Bretagne et de Richemont lequel lui prendra le parti d’Estienne de Blois. Ce conflit déchira ainsi l'intérieur même de la Maison seigneuriale de Penthièvre.                 Alain le Noir (1107-1146) est dit Comte de Bretagne lors d’une donation faite à l’abbaye de Ste-Mélaine. Ego Alanus D.G. comes Britanniae…  Estienne eu sur le tard un autre fils aussi, Henry 1er de Penthièvre, lequel lui recevra les comtés du Treguier et du Goëllo. Henry de Penthièvre aura lui pour enfant et héritier Alain 1er de Penthièvre père d’Henry II dit d’Avaugour. Ainsi la maison d'Avaugour naitra t-elle de la maison de Penthièvre.

    Etienne de Penthièvre meurt le 21 avril 1137 après avoir en 1130 fait édifié l'abbaye de Guingamp laquelle fut placée sous la protection de la Sainte-Croix).

     

     

     

    Les Premières heures

     

      Gisant présumé de William III de Lanvallei en l'église de la Vierge-Marie, à Walkern dans le comté du Hertfordshire, sous le règne du roi Jean sans Terre, gisant réalisé en marbre coquillier de Purbeck. Son aieul, William 1er de Lanvallei, sera en autre bienfaiteur de plusieurs dons religieux  qu'il offrira aux religieux placées sous l'invocation de Saint-Michel l'Archange, religieuses relevant alors de l'église de Saint-Clément de Stamford en le comté de Lincolnshire, église aujourd'hui disparue.  Photo de la Société Historique de Walkern, 21/09/2008.

     

     

     

     Les Premières heuresAlors comment Henry, père d’Alain de Lanvalley, est-il entré en possession de l’église de la petite Abington dont les dixmes, hier, relevaient d'Etienne de Penthièvre comte de Richemont ? (La seigneurie de Lanvallei, en le comté de Bretagne, s’étirait entre Rennes et Dol ; les sœurs de Jean de Lanvallei sont présentées, dans la charte de donation de la terre d’Harel, comme vivant à Rennes. L’oncle de Jean, Wilhelm de Lanvallei, avant de reprendre le poste de gouverneur du castel de Colchester hier détenu par son beau-père, est nommé à la sénéchaussée de Rennes pour et par le roi Henry II d’Angleterre ; il en sera de même un peu plus pour son neveu supposé Robertus lequel sera aussi nommé sénéchal de Rennes sous le règne de la duchesse Constance de Bretagne. Certains membres de cette même famille seigneuriale, au 13 ème siècle, seront propriétaires dans la région très proche de Dol, à savoir, Lanhelin, Meillac, Epiniac et Baguer Morvan).  


     

    Les Premières heures 

     

    Bannière des seigneurs de Lanvallei. Henry II roi d'Angleterre prendra, pour armes armoiriales deux Léopards d'Or se surmontant, ce symbole animalier sera repris dans les armoiries royales d'Angleterre assemblés en trois par son fils Richard Coeur de Lion. Certains seigneurs proches du roi Henry II se verront le privilège d'associer ce même animal à leurs propres armes armoiriales. Peut-on alors  ici même faire un rapprochement entre le Léopard de William de Lanvallay et le Léopard du roi Henry II, ce dernier ayant choisi William 1er de Lanvallei comme époux de sa pupille royale, Guennora de Saint-Clare ? De Gueule au Léopard d'Or passant et rempant (Passant: trois pattes posées sur la terre, la quatrième, positionnée devant et à droite levée vers le ciel; Rampant: de profil  et ne montrant qu'un oeil)

     

     

    Les Premières heures

    Armories de la Normandie d'Henry II roi d'Angleterre. De Gueules aux deux Léopards d'Or passants et gardants (Gardant: représenté de face avec les deux yeux regardant)

     

     

     

     

     

     

     

    Les Premières heures 

     

     

     

     

     

     

    Eglise de Walkern; photo de Julia et Keld

     

     

     

    1167 - 1169 :   William 1er de Lanvallei et la Sénéchaussée de Rennes.    

     

    William 1er de Lanvallei prendra pour épouse la propre pupille royale (Guennora de Saint-Clare. Le petit cousin de cette dernière prendra quant à lui pour épouse Aliénor d'Aquitaine, fille du roi Jean sans terre. A la mort de cet époux, Alienor prendra en second mariage pour époux Simon V de Montfort  le fils du célèbre Simon de Montfort qui mena une guerre si acharnée contre les Cathares. Voir l'arbre de généalogie ci-dessus relatif aux seigneurs de Saint-Clare) du roi Henry II d'Angleterre entrant en possession, par le fait même de son union avec Guennora, de tous les biens hérités par sa jeune femme et notamment celle de la charge de gouverneur du château de Colchester hier détenue par Hubert de Saint-Clare (né vers 1140-1145, Sénéchal de Rennes entre 1167-1169, William prendra donc pour épouse Gennora vers 1265 celle-ci étant héritière de fiefs très importants depuis la mort de son père, mort survenue en 1155 lors du siège du château de Bridgnorth. Présent au côté du roi Henry II en Angleterre et en 1166, lorsque ce dernier se présente devant Portséa désirant soumettre Fougères afin de mieux pouvoir prendre Rennes, William semble être nommé sénéchal de cette ville de Bretagne au lendemain de ce départ et cela malgré la présence d'un premier sénéchal déjà en fonction en la ville de Rennes, à savoir Guido dapifer lequel fut dapifer de cette ville pour Conan III de Bretagne, en 1141, 1152, 1158 et 1167.                                                                                         William semble donc avoir remplacer ce même Guido nommé qu'il fut très probablement par Henry II. Né le 05/03/1133, Henry II sera couronné le 19/12/1154 au lendemain de la mort d'Etienne de Blois et décédera le 06/07/1189. Peu avant de décéder Conan III de Bretagne va désavouer son fils illégitime, Hoël, préférant ainsi pour seul héritier "légitime" son petit-fils Conan IV lequel lui est le fruit né du mariage établi entre Berthe de Bretagne, sa fille légitime, et Alain III de Penthièvre dit de Richemont.  Alain décédé Berthe prend du vivant de son père, pour deuxième époux, Eudes de Porhoet lequel devient ainsi, au décès de Conan III et au nom de son épouse la duchesse Berthe, le nouveau mâitre du duché.                 Hoël, devenu depuis simple comte de Nantes, hier écarté par feu son père du trône ducal, va se dresser contre le tuteur de son neveu Conan IV quand Eudes en 1154 refusera à son neveu la restitution légitime de son duché. Au cours de cette lutte de succession Conan IVsera obligé, en 1156, de se réfugier en son comté de Richemont, en Angleterre.              En 1156 Hoel quant à lui est chassé de son comté par ses propres Nantais lesquels, pour ce faire, font appel à Geoffroy VI d'Anjou, le propre frère du roi Henry II d'Angleterre, Geoffroy devenant ainsi Comte de Nantes et cela jusqu'à sa mort laquelle surviendra en 1158.                                         En 1156, donc réfugié en Angleterre, Conan IV, en tant que petit-fils par sa mère de Mathilde de Plantagenêt fille d'Henry 1er, demande à son parent Henry II roi d'Angleterre une aide militaire afin de pouvoir entrer en possession de son duché. Sur l'intervention militaire d'Henry II Conan IV recouvrera en 1156 son héritage, Eudes s'expatriant, mais sans cependant pouvoir récuperer le comte de Nantes au décès de Geoffroy VI d'Anjou. Frère de Geoffroy VI  Henry II refusera en effet cette restitution préférant garder pour lui même, cela en tant qu'héritier de son frère, le dit comté de Nantes.                                                                                                     Avec l'assentiment ou la bénédiction d'Henry II en 1160 Conan IV prend pour épouse Marguerite d'Hudingdon laquelle, princesse écossaise, devient ainsi la nouvelle duchesse consort de Bretagne. De ce mariage très peu de temps après naitra Constance de Bretagne laquelle sera fiancée très jeune, en 1169, à Geoffroy Plantagenest fils d'Henry II d'Angleterre. Au titre de ces fiançaille Henry II  roi d'Angleterre prendra la direction du duché. Le Lion d'Angleterre Henry II est ainsi entré dans le duché de Bretagne).                                                                                                     William1er  de Lanvalei, choisi par le roi Henry II d'Angleterre pour être l'époux de sa royale pupille, devait-être issu d'une très noble lignée pour pouvoir épouser ainsi Guenora de Saint-Clair ou Saint-Clare, royale protégée du roi, noble damoiselle normande placée sous la protection de ce monarque depuis la mort chevaleresque de son père. Celui-ci en effet trouvera la mort se jetant devant son roi visé par un trait d'arbalète;  mortellement blessé à la dite bataille de Bridgenorth il décèdera dans les bras d'Henry II.                                                                                   Sénéchal de Rennes William 1er de Lanvallei sera ensuite déplacé de Bretagne au château de Winchester, en 1171, lorsque le prince Richard d'Angleterre manifestera envers son père ses premiers signes de rébellion (probablement connétable du castel de Colchester aussi puisque ce poste, hier placé sous le gouvernement de feu son beau-père, Hubert de Saint-Clair, sera ensuite successivement placé sous l'autorité première et de son fils et de son petit-fils même si ce dernier se vit par deux fois confisquer cette même charge l'une de ces deux confiscations ayant été en rapport avec sa participation à la Magna Carta).                                                 William deviendra aussi, dans la continuité de sa vie, l'un des grands juges royaux et itinérants du royaume d'Angleterre ayant, sous sa responsabilité, toute une partie de l'Est de l'Angleterre. Cela se fera vers 1175. Né vers 1130, il meurt en Angleterre vers 1182 sous le règne du roi Henry II. William 1er de Lanvallei est-il né en Bretagne alors que nous savons, maintenant, que son père était propriétaire de l'église de la Petite Abington relevant du comté de Richemont ? Les armoiries représentant les armes de William II laissent penser que cette famille seigneuriale vit le jour sur le sol breton mais nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer cela avec certitude, ni dire son contraire non plus.                                                       William 1er de Lanvalei et Jean de Lanvalei, oncle et neveu l'un de l'autre, semble avoir été tous deux propriétaires de la paroisse et église de la Petite Abington ce fait laissant à penser que ce même bien leur fut transmit héréditairement chacun des deux semblant en posséder l'une des deux moitiés. Un accord en effet est établit en l'année 1205 entre Jean de Lanvallay et son cousin, William II de Lanvallay (ce dernier a laissé presque aucune information le concernant. On ne connait de lui que le nom de sa famille ainsi que ceux de ses seigneuries. Seigneur de Walkern par son père, il fut donc aussi seigneur de Wakerly, seigneurie dont héritera aussi William III de Lanvallei), fils de l'oncle de Jean, William 1er de Lanvallei ci-dessus. Cet acte en ses écrit a contenu une condition essentielle afin que la moitié de ce même bien d'Abington puisse rester aux héritiers de Jean; malheureusement cela ne se fera pas [Jean devait avoir des héritiers de sa seconde épouse, née de Moleton. A défaut de ces héritiers les propres enfants de Jean, nés de son premier mariage, ne pouvaient aucunement prétendre à la dite demie-paroisse de la Petite Abington celle-ci devant revenir alors aux héritiers de William II de Lanvallay, à savoir le propre cousin de Jean de Lanvallei].                    Cette deuxième moitié de la paroisse de la Petite Abington en effet, en accord avec cet acte passé entre Jean et William II de Lanvalei son cousin, sera transmise en totalité à William III fils de William II Jean de Lanvalei n'ayant pas eu d'enfant avec sa seconde épouse anglaise née De Moleton. Ces deux paroisses plus tard seront effectivement détenues  en totalité par Hawise de Lanvalei la propre fille de William III de Lanvallei.   

       Certains Pip Rolles, rédigés vers 1090,  font mention d’un litige ayant opposé Aubrey de Vere premier du nom et Alain le Roux alors tous deux en conflit pour la possession de la seigneurie d’Abington toutes ses terres comprises(Aubrey de Vere aura pour enfant Aubrey II de Vere lequel prendra pour époux la Grande Tante de Guenora ou Gunnora de Saint-Clare, Adeliza de Clare, Guenora étant la future épouse de William 1er de Lanvallei. Etudiez l'arbre de généalogie ci-dessous joint; il place sur une même ligne de généalogie et la présence d'Aubrey II de Vere et Henry souche des seigneurs de Lanvallei. Aubrey 1er de Vere recevra les terres d'Abington, probablement la paroisse de la Grande Abington, quand le second lui recevra un peu plus tard, cela sous le règne d'Henry 1er,  la paroisse et église de la Petite Abington.                                               Albéric ou Aubrey 1er de Vere et son épouse fonderont vers 1108, peu de temps avant leur mort, un prieuré situé au plus près de leur demeure seigneuriale de Golne lequel, placé sous le vocable de Saint-André, sera pourvu de moines venus de la vieille abbaye de Sainte-Marie-d'Abington. Tout laisse à penser qu'Aubrey 1er de Vere perdra la dite seigneurie d'Abington puisque quelques années plus tard seulement, Estienne de Penthièvre, frère héritier d'Alain le Roux, offrira des dîmes relevant de la petite paroisse d'Abington au monastère de Saint-Marie de York).     Aubrey 1er de Vere en 1086 apparait dans le Domesday Book  comme "Locataire"  tenant en sa main, confiées par le roi Guillaume le Bâtard, plusieurs seigneuries réparties dans les comtés du Sussex, de Cambridge et du Suffolk. Aubrey de Vere se voit ainsi offrir toutes les possessions ayant appartenu à un ancien membre de l’aristocratie du roi Edouard le Confesseur, haut personnage nommé Wulwine ; Abington et sa seigneurie, étant situés dans le comté de Cambridge, font ainsi partie de cet immense fief féodal nouvellement créé peu de temps après la bataille d’Hasting et offert à Aubrey de Vere.                                                                        Aubrey ou Alberic de Vere semble ici avoir remplacé le viscome Picot sur certaines terres hier détenues par lui lesquelles terres contiennent donc la dite seigneurie d'Abington. Alain de Roux est très bien pourvu en seigneuries également, celles-ci s’étirant quant à elles dans plusieurs autres comtés, mais également dans le Cambridge aussi. Très bien pourvu, il est le plus grand possesseur de terres parmi tous les bretons ayant participé à la bataille de Hasting, en 1068. Alain le Roux reçoit ainsi l’ensemble des terres ayant appartenu avant 1068 à une très belle  femme nommée Eddeva, ou Edith de Wessex, laquelle fut la reine et épouse d’Harold II de Wessex dernier roi Anglo-Saxon d’Angleterre avant que ce dernier soit défait par Guillaume lors de la bataille d'Hasting.                 Cette très noble Dame semble avoir été propriétaire en autre, en ce comté de Cambridshire, de la paroisse de la Petite Abington, paroisse située au plus près de la paroisse de la Grande Abington, ces deux paroisses, séparées l'une de l'autre par une rivère, formant alors la seigneurie d'Abington.                                                                                          Comment et à quel titre Alain le Roux, frère d’Etienne de Penthièvre en autre, entre t-il en possession de presque tout le bien foncier ayant appartenu hier à la belle Eddeva de Wessex y compris la paroisse de la Petite Abington ? A t-il reçu l'ensemble de ces différentes seigneuries de la main même de Guillaume de Normandie ? Le départ de son frère aîné Brient peut-il aussi entrer en relation avec cela ?                                       Un certain courant de pensée laisserait supposer qu’il aurait pu épouser Gunnhild, fille d’Eddeva et du feu roi Harold de Wessex. Cela peut-il être vrai ?                                                                                                       Alors que son frère aîné Brient retourne dans sa Bretagne natale en laquelle il fera construire le château de Brient, peu de temps après avoir aidé Guillaume à repousser en 1069 une attaque emmenée par les fils du feu roi Harold de Wessex,  Alain le Roux va s'établir quant à lui définitivement en Angleterre et recevoir ainsi ces multiples terres dont un nombre important furent hier détenues par Raoul de Gaël  (La filiation attestée des Gaël-Montfort trouve son origine en la personne de Radulfus Anglicus, Raoul L'Anglais dit aussi Ralf L'Ecuyer qui apparaît comme témoin dans une charte bretonne du duc Alain en 1031. Il paraît aussi dans des actes de 1040 et 1064. C'est probablement le même qui est présent à la cour d'Edouard le Confesseur, en 1060, il y tient la charge de staller c'est à dire d'administrateur local et de conseiller.                                        Il sera présent au siège de Dol en 1065 avec Juhaël de Lohéac et Alain de Rieux. Puis il accompagne le duc Guillaume de Normandie auquel il s'est rallié lorsque celui-ci part à la conquête de l'Angleterre, au début de l'année 1066, et cela toujours avec le sire de Lohéac. Allié à Guillaume en Octobre 1066, lui apportant ainsi son soutien militaire lors de son invasion outre-manche, il se voit récompensé au lendemain de Hasting par l'octroi du comté d'East-Anglie qui comprend les comtés de Norfolk et de Suffolk. Raoul I de Gaël-Montfort, sire de Gaël, de Montfort et du Largez en Louargat, puis   roi d'Estrangles, comte de Norfolk et de Suffolk en Angleterre, est donc présent en Angleterre pays en lequel il manifeste lui aussi, dans un premier temps, une grande fidélité vis à vis du Conquérant celui-ci n'hésitant pas à lui confier, à la mort de son père survenue en 1070, l'earldom de Norfolk. Raoul épouse Emma de Breteuil, fille de Roger de Breteuil lequel est le fils de Guillaume Fitz-Obern, comte de Hereford. Mais la bonne entente entre le roi et Raoul ne dure pas. Raoul en 1075 se révolte et entraîne avec lui son beau-frère Roger de Breteuil, earl seigneur d'Hereford. L'insurrection échoue. Dans la continuité de son insurrection Raoul se réfugie en Norvège puis au Danemark et enfin en Armorique où sa famille, surtout maternelle, possède de nombreux alleux autour de la forêt de Paimpont une partie d'entre eux ayant sans doute été donnés par Alain III, duc de Bretagne, à son père Ralf l'Ecuyer.              Installé en Bretagne Raoul se montre particulièrement remuant. Peut-être construisit-il le château de Gaël ! Des textes connus font remonter à cette époque la première présence d'un habitat fortifié à Gaël. Il envisage de construire également une défense à Montfort afin de protéger un point stratégique essentiel sur la voie romaine Rennes/Carhaix. De même, et cela  pour la même raison, c'est lui qui décide de la construction du donjon de La Gacilly sur la butte où sera bâti un peu plus tard le château.               Puis Raoul s'assagit, il ne cherche plus à se venger du duc de Normandie lequel meurt en 1087; il accepte également l'autorité du duc de Bretagne, Alain Fergent. Grand seigneur breton il témoigne en 1093 dans un jugement lequel est établit entre les moines de l'abbaye de Redon et les chapelains du duc. A l'appel de la première croisade il décide de se croiser avec le duc de Bretagne, Alain Fergent et ses 2 fils, et cela en la compagnie des seigneurs de Vitré, de Fougères et de Dinan; le sire de Chateau-Giron participera également à cette même croisade.             Raoul décède lors du siège de Nicée, en 1097.                                            Il est permis de penser que Raoul de Gaël et son fils, Raoul II de Montfort, furent les deux premiers seigneurs de La Gacilly puisque quelques années plus tard l'un de leurs descendants signera son acte de mariage comme étant "sire de La Gacilly").                                                                         Ces différentes terres, appartenant à un même seigneur, s’étiraient toujours sur plusieurs comtés administratifs rencontrant souvent ainsi des terres appartenant à d’autres seigneurs pourvus, eux aussi hier, par le roi Guillaume de Normandie. Ainsi Aubrey 1er de Vere était-il, pour l’une de ses terres, celle du grand Abington, le vassal d’Alain le Roux ?               Les terres D’Aubrey de Vere et d’Alain le Roux vont ainsi mutuellement se rencontrer autour de la seigneurie d’Abington créant ainsi un litige lequel allait bientôt les diviser. Dans la taxation du pape Nicolas, en 1290, le grand village d’Abington  a été évalué à 10 livres 13 deniers et 4 soldes.                                                                                                     Voici maintenant cette charte ou cet accord établit entre William II et Jean de Lanvallei : Johannes de Lanvalei petens et Willelmus filius Willelmis de Lanvaley tenens concordati sunt de mediate ville d'Abinton' per sic quod idem Willelmus concessit eidem Johanni et heredibz suis si quos habuerit de Christiana sorore Roberti de Moleton' uxore sua, tenendam de eo et heredibus suis per servitium dimidii militis, salva medietate ecclesie de Abinton' que ad illam medietatem spectat que remanet eidem Willelmo et heredibus suis : et, si idem Johannes non habuerit heredm de predicta xpiana post decessum ejusdem Johis illa medietas pdicte ville quieta revtet eidem Willo et heredibz suis ita tamen quod predict Willus et heredes sui reddent annuatim heredibz pdicti Johis qui non suerint de pdicta xpiana IIII marc imppettum de pdicta tra. Christiana, post decessum ejusdem Johannes illa mediatas predicte ville.. Curia Regis Rolls: 5-7          Traduction : Jean de Lanvallei et William fils de William de Lanvallei, locataires, tiennent un accord concernant la moitié de la ville d’Abington. William accorde la même chose à Jean que si lui et ses héritiers à naitre de Christiana sœur de Robert de Meleton, sa femme, acceptent de tenir et d’enregistrer le service d’un demi-chevalier pour la moitié de l’église d’Abington, comme cette même moitié reste à William si Jean n’arrive pas à avoir un héritier de ladite Christiana ; après la mort de Jean, la ville précitée par la médiation…                                                                     Nous pensons, par la transmission de cette Paroisse et église de la Petite Abington reçues en indivis par Jean et William de Lanvallei que Alain, père de William et grand père de Jean, semble donc avoir été lui aussi propriétaire de ce même bien probablement hérité de son propre père Henry puisque ce dernier reçoit, sous le règne d'Henry 1er roi d'Angleterre, des terres relevant de l'Honneur de Richemont pour une surface de 5 hides.

    Les Premières heures

     

     

     

     

     

     

    Richemont : seigneurie créée quelques années auparavant par Guillaume le Conquérant pour doter Brient fils de Eudes de Penthièvre, neveu d'Alain III duc de Bretagne, lequel Brient avait participé à la bataille d'Hasting.   Cet Honneur dit de Richemont sera transmit héréditairement au sein même de la famille seigneuriale de Penthièvre, famille seigneuriale possédant aussi en Bretagne et en seigneurie le comté de Bretagne nouvellement créé par Eudes de Penthièvre.                                                             Lorsque le Domesday Book fut rédigé l’Honneur de Richemont comprenait, dans le seul comté de Cambridshire, 12 manoirs, 31 moulins, 2 pêcheries, 2 marais, 10 lieux avec forêts, 15 pâturages et 51 prairies, l’ensemble de tout cela représentant une valeur de 260 livres équivalent un peu près à 25% de l’honneur de Richemont. Sur le même Domesday Book l'Honneur de Richemont totalisait quant à lui 1011 livres pour environ 200 seigneuries dont la plus part étaient situées dans le comté du Yorkshire. La population, malgré l’importance des manoirs dont certains étaient probablement détruits, comprenait 11 chevaliers, 2 hommes libres, 10 bourgeois, 266 bordiers ou laboureurs à bras, 286 vilains et 117 serfs. 1 seul parc à bestiaux semble avoir été répertorié pour 370 porcs comptés.              Situé juste au dessous du comté de Cambridshire, lequel comprenait alors la seigneurie d’Abington dans sa globalité, se trouvait être le comté de Herfordshire et sa petite ville de Walkern dont sera nommé seigneur William 1er de Lanvallei, fils d’Alain et petit-fils d’Henri.                          Alain le Roux, héritant des terres de Richemont de son frère Brient, fera construire le castel de Riche Mont lequel demain donnera naissance au nom de cette seigneurie ou Honneur (Lire:  La consistance du Comté de Richmond en Angleterre, d'après le Domesday Book, par Paul Jeulin 1937)                                                                                                         Est-ce que Alain, que nous nommerons donc de Lanvallei aussi puisque l'oncle et le neveu, tous deux, s'appelèrent de Lanvallei, a vu le jour en Bretagne ? Nous n'avons non plus aucune réponse à apporter à cette autre question.                                                                                            La seigneurie de Lanvallei, alors située en la Cour du Comte de Bretagne (le comté de Bretagne semble prendre fin sous le règne de Geoffroy III de Penthièvre lequel, né vers 1155, semble être le dernier seigneur de Penthièvre à utiliser l'atelier de monnayage créé par son arrière grand-père, Etienne de Penthièvre) et relevant de la maison de Penthièvre, semble donc naitre avec cet Alain fils de Henry. Au regard de son fils William dit "de Lanvalei", au regard de son petit-fils Jean dit "de Lanvalei" aussi, Alain nous le nommerons donc "de Lanvallei" aussi [Alain fils de Henry eu deux fils certifiés, William enfant probablement puisné et Raoul. Ce dernier semble être le père de notre Jean de Lanvalei] .                          La possession de la paroisse et église de la Petite Abington, laquelle relevait donc de l'Honneur de Richemont, (donc des Penthièvre tout comme la Grande Abington aussi d'ailleurs; la paroisse et église de la Petite Abington étant donc la propriété commune, en 1209, et de William et de Jean de Lanvallei) et la possession de la seigneurie de Lanvallei en Bretagne laquelle dépendait, quant à elle, également de la Cour du comte de Bretagne et de ses seigneurs dits de Penthièvre laissent, toutes deux réunies, envisager effectivement la possibilité qu'Henry père d'Alain ait été un enfant naturel d'Aimericii lui même fils de Geoffroy 1er Boterel comte de Penthièvre (Conan II de Bretagne, fils d'Alain III, n'a eu aucun enfant connu à ce jour, le nom de son épouse n'étant pas connu non plus. Cependant, une donation faite par la duchesse Berthe de Blois, sa mère, à Quimperlé, indique très clairement que Conan II eu un enfant naturel hors mariage : Alanus nothus filius Conani Comitis ou Alain bâtard fils du comte Conan. Il en va de même pour Geoffroy 1er Boterel lequel, pour l'Histoire, eu pour enfant que Conan 1er de Penthièvre.                                        Nous savons cependant, par une charte rédigée à Dol, que Geoffroy Boterel eu un fils naturel lequel fut prénommé Aimericii. En effet ce dernier eu lui même pour enfant un fils nommé, cela dans la même charte, Alanus Boterel filii Aimericii. Alain apparait dans cette charte comme étant l'un des témoins ayant assistés à la rédaction de cette charte; cette dernière dans son texte reprend l'ensemble des différents dons offerts hier au prieuré de Combourg par les seigneurs de Dol.                                                        Est-il donc déraisonnable de penser aujourd'hui que ce même enfant naturel né de Geoffroy 1er Boterel, lequel fut tué à Dol en 1093, enfant nommé Aimericii, ai pu avoir lui aussi un enfant naturel prénommé quant à ce dernier Henry ?                                                                                       Si cela était le premier seigneur propriétaire de la terre dite de Lanvallei, terre assise en la Cour du comte de Bretagne, aurait alors été Aimericii fils de Geoffroy 1er Boterel comte de Bretagne à défaut bien sur d'avoir eu Alain fils d'Aimerici comme premier "tenant".                                                Il est à noter aussi que Aimericii sera également présent en Angleterre et cela comme témoin au côté de son cousin éventuel, Geoffroy II Boterel dit de Nettleshead, fils d'Estienne de Penthièvre, quand ce dit Geoffroy II fera un don religieux; Aimericii, alors présent à ses côtés, est cité comme étant l'un des barons d'Alanus Comte de Bretagne, le propre frère du dit Geoffroy II Boterel.                                                                                         La réception de l'église de la Petite Abington, si nous retenons cette éventuelle ascendance du premier seigneur de Lanvalei, aurait été alors quant à elle transmit d'une façon héréditaire à Henry père d'Alain Henry étant ici le grand aïeul de Jean de Lanvallei.                                           Nous pouvons étudier, afin de mieux pouvoir comprendre cette même éventuelle ascendance, l'arbre de généalogie ici joint et cela au travers des différentes pièces judiciaires toutes liées au procès que Jean de Lanvallei intenta contre son spoliateur, Simon le Bret. Nous pouvons aussi, afin de mieux comprendre cette possible ascendance généalogique de la famille seigneuriale de Lanvalei étudier également la transmission des prénoms William ou Guillaume, Alain et Radulphus ou Raoul au sein même de cette famille seigneuriale bretonne).                                                                       Il y a cependant un autre fils conducteur lequel peut nous aider, lui aussi, à mieux comprendre cette éventuelle ascendance généalogique pouvant relier et la famille seigneuriale de Lanvalei et les seigneurs de Penthièvre, comtes de Bretagne. Ce fils conducteur est la transmission de la charge de la sénéchaussée de Rennes laquelle fut transmise, entre 1167 et 1213 au sein même de ces deux familles seigneuriales. Cette charge judiciaire, attachée à la ville de Rennes, n'était pas héréditaire même si nous la trouvons confiée, pendant de nombreuses années, sous la seule responsabilité de certains des membres de ces deux même familles (à l'inverse de la charge des sénéchaux ou dapifer de Dol laquelle deviendra quant à elle héréditaire et cela dès ses débuts). Pourquoi fut elle, pendant cette même période, transmise ainsi et cela en dehors de tout caractère héréditaire 2 seuls sénéchaux de Rennes n'étant pas rattachés généalogiquement à l'une de ces deux familles seigneuriales ?                Bien qu'ayant été possesseurs de plusieurs seigneuries établies en Angleterre les seigneurs de Lanvalei eurent cependant beaucoup moins de seigneuries anglaises par rapport à d'autres grandes familles seigneuriales, qu'elles aient été bretonnes ou anglo-normandes, familles parfois riches à l'excès à l'image de la famille seigneuriale de Raoul de Gaël et de celle d'Alain le Roux de Richemont.                                          La famille seigneuriale de Lanvallei contribua toutefois intensément à l'administration de l'Angleterre faisant ainsi partie des nouvelles familles seigneuriales lesquelles ont surtout joué un rôle très important dans l'Administration sociale et économique du royaume d'Henry II. Plusieurs de ces familles laisseront souvent de leur propre passage des traces encore aujourd'hui ineffaçables comme par exemple le très fameux épisode de la Charta Magna lequel fut, à sa façon et en ce pays, l'un des tout premiers mouvements de contestation sociale face à l'Autorité royale .

    N.B.

    Voici, à titre indicatif, le nom des différents sénéchaux ou dapifers de Rennes relevés pour cette même période s'étirant entre 1167 et 1213 :

    - 1167. William 1er de Lanvallei pour le roi Henry II avec le Dapifer Guido (ce dernier sera dapifer de Rennes en 1141-1152-1158-1167 aussi-1170).

    - 1181. Reginald Boterel, parent de William de Lanvallei, pour Geoffroy II de Bretagne lequel est alors le mari de la duchesse Constance et le fils d'Henry II roi d'Angleterre.

    - 1187. Guillaume Ragot idem mais sans lien de parenté.

    - 1190. Robertus de Lanvallei pour le duchesse Constance, cette dernière s'étant remariée avec le comte de Chester, Ranulph de Blondeville.

    - 1193-1213-1226. Guillaume de Lanvallei lequel sera aussi sénéchal ou dapifer de Bretagne pour la duchesse Constance et pour Pierre Maucler en 1226, ce dernier ayant épousé Alix la fille de Constance et de Guy de Thouars, troisième mari de la duchesse Constance.

    (Ouvrir le deuxième arbre de généalogie ci-dessus joint lequel reprend le principe de la transmission de la sénéchaussée de Rennes. Nous aborderons demain les différents liens de généalogies lesquels lièrent et unirent ensemble les familles seigneuriales de Lanvallei, de Dol et de Coëtquen, toutes trois également très proches par leur position géographique respective aussi).

      

     

                                                                                                                 

    P.S

    Il est à noter ici que Jean de Lanvallay était lui aussi relié généalogiquement, par alliance et par sa première épouse N. de Flasheio (famille d'origine normande), à la maison seigneuriale de Dol. Ceci fera l'objet d'un chapitre à part avec aussi son arbre de génélogie. Il fallait cependant déposer ici cette information, cette dernière venant s'imbriguer dans les différents liens cités ci-dessus, ces liens unissant et la famille seigneuriale des comtes de Bretagne-Penthièvre et la famille seigneuriale de Dol. Nous voyons ici aussi un autre lien, même si il est indiirect, unissant et les 1er seigneurs de Lanvallay et les comtes de Bretagne.

     

     

    Les Premières heures

    Les armories de la ville d'Abington

     

    Les Premières heures

    William III de Lanvallay. An 1215. La Magna-Carta. Magna Carta ancestry  : a study in colonial and medieval families de Douglas Richardson, Kimball G.Everingham. Page 497/1098. Année de parution 2005

     

     

     

    Les Premières heures

    Charte de Willielmi de Langvale, fils de William de Langvale et  relative à l'église de Saint-Clément offerte au monastère Saint-Michel de Stanford. Monasticon Anglicanum de Roger Dodsworth. Année d'édition 1661.

     Traduction : Couvents de Standfort. Charte de Guillaume de Langvale faite à l’église St-Clemantis. Je veux faire connaître à  tous les hommes, que pour le présent et l’avenir  j'ai, William de Langval, fils de William de Langval, donné des dons, par la présente charte afin de confirmer aux religieuses de l'Église St-Michael de Staundeforde ainsi qu’ à celles de l'église St-Clément de la même ville, avec toutes leurs dépendances, en pure et perpétuelle aumône, d’un consentement libre et calme, une vue de l'amour divin et pour le salut des âmes du mon père et de ma mère et de tous mes ancêtres. Témoins de ceci: Oliver 's intendant, William Olivier, Jean Olivier son frère, Raoul de Ambli etc.

     

     

    http://data0.eklablog.com/lanvallayhistoire/mod_article6047440_4.doc


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  • -Les Tableaux peints

    1892. Albert Robida [1848-1926]

     

    -Les Tableaux peints

    Peinture sur Toile: le Garengeau, d'Eric Lemoine. 2011. Ce tableau  me fut offert. Il représente le grand architecte militaire du roi Louis XIV quant Garengeau vint à Dinan faire le relevé des plans militaires de cette ville, elle aussi stratégique pour l'armée du roi. Interprétation personnelle de l'artiste, Garengeau est ici en train d'étudier la topographie du lieu; en arrière fond se dessine le vieux Pont de Dinan surmonté de sa séculaire ville militaire (les différents plans de Dinan établis par l'ingénieur Garengeau le furent entre 1693 et 1701).

     

     

    -Les Tableaux peints

     L'une des très rares peintures dédiées au Talard de Lanvallay

     

    -Les Tableaux peints

    Torpilleurs au port de Dinan. Bien de monsieur Eric Lemoine

     

      

    -Les Tableaux peints -Les Tableaux peints -Les Tableaux peints

     

    1736                                                                             1787

     

    Ci-dessus un ensemble de bâtis du XVIII siècle. La maison Dugué, celle portant la date de 1787, remplace ici même une très ancienne maison à pans de bois laquelle fut entièrement remplacée en la dite année 1787. A l'inverse le bas du faux-bourg du Jerzual, nommé aussi hier Jarnual, le quai de Dinan, lequel fut entièrement refait pour la première fois au début du XVIII siècle, cela en 1736, ne possède aujourd'hui plus aucune maison antérieure à ce même premier aménagement portuaire. La première maison située à l'encoignure de la rue du Petit-Fort, vers nord, est le souvenir du commencement de ces travaux. Pour le quai le visage des XVIII et XIX siècles que nous pouvons apercevoir aujourd'hui avec ses maisons en pierres ne peut en aucun cas refléter son visage réel d'hier, celui du XVII siècle par exemple. Cependant il y avait ici en 1677 tout un ensemble de bâtis importants, souvent en copropriété, comprenant moult maisons séparées par des ruelles et des cours intérieures ce fait étant confirmé par le "Terrier" de Dinan. Le quai lui aussi alors existait déjà en tant que tel et l'importance sociale ici présente tout au long du XVII siècle sont tous deux attestés par le "papier du dit Terrier" du faux bourg du Jerzual 31 personnes étant ici citées présentes sur le quai en la dite année 1677 au travers de leur maison ou "partie" de maison respective. La grande rue du Port remontant sur les hauteur de Dinan alors n'existait pas encore... Ci-dessous un acte relatif à une maison ayant appartenu conjointement et à Julienne Rillet et à François Foullain lequel fut maire de la ville de Dinan de 1683 à 1685 : Declaraon et denombrement sur le quay du pont a Dinan faux bourg du pont a Dinan paroisse de Saint Malo  evesche de Saint Malo que damoiselle Jullienne Rillet et noble homme Francois Foullain mari de damoiselle Gillette Porée et faisant pour damoiselle Janne Avril sa belle mere demeurant en cette ville seavoir la dite Rillet rue de la Poissonnerie et le dit Foullain en la Croix aux Cordeliers tiennent et possedent prochement...Seavoir un cellier ou chambre basse d'une maison située comme dit sur le quay du pont a Dinan exposéé a soleil levant dans lequel cellier il y a cheminee, dalle et fenetre sur le devant,contenant de longue trente sept pieds et d'un et de laise douze pieds et trois pouces le tout par le dedans au dedans du quel cellier il y a une allée commune entre la dite Rillet et les propriétaires du reste de la dite maison laquelle portion de maison ci dessus eschue et advenue à la dite Rillet de la succession de damoiselle Ollive Bagot compagne d'honnorable bourgeois Eon Rillet sieur de la Ville Rehel et au fins du partage fait entre la dite Rillet et consors du trois septembre mil six cens quarante neuf. Une autre portion en la dite maison appartenant aux dits Foullain et femme et Avril consistant en une chambre haute et cheminéé et ouverture sur le devant, une cuisine au derrière ou il y a cheminéé, grenier comble au dessus des dites chambre et cuisine seillier couverts d'ardoises avec l'alléé commune, autre corps de logis au derriere separé d'une cour qui conciste en un grand cellier, une chambre au dessus et grenier et comble couvers d'ardoises dans laquelle cour il y a un petit logement en forme d'apentifs consistant en un petit cellier, chambre et grenier au dessus, joignant le tout de la dite maison, d'un costé à maison de Laurant Aoustin sieur de la Vigne d'autre costé aux enfants de Louis Durand sieur de la Grange et par le devant au pavé dessus le dit quay, seillier derrière, portion de mauison derrière declaréé appartenants aux dits Foullain et femme et Avril par aquest quils ont fait juridiciellement saisis sur Ollivier Rillet sieur des Fontaines par contrat du troisiesme juillet mil six cent soixante quatorze fait en la juridiction royale de Dinan, les dits héritages tenus comme dit est du roy en son dit domaine de Dinan franche de rente mais a debvoir d'obeissance...        

     

                                                                             

    Le Quai de Dinan

     

     

    -Les Tableaux peints

    La "Peinture" réalisée sur le port de Dinan cela tout au long de la seconde moitié du 19ème  siècle est, cela au travers de ses toiles multiples (et cela malgré les erreurs légitimes dues à l'interprétation personnelle des peintres quels qu'ils soient, français ou étrangers),  le "fidèle témoin" de ce qu'était alors la physionomie de notre port en ce même XIX siècle. Trop peu de tableaux peints, malheureusement, au travers de leur réalisation respective, peuvent nous permettre de suivre l'évolution de l'urbanisme en ce même endroit de la rivière et nous devons aussi, avec beaucoup de regrets, déplorer l’absence totale de toutes toiles peintes antérieures à cette même époque . La présence sur certains tableaux du viaduc de Dinan, lequel fut inauguré en 1852, positionne dans le temps la réalisation de ces mêmes tableaux à une date systématiquement antérieure, par la force des choses, à 1852 année en laquelle ce viaduc fut inauguré.  Sur d'autres tableaux ou esquisses la présence de la maison actuelle sise au 39 de la rue de la Madeleine, maison positionnée à l'angle du chemin de halage Hamon Ferron, est également un repère dans le temps puisque cette maison, représenté en un plan réalisé en 1829,  fut en effet réalisée en 1827 [la maison originelle première ou l'ensemble de maison qui fut présent en cet emplacement, cela jusqu'en la dite année 1827, est représenté sur le plan ci-dessous montré, plan réalisé en 1784. Remarquez les différences en ce même endroit constatées entre les dites années 1784 et 1827]. Il n'existe à notre connaissance, hormis ces plans, qu'une seule "esquisse" postérieure à cette date de 1827, c'est un tableau au crayon  représentant le bâti originel se dressant en ce lieu à l'emplacement de l'actuelle maison ci-dessus édifiée en 1827, ce dessin représentant une maison à pan de bois (Ce dessin au fusain fut réalisé peu après 1793 puisque ce tableau représente notamment en le Vieux pont la "passerelle en bois" laquelle fut réalisée en la dite année 1793; ce dessin fut l'oeuvre de Charles Rauch. il existe un état des lieux très complet de cette maison originelle, état des lieux établit en 1671 pour la succession  de feu Jan Lechappelier, fils de Josselin. Cet état des lieux fera l'objet d'un chapitre à part). Comment, visuellement, pouvait bien se présenter à notre regard le port et son habitat au tout début du 18ème siècle ? Le quai originel de Dinan était-il alors construit sur toute sa longueur ? Etait-il clair et lumineux ?

    La première réalisation de l’aménagement des quais du port de Dinan eu probablement lieu peu avant 1736, année en laquelle fut construite la maison assurant l’actuel angle et de la rue du Petit-Fort et de la rue du Quai. Les travaux durent très probablement s’étirer sur plusieurs années puisque qu’une autre maison, située presque à proximité, porte quant à elle la date de 1754.

     

     

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    Plan des environs du Port de Dinan dessiné le 17 octobre 1784 sur lequel sont positionnés notamment et la maison originelle du feu Jean Lechapelier, et le moulin au Duc et sa Chaussée dite chaussée du moulin au duc. Le plan "grisé" me fut offert par monsieur Yvon Le Corre.

         

     

     

    Les quais de Dinan semblent avoir eu deux phases distinctes de travaux d'exécution.

     En effet c'est sous le règne du roi Louis XV, roi français couronné en 1722, que les travaux de réalisation des quais de Dinan furent probablement commencés; la deuxième phase étant les différents travaux réalisés au port de Dinan en continuité du grand ouvrage propre à la réalisation du canal d'Ille et Rance lequel fut terminé beaucoup plus tard, en 1832 (Cette réalisation permettant alors, dès l'ouverture de ce même canal lequel fut terminé en 1832, la remontée sur la ville de Rennes de chalands tirant de 15 à 40 tonneaux, cette remontée n'étant alors avant aucunement possible pour tous les chalands tirant ces mêmes petits tonneaux). Quand ces premiers travaux d'aménagement furent réalisés, vers 1736, le canal de la Courbure, lequel avait été envisagé dès 1640, n'existait pas encore, le rocher d'Alcaïs était toujours entier et la vieille rivière n'était pas encore née. Le quai oriental, situé sur la Rive droite et assis sur la paroisse de Lanvallay fut commencé quelques années après, en 1754, année en laquelle fut donc réalisée cette deuxième maison. Les états de Bretagne allouèrent  en effet, en cette même année 1754, une somme de 12000,00 franc afin de pouvoir réaliser, sur cette même rive, un quai lequel n'allait pas tarder à prendre l'appellation de Tallard. Source pour ce passage : Notions historiques, géographiques, statistiques et agronomiques sur le littoral des Côtes du Nord de François-Marie-Guillaume Habasque édité en 1836 chez B.Jollivet Imprimeur-Libraire à Guingamp (Un Tallard est une chaussée en surélévation, ici par rapport au plan d'eau. Les tallards de Lanvallay, situés en amont du Vieux Pont, seront aménagés vers 1830 en chemin de halage lequel sera réalisé sur l'extrémité de jardins privatifs alors saisis par expropriation d'utilité publique).

     

     

    -Les Tableaux peints Ci-dessus le plan de 1829 représentant notamment la nouvelle maison qui fut édifiée en 1827

     

    Plan des abords du Pont de Dinan rédigé en Mai 1829 relatif à l'estimation des terrains devant êtres acquis pour la réalisation du chemin de halage menant aujourd'hui à Léhon. Sur ce plan nous pouvons apercevoir la chaussée dite du moulin propre au pont, toujours présente en 1829, ainsi que le moulin du duc. Nous apercevons aussi dessiné le  vieux pont accompagné de ses 5 arches et 4 piles. Le port de Dinan, son pont et les arches d'icelui seront tous cités en 1636 lors de la venue ici même de M. Dubuisson-Aubenay celui-ci ayant dans un ouvrage raconté sa venue au port de Dinan : ...Enfin la marée arrive au pont à Dinan, bon bourg, au pied oriental du mont sur lequel Dinan est situé. La rivière y est peu large et au plus de 40 ou 50 pieds, le pont est de pierres, à 5 arches petites. Les grands bateaux qui sont de 30 à 40 pipes, c'est à dire 15 ou 20 tonneaux, ne passent point; mais les batelets et barquettes passent jusques à Léhon, voire 1/4 de lieue outre... Pendant de très nombreux siècles la région de Dinan a alimenté par voie de rivière  la ville de Saint-Malo transportant en icelle aussi bien des produits agricoles que des matériaux de construction et remontant, cela à l'inverse, souvent des produits d'exportation en provenance des Colonies ou de pays méditerranéens. Réputée très tôt pour sa toile ou sa draperie, cela dès le 13 siècle,  Dinan exportera ainsi ses draps jusqu'en Espagne. Seront ainsi cités au XVIII siècle, présents au bourg de la Madelaine,  des enfants issue de nobles familles faisant "négoce" de draps. Ils seront dit alors "marchands de drap". En absence de réseaux routiers suffisants et corrects  cette utilisation de la rivière,  pour le transport des marchandises, perdura jusqu'à la venue de la vapeur et de ses trains incitant Dinan, cela tout au long des 18 et 19 siècles à la réalisation de tout un ensemble de travaux portuaires importants pour permettre ici même la venue de bateaux aux tonnages beaucoup plus importants. Pour illustrer ce propos sachez qu' il y aura à l'entrée du port de Dinan, cela dès la terminaison du canal d'Ille et Rance lequel sera lui inauguré en 1832,  en son dernier méandre ici présent ou bien en le sein de l'actuelle vieille rivière, la tenue d'un chantier de construction naval important nommé le "Port de la Courbure". De celui-ci dès l'année 1838 sortiront certains trois mats jaugeant pour certains 389 et 450 tonneaux. Port éphémère cependant celui-ci dès l'année 1844 ne produira plus que des bateaux jaugeant eux de 10 à 40 tonneaux et cela avant de presque s'éteindre en l'année 1865. Quel fut la raison de ce déclin propre au port de la Courbure? Cela fut-il dû à l'apparition des bateaux à vapeur ? Le transport des marchandises par voie de rivière ici définitivement disparu aujourd'hui la rivière au port de Dinan malheureusement n'assiste plus qu'au long va et vient de seuls bateaux de plaisance qu'ils soient petits ou grands et cela à l'image des bateaux de la Brittany Ferries. Plan offert par monsieur Yvon le Corre.

     

    Nous voyons donc se réaliser et cela dans le début de la seconde moitié du 18ème siècle, à quelques années d'intervalle seulement, l'ensemble des quais de Dinan, à savoir et le quai occidental et le quai oriental. Le quai occidental cependant semble avoir connu très tôt des problèmes de fonctionnalité puisque ce dernier fut de nouveau reconstruit  en 1765, neuf ans seulement après la réalisation du quai oriental, la communauté de Dinan empruntant pour ce faire une somme égale, soit 12000.00 francs, afin de pouvoir procéder à ces travaux de remise en état. Ces travaux de réfection durèrent assez longtemps puisqu'en 1777, pour terminer ce quai, on employa les pierres issues de la démolition de la Porte de Saint-Sébastien de Dinan laquelle, situé en avant de la porte du Jerzual, avait été en 1771 entièrement déposée ainsi que les 2 petits forts construits alors de part et d'autre de cette même porte dite de St-Sébastien. Le port était alors un port de mer lequel dépendait très fortement des marées d'équinoxes lesquelles seules permettaient, à des bateaux de fort tonnage, jusqu'à 120 tonneaux, de remonter jusqu'au pont de Dinan, alors dernier pont situé sur la rivière. Les marées d'équinoxes permettaient en effet d'avoir une hauteur d'eau, dans le port de Dinan, de 4.80 m alors que les marées de Solstices permettaient, quant à elles, d'avoir seulement une profondeur d'eau de 2.90m ce qui pénalisait, par ce fait, tous les bateaux de fort tonnage puisque seuls les bateaux de ne dépassant pas 40 tonneaux pouvaient alors naviguer jusqu'au port de Dinan. Le port de Dinan connu une très forte activité tout au long de ce 18ème siècle, activité liée au lin et à son tissage pour la navigation à voile. A la fin de ce même siècle, cependant, l'apparition du train à vapeur fut le cause du début du déclin économique du port de Dinan lequel déclin fut encore accéléré quant la voile des bateau fut remplacée par la houille. En 1837, cinq années après la terminaison de la réalisation du canal d'Ille et Rance, les travaux d'aménagement du port ne sont alors pas entièrement terminé. Plus même, ils sont alors jugés et insuffisants et inadaptés et cela aussi bien sur la rive gauche que sur la rive droite. En effet, en 1838, le conseil régional demande que soit réalisé sur la rive droite située à l'orient, une cale dite Débarcadère laquelle est alors estimée être indispensable. Le même conseil régional déplore aussi, en cette même année 1838, que le lit de la rivière ne fut pas approfondie sur toute la longueur du Port de Dinan et cela jusqu'au pont de Beaudouin, cette non réalisation complète ramenant  alors l'aménagement portuaire au port de Dinan au simple rang d'ébauche. Cette information, ici, est une information très importante et très intéressante dans la mesure où elle donc indique la présence d'un deuxième pont, beaucoup plus récent, lequel avait été alors réalisé au dessus de la rivière et cela à la hauteur du chantier à Bateaux assis en la Courbure. Certains textes anciens nous parlent d'un port nommé Beaudoin à Dinan à la Courbure, ce dernier port n'étant cependant que l'extrémité du port de Dinan puisque celui-ci, depuis des lustres et des lustres, s'étirait du Vieux Pont de Dinan à la dite Courbure. En 1838, la dite tranchée de la Courbure est réalisée puisqu'elle fut terminée et ouverte à la navigation en 1827 , ce pont dit Beaudoin ne serait-il pas la passerelle laquelle relie, sur les plans napoléoniens rédigée vers 1844, la rive orientale à ce même chantier à bateaux ?  Le même comité déplorera également le fait que la navigation dans le port de Dinan se révélait alors très difficile par son étroitesse; afin de remédier à cet inconvénient, lequel était relativement conséquent, ce comité recommandera jusqu'à la réalisation d'une gare maritime.    

     

     

    -Les Tableaux peints

     

    Reconstitution des restes de la Porte avancée de St-Sébastien placée au devant de celle du Jerzual, en 1784. Travail inspiré des plans de M.E. Monier, pages 226 et 234. n°1 Poste avancé de la Porte de St-Malo en 1776, n°2 Porte de Saint-Malo, n°3 tour du Gouverneur, n°4 Porte du Jerzual, n°5 Porte de St-Sébastien. Travail personnel

     

     

     

    -Les Tableaux peints

    La Porte de Saint-Malo. Dessin de Leon Gaucherel. Collection privée. Photographie reprise depuis le livre intitulé : La Fontaine des Eaux de Dinan. Charles Montécot. 2012

     

     

     

                                               -Les Tableaux peints

     

    Reconstitution du tissu urbain avant 1829 à partir du cadastre actuel et du plan ci-dessus des abords du Pont de Dinan rédigé le 20 Mai 1829. Travail exécuté en 2000 par Eric Lemoine, architecte.

     

    Comment se présentait alors la desserte du port de Dinan après la réalisation de cette deuxième maison ? La rue actuelle du Quai était très probablement implantée en l’emplacement que nous lui connaissons aujourd’hui, les deux maisons construites en 1736 et 1754 appuyant, par leurs présences même, cette supposition ; de nombreuses maisons, toutefois, étaient édifiées aussi au plus près de la rivière, dans la continuité de l’actuel ancien moulin, emprisonnant de cette façon la desserte du quai laquelle était donc enfermée entre deux longues rangées de bâtis, maisons ou masures (l’actuel restaurant nommé L’Atelier Gourmand, portant la date de 1787, remplacera une ancienne masure faite en pan de bois. Un état des lieux  fut rédigé devant la dangerosité présentée par la vétusté ce bâti. lequel appartenait, à la fin du 18ème siècle, à monsieur Duguet. Le choix fut alors posé entre la réalisation d’une éventuelle réfection ou entre une reconstruction pure et simple. Le coût important de la réfection fit que la proposition de la reconstruction l’emporta. Nous pourrions avoir aujourd’hui, en ce même endroit du vieux pont, une maison en pan de bois tout comme le vieux moulin toujours adossé aujourd’hui à ce même restaurant. Cette maison fut faite ou refaite peu de temps après la réalisation de l'actuelle rue du Port laquelle fut réalisée qu'en 1781et nommée le Chemin neuf ou la Grande Banlieue. En effet, avant cette date, le seul accès menant du port à la ville haute de Dinan était la rue séculaire du Jerzual et son amorce, très tôt dénommée rue du Petit-Fort. Pour réaliser cette voie nouvelle, on dû détruite l'ancienne auberge dite des 3 Rois laquelle fut, au dix septième siècle, la propriété de Josselin Lechappelier dont nous parlerons dans un article prochain. Avant cette date de 1781, donc avant la réalisation de cette nouvelle voie permettant de sortir du port, un chemin ancestral existait dans l'amorce de cette rue nommée aujourd'hui rue du Port, cette amorce menant alors à une vieille métairie nommée la Métairie des Vaux ainsi qu'à sa vallée dénommée elle aussi des Vaux.Sitôt cette voie nouvelle ouverte, on vit apparaitre, très peu de temps après, un ensemble de bâtis dont sera propriétaire le sieur Salmon; cette nouvelle rue sera dénommée la Nouvelle Banlieue lorsque sera réalisé, en 1786, un plan relatif aux différents travaux rendus nécessaires  pour l'amélioration de la desserte du port.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Aujourd'hui appartements et restaurant cet ensemble de bâtis, ici en premier plan, apparait sur un plan dit d'alignement lequel, rédigé le 30/11/1786, reprend les différentes modifications d'Alignement devant êtres réalisées pour l'amélioration de la desserte du port de Dinan. Ce bâti professionnel, lequel fut  un ensemble de bâtis comprenant auberge, magasin, écurie et maisons d'habitation, le tout appartenant en 1786 au sieur dit Salmon et donc antérieur à cette même date,  fut réalisé au derrière de l'emplacement d'une ancienne auberge séculaire appelée l'Auberge des 3 Rois  et cela dans la continuité probable de l'ouverture du dit Nouveau Chemin lequel fut donc fait en 1781 pour permettre avant toute chose la remontée sur Dinan en dehors de la dure montée du Jerzual . Avant que cette nouvelle route plus tard nommé le chemin des Vaux soit réalisée ici s'écoulait depuis des lustres et des lustres, à la place de ce patio de verdure depuis rapporté, notre vieille rivière de Rance. Photo du 29/01/2012.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Plan personnellement colorisé des alignements devant êtres réalisés pour l'amélioration de la desserte du port (en partie jaune, tous les alignements devant êtres réalisés, c'est à dire les démolitions des alignements originels et la reconstruction des différentes façades et murs déposés après le recule respectif des différentes constructions concernées) . Plan originel daté du 30/11/1786 dont une copie me fut  offert par Mr Yvon Le Corre.

     

     

     

    -Les Tableaux peints

    Ci-dessus la copie du plan d'alignement originel daté du 30/11/1786 qu'avant-hier nous avions égaré mais qu'hier Ameline nous a redonné . L'ensemble des bâtis situés au bas de cette "carte", sur la gauche et en aval du vieux pont, est le témoin même d'une certaine aisance professionnelle apparue avec le développement du port lequel est en plein expansion dans la seconde moitié du 18ème siècle. Ainsi est apparue la Nouvelle Banlieue avec la réalisation du Chemin neuf lequel fut réalisé en 1781 là où se dressait hier l'auberge dite des 3 rois. Cette activité sera  propice à l'enrichissement de certains patronymes ces derniers s'agrandissant dans cet élan économique. Le patronyme Salmon sera l'un de ces patronymes lesquels vont acquérir ici même une certaine fortune. Jacques Salmon sera ainsi, en cette année 1786 et en cette même Nouvelle Banlieue, propriétaire de tout un ensemble de bâtis composé d'un entrepôt, d'un magasin, d'une écurie, d'une auberge et aussi de deux maisons d'habitation situées quant à elles de part et d'autre du bas de la rue prolongeant le Jerzual. Son père, prénommé Pierre et décédé le 10/01/1774 ne peut donc pas être le propriétaire de ce même bâti lequel, le jour du  dit 30/11/1786, est spécifié comme appartenant au sieur dit Salmon. Le registre de la matrice cadastral de 1811 à l'inverse nous positionne en ce même lieu Jacques Salmon lequel, fils du dit Pierre, est né le 01/05/1754. Pierre Salmon né vers 1701, époux d'Hélène Lemé en 1734 et père du dit Jacques, était déjà en cette première moitié du 18ème siècle un notable respecté puisqu'il avait été le fermier général de l'ensemble des biens seigneuriaux relevant du prieuré de la Magdelaine du Pont. Ayant eu plusieurs baux établis entre lui et le dit prieuré de la Magdelaine, il aura ainsi avec Hélène son épouse un nombre d'enfants important que nous retrouverons pour la plus part, enfants mâles ou femelles, tous propriétaires sur le quartier du port de Dinan et cela quelque soit la rive regardée. Ainsi, pour illustré ce fait, sachont que Jacques fils de Pierre, en plus de cet ensemble de bâtis se dressant en la dite Nouvelle Banlieue, était aussi propriétaire de tout un autre ensemble de bâtis se dressant quant à lui de l'autre côté du Pont enjambant la rivière. Anne Tardif épouse de Feu Yves Salmon, belle soeur du dit Jacques Salmon, vend en 1821 tout un ensemble de bâtis assis en la rue du Four (à savoir l'ancienne maison priorale et ses dépendances, fournil, prison, écurie etc.) que son mari avait acheté sous le Directoire à la lueur de la Bougie. Pour les femmes il en sera de même et ainsi Hélène Salmon, soeur et du dit Jacques et du dit Yves Salmon sera probablement, de son vivant, la plus grosse propriétaire terrienne assise en le quartier du port de Dinan toutes rives confondues. Son époux Christophe le Roux des Aulnais, sieur des Aulnais et régisseur du marquis de Coëtquen, sera ainsi à ses côtés possesseur de tout un ensemble de bâtis professionnels assis sur la rive orientale et tous liés à l'activité portuaire du port de Dinan alors en plein expension économique. Dans la continuité de ce développement la desserte du port sera très grandement modifiée et les accès menant à celui-ci, que cela soit au niveau des rues, du vieux pont ou même que cela soient les différents alignements des bâtis en ce lieu alors présents,  tous seront étudiés et certains modifiés afin de mieux pouvoir pourvoir aux besoins routiers de ce même développement économique (certains entrepots serviront notamment à entreposer la chaux destinée à amender les terres). Le Plan dit des Alignements présentés ci-dessus est l'une des pièces maitresses témoins de ces mêmes travaux de réaménagement du port. Cette activité d'aménagement sera en son temps étudiée mais sachez seulement et en attendant qu'un grand chemin sera entièrement modifié et réaménagé, surélevé et que ce même chemin modifié assistera ainsi à la transformation de certains rez-de-chaussée en simples sous-sols de maisons.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Les anciens entrepôts et écuries du sieur Christophe le Roux des Aulnais

     

    -Les Tableaux peints

    Plan de profil du mur de soutènement  du bas de la rue de la Magdelaine et montrant les différents travaux à réaliser au devant notamment des écuries et entrepôts Le Roux des Aulnais suite à la surélévation du Chemin-Neuf. Plan réalisé en 1786 nous pouvons voir, sur ce même plan, l'aqueduc amenant l'eau sortant du puits Tourendel ainsi que les différents murs de soutènement devant êtres réalisés sur le devant même de ce bâti et notamment les deux rampes d'accès. Nous pouvons donc très nettement voir et sur ce plan et sur la photo jointe ci-dessus la transformation des niveaux O en niveau moins 1.

     

     

     

     

    -Les Tableaux peints

    Plan reprenant les différents patronymes propriétaires  sur le quartier de la Magdeleine; implantation faite d'après la matrice cadastrale de 1811.

     

    -Les Tableaux peints

    Plan des dessertes du quartier de la Magdeleine vers 1700. Travail réalisé d'après l'un des plans militaires de Garengeau. A la place de l'amorce du futur chemin des Vaux, alors encore non réalisé, se dressait donc au débouché de la rue du Jerzual un bâti originel nommée l'Auberge des 3 rois. Cette auberge fut en autre le bien de Josselin Lechappelier sieur de Cucillé au tout début du 17ème siècle. Jean le Chappelier, son fils, sera propriétaire de l'autre côté de la rivière de l'emplacement de l'actuelle maison sise au 39 rue de la Magdeleine, maison faisant l'angle avec le chemin de Halage. Sur cet emplacement se dressait alors un bâti originel lequel était une maison professionnelle comprenant logis, grenier à sel, Galetaze...Voir plus tard la généalogie de la maison de Jan le Chapelier dont un acte d'inventaire ou de succession fut réalisé en 1671; plan également présenté dans le chapitre consacré à l'Arche du Vieux Pont de Dinan.

     

     

    -Les Tableaux peints

    09/10/1714. Acte de décès d'un homme noyé dans le rivière et hébergé à l'hostellerie des 3 Rois, acte signé par Rolland Rouaux, recteur de Lanvallay. 

     

     

    -Les Tableaux peints

     

    Dès 1759, peu après la réalisation de cette deuxième maison datée de 1754, une demande d’expropriation est faite à l’encontre des constructions présentes en bordure de la rivière. Nous sommes encore assez loin de la révolution et les règles seigneuriales propres aux coutumes et rentes féodales sont alors toujours appliquées. Le seigneur prioral du prieuré de la Magdeleine du pont était possesseur sur ce quai de trois maisons assises elles aussi, au plus près de l’eau (ce fait démontre que le prieuré de la Magdeleine, depuis longtemps déjà, avait enjambé la Rance pour devenir propriétaire au-delà du Vieux Pont. En fait le prieuré  du Pont, dès son édification, fut propriétaire de certaines parcelles de terres situées de l'autre côté de la rivière. Ainsi le pré du prieuré, terre que nous retrouvons dans différents actes de dénombrements, a pu être localisé dans acte précis dans lequel il est alors présenté comme étant une terre située sous les remparts de Dinan ); le prieur, exproprié et de ce fait ne pouvant plus percevoir annuellement ses rentes féodales, va intenter aussi un procès en 1761 à l’encontre du corps de ville de Dinan (La communauté de la ville de Dinan ne peut se dispenser de continuer au Prieur la rente féodale de 4 sols dû et a prendre sur trois maisons mouvantes directement du prieuré de la Magdeleine acquise par la ville de Dinan pour le rétablissement et l’augmentation de ses quais et qu’elle lui devra de plus une indemnité de fief pour raison que le prieur perdra nécessairement par le fait de l’acquisition et la réunion de ces trois maisons…contre le corps de ville de Dinan à répéter les fruits et l’extinction totale des profils de fiefs et la continuation de la rente seigneuriale, avec de fait, une seconde indemnité pour tenir lieu de rachat et d’amortissement. Les projets d’un corps de ville pour son utilité intérieur et l’avantage que le public en retire, ne peuvent effacer l’impression de féodalité à l’égard du seigneur de qui les terrains sont mouvants de même qu’ils n’effacent le droit du propriétaire. Jugez à Paris le 22 Octobre 1761) afin de pouvoir continuer à percevoir l’ensemble de ses rentes féodales perçues depuis tout temps sur ces trois maisons, maisons saisies par la ville de Dinan pour permettre la continuation de l’agrandissement des quais. La ville perdra ce procès et le prieur se verra conforter dans ses droits ancestraux malgré la disparition définitive de ses trois maisons (ce procès établit à Paris en 1761est important puisqu’il atteste l’existence du prieuré de la Madeleine en tant que seigneurie féodale à part entière et cela  trois décennies seulement avant la Révolution française. Le prieuré est alors intrinsèquement relié à l'histoire du quai de Dinan puisque ce même prieuré avait établit un  attelage à chevaux, au nombre de 4, afin d'aider les voiturier à gravir la rude côte du Jerzual, moyennant bien sur un droit de Trait. Le prieuré avait également instauré la même aide pour la rude montée située en face du Jerzual, sur la rive orientale ). Le quai dit du Port sera inaugurés en 1771, avant sa terminaison complète survenue après la démolition de la porte de Saint-Sébastien laquelle, rappelons le ici, fut démolie en 1777; cependant les travaux de construction de maisons semblent continuer à avancer tout au long du quai puisque qu’une troisième maison, toujours présente aujourd’hui, apparaît un peu plus haut sur le quai et cela quelques années après la susdite inauguration. Cette maison porte encore ce soir, inscrite dans sa pierre, la date de 1777. 

    En 1784, sous le règne du roi Louis XVI, eut lieu la première étude pour l’éventuelle réalisation de la canalisation de la Rance, cette canalisation devant relier la Rance à la Vilaine permettant ainsi une liaison fluviale réunissant la ville de Rennes à  la ville de Saint-Malo. Malheureusement la Révolution va interrompre ce projet lequel ressortira quelques années, en 1804, la menace d’un blocus maritime par l’Angleterre apparaissant. Le canal sera inauguré sous le règne du roi Louis-Philippe 1er roi des français, en 1832.

      

    Jean Pierre fournier

     

      

     

     

    Ensemble des peintures consacrées au port de Dinan du 19 siecle au 20ème siècle.

     

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    Tableau peint après 1829

     

     

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    Le chantier naval présent au port de la Courbure ou l'ile de la Courbure sous le château de Grillemont. Dessiné probablement dans le milieu du 19ème siècle, ce tableau non signé nous montre ici même l'armorce de l'ancien méandre fermé par une passerelle laquelle fut édifiée pour le besoin du chantier naval, édification empêchant dès sa construction toute pénétration fluviale. La vieille rivière, alors très probablement encore navigable, était désormais née (il existe en le manoir de Grillemont un dessin au crayon montrant cet endroit de la rivière avant même qu'il devienne un chantier à bâteaux. Je regrette sincèrement de ne pas avoir pris une photographie de ce dessin celui-ci montrant une plaine de verdure avec gentes Dames en promenade et ombrelles et parcourant en cet endroit de la rivière une rive faite de maçonnailles très bien appareillées).

     

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    La Courbure, ancien chantier naval. Dessin de Victor Aubry. Collection privée. Photographie tirée du livre de Charles Montécot intitulé : La Fontaine des Eaux minérales de Dinan.                             A gauche se devine l'amorce de la vieille rivière laquelle s'enfonce dans l'un des méandres de la rivière. Ce chantier naval connaitra une importante activité professionnelle dans le courant du 19ème siècle, la montagne ayant été percée afin de pouvoir réaliser cette voie droite et rectiligne . Cette tranchée ouverte dans la montagne, coupant celle-ci  en son extrémité et transformant ainsi cette dernière en ile, fut réalisée dans la continuité de la réalisation du canal d'Ille et Rance  permettant de sorte à la nouvelle navigation fluviale, liée à ce nouveau canal, d'éviter tout un contournement hier encore imposé par la Nature. La partie de Gauche propre au chantier à bateau laquelle relevait jusqu'à l'ouverture de ce percement de la seule commune de Taden fut rétrocédée, très peu de temps après, à la commune de Lanvallay cette réunion ayant eu pour origine première la réalisation même de cet ouvrage fluvial lequel avait déplacé l'extrémité de ce rocher de la dite commune de Taden en la commune de Lanvallay (le cour naturel de la rivière en cet endroit ayant toujours séparée les paroisses de Taden et de Lanvallay. Sur ce tableau, au derrière de cette dorisse en construction, nous pensions apercevoir l'ancienne petite chapelle du lieu cependant ce bâti n'est qu'un magasin professionnel propre au chantier à bateaux comme cela l'ait spécifié sur l'un des plans Napoléoniens, la petite chapelle quant à elle ayant été positionnée et citée en tant que telle sur le même dit plan napoléonien. Elle fut elle aussi dessinée en 1844 sur ce même plan mais au derrière de cette même petite montagne et faisant face de l'église de Saint-Sauveur de Dinan. Elle était alors encore présente en ce lieu séculaire).

    -Les Tableaux peints

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    1844

    le rocher d'Alcaïs et le chantier à Bateaux en l'ile de la Courbure

     

     

     

     

     

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    Le Port de Dinan depuis l'esplanade des Jardins Anglais

     

     

     

     

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    Le Port de Dinan depuis le moulin Baudouin. Vue sur le couvent des Catherinettes

     

     

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    Tableau de Georges Clarkson Stanfield. Huile sur toile réalisée en 1871 depuis l'extrémité du quai de Dinan.

     

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    Photographie du tableau originel exposé au musée de Dinan

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le moulin Baudouin situé à la sortie du ruisseau de l'Argentel. Ce moulin séculaire de plusieurs siècles faisaient partis des différents moulins alimentés par les eaux de l'Argentel. Ce moulin, dont les plus anciens propriétaires connus ont vécu dans la seconde moitié du 17ème siècle, faisait partie d'une ferme ou métairie appelée la métairie Baudouin. Certains corps de cette ancienne métairie sont toujours présents aujourd'hui à l'extrémité du port de Dinan. Lire le très bel ouvrage que monsieur Charles Montécot consacra récemment aux moulins dits de l'Argentel et à ses eaux minérales.

     

     

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    Même tableau

     

     

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    Le moulin Beaudouin à Tan de la métairie Baudouin vers 1832 de  E.A. Nousveaux. Faisant partie d'une Collection privée, cette photographie fut prélevée de l'ouvrage de Charles Montecot lequel consacra ses dernières recherches sur les eaux minérales de Dinan. Entier et dessiné en 1907 par Frotier de la Messelière, grand historien de notre région, cet ancien moulin fut la proie de l'une des crues du ruisseau de l'Argentel laquelle eu lieu en 1929. Dessiné par C.M.Vaujour en novembre de l'année 1942, les traits tracés au fusain ne représente alors que ce qui reste d'une ruine. Le vieux moulin séculaire de plusieurs siècles avait alors complètement cessé de vivre.

     

     

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    Le port de Dinan après 1854. Dessin d'Asselineau

     

     

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    Le Quartier de la Magdeleine vers 1900 . Photographie retouchée au crayon et prise depuis le dessus du viaduc de Lanvallay

     

     

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    Le Vieux Pont et les tallards de Lanvallay. A droite le moulin à foulon prieural . Dessin réalisé après 1829 au regard de la grande maison située au derrière du vieux pont, maison portant en l'une de ses pierres la date de 1829

     

     

    -Les Tableaux peints  

    Le moulin Baudouin. Fin XIX siècle

     

     

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    Dinan depuis les hauteur de Lanvallay. Fin XIX siècle.  Cette surface surplombant la rivière, parcourue par des promeneurs, est de nos jours entièrement boisée et presque inaccessible.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le port de Dinan depuis la Grande Vigne

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le port de Dinan depuis la cale de Lanvallay

     

     

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    Huile sur toile d'Isidore Dagnan réalisée en 1830 . Peintre paysagiste marseillais   1788-1873

     

     

    -Les Tableaux peints

     Lithographie d'après un dessin de Pierre Henry jamet, Dessin réalisé pour le projet du Viaduc avant la réalisation de ce dernier. Avant 1854.

     

    -Les Tableaux peints

    Même lithographie mais légèrement colorisée. Notez la présence d'un bateau à vapeur côtoyant un bateau à voiles

     

     

    -Les Tableaux peints

    La rivière de Rance en amont du vieux pont. Tableau de François-Agathon du Petit-Bois tiré du livre de Charles Montécot "la Fontaine des Eaux minérales de Dinan".

     

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    lithographie inconnue 

      

     

    -Les Tableaux peints

    Le Port de Dinan depuis la Vallée des Chênes

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le percement du Rocher d'Alcaïs

      

     

    -Les Tableaux peints

    La Passerelle et le halage depuis le Viaduc. Dessin réalisé vers 1925 par Eugène Veder, peintre-graveur français né à St-Germain en Laye. 1876-1936

     

      

    -Les Tableaux peints

     

    Le vieux pont et le viaduc tous deux bombardés. Tableau d' Yvonne Jean-Haffen

     

     

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    La reconstruction du Vieux Pont.  Même peintre

    -Les Tableaux peints

    Même peintre

     

    -Les Tableaux peints

    La maison de la Grande Vigne ancienne propriété du peintre Jean-Haffen près du ruisseau de l'Argentel. Même peintre.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Regardée depuis le moulin de Baudouin voici en premier plan la Vignette originelle. Tableau de Victor de Walch-Jackson; 4ème quart du 19ème siècle.

     

     

    -Les Tableaux peints

    Aujourd'hui bien de la ville de Dinan, la Vignette, hier ancien bureau d'Octroi, relevait de la maison de La Grande Vigne laquelle appartint au 20ème siècle au peintre Yvonne Jean-Haffen. Ce tableau fut réalisé en août 1944 par Louis Carembat 1866-1950. La ville de Dinan reçu dans ses propres collections ce tableau en 2004 offert qu'il fut par Me Josseline Blasco.

     

    -Les Tableaux peints

    La maison de la Grande Vigne surplombant la Vignette et l'ancien four à chaux. Huile sur toile d'Yvonne Jean-Haffen. Aujourd'hui élément de la Collection de Dinan exposé à la Maison d'artiste de la grande Vigne.

     

    -Les Tableaux peints

    Idem

     

    -Les Tableaux peints

    Peinture d'Yvonne Jean-Haffen montrant la métairie de Baudouin ainsi que la maison dite de La grande Vigne. Elément de la Collection de la ville de Dinan, cette oeuvre est exposée à la Maison d'artiste de la Grande Vigne. 1940.

     

     

    -Les Tableaux peints

    La rue de l'Abbaye et ses vieilles maisons, certaines aujourd'hui disparues. Même peintre que ci-dessous

     

    -Les Tableaux peints

    Le Vieux Pont vers 1930 d' Yvonne Jean-Haffen

     

     

    -Les Tableaux peints

    -Les Tableaux peints

     

    Vue sur le Viaduc et Dinan depuis le Mont en Va sis en Lanvallay . Yvonne Jean Haffen

     

    -Les Tableaux peints

    L'église paroissiale de Lanvallay. Yvonne Jean-Haffen

     

     

    -Les Tableaux peints

       Dessin réalisé après 1852 depuis les hauteurs des Combournais

     

     

     -Les Tableaux peints

         12.5cm x 8cm. Gravure réalisé entre 1793 et 1829 et représentant, en autre, la maison à pans de bois de Jan Lechappelier cité vivant en 1671. Gravure de Skelton d'après un dessin réalisé par Charles Rauch 1791-1857 [d'après Jean-Marie-Bachelot de la Pylaie]. L'année 1793 est l'année de la réalisation de la passerelle en bois.

    La réalisation de cette gravure pose un très grand point d'interrogation. En effet il existe un dessin premier, originel, mais sans la présence de la passerelle en bois laquelle fut réalisée en 1793 afin de contrée l'avance des chouans, alors près de Dinan. Qui rajouta cette passerelle au dessin de Charles Rauch ? Est-ce le graveur Skelton lui même sur sa propre gravure laquelle alors aurait été faite au lendemain de la Chouanerie ?  Ce dessin de Charles Rauch fut très probablement commencé dans sa réalisation avant cette menace vendéenne quand la gravure de Skelton fut-elle réalisée qu'au lendemain de l'année 1793.

     

    -Les Tableaux peints

    Dessin de Charles Rauch avant 1793 comme l'atteste l'absence de la passerelle en bois.

     

     

    -Les Tableaux peints

    La rue de la Magdeleine au Port de Dinan vers 1800

     

     

      -Les Tableaux peints

    -Les Tableaux peints

    Même oeuvre de Loïc Petit du musée de Vitré

     -Les Tableaux peints

    Croquis du Vieux Pont détruit de Mathurin Meheut 

     

    -Les Tableaux peints

    La reconsruction du Vieux Pont de Dinan de Mathurin Meheut

     

    -Les Tableaux peints

    La basilique de St-Sauveur de Dinan et le couvent des Catherinettes vus tous deux depuis le Mont en Va. Croquis  de Mathurin Meheut

     


     

    -Les Tableaux peints

    L'ancienne métairie du moulin Beaudoin de Mathurin Meheut. Né à Lambale en 1882, Mathurin Mehu décédera à Paris le 22/02/1958. Ce tableau fut très probablement peint avant 1942, le moulin Baudouin ici en second plan, à droite, étant encore bâti dans sa totalité. Il est représenté ici étant l'un des éléments formant la dite métairie de Baudouin.

     

     

     -Les Tableaux peints

     La rue de l'Abbaye au Port de Dinan et l'une de ses vieilles maisons à pans de bois, aujourd'hui disparue. Dessin  de Jean Urvoy

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le Halage menant à l'abbaye de Léhon de Jean Urvoy

     

     

    -Les Tableaux peints

    L'église de Saint-Sauveur de Dinan dessinée depuis la sortie de la promenade de la Fontaine des Eaux. Tableau de Jean Urvoy peintre dinannais 1898-1989. Oeuvre réalisée en 1945, on reconnait en premier plan la maison dite de la Vignette laquelle fut également représentée par Louis Carembat.

     

     -Les Tableaux peints

     La rue de la Magdeleine ou l'ancien quartier dit de la  Croix-Verte au port de Dinan en Lanvallay

     

     

     -Les Tableaux peints

     L'Ecluse de Lehon croquée depuis les hauteurs de Beauvais en Lanvallay. Au loin, l'ancienne église prieurale alors en ruine

     

     

     -Les Tableaux peints

     La jetée du viaduc de Lessart devant recevoir la future voie ferrée. Théodore Busnel 1879

     

     

     -Les Tableaux peints

     

     -Les Tableaux peints

     

     -Les Tableaux peints

     Le Jerzual menant au port de Dinan. G.Frepont

     

     

     -Les Tableaux peints

     Les hauteurs de Dinan et son port. Début du vingtième siècle, vers 1900

     

     

     

    -Les Tableaux peints

                                       Léon Hamonet vers 1900.                                          Artiste peintre breton né en 1877 et décédé en 1953

     

     

     -Les Tableaux peints

                                                          Othon Friez 1926

     

     

     -Les Tableaux peints

                                                                 Othon Friesz 1879-1949. Oeuvre de 1936

     

     

     -Les Tableaux peints

     Vue du port de Dinan depuis les hauteurs de la ferme des Clos, située en bas et à droite de Yvonne Jean-Haffen

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le Viaduc et son ancienne usine à gaz de Thérèse Clément 1889-1984. Musée de Brest

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le Port de Dinan dessiné depuis la Vallée des Chênes ou le Saut à l'Âne

     

     

    -Les Tableaux peints

    Le Viaduc, l'usine à gaz et la vieille métairie des Vaux. Tableau de Moore peint en 1924.

     

     

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    Peinture de Mack

     

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    Tableau d'Albert Robida. Dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste, journaliste et romancier français né en Mars 1848 et décédé le 11/10/1926 à Neuilly sur Seine. 

     

    -Les Tableaux peints

     

     

    -Les Tableaux peints

     

     

     

     

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    La Grande maison de la Croix-Verte et

    sa pierre Tumulaire

     La maison de la Grande Croix-Verte

     La pierre tumulaire de la Magdelaine faite en l'année 1605; première moitié du XVII siècle.

     

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

                   

     

      La maison de la Grande Croix-Verte

    Son retrait de la Maison de la Rance.   Son élévation et sa mise en place rue de l'Abbaye au port.

      

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     Le quartier de la Magdelaine du Pont. Carte postale du début du XIX siècle, vers 1850. En rouge l'implantation des maisons composant ensemble le noble logis de la Grande maison de la Croix-Verte. Cette grande maison fut, vers 1570, le bien de Rolland Rolland et celui de Janne Ferron, son épouse, tous deux Sieur et Dame de la Croix-Verte mais Sieur et Dame des Salles, terre positionnée au dessus de la rivière et en face de l'extrémité des quais du port de Dinan .

     

    Les sieurs de Ferron du Chesne et le prieuré de la Magdelaine

    Annotation du 19/11/2013.    

    Avant d'aborder l'histoire de cette grande maison composée, ici un peu plus bas dans ce texte, certaines dernières informations aujourd'hui connues laisseraient "supposer" que l'un des premiers propriétaires probables" de ce même ancien et noble logis serait le premier membre de la famille seigneuriale des Ferron-du-Chesne. Le premier "sieur de la Croix-Verte" nommément cité par un acte écrit fut Roland Roland lequel, époux de Janne Ferron dame des Salles, fille de Julien Ferron sieur du Chesne, était aussi possesseur du manoir de Vauboeuf en Saint-Samson sur Rance. Celui-ci fut aussi très probablement sieur en les  "Croix", en Lanvallay, puisque son fils Pierre Roland sieur de Vauboeuf, né de la dite Janne Ferron, fut lui sieur des Croix aussi les Croix étant alors l'un des villages constituant la paroisse de Lanvallay, village ou lieu dit situé au dessus du prieuré de la Magdelaine du pont à Dinan. La très jeune famille seigneuriale des seigneurs du Chesne-Ferron sera en effet, et cela dès la première moitié du XVI siècle, étroitement liée à la vie sociale et religieuse du quartier prieural de la Magdelaine. Cela semble devoir se faire sous l'existence de Julien Ferron fils de Simon Ferron et de son épouse, Catherine Dauly, tous deux nés vers 1490 [Symon Ferron eut pour père et grand-père Jehan et Olivier respectivement mariés à Marguerite Bouteiller et Janne-Anne Duval. Son père et aieul ayant été tous deux "Sieur de Beauchesne" il est possible que la construction ou reconstruction du Chesne-Ferron ait été réalisée par l'un de ces deux derniers puisque que le château du Chesne-Ferron semble être assis sur les XV et XVI siècles. Cependant le couple formé par Julien Ferron et Bertranne Ferré de la Ville es Blanc [elle était la fille de Bertrand Ferré et de Peronnelle de Guemadeuc tous deux seigneurs en autre de la Garaye en Taden], couple contemporain à l'année 1556 puisque tous deux naissent vers 1520, 1556 étant l'année en laquelle sera établi l'acte de Dénombrement de 1556, et bien ce couple ne sera nullement cité dans le dit acte de dénombrement de 1556. Cet acte reprendra cependant, et cela en autre, les présences de Jacques Tourandel et celle de Morice Mesnage aieul de Macé ce dernier étant alors sieur de la Salle en la rue du Four. Pourquoi cela si ce que nous pensons est vrai ? Dans ce cas présent Julien Ferron et Bertranne Ferré seraient donc entrés tous deux en possession de la dite "Grand maison de la Croix-Verte" qu'au lendemain de 1556. Cependant la dite Grande maison de la Croix est citée dès la dite année 1556; elle était donc à ce titre alors déjà existante....Quel couple en fut-il le constructeur au regard de cela ? Serait-ce les parents de Pierre et de Julien Ferron à savoir Symon Ferron et Catherine Dauly tous deux cités ci-dessus ? Notons que très longtemps la paroisse de Lanvallay relèvera du bailliage de Beaufort, bailliage placé sous l'autorité première des seigneurs de la Garaye. Serait-il possible que les parents de Bertranne Ferré, seigneurs de la Garaye en Taden, soient tous deux les dits constructeurs de la dite Grande maison de la Croix-Verte ?] . Ce couple aura en effet deux enfants dont le dit Julien Ferron lequel, époux de Bertranne Ferré, tous deux père et mère de la dite Janne Ferron, verra le jour à Saint-Coulomb, proche de Saint-Malo de l'Isle, cela vers 1520. Etabli à Calorguen, en ses terres du Chesnes, Julien semble créer la seigneurie du Chesne-Ferron. Le deuxième enfant de Simon et de Catherine est Pierre lequel, enfant puisné, sera en 1553 Pierre le prieur du prieuré de la Magdelaine du Pont à Dinan. Si la Grande maison de la Croix-Verte, bien de Roland Roland et de Janne Ferron son épouse, ne sera pas transmise héréditairement à Pierre Rolland, ce dernier héritant et des Croix et du dit manoir de Vauboeuf, elle restera cependant au sein même de la famille de Ferron puisque Catherine, la propre soeur de Janne, toutes deux nièces du prieuré Pierre ci-dessus, semble avoir héréditairement pu transmettre ce même noble logis à ces deux petits enfants, Gilles et Toussainte Lefrançois. Le principe même de cette "transmission héréditaire" laquelle passa de Janne à Catherine, toutes deux soeurs, laisse en effet supposer que ce même logis était probablement le bien de leurs père et mère, à savoir celui de Julien Ferron et de Bertranne Ferré. Ce couple aura aussi pour autres enfants, parmi d'autres enfants encore,  Bertrand et Hamon Ferron. Bertrand, mâle aisné, héritera de la seigneurie du Chesne quand Hamon, enfant puisné, lui entrera dans les Ordres religieux. Hamon semble prendre la "Direction" religieuse du prieuré au lendemain de son oncle Pierre puisque Hamon est son successeur direct au siège prieural du prieuré de la Magdelaine du Pont. Nés tous deux vers 1550 Bertrand, frère de Hamon, sera pendant plusieurs "baux", le fermier général du prieuré du Pont, à savoir le fermier général de son propre frère puisné. Au lendemain de Bertrand, en 1578, le nouveau fermier général sera de nouveau un autre frère de Hamon, Guillaume. Ayant financé les "éducations religieuses" de son frère Hamon Guillaume Ferron sieur de Beauchesne et de la Sigonnière en Saint-Juvat, époux de Julienne Gallier, obtiendra en compensation l'ensemble des revenus financiers propres aux fermes du prieuré. Cet acte établi le 02/03/1582 accordera ainsi à Guillaume, cela pour le temps de 6 parfaites cueillettes, les revenus ordinaires et extraordinaires du prieuré du Pont à Dinan [Guillaume Ferron et son épouse seront eux aussi tous deux présents sur le port de Dinan, en le quartier du prieuré, puisque Julienne Gallier en 1608 sera la "tutrice de Julienne Apuril, alors enfant mineur, la dite Julienne Apuril ou Avril possédant le noble logis de Grillemont, logis faisant face au prieuré et attenant à la Cour du Puits Tourandel. Guillaume financera de ses propres deniers les études scolastiques de son jeune frère Hamon; Hamon semble avoir été prieur du prieuré dès l'année 1568, Pierre son  oncle ayant été lui prieur de ce prieuré en 1556, puisque le 21/05/1568, alors sieur de la Mettrie, son frère Bertrand sous-afferme à Jan Ledean une partie du son fermage du prieuré; ce "sous-fermage" concernera alors les terres les biens prieuraux situés en la paroisse de Miniac ainsi que la terre et moulin de Quincombre biens situés en la paroisse de Pleudihen.                                                                                                       En conclusion, la transmission de la direction du siège prieural de Pierre Ferron à Hamon Ferron; la transmission de la charge de "Fermier général" du prieuré du Pont à Dinan de Bertrand Ferron à Guillaume Ferron, tous deux frère de Hamon le "prieur"; au faubourg la très proche proximité de la Grande maison de la Croix-Verte attenante à l'église prieurale; la transmission de ce même noble logis au sein même de la famille seigneuriale de Ferron; laissent toutes apercevoir ce même lien ayant pu unir dès la première moitié du XVI siècle et les dits Ferron et l'Histoire même de notre prieuré ainsi que celle de son bourg. Il en sera de même aussi avec la paroisse de Lanvallay. Ainsi rappelons que quand Pierre Ferron sera prieur du prieuré Julien son frère lui sera probablement en possession du noble logis de la Croix-Verte; Janne fille de Symon sera propriétaire de ce même logis; Catherine soeur de Janne transmettra elle ce même logis à ses deux petits enfants nés Lefrançois; Bertrand du Chesne et Guillaume de la Sigonnière, tous deux frères de Catherine et de Janne, seront respectivement en 1568 et 1578 "fermier général" du prieuré; Hamon en 1568, frère de Bertrand, de Guillaume, de Janne et de Catherine aussi, sera lui, au lendemain de son oncle Pierre, le nouveau  "Prieur"  du prieuré du Pont à Dinan. Pour terminer ici cette annotation sachons aussi que Catherine, soeur de Janne, épouse de Jan Lefrançois, sera propriétaire avant toute chose du noble manoir des Rochettes, manoir situé en la paroisse de Lanvallay. Notons aussi que Catherine et Jan seront tous deux également "Sieur et Dame" de la Herviais en Lanvallay, terres situées à la droite de celles des Croix].

     

     

     La maison de la Grande Croix-Verte

    La maison de la Grande Croix-Verte

    La maison de la Grande Croix-Verte Ci-contre l'escalier de l'embas menant à la cave de la Grande maison de Croix-Verte; escalier aujourd'hui à jamais obstrué.  Au dessus et à droite la pierre tumulaire de Macé Marot et de Guillemette Rolland lorsqu'elle fut découverte en ce même lieu, en l'année 2000. Réutilisée en réemploi elle servait d'assise, dans  l'embrasure de la fenêtre d'étal, pour un "chauffe-plat ou légumier" ici présent. Guillemette, fille de Rolland Rolland et de Janne Ferron, et cela par son union contracté avec Macé Rolland fils de Jean Marot sieur du Cheminneuf devint ainsi, dans les toutes dernières heures du XVI siècle, la première Dame du Chemin-Neuf. La petitesse de sa taille laisse sous-entendre qu'elle ne fut pas la "pierre  tumulaire"d'une concession familiale mais seulement celle de ce couple.

     

     

     

                                      Découverte d'une Sépulture

     

     

     La maison de la Grande Croix-Verte Le quartier de la Magdeleine possède encore quelques très vieilles et nobles demeures et l’une d’entre, en l’année 2000, fut l’objet d’une profonde réhabilitation. C’est pendant ces travaux, alors en cours de réalisation, que cette pierre tumulaire, ici représentée, fut découverte. Positionnée cependant sous un chauffe-plat ou légumier, elle fut trouvée relativement abimée, l’ensemble de sa surface noircie d’une cendre séculaire et ses lettres emplies d’un amalgame de sang séché et de chaux. Elle était très illisible, ses armoiries pratiquement aveugles. Afin d’éviter qu’elle soit vendue par le propriétaire Outre Manche et devant le refus de son acquisition par notre commune à laquelle nous avions proposé de l’acquérir, nous l’avons donc dû l'acheter entre amis afin quelle ne puisse pas quitter le lieu en lequel, il y si longtemps, elle avait été réalisée. Cette pierre est riche d’une histoire redécouverte après maintes recherches ; elle fera l’objet d’un chapitre lequel lui sera ici entièrement consacré.

    En Janvier 2011, conscient que cette pierre pouvait mettre en valeur, elle aussi, le contrebas de la rue de l'Abbaye, nous avons émis le souhait de la voir au bas de cette même rue; cela fut fait avec l'aide de monsieur Eric Lemoine, propriétaire indivisible de cette pierre tumulaire, et monsieur Delarocheaulion, maire de notre commune. Les papiers dument remplis et accompagnés de l'acceptation de l'architecte des bâtiments de France, cette pierre tumulaire quittera définitivement la Maison de la Rance et sera aussitôt positionnée dans le bas de la rue de l'Abbaye appuyée contre une maison à pans de bois. Elle est de nouveau aujourd'hui au plus près de pavés près desquels, si longtemps, elle s'était endormie.

     

     

     La maison de la Grande Croix-VerteCette maison, en laquelle elle fut découverte, âgée de plusieurs siècles et nommée dès le 16ème siècle le logis de la grande Croix Verte (cette maison appartiendra à  la fin du XVI siècle au sieur Rolland Rolland et à son épouse Janne Ferron, petite fille de Bertranne Ferré seigneur de la Garraye en Taden, tous deux Sieur et Dame de La Croix-Verte, des Salles et des Croix en Lanvallay aussi. Cette famille fera également l’objet d’un chapitre à part aussi. Sachez cependant que la famille  Ferron donnera au prieuré du Pont à Dinan deux prieurs, Pierre et Hamon Feron, respectivement oncle et neveu l'un de l'autre. Cette famille donnera aussi deux fermiers généraux à ce prieuré, Guillaume Ferron, ceux-ci étant tous deux les propre frère du prieur Hamon), fut très longtemps attenante au Prieuré de la Magdeleine et à son église. L’ensemble du prieuré après la Révolution, comme de très nombreux biens appartenant à l’Eglise aussi, sera saisi et vendu sous le Directoire. Le prieuré disparu puisque saisi et vendu et son l’église démolie probablement très peu de temps après aussi. L’ensemble des bâtiments conventuels seront un peu plus tard transformés en biens professionnels lorsqu'ils seront en 1821 acquis une nouvelle fois, par un charron de métier, Robert Remont. En 1811 l’ensemble de  la Maison de la Grande de la Croix-Verte formera une très grande auberge le tout acquis puis vendu par une seule et même famille, celle de monsieur François Marc. [Devenue "le 1er relais des Côches de Dinan" vers 1750, côches reliant Dinan à Rennes, il est possible que la transformation de ce noble logis en "auberge" ait été faite peu après l'établissement en son sein du dit relais de Côches et non pas après son acquisition laquelle fut obtenue par le dit François Marc. Les différents bâtiments conventuels du prieuré, biens dont la maison de la "Grande Croix-Verte n'a jamais fait partie" seront tous acquis par "Adjudication" le 20 Vendémiaire de l'an 2 de la République française. Cela sera donc fait le 13/10/1793. Les acquéreurs seront le sieur Yves-Guillaume Salmon du Bas-Frêne et son épouse Anne-Toussainte Tardif. Yves-Guillaume Salmon était le frère d'Hélène Salmon femme de Christophe Le Roux sieur des Aulnais. Par ce fait Yves-Guillaume Salmon était l'un des enfants de Pierre Salmon ce dernier ayant été avant la Révolution française, et cela pendant plusieurs baux fermiers, le fermier général du prieuré au Pont à Dinan. Veuve en 1821 Anne Tardif vendra les bâtiments conventuels, l'ancien four prieural compris, à François Remond charron de son métier en la Cour de Bretagne, cour sise rue du Cheminneuf, aujourd'hui rue de la Madeleine. N'en ayant aucune certitude  pouvons penser qu' Yves-Guillaume Salmon acheta aussi le dit 13/10/1793, et cela  avec les dits les anciens bâtiments conventuels, la dite Grande maison de la Croix-Verte et ses cours, l'Eglise, les quatre Ecuries dont la très grande etc. La maison de la Grande Croix-Verte n'ayant jamais relevée du prieuré il semble que la réponse soit non. Il ne semble pas non plus avoir acquis la vieille maison prieurale puisque celle-ci, pour le registre cadastral de 1811, semble alors être le bien de François Marc en même temps qu'il est propriétaire de la dite Maison de la Grande Croix-Verte. La Grande maison de la Croix-Verte et ses dépendances seront en effet acquises avant 1813 par le dit François Marc hier tenancier de l'auberge du Croissant. Ce dernier acheta t-il la dite Grande maison de la Croix-Verte lui aussi sur adjudication ? En 1813 Jacquemine Domalin, la propre veuve de François Marc, mettra en vente cette dite Grande maison de la Croix-Verte, toujours magnifique auberge comprenant deux cours au derrière et plusieurs écuries].                                                            La fin du 18ème siècle assiste en effet sur ce quartier, au lendemain de la Révolution, à la réalisation de grands travaux devant améliorer la desserte du port de Dinan afin de favoriser son essor économique (Ci-dessous un plan provisoire lequel représente, et vous montre ainsi, la répartition géographique des quelques quinze familles propriétaires se partageant entre elles l'ensemble de ce quartier au tout début du 19ème siècle. Ce plan reprendra par la suite sa place définitif dans un chapitre lequel sera consacré au développement économique du quartier de la Magdeleine). Fichier téléchargeable).  Plusieurs maisons seront ainsi transformées et réalignées suivant un nouveau tracé urbain et cela à l’image du logis de la Grande Croix Verte. Certaines pierres, pour la réalisation de ce grand chantier, seront réemployées sur place; l’église et son cimetière démolis seront tous les deux partiellement ou entièrement réutilisés en matériaux de réemploi. Notre sépulture, elle aussi, sera réemployée et servira de linteau à l’embrasure d’un soupirail de l’une des nouvelles ouvertures de l’ancien grand logis de la Croix-Verte transformé alors en hostellerie. Elle sera ainsi préservée de la destruction.

     Je remercie ici très sincèrement Mr et Me Philippe Busson, propriétaires de cette très ancienne maison lesquels ont bien voulu recevoir cette très vieille pierre aujourd'hui adossée à leur logis.

     

     

    Origine: un Prieuré, un quartier

    Le prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan fut fondé à la fin du 11ème siècle par la volonté de Geoffroy 1er, seigneur de Dinan, lequel demandait ainsi à Dieu, pour lui-même et sa famille, le pardon de toutes leurs fautes commises. Cette fondation a été faite avec l'assentiment de son frère puisné Riwallon dit le Roux; Geoffroy et Riwallon attribuant ainsi aux moines bénédictains de Saint-Florent le Vieil, près de Saumur, une terre pour bâtir une église et un bourg. Ces moines bénédictains, ici et ailleurs, sont de rudes travailleurs et ils vont s'atteler à défricher leurs terres, élever des églises et leurs différents bâtiments conventuels, construire des moulins et favoriser ainsi, tout autour de ces prieurés, la lente émergence de jeunes bourgs. L'un d'entre eux est encore nommé, ici et aujourd'hui, le Bourg de la Madeleine.

     

    La découverte de la sépulture

     Le quartier de la Madeleine possède encore quelques très vieilles et nobles demeures et l'une d'entre-elles, récemment, fut l'objet d'une profonde réhabilitation. C'est pendant ces travaux, alors en cours, que cette pierre tumulaire, ici présente, fut découverte. Cette maison, âgée de plusieurs siècles et nommée dès le 16ème siècle le Logis de la Grande Croix-Verte, fut très longtemps attenante au prieuré de la Magdelaine et à son église. La fin du 18ème siècle assiste, en effet sur ce quartier, à la réalisation de grands travaux devant améliorer la desserte du port de Dinan [Tout au moins à leur commencement. En effet ces travaux perdureront au regard de leur importance plusieurs dizaines d'années. L'actuelle maison sise au 39 de la rue de la Mageleine témoigne de ce fait puisqu'elle fut réédifiée qu'en 1827 portant en l'une de ses pierres cette date inscriteLa façade modifiée de la maison dite de la Croix-Verte fut très probablement réalisée en ce même début du XIX siècle]. Plusieurs maisons seront ainsi transformées et réalignées suivant un nouveau tracé urbain et cela à l'image du logis de la Grande Croix-Verte. Certaines pierres, pour la réalisation de ce grand chantier, seront réemployées sur place; l'église et son cimetières, vendus sous le Directoire comme Bien National, seront ainsi détruits et partiellement réutilisés. Notre sépulture, elle aussi, sera réemployée et servira de linteau à l'embrasure d'un soupirail de l'une des nouvelles ouvertures du Grand logis de la Croix-Verte. Elle sera ainsi préservée de la destruction.

     

    Les grandes familles de la Magdelaine

     Le bourg de la Magdelaine, aujourd'hui Madeleine, et ses Saints Fonds Baptismaux furent, tout au long des 16ème, 17ème et 18ème siècles, le point de rencontre de certaines des plus grandes et nobles familles de Dinan et de sa région. Certaines se fixèrent définitivement sur cette rive et y essaimèrent.     Jean Marot, père de Macé Marot et oncle de Raoul Marot des Alleux, sera présent sur le prieuré dès la seconde moitié du 16ème siècle. Personnage important, il est le premier sieur connu du Chemin Neuf, la rue actuelle dite de la Madeleine. En serait-il le concepteur ? D'autres nobles familles viendront s'établir ici aussi, tout au long de ce nouveau chemin, qu'elles soient issues de Dinan ou même d'Anjou. Les Apuril, les Feron, les Rolland, les Gicquel, les Mesnages, les Leroy, les Mouton-Gigot, les Serizay etc. seront tous de très grands notables dinanais, responsables de son économies paroissiale tout au long de ces mêmes siècles. Certains d'entre-eux seront mêmes "fermier général" du prieuré en ce lieu présent. Quelques vieilles et nobles demeures, situées sur cette même rive, possèdent encore des blasons aux armoiries effacées, ces dernières sont enfermées dans une figure géométrique appelée Quadrilobé. Et ce tracé en notre province, d'après certaines recherches en cours, semble être lié directement à l'art armorial propre à toutes ces grandes familles ayant pour chacune amplement participé à l'écriture de la ville de Dinan ainsi que de sa proche région.

     

    The Stone Tumulary

    La maison de la Grande Croix-Verte

    Representation of the scriptures of the Stone tumulary. Work done on  Photoshop.

    Dessin personnel réalisé sous Photoshop


    Télécharger « Généalogie de la Pierre Tumulaire »

     

    Origin: A Priory, a District

    - The priory of the Magdeleine at the bridge of Dinan was founded at the end of the 11th century by Geoffroy 1st, Lord of Dinan; the latter asked God to be forgiven for all his sins as well as his family. This establishment was endorsed by his younger brother Riwallon known as the “Red”; Geoffroy and Riwallon allocated a plot of land to the monks of St Florent du Vieil near Saumur in order to build a church and a town. These Benedictine monks are hard working so they slowly started to clear the ground, build churches and monasteries, mills and thus favored the emergence of small towns all around. One of these towns does still exist, known as the town of the Madeleine.    

     

     

    The discovery of the Grave

     - A few very old and noble houses belong to the district of the Magdeleine, one of them was lately massively rehabilitated. The tumulary stone shown here was discovered during these works. This house old of several centuries was named from the end of the 16th century “the high Green Cross House”. It was attached to the Priory of the Magdeleine and its church for a long time. Major renovations occurred at the end of the 18th century in order to enhance the service of the Port of Dinan. Thus several houses were transformed and relined according to a new urban concept inspired by the high Green Cross House. Some stones used for the achievement of this site were reused; the church and its graveyard sold during the Directory as National treasure were partially reused. Our grave stone was used as a structure beam for a cellar window in the high Green Cross House. It was finally spared form destruction.

    The big families of the Magdeleine

    - The town of the Magdeleine and its holy Baptismal bottoms, were all along the 16th, 17th, 18th century the meeting place of biggest and noblest families of Dinan and its surrounding. Some of them settled definitively on this bank.

     

    - Jean Marot, father of Macé Morot and uncle of Raoul Marot des Alleux, was frequently visiting the priory from the second half of the 16th century. As a very important, he is the first Sir known at the “Chemin Neuf” (New Road), the present road known as the Madeleine. Maybe was he the designer?

     

    - Several other families from Dinan or even from Anjou settled here later, along this new road. The Apurils, the Rollands, the Giquels, the Mesnages, the Leroys, the Moutons etc. were all very important notables from Dinan, managing the parish economy all along these centuries.

     

    - A few old and noble houses still have their arm visible with their coat erased. These latter are enclosed in a geometric shape called quatrefoil. According to the research in progress, this pattern seems to be directly linked with the armorial art, peculiar to these notable families who gave to Dinan and its surrounding all its nobility.   

     Traduction de : Nicolas Jego de Lanvallay   

          

     

     La maison de la Grande Croix-VerteCheminée aux armoiries effacée et comportant la date de 1576. Ces armoiries furent probablement celles de Jacques Rolland cité présent au port dès l'année 1583. Jacques fut-il le père de Rolland Rolland dit lui "sieur de la Croix-Verte Rolland Rolland prennant pour épouse Jeanne Fzerron en l'année 1573

     Le quadrilobé de la cheminée de la

                      Grande maison de la Croix-Verte; armoiries martelées. Ce noble logis fut, en la seconde moitié de XVI siècle, vers 1580, le bien propre de Rolland Rolland et celui de son épouse aussi, Jeanne Feron, tous deux Sieur et Dame de la Croix-Verte nés vers 1530. Jeanne Ferron eut pour frère Pierre Feron prieur du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan en 1556. Leur fils à tous deux, Nicolas Rolland, sera en 1608 pour trois parfaites cueillettes le fermier général du dit prieuré du Pont. Nous avons ici probablement leurs armoiries à tous deux à moins qu'elles soient celles des précédents propriétaires présumés.

      

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

     

     

     

    Ci-dessus l'Escalier à Vis originel de la maison de la "Grande Croix-Verte" desservant hier l'ensemble des étages de cet ancien noble logis lequel, dès ses premières heures, comprenait associées deux ou trois maisons. Depuis un escalier extérieur, probablement exécuté au XVIII siècle, a permis par sa seule réalisation de diviser plus amplement ce même logis ce dernier étant aujourd'hui un immeuble composé de cinq appartement distincts locatifs. Après avoir été le bien du notable couple Rolland Rolland et Janne Ferron sieur et dame de la Croix-Verte [ces 2 derniers s'unissent devant Dieu en 1573. Avant d'être le bien de l'honorable sieur Rolland Rolland ici cité cette ancienne noble batisse fut probablement dès 1583 le bien de Jacques Rolland cité « sire Jacques Rolland » et « sieur des Croix en Lanvallay »  le 11 mai de la dite année 1583 puisque le dit Jacques Rolland  réside alors lui aussi au "Pont à Dinan".  Demeurant au Pont en effet il relève alors de l’autorité seigneuriale première de Guy de Rieux seigneur de Chateauneuf puisque la paroisse de Lanvallay relevait depuis longtemps de la « Cour seigneuriale de Châteauneuf la Noë ».  Jacques est ici soit l’oncle de Nicolas Rolland ci-dessuscité soit son aîeul direct], après avoir été celui de leur enfant Pierre Rolland sieur des Croix, sieur de Vauboeuf aussi [Pierre nait le 14/11/1596. Il prendra pour épouse Marguerite Bauldry et seront tous deux ici propriétaires en la rue du Four aussi], trésorier du prieuré de la Magdelaine en son vivant, ce bien ensuite sera en 1693 un bien établit en indivis entre  Macé Mesnage sieur des Morandais et Jean Lesné sieur de la Branche... Le dit sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné possède la maison cave cellier écurie de la Grande Croix Verte cy devant pocedée par le dit Rolland des Croix ...[Macé Mesnage sieur de la Salle en la rue du Four, né peu après 1600, semble être le petit-fils de Morice Mesnage ce dernier étant cité présent au Pont de Dinan en 1556 lorsque sera réalisé le Dénombrement de 1556. Macé sieur de la Salle eu pour père maistre Thomas mesnage et pour mère Macée Hamon soeur de Robert miseur de Dinan. Macée Hamon fut femme avant gardiste puisqu'elle se maria trois fois épousant successivement Vincent Desserville sieur de Belle-Isle en Taden et sieur aussi de la Villegrommil en le pays d'Evran. Elle sera par cette première union l'aïeule de Jacques Desserville sieur des Maretz toujours en la rue du Four celui-ci voyant le jour le 15/07/1628; la terre de la Villegrommil sera ainsi transmise demain au sein de la dite famille Mesnage. Né en 1672 Jacques Mesnage des Morandais fut "Procureur général aux Etats de Bretagne"; il avait pour père Macé Mesnage des Morandais ci-dessus lequel, fils de Macé Mesnage sieur de la Salle, prendra pour épouse Simone Lefrançois. Jean Lesné de son côté, prenant pour épouse Olive Lefrançois, sera le propre beau-frère de Macé Mesnage père de Jacques, leurs deux épouses étant les deux enfants de Gilles Lefrançois et de Jeanne Lesnée tous deux propriétaires du manoir des Rochettes, manoir aussi assis en la paroisse de Lanvallay; Gilles et Jeanne s'uniront l'un à l'autre avant 1630, 1630 étant l'année en laquelle leur premier enfant, Guillemette, sera baptisée en l'église prieurale de la Magdelaine . A la lecture de ces informations nous sommes bien obliger d'admettre que la Grande Maison de la Croix-Verte était bel et bien un bien tenu en copropriété et par le sieur Macé Mesnage des Maurandais et par le sieur Jean Lesné de la Branche. L'indivis de la Grande maison de la Croix-Verte trouvait-il son origine au travers de Macé Mesnage et Jean Lesné lesquels, mutuellement, étaient donc beau-frère l'un de l'autre ? La dite maison de la Grande Croix-Verte fut-elle aussi, avant ce même indivis, le bien des parents et de Symone et d'Olive Lefrançois ? Ou bien la Grande maison de la Croix-Verte était-elle déjà un bien commun possédé et par les parents de Macé Mesnages des Morandais et par les parents de Symone et Olive Lefrançois ?  Macé Mesnage sieur des Maurandais était le fils de Macé Mesnage 1er du nom lequel, sieur de la Salle en la rue du Four, au plus près de la dite Grande maison de la Croix-Verte, se maria deux fois. Une première fois avec Jaquette Chevrel et une seconde fois avec Carize Jan; Macé Mesnage des Morandais était le fruit de son deuxième mariage. Tout laisse penser que Macé Mesnage 1er du nom, sieur de la Salle en la rue du Four, était aussi propriétaire en commun de la Grande maison de la Croix-Verte. En effet, si son fils Macé des Morandais vend l'une des maisons formant la Grande maison de la Croix-Verte à Yvonne Turpin, avant 1718, son petit-fils Macé Mesnage du Val, 3ème du nom quant à lui, fils de Pierre et petit-fils de Macé Mesnage et de Jacquette Chevrel tous deux cités ci-dessus, sera lui, au lendemain de la dite vente "Mesnage-Turpin", toujours propriétaire et donc en la possession de la dite Grande maison de la Croix-Verte. Au lendemain de cette vente la dite Grande Maison de la Croix-Verte était donc un bien appartenant en commun et à Macé Mesnage du Val et à la dite Yvonne Turpin alors nouveau propriétaire succédant à Macé Mesnage des Morandais oncle du Macé Mesnage du Val. Macé Mesnage du Val prendra pour épouse Françoise-Jeanne Leroy dont l'arrière-arrière grand-père, de son vivant, fut possesseur de la maison et métairie de la Tandais en Quévert; Françoise-Jeanne Leroy en second mariage prendra pour époux noble homme René-Yves Lamoushe. Lire un peu plus bas]. En 1718 l'un des éléments de ce vieux et noble logis sera donc le bien d'Yvonne Turpin celle-ci l'ayant acquis du dit Macé Mesmage sieur des Morandais comme le stipule un acte notarial relatif à la succession de la dite Yvonne Turpin : A.D.C.A. série 3E 44/42 ...nous avons employez pour la première lottye la maison et logement de la Grand Croix-Verte joignant l'église et simetière du prieuré de la Magdelaine du Pont à Dinan à maison des enfens et héritiers du feu sieur de l'Aublette Martel [Les héritiers de Jean Martel possédaient une maison située en continuité de la Grande maison de la Croix-Verte; cette maison se nommait : la Petite maison de la Croix-Verte. En conséquence la Grande maison de la Croix-Verte était donc enfermée entre celle des héritiers du sieur Ruellan des Fontaines et la maison de la Petite Croix-Verte bien du dit sieur Jean Martel de Laublette] et à celle des héritiers du sieur des Fontaines Ruellan et femme...sont plus emplement explicqués dans le contract d'acquest fait par la ditte Turpin conventionnellement d'avec le sieur des Morandais Mesnages et consors [consorts : terme juridique servant à désigner l'ensemble des gens lesquels, en commun, sont propriétaires d'un même bien] à condition  à celuy à qui tombera cette lottye de tenir les dites choses de la seigneurye du Prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan, d'y paier par une part les deux articles traise sols nommois, quoy que ce soit les rentes seigneuriales suivant le rolle qui se serre, le jour de la Chandeleur deuxiesme feuvrier de chacun an, six livres deux à la fabrique de l'église du dit lieu du prieuré de la Magdelaine au jour Saint-Laurens, et huit livres au jour de la Magdelaine ce sont par chacun an aux héritiers du sieur des Portes Jan... le dit sieur de L'Aublette Martel était donc Jean Martel lequel nait en l'année 1658. Il possédait en effet la "Petite maison de la Croix-Verte", maison continue à la Grande maison de la Croix-Verte. Son bien est cité en 1693 en le rolle financier énumérant les différents tenanciers tenant biens en le bourg de la Magdelaine: ...monsieur de Laublette Martel pocede la maison de la petite Croix-Verte toute proche la suite. Le sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné pocèdent la maison, cave...]. Les héritiers d'Yvonne Turpins après 1718 se partageront en toute équité l'ensemble des biens de la dite feue madame Turpin leur mère l'un recevant une partie de cette grande maison formant la première lotie de la succession de feue madame Turpin. Ce bien immobilier ayant appartenu hier à feu Macé Mesnage des Morandais sera très probablement quelques années après une nouvelle fois vendu par l'héritier d'Yvonne Turpin puisque en 1786, lors de l'aménagement du port de Dinan, ce bien semble être en la possession du sieur Této; l'autre partie étant quant à elle, toujours en la dite année 1786, le bien du sieur Pierre Follen. Cette seconde partie de la Grande maison de la Croix-Verte sera en effet vendue par la dite Françoise-Jeanne Leroy ci-dessus laquelle, devenue veuve de Macé Mesnage sieur du Val, avait pris pour second époux le dit noble homme René-Yves la Moushe ci-dessus; Pierre Follen et Laurence Choméné acquieront en effet de Françoise-Jeanne Leroy et René-Yves la Mouche la partie de la Grande-maison de la Croix-Verte  laquelle, hier, était donc le bien de feu Macé Mesnage du Val en son vivant neveu de Macé Mesnage des Morandais et époux de la dite Françoise-Jeanne Leroy. Cette acquisition se fera le 05/01/1734 par contrat établi en l'Etude de maistre Jehanneau devant Pierre Follen et Laurence Chomené son épouse. Tous deux seront aussi possesseurs en leur vivant de la dite métairie de la Tandais à Quévert bien hier, vers 1560, de Guillaume Leroy sieur de la Tandais. Celui-ci, né vers 1530, était l'arrière-arrière-arrière grand-père de notre dite Françoise-Jeanne Leroy femme de René-Yves la Moushe [René-Yves Lamousche, noble homme, nait en 1673. Sieur de la Millière il sera avocat au Parlement de Bretagne, capitaine de la milice de Dinan et prendra pour épouse Françoise-Janne Leroy le 03/08/1700. Il décèdera le 15/09/1749 agé de 76 ans. Il eu pour soeur Marie laquelle, demoiselle du Placis, décèdera elle jeune enfant le 06/09/1681 âgée seulement de 11 ans. Leurs père et leur mère à tous deux furent noble homme René et Marie Halna sieur et dame de la Millière René ayant eu peut-être pour soeur demoiselle Renée de Lamoushe laquelle prendra pour époux le 28/07/1663, cela à Saint-André des Eaux, noble homme André des Coupeaux. Ils auront tous deux pour enfants quatre filles dont Marguerite-Thérèse laquelle sera soeur du Tiers Ordre de Saint-François;Françoise-Renée qui épousera le 04/06/1726 le noble homme Dominique-Raoul-Auguste Ernault et Rose-Jeanne laquelle, née le 02/04/1706, épousera le noble homme Joseph Mustel. Elle sera inhumée en la chapelle du Purgatoire, sise en l'église de St-Malo de Dinan, descendue en le tombeau de sa famille du chef des Saint-Cyre]. Pierre Follen et Laurence Chomené sont-ils tous deux entrés en la possession de la dite métairie de la Tandais, alors bien de Messire François Jamet,  lors de l'acquisition de la dite Grande maison de la Croix-Verte ? Il nous semble que non au regard du dit propriétaire Jamet...L'ensemble de ces deux ou trois maisons associées formant ensemble la dite Grande maison de la Croix-Verte, bien donc trouvé en "commun" en 1786 entre les sieurs Follen et Teto,  sera peu après la Révolution Française, sous le Directoire, le bien professionnel unique du sieur François Marc, Mars ou Marie lequel François établira ou reprendra ici même une très grande et magnifique auberge. Né le 24/01/1693 à Saint-Malo de L'Isle, possesseur de la dite métairie de la Tandais, marchant au port de Dinan, Pierre-Jean Follen sera dit veuf de Laurence Choméné le 07/05/1766. Il décèdera à Saint-Malo de Dinan le 10/06/1781. Citée sur l'acte du Plan des Alignement en 1786 comme étant la propriété de Pierre Follen il ne pourra alors s'agir, en cette même année 1786, que de la personne de Pierre Follen fils et héritier de feu son père; Pierre Follen fils semble devoir acquérir de sa mère Laurence Chomené, cela à la lecture d'un acte notarial, la petite forge et la cour de Bretagne hier bien de Pierre Baguelin père de sa troisième épouse Guillemette Baguelin ...plus a déclaré avoir acquis pendant leur communauté de honneste homme René Yves Le Mouche et Dlle Françoise le Roy son épouse un grand corps de maison avis l'église et simetière de la Magdelaine, cour au derrière dans laquelle il y a logements, écuries, appantit et jardin...[cette information est aujourd'hui connue grace à un acte d'inventaire très gentiment offerte par monsieur Joel Frehaut lequel, lui même, détenait cet acte de monsieur Frédérique Gaudin actuel propriétaire du logis de la Tandais à Quévert. Merci à eux deux]. Le 08/07/1766, lors de l'inventaire des biens de Pierre Follen, alors veuf de Laurence Chomené décédée le 07/05/1752 le noble logis de la Croix-Verte sera estimé pour un revenu annuel de 3100 livres ce même bien étant alors affermé "verbalement" à plusieurs particuliers. Cet inventaire, réalisé 14 années avant que meurt Pierre Follen premier du nom, fut réalisé afin de pouvoir partager entre les enfants survivant les biens ayant hier appartenu aussi à feue leur mère et à feu leur frère Ollivier lui aussi héritier de sa mère malgré sa mort à Haïti à cap François.

     

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    Annotation du 27et 28/11/2013 : Il en sera de même pour le logis et jardin de l'honnête homme Pierre Blondeau de la Villemenard et Marie Gigot sa femme, Marie étant la soeur de Catherine et de Janne Gigot femme d'André Lerenec. Pierre et Marie s'uniront tous deux l'un à l'autre le 09/01/1697 en l'église de Lanvallay. Ce logis sera acquis par Pierre Follen et Laurence Chomené le 06/07/1739. Bien  foncier comprenant maison et jardin, celui-ci était lui aussi dépendant de la Cour de Bretagne tout comme l'était aussi la dite petite forge laquelle fut vendue en 1733 à Pierre Baguelin par Catherine Gigot. Le bien de Pierre Blondeau père, commun à Jacques Porée, était desservi par la petite ruelle de servitude propre à la dite Cour de Bretagne Jacques Porée ayant pris pour épouse Marie Blondeau, à savoir la propre fille de Marie Gigot et de Pierre Blondeau ci-dessus nommés. Ainsi, au lendemain de la dite année 1739 dans cette cour étaient propriétaires Catherine Gigot en le logis de la Cour de Bretagne, Pierre Baguelin et Janne Teto pour la petite forge et la petite maison située en fond de la dite Cour [Pierre Baguelin épousera en secondes noces, le 26/09/1751, Rose Leforestier laquelle lui donnera pour enfant, en autre, Guillemette-Françoise Baguelin laquelle prendra elle pour époux Pierre Follen fils de Pierre Follen et de Laurence Chemené. En première union notre dit Pierre Baguelin épousera Jane Teto, cela le 03/07/1723.  Jane Teto , donc épouse de Pierre Baguelin lors de la vente de la petite forge, en1733, était la soeur de Guillemette Teto femme de Jacques Giffard tous deux de leur vivant sieur et dame du noble logis de la Cour de Bretagne. Lui le sera encore en 1781. Guillemette Teto femme de Jacques Giffard décèdera jeune, beaucoup plus tôt que son mari, le 01/01/1745 exactement; son époux décèdera très âgé, un peu plus de 80 ans, au lendemain de la dite année 1781. Au regard de ces dernières informations il est fort possible que Catherine Gigot ait vendu son dit logis de la Cour de Bretagne à Jacques Giffard lui-même tous deux étant donc présents aussi en cette dite Cour de Bretagne avant 1781 année du partage de leur biens. Guillaume Teto, frère de Guillemette et de Jane Teto ci-dessus lui épousera Françoise Briand laquelle était la fille d'Olivier Briand le propre maréchal-ferrant tenant la dite petite forge bien de Catherine Gigot puis, en 1733, celui de Pierre Baguelin époux de la dite Jane Teto. Pour faire "court" Guillaume Této épousera la fille du Maréchal-ferrant alors locataire de son beau-frère Pierre Baguelin. En 1781 Jan-Guillaume Teto, petit-fils de Guillaume Tetot et de la dite Françoise Briand sera possesseur du petit immeuble lequel, fut dans sa construction, adossé au dit logis de la Cour de Bretagne, logis appartenant en la dite année 1781 à Jacques Giffard alors veuf de Guillemette Této de son vivant grande tante de Guillaume-Jan Teto ci-dessus nommé. Ce petit immeuble était auparavant le bien du sieur Salmon de la Touche lequel était apparenté à Hélène Salmon femme du sieur Christophe Le Roux des Aulnais. A la mort de son Epoux le dit Jean-Guillaume Této Marie-Angot son épouse achètera la maison bien hier de la dite Hélène Salmon, maison alors mis en vente par la petite-fille de cette dernière, la dlle Turpin ], et puis Pierre Follen et Laurence Chomené pour la maison et jardin ayant été le bien de Pierre Blondeau et Marie Gigot ce même bien ayant été aussi le bien de leur fille Marie et de Jacques Porée l'époux de celle-ci. Etaient aussi propriétaires en la dite Cour de Bretagne les héritiers de Carize Bacheu alors tous en possession de la petite maison nommée "maison de la Cour de Bretagne". Pierre Baguelin, propriétaire aussi de l'auberge de l'Ecu lors de cette vente aura pour enfant Guillemette laquelle enfant épousera Pierre Follen fils 2ème du nom. En effet lors de la vente de la dite petite forge il sera précisé sur l'acte notarial relatant cette vente que Pierre Baguelin et Guillemette Teto tous deux résidaient alors à la Magdelaine du Pont. Lors de la succession de Pierre Follen père, laquelle eu lieu en la dite année 1766, le 8 juillet, la maison acquis de Pierre Blondeau faisait elle aussi partie intégrante du patrimoine référencé. Il sera stipulé dans cet acte que cette maison et son jardin étaient affermés à différents particuliers pour la somme de 1200 livres l'an. Il en était donc de même pour la Grande maison de la Croix-Verte. Pierre Follen père était alors domicilié en la rue du Petite-Fort, au port de Dinan en Dinan. Pierre Follen fils, deuxième du nom, était le seul fils héritier de son père depuis la mort survenue à Cap François de son frère aisné Ollivier Follen. Ainsi pierre Follen 2ème du nom héritera notamment en la paroisse de Lanvallay, au port de Lanvallay, et d'une partie de la Cour de Bretagne et d'une partie de la Grande maison de la Croix-Verte. Les autres biens, situés à Dinan et à Quévert, seront eux aussi appelés lors de l'inventaire des bien réalisé le dit jour du 08/07/1766. Cette annotation sera prochainement rappelée en le chapitre propre aux hostelleries de Tourandel et de l'Ecu. La maison et jardin de Pierre Blondeau de la Villeménard furent probablement acquis par Pierre Follen père suite à leur mise en vente "forcée". En effet Pierre Blondeau fils fut interné pour "dettes civiles" et ses soeurs, dont Marie Blondeau femme de Jacques Porée, mirent-elles aussi probablement en vente ce même bien afin de pouvoir faire face aux dites dettes civiles de leur frère [En effet quelques mois auparavant seulement, le 19/05/1740, Pierre Blondeau alors déjà emprisonné pour dettes civiles due à madame de Portecorvo, Jean Porée son beau-frère agissant au nom de sa femme Janne Blondeau, et Marie Blondeau veuve de Jacques Porée et soeur aussi des dits Pierre et Janne Blondeau ont, ensemble, avec promesse de garantie, vendus solidairement leurs terres situées en la paroisse de Saint-Juvat. Cette vente fut faite entre les portes de la prison de Dinan]. Marie Blondeau habitant elle rue de la Mitrie, Pierre Blondeau fils lui étant domicilié en la Grande rue à Dinan, Janne leur soeur habitant elle à Pleudihen avec son mari Jan Porée de la Soudrais [Jan était dit sieur de Fromontel, métairie  probablement assise en Lanvallay dont il était alors aussi possesseur], en effet leur bien commun assis en la rue du Chemineuf, en le port de Lanvallay, était affermé à des particulier bien avant qu'ils soient acquis, maison et jardin compris, par Pierre Follen père lui même [Pour vous aider dans la lecture de ce cheminement veuillez s'il vous plait bien vouloir relire ce texte en étudiant l'arbre de généalogie ci-dessous...].

     

     

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    Le Chauffe-plat ou Potager

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    La pierre tumulaire ne fut pas le seul élément retrouvé et réemployé sur le site même de l’ancien prieuré. En effet, lorsque nous avons découvert cette pierre tombale servant de linteau à l’un des soupiraux de la cave et positionnée en partie basse dans l’embrasure d’une grande fenêtre, elle était surmontée d'une grande étagère vêtue de bois. Quand celle-ci fut déshabillée, une grande pierre percée de plusieurs orifices apparue. C’était une pierre utilitaire très ancienne appelée aujourd’hui chauffe plat.

    Ces pierres utilitaires, utilisées hier dans les cuisines ou réfectoires, étaient très souvent présentes dans les demeures seigneuriales quelles qu'elles soient, manoirs nobles, châteaux ou couvents et monastères. Leurs surfaces de travail dépendaient en principe de l’importance de la demeure seigneuriale dans laquelle chacune d'elle se trouvait être et cela par rapport au nombre de couverts susceptibles d’êtres régulièrement servis. Les orifices carrés, fermés probablement à leur base par une grille, étaient emplis de braises chaudes et permettaient ainsi de garder les plats au chaud. Est-ce que les orifices ovalisés, beaucoup plus grands quant à eux, pouvaient aussi servir à maintenir de l’eau au chaud ? Il y a peu de chauffe-plats de nos jours en notre région. L’abbaye de Léhon en possède un très beau toujours positionné aujourd’hui dans l’ancien réfectoire des moines. L’ancien manoir de Bois-Fougères, en Lanvallay, en possède un mais malheureusement incomplet puisque brisé, hier, dans un temps déjà ancien; un chauffe-plat, plus petit il est vrai, est également présent en l'ancienne mairie de Saint-Solen dans une salle en laquelle on professait le Catéchisme. Ne serait-il pas très bien si nous pouvions ici même répertorier dorénavant l'ensemble de tous les chauffe-plats encore présents dans notre belle région de Dinan ?

    Lorsque cet ancien chauffe-plat fut aperçu, en même temps que la pierre tumulaire, notre réaction, dans le temps, ne fut pas assez rapide. Cet ancien outil culinaire, faisant parti de notre histoire et de tout notre passé aussi, fut inconsciemment cassé  à la masse le lendemain même par les ouvriers travaillant à la réhabilitation de cette maison. C'est ainsi qu’une nouvelle fois encore, parti en bris et en poussière, un élément attaché à notre culture et donc au patrimoine de notre commune définitivement nous échappa.

     

    La maison de la Grande Croix-VerteAncienne maison de forgeron.  

     Si la rue du Jerzual à Dinan, aujourd’hui, ne comprend plus que des activités professionnelles toutes liées au tourisme, il fut un temps, pas très ancien cependant, où nous pouvions encore rencontrer, dans cette même rue, des activités professionnelles artisanales, quelles soient de bouches ou autres, comme celles des forgerons ou des charrons lesquelles étaient présentes hier tout au long de la rue de l'Abbaye (il existe aussi une rue nommée le Jerzual, très belle également, en la commune de Saint-Suliac et positionnée en contre bas de l'église). Le registre des augmentations et des diminutions du XIX siècle, de Dinan, énumère ainsi l’ensemble des différentes professions descendant tout le long de la rue pentue du Jerzual. L’activité de la tannerie y était très importante, cela est vrai, mais différentes autres activités professionnelles y étaient également présentes comme les ferblantiers (ces derniers réalisaient, en fer blanc, tous les ustensiles de cuisine notamment, les casseroles etc.) par exemple. Je me souviens personnellement, en 1976, de la présence d’un boucher dans le bas même de cette rue ainsi que de la présence, jusque dans les années 90, d'un petit magasin alimentaire lequel entretenait encore certains liens sociaux entre les différents gens habitant le quartier du Vieux Pont de Dinan. Dans la rue du Four (cette dernière est appelée ainsi dès le début du dix septième siècle) se trouvait aussi, tout au long de la première moitié du vingtième siècle , un petit magasin général vendant un peu de tout ce qui pouvait être nécessaire à la vie de tous les jours. Toutes ces activités professionnelles et artisanales aujourd'hui ont entièrement disparu. Lorsque le prieuré fut vendu comme Bien National et ensuite transformé en une très grande Hostellerie, différentes activités professionnelles, elles aussi, vinrent s’établirent tout au long des rues formant alors le quartier de la Croix-Verte; certaines d'entres elles vinrent également à l’intérieur même de l’ancienne maison dite de la Grande Croix Verte.

    Certains de nos anciens d’hier, lesquels aujourd’hui ne sont plus, se souvenaient encore de la présence, en cette même maison, d’une ancienne boucherie ; placés devant cette grande fenêtre, au plus près de la pierre d’étal, ils achetaient leur viande laquelle était alors préparée au dessus de l’ancien chauffe-plat prolongeant ce même étal. C’est peut-être par la réutilisation de ce chauffe-plat, lequel fut positionné à la fin du 18ème siècle dans l’embrasure de cette fenêtre au travers de laquelle on faisait de la vente, que nous avons retrouvé cette pierre tumulaire recouverte de tout un amalgame durci et constitué probablement de sang séché aussi. Cette pierre chauffe-plat n’existe plus aujourd’hui, il ne reste d’elle, malheureusement, que cette simple photographie.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    Anciennes maisons associées formant encore aujourd'hui ce qui fut hier la maison de la Grande Croix-verte. Cette dernière est citée dès la seconde moitié du XVI siècle. Leur unique façade ici, à l'inverse de son derrière, est du début du dix neuvième siècle modifiée qu'elle fut peu avant 1827 [il est probable que cette modification de façade eu lieu très peu de temps aptès la réalisation en 1786 du plan dit "Plan des alignements à suivre". Cette même modification serait alors de la fin du XVIII siècle]. 

     

     La Grande Maison de la Croix-Verte est citée, quant à elle, dans l’un des registres des Augmentations et Diminutions de la Ville de Lanvallay. Présentée dans ce registre du XIX siècle comme étant une auberge, ce registre, néanmoins, de nous indique pas l’année en laquelle cette ancienne noble demeure  fut érigée en auberge (cette demeure est citée dès 1556 dans un acte de dénombrement relatif au prieuré. Elle est alors nommée la Maison de la Grande Croix-Verte jouxtant le cimetière. Ses propriétaires, à la fin du seizième siècle, furent le couple Rolland Rolland et Jeanne Feron, lesquels naissent tous deux vers 1580. Ils seront les parents de Guillemette Rolland dite la Dame du Cheminneuf. Pierre Rolland, leur fils, sera Trésorier du dit prieuré et son beau-frère nommé Macé Marot, époux de Guillemette Rolland, sera le procureur fiscal du prieur du prieuré du Pont. Attenante au cimetière du prieuré, elle sera néanmoins indépendante de celui-ci étant, dès son origine, une noble demeure privative). Est-ce depuis la transformation de l’ancien prieuré saisi sous le Directoire ou bien, avant, avec le développement économique du port de Dinan lequel se fit dès le début du XVIII siècle ? Cela fut-il fait lorsque fut ouvert en son sein, vers 1750,  le tout premier relais à Côches de Dinan ? Cela fut-il fait à la fin du XVIII siècle quant seront ensemble propriétaires de ce bien et Pierre Follen et le sieur Této ?

    Le quartier de la Magdeleine du Pont, très longtemps, fut la propriété d’un ensemble de grandes familles bourgeoises lesquelles payaient impôts seigneuriaux au prieur de ce prieuré ; nous pouvons suivre généalogiquement ces mêmes familles entre la seconde moitié du XVI siècle et tout le XVII  siècle dans sa totalité. Encore présentes, pour certaines d’entres-elles, dans la première moitié du XVIII siècle, elles finissent cependant par disparaître dans la seconde moitié de ce même XVIII siècle pour laisser la place à de nouvelles familles, aux nouveaux patronymes.  Cela coïncide étrangement avec le début du développement économique de ce port. Certaines d’entres-elles ont-elles réussi à survivre à un tel nouvel élan ?

     

     

    Charles Claude Pinot et le sieur André Lerenec

     

    La maison de la Grande Croix-Verte 

    Charles Pinot sieur des Clos                                      

    Charles Pinot Duclos, homme de lettres et historiographe né à Dinan le 12/02/1704 et élu à l’ Académicien Française en 1747, protégé de madame de Pompadour et auteur du livre intitulé : Les Considérations sur les mœurs de ce siècle, fut l'initiateur en notre quartier d’une nouvelle activité professionnelle laquelle fut créée, sur ses seuls conseils, en l’année 1743. Charles Pinot sieur du Clos avait en effet, pour ami, un enfant de l’une de ces anciennes familles bourgeoises établies ici autour du prieuré depuis le 17ème siècle. Cet ami était le sieur Lerenec (très probablement Jean Baptiste Julien Lerenec, lequel, né le 20/06/1699, était propriétaire de la Ville-Ameline, terre alors située sur le grand chemin menant de Dinan à Rennes. Son fils, Laurent-Rose Lerenec né quant à lui à Tressaint en 1735 et sieur de la Ville Ameline aussi, fut échevin et major de la milice de Dinan. André Lerenec, né le 13/09/1678, père de Jean-Baptiste-Julien ci-dessus, fut, au nom de sa seconde épouse nommée Jeanne Gigot, propriétaire de l’actuelle maison sise au 18 de la rue de l’Abbaye. Cette dernière personne sera, avec sa sœur Catherine Gigot alors également propriétaire de cette même maison, en procès contre le prieur seigneur du prieuré  du Pont à Dinan tout à la fin du 17ème siècle. Cette ancienne noble demeure, nommée la Cour de Bretagne, est située toujours aujourd’hui au plus près de cette grande maison nommée hier : la maison de la Grande Croix-Verte. Cette nouvelle activité professionnelle née ici, sous le règne du roi Lois XV, a donc été voulue et créée lorsque le prieuré était encore présent en tant qu'établissement religieux. Nous avons donc, par cette première création de transport par Coches faite à Dinan,  la confirmation de la présence d'un tissus professionnel au plus près de ce prieuré lorsque celui-ci était encore existant) lequel reçu de son ami Charles Pinot un conseil ou une idée avant-gardiste ; celle de créer le 1er relais de Coches de Dinan pour permettre à certains Dinannais de ce rendre plus facilement à Rennes. Ce relais aussitôt fut créé sur le port de Dinan né de la seule initiative de ce grand penseur qu'était Charles Pinot Duclos, sieur du Clos. La première utilisation des carosses à deux roues  est née ainsi au plus près de notre prieuré puisque cette nouvelle entreprise de 'Transport ' fut installée dans l’intérieur même de l’ancienne maison dite de la Grande Croix-Verte. Cet établissement professionnel comprenait alors, à ses débuts et avec ses chevaux, deux coches à deux roues (diligences ou carosses. Charles Pinot  Duclos, devenu maire de Dinan en 1744, fit réaliser quelques années après la promenade dite des  Petits-Fossés; celle des Grands Fossés ayant été réalisée, quant à elle, que vers 1840). Son entreprise privilégiée, établie au Pont, près le Prieuré de la Madelaine, dans une grande maison appelée aujourd'hui l'Auberge de la Croix-Verte, eut tout le succès qu'il pouvait en attendre, et, plus tard, encouragea dans la ville l'éxécution d'entreprises semblables. Luigi Odorici dans Recherches sur Dinan et ses environs. 1857 page n°222

     

     

     

    Michel-Alexandre Marc et ses origines

     

    L'ancienne et noble "Grande maison de la Croix-Verte" sera avant 1813 achetée "usuellement" par un particulier. Celui-ci semble en effet avoir été propriétaire de ce bien dès l'an VIII de la République puisque les B.M.S. de Lanvallay le dise "Aubergiste" en notre commune en cette même année de l'an VIII, soit en l'année 1800 [Nous avons appris depuis que cette acquisition fut faite le 15/09/1794 exactement et cela pour une somme s'élevant à 4230.00 livres.  Le bien qu'attenant au prieuré ce noble logis ne faisait aucunement partie des biens relevant du prieuré. Il était un logis lequel, de tout temps, fut le bien de propriétaires successifs. A ce titre ce logis ne fut donc pas confisqué à la Révolution avec les biens ici religieux, alors tous propriétés du prieuré. L'église et la maison prieurale et ses biens, les jardins du prieuré aussi, à ce titre furent confisqués comme "Biens nationnaux" puis vendus aux enchères peu de temps après, sous le Directoire, gouvernement de la première République s'étirant du mois d'Octobre 1795 au mois de Novembre 1799. Monsieur Marc aussi acquit-il la Grande maison de la Croix Verte d'une façon normale même si, peu de temps après, ou bien en même temps, il semble avoir acheté comme bien nationnal, probablement aux enchères, la maison prieurale du prieuré].  Agé de 50 ans lors de la naissance de son enfant son épouse, prénommée Jacquemines Domalin, et cela par la force des choses, était donc beaucoup plus jeune que lui; l'enfant nouveau né fut prénommé François-Michel Mars. Lors de ce baptême il faut aussi noter au côté du père de l'enfant la présence de l'un des ses enfants aînés lequel, prénommé François comme son père, était lui déjà âgé de 26 ans. Ce dernier est alors "tanneur" de métier et doit exerçer son métier très probablement au port de Lanvallay lieu en lequel son père tient déjà "auberge".  Michel-Alexandre Marc   [Michel-Alexandre Mars en vérité s'appelait François-Michel-Alexandre Marc pour les B.M.S de Lanvallay. Ne sachant signer sur l'acte de baptême de son fils monsieur Guillaume le Turquis, alors maire "provisoire" de Lanvallay signera pour le père en écrivant : Michel Mary. Un parent alors présent lui signera : Marre. Dans d'autre actes écrit on rencontre aussi l'écriture : Mari. ] et son fils François Marc étaient tous deux originaire du Moulin La Marche, commune alors située en le jeune département de l'Orne, commune en laquelle François Marc fils vit le jour. Quelle a pu être la "raison" de leur venue à tous deux ici-même ? Ont-ils ensemble acquit ce grand ensemble bâti, religieux et non religieux, lors de la vente des nouveaux "biens nationnaux" ?  [Cette ancienne noble maison devenue auberge sera mise en vente le 19/04/1813 par licitation puisque cette dernière apparamment était un bien possédé par plusieurs tiers, en indivis. François Marc en était donc propriétaire avant]. Michel-Alexandre Mars, nommé aussi Marc dans la matrice cadastrale dite de "1811" [Nommé Marc en la matrice cadastrale de "1811" il sera  cependant nommé Mars lorsque sera affichée de cet immeuble la vente par licitation. Dite veuve de feu son mari Marc sur la matrice cadastrale dite de 1811, la vente par licitation ayant eu lieu à partir du 19/04/1813, la 1ère matrice cadastrale de Lanvallay est donc elle, par la seule force des choses, forcémment antérieure à 1813] , décédera avant l'année 1813 laissant ainsi à sa seconde épouse, beaucoup plus jeune, ainsi qu'à l'ensemble de ses enfants, cette très belle et vieille propriété devenue auberge probablement avant la Révolution Française quant en ses murs, André Lerenec, établira ici même les tous premiers "Côches" de Dinan. De son vivant le sieur aubergiste Michel-Alexandre Mars ou François-Michel-Alexandre Marc sera ici même sur le port un propriétaire très important puisqu'il achetera également semble t'il l'ancienne maison prieurale du prieuré du Pont. Ce dernier acheta-il la dite maison prieural lors de l'acquisition qu'il fit de la Grande maison de la Croix -Verte ou bien lors de la vente des biens religieux confisqués et vendus comme biens nationnaux ? [la matrice cadastrale de 1811 le donne en effet propriétaire aussi de la dite maison du prieur]. Ainsi la veuve Marc ou Mars était au lendemain du décès de son époux seule possesseur avec ses enfants de tout un bâti édifié entre la rue de l'abbaye et la rue du Four, maison prieurale et maison de la Croix-Verte donc toutes deux comprises [Sur cet acte de vente par licitation Dame Jacquelime Domalain est dite veuve "Communière de feu son époux. Elle devait donc au regard de ses enfants être elle aussi héritière à part entière de feu son mari ce même bien mis en vente par licitation leur appartenant à tous en une forme d'indivis. Son époux semble avoir peu de temps après son acquisition revendu la maison prieurale. En effet lorsque son épouse procédera en 1813 à la mise en vente de la Grande maison de la Croix-Verte il n'y a aucune mention relative à la dite maison prieurale] . Au lendemain de la mort de son époux Dame Jacquemine Domalain, donc épouse communière de ce dernier, demeurant toujours en cette auberge avec certains de ses enfants encore mineurs, mettra en vente cette même auberge et l'ensemble des biens y attenant aussi.Lors de cette mise en vente sera présent aussi, au côté de la dite Dame Jacquemine Domalain, le sieur Pierre Folen "tuteur spécial" de trois enfants toujours mineurs de feu Michel-Alexandre Mars, à savoir les demoiselles Françoise et Louise Mars et leur frère à toutes deux le sieur François Mars enfant mineur lui aussi [seul sera majeur un premier enfant nommé Michel. Majeur, propriétaire et cultivateur, Michel Mars pour ces soeurs et frère mineurs était de droit le subrogé tuteur de Pierre Follen. Quel lien pouvait bien relier et le dit Pierre Follen et le dit feu Mars pour que Pierre Follen ait été le tuteur des enfants mineurs retenu par la famille ? Pour information Pierre Follen était alors propriétaire du noble logis de la Cour de Bretagne, logis situé au plus près de l'immeuble dite de la Croix-Verte, juste positionné en son devant. Il possédait aussi tout un ensemble d'autres biens également batis et présents en le quartier de la Magdeleine du pont.             Rajout du 11/04/2014 : Pierre Follen était en vérité Pierre-Charles-Louis Follen le fils de celui ci-dessus lequel fils avait  avant l'an XI de la République, donc avant 1803, pris pour épouse Jeanne-Marie Merel. Au lendemain de cette vente  Dame Jacquemine Domalain semble avec l'argent de la vente acquérir la petite maison à pans de bois, maison toujours située aujourd'hui en le bas de la rue de l'Abbaye, laquelle maison était devenue vacante depuis le décès de son propriétaire Julien Merel, le propre beau-père de notre Pierre-Charles-Louis Follen, lequel Julien Merel effectivement décédera le 29/10/1812. En effet Dame Jacquemine Domalain, dite "veuve de Marc aubergiste à la Magdelaine", sera pour la matrice cadastrale du premier plan napoléonien propriétaire de cette maison à pans de bois vers 1820. Pierre-Charles-Louis Follen semble ensuite devoir récupérer  la possession de cette petite maison à pans de bois, bien hier de feu son beau-père julien Merel, puisque sa fille Jeanne-Marie Follen laquelle, née de la dite Jeanne-Marie Merel,  sera elle même propriétaire de cette même maison à pans de bois en l'année 1866 alors rentière de son état. Lire ou relire le chapitre consacré à la rue de l'Abbaye].

    Cet immeuble, en 1813, représentait un bien certain puisqu'il sera qualifié de "Superbe auberge" lors de la mise en vente. Jusqu'à quand perduera son activité d'Hostellerie en ses murs ? Nous n'avons pas de réponse à apporter à cette même question. L'acte de mise en vente de 1813 décrit cependant très succinctement le contenant contenu dans l'une de ses cours. Ainsi cet acte nous informe t-il aussi de la présence même en la cour de derrière de quatre écuries [dont deux grandes écuries "accolées" en formant une seule] comprenant mangeoires et rateliers, la présence aussi de toilettes ou latrines est spécifiée. Dans la cour se trouvent aussi un hangar, un grand pressoir [de pierres], une auge en pierre, tout un ensemble de cuves. Des outils sont aussi énumérés tels couteau, hache, un tour en pierre avec ses moulards en bois, la présence d'un puits avec son auge de pierre est cité aussi.  

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    1813. L'Acte de vente par licitation de l'auberge de la Croix-Verte [cette dernière était alors composée des petites maisons et de la Grande maison de la Croix-Verte]. Acte trouvé aux archives départementales lequel me fut offert le 04/06/2013 par Daniel Brandily de Pleudihen. Sans sa gentillesse extrême ce texte serait resté incomplet.

     

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

    La répartition des biens de François Marc ou François Mars entre 1811 et 1813

     

     

    Les petites maisons et la Grande maison de la Croix-Verte

     

     

    1800. Acte de baptême de François-Michel Marc. B.M.S de Lanvallay

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    Plan de reconstitution du tissu urbain de la Magdelaine vers 1844. Travail réalisé d'après le plan napoléonien de 1844; travail personnel. Le bâti ici présent et dessiné vers 1844 est probablement différent du bâti énumé en 1813 lors de la mise en vente par licitation du l'Hostellerie de la Croix-Verte. Cette "superbe auberge" est ici sur ce plan de reconstitution positionnée par le X. La petite et la ou les grandes écuries sont le long bâtiment rectiligne prolongeant la dite auberge vers le vieux pigeonnier seigneurial. Les premiers actes de dénombrements du prieurés, actes rédigés au XVI siècle, ne citent aucunement les dites écuries. La petite écurie elle est citée en 1693. La grande écurie, se présentant là ou était hier l'église, semble donc être postérieure au Directoire, période gouvernementale post révolutionnaire en laquelle les biens du prieuré furent saisis puis vendus comme biens nationnaux

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    De nouveau l'escalier à vis désormais décentré dans la côtale occidentale de la maison de la Grande Croix-Verte. Cette côtale fut amplement avalée par une nouvelle maçonnerie lorsque les travaux d'aménagement du port firent reculer la façade de cette maison d'un retrait de presque 2 mètres de profondeur.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

    L'Auberge de la Croix-Verte et sa cour intérieure de devant en laquelle on apperçoit son pressoir de pierre. Photographie faite vers 1910.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

     Même vue. Travail réalisé au lendemain de 1850 à la pointe sèche [la photographie ci-dessus fut faite depuis les hauteurs du Viaduc enjambant ici la rivière, viaduc inauguré en 1854. L'actuelle maison construire à l'emplacement du cellier ici numéroté n°10 fut elle construite vers 1860. Ces deux informations assoient ainsi à elle seules la réalisation de ce dessin gravé]. Auteur inconnu... Les n°1 et 2 correspondent aux maisons de la Croix-Verte; le n°3 est la cour de devant ou de derrière; le n°4 est l'ancienne maison prieurale; le n°5 est l'ancien fournil faisant office aussi de prison prieurale; le n°6 était la grange à bois pour le fournier; le n°7 était un grand cellier relevant du prieuré et étirant sa longueur sur la cour de la Croix-Verte attenant qu'il était à l'église prieurale; le n°8 est l'une des deux écuries avec les latrines extérieures relevant de la maison de la Croix-Verte; le n°9 était l'un des celliers prieural; le n°10, aujourd'hui grande maison du début du 20 siècle, était lui aussi l'un des grands celliers prieurals; le n°11 était les dépendances de la maison prieurale et le n°11 était l'un des jardins du prieuré.

     

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche ci-dessus  une vue d'ensemble sur le derrière des maisons de la Croix-Verte. La "maison" de la Croix-Verte était formée d'un ensemble de maisons formant bloc ces dernières communiquant hier les unes aux autres. Ainsi la maison de la Petite Croix-Verte était continue à celle de la Grande Croix-verte. En comparant la photo de gauche, avec le croquis réalisé à la pointe sèche, on se rend très bien compte que la maison n° 1, représentée sur le dit croquis, a été depuis ététée de la moitié de sa hauteur originelle.  A droite l'une des deux autres écuries à laquelle sont toujours adossées les toilettes citées en 1813; toujours en comparant et le croquis et cette nouvelle photo nous pouvons remarquer le mur et sa porte désormais aveugle lequel mur fut édifié en cette cour, adossé aux latrines, lorsque cette immense propriété fut probablement divisée. La disparition du pressoir doit très probablement voir son origine lorsque fut édifié ce même mur de "division" ou de "séparation".

     

    La maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-VerteLa maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche l'accès désormais aveugle de l'ancienne petite écurie contre laquelle s'appuient toujours les anciennes latrines de cette ancienne auberge. Se voit aussi à angle droit de cette ancienne petite écurie, à son orient, une ancienne porte d'entrée laquelle desservait  autrefois "la grande écurie". Celle-ci, encore citée le 06/09/1926, fut peut-être édifiée après la démolition de l'église prieurale; la ou les petites écuries quant à elles sont déjà présentes en l'année 1693 lorsque fut réalisé le Rolle relatif aux tenanciers du prieuré: le dit sieur de la Morandais Mesnage et les sieurs de la Branche Lesné possèdent la maison, cave, cellier, écurie de la Grande Croix-Verte cy devant pocedée par le dit Rolland des Croix...La porte de ces anciennes grandes écuries est aujourd'hui murée et effacée derrière un vieux lavoir, lavoir toutefois contemporain au XX siècle par ses materiaux. Au delà, positionnée à la gauche du dit lavoir, se trouve être une très vielle auge. Est-ce là l'auge de pierre laquelle est citée en 1813 dans l'acte du feu sieur    "Marc" ? A sa droite une petite dépendance, peut-être "soue à cochons" au pied de laquelle se trouve toujours aujourd'hui le puits depuis recouvré.

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

    Plan de reconstitution du tissu urbain avant 1786. L'église prieurale et les petites maisons et Grande maison de la Grande Croix-verte aux XVII-XVIII siècles avant que disparaissent sous le Directoire l'église et peut-être aussi certains de ses bâtiments conventuels. Travail personnel.

     

     

     

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    Acte de décès de mathieu Lerenec, fils d'André Lerenec sieur de la Villeameline en Tressaint, acte de 1697 confirmant cette famille comme étant en possession de cette terre située en Tressaint, aujourd'hui commune associée de Lanvallay. Cet acte indique aussi d'une façon très claire et sans aucune ambiguité possible le fait  que le hameau de Tressain, alors hameau à part entière, faisait partie intégrante, en 1697, de la paroisse de Lanvallay.  Définition de paroisse : Une paroisse est une communauté composée d'un ensemble de paroissiens tous placés spirituellement sous la charge d'un même curé, ou pasteur, lui même placé directement sous l'autorité d'un évêque.                                                                                               Mathieu Lerenec âgé de trois ans et un mois, fils de noble homme André Lerenec sieur de Malaunay (terre située en Quévert) et de Dame Jeanne Gigot sa compagne, décédé au jour d'hier en leur maison de la Villeameline en cette paroisse (acte de décès de Tressaint) a été inhumé dans le cimetière d'icelle paroisse. Le dit sieur de Malaunay et le recteur de Saint-Sauveur de Dinan, qui signent,  Julien Monnier et Juliette Percevault qui ne signent le vingt et septiesme d'aout mil six cent quattre vingt dix sept. Nicolas Lerenec prestre recteur de Saint-Sauveur de Dinan, J.Fauchet prestre de Tressaint (Nicolas Lerenec, recteur de Saint-Malo de Dinan, sera aussi l'un des responsables de l'économa de l'Hospital de Dinan).

     

     

     

     

     

     La maison de la Grande Croix-VerteArbre de généalolgie de la transmission de la Ville Ameline en Tressaint.

     

     

     La Glacière

     Cette glacière fut très probablement construite aux XVIII-XIX siècles quand la "Grande maison de la Croix-Verte sera acquise le 15/09/1794 par François Marc ou Mari lequel ici même créera "l'Hostellerie de la Croix-Verte" cela probablement au lendemain de l'instauration du Directoire, vers la dite année 1794. Intérieurement elle est toujours recouverte de tout un ensemble de plaques de verre, immence mosaïque, assurant ainsi dans sa fonction la "réflection" du froid. Seule une toute petite trappe permettait en son orient d'y avoir accès. Il fallait alors se mettre à "genoux" afin de pouvoir y entrer. A ma connaissance c'est la seule "glacière" de cette époque en la région de Dinan. Il est aussi dommage qu'elle soit "inconnue" de tous. Au titre du patrimoine "industriel" de notre région, propre au XVIII-XIX siècles, elle aurait grandemement méritée d'être à ce titre référencée. Malheureusement depuis la réhabilitation de cet immeuble, réhabilitation survenue en 2000, la trappe originelle fut remplacée par une porte "normale" abimant ainsi à jamais l'authenticité cette petite"merveille". Il en a été de même pour le dit "Légumier" de cette auberge lequel en toute conscience fut volontairement cassé.

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     

     

     

     

     

     

     

         Ancienne pierre de forge en la rue de l'Abbaye

     

     

    La maison de la Grande Croix-Verte

     En bleu les différentes possessions ayant appartenues au sieur Marc peu avant 1813.

     


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    Quelques pierres de l'ancienne église... 

     

     

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       Il y a quelques années, lors de la réalisation de l'ouverture d'une porte dans un pignon entièrement aveugle, au derrière d’une grande maison située au 39 rue de la Madeleine, au port de Dinan, il a été découvert, dans l’épaisseur du mur partiellement déposé pour la réalisation de cet ouvrage, un ensemble de pierres lesquelles avaient été réappareillées en une colonne parfaitement reconstituée. Devinez notre surprise lorsque nous vîmes cela, endormi, dans les 60 centimètres d’épaisseur de ce mur ! 

     

    Images et CartographiesLa fin du 18ème siècle, peu après la révolution, sous le Directoire, assiste à la vente complète du prieuré du Pont de Dinan dont l’ensemble du bâti est acheté par un notable du Dinan. La fin du 18ème siècle assiste aussi à la transformation complète du port, transformation ayant entrainée une modification en profondeur de l’urbanisme de notre quartier. Le prieuré acheté, l’église est démolie et les bâtiments conventuels transformés. Cette transformation de l’urbanisme du quartier de la Madeleine du Pont sera traitée en son temps.

     

    Images et Cartographies Ces pierres trouvent très probablement leur origine commune dans l'ancienne petite église de notre prieuré, que cela soit en son portail, en sa porte d'entrée ou en ses colonnes intérieures supportant la voute ; les creux dans les pierres, néanmoins, laisseraient penser que ce sont peut-être des pierres de colonnes ou de fûts (Les chaux emplissant les trous des pierres, lorsqu'elles étaient assemblées, assuraient une élasticité parfaite de l’ensemble des piliers, un peu comme des vertèbres agissant sur une colonne vertébrale. Les piliers des églises ainsi étaient faits). Il est pour moi personnellement émouvant de savoir qu’un jour, vers 1829, date de la réalisation de la maison, qu’un ouvrier œuvrant à l’exécution d’un nouveau mur ait pu éprouver une valeur sentimentale envers une pille déposée pour la reconstituer, même d’une façon très partielle, cachée dans l’épaisseur du nouveau mur qu’il était alors en train de réaliser (les faces ouvragées ou sculptées avaient été retournées dans l'épaisseur même de ce mur, les faces brutes non taillées faisant office de parement extérieur). Qu’elle était alors son intention ? Qu’elles étaient ses pensées lorsqu’il a caché ces pierres devenues siennes dans l’épaisseur de cette construction ? Quel était son nom ? Si ces pierres seulement pouvaient nous parler !

     

    Images et Cartographies Voici les quelques photos que ont été prises lorsque ce fût fut découvert. Déposées par le maçon, elles furent récupérées et repositionnées en colonne de temps de prendre ces quelques photos.

    Photos de Eric Lemoine. 

     

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  • 780. Les Machetierns du Vannetais

    780. Les Machetierns du Vannetais

    780. Les Machetierns du Vannetais

     

      780. Les Machetierns du Vannetais

      

    Les chartes de l’abbaye de Redon

     

    Les chartes religieuses des 9ème, 10ème et 11ème siècles, quelles qu'elles soient, sont toutes, par leur nature originelle même, d'authentiques pièces d'archives. Elles sont donc autant de témoignages très importants pour qui veut étudier l’histoire du haut moyen-âge, que cela soit l’histoire de ce qui fut notre duché de Bretagne ou de toute autre région aussi. Ces chartes font ainsi partie des rares témoins sans faille lesquels souvent attestent, et cela sans aucune erreur humaine possible, certains des us et coutumes de notre passé féodal à partir desquels depuis notre société d'aujourd'hui lentement s’est construite. Certaines de ces chartes, très tôt, ont également contribué à l'écriture des premiers livres consacrés à notre histoire. Il est vrai cependant que très souvent leur objet principal est presque toujours le même lié qu'il ait à la donation de biens ou de terres, donation ordonnée par un donateur et permettant de ce fait, à ce dernier, celui-ci souhaitant s'amender devant Dieu, d'acheter le Pardon céleste et d'effacer pour l'éternité l'ensemble de ses fautes, celles-ci étant très souvent, dans ces mêmes chartes religieuses, accompagnées des fautes commises par les propres parents du donateur que ceux-ci soient décédés ou vivants. La lecture de ces chartes est très importante pour le simple fait aussi que ces dernières, très souvent, contiennent également des informations complémentaires liées par exemple soit à un ensemble d'individus soit au contexte géopolitique d’une région et cela à un moment précis de leur histoire respective, aux moments pendant lesquels ces mêmes chartes ont été respectivement écrites (la fondation du monastère de Plelan le Grand, par le roi Salomon, contient certains renseignements très intéressants quant à la raison même de sa réalisation. La charte relative à l’adoption du roi Salomon par la princesse Roiandrech, quant à elle, contient elle aussi des informations méritant une lecture approfondie. D’autres chartes vont permettre de confirmer l’affiliation généalogique d’un individu par rapport à un autre ; ainsi l’existence de Conan fils d’Erispoë est attestée dans une charte de la grande abbaye de Redon. La première histoire de Bretagne a très probablement été étudiée puis rédigée seulement après que l'Auteur ait lu et ses Chroniques et ses différentes chartes religieuses). C’est ainsi que la lecture des chartes de l’abbaye de Redon nous ont permis de mieux comprendre le principe du marchtierna et cela notamment au travers du rôle joué politiquement par deux familles seigneuriales lesquelles ont toutes deux occupé une place très importante dans les premières heures de notre Histoire la fonction de machtiern étant une conception de la société du haut moyen-âge propre à la Bretagne (Plus tard, lorsque nous étudierons ensemble la généalogie première de la famille seigneuriale de Lanvallay, nous nous aiderons, dans notre travail, d'un acte de justice rédigé avant 1209 lequel, directement, confirmera que cette même famille seigneuriale n'est pas sortie d'une branche cadette de la famille seigneuriale de Dinan. Cet acte de justice sera confirmé dans son contenu, et aussi dans la généalogie qu'il contient, par une charte religieuse concernant certains individus déjà énumérés dans ce même acte judiciaire. Nous voyons très bien ici toute l'importance que peut contenir la seule lecture de ces même pièces écrites originelles).

    Le Cartulaire de l’abbaye de Redon est très ancien et la lecture de ses premières chartes religieuses, rédigées dès le 9ème  siècle, nous permet donc de mieux comprendre certaines des premières pages de notre histoire de Bretagne (Il manque malheureusement un nombre très important d’actes ou de chartes religieuses, près de 150 chartes manquantes ont ainsi pu être estimées la première transcrite datant seulement de 839) ; certains informations réunies mais toutes relatives à différentes chartes rédigées peuvent ainsi, et cela quelques fois, nous permettre d’émettre certaines nouvelles hypothèses ou idées (Aurélien de Courson de la Villeneuve a rédigé en 1863 un livre intitulé : Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne. Son ouvrage reprend l’ensemble des chartes parvenues jusqu’à nous et cela dans l’intégralité de leur texte respectif). 

     

    Dans les premières heures du 9ème siècle l’unité bretonne n’existait pas encore et la Bretagne, dans son étendue géographique, allait grandement se modifier dans la seconde moitié de ce même 9ème siècle. Rennes, Nantes et Vannes, trois villes stratégiques pour l’empire franc en 839 ne faisaient pas encore partie de la Bretagne. Elles étaient toutes trois dépendantes d’un autre grand ensemble, un ensemble défensif regroupant les 2 marches franques séparant dans un but sécuritaire l’empire franc et des insoumis Bretons et des envahisseurs nordiques ; Vannes en l'année 834 sera placée à ce titre sous la direction de Nominoë quand ce dernier sera nommé par l'empereur Louis le Pieux au gouvernement de la province de Bretagne(Venerabilis Hlodouuici , gubvernante  Nominoe Britanniam…Vénérable Louis, Nominoë gouverneur de Bretagne), Rennes et Nantes quant à elles ne seront annexées à la Bretagne que plus tard, mais avant l'an 851 toutefois, année en laquelle décèdera le Prince Nominoë (voir la carte ci-dessus jointe. Il est très intéressant de remarquer, sur cette même carte, que l'ensemble des plou ou des plèbes relevant de la famille du machetiern Iarnhitin étaient tous situés à l'extérieur de la région dite de Bretagne tous ses plou étant positionnés à l'intérieur même la marche Frank-Bretonne. Relevant du comte Wido, lequel sera responsable de cette marche frank sous Louis le Pieux, nous pouvons penser que l'ensemble des individus occupant alors ce territoire défensif devaient déjà se considérer, et cela avant toute chose, comme étant des bretons à part entière puisque l'une des premières révoltes de ce peuple breton, révoltes alors toujours soulevées contre l'emprise de l'empire franc, sera issue quant à elle de cette même terre). Etant l’une des provinces principales constituant la Bretagne au 10ème siècle le Vannetais, au début du 9ème siècle, était une vaste région remontant verticalement de la mer à Ploërmel, région alors englobée en très grande partie dans l'immense marche militaire franco-bretonne de l'empire Franc (le Vannetais était alors constitué de deux régions dont l'une, appelée le Vannetais Occidental, était située autour de Allaire ou le Bas Vannetais quand l'autre, le Vannetais oriental ou le haut Vannetais était quant à elle située autour de Ploërmel l'ensemble de ce même Vannetais étant alors déposé entre les mains de deux grandes familles de Machtierns, à savoir celle issue de Iarnhitin dit l'Ancien et l'autre issue de Iarnwocon).

    Ainsi après la lecture de quelques chartes de l'abbaye de Redon l'étude d'une charte rédigée entre 1029 et 1037, celle qui est référencée n° 289 folio 138, va nous permettre un peu plus loin dans ce texte d’émettre une première supposition quant à l’affiliation généalogique ascendante et éventuelle de la Vicomtesse Roianteline, cette princesse qui en son temps fut mère en autre d'Haimon le Vicomte, de Josselin de Dinan et de l’archevêque de Dol Junguené.

     

     

     

     

    Les Machetierns du Vannetais  

     

    Jarnhitin 1er ou Iarnhitin ou Janithin

    Redigée en décembre de l’année 813, sous le règne de l'empereur d'Occident Charlemagne, une charte du cartulaire de l’abbaye de Redon, citant Jarnhitin, est dite avoir été rédigée sous le règne de Iarnhitin. Ce terme ‘règne’ a laissé très longtemps supposer et à tors très probablement, que Jarnhitin ou Iarnhitin avait été l’un des premiers rois de Bretagne (Fuit hoc factum in Vi feria a nativitate Domini et fuit Nativitatem, Domini de die dominica, in ipso anno emesit spiritum Karolus imperator , regnante Jarnhitino , Widocomite et Isaac episcopo…). Il est toutefois certain que Jarnhitin fut l’un des plus grands et puissants Machtierns (ou mach-tiern ce terme désigant par ses composants orthographiques le Maitre d'une Maison) du Vannetais Jarnhitinum machtiernum…venit ad supradictum tyrannum Jarnhitinum. Comme premier représentant d’un village le machetiern était la plus grande autorité civile et pénale d’un plou exerçant, et cela par sa seule personne, l'ensemble des fonctions attachées aux institutions civiles. Il pouvait ainsi prononcer des peines exécutoires ; son autorité, sans être seigneuriale, pouvait être cependant très étendue, très grande et très importante et occupant alors, toujours socialement et judiciairement, une place de tout premier rang placée aussitôt après la charge comtale laquelle, charge non héréditaire, était confiée seulement par l’empereur à l'image de celle du comte Wido lequel, après sa disgrâce, fut probablement remplacé au gouvernement de la Bretagne par Nominoë (les machetierns seront souvent nommés dans les chartes Princeps plebis ou Prince de la plèbe). Une terre en principe ne pouvait avoir qu’un seul machtiern mais un même machtiern pouvait exercer son rôle de 1er magistrat dans plusieurs plou (Dans la région de Redon plus d'une douzaine de Plou relevant de la famille de Iarnhitin 1er dit l'Ancien étaient alors présents; les plou de Bain, de Plaz, de Langon, Carentoir, Renac, Rufiac, Sixt, Tréal, Allaire, Peillac, Molac, Pleucadeuc, Rieux. Réf : Histoire de Bretagne d'Artur Le Moine de la Borderie.                         Lors des donations successives de plou au moine Couvoyon, donations faites pour la fondation de ce qui allait devenir la grande abbaye de Redon, Ratuili, lequel était le petit-fils de Iarnhitin 1er, donnera les plebes de Bain, de Renac et de Langon. Sur ces mêmes terres, plus tard, lorsque l'abbaye sera édifiée, les Maîtres abbés de l'abbaye de Redon auront eux aussi, et cela très probablement, les mêmes responsabilités et prérogatives de Maîtres de Plou. Au dessus de cette même région d'autres plou sont présents aussi, notamment celui de Riwall fils de Iarnwocon, machtiern de Campénéac, cette famille de Princeps étant alors en possession des plou d'Alcam, aujourd'hui Augam, d'Arthmaël pour Ploërmel et Kempénoac pour Campénéac ); cette charge civile et judiciaire étant héréditaire elle permettait souvent l’accroissement d’un patrimoine fiscal lequel, alors, était attaché à la fonction même du machtiern. Transmise de génération en génération cette fonction de magistrature, laquelle alliait donc le civil et le pénal, favorisait ainsi souvent l’émergence ou l’apparition d’une élite sociale et cela au sein d’un même village ou d’un ensemble de villages. Tyran pour quelques uns (le terme Tyran n'est pas à prendre ici au sens propre du mot, le tyran étant une personne très importante disposant d'un pouvoir presque absolu sans pour autant être ni prince ni roi) certains machtierns furent si puissants qu’ils furent considérés comme de véritables seigneurs et princes de leur propre région, cette élévation étant en cela permis par l’absence même de toute réelle unité bretonne. Donateurs de terres multiples sur lesquelles certains abbayes ainsi s’érigèrent ils furent ensemble l’un des nombreux outils lesquels permirent, en autre, l’implantation aussi en Bretagne de la jeune religion chrétienne.

    Bien que nous ne connaissions pas quel homme fut son père nous pouvons donc raisonnablement penser que Iarnhitin 1er reçu certainement, et cela d’une façon héréditaire, la fonction de machtiern en les différents Plou (paroisses) relevant alors de sa charge, à savoir notamment celle de machetiern de Pleucadeuc (commune située aujourd’hui en dessous de Ploërmel, sous Malestroit).

    Lorsque Worwelet (Wrwelet, Uuoruuelet) senti sa fin s’approcher il demanda à paraître devant le machiern Iarnhitin afin que celui-ci puisse lui donner une terre sur laquelle il pourrait demander pardon pour tous ses pêchers commis ; accédant à sa demande Iarnhitin lui donna ainsi la terre de Rosgas appelée aussi Botgard (ce qui fut hier la paroisse de Roga est situé en dessous de Malestroit, sur la droite. Cet acte est important, comme toutes les donations faites par les machetierns d'ailleurs, quels qu’ils soient, celui-ci démontrant très bien le fait que les machtierns étaient des propriétaires de terres étendues, seigneurs en leurs plous). Lorsque ce dernier vint à mourir son fils nommé Worwolet lui aussi à son tour demanda à paraître devant Iarnhitin, au lieu dit Lisbedu, (Lis : Cour ; Bedu : Bouleau ; la Cour du Bouleau. Jarnhitin en 826 habite alors le manoir de Lisbedu ou la Cour des Bouleaux lequel était alors situé dans le plou de Pleucadeuc) afin de pouvoir remercier Iarnhitin de sa conduite tenue hier envers feu son père; il lui offrit pour cela deux flacons de vin. Le machtiern Jarnhitin, lequel en cet acte est présenté comme étant prince héréditaire, décide de reporter sur le fils du défunt le don accordé précédemment à son père Worwelet en lui offrant toute la forêt et ses bois situés à ses alentours et cela afin que lui-même puisse se préparer à vivre une retraite spirituelle lui permettant ainsi à son tour de s’extirper du monde comme un ermite le ferait dans son désert et n’ayant, pour seul souverain, que Dieu. (Haec Haec carta indicat atque conservat qualiter venit Uuoruuelet ad Jarditinum machetiernum querere locum ubi qui discitur Rosgal et alio nomine qui dicitur Bothgarth et postea obiit Uuoruuelet, post haec, filius ejus, Uuruuelet nomine, venit ad supradictum tyrannum Jarnhitinum ad Lisbedu et secum duas flacones uina obtina portantes deferens et ipsius tyranni tunc erant Doitanau , presbyter, ejus cabellanarius et Houuoris mair in plebe de Cadoc et postea in illa supradicta villa que dicitur Lisbedu ille Jarnnithin dedit illi Uuruueletdo, sicut hereditarius et princeps locum supradictum in elemosina sempiternaet dedit illi licentiam quantum ex silva et saltu in circuitu potuisset preparare et abscedere atque eradicare sicut heremitario in deserto qui non habet dominatorem exepto Deo solo).

    Ce même acte sera de nouveau confirmé, un peu plus tard, dans une seconde charte laquelle reprend à l’identique certains passages écrits précédamment (Wrwelet venit ad Jarnitihinum mactiernum quere locum ubi peccata sua poeniteret et Jarntihin dedit illi locum Rosgas qui alio nomine dicitur Botgart. Et postea obiit Wrwelet. Aliquo post tempore filius ejus Worworet venit ad supradictum tyrannum jarnitihin dedit sicut hereditarius et princeps locum supradictum in eleemosinam…)

    Personnages puissants parmi les puissants de Bretagne Iarnhitin et ses enfants seront ainsi cités dans une multitude de chartes toutes déposées dans le cartulaire de l’abbaye de Redon. Au lendemain de la mort de l’Empereur Charles le Grand les bretons de nouveau se soulèvent contre l’autorité franque ; Iarnhitin apparaît au même moment dans différentes chartes religieuses comme étant machtiern de plusieurs Plous, notamment celui de Molac, de Pleucadeuc, de Rufiac, de Carentoir (un ensemble de paroisses toutes positionnées entre Rennes et Vannes et entre Ploermel et Redon), Plous tous situés alors dans le Vannetais occidental en limite de la grande Marche Gallo-Frank laquelle comprend toujours, à la fin de ce même 8ème siècle, les comtés de Vannes et de Rennes. Apparaissant dans certaines chartes avec l’appellation de prince, il est alors probablement choisi par les mêmes vannetais occidentaux de la Marche Gallo-Frank pour les représenter,et cela en tant que prince ou chef de cette région, auprès de Wido alors comte frank de la Marche bretonne choisi par l'empereur.

     

    Dès l’an 820 son lignage apparaît. Son fils Portitoë en effet est cité adulte, seulement quelques années après, dans une charte de l’abbaye de Redon quant ce dernier donna aux moines de la susdite abbaye, le 28-11-834, le petit monastère de Roga ce monastère étant, en ses tous premiers débuts, qu’un simple et minuscule ermitage (Relire ci-dessus quand Jarnhitin donne à Worwelet une terre sur laquelle celui-ci souhaiterait devenir ermite. Cet ermitage, devenu monastère en un temps très court, était situé au bord de l’Oust, à 4 lieux de Malestroit).

    Le lignage de Iarnhitin apparaît aussi dans plusieurs autres chartes de cette même abbaye de Redon notamment un peu plus tôt quand ses deux fils, Portitoë et Wrbili, (ces derniers au niveau de leur charge respective de machiern relèvent alors tous deux directement de l’empereur Louis le Pieux ; ils seront appelés vassi dominici) sont cités en avril 821 aux côtés de Wido comte frank de Vannes tous deux présentés alors comme étant machtierns (machtierns hériditaires) du même Plou de Carentoir. Cette charte en elle même est importante puisqu'elle appuie le fait qu'un même plou pouvait effectivement être transmis héréditairement, et cela dans une forme d'indivisibilité, entre les héritiers d'un même machetierns ces héritiers devenant eux aussi et à part entière machetierns à leur tour d'un même plou hérité. (aprilis, regnante domno et gloriosissimo imperatore Lodouuico , Uuidone comite in Venedia, Raginario episcopo, Portitoe et Uurbili macternii in plebe Carantoerense…en avril du règne du glorieux seigneur empereur Louis, Wido comte de Vannes, Raginar evêque, Portitoë et Wurbili marchetierns de la terre de Carantoire). L’église de cette paroisse est citée elle aussi, très peu de temps après, en 833, sur plusieurs autres chartes de l’abbaye de Redon ; le nom de plusieurs prêtres attachés à cette même paroisse et détachés aussi soit auprès de l’abbaye de Redon ou soit auprès d’autres monastères situés à proximité de cette même paroisse sont cités également. Carentoir en tant que paroisse ou plou possédait différents lieux dits lesquels se prénommaient en autre Lisnovid, Trebdeoc, Trebarail ou encore Macoer. Mellac, lequel était aussi intégré dans ce même ensemble de lieux dits, existe toujours aujourd’hui. Son petit-fils Ratuili, lequel est le fils d’Uurbili permettra, par la donation d’une terre située au plus près de sa demeure de Lisnovid la fondation de l’abbaye de Redon (Né vers 810 Ratuili était alors en possession aussi des plou de Sixt et de Bain, le plou de Bain comprenant à lui seul, quant à lui, les actuelles communes de Craon, de Tremaca, le Fournel, le Faux, Noyal, le Bignon, Arguignac et Coathinnoc. Nous voyons ici encore très bien l'importance des biens fonciers q'un même machetiern pouvait personnellement posséder ). En effet un jour que Ratuili était assis au bord d’une fontaine, en un lieu appelé Lesfau, il vit venir à lui un moine lequel se présenta ; il s’appelait Conuion (ou Saint Couvoyon pour l'église chrétienne). Ce dernier, parvenu au plus près de Ratuili, implora ce tyran de lui donner un cadre de verdure approprié afin qu’il puisse exercer pleinement l’œuvre de Dieu. Ecoutant ce moine Ratuili accèda à sa demande et lui donna, avec le consentement de son fils Catuoreto (ou Catworet), un lieu appelé Roton. Ceci aussitôt fait le moine Conuion prit pleinement possession, et cela avec d'autres frères religieux lesquels étaient au nombre de six, de ce sol confié et appelé à devenir très prochainement un nouveau lieu saint. Les moines ayant pris possession de la verdoyante place offerte Ratuili vint les voir alors qu’ils étaient tous en train de prier Dieu ; il leur confirma en cet instant et pour l’éternité la susdite donation, confirmation faite avec l’accord de l’empereur. La fondation du futur monastère de Redon ainsi est née et ceci fut fait le lundi 4 juin de la 19ème année du règne de l’empereur Louis le Pieux, en 832. (Né vers 800, fils de Conon et issu d’une famille de sénateurs, le moine Couvoyon est né à Comblessac près du plou de Carentoir, ce lieu dépendant alors du monastère de St-Melaine de Rennes. Il meurt le 5 janvier 868 en son nouveau monastère encore inachevé et nommé St-Maxent qu’il fera ériger en Plebe-Lan au lieu dit Shiriou, aujourd’hui en Plelan le Grand; Canonisé il devint Saint Convoyon. Le monastère de Saint-Malaine de Rennes, à ne pas confondre avec le couvent de Ste-Melanie de Rennes, fut fondé au lendemain de la mort de Saint-Melaine lequel fut évêque de Rennes en 505) Désirant vouloir protéger son âme de la fin du monde qu'il pensait être proche Ratuili donna aux moines de Redon une terre appelée Binnon, terre accompagnée de ses bois, de ses prairies, de ses pâturages, de ses eaux, de ses meubles et immeubles de toutes sortes. Quelques jours auparavant, le 17 juin, il fit de même avec ses terres de Trebmoetcar et de Moiaroc cette dernière étant accompagnée quant à elle d’une autre terre nommée Tigran Haelnou, terre située en Eriginiac et contenant un bâti (Tigran est un terme signifiant en effet : belle villa). Nous pouvons voir ici même l’étendu foncier des différents plou alors au sein de cette même famille de machtiern. Ainsi la lignée issue de Iarntihin possédait des terres englobant aujourd’hui Ruffiac, Molac, Carentoir, Augan, Campénéac et Redon.

     

     

    Iarnwocon 1er 

    Située au nord, et géographiquement dans la continuité des Plou d’Iarnhitin 1er, une autre famille de machtierns possèdait elle aussi, et cela à la même époque, tout un ensemble de Plou importants lesquels étaient les plou ou terres d’Alcam, d’Arthmaël et de Kempeniac (ces plou depuis ont formé les paroisses d’Augan laquelle relevait en 833 du diocèse d’Aleth, de Ploërmel et de Campénéac). Ces différents plou, donc tous assis dans la continuité ou la verticalité de ceux de Jarnhitin 1er étaient, au 9ème siècle, déposés entre les mains du machtiern Iarnwocon 1er du nom (Les paroisses actuelles d’Augan, de Ploërmel et de Campenéac sont situées géographiquement au dessus des paroisses de Ruffiac, de Carentoir et de Pleucadeuc hier tous trois plou de Jarnhitin. Ces mêmes plou, dans leur ensemble, étaient tous situés le long de la grande Marche Franco-Bretonne). Cette seconde famille de machetiern était liée géographiquement à la famille de Portitoë par la possession de terres situées elles aussi dans les plou de Ruffiac et de Pleucadeuc, Plou relevant quant à eux de Portitoë fils du dit Jarnhitin ou Iarnhitin 1er. En effet Roiantken, laquelle sera l’épouse du petit-fils d’Iarnwocon 1er du nom, vendra à son frère Cartwaten, vers 821, au lendemain de la mort de Morvan (ou Morman), une terre située elle aussi dans le plou de Rufiac et nommée Ranriantcar (Magnifice femine et t sorori meœ nomine Roiantken, ego enim Catweten...). Vers 826 dans une charte de l’abbaye de Redon, charte laquelle n’est pas datée, Catweten et Roiantken ci-dessus, en désaccord cette fois, comparaissent tous les deux devant Jarnhitin 1er du nom et les deux enfants de ce dernier, Portitoe et Urbili, lesquels doivent alors et ensemble juger le fait que Caweten refusa alors de tenir une promesse de vente faite hier à sa sœur, la vente promise de la terre de Lisbedu dans le plou de Pleucadeuc (terre située en dessous de Ploërmel et au dessus de Redon, à la gauche de cette ville) dont il ne veut plus ce défaire revenant ainsi sur la promesse faite à Roiantken. Iarnhitin et ses enfants jugent ce désaccord, Iarnhitin étant machtiern du plou de Pleucadeuc. Nous avons par ce procès la confirmation que ces deux familles de machetierns étaient en effet toutes deux liées géographiquement et cela par la possession respective de terres limitrophes ou enchevêtrées les unes dans le autres; ces mêmes possessions territoriales pouvant confirmées aussi l'existence de certains liens familliaux éventuels lesquels ont pu unir ces deux mêmes familles de Machetierns.            Iarnwocon 1er eu pour héritier un fils légitime lequel fut prénommé Riwalt (Riwalt fut nommé aussi: Riwalt de Alcam, Ce prénom quant il perdra son T donnera plus tard le prénom Riwall lequel Riwall donnera lui-même à son tours le prénom Riwallonus ou Riwallon). Riwalt nait vers 780 ; il apparaît pour la 2ème fois, le 15 mai 833, lorsque Guingalon fait le don d’une terre assise dans le plou d’Algam (actum hoc in Poutrocoët in condita Alcam...Ermor, episcopus Machtiern in Poutrecoët), lequel plou d’algam, au regard de cette même charte, relevait donc du Poutrecoet (Poutrecoët était un terme lequel signifiait: le pays de la forêt. On l’écrit aujourd’hui le Porhoët. Cette terre est située au dessus de Ploërmel dans le haut du Vannetais. Ce don ou cette charte reprenant le terme Poutrecoët ou Porhoët est relativement important pour l’affiliation du roi Salomon). Cité présent lors de cette donation faite aux moines de Redon Riwalt a alors à ses côtés la présence de son fils Deurhoiarn ainsi que celle d’Ermor ce dernier étant à la fois et l’évêque d’Aleth et le machetiern de Poutrecoët, le dit Porhoët étant alors, en ce temps ancien, le centre de diocèse d’Aleth, aujourd’hui le diocèse de Saint-Malo.

    La première fois que Riwalt parait dans une charte c’est le 10 décembre de cette même année 833. Assistant lui aussi à l'arrivée les signes naturels annonçant la fin prochaine du monde Riwalt décida de donner aux mêmes moines de Redon le tigran de Botlowernoc, la terre de Cowenran, celle de Rangleumin et la moitié de celle appelée Colworetan (tigran : terme servant à désigner une terre pourvue d’une belle maison; cette dernière serait située aujourd’hui en Augan près de Ploërmel). Entre 833 et 846 les plou ou terres d’Alcam, d’Arthmaël et de Kempeniac (aujourd’hui les paroisses d’Augan, de Ploërmel et de Campénéac) sont alors la propriété de Riwall lequel se dit dans une charte être l’héritier d’Iarwocon 1er du nom. A l’inverse des charges comtales des hauts officiers franques lesquels, au 9ème siècle, étaient encore tous révocables nous voyons très bien ici, à la lecture de ces seules et mêmes chartes, que les machtierns étaient donc plus que de simples représentants d'un ensemble d'habitants ou de plou qu'ils étaient avant toute chose une "Puissance" presque seigneuriale, socialement reconnue laquelle puissance se transmettait héréditairement, donc de parents à enfants, et l'ensemble de leurs devoirs ou les charges sociales dont ils avaient seuls la responsabilité  et l’ensemble aussi de tous leurs biens qu'ils soient fonciers ou immobiliers. Ainsi la terre d’Alcam ou d’Augan sera offerte par Riuualt ou Riwalt d’Algam à sa belle-fille Roiantken, fille de Drelouuen laquelle en fera don plus tard au monastère de Redon. Par la citation de cette noble Dame nous avons ainsi et aussi l’exemple même de la transmission orthographique d’un patronyme au travers de sa terminaison orthographique et cela au sein d’une même famille : Drolouuen-Roiantken-Catweten.

     

     

    Deurhoiarn * Roiantken (Roiant-ken, Roeantken)

    Fils de Riwal d’Alcam et époux de Roiantken, laquelle nait vers 810, (Deurhoiarn et uxor sua Roiant-ken Deurhoiarn et son épouse Roiant-Ken) Deurhoiarn continue à figurer dans certaines chartes comme en celle qui fut rédigée en 859 cette dernière le présentant lui aussi comme étant Machtiern de plou (et II anno principatus Salomonis in Britania… Deurhoiarn Mactiern... et en l'année II de la principauté de Salomon de Bretagne...Deurhoiam machetiern...). Il est cité aussi pour l’une des première fois en 839 quant il tue Catworet  (Catuoreto) le propre fils de Ratuili (Ratuili étant celui qui donna une terre au moine Convoyon, terre sur laquelle bientôt allait apparaître le monastère de Redon)  lequel est alors l’un des hommes très proches de Nominoë.  Nominoë intervient sur ce fait auprès de Riwal, père de Deurhoiam, afin que la mort de son fidèle lieutenant soit compensé par le don d’une terre ; Riwal sera ainsi obligé, et cela au nom de sa faute, d’offrir à Ratuili une terre qu'il avait en sa possession et ce sera sa propre Cour de Lis-Bronewin, (Lisbronivius, Lis-Bronn Ewin), seigneurie comprenant une villa et toutes les dépendances lesquelles y étaient attenantes, seigneurie située dans son plou de Kempeniac (l’actuel Campénéac près de Ploërmel) Absents peut-êtres lors de la tenue de ce jugement Nominoë et Riwalt seront toux deux représentés par leur témoin respectif; il faut toutefois noter ici la présence aussi, et cela en tant que témoin de ce jugement rendu, de Riwallon comte de Poucaer lequel est peut-être le père même du futur roi Salomon. Lire un peu plus bas et ci-dessous le texte qui lui ait ici consacré.  Indicat carta quomodo Catuuoret se comendavit ad Nominoe, et dum essed  illi fidelis, occidit eum Deurhoiarn filius Riuualt. Postea, Nominoe hominem suum requisivit super Riuualt et filium suum. Tunc Riuualt, ex semine Iarnuuocon heres, tradidit Lisbroniuuin et hoc quod adjacet ei, ex plebe Kempeniac, in pretio sui hominis Catuuoret. Factum est hoc in Lisranac, .VIII. idus marcias, in die sabbato, presentibus istis hominibus: Conuuoion, monachus, testis; Iarnhitin, monachus, testis; Leuhemel, monachus, testis; Cumdelu, monachus, testis; Rethuualart, presbyter, testis; Dreuuallon, presbyter, testis; Riuuallon, commes Poucaer, testis; Biscan, invitator Nominoe, testis; Juduuoret, invitator Riuualt, testis; Uurscant, testis; Euuen, testis; Portitoe, testis; Drihican, testis; Rohot, testis; Catuuobri, testis. Cette charte  montre comment Nominoë ordonna pour Catworet, contre Deurhoiarn fils de Riwalt celui-ci ayant tué l'un de ses fidèles. Ensuite Nominoë rendu son jugement sur son homme et sur le fils de Riwalt. Puis Riwalt, héritier de Iarnwocon, devra être présent devant lui et lui remettre Lisbroniuwin en la terre de Kempenac pour le prix humain de Catworet. Ceci s'est passé à Lisranac les 8ème ides de Mars, jour de la semaine. Furent présents ces hommes : Conwoion moine témoin, Iarhitin moine témoin, Leuhemel moine témoin, Cumdelu moine témoin, Rethwalart pretre témoin, Drewallon prêtre témoin, Riwallon comte de Poucaer témoin, Biscam témoin invité de Nominoë, Judworet témoin invité de Riwalt, Wrscant témoin, Ewen témoin, Portitoë témoin, Drihican témoin, Rohot témoin, Catwobri témoin.    Deurhoiarn meurt peu après 874, année en laquelle le roi Salomon sera assassiné et Roiantken très peu de temps après, en 876, année placée elle aussi sous les règnes conjoints et de Gurwan et de Pascweten en laissant pour seul héritier son fils nommé lui aussi Iarnwocon (Et postea defunctus est Deurhoiarn et filius ejus Jarnwocon…). Inhumé à Plelan dans le monastère de Saint-Maxent (aujourd’hui en Plelan le Grand ; relevant du monastère de Redon, St-Maxence aura très souvent pour abbé maitre celui du monastère de Redon)  lequel avait été élevé à la demande du moine Convoyon, Deurhoiarn sera en effet très peu de temps après suivi dans la Mort par son épouse laquelle sera inhumée à son tour aux côtés de son défunt mari. Ils acquerront ainsi et ensemble une sépulture dans ce même monastère sans avoir auparavent tous deux visité les lieux monacaux accompagnés qu'ils furent d'un moine référant celui-ci leur montrant en ce Saint-Lieu l'emplacement en lequel ils seront plus tard inhumés. Pour permettre leur dite inhumation à tous deux, en cette même abbaye,  Deurhoiam et Roiantken donnèrent respectivement à l'abbaye de Saint-Maxence et Aethuric Freoc lequel était clerc de son état et Aethuroc Milcondoes de la terre d'Alcam, aujourd'hui terre nommé Augan. Deurhoiam décédé avant 874, son corps sera effectivement amené en ce monastère afin de pouvoir y reposer, bientôt rejoint par celui de Roiantken. Tous deux inhumés en leur nouveau et dernier domicile leur fils Jarnuuocon ou Iarnwocon offrira, toujours à la même abbaye et pour le repos des Âmes de feus ses parents le village d'Eneuwor et une partie des terres de Kethic aussi. Cela fut fait à Saint-Maxens. 

    Mundi termino adpropinquante, malis crebrescentibus, petierunt Deurhoiarn et uxor sua Roiantken Sanctum Maxentium, in festivitate apostolorum Petri et Pauli, .III. kalendas jul., I. .XXII., regnante Pasuueten et Uuorhuuant Brittanniam, monachos rogaverunt ostendere sibi ubi corpora eorum requiescerent post obitus illorum; et ostendit abbas Liosic, cum monachis suis, locum corporum eorum in vestibulo Sancti Maccentii; et postea simul perrexerunt ad Sanctum Maxentium, et posuerunt suam manicam super altare, et dedit Deurhoiarn Aethuric Freoc, clericus, in dono corporis sui, et uxor ejus Roiantken dedit Aethurec Milcondoes, in Alcam, quam dedit illi Riuualt in enepuuert, in dono corporis sui, Sancto Maccentio in honore Salvatoris atque monachis in illo loco Deo servientibus; et postea defunctus est Deurhoiarn, .II. idus januarii, luna .XI., et filius ejus Iarnuuocon et uxor sua Roiantken detulerunt corpus simul cum omnibus, et invitaverunt monachos obviam sibi in via accipere corpus; et cito ut adierunt, monachi exierunt obviam corpori cum reliquis suis, et simul detulerunt corpus ad monasterium Sancti Maxentii, et sepelierunt eum secundum dignitatem, ut moris est christianorum. Et postea invitavit filius ejus Iarnuuocon, una cum matre sua et cum multis nobilibus hominum, abbatem Liosic nomine, cum suis monachis, in quadam exhedra juxta basilicam Sancti Maccentii, et illas donationes quas dederunt (sic) pater, matre vivente, in dono corporum suorum, firmavit, coram multis testis (sic), hii sunt: Ratfred, testis; Inhoc, testis; Maenuuallon, testis; Nominoe, testis; Catuueten, testis; Uuoetuual, testis; Jedicahel, testis; Euuen, testis; Uuinkalon, testis; Riscaham, testis; Uuorlouuen, presbyter, testis; Finithic, presbyter, testis; Scuban, presbyter, testis; Marcoc, testis; Jacu, testis; Seder, testis; Iarnuuoret, testis; et cito Roiantken defuncta est post virum, et sic monachi fecerunt illi sicut viro suo, juxta illum sepelierunt illam cum magno honore; et venit Iarnuuocon filius ejus, in prima dominica post sepulturam ejus, visitare sepulcra patrum suorum; et post missam invocavit abbas (sic) Liosic cum suis monachis, adstetit inter templum et altare, posuit manicam suam super altare et dixit: Villam Eneuuuor do Maccentii (sic) et monachis, pro anima matris meae, in hereditate perpetua, in honore Salvatoris; et postea, in die dominico, venit Iarnuuocon visitare sepulcra patrum suorum, et post missam perrexit, stantibus monachis, presente populo, dedit partem Kethic Sancto Maccentio et heres (sic) illius Suluuoion nomine, pro animabus patrum suorum, coram multis testibus: Iarnuuocon, testis, qui dedit hanc donationem; Uuincalon, testis; Bleidbara, testis; Comhael, testis; Arbidoe, testis; Conglas, testis; Katic, testis; Suluuoion, testis; Tanetuuotal, testis; Idon, testis; Tutuuoret, testis; Loiesuuoret, testis; Uurliuuet, testis; Tanetlouuen, presbyter. Ista donatio fuit .II. idus maii, luna .VIII. La  fin du monde approchant, le mal augmentant de plus en plus, Deurhoiarn et Roiantken son épouse demandèrent à Saint-Maxence, en le jour de la fête des apôtres Pierre et Paul, le 3 juillet du calendrier, le 22ème jour de la première année du règne d Pascweten et de Gurwan de Bretagne, aux moines ou les restes de leurs corps seraient après leurs départs. L'abbé Loisic et ses moines leur a montré ou leurs corps seraient plac"s, dans la Cour de Saint-Maxence. Peu après ils se rendirent à Saint-Maxence où il mit sa main au dessus de l'Autel et, pour le don de leurs corps, Deurhoiarn donna Aethuric Freoc, clerc de son état et son épouse Roiantken donna Aethurec Milondoes d'Alcam que lui avait donné Riwalt en Enepuuert pour le don de son corps à Saint-Maxence et à ses moines lesquels en ce lieu servent le Sauveur. Et Deurhoiarn décéda par la suite, les 2ème ides de Janvier, le 2ème jours après la Lune, et son fils Iarnwocon et sa femme Roiantken ont tous deux signalé le corps et invité les moines à recevoir le corps, et les moines s'en allèrent à la rencontre du reste du corps et en même temps ils emportèrent le corps au monastèrede Saint-maxence en lequel il fut inhumé en fonction de sa dignité et suivant les coûtumes des Chrétiens. Et après invitèrent son fils Iarnwocon et sa mère et beaucoup de nobles hommes l'abbé nommé Liosic et ses moines en fonction dans la Cavité de la basilique de Saint-Maxence et il donna (et Iarnwocon donna) les dons de son père sa mère étant encore en vie. Furent témoins de cela Ratfred, Inhoc témoin, Maenwallon témoin, Nominoë témoin, Catweten témoin, Woetwal témoin, Jedicael témoin, Ewen témoin, Winkalon témoin, Riscaham témoin, Worlowen prêtre témoin, Finithic prêtre témoin, Seuban prêtre témoin, Marcoc témoin couché, un autre témoin lequel était assis, Iarworetum témoin. Et rapidement Toiantken décéda peu après son mari et de cette même façon les moines firent pour elle ce qu'ils avaient fait pour son mari. Et son fils Iarwocon est venu le premier Dimanche après son enterrement et, visitant la tombe de ses pères, après la messe, il fit appeler le'abbé loisic et ses moines et, placé entre le Temple et l'Autel, il mit sa main su l'Autel et dit : Je donne à saint-Maxence la ferme d'Eneuwor au nom de l'Âme de ma mère , en héritage perpétuel et dans l'Honneur du Sauveur. Un peu plus tard Iarnwocon est revenu visiter la tombe de ses pères et s'en alla, debout, après la messe, en présence du peuple, donner aux moines de Saint-Maxence une partie de Saint-Kethic et aussi les héritiers du nommé Sulwoian  pour les Âmes de ses pères. Il fit cela devant de nombreux témoins , Iarnwocon témoin qui donna son don, Wiincolon témoin, Bleidbara témoin, Comkael témoin, Arbidoe témoin, Conglas témoin, Katic témoin, Sulwoian témoin, Tanctwotal témoin, Idon témoin, Tuworet témoin, Loiesworet témoin, Wurliwet témoin, Tanetlowen prêtre témoin. Ce don fut donné les 2ème ides de mai, le 8ème jour après la Lune. Charte n° CCXXXVI. Abbaye de Redon.

    Deurhoiam est témoin en 858 d’un don que fit son épouse laquelle donne alors la moitié des terres de Ran-Afroc pour le rachat de leurs âmes à tous deux. Tous deux paraissent aussi dans la charte de Saint-Sauveur de Redon, charte référencée LXXIX, quand Deurhoiam et son fils Iarnwocon donnent, au monastère susmentionné, des pleb de Plélan dont tous trois étaient alors possesseurs.Haec carta indicat atque conservat quod dederunt Deurhoiarn et Jarnuuocon, filius ejus, in Plebelan, Penuuernet Crankendic et tigran Lis, Sancto Salvatori in Rotono et monachis ibi Deo servientibus, cum massis et manentibus, silvis, pratis, pascuis, aquis, aquarumve decursibus, mobilibus et inmobilibus, cum omnibus apendiciis suis, totum atque integrum tradiderunt per manicas suas in manu Leheumeli monachi et Tudiani monachi, videntibus Roiantken uxore ejus et Uurlouuen presbytero, ita tradiderunt in elemosina pro animabus suis et pro regno Dei, sine censu et sine tributo alicui homini sub caelo nisi supradicto Sancto Salvatori et supradictis monachis; et si quis mutare voluerit aut mutaverit, aut ego ipse aut ullus de propinquis meis, auferat Deus ab illorum manibus hereditatem terrenam et regnum celeste, et in athemate (sic) permaneant usque ad exitum vite. Factum est hoc .II. feria, idus mart. luna .XXI., anno .VI. principatus Salomonis in Brittannia, in loco nuncupante Bessonn. Cette charte indique ce qu'ont donné Deurhoiarn et son fils Iarnwocon en Plebelan. Penwernet Crankendic et tigran Lis, à Saint-Sauveur de Redon et aux moines lesquels y servent Dieu, avec les masses et ce qui y est continue, les bois, les près, les pâturages, les eaux et les points d'eau, les meubles et les immeubles avec toutes leurs dépendances toutes entières et remis en même propre le moine Leheumeli et le moine Tudiani; devant son épouse Roiantken et le moine Wrlewen il a remis des aumômes pour leurs vies et pour le royaume de Dieu; aucun paiement et aucun impôt pour les hommes sous ce ciel mais surtout pour Saint-Sauveur et ces susdits moines. Et si un homme veut changer pour changer, que cela soit pour moi même ou l'un de mes parents et enlever de ses mains tous ses héritages terrestres et les donner à Dieu et à son royaume celeste et qu'il continue ainsi jusqu'à la fin de sa vie. Cela fut fait les 2ème ides de Mars, 21 jours après la Lune, en la 6ème année du gouvernement de Salomon en Bretagne, dans un endroit appelé Besson (près de l'actuel Plelan)          

    Roiantken personnellement apparaît avant 825 lorsqu’elle vend à son frère Cartweten la terre de Riantcar en la  plebe de Rufiac, elle est très probablement encore une jeune fille. Il est stipulé dans cette charte qu’elle fut rédigée la 4ème année après que Morvan est réussi à repousser de Bretagne l’empereur Louis le Pieux ; signent cette charte aussi Iarnithin et ses fils Portitoë et Uurbili (factum est hoc sub die III fevrier I feria in loco vico Rufiaco III anno postquam exivit D.Hludovicus de Britannia ante Morman. Regnate D.Lodowico Imp. Jarnithin machtiern et filius Portitoë et Worbili et Vido comite)

    Roiantken est mentionnée aussi en 856 avec son frère Cartweten contre lequel elle va en appel à la cour du roi Salomon. Nous apprenons la même année, dans une autre charte rédigée au mois de Mai, le nom de leur père à tous deux lequel s’appelait Drelowen ; cette chartre est relative au don d’une  partie d’une terre nommée Botaloc, terre et pâturage situés dans le plou d’Armaël (ou le nom de St-Armel lequel nom sera demain  transformé en  Ploërmel) biens offert alors à l’abbaye de Redon pour ses moines et ses religieux lesquels en ce lieu servent Dieu. Ce don assoit et confirme l’implantation géographique de  la famille de Roiantken dans la région de Ploërmel (située dans le haut Vannetais) en laquelle déjà est implantée la famille de son époux. Haec carta indicat quod dedit Catweten filius Drelowen partem terrae sitam in plebe Artmael ...Facta est haec donatio monasterio in ecclesia Santi Salvatoris die Ascensionis Domini V , indus Maii lena V , II anno  principatus Salomonis in Britannia, (en 859) Redwalotro episcopo in Poutrecoet (Porhoët) ...Catweten qui hanc donationem dedit testi; Deurhoiarn machetiern... 

     

     

     

    Riwall de Porhoët ou de Poutrecouët

    De l’ascendance du roi Salomon il n’y a pas d’informations certaines existantes à ce jour. Nous savons simplement, par une charte de Redon, qu’il était un parent proche du roi Erispoë et par une autre charte, rédigée quant à elle en 857, qu’il était le fils d’un Riwallon ou Riwall (Mundi termino adpropinquante, etc. Ego, in Dei nomine, Erispoe donavi et aliam plebiculam quae vocatur Plaz et omnes insulas eidem plebiculae adjacentes, sicut vetus visnonicum cingit, rogante me venerabili abbate Conwoione cum suis monachis, et interveniente consobrino meo Salomone simulque consilium dante atque hoc ipsum verbum dicente : ut qui monachis alimentum dederat, daret etiam soenum pecoribus eorum, etc. Ut ipsi monachi unum psalterium et duas missas, quamdiu locus ille perseveraverit, pro anima mea et pro anima patris mei quotidie cantent. Et si fuerit, aut ego ipse vel aliqua persona, qui contra donationem aliquam calumniam generare praesumpserit, mille solidos mulctum componat cui litem intulerit, et illud quod repetit non vindicet, et ista donatio fixa atque inconvulsa per omnia tempora permaneat. Factum est in Rotono monasterio, VI.idus martii, IV.feria, tempore illo regnante Hlotario imperatore. Signum Erispoe ; Salomon filii Rivallon ; s.pretient;  s.Paschweten; s.Bili; s.Albrit; s.Juduallon; s.Penhoet; s.Jarnworet; s.Budhoiarn; s.Bleinrin; s.Semper; s.Urscant; s.Maenworet; s.Cumhacnan; s.Kobrantgeni; s.Festgeni presbyteri; s.Felix diaconi etc). Les annales de Saint-Bertin (abbaye mérovingienne bénédictine fondée en 7ème siècle dans le nord de la Francie occidentale, dans l’actuel Pas de Calais) précisent  que Salomon, en 852, alors consobrinus (Consobrinus en latin signifie le fait d’être soit un parent ou le fait d’être apparenté ou cousin germain aussi etc.) du roi Erispoë, reçoit de Charles le Chauve le tiers de la Bretagne le mettant ainsi sur un pied presque d’égalité avec son parent Erispoë (Lanbertus et Guarnarius fratres, pars vel maxima discordiarum, alter dolo alter judicio interficiuntur. Salomon Britto Karolo fidelis esficitur tertiaque Britanniae porte donatur…Lanbert et Guarin frères sont en grande partie en désordre, autre tromperie, autre jugement. Salomon le Breton, fidèle de Charles, s'est vu décerné la troisième partie de la Bretagne...Respogius, duc Britonum, a Salomone et Almaro Britonibus, diu contra se dissidentibus, interimitur...Respongius (ici Erispoe) duc des bretons, par Salomon et Almaro le Breton dressés contre cette dissidence, fut assassiné). Quelle était alors l’exacte importance de ce territoire donné à Salomon alors qu’Erispoë avait été reconnu peu de temps auparavant dans l’investiture de sa royauté ? Etait-ce un geste d’équité venant de l’empereur envers cet autre prince breton ou bien Salomon fut-il aidé dans sa montée vers sa royauté par Erispoë lui même ? (per jussionem Erispoe seu Salomonis qui de ipsa terra eodem tempore sunt dominatores... Par ordre d'Erispoë ou de Salomon,sur cette terre elle même en même temps ils dirigeaient)... Lorsque  le roi Erispoë confirmera entre 851 et 857 la donation d’un monastère faite à la toute jeune abbaye de Redon, le nom du futur roi Salomon apparaîtra en deuxième poste, tout de suite après celui du roi Erispoë lui même mais surtout avant même le nom de Conan, le propre fils héritier du Princeps Erispoë. Pourquoi cette prééminence grammaticale en faveur de Salomon et à l’encontre de Conan, le fils héritier d’Erispoë, cela lors de l’écriture du nom de ces deux témoins ?

     

    Salomon est donc cité en 857 dans une charte de l’abbaye de Redon comme étant le fils d’un Riwallon ou Riwall. Qui était ce Riwall ? Pierre Le Baud, historien de la duchesse Anne de Bretagne, présente ce Riwall ou Riwallon, père du roi Salomon, comme étant le seigneur du Porhoët région en laquelle hier Riwalt d’Algam, fils de Iarnwocon 1er , offrit une terre assise en son plou d’Algam ce dernier relevant du Porhoët.  Riwalt d’Algam et Riwall de Porhoët vont tous deux se retrouver devant le jugement du roi Nominoë suite à un assassina lequel fut commis à l’encontre d’un fidèle de ce prince. Riwalt d’Algam en effet, afin de pouvoir racheter financièrement le crime perpétué par son fils Deurhoiarn, devra céder au roi Nominoë la terre de Lis-Rannac située en la plèbe de Campénéac, terre qu'il tenait héréditairement de son père Iarnwocon 1er.  Nous avons en cette charte la première apparition du père supposé du futur roi Salomon lequel, par son titre de Comes, semble être le supérieur hiérarchique de Riwalt d’Algam en ce comté du Porhoët. (Indicat carta quomodo Catuuoret se comendavit ad Nominoe, et dum essed illi fidelis, occidit eum Deurhoiarn filius Riuualt. Postea, Nominoe hominem suum requisivit super Riuualt et filium suum. Tunc Riuualt, ex semine Iarnuuocon heres, tradidit Lisbroniuuin et hoc quod adjacet ei, ex plebe Kempeniac, in pretio sui hominis Catuuoret. Factum est hoc in Lisranac, .VIII. idus marcias, in die sabbato, presentibus istis hominibus: Conuuoion, monachus, testis; Iarnhitin, monachus, testis; Leuhemel, monachus, testis; Cumdelu, monachus, testis; Rethuualart, presbyter, testis; Dreuuallon, presbyter, testis; Riuuallon, commes Poucaer, testis; Biscan, invitator Nominoe, testis; Juduuoret, invitator Riuualt, testis; Uurscant, testis; Euuen, testis; Portitoe, testis; Drihican, testis; Rohot, testis; Catuuobri, testis. Charte ou jugement déjà traduit ci-dessus. Reprendre aussi ci-dessus la transcription de ce même jugement rendu.

    Y aurait-t-il enfin un rapprochement généalogique que nous pourrions faire entre ces deux Riwal, c’est à dire entre Riwal le père du roi Salomon et Riwal d’Algan ? Plus tard peut-il y avoir eu un lien de généalogie entre Riutal [ou Riutal s'écrivant aussi Riwall] père de Roianteline et l'un des deux Riwall ci-dessus cités ? Peut-on voir au travers du dit père de Roianteline, femme de Hamon vicomte d'Alet, l'un des descendants de Riwall de Porhoët  ou bien l'un des descendant de Riwall d'Algam tous deux antagonistes devant Nominoë ?

     

    A suivre. Chapitre Roianteline...Suivra aussi une carte reprenant l'implantation des différentes terres offertes par cette noble Dame

     

    JPFM

     


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